Le courier de Québec, 17 septembre 1808, samedi 17 septembre 1808
[" ra flv EE ES COURIER D tree a E QUEBEC.Gratum est quod patriz\u2019 civem populoque dedisti Si facis ut patriæ sit idoneus.\u2014JuUv EN AL, Sat, 14.e VOL.!11.] \u2014SAMEDI, 17 SEPTEMBRE, 1808.\u2014\u2014 MELANGES.4 \u2014 7 CONVERSATION, La Couverfation eft un bien particulier à l\u2019homme, de méme qué 13 raifon.Cleft le lien de la fociété : c\u2019eft par elle que s\u2019emiretient le commerce de la vie civile, que les efprits fe communiquent leurs penfées, que les cœurs expriment leurs mouvemens, et que les amitiés fc commen: cent et fe confervent.Co La Converfation de deux amis rend'leirs biens et leurs maux communs : ell@ augmente leur plailir et diminue leurs peines, Rien ne foulage tant la douleur que là lis berté de fe plaindre.Rien ne fait mieux fentir la joie que le plaifir de le dire, mais il faut que la Converfation aît fes bornes.Comme la retraite trop longue affoiblit l\u2019efprit, la compagnie trop fréquente le diflipe : il eft bon de rentrer quelquefois en foi, et de fe rendre un compie exact de fes paroles, de fes fentimens, et du progrès qu\u2019on a fait dans la fageffe : d\u2019ailleurs, il'faut paffer du terms pour l\u2019étude et pour les affaires attachées à notte profeff- on.§.Ewr.Gardez vous bien de vouloir briller en Converfation, furtout dans des cercles où ll y a des perfonnes au-delfus de vous.Les hommes font auffi jaioux fur'le chapitre de l\u2019efprie, que les femmes fur celui de la beauté.Tousles éloges d\u2019un bel efprit, ou qu\u2019un honime qui fe denne\u2019 pour tel, entend faire d\u2019un autre hommé dct.prit, font de part et d\u2019autre comime autant de larcins qu\u2019ils fimaginent qu\u2019on leur fait.Anon.\u2018[ Dans la Converfation, on doit évite PaffeQlation et encore plus 1a négligence.Ivarc de o\u2019y bien .conduire marque 1a dé: £ence des mœurs.L'ubfégé de la biene féance et de la politeffe confie égaleipent à garder notre dignité et celte des perfon.nes avec lesquelles nous converfons.Bat.1} y « des gens qui aiment mickx-dans Ja Converfation paraître doués d\u2019un efprie facile, et qui peut fe tirer d\u2019affaires fur toutes fortes de fujets, que de imontrer ou difcernement folide, jufte, qui s'atrache au vrai, Comme sil était plus glorieux de faire voir \u201cqu\u2019on faic tout ce.qui (e peut dire, que de montrer qu\u2019o.fait ce qui doit: fe penier, I! ya des gens qui ont des lietx\u201d communs et des themes tout faith, ou ilst brillent d\u2019abord, mais manquant de variée té, ils ennuient bientô), er paraiffent ndi- cules auffi-tôt' qu\u2019ils font découverts.> Le rolle diffihgué dans une Conv rla¥ions, c\u2019eft de fournir la matière, détatfriger ét de la varier.11 faut divetfifier la + *.4 : Cork Fon, Hdlep, aux parrations, des queffis, des opinie.ons, du plaifunt, du fégeux.Que L'efprit de la convär{ations gonffte bien moins à en montrer\u2026beaucoup, qu'à en faire trouver auxautres.Célgiœqui for: de votre entretien content: dE ynkiet, de fon: efprit, l\u2019elt de vous parfaitemAn£ les homs mes n'aiment point, à vous admirer ; ils: veulent plairent : ils cherchent moins 3 être inftruits et même réjouis, qu'à être goûtés et-applaudis: ./d: Cty C\u2019efi une rareté trop grande que la- Cone vesfation d'un homnie en: qui vols trouvig ez un agrément univerfel, et le bon fens nefouffre pas une.rechetch- cufieulte de Ce qu\u2019on.ne rencontre preique jam.ris, Dan.les mefures que vous pre\u2018drez pour.la fociété, faites État.de,ne trouve le- bons nes chofes que £é préments On voit fous vent en des pérfonnes'avec qui on aura des liailons d\u2019intérét,, ou_d\u2019auires habitus des'airffi n&celfairés, le folide et l\u2019ennuye eux, l\u2019agréraent et le per de fens, la fcie eace'èt le ridicule ; il faut démêler tout cela ; l'on connaïffait Je monde parfaites\u2019 tient, On y trouvérait une infinité de peræ fôrines recommendables par leuys talens ct miéprifables par leurs faibles.Les home mes ne font pas toujours un bon ufage de Jeur mérice, et ils Mont\u2019 pas la difcrédog de yous cacher lçursdéfauts.Se Eur, v ANECDOTES.Le Lord Choflerfield étant dans l\u2019admi- niftration, propofa au feu Roi une perfons ne qu\u2019il regardait comme très propre à remplir ne charge très importante ; mais le Roi était déterininé à en nommer\u2019 un autre.\u2019 Le Conteil réfolut de s\u2019oppofer au Roi, crainte d'un précédent dangéreux.C\u2019était au Lord Chefterfield à préfenter la commiffion pour la faire figner.Il demanda au Roiavec quel nom 11 remplie raitie blanc.\u201c Avec le nom du Dzable répondit le-Roi en colère.\u2014Et la commifli- on fera toujours adreffée à l'ordinaire, dit le Lord; à noire fidel es bien dimé coufin et confeiller ! ., À cette répartie le Roi ne uts\u2019empêcher de rire aux éclats, et figna à Commiiflion de bonne humeurs ~~ - \u201c Un Monfieur fortant de la Comédie, Était étonné qu\u2019uncertain Aéteur n\u2019eut pas éié fiflé, ¢ Comment voulez-vous, dit Une Démoiféllg sifler ct bailler en méme tems.\u201d Ut Géné meux pour perdre des ba- tailléS, reçut aMgfértain jour de l\u2019an, d\u2019une Main inconnue, boête qui contenait vü rec certe dévilemm\u2018é Je n'ai été ovfPsre battu.\u201d John Scott apporta fon bill Ja liberté de la Prefle, un Lorfqueié pour reftres Pair Irlandais fuggéra que toutes les pus: blications cnonymes aurajent en tête le nom de l'auteur.\u2014 - EEE PTT .Le Lord Chefterfield entrant chez le Lord B\u2014fut mordn à la jambe par- la chienne favorite de ce Lord, \u201cNe craigniez rien, lui-dit:l.ma- chienne ne mord - ja mais.Lord Cheftesfield jetta la chienne à bas d\u2019un coup de cannec.en difant ¢¢ ne Craigniez rien, Milord, je ne bats jamais les chiens.\u201d., 5 | PP \u2014 pe CANADA ENCORE UN MOT SUR LES RAQUET- tt UT RSS C2 L\u2019Ecrivain qui nous avait donné fon 0.pinion \u2018fur les empreintes reffemblantes.à des -piftes de raquettés, eft un \u2018peu revenu de fon fentiment ; 7} nous avoue que ce qu'il a\u2019 dit laifle beaucoup de: doute, -et qu'il n'a prétendu \u2018que \u2018de fuire éonnaitre un taie igndré de la.plupart des babitans du pays, \u2018( 66 - La chofe eft três louable, fans doute y mais fi ce naturalifte, pour qui rien n\u2019eft caché dans l\u2019univers, et qui a l'humilité de nous dire que ce n\u2019eft point à nous à pur- ler des merveifles de la nature, maîs bien à lui de nous les expliquer, fi ce naturas Title, dis-je, n\u2019a jamais vifité Ce'fieti intérefz fint, pour quoi va-t-il déclarer qu'il y a tout lieu de croire qñié ces empreintes font plutôt des empreintes de- raquettes que de plantes maritimes, Efll-ce parce que ces empreintes réflemblent à des raquettes ; il y avraitalors un peu de crédulité.Les pêcheurs reconnaiffent auf\u2026i l'empreinte du doigt èt du pouce de St, Pierre fui un\u2019 poiflun commiun dans la Baie de Gafpé, * - L'Ecrivain ne voit pas pour quoi des piftes de raquettes faites fur une terre cale Caire en diffolution ne laifféraient pas auffi bien leurs empreintes que des plantes mae.eft bien différentes ritimes.La chole Nous fuppoferons méme avec lui que ces pif s auraient été faites le Printems durant a fonte des neiges.Ce terms là même fera le moins propre a opérer la merveille ; l\u2019a» bondance des caux ne permettra guère à une terre délayée de conferver des empreine tes.\u2019 Suppofons au contraire que des plan- - tés maritimes foient couchées fur une terre calcairé\u2018autant délayée que vous le voue drez, ces-plantes ne fe pétrifieront peutsêtre pas mais y -pouriront er y laifferont pas leurs empreintes, l\u2019écrivain ne Voit pas non plus.\u2018wmais probablement il n\u2019a rien Vu ; quantà nous nous avoucrons que nous n\u2019avons jamais vu Ces empreintes ec il pourrait bien fe faire que nous difputerions fur une chofe qui n\u2019exifte pas.ee QUEBEC, 17 Septembre, 808, Le Capitaine James Pearfon arrivé Jeudi d\u2019Antgoa rapporte que le Gouverneur de Porto Rico, avait envoyé demander quelques vailleaux de guerre à l\u2019Amiral Coa chrane pour \u2018protéger fon gouvernement contre les français.\u2018 \u2014-_P{{rpmen.- NOUVELLES ETRANGERES.DESTRUCTION DE LA SOUVERAINE- TXL\u2019 DU PAPE, ET DISPERSION DES .+ + CARDINAUX, RomzE, 12 MA1.\u2014\u2014Dans le Courant de cetie Ville, on voit le décrét importans ui fuit : * Napoléon, par la Grace de Dieu et par la conftitution, Empéreur des Franais, Roi d'ltalie, Prote@eur de\u2019 la cdrie édératton du Rhin, confidérant que le préfent Souverain de Rome a conftamment refufé dé déclarer Ja guerre aux\u2019 Anglais etde co-opéter avec les Royaumes d°I: talie et de Naples à la\u2019 pfoteétion de la Peninfule ; que l\u2019iniérêt dés deux Rôyau: mes ei la fituation relative de Malic et de Naplés, exigent que leur communicat tion ne 'foit ifterrompue \u2018par avéuné puif- fance'\u2018enhemie : que les dons \u2018de terres qui tompofent l'Etat Eccléfialtique a éé fait par notie illuftre prédécétleur CHARLES MAGNE, pour le bénéfice'de la Chrétienneté, Mais non pour le fuccelléur des ea.nemis de notre Sainte Religion ; ¢ eft pours quoi, \u2018ur la confidération \u2018des derhandes pour patieports, faites par l\u2019Amballadeur de Rome, le 28 Mars, nous avons décrété et décrétons, comme fuit : (Ici fuivent les différents articles du décrêt, uniffant les provinces du territoite Papal au Royaume d'Italie, et donnant pluficors régle- mens locaitx par rapport \u2018au\u2019 Gouvernement).En vertb d\u2019un fecond décrêt, tous les Cardinaux, Prélats et atitres Officiers dé la Cour de Rome nés daus \u2018le Royaume d\u2019lualie, doivent fe'retirer au lieu de leur naiffance avant le 5 de Juin, à peiné de confiscation de leurs biens, À Ancône le 11 de Mai, les Officiers du Pape étaient f déjà congédiés.(Il était parveou d\u2019Iralie à à Londres un rapport que-le Pape avait réfigné \u2018et qu\u2019à: vant la féparation | des Cardinaux, ils avaient élu \u2018le Cardinal Archevéque de Palerme pour lui fuceéder.) Cet Archevêque de Palerme cft le Cardinal Dominique Pignatelli di Belmonte, Napolitain, né en 2730 et Créé Cardinal pas Pie VII, en 1303.Le Roi D'EsPAGNE.CuarLEs IV.le dernier ou plutôt le préfent Roi d\u2019Efpagne, puifque nous n\u2019en - avons reconnu aucun autre, n\u2019eft point dutout un prince dépourvu de capacité.Il fe fent peu des infirmités qui accompagnent ordinairement\u2019 la vielleffe.TL n\u2019a pas moins de 6o ans et il fe porte auffi bien que qui quie ce foit de fon âge.Il eft vrai qu\u2019il perdait trop de tems dans tes plaifirs de la chafle, mais fon'pere qui eut la mé.me paflion n\u2019en a pas moins été l\u2019Îdole de fon peuple, et l\u2019Efpagne chéris encore fa mémoire.67 Philippe, Due de Calabre, Je frère aipé de Charles IV, étant imbécille fut priv de la Couronne d\u2019Efpagne.11 mourui Naples, ot Pavaitla-flé fon frère, en 1759, lôrique Charles\u2019 I! \u2018monta fur le trông Efpagnot.Le préfent Roi fe maria, en 1765, & l\u2019age de quatorze ans, à (a coufine, Louie fa Maria, Prinéeffe de Parme et fille de Don Philippe, le plus j eune\u2019 des fils de Philippe V.fa mere était la fille ainée de Loui, XV.ainfi elle defcend des deux co\u2019 tés de la maifon de Bourbon.II eft malheureux d\u2019avouer que fi \u2018conduite comme Reine et comme femme n\u2019uît point été exempte de reproche ; mais il ny\" a qu'une tyrannie brutale, aécoutumée à \u2018traiter fes viétimes de quelque rang qu\u2019 \u2018elles foient, avec la plus critelle indignité, qui ait pu engager Buonopaite à faire croire à l\u2019uni- Vers qu\u2019elle a été infidd'e au Roi fon mari, et à proclamer où \u2018plutôt à aflarer l\u2019illég 8iq timité du Prince\u2019'des Afturies.La baflels fe, la perfidie et I'infraflion aux lois les plus facrées parmi les hommes qui a.marqué la conduite de Buonaparte envi rs la fae mille *loyale d\u2019Efpagne n°à point d\u2019exems ple duns l\u2019hiftoire mo: terne, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Descr IPTION G FOCRAPHIQUE DE L\u2019EsPAGNE.Du Courier de Gla/gow, du 14 Juillet.La pofition géographique de .l\u2019Efpagne, aufli bien qué fa grandeur.rend fa conquête la plus difficile qu'aient entreprile les Fran çais.La diftance à la quelle les villes les Plus fortes font placées les unes des autres et le peu de Connettion qui exifte entre elles: empêchent qu\u2019elles ne puilTent être conquie* fes par uns feule armée quelque forté qu\u2019ele, le foit, ou par une feule victoire'quelque brillante et \u2018quelque décifive qu'elle (vit.Le nombre de fes portsen rend la pole on impoifible aux troupes étrangères, et leur fituation combinée avee la fupériorité de nos forces navales affure à l\u2019Efpagne le commerce avec la Grande Bretagne, avec fes colonies et avec-toutes les autres pui(s fances qui peuvent leur être utiles.Les difficultés qu\u2019offre'le paysaux opérations: d\u2019une armée font en faveur de fes habitans; et même ces défavantages naturels\u2019 etariie ficiels qui ont retardé les progrés de leur profpérité, peuvent dans ce: moment cris tique contribuer fortement à l\u2019éfficacité de - leur défente ; les provinces font remplies de montagnes, plubeurs de leurs défilés eg 68 même de leurs villes \u2018fontinacceffibles à PBAnillerie, entre la France et les fertiles Plaines de I\u2019Andaloufie, il n\u2019y à pas moins de trois rangs de Montagnes qu\u2019il faur pal- fer.On pourra nous dire que la Suifle qui offiait les mêmes obftacles n\u2019a point réfiflé aux armées françaifes.Cela eft Vrai, mais si la Suiffe était plus rude, plus femplie de montagnes et plus .inacceffible, Elle n\u2019était pas fi confidérable et les habi- tans 1\u2019en étaient pas auffi défumis, Ilya deplus une ci:conftance qui pouvsit ôter plus de la inoité de ces avantages à un puiffant pays ; c\u2019eft qu\u2019il était auf\u2026fi bien, pour ne pas dire mieux, connu de leurs \u20acnnemis que d\u2019eux mêmes.Les plans et Tes cartes, auffi bien qu\u2019une connaiffance pratique des défilés, des poftes, des d'flan- Ces, des chemins et des femiers dans toutes les direflions avaient mis les officiers et les Généraux français fur le même pié que les Montagnards qui voulaient s\u2019oppofer à leur pallage, Aucun pays n\u2019a été tracé auffi Correftement fur les cartes, que la furface irségulière des Alpes ; et l\u2019induftrie ee l\u2019in- genuité de l\u2019homme a été couronné du plus grand fuccés en calculant et :ragant\u2019 avec précifion, les hauteurs, diftances et détours de ces rocs que ja nature afemblé vouloir placer pour en défendre l\u2019entrée, On a été jufqu\u2019à modéler une grande partie de Cet endroit montagneux, avec autant d\u2019exaftitude qu\u2019un Architeéte aurait èm- \u2018ployée pour copier un ouvrage de Part, Non feulement il n\u2019exifte point de fembla- ble plans de l\u2019Efpagne, mais même toutes les cartes et les relations qui en ont été faites font plus propres à t'omper un gé.Véral qu\u2019à le guider dans fes opérations.Le tems employé pour traverfer une mon- stagne eft bien Connu des habitans des envi.yous, mais ja carte, le livre de pofite, et les muletiers mêmes fe ferviront du mêmé terme pour marquer des diftances bien différentes.Ceux qui ont voyagé en Efpagne et particulièrement dans les diftri@s montagneux cunnaiffent bieo la différence d\u2019une petite et d\u2019une grande lièue, mais C\u2019eft en vain qu\u2019ils auront recours aux plans pour les trouver.Les plaines des deux Caflilles et de l\u2019Efiramadure ne feront re plus favorables à uve invalion que les dif- tri&s montagneux qui les divifent les uns des autres, où les fépa' ent des autres provinces d\u2019Efpagne.La chaleur du climat ét les y fièvres ititerminentes qui tèznent font ene Cdre plus dangercults à une grande arinée, étrangère qu\u2019aux .corps des natifs.Le premier inconvénient fera infuportatle pense dant les trois mois prochains, et dans tous tes les dernières guerres les armées n\u2019ont pas pin opérer dans certe faifon, Le dere nier (canféquence néceffaire de la grande chaleur) deviendra encore plus dangéreux, par la rareté et la mauvaife qualité des eaux que les français rencontreront fouvent, et par leur appétit pour les fruits.A toutes ces circonflances, il faut ajouter le manque de fourage et de provifions, et la difficulié pour ne pas dire l\u2019impoffibilité de les cha.royer dans des endroits habités par un } eu- ple armé, à travers des chemins longs et mauvais, et où il eft impoffible de les tranf- porter par eau.Extrait d\u2019une adre fe Portugaife.\u201c\u201c Il eft tems, fidèles Portugais, de cous rir aux armes.Tous nos devoirs nous y invitent : des devoirs qui jufqu\u2019à préfent ont été étouffés dans nos cœurs par force, Mais le tout Puiffant, dont le Gouvernee ment eft andeffus de celui des tyrans, eft Venu à notre affiftance.Notre fainte loi profanée, notre augufte Souverain expule {é, nos vies expofées, nos propriéiés cons filquées, notre honneur vutragé ; toutes ces infultes demandent d\u2019ètre vengées.Mais qui font ceux que jeveux éveiller ?Les Portugais, les habitans de \u2018Franfmontanoz, ceux de Villa Real, Je les connais tous, Car j'ai l\u2019honneur d\u2019être né dans ce pays- * Je connais leurs fentiments, leur fidélité, et leur attachement à la miaifon regnante de Portugal.GIBRALTAR, 5 Juillet.\u2014]%ai l\u2019hons neur d\u2019informer votre Excellence, qu\u2019hier le 4c.de ce mois, il entra un peut vaiffeau Portugais dans ce pont, qui à été envoyé ici par le Junto Suprême d\u2019Algarve, avec un nombre de prifonniers Français, parmi les quels font le Cidevant Gouverneür Français d\u2019Algarve, fon Aid-de-Camp, et plufieurs aurès Offciers.** GOTTENBOURG, 11 Juillet.\u2014\u2018 Les bruits des préparations de guerre de l\u2019Aus triche et d\u2019une entrevue entre le Roi de Suède et l\u2019Empereur Alexandre, continuent à fë repandre.Deux Meffagers Anglais et deux Suédois partent bar Ce paquebot,\u201d IMPRIMk\u2019 El PUBLIE® P OUR LLS EDITEURS, A LA NOUVELLE IMPRIMERIE, No.19.Rue Buade, PRix-\u201415% par An."]
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