Charivari canadien, 23 juillet 1844, mardi 23 juillet 1844
[" py À) == h Go 4 EN A IC ES ill \u201cHOUI SOIT QUI MiL ¥ PEWSE\" MONTREAL, MARDI 29 JTILLET, 1844, NO.24 L'Orpheline.Aln:\u2014Saura rendre un fils à sa mère, un citoyen à son pays.Depuis que j\u2019ai perdu ma mère, Ua deuil affreux remplit mon cœur ; Quinze ans ! et seule sur la terre, Sans parents et sans protecteur.Confiante en Dieu, je m\u2019incline Devant ses autels rédempteurs, Plaignez une jeune orpheline ; Mêlez une larme & mes pleurs.| bis.Quand les compagnes de mon age Veulent m\u2019appeler à leurs jeux, Je ne me sens pas le courage De suivre leur essaim joyeux.Toujours.solitaire et chagrine.Jaime à déploror mes douleur, Plaignez une jeune orpheline ; } ,.Mêlez une larme à mes leurs.j bis: Pour protéger ma faible enfance Je n'ai point d\u2019appui, de secours ; Je suis sans aucune défense Contre la ruse et les détours.Hélas ! un sort cruel s\u2019ubstine À perpétuer mes malheurs.Plaignez une jeune orphilie ; } bis Mêlez unè larme à mes pleurs £ Pour sauver sa fréle existence Le lierre \u2019attache 2 i'ormeau : Et moi, je n\u2019ai dans ma souffrance Pour seul refuge qu\u2019un tombeau, J'attends de la bonté divine } bis, Le terme de taut de rigueurs.Plaignez une jeune orpheline; Mêlez une larme à mes pleurs.\u2014\u2014 pm La Revolution de Juillet 1830.(FIN-) II.Francais, sachez donc une bonne fois vous tenir à quelque chose, et vous fixer enfin.Vous avez à votre tête une famille excellente, toute française par ses mœurs et par ses affections ; une famille à laquelle aucun amour propre ne peut envier ni disputer le commandement.Un roi cuirassé de cing princes qui assurent dans sa maison la continuité du pouvoir contre les calamitésqu\u2019entrainent trop souvent pour les peuples la déshérence des maisons royales, la vacance du pouvoir suprême, et les guerres de succession.Vous avez des institutions qui, dès à présent vous font jouir de toutes les libertés connues chez les peuples civili- Tout n\u2019est pas encore entièrement réglé, fini, complet: mais la Constitution offre tous les moyens réguliers de perfeg- tionner ce que nous avons et d\u2019acquérir ce qui nous manque.Au lieu- de courir sans cesse des chances nouvelles, de rêver encorc des changements, d\u2019abattre toujours sans savoir que réédifier !.tâ- \u2018chons d\u2019oublier un peu ,nos discensions, de rallier les esprits, dg dirfger effort, de nos capacités vers le bien public, et d'assurer à la France cette prospérité dont parlent tant d'écrivains et d\u2019orateurs, mais qui ne peut trouyer place au milieu de la mobilité des esprits et de l'inconstance perpétuelle des .résolu- - tions.Dans l\u2019état actuel de notre civilisation la classe qu\u2019on appelle intermédiaire, fait la force de la nation; elle est la plus laborieuse, la plus éclairée, la plus virile ; elle est héroïque dans les combats, intelligente dans les arts, le commerce et les travaux de l\u2019industrie ; elle ne peut supporter la servitude ; elle aime avcc assion la patrie, la gloire et la liberté ! ais, je le dis avec douleur, elle entend mal à conserver ce qu\u2019elle à conquis.La gentilhommerie sait très bien ce qu\u2019elle regrette et ce qu'elle voudrait ressaisir; le parti-prêtre, c\u2019est-à-dire ceux qui veulent faire servir la religion au succès d\u2019une ambition toute mondaine le savent également : légitimistes et ultramontains savent faire des sacrifices de plus d\u2019un genre au succès de leurs idées, de leur caste, de leur parti.Mais ous autres hommes populaires, qu'on appelait jadis le tiers-étals, nous savons seulement ce que nous ne voulons pas.Après une chose renversée, c\u2019est une autre, et puis une autre encore, et toujours du nouveau.L\u2019envie nous tue, la jalousie nous dévore ; trop nombreux pour arriver tous, nous pe pardonnons-& sés.personue d\u2019arriver seul ou d\u2019arriver Je LE CHARIVAH CANADIEN.Premier ; et tron souvent, après de subli-} roi a fait les appointerents ci-dessous des mes efforts pour conquérir la puissance, : attachés à sa maison \u2014 nous offrons à nos adversaires naturels mille occasions de la ressaisir et de s\u2019en emparer !.Voilà ce qui décourage les bons citoyens et enhardit les factieu x- Je le répète : SACHONS Nous FIXER.Dupin lng\u2019.Mr.Viger devenu Roi.J'ai de grandes, d\u2019extraordinaires et de drôles de nouvelles à vous appendre: celles qui annoncent rien moins que l\u2019élévation, subite de M.Viger au trôue du pays, que l\u2019on vient non moins subitement d\u2019ériger en royaume.Ce sont les nouvelles que m\u2019apportent les dernières malles européen.On ne sait pas encore quelles circonstances peuvent avoir décidé les gens de Downing Street à nous mettre dans une semblable | LS J cette démarche me confirme de |Œuoiqu\u2019il en soit, la chose ne m\u2019a pas passe ; plus en plus qu\u2019ils sont dans les nues ! on pense cependant que la raison de ces changement est due à l\u2019omnipotente influence qu\u2019exerce ce Monsieur sur les esprits de la nation.que c\u2019est pour le récompenser de son amour pour la forme; d'autres pour lui donner occasion de se venger de ses ennemis ; d\u2019autres enfin ; pour le coro- nat opus ! Quoiqu'il en soit, j'ai mon opinion a bailler sur la question, la voici :\u2014 Je crois que l\u2019Angleterre est tannée de rous ; nous l'avons tant fait trémousser depuis quelques années qu\u2019elle se trouve, fort heureuse de se débarrasser de nous.aux dépens du vénérable vieillard, D'autres prétendent : maintenant roi-patriarche.Le gouvernement ne voulant donc plus nous enten-, dre ; sur le chapitre de nos réclamations - contre la violation des résolutions de 1841, nous euvoie un roi soliveau, comme fit Jupiter au grenouilles.Les autorités en nous donnant un pareil souverain se trompent beaucoup sur notre nature : nous ne sommes pas tous des bé- tes ; clles auraient donc dù réléguer dans, quelque coin du pays toutes les bû- ches qui se seraient soumises au roi soliveau.Quant à la partie non-bestiale,|- ?: \u2018@ mis en prison.ellese serait extrèmement bien tirée d'affaire.On a sans doute jugé de notre nature d\u2019après le rapport tout favorable qu\u2019on a donné le Herald.Ce triste journal ne devrait bien jamais mesurer les Canadiens à l\u2019aune de son parti .Qu\u2019y voulez vous faire! dans le malheur on cherche toujours des compagnons ! epuis cette nomination le nouveau J.G.Barthe, Ecr héritier présomptueux : Johnny M\u2019Donnel maitre des cérémonies ; c.C.s.DeBleury garde des chiens, et sur le département «1 commerce ; M.Tailhades, metre du sérail ; .Le Dr.Guérin, rédecin extraordinaire; M.Spénardesse, lence; notaire par excel B.\u2014Ben nom ! cependant oui.Barthe a laissé son habita collet droit, pour prendre une ample jaguette à la dernière mode de Londres A.\u2014Il n\u2019en est pas;moins;\u2018\u2018collet-mon- të?\u201d Hein ?qu\u2019en dit-tu ?B.\u2014Bien, non ! crois tu que\u2019le temps est tuant.A.\u2014Passablement.Cependant il est une manière par laquelle B.C.A.Gugy, pour le département de la guerre ; Sydnez Bellinghum, inspecteur des girouettes : Le Times, gazett officieuse de sa majesté ; L'Autore, organ: de sa majesté ; F.Saint Mort, crateur banal.\"Telle sont pour le présent les nominations des individusque Sa Majesté attache à sa basse-cour ; di\u2018moment que l\u2019on en fera d\u2019autres, je les publierai.P.S.Je suis très-fàché de vous annoncer que ce que je viens de vous apprendre est entièrement faux.Il paraît que ice n'est qu\u2019une chimère qui date de la \u2018Ruelle St.Amable, un chateau d\u2019Espagne que batissait industrieusement M, Barthe.surpris, Ilyasi longtenmps qu\u2019on nous annonce e grandes événements, que ce lui là ne me prit pas à coup; d\u2019ail- [leurs M.Viger peut bien étre sire lui qui cachet qu\u2019une main puissante presse.M.Viger n\u2019est donc pas roi.Si cela eut été le cas on aurait vu son entré sur un cab- rouet (cab à roi !) \u2014\u2014\u2014 rm Les Nouvelles.A.\u2014Bonjour, bonjour, qu\u2019y-a-t-il de nouveau ?Je sors si peu souvent que le monde finirait que je n\u2019en sourais rien dans mon cabinet, B.\u2014T'us pas su que notre Palais de justice était flambée ?Elle est brûlée et un farceur disait à un de mes amis que toutes les causes avaient été mises hors de cour.A.\u2014Bon calembourg, ma foi! Mais comment cela est-il arrivé.B.\u2014Ces sortes d'affaires n'arrivent jamais: elles sont apportées.Dieu le sait comment le feu fut mis, toujours est-il certain qu\u2019on y mit beaucoup de peine en le mettant.A.\u2014Et qui soupçonne-t-on.?B-\u2014 Bien! Mercure et Brousseau qu\u2019on , A\u2014Et puis, les pertes sont elles considérables ?B.\u2014Le toit est brûlé et une partie des appartements d'en haut ; peu de papiers sont écartés et la bibliotéque est sauvée.est plient comme Ja cire ; lui qui reçoit le ON AVANCE LE TEMPS; c\u2019est de le tuer à son tour.B.-\u2014Mais, comment le tuer ?A.\u2014en arrêtant nos abonnements- B.\u2014Ah ! tu parles du temps, du 7i- mes?Oh, il ne fait pas grand mal, quoique la volonté ne lui manque point.A.\u2014 Tu n\u2019as donc plus d\u2019autres choses à m\u2019annoncer ?B.\u2014Je t'ai tout dit à moins que tu considère comme nouvelle que M.Viger ne | peut former un ministère.À.Bah ! s\u2019il entendait cette seule forme on lui donnerait volontier s l\u2019absolution, quant à celle qui nous déplaisent.B.-\u2014En effet, les orungistes on fait nn .tappage infernal au Canada ouest, Ils se sont pour ainsi dire rends maitres ce Toronto.Mais leurs chefs ont été arrêtes et écroués par la suite.| A.\u2014Oui-dà ?Les pauvres jaunes, ils ne sont pas blancs.B.\u2014Pour dernière nouvelle on dit que Mr.Viger veut se rapprocher des Canadiens en nommant le fils de notre ancien Orateur.A\u2014 II faut espérer que le jeune monsieur ne ge prête point comme l\u2019instruxent des Patriarche.Que M.Viger appointe des Canadiens, et de bons, et que ses motifs eaient ce qu\u2019ils voudront l\u2019affaire est bonne ; mais le malheur est qu\u2019on pensera au dehors que ceux qui acceptent partagent ses sentiments.B.Tu as raison.Il resterait donc à savoir 8\u2019il ne vaudrait pas mieux de refuser les placest aussi offerte, Qu\u2019en penses-tu ?# A.\u2014En effet, c\u2019est quelque chose qui vaut la peine d\u2019être considéré.Mais, tiens des occupations pressantes me forcent à remettre.Mon entretien.Au revoir.B.\u2014Au revoir.\u2014(Exunt) \u2014 rere Mentez Mentez Toujours! L\u2019Aurore me défonce dans son No.de Samedi, par le paragraphe suivant :\u2014 \u201cNous apprenons que MM.L, H.Lafontaine, L.A.Berthelot, son associé et L.Duvernay,leur imprimeur, se sont rendus au bureau d\u2019un journal que Ja pu- -A\u2014'Tant mieux, tant mieux.Dan- tres nouvelles > deur nous empêche de nommer, imprimé .en cette ville par A.Fortier, pour le prier a mn cat ES LE CHARIVAR] CANADIEN.d\u2019aggrandir sa feuille et lui promettre leur encouragement.C\u2019est l\u2019imprimeur de la feuille qui a lui-même appris l\u2019heureuse nouvelle à toute la ville,en ledisant à une personne attachée à notre bureau.\u2019 Quand je dis qu'elle me défonce, je ne prétend pas que c\u2018est par son attaque contre moi, mais bien par son front son mensonge.Pour des faussetés moindres passe ; mais pour celles là, elle sont trop fortes : il fauJrait ouvrir toutes les fenêtres de l\u2019univers pour les laisser sortir.Je connais des menteurs, des gens qui disent ce qu\u2019ils savent n\u2019être pas vrai,tels que M.Viger, par exemple qui dit que le pays le soutient dans ses mesures ; ceux-là ce sont des mensonges diplomatiques, mais pour ceux de l\u2018Aurore que je viens de vous faire remarquer, O, ça passe outre toutes bornes conciencieuses! Mais cela ne m'étonne pas ; l\u2019habitude saît nous faire à tout.Le mensonge est l\u2019élément de cette feuille depuis près d\u2019une année il serait son pain quotidien si elle paraissait tous les jours cependant dans ses trois numéro elle sait faire Saprovision pour la semaine.Mais quels sont ces mensonges demandez-vous.l)\u2019abord elle dit que la pudeur lui défend de nommer ce journal ; ça c\u2019est la première mentrie: l\u2019Aurore n\u2019a pas plus de pudeur que sur ls main ; si elle en avait elle ne conterait point tant d'histoires.L'autre mensonge consiste en ce qu\u2019elle accuse des Messieurs de la plus haute respectabilité d\u2019être venu me faire certaines propositions pour mon agrandissement.Là, en voici une grosse dite par elle ou par ce quelqu'un de son bureau.Jamais propositions ne me furent faites de la part d\u2019aucun messieurs ; sauf de celle de M.Spénardesse qui ne veut pas que l\u2019on rie de lui\u2014en effet je n\u2019aurais pas dû mettre messieurs qu\u2019importe on saura faire la distinction!\u2014Mais, pourquoi vouloir contrè- dire l\u2019Aurore ?c\u2019est du temps perdu\u2026.on sait tous que si elle dit la vérité, ce n\u2019est que par accident.Quand a ce qu\u2019elle dit que j'ai annoncé la nouvelle à toute la ville en instruisant quelqu\u2019un de son bureau; si je lui en avais parlé, je n\u2019aurais pas de peine à croire ce qu\u2019elle plante car on sait que ceux qui gissent dans la ruelle St.Amable sont autant de paniers percés.Ce quelqu\u2019un je le soupçonne ; il a très mal fait de venir se frotter auprès de moi, car je puis l\u2019empoigner à mon aise ; il a un si beau manche ! S°il est venu pour me tirer les vers du nez,je ne m\u2019arrêterai pas aux vers qui sont dans le sien, je saisirai le tout en gros! Il a joliment fait un conte que l\u2019Aurore a cru dir?Il serait bien dfficile de le.faire, car elle a tant de petitese ; on pourrait peut - être effectuer le clungement en lui en o- tant sur l\u2019épaissau; c'est mon opinion que je donne Cependant j\u2019aimerais beaucoup a voir sa feuille plus ample, elle servirait mieux comme papier a enveluppe.Reves de M.Viger, Plus je m\u2019applique à l\u2019étude du caractère de notre incomparable patriarche, plus je suis convaincu que le somnambulisme est son état propre, son élément.Je suis assez hardi pour avancer que sans M.Viger on n\u2019surait jamais pu découvrir les lois qui regissent le rêveur.Il rève du moment qu'il Ôôte ses pantalons d\u2019e- toffe du pays, pour reposer ses vieux membre plus facilement sur son lit.J'allais dire baudet, mais les malins auraient compris M.Barthe ; il rêve, dis-je, du moment qu\u2019il enfoui ses vénérables jambes dans res draps au moment ou il les en retire pour résumer les fatigues de l\u2019état ministériel en resumant sa culotte, Non seu'ement se contente-t-il de cela; le jour lui connait ses réveries dont je vous entretiendrais présentement, si je n\u2019avais pas promis de parler de ses songes.Entre autres rêves, le suivant est digne de publication : \u2014 La nuit qui succéda la résignation du ministère et l\u2019acceptation des rénes par le vénérable, il eut un songe tout-à-fait remarquable ; cependant la chronique ne dit pas si le patriarche rêveur avait les yeux fermés ou non; ce point est peu important, heureux si M.Viger ve rêve jamais plus lourde folie en plein jour.Le vé- vérable venait de faire sa prière Si c\u2019est sa coutume de la dire, ce que je supose charitable- ment\u2014il mit son bonnet de nuit, tout blanc comme l\u2019innocence d\u2019un nouveau bapti-ée, et fit certaines autres choses, tous des lieux communs dans la narration et que je passe donc sous silence.Une fois sa chandelle éteinte, il se met à soupirer, peut-être était-ce sur le triste sort de son pays qu\u2019une conduite imprudente de la part du gouverneur venait de priver d\u2019un fameux ministère ; peut-être aussi était-ce en conséquence de son humilité ordinaire qui lui faisait craindre de ne pouvoir accomplir ses nouveaux devoirS avec sagesse\u2014humilité que | l\u2019on trouve toujours chez les grands génies, qui les rends prudents et défiants d'eux-mêmes | ; et qui du moment qu\u2019elle se témoigne chez eux.Est l\u2019avant coureur de brillants succès dans ce.Ki qu\u2019ils entreprennent avec tant de répugnance ; peut-être même ees soupirs étaient-ils causés par des remords qui troublaient cette vénérable conscience sur ce qu\u2019elle avait imprudemment plongé son pays dansle malheur et l\u2019avait expose aux maux qu\u2019entraine une division telle que celle qu'il 'efforcait d'effectuer parmi ses concitoyens, Mais j'ai fini de sonder les causes de ces soupirs qui paraissaient s'échapper pé | qu nible de cette poitrine de vétéran dont le cœur qu'elle renfermait battait.mais, je m'arréte car et qu\u2019elle a 41¢ assez béte de reproduire, lun doyte s'empare de mon esprit\u2014ces gros la malheureuse, on lui dirait qu\u2019elle est fine et vaut quelque chose et elle le croirait! Vraiment, je dis avec l'Evangile : Heureux les pauvres d\u2019esprit ! À propos d\u2019agrandissement, l'Aurore voudrait-elle bien nous informer quel montant on doit lui donner pour s\u2019agran- soupirsn\u2019étaient-ils pas des ronflements?Des ron \u2018flements ! dites-yous, et comment peut-on ron- \u2018fler sitôt surtout après avoir commis un aussi mauvais coup que celui dont le vénérable dormeur venait de se rendre coupable ?Eh bien! si vous'n\u2019êtes pas certain des causes et de la nature\u2019 de ces toupirs, décidez la question com- _ casa me bon vous semblera maintenant que je vous ai mis dans ie bon chemin.M.Viger rêvait à un immense établissement dont l\u2019architecture dénotait qu\u2019il appartenait à Pordie des distilleries.Cet édifice\u2019 avait sur son front une enseigne qui portait les mots suivants: METCALFE, ViGER et Cig, distillateurs &c.MM.Barthe, M'Donnell, et Daly étaient les employés dans l\u2019etablissement.M.Barthe voyait à l\u2019exécution harmonieuse de la machive M.M\u2019Donnell à l\u2019exclusion de ceux qui ne l\u2019avaient point mariyrisé ; M.Draper a lintro.duction des orangistes et des jurés qui pronon- cèrent\u2014trouvèrent serait un terme trop doux \u2014 les détenus politiques de 1837 et 1838 coupables ; et M.Daly à la tenance des livres et à la correspondance de la compaghie.Le grain reçu pour la confection des liqueurs étaient des formes, des dissertations, sur la morale publique des pamphlets sur la crise ministérielle, les adresses à Sir Charles ainsi que leurs réponses, une fillée de l\u2019Aurore et les éerits du _ministre Ryerson.La liqueur que l\u2019on voulait fairg était le gouvernement responsable.Tout à coup le rêveur, après avoir vu l\u2019édifice élevé, les employés à leurs besognes respectives, et les ! grains mis en usage, fut saisi d\u2019un cauchemar dont la violence ébranla ses esprits.Cette belle batisse venait de s\u2019écrouler sur lui, et le poids l\u2019étouffait, 1! voulut crier, mais «es efforts étaient impossibles et heureusement pour lui que son domestique vint à ce terrible moment le tirer d'embarras en !\u2019eveillant et le saluant par ces mots: Monsieur voudrait-il mettre une chemise mette ?Oui, à present qu\u2019il est encore temps, nous le demandons à M.Viger, qui doit être éveillé sur la tournure que prendront inévitablement les affaires.\u201cMonsieur voudrait-il mettre une chemise nette 1\u201d\u2014Nous le lui demandors, car bientôt sa garde-robe sera épuisée ; il n\u2019a plus qu'une chemise à sa disposition, et s\u2019il ne la sauve point de la vermine qui la ronge, il ira nu, nu! On dit que M.Barthe ferait un fameux général ; voyez comme il conduit ses colonnes contre ceux qui s'opposeut à Mr.Viger et comme il se fortifie de lignes.II ne lui manque plus que des = À > Eu CHEVAUX DE PRISES, M.Des Rasoirs peut bien en faire en sa alité de barbier.D'ailleuss c\u2019est tout dans l\u2019ordre des choses; il est soldé, équippé, &c.&c.L'Aurore vomit feu et flamme contre les Orarigistes.Elle prétend que c\u2019es une horreur de voir leurs procédés au 19e siècle.Je pense comme elle: c\u2019est un miracle! cependant j'irai plus loin : je dis que c\u2019est une curiosité de voir l\u2019Aurore au 19e siècle.: LE CHARIV A RICAN ADIEN.STAT LT en a Wen La Te nn?Bibliotheque Vigérite.Je n\u2019étais pas loin de la vérité en vous \u2018annonçant que M.Viser avait en vue la formation d\u2019une bibliothèque publique.Il a, dit-on, fait connaître ses plans à pla- sieurs amateurs littéraires qui les ont secondé en offrant les ouvrages suivants produits de leurs plumes.D'abord le fondateur de cette institution a présenté les volumes dont il se dit le père et dunt voici le catalogue :\u2014 1.Le formulaire politique, 2.De lamorale publique, 3.Sur la distillation de liqueurs des bu- berages indigènes, 4.la crise ministérielle, 5 Considération sur la Belgique, 6.\u2018l'raités des théories, Voici la liste des contributions des amateurs en question.MR, Barzne.1.Les martyres de Château-Branlant ; 22.Directions pour l\u2019usage du \u201c mâle clairon ;\u201d 3.Observations sur les capacités des Rasoirs ; A.Traité des successions acquises par droit de fauteuil ; -5.De l\u2019influence des cheveux blancs sur la politique des peuples ; 6.L'art de donner ou ubtenir et manger des diners publics ; 7.Le Manuel du facteur de lettre ; 8.Recherches sur la nature du Jabot et en la manière qu\u2019il doit être porté : 9.Lelorgnon, petit volume qui enscigne tout ce qui a rapport à ce mignon objet de luxe ; 10.La versification canadienne ; 11.Les amours modernes d\u2019Abélard et d\u2019Eloise; ou recucil des amours de l\u2019auteur et de \u201cMarie Louise ;\u201d 12.Le rossignol patriote ; Encyclopédie de poësies de M.Barthe ; 13.Recherches astronomiques sur la rédaction de l\u2019Aurore ; 14.Sur l\u2019art de se taire charivariser.M.M\u2019DONNELL.1.La wie des martyrs augmentée de celle de l\u2019auteur.2 Sur l\u2019art de saluer et de sourire au premies venu.3.De la charité chrétienne qui doit nous porter à aimer nus ennemis comme nous même.4.Sur les entrées des gouverneurs; donnant des directions pour l\u2019observation des rangs dans la procession.5.De l\u2019eflet qu\u2019un emprisonnement de quelques mois avec autrui et oppérer sur nous même, n\u2019oubliant pas l\u2019effet produit par le partage.des liqueurs.M.TailLHaves, : 1.De Peflet du mercure sur le système de l\u2019homme.2.Recueil de sermons, ou œuvres de la chair.M.De Breurr.1.Le nouveau Malthus sur la population.| | | | | 2.L'art de brûler @ la poudre.3.Sermon quia pour texte: Laissez venir les petits enfants à moi- M.Gucr.1.Traité de la légiümité des enfants.2.Recherches sur les propriétés emfla- matoires des discours.3.L'art de la boz avec les enfants.4.De la satisfaction des dommages.L'auteur cite son propre cas où il donna un écu au gamin qu\u2019il combattit, en guise de satisfaction.; 5.Des devoirs du parfait magistrat.L'auteur s'offre cumme modèle.(& Continuer.) POURQUOI ET LES PARCEQUE LES MITOLOGIQUES.Pourquoi M.Viger ressemble.t-il au point du jour ?Parcequ\u2019il possède l\u2019Aurore.Pourquoi ressemble-t-il au blond Pheebus ?Parcequ\u2019il est le père de l\u2019Aurore.Pourquoi ressemble-t-il à Orion ?Par cequ\u2019il s\u2019est laissé enlever par l\u2019Aurore.En quoi M.Viger diffère-t-il du vieux Tittron ?Parcequ\u2019il n\u2019a pu être rajeuni par l\u2019Aurore.En quoi diffère-t-il du fidèle Céphale ?Parcequ\u2019il n\u2019a pus résisté aux séductions de la librique Aurore.Pourquoi l\u2019Aurore de M.Viger ressem- ble-t-elle à la déesse de l\u2019antiquité ?Parcequ\u2019elle s\u2019est prostituée comme elle.Pourquoi M.Viger est-t-il comme un vieux chapeau ?Pareequ\u2019il est sur la Jorme.VS On dit que M.Viger ne conduit point les affaires aussi bien qu\u2019il mène ses chevaux.En mettant la forme en avant du fonds, il a mis la charrue devant les bœufs.Il est donc bien naturel que les choses n\u2019avancent point, ou plutôt qu\u2019elles reculent.On dit que M.Viger à tant baillé de pièces à l\u2019Aurore, qu\u2019il en a obtenu un privilégeil est bailleur de fonds On dit qu\u2019il n\u2019est pas surprenant que M.McDonell ne puisse pointentendre le gouvernement responsable tel qu\u2019établi par le bons-sens : il ne saurait jamais le comprendre à fond.On ditque l\u2018Aurore va tomber ; elle ne tombera pas de haut toute Aurore qu'elle soit ! IF \u201c Un extraordinaire arrivé au Séminaire de Nicolet le 13 janvier dernier\u201d est extraordinairement mal écrit; l\u2019auteur ne trouvera donc eu ) pas extraordinaire | 51 Je ne lui donne point l'insertion.Recerres Economiques.\u20141.Pou! avoir un bon diner pour un nombre indé fini de personnes, devenez candidat pour le parlement, et faites-vous qualifier par M.Viger.\u20142.Pour pensionner sans dépenses allez vous retirez chez Hondlow, mettez un jabot et portez un lorgnon et M.Viger paiera les comptes.\u20143.Pour voyager gral's, prétendez assister à une assemblée de forme et vos frais seront payés par le dit M.Viger \u2014 Dites; si l\u2019économie politique n\u2019est pas le fort du vénérable Patriarche ! Correspondance du Charivari.Le Ridicule.L'arme la plus facile pour combattre les torts et les travers de Pengeance humaine est celle du ridicule, maniée avec cette dextérité qui se remarque chez les Français.Le ridicule est de tous les tems et de tous les lieux; car l\u2019homme {Partout où il se trouve aime a rire; l\u2019on rit tout aussi bien sous les poles, au froid que sous l'équateur, en plein soleil.Ce que le raisonnement ne peut effleurer, le ridicule saura bien le détruire ; l\u2019on ne reste pas longtems à avoir peur de ce que l\u2019on s'amuse à rire.Savoir rire de lout ce qui nous advient, c\u2019est le meilleur moyen d\u2019accepter tout ce qui nous arrive de facheux.Le viejl adage qui dit: il vaut mieux rire que pleurer est fondée sur le bon sens, car à pleurer on n\u2019y gagne rien, mais à rire on se réjouit et'c\u2019est toujours qnelque chose de retenu.Rions donc toujours, puisque c\u2019est le meilleur parti.UN DiscirLE pE COMUS.Montréal, 20 Juillet, 1844.TROY EB, BH)\" cette ville, un volume des ŒU- VRES TRAGIQUES de VOLTAIRE.Celui à qui il appartient et qui voudra en faire la réclamation devra en donner la description du volume en s'adressant au Bureau de ce journal.16 Juillet 1844 CHAPELEAU =r LAMOTHE.RELIEURS.RUE STE.THERESE, vis-a-vis les im- drimeries de MM.J, Starke et Cie.et du Canada Gazette.Montreal, 10 Mai, 1844, CONDITIONS DU CHARIVARI CANADIEN, Ce Journal se publie deux fois par semaine, le Mardi et Vendredi matin, à raison de DEUX sous la feuille, ou 15 sous par mois pour la ville, et2s6d peur qua tre mois pour la campagne, payables d\u2019a vance.Imprimé et publié par A.ForTiæn, ûe des Commissaires, No.33 près dn Marché Neuf."]
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