L'écho des Deux-Montagnes, 14 mai 1891, jeudi 14 mai 1891
[" \u201ca Îre ANNÉE ORGANE DU PARTI LIBERAL DANS LE DISTRICT DE TERREBONNE J.D.LEDUC er G.E.LANGLOIS.STE.SCHOLASTIQUE, 14 MAI I891 RÉDACTEURS-PROPRIÉTAIRES.FEUILLETON.LLE L'AIMAIT DEUXIEME PARTIE LE ROI DPALGER Suite.Hélène et le marquis s\u2019habituèrent volontiers 4 la monotonie de cette vie à deux.Ils vivaient constamment l\u2019un avec l\u2019autre.Leurs cabines donnaient sur le salon commun où ils passaient leur journée.Chaque jour, Hélène sentit augmenter son estime pour Pierre, et un sentiment plus doux grandissait aussi ; elle ne voulait pas se l'avouer, le laissant croître quand même.Pierre adorait Hélène.Aucune femme, aucune jeune fille ne lui donna jamais pareille idée \u2018du bonheur : il rêvait cela, dans les longues chevauchées de sa jeunesse, c\u2019est elle qu'il cherchait dans le bleu du ciel où ses yeux se portaient jadis, troublés des imperfections humaines.Pour le marquis, il n\u2019y avait jamais eu qu\u2019une femme : Hélène.Jusque-là, il n\u2019avait pas aimé, et il comprenait que jamais il n\u2019en aimerait une autre.Souvent elle lui contait l\u2019histoire de sa vie.Maintenant ils n\u2019avaient plus de secrets l\u2019un pour l\u2019autre.Au contraire, ils s\u2019interrogeaient sur leurs idées d\u2019autrefois, leurs pensées les plus intimes.Elle voulut connaître Méreuil, et il en faisait des descriptions sans fin.Même il dessinait sur du parchemin les principales vues.Lui s\u2019intéressait aux premières années d\u2019Hélène, aux faits auxquels elle s'était trouvée mêlée, à ses parents, à ses amis.C\u2019était une constante communion d'idées, d\u2019où naissait une intimité délicieuse.Rien,n\u2019assombrissait leurs relations ; ils \u2014 Alger ! ( Le marquis Pierre eut un sourire bien triste en regardant Hélène.Elle lui tendit la main sans rien dire, et ils restèrent ainsi longtemps.Enfin, ils sortirent sur le pont pour voir la ville de Barberousse.\u20ac - Alger, n\u2019était pas, comme aujourd\u2019hui, la cité orgueilleuse qui étale ses quais superbes et égrène sur la colline ses maisons blanches.Le voyageur, qui de la mer, aperçoit les jardins superbes et les villas coquettes, les ponts et les terrasses, les hautes maisons, la Casbah et son quartier pittoresque, les rues droites s\u2019étendant de chaque côté, tout ce qui fait de la capitale d\u2019Algérie une ville admirable, ce voyageur eut été singulièrement déçu d\u2019apercevoir, en 1524, le refuge des corsaires dont le nom sufflsait à effrayer ces pays.La Casbah existait déjà et les maisons de la ville haute qui étagent leurs toits blanchis à la chaux.Mais les quais étaient remplacés par dez chemins argileux, gardés par de grosses bornes de bois.Le port était curieux a voir, bendé de toute sorte de vaisseaux.Depuis lez fustes légères jusqu'aux nefs à quatre voiles.On distinguait des caraques italiennes, assez forts vaisseaux à voile armés d\u2019un château à éperon et portant quatre canons chacune ; des galères de Grèce, avec une simple cabane à la proue ; des caravelles de Portugal, des galéasses de Sicile et aussi de minces tartanes destinées à suivre la côte, plus terribles aux pêcheurs et aux habitants de la ville que les galions.Sur les versants de la colline des maisons carrées, plates, avec terrasses au soleil levant, des cahutes de terre sèchée et blanchie, des cabanes de bois.Sur les quais du port, des milliers de soldats grouillaient, sans vêtements, sans abri, sans pain.Ils dormaient ou jouaient, se partageaient une pastèque ou un régime de dattes sèches, car ils étaient d\u2019une sobriété orientale et se contentaient fort ne trouvèrent aucun point de désunion : ils avaient les mêmes croyances, les mêmes affections.\u2018 Co Pierre\u201den arrivait à oublier parfois J\u2019 istepce de Jacques.Ils se [aissaieN comme si, au bout TE leur Voyage, ils d sent trouver un prétre pour les unir.Il se voyeit a MérevqfiBhassant 4 ses côtés, enfouis tous deux \u2018dans le calme immuable de leur bonheur.Puis, sur un mot d'Hélène, le souvenir de l\u2019autre revenait.Alors, bien humble, il reprenait son rô- le.Ses pensées rentraient des pays entrevus, comme les pigeons reviennent à la ferme, par troupe.Il restait en face de la réalité, et une tristesse de quelques instants le saisissait.Une larme tremblait dans ses cils, et son regard doux se voilait.Hélène détournait la tête pour ne pas le voir pleurer.Puis, d\u2019un coup d\u2019épaule, il chassait ces misères.Il avait bien le temps de souffrir ! En attendant, il était auprès d\u2019elle, seul à la garder ; il avait toutes ses paroles, toutes les minutes de la journée.Pourquoi se plalgnait-il ?A mesure que l\u2019on approchait de l\u2019Afrique, une émotion poignante s\u2019emparait d\u2019eux ; Pierre le disait.Hélène n\u2019osait même le penser.Cependant ils savaient bien qu\u2019ils seraient encore ensemblelà-bas; Barberousse confierait sa prisonnière au marquis ; mais il n\u2019y aurait pas, comme ici, cette intimité silencieuse et douce, cette union forcée, qui était excusée par les obligations du sort et dont ils se trouvaient si bien.Ah ! ils regretteraient ce petit salon où leur amour avait grandi dans les parfums enivrants, au milieu de ce luxe d'Orient si chatoyant et si coquet.Ils avaient eu là des journées divines, des heures passées à contempler, appuyés sur le balcon, la mer sans rivage, roulant ses perles avec un bruissement énervant, et le ciel sans nuage.Barberousse venait chaque jour visiter les deux jeunes gens.Lui aussi se laissait charmer par la gaité bonne et le courage simple du marquis de Méreuil.Il se sentait attiré, lui aussi, par cette natnre noble qui étalait naïvement des trésors de dévouement et d\u2019héroïsme.Ce caractère droit, cet esprit affiné mais simple, cette âme ouverte à toutes les saines aspirations étaient bien loin de son caractère et de son âme : il n\u2019en fut que plus curieux d'étudier ce gentilhomme, et il finit par l'aimer, autant qu\u2019un forban vivant de carnage et de pillage, pouvait aimer un rêveur délicat et d\u2019une incomparable probité.Pierre se plaisait à écouter son hôte.D'abord, il songeait a servir son pays.Le roi de France apprendrait avec plaisir le nombre de bateaux du roi d\u2019Alger et les détails les plus précis sur l\u2019organisation de sa flotte et de son armée.Hari-Adan connaissait chaque prince d\u2019Italie.Ils avaient tous recherché son alliance ; il donnait des jpreuves de leur mauvaise foi et de leur cruauté, redisant des choses monstrueuses dont le marquis ne s\u2019étonnait pas trop.Enfin, un jour vint où le veilleur placé » bien de deux tranches de melon et d\u2019un verre d\u2019eau pour tout le jour.\u2018 Puis, loin de la ville, quelmes: habitations plus honorables, cachéé des palpaigeengiscles Tauriers au one, dog] dins appartenant à des chefs à des serviteurs du palais protégés des xôdeurs par la terreur que le seul nom de Barberousse faisait naître.Et traversant tout cela, sur des sentiers boueux ou rocailleux, des troupes d\u2019esclaves noirs ou blancs, nus, attachés par des courroies, conduites par un Algérien, qui frappait à tour de bras avec un fouet de cuir.Des prisonniers payant rançon, respectés et même choyés comme un produit certain, des janissaires au costume étincelant, des arabes au burnous blanc faisant une tâche claire, montés sur des mulets, allant gravement suivis de leurs femmes ployant sous le faix de leurs ustensiles de ménage ; des gens de natipnalité vague, la peau brûlée,vêtus d\u2019une culotte de toile, rôdant sans but, prêts à tout excepté à travailler pour gagner une vie dont ils ne savaient que faire.C\u2019était cela, Alger, la ville de Barberousse Hari-Adan.Barberousse montra, du pont de la galerie, les différents quartiers au marquis de Méreuil.Pierre, habitué à Paris et aux villes du centre de la France, bien disposées, d\u2019un abord facile et d\u2019une propreté engageante, ne put admirer que de loin de la ville de son hôte.La mosquée \u2014la même qui se trouve encore sur la place de la Marine\u2014se dressait superbe, et Pierre rendit justice à la grâce de sa coupole, mais plus ils approchèrent et plus il comprit les horreurs de cette capitale de bandits.\u2014Je vous donnerai cette villa perdue dans un fouillis de lauriers-roses et dont nous voyons à peine, d\u2019ici, la façade de pierres blanches et les fenêtres peintes en vert très pâle.\u2014Oui, oui.: \u2014Je vous le répète, \u201cavant de nous séparer, vous êtes libre.Je vous prierai seulement de venir me voir avant votre départ.\u2014C\u2019est de la politesse élémentaire, interrompit Pierre, et en France.\u2014Je sais, en France vous êtes passés maîtres.Donc, vous viendrez me voir et je vous donnerai une missive pour votre roi.Ne vous inquiétez pas sur le sort de votre galion le Parisien, des ordres seront données, et il sera bien reçu sur la côte algérienne.Pierre remercia le capitaine et prenait congé, lorsqu\u2019il lui dit : \u2014Ah ! je vous prie de me donner votre promesse de ne pas favoriser l\u2019évasion de la princesse Hélène Grimaldi.\u2014Je vous en donne ma parole.Elle ne tient pas d\u2019ailleurs à rentrer en France avec d'autres qu'avec moi, et mon valet apportera sa rançon d\u2019ici quelques jours.Hari-Adan reprit : \u2014La vie de votre amie me coûte plus que sa rançon ne me rapportera.Pierre le savait.Sans-Secousse lui avait répété les offres de la dame d\u2019Hyr.\u2014Ah ! fit-il sans le dire.\u2014 Et je tiens à ces vingt mille écus qui me payeront mon expédition.payée en dans le hunier cria : partie déjà, du reste.Je n\u2019ai pas l'habitu.demi far de retourner les mains vides.Et puis je ne veux pas faire de cadeaux aux Grimaldi.Je ne leur fais pas l\u2019honneur de les traiter en ennemis, mais ils subistent le sort commun à ceux qu\u2019Allah met sur ma route.Il eut un sourire fin où perçait son ori- gtpe napolitaine : _ \u2014N\u2019attendez pas de vous\u201d enniiyer là- haut pour venir me voir à mon palais, Le marquis et Barberousse se séparèrent.Le soir, Hélène et Pierre regardaient de la terrasse de leur villa le splendide panorama qui se déroulait devant eux.À droite et à gauche, les montagnes bleuâtres, embrumées, estompant leurs arêtes et leurs bouquets d\u2019arbres ça et là, piquant des points clairs sur la monoto- mie des rampes, une maison blanche, un: mur couvert de fleurs jaunes, un ruisseau accrochant les derniers reflets du jour.Devant eux, la mer immense semée de voiles grises, de barques à cent bras, de hautes nefs voilées de jaune-orange, la et,de sa voix tranquille : \u2014Ne vous a-t-on pas payé votre solde ?\u2014Si ! mais.\u2014 \"Mais quoi ?Vous êtes nourris comme veus ne méritez pas de l'être, vos gages scfit réglés ; vos maîtres, de longtemps, ! ys rien gue de te- | y #Pous demanderont \"Me.Lger sans risques, Qu&'aksires-vous* Les autres firent commëles enfants ou les Méridionaux qui ne veulent jamais avoir tort, et «préfèrent commettre une sotkisg ou un 8rime plutot'qhe de se rens dre a Pévidenge.Ils recommencèrent, à crier : à \u2014Nous irons à Alger ! Nous ne servi- sons que nes maîtres?Retournons dans notre nier ! A l\u2019eau les Français ! Sans-Secousse avait un coup d\u2019œil infaillible - 11 vit®u\u2019il fallait frapper un coup juste.Egidemment, ces marins ne savaient trop ice qu\u2019ils voulaient.Il leur était bien aisé : de reprendre la route de la Grèce, après la couleur chère aux Levantins, de bateaux-mouvelle du sinistre.Mais ils savaient le pêcheurs se dirigeant le long des côtes.Le ciel, rougi par les derniers rayons, laissait tomber sur tout cela une poussière de feu.\u2018Au fond, à l'horizon lointain, des nuages noirs frangés de pou\u2014kans-Secoussé : pre se levaient lentement, et, de la mer, une brise fraîche montait.\u2014Quel merveilleux pays ! Pierre malgré lui.\u2014Oui, répondit Hélêne, 1 entourés de serviteurs, notre jardin est plein de fruits d\u2019or et de fleurs d'hiver.Le ciel est sans nuages et la mer.sans menaces.Pourtant, je regrette la France.Je viendrai souvent ici pour voir ce splendide tableau ; mais, malgré moi, mes yeux chercheront là-bas, au loin, les rives odes mon pays.A \u2014 Vous avez raison.Je suis hetireux autant qu'on peut I'étre, et il me semblg qu\u2019il me manque quelque chose.lez-vous.Sans-Secousse reviendra bie tôt, et vous pourrez retourner chez vou \u2014Non, pas chez moi, fit-elle, chez Jacques, ou chez vous ! © Le marquis eut un frisson en dant cela, et il reprit : - pad iægnt'à p'usfeit maison ni de patrie.\u2014 C\u2019est vrai.\u2014 Mais vous viendrez tous deux à Méreuil.Une fois mariés, vous viendrez vous installer dans la maison neuve, près de moi.Elle serra la main du marquis en disant ces simples mots : \u2014 Pauvre Pierre ! .\u2014Oui.prés de moi.Pourvu que vous soyez contente, cela me suffira.Je serai heureux de votre bonheur, moi, simplement.mais heureux.à en mourir ! v .MEDECIN ET CONFESSEUR Sans-Secousse et Cicéron furent débarqués sur la côte italienne par les marins de Barberousse.Ils suivirent le rivage jusqu'à San-Remo, traversant la Ligurie, montés sur un âne, qui les portait tous deux aux grands éclats de rire des paysans et des soldats, qui ne se doutaient guère que ces valets ridicules cachaient chacun des pierreries pour cinq cents écus- d\u2019or.Non loin du lieu du débarquement, où huit jours auparavant les soldats du roi d\u2019Alger avaient sauté à terre derrière eux, ils enfouirent, leur fortune, Déjà une partie était cachée sur la route de Menton, car ils préféraient confier leurs trésors à la terre qu\u2019aux hommes : elle est moins bavarde et rend tou- Jours ce qu\u2019on lui prête.Ils gardèrent quelques écus et brgani- sèrent leurs recherches.Tout d\u2019abord il fallait se rendre à bord du Parisien.Le vaisseau était encore mouillé au même endroit.Sans-Secousse engagea quatre rameurs de la côte et se fit conduire, avec Cicéron, à bord de leur navire.Ils le trouvèrent aussi beau qu\u2019avant leur départ.Les cuivres reluisaient et les châtelets étaient admirablement tenus.Mais la démoralisation se mettait dans l\u2019équipage, ce qui arrive fatalement en l'absence des chefs.Sans-Secousse remarqua une froideur jalouse de la part de ses amis.À l\u2019enthousiasme du début avait fait place une retenue presque menaçante.\u2014Oh ! dit Sans-Secousse, avec cette philosophie tranquillequi ne l'abandonnait jamais, je fais bien de venir.Le respect se perd si facilement, loin des maîtres ! Toutes les intimités ont leur lune de miel : remplacer le miel, par des coups de trique, cela rend les unions indissolubles.Il aborda donc carrément la question en s\u2019avangant vers le second : \u2014Que désirez-vous ?Pourquoi cet air de révolte et ces mutineries ?Les corsaires qu\u2019un regard de Jacques eût peut-être calmés ne voulurent pas avoir peur d\u2019un domestique, et ils reprirent en chœur : \u2014 Nos amis sont morts ! nos maîtres sont prisonniers ! nous ne voulons plus obéir ! 4 l\u2019eau les valets.Retournons en Grèce ! pain qu\u2019on mangeait là-bas : il préféraient la solde de Jacques de Bardine et la sé- durité relative de leur nouvelle position.\u2014Ils veulent me faire peur, murmura ils pensent que je vais eur donner de l\u2019or pour les faire taire, ou plutôt ils ne pensent à rien.Ils ont la ré- MurTiUra : volte dans le sang : je suis sûr qu\u2019il y a ~Qune demi heure, ils m\u2019appelaient à grands Nous sommes [pis : Il se dirigea vers le châtelet en disant aux marins : \u2014Enyoyez-moi un délégué qui m\u2019exposera yos griefs.i Et en passant près de Cicéron il lui dit 14 Yorellle : .: \u2014 Viens avec moi.\u2014 { Puis, quand ils furent à l'édert, il de- | manda : j \u2014Sais-tu où il y a une hache d\u2019aborda-4 Conso; ge bien solide $ + \u2014Oui ?\u2014 Va la prendre?, Cicéron revint du châtelet et glissa, | sans être vu, l'arme auprès de Sans-Se- æcousse, qui attendait ® délégué avec un \u201caif ile dignité que lui eût envié un empe- \u2014_ > Les marins, réunis à l\u2019autre extrémité du pont, ehoisirent un grand gaillard, beau phraseur et fainéant, jaloux et lâche comme le sont généralement les élus du peuple en temps de révolution.\u2014Oh ! fit Sans-Secousse en voyant approcher le délégué, venez plus près.La.Eh bien ?Que voulez-vous ?\u2014 Nous voulons.\u2014Tu n\u2019en sais rien ?\u2014 Nous ne voulons pas obéir à des valets.Notre dignité.\u2014Tu as bien accepté l\u2019argent de ces valets, tout de même.\u2014Oh ! ce n\u2019est pas la même chose.D'ailleurs, c\u2019est ainsi parce que nous le | voulons.Nous avons le droit d\u2019imposer.Sans-Secousse saisit la hache.D\u2019un coup de main superbe il la fit tournoyer en lair, et elle s\u2019abattit sur le crâne du délégué.Il tomba comme une masse.Le Parisien remit sa hache auprès de lui et vint aux hommes : \u2014C\u2019est ce que vous vouliez, n\u2019est-ce pas ?êtes- vous contents ?Les corsaires étaient stupéfaits.Secousse continua plus tranquille : ?\u2014 Vous voyez maintenant ce qui vous reste à faire.Obéir à ceux qui vous paient, soit directement, soit par notre entremise.Votre solde vous sera comptée après-demain, c\u2019est moi qui viendrai la payer.D\u2019ici là, nettoyez le pont, sali par votre délégué, et dites-vous que bientôt vous aurez votre capitaine à bord, soit monsieur de Bardine, soit mon maître, le marquis de Méreuil, et ceux-là, vous savez, ils ont la main plus leste que moi.ils en ont le droit, d\u2019ailleurs.Content de son petit discours et de l\u2019effet produit par son exécution sommaire, Sans-Secousse, après avoir visité son galion, se fit accompagner à bord par ses Fropres rameurs et partit au milieu d\u2019un empressement respectueux.Un marin, emporté par son émotion, cria même : \u2014 Vive Monsieur Sans-Secousse ! Mais le valet le fit taire de la main.\u2014D'\u2019ici trois jours je reviendrai, dit-il au second.Faites que je trouve mon bateau aussi soigné et mes hommes plus raisonnables.\u2014 Vous pouvez y compter, Monsieur l\u2019intendant, répondit le chef.Dans la barque, Cicéron dit mélancoliquement : \u2014 C\u2019est curieux comme la foule est stupide et féroce ! Ce qui prouve que chez l\u2019homme le mauvais esprit l\u2019emporte sur le bon, c'est qu\u2019une collection d\u2019individus obéit à des mobiles exécrables, généralement, et se laisse entraîner à des excès dont chaque individu seul n\u2019aurait jamais l\u2019idée.\u2014Oui.J'ai vu souvent à Paris la foule soutenir un voleur ou un maltôtier contre les archers de la ville et prendre parti pour le criminel contre le justicier.C\u2019est d'autant plus étrange que cette foule était composée de braves gens qui, en particulier, se fussent réjouis de voir le mal puni.Sans- D'un geste Sans-Secousse les fit taire, Et Sans-Secousse ajouta : \u2014Eh ! l'essentiel est que nous ayons j reconquis les bonnes grâces de nos corsai- \u2018res.Au moins si M.de Bardine est vivant, nous saurons où le porter.Le grand air de la mer est excellent pour les blessés qui peuvent supporter le roulis.La barque toneba Ferre.Cn - = - e\u2014 Nols gonimes arrivés.~Dinons d\u2019a\u201d \u2018Bord, nous \u2018Réus mettrons.ta dite gp suite.iN 5 \u2019 Après un repas solide, les deux amis se rendirent au couvent saccagé par les cor- \u2018saires d\u2019Hari-Adan : il fallait prendre le fil à ce bout.\"Les sœurs avaient repris\u2019 leurs habitudes quotidiennes, remerciant Dieu d\u2019en être quittes pour si peu ; car il était invraisemblable, étant données les coutumes de l\u2019époque, qu\u2019une d\u2019elle échappât.Elles donnèrent à Sans-Secousse des détails précis, avec cette loquacité des femmes dont le bavardage naturel a été longtemps contenu et qui, trouvant une excuse pour parler, ne savent plus s\u2019arrêter.Cicéron fut pris par une dizaine de nonnes qui lui expliquaient leurs sensations de terreur.Il tint bravement tête aux dix.Pourtant, lorsqu'il les quitta, il était légèrement étourdi et n\u2019avait rien appris sur son maître.Sans-Secousse, au contraire s\u2019adressa à la supérieure.Par elle il sut qu\u2019une dame blanche, très belle, était venue six heures après le départ des forbans, s'informer du sort d\u2019Hélène Grimaldi.Elle avait paru fort désappointée d'apprendre sa captivité.Puis, lorsqu\u2019elle eut su qu\u2019un gentilhomme allait mourir pour elle, elle avait oussé un grand cri et fait le geste de quelqu'un qui comprend enfin son malheur.\u2014Je veug le voir | dit-elle.\u2014-Mise en présence de Jacques de Bardine, il y eut des cris de douleur qui nous firent pitié,.continua la supérieure.Elle était si désespérée que nous pensions qu'elle allait mourir aussi.; \u2014Oh ! les femmes ne meurent guère de chagrin, dit Sans-Secousse.\u2014Celle-là nous effraya.Ce ne: fut qu\u2019au bout d\u2019un long quart d\u2019heure qü'\u2019elle pu nous interroger.Alors elle apprit la venue de vos maîtres, poursuivis par les corsaires noirs, la bataille qui ensanglanta le couvent.\u2014 Elle s\u2019informa de mon maître ?\u2014 Oui.Nous lui dîmes qu\u2019il accompagnerait notre sœur en Algérie, car sa blessure ne présentait aucun danger, il est guéri ?\u2014A peu près.Et alors ?\u2014FElle réfléchit un moment, puis reprit sa place auprès du blessé.Elle paraît l\u2019adorer.C\u2019est son frère?\u2014 À.peu près.La sœur ne comprit pas bien, elle n\u2019en continua pas moins son récit.Puis, comme le mourant respirait encore, elle nous le fit transporter dans une chambre, nous offrant une somme énorme que nous refusâmes.\u2014Et ensuite ?La sœur parut étonnée de voir Sans- Secousse plus pressé d'interroger qu\u2019elle de parler.\u2014Ensuite, elle envoya chercher un médecin à Bordighera.\u2014Ah ! à Bordighera.La religieuse regarda de tous côtés, et abaissant la voix : \u2014 C\u2019est un secret.Elle a donné dix écus à la personne chargée de cette course pour ne pas révéler la résidence du médecin.Aussi, je vous supplie de ne pas le répéter.\u2014Soyez tranquille.\u2014Le médecin fit les premiers pansements.La dame demeura ici cing jours, passant les nuits et les journées au chevet du malade, sans le quitter, se contentant pour toute nourriture d\u2019un peu de pain qu\u2019elle mangeait en épiant la vie chez le gentilhomme.\u2014-Et,la vie est revenue ?-\u2014\u2014Je le crois.Le cinquième jour, le médecin déclara que le blessé pouvait supporter le trajet.Ce fut une imprudence amon avis.Le malade n\u2019avait pas prononcé un mot, à peine s\u2019il ouvrait des yeux vitreux qui ne reconnaissaient personne.On lui glissait entre les dents une potion noirâtre.Et une suite de détails concernant l\u2019attitude de la jeune femme, sa beauté, le genre de traitement, le docteur que la sœur dépeignit minutieusement à son interlocuteur, et aussi les angoisses de la communauté, les prières de remerciements, les appels au duc de Savoie pour qu\u2019à l\u2019avenir le couvent de Bella soit à l\u2019abri d\u2019un coup de main.Lorsque Cicéron et Sans-Secousse se trouvèrent sur la route bordée de falaises qui menait au rivage, ils éprouvèrent un véritable soulagement.\u2014-J'ai les oreilles percées de mille vrilles, dit le latiniste.\u2014 Moi aussi.Mais je sais où est M.de Bardine\u2014 À Bordighera ! \u2014 Ah ! Je pensais que c\u2019était un secret échappé à la supérieure.\u2014C\u2019est un secret aussi.Seulement elles me l\u2019ont toutes dit à l\u2019oreille, les .unes après les autres.du docteur.\u2014Je ne connais que son portrait, moi, cela me suffisait.Ils purent ainsi mettre un peu d\u2019ordre dans leurs recherches futures.On commencerait par s'établir assez loin du vil- Et je sais le nom du malade comme on pourrait, Avec de = Tow Shh entre PaFtouty*Hs Permongobion auprés du fn FHM = = Bordighera, malgré son nom guerrier, à toujours été une petite ville.égrenée sur la langue de terre Terdoyant& qui ferme la vue des villages de la côte monégasque.Formée aujourd'hui de villas princières, elle était alors une réunion de maisons solides, blanchies à la chaux, alignées sur une grande rue transversale, parallèle à a rive.Des cabanes de pêcheurset des huttes de carriers entouraient les habitations sérieuses, demeures de gens tranquilles, éloignés le plus possible des querelles des plus voisines.C'était bien l\u2019endroit qui convenait à vosmalade.; Du reste, le blessé néeut.pas supporté un long voyage.Le médecin devait'*ten- tinuer ses soins, c\u2019est ici que se trouvait Jacques de Bardine.Le lendemain donc, Sans-Secousse et Cicéron se mirent en quête.Ils apprirent, après bien des recherches et des questions discrètes, que le médecin de Bordighera, le seigneur Martinetti, se rendait chaque jour, à la nuit tombante à la maison d\u2019un peintre nommé Marchesi- Pinto.-Ce fut tout.On n\u2019avait jamais vu de blessé.ni d\u2019escorte, ni de belle dame aux tresfes blondes et aux vêtements do deuil.Sans-Secousse, comme tous les Parisiens, se croyait critique d'art: il jugeait des tableaux et des statues avec eette désinvolture que les bourgeoi?de sa ville ont gardée.c a.T Ce fut lui qui se rendit auprès de Mar- chesi-Pinto, le propriétaire de la maison où se cachait le blessé, à ce qu\u2019il pensait.Ce peintre était de la race d\u2019artistes qui a ouvert ttes grandes les portes fie l\u2019art aux peuples encore.barbares et-a ain- Il avait parcouru l'Italie, affrontant la peste et les dangers de la guerre pour voir de près les merveilleuses productions du maître que son rêve d\u2019Italien devinait déjà.Il travailla quelque temps à Rome, perdu dans le cortège qni suivait Raphaël Santi comme un groupe d\u2019écoliers suivant le maître suprême ; il vit Michel-Ange, (plus grand peut-être, et Bastiano del Piombo, un Vénitien délicat que le sculpteur fit venir pour combattre la gloire de son jeune rival.De là, il alla à Florence, à Pise, à Venise, par toute l\u2019Italie artistique.Il adrnira la merveilleuse création de Botticelli, de Luini, de Vinci, de Giorgione, mort à trente-quatre ans, en pleine floraison d\u2019un génie qui eût égalé les plus altiers, et le Titien qui continuait après la mort de son ami et maître la série de tableaux qui ont illustré son école et immortalisé son nom.Et maintenant Pinto vivait solitaire, esprit ensoleillé par le reflet de ces chefs- d\u2019œuvre, ayant assez entassé de trésors de foi et d\u2019admiration pour vivre'de son souvenir.Sans-Secousse se présenta comme un riche amateur, venu de France attiré par la renommée du maître Celui-ci le regarda curieusement.Au serzième cle on trouvait encore des artistes modestes.Le Parisien vit qu\u2019il fallait surveiller son jeu : il étala une fortune représentée par ses plus belles pierr:s et dit qu\u2019il demandait à acquérir quelques-unes des toiles rapportées par le voyageur.Ceci était plus vraisemblable.Sans- Secousse fut admis dans l'atelier et on fit défiler devant lui des sanguines admirables, des ébauches signées de ces grands hommes qui savaient mettre dans un dessin toute leur foi et tout leur art.Tl s\u2019extasia.Par instant il regardait par la baie vitrée s\u2019ouvrant sur le salon, cherchant un indice, espérant un mot qui lui indiquât la présence de Jacques.Il n\u2019osait aborder le sujet de sa visite.Le peintre semblait incorruptible.D\u2019un autre côté ce dernier s\u2019aperçut de la valeur critique de son visiteur.Sans-Secousse eut beau faire défiler tous les adjectifs admiratifs, joindre les mains et pousser des exclamations enthousiastes, son hôte vit bientôt qu\u2019il n\u2019entendait rien à la peinture.Alors il se méfia.Il devint plus réservé entraîna l'acheteur dans son petit salon tout à l\u2019entrée.Sans-Secousse, qui rattrapait par des qualités d\u2019intuition son ignorance en beaux-arts vit cette méfiance.\u2014Il est ici, fitil.S'il n\u2019avait rien à cacher, cet homme se moquerait de moi, mais ne me surveillerait pas ainsi.Il sortit après avoir fait empiète d\u2019un Suite sur la quatrième page.- .; A .ow, si contribué largemen®& la civilisation.-& .lage, pis On-sendUliorgit® ions a mon Toe « L'ECHO DES DEUX-MONTAGNES \u201cL'ECHO DES DEUX-MONTAGNES\u201d JOURNAL HEBDOMADAIRE les loisirs de nos prélat: auraient pu voisins aurait pu être remise indéfini-|car on ne pourra jamais nous amener ment et nous sommes d'opinion que |à dire que c\u2019est la fosse d'honneur.Rappeler ce fait blessant aux habi- PUBLIÉ A STE-SCHOLASTIQUE, CHEF-LIEU | être consacrés à rédiger plus tôt le |tants du comté des Deux-Montagnes, DU DISTRICT DE TERREBONNE.Abonnement.\u2026 .$1.00 par année 6 50 \u2018\u201c Gmois Strictement payable d'avance.ANNONCES Première insertion .10 cts la ligne Insertions subséquentes.5cts 6 Annon.à long terme : Conditions spéciales Toutes correspondances concernant la Rédaction ou l\u2019Administration doivent être ainsi adressées : \u201c L\u2019Echo des Deux-Montagnes\u201d Ste-Scholastique.P.Q.\u201cECHO pes DEUX-MONTAGNES\u201d STE-SCHOLABTIQUE, 14 Ma1 1891.\u201c COUPS DE PLUME Notre chef, M.Wilfrid Laurier, prend sensiblement du mieux.* Redmond et O\u2019Kelly, les délégués t eu-uge chaleureuse ré- | B ception à Montréal Ta semaine dernière.;Ç Ils ont-recueilli environ $2,500, dans une soirée.x Nous appelons lattention de nos lecteurs, principalement ceux de St- Eustache, sur les deux annonces des conseils du village et de la paroisse de St-Eustache, à propos d\u2019un règlement très important.Nous félicitons les citoyens de St- Eustache sur leur grand esprit de progrès.* * x Le Watchman n\u2019a pas aimé les remarques que nous avons publiées au sujet de son article sur les écoles séparées.Ne lui en déplaise, nous n'enseignons point le préjugé ni la haine, mais nous constatons que nous avons toujours été en butte à la persécution partout où nous étions en minorité.Notre confrère prétend \u2018qu\u2019un gouvernement qui n\u2019a pas désavoué l'acte des Jésuites ne peut agir autrement avec la loi Martin, mais c\u2019est une prétention grossière.Dans l'acte des Jésuites, il ne s'agit que d\u2019une question de deniers, et d'après notre droit public, il eft élémentaire que les législatures provinciales ont le libre contrôle de leurs finances, pourvu qu\u2019elles ne s'en servent pas pour empiéter sur le terrain fédéral ou pour des fins condamnées par la constitution.Au contraire, par la loi Martin, on s'attaque aux droits acquis par les traités et on se heurte violemment à un des articles organiques de -l\u2019acte de la Contédéragjon.+ * * L'homme-lumière qui rédige le Nord a lu dans le Manitoba, son compagnon de chaîne dans la chiourme \u201c bleue,\u201d que Watson avait dit à McGregor : \u201c\u2018 Jai la parole de M.Laurier et des députés de Québec, et puis vous assurer qu\u2019ils s\u2019opposeront au désaveu de la loi des Ecoles du Manitoba.\u201d Nous ne contestons pas que Watson puisse avoir tenu tel ou tel propos à un de ses électeurs, mais nous nions carrément que Laurier et ses collègues de notre province lui aient promis de s'opposer au désaveu de la loi Martin.Il a été prouvé par une discussion générale dans toute la presse du pays que notre chef et nos amis n'avaient jamais fait pareille promesse et tous les journaux conservateurs satisfaits n\u2019ont plus reparlé de cette question depuis.Îl n\u2019y a plus que le hibou du Nord, perdu dans le lointain des montagnes, qui essaie de jeter une note lugubre sur cette prétendue trahison de Laurier.Enfin si notre confrére de Saint- Jérôme est si bien renseigné pour- rait-il nous donner les noms des députés de Québec qui ont fait les mêmes promesses que le représentant de Québec-Est ?Nous lui donnons la permission de se servir du Manitoba pour faire ses recherches.CETTE CIRCULAIRE Nous avons demandé au Nord de nous faire connaître les motifs pour lesquels Mgr Fabre a lancé, avant les élections, une circulaire sur l'annexion plutôt que sur les écoles séparées et pour toute réponse nous avons obtenu l'ânerie suivante : \u201c Le sens de cette circulaire a été expliqué par une lettre publique du grand-vicaire Maréchal et dès lors la circulaire n'avait plus de portée politique.Nos lecteurs savent depuis longtemps combien le clergé fut sage de ne pas transporter une question aussi brûlante que celle des écoles sur le champ électoral.\u201d Nous prions notre confrère de prendre son gros bon sens à deux mains et de discuter un brin sur ce sujet.Il est admis par tout le monde qu'aux dernières élections, dans notre province, pas un parti, pas même un candidat n\u2019était favorable à l\u2019annexion du Canada avec les Etats-Unis et qu\u2019alors \u2018l\u2019issue de la lutte, quelle quelle fit, ne comportait aucun danger pour le fonctionnement de nos institutions politiques.Nous concluons qu\u2019une lettre pastorale sur les périls d\u2019une union intime avec nos fameux mandement qu\u2019on a publié après la bataille.; L\u2019annexion est une utopie dont on fait un épouvantail en temps de guerre, mais elle n'avait pas d'apôtres dans la dernière mêlée.Au contraire l\u2019abolition de la langue française et des écoles catholiques est loin d'être un songe puisqu'on l\u2019a déjà réalisée au Nouveau-Brunswick et au Nord- Ouest et qu\u2019on est en train d\u2019en faire autant qu Manitoba et cette campagne tyrannique contre les droits et les libertés d\u2019une race chevaleresque n\u2019a pas manqué et ne manque pas de croisés qui luttent avec fanatisme.En présence de ces faits ne sommes-nous pas excusables de déclarer que le clergé aurait dû élever la voix pour réclamer au moins les privilèges dûs à notre religion ?Nous n\u2019aurions pas exigé que l\u2019Archevêque condamnât Sir John et ses amis, parce que nous sommes convaincus que lingérence ecclésiastique directe dans le domaine politique produit toujours des désastres de part ou d'autre.Mais les autorités religieuses pou- +vaient fort bien, sans patronner © parti, conseiller aux ouailles d\u2019exig r des garanties de la part des candidats au sujet des affaires manitobaines et réveiller le patriotisme et la fierté nationale des électeurs de notre province, étant donnée l'influence du prêtre dans notre société.Enfin on aurait parfaitement pu dire avant ce qu'on a jugé à propos de dire après.| Dans certains quartiers on admire la lettre circulaire sur l'annexion parce qu\u2019on l\u2019a exploitée contre nous ; mais on justifie le silence des évêques sur les persécutions du Manitoba, parce qu\u2019on aurait craint qu\u2019un mandement à ce sujet eût pu devenir une mine d'exploitation contre le vieil orangiste d'Ottawa.Et le Nord, depuis des semaines, crie au sacrilège parce que nous nous sommes permis d'exprimer une opinion honnête et indépendante sur cette question.Pauvre Nord ! il veut jouer la tartuferie et le serupule et pourtant il appartient à une caste de vampires qui ont tout fait pour ou contre le clergé quand cela faisait leur affaire et qui ont même été jusqu'à traîner Mgr Labelle dans la boue pour nuire à M.Mercier, Les calotins qui rédigent la feuille de St-Jérôme sont connus ; ils mesurent le caractère et le patriotisme à l\u2019aune de l\u2019intérêt et ils en sont réduits à pratiquer l\u2019avachissement en grand.MARC-AURÈLE.\u2014\u2014\u2014\u2014e< 13 3\"7 La \u201cVérité\u201d et le \u201cSorelois\u201d i \\ \u2018La semaine dernière I'ECHO DES DEUX-MONTAGNES informait ses lecteurs que \u201c La Vérité \u201d du 25 avril, condamnait au nom de la religion le projet d'élever un monument aux braves de Ste Scholastique tombés sur le champ de bataille de St Eustache ; de leur apprendre que \u201c Le Sorelois \u201d du 28 trouve l\u2019occasion excellente fugiés comme toujours derrière l'autel, s'\u2019évertuent à jeter leur gourme sur nous avec un sans-gêne irritant, tout en déclarant que le sang des patriotes de 37 n\u2019a pas contribué à nous faire obtenir le gouvernement responsable ! Il paraît que c'est un grand crime que de rappeler après 52 ans, que des hommes convaincus, morts sur le champ de bataille pour la défense de nos droits, furent enfouis sans aucune cérémonie religieuse dans un coin méprisé du cimetière comme de misérables bandits.Hélas ! l\u2019histoire est là.Criez, criez, nouveaux pharisiens contre notre hétérodoxie ; grimpez sur les toits, et criez encore; courage ! criez quand même; et nous continuerons à répéter que le refus de sépulture religieuse aux patriotes de 37 était de facto une censure ecclésiastique.Depuis quand une censure est-elle synonime d'honneur ?Tant que ces deux mots ne seront pas de la même famille, nous continuerons à dire et à répéter que le refus de sépulture suivant l\u2019usage aux victimes politiques ouvrit à celle-ci la fosse de Pignominie.Les enfants morts sans baptême ne reçoivent jamais la sépulture de l\u2019église ; et leur souvenir n\u2019intéresse personne.Le petit cimetière qui reçoit ces petits êtres éteints est réservé au mépris de tout le monde.Et Mor.Lartigue, après avoir laissé volontiers ses compatriotes monter à l'échafaud, appréciait comme suit le sacrifice de nos héros, dans un mandement annonçant des prières en actions de grâces pour remercier Dieu du rétablissement de la paix : \u201cQuelle \u201cmisère, quelle désolation s\u2019est ré- \u201cpandue dans plusieurs de nos cam- \u201c pagnes depuis que le fléau de la \u201cguerre, de la guerre civile a ravagé \u201ccet heureux et beau pays, où rè- \u201c gnaient l'abondance et la joie avec \u201cl\u2019ordre et la sûreté, avant que des \u201cbrigands et des rebelles eussent à \u201cforce de sophismes et de mensonges, \u201c égaré une partie de la population de \u201cnotre diocèse !.\u2026.0.\u2014 \u201d Et l\u2019évêque de Montréal fit enfouir les dépouilles de ces brigands dans la fosse de lignominie.Et si c\u2019est du libéralisme que d'appeler cette fosse, la fosse de l\u2019ignominie nous en serons de ce libéralisme usque ad mortem, aujourd\u2019hui l'EcHo a le désagrément|, pour crier au libéralisme de la vieille|, Europe, et que les deux compères, ré-|, « est une grande faute au dire de nos détracteurs et ceux-ci n'auraient que de l'encens pour atténuer la rigueur ou mieux la cruauté de l'évêque Éartigue.Fourberie d\u2019une triste comédie que tout cela.Et les sophismes et les mensonges qu\u2019employèrent les brigands et- les rebelles de cette époque déplorable n\u2019étaient-ils point l'analyse ou l\u2019amplification, sù vous le préférez, des 92 résolutions adoptées par l'assemblée législative, la volonté générale du pays, avant l'explosion des troubles ?Et ces 92 résolutions étaient-elles autre chose que les plaintes d\u2019un peuple opprimésystématiquementdepuus trois quarts de siècle ?Et ceux qui donnèrent leur vie pour la conquête de nos droits furent enfouis dans la fosse de l\u2019ignominie par 5 l\u2019évêque Lartigue.Et après cela on voudrait nous baillonner par des accusations de libéralisme.Jamais ! = » * -En face de l\u2019histoire les ora de La Vérité et Le Sorelois ont l\u2019insolence de refuser à nos héros le mérite d\u2019avoir participé à l'obtention des libertés dont nous jouissons depuis la tourmente de 37.-® Les mots se pressent sous notre plume pour qualifier une ingratitude aussi outrageante.- Aures habent et non audient, Oculos habent et non videbunt.Citons de nouveau les paroles d'un bureaucrate distingué, M.Holmes, un volontaire, qui disait en pleine chambre d'assemblée en 1849 : »\u2014 \u201c On a beaucoup parlé de loyauté \u201c envers la Souveraine ; on a préten- \u201c du que nuls actes de tyrannie et \u201c d\u2019oppression ne justifiaient les rebel- \u201c les.On pourrait insulter le peupte; \u201c Jui ôter ses libertés, et il se laisserait \u201c dépouiller de tous ses droits sans \u201c rien dire | \u201c Je marchais de bonne foi avec tés \u2018loyaux de 1837 et 1838, mais je n\u2019a- \u201c vais pas suffisamment étudié les cau- \u201c ses de la rébellion ; si je les avais \u201c connues j'aurais eu honte d'adopter \u201c ce parti, car je ne suis pas d'opinion \u201c que l\u2019on doive se soumettre aux vo- \u201c lontés de la Couronne quand elles \u201c voir que nous devons à cette rébellion \u201c les bienfaits d'une constitution sem- \u201c blable à celle de la mère-patrie.\u201d Et les débats qui s\u2019élevèrent à notre sujet dans les deux chambres en Angleterre établirent que les torts ne venaient points de notre côté.Leu Brougham, lord Glenely, le duc Wellington dans la chambre Jig lord John Russell, M.Warburton, M.Hume, M.Leader, M.Stanley, dans celle des Communes ne nous attribué- rent point les évènements qui venaient d'arriver.Lord Brougham dans un magnifique discours en_ notre faveur alla jusqu\u2019à justifier le droit derévolte : \u201c Lorsqu'on blâme avec tant de véhé- \u2018 mence les canadiens, dit-il, qui leur \u201c a appris à se révolter, je le demande ?\u201c Où, dans quel pays, de quel peuple \u201c ont-ils pris la leçon ?Vous vous ré- \u2018eriez contre leur révolte quoique \u201c vous ayez pris leur argent contre \u201cleur consentement, et anéanti les \u201c droits que vous vous faisiez un mé- \u201crite de leur avoir accordés.Vous \u201c énumérez leurs autres avantages ; \u201c ils ne payent pas de taxes ; ils reçoi- \u201c vent des secours considérables de ce \u201c pays ; il jouissent de précieux avan- \u201c tages commerciaux que nous payons \u201c cher, et vous dites : toute la dispute \u201c vient de ce que nous avons pris vingt \u201c mille louis sans leur consentement ! \u201c Certes, ce fut pour vingt shellings \u201c qu\u2019Hempden résista, et acquit par sa \u201c résistance, un nom immortel, pour \u201c lequel les Plantagenets et les Guel- \u201c phes aurait donné tout le sang qui \u201c coulait daus leurs veines ! Si résister à l'oppression, si s'élever contre \u201c un pouvoir usurpé et défendre ses \u201c libertés attaquées, est un crime, qui \u201c sout les plus grands criminels ?Qui \u201c sont-ils, si ce n\u2019est nous même peu- \u201c ple anglais ?C\u2019est nous qui avons \u201c donné l'exemple à nos frères améri- \u201c cains.Prenons garde de les blamer \u201c trop durement pour l'avoir suivi ! \u201d Enfin lorsque l'échafaud, le feu et l'exil eurent satisfait la vengeance du vainqueur, lord Durham spécialement envoyé sur nos rives pour angliciser la Nouvelle-France fit au gouvernement anglais un rapport excessivement long, mais écrit avec beaucoup d'art et de soin, suivant l'histoire Garneau ; ce rapport était un plaidoyer en faveur de l'anglification, tout en donnantgain de cause aux principes que la chambre d'assemblée avait de tout temps défendus.Et les patriotes ont répandu leur sang héroiquement pour les principes défendus par la chambre d'Assemblée, c\u2019est-à-dire, par la majorité du peuple opprimé.La langue française n\u2019est pas encore assez riche pour stigmatiser l\u2019ingratitude phénoménale de quelques-uns de nos compatriotes envers les rédempteurs de nos libertés politiques, religieuses et nationales.\u201c La reconnaissance, dit Jules San- \u201c deau, est pareille à cette liqueur \u201c d\u2019Orient qui ne se garde que dans \u20ac \u2018 des vases d\u2019or ; elle parfume les gran- \u2018des âmes, elle s\u2019aigrit dans les \u201c petites.\u201d Dr.L.A.FORTIER.\u201c sont tyranniques, Je suis heureux ds Ste-Seholastique et le C.P.R.Ce que nous avons demandé avec tant d'instance nous est accordé, et les promesses faites à la petite délégation de Ste-Scholastique sont remplies.C'est un résultat dont nous sommes fiers; malgré toute notre modestie, nous disons : L'ECHO mérite bien un petit bout de reconnaissance.La délégation, toute petite en nombre qu'elle fut, mérite bien aussi qu\u2019on lui dise : merci.Dans le triomphe d\u2019une cause, il n\u2019est pas permis même de rejeter les horions sur la tête de ceux qui nous ort insultés et ont essayé de nous ridiculiser dans le combat, lorsque nous travaillions avec confiance et sans relâche ; mais du moins est-il permis de leur dire : Vos sarcasmes ont été vains ! vous n'êtes pas plus utile que vous ne pouvez être dangereux au succès d\u2019une cause ! Messieurs les magnats du Pacifique, nous sommes contents ! merci.\u2019 BERNARD.« \u2014\u2014 Correspondance parlementaire Ottawa, mai 6.Rien de bien important.La chambre s'ajourne aujourd\u2019hui jusqu\u2019à lundi prochain à 3 heures ; vu que c\u2019est demain fête de l\u2019Ascension et qu\u2019on ne siége pas le samedi.on a pris congé du vendredi afin que tous pussent rendre visite à leur famille, \u201c+ .M.Laurier est toujours dans le même état, x\" M, Tarte est assez bien maintenant ; il devait présenter son bill à propos duscandale MCGREEVISTE aujourd'hui, mais vu qu'ils ne siégent pas avant lundi, il va attendre à lundi.Cette nouvelle répandue dans les cercles politiques (tory) a créé une nouvelle sensation ; on prévoyait bien, disent les conservateurs, à la suite de divers avis de motion que M.McGree- vy serait, sans retard, mis en accusation ; mais rien n\u2019indiquait, disent-ils, la mise en accusation du ministre des Travaux Publics.Les tories sont en furie à ce propos.* * +* Il a neigé ici cette avant-midi et l\u2019on croit prudent de ne pas serrer nos capots trop tot.* ° * * M.Daoust est à son siège et a l'air assez occupé.Je ne sais pas si c\u2019est la \u2018loi du Manitoba qui le travaille ; qu\u2019il se rappelle bien ce qu\u2019il a prononcé dans ses discours, quoique bien courts, dans sa ctmpagne électorale.\u2018 x \u201c| Les.nservateugs crient que les \u201clibéraux \u2018ont eu peutf même déffrés ter un amendement sur l'adresse.Je crois qu\u2019il serait plus prudent pour eux de regarder encore une fois le contenu de cette adresse et ils verront qu\u2019elle ne contient rien qui demande un amendement.xx J'ai observé la députation et j'ai bien écouté pour savoir si M.Daoust allait donner avis d\u2019une motion quelconque.Mais rien ! Je m'attendais à le voir demander des \u2018quibus au gouvernement pour établir la fameuse manufacture de tabac que le notaire Forest a promis aux électeurs de la Belle-Rivière durant les élections.Mais rien ! Il parait qu\u2019il a le talent de ne jamais parler.Les quelques gens de Ste-Scholas- tique, qui passent à Ottawa, n\u2019osent pas dire qu\u2019ils sont du comté des Deux-Montagnes.CassE-Cou.BIOGRAPHIE M.E.B.Eddy Ezra Butler Eddy, maire de Hull est né le 22 août 1827 sur une ferme près du village de Bristol, dans l'Etat du Vermont, un des Etats-Unis d\u2019Amérique.M.Eddy fut marié le 29 décembre 1846, à Dlle Zaida Diana Arnold, née à Bristol Vermont, Etats-Unis, le 26 juin 1828 ; son père Uriac Fields Arnold, était le fils de ohn Arnold, né à Francfort sur le Mein, Allemagne.M.Eddy passa les dix premières années de son existence sur la ferme de son père pour devenir ensuite assistant de son père qui ouvrit un hôtel à Bristol même.Il fréquenta les écoles publiques jusqu\u2019à l\u2019âge de 15 ans.Peu particulier sur les genres de vie, et fortement enclin aux affaires, il quitta à cet âge le toit paternel, et entra dans une maison de commerce de New-York, avec un salaire de $3 par semaine.Trois mois après, grâce à son activité et à son honnêteté, le jeune Eddy recevait un salaire de $10 par semaine.Plus tard on lui confiait la position des affaires de banque de la maison.Ce genre de vie ne lui allant plus, un an après, Ezra revint à sa place natale et commença un commerce à son compte.Il acheta du fromage, du beurre, des œufs, etc, dans l\u2019Etat du Vermont, pour vendre ensuite ses produits sur les marchés de New-York et de Boston.En 1851, Eddy inaugura une manufacture d\u2019allumettes & Burlington, Vermont, qu\u2019il exploita jusqu\u2019en 1854.A la fin de 1854, il vint à Ottawa (autrefois Bytown) en quête d\u2019un site nouveau pour le genre d\u2019industrie qu\u2019il était décidé d\u2019exploiter à l\u2019avenir, Ce fut dans l\u2019automne de 1854 qu\u2019il choisit Hull, pour y établir sa manufacture d\u2019allumettes.En 1856, il ajouta à sa manufacture une autre bâtisse où de nombreuses inains sont quotidiennement employées à faire des sceaux, cuvettes, épingles en bois, laveuses, etc.C\u2019est en 1858 que M.Eddy ouvrit son premier chantier; peu importante dans les débuts, las coupe de bois qu'il faisait dès 1888 s\u2019élevait déjà cependant à $1,000,- 000 par année ; et à présent son commerce s\u2019élève à $1,700,000 chaque année.Lors de l\u2019incendie de ses moulins en 1882, M.Eddy perdit au delà de $50,00.au-dessus des assurances qu\u2019il possédait, Dans l\u2019espace de douze mois il mit sur pied les édifices spacieux qui font l\u2019admiration de tous les visiteurs et qui sont un des principaux ornements de la cité de ull.En 1871, M.Eddy fut élu membre de la législature de Québec pour le comté d\u2019Ottawa, en opposition & Charles Leduc, écr., et siégea pendant quatre ans.M.Eddy a été plusieurs fois maire de Hull, siège qu\u2019il occupe actuellement.Chaque année M.E.B.Eddy fournit aux marchés du pays comme 600,000 seaux, 75,000 cuvettes et 80,900 laveuses.Plus de $10,000 sont chaque semaine payées aux employés aux différents départements de la manufacture et le revenu annuel est de $1,500,039 ; plus de 2,500 mains sont employées annuellement, sans compter les 500 ou 600 hommes qui travaillent dans les chantiers.Au delà de 70,000,000 pieds de bois sont sortis chaque année de ces moulins depuis les derniers quinze ans et plus de 500,000 billots sont sciés chaque année à ces moulins.Sa manufacture d\u2019allumettes donne de l\u2019emploi à plus de 50 hommes et enfants et 150 filles.Plus de 400,000 grosses d\u2019allumettes sont empaguetées chaque année, Dans l\u2019hiver de 1876, ces diverses industries furent consolidées par une charte du ouvernement fédéral, et en 1887 M.Eddy evint le président et le directeur de cette compagnie.La même année 87, M.Eddy inaugura sa mauufacture d\u2019ustensiles en papier mâché.En 1888, il construisit une manufacture de pulpe de bois pour alimenter l\u2019industrie précédente, et en 1889 il posa la première pierre de l\u2019une de ses principales usines, l\u2019immense manufacture e pulpe qui, depuis le mois de décembre 1889 produit plus de 20 tonnes de fibre sulfatée par jour.Ilen a coûté au delà de $250,000 pour construire ces édifices et beaucoup de nos lecteurs doivent se demander comment il se fait que M.Eddy uisse à lui seul administrer de telles af- aires.\u2014_\u2014 ee A TRAVERS LES COMTES SAINTE-SCHOLASTIQUE : \u2014Une petite fille de trois ans de M.Alphonse Lafond de St.Rémi a été la victi- Mme d\u2019un bien triste accident et son état est dit-on désespéré, à un moment où elle n\u2019était pas sous l\u2019œil de sa mère elle aurait pris et essayé de manger de la potasse caustique laissée à sa portée par mégarde.Le Dr.G.T.Lamarche appelé en toute hâte a peu de conflance dans le salut de sa petite patiente.\u2014M.Berthelot et Madame Jacques de Martigny de Hull étaient en visite lundi chez M.le Dr G.T.Lamarche\u2014 Depuis au delà d\u2019une semaine, le trottoir de Dame Veuve P.Gravel née, Scholastique Gaudreau, rue St.Jean-Baptiste, repose par pièces dans le milieu du chemin ; est-ce un caprice ou une méchanceté de la part de la propriétaire ?C\u2019est tout de même bien disgracieux.L\u2019inspecteur de la partie sud du village devrait mettre ordre cela sans délai.} Ste Scholastique est de ce temps-ci favorisé plus que jamais par la Compagnie du Pacifique.Nous avons le train du matin qui arrive ici à 6.55 et celui du soir à 7.09.Le train de l\u2019après-midi à 2,24 fait encore halte ici.Il faudrait être exigeant pour ne as être satisfait.Nous devons ajouter que Echo a été le premier a prêcher le mouvement qui nous a obtenu ce beau résultat.\u2014Le conseil du village a eu une séance spéciale lundi soir.La question de la construction d\u2019un pont neuf sur la Belle-Ri- vière qui traverse la rue St-Simon a été discutée et décidée.C\u2019était un grand %e- soin.Voir dans une autre colonne l\u2019annoù- ce aux repreneurs pour la constructiç du noi Ju pont.En e de lundi dérnier a été véritabl® évènement pour les schol ticains gle Montréal.Ils étaient to réunis\u2019 Comme un seul homme pour fê notre ami Alphonse Fortier qui doit marier dans quelques jours.Ce que l\u2019on a enterré sa vie de garçon, c\u2019est incroyable ; on lui a présenté une adresse, un bouquet et comme cadeaux une montre en or et un \u2018\u2018set \u201d de salon de grande valeur.Alors, il a fallu \u2018\u2018 mouiller \u201d ça ; le champagne s\u2019est mis de la partie avec les bonnes vieilles boissans et on a fait nn tapage d\u2019enfer jusqu\u2019à sept heures du matin.De temps à autre des chansons et des discours.La fête s\u2019est terminée par une traite et une gigue à deux exécutée sur la galerie avec force gestes par les braves camarades Edinond Carrières et Siméon Saint- Michel, A Une cinquantaine d'amis étaient présents à cette démonstration et chacun en gardera un fidèle souvenir.M.Fortier a fait les honneurs de sa maison avec une générosité exquise.\u2014 Mlle Marie Hollinshead vient de quitter notre village pour aller demeurer à Montréal.Elle fait maintenant partie du chœur de \u2018\u2018 Douglass Methodist Church, \u201d et dimanche dernier elle est entrée en fonctions.Inutile de dire qu\u2019elle a charmé les fidèles.\u2014M.le notaire Forest vient d\u2019être doté d\u2019un nouvel héritier, M.B.Beauchamp, M.P.P., et mademoiselle Forest, de St.Jacques, ont été les parrain et marraine., = e \u2014Les effets de la belle politique de protection des bleus continuent à se faire sentir comme de plus belle, dans le district de Terrebonne.Après l'immense faillite de J.M.Dorion, commerçant de foin de St.Philippe, la semaine dernière, M.Isaïe Charbonneau, marchand général de Ste- Thérèse, a déposé mardi son bilan, à la demande de P.P.Martin, de Montréal.Dans la première faillite, M.R.P.de Danude, avocat, représente les Demandeurs, et dans la seconde, M.J.D.Leduc agit comme avocat de M.P.P.Martin.\u2014M.Isidore Proulx, représentant du comté de Prescott aux Communes était en visite, le jour de l\u2019Ascension, chez son beau-frère, M.F.Raymond, marchand, M.Proulx a visité un grand nombre d\u2019amis ici et à St.Hermas.\u2014L\u2019honorable W.Prévost a fait un court séjour à Ste-Scholastique jeudi dernier.\u2014Une charmante fauvette vient de laisser nos parages pour d\u2019autres cieux.\u2014Madame veuve John Robertson, de Burnside, Belle-Rivière, est décédée.Ses funérailles ont eu lieu mercredi.Nos condoléances.\u2014Le terme de la Cour de Circuit pour le comté d'Argenteuil, s\u2019ouvre samedi le 16, a Lachute.11 y a peu de causes sur le role.St-BENOIT : \u2014Conime votre derrnière correspondance l'a annoncé, Mme veuve Hon.F.H.Lemaire est décédée la semaine dernière, Elle était une des plus vieilles résidentes de la paroisse.Mariée en 1838 elle fut témoin de l'incendie du village de St-Benoit et a souffer, comme les autres des déprédations causées par les troupes de Colborne.Son heureuse mémoire lui permettait de raconter avec beaucoupd'\u2019intérêt lesincidents dont elle fut témoin.Un historien qui est à préparer un ouvrage sur cette triste époque a recueilli d'elle des renseignements précieux.\u2014Le grand amusement, le grand attrait, le passe-temps qui plaît le plus aux hommes depuis quelques jours, c\u2019est la pêche.M.le Dr Mignault et MM.Lapointe, Falardeau, Boisseau et autres fréquentent assidûment les \u2018\u2018barbotes\u201d de la Baie d'\u2019Oka et il ne reviennent jamais sans apporter de nombreux poissons gros et dodus qu\u2019ils distribuent à leurs amis.Celle qui écrit ces lignes a eu la chance d\u2019en goûter.\u2014M.F.Charbonneau de la Presse a passé une journée au milieu de nous, Nous espérons le revoir sous peu.\u2014Notre député célibataire était au village lundj a prendre les derniers arrangement pour l'ouverture d\u2019une fabrique de fromage.\u2014M.B.Descarries de N.D.de Grâce a acheté un emplacement ici et est arrivé pour y demeurer.\u2014M.F.Cardinal et sa femme, de Lowell, sont en promenade chez leur oncle le Dr Mignault.\u2014M.Basile Proulx nous a laissé pour aller résider à Montréal.\u2014L\u2019Echo a répeté ici des nouvelles presque certaines de deux mariges qui doivent se faire prochainement.Je ne veux rien dire de plus de peur de passer pour indiscrète et jalouse, mais si je n\u2019arrêtais pas ma démangeaison de parler.\u2014M.le grand Connérable Brazeau a passé par ici hier en route pour ses.fermes à la côte St-Jean.\u2014L'\u2019épouse de M.J.Girouard notaire lui a donné une fille vendredi.\u2014Au plaisir de vous revoir messieurs les rédacteurs, EMMA.ST-AUGUSTIN : \u2014M.Ferdinand Charbonneau, rédacteur à la Presse, de Montréal, était en promenade dans sa famille ces jours derniers.\u2014La semaine dernière a eu lieu le service anniversaire de feu Moïse Rochon.La partie chorale a été rentplie avec succès par quelques amis de St.Jérôme.\u2014M.Charbonneau, du Petit Brulé, doit établir prochainement une fromagerie sur sa ferme.\u2014Les quelques personnes d\u2019ici, qui sont allées à l\u2019exposition d\u2019étalons à Ste-Scho- lastique, en sont revenues fort peu enchantées.GREGOIRE.ST-PLACIDE : \u2014 La navigation est ouverte depuis lundi de la semaine dernière : les bateaux ont pris leur ligne régulière.\u2014 L'eau de la rivière Ottawa continue à déverser sur les terres dans la baie de St- Placide, vis-à-vis la propriété de notre maire, M.F.Paquin ; ily a beaucoup d\u2019eau dans le chemin public.\u2014 Notre vénérable notaire M.A.Bernard, qui a été malade une partie de l\u2019hiver est maintenant assez rétabli pour vaquer a ses occupations.Nos félicitations.\u2014 Le magnifique vapeur \u2018\u2018 Prince of Wales \u201d a passé la journée de dimanche dernier dans notre port.On dit qu\u2019il en sera de même chaque dimanche, durant toute la saison.\u2014 L\u2019individu qui s\u2019est plu à dénigrer l\u2019Echo et un de ses rédacteurs, à le faire parler, j'ai pu découvrir les motifs de sa aine et de sa vengeance.Il s\u2019est trouvé insulté, lui, et son alter ego Grenade arce que \u2018\u2018 Etoffe du pays\u201d a dévoilé eurs pelites scènes dégoûtantes du cinq mars dernier.Pauvre homme! J\u2019espère que la tartine servie à Grenade et à ses acolytes, aura pour but de rendre tous ces gens plus polis aux prochaines élections.ETorrE pu Paxe.STE-JOVITE : \u2014Une énorme tortue a été capturée près des eaux de la rivière au Diable.Son poids est de trente et unie livres et elle mesure dix-huit pouces de longueur et treize pouces de largeur.L\u2019amphibie, tranporté au village, a attiré l\u2019attention d\u2019ufi grand nombre de personnes.\u2014M.Philias Labelle, sellier bien connu ! de St.Jérôme, est venu s\u2019établir ici.F.X.Major, de la maison Vine- Erg ot Gomp, de Jrontréal, est à Bte-Jo- vite pour affaires commerciales.\u2014M.Tru gent d\u2019assurances, est arrivé depui Iques jours de Montréal, pour jouir pendant quelques semaines de notre magnifique climat, dans le hut d\u2019améliorer sa santé, \u2014La chasse et la pêche font les délices des amateurs de sport.Les canards sauvages et les rats musqués sont trés nombreux dans cette saison.Il ne faut pas arler des pêches merveilleuses que nous aisons tous les jours et qui réjouiraient plus d\u2019un avocat.\u2014M.le notaire L.O.Blondin se propose de quitter prochainement la maison Coupal pour aller demeurer dans un magnifique cottage situé sur la rivière au Diable.\u2014L\u2019honorable M, Duhamel et M.le juge Dugas, de Montréal, ont fait l\u2019acquisition de lots magnifiques sur les bords du vaste lac Tremblant.C\u2019est près de ce lac que Mgr Labelle avait cru pouvoir terminer ses vieux jours.WILFRID.STE-THERESE: \u2014Lundi dernier ont eu lieu les funérailles de Mme veuve Michel Viau.La cérémonie funèbre a été imposante et la levée du corps a été faite par le Rév.M.Brunet.La défunte a été inhumée dans la chapelle du cimetière.\u2014Mlle Mary Jane Pilon a laissé notre village pour aller demeurer à North Simcoe, Ont.St-Augustin (suite).\u2014Un de nos concitoyens, M.Larose a été victime d\u2019un grave accident en allant à Montréal ces jours derniers.L\u2019essieu de sa voiture s\u2019étant brisé il a fait une chute et a eu la jambe fracturée.LACHUTE : Dr.F.Benoit, ci-devant de Coaticook, est maintenant établi à Lachute.Nous lui souhaitons succès.\u2014 Les citoyens de Lachute offrent leurs plus sincères remerciements à M.Shaughnessy, pour s\u2019être rendu avec tant de grâces à leur désir en fais@nt arrêter à Ste Scholastique les trains du matin et du soir.Merci! \u2014 M.J.E Valois a passé une partie de la semaine dans le township d\u2019Arundel, pour affaire professionnelle.Il était accompagné de M.Edmond Rodrigue désireux de visiter la magnifique ferme qu\u2019il y possède.\u2014M.Dastous était de passage dans notre ville, dimanche.ll a pousse une pointe jusqu\u2019à Saint-André pour y voir l\u2019ami J.H.Lafond\u2014 Mercredi de cette semaine M.J.H.Lafond, maintenant maichand de Saint André, a passé par Lachute en route pour Montréal.M.Lafond est enchanté du commerce qu\u2019il fait à Saint André\u2014 Tle \u201cHerald de Montréal\u201d du onze mai courant a reproduit du \u2018 Richmond Guardian \u201d, journal conservateur, un ar- ticlepeu flatteur pour M.Owens ex M.P.P.Vraïment, c\u2019est trop de rancune pour une élection perdue.Si le \u2018\u201c Richmond Guardian\u201d savait que ce n\u2019est pas lui qui a le plus de peine dans les circonstances ! !!\u2026 il ne taquinerait pas tant M.Owens.PIERRE._\u2014 ee ee L\u2019'ORIGNAL, P.Q., \u2014 Narcisse Larocque, détenu à la prison en attendant son exécution, qui doit avoir lieu le 4 juin prochain, fait preuve d'un grand courage.Il mange avec appétit et dort bien.M.l'abbé Bérubé lui rond.visite tous les jours et lui donne les consolations dont il a besoin.Larocque ne fait ni aveu, ni négation du crime et il dit que le juge lui à accordé un procès équitable.Quoiqu'il contredise certaines parties de la preuve, il évite de parler directement de son crime, L\u2019ECHO DES DEUX-MONTAGNES me PARLEMENT FÉDÉRAL Séance de lundi 11 mai Orrawa, 11.La séance est ouverte à 3 heures.La chambre adopte en première lecture un bill de M.Tupper modifiant l\u2019acte concernant les certificats de capitaine de navires.Aussi deux bills de sir John Thompson :- l\u2019un pour codifier la loi criminelle ; le second concernant l'administration de la justice.Aussi un bill de M.Wallace modifiant l\u2019acte pour la suppression des combines.En l\u2019absence de M.Savard, M.CHo- QUETTE demande les raison du retard dans le retour de Chicoutimi.L\u2019honorable M.Chapleau répond que l\u2019officier-rapporteur ne croyait pas être tenu de transmettre ce bref avant l\u2019ouverture du parlement vu qu\u2019il avait donné à M.Savard un certificat de son élection.M.DevLIN demande productiou des documents relatifs à la démission et réintégration de MM.Samuel Genest, John Ccsgrove et Charles Leduc.\u2014 Adopté.M.BEavsoLEIL demande production d\u2019un état des permis de pêche accordés en 1890, dans les comtés de Berthier, Maskinongé, Saint Maurice, Champlain, Nicolet, Yamaska et Richelieu.\u2014 Accordé.M TXRIE propose une question de pri- villège.Il parle d\u2019abord en français, il dit qu\u2019il aurait préféré porter les acccusations qu\u2019il a à porter dans sa langue maternelle, mais que les circonstances lui imposent la nécessité de parler en anglais.Il regrette de commencer sa carrière politique dans les Communes par un acte d\u2019accusation aussi grave, mais les députés diront, lorsqu\u2019ils auront lu les correspondances qui seront produites, qu\u2019il n'aurait pas été justifiable de garder plus longtemps le silence.Depuis 1883 jusqu\u2019en 1890, le député de Québec-Ouest a divulgué les secrets du département des travaux publics en considération de somme à lui payées et pendant cette période il s\u2019est servi plus d'une fois de sa position de député, contrairement à l\u2019intérêt public, Lorspu\u2019il a montré à gir John les documents venus en sa possession, M.Tarte dit que Sir John les lui a remis quelques jours après en déclarant qu\u2019il avait vu le député de Québec-Ouest et que celui-ci lui avait donné l'assurance que ces documents ne contenaient pas la vérité, Sir Hector Langevin lui a fait les mêmes déclarations.Evidemment le pouvoir derrière le tronc était plus fort que moi.Depuis longtemps, il éjait admis à Québec qu\u2019il y avait des malversations dans l\u2019admiuistration des travaux du hâvre, mais personne pouvait découvrir le coupable.M.McGreevy était député de Québec- Ouest, M.Perley était en même temps ingénieur des travaux publics et ingénieur des commissaires du havre.M.MeGreevy était l'ami intime du ministre des travaux publics, dont le fils était employé comme assistant-ingénieur pour les travaux du havre.Le chef de la société était M.Larkin et M.Robt.McGreevy, frére de Thomas, en était un des membres.Les autres membres de la société étaient trois Américains d\u2019une grande expérience dans ces affaires, Depuis dix ans cette organisation a contrôlé le parti conservateur, dans le district de Québec.Rien d'étonnant que nous ayons perdu du terrain.En vain nous nous plaignons, en vain nous venions à Ottawa exposer nos griefs ; l\u2019organisation était plus forte que nous, M.Tarte demande ici l\u2019appui des deux côtés de la chambre pour l\u2019aider dans sa tâche, car il a affaire à des hommes dont quelques-uns sont bien déterminés.Quant 4 lui, il a été élu comme conservateur indépendant et il n\u2019a fait aucune promesse à M.Laurier en retour de l\u2019appui qu\u2019il a reçu dans son élection.M.Tarte termine en proposant un comité spécial, mais il dit qu\u2019il acceptera le comité que choisira le gouvernement.Il a contiance dans le ministre de la justice, il a dit un jour, à Halifax, qu\u2019il n\u2019entreprondrait pas de défendre M.McGreevy avant que celui-ci se défende lui-même.Sir Hector LANGEVIN dit que s\u2019il n\u2019a pas demandé lui-même l\u2019enquête en parlement, c\u2019est parce qu\u2019il croyait que M.Tarte avait de nouvelles accusations à porter outre celles déjà parues dans la presse et auxquelles son nom a été mêlé.Sir Mector déclare qu\u2019il n\u2019a jamais communiqué à qui que ce soit les soumissions, ou prix des soumissions, à l'exception des membres du conseil privé; qu\u2019il n\u2019a jamais trouvé les officiers de son département coupables d\u2019abus de confiance ; que les soumissions dans son département sont accordées strictement suivant la loi ; qu'il n\u2019a jamais demandé à qui que ce soit de souscrire pour une bourse ; qu\u2019il n\u2019a jamais soupçonné M.H.F.Perley de malversation, qu\u2019il le connaît depuis plusieurs années et le croit incapable d\u2019un abus de conflance.Quant aux accusations dirigées contre M.McGreevy, cet honorable député est présent en parlement et répondra de ses actions.Quant à lui, il est prêt pour l\u2019enquête et propose qu'elle soit faite devant le comité des privilèges et élections.M.McGreevy dit que l'année derniére M.Curran a fait une déclaration en son nom, au sujet de ces accusations, et qu\u2019il y adhèrè pleinement de nouveau.Que toute cette affaire est une conspiration montée par une clique pour avantage et bénéfice personnels.Cette elique lui en veut parce qu\u2019il lui tefuse la faveur de se servir de son nom sans sa permission et on a même forgé sa signature.T1 est heureux que cess accusations soient enfin porté devant le parlement et il est prêt à se défendre.M.Tarte qui s'est associé avec la clique, aura grande difficulté à sortir de l'impasse dans laquelle il se met.M.TArTE répond qu\u2019il ne s\u2019est jamais asssocié avec aucune personne et que ces documents sont venus en sa possession sans qu\u2019il les ait demandés.Il espère que la déclaration de M.McGreevy sera véridique et, si l\u2019on s\u2019est servi du nom de M.McGreevy sans sa permission, si l\u2019on a forgé sa signature, il ne lui restera d\u2019autre alternative (à M.Tarte) que de sortir du Parlement.Sur proposition de M.EpGAR, le comité des privilèges et élections est substitué au comité spécial proposé par M.Tarte et l'enquête est accordée.La chambre s\u2019ajourne ensuite.Recensements On vient de procéder, en Angleterre et en France, au recensement de la population.Les nouvellistes et profitent pour relater tôutes sortes d\u2019anee- dotes ou de plaisanteries plus ou moins neuves.A Londres, dit un correspondant du Figaro, les détails demandés par les recenseurs ne sont pas du goût de tout le monde.Lord James Douglas a répondu d\u2019une façon assez bizarre aux questions qui lui ont été posées: Que fait votre femme ?\u2014Balayeuse des rues et folle \u2014Et votre fils 2\u2014Cireur de bottes, né dans l\u2019Afrique noire.Le chef de l'enregistrement n\u2019a pas trouvé excellente la plaisanterie de ce noble seigneur et il le cite en simple police.\u2018Lady Douglas est appelée comme témoin ainsi que plusieurs domestiques.Lord Douglass est passible d\u2019une amende n\u2019excédant pas 125 francs.Sa défense sera curieuse à entendre.Sir Brydger Henniker est dans un cas à peu près identique, sa réponse a été plus simple que celle de lord Douglass : \u201c Ma femme, mes trois enfants et moi-même nous habitons, ce jour, 5 avril, sous le toit de notre maison ; je regarde comme inconvenantes toutes les autres questions ; je refuse absolument d\u2019y répondre et j'interdis à cha- eun de mes domestiques de faire autrement.\u201d Sir B.Hennider comparai- tra en cour de police.bord Douglas et sir B.Henniker sont amusants, mais si leur exemple était suivi, comment parviendrait-on à opérer un recensement exact ?D'autre part, un ancien recenseur parisien communique au même journal une observation curieuse : L'origine des lettres de l'alphabet, d\u2019après un vieux document : La lettre S : Homère, ce dieu de la Grèce Errant, aveugle et sans soutien Afin de mieux suivre son chien Le premier se servit de l\u2019*\u201c3\u201d, Voici une variante qui nous est adressée par un de nos lecteurs : Ne cherchez pas une \u2018\u2018 jeune S\u201d! C'est à toi descendant de Sem Vénérable Mathusalem, ; , Qu'on doit la plus belle \u2018\u2018 vieille sm.Nous recevons au dernier moment une autre variante : C'est d\u2019un O mal formé que vient son origine, Puisqu'un jour à ses fils, jeunescerveaux êlés, Un père dit: \u2018* Que votre écriture est gamine, \u201c Vous referez cet O, car \u2018\u2018 Mes fils et O fait I'S.\u201d A demain la lettre T.Province de Québec.District de Terrebonne.{ COUR SUPERIEURE.o.40.RE P.P.MARTIN, marchand fmporta- des cité et district de Montréalemagdeur.vs.§ IÉAIE CHARBONNEAU, marchand général du village de Sainte-Thérèse de Blainville, district de Terrebonne, Failli ; \u2018ailli.AVIS PUBLIC est par le présent donné, qu'une assemblée des créanciers dudit failli, aura lieu devant un des juges de cette dite Cour, dans la salle d\u2019audience au palais de justice, à Sainte-Scholastique.ou en l'absence de tel juge, au bureau du Protonotaire, le VINGT-DEUXIEME jour de MAI courant, (1891), à ONZE HEURES de l'avant-midi, aux fins de nommer un curateur et des inspecteurs en cette affaire.; Donné à Sainte-Scholastique, dit district, ce onze mai 1891.CANADA.} Par ordre : Cu, DE MONTIGNY, P.C.S.J.D.Lepve, Avoeat du Demandeur.Dist.de Terrebonne.{COUR SUPÉRIEURE P.P.MARTIN des cité et district de Montréal, importateur, Demandeurvs.ISAIE CHARBONNEAU, du village de Ste-Thérèse, de Blainville, marchand général, Défendeur, AVIS PUBLIC est par le présent donné que le dit défendeur a fail ce jour cession de ses biens pour le bénéfice de ses créancièrs, au bureau du protonotaire du district de Terrebonne.Daté à Sainte Scholastique, ce douzième jour de Mai mil huit cent quatre-vingt-onze, ISAIE CHARBONNEAU.Par: J.D.LEDUC, Avocat du demandeur.PROVINCE DE QUEBEC MUNICIPALITÉ DU VILLAGE DE ST-EUSTACHE A une session générale du conseil municipal du village de St-Eustache, tenue aux lieu et heure ordinaires des sessions du conseil, lundi, le quatrième jour du mois de mai, mil huit cent quatre-vingt-onæ, conformément aux dispositions du code municipal de la Province de Québec, à laquelle session furent présents M.le maire, Félix Paquin et MM.les conseillers, Cléophas Aubé, Jos P.beauchamp, Alphonse P.Bélair, Alfred Barbeau et Emile H.Champagne, formant un quorum du conseil sous la présidence de M.le maire.Attendu que J.W.Windsor, Ecuyer, commerçant de Montréal, a exposé aux membres de ce couseil et autres personnes, que dans le cas où la corporation du village de St-Eusta- che et celle la paraoisse de St-Eustache lui feraient un octroi ou don de treize cents piastres, il accorderait et maintiendrait en opération, un établissement de conserves de fruits, légumes, en boîtes, dans les limites ou près des limites la municipalité de St-Eustache.Attendu que cet établissement favoriserait grandement le village de St-Eustache et ses environs.Il est statué et ordonné par règlement 41 du conseil, comme suit : Un octroi ou bonus de cinq cents piastres est Pp r le présent accordé et sera payé au dit J.W.Windsor, par le maire et le conseil du dit village de St-Eustache, sur les deniers de cette corporation, pour aider au dit établissement de conserves ; et une autre somme n\u2019excédant pas cent cinquante piastres, sera donnée et payée de lamême manière, pour l'achat de la moitié du terrain nécessaire au dit établissement.Ces dites sommes seront payées aux conditions suivantes, savoir : La somme n\u2018excédant pas cent cinquante piastres, pour l\u2019achat de la moitié du terrain du dit établissement, lors de l\u2019achat de ce terrain.Et l\u2019autre somme de cinq cents piastres, au fur et à mesure que les bâtisses seront construites et se garnissant d\u2019engin, outillage, etc.Ledit sieur Windsor devra tenir le dit établissement en opération pendant au moins cinq ans consécutifs à partir du ler juillet prochain, sinon, il devra remettre à la dite corporation du village de Saint Eustache, la moitié du terrain acquis pour le dit établis- sement, avec la dite somme de cinq cents piastres.Ledit J.W.Windsor devra, de plus, contracter avec les habitants de Saint ustache de préférence aux étrangers, à conditions égales, pour l\u2019achat de fruits et lé- umes nécessaires à l'alimentation de son éta- lissement.Le terrain et les bâtisses du dit établissement, avec tout le matériel et l\u2019outillage, resteront hypothéqués et garants de la dite somme de cinq cents piastres et de cette autre somme n\u2019excédant pas cent cinquante piastres, au profit de la corporation du village de Saint Eustache, pendant cinq ans révolus et consé- eutifs à compter du jour où le dit établissement sera en pleine opération.Le dit établissement sera exempt de taxes pendant vingt-cinq ans.(Signé :) FELIX PAQUIN, Maire ; C.H.CHAMPAGNE, Vraie copie : Sec.Trés.C.H.CHAMPAGNE, Sec.Trés.Attendu que le conseil municipal du village de Saint Eustache a adopté, aujourd\u2019hui, le quatrième jour de mai, le règlement ci-dessus, 0.41, Il est unanimement résolu sur motion du conseiller Alfred Barbeau, secondée par le conseiller Alphonse P.Belair, 10 Que les électeurs municipaux de cette localité soient, par la présente résolution, convoqués en assemblée publique.pour approuver ou désapprouver le dit règlement.20 Que cette assemblée publique soit tenue au lieu où siège le conseil, au bureau du secré- taire-trésorier, C.H.Champagne, dans la dite municipalité, mardi, le vingt-sixième jour du mois de mai courant, à dix heures a.m., et lendemain, si besoin est.30 Que les électeurs municipaux de la municipalité du village de St-Eustache, soient requis de se trouver là et alors présents pour voter sur le dit règlement.Et que les présentes soient publiées comme avis publie suivant les dispositions du code municipal de la Province de Québec.(Signé) Félix Paquin, maire, C.H, Champagne, Sep., Tros, Vraie copie.C.H.Champagne, Sec, Trés.Je, soussigné, C.H.Champagne, secrétaire trésorier du conseil municipal du village de St-Eustache, certifie par les présentes que la copie du règlement ci-dessus publié, est une copie conforme du dit règlement adopté par le conseil de cette municipalité, le quatrième jour du mois de mai courant, et que l\u2019avis de la convocation des électeurs municipaux, est une copie conforme du dit avis passé à la même session.En foi de quoi, je donne ce certificat au bureau du conseil municipal du dit village de St-Eustache, ce neuvième jour du mois de mai, mil huit cent quatre-vingt-onze.C.H.Champagne.Sec., Trés.PROVINCE DE QUEBEC MUNICIPALITÉ DE LA PAROISSE DE SAINT-EUSTACHE A une session générale et mensuelle du conseil municipal de la paroisse de Saint-Eus- tache, tenue aux lieu et heure ordinaires des sessions, lundi, le quatre mai, mil huit cent quatre-vingt-onze, conformément aux dispositions du code municipal de la Province de Québec, à laquelle sont présents M.le maire Antoine Seguin et MM.les conseillers Zephir Champagne, Bazile Lanthier, Wilfrid Godin, Julien Binette et Napoléon Ladouceur, formant un quarum du dit conseil sous la présidence de M.le maire.Attendu que J W Windsor, commerçant de Montréal,a exposé aux membres de ce conseil, que dans le ças où la corporation du village et celle de la paroisse de St-Eustache lui accorderaient un octroi de mille piastres et une étendue de terrain d\u2019à peu près trois arpents en superficie, il érigerait et maintiendrait en opération sur le dit terrain, dans ou au près de la ligne de démarcation des municipalités du village et de la paroisse de St Eustache, un établissement de conserves de légumes et fruits en boîtes, Canning establishment.Attendu que l'érection et l\u2019exploitation du dit étahlissement sont d'intérêt général et fa- vorjseraient grandement la paroisse de Saint Eustache.Il est statué et ordonné par le règlement No 54 du conseil, comme suit : Une somme d'argent ne devant pas excéder accordée, sur les deniers de cette corporation: et sera employée par le maire et le conseil de cette municipalité pour l'achat de la mo;tié du terrain nécessaire à l'érection du dit établissement ; lequel terrain sera donné au dit J.W.Windsor.Un octroi de cinq cents piastres est par le présent accordé sur les deniers de cette corporation et sera payé au dit J.W.Windsor, par le maire et le conseil de cette municipalité, aussitôt que le dit établissement sera en pleine voie d\u2019opération.Une exemption de taxes municipales est par le présent accordée au dit établissement pendant vingt-cinq ans, Les avantages ci-dessus sont accordés aux conditions suivantes : Le dit J.W.Windsor devra tenir le dit établissement de conserves de légu fruits en boîtes \u2018\u2018 canning establishment\u201d en opération pendant au moins cinq ans consécutifs, sinon il devra remettre à la dite corporation de la paroisse de Saint Eustache la moitié du terrain acquis pour le dit établissement et la dite somme de cinq cents piastres.Pour sûreté de la dite somme de cinq cents piastres et du montant qui aura été payé pour \u2018acquisition du dit terrain, le dit J.W.Windsor devra tenir les terrain, bâtisses, outillage et matériel du dit établissement affectés et hypothèqués pour la dite somme de cinq cents piastres et aussi pour celle qui aura été payée pour l\u2019acquisition du dit terrain, en faveur de la dite corporation de la paroisse de Saint-Eustache pendant cinq ans révolus et consécutifs à compter du jour où le dit établissement sera en pleine opération.Si en aucun temps le dit J.W.Windsor désirait vendre le terrain donné tel que ci-dessus pour des fins autres que des fins de fabrication et d\u2019industrie, le propriétaire sur l\u2019immeuble duquel aura été acquis le dit terrain aura le droit de le racheter de préférence à tout autre, Le dit J.W.Windsor devra contracter avec les habitants de St-Eustache de préférence aux étrangers, à conditions égales, pour l\u2019achat et approvisionnement des légumes et fruits néceessaires à l\u2019alimentation de son établissement.cent cinquante piastres est par le présent, aps DE G * (Signé) A.Séguin, maire.Hector Champage, Sec., Trés.Vraie copie, Hector Champagne, Sec, Trés.Attendu que le conseil de la municipalité de la paroisse de Saint Eustache, a passé aujour- d\u2019hui, ce quatrième jour de mai, mil huit cent quatre-vingt-onze, le règlement No.54 ci- essus.Il est unanimement résolu sur motion du conseiller Zéphir Champagne, secondé par le conseiller Wilfrid Godin : lo.Que les électeurs municipaux de cette municipalité soient par la présente résolution convoqués en assemblée publique, pour approuver ou désapprouver le dit règlement.2o Que cette assemblée publique soit tenue où siège le conseil de cette municipalité, au bureau du secrétaire trésorier, Hector Champagno, dans la municipalité du village de aint Eustache, mardi le vingt-sixième jour de mai mil huit cent quatre-vingt-onze.30 Que les lélecteurs municipaux de cette municipalité soient requis de se trouver la et alors présents pour voter sur le dit réglement en la forme et maniére voulue par le code municipal de la province de Québec.(Signé) A.SEGUIN, Maire, HECTOR CHAMPAGNE, .Secrétaire trésorier.Vraie copie : ; HECTOR CHAMPAGNE, Secr.Trés.Je soussigné, Hector Chammagne, secrétaire trésorier du conseil municipal de la paroisse de Saint-Eustache, certifie par les présentes que la copie du règlement No 54, ci-dessus publiée, est une copie conforme du dit règlement passé par le conseil de cette municipalité à sa session du quatre mai, mil huit cent quatre- vingt onze et que l\u2019avis de convocation des électeurs municipaux ci-dessus publié, est une copie conforme du dit avis passé à la même session.En foi de quoi je donne ce certificat, au bureau du conseil municipal de la dite paroisse de Saint-Eustache, à Saint-Eustache susdit, ce cinquième jour de mai, mil huit cent quatre-vingt onze.HECTOR CHAMPAGNE, mes et| Province de Québec, District de Terrebonne.COUR SUPÉRIEURE.CANADA, } No.10.L'Acte des Elections Fédérales Contestées, In re Election d\u2019un membre de la Chambre des Communes du Canada, pour le district électoral d\u2019Argenteuil, dans le district judiciaire de Terrebonne, tenue les vingt-six février et cinq mars dernier (1891), étant respectivement les jours de nomination et de votation.GEORGE MORRISSON et WILLIAM RICHARD MACKAN, Pétitionnaireset THOMAS CHRISTIE, Défendeur.Avis est Par le présent donné que le cin- quieme Jour du mois de mai courant, j'ai reçu e M.Charles De Montigny, protonotaire et reffier de la Cour Supérieure pour le district Judiciaire de Terrebonne, une copie de la pétition d\u2019élection, en cette cause, avec une copie de comparution et élection de domicile des avocats des pétitionnaireg, et que, conformément a la loi et aux règles de pratique de la dite cour, j'ai publié les dite pétitions, comparution et élection de domicile des avocats des pétitionnaires en délivrant les dites copies au régistrateur de la division d'enregistrement du comté d'Argenteuil où toute personne pourra en avoir communication.Lachute, 5 mai 1891, THOMAS BARRON, Officir rapporteur.Pour le district électoral \u2018Argenteuil.AVOCATS.PREVOST & MATHIEU } AVOCATS Hon, WILFRID PREVOST, C.R., C.L., F.X.MATHIEU, C.R.STE-SCHOLASTIQUE.J.D.LEDUC, L.L.B.AVOCAT Et Procureur du Revenu pour le District de Terrebonne.STE-SCHOLASTIQUE.J.A.N.MacKAY, .AVOCAT ST-ANDRE, COMTE D'ARGENTEUIL R.P.De LARONDE, AVOCAT ST-ANDRE, COMTE D'ARGENTRUIL F.X.THIBAULT, AVOCAT STETHERESE DE BLAINVILLE.JOSEPH PALLISER, B.C.L.AVOCAT LACHUTE, CO.D'ARGENTEUIL.G.E BAMPTON, B.C.L AVOCAT LACHUTE, CO.D'ARGENTEUIL, Hzcror CHAMPAGNE, LL.B.AVOCAT ST-EUSTACHE, Co.DES DEUX-MONTAGNES.PREVOST, LL.B, AVOCAT SAINT-JEROME, COMTE pE TERREBONNE, F.E.VILLENEUVE, L.L.B.AVOCATS No.70 RUE ST-JACQUES, MONTRÉAL.Téléphone Bell 1467.NOTAIRES.G.N.FAUTEUX, NOTAIRE ST-EUSTACHE, Co.DES DEUX-MONTAGNES.J.E.VALOIS, NOTAIRE LACHUTE, CO.DARGENTEUIL.~ JOSEPH GIROUARD, NOTAIRE, Etc, Commissaire pour Manitoba et les Territovres du Nord-Oouest, ST-BENOIT, CO.DEUX-MONTAGNES.P.A.LONGPRE, NOTAIRE RUE SAINT-JEROME, BLoc LETANG, SAINT-JEROME.MEDECINS, GEORGES TANCREDE LAMARCHE MEDECIN-CHIRURGIEN, Ancienne résidence du Dr.L.A, Fortierx RUE SAINT-VINCENT, .STE-SCHOLASTIQUE.SIMEON LAMARCHE MEDECIN-CHIRURGIEN Ancienne résidence de A.Pilon, avocat Coin des rues St-Vincent et St-Jean-Baptiste SAINTE-SCHOLASTIQUE.Avis aux Entrepreneurs Pont à construire sur la Belle-Rivière qui traverse la rue St-Simon, village Ste-Scholas- tique.Les travaux seront vendus au rabais, le premier de juin prochain, a 11 hrs a.m., sur le lieu des travaux.Les plans et devis peuvent être vus et examinés au bureau du soussigné.O.DROUIN SECRETAIRE-TRES.\u2018AVIS PUBLIC 28\u20143 Province de Québec, } District de Terrebonne.Avis est par les présentes donné que j'ai été nommé curateur à la succession vacante de feue Elizabeth Lauzon, en son vivant, veuve de feu Léon Leclair, de Ste-Thérèse de Blainville, Terrebonne, ce 10 mai 1891.Secrétaire-trésorier.THOMAS LAPOINTE.SAINTE-SCHOLASTIQUE.5m.omens, D000 Ville - Marie IL.achute AT BON MAROECE.F.RAYMOND MARCHAND-GENERAL Ferronneries, Etc.SAINTE-SCHOLASTIQUE.Modes.9 Marchandises Sèches, Epiceries, Spécialité dans les Chaussures et les Intérêts payés sur dépôts.du Canada et des Etats-Unis.» l\u2019Europeprix modérés, Heures : 10 h.a.m.à 3 h.p.m.MARCHAND-GENERAL STE-SCHOLASTIQUE FANTAISIE, JOS.LANGLOIS MARCHANDISES SECHES ET DE Epiceries, Chaussures, Ferronneries, Vaisselles, Médecines Patentées, Librairie, etc., ete.\u2014Le plus haut prix payé pour tous les Samedi : 10 h.a.m, 4 1 h, p.m.H.FROST, W.WEIR, Président.| U.GARAND, Caissier CAPITAL, #8500,000 Traites émises dans toutes les parties Echange avec toutes les parties de Collections faites promptement et à Gérant.Banque TLACEUTE droduits.SPECIALITE DE TWEEDS.WILLIAM SAUVÉ, MARCHAND-GENERAL STE-SCHOLASTIQUE.(Non-incorporée) ARGENT REÇU EN DEPOT solidaire.\u2014 Collection promptement Tel.Bell, 129 Tel.Federal, 181 MARCHANDS-COMMISSIONNAIRES DE Patates au char, Beurre, Œufs, Fromage, Lard, Saindoux.Entrepôts, 161 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L\u2019ECHO DES DEUX-MONTAGNES morceau de papier, grand comme la main, et représentant une étude de torse d\u2019après Ricco di Condia- .Sur le seuil de la porte, il se heurta à un médecin.Le valet du marquis tressaillit à sa vue.\u2014Je connais ce médecin, murmura-t-il.Dans quelle chiourme l\u2019ai-je aperçu, dans quel cabaret, dans quelle embuscade l\u2019ai- je rencontré ! TI hocha la tête., \u2014=T1 est bien déguisé.Ce n\u2019est pas la première fois pourtant que je vois cette face bléme, ce nez crochu.Qui cela peut- il être ?Le médecin ne le vit pas, il marchait à pas pressés et s\u2019engouffra dans la maison.Mais il en sortit une minute après accompagné par une servante.Sans-Secousse, qui ne quittait pas des yeux la porte, fut surpris de-yoir la visite sitôt finie.\u2014 Est-ce que le blessé serait mort?Je vais le savoir.La servante était encore sur la porte suivant la robe noire du docteur, qui dis-, paraissait dans une impasse, non loin de 1a.Le.Parisien fit un signe ; la servante s\u2019approcha.Il lui glissa deux écus d\u2019or dans la main, et le contact du métal la fit sourire.: \u2014I y a un blessé chez vous ?demanda Sans-Secousse.Elle prit un air étonné : \u2014 Non.Sans-Secousse prit encore deux écus d\u2019or et les ajouta aux autres.\u2014Je n\u2019en sais rien, je vous jure.Je le saurais que je ne vous le dirais pas ! Cette manière détournée d\u2019avouer charma le valet.\u2014 Au moins puis-je savoir pourquoi le docteur ne rentre pas?\u2014Ce n\u2019est pas le docteur ordinaire.Celui-ci n\u2019est pas connu de mon maître ; il reviendra ce soir à neuf heures, après qu\u2019on saura ce qu\u2019il veut.-\u2014Merci.Sans-Secousse s\u2019éloigna en murmurant tout le long de la route : \u2014Je le savais bien que ce n\u2019était pas un docteur.Il se déguise, lui aussi, pour pénétrer dans cette maison.Qui peut ainsi connaître le drame et s\u2019y intéresser à ce point ?Il cherchait toujours à mettre un nom sur cette face bléme qu\u2019il avait si mai vue, puis tout d\u2019un coup il se frappa le front en criant : \u2014J\u2019y suis ! C\u2019est Doria Barthélemy, le sire de Dolsaigue.C'était bien lui, en effet.Ruiné par les deux valets qui interceptèrent la somme promise à son crime, craignant toujours que la vérité ne se découvrit, n\u2019ayant d\u2019autres ressources que l\u2019aumône d\u2019André Doria, son oncle l'amiral qui, comme tous les Latins, promettait beaucoup et tenait très peu, étant toujours à court d'argent, Barthélemy comprenait qu\u2019il fallait en finir.Il ne pouvait rester longtemps au château de Mourgues.Son ami et protecteur, Hercule voyait du reste son crédit baisser depuis l\u2019arrivée de l\u2019évêque de Grasse, et il se disait que bientôt il serait jeté sans façon à la porte du palais.Et alors ?Alors, il n\u2019aurait d\u2019autre ressource que * celle de s'attacher à la fortune de Doria le Génois.Mais cette perspective l\u2019effrayait encore.Son oncle le connaissait trop pour l'estimer, et les dangers se multipliaient, lorsqu\u2019on était sous ses ordres, d\u2019un façon inquiétante pour les gens amoureux, comme lui, du repos.\u201c Aussi, après avoir fait le tour de ses amis et de ses relations, il se décida à s\u2019adresser à la dame d\u2019Hyr.Cette fois il s\u2019associa avec Hercule Grimaldi.II était convaincu que le bâtard des Grimaldi épouserait lajuive, et donnerait une somme considérable à son cousin, qui, de son côté, ferait l\u2019impossible pour aider à ce mariage.Après de nombreuses tentatives, il essaya encore de s'approcher de Jacques de Bardine, l\u2019obstacle le plus sérieux à cette union, le seul obstace même.Car la dame d\u2019Hyr avait dû quitter sa grotte de Monaco.À présent, trode monde en connaissait le chemin.Sans-Secousse avait pu pénétrer jusqu\u2019au milieu de l'appartement si soigneusement caché : il s\u2019était emparé d\u2019une fortune.Jacques et le marquis, à la tête de leurs hommes, pourraient attaquer les gardiens.Et puis Monseigneur Augustin voyait d\u2019un mauvais œil ce juif si impudemment riche ; il rêvait de remplir sa bourse, en faisant une exécution agréable à sa foi.L\u2019emprisonnement éternel d\u2019un hérétique riche et dont il héritait comme prince régnant lui souriait.Le père et la fille durent quitter la grotte féerique.Il ne savaient où aller.L'Italie était bouleversée depuis cent ans, et les aventuriers y poussaient comme de l\u2019herbe.La France n\u2019était pas sûre non plus, surtout à présent que la guerre éclatait en Provence.Ils attendaient, cachés dans une maison de Bordighera, ne sortant jamais, gardant pour tous serviteurs, deux hommes de confiance.Et, la nuit, le petit vieillard comptait sans bruit ses trésors, à la lueur fauve d\u2019une lampe de plomb, étendant dessus, au moindre soupçon,ses mains jaunies, sillonnées de grosses veines luisantes.Or, Barthélemy put connaître le lieu de la retraite, et savoir ce que la juive venait faire là, dans ce village perdu.Toujours, ce Jacques de Bardine ! Encore lui ! Mais il était mourant\u2026.4.Hélas, il ne mourrait pas! Cette race de soldats doit être tuée du coup : l\u2019âme est trop chevillée dans le corps.Il restait un moyen : l'assassinat, Tuer Jacques, c\u2019était rendre la dame d\u2019Hyr aux soucis de sa position.On pourrait alors lui montrer le besoin qu\u2019elle avait de protection.Le nom d\u2019Hercule Grimaldi suffirait à lui assurer une tranquillité qu\u2019elle chercherait en vain autrement.Et le meurtre fut décidé.Sans-Secousse rentra ausssitôt à l\u2019habitation où l\u2019attendait Cicéron, assez éloignée du village.\u2014Tu vas aller troûver le curé de Bordighera, dit-il à son ami, -\u2014Bien.-\u2014Tu n\u2019as rien à faire À présent ?\u2014Rien.Je m\u2019amusais à voir courir des coquilles de noix sur un seau d\u2019eau tout en soufflant par derrière.Si tu as mieux que cela à me proposer.\u2014 Oui, La figure de Sans-Secousse était grave et soucieuse.Cicéron abandonna ses régates et écouta son ami.- \u2014Tu vas te lier avec lui.C\u2019est facile à un homme comme toi.Je t'ai vu séduire le chapelain de Monaco avec une aisance de gentilhomme de la cour.\u2014Ne t\u2019inquiètes pas.Ensuite, que me faudra-t-il lui demander ?\u2014Qu'\u2019il te permette de l\u2019accompagner au lit du blessé.\u2014Tiens ! je n\u2019y avais pas songé ! En effet, le barbier nous a dit qu\u2019il avait vu entrer chez ton peintre le curé de céans.C\u2019est un moyen.s \u2014Et tu prendras ton poignard le mieux aiguisé.Le visage de Cicéron exprima un étonnement complet.\u2014Pourquoi donc ?Quit, > d\u2019ouvrages.22 ; M.CYR a toujours en mains toutes tant simples que doubles \u2014Son assortiment est considérable et des plus choi- M.Cyr a aussi un atelier de forge où il peut exécuter toutes sortes Il a des hommes d\u2019expérience à son emploi \u2014 Toutes commandes qui lui seront faites seront exécutées avec soin, sans delai et à prix réduits.M.Cyr a la réputation d\u2019êtze le meilleur ouvrier du district.is.VOITURES.d'Été et d'Hiver ¥ simon WVoit urier de Ste-Scholastique he) 7 sortes de Voitures d\u2019Eté et d'Hiver, \u2014 Pour tuer un hibou mal caché sous des habits de docteur.-\u2014Bon.Le valet du marquis entra dans de longs détails et suivit Cicéron jusqu'au presbytère, puis il attendit sur la route, le retour de son ami.Celui-ci raconta au curé une histoire des plus vraisemblables, émaillée de mots latins qui firent l'effet attendu.Il s\u2019était vêtu d\u2019un costume de moine péle- rin.D'ailleurs sa figure fine, ses yeux timides et ternes, sa parole onctueuse suffirent à rassurer le vrai prêtre, qui consentit volontiers à amener avec lui auprès du blessé, un moine qui l\u2019avait connu beaucoup et qui s\u2019intéressait vivement au salut de son âme.Vers neuf heures, ils pénétrèrent dans la maison de Marchesi Pinto.L'artiste s'inclina pour laisser passer ses visiteurs.Jacques était étendu sur un lit de fer trés bas.Il était si bléme que sa téte se détachait à peine sur l\u2019oreiller blanc.Ses yeux étaient fermés.Une main étendue sur la couverture avait seule un mouvement fébrile.Le reste de son corps était immobile absolument.Cicéron éprouva une véritable émotion en voyant son maître dans cet état.I allait se précipiter pour lui parler, mais il se souvint de son déguisement.Pourtant, il se pencha vers Jacques, et à l\u2019oreille lui dit un mot.\u2014Cicéron.Le blessé eut une sorte de tressaillement.Dans la nuit qui emplissait son cerveau, ce nom trottait comme la clarté d\u2019un souvenir.Mais ce fut tout.Il n\u2019ouvrit pas les yeux, ne remua pas davantage.\u2014Que dit le médecin ?demanda Cicéron à son confrère.\u2014JI guérira, certainement.Il a besoin de beaucoup de soins, mais son état n\u2019a rien d\u2019inquiétant.\u2014Bien sûr ?Il a l\u2019air, au contraire, de vouloir trépasser cette nuit.\u2014Je vous répète ce qu\u2019a dit le docteur Martinetti.A moins d\u2019un accident que nul ne peut prévoir et qui peut arriver à nous comme à lui, il sera guéri dans un mois ; il est déjà hors de danger.Cicéron hocha la tête.Pourtant, il ne demandait qu\u2019à croire les paroles, et mê- mie un frisson de plaisir lui caressa les épaules.\u2014Tant mieux ! c\u2019est un bon soldat et un homme intègre.Et il a des obligations sur cette terre, des ennemis à punir, une fiancée.Enfin ! Comme il était convenu, le curé de Bordighera sortit, laissant son nouvel ami prier au lit du blessé.Cicéron, seul, recommença à se pencher vers Jacques, épiant un mot, un souffle.Rien ne sortit de ces lèvres décolorées qu\u2019un gémissement régulier et plaintif.\u2014Prions ! dit le valet.(4 suwre.) FIERI FACIAS DE TERRIS.Cour Superieure.District de Terrebonne, WILLIAM MC- Sainte-Scholastique, ADAM, à savoir : No.63 cultivateur, de la paroisse de Saint Canut, dans le district de Terrebonne, Demandeur; contre JOSEPH JETTE, écr.médecin, ci-devant du village de Sainte-Scholastique dans le dit district, maintenant de la cité et du district de Montréal, Défendeur.Une emplacement sis et situé au côté sud de la rue Saint-Jacques, dans le village de Sainte- Scholastique, connu et designé aux plan et livre de renvoi officiels du dit village, comme faisant partie du numéro vingt-neuf (29) ; tenant devant à la dite rue Saint-Jacques, derrière à Joseph Lacombe, d\u2019un côté à Napoléon Dagenais, et de l\u2019autre côté à Dame Rodrigue ou représentants \u2014 avec une maison en bois et dépendances dessus érigées ; à la charge de la rente constituée annuelle de vingt piastres par année due à Joseph Lacombe suivant acte devant Mtre.Valois, notaire, en date du cinq mars (1886) la dite rente payable à la Saint- Michel de chaque année.Pour être vendu à la porte de l\u2019église de la paroisse de Saint-Scholastique le VINGT- TROISIEME jour de MAI prochain à ONZE heures de l\u2019avant-midi.Le dit bref rapportable le huitième jour de juin prochain.LAPOINTE & PREVOST, Bureau du Shérif, Shérif.Sainte-Scholastique, 17 mars 1891.Province de Québec, District de Terrebonne.No.77.DAME MAUD MADDELINE O'NEIL du township de Chatham dit district, épouse de ROBERT T.MACARTHUR, commercant du même lieu, à, ce jour, institué une action en séparation de biens contre son dit époux, St-Scholastique, 20 Mars 1891, R.P.pe LARONDE, Procureur de la demanderesse.Hotel Riendeau 58 et 60 PLACE JACQUES-CARTIER MONTREAL.} CoUR SUPÉRIEURE Cet hôtel de première classe, qui était autrefois au No.64 rue St-Gabriel, vient d\u2019être transporté au No.60 Place Jac- ques-Cartier.Prix très modérés, cuisine française.J.RIENDEAU, Immense avantage pour un homme d'affaires, spé- MANUFACTURIER de VOITURES.Offre en vente sa magnifique place située à la Uno UNE TRÈS BONNE MAISON ; 4 : Io e ayant été détruite parle feu l\u2019hiver dernier, el Sout être reconstruite à bon marché.forges.AVIS AUX ACHETEURS ailleurs.Venez nous faire une Près du Carré Chaboillez Nous vous invitons à venir visiter notre nouveau magasin, où vous trouverez un grand assortiment de draps à pardessus, serges, tweeds français et anglais.Aussi un grand choix de hardes faites que nous vendons à \u201840 pour cent meilleur marché que partout Notre assortiment de merceries est des plus complets et possède ce qu\u2019il y a de plus nouveau en ville.pour cent sur les prix ordinaires.DUPUIS, LANOIX & CIE.2048 NOTRE-DA IVE le suivre.\\ dité met du temps à mourir.Plus de misères pour celles qui font les chambres.comme un premier baiser d\u2019amour, mais à condition que l'amour soit toujours doux.\u2014elle ne retrécirait ou n\u2019agrandirait pas toute une vie de temps.Indestructible, impénétrable aux liquides.\u201cLE MONDE AVANCE \u201d Et d\u2019un pas accéléré.Ça vous prend tout votre temps pour Les anciens temps passent mal leur temps.\u2014La stupi- LA POTERIE DUrCIE DE E.B.EDDY à complètement tué le vieux seau en bis, si doux à chanter avec sa couverture de mousse mais à sentir! 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