Journal des campagnes, 13 mai 1899, samedi 13 mai 1899
[" : Cen 5 Ë - oe Ÿ L'industrie agricole doit toujours être la \u2018base de la ric LE JOURNAL - DES CAMPAGNES 16 PAGES PAR NUMERO PRIX DEL'ADONNEMENT.=\" sisnres UNE PIASTRE : PA esarasess ones godess A \u2018 \u201cUp Mlsnourense adoncacsesssc agente po 0\u2019 55% : 0 France et l\u2019étennier.\u2026 16 fr.BO a iheluant les frais de port).STRICTEMENT PAYABLE D'SVANEE THOS.CHAPAIS - - = Directeur POUR L\u2019ADMINISTRATION: L.J.DEMERS & FRERE RUELA FABRIQUE 30.QUEBEC, QUEBEC orne _ SAMEDI, :3 MAI 1898 Nous demandons à tous nos lecteurs de nous donner seulement chacun un abonné.- AVIS .MM.MathiasLislois, Montmagny;J.F.Saindon, Rivière-du-Loup, Station ; H Racette, St-Augustin Portneuf ; Geo Dussault, Ste-Marguerite et Domptaill, Moulin d\u2019Acton, Bagot, F.P.Audette, St Bernard, Dorchester, sont autorisés à recevoir des abonnements et ñ en perse- voir le prix au Journal des Campagnes et au Courrier du Canada .Les abonnés du JOURNAL DES OAMPAGNES qui sont en dette en- sers l'administration du journal pour Abonnement, sout requis par le pré- gent avis de solder leur compte au plus jot.En retour, des arrérages ou de la somme requise pour lo renouvellement de l'abonnement, nous n\u2019adressons pas de reçus spéciaux, Ce qui pour tout ~ abonné à notre journal constitue un.reçu, est la date à laquelle expiré son abonnement, qui est Indiquéo sur l'adresse en regard de son nom.: °° : ++ MAdministration.ta 5 \u201cLT, DEMERS & FRÈRE.Dec pt) NS Ea pad -~, x pk 4 3 = LJONNEIN D Ca Le vote \u2018sur Les chiffres officiels LA MAJORITÉ FST DE 12,205 \u2014 \u2018Le rapport du greffier de la Couron- | ne en chancellerie sur le vote du pié- _Dlscite a 6té déposé sur, Je-biprean- de Sta:;12 Chambre.des-Oommumnes, ** \u2018D\u2018apits\"cérapport, Sa majorité offi- cleile en faveur de la prohibition, est \u2018de 12,280 au lieu de 13,916, telle que \"| donnée en premier lieu, Cette diminution provient des votes votés douldes donnés à St-Jean, N.-B., qui sont retranchés.COCA Le-nombre total des votes donnés et acceptés a été de 543,058, dont 278,- 487 en faveur \u2018de la probibition, et 264,571 contre, Il y a 1,236,419 électeurs inscrits sur les listes, de sorte que de vote donné pour et contre la prohibition, ne représente que 44 pour cent de l\u2019électorat, t | a Le vote par province se répartit comme suit : Pour Contre Ontario.\u2026.:iv\u2026serescses 154,599 116,276 QUÉbEC.\u2026.vorcccracce arenes 28,582 122,614 [EE re Le \u201c Courrier de St-Jean \" vient d\u2019en trer dans sa quatrième année d\u2019existence, avec promesse d\u2019une longue carrière.C4 Sendhascho dati Nos félicitations, Se st Une délégation de St-Jean, doit se rendre à Montréal, pour obtenir de la ligne Furness et du gouvernement fédéral, la continuation du service entre St-Jean et Londres, La 1i- gne Furness refuse de continuer si ou augmente pas son subside, \u2014te rt Sr Un patient consulte un chirurgien, la prohibition} Nouvelle-Ecosse.34,046 5,402 Nouveau-Brunswick.26,011 9,576 Ile du P.-Edounard.9,461 1,146 Manitoba.s.+00000c00\u2026 12,419 2,978 Colomble Anglaise.5,731 4,766 District Frovisoire d\u2019Aiberta.ceeciccenees 1,708 1,331 District Provisoire d\u2019Assiniboine.3,019 1,166 District Provisoire de la Saskatchewan.611 327, TOLAUX 0000000000 218,487 264,671 .ner à l\u2019Eglise un \u2018bé Ludger Dumais, distingué profes- tellement blessé à la tête et baignant N.-B,, .x, = hesse des -~ de l\u2019Intercolontal Trois des nouveaux chars que M.: millions de dollars.* Blair a fait construire pour l'Interco- Selon les calculs .du- \u2018 Mid-night lonial sont arrivés à Lévis, bler après- Sun, \u2019 la production sera dé près de zu, Midi, et y resteront jusqu\u2019à lundi.11 ! millions, répartie comme: \u2018euit :- J à un char première, un char à diner El Dorado, $5,500,000 ; Bonunzu, $5,-; \u20act Un char dortoir.Ce sont de super- 000,000 ; Hunkers, $3,000,0005 Domi-! bes wagons d'un style simple, mais nion, $3,500,000 ; Cold! Run, $3,000,000; - riche.L'intérieur est en acajou poli, Sulphur, $500,000 ; Quaike; $250,000 4\" Mais non huilé ni verni,- Incrusté par- Byreka, $250,000 et this \u201c Nouvelles du Klondyke, Les chars nouveaux uction de l'av au Kibndyke pour la Seattle, Wn., 4\u20140 2 évalue la pros ina et vingt snison courante, entr lesautrës éti-\" cl par-liv de flours travailiSes.-.à l'or.|.\u2018ques, plus de $1,000,000 N° Ie plafond est couleur mative avec \u2018MM.E.H.Brdnson et Lawl Cran- filets en or.L\u2019effet cst des plus jolis.nell, d\u2019Ottawa, sont parmi les -action- .Le char premidre est aussi benu naires d'une puissante compagnie.qu\u2019un char palais ordinaire, En arrie- pour la fabrication des allumettes qui re les fumeurs auront tout lour aise vient de se former à New-York avec enfermés dans un joli salon, meublô un capital de $10,000,000, ; on _ratane.' Victoria, O.A, 5\u2014Le porteur de Le char à dîner est très spacieux.malles A, S.Brinae, de T'elegraph D'un côté, table pour quatre convi- Creek, et linspecteur McGregor, ar- Ves, de T'autre, pour deux convives rivés par le \u2018 Glenora, ° informent qu\u2019il seulement.Cct aménagement permet- est absolmuent urgent d'organiser des tra à tout le monde d'être à Talsesecours pour.200 ou 300 hommes, en .Enfin, le char dorloir comprend rn route pour le Klondyke et arrôtés de- lavoir en marbre ou trois personnes puis quelques jours sur la route de peuvent faire leur toilette, une ving- Ashcroft.Ces malheureux se trouvent taine de lits, etc.On peut circuler d'un dans la privation la plus complète ; ils char à l\u2019autre sans craindre le moin- sont sams argent et sans provisions.lls dre accident, parce que le convoi cn .achèvent de manger leurs chevaux, marche, il n\u2019y a plus ni escalier ni vl- Jeurs mulets et leurs chiens quils ont de, les plateformes étant transfor- abattus à cette fin.Le poste le plus mées en un plancher uni comme dans proche est à 100 milles plus loin.le wagon lui-même.Le seul rogiret que Ton éprouve en wisitant ces wagons provient dur fait que ce beau travail a été exécuté par des mains étrangères quand on pouvait faire aussi beau au Canada.Mais les rouges aliment cela tout ce qui vient des Etats.IN MEMORIAM A St-Denis de Kamouraska, Le jeudi 4 mai courant, est décédée, Mme Vincent 'Dumais.C'est après une longue et.doulou- | reuse maladie, précédée d'une vie laborieuse et pleine de mérites que cet- .te femme de bien a été appelée à paraître devant son Créateur.moulin Epouse modèle ct mère chrétienne, Mme Dumais a ey l'honneur de don- St-Charles, Bellechasse, 6.\u2014Adélard Is dévoué, M.l\u2019ab- Fournier, meunier, a été trouvé imor- \u2014\u2014 \u2018 ACCIDENT FATAL Un meunier çe fait tuer dans tn seur dw rhétorique au collège de Ste- dans son sang, à lintéricur de son Amne, «ont le filial dévouement a en- moulin, et a expiré une dixaine de tours son lit d'agonie, des soins les minutes après.Le coroner, M.le Dr plus tendres et les plus pieux.Elle O.E.Perron, à tenu une enquête hier, était aussi la mère ae M.Vincent Du- et le jury a rendu le verdict de \u2018 Mort mais, avocat et régistrateur de Fra-, accidentelle.* serville, ainsi que de deux autres fils \u2014 cultivateurs à St-Denis \u2014R.I.P.MORT D'UN CARDINAL re EPR ERC Ears i SERIA LIE IC b.\u2014Le cardinal archevêque Cologne, PROFESSION RELIGIBUSE | Krementz, de .cardi- 8 mai, Mer Z.Racicot, vicaire géné 80 ans.Il avait élé promu au.ca ral, a admis à la profession religleuse nalat en 1803.Philippe { A l'Hôpital-Général dé Montréal, le Cologne, vient de mourir, à l'âge de - les Soeurs : Blakeley\u2014Cnnell, Carey, Aubertin\u2014 St-Roch, Ethier\u2014Boyer et Perrier.\u2014Quel métier horrible vous faites! Ce doit étré affreux ! _, \u2014 Mais non, fait le chirurgien.On \u2018\u201cæ'habitue,\" quand on coupe une jam- -) \u201cpenser\u201d à \"tout autre chose ! - La messe a été dite par M.l'abbé L N.Dubuc, vicaire à St-Joseph, ct le sermon a été donné par -M: l\u2019abb6 Ia Dubuc, chapelain.des \u2018Soeurs.des .N \u2019 Salñta-Noms\u201cde Jésus et de Mark.{ marquable.eet lene L'abbé Rouxel, prêtre de St-Sulpl- : ce, de Montréal cst mort hier matin, à l'Hütel-Diew.de Montréal.Il Stait né à Valognes, diocèse de Coutances, France, le 22 juin 1880, , Le défimt était un théologien re- T opfQUIOSSV | \u2019 TASTING or ma 3 \u2018 RR \u201cgeuolt _ QALJUIS1O nations.42000000 .LA TETE ; ECRASEES | Mort horrible d'un enfant de douze aus \u2014 Broyé par un poids de-oent livres: \u2014 \u201c Moiitrénl, 0 Un penible nccldent.m.eu lieu hier soir, vers neuf heures, | magasiu de MM, Coutléc frères, N un rue Ontarioenfant de douze ans du nom de Maxime Lebault, s\u2019est fait défoncer = crâne sous le poids d'un élévateuf Voici en substance comment l\u2018aceif dent est arrivé: Un des messieurs Coutlée et trois ou quatre autres per- fonnes venaient de monter un piano dans lélévateur au troisième étage dif magasin.Après avoir déj:csé le piang- sur cet étage, le jeune Lebault, qui soit dit entre parenthèse, se trouvait par accident sur cet étage, fut invité à descendre dans l'élévateur avee les autres personnes qui avaient aidé & monter le piano.Il accepta et ve: nait à peine d'entrer lorsque tout coup un choc se fit sentir, l\u2019ascenseur qui était manoeuvré par des cordes, sa: brisa et tomba de la hauteur d'ume: trentaine de picds.\u2018 .Le choc fut tellement victent que le jeune Lobault tomba à In renverse et recut sur la tête un des poids de.l'ascenseur d\u2019une pesanteur de cent livres.L'enfant fut ramassé sans cons- nnissance et baisnant dans son sang L'ambulance de l'hôpital Notre-Dame fut anpclé en toute hâte et le bless, s6 conduit A cette institution.Un ded vicaires de la paroisse du Sacré-Coeur qui avait été appelé auprès du blessé- lui administra les derniers sacres ments durant le trajet à l'hôpital.L'enfant avait communié hler ma tin et était considéré comme un élève exemplaire.i A une heure avancée, ce matin, l\u2019enfant n\u2019avait pas encore recouvrd cons naissance ct de: médocins avaient Un faible espoir de le suuver.od \u2014\u2014\u2014 Crees 1 Directeur de l'Union Lambillotte \u2014 M.Philias Roy, organiste de l'église de St-Roch, a été nommé directeur de- la fanfare Union Lambillotte, de St Sauveur.' our Chapelers des BRR, PP, Croisicrs, Médailles et Petits Chapelets de St Antoine, Timbres-p oblitérés, éorivez à Agonce de L'Ecole\u201d Apostolique de Bethléemy No.153, rug.Shaw, Montréal, P: Q > 8 A fv x Ve DER Ve ein = \u2014 La mix On propose la pai nniverselle Mais les puissanc:s continuent leurs armements 11 se put que lu conférence de la Haye qui s'ouvrira le 18 mai courant pour discuter et résoudre\u2014si c'est pos- sible\u2014la question du désarmement soit vapeurs Québec, a 6 sième lecture, ' Sir Hibbert \u2018l'upper a posé ensulle bous étions absolument préparés.té adopté en troi- \u201c Notre marine a sauvé l'Europe d'une terrible conflagration.\u201d _ JOURNAL DES-CAMPAGNES - = .\u2014 : - oa i ~ re Le @conomiseut les Hatchinson, Kan.\u2026 S.\u2014Ie nommé j' John Moore, mis cn jugement en cette ville, pour avoir égorgé ses cinq en-| fants et mis Je few à su masson pour \u2018 effacer les traces de son crime, a été déclaré coupable de \u201cmeurtre au premier degré, ce qui équivaut à une condamnation à mort.Paris, S\u2014Un journal donne les détails qui suivent sur l\u2019assassirat qui | a été commis pendaut ku première ! communion : | La cérémonie de la première com- wunion, à l\u2019église Notre-Dame de Ri- ve-de-Gier, a été attristée par un drame sanglant.Au moment où les enfants, vêtus de blanc, s'avançaient vers l'autel, trois coups de feu, tirés à bref intervalle, vennient jeter 1'Gpouvante dans l'assistance.La mère, \u2014 d'une des premières communiantes, | - : \u2014 Mme Charollois, tombait sur les dal- & -ù Creusant Ia terre dans la cave les du choeur atteinte d'une balle à der L'an de pou tête.3 ati, 1 pendant que ies assistants sentu-| un journalier nègre, a mis à décout yaient épouvantés, un homme qul ve- a boîte en métal contenant onze obfi- nait de tirer sur la pauvre me re clrer- sa ons e $1,000 chacune, munies de chait à gagner le vortail de l\u2019église, ous leurs coupons, ce qui ajoute phæ tenant encore à la main son revolver bors milliers de dollars à leur Ve fumant.Mais, arrivé sous le porche, ' ment Duns la boîte il y avait égales il se trouva en préseuce du suisse et, oblisati illet ajosi conçu : \u201c-Ces de quelques hommes courageux qui, à er ons appartiennent à Julius et lui barraient le passage.Voyant si re- à Martin Britting, et sont le résultat traite coupée, il tourna son arme con-\u2018 d'années de travail et d'éconointe.\u201d llyag3aans Nous avons commencé A fabriquer deg matériaux de construction en métal on fouilles, et cette longue expéricnce nous pérmet d'offrir aux personnes qui ont l'intention de construire, tout ce qu'il leur faut en falt d\u2019acier pour toits, côtés d\u2019édifices, plafonds, ete, .Nous Préférons Que vous achetiez de ceux qui veudent des matériaux de construc: tions, mais si votre fournisseur ne peut pas vous donner les renseigne- ineuts gtle vous voulez avoir où 8\u2019it vous offre quelque chose qu'il dit ûtre tout aussi bon, Écrivez-nous, Les bardeaux brevetés \u2018Pedlar\u2019\u201d sont les meilleurs ct Jus melllears ne so pas plus que ceux - vaise qualité.¢ de mau * Pedlar Metal Roofiag Co.OSHAWA, CANADA.L.HARRY GAUDRY Agent, QUEBEC, Que Découverte d\u2019un trésor tre lui-même et se logea deux balles Le terrain dans lequel ia boiie a été dans la tempe droite.11 tomba sans trouvée était autrefois la propriété connaissance.Son identité fut bien des frères Britting, fabricants de pia- vite établie : c'était le mari de Mme Nos, et-la découverte faite par Lawson \u2018Gharollois, âgé de quarante-neuf nns, éclaireit un mystère\u2019 qui : Été uLe sour ouvrier verrier.Co \u2026,,.|ee-de disputes et\u2019de procès parmi les Depuis quelque temps, il avait abäin- hérétiors dé Fullus Britting.Les soeurs donné sa fenmue ct ses enfants.Mme de celui-¢i ont, en'éffet, engagé une Charollois se refusant à reprendre la action contre leur frère Martin qu\u2019ek vie en commun, la rage l'avait déter- Tes accusaient d'avoir caché les obli- La gations.Martin Britting a affirmé qu\u2019il balle qui a frappé Mme Charollois le savait pas ce qu'elles étaient des'est logée duns la mâchoire inférieu-.venues, mais malgré son affirmation re.Le docteur Geoffroy qui soigne la il a été condamné à verser à la suc pauvre femme n\u2019a pu encore extriire: cession Jullss Britting una somme le projectile, mais il espère, que la d'environ $£u00.Il a payé, la succes- blessée n'est pas en danger de mort.Son\u201d a été liquidée et tout est réglé Chatollois « ét6 transporté immédia-, depuis longtemps.La découverte des tenrent après l'attentat à l'Hôtel- OWigations va probablement nécessi- Diew I< docteur Hyvornat, après, ter Une nouvelle liquidation de Ia sue- 1 veau.| Lawson, qui réclame en entier le tré Malgré tous ses soins.Charollois est Sor qu'il a troûvé, .À veautés de la Thomas Lawson, y.sondage, a retrouvé la trace des deux ¢ession, 2 moins que les tribunaex baMes, «qui sont logées dans le cer- Ne fassent droit 3 la demande de = la blessure a (ts faite avec un rasoir.fique, parcourant ume distance de|des retranchements construits d'une { morL à dix heures et demie sans avoir .Pn d hopital, M.Faard na pas Foun, 5,074 milles.La construction des che: façon ingénieuse ; il y a aussi des fos- | repris connaissance.\u2019 _=\u2014_ \u2018donner les raisons pour leseuelles il mins, de fer continue et aujourd'hui | ség protêrés par des bambous poin- He or avait ainsi attenté A ses jours.Tl est gest 9,617 milles que parcourt Je Pa- | tug.proces D po cat foveal, 9.aries a mend.Les methodes linerales mort hier soir à 9 heures.clique.L'armée se repose à San Fernando, | éclaté, hier matin, nu No.1210 de ln re ar \u2014 rm M.Jos.Gendron, dc Ste-Eugénie, | qui est la ville la plus jolie et la plus | rue de Montigny, près de la rue St- UN AUTRI: SOUS-OFFICIER-RAP- - comté de I Islet.s'est noyé, lundi, | Suîne que les Américains aient prise | Denis, dans la résidence de Mme J.-| - PORTEUR Bras coupe dans le bas de St-Nicolàs.depuls l'occupation de Manille.Le) Bte Guilbault.Un poële que le père \u2014 © amigo mes mofo C'tait un journaliste, mari6 et père | quartier du général MacArthur a &t3 | ge Mme Guilbault venait d'ailumer, | .Éconsé de frac rs dun enfant.7 7\" 77 7e «| établi d'une façon permanente dans la | fut renversé @ le feu se déclarant | \u2018&cousé de fraude dans l\u2019élection-de Montréal, 9\u2014Bncore un accident de} Le cadavre n\u2019a pas encore été rc- | meilleure maison de la ville, duns le phincher, se communiqua bien- | © + West-Elgin chemin de fer ! Mier soir, deux trains | trouvé.\u2018 Les soldats améren me campont au- tot à La tapisserie du mur le plus vol- | St-T'homas, Ont, Duncan B ale, -sons is ac fe di our de , s \u201c| sin, embrusa t : premier & + .; \u2019 Qe archandises de lu compagnie du mnt nés dans les localités voisines, et les | rater ane ut le 1 er étage et! officier rapporteur à l'élection par Grand-Tfone stationnaient à la tra verse de la rue Vinet lorsqu'un jeune garcon, Ilenri lLiamelin, 4g6 de 14 ans, voulut {traverser la rue, fut renversé et les roues de Ia locomotive tui \u201ccrasd- rent le bras droit et lui infligèrent en même temps nne grave blessure à In tête.L'ambulance de l'hôpital Général à transporté Ic blessé à cette institution.Dans l'intervalle 1] avait reçu les soins du miédecin qui se trouvait aux environs du lieu de l'accident Les Anglais sur le Haut Nil \u2014 UNE AUTRE VIOTOIRE \u2018cours duquel - deux femmes ont ôté Un deuxieme accident D:vx femmes franpéos par un train à Saint-Lambert Un autre accident ae chemin de.fer s\u2019est produit Ffundi, à St-Tambert, au blessées et ont fafili perdre 1x vie.Mme Munro et sa fille, qui sont allées demeurer à St-Lamuert, depuis quel- Grand Tronc, près de la gare, et ne.remarquèrent pas approche d'une locomotive, qui ruculait vers la gare.une longueur de quelques pieds, en- Londres, 8.\u2014Le Burcau des affatres Mtrangères, a reçu li nouvelle que le B avril dernier, le colonel) Evatt a attaqué le chef Kabarega sur le rive est du Nil et Ta complèiement dé * fait.\u201cTrois cents soldats ennemis ont été tués et Kabarega lui-même, qui a été gravement Ifessé et le roi Wwanga ont été faits prisonniers.Le colo- \u2018mer Evatt ao eu denx bommes tués et : PG blessés des soldats Ugandaismere ruse at tre le marchepied de Ja locomotive et le débarcadère, tandis que Mme Munro était projetée à quelques pieds par le choc.La mère u reçu une blessure à' la tête, et Ia fille souffre de nombreuses meurtrissures au visage, aux mains et au dos.Le docteur\u2019 Mitchell fut appelé auprès des deux blessées, à qui !! donna les premiers soins, après quoi elles furent transportées chez D t i Watson de son commandement des arques jours, traversalent ln voie du; SEN&UX ( | miral Dewey, | placer.Mile Munro fut frappée et traînée sur | | Ottawa, 10.\u2014T1 n'y aura probable- ! n'insistera \u2018pas, parait-il, pour \u2018avoir troupes commencent à croire qu\u2019elles pourront passer là saison des plules à San Fernando.La campagne a causé de grandes fatigues aux troupes, ex cepté aux volontaires de l'iowa, qui sont comparativenrent plus dispos.LE SUCCESSEUR DE DEWEY Washington, 8\u2014Le département de la marine vient de choisir un succes- gour à l'amiral Dewey pour cominan- der les stations asiatiques.Ordres ont été donnés relevant le vice-amiral le marine, de l'île Mare, et dui oirnant d'aiier se rapporter à l\u2019a-, LE à Manille, afin de le rem- L'AFFAIRE BOILEAU s'élanen, Tapide comme la foudre, au \u2018second.En peu de temps, le feu avait fnit des ravages considérables qui furent encore augmentts, quant à ce qui regarde l\u2019'ameublement.par Feau jetée par les pompiers.Avant que les pomplers aient pu contrôler l'incendie, les flammes avaient eu le temps de se faire un chemin jusqu\u2019au logement voisin, occupé par le Dr E.Fortin, \u2018et de causer là aussi, des dommages pour plusieurs milliers de dollars.Eu voulant aider madame Guilbault à relever les ustensiles qui se trouvaient sur le poêle au moment de su châte, sn fille Mme Mallepart, s\u2019est usseZfravement brûlé la figure et les mains, et :à eu In chevelure grillée.Son état cependant n'offre pas trop de dangers.Le père de madame (uil- ment pas d'enquête préliminaire maintenant dans la cause de Jacques Bollcau et de ea femme, aorurés de meurtre.M.Forap, avocat des prigonniers, une enquêté, vu la décision \u2018rendue par le jury du coroner et le juge de paix Martin, de Maniwaki.Ce.dernier a condamné les deux accusés à EN bault n aussi té légèrement brûlé à \u2018la figure.Les dommages causés tant par le i feu que par l\u2019eau chez Mme Guil- Luuit s'élèvenl à prés de $4,000.II y a des assurances, mais pas pour le | montant des pertes, nous assure-t-on.+ Le Dr Fortier estime qu'il a souffert -des dommages pour près de 53,000.Ses .La bâtisse \u2018appartient à Af.D.18, \u2018Becher.'g| dler.Ele dst, @it-on, $5000.& la Mutual = J gsgurances 3 la Western \u2018sont de $3,- subir.teur procès aux assises, \u2018sans 5 \u2026.Emsême entendre de témoignage, \u201cce qui : \u2018gérant de In- succession Ho- _fpaxait etrange aux avocats de \u2018la\u2018 g i assuré« pour ;tielle de Elgin Ouest, a été arrêté .(samedi, à Sault Ste-Marie, sur I'acou- sation d\u2019avoir le 12 janvier 1899 dé- (truit des bulleting ct commis d'uu- \u201c tres fraudes, Le détective Flynn qui est en cette i : ville depuis quelques jours, prétend qu'il a assez de preuves pour frire dé- - qualifier le député élu, M.Macnish.Le procès en contestation de cette élection promet d'ewve sensationnel.a ts La construction du cabinet italien \u2014 7 PLUSIEURS PORTEFEUILLES CHOISIS Rome, 8\u2014Plusieurs portefeuilles ont déjà été donnés dans la reconstruction du cabinet.Le général Pel: loux, garde le ministère de l'Ints rieur.le marquis Visconti Venosta prend le partefeuille des affaires.étrangères, signor Prinetti celui du Trésor \u2018et signor Salondra celui des Finances Le marquis de -Rudini fait partie du! cabinet ct Il-cat:aussi candidat à da.préskdence.: \u2018 7 \u2014\u2014\u2014 EIS \u2014 ~ Nae - \u20ac., TN » r - Parlement floral -re ne soit pas | §IR OHARLES TUPPER + \u2018CRITIQUE LE BUDGET \u201cLés prochains, camps \u201c\u201d Ottawa, 4.\u2014A l'ouverture de la séance, cèt après-nikiii, sir Charles T'upper & demandé au gouvernement su se Proposuit de soumettre bientôt le pro- Jet die rédistribution, = L'opposition manquerait À son devoir si elle attendait aux derniers jours de la session pour forcer le gouvernement à sou- Mettre cette mesure, Sir WILFRIL LAURIER a répondu que la mesure que le gouvernement Se \u2018proposait de soumettre était telle qu\u2019elle enlèveruit toute cause d\u2019obs- fruction, Sir CHARLES TUPPER \u2014Alors il Ty 4 pas de raison pour que la mesu- soumise immédiace- ment, .lun réponse à sir Charles Tupper, \u2018sir Wilfrid Laurier dit que le gouvernement ue sait pas où en sont rendues les négociations entre la Grande-Bre- ftagne ct les Etats-Unis au sujet du proc viveudi \u201d concernant l\u2019Alas- Quant à la législation antiJaponal- se du gouvernement de la Colombie \u201cAnglaise, le gouvernement attend une dépêche des autorités imperiales avant de prendre action.\u201c En réponse à M.Gauyreau, d'hon.M.Blair dit que ce n\u2019est pas l\u2019intention de transférer les usines de l'Intercolonial de Fraserville à Lévis.Aucun ordre n\u2019a été donné pour agrandir les usines à.la itivière-du-Loup.Le transfert des quartiers généraux du surintendant a été nécessité par l'ex- teusion au chemin à Montréal.En réponse à M, Glimour, l'hon.M.Sifton dit que de gouvernement est disposé à aider pécuniairement ou autrement les cultivateurs de l\u2019est qui désirent s'établir au Nord-Ouest.Sir Henry Joly donne avis des bills amendant l'acte concernant l'inspee- tion du pétrole, l\u2019inspection du grain et l'inspection des poids et mesures, L'hon.M.FOSTER critique ensulte l'exposé budgétaire de M.Fielding, Ll a à, Compience par dire que la démonstra- I / tion que M.Fielding a.faite du déve- /.eo.: mur + AU ds ; , = - ministrative, et son seul moyen de persuasion -est la corruption, Combien \u2018de députés siègent ici, appuyant ie gouvernement avec une promesse de place dans leur poche ?M.Foster a été vivement acclamé par l'opposition.\u2018Sir Richard Cartwright a répliqug, consacrant tout \u2018son discours-d expliquer et à justifier augmentation de li dépense, ce qui a fait dire à M.Craig que le discours du ministre du commerce,\u2019 était plutôt une réponse aux discours de sir Richard Cartwright { d'autrefois, qu\u2019une réfutation de M.Foster.Sir Charles Tupper parlera demain, NOTES Ley Dr Montague est de retour de In Colombie Anglaise.Il dit qu\u2019un capi- tal énorme est placé dans la Colombie Anglaise, = x % Le sollciteur général Fitzpatrick, le commissaire Sherwood, l'inspecteur Hogan, de 1a police fédérale, et I'inspecteur MacRae, des affaires des sauvages, sont partis pour Huntington où îÎls vont suivre lc procès des snuvages accusés d'avoir résisté à la police t6- dérale, H y a un mois, .\u201c+.M.Robertson demande que les médailles accordées pour le service contre les l'eniens soient aussi distribuées aux Canadiens qui se sont organisé à Chicago.\u2019 Ottawa, 5 mai\u2014M.Flint a proposô aujourd\u2019hui son projet de loi amendant I'acte de temperance du Canada de manière à rendre la punition pour infraction plus sévère et pour autoriser à fouiller des maisons supposes -eacher des liqueurs.Sir Charles Tupper continue le débat sur le budget, Il s\u2019occupe d'abord de\u2019 sir Richard Cartwright qu\u2019il appelle un démagogue = converti.ua abañdonné l\u2019agitation pour s'occuper de certains intérêts de familles auxquels il réussit admirablement, Sir Richard Cartwright a oté chargé du projet de service rapide conjointement avee M.Dobell et à eux deux iis ont tuô le projet.Puis le gouvernement it essayé d'ajouter 7 millions à da dette pour le Drummondlei, Thon, M, Blair interrompt le chef de opposition pour accuser fe gouvernement conservateur d'avoir aidé à la construction d\u2019une ligne courte à travers le Maine pour détournet le commerce au détriment de l'Inter- \u2018colonial.Sir Charles répond eñ démontrant que le l\u2019acifique n\u2019a pas enlevé de \u2026 loppement du commerce est aussi bien\u201c commerce \u2018à l\u2019intercolonial, mais aux \u201c\u2026,- Vue ae\u2019 opposition que du gouver- ports américains.nement.Il espère que M.Ficlding se- Sir Charles exprime ensuite tout ke Ta en position de répôter cette démons- plalsir qu'il a eu d'entendre M.Fieltration aussi longtemps qu'il sera en ding louer les institutions nationales, office.Il félicite M.Jl\u2019ielding sur l'en- lui qui a passé la première partie de thousiasme, de ses partisans qui ap- sa vie à les dénigrer.IF se réjouit aus- plaudissent à l\u2019argumentation des dé- si de ce que le ministre des finances penses et de la dette avec autant de n\u2019a pas réussi à diminuer l'intérêt sur vigueur qu\u2019ils eñ.réclamaient Ja_ré- les dépôts nux caisses d épargnes, .duction lorsqu\u2019ils étaient dans l\u2019oppo- Sir Charles termine en disant qu sition.Sir Wilfrid Laurier a promis si le gouvernement donnait un encou- de diminuer la dépense de cinq nul- ragement cfficace à l'industrie du fer, Sions et il l\u2019a augfnenté de cinq mil- Je Canada deviendrait un centre im- lions, et cependauit !l est heureux.M.portant pour Ja.construction des vais- ieldiug préténd que la dépense par seaux en acier.tete de in population n'est que de $7.- MM.Paterson, Pope, et Keyd, de 41 ou 20 cents seulement de pius qu'en South Brant, ont continué le débat 1806.Mais l'après les propres caleuls puis la chambre s\u2019est.formé en comité de M.Ivielding la dépense pour l\u2019an- \u201cdes subsides.; : .née qui achève dans quelques semal \u2014\u2014_\u2014\u2014 de plus de $3, par tête e .ÿ Incluant a - compte du Le danger de fumer au lit Capital elle sera de plus de $9 par tê- |.te.Le gouvernement se glorifie d\u2019une ; JOURNAL BUS AMX AGNES _ Une comparaison \u201c facheuse Le \u201c Soleil\u201d se montre très ennuy6 parce que le \u201c Courrier du Canada \u201d répôte que le gouvernement Marchand A faussé le résulta de = l\u2019exercice 1896-97.: ' firmation parce qu\u2019elle est vraie.Le gouvernement Marchand en arrivant au.poufoir a envoyé dans tous les départements des instructions atin qu'on fit un état de tout co qui pouvait être payable d\u2018ici à deux ou trois mois ; et il s\u2019est ensuite constitué en wachine à émettré des mandats spé- claux pour payer tout celu avant le ler juillet, Quiconque connaît quelque chose au fonctionnement de nos administrations publiques sait parfaitement qu'il y a toujours des paiements qui.sont faits dans l'exercice suivant celui où ils ont ét6 encourus.I y a régulidre- ment et inévitablement enjamvement d'un exercice sur l'autre.It cela ne change pas le résultat comparatif des diverses aunées fiscales, car il y a compensation.Ce qùi est payé en plus au commencement d'un nouvel exercl- ce, est compensé par ce qui est payé en moins à la fin de ce même exercice, Nous affirmons qu'il en est généralement ainsi pour toutes les wdministra- tions, de méme que pour les particu- Mers.Régulièrement, des comptes con- ; tractés dans la dernière moitié d'une année, sont payés dans la première moitié d\u2019une année suivante, gouvernement Marchand en est 14 actuellement comme tous les gouvernements qui l\u2019ont précéds.Mais en arrivant au pouvoir, il a manoeuvré en sens inverse, Il a fait comme une maison en liquidation volontaire.Et l\u2019exercice 1896-97 au lieu d'être un exercice ordinaire, s\u2019est trou- v6 surchargé = d'une masse de paiements qui naturellement étaient im- putables à l'exercice 1897-98.Cet exer- ' cice n\u2019a done pas bénéticié de cette compensation.raisonnable dont nous parlions tout à l'heure.C\u2019est ainsi'que son résultat s\u2019est trouvé faussé, lon même temps, on n'a pas perçu tout le revenu qu\u2019on aurait pu percevoir.De sorte que l\u2019on a eu grossissement anor- mai de la dépense ct diminution anormale du revenu.: \u2018est de cette manière que M.Marchand a tÂché d\u2019écraser ses prédécesseurs sous:le poids d\u2019une année fiscale désavantageuse.\u2018- fe Et.cependant, malgré cette tactique, ; nos adversairés.n\u2019ont pu réussir à fabriquer un exercice aussi désastreux que quelques-uns de-ceux dont ils sont responsables.\u2026 Le \u201c Soleil\u201d a l'audace dé s'écrier : \u201c Mais que voulez-vous, quand MM.Flynn -et Chapais se preunent à défendre l\u2019administration conservatrice, ils en sont réduits à remonter au gou- vernemeut Ross, c\u2019ost-à-dire à parler de 15 ans en airière.\u201cIls n'osent même plus regarder en face la seule année on \u2018ils ont ét6 à la tête des affaires.Car cette annGe 1896-97, où M.Flynn était premier- ministre avec M.Chapais comme bras droit, a été la plus.désastreuse au point de vue administratif qu'ait encore con- ; nue Ja province.\u201d Eh bien, nous allons démontrer une fois de plus ce que valent les affirmations du ** Soleil.\u201d L'exercice 1896-97, quoique manipu- Le \u201c Courrier \u201d persiste dans son af- \u201cMaintenant une simple question au \u201c Soleil \u201d : De deux années dont l'une montre | Un-vieux monsieur, une dépense de $4,685,450, une recette de $3,874,960, et un deficit de $810,- 484 ; et l\u2019autre, une dépense de $4,915,- 174, une recette de $3,457,144, et un déficit de $1,458,630, de ces deux années, laquelle est \u201cla plus désastreu- &e au point de vue administratif 7~ « \u2018Voyons cher confrère, un petit mouvement d\u2019honnêteté, un éclair de bon sens ! N\u2019est-ce pas que la dernière est plus désastreuse que la première Ÿ Eh bien, cette année 1800-91, si dé sastreuse, elle s\u2019est Gcoulée sous le règne de MM.Mercier, Shehyn, Robidoux, etc.Ces hommes là étaient vos chefs : deux d\u2019entre eux sont encore ministres aujourd'hui.Vous applaudissiez à tous leurs actes, et dans la chambres, les Déchéne, les Parent, les Turgeon, les soutenaient de leurs votes et approuvaient avec enthouslas- me leur politique, Avez-vous oublié cela, Mossieurs du \u201c Soleil \u201d ?L'administration conservatrice de 1892 à 1897, a diminué les dépenses, rétabli l'équilibre budgétaire, et res tauré le crédit provincial.Le gouvernement Marchand est en train d\u2019augmenter les dépenses, et de nous ramener à lâre des déficits, Toutes les criaîlteries de la presse libérale ne réussiront \u2018pas à dissimuler cette situation, \u2014 ete, à Aux Philippines L\u2019occupation de Balina Manille, 8\u2014La divisi Sénéral MacArthur s'est avancée jusqu\u2019à San Fernando, ét les troupes ont constaté que la place avait été évacuée par les insurges qui n'avaient laissé qu'un petit détachement pour couvrir leur retraite Par chemin de for.Le général MacArthur a oc&upé la ville en feu sans avoir perdu d hommes, Le major général Lawton est toujours cantonné à Batinag.Les insurgés qui occupent le sud de Manille ont cherché ia nuit dernière à forcer les lignes du brigadier général Oyenshine.La tentative a échoué, mais les Filipinos ont soutenu pendant plusieurs heures un feu de mous- quetefie contre le 4e régiment d\u2019infanterie.Cette attaque n'a eu pour effet que d'effrayer les habitants de Malate.-Les avant-postes des regiments de l\u2019Idaho et de la Californie, qui se { trouvaient au-delà de San Pedro Macati, ont aussi été attaqués pendant la nuit.Dès rapports\u2019 détaillés sur les mou- veinents de l'expédition du_major général Lawton montrent que les chga- g on du major ment de cette semaine ont été plus sérieux que ne l\u2019indiquaient les rapports précédents.Dans tatinque de San Rafael, les forces américaines ont es- suyô un feu vif d'un grand nombre d'insurgés cnchés de teus côtés dans la jungle.La division aurait éprouvé du grandes pertes si cile n'avait pas Adopté la tactique suivie dans les combats indiens aux Etats-Unis, c'est-a- dire la tactique du chneun pour soi.Le général Lawton, suivi de son état- major, était à In tête de ses troupes.La batterie Scott a démoli une fran- chée en pierre.Les chefs insurgés Gregorio et Pio del Pilar, qui avaient 800 hommes à Balinag, ont battu en retraite lorsque le général Lawton s'est approché de la gements qui ont eu dieu au commence-.dre de surplus.Comme question de fait les conservateurs ont eu beaucoup de surplus.et les liléraux, très peu.Depuis la Confédération, les couser- vateurs ont eu 89 millions de surplus et 10.millions de déficit, laissant un surplus total de 23 millions à leur actif.Les libéraux ont eu plus de déil- cits que de surplus.\u201c M.Foster explique ensulte que l'augmentation du commerce est due aux bonnes récoltes, aux bons prix et au développement des mines, Ia politique du gouvernement n'a eu rien à faire avec cela, excepté qu\u2019en maintenant la politique nationale cile a (protégé I'industrie du pays.L'augmentation du commerce g\u2019est fait surtout sentir sur le bétail, les produits Un drame horrible vient de se dérouler à l'hôpital Parmi les pensionnaires, se trouvait - un vieil héros de la campagne de Crimée, qui avait été décoré sur le champ de bataille ot avait, au combat -d'Inkermann, quoique affreusement blessé, sauvé par deux fois le drapeau du régiment.Malgré les règlements de l'étalilisse- ment hospitalier, Daniel Ford, c'est le nom de ln victime, avait contracté l'habitude de fumer dans son lit.L\u2019autre nuit, les pensionnaires de l\u2019hôpital ont été réveillés par les cris de Daniel Ford.Ils sont accourus ct ont constaté que son lit était en feu.Le malheureux se tordait an milieu dos flammes, qui ont été rapidement &tein- 16 et faussé par MM: Marchand et con- | ville.Le chef des éclaireurs Young, Chelsea, à Londresis ; 4: était Minéraux.\u2018lrois choses tes, Mais il était trop tard :F ord gig nll rien à Ia politique du si terriblement brûlé qu\u2019il a stccom- gouvernement actuel.L\u2019hon.M.l\u2018os- ter démontre ensuite que la préférence donnée au sucre des Indes Anglai- 16 quelques heures après au milieu \u2018d'indicibles souffrances, Près de la couche, on a retronvé un \u2018 Noir compromis toute chance de réel- \u2018 : ae 1, la ie ° v'un prétexte pour arra- fragment de bougle, la pipe de Vi cher un dent million de taxes au pen- time et une boîte d'allumettes dma- , ll necuse le gouvernement d'a- mée, Daniel Ford était Agé de C9 ans, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 I rer \u201c Procit \u201d nis en leur .a Pa» Le chemin des Comtes-Unis >\" M.Foster termine en disnt que le \u2014 : youverncment actuel a ré accom- : i Eli en trois ans à peu près I'oppos6|.ET LE GOUVERNEMENT du programme sur lequel H a été Glu \u2014\u2014 Le parti libéral avait promis de rédui-| Il est rumeur, dit le Sorelois, que \u2018 Te la taxe et à l\u2019a nugméentée, T1 de- les directeurs du chemin de fer des veit réduire la dépense et Ja dette, et Oomtés-Unis sont parvenusà d-mon- ils les ont augmentées.11 devait d6- trer au gouvernement qu\u2019il est de truire la politique nationale, ct Il I'a son devoir d\u2019acheter cette voie et matitenue.1\"devalt relever le niveaw.l\u2019ôn\u201d dit qu\u2019il \u2018n\u2019est pas improbable déi&-vic publique, et À l'a rälmissé, !1_ que-le gouvernemenb consente.à cet devait inaugurer une êre-de pureté.ad-\" aoliaf ; .rts, cst encore admirable comparé aux derniers exercices du gouvernement Mercier.D\u2019après M.Marchand, voici quel en aurait été le résultat : \u201cLes comptes-publics pour f'annte financière 1896-97 qui viennent d'être déposés sur le bureau de cette chambre, démontrent que les recettes et tes dépenses ordinaires, inclus les montants \u2018reçus ©t payés à compte des taxes sur les subventions de chemin de fer, ont été comme Su os 22 Recettes ordinaires.53,8 4,96 2 Ross ordinaires.4,685,450 42 Déficit.* ,5 810,484 20 Voilà, d'après M.Marchand, le rè- sultat de la dernière année conservatrice.Ce résultat n éié causé par Ia manoeuvre dont Hors avons parié plus haut ; mais servons-nons en pour les besoins de In discussion, Lo :\u201c Sojell ™ a écrit que cette année \u201ca êté la plus désastreuse ag poirt de vue administratif grail cncore connue la : province,\u201d Eh tien, notre oublieux con- | frare voudmit-il nous faire la faveur d'ouvrir les Comptes-Publics de 1890- 101, aux pages 10 et 17.Quels chir- \u2018fres y trouve til 2.Nous.allons les transerire pour lui : Dépenses ordinaires.S4,015,774 60 Recettes ordinaires.3,457,144 32 Déficit.51.458.600 28 Qu'en pense le \u201cSoleil\u201d ?1 n\u2019y a pus là de manipwWation.Ce gont les chiffres .des Ojimptes-Putdion, JC ils -ecensent Un défirit de pres d'un milion \u2018\u2019èt dél'de plasires T1 - .+» ~ > Avec onze hommes, est entré dans Ba- ; linag svant l\u2019armée, et il a fait sonner les clnel:es de l\u2019église pour annoncer qu\u2019il avait pris possession de la ville.Le général Lawton, au Moment d'attaquer la ville, a apercn des femmes et des enfants dans les tranchées des insurgés, en dehors de Balinag.Ila | alors envoyé en avant le capitaine Case, porteur d'un drapeau par\u2018ementai- ,re, pour prévenir les insurgés d'éloi- | gner les non-combattants.À cinq cents mètres des tranchées, deux décharges ont étô tirées sur le cenpitaine Case et les hommes qui l'ac«ompagnaient.pl y a 2,000 prismnniers espazno's entre les mains des Filipinos à San Miguel.On leur sert tous les jours pour cinq sous de riz et on les torce a tra- | vaîller activement aux défenses insur- fi Opération chirurgicale = dont nous n\u2019a Vons pu nous procurer le nom, a subi dernièrement une opération grave X la vue à l'hôpital privé de cette ville, Ayant perdu l'usage d\u2019un ocil depuis 30 ans et depuis ayant, par maladie, - perdu l'autre, # se décida à venir consulter le Dr Beaupré, oculiste lequel lot aurait conseillé de faire optrer &abord l'oeil perdu depuis 30 ans.17816- ration eut lieu et rérs-it au-icdd de toëtc espérance.Cet homme figé de soixante aus et peus pourra bientôt, espire-t-on, vaquer i ses occupations avee assez de facHité.Le publie aime sans doute connaître, ces faits lA où apprendre jusquold en est rendu {art chirurgicale, La'osf \u2014{}}emen à pa\" cames : 2 CATARZSH L'ÉVOUSPAIT L'insidieuse maladie profondément an crée ot ne donnant aucun repos.EU | disparaît par le traitement avec la | Poudre catarrhale du Dr Agnew.| Soulngement en dix minutes, M.Benjamin F.Wonch, 31 rue Me Gee, Toronto, dit : *\u201c Pétais atteint: de cotte insideuse mazndie\u2014le catarrhe \u2014depuis plusieurs.années \u2014EHe devint profondément enracinæ ot devenait Plus sérieuse ; il y avait des décharges dégoutantes de mes narines et dans ma gorge ce qui me svifoguait pave fois.J'essayi une donwaine de \u2018sol disant remèdes pour le catarrhe sans | aucun soulagement, inais après avoir .employé quelques bouteilles de In poudre catarrhaie du Dr Agnew, je fus complètement rétabli, et je me crois guéri permanement de cette d5- sagréable maladie.Bn vente à la pharmacic St-Itoeh, J.B.Morin, propriétaire, vis-à-vis la Congrégation de St-Roeh.- Accident « A Saint-Domirinna \u2014\u2014 i Nous lisons dans la Tr .bune de i Saint-Hyacinthe : Le 3 mai, trois jeunes garçons de | 12 à 15, O.Daldec, Homère Mainville | Arthur Laprès, partaient dans LAE se l\u2019après-midi pour aller tendre des coliets à l\u2019entrée du Lois de Saint- ; Bominique, Le jeune Laprès portait avec lui un vieux fusil, que son père Avait tout récemment fait réparer.Voulant essayer son fusil, lo jeune \u2018homme tira on ne sait trop sur quoi, mals le coup fut désastreux.Le ca- inon de son arme vola en éclats, et une partie de la décharge lui porta en -pleine figure, lui brûlant et lui écorchant le front.Le jeune Mainville, près de lui.à ce moment, fut légèrement touché au bras par un éclat du canon, Quelques minutea plus tard, le jeune Laprês perdit connaissance et deux cu.tivate.rs durent le porter jusqu\u2019aux premières mais sons de la Providence, ol il demeure Revenu à lui, il put, aidé de ses camae rades, se rendre chez lui.Les blessures ne sont pas graves, mais Laprès pescous probablement marqué gpour lu vie, AU POLE NORD UNE NOUVELLE EXPEDITION Rome, 7\u2014Le jeune duc des Abruzes neveu du roi Humbert, a fait ses adieux mardi à la famille royale et est parti par la Norwège pour les i régions polaires.Il ge propose de se irendre directement à la terre Fran.: çois Joseph, dans un steamer \u2018\u201c1>RK.; Loile d'Italie,\u201d aménag Afe tte fin, do se diviger dans le nord aussi loin | ue possible, et lorsqu'il arrivera j AUX bauquises, de continuer sa cour- de en traineau vers lo pô e.Il a pro- {mis 2 ses amis d\u2019être de retour à | tome le ler juin 1900, avec des reli» ques d\u2019André.Comme le duc n'est pas riche, le roi et les pr.nces lui ont recueilli une souscription de $200,000, Le roi lui a avancé son salaire de trois années.Lo duc a fait son tes- | tament avant de partir pour Rome,et : Pa remis au roi, qui est son cxéeutear gécs.Plusieurs centaines de Iftlipinas | testamentaire, Dicesés sont à San Miguel, Les insur- gês envoient leurs femines.et Jeurs enfants dans les montagnes de Blacnabatto.L\u2019excursion de Ja presse Une dépêche d'Ottawa annonçait l'autre jour que l'association de la Presse Canadienne avait terminé les préparatifs de son excursion sur la côte du Pacifique au mois de juillet prochain.: .+ L'assoclation de la Prosse de la pro- vincey de Québec, vient de rocovoir Pinvitation de prendre part.& celle \u2018excursion.\u2018Le voyage dureri Jours et les\u2019 déponses stront.de $3.25 par jour.10° - rm em prenne C>est bien in rité La faveur dont jouit le * Baume Rbumal \u201d auprès de tous vs malades atteints de rhuine, toux, griupe.bronchite, est due à sa grande rapidité ] d'action et à son insurpass.ble effica- .cité re rer \u2014Il est arrivé à Montréal, -par le steamer \u201c Montevidean \u201d douze gros canons de campagne, qui vont ôtre ra- \u201cpartis comme suit : 2 à Cobourg, Ont, 2 à Saint-Jean, N.-B, 2 pour l'artillerie du district de Montréal, et 6 pour Québec.Cos cangns ont ôté envoyés par l'arsenal impérial d'artillerie d'Angieterre, . 12 .LA COLONISATION DANS L'OUEST CANADIEN \u2014 » L'avenir do la rate française au Manitoba \u2014 ny aurait place pour cent paroisses catholiques .M.l'abbé D.Gérin termine.cn ces termes ule très intéressante étude pu- bliGe dans le * Manitoba\u201d ; Le Manitoba seul couvre une superficie de 74,000 milles carrés ou environ 47,381,800 acres.La population n'est ~ JOURNAL DES CAMPAGNES | LA SITUATION TENDUE.244 ler ; enfin, et aurtout, ces: centaines as compatriotps qui tous les ans, vont, a pleins chars, offrir à l'étranger, leurs bras, leur santé et leur Ifherté,.\u2018vir les intérêts de la province de Québec, tout autant que ceux de l\u2019Ouest- canadien.\"D GERIN, Ptre.À Si-François de Beauce Rérolntions passées par le Conseil municival de cette paroisse Demandant de relever 1a vois dn Québec Central Dans le courant de la semnine dernière et daus notre édition d'hier nous \u201d Bt en falsant ce travail, je crois ser} LUE \u2018encore que de 200,000 dimes, et il y & annoncions que plusieurs paroisses du place pour des millions.En dirigeant comté de Beauce étaient privées du de ce côté tous ceux qui sont condam- service du chemin de fer Quebee Cennés où se condamuent à abandonner , trai, par suite de l'inondation sur cer- notre proviuce, nous formerous à-no- taine partie de sa voie., tre tour, un élément puissant dont it A ce propos la résolution suivante a faudra tenir compte dans l'adminis- été adoptée à l'unanimité, par le Contration de la chose publique.Pour qui seil municipal de la paroisse de Suintconnaît les paroisses de Saint-Jean- ' François de 1a Beauce, à la séance or- Baptiste, de Saint-Pierre, de Sainte- dfnaire de ce Conseil, tenue le premier \u2018Agathe, de Lorette, de Sainte-Rose, du mai -miil huit cent quarte-vingt-dix- Lac Dauphin, etc, dans le Manitoba, neuf.Cae ; de Saint-Louis de Langevin, du Lac Cf fe 7 Voy Attendu que depuis vingt jours, les ,aux Canands.dans la Saskatchewan, ' {de Morinville, de Saint-Albert, dans FAlberta, il est évident que jamais l\u2019on ne parviendra à défranciser ces centres, pas plus que Québec ou les \"Trois-Rivières.Et nous pouvons former des centaines de paroisses daus \"les mêmes conditions, .Manitoba compte à l'heure actuelle 25,000 catholiques, 46 églies ou cha- \u2018pelles, déservies régulièrement, 50 | postes Visités par «des missionnaires, 34 prêtres séculiers, 17 religieux, 6 communautés d'hommes, 7 commu- [nautés de femmes, dont G vouées à Jl\u2019ensciguement.Une citadelle gardée _ Par de pareils défenseurs peut être at- _'taquée : elle ne se rend pas.Que l'on ; VeuiHe se rappeler Ja situation de nos !pères, lors de la conquête, abandon- \u2018nés, sans ressources, sul tue terre ruinée par de longues guerres et envahie « de tout côté par des ennemis puls- : sants.C'était le (temps ou jamais de se décourager.Nous commencions pourtant alors à écrire les plus balles pages de notre histoire.! Avec notre force d'expansion, notre , vitalité, notre énergie.ne pouvons-! nous pas avec confiance continuer dzins ; les prairies de l'Ouest, la Jütte glorieuse soutenue sur les bords\u2019 du Saint Laurent ?J'ai évoqué de souvenir de Ja con- | quête.En étudiant l'histoire des au- ; nées qui l'ont préeédée, lon voit qu\u2019un .certain groupe de Francais combat ; tait, à 1a cour de Versailles, la colo- .nisation de notre pays.Les arguments qu\u2019on y faisait valoir ressemblent .beauconp à ceux dont, sc sert Jean- ; \u2018 Paul.*\u201c Pourquoi, disatt-on,\u201d dépeu- | : pler la France ?N\u2019avons-nous pas be- | / soin de tout notre monde ?Pourquoi! - envoyer tant de braves gens vivre eun- tre des castors et des ours, ou se faire scalper par des sauvages ?Que nous ,importent quelques arpents de nei- ; « ©.© 85 e + + 6 + 6: chars du Québec Central ne peuvent circuler entre St-I'rancois et la Jonetion de Beauce, vu l'eau de 1a rivière Chaudière qui submerge la voie ferrée sur une longueur de plusieurs milles ; i Attendu que cet état de chose se répète tous les ans et ne peut que s'agra- | ver à l\u2019avenir ; | Attendu que cet état de chose cause des dommages considérables à cette région du pays, au cominerce d'abord, et aussi à l'agriculture, puisque l'on ne pourra recevoir les graius de semences que très tard et qu'il sers impossible de transporter les produits des beurreries et fromageries ; 11 est résolu : Que ce Conseil se fasse l'interprète des contribuables de St- : François, pour demander à la Compagnie du Québec Ceutral de relever sa ligne, de manière à la mettré à l\u2019abri des eaux le printemps, et pour faire des représentations à l\u2019Hon, Ministre des Postes, afin de forcer la Compa- eDie du Québec Central, qui a le con- \u2018frat pour lo transport des malles, de fournir un service régulier, à toutes les époques de l\u2019année.Que copie de ces résolutions soient envoyées au Gérant de da Compagnie du Québec Central, à l\u2019Hon.Ministre de Postes à Ottawa, au Dr Godbout, M.P., et A.Bolduc, écr, inspecteur des l\u2019'ostes à Québec, aüx journaux et à d'Hon.Ministre des chemins de fer.(Vraie copie) * JOSEPH DENIS, Sec.-Frésorier.Ta même résolution a été adoptée, à l'unanimité, par les conseils du village de Si-Joseph et du ln paroisse de St-) Joseph.CD mre et GR 22 nègre blanchi Par l'électricité Un \u2018ge ?Il n'est pas besoin d'ajouter que Un nègre africain du Soudan, qui ces discoureurs n'étaient pas plus les \u2018avait été amené à Vienne par un voya- amis de la France que du Canada.«i «eur africain, fut atteint, cet autornue, Je soupconne fort Jean-Paul de ne d'une maladie nerveuse.Ie médecin pas bien connaître l'ouest S'il en a le appelé pour le soigner le traita par le loisir et In volonté, qu\u2019il visite donc ce systènie électrique.Lacho, c'est-le-nom beau pays.Je lui promets d'avance du Aègre, rétablit peu à peu sa santé, une large et généreuse hospitalité par tous nos compatriotes dc là-bas, t bien dus regrets pour le travail qu\u2019il fait aujourd'hui.LU comprendra alors | ic miot de Sir Œ E.Cartier : * Jeunes gens, allez à l'ouest ! c\u2019est le pays de Pavenir.\u201d 11 comprendra aussi \u2018tout ce qu'a de vraiment canadien, l'appel que faisait l'automne \u2018dernier, le vail- ' lant archevêque de Saint-Boniface, en faveur de la colonisation de cet immense Ouest, dont U est le chef spirituel.I nous faut un solkic point d'upput dans ces régions où se concentrent tant de forces vivea.Tout ce qui contribue | à étendre et À fortifier l\u2019infiltence fran- calss, que ce soit à l'Ouest, au Nord, ou à l'Est de la Confédération, doit de toute évidence profiter à la province de Québec.Crest tout.pénétré de cette convic- \u201ction.que je me joins de grand coeur aux zél(s missionnaires colonisatears, pour Jes aider à faire connaître les ri- thesses de ces contrées, ot y diriger tous ceux qui sont dans l'obligation de laisser leurs terres et qui n'ont pas le goût, la force ou la votonté de se faire défricheurs ; les pères de familles qui n'ayant.pas les moyens d\u2019établir ici lems enfants, vont les voir partir, les uus aprds les autres, pour cou- Tir Jes voyages ; les cuitivateurs qui, \u2018 mais, après quatre mois de traitement, 'sa peau était devenue aussi blanche que celle d'un Européen.Lacho préseate, maintenant, le plus ! stonnant aspect avec sa peau blanche d'un côté, et de l\u2019autre ses cheveux ! crépus, ses lèvres lippties et sa tête de \u2018nègre.Le cns a excité l'intérêt de tous les cercles scientifiques, Je médecin de Lacho assure que la couleur de tout ndgre pourrait être changée par ce meyen.1, Voila, peut-être, qui va résouate 38 question nègre aux États-Unis.\u2014 Pr * André, je vous ai déjà dit de ne pas boire mon cognac ?\u2014Monsieur a prononcé un & beam discours au Congrès nntialcoolique, que j'ai œru bien faire en\u2019 le débar- rassont de ce qu\u2019il appelle le \u2018poison social.- .atte eller Enfin, les journaux vont être subs- tiels et nourrissants.Un Allemand, en ! effet, invente ane pâte légère, nutri- i tive, sur laquelle H dmprimera des , Jourmaux avec une.colorée :\u2014 on pourra lécher les articles, avaler le volume,\u2014utiliger les vieux journaux \u2014les plus mauvaises feuilles devien- : dront délectables.: 12 \u2014 >>> peinent de pare cn Mis sur des terres | On s'attend toujours que les élections arides, pour ne gagner, maîgré leur provinciales du Manitoba auront lieu vaillince, qu\u2019un pauvre pain noir: au mois d'août.La.limite des comtés J y 2.UNE GRANDE EXCITATION BEGNB |\u2018 .\"RARMI:1BS BAUVAGES .ON CRAINT DE NOUVEAUX : TROUBLES | _ Réserve St-Régis, \u2018VIA Fort Covington, 3\u2014Une grande excitation règne aujourd'had parmi des sauvages des Réserves St-Régis et Hogansburg.Tard, hier après-midi, le Dr Demers, coroner de Ste-Alartine, Qu6ô., est ar- Tivé à Jun Réserve et fait transporter le cadavre de Jake Ice à J'ort Covington, en passant par Dundee.De là le corps sera.transporté à Valleytield, où sera tenu l'enquête.Les sauvages protestent fortement, et se plaignent de'ce que les autorités n\u2019ont pas rendu Je corps de leur camn- rade.La femme de Ice est entrée dans une grande colèrt et a excité la foule À s\u2019emparer de force du corps de son mari.On cruînt de nouveaux troubics.Après s'être consulté avec quelques- uns des membres lès plus pacifiques et les plus inteiligents de la tribu, le coroner a'cru plus prudent de transporter le cadavire à Vatieyfield pour tenir son enquête : Un grand nombre de sauvages sont venus dansie petit bureau de M.Long, pour voir une dernière fois leur compagnon.Puis le corps fut transporté à bord du bateau * I*rincesse Loulse,\u201d qui est patl immédiatement pour Dundee.Peu de temps après le départ du bateau, le Dr Hackett, de ¥ort Covington, qui a un diplôme pour pratiquer dans la province de Québec, arriva à St-Régis, avec un jury, duns le but de tenir une enquête.En constatunt que le cadavre était parti, il a paru trés mécontent et a déclaré que le Dr Demers n\u2019avait pas Juidiction pour agir comme il l\u2019a fait.Cette déclaration raviva la cofère des sauvages, qui | recommencèrent leurs protestations.11 paraît que cest M.Long qui 2 télégraphié au Dy Demers pour le faire venir à St-lvéæls Les jurés amenés par le Dr Hackett ont visité les lieux où le drame s\u2019est déroulé, puis ils gont partis pour Dundee.Là, ils ont fuit transporter 1e cadavre de Ice à l'hôtel de ville, où les médecins l'ont exauniné, puis on l'a remis à bord du * Princesse Louise\u201d qui I'a ramené a St-Régis, sous la charge de MM.Long.et- John Smart, I'interprète indien.L'enquête n eu lieu ici, ce matin, à 10-heures.Des copies d'un- discours prononcé en 1837 par sir William Johnston, ont été mises en circulation parmi les sauvages., Lh Dans ce discours, «ir William disait aux Indiens Iroquois: \u201c Les tribus doivent être unies entre clles ; si quel- qu\u2019un blgsse l\u2019un d'entre vous, vous devez: Vous lever en corps et protéger les membres de votre tribu.Ie chef John Nine, Tun des sauvages les plus estimés de la Réserve, a montré à un coarespondant l'une de ces copies, et a démandé si daus les circonstances, les sauvages ne «eralent pas justifia- Iles de se soulever pour se protéger.L'inteniion des Indiens est de\u2019 prévenir leurs frères des autres Méserves que la moment est venu pour eux de se défendre, ct pour les inviter à venir à Jeur aide pour protéger la tribu des Iroquois.i On a tout lieu de craindre un sould- | tement tome \u2018ton alla le chercher a lo gare.Ocepenque * de Worcester : -mé curé de Jn paroisse\u2019 St-Loulis, de ETT TE OT A\u201d \u2014 rE meme y-avait eu une butts chime deux coro-| ( \u2014 5 aus ners pour la poression .du.cadavre.Bagarr © sanglante 5.Te Dr Demers, le Se-Mactine, avait] -_\u2014\u2014 PT d'abord obtenn la dépouille mortelle | mais le Dr Clouston put \u2018fina- sen entpater, grèce À unesat- Avee beaucoup de peine, » Dr De-| mers avait expédié le cadavre à Valleyfield, mais 3 Dundee, le Dr Olous- Montréal, 3\u2014Une bagarre sanglante a cu Heu'prds du carré Victôria.\u2018Lrofs individus se sont pris de querella et Fun d'eux, nommé Peter Brown, jour- palier, a-reeu une grave blessure à la tête qui met ses jours en danger.L'ambulance de l'Hôpital-Général x transporté le blessé Brown à l\u2019hôpital, À l'arrivée de l'ambulance à l'endroit où a eu'lieu la bagarre, ie blessé gisait dans son sang et c'est avec beaucoup dant wn jury, sous la préaidence du coroner Black, ge rendait à St-Régis ot cherchait en vain les restes du Sauvage.: Au cours d'un examen -médbeal, on 2.reconnu que Ice avait reeu deux bles-| sures, l'une au bras et l\u2019autre A Ja pod- ne.: sure.Brown a été sans connaissance ne peuvent encore son état.( ' $20,000 en fumee LA FONDERIZ IVES, BYE QUEEN}.LA PROIE DES FLAMMES \u2014 : 3 se prononcer .-.| ! Cm Jo Changements eccicsiastiqués | ve \u201c A CONNEOTIVUT \u2014 Nous lisons dans \u2018I'Opinion Iabll- Li fonderie II.R.Ives et Ule, rue Quecn, Montréal, a 6té In \u2018proie des.flammes, hier midi On ne agit comment l'incendie s'est déclaré, \u2018Les ou- vies, qui ont été les premiers à voir rer a} -les flaaumes, sont jes peintres qui tra-, Nexw-Haven.D'autre part, M.f'ubb6 , ate J.E.Sensac, ancien curé à New-IIn- V2Wlaleut au second étage.L'un d'eux, | : : M.-Jos.Anbl était À -se iaver les ven, remplace Je curé de ia paroisse ; itine | Ste-Anue de Hartford, M.I'abbs Paul jus dans un laquet de térébeitine M.l'abbé J.J.Papillon, vicaire à Putuam, Connu, vient d'être nommé curé de Yolantown, en remplacement de M.l'abbé J.II.Chapdelaine, \u2018nom- lorsqu'apercevant ; a CE de difficulté qu\u2019on put arrêter le sang qui coulait avec abondance de la bles | une partie de la nuit.Les médecins | sun | le feu, à courut | sonne de M.l\u2019abbé Roy, l'un des plus B.Roy, qui retourne dans Je diocèse s'em .smparer de ses habits pour\u2019 se sau-! de Quebec, où il s'occupera pendant ver, Les flammes communiquèrent à Un certain temps de prédications au Li térébenthine qu\u2019il avait aux-mains, ( profit d'une institution de charité.Le et le malheureux doit à un contre-mat- : Connecticut canadien perd, en la per- {re de ne pus être brûlé vif.Aubin se.tirera avec de ves Driillures aux\u2019 beaux talents oratoires, et l\u2019un de ses mains et aux \u20ac pe ,* 4 prêtres les plus zélée, comme les micuxi Jusqu'à présent,\u2019 nueun amtre acel- aimés.| dent de personnes n\u2019a été signalé.i \u2014\u2014\u2014 © On estime les perles à une vingtai- _ ,; .(ne de mille dollars, ; idl À Drame de l'ivrognerie|- \u2014\u2014__\u2014_ Montiéal, 3\u2014Mme F.X.Lalonde, Une mors accidentelle qui est décédée lundi, à- Phôpital-général, à la suite des blessures qu\u2019elle avait reçues des mains de son mari,| qui lui avait lancé une lampe allmunée ENCORE LE BICYCLE Dimanche, le 23 avril dernier, M vement prochain.\u2019 Dundee, Q., 4\u2014L'enquête sur mort de John Ice, tué lundi dernier, à St-Régls, a \u2018été tenue par le coroner Clouston.Auparavant, cependant, i tit où Al: partt Uberal, \u2014\u2014 se ceux awl.trop nombreux, hélas ! lotor- seta changée de façon à favoriser fl rogent.Fiiorik Tet © Sgn Bm = rn : : v par lu tête, Le mari de la malbeureuse femme était en état d'ivresse lorsqu'il est entré chez lui et que sa femme voulant lui enlever un reste de boisson qu'il portait sur lui dans une bouteille, le rendit furieux.Lalonde s'empara | alors de la lampe, qui était sur la table, et lu lança violemment à lu \u2018tête\u2019 de su femme ; la.laape fit explosion\u2019 et I'buile enflammée se répandit Sor toute la partie inférieure du corps de \u2018Mme Lalonde.Celle-ci fut coudüite à l'hôpital-général, où elle est morte de ses blessures après avoir enduré d'atroces souffrances.Mme Lalonde a été administrée avant de mourir et elle a donné sa dé position \u201c ante-mortem \u2018\u2019\u2019 an juge J)es- Doyers, qui a eu raoueu» de difficultés à la prendre, à cause de l'état de gvan- de faiblesse de la marade.Le mari de Mme JF.X.l.alonde & comparu hier matin devant \u2018.: coroner à l'enquête puis 11 sern amuné devant le magistrat.artery {\u2014\u2014\u2014\u2014 Berlin, 3e Dr Martin Edward Yon Simson, le distingné politicien al- Eugène Méthot était à faire une pro- \u2018menade en bicycle lorsque soudain , il fit une chûte et se fractura \u2018Ia rotu- lc du genou.On le trausporta- à l'hôpital, et quelques jours après 11 s\u2019étel- guait à la suite d\u2019une complication cérébrale.: - 7 ! Le défunt .était âg6 de 4% ans.11 était employé depuis un certain nombre d\u2019années, au Département des Poss\" tes et iu avait su .conquéêrir: Jl\u2019esthne \u2018 ; générale de tous ses confrères.Les funérailles ont cu lién le 2 du présent mois, à St-Raphaël de Belles chasse, résidenec de son père.La contestation de l\u2019élection du Dr Cotton, député de Missisquoi, est renvoyée.ee \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 SR \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Les semaliles sont en retard de quinze jours sur l\u2019année dernière, au Manitoba.La température est froide et pluvieuse avec accompagnement de - neige.On annonce de Paris qu'une épreuré du télégraphe sans fil à parfaitement réussi sur une distance de vingt mail les.So do ai ual i Ja Entendu dans une Epicerie MADAME.\u2014 Qu'est-ce que les Tabacs en Poudre PRECHETTE ?= MONSIEUR.\u2014 Les meilleurs au monde, Madame.: ! MADAME \u2014Depuis que jen fais usage, il m'est impossible d\u2019en qoûter d'autres.MONSIEUR.\u2014Eh bien, Madame, je \u2018\u2019Mabacs F'rechette eont sur le-marché et qu\u2019ils ont été exposes & : la dernière exposition de Québec, aucune autre de médaille ou certificat d'honneur.\u2018Manufacturé par \u2014rest>- lemand, qui fut président de l'assemblée nationale de Frankfort en 1848, vient de mourir à Berlin, à l'Age de\u2019 89 ans.\u2018Idd V SApTOZ © ]jnD $90jA109 sap osuoduiodgI Uo-\u2018oma TI SP 9227 Ur ap aojsTo20,T ¢ AITod TI \u20ac 94019 TIOS 910709 -Unu,] using Js onb mown 3se [F., t vous dirai que depuis que les : manufacture n'a obtenu ° Loekwell Se ened ta 5 A Nate 2120 Le MASSAGE Aa sue DS3 wr ans Cae Yi Ly ces an _ a ae tet Le VUS « NT 4 7 .a - .- PS an \u2014- PY JOURNAL ¥ - se » : : se \u2014 : 3 ; A I y + nd CEMFAGNES-.- vas, \u201c \u2019 - say 8 un ce Cadet = Ps .A \u2019 ins ES pee Pet ~ 1 Rafi Le 2 3: _\u2014 a Feniletou du Journal des Cukpagnes 18: MAT.1899\u2014Wo 5 LE \u2018 Cavalier Noir \u2018 SUITE Onoftie contemplait avec an indiecl- ble étonnement le fréle et chétif per- nnuge qui agitait ces gigantesques projets.\u201c C'est I une idée sublime ! .sécria- til ævcee enthousiasme.\u201d La figure austère et macérée de l'er- mite- s'était transfigurée en exposant ces phuus prodigieux.II ajouts : \u201c Frfautres elirétiens viendront\u2019 bientôt, je l'espère, accomplir le sacré pè- jerinage ; mais ceux-là porteront l\u2019armure de fer des guerriers et le glaive des combats ; par Is force de leur bras, ils récupéreront héritage de Jésus- Christ; et In croix triomphante les pié- \u2014Vous sentez-vous donc ln force de provequer ce mouvenient immense ?demanda le comte de Riari,\u201d Pierre leva les yeux au ciel, et repartit.pre \u201cJe sens que Dieu m'inspire en tout ceci, et déjà ma mission est commencée.Je Viens de quitter l\u2019infortuné patriarche Siméon ; Fe saint pontife s'est ouvert iL moi suns réserve ; il m'a exposé les calumités qui pèsent «epuis des siècles sur les fidèles de Jérusalem.Touché jusqu'aux iarmes de son ré- it, je lui ai dit: \u2019 \u201c\u2014Eh quoi! 'existe-til aucun moyen de mmetive un terme à de tolles misères ?\u201c \u2014Sl votre peuple, dont le Seigneur 1 conservé les forces intactes.jusqu'ici, m\u2019a-t-il répondu, voulait prendre pitié de nous, nous.aurions quelque espérance de vois prochaînement cesser nos maux.Quant à l'empire grec, bien qu\u2019il soit notre voisin.il ne peut nous offrir ni secours ni consolation.A peine si cette nation déchue peut se suffire à elle-même ; s:1 force s\u2019est éteinte à tel point que.dans l'espace de quelques années, elle :1 perdu la moitl6 de ses provinces.| ©\u201c \u2014Saechez, saint pare, ai-je alors re- pliqué, que si+I'\u2018Mglise romaiile\u2019 et les prinees d'Occident apprenaient par un homme souffrances, ils-tenteraient certainement d\u2019y porter remède par la parole et par les oeuvres, léerivez donc nu plus.tôt au Souverain-Pontife, aux rois et aux princes de l\u2019Europe ; à votre témoignage écrit.ajoutez l\u2019autorité de votre sceau.Et moi, pour le salut de mon âme, j'assumerai la tâche.de ics aller trouver tous ; je les solliciterai, je leur dépeindrai ardemment l\u2019im- moensité.de vos douleurs, et je les con- urerad, chacun en particulier, de hater le jour de votre délivrance.\u2014Le natriarche vous donuern-t-H ces lettres ?s\u2019enquit Onofrio.\u2014Assurément.Mes propositions ont Cté parfaitement accueillies de lui ainsi que des chrétiens présents.\"l'ous - m'ont chaleureusement remercié, promettant de me remettre les lettres sous peu de jours.Dès que je les aurai.je partirai.Revenez avec moi en Occident, comte de Riari.Vous m'\u2019aiderez A organiser la lutte contre les musul- Tuans, Inquelle vous.vengera des maux qu'ils vous ont raits: \u2014Je vous accompagnerai, Pierre.Lo .ES \u2014Voilà une excellente- résolution.\u2014Oul, nous reparnîtrons en ces lieux avee des: guerriers armés pour In querelle du Christ : nous écraserons l\u2019infidèle maudit, et nous replacerons la Croix sainte sur les tours de Jérusalem.\u2014Occupez-vous de vos préparatifs ; car, d'un jour à l'autre, nous devrons messire du A5 diriger vers la mer.\u201d or Ces couventions arrêtées, Onofrio se rendit à li innison où il avait reçu l'hogpitallté.Braccio y rentrait en mê- ne tempsyque lui.\u201c As-tu done été retenu par les Sarrasins ?demandn le comte.\u2014Non, répliqua l'écuyer ; je me .suis attardé près de votre fils.\u2014Mon fils! reprit Onofrlio = avec amortume, je n\u2019en ai plus.Du moins celui que j'honorais de ce nom l'a renié honteusement.: \u2014Vous êtes dans l'erreur, messire : Sinaldi est moins coupable que vous l'avez cru : vous ne lui avez pns douné le temps de s'expliquer.\u2014Son devoir était de m'obéir.Mais Jo serais curleux de savoir comment il excuse sa conduite.\".\u2014ll m\u2019a raconté Ja série des tristes événements qui ont marqué sa vie depuis.qu\u2019il est séparé de vous, Sa dou- pet ses larmes m'ont prouvé sn sin- Ar .* ,\u2014Parle ; que.ta-t-11 dit ?interrogen le corite- avec.nhe: émotion.- \u2018visible ; chr, malgré tout; iI'me pouvait.arrachey # son coeur led sentiments paternels: digne de foi l'excès de vos\u2018 gravés.\u201d : \u2018 L'écuyer; cédantau voeu de son mat- jtre, rapporte d'abord comment Sinal- [di -avait été recueilli sur In gaîère de Mondhie-ben-Omaiïr, après avoir sauvé In femme cf fa fille du chief sarrasin, - \u2018* Quw'\u2019allaient-elles faire à terre ?s'Informa Onofriostraient se reposer un instant sur le rivage, dont le frais aspect les avait séduites : - F \u2014Quel motif avait déterminé l'émir et sn famille à quitter Girgenti, lx no- \u2018hle'ville que sa trahison a livrée à I's- \u2018tranger ?\u2014Le joug des Normands leur parut trop dur ; et Hsiétaient en butte, à cause de leur odieuse conduite, à la baine violente de la population.\u2014Je l& savais bien; quil ne recueitie- rait pas dautre prix de son exécrable déloyauté.Mais poursuis, .\u2014Sinaldi, ajouta \u2018Braceio, avait été transporté, presque inanimé, à bord de la galère, Quand il recouvra ses sens, À voulut retourner à terre ; mais Mondhir-ben-Omair; cachant des sentiments pertfides sons le voile de la re- eonnaissance, insista pour le retenir : 1 lui parla de sa fille, et déclara qu'il Re s'opposa pas à l\u2019union que dési- riient les deux jeunes gens.Emu, trou- Llé par ce langage babile, Sinældi se refusait cependant encore à demeurer près de I'émir.Alors, sur un geste de celui-ci, Madani -et Hayda s'approche- rent.La belle musulmane accabln son sauveur de douces et caressuntes paroles, \u2014Digne fille d'un scélérat ! Onofrio.: \u2014dignore jusqu'à quel point Hayda est déloyaie, et si elle comprend bien lé but des manoeuvres de son père, Quoi qu\u2019il ef soit, Sinaldi faiblissant et maîtrisé pur des sentiquents pres- \u201cque irrésistibles, supplia la jeune fille de se faire chrétienne, protestant qu'il Inurmiira serait à clle pour toujours, De son ¢i- té, Hayda engagea le guerrier A embrasser Fislamisme.Voyant le jeune homme hésiter, I'émlir, sa femme et sa fille 1c pressérent davantnge ; des paroles enchauteresses coulèrent des 1d- vres d'Hayda.Sinaldi, dont les forces physiques étaient épuisées et le moral ébranté, allait céder.\u2018 s'élangn vers de bord du bâtiment, hif-ben-Omair avait fait à Lu dérobée un signe aux matelots : la galère s\u2019& tiït remise doucement en mouvement et voguait vers la haute mer.\u2014It mon, fils ne réclama point contre | l'ingrat procédé de l\u2019homme dont il ve\" nait de sauver lu femme et la fille ?\u2014Tardon ; il reprocha au chef infide- le la contrainte qu\u2019il exerçait sur lui.L'éniir s\u2019excusz de son mieux, alléguant que le vent s'étant Ievé, il avait dû en profiter; il ajouta qu'il cral- gnait l'apparition des vaisseaux, normands, et qu'il avait hâte de quitter ces miers.\u2014Que fit Sinaldi ?\u2014I1 garda lo silence.Hayda &tnit près de lui, 1e conjurant de ne plus songer à s'éloigner, puisque le sort les avait réunis.D n'eut pus kr force de protester davantage, et In gulère l'emmena aux, rivages de l'Orient.\u2014Que devint-il, le chevalier au coeur lâche, qui n'a point su se dégager des chaînes d'une femme ?L'a-t-| \u2018on retenu de force eu ces contrées ?\u2014Noù ; nulle violence ne fut exercée sur Jul.\u2014Ainsi, il est resté de son plein gré ?\u2014Une influence invincible a cons- tamiment dominé ses meilleures résolutions.À peine arrivé parmi les siens, Iémir le combla d\u2019houneurs, de dignités, de richesses.Dès que Sinakdi songeait à partir, Hayda faisait parler son -|amour et ses larmes, l'enchaînant par | des liens ptus forts que le diamant.\u2014Quelles raisons Mondhir-ben- Omaïr avait-il de traiter mon fils avec \u2018unt d'égards, lui qui ne respire contre mol que la baine et la vengeance ?demanda Onofrio d'un air pensif.I! voulait sans doute Ini faire renier sa foi.\u2014Je ne crois pas que l\u2019émir ait jamais benucoup tourmenté Sinaldi sur ce point.Seule, Hayda; de temps à autre, I'exhortait à professer l'islam, dé- clarnnt qu\u2019elle serait immédiatement son Gpouse, s\u2019il consentait.\u201d Li comte de Riari rétléchit un instant ; puis Il s'écria : \u201c Je pense avoir saisi le dernier mot de ce mystère d'iniquité ;- oul, c'est bien celn ! Au moyen de sa fille, Mond- hir-ben-Omaïr voulait consommer l'a- inventé ce moyen de torturer coeur de père et de triomphe c\u2019eût été pour lui de voir le dernier des Riari devenu un infâme rénégat ! \u2014Peut-âtre, insinua l'éeuyer, ne cé dait-l qu'aux désirs d'Hayda, la seule énfani qui lui reste.\u201411 wimporte.Le descendant des preux devait secouer Ie joug de la bouteuse passion qui le retient parmi \u2018les ennemis du nom \u2018chrétien.\u201c \u2014Fi6las ! il avoue lui-même sa faute, \u2018que sa.conscience n\u2019i.cessé.de luf re- \u2018\u2019procher.Mais.le temps, en s'écoufant, \u201clui montrait Te retour plus: difficite; et sa \u2018que m natore-ÿ avait profondément \u2014Patiguées de la traversée, elles d6-.\u201c Pourtant, renimant son énergie.it afin de regagner la côte.Mais Mond- ; timidiss naturelle: tut Stait toute \u2018force d'initiative, D'aÿlleurs il rété mens, pm une position &evée, iI pourrait plus efticacement protéger les\u2019 fidèles de-la Palestine etes pélcrire Ue motif, aujourd'hui encore, entre pour quelque chose dans sa détermination: de rester à Jérusalem, : \u2014Cttte considération pourrait l\u2019excuser à quelques \u2018égards ; \u2018mais elle «n\u2019est qu\u2019un prétexte, - .grand poids sur son esprit.Toutefois, messire, si vous consentiez à le voir en particulier, je pense que vous ressaisiriez votre autorité sur cette nature incertaine, qui Lésite cutre la passion et le devoir.\u2014J'en doute.Pourtant je tenterai ce suprême cifort; je le supplierai de ne point forligner et d'écouter Ia voix de ses véritables amis,\u201d En effet, le lendemain.Onofrio, muni des indications de Braccio, ge rendit à la résidence de Sinaldi.L'écuyer- attendit longtemps le retour de son maitre, dans ume mortelle auxiété.Le comte de Riari ne reparut qu\u2019au bout de plusieurs heures.TL était seul.et.2 In pâleur de son visage, à l'éclat f6- brile de son regard, au frémissement convulsif de tous ses membres, Hrueclio devina que l'entrovue avait Gté orageuse et n\u2019avait-point eu les resul- tats espérés.\u2019 Ces suppositions.étaient fondées, Onofrio s'étant laissé tomber sur un siège, donna un libre cours à sa colère.\u201cJ'ai échoué, s\u2019écrin-t-il ; le félon refuse d'abandonner -la sirèhe qui l'a perdu.\u201d - L'écuyer était consternd.\u201cd'at employé; poursuivit le cemte, ln douceur et la sévérité, les suppll- ations et les menaces ; j'ai fait appel aux nobles sentiments qui doivent ; toujours trouver de l'écho dans Fame d'un loya! chevalier, Emu d\u2019abord, it 1 pleuré.il s'est repenti.et il allait ;1Ne suivre.quand sa perfide tentatrice ,à paru.La présence d'Hayda à ruine \u2018Mon oeuvre, et les courageuses réso- Jdutions de Sinaldi se font évauoules devant les prières et les larmes de l'infidèle.D'une parole; d'un regard.In fille de l'homme que j'ai tenu sous mes pleds \u2018dans l'arène de Girgents \\uta Vaineu sans ressource.\u2014Elle a repris tout son emplré 7 nt I'écuyer en gémissant.| \u2014Son snuéeñs n Été sl complet, I'influence de sa funeste beauté si puissante, que mon malbeareux fils lui a juré de ne point s'éloigner de In l\u2019a- lestine, J\u2019essayai de le ramoner à la nijson, et je lui demandai enfin &il , était résolu de s'unir à.une musulma- \u201cne, au mépris de In loi.du Christ, 1H répligua qu'Hayda se fernit chrétienne.et gwelle lul avait donné cet espoir.Je lui dis qu'il s'abusait et se fondait sur des paroles équivoques.i Alors.il me représenta combien son séjour en 'Ferre-Sainte était utile à nas frères.Il préteudit qu\u2019il m'avait sau- | vé In vie et n'avait cessé de vetller sur \u201cmes jours depuis mon arrivée en Orient.; \u2014TI n\u2019a rien exagéré.| \u2014En quelle circonstance m'a-l-il done préservé ?; | \u2014Il m'a tout appris : Sinalli commandait le camp des Sarrusins où nous avons failli périr.\u2014Jensuite ?\u2014C'est lui qui a donné l'ordre de | nous épargner ct de olittier Ias voleurs \u2018arabes, En route, Mourad-Jektar, un de ses plus dévoués officiers.recut Ja missions de nous suivre et de ,nous protéger en tous lieux, à la ; faveur d'un déguisement.Sinaldi nous suivait lui-même de loin.secrètement, ;1L auriva peu après nous à Jérusalem, \u2018et de Lastrd ou plutôt = Mondhir-ben- : Omaïr lui a.menage une.rencontre Lavee vous, \u2014dJ\u2019interrompis ses balles protestations, ajouta le route, déclarant que Je ne lui en savais aueun gré et que.j'eusse préféré ln mort Ia plus cruelle à la douleur de le-voir agir-comme Il de fait.\u2014Que répondit-il ?\u2014Itien.Reconnalssant qu'il ne cé- devrait pas.je prononcai solennelle- i ment sur lui les plus terribles malécie- ; tions ; je lui soubaitai de plrir comme le fils rebelle de David.où d'être Gerasé.par lu foudre ct de ne point i trouver une sépulture pour ses misérables restes.\u201d | L'écuyer qui almait Sinaldi, se couvrit le visage de ses mains ct sanglo- ;ta tout bas.! \"Ii dd i \u201cJe châtiment redouté que Je Inl; / ) postasie de Sinaldl.Sn Inferual génie à jnfilgeal, continua \u2018Onofrio, n'eut pas l'Occident, remuant les entrailles des contre l'ennemi du nom chrétien les MON lc pouvoir de lo fféchirv, Il demourn [nations de sa parole éloquente et poirs- | armes que vous employez Injustemeat chrétien.Quel' muet et me Inissa partir.Qu\u2019il reste sant le cri de guerre contre les profa- les uns contre les autres.donc avec = l'odleuse fille des musulman, pour laquelle il ne craint pas de violer les devoirs les plus sacrés.\u2014Il n\u2019habite point 1e même palais ; OW'ITayda, expliqua Braccio.\u2018Gmir T'éloïgne fréquemnient, en lui confiant des expéditions.Et c'est pour jonir à de rares intervalles de la présence de , In belle Moresatté qu'il s'obstine 2 demeurer au milieu d'une race ennemie, ; \u2014RB ry a.plus de remède.-Hloignous- nous de'ces: fanustes It \u2018maudit subisse sn destinée.Bracelo, ne .prononce- jamais: devant mot son Pontte oo.aan.abhoré\u201d chissait qu'en vivant! chez les musul- \u2014Je suis persuadé qu\u2019elle cst d'un Le comte dé Riart se rendit ensuite chez Pierre 'Srmite, et s'infoema de l\u2019époque à.laquellé d pensalt pouvoir partir.\u2019 \u201c Dès demain, SH est possible, Tê-pondit l'anachorète.Je brûle de rega- complissement de ma sublime mission.Le Cicl m\u2019a témoigué qu'à J'approuvait.\u2014De quelle maniere ?\u2018 \u2014Ilier, j'étais entré dans d'église de la Résurrection, où la nuit me surprit.L Patizué de mes longues = vurtles.Je m\u2019étendis sur le pavé de la uef, où Je m\u2019endormis.Pendant mon sommet, il me sembla que Notre-Seigneur Jésus- Christ était devant moi ct quiil me, di- saît : \u2018Debout, Pierre, et hâte-toi ! exécute courageusement ce qui t'a été prescrit ; je serai avec tol, car il cat temps de purger les Heux saints «t de secourir mes serviteuwrs\u2014\u201d Telle est la vision dont j'ai été favorise \u2014Dieu soit Fêns, puisqu'H approuve cette graude entreprise ! fit Onofrio avec transports.Messire Pierre.je se- pèlerins.\u201d : L'exrmite, joyeux du compiet assentiment du comte, augura bien du sue- «ès de son projet, ct en coneut nne nouvelle ardeur.Le jour suivant, Pierre & Achéres, Jean le Meingre, Onofrio de Riari et Braccio sortireut de la Ville-Sainte, le bourdon à Ia main.Les pèlerins, parvenus sur les montagnes qui allaient leur dérober ln vue de Jérusalem, s¢ retourndérent, d l'exception du conite, pour Ia contempler encore une fois.L'illustre guerrier se gurdait avec «es compagnons de faire aucune adu- sion à sou fils, L'ermite et le géant apprirent néanmoins de la bouche de Péeuyer ln malédiction prononcée contre Sinaldi.: Arrivés à Joppf les quatre chrétiens se séparèrent.Plerre, qui devait aller directement A Rome, s\u2019cmbirqua avec Jean le Meingre sur un vaisseau marchand, qui init immédiatement à la voile pour les létats de l\u2019Église.[Ie comte de Riari arrêta son passage et celui de Braccio sur ur Lâtiment vénitien, qui ne comptait lever l'ancre que huit jours plus tard.Ce navire allait cingler vers Venise, d'où Ies deux Siciliens = se proposaient de gagner l'Allemagne où Ja France.Toutefois promis de se retrouver.VHI A CLERMONT Le 24 novembre de l\u2019année 1095, fa ville det Clermont ent Auvergne regor- gonit d'étrangers, la plupart splendidement vêtus et accourus de toutes les parties de l'Occident.\u2019 \u2018Le l\u2019ontife suprême, Urbain II, në me présider-les assises de In chrétienté.Duns Un appel pressant.fait aux évêques, aux rois, aux princes, aux guerriers, à tous des fidèles capables de porter les armes, 11 leur avair donné rendez-vous dans Ix ville antique.La voix auguste du Vicaire de Jésus- Clirist avait été entendue ; le coucours immense d'hommes de toutes classes l'attestait suffisamment Depuis sept jours déjà le concile siégeait, et les affaires intérieures de l'Eglise avaient été réglées.Or, au matin du septième jour, par un beau soleil qui dorait In cime des monts, les invités du Pontite.ambassadeurs des potentats de l'Europe, princes, prélnis, guerriers, affluèrent sur la place publique de la noble cité ; ils se rangérent selon l'ordre de Jeur dignité autour d'une haute estrade recouverte de riches tapis, et sur Iaquelle apparaissait un trône surmonté -gner l'Burope ct de commencer i\u2019ac- | ral le premier soldat de.l'armée des.Onofrio et Pierre d'Achères s'étaient.lui-même en France, était-venu de Ro- | x rut la multituëe à Le vie du Pape et du solitaire, et are immense acclgmna tion les sitlua.L'ermite monta les degrés de l'estrade, et prit séance à côtFf d'Urbaia IT.Un sourire de satisfretien éclairs son visage nustère.El devait {tre satisfait, et it pourait enilfasser d\u2019un coup d'oeil l'inmense résultat de su mis ' sion.Pierre n\u2019itvait pas-perdu de.temps, Débarqué en -Ftalfe, l'année précésen- te, il s'étaît acheminé -vess La .Viile- Eternche, recucillant dans tcutes les provinces de ln Péninsuse les respecte des populations, qui salualent en lvi un envoyé de Dieu.M racontait, sur son passage, Les souffrances.la Palestine et les outrages = infiigés aux chrétiens par les musulmans.!$ de #8- chait pas le Sut de eon voyage, qui était de susciter des vengeurs amx Hddles persécutés Son éloguence entiara- mée pénétruit les coeurs, et préparalf les guerriers à tout sscrifier pour 1a délivrance du grand Torabeau- Je Pape Urbain IF reçut parfaites ment Pierre l\u2019Ermite, qui lai remit leg lettres du patriarche et des chvôtiens de Jérusalem.Quand il en eut pris Jecture H dit au pèlerin que son voyage porteraït ses fruits.\u201cJe m'entploierai sérieusement pour cetto affaire, ajoutn le Lontife.Un itnrféé ne s'écoulera pas que ma vais ne s'élève au milieu des chrétiens d'ôe- cident, pour leur expcser la détresse de leurs frères de Judée et les insut que subissent les saints lieux.Je lés uppedierai à lu guerre sainte.\u201d Pierre témoigna an Pape combien ses promesses ie rendnient heureux, \u2018° Allez, reprit Urbain, continuez l'oeuvre que vous avez commencée, Soyez le précurseur du concile que je ne tarderal pas à convoguez Encourage, Léni parle Vicuire du Christ, Dierre I'Exmite parcourut nouveau l\u2019Étalle, franchit les et visita toutes les provinces de - ce.Il vit, les uns après les autres, § princes des diverses nations, les sonf- cita.les pressa de marcher à l\u2019affranchissement des chrétiens d'Orient, Plusteurs s'engagërent à se lever au premier appel.Nou content de ce résultat, l\u2019anachorète sadressa aux peuples accouraut Sur son passage ; sa parole ardente les remua jusqu'au fond entrailles, et les, embrasa du déelr de recouvrer pat les armes l'héritage de Jésus-Christ Cet homme chétif, en moins d'ane année, souleva l'Occident, qui attendit, frémissant, le signal du l\u2019ontife romain.Urbain 11, convaincu par le.sucçés -prodisieux des\u2018 prédications-de Plerre que le moitent était venu de rempilr sa pregesse.ne faillit pas à l'attente ! des peuples, et il convoqua le concile : général de Clermont, : Voilà comment l'antique cité d\u2019Au- ; vergne voyait révmie dans ses murs, -AU 24 novembre, une si auguste as- sembiée, a i Sur l'invitation du Pape, Pierre prit le premier la parole.Sa voix retentis- | sante, enffammée d\u2019un ardent enthou- slasme.&elatn sur-Fa foule comme le ! éri de l'Archange vainqueur au jour de la lutte contre les puissances infernales, 11 expasa les outrages faits à la ; foi du Christ, il rappela les profana- , tions et ks sacrilèges dont il avait été i témoin, les toururents et les persécu- ,(lons que les enfants d\u2019Agar, les Sarrasing, inffigenient à ceux qui visi- | taient In Terre-Satnte, M ne restait plus qu'à Indiquer le moyen de remédier à tant de inaux : | C'était l'office du Pontife, Urbain par- ba apris Pierre UErmite, et s\u2019exprima en ces termes ; * Vous venez d'entendre l\u2019envoyé des : chrétiens d'Orient ; il vous a dit.le des attributs du Souveraln-Pontitieat.| sort Inmentable de Jérusalem et du Tout d'un coup le silence se tit dans ! peuple de Dieu : il vous a dit comment la foule jusque là bruyante , un h&|1In ville du Roi des rois qui transmit raut d'armes, monté sr le premier de- {aux autres les préceptes d'une foi pu gré de d\u2019estrude, annonça Yarrivée du fre, a été contrainte de servir aux su- Tape.} perstitions tles païeus ; comment le Bfentôt, en effet, Urbain s'avancça.| tombeau mirnculeux où lu mort ui pu vêtu des insignes sacrés de Li plus gurder sa proie.ce tombeau, source haute dignité de ce montie, et précédé de In vie future, sur lequel s'est levé des cardinaux en robes de pourpre.LL le soleil de Li Résurrection, a été soull- prit place avec majesté sur son trône.lé par ceux qui ne doivent rossusciter A peine était-il assis, qu'une ondwWa-\u2018oux-mmêmes que pour servir d'alimunt tion se produisit dans ln fouie : UD au feu éternel.géant, Jean le Metngres souvrait | Gi uerriers qui m'Goouter, vont ut | passige à Ja force du poignet ; il prê- | cherchez sans cesse de vai : cédait un petit hone chétif, portant | de guerre, réjoulssez-veus, car voted Ie Litton des pèlerins elle manteau de ivne gueive légitime, le moment cst laine.\u2018 :temr de montrer si vous êtes animés : + que le fils .\u2018Ou fiémissement de respect parcou- te des Heux sainis.> et Mais cet homme, si faible en appa- d'un vrai courage ; le woinent ost ve- \u201crence ct de si humble tenue, tous ces nu d'expier tant de violences coumi- prélats, ces princes, ce peuple, le con- ses au sein de la paix, tant de victoi- naissnient, Depuis un an il parcourait | res soulllées par l'injustice.Tournez nates du Saint sépulcre.\u201cVous qui fites si souvent la ter- C'était lui qui avait provoqué celte \u2018reur de vos concitoyens, et qui vendez grande et imposante assemblée, | pour un, vit salaire vos bras aux fu- L'ormtte l\u2019ierre apparaissait en ce | renrs d'autrui, prenez le glaive des Majour solennel comme le messager de\u2019 ckabées, alles défeudre In Maison Diew, comme la trompette sacrée qui \u2018d'Israël, qui est la vigne du Seigneur somnait le\u2019 combat des enfants «du | des armées ; allez réprimer l'insolence Christ contre les infâmes sectateurs \u2018des infidèles qui veulent soumettre left deMobammed.| roynumes et les empires et se propo- Il étutt donc juste que flilustre pè-; sent d'éteindre Le nom chrûtien.I! né \u2018lcriv,, dont le génie avait embrasé-tant \u2018agit plus de venger.fes injures ded ŒAnes généreuses; obtint une place | hommes, mais eclies do la Divinité : et remplit un rile pris du Souverain- | ii ne s'agit plus de l'attaque d'une vi Co le: ou d'un château, mais de.Ila conqu@sam = M - A] 4 14 Pendant que le Souverain-Fontite parlait, Jçan le Meingre, qui n'avait pas été l\u2019un des moins ardents à applaudir l\u2019ermite Pierre, son biental- teur, fut distruit de l'attention = qu'il \u2018prêtait aux exhortations du pape par la vue d'un personnage dont la présence sembla fort l'étonner.près avoir examiné à plusieurs reprises, comme s'il craignait de se tromper, fl fendit trois ou quatre rangs de la foule, tout en s\u2019efforçant de ne mécontenter personne, et beurta du coude d'homme qu il avait aperçu.\u201c Vous ici | messire Bracclo, fit-il à voix basse.\u201d ; L\u2019écuyer du comte de Riari\u2014cax c\u2019était bien Tui,\u2014se tourna vers son interlocuteur, manifesta quelque sut-, prise, et lui tendit cordialement la main.\u201c Quelle est donc l\u2019heureuse fortune qui me procure le plaisir de vous voir ?reprit le géant.\u2014Ne pourrais-je pas vous adresser la même question ?fit l'écuyer en sou- | Tiont ; mows avons rencontré une fois votre ami, l'icrre I\u2019Ermite, depuis notre retour de \u2018Terre-Sante, et vous n'¢- ez pas uvee lui.Mez ! n'y a rien d\u2019extraordinaire à cela, expliqua Jean le Meingre avec volubilité, le saint homme ne cessait de me confier des messages qu me TC- tenaient la plupart du temps éloigné de lui\u201d Au moment où se terminait ce dialogue, sachevait également l\u2019allocution d'Uurbuin II.Aux paroles pressantes du l'untife suprême, l\u2019assemblée des fidèles se leva tout entière, et fit entendre ce cri : \u201c Dieu le veut ! Dieu Je veut Cette acclamation unanime, future devise des crolgés, fut répétée i plusieurs reprises ; elle retentit au loin dans la cité de Clermont et jusque \u2018dans les montagnes voisines.- Alors le l\u2019ape, levant les yeux au ciel comme pour remercier Dieu de cette imposante manifestation, fit signe de la main pour imposer silence, ot continua ninsi : \u201c Mes frères, vous voyez aujourd'hui J'accomplissement de cette parole du Seigneur, que là où les siens sont us- semblées eu son non, il est au milieu d'eux.\u201cQue ces paroles: Dieu le veut! soient désormais votre cri de guerre du Dieu des armées.s Au reste, nous ue prétendons pas que les vieillards et les invalides, et ceux qui ne sont pas propres aux armes, entreprennent ce voyage, non plus que les femmes sans leurs maris, leurs frères ou d'autres Lomines, qui en répondent.Toutes ces personnes donnent plus d'embarras que de secours.\u201cLes riches nideront les pauvres, et meneront avec oux des gens de ser- wice à leurs dépens.Les prêtres n'iront point sans la permission de leurs évêques, de qui les laïques mêmes doivent recevoir la bénédiction, pour en- troprendre un pèlerinage.\u201c Quiconque veut accomplir celui-ci, doit porter sur lui la figure de la croix.Ede sera le slgne élevé entre les nations pour réunir les enfants dispersés de In maison d'Israël ; portez- da sur vos épaules ou sur votre poitrine ; qu\u2019elle brille sur vos armes et sur vos étendards ; elle deviendra pour vous le gage de In victoire ou la palme qu martyre ; elle vous rappellera saus cesse que Jésus-Christ est mort pour vous et que vous devez mourir pour dul\u201d Lorsque Urbain cut cessé de parler, Yagitation fut grande dans lassem- bdiée ; 11 y régnait un indescriptible nthouslasme ; et longtemps on n\u2019en- dit que ces acclamations : * Dieu le veut ! Dieu le veut !\u201d Elles étaient comme lu voix de toute la chrôtienté.L'ééuyer d'Onofrio et Jean le Meingre s'associèrent avec transports aux sentiments qu\u2019exprimait la multitude.Ils pouvaient rendre témuoignage ce la Téalité des maux auxquels le Pontife uviait les chrétieus de remédier ; ils avaient vu par eux-mêmes la situation lamentable de la \u2018Ferre-Sainte, \"Toutefois l'esprit mobile du géant s'occupa bientôt d\u2019autre chose.Interpellant de nouveau son ancien coi- pagnon de pélerinage, il lui dit © * Etes-vous donc seul, messire, en cette ville de Clermont ?\u2014Jo suis venu avec mes maîtres.\u2014Vos maîtres ! répéta Jean le Melngre qui crut avoir mal catcadu.\u2014Sans doute.\u2014ln avez-vous donc plusieurs, maintenant 7 \u2014Deux seulement, riposta Jiracelo avedun nir légèrement raitleur.\u2014Jlût où sont-ils ?\u2014Là-bas, à quinze mas de l\u2019estrade, auprès de cette haute maison voisine de celle à laquelle le trône du Pape est adoss& .\u2014Je vois le comte de Riari, déclara te géant \u2014Vous devez apercevoir également homme qui l\u2019accompagne, et qui est aussi mon maître.Au coimmencernent de la séance, ils étalent iel, à côté de moi ; Ics ondulations de la foule nous >\u201d ont sépärés et lee ont rapoussés à l\u2019en- , droit où vous les dôcouvrez à pré- went, = -} | gimme aveo la comto de Rian.\\ w i 4] salt de temps isting gucrrior de hante uttestait que Praccio ine ws \" comt Estce tort en exprireant lp doute qu'il eût re + que vous êtes aussi au service de ce personnage ?\u2014Assu'énient, je vous lal dit L/homme dont nous parlons, guoique Jeune encore, ne craindrait pus même un colosse tel que vous, \u20141l est, vralsemblablement, le fra- re d'armes du comte ?\u2014Non,.AA \u2019 \u2014Son ami ?Lou \u2014Nullement.: \u2014Qu'est-ll donc alors 2 \u2014Son fils.: \u2014Sinaldi ?- ' \u2014Lui-méme.,\u201d A : Jean le Meingre regarda l\u2019écuyer dans le blane des yeux, croyant qu'il plaisantait.ara OU voulez vous moquer de moi, \u2014Pas le moins du monde.\u2014Je n\u2019y conçois plus rien.\u2014Pour Dieu, regardez donc, et dites Si le guerrier dont il s'agit ne ressemble pas au comte de Riari ?! \u2014-Il est revenu de chez les intidè- cs.- \u2014Effectivement, \u2014Vous parleriez plus exactement si vous affirmiez que nous d'en avous ramené \u2014Cependant lors de notre départ de Joppé.\u2014Vous oubliez, mon, brave compagnon, que vous vous êtes embarqué Luit jours avant nous.\u2014Vous avez raison, constata Jean le Meingre.En ce eas, c'est durant cet intervalle que Sinaldi vous a rejoints ?\u2014Précisément, \u2014Voilà, certes, une nouvelle à.laquelle j'étais loin de m\u2019attendre.\u2014lI\u2019lerre d'ICrinite v'a pas eprouvé une moindre stupéfaction que vous, \u2014Il y a motif, en vérité.\u2014Je ne le couteste pas.\u2014Si j'ai bonne mémoire, d\u2019après ce que vous nous avez vous-mé@me raconté, lorsque nous quittâmes Jérusalem, Sinaldi avait obstinément refusé de suivre son père ; il avait préféré subir In malédiction du comte plutôt que de s'éloigner de la fille de Mondhir- ben-Omair, \u2014Et pourtant il avait été plus impressionné qu\u2019il ne\u2019lui avait plu de le laisser paraître.\u2014Ce que vous m\u2019apprenez là me fait plaisir ; car, à mes yeux, maintenant que je fréquente d\u2019honnêtes gens, il n'est rien de plus odieux qu\u2019un fils ré volté contre son père.\u201d Braceio ne put s\u2019empêcLer de sourire de la naïve remarque du géant.11 poursutvit : \u201cSmaldi ne tarda pas à prouver qu\u2019il n'avait point répudié les euscl- gnements de la foi chrétienne.Ne pouvant plus soutenir le poids du courroux paternel ct redoutant que Dieu ne ratititt les terribles malédictions invoquées sur sa tête, il s'échappa furtivement de Jérusalem, et arriva à Joppé, la veille de notre départ \u2014Uomment l'accueillit le comte ?\u2014Avec colère.Mais Sinnidi se jeta aux genoux d'Onofrio, les embrassa en pleurant, soilicitant son pardon d\u2019une voix déchirunte, et jura qu\u2019il renonçait à Hayda, à son amour, et à tous ses rôves de bonheur, Le comte, touché de ce généreux sacritice et de ces résolutions généreuses, se laissa fléchir, Il se souvint de la parabole «le l\u2019enfant prodigue et de la brebis GÉgarée que le Seigneur recommande de tra)- ter avec bonté.T1 pardonua done à son fils, et révoqua les redoutables malédictions, Le jour suivant, nous nous embarquâmes, et la nef rapide cmpor- ta Sinaldi loin des funestes rivages où une passion fatale I'avait si tongtemps euchainé, -Le noble chevalier a perséréré dans ses bons sentiments, je le vols.\u2014Il s\u2019est montré admirable.Tout à Pheure, il s\u2019enrôlera pour la guerre sainte, ainsi qu\u2019il l\u2019a promis dijà à Pierre I\u2019ermite, \u2014C'\u2019est signe qu'il ne songe plus gud- re à ln fille de l'émir de Gtrgentl.\u2014Fum ! murmura lécuyer.person- mes peep tne ne connaît au juste ses dispositions actuelles à ce sujet \u2014TParie-t-il de la beHe musulmane Ÿ \u2014Je ne lui ai pas imêrne entendu prononcer son noin une seule fois.\u2014-Evidemment ii n\u2019y pense plus.\u2014Je n'ose le croire.Sinuldi est toujours profondément triste.\u2014XÆe tumulte des aiibrts qui vont comisencr le uûrisa, SH est encore malade de son amour iz«nsé, dit Jean le Meingre.\u201d Ce fut la dera&vre réfexian da zéaet La multitude vemit de sc recuerur après les cris d'enifipesiasme, ct Ua silence solennel plana!t sur l'immense asseiublée.Draccio, qui soubatait de n'être plus distrait par Jeau le Meingre, protita d'un moment où l\u2019esprit et les remards mobiles de celui-ci s'& tntent portés sur un point de la foule pour le quitter.Lécuyer, en quelques secondes.parvint à se glisser jusqu\u2019à secs maîtres.\u2018 Sinaldi, dehout à côté de son père et revêtu des insignes de la chevalerie, avait écouté avidewent les paroles de l'emnite et celles du Pontife ; ses yeux et: sos jours amsigries s'étaient animés ; mais un sombre nuage, qui pas- A autre sur son front, n\u2019av:üt point LS - ; les.qui assistai ng S, me NAST ce | JUURNAL DES CAMPAGNES ~~ oublié Hnydn.Cependant le cardinal Grégoire, qui: monta.depuis sûr \u2018la\u201d\u201cchairs de saint1 Plerre, sous le nom d'Innocent IT, s\u2019a- Vança au bord de l\u2019estrade, et pronou- ça à Laute voix une formule de confes- slon générale ; tous les assistants se prosternèreut à seuoux se frappèrent ln poitrine et reçurent l'absolution de.- [leurs péthés, Adhémar évêque du Fuy demanda |le premier à entrer dans la \u201c vole de Dieu,\u201d ct prit In croix des mains du Tape ; plusieurs évêques suivirent son exemple.Pierre l\u2019Ermita, debout à côté du Pontife, sc tourna vers le comte de Riarl, et ayant rencontré son regard, il lui fit signe d'approcher.Onofrio brit de bras de son fils, et dit: \u2018\u201c A notre tour!\u201d En ce moment, Jean le -Meingre s\u2019a- percut que Dracclo I'avait quitté, et il vit I'Geuyer près de- ses maîtres.Comme il arrêtait les yeux sur le groupe formé par les trois guerriers, il fut témoin d\u2019un incident étrange.Au balcon de là maison devant Iaquelle le comte de Riari et son fils étaient placés, le géant, à qui rien n\u2019â- chappait, remarqua deux femmes vêtues comme les riches .chiitelaines de I'Gpoque ; leur coiffure, ornée d\u2019un voile rehaussé de broderies dor, ne permettait de distinguer qu\u2019une partie de leur visage.Toutefois c\u2019en ftait assez pour deviner Ia beauté remarquable de l\u2019ine d'elles, placée à droite.Derrière les deux femmes, l'ocil subtil de Jean le Meingre découvrit un personnnage de tournure distinguée, élégamment hahillé, et qui paraissait être un gentilhomme de haut lignage, Son visage semlla étrange au géant, qui l\u2019observait attentivement.Au lieu de prendre part à l\u2019enthousiasme général, cet homme promenait sur l'assemblée un\u2019regard rempli d\u2019un feu sinistre ; 11 était pale, ses lèvres frémissaient, et sa face couvulsée par intervalles annonçait qu'il était en proie à des émotions violentes.Or, quand Onofrio avertit son fils d\u2019aller prendre la croix, ce seigneur saisit = vivement le bras de la plus jeune des deux femmes, à l'oreille de laquelle 1 murmura quelques mots.La roble dame tressaillit, et fit un mouvement comme pour se révolter contre un ordre désagréable.Mais I'inconnu pressa plus fort le bras délicat qu\u2019il n'avait pas lâché; des éclairs menagants jailllirent de ses noires prunelles.° Alors la jeune; femme, toute pâle de cette brutale Ctreinte, détacha de son bras un bracelet magnifique, le ha- lança un instunt en l'air, puis le lals- sa tomber.L\u2018inconnu suivit de l\u2019oeil la chute du bijou, ot ensuite se rejeta vivement en arrière.Jean le Meingre, qui avait tout vu, courut pour ramasser le bracelet.Mais Sinaldi, devant qui il avait roulé, prévint le géant et s'en empara.Ayant aussitôt levé les yeux pour savoir qui avait perdu cet objet de prix, 01 aperçut à son tour les deux femmes, et se troubla profondément.\u201cHayda! Hayda! balbutis-t-i1 en baissant la tête, est-ce possiDle ?\u201d Tandis que Sinaldi (tait ltvré à ses préoccupations, fon père, déjà parvenu au pied de Festrade, l'appNait avec impatience, I© guerrier se hâta de cacher le bracdet dans son setn, au grand Gfonmment de Jean le Moingre, qui professait mzilntenant des principes sévires SW*WA probits, ot 11 se mit en devoir de rejoindre le corate de Riati.Tout en montant lentement les de- aris de l'estrade, Sinaldl reporta ses regards sur le baleen.Hayda le contemplait d\u2019un air affllgé et semblait l'inviter à ne point s\u2019enrôler pour la gucre sainte Le noble S:cilien s'émut et sentit tout son couraze l\u2019abandonner.Il montsu néanmoins les marches, mais como bn condamné qui va au supplice.Du haut de l\u2019estrade, il jeta de nouveau un coup d\u2019ocil sur Hnyda, qui lc regardait toujours avce tristesse.L\u2019amour de Sinaldi se réveilla, en cette heure fatale, avec plus de violence que jamais ; l\u2019année qu\u2019il avait passée : loin de la belle musulmane, n'avait fait que l\u2019enraciner davantage.I°6- preuve présente n\u2019eut donc pas de pel- ne à ruiner sc& meilleures résolutions.Tandis qu\u2019un orage terrible grondait et éclatuit dans le coeur de son fils, le comté de Riari, conduit par Plerre PIrmite; recevait la croix avee des transporls d'enthousinsme, 11 pro- vanca d'une voix retentissante le ser- mest de Verser la cause de JGsus- Ohrist ct do comvattre = jusquà la morl ica ennems de la foi véritable, Lorsqu'il cut accompli les rites prescrits, il présenta lui-même ln croix à Siniddi, qui l\u2019attacha sur son épaule avec une sorte d\u2019hésitation qui étonna son pare.Sur l'invitation d\u2019Onofrio, lo vaillant chevaller préta également à haute voix le serment requis.Bracclo et Jean le Meingre prireut aussi ln croix.Presque tous les fidy- t à l'assemblcé lcs imitèrent, ct décorsrent leurs vêtements d'une croix rouge, de drap ou de sole, signe auguste d\u2019engagenicnts * \u201c ps ee ~ : : ; aE | irrévocabies ; ils reçurent dès lors le nom.de croisés, et celui-de croisidle fut donnée à la guerre qu'on allait faire aux Sarrasins, .La nuit approchait, et le comte de Riaxi se retirait avec son fils et son écuyer, en se félicitant d'avoir assisté à cette grande journée, Sinuldi, qui était resté à quelques pas en arrière, fut rapidement accosté au coin d\u2019une rue par un homme en qui il reconnut immédiatement - Mourad-Jektar, malgré le costume franc sous lequel se cachait le musuiman.- \u201cQue me veux-tu ?demanda le noble Sicilien, : \u2014Elle attendra ce éoir que vous lui rapportiez son bracelet dans la maison où vous l\u2019avez vue, répondit Mou- Tul.\u201d .Pt'il disparut, sans donner à Sinaldi le temps de réclamer d\u2019autres explications.En s'éloignant, Mourad-Jektar se croisa avec Jean le Meingre, qui avait retenu de son ancien métier l\u2019inbitude de fureter partout.Le géant doué dune excellente mémoire, et dont le coup d'oeil était pénétrant, erut reconnaître son anclen guide de Palestine, à qui il gardait -une violente rançune ; mais fl *n\u2019eut pas le temps de s\u2019en assurer.Toutefois, comme il l'avait vu s'entreteñir avec Sinaldi, et que, d\u2019autre part, il avait surpris le Sarrasin échanger quelques mots avec l'homme du balcon, il con- eut d'étranges soupçons.\u201cDemain matin, pensa-t-il, je com- muniqueral mes doutes à Pierre et au comte de Riari.Et si, réellement, comme j'ai quelques raisons de le supposer, ce duuné.de Mourad-Jcktar est en cette ville, malheur à lul 1\u201d IX LA POURSUITE © - Onofrio avait retrouvé à Glermont plusieurs chevalier siciliens, ses anciens compagnons d'armes au siège de Girgenti et dans iles longues guerres soutenues contre les Normands.11 les luvitr tous à sa table pour ce même soir, du 24 novembre.Le banquet fut long et marqué par un enthousiasme extraordinaire.Le comte de Riari et ses amis célébrèrent, dans ce repas fraterne} le grand événement de cette journée mémorable : l\u2019ouverture de ln lutte contre des musulmans, qui se trouvaient eux-mêmes représentés à l'assemblée dans In personne de Mou- rad-Jektar et de Mondhir-ben-Omair, |Thomme placé au balcon derrière les deux femmes, Sinaldi, occupé tout entier dela pensée d'Hayda et de l\u2019invitation qui lui avait été adressée par Mourad, n\u2019attendit pas que le festin fut achevé pour sortir ; il allégua un prétexte, et s\u2019éloigna.T1 courut à la maison qu'on lui avait désignée, et il était déjà tard quand il y arriva.Il s\u2019arrêta devant la façade, ne sachant comment faire pour entrer, Mais un homme se détachant du mur, s\u2019approcha doucement et demanda tout bas : \u201cEst-ce vous, Sinaldi ?\u2014Ouli, mon fidÿŸle Mourad.\u2014Tilâtez-vous done, car on vous attend depuis longtemps.\u201d En plant ainsi.il entraîna le chevalier dans la maison, et le poussa dans un appartement où s2 trouvaient trois personnages, Mondhir-ben- Omalr, Madani et Mayda.A l'apparition du_Sicilien, l\u2019émir se tint sombre c: kmmobtle À sa place ; Madan! resta mette ; WTayda seule s'avanca de quelques pas au-devant du fils d'Onofria.\u2018* Sinaldi, dit-elle Avce amertume.que sont devenues vos proteslations d'éternel atiachement ?Qui eût jamais pensé que votre indifférence pour moi pit devenir ei complète Ÿ \u201d Le guerrier, d\u2019un conp d'oeil, avait constaté le chan5cmeat survenu dans la personne de la tel\u2019o ruUwulmane : elle était pâle maintenant el amaigrie; une mélancolie profonde était empreinte dans son regard autrefois si brillant.\u201c Mayda, répondit-il d\u2019une voix altérée par la douleur, vous êtes injuste envers moi.\u2014Pourquol venez-vous si tara ?\u2014Il faut Imputor le délai que j'ai mis à me rendre à'vos voeux à des circonstances indépeudantes de ma volonté.\u2014Vous ne m'avez donc bltée ?\u2014L'absence n'a fait que graver plus avant dans mon coeur votre image adorte, soupira Sinaldl dont = l'irréflexion égalait la faiblesse de carae- tère, \u2014I1 y a plus @\u2019nn an, cependant, que vous m'avez abandonnée.\u2014Mon père m\u2019avait maudit, renié, et le poids de son courroux me tuait.\u2014Et mol, séparée de vous, je languissais ; peut-être serais-je morte déjà, si mon père et ma mère ne nr'avalent promis que je vous reverrals.\u201d Moudhir-ben-Omair, jugeaut \u2018qu\u2019il était temps d'intervenir, se Jeva, et cuveloppa le Slcillen de son regant perfide et pénétrant.T1 avait mesuré 1 timidité morale de-Simaïdi dans Louie son \u2018étendue ; fl snvaiti que 61 ce dès cendant d\u2019une forte race gamlait da point ou- a Car .4 in courage guerrier, \u2018fl n'avait rien de leur fermeté ni de leur énergie héroë- que.Sous ce rapport, les Rinri avaient complètement dégénéré dans la peis .sonne de leur dernier rejeton, Calculant son langage sur\u2019ces découx vertes.l\u2019émir dit à son tour: .\u201c Chrétien, parce que \u2018j'avais eu Iemadheur de voir ma fille captivée par toi, je t'avais donné une place à mou foyer, une part de mes bienhs, des hons neurs et des dignités enviées.Pour récompense, tu as lnissé, par ta fuite, le deuil dans ma maison et le désess poir dans l'âme d\u2019Hayda.e- Sinaldi baissa la tête.3 Le chef musulman reprit : \u201c Mn fille refusait de survivre à ton départ ; la fascination que tu exercais sur elle était grande ; j'ai dû l'emmener, & travers mille périls, au milien: de mes plus mortels ennemis, afin de la rapprocher de toi.Maintenant 1x voild ; elle est ta fiancée ; malgré tæ fol, accepteras-tu sa main ?\u2014Pendunt cinq ans, s'écria le chevalier hors de dui, ai-je souhaité et sollicité autre chose que de prendre Hayda; pour épouse ?, \u2014Alors fuis avec nous.; \u2014Fuir cette ville ! abandôénner mon père !je ne le puis, non plus que in\u2019unis i une musulmane, murmura Sinaidt, \u2014Bicntôt, si vous consentez, Lalbwu tin Mayda, je me rangerai sous la lol du Christ, .\u2014VYous vous feriez chirétienne ?dee- manda le noble Sicilien îvre de joie.\u2014Oul, déclara résol0ment la fille de l\u2019émir, \u2014de le disais bien à mon père, que; Poire conversion s'accomplirait un Ë our, \"+2 il est nécessaire que tu fules avec* nous.# \u2014linpossible ! CS \u2014Nous partirons done sans toi ; si - ma fille doit périr, il vaut mieux qu\u2019el- - le meure musulmane que chrétienne.\u2014Mais, au nom du ciel ! quel motif vous ohlige à fuir ?\u2014On nous a dénoneés aujourd'hui comme espions, Nous aurions dû quitter immédiatement cette ville, ct leg heures que nous avons passées à t'attendre nous seront peut-être funcstes, funestes, = \u2014Si Hayda se fait chrétienne, elle ne courra plus aucun danger.\u2014ElMe, sans doute.Mais Madini et moi, nous n'cmbrasserons jamais ton culte, ct on ne nous épargnera pas.\u2014J\u2019Intereéderai pour vous.\u2014Nous n'avons nulle confiance dans \u2018la imiscricorde des tiens, ét' nous n\u2019en courrons point les risques.Tu ne nous as que trop retardés ; nous n\u2019avons pas une minute à perdre.Veux-tu nous suivre, oui ou non ?\u2014Vous exigez que je mie sépare de mon père ! fit Sinaldi avec une angoisse extrême.: \u2014Ne faisons-nous pas assez de sacrt- fices ?Réfléchis : nous Imposons silence à nos haines traditionnelles, à nos convictions religieuses, et nous avons affronté des périls inouïs pour te rejoindre.Viens-donce, si tu désires sincèrement qu'Hayda\u201dsoit chréëtienne et qu'elle t'accorde sa main.\u201d Le chevalier demeura un instant ine décis.Mais un regard jeté sur Ia file de I'émir acheva de lc déterminer.\u201c Partons, dit-il enfin.Quand Haydx \u2018sera cn sûreté ; quand elle sera chrétienne ct qu'elle m'awra donné sa fot, Je reviendrait tout apprendre à mon père, qui ne refusera pas de me pardonner.\u201d C'est ainsi que lc dernier des nobles et héroïques Rlurl cherchait à se fairé illusion sur l\u2019acte qu\u2019il se préparait & gecomplir, entraîné par la faiblesse .de son esprit et de son coeur.Un éclair de io'e iaillit des yeux de Mondhir- ben-Omaïr.à ces paroles.\u201c IIA tons-nous, recommanda-t-1 ; nos amis nous attendent dehors avec ded chevaux, \u201d .: Et il nrécéda le fils d'Onofrio et les deux femes dans une petite cour, où Sinaldi reconnut Achmed-ben-Yacoub, Hassan-ben-Saleh, Mourad-Jektar, Khaled cot le chef Abd-Allah, cest-i- dire les principaux officlers de I'émir.(A suivre) à EY STN Une catastrophe EXPLOSION D'UNE POUDRIERHE Pinole, Cal, 9.\u2014Une catastrophe épouvantable s\u2019est produite, ici.La bâtisse de Ia ! California Powder Works,' où.l'on conservait une grande quantité de nitro-glycérine, à fait explosion.Arthur Cranes, contremat- tre, et L.J.Wilkinson, ont été tués.Un grand nombre d\u2019employés ont été blessés, d mme rarement Biscornet est sur le point de divorcer.3 \u2014Comment ! un ménage qui parals - sait si uni.: \u2014Que voulez-vons ?.,no0s caracta- res étaient absolument\u2019 fücompats- bles.surtout le alemn ! .-\u2014 a.ses afeux ln.viglieur physique et Ie +\".\u2014Hayda sera chrétienne, confirms Moudhir-ben-Omalyr : de la sorte que .tous les obstacles disparaitront ; mais fF\u2019 Cd x \u20ac PE A, 7 ~ LE JOURNAL Its CAMPAGNES « At ait i Ja Chambré \u201cque M.'Tupper.1 ne craint pas \u201cde s'adres- Blair a eu l'audace de proposer d'aug- ser À ces adversaires, non seulement menter la dette du paye de $6,000,000 \u2018en pnblic, mats eu particulier, pour les Sir Charles Tupper : là $7,000,000 pour iicheter le Drum- indnire à adopter une politique qu'il \"mond de M.Greenshlelds 7?(Appl.-Croit avantageuse pour le.pays, II fait Grr.\u2014 cul _ Sa rain qui, daus > 0s anaes.sert une superbe ral ie Son Hontetr \u201cpis a 1 eee 1 1is congé ka | Fhérif Gagcon: de M: Kernatebez et de LA FRTE DES ARBRES Une jolie démenstration Quelques extraits de + t les documents, publies, - \u2026 conservateur).| passer d'intérêt publie avant ln po- os fdas, Jos otorab, cs ntnisires, a Lo : \u201cire \u201cQu\u2019aurait coûté aw pays le pro- Jitique et c'est 1a un noble exemple.Cnr oun, quitiCrent Ze terrain enchan- son discou rs | longement de l'Intercolonial, à Mont- _ Tlus que jamais durant ln présente Te ; | tax du vices de f2 plantation ofticiel .dre \u2018réal ?Une contribution de $1,000,000; session, le parti conservateur a lien! | Succès sur toute la ligne | Te terrain on u ré dual 1899, Le discours de sir Charles Tupper -\u20act avec l'aide dn Pacifique et du Grand, Ÿ être fier, de son chef.\u2014_\u2014 sest lait :a plantation sur le budget a été une nouvelle démonstration de l\u2019étonnante force physique et intellectuelle du vieux Kauder.Il a Httératement écrasé sir Richard Cartwright.I'nisant allusion au mot \u2018pernicleux démagogue\u2019 dont sir Richard Cartwright s'était servi à son adresse dans uu discours précédent, 11 s\u2019est \u2018écrié : \u2018Cependant quelque pernicieux démagogue qu'aâit pu avoir été Thonmonsieur, dans le passé, aujourd hui, il s\u2019est amendé, (Rires).\u2018La position qu'il occupe actuellement sur les banqueites du gouvernement, a fuit perdre à lon.monsieur, les éclats de voix qu\u2019il savait trouver en ces occasions, et relégul, comme i] lest, A I'arritre-plan de l'administration, par le premier ministre, il aime mieux employer son temps À soigner ces intérêts de famille, si chers au coeur de chacuri, que de s'occuper des questions prulldiques.\u2018Je félicite l'hon.monsieur d'avoir obtenu un si beau succès dans son nouveau rôle ot d'avoir réussi à faire placer tant de membres de sa famille dans le service civil du pays, que son record a ce sujet ne peut être Lattu.(Appl.et rires).\u2018En une certaine occasion, Thonministre s'est Inissé emporter jusqu\u2019à qualifier- les provinces maritimes de \u2018lnmbeaux: et de pidees rapportées au Dotninion.* I1 a dû éprouver une grande joic, quand il a vu le premier mi nistre alors qu'il fut appelé à former son cabinet, se tourner vers les provinces maritimes et leur emprunter leurs laïnheaux et leurs pièces, afin de rapiécer une administration pour le pays! (Ecoutez, Écoutez).\u2018 Pour obtenir le pouvoir, le parti libéral a nyuselé l'hon.monsieur, et l\u2019a relégué chez lui, car ses discours incendihires ruinairnt Jes libéraux auprès de l'électorat.Or dans ces cir- constanbes, l'hon.ministre a da.se contenter d'un ministère de second ordre.et sa place a été prise par l'une des pièces des provinces maritimes.(Rires).Co : \u2018 Je ne profcsse, 18 une grande hd- miration à.l'endroit de sir.Richard, Cartwright; cependant, fl.n toute md sympathie (Rires).Or quelle.ést la tâche qu\u2019on mi na imposée?Quel chi- \u2018timent lui a-t-on infligé pour ses pe: chés?- .\u2026 * En.sa qualité de ministre du Commerece, il n été chargé de régler la question du \u2018service rapide, et comme un autre Sinbad.11 s\u2019est trouvé à porter un vieillard à la mer sur ses épaules, qui n'est autre que M.Dobell (RIres).C'est ce qui lui donne droit à, la sympathie.(Rires).se Sir Charles a alors abordé la question du\u2019 service rapide, Au sujet ac 18- quelle on nous a innt blagués: \u201c Où en est ce projet actucilement ?Le gouvernement a fait un contrat avec les MM.Petersen.1! (sir Charles) à supporté le contrat parce qu\u2019il croyait, cn agissant ainsi, donner une chance au.parti libéral d'obtenir le service ; mais Il déclare on même temps que ce contrat ne valait pas Je papier sur lequel il était Cerit.(Zcoutez, écoutez).Co \" \u201cUne .mesquine question s'élève maintenant, à propos de la remise du dépôt des MM.Paterson.Il n'hésite pas à dire qu'il serait content, de leur voir remettre jusqu'au dernier sou, par ce que ces messieurs ont agl de bonne fol.Us croyanient pouvoir exécuter leur contrat: mais quand ils cn vinrent à l'exéention, ils constatèrent que l'entreprise, était impraticable.(Ecoulez, écoutez).; ; ¢ Après deux ans, où cn sommes- nous ?A-t-on un service.rapide en perspective ?Non! loln de Jal \u2018 Bt cependant, quels auralent été les résultats de l'établissement d'uu service rapide pour le peuple du Cunada?\u2018 - * C'aurait été une augmentation dans la valeur des marchandises fragiles, telles que: viandes, fruits, volailes, ocnfs, beurre, ete, ce qui amrait profité à tous les fermlers du Canada.\u2019 Sur la question du Drummond et de l'Intercolonial, sir.Charles Tupper n'a pas été moins énergique : \u2018Parmi les autres questions nux- - Quelles M.Fieläding a fait allusion dans son discours, a-t-il dit, se trouve le chemin de fer du Drummond.C'est le deruier sujet auquel j'aurais crû qu\u2019il % dut faire allusion, en face des faits qui sont maintenant coneignés dans ce Trone.on aurait pu construire un pont sur le fleuve, ce qui aurait permis à tous les chemins de fer d'arriver fi Quéhec.Le gouvernement aurait pu ensuite traiter d'égal à égal avec le Pacifique et dire: * Si vous voulez que nous laissions circuler vos trains et votre trafic de St-Jean i a- fifax, faites In même chose pour l\u2019Intercolonial de Québec {i Montréal.\u2019 |\" \u201cCela n'aurait rien coûté au gouvernement et Québec alrait ainsi reçu l'aécomplissement des promesses que lui ont faites 1es deux partis.* \"*Que voyons-nous actucllement ?Le gouvennement \u2018doit répondre à une demande d'un fort subside cn faveur de la compagnie de la Itive Sud, destinée à faire concurrence au Drummond., : \u2018Sir Charles demande alors à tout homme intelligent.comment il faut qualifier un gouvernement qui accorde des subsides à Une compagnie pour l\u2019induire à dépenser des millions dans une entreprise et qui demande ensuite au l'arlement de voter d'autres subsides pour rendre inutile Ja dépense de ces Capitaux ?\u2018C\u2019est la position de M.Blair au- jourd'hui.\u201cAprès avoir dépensé des sommes énormes pour l'Intercolonial, il s'én vient demander wu Parlement de voter des subsides pour engager le Pacifique à continuer une ligne courte de Montréal.au Port de St-Jean.(Applproingés).\u201cIl se peut que M.Blair ait I'intention de capter le vote des.conservateurs, de St-Jean ; mais \u2018une dépense de $750,000 est trop forte pour obtenir ce résultat, surtout quand St-Jean est pourvu d'amples facilités de \u2018comnru- nications par voles ferrées, ce aunt Québec est si dépourvu\u201d Peut-on démontrer d'une.manière plus saisissante que, sur ces deux points, 1a politique du gouvernement est indéfendable % .Sir Charles a parlé en homme d'état quand il a interpellé le gouvernement au sujet de l'industrie du fer.Nous citous ses déclarations qui sont de la plus huute importance: \u2018\u201c\u201cT'espère que 1a Chambre, à: remarqué l'allmsion\u2019 faite par môn honom- ble ami, le député d'York, relativement au discours de M.Courney aux Communes ungluises, au cours duquel, ce inousieus attirait l'attention de In Chambre sur le fait que le- temps était arrivé, où l'Angleterre ne pouvait plus dutter avec les Etats-Unis pour le charbon et le fer.(Ecoutez).\u201c J'attire l'attention de mon honorable ami, sur ce point, et il a une opportunité de faire quelque chose pour le bien et le progrès-du pays.Le Ca- Dada est riche en minés de fer et de Gharbons.C'est au gouvernement i adopter une\u2019 politique vigoureuse, s'il veut que nous luttions avec avantage contre \u2018les Etats-Unis, (Appl).\u201c Je me sujs fait un Lonneur de voir le ministre des finances, le ministre du commerce et le maftre-général des postes à ce sujet, durant l'ajournement.Je les supplie de suivre le sys- tdme de protection du gouvernement conservateur, politique qui a été adoptée et-ratifiée par le présent gouvernement, \u2018comme devant auener le \u2018prompt établissement au Canada de la plus importante industrie, et cela non seulement daus une partie du pays, mais par tout le Dominion.\u201c Je n'en dirai pas plus, M.l'Orateur, car je crois qué mon honorable anil est assez pénétré de l'importance du sujet, pour y donner toute son attention, et j'ai In confiance qu\u2019avant In fin de cette session, le gouverne- 1hent adoptera une politique destinée {à placer le Canada au premier rang des pays exploitant les industries du fer.(Appl).= \u201c J'ai été heureux d'entendre Thondéputé de Toronto Centre, M.Bertram.à une assemblfe de la British Empire Leugue, déclarer qu'il espérait que les temps étaient proches, où des vaisseaux eu fer seraient construits ou Canada, \u2019 \u2018J'ai discuté ce sujet avec l'hon.monsieur, et je me suis canfimné dans, l'opinion que tout ce dont nous nvons besvin pour arriver à ce résultat, c\u2019est une politique vigoureuse, déterminée et patriotique de li part du gouvernement.Le Cnnada pourra ainsi occuper une position nussi avantageuse dans l'industrie de la construction des vaissenux en fer que celle qu\u2019il a occupée dans 1e passé dans l'industrie de, ln \u2018construction des vaisseaux en ols.\u2019 \u2018 Git incident seul suffirait: A donner la mesure du: mérite de sir -Ofiaries or sx Ye an > rm afp 1toy et Boire Co : ZLoy ct Boire Drug Co.J'ai fait usage du \u201c Menthe! Cough Syrup\u201d pour un grand nombre de mes clients.Avec plaisir je le recommande comme remède infaillible dans les cas de toux | _opinifitres, | ; E.BERNIER.-.M.D.Le \u2018Menthol Cough Syrup\u201d est en vente partout, 25 cts la bouteille.¢ \u2019 ; + + AFFAIRE DREYFUS 1 - Paris, 8\u2014Daus les cercles officiels, on dit que l'arrêt de la cour de cassation au sujet de l'affaire Dreyfus, sera probablement rendu public le sime- di 20 mai, \u2018 Le bruit d'après lequel le président da conseil, M.Dupuy, désirait obtenir l'annulation pure et simple de la procédure à In suite de laquelle Dreyfus a été déporté à 1île du Diable\u2014afin d'éviter le renvoi du condamné devant , un nouveau conseil de guerre\u2014est dé- .! menti par M.Lebret, ministre de ln : justice, qui a déclaré que le gouvernement n\u2019interviendrait pas.Le gouvernement, a ajouté M.Lebret, laissera la cour dé cassation libre d'aglv comme elle l\u2019enlendra.\u2019 A la chambre des députés il a été question de l'affaire Dreyfus.bien qu\u2019il ait élé convenu mardi dernier, \u2018que le gouvernement ne répondrait pas aux interpellations qui pourraient être faites sur cette question, avant que Ly cour de cassalion ait rendu public son arrêt.M.Viviani.député soclaliste.a demandé au ministre de ln'Éucrre, Mde Freycinet, ce qu\u2019étalent devenus certains documents du dossier de l\u2019affaire Dreyfus qui ont disparu, principalement la déposition de Decrion ct les notes du lieutenant-colonel du Paty de Clam contenant des obscrva- tions sur Dreyfus pendant son emprisonnement, après sa dégradation et avant son départ pour la Guyane.Dans ces notes se trouve, au dire | des dreyfusistes, In phrase suivante ; écrite par le licutenangt-colonel du Paty: de Clam : \u201cDreyfus, l\u2018impudent eximinel, n\u2019a\u2019 jamais fait\u201d; bien que plusieurs officiers prétendent lui avoir entendu avouer #x cùlpabl- lité.- M.de Freycinet, en rGponse à M.Viviani, à déclaré que tous les documents ayant quelque importance ont été remis à la cour de cassation.Ensuite, M.de Freycinet a affirmé posi- .tivement que tous les documenis concernant l'affaire Dreyfus.laissés par le -précédent ministre de In guerre.étalent intacis.Rien n\u2019a\u2019 été enlevé au dossier, a ajouté le ministre.Londres, 8\u2014Le correspondant parisien du \u201cTimes\u201d dit cc qui, suit 2 propos de la démission de M.de Freycinet : \u201c Sa démission est due à son tempérament beaucoup plus qu\u2019à sa volonté.11 est futile de discuter ce que fera ou ne fera pas sou successeur.Je ; ne peut répète que le changement avoir d'influence sur l'affaire Dreyfus.\u201d \u2018 Paris, S\u2014MIle Elodie Wattier, fille d\u2019un officier français actuellement em- prisouné à Amiens pour escroquerie, a écrit une lettre à M.Mazeau, premier président de Ja cour de cassation, déclarant que feu l'adjudant Lorimier lui a appotlé secrètement des documents\u2014pañmni lesquels des lettres de Dreyfus à l'empereur Guillaumeque, dit-elle, elle n placés dans une boîte en fer qu\u2019elle a enterrée dans la forêt de Marly.Elle a envoyé Tm reçu du cocher qui l'avait conduite ce jéur- là et se déclara prête à retrouver les papiers en question.a, La communication de Mile Wattier a été remise à la cour de cassation.erro tI mer mmm Les colons ou soieries bleu clair on bleu foncé, peuvent we feindre en noir.Les teintures Magnôtiques, JU cts le paquet, donnent un.noir superbe.re pr Visite princière On dit à Londres que le date d'York, héritier présomntif de In Couronne, et la duchesse d'York, feront la traversée, en Amérique, dans un mouveau et puissant yacht, que In reine est à faire construire, - Naturellement, ralt Ia visite.So Cm TC T M \u2018eo pn ma EE] ; - A'ayeux,\" le Canada serait l'objectif du voyage de Leurs Ateeses.A défant da duc d'York, ce soraît le | due de Connaught, dont le Canada au- ce matin, peut contenir cent arbres :C'està-dire qu'à part la PE se ae ficlelle de ce matin.le tras ail de plam- ation se Continvers eus les soins de M.Chollsà, jusqu + #1» le terrain uit été comblé.cette occasion, ce muntin, ! ra peaux flottaient galement à a brise printanière sur le dôme de la prison sur les btisses du gouvernement e sur les principaux \u2018ditice cu cité, p éditices publics de Mardi dernier.le 10 mail, n cu lie en face de la prison et du monument Wolfe, la plantation is arbres, pri- Sidée par Son Honneur le lieutenant- Sotverneur Jetté, .Longtemps à l'avance une escouade de détenus avait préparé les fos- Ses où dévaient être plantés les arbres et tout @tait prêt lors de l'arrivée du cortège vice-royal, vers les 10.80 heures.- Son Honueur lc lieutenant-gouver- \u2014 ve neur Jetté était accompagné de l'hon.\u2018 M.Marchand, premier ministre, de LES UE it DAD son nide-decamp, le major Sheppard 4 £ BE if BQRs et de son secrétaire privé, M.Ed.Del- \u2018pit.Parmi les autres personnes prë-' = .sentes nous avons remarqué les ho-' Une foule de Norables MM, Parent, Dechène, Duffy.solr, l\u2019arrivée du ste: .a , \u2018Turgeon, Charles Langelier, perior,\u201d pour lier connais Lake Su- | Tessier, Mgr Têtu, numômer de la les Doukhobors.On av ît dit veg prison.le Rév.M.Rouleau, principal que le steamer arriverait à 45 abord de l'Ecole Normale Laval, MM.8, Le- res de l'après-midi: plus Loan ce sage, député ministre de l'agriculture, nous a donrié 7.30 heures on Rewind Se Oct.Ouellet, secrélaire du Consiel de entin, 4 ¢ heures, une dépêche res à l'Agriculture, Krn£st Gagnon, secr& formait que ce ne S2rait pas van ha ) taire du département des Travaux Pu- heures que le * Lake Superior x be blies, monsieur Jules Côté, se- verait.De fait.il n'est arrivé avd crétaire du département de la Colo- 9.30 heures.La cause de ces retar nisation ot des Mines, Ohs Pageau,im- \u20acst dû À l'arrêt prolongé que le vai ,brimeur de la Reine, Biz.Charest, ar- SCAU A été obligé de faire ala quaran j'ehitecte, Amédée Robitaille, député taine de In Grosse-Ile, pe ; de Quôbee-Centre, L.A.Vallée, ingé- nfeur des chemins de fer.Gustave \u201cGrenier, greffier du Conseil Exécutif, et.plusieurs autres.| Son Honneur le leutenant-gouver- i neur, les Lonorablee ministres ct les principaux officiels des départements furent recus par Fhon.M.\u20ac A.Ern.; Gagnon, shérif.le gouverneur de la prison, M.N.Bernatchez, M.O.Lesj sad, son assistant et M.le Dr Lebel, ; médecin de In prison avse tout de cérémonial ordinaire cn pareille acca- sion.i On remarquait sur le terrain la présence de plusieurs.dumes entr'autres mesdames.Dechène, Tessier et Gaguon, Mes, Elise et Angelina Bernatchez, Julia Gagnon et Marian Ouellet LA LPANTATION Ia température magnifique\u2019 dont , Dous jouissons depuis quelques jours jue pouvait-étre plus favorable au suc- \u2018cds de la fête d'aujourd'hui, aussi ue | foule de spoctateurs ont joui: du spés- tacle dela plantation officielle des- | arbres, .Le, premier arbre, un front bel érable fut planté à-lextrémité du terrain formant angle en arrière du trot- \\toir, en face de la prison.Une pelle : touten \u2018euve fut présentée 4 Son Hon ;neur le licutenant-gouverneur detté, .par M.le shérif Gagnon, qui s'est acquitté de in tAîche de faire les invitations avec le tact qu'on retrouve tou- ijours chez ce fonctionnaire zélé en toutes occasions.Son Honneur jeta quelques pellotées de terre sur le pied de l'arbre uatio- nal, puis M.Ohollet, accompagné de deux experts compléta Ia plantation du premier arbre qui ornera Je ter rain de la prison.i La pelle fut ensuite passée à l'hon.M.Marchand, premier ministre de 1a Province de Québec qui A son tour \u2018s'acquitta de cette tâche comme un parfait agriculteur qui sait s'occuper de plantation à ses heures de loisir.| L'hon.M.Dechène vint ensuite sul- \u201cvi par les honorables MM.Turgeon et ' Duffy.Mgr Tétu fut aussi prié de plan ter son arbre et vinrent cusulte le Rév.M.Rouleau, I'hion.M.Chs Langelier, et MM.Amedée Robitaille, Siméon Lesage.G, W.Parimclee\u2026 secrétaire du conseil protestant de l'Instruction pulligue, Ie major Sheppard, A.D.C.du licutenant-gouverneur, I'hon Jules Tessier.qui venait d'arriver sur les lleux, puis MM.Ouellet, lz.Cha: rest, Chs Pageau et L A.Vallfe.A VOUS, MESDAMES ! De méme que dans les toasts des banquets les dames suivirent la-presse et Mme Dochène donna le signal en lançant une légère peBetée po terre sur les racines d'un petit évable dont la cime était déjà couverte de feuil- ! les, signe évident que cet arbre vivra si quelques-uns de ceux plantés ce inu- | tin, out le sort éphémare d'être morts avant d'avoir grandi.\u2019 Mesdames Jules Tessier et C.A.MH.Gagnon, succodèrent suivies par Me Julia Gagnon et Melles Bernatchez.M.' Nazaire Bernatchez planta en- guite son arbre de même que l'affable Dr Lebel, le graud constable Gale, M.O.Lessard, les sergents Mod'er et Jennings, Al.Gustave .Grenler, 2\u20ac shérif Gagnon lui-même et M.te Jardi nier Chollet, Leur physionomie n\u2019est pas du tout dé- U ôtait près desnidi lorsque se tcr- sagrCnble ; elle respire In hanhnmie mina cette cérémonie de la planta- éclairée d'un rayon d'intelligence.Ils tion des.arbres qui avait déju donné ont l'air très pacifiques et peut-être gens nitendait, imard La barge « Lroqu is 1 a barge \u2018oquois, \u201d de MM, ice, Bros.& Co., Ctnit ancrée à resté mité est du Brisc-Lames, quelque temps avant l'arrivée du * Lake Ontario.Elle se trouvait dans une bien mauvaise position.exposée A se faire broyer par le steamer.On eut dit.qu'il n\u2019y avait personne à bord.Oe- .pendant, à force de héler le capitaine, un homme est sorti de la cabine.Une amarre à été mise sur le quai et tout le monde.dans les environs, a mis In main à I'amarre pour tirer imprudent batelicr de sa dangereuse position.Le maître du havre est arrive quelques minutes après avec un leluorqueur, Les batollers, capitaines de goélettes ct commandants o: propriétaires de petits vaisseaux doivent | savoir, pourtant, qu'il ne leur cst permis de s'amarrer au Brise-Lames cn \u2018aucun temps, à plus forte raison lorsqu'un - steamer cst signalé et est attendu d'une minute à Fantre.Ils s\u2019exposent- À faire broyer leür vaisseau et payer par-dessus le marché les dommages qu\u2019ils pourraieïit faire 'aûx steamers et aux quais.#4 Le \u201cLake Superior\u201d était encore à une couple de nocuds du qual, qu\u2019une vague harmonie nous \u2018arrivait aux oreilles, apportèe par la brise.C'était un choeur de Doukhobors qui chantait Un Motet quelconque, assez harmonieux, d\u2019un iythme lent et mélancolique.11 y avait d'assez bonnes voix- de femmes et d'hommes.} Aprés ce chant qui durn quelques minutes nprès que le \u201cLake Superior\u201d fut en position auprds du qual, une puissante voix de femme réeitn, au milieu d'un silence religieux, qui n'était interrompu que par les coups de sifflets et les commandements des officiers du bord, une espèce de prière, d'Iinvocation ou d'actions de price.° ; 1 1'y avait qu\u2019une passerelte sur le quai, pour débarquer tous ces passa goers.Encore, a-t-on pris au-delà d'une demie-heure pour lu metlre en position.Ce n'est qu'environ Uuc beuro avant l'arrivée du steamer que les Doukhobors ont mis le pied sur le ter rain des vaches, LI fallait d'abord, nous a-t-on dit, que les interprètes les issorfissent, les clussent.C'usi-à-dire que ceux qui se rendaient à li rième destination devaient d'abord être mis: cuseinble, par groupes séparés ci con- duils jusqu'aux wagons du l\u2019actique Canadien, qui les attendnient, ® =: = Le costume, l'accoutrement plutôt, des Doukliobory, esy originale, !Is ont des vapâces de Vareuxes, CL forme de sites de sel, de couleur Jaunâtie.recouverte d'une peau de mouton avee In laine à l\u2019intérieur.Les femmes portent.des robes de différentes couleurs, rouges \u2018et bleues géuéralement, Elles ont des bas blanes pour lu plupart, et des petits souliers ou des sandaics.Toutes ces Ggilercties en mouton au naturel dégageaient une odeur de bers geric qui faisait faire ln grimace A plus d\u2019un spectateur.In some, cos Doukhobors valent bien les Juifs sales et poutlieux qui nous arrivent de temps à Autres.avec chaque contingent d'émigrés, 1ls sont un assez beau type de la race humnal- ne, grands, bien faits, lair robuste { presque une transformation Qu ter- faront dc noms sujets.3 - .\u2019 TT w\u2014 LE BUDGET Discours de 'hon, M.Foster EN REPONSE A L'HON.M.FIELDING \u2014 L'hon.M.Foster a fait une intéressante comparaison entre 1x potitique financière des conservateurs et celle \u2018des libéraux et il% prouvé que ceux- ci n'avalent pas rempli leurs promes- * ses.Seloi lui, il y n deux traits caractéristiques à signaler dans le discours de l'hon.M.Fieldiug.: D'abord HU constitue l'apologie ia plus complète qu\u2019il a jamais entendue de la part d'un parti pour toutes ses fautes et ses erreurs passées.Ce discos ira à l'histoire comme la plus complète répudiation des pro- nresses et des engagdments des 1ibé- raux depuis 1S ans.Une répudiation qui a été aussi complète sous certains rapports, qu'elle fait défaut sous un | De 1868-75, il y a eu $12,000,000 ae pays disposés à commercer sur une rapport essentiel : Celui de la candeur qui manque absolument à l\u2019hon.1noIt- sieur, quand H veut faire croire à in consistance de sa politique.Les nmiéin:s hommes qui applaudis- snieut en 1$ - = r Ilichard Cartwright, quand il disse qu'il était monstrueux qu\u2019un gouvernement put venir deman- \u2018der $38,000,000 à dépenser, viennent applaudir à tout rompre, M.Ficiding, quand il déclare qu'il demande une appropriation de $47,000,000.\"11 remarquait alors lan manidre convaincue, impérieusc et consciencieuse, dont M.McMullen applaudissait à ce sentiment, qui dévorait son coeur et gul personniliait les opinions et les convictions politiques de Is années.Mais que va-t-il penser, mainienant que le ministre des finances déclare quil lui faut 42, 43 ou 44 millions ee mais pour 1898-99, lorsque le ler jull- let viendra, icint $50,688,000, soit en chiffres ronds, $0,000,000 entre ia dépense totale de leur première année et celle de leur seconde année.(Appl.prolongés), M Fielding a dit que ln dépense par tite sous les libéraux a été moiudr que sous les conservateurs.Ist-ce vrai ?courante, dont 10 mois sont écoulés, (Appl) En 1895, la capitation 6tait de $7.53 pour les dépenses ordinaires ; en 1897, elle était de $7.39 ; en 1898, $7.41 ett en 1899, elle sera de $8.00 par tête.(Rires et appl.) Cela donne une différence de 47 cts.! I'renons la dépense totale.l£n 1805, elle était de 5348.Pour l\u2019année courante, elle sera de $0.84 ; , Soit une augmentation de $1.36.(IRtires let appl.) LES SURPLUS On croirait, à entendre M.Ficlding, qu\u2019il a inventé les surplus, lui et son parti, Voici un état succint des surplus depuis 1868 : surplus, et un seul de ces surplus peut fro attribué à l\u2019administration libérale, De 1579 à 1883-84, il y a eu $18.250,- 000 de surplus ; soit une moyenne de $4,500,000 par année, ét tous ces surplus sont dûs à l'administration conservatrice, Tin 1886-87, surplus de $07,313; de 1888-80 à 1892-03, $0.500,000 de sur- Plus ; soit une moyenne de $1,800,000 ;par aunée ; en 1897-98, nous voyons ' :un surplus imputable aux TibGraux.fédération jusqu\u2019à aujourd'hui.est de $41,500,000, et sur ces surplus, $2,500,- 000 sout dfis à l'administration libérale.Donc $38,900,000 aux conservateurs.M.Foster donne ensuite diverses statistiques se rapportant aux droits imposés sur les importations pour la consommation, puis il dit: On a dit ;que la politique nationale n'existait plus en 1888, Or, pour Ics huit mois de (1899, il y a une réduction sur les droits perçus sur les importations de pour les dépenses du pays, du'ANt 96-100 de 1 p.\u20ac.; ct la politique natio- cette annér ?Et que va penser M.Oharltor ma :«nant ?M.Cnari-:.n-t-il se lever pour d¢- .nopeerr un: deépense de $13CLUNUU plus conztérable que celle Je 1896 7 Mais il croit que les applaudissements deurés à M.Fie.5:ag sont remarquables par un autre côté : son discours a été une splendide réhabilitation de la politique et des résullats de la politique du grand parti conservateur, (Appl.prolongs), _ Les estimations totales de M.Fielding Ctaient de $39,000,000 pour sa première année ; pour la seconde an- nce, $39,260,000 ; les estimations pour 1898-99, sans le budget supplémentaire, se imontent à $19,9G4,000.Le budget principal pour 1899-1900 se monte à $41,508,298, Ces chillres démontrent une augmentation sur le budget total de 1898-1899, moins le budget supplémentaire, de $2,103,419, Il y a matière à réfléchir pour les hommes qui ont la tournure d'esprit .Poussée vers l\u2019économie, et spéciaie- ment pour un parti qui est né dans une atmosphère d'économie, quoiqu\u2019elle semble dissipée aujourd'hui.In supposant une augmentation proportionnée à celle de l'année précédente, 11] faudra ajouter $1,838,034 pour le budget supplémentaire.En sorte que pour l\u2019année 1900, les estimations seralent de $43,367,232, pour le * fonds consolidé seulement ou pour la dépense ordinaire.Mais en outre de ces dépenses, 11 y 3 les dépenses du capital qui se montent 2 $4,098,000.En ajoutant vue augmentation proportionnelle à l\u2019année dernière, on trouve que le budget total imputable au capital serait do $5,847,882, Cela, sans compter les subsides aux chemirs de fer, les primes sw le fer en guousa, ete, Si on «joute les dépenses ordinaires aux dépenses du capital, sans compter fe subsides, on trouve donc que le budget s'élève à $49.215,114.« Il sea intéressant pour M.MeMut- len d'apprendre \u2018quil y a plusieurs augmentations dans le budget, une entre autres, de $19,481 pour le gouvernement.civil.Fn 1895.08 la dernière anunfe du gouveznement conservateur, la dépen- gd ordinaire à été de $36,949,142, En 1896-07, elle n été de 538,340,759 ; en 1808-99, moins deux mois, la dépense ordinaire se montera à S42,026,028, ou plus de $5,000,000 que ia dôpense de 1815-96, En 1895-06, la dépense imputable au capital a été de $4,700,000 ; en 1899, l\u2019année qui achève, In même d6- pense sera de $8,062,705, ou presque le double.\u2019 La première nnnéoj-les (Ubéraux, les dépenses se sont montées À ÿ42,900,000: nale n\u2019existait plus ! Et pour le mois de février 1809, il y a cu unc diminution sur 1846, de 36- 100 de 1 p.ce, et In vieille politique nationale a disparu! (Itires).DROITS PREFERENTIELS L'expédient du droit préférentiel de 25 p.\u20ac, a été we déception.Je ne ; veux pas dire qu\u2019il a été établi pour tromper, mais je dis qu\u2019en fin.de comp- jte, il a été une déception chez nous ct dans les pays étrangers.Qu'est-il arrivé ?Sur les articles de fabrique anglaisé alors que Jes \u2018 Anglais ont eu accès à votre marché, M.Fielding, avant qu\u2019il n\u2019eût établi cette réduction de 25 p.c., avait bien soin d'élever la taxation de telle manière, qu\u2019au lieu de donner aux manufactures anglaises 3; de réduction dans les droits il ne leur donnait que 114 ou 1-8 de réduction sur les anciens droits, ni plus ni moins, Sur les colons imprimés, teints et colorés, lancien drort était de 80 p.c Avant que les Anglais fussent mis à niême de la réduction de 25 p.eo.comme droit préférentiel, M.Fiefding augmenta les droits 3 35 p.c.I en {ut ainsi des cotons, des marchandises d'étapes, des damas, des toiles, ete, ete, Les exportations de la Grande-Bre- tagne consistent surtout dans ces diverses marchaundises, et sur toutes, les droits furent élevés avant que la mère-patrie ait pu sentir les baite- monts du coeur généreux de sa fille canadienne.Le ministre des finances n'a pas 6té6 aussi prudent qu\u2019il aurait dû l\u2019ê- tre, en donnant au pays l'impression qu\u2019il lui a donnée.Il a laissé croire | que les 25 p.\u20ac, de réduction accor- i dée aux pays f.vorisés du droit préférentiel, entre autres : la Grande-Bre- tagne, ont agi indépendamment de la réduction du tarif général, list-ce lo cas, oui ou non ?Prenez par exemple, les animaux.L\u2019importation des animaux des Etats- Unis durant Ia dernière année fiscale, représente $548,321, et de la Grande- Bretagne pour la même période, $3,427.Prenez les livres.Le Canada a ium- porté d'an dernier pour $578,000 de livres des Etats-Unis, et de la Grande- Bretagne S$188,556 ; pour les grains, $5,000,000 des Etats-Unis et $500 de Ta Grande-Bretagne.Prenez les cuivres bruts et les cui- | res ouvrés : des Etats-Unis $201,213, \u2018et d'Angleterre, $35,000 seulement, et ainsi de suite pour beaucoup d'articles co qui prouve que le droit préférentiel de 25 cts n'a eu aucun effe.t AUGMENTATION DU COMMERCE Tout le monde en est satisfait ; mais Il n\u2019ost personne qui viendra honnê- seulement.Jes producteurs \u2018ont, tourné - + Muy 707 Oui, pour 1898; mais non pour lannée Le total des surplus depuis ia Con- : \u2014_ tement prétendre que depuis deux ans \"JOURNAL DES CAMPAGNES Depuis 12 ans, les producteurs de ce pays ont commencé à jeter les yeux sérieusement sur ce marché, et du moment que lés Etats-Unis nous cussent: refusé la réciprocité, le gouvernement cnnadien-s'est dit-qu\u2018it chercherait -d'autres marchés auprès de-la mère- ; patrie.(Appl.) M.Fielding a-t-il découvert le fromage parmi ses autres découvertes ?Le fromage n\u2019était-il! pas connu du tout, jusqu'au moment où cette formklable politique a lui sur le monde anglais.M.Foster est cnsuite entré dans de longues comparaisons pour faire voir de résultat du commerce avec I'An- : gleterre ct les Etats-Unis, Parlant du commerce préférentiel avec la Gramde-Bretagne, M.loster donne plusieurs raisons qui le porteut À.croire que les libéraux s'y sont jetés sans savoir ce qu\u2019ils faisaient.ls voulaicnt faire le commerce avec tous { les pays disposés à commercer avet le Canada, à de certaines conditions, lls passèrent par diverse phases et à la fin, que voulalent-ils faire ?'Ils voulaient encore commercer avec tous les.base de réciprocité, lorsque M.Chamberlain leur dit que s'ils voulaient ac- ! corder wne préférence à la Grande- Bretagne, le seul moyen était de faire une distinction en faveur de l'Angleterre, contre tous les autres pays.| Ceci differait complétement de ce que les libéraux avalent l'intention de faire.RECIPROCITE Maintenant un mot de la récipro- * cité.Le premicr ministre \u2018a fait, il y a une semaine ou deux, une déclaration étounmute, dans laquelle il disait qu'il en est venu à la conclusion que àe Ca- ,nada n'avait pas besoin pratique- \u2018ment de la réciprocité.Il espére pourtamt que M.Fielding et autres n'out pas encore perdu foi dans la réciprocité et désirent encore ne pas abandonner compiètement le terrain qu'ils occupent depuis 18 ans.so Les libéraux en arrivant au pouvoir, se sont hiltés de faire des 16- ductions dans le tarif en faveur des Etats-Unis, sur les articles des plus importants comme sur le mails, la ficelle d'engerbage, le ü1 barbelé, etc, ete, et après \u2018avoir tout concédé ainsi, ils se sont dit: asseyons-nous et né- !gocions un traité.Et à quoi cela ont ils abouti ?A rien dutou t.Les libéraux savaient qu'ils 'ne pouvaient pas \u2018faire de traité avec des Etats-Unis, s'ils persistaient dans la distinction\u2019 qu\u2019ils avaient établie en : faveur \u2018de \u2018l'Angleterre.Ils s'étaient liés à favoriser l'Angleterre et ils ne pouvaient reculer.\u2026Ce serait pénible pour ce pays, s\u2019Îls pouvalent reveniii là-dessus, en da- veur de toute réciprocité avec les Etats-Unis.Dernièrement, a dit M.Sifton, ir n\u2019y aura pas de changement dans le tarif.Bien,.le Napoléon de l\u2019Ouest avait roison après tout : il leur a for- .c6 In main à tous (Rires), Il y a ou du | grabuge à ce sujet-là ; du grabuge au Nord-Ouest, du grabuge à la Colombie Anglaise, du grabuge plus proche du siège du gouvernement ; mais le ministre de l\u2019Intérieur n'a pas recu- 16.Napoléonien en tout, il resta ma- poléenien dans son explication.\u2018Ce n'est pas, a-t-il dit, que les li- , béraux se sont Approchés de Nous, \u2018mais c'est que les literæux-cunserva- teurs ont reculé ; ils nc somt pas ve-| nus pour nous rencontrer dans le che-; min de la protection ; mals nous avons: reculé pour les rencontrer dans le chemin du tarif de revenu ct du libre- échange (Rires).Et c\u2019est là le tarif du revenu et de Hbre-échange qu\u2019ils ont introduits.° .Eh bien, monsieur I'Orateur, nous ne pouvons en venir à une conclusion, c\u2019est que la question de Ia protection \u201cen - ' ; v \u2018les yeux du côté du marché lals, [force et IP | cette dé aura at.| ye anglais | et l\u2019espoir de ce Dominion du Canada- Mnis qu\u2019ont fait ces messieurs de l'autre côté ?L]s sont venus pour mar :dire et ils\u2018 ont béni ; fils sont venus leonstruire en plusieurs DEFICITS Si les libéraux n\u2019ont pas ét6 hew- reux en fait de surplus, ils l'ont été en fait de déficits (rires).De 1875 & 1870-80, il y a eu cinq déficits, dont quatre assurément appiur- tiennent aux libéraux.11 pense bien aussi que le cinquième leur appartient également, parce qu'il provient des muuvais temps et de leur mauvaise administration.: 1884 et 85 ont aussi deux déficits.C'était le temps le plus coûteux de ia construction du Pacifique et de la \u2018révolie du Nord-Ouest; 1887-88, a vu un déficit de $810,0007; de 1893 à 1895- 96, il y eut quatre déficits se montant \u2018à $6,214,739, pendant l'administration conservatrice.: Pur conséquent, parmi les déficits qui se montent à 12 en nombre, et à $23,000,000 en capital, $6,946,060~ appartiennent aux conservateurs, et le reste aux libéraux.Durant la période de dépression de 1891-95, le gouvernement lib6ral-con- servateur n rencontré les besos du pays en réduisant ses taxes imposées au peuple, et il a remis durant cette période, sur Ie sucre seulement, $19,- SU0,U00 d'impôts ; soit un montant sud fisant pour couvrir toute l'augmentation de notre dette pendaut cette période, y compris le déficit, et pour diminuer notre dette nationale de $1,- 400,000.AUGMENTATION DE LA DETTE M.Fieldiug a fait un avancé éton- inant, en rapport avee l'augmentation de la dette.Il a dit: \u2018Nous avons augmenté la dette de moins de $3,000,000 par année, depuis que nous sommes au pouvoir, pendant que les conservateurs l'ont augmentée de $6,000,000 par année durant 18 aus.\u2019 Ceci est strictement correct ; mais 11 y a 4d, un avancé faux quant aux fuits réels qui se rapportent à cette affirmation.De 1878 à 1856, on a payé pour le Paciique Canadien seulement $50,- 641,000 ; pour les canaux, $15,000,000 ; pour les dettes provinciales, $10,281,- 000 ; au Pacique Canadien pour terres, $10,109,000 ; et M.Fileding \u2018trouve qu'il est loyal de faire une comparaison avec ces années! i Si M.Fielding veut faire une com- de de 1887 à 1806.I trouvera que l'augmentation moyenne de la dette a été de $3,000,000, et s'il veut prendre la période plus récente de 1890 à 1896; il trouvera que nous n\u2019avons aug- année, et non pas $6,U00,000.(Appl.) AUGMENTATION DU REVENU I1 a remarqué que les libéraux applaudissaient très fort 4 chaque allusion à l\u2019augmentation des revenus, Autrefois, tous et chacun deux \u2018avaient coutume de dire: \u2018 Vous parlez d\u2019augmentations des revenus; d\u2019où viennent-ils ?Ne viennent-ils pas des contributions des\u201d contribuables, des travailleurs ec des salariés du pays ?Lorsque M, Ficlding disait que les revenus avaient augmenté de 2 mil- tions, de 8 millions, de 4.millions par année, ces mêmes messiours pouvaient à peine se défendre de la pamoison ; fls applaudissalent à tout rompre.Mais 11 pense que la vicille théorie est la mellleure, que tous ces revenus représentent exactement la contribution du peuple de ce pays aux dépenses du gouvernement, TAXES SUR LE PEUPLBP de nos industries est réglée pour longtemps, et elle est réglée d'accord; avec les convictions cenracinées et le drapeau qui a vu tant de batailles du parti conservateur.(Apol.) | La victoire n été emportée contre! un comemi obstiné et violent, qui nous a dispute le terrsin pouce par potice.Lee tarif est réglé dans le sens de la protection, et les membres de ce côté- cl de la Chambre vont côtes à côtes, avec les membres de l'autre côté de la Chambre pour tenir celte ligne de protection intacte, pour la faire encore plus forte.Ce côté-ci de ln Chambre ne renoncera pas à ses principes, parce qu'il est dans l'opposition.Lorsquavant d'arriver au pouvoir en 1878, il en appela au pays sur cette grande question, il triompha dans Jc pays et lorsqu\u2019il fut mis à la tête des affaires, iF rachetn ses engagements qui passd- rent dans la loi du pays.I] se propose de travailler dans cette voie aussi longtemps qu'il sera un part, loyal à ses principes, loyal à ses traditions, loval à ce qui à été la + Si on prend le revenu des dougnes et de I'Intéricur ensemble, voici le ré sultat :.Les conservateurs, en 1%95- 96, ont prélevé $27,750,000 sur le peuple et on ne les «n à pas loués.Au contraire, Îls furent déuoncés par ie parti libéral d\u2019un bout à l\u2019autre du pays pour avoir prélevé cette comme, que les libéraux appelaient un montant de taxes extraordinaire et extravagant, .Mais M.Fielding vint avec une magnanimité parfaite et dit à ses serviles partisans que durant cette année de grâce, il va prélever sur le peuple, non $27,750,000, mais $34,900,000 (appl, et rires.) Le revenu total provenant du peuple, comme contributions à la dépon- ses du pays,était en 1895, de $36,000,- 000 et aujourd'hui, ii est de $46,000; Voilà en chiffres ronds, d'enlevés au peuple d\u2019une 21000 000 ; d'une autre, de plus qu'en 1895-06 L'augmentation des douanes \u201cde 1898-99, est \u2018de $5,300,000, et l'augmentation du revenu de l'Intérieur est $1,879,000 ; soit en tout $7,184,524, nr ° \\ .\u2026 - pour détruire et is ont été forcés de paraison juste, qu'il prenne Ja pério-: menté la dette que de $2,650,000 par |- .ov \u20142 .: jennes et vieux\u2014Guérison perma: pente, assurée, de perte de- vitge A lité, perte de mémoire, eic.26aze k4 nécs de succès en Europe, Earle > M4 vez pour notre livre \u201c Hommes ÿ Faibles,\u201d gratis sur demande.- PASTILLESs:JEAN - Or.Par le malle, caoheté, franc de port Adressez: B.Poste Boite 187, Montréal, Can, .FEN VENTE CHEZ W.Brunet & Cie, pharmaciens, Québea, mere, En \u2018sorte qu\u2019en 1895.96, on pavait $3.84 par tite ; cette aumée, para a le plaisir de payer $4.80 ou.86 ots de-plus.On payait une moyenze \u2018de $5.12 pour douanes et tuxes du reve- mu, en 1895-96 ; cette année, on se trouve à payer $6.65 ; soit $1.23 de plus (appl.et rires.) > .e revenu total payô par le peuple du Canada était de $7.14 par tête en 1895-96 ; dl est de 58.88 aujourd\u2019hui ; soit $1.74 de plus.: Pourquoi ces revenus prodigieux ?Un homme d'affaires donnerait des raisons différentes de celles de M.Fielding.Les revenus sont prodizicux dirait-il, parce que la récolte a ét6 .extraordinairement bonne, qu'on en a 1 parce que nos mines ont pris un dé veloppement extraordinaire ; et lorsqu'il aura dit tout cela, cet homme: aura épuisé tout le répertolire, (Ecou« tez, -coutez).; cd LE CROW'S NEST PASS Dans son.discours, M.Fielding a fait l\u2019éloge de l'entreprise du Crow'g Nest Pass.Si le parti libéral avait eu ses coudées franches en 1880-83, il n'y aurait pas de Pacifique du tout (écou=- tez, écoutez) et où serait alors le\u2019 Crow's Nest Pass ?II serait quelque chose comme le fameux avortement du chemin de fer du Yukon, commen- part (rires et appl.) Si les libéraux étaïent honnêtes dans la politique qu\u2019ils proposaient, il y a des années, et s\u2019ils avaient réussis à la faire triompher, il n°y aurait pas de Nord-Ouest digne de ce nom; 1l n\u2019y aurait pas de Pacifique avec diverses sections de ce pdys; pas de bases à l'industrie de ce pays, qui est en état de tirer parti de.toutes nos ressources dans les temps favorables, et qui peut par cette protection méme, tenir ,bon contre les coups qui.peuk vent lui venir des autres contrées pen- ! dant les temps mauvais ainsi que nous en avous fait l\u2019expérience de 1890-95.\u2014 EI \u2014\u2014\u2014\u2014 Libéré faute de preuve M.le juge Chauveau a donné sa d& cision, ce matin, \u2018dans l'aifaire \u2018Lre- \"panier.Comme on le salt, ce dernier avait été arrêté sur accusation d'a voir dérobé une lettre chargée à I'a- | dresse de M.J.B.Allard, marecnand de St-NRoch: Après avoir examiné tou- \u2018tes les depositions prises en cette &t- faire, M.le juge Chauveau a déclaré qu\u2019il n\u2019y avait pas matière à procès, : M.\u2018Prépanier a été remis en liberté, et les cautlions libérés, Il est arrivé ce que nous avions an- | noncé, c\u2019est-à-dire qu\u2019on ne pourait rien prouver contre M.\u2018Lrépanier, qui a toujours joui de la réputation d'un parfait honnête homme, et que la lettre en question pouvait avoir été prise avhnt l\u2019arrivée de M.Trépanier au bureau de poste, Nous sommes heureux de voir l\u2019innocence de M.\u2018Trépanier reconnue et proclamée ; et tous ses amis se ré- te enquête.mtn sree LE CONFIANCE D'UN HOMME D'AVFAIRB Torturé par le rhumatisme pendant des mois.Il mit sa conflance dans fle South American Rhumatic Cure at il est guéri.11 guérit en un & trois jours.A.8.Barker est un homme d'affaire A Toronto et demeure au No.9 Place Suffolk.Il contracta un rhtimalisine très ai gu et soulfrit hoguramp pendant des mois.Il fut =>\" médecins sans © prit le South Am qu\u2019il avait vu .oncé, et aprds en avoir pris deux bouteilles II fut.com: soulagement.1 \u2018 volontairement ce témoignage, afin néficier, car: je crois que ce est le meilleur apécifique.A vendre par W, Brunet et Ole et A.Leclerc & St-Joseph, St-Roche: +.fv - aiblesse, impotence, débi- * obtenu des prix excessivement élevés, \" cant nulle part et ne finissant nulle Ole pharmaciens, rue ui.Seuls dégositaires: (19 Medicale du Dr.Jean< ses enbranchements qui couvrent des jouiront sans doute du résultat de cet- | \u201cay les meilleurs | + RYyrumatic Cure | plètement guéri.Il dit : \u201c Je donne.| que d'autres personnes puissent en.bé - remôde "]
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