La Feuille d'érable : édition hebdomadaire du Courrier de Montréal, 12 mars 1881, samedi 12 mars 1881
[" lere Annee.LA FEUILLE D Edition Hebdomadaire du Courrier Bureau : 8 Rue st Gabrielde L.D.DUVERNAY, Editeur-Proprietaire, MONTREAL, SAMEDI 12 MARS 1881.ERABL Montreal.No.43.Ca Abonnement : $2,00 par Aunree.2 Centins le Numéro.CORRESPONDANCE D'OTTAWA.Ottawa, 4 Mars, J'ai lu avec plaisir les réflexions du Canadien sur l\u2019opportunité de payer, à même le trésor fédéral, $105,000 d'intérét annuel sur la somme déponséo par Ja Commission du bavre de Montréal pour le crouse- mont du chenal du lac Saint-Pierre.Voici, entre autres choses, ce que dit le confrère québecquois : \u201cll est bien entendu que nous nous as- socious à la demande de Montréal moyennant deux conditions.Lu première que Québec suit mis sur le mime pied que Montréal quaut à sa dette.La seconde que le port «le Montréal soit un port libre et que toutes garanties soient données à ce sujet.\u201c Autrement, il serait du deveir de la députation de notre district de faire une opposition acharnée au projet.* Notre but est de faire de la voie du St.Laurent celle du meilleur marché pour le commierce.\u201d Je crois que tout le monde sera de l'avis du Canadien.ll faut de toute nécessité que ln voie du St.Laurent soit dégrevée des charges qui pèsent aujourd\u2019hui sur elle.Ce n'est pas là une question de localité, mais bien une question nationale, Les cités de Québec ct de Montréal ne sont pas plus intéressées que celles du Haut-Canada à ce que nous ayons notre port du commerce de l\u2019ouest américain, tout en dévoloppant le commerce et l'industrie du pays au raoyen d'une voie de transport à bon marché.Fn agissant ainsi nous aurions bien vite regagner les quel- quelques cents mille piastres que nous percevons chaque année, sous forme de droits ct charges de toute sorte, dans les ports et surles eanaux du St.Laurent.La statistique américaine démontre que la plus grande partie des grains de l\u2019ouest ost transportée par In voie du Canal Erie.L'important commerce des céréales se fait presque lota- lement au moyen de ln navigation qui offre plus do facilité pour le transport & bon marché de ces produits.Pourquoi ce commerce ne suit-il pas la voie du St.Laurent qui est de beaucoup In plus courte et In plus facile plutôt que celle du canal Erie ?La raison en est bien simple : c'est que lo transport par cetto dernière route se fait à plus bas prix, grâce aux charges qui entravent ln navigation du St.Laurent.Unissons-nous done ! Plus de rivalités ou de jalou- sic mosquines ! Il y va do l'intérêt do tous, La prospérité pour Québec, c'est la prospérité et In richesse pour Montréal également, eb vice versa.Dennons-nous lan main et d\u2019un commun accord -travaillons à dégrover notre beau: fleuvo.xx En lisant co qui va suiÿre, je crains que\u2019vosrlectéury ie disont\u201d en faisant la mouo : \u201cEncore la Patrie! mais \u2018* pourquoi s'occuper d'elle?celle ne \u2018* compte plus : jeune encore elle est déjà trop mal conaue ot plus mal \u201c notée.\u201d J'avoue bien que l\u2019on a un peu raison ; mais il est toujours difficile do ne pas quelque fois donner le démenti à ce confrère déchu, qui, à défunt de connaissances, a rudement du toupet.Je prends au hasard et je Lis : Aln'yrarpus de pires aveugles que ceux qui ne.veulent pas voir.Le Quotitien veut absolument que ln renaissance industrielle et cotumerélule soit le résultat de ln protection, lorsque les statistiques démontrent que l'importation des urticles fabriqués est plus élevée que sous le régime libéral.Ia concurrence dont se plaignaient les conserva- qeurs se fait sur une plus grande échelle, Où est done la protection ?Le marché eana- dien n\u2019est pas à nous puisqu'on y trouve des produits de provenance étrangère.On est pas plus malhonnête.Je pourrais bion défier la Patrie de prouver par les statistiques officielles que l'importation des articles fubri- gués était moins considémble avant l'adoption de la politique nationale.Mais ce serait peine perdue.Le confrère n pris pour habitude de se taire quand il est pris en flagrant delit de mensonge.Il ne me reste qu\u2019à rétablir les faits.Ce n\u2019est pas précisément l'importation des articles fabriqués qui s\u2019est accrue depuis que le pays jouit des avantages de Ja protection mig bien celle des articles non fæbriqués, des matières premières que nous avons dû fabriquer nous-mêmes, qui s'est accrue de plusieurs millions dopuis que lo pays jouit des avantages incalculables d\u2019une politique nationale, Quant à l'importation totale, elle a décru de $20,000,000, en chiffres ronds, depuis l\u2019avéènement des conser vateurs au pouvoir à Ottawa.La vérité do cos faits est absolument démontréo par los statistiques officielles quo les messieurs de la Patrie oublient toujours do consulter.\u201c Le marché canadien, dit le con- \u201c\u201c frère rouge, n'est pas à nous puis- \u201c qu'on y trouve des produits de pro- ** vonance étrangère.\u201d Oui, nous trouvons sur notre marché les articles do provenance étrangère quo nous ne pouvons produire ici.Beaucoup de ces articles ne pourront pout-être jamais âtre produits au pays ; d\u2019autres le seront plus tard au fur et À mesure que notre in- dustrio progressera, grâce an tarif pro- tectour qui la mot à l\u2019abri de ln con- curronce étrangère.Mais le marché canadien est plus 2 nous qu'autrefois,\u2014avant la protec tion ot sous le régime libéral,\u2014puisque nous y avons placé des produits indigènes pour une valeur de $20.- 000,000 \u2018que nous importions.de l\u2019é- trangor on 1877-78, .Les ventes que.les étrangers faisniont sur le marché canadien et pour In consommation du pays, au temps des libéraux, ont diminuées de $20,000,000 et les nôtres se sont augmentées d'autant.Ainsi, le marché canadien est plus à nous qu\u2019il ne l'était aux jours mauvais du libre-échange, puisque nous y voyons moins de produits de provenance étrangère La Patrie a dit une vérité que je m\u2019emprosse de noter.Pereille chance ne me sora pas dounée de sitôt.Lisez : Aux Etats-Unis, la prospérité revient très mpidement : on demande de nouveaux travailleurs pour de nouveaux travaux.On offre des saluires élevés, et naturellement nos compatriotes émigrent.Lorsque des milliers d'ouvriers auront déserté nos villes il y aurn plus de place pour ceux qui resteront, munis ce resultat fam-t-i} honneur à la protection ?L'émigration de nos compatriotes aux Etats-Unis n'est pas die i Ia protection qui nous ruine,\u2014ainsi que la presse et les orateurs libéraux l'ont | toujours faussement affirmé, \u2014 mais au fait que nos protectionnistes voisins ofrent des saluires élevés.La Patrie aurait dû ne pas s\u2019arrêter en si beau chemin et dire qu'au pays aussi, les salaires sont plus élevés parce que nous produisons plus qu'autrefois et que l'ouvrage est abondant.Ottawn, 7 mars 1881.La presse n déjà donré le compte- rendu d'une discussion assez animée, soulevée dans la Chambre,i propos de l\u2019école militaire de Kingston.Plus d\u2019un députés ont alors déclaré que cette institution nous coûtait inutilement une \u2018somme assez ronde chaque année ; je crois que la grande majorité du public est aussi de cette opinion.Nous ne sommes pas assez riches, notre population n\u2019est pas tellement forte que nous devrions ainsi encourir des dépenses considérables pour former des officiers de tout rang qui sont inutiles au pays.En effet leurs services ne sont pas requis ici, el nous les forçons à partir pour l'étrangor.Jo ne vois pas en quoi nous puissions bénéficier de cet état de chose anormal, L'autre jour done l'école militaire était le point de mire de nos députés, ot biontôt, je l\u2019espère, le vaisseau école Charyhdis aura son tour.Si j'en jugu par la correspondances déposée sur le bureau de la Chambre, l'acquisition de cette antique frégate n\u2019a pns été une opération heureuse.Co bloc vermoulu ne mo dit rien de bon : on nous a fait là cadeau d\u2019un éléphant ot pour comble de malheur cet éléphant est impotant.La correspondance relative à ln Charybdis nous apprend que Son Excellence le Couverneur-Général\u2018 s'est un jour adressé au gouvernement\u2018 Impérial-le priant-de faire don au Canada, \u2018sa colonie,'d'un\u2019 navire de guerre, afin de permettre à notre.gon- vernement fédéral d'avoir son école de marine militaire, Quelle peut bien\u2019 8tre 1a cause efficiente de cette triste et ridicule manie du militarisme dout certains politiques canadiens semble être pris tout à coup.Ma foi, je l'ignore, vos Iecteurs aussi je suppose.Mais je continue: Le gouvernement Impérial a d\u2019abord répondu que les canadiens devaient acheter leurs navires de guerre ; mais ensuite il consent! à nous faire don de la Charybilis,\u2014 vieille frégate démantibulée qui achevait de pourrir depuis des années dans un port de mer quelconque.La joie fut grande le jour où cette heureuse nouvelle se répandit dans le pays.L'orgueil national était satisfait eb chacun de so gourmer à la pensée que le Canada allait avoir sa marine militaire; bout comme les autres pays.2 Il n\u2019y avait pourtant pas là de quoi rendre si fier, et voici que nous sommes un peu dau: la position des grenouilles à l'avènement de leur second roi.Que voyons-nous, en etfet, aujour- d'hui?Nous avons dépensé quelques milliers de dollars pour défrayor les frais de voyage de M.Scott, je crois,- et d\u2019un ingénieur en Angleterre pour prendre possession de la préciouse- frégate, lui faire traverser l'Atlantique, et lui faire faire escale au pays Heureusement que M.Scotta trouvé cotte carcasse de vaisseau dans un état.absolument impropre à prendre la iner.Les chaudières de ln Charyddis ne valent à peine le vieax fer et sa coque est un peu pourrie.Il faudrait probablement une centaine de mille- dollars pour réparer la Charyblis et.la mettre en état de nous coûter an- nucllomont vingt-cinq ou, trente mille dollats pour la manœuvrer au profit d\u2019Albion et de la République étoilée.Ce n\u2019était pas la pe:ne assurément.d'acquérir pareil éléphant.Le gouverne:nent fédéral demande un crédit de $10,000 pour faire 3 Charyhdis les réparations actuelle- mont urgentes et la rendre au Canada.Cette somme n'est pas très considérable, il est vrai; mais il ne faut pas.oublier qu'elle sera évidemment insuffisante.Somme touto, il nous faudrait débourser une centaine de milliers de-dollars avant de pouvoir utiliser ce cadeau de malhonr.Il faut espérer que le gouvernement.n\u2019insistera pas et que l'on épargner au pays cetle dépense inutile qui ne- serait encoro qu\u2019une dépense préliminaire,\u2014pardonnez-moi l\u2019oxpression.Eu, effet, l'intention du gouvernement serait d\u2019utiliser cette frégate impossible comme navire-école dans le but de former.des officiers de : marine- militaire dans le.pays, .- Nous n'avons pus besoin devtels- officiors, Nous ne pourrions jumais les emr LA FEUILLE D\u2019ERABLE ployer au servico do ln patrie.Le caractère de notre population est rien moins que belliqueux ; nous n'avons pas de marine militaire et de longues anuées s\u2019écouleront avant lo jour néfaste où nous;pourrions être forcés d\u2019en avoir une.En formant des officiers de marine militaire dans le pays nous payrions pour former chaque année un peu de chair à canon à l'Angleterre ou aux Etats-Unis.© Nous pouvons facilement nous dispenser d'établir cette industrie nouvelle au Canada.Elle nous ruinerait.Contentons-nous de protéger et de faire prospérer et grandir nos industries et manufactures de toutes sortes.En adoptant cetto sage politique nous avons tout à gagner et rion a perdre.Laissons donc lu Charybdis où elle est et renonçons à avoir une école de marine militaire pour ne plus songer qu'à rétablir nos écoles de marine marchande qui sont les seules dont nous ayons besoin.\u2014\u2014\u2014\u2014mmeee CAUSERIE.MAISONS À LOUER.{Del Zlecteur.] Avec février commencent trois mois plus que pénibles pour ceux qui n'ont pas l'avantage d'être propriétaires : c\u2019est l'époque où les familles, nomades par goût ou par nécessité, cherchent un logement.Au premier février, c'est-à-diro trois mois avant l'expiration du bail, on est tonu d'avertir son propriétaire si l'on doit quitter ou garder le logement.La chose a été discutée en famille longtemps à l'avance ; on en n parlé au déjeûner, au diner, à la veillée ; on en a même rôvé dans son sommeil.Comme cela arrive toujours, les opinions étaient partagées ; il y avait du pour et du contre.Le papa, qui n'aime pas trop à se déranger, se trouvait assez bien censé : les chambres no sont pas très grandes, la papier n\u2019est pas neuf et la peinture des \u2018boiseries est un peu fanée ; mais, on ne peut pas tout avoir ; et, en somme, il y a des gen: qui sont plus mal logés.La maman, de son côté, pense autrement : la maison est sombre, il.n'y -a pas assez d'air, la Cuisine est mal placée, il faut passer par la salle à -diner pour s\u2019y rendre ; comment te- :nir une maison propre dans ces conditions?On a beau brosser, épousseter, essuyer, rien n'a lair en ordre, c'est toujours à recommencer.Et puis, les enfants n\u2019ont pas d'endroit pour jouer, la cour étant trop petite ot trop humido ; il faut les laisser déranger et briser les meubles ou bien les lâcher dans la rue, ce qui est encore bien pis.Du reste, les hommes, qui sont toujours à leur bureau et ne reviennent que le soir, ne savent pas ce que C\u2019est que de passer toute la journée dans une maison ennuyouso et triste.Quant aux enfants, qui aiment tant le changement et le mouvement, ils ne disent pasgrand'chose; mais il n\u2019en pensent pas moins ; pour eux.un déménagement, c'est une petite fête qui dure plusieurs jours ; on démonte les meubles, on décroche les tentures et les rideaux, on :vide les tiroirs ; jugez si c'est une joie pour ces petits yeux qui aiment tant à interroger les mystères de la poupé parlante.et.le secret du polichinellé \u20184 ressort.Ouvrir, défaire ot briser, c'est pour eux un besoin que \u2018leur déj\" d\u2019apprendre et de de rebseigner lour\u2018 auggère sans cessc.\u201cEt-puis quand a se.«déménage, on n'est-pas obligé! \u2018de\u2019 ROSSISTES od RIE \"ir.tenir tranquille comme une image ; on peut remuor, on doit même se donner du mouvement, En outre, il y a de la variété, on couche par terre, tous les petits ima- telas sont étendus daus une chambre ; que c'est commode de pouvoir jouer ot courir partout lh-cdosgus, ou bien d'en faire des voitures, des maisons ot jusqu\u2019à des places fortifiées.On peut, on outre, so coucher un pout plus tard et paresser légèremont le matin ; car, il va sans dire que pondant tous ces jours-là, on ne parle pas de l'école.Comment aller en Classe quand les repas se prennent on no sait où ni comment, quand la pendule démontée ne marque plus les heures ?Et puis où prendre les livres et les cahiers ! Ils sont mêlés avec les livres et les papiers do papa, et papa à bien défendu, ah ! mais défondu, là, avec de gros yeux, do toucher à ses papiers et à ses livres.On n'est pas pour désobéir à son père, non, jamais ! Et voilà comment il so fait que l'affiche a été mise sur la façade de la maison.Do ce moment, vous pouvez compter que vous n\u2019êtes plus chez vous ; votro logis no vous appartient plus, il appartient au public; c'est une Curiosité quo tout-le monde peut venir visiter et dont vous êtes chargé de faire les honnours et l'histoire.Et cela dure trois grands mois, à moins que vous n'usiez de stratagdme pour abréger le temps de co dur apprentissage.Il y a plusieurs moyens de s'en tirer assez facilement ; voici les plus usités.Nous avons, d\u2019abord, l'éloge sans mesure : dès qu\u2019un visiteur se présente et demande des renseignements, la servante a instruction de lui dire que tout est parfait ; la maison est chande en hiver, fraîche en été ; les cheminées tirent bien, la ventilation est admirable et, chose importante à Québec, l'eau coule presque toute la journée et ne gèle jamais !\u2014Car il y a ici des maisons où vous n'aurez l'eau qu\u2019une heure par jour, même quand les tuyaux ne sont pas gelés.\u2014Le voisinage est tranquille et la rue bien éclairée, co qui est encore un avantage assez considérable dans une ville oii l'on compte un agent de police par mille âmes de la population.Bref, c\u2019est un bijou de loge- mont, et Madame le quitte avec infiniment de ragret ; mais la famille a augmenté et l\u2019on se trouve un peu a l'étroit ; sans cela, cartainement, on le garderait aussi longtemps quo possible.Le propriétaire, du resle est le meilleur homme du mondo et fait toutes les réparations qu\u2019on.lui demande ; il n\u2019y a qu\u2019à aavoir le prendre par lo bon côté.Avec cela, vous êtes à peu près certain que votre visiteur va s\u2019empresser d'aller retenir le logement.Lo lendemain, l'affiche est partio ct vous rentrez en possession de votro tranquilité.C\u2019est bien un pou au prix d'un petit mensonge, joysix, mais, 6n sommo, ce monsonge, c'est la servante qui l'a fait.Le second inoyon, c'ost le blâme à outrance.\u2014Le visiteur pout bien, s\u2019il le veut, parcourir la imaison.du haut en bas ; mais, franchoment, on l'avertit on ami, C'est se donner un mal inutilo.La maison est froide, On y gélu, le prix du combustible dépusse presque le chiffre du loyer.Et puis, c'est hu- wide, malsain ; pas de ventilation, les cheminées fument, il faut avoir les ra- moneuis deux fois par mois.Et la cave donc | Pas moyen d'y garder un soul légume, tout périt ; on a perdu, } dans l'hiver; toute la provision do pom- \u2018mes de terre, d'ojgnons,do navets et de _uho glicièro.EE ai Monaioue.v M : \u2018 oe betteravos.Ça n\u2019est pas une cave,c'est.; la cour-ot lo hangar, il sera édifié ; une cour grande comme la main ob jamais de soleil ; un hangar qui menace do tomber ; heurousomont qu'il n\u2019est pas pesant.On no veut pas déptécier lu maison, cortaiuement, mais on cous- cionce,on doit avertir Mousiour qu\u2019ollo n\u2019ost pas faito pour être habitéo par des chrétiens.Après coln, ii est bien libre ot peut aller voir le propriétaire qui est un joli ours'-mal-Jéché, un homme qui ne fait pas pout un sou do réparations ot dur pour les termes, plus dur qu'un prêtour sur gages.Avec ce système, vous pouvez compter que le visitour n'insistera point et qu\u2019il s'en rotournera sans avoir vu autre choso que le vestibule ; il y en a assez, il on a même de reste.C'est un petit moyen qui s'emploie beaucoup par ceux que l'on monaco d'une augmentation de loyer et qui veulent garder leur logement sans cependant payor plus cher.Il n'est pas complètement sans reproche, mais il manque rarement son offot.Il y a un troisième : c'est celui du silence et de l'abstention, S'il se présente un visiteur, surtout une visiteuse on la conduit de la cour au grenior, A toutes ses questions, on so contente de soupirer ot hoher la tôto\u2014 Madame pout voir par elle-même,pour le moment ; si elle prend la maison, du reste, olle pourra on jugor ; elle aura pour cela toute unc longue année ; on ne pout rien dirs de plus.\u2014Le locataire, d'ailleurs, « bien le soin de laisser son ménago tout en désordre, ce qui donne au logemont un air terne ct ennuyeux ; il n'est pas rare méme qu'elle ait In précaution do fermer la clef du tuyau et d'ontrouvrir doux ou trois carreaux pour indiquer que si l\u2019on n\u2019étouffe point complètement dans la fumée, il faut se condamner aux courants d'air presque continuols.; Ou bien, encore, il y a les maladies contagicuses : les enfants ont la rougeole, la scarlatine ou la potito vérole.Ce moyen est sans répliquo ; il arrête le visiteur commo unc muraille de caoutchouc ct l'envoie rebondir au beau milieu de la rue, Notez bion que je n'approuvo ni n\u2019excuse ces petits manèges ; je sais qu'ils so pratiquent ot je constate leur.existence, voilà tout.C'est un avertissement désintéressé dont tout le monde peut faire son profit.Puis on avance on âgo eL plus on arrive à connaître l'hurnanité, surtout dans ces petits détails qui ne se montrent pas & celui qui se éontente de regarder do loin.En somme peut-être ce dernier n'est-il pas le moins heureux : quand on a soif, il faut mieux boire de suite son verre d'eau que de l\u2019examiner trop longtomps au microscope, : GABRIEL.Lettre de l\u2019Epincopat Iriandnis » Leon X11K.Les évêques d'Irlande viennent \u2018 d'adresser à Sa Sainteté Léon XIII la lettre suivante : Très Seint-Père, Les évêques d'Irlande, réunis au collège de Maynooth pour I'adininistration des affaires de cette maison, croient de leur do.voir d'écrire à Votre Sainteté, afin de loi portor l\u2019expression des sentiments de vénération et d'amour dont ils wont toujours animés envora le Siège apostolique, et do la ro- mercier en même temps de la lettre pleine de paternelle bienveillance qu\u2019elle i : fa Dublin.° pféta'k obéir ave\u2019 Erohessement A tous.fis eut voir: \u2018conseils utd \u201ctous les 1 Hi Lt CERTES | à torgpêtes de lu pen ècu- tion, sonbirestés indisgolublôment \u201cfils, comme le prouve , rce eur ait parvenir per Mgr Pirchevéque de .11 peut parsitre saperflu de renouveler et - | de coufirmer & Votre Spintetd l'assurance quo les'fls de Saint Patrice, sont toujours: évèrtiséétnenits\u201d qui ss eme partent du succossour do Piorre, Car le dé.vouement-le plus complet envers fo.Îège romain eat la gloire spégiale des Ila is ct In plus*page do nos nhhales ent cell qui raconte Le fermeté et 1a onstanuce invingible avec laquolle nos prédécesgeurs, au lieu des plus Violoutes torg à wo | au Successeüf de Pierre, \u2018 % .Mais I'Smour du pb¥e a igalé.Ik piété\" des , le soin vigilant et vraiment parternel avec lequel les Souveraîns' Pontifes n\u2019ont cessé, duns les siècles \u2018prssés, de s'occuper de notre patrie ct de veiller à son bien.Nous trouvons un nouveau témoignage de cette paternelle sotlici.tude, et co n'est pas le premier que notre nation nfligée regoive de Votre Sainteté daus la lettre que nous venous detnièrement de recevoir.Des lois iniques et pernicicuses, qui écrasent depuis plusieurs siècles déjà notre Irlande, out réduit les troupeaux confiés à nos soins à une détresse et à une misère extrêmes.La famine dévaste, à époques fixes, nos plus belles contrées, naturellement tres riches et très fortiles ; et souvent notre patrie a été forcéu de tendre ln main comme une mendiante, et d\u2019implorer des autres nations chrétienues quelques subsides, Ces malheurs so.aveut répétés ue doivent pas être imputes, par un seuthiment imple, au Père des miséricordes, car il nous a donné une terre si fécondo que sa fertilité est devenue depuis longtemps proverbiale.Hs ue do; vent pas non plus être attribués à l\u2019indolence, et à l\u2019inertie do notre peuple, car lng Irlandais qui ont émigré en pays étrangers out donné toujours et partout d\u2019éclatants cxemples d'un travail infatigable et d'un esprit très industrieux.Mais il faut en voir la cause dans les lois iniques, qui, chez eux, évervent les bras de ces hommes vigoureux et leur enlèvent, avec le sentiment du salut et de la sécurité, toute espémnce ot toute force.Eu ce moment Je peuple irandais, se- conaut la torpeur dans laquelle il était plongé, demande avec fermeté et force abrogation des lois eruelles dont il est vie- time : et nous prions Dieu instammment de favoriser et de bénir ces justes efforts, de leur donner le succès et de les fuire parvenir ni terme désiré, Cependant, du ne peut cucher que certains actes et certaines paroles, que nous déplorons tous, ont jeté quelques ombres sur notre cause, d\u2019ailleurs très juste.Néanmoins, tout en condamnaut, comme il convient, ces actes ct paroles, et en tenaut leurs nuteurs pour de cruels ennemis de la patrie, nous ne pouvons oublier les atllictions et les ungoisses qui, depuis des siècles, ont poussé notre peuple à désespèrer de la justice et de l'équité.Aussi, cn même temps que nous approuvons de tout cœnr lo but que l'agitation «c- tuelle pour l'abrogation des lois agraires se propose d'atteindre, nous recounaissons et nous estimous que l\u2019on a employé, pour atteindre ce but, certains moyans qui ne peuvent pas être approuvés.C'est pourquoi, an mois de juin dernier, reunis on assemblée, nons avons adressé en commun à nas troupeaux des avertissements et des conseils touchant les dangers qui menaçaient ln cause, ct nous avons appliqué nos efforts à maintenir l'agitation dans lea limites de l'équité et de la modération.Assurément, nous ne faillirons pas à notre devoir et nous ne mauquerons pas d'obéir à ces conseils de Votre Saintaté : \u2018* D'eat \u201c\u2018 pousquei, Vénérab'e Frère, travaillez, \u2018* vous ct vos collègues dans l'épiscopat, à \u201cco que le pouple irlandais, au milieu d'une \u2018agitation si vive, ne franchisse pas les ** bornes de l'équité et de ln justice.\u201d Enfin, très Saint-Père, nous ne pouvons taire que, dans certains journaux, i it diverses choses qui, uniquement fondées sur des calomuies ct des mensonges, sout très injurieudes pour notre clorgé et notre.patrie.Nous vous supplions donee t, Si Saint.Père, de n'écouter en tien ces entiemis de notre foi et de notre nom.En attendant, très Saint-Père, nous prosternant pour vous huiser.les pieds, nous sollicitons ln bénédiction apostolique et nou signous en toute soumission et respoct.Donué à Maynooth te 25 janvier 1881.De.Votre Suinteté les très humbles et trés dévoués serviteurs.+.Bvovann MacCase, Archevéquo do Dublin et président de la rénnion, qui a ei au nom du et partis délégs.tion de tous les archevêque et évôjues présants.Jette.lettre, exprime avec.autant da ; noblesse : qué de mesure les sentiments do l'épiscopat irlandais.Elle témoigne de la sympathie que ln douloureuse situation des populations de l'Irlando inspire aux évêques; elle ! tappelle les cfforts qu'ils ont faits pour que l'agitation so inaintint dans les limites de l'équité ot de la modération.Ou ne peut que so louer do la fermeté avec laquelle l'épiscopat ir landais se fait l'avocat des malheu- roux ob la prudonce avec laguelle il sépare sa cause de colle des révolutionnaires.POLITIQUE N.ATION ALE.(Du Nouvelliste, ) Nous avons des possimistee dans le pays.Les appréciations bienvoillantes qui vionnent de l'étranger devraient pourtant.les guérir de cotte manio de tout voir en noir.: N'eat-ce pas quo l\u2019on à mauvaise wipe A déorier lo tarif protecteur lorsque la prosso éteangdre en fait olle- même l'éloge ot lui attribue l'êre de prospérité dans laquolle nous sommes entré, Le Scotsman do New-York n\u2019hésite pas à dire, après avoir analysé le discours do Sir Tilley, que nous devons à I'adoption d\u2019une nouvelle politique, le développement de nos industries et de notre commerce._\u2014 \u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 _\u2014 em EE NOUVELLES DIVERSES.Le correspondant du Times & Durban dit que, bien que la Volkrand de l'Etat libre d'Orange nit.onjoint d'observer la noutralité, les Burghers aident les Boers par tous les moyens possibles.On annonce lu mort du commandant Romilly, :qui avait été blessé dans le dernier engagement, La seconde assemblée do la Compagnie du Canal fle Pauvama a eu lion hier à Paris.L'évaluation du coût du canal est de 512 millions de francs.Vers le mois d'octobre les entrepre- ueurs commeénceront lo creusago à Culebra ; il faudra à l'époque des grands travaux 8,000 ouvriers que l'on choisira phrmi les nègres de la Colombie ot dans les Indes Occidentales.A : M.Do Lossops n dit quo le canal serait completé en 1888.Un correspondant de Prospect Hill (Transvaal) dit ze qui suit :\u2014I est inutile d'essayer de combattre los Boers avec des forces numériquement inférieures ; ils sont, homme pour homme, bien supérieurs à nos- sol- data ; ils sont aussi courageux, infiniment meilleurs tirours et très hnbiles, prenant avantage do tous les accidents de terrain : leur sang-froid pendant le combat est sans pareil ; tout en combattant - individyellemont,iils travaillent de \u2018céncort ct Obeissent aux ordres.lls mdéprisont ouvertement notre infanterie, mais ils craignent notre cuvalerie ob notre artillerie.\u2014 Nous partageous ploinoment l\u2019opi- - nion émise par l'Ævénement dans l'en- - trefilet suivant : \u201cLe Courrier des Etats-Unis a donné dimanche à ses abonnés un méro double.: \"L'importance de-ce journal, en Amérique, «est \u2018incontestable, et nous nous plaisons ,a lui reconnaître une rédaction modèle.Le Courrier dek Etatd- Unie \u2018fournit tous les jours:aux journaux di?Cänadà un grand nombre, d'infyrmations politi- Ques ot de fantaisie\" jour lesquelles OR A Ts A so Io ne me ees \"UA \u2018FEUILLE D'ERABLE Nous ne nous cmpressons,paus d'ordinaire de lui donner crédit.\u201d Le capitaine E.A.Brisebois laissait Ottawa \u2018jeudi dernier pour se rondre à Minnedosa, dans le Nord- Ouest ; bon nombre d'amis l'ont accompagné jusqu\u2019à la gave où ils échangèront avec lui une dernière poignée de main, 1007 Minnedosa est un petit village s1- tué à environ 140 milles de Winnipeg.On sait que le capitaine Brisebois est nommé régistratour du district de la petite Saskatchewan dont Minnedosa est le chef-lieu.M.Brisebois s\u2019y rend pour:ouvrir son buroau: Si l'ex- tangion do-frontièro demandée est ne- \u2018cofdéo, ce\u2019district fôtmera partie de la province du Manitoba d'ici à quol- quolques semaines.On lit dans le Courrier des Ktats- Unis : \u201c Plusieurs mouvements s'organisent a Now-York pour venir en aide aux Boors dans leur lutte contre les Anglais.Des sommes plus ou moins considérables sont souscrites par des personnes qui sympathisent avec les habitants de Ia petite République du Transvaal, et Von va s'offorcer d'établir une ligno de steamers de New- York au port le plus proche des Boers.\u201c Lo bruit court que le promoteur de l'entreprise cst un des plus grands capitalistes du pays ot qu\u2019il va on- voyor immédintement un représentant an Transvaal pour savoir les concessions et les priviléges que l\u2019on pout obtonir.Un des personnages les plus marquants d\u2019Amérique a été invité à présider le mass-meeting de Hollandais qui doit avoir lieu prochainement au Cooper Institute, et rien ne seru négligé, dit-on, pour aider et on- courager les Bocrs à chasser les Anglais de leur pays.Tl ne manque pas de volontaires qui désirent joindre I'arméo des Boers eb qui seront transportés aussitôt que possible sur le théâtre dus hostilités.\u201d Les femmes bonnes, Le plus grand éloge qu'on puisse faire d'une femme, c'est de dire qu'elle est bonne, Les fenumes qui gaguent l'admiration, l'amour et le respect de tout le monde sont colles qui sont bonnes, On peut admirer une femme de talent, de grâces brillantes ; on psut passer avec elle des heures délicieuses, mais si, à toutes ces qualités, elle ne joint la bouté, Un sage n\u2019aitners pas à passer sa vio avec elle.Nous admirous les femmes à qui lu unture a donné Ia be uté, ses perfections physiques nous charment, mais sans bonté chez celle qui possède tous ces avantages, le charme ne dure guère.La Lonté seule gagne aux femmes notre foi entière et tout l'amour de notre cœur.L'influence des femmes qui est immense est aussi forte pour le mal que pour le bien.La femme peut rendre heureux ou malheureux bien des gens.truire.je pouvoir dont dispose 1a femme bonne ne s'exerce jamais pour le mal ; elle ne s\u2019attache qu'à faire le bonheur de ceux qui l'entourent.Aucun homme, à moins qu'il ne veuille, ne peut-être malheureux avec une femme bonne.S'il est pauvre, aucune extravagance qui augmente sa pauvreté n'est à craindre de la part de sa femme.S'il subit des déceptions, ou des pertes, s\u2019il fait des erreurs, les reproches nt\u2019augmenteront pas ses embarres.Quelle uo soit la voit qu\u2019il ait entrepris de suivre dans la vie, clle sera toujours à son côté prête à.le secourir et, à l'encourager si la route est fudè à parcourir.D'autres femmes peuvent être plus belles, plus élégantes plus accomplies qu'elle, mais'aucüne ne\u2019 peut- être plus fidèle, plus sincère et.plus tendre ; aucune ne peut\u2019 rehdre son intérieur plus agréablo et jilus heureux ; ;alle eat la mel.leure, la plus-franche amie! de -son époux.Les enfants d\u2019uno telle femme napont jamai Elle peut construire: et dé.hégligés ; leur éducation est Blen fafte™st \u2018 ils nap Wnent jamais lo \u201cmal qu'its'aôË Veht igudrer.\u201d Inntnllation du President Garfield.L'adresse du nouveau Président des Etats-Unis.\u2014 MAGNIFIQUE DEMONSTHATION.Ou mande de Washington en date du 4 courant : : La population a été de bonne heure sur les rues et la foule des visiteurs arrivant sans cesse par les convois des voies ferrées s'élève à plusieurs milliers.Des estrades pour 25,000 personnes avaient été elevées et malgré les vastes proportions de ces estru- des, tous les siéges étaient vendus longtemps d'avance.On croit sans aucune exagération que 50,000 étrangers sont en ville.Lu procession.La procession n commencé à défiler vers dix heures et demie et 11,000 personnes se tenaient sur les bords des rues formant une véritable haie.Decorations, \u2018Tous les édifices publics et toutes les rues étaient décorées avec profusion ; on voyait des portraits des différents présidents des Etats-Unis.À onze heures et demie la tête de lu procession toucha la partie-Est du Capitole.On croit que pas moins de 30,000 personnes étaient Imassees devant l'édifice du Capitole.Au Sénat.Un peu avant onze heures les galeries du Sénat étaient eucombrées.Le Président Garfield, son épouse, et la vieille mère, de M.Garfield, occupaient dus siéges daus la gallerie privée, voisine de la gallerie du corps diplomatique.Madume Hayes, épouse du président Hayes, était assise avec lu fa- inille de M.Garfield.Mademoiselle Mollie Garfield et Mademoiselle Fannie Hayes conversaient joyeusement.A dix heures et dernie, le général Hancock, fit son entrée dans la salle et fut salué eu premier lieu par le sénateur Cunkling.De franches et cordiales poigndes de tains furent échangées entre le général et les sénateurs.L'arrivée du général Sheridan donna lieu à une démonstration aussi flatteuse pour le vienx général, Le vice-président Arthur fut présenté au Sénat par le vice-président sortant de charge, M.Wheeler.M.Arthur fut ensuite assermenté.M.Wheeler, zprès un bref discours dans le cours duquel il remercia les Sénateurs pour la courtoisie qu'il n'out pas cessé de lui montror, dit : \u201cJ'exécute mon dernier acte officiel en déclarmnt que l'heure à laquelle expire le 46e congrès étant sônnee, le Sénat est ajourné.\u201d .Les membres du Séuat furent ensuito assermentés.On a remarqué que deux sénateurs seulement étaient absents.Ce sont MM.Edmunds ct Mahone.Ily avait 72 sénateürs de présents.A wild et trente-cing, M.Pendleton prè- senta le président Garfield à la foule immense réunie en face du capitole.\u2018 M.Garfield donna lecture de, l'adresse suivante : Le L'adresse du.Président, La suprématie de la nation et de ses lois ne devraient plus être l'objet d\u2019ancun débat.Cette discussion qui menaça pendant un demi siècle existence de 1'Union, a été close enfin par les armes, et de cette cour, il n\u2019y a pas d'appel.L'élévation de la race noire de l\u2019hnumiliante condition d\u2019esolave à celle de citoyen jouissant de la pléuitude de ses droits d'homme libre, constitue l'événement politique le plus important qui ait eu lieu depuis l'adoption de la constitution de 1778.It n'y a pas un homme bien pensant qui u\u2019admette les résultats bienfaisants de ce grand acte politique sur nos institutions et sur notre peuple.Il u fait disparaître toute Jusqu'à ce qu'elle soit définitivement réglée, comme elle doit l'être, dans les bornes de sa propre juridiction et qu'elle soit 1églée de manière à tenir le scrutin hors de l'atteinte de la corruption, au moyen de l'application rigide la loi.Mais on ne peut pas nier l'ignorance de l'électeur.Pour le Nord comme pour le Sud, je ne vois qu\u2019un seul remède, c\u2019est que le pouvoir constitutionnel de la nation et les élements révolutionnaires du peuple soient dirigés dans la bonne voie par l'influence salutaire de l'éducation universelle.Une certaine confusion n été causée récemment par les variations dans la valeur relative de l'or et de l'argent, mais je crois que des arrangements peuvent être conclus entre les principales nations commerciales en vue d'assurer l\u2019usage général des deux métaux.LT \u201d Le Congrès doit prendre des mesures afin que le: monayage de l'argent ordonné par la loi soit fait sur une base telle que la valeur de chaque dollar soit exactement la méme que celle qu'il doit avoir sur tous les marchés du moude.| Le rachat de la dette nationale à un taux d\u2019intérèt moins élevé doit être fait saus rendre obligatoire la rentrée des billets de banques nationales et sans créer une perturbation dans les aftaires du pays.Les finances du gouvernement se- rout aussi bien administrées que possible, Les iutérêts agricoles méritent plus d'attention du gouveruement que par le passé.Comme le gouvernement illumine nos côtes pour la plus grande protection des marins et pour le plus grand avantage du commerce, il est tout autant de son devoir de donner à ceux qui cultivent le sol, des lumieres d'une science pratique et de l'expérience.Nos fabriques nous rendent rapidement indépendants au point de vue de l'industrie.On doit s\u2019efforcer de maintenir l'état prospère où elles sont à l'heure qu'il est.Nos moyens de transportation doivent etre développés en continuant d'améliorer nos hâvres et ios voies de navigation de l'intérieur.le développement du commerce du monde rend urgent le percement de l\u2019isthme qui unit les continents, afin de\u2019 raccourcir le voyage par le cap Horn.Aucun des plans mis jusqu'ici devant le public n\u2019ont été assez étudiés pour justifier le gouvernement de donner vu wide en argent à cette entreprise.Le gouvernement étudiera immédiatement cette question eu vue de protéger pleinement les intérêts américains.Nous n'appuierons pas une politique étroite, ni nous ne voudrous nous assurer de priviléges exclusifs.On reproche au gouvernement que dans les territoires les plus populeux, le peuple ne jouit pas de la protection constitutionnelle et que l'autorité du Cougrès est réduite à rien, L'église mormone offense non-seule- ment le sens moral de l\u2019humanité en sanctionnant la polygamie, mais aussi elle em- péche l'administration de la justice.Il est du devoir du Congrès de défendre dans sa juridiction toutes ces pratiques criminelles, qui détruisent les liens de la famille et mettent l'ordre social en danger.Le service civil ne pourm être dans un état FatisTnisant que lorsqu'il sera réglé par une loi.Je demandergi en temps convenable, au Congrès, de fixer la tenure des emplois de second ordre de plusieurs dépar- tementa,.et.de prescrire les causes pour les quelles les déplacements devront être faits pendant les termes pour lesquelles les fonc- tiounaires ont été numinés.Mon administration aura toujours et surtout en vue de mnaintenir l'autorité en tous lieux sous run juridiction et de faire observer les lois de l\u2019Union.Il est du devoir du peuple d'exiger la plus stricte économie dans les dépenses du gouvernement.Je me rappellerai toujours que les emplois ont été crées non pour le plus grand avantage des fonctionnaires qui ont ces emplois ou de leurs amis, mais pour le service du gouvernement.Je m'appuirai sur la sa- cause du guerre et a mis fin aux craintes que l'on éprouvait do voir un jour s'écrouler l'édifice de la république américaine.Sans doute que ce changement si considérable a causé de graves perturbations dans le sein de la population des états du Sud ; cela est une juste cause de regret, bien que cela fiit inévitable, Il n\u2019y avait pas de condition moyennne pour la.race noire entre l\u2019eaclavage et la liberté pleine et entière.Ilne.popvait y avoir d'affranchissement aux Etals.0 nis.La race émantipée tmérite l\u2019encouragement cordial de tout bon citoyen.Je puis assurer qu\u2019emautant qu'il en dépendrä- de moisret autait que mes pouvoirs légaox\" me.le.permettrontiils auront ls protection\u2019 entière qui leur est garantie -par'la\u2018coustita- tion, et par: leslois.: On doit \"dire'que'la\u201d question du suffrage\u2018ne\u2018 donders'jamaïs le! repos et la sureté aux Etats ou à La nation, gesse et le patriotisme du congres et de ceux qui partageront avec moi la responeabilité et les devoirs de l'administration, et surtout sur nos efforts pour dévellopper tout ce qui peut contribuer au bien-être de ce grand peuple ot à faire suivre à son gouvernement la voie de la justice.Jedemande la lumière et la béuediction du Dieu Tout-Puissant, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Out lit: dans le, Quotidien : \u201c\u2019Son.Excellence le: Gouverneur: Général et sou état majer ont arrivé.imanche par le convoi du chetnin db, fee Nr is (a Son \u2018Excellence.a.visitd.les.chutes: Montmorency»; ou oroit; que sa pro- monade -en'\u2018\u2019éette villé sera d\u2019une\u201d dizaine de jours. rae aka AL LAR , \u2014\u2014 4 LA FEUILLE, D'ERABLE To .?; ; 3 s ê j i.\u201d vai : \u2019obii Vouux, Iro qualité.5 Effrondement.passez et mêlez avec le jus de rôti.\u2019\u2014Nous | avait pour plus de $2,000,000 d'obligations »1ro4 vues 003 yp recommandons à uos lectrices la sauce du | de I'Ktat dans les caveanx du trésorier, ot Venus.Jue qualité seve 50 à 70 Mardi matin, vers sept heures et quart, à | citoyen Crassus qui est excellente.l\u2019on ignore si ces valeurs seront retrouvées | Moutons ro qualité.\" =; 80ù i me La dts de M.intnetes.Moutons 2mo qualité.55 ; Laprairie, l\u2019un des six entrepôts , ntaete | Moutons 2mo unlit à 10 Charlebois, M.P.P., s\u2019est effrondé.L'édi- | | L'HOMME LE PLUS RIFHE.\u2014M.Mackay, La législature du Minnesota, après avoir | Afoaux ane qualité.red 5 5 fice construit en pierre, contenait nu-delà de | l\u2019homme le plus riche de Punivers, et qui | répudié pendant longtewps los obligations | Cochone, Ire quutité.: 500% Son 20,000 minots de grain.Un des murs, | est bien connu à Paris, est en ce moment À | de cet État, venait de passer un bill or- | Cochons, 2me qualité.1002 49 après avoir vacillé un instant, est venu | Kome ; il a offert au Pape une somme con- tomber sur une maison voisine qui, Le pouvant résister À ce poids énorme, s\u2019est aussi écroulée.Une pierre détachée du haut du murest venue frapper un jeune enfant à la tête; le coup fut si violent que le pauvre petit est mort en woins de cing ou six minutes.; ; Une jeune fille n\u2019était sortie que depuis quelques minutes de la maison qui a été écrasée.On ne connait pas encore le montant des dommages, mais on les croit très considérn- bles.Sucre de Betterave.Un nous à montré aujourd'hui un échantillon de sucre de betterave fabriqué par MM, Manuy, de Beauharnois.Au moyen de procédés très simples, nos entreprenants compatriotes ont pu tirer 15 lbs de sucre de 100 lbs de betteraves.Le sucre a un excellent goût et possède une substance très riche., Ces bons résultats out donné à quelques citoyens de Benuharnois l'heureuse idée «de former une société pour la fabrication du sucre de betteruve.\u2014 J Memorisi Necrologique.Nous apprenons avec douleur que M.Amable Marion, riche entrepreneur, de cette cité, est décédé le 4 du courant, à l'âge de 48 ans et & mois, après une maladie de deux mois, soufferte avec toute la résignation d'un vrai chrétien.11 laisse pour déplorer sa perte, une épouse, deux enfants et un grand nombre de parents et d\u2019amis qui le pleureront longtemps.Les funérailles out eu lieu ce matin, à l'église Ste.Brigide, an milieu d'un grand concours d'amis.Le service funèbre a été chanté par le Rév.M.James Lonergan, cuté, assisté du Rév.M.E.L.Pignault, comme diacre, et du Rév.M.A.Dugast, comme sous-di cre.Le chœur de Ste.Brigide, sous la direction de M.Moïse Corbeil, avocat, et avec le bienveillant concours de MM.F, Thérisult et Leblanc, de Ste.Cunégonde, V.\u2018Thériault, de St.Patrice, Rousselle, de Notre-Dame, Drolet, de St.Joseph et Panet, de St.Pierre, ont fait entendre plusieurs chants bien en rapport svec cette triste cérémonie.; Les porteurs des coins du poële étaient MM.les marguillers Michel Laforce, À.C.Truteau, J, Quevillon et L.Gauthier.La foule était compacte.Les membres de l'Union St.Joseph y assistaient en grand nombre.L'église était toute tendue de denil, et offrait un aspect lugubre.R.C IP ECHOS DE PARTOUT.Médecin interne-\u2014Au sujet de la nomination du médecin interne de l'Hôtel-Dieu, nous ferous remarquer que M.le Dr Germain remplace feu M.le Dr Lemery et non M.St.Jacques, étudiant en médecine, qui, une fois admis à la pratique de la profession, sera lui-même remplacé par un autre étudiant.FRATIOIDE.\u2014Wm.Lawery, des environs de Bloomington, Ill, s'est amusé faute de mieux, dimanche soir, à viser sa so:ur Mary, âgée de 28 aus, avec un revolver qu'il ne croyait pas chargé, mais qui l'était.Pour compléter Ia plaisanterie, il a levé le chien et pressé ln détente.La balle a tranché la veine jugulnire de In jeune fille.William en a témoigné uu grand chagrin, et il se serait peut-être brûlé son pou de cervelle si les témoins de cette aflligeante scène d\u2019inté-\u201d rieur ne lui avaient trop tardivement enlevé des mains l\u2019arme présumée non chargée.HEN .wht L'ALIMENTATION.\u2014Copié .daus-le- Cuiesnier démocrale, du citoyen Crussus Salmin : \u201466 Plus de distinctions, plus de privilèges injustes ! Le mouton vaut le bœuf et le veau le porc, comme le dernier des prolé- .taires vaut lo citoyen Gambetta.dope, » une mime sauce pour tous Jës rôtis.!\u2014, Recelle de la sauce universelle ; Mettez dans une casserole un anchois, un verre de vin rouge, un\u2018 peu de jus, une échalottol- hachée et du jus de citron:t.Faites mijoter, | fe a À A ae sidérable pour le denier de Saint Pierre.M.Mackay retire par au, rien que de 25 mines d'argent de la Nevada (Californie) quatorze millions et demi de dollars, soit soixante.douze millions et demi de francs, ce qui lui donne un revenu par heure de 8,230 fr, par minute de 187 fr.11 y a trente ans, le Crésus moderne ga- guait sa vie en Irlande À la sueur de son front.Un pen plus tard, il émigra en Amérique, où il fut pendant plusieurs années voyageur de commerce.Îl s'établit pour son compte avee une petite somme qu\u2019il uvait économisée : muis en 1860 il se trouva de nouveau dans uu état précaire.C'est à ce moment qu\u2019il alla en Californie, où il fit la fortune que nous venons de dire.\u2014 Moniteur Universel.FOLLE D'AMOUR.\u2014En dépit de l'opinion commune que ça n'arrive que dans les romans, il vient de se manifester à New-York un cas authentique de folie par amour.La victime est une Hongroise, nommée Julin Weis, agée de 18 ans, arrivée de son pays depuis peu de mois.Les premiers symptômes ont été provoqués par la vue d'un de ses compatriotes, Ludwig Hers, De prime abord, Julin a «décidé qu'il serait son mari, et lui, de son côté, n'a fait aucune opposition à la réalisation de ce désir juvénile.Mais Julia n des parents à New- York, et ils ont mis un veto formel au projet de imaringe, par l'excellente raison que semaine, ce qui serait insuflisant pour les besoins du ménage, même pendant ln lune de miel, Malheureusement, Julin était trop férue d'amour pour se rendre à l'évidence.Elle s'est imaginé qu\u2019elle était victime d'une persécution infernale, qu'elle \u2018avait une rivale.\u201d Bref, son esprit a entièrement déménage, et elle n\u2019a plus parlé à tous venants que des noirs complots formés contre elle et des perfidies de sa rivale, propos incohérents qui se terminaient en général par un accès e fureur, La pauvre fille n été conduite dans l\u2019asile des aliénés de Ward's Island.INFECTION AMBULANTE.\u2014Lundi dernier, un nommé Benedict Heileblyn, le visage et le corps couverta des boutons de In petite vérole, affolé par la souffrance, les vêtements en lambenux, parcourait .les campagnes voisines de Reading, Pennsylvanie, semant la terrer: sur son passage, A son approche, les | rmiers se barricadaient daus leurs maisor.-.Le malade était un homme de haute sta®\"re, très vigoureux.La vue de la frayeur qu\u2019il inspirait augmentait sn rage, et il a démoli les clôtures des cours\u2019 de plusieurs des maisons dont les portes se fermaient devant lui.Enfin il a fait rencontre sur la route d\u2019un tramp, Henry Borden, qui est aussi un individu d'une grande puissance musculaire.Le vagabond, reconnaissant du premier coup d'œil ln condition du variolé, l'a saisi par les poigguets en lui commandant de le suivre à l'afms-house.Une lutte acharnée s'est engagée entre les deux hommes et à duré deux heures sas interruption.A chaque instant ils roulaient l\u2019un sur autre dans la bouc, mais le tramp, sans jamais lâcher prise, continuait à entrainer le patient vers l'asile.Ils sout arrivés à minuit devant la porte de cet établissement.Borden a sonné, a ponssé Helleblyn plus mort que vif à l\u2019intérieur, en criant nu concierge établi qu'il lui amenait un malade, et s'est esquivé.On ignore où demeure le variolé et d\u2019où i) venait, inais suivant les apparences il avait parcouru une grande distance.; CAPITOLE DRULÉ.\u2014On lit dans le Courrier des Etats-Unis : J À 9 heures du soir, mardi, les deux chambres de la Jégislaturs du Minnesota étant en session à St.Paul, dans le Capitole, le dôme de cet édifice s\u2019est illuminé souduin.Sénateurs'et représentants, avertis nussitôt du danger, ont lutté de vitesse pour s\u2019élancer au dehors à travers les corridors \u2018déjà pleins de fumée.- Quelques commis ont \u2018en Plus de sang-froid et ort saisi en s'enfuyant es principaux papiers, Co Les archives de la cour suprême onti.été sauvées, mais sa bibliothèque n'été réduite en,cendres.Les bureaux do L'Etat élant au rez-de-chaussée, ue tout leur contenn a u être déménagé.Le toit s'est écroulé une eure.après.la découverte du:fen, et-d'étage : au-dessous an:été:entièrement brûlé.wy - a \u201c4, Fou og a HE 2022 ey Ludwig gagne en gros et en détail $2 par : donnant leur paiement, La conviction générale est que l'incendie d'avant-hier soir est une vengeance des partisans de la politique malhonnête de répudiation.\u2014_\u2014_\u2014\u2014 DECES.\u2014En cette ville.dimunche, le 6 courant, À l'Ago de 0 ans, M.Pierre Cyrille Montmarquet.\u2014A Montréal, le 6 courant, à l\u2019Age de S ans, Dame Joséphine Vundat épouse de A.Chamberland, commis-marchand, COMMERCE PRIX DE DETAIL DU MARCHE DE MONTREAL.Divers.S P'érable.à la livre.as à 010 Sirop d'érable, au gallon.\u2026\u2026.!.080 & 10) Miel, à In livre.010 4 012 Œufs frais, À la douznin 0A A 028 Haddock, a la livre.nos A 007 Poisson frais.08 à 010 Ssindoux, au seau.oe 15 3 2 ® S uXs parlivee.one 2 Peaux, à la livre saussses0 a 100000 60 à 0W LAITERIE, $e Beurre frais, à la livre.A 0% Beurre salé du av Fromage do A012 Bœuf, à la livre (steak) : 010 à 012 Do nsoupe.\u2026 .00 a 007 Bauf salé.00 à 010 Jambon à la livre.012 à O1 y LJ acscuuus 0œ à 010 Mouton: do L.es.s0c00e0cnses 608 A 010 07 à 100 - 0% à 010 75 à 800 .50% à 750 - 010 à O11 : D à 035 GIBIKRS, Canards au couple.05 3 060 0 noir, do \u2026 100 à 123 Pleuviers, par douzaine .25 à 30 Bécasscs, au couple.1C0 à 125 Pigeons domestiques, au couple.02 a 025 iXy nu couple.o.uueens 06 à 070 Courtes, 3 In douzaine.+ 000 2 000 LÉGUMES.Pomines nouvelles, au baril.100 à 275 Patates, au sac.\u2026.\u2026.04 à 050 Fêves, par minot-.
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