La Feuille d'érable : édition hebdomadaire du Courrier de Montréal, 15 octobre 1881, samedi 15 octobre 1881
[" 2eme Annee.Bureau : 8 Rue St Gabriel.No.21 LA FEUILLE DERABLE Edition Hebdomadaire du Courrier de Montreal.L.D.DUVERNAY.EditeureProprictaire., MONTREAL, Now relations d'affiires nvee In France, No 1s avons déjà signalé quolques- uns des bienfaits résultant, pour le pays, des relations d'affaires \u201ctablies entre la Franco ot nous, par le gouvernement \u2018\u2019hapleau.Nous avons parlé de l'emprunt français, du Crédit Foncier franco-canadien, du Crédit mobilier, des compagnies de pa- vigation océanique, ontre le Canada et l'ancienne mère-patris, des compagnies furinées pour l'exploitation de nos phosphates, et de l'union sucrière.C'était beaucoup, mais il y n plus encore.On parlo de l'établissement d'une usino, pour In fabrication de l'acide sulfurique, qui passera bientôt dans le domaine des faits accomplis.Nous apprenons de bonne sourco que les capitalistes français, représentés au pays par M.H.Logru, érigeront une distillerie le printemps prochain, dans le but d\u2019utiliser la yrozsr melusse extraito do ln betterave i sucre, et qui représente, en outre de la quantité de sucre ot de matièro fibrouse dont nous avons déji fait mention, 24 ojo du poids primitif des betteraves npprêtées à chaque using.Voilh pour l'industrie, le commerce et agriculture.Nos relations d'affaires avec la France auront en outre pour résultat do favoriser la colonisation des vastes territoires de l\u2019ouest canadien.Mde Lalonde, délégué des sociétés d'agriculture de France, qui a visité notre pays l'an dernier, est actuelle ment à Winnipez, où il s'occupe de la colonisation de 200,000 acrer de torres achetés du Syndicat du Pscitique par uno puissante compagnie de capitalistes français, La Patrie olle- même prend occasion de cet événement significatif pour déclarer que le Nord-Ouest canadien est l'espoir, la richesse et l'avenir Qu Dominion.Pourquoi ?Parceque lo contrat cilectué avec le Syndicat pour la construction du chemin de fer du l\u2019acifique «à ouvert le Nord-Ouest on lui assurant une communication facile avec lo monde entier, ENDUNTRIE SUCRIERE.Le Messager de Nicôlet de joudi dernier publinit sous ce titre la correspondance suivante : Le Courrier de Montréal publie de co temps-ci une série d'articles sur l'industrie sucridre, dans notre prys Aux noms qui figuront si dignemont dans ces articles, l'histoire en ajoutora un autre involontairement oublié, j'espère.M.Legru ct autres ont bien apporté In scionco cb l\u2019oxpérienco pratique de cette industrie, surtout l\u2019argent.Oh ! l'argent! c'est éblouis- SAMEDI 15 OCTOBRE 1881, sant!! Mais le pauvre défricheur ?\u201c Jo connais quelqu\u2019un qui étant allé en Europe n fait beaucoup de travail pour acquérir des connaissances très exactes sur cette industrie.Revenu au pays, il n'a rien épargné pour y ineulquer l'idée de l'exploitation dans l'industrie sucrière ; démarches, correspondances, discussions, reproductions des œuvres curopéennes, efforts ot dépenses de temps et d\u2019argent pour réaliser une organisation représentant un capital capable do suffire à l'établisomont d\u2019une fabrique de sucre de betteraves ; co quel- qu\u2019un c'est M.Barnard, directeur de l'Agriculture dans la Province de Québec.Il avait si bivn travaillée ot l'idéo aurait fait un tel chemin que les capitalistes se sont enfin levés ; ct - la subvention du gouvornement aidant, Coaticook et Farnham se disputèrent l'avantage de la première fabrique.\u201c\u2018 Aujourd\u2019hui veut-on écrire sur cette industrie # C\u2019est M.Casavant | gros comme le bras, et M.Legru par excellence !! Et le pauvre défricheur 7.il est, je suppose du domaine spéculatif, n'ayant fonmi qua de In science, de l'expérience et du travail ! \u201d\u201d L.M.B.Notre estimable confrère à tort d\u2019insinuer que nous oublions les études faites par M.Bernard sur l'agriculture on géuéral et l'industrie sucrièro en \u2018 particulier.Nous avons parlé de nos relations commerciales avec la Frauce \u2018 ot nous avons constaté que nous leur étions redevables de l'établissement sur une grande échelle de la culture de la betterave à sure et de la fabrica tions de ce produit au pays.Sans ces relations d'affaires qui nous ont procurer l'immonse avantage d'attirer ici des fabricants de sucre et des capitaux, l'industrie sucrière qui est maintenant définitivement établie dans la province de Québec, n\u2019existo- rait encore que dans nos rêves.Le correspondant du Messager aura beau dire quo M, Legru,\u2014il eut mieux valu dire la France des affaires,\u20146 nous a apportd, aprés tout, que ln science et l'expérience pratique de vette industrie el surtout l'acyent, nous répéterons toujours et avez rai- sou que la réussite de l'entreprise est définitivement due à cette science, à celle expérience et à cel argent, on un mot aux relations d'affaires si heurou- sement nouées avec la France par le gouvernement éclairé ot patriotique do l'hon.M.Chapleau.DES CHIAFFREN Du Courrier de St.Hyacinthe : Les journaux libéraux sont silen- cious sur les quatre millions de piastres de surplus qu'il y a dans le trésor fédéral.Ils n\u2019osent en parler, ot pour Cause, Mottons-leur sous les yeux de non- | veaux chiffres constatant les recettes ot les dépenses depuis l'ère de la confédération.Bu Revenus.Dépenses.1867-68.313,687,028 $13,486,092 1868-69.14,379,174 14,038,084 1869-70.15,512,225 14,345,509 1870-71.19,535,560 15,623,081 1871-72.20,715,813 17,589,468 1872-73.23,813,469 19,174,647 1873 74.24,205,097 24,316,316 1874-75.24,648,715 23,712,071 1875-76.22,587,587 24,188,372 1876-77.22,059,274 23,519,301 1877-78.22,375,011 23,503,158 1878-79.22,517,382 24,455,381 1879.50.23,307,406 24,850,634 1880-81.29,712,063 26,579,168 Maintenant ex uninons en quelles années il y a eu des surplus et en quelles autres des déficits, 1867-08 surplus S 201,900 1868-60 «341,000 1869-70 «1,166,500 1870-71 3,712,600 1371-72 3,125,300 1872.73 1,638,000 1873-74 «388,781 Total des surplus sous les conservateurs.311,074,981 1874-75 surplus 3 933,644 1375-76 déficits 1,900,785 1876-77 \u201c1,460,027 1877-78 + 1,128,147 1873-79 3,200,000 \u2014\u2014\u2014\u2014 Total des déficits sous les libéranx.37,088,959 1879-80 déficits 3 243,228 1880-81 surplus 4,123,895 1881-84 \u201canticipé 1,500,000 Qu'en pense le peuple ?JEAN LOUIS LEGARE.Celui qui fait l\u2019objet de cette notice bio- - graphique, n\u2019est qu'un modeste traiteur des prairies, qui passé une partie de sa vie att milieu des pouplades indiennes du Nord- Ouest.ll n'est guère de tribus sauvages du Nord-Ouest qui ne conuaissent \u201c Jean Louis\u201d car c'est sinsi qu'elles l\u2019appellent.Le prestige dont il jouit au milieu d'elles, le dévouement dont il n fait preuve en défendant leurs droits et.en .se constituaut leur avocat à Washiugton;, lui mérituieut déjà une mention spéciale.Mais le fait seul d\u2019avoir dernièrement livré nu Ford Buford le trop bien connu \u201cSitting Bull\u201d ainsi que les Sioux de sa tribu, est assez important, ot est une nction assez éclatante pour justifier, je crois, de raconter quelques-uns des traits les plus marquants de sa vie et les détails de sa dernière prouesse, la reddition de \u2018 Sitting Bull.\" Les rapports de Léraré avec les Sioux me donneront occasion e donner quelques apporgns sur cette nation, qui ne seront peut-être pas saus inté- Têt.\u2018 Jean Louis Légaré naquit à St Jacques do l\u2019Achigan, P.Q., le 25 octobre 1841,du mariage de François Xavier Légaré et do Julie Melangon, Son père était cultivateur, ayant peu de biens, mais assez d\u2019onfants, Abonnement : 91.00 par Annes.2 Centins le Numéro.En 1848 son père alla demeurer à Saint Gabriel de Brandon, où il réside actuollement.A lige de 24 ams, Jean Louis, ! poussé par l'amour \u2018du voyage et le désir d'apprendre \u2018l'anglais, suivit l'exemple d'un trop grand nombre de .jeunes Canadiens ;'il partit pour les Etats-Unis.Après avoir passé deux ans daus les prificipales villes de l\u2019Etat de New-York, il se décida k gagner l'Ouest.Il se rendit dans le Minnesota, près du Saint Paul, à un endroit appelé *\u201c Le l\u2019etit Canada \u201d à cause du grand nombre de Canadiens qui y étaient établis, et oh demeuraient deux de ses oncles.Il passa l\u2019hiver dans cette petite localité,et le printemps suivant il alla À Saint Cloud, qui ne so composait alors que de quelques chétives ca- Laues.Il fit connaissance avec un métis du nom de Pierre Laverdure, qui lui parla avec avantrge du Dakota.Il partit avec lui pour le * Lac du Diable \u201d appelé par les Américaine \u201c Tort Totton.\u201d Un traiteur du nom d'Antoine Ouellette, qui faisait le commerce des pelleteries avec les sauvages, lui offrit de l'emploi que Légaré s'empressa « d'accerter.C'était une vie rude que colle de traiteur des prairies que Jean Louis venait d'embrasser.Ll y a loin de la à la vie paisible «tranquille du cul tivateur qu\u2019il avait menée dans sa jeunesse.Courir les buitlles, vivre au milieu des tribus sauvages toujours en guerre ontr'elles, se nourrir de viandes sèches ct de pemmican, errer sans cesse au milieu de la prairie, et per- .dre souvent dans une incursion le fruit de plusieurs mois de traite et de travail : telles étbient en quelques mots les occupations et les imisères du métier de traiteur, Dans ses voyages il fit connnissance avec les \u201c Sautés\u201d tribu des Sioux qui se lia d'amitié avec Jean Louis.Ses manières frauches, sa probité dans le commerce, sa grande libéralité, son respect pour les traditions et même les préjugés des Indions, l'exactitude ave laquelle il accomplissait toujours ses promesses ne tardèrent pas à lui donner une grande réputation parwi les tribus sauvages avc lesquelles il se trouva en rapport.Lo Fort Totlon qui était le siége des affaires de son patron est situé à G0 milles environ de la frontière, et il eut souvent occasion do suivre los troupeaux de bufalos sur.le territoire anglais.Il visita aussi les Cris ot apprit, en peu de temps leur langue ainsi que le sioux.En 1870, il fut chargé par Ouellette d'aller vendre des pelleteries à Saint- Paul.Il rencontra George Fisher, de la \u201c Prairie du Cheval Blane,\u201d potite paroisse de Manitoba, qui traitait aveu les sauvages du Nord-Ouest anglais.Il entra en société avec lui.Ils partirent tous deux pour \u201cLa Montague de Bois.\u201d Dès lors la carrière de Louis \u201d était toute tracée.Devenu traiteur par .hasard,, il allait embrasser cotte carrière: irrévocablement.Sa forte vonstitution, son mépris du danger, ses connais- sauces des mœurs vb de la vie des sauvages en fujsnient dès cotte époque un tmiteur de grande renommée.Dans le printomp: le 1872, il épousa Marie Ouellette.nièce de son ancien patron.A chaque année, on le voyait arriver à Winnipeg, le printemps avec plusieurs charges de robes de buîfle et l'automne avec du pemmican et de la viande sècte, Il échangeait ces produits pour des marchandises qu'il trafiquait de nouveau pour des pelloteries ou du pemmican.Eu 1872, Jean-Louis était déjà considéré comme un \u2018les traiteurs les plus riches du Nord-Ouest.Tl acheta, dans l'automne de cette annde ld, pour #14,000 de marchandises.Un accident regrettable le ruina d\u2019un seul coup.De retour à \u201cLa Montagne de Bois \u2019 avec ses 314,000 de marchandises, il se laissa persunder d'aller hiverner à la \u201c Riviere Blanche\u201d communément appelés © Maison de Terre\u201d ut se trouvait an camp nombreux de sauvages et de métis.Un parti d'arpenteurs était occupé à cette époque à tracer la frontière internationale entre les Etats-Unis et le Canada, Il se trouvait à environ 100 milles de la riviète Blanche.I était difficile d'indiquer l'endroit précis où serait ln frontière.Craiguant d'être troublé daus son commerce, Jean-Louis s\u2019adressa à l'agent des sauvages du Fort Peck,lui demandant sil pourrait trafiquer à cet endroit, en attendant la démarcation de la frontière.Un croyait en général que la \u201cMaison de T'erre\u201d se trouvait sur le territoire anglais, et l'agent lui répondit qu'il n\u2019y voyait aucune objection, st que dans tous les cas, il verrait a co qu'il ne ft pas troublé, Jean.Louis continua donc son commerce sans aucune appréhension, lorsque le 3 mai 1873, toutes ses marchandises furent saisies et enlevées par Charles Hart, du Fort Denton, sous prétexte qu'il faisait la contrebande et fraudait le gouvernement de ses droits de douane.La ligne n\u2019était pus encore tracée, et il offrit de payer les droits en attendant qe les arpenteurs eussent tracé la frontière.On ne tint aucun compte de sa demande,et tous ses effets furent contisqués au profit du gouvernement américain.Il perdit pour 59,000 de * marchandises.Il y avait 70 loges de Sioux auprès de la rivière Blanche.En apprenant cette grave injustice, les Sioux tinrent conseil.Le lendemain ils se rendirent auprès de Jean Louis et lui proposèrent de tuer tous lea Américains et de lui conserver ses marchandises.Les Sioux étaient tous bien armés et très excités de ce qu\u2019ils considéraient comme un \u2018vol.Les Américains ne formaient qu\u2019une escouade de neuf soldats, et les Sioux n'auraient pas eu grand'peine à avoir Taison d\u2019eux.Heursnsement que Jean Louis préférait être ruiné plutôt que de soulever des troubles et de voir verser le sang.: Nos missionnaires catholiques qui se trouvent partoutoù il y a du danger et du bien à faire, étaient dignement représentés daus la personne du Père Lestane.Ce zélé missionnaire, + Jean- \u2018Jean-Lo qui jouissait d'une grande réputation de sainteté au milieu d'eux et pour lequel les Sioux avaiont un respect religieux, dut employer toute son influence pous les dissuader de leurs dessoins sanguinaires.11 réussit à souhait.Les Sioux demeurdrent tranquilles, mais Jean Louis pordit tout.Légaré s\u2019est adressé \u2018depuis au consul Taylor, et a invoqué les fausses promesses qui lui furent faites par l'agent américain du Fort Peck.La listo des marchandises confisquées fut envoyée à Washingtion par l\u2019hon.M.K.Armstrong, ancion représentant de Pombina au Congrès.Malgré losreprésentations de Légaré ot les services signalés qu'il a rendus en maintes circonstances au gouvernoment américain, il n'a pu encoro obtenir aucune indemnité pour cette perte.Espérons que la reddition de \u201c Sitting Bull \u201d, que Légaré vient de livreraux autorités américaines, fora obtenir une justice tardive à notre compatriote.Si le gouvernement américain a le droit de n'être pas reconnaissant envers lui,au moins il est obligé d'être juste et de racheter les pro- mosses faites par ses employés, Les années 1874 et 1875 furent assez tranquilles dans le Nord-Ouest canadien.Le \u201cpelu\u201d (pellcteries), comme s'exprinrent les traitours, fat abondant, et Jein-Louis put réparer les malheurs qu\u2019il avait éprouvés à la riviere Blanche.Un jour, c'était lo 25 août 1875,les Métis et les Sautoux de Ia montagne Tortne, du côté américain, ayant à leur tête lenr chef \u201c Littlo Shell \u201d (La Petite Coquille) se rendirent an- près de Jean-Louis, à la montagne de Bois.Connaïssant l'habileté de Jean Louis et son dévouement aux tribus indiennes, toutes les fois que ses services pouvaient être de quelque utilité ils venaient lui demander d'aller avec eux a Washington, pour ubtenir une réserve et une indemnité.La Petite Coquille dit, on s'adressant à Jean- Louis : * Nous n\u2019en voulons pas d'autres que toi, car c'est à toi seul que nous pouvons nous fier.Tu sais ce qu'il faut aux enfants de la prairie, car tu as vécu avec tes frères les Indiens depuis plusieurs aunées.\u201d Les Sauteux avaient l'assurance que le gouvernement américain puierait leurs frais de passage ct leurs dépen- sed de voyage.Ils étaient six de cotte expédition, la première venue de cet endroit: * Le Petit Bœuf, \" \u2018\u2018 Cassopas, \" \u2018\u2018 Chasseur, \u201d \u201c La Petite Coquille, \u201d le chef Joseph Rolette, l\u2019interprète et Jean-Louis Ligaré, qui devait leur sorvir de mentor.Lea Sauteux avaiant reçu certaines promesses de E.P, Smith, alors commi-saire des Indiens à Pounbina, et espéraient qu\u2019il leur avancerait les argents nécessaires pour faire lotrajet.Smith rofusa.Ils télé- graphitrent a Charles Ewing, au dé partement de I'Intérieur, Washing ton.If répondit qu'il n'y avait pas d'argent d'affecté à cet objet.Jean-Louis ne so Inissa pas décourager.Il résolut de so rendre avec les cinq autres délégués à \u201cLa Terre Blanche \u201d dans le Minnesota, pour voir l'agent des sauvages et lui présenter leur domande, pour qu'il la transmit a Washington.C'était pondant l'hiver.Ni les rigueurs de la saison, ni le peu de provisions qu'ils possèdaient pour entreprendre un si long voyage ne purent décourager uis Après 17 jours de marcho difficile au milieu des prairies couvertes de neige où il fallait I'habileté d\u2019un traiteur pour trouver la direction à suivre, ils arrivèront à \u201c La Terre Blanche.\u201d L'agent, qui LA FEUILLE D'ERABLE était bien disposé envers Jean-Louis, écrivit à Washington at reçut pour toute réponse que ni La Potite Coquille, ni ses gens n'avaiont besoin de fniro co voyago, qu'ils recovaient lour paio annuelle, ot quo cela devait leur suffire.Ce n'était pas beaucoup cncouragonnt.Mais Jean-Louis n\u2019était pas homme à s'arrrûter en chemin,uno fois qu'il avait entrepris quelque projet.Il avança les doniors nécessaires à \u2018 La Petite Coquille,\u201d contribua largoment à payer les billots de passage des autres membres de ln délégation, ot ils se mirent en route tous les six pour lo Capitole américain.LI arrivèrent le 9 Janvier 1876.E.P.Smith les avait dévanc\u2018s Jean-Louis, lo traiteur, dovint tout à coup diplo:nate.11 était le seul membre de la délégation qui fût ius- truit ot c'était À lui que \u201c La Petite Coquille\u201d avait confié le soin de faire valoir les droits de sa nation, Ils'en acquitta avec succès, Il s\u2019adressa aux mombres représantant le Dakota, qui appuyéront sa domando et lui prêtèrent leur concours.C'est Jean-Louis qui préparait lui- mémo les documents qu'il présentait ensuite dovant le comité des affaires Ludionnes.Il s'était associé lo Révd, Père Brouillet,qui l\u2019aidait de ses conseils ot retouchnit les mémoires qu'il avait préparés.Jean Louis fit connaissance avec I'hon.Bougie, appelé \u201c Bogy\" par les Américains, qui avait été élu sénateur pour St Louis, Missouri, Il voulut que ce fit un Canadien-français, l'hon.Bougie, qui se chargeât de présonter leur demande devant le sé- mat.Lo succès couronna leurs sfforts, lls obtinrent leur réserve, une annuité pé - cuniairo, et une certaine somme pour permettre aux Sauteux de se livrer à l'agriculture.Les délégués sauvages reçurent 81,000 pour «éfrayer leurs dépenses.Joan Louis ne put obtenir un soul cen tin pour lui.Le 8 avril 1876 il ro- venait au Canada, après avoir dépensé tout co qu'il possédait dans l'intérêt d'une tribu indienne oubliée de tout lo monde.Le gouvernement canadien se montra plus généreux, ot lui donna un contrat pour approvisionner de pem- inican et de viande stche cinq postes du Nord-Ouest.Jean Louis retourna à sa ** Montagno de Bois \u201d, située à environ 22 milles do la frontière, emportant pour toute richesso ses bons offices cnvers les Sioux.Dans l'automne 1876 les * Yanktons \", l'uno des tribus des Sioux, lui dernandèrent d\u2019hivérner avec oux À la Montagne de Bois.Il n\u2019y avait alors quo cinq famitles métisses à cot endroit, Jean [ouis perdit sa femme peu de temps après.Dans lo mois de janvier 1877, les promiers * Titons \u201d autre tribu des Sioux & laquelle appartient le fameux \u201c Bœuf Assis \" (Sitting Bull) travorsèrent la frontière.C'était la première fois que cette tribu vonait sur lo territoire anglais.Ils étaient douzo,à cheval.Leur chef était 1e \u201c\u201c Potit Couteau.\u201d Jusqu\u2019alors Jean Louis n'avait traité qu'avoc les Yanktons et les Sautés qu'il connaissait tous par leur nom.Le \u201c Petit Couteau \u201d, en arrivant à la domeure de Jean-Louis, entra seul ; 805 ONZ6 Compagnons d'armes l'attendaient à une potite distance.Il portait une carabine américuino, qu'il avait priso lors du désastre de l\u2019arméo du général Custor, et une bollo baguo au doigt.Il avait l'air effrayé et craintif.On or voyait qu\u2019il n\u2019était pas habitué à voir un blanc.En entrants il regarda do tous côtés et mit Ia main Asa carabine comme s\u2019il craignait une attaque: Il avança majestuoysemont, Il faisait Un pas,\u2019 s'arrêtait.\u201cquolques minutos, regardait nutour de lui, ct avançait encore le pied doucement ut lente.nienticomme un chat qui s'approche d'une souris.Arrivé au fond de la salle, il s'assit, ne lova un instant après, sans prononcer un soul imoi oi fit signe de la main à ses compignons d'entrer.Ils ontrèrent un par un et s'assiront en cercle.Le \u201c Petit Couteau \" s leva alors, et sans prononcer une soule parole, il alla donuer la main à Jeau- Louis.Ses compagnous en firent autant.Quelques-uns d'entr'eux avaient des montres en or, et en argont, d'autres des fourchettes en argent et dos chemises brodées.Ou voyait qu'ils avaient dépouillé les soldats américains, qu'ils avaient tuds, ot qu'ils s'étaient revêtus de leurs dépouillos.Alors © Le Corbeau,\u201d leur orateur, so leva et fit un discours.\u201c Nous avons laissé les Buttes Noires, dit-il, notre pays, parce quo les Américains sout trop méchants.Nous ne pouvons plus dormir, On à entendu dira que La Grande Femme avait tous ses eufauts en paix, nous sommes venus de ce côté-ci de la ligna afin que nos onfants puissent dormir sas inquiétude.Nous voulons vu- vrir commerce avec toi, c'est pour cola que nous l'avons donné la main.Nous voulons avoir du tabac, du thé, des atu munitions pour chasser,et vivre tranquille dans co pays.\u201d Jean Louis leur distribua des pre sents, et ils retournérent satisfaits a lour loge, qui était à 15 milles de là Île revinrent bientôt camper avec 7 loges.Dans le courant de l'hiver, ils traversèrent la frontière par petites bandes jusqu'au nombre de cent loges.Dans lo printemps 1877 uns grosse bande passa par la Rividre au Lait.Lo \u201c Bœuf Assis \" se trouvait parmi ces derniers.Les Titons comp- taiont à cotto « poque 800 loges campées près de Jean Louis Légnré, à la Moutagune de Bois.Les Titons n'avaient jusqu'alors ve- cu quo de pillage, tuant les colons où les mineurs, ot s'emparant de lours bagages.Aussi ils n'avaient pus la moindro idée du commerce et de Li valeur de l'argent.Jean Louis dut user de beaucoup do pationco et de prudence pour traiter avuc eux.Souvent ils venaient à son magasin, ot pour une maigre pou de $4 ils lui demandaient $25 à 830.On comprend dans quelle position Ge pauvre Jean Louis se trouvait souvent.Quand il refusait de leur vendro à leur prix, \u201c Eh bien, di- saient-ils, moi je te donua cette peau, toi maintenant donne-moi à ton tour, co dont j'ai besoin\u201d Souvent ils venaient chercher de la molasse dan: des sacs de coton Joan Louis los ron- voyait alors chercher lours cruches qui consiste ou uno panso de buflle.Les Titons, d'après lo témoignage de Légaré, sont cruels et ou général peu intelligents, mais tous bons chas- sours, habiles cavaliors, et tirent aver beaucoup de préeision.Tous coux qui so trouvaient à ln Montagne do Bois avaient pris part à ln famouse bataille ou périt le général Custer.Ils détestaient en général les blancs; ce qui les empdohait do so livrer au pillago était la cainto d'armer les Canadions contre oux ot d\u2019être obligés de retourner aux Etats-Unis.Ils se montraient assoz bion disposés envers les métis parce que ces dor- niers étaient généreux onvers oux.Ils les nourrissaient et partagoaient souvent avec eux lo pou qu'ils possé- daiont.les métis ont hérité de leurs pères, les canndliens-français,cotto hospitalité oxcessive qu\u2019on retrouve parmi nos paysans, Les chefs Titous les plus en renom étaiént : Les Quatre Cornes, la Lune Noire, le Chien Long, le Petit Couteau, le Bonnet d'Ours, lo Chion Bas, lo Bel Ours, Pas de Cou, L'Aigle Caille, la Corne Rouge ot le Tonnerre Rouge.Lo \u201c Bœuf Assis \u201d avait pour chef \u2018 Les Quatre Cornes.\u201d La tribu ln plus cruelle ot la p'us féroco était colle de \u201c La Luno Noire\u201d ct des ** Quatre Corues.\u201d Les chofs sont hériditaires chez les Titons.Le \u201c Bœuf Assis \u201d n\u2019est pas néchof.Il n'est que soldat de guor- re.\u2018e qui lui a valu sa réputation, c'es son ôxtrême prudonce, son élo- quonce entraînante ot ses ressources ingénieuses dans les dangers.Les Sioux disent qu'il a In parole forte dans les consoils.Ll à un caractère sombre, parle avec uno grande facilité ot beaucoup le véhémenco et est peu reconnaissant.IL à tué un grand nombre do blancs, mais il n\u2019aîmait pas à s'en vanter pendant qu\u2019il était sur le territoire anglais, Îl craignait que ça ne lui fût préjudiciable.Lorsque les Titons traversèrent la frontière, le Bœuf Assis R'était pas bion vu des sions, Les chefs étaient\u2019 jaloux de lui et étaiont extrémement blessés do voir que lui, simple soldat faisait plus parler do lui qu'eux-mêmes.Pendant les doux dernières années copendant, le Reenf Assis était considéré virtuellement cemme lo chef des Sioux, qroiqu'il ne reçût aucun des hon- nours accordés aux chefs.On se rangeait toujours à son avis, et rien ne go fuisail sans qu'il fût préalablement Consulté.Le Beeuf Assis a deux femmes, ot sept enfants, dont quatre sont sourds et muets.Les chefs parmi les Sioux portaieut des plumes sur leurs chevoux ; lo Bœuf Assis se contentait d\u2019un mouchoir d'indienne qui lui ceignait la tête.Il a entre 48 à 50 ans, mais, comme lu plupart des sauvages, ses cheveux n\u2019ont pas blauchi.Il portait toujours une co\"verte noire ot un grand calumet.Il recovait beaucoup de présents, qu\u2019ils distri buait libéralement à ses compagnons, ce qui contribua à lui gagner l'estime des siens.Tels sont les ronseigne- ments que je mo suis procuré de Jean Louis Légaré lui-même, qui, plus que qui que co soit, a conau le \u201c Bœuf Assis.\u201d L.A.Pnuv'Homxe.St.Boniface, le 4 Oct.1881.ÀÂ continuer.rr.Un accident semblable à celui qui est arrivé dernièrement au jouno Leinay, viont de plonger dans le deuil la famille de M.Morgan, relieur, do Québec, raconte l'Ævénement.Son fils, âgé d'une quinzaino d'annéés, était employé dans les bureaux de la compagnie du gnz, et c'est lui qui était chargé d'ouvrir la porte tous les matins et de mettre tout en ordre.Il s\u2019ost rendu commo d'habitude à l'ouvrage co matin, (samedi) et ayant trouvé clans un tiroir un revolver, il se mit à l\u2019oxaminer en Lout sens.Malhoureusement, doux compartiments de l'arme étaient chargés, nt lo jeune homme ayant probablomont faitjouer In détente, lo coup partit ob l\u2019infortuné reçut ln balle dans lo côté.Il a\u2019affaissa sur le parquot ot lorsque les autres employés arrivèrent il était mort.LA FEUILLE D\u2019ERABLE *BUVELLFS DIVERSES.Ou mande de Winnipeg (Manitoha) que ln betteravo à sucre a été Gullivéo avec succès colte année dans cette province, que Ia culture de cotte meine se fera plus en grand l'année prochaino on vue do l'établissement d'une fabriquo de sucro de betteraves, On mande de Winnipeg que le gou- vernour-général partira d'Ottawa le 22 courant pour l'Angleterre, où il séjourners une couplo de mois.La princoaso Louiso ne s'embarquera pas maintonant pour le Canada, parait-il ; Mais elle roviendra peut-être avec lo marquis, bien que ses médecins lui conseillont de ne pas quitter l'Angleterre avant le printemps.La Cour Supéricure de Québec oat saisie de plusieurs causes importantes.L'une d'elles, intentée par M.A.H.Murphy, contre M.Alexander Woods, « pour objet le règlement de certaines spéculations sur des terrains.Comme représaillo, M.Woods poursuit M, Murphy en dommages, pour la bagatelle de $150,000 parce que ce dernier aurait siégé en chambre sans être qualifiié tol que le requiert la loi.Plusieurs journaux ont annoncé que le soptième juge qui doit être nommé a Montréal avait déjà été choisi et meme asserinonté ; et l\u2019on ajoutait que l'élu était M.D.Girouard, député de Jacques-Cartier, On alluit même jusqu'à affirmer que son remplaçant aux Communes était tout trouve, sujet toutefois à subir lus shances d'une élection.Ur il parai- trait que cette nouvelle est pour le moins prématurée, et qu'il n\u2019y a encore rien de fait, à l'heure qu\u2019il est.lo Sun de New-York dit que le nouveau cabinet américain sera sans doute coniposé comme suit : £x-Senateur Frelinghuysen, Secrétaive \"Etat ; ex-Sénateur Howe, Mi nistre de l'Intérieur ; Lo Juge en chef Folgor, Trésorier ; ex-Sénateur Sergent, Directeur des Postes ; ex- Gouverneur Rice, Ministre de la Marine : Lincoln, Ministre de la Guerre : Benj.H.Brewster, Procu- reur-Général.Lo correspondant parisien du Z'?mes do Londres, dit: \u201c Ou annonce maintenant que le cabinet donnera immé- diatoment sa démission.Le gouverne- mont a fait demandor ot se trouve actuellement M.Gambetta, qui est encore absent de Paris.On ne sait pas où il est.Un ami qui connait sos intentions dit qu\u2019il compte sur l'appui de la gaucho ot de Ia partie de l'Union républicaine allide & co groupe, co qui lui fera une majorité de 300 voix au minimum, taudis que l'opposition formée par l'extrême gauche, la partie de l\u2019Union républicaine qui confine k ce groupe ot la droite, ne réunira qu'an maximum de 240 voix, \u201d Leg sags do malle venant de Montréal, à dostination de Georgeville, P,Q., sont arrivés au bureau de poste du Ce dernier endroit, hier matin, avec une ouvorture d'environ six poucos de longueur, pratiquéo dans la côté, au moyen d'un couteau.Il n'y avait pas do lettres dans lo sac, lors de son arrivée à destination ; les journaux seuls n'avaient pas été dé- Tangés.On suppose qu'il § avait une lettre chargée, vonant de Sir Hugh Allan, du Montréal.L'inspecteur des Postes, M.King, a dû se rendre à Georgoville, hier soir, en rapport avec cette nifaire.DOCUMENTS Emanés du Saint-Siège sur la conduite du clergé dans la politique, l'influence indue ct l'Université Laval, 13 septembre 1881.A Mgr ALEXANDRE TASCHEREAU, Archevéque de Québec.Hlustrissime et Révérendissime Seigneur, Il est venu à ln connaissance de ln Suerée Congrégation de la l\u2019ropagaude que daus votre Province certains membres du clergé et du corps séculier continuent à s'ingérer trop duns les élections politiques, en se servant soit de la chaire, soit des journaux et autres publications.11 est également conuu de la susdite Sacré Congrégation que certain suffragant de Votre Seigneurie cherche actuellement à recourir nu Parlement, pour faire modifier la loi des élections relativement à l'influence dite indue.Or pour ce qui concerne le premier point, je m\u2019empresse de rappeler à Votre Seigneurie que déjà, en l'année 1876, la Suprême Congrégation du Saint Office a émané l\u2019instruction suivante : 11 faut fuire ententendre sux Evéques du Canada que le Saint-Siège reconnait par- fuitement l'extrême gravité des faits rapportés par eux, et qu\u2019il y a à déplorer parti- culierement le tort dont eu souffrent l\u2019autorité du clergé et le saint ministère.C'est pourquoi afin de réparer de si grands dommages, il faut surtout en extirper la racine.Or la cause de si graves inconvénients se trouve dans lu division de ces Eveques entre eux, tant au sujet de la question politique qu'au sujet d'autres questions en ce mourent au Canada.Afin donc de mettre un terme à ces dissensions si regrettables, 11 sera nécessaire que ces évêques, de concert avec Monseigneur le Délégne Apostolique en voyé au Canada, s'entendent pour déterminer une ligne de conuite uniforme à suivre par tous et chacun d'eux à l'egard dez partis politiques.* Une autre cause des mêtaes inconvé- niens se trouve dans l'ingérence trop grande du clergé dans les affaires politiques, sans se soucier assez de la prudence pastorale.Le remède couvenable ù cet excès de zèle, c'est de rappeler à ces Evéques ce qui leur a déjà été recommand: par cette Suprême Congrégation, mercredi, 29 juillet 1874, à savoir que, à l'occasion des élections politiques, ils se conforment, dans leurs conseils aux électeurs, à ce qui se tronve décrété dans le Coucile Provincial de 1868.Il faudra ajouter que l'Eglise, en condamnant le libéralisme, n'entend pas frapper tous et chacun des partis politiques qui par hasard s'appellent /ibérauz, puisque les décisions de l'Eglise se rapportent à certaines erreurs opposées à la doctriue catholique, et non pas à un parti politique quelconque déter- mind, et que par conséquent ceux-là font mal qui, sans autre fondement, déclarent être condamné par l'Eglise un des partis politiques du Canada, à savoir le parti appelé réformiste, parti ci-devant chaudement appuyé même par quelques Evéques, \u201c* Enfin pour ce qui regarde l'objet principal des doutes proposés, à savoir quelle mesure il y à à prendre relativement aux catholiques qui, pour cause de prétendue ingérence indua du clergé daus les élections politiques, recourent au tribunal civil, on ne pout donner à ce sujet une règle générale aux évêques, et il appartiendra en conséquence à qui en a l'office de pourvoir, dans chaque cas, à la conscience de celui qui u fait ce recours.Que les évêques prennent done les mesures nécessaires pour sauvegarder l'honneur du clergé, ayaut soin surtout d'empêcher autaut que possible que des per- sonues ecclésinstiques soient obligées de comparaître devant le juge laïc.«11 faudra enfih-oxhorter les Evêques à observer par rapport \u2018aux affaires politiques la plus grande réserve, eu égard particulièrement au danger qu'il y, a de provoquer à une guerre violente contre l'Eglise les protestants déjà inquiets et irrités contre lo clergés sous prétexte d'ingérence indue dans les lections politiques.\u201c En outre, il faut aire en sorte que le clergé évite toujours de nommer les personnes on chaire, encore bien plus si c\u2019est pour les discréditer à l'occasion des élections, et qu'il ne sc serve jamais de l'influence du ministère ecclésiastique pour des fins particulières, si ce n\u2019est lorsque les candidats pourraient devenir nuisiblesaux vrais intérêts de l'Eglise.\u201d _ Conformétuent à cette instruction, Votre Seigneurie doit faire connaître sans retard à tous ses suffragants, au clergé et à tous ceux que cela concerne, que c\u2019est l'intention du Saint-Père que les susdites prescriptions du Saiut-Office soient rigoureusement observées, Pour cu qui a rapport au second point, Votre Seigneurie devra notifier à chacun des suffragants, de In part de Sa Saintetd, que chacun des prélats individuellement ait à s'abatenir d\u2019agiter ou de faire agitersoit dans le parleznent, soit duns la presse, la question de lu modification de lu loi concernant ln dite influence indue.Que s'ils arrivait une époque où les évéques réunis jugeassent tous ensemble que le temps opportun est venu de faire la susdite demande, ils devront d\u2019abord recourir à cette Sacrée Congrégation pour en recevoir les instructions convena- lea.Daus cette pensée, je prie le Seigneur qu'il vous prodigue tous les biens.Rome, Palais de la Propagande, 18 Sept.1881.De Votre Seigneurie, Le très affectionné serviteur, JEAN CARDINAL SIMEONI, Préfet.I, MAsoTrI, Secrétaire.[lustrissime et Révérendissime Seigueur, Le Saint-Père, ayant mis à l\u2019exameu la question soulevée de nouveau au sujet de l\u2019Université Laval et de In succursale établie à Montréal, a ordonné expressément dans l'audience extraordinaire d'hier, tenue pour trmiter uniquement de cette affaire, de signifier à Votre Seigneurie que c\u2019est sa volonté décidée que l\u2019on doit s\u2019en tenir au décret de cette Sacrée Congrégation, émané le premier jour de février 1876, et continuer à y donner exécution.Votre Seigacurie reste par conséquent chargée de communiquer cet ordre du Pape à tous ses suffragants.Sa Sainteté nourrit la confiance que le clergé et le peuple catholique du Canada, dont Elle a toujours reçu les preuves les plus éclatantes de dévouement et d'attachement nu Suint-Siège, se conformeront unanimement h ses ordres susdits et que les divers prélats travailleront sans relüche à ramener dans les esprits la concorde et la paix.; Maintenant, je prie le Seigueur de: vous accorder longue vie et bonheur, Rome, Palais de la Propagande, 13 septembre 1881.De Votre Seigneurie, La tres-aflectueux serviteur, JEAN CARDINAL STMÉONI, Préfet.|.Masori, Secrétairr, Monseigneur l\u2019Archevèque de Québec, Uno décision rendue ex parte lo 12 septembre | On comprend dès lors pourquoi Mgr.Bourget et le sénateur \u2018Trudel restent à Rome.On comprend également le télégramme de l'abbé Dumesnil LE SEMINAIRE DE STE.THERESE.M.lo Supérieur de cette institution, qui vient d'être reduite on condres, nous prie de publier ce qui suit : Une véritable catastrophe vicut de frapper le Séminaire de Sainte Thérèse, La maison de M.Ducharme, bitie et agrandie au prix de tant de labeurs et de sacrifices, l'ieuvre de 50 ans, vient d'être réduite en cendres et n'est plus qu\u2019un monceau de ruines.Les pertes s'élèvent à plus de 150,000 dollars, dout un tiers à peine est couvert par l'assurance.Le malheur est inimense, mais non irréparable.La Providence a protégé cette institution à son berceau ; elle à veillé sur elle à toutes les phases de son développement : elle l'a fait sortir de ses hum fea commencements, pour la porter à ce degré de prospérité que nous contemplions avec amour : elle ne lui fera pas défaut dans la crise terrible qu\u2019elle traverse en ce moment.Nous en avons l'assurance, et voilà pourquoi, au lendemain même du désastre, nous ontreprenons de continuer notre œuvre et de restaurer l'édifice incendié.Nous ne nous dissimulons pas la grandeur de l'entreprise, caril s'agit non seulement de relever des murs, et cela quaud déjà pèse surnos épaules] fardeau d'une «ette considérable, mais encore de reconstituer nos bibliothèques nos n.usées, tout notre muntériel d'enseignement.Quelque grande que soit cette tâche, nous osons l'entreprendre nvec l\u2019aide de Dieu, avec le concours de notre évêque, et avec l'assistance de nos anciens élèves et de tous les atuis de l'éducation.La charité publique n\u2019a manqué daus notre pays à aucune infortune ; la nôtre est assez grande et assez déplomble, nous osous le croire, pour attirer des sympathies et des secours efficaces.Nous les sollicitous nu nom de la religion et de la patrie, que le Séminaire de Ste.Thérèse n servie dans le assé, et qu'il espère servir encore dans l'avenir, si on lui procure les moyens de continuer son œuvre.; Tout don sera reçu avec reconnaissance.Nous faisons savoir au public que les messieurs dent les noms suivent, ont bien voulu se charger de recevoir pour nous les souseriptions \u201cqu'on déposera centre leurs mains: À Montréal, M.le Grand-Vicaire : N.4.Lorrain, et M.James Lonergan, curé de Ste.Brigide ; à Québec, M.F.S.Gagnon, professeur au petit Séminaire ; à Ottawa, M.le Grand-Vicaire J.O.Routhier ; aux \u2018Trois-Rivières, M.G.Désilets, rédacteur du Jousnal des Trois-Rivières: à Saint.Hyacinthe, M.J.Soly, prêtre du Seminaire de cette ville.Toutes les classes des cours se rouvriront prochainement.Un avis inseré dans les Journaux informera nos élèves du jour ut des conditions de cette rentrée.Nous profitons de cette circonstance pour offrir l\u2019expression publique de notre reconnaissance pour les témoignages de sywpa- thie qui nous arrivent des quatre coins de la province.En particulier, nous devons des remerciements à l'administration du chemin de fer de la rive Nord, qui a bien voulu reconduire gratis nos élèves dans leurs familles, ninsi qu\u2019à M.le maire Beaudry, qui a envoyé à Sainte Thérèse une escouade de pompiers, dont les efforts intelligents ont arrété les progres de l'incendie.Nous prions Diu et Saint Joseph de nous venir en aide, A.NANTEL, Supérieur du Séminaire de Ste-Thérese.Les classes iuterrompues par l'incendie se touvriront jeudi, le 20 octobre courant.Les élèves devront pensionner dans des mai- sous autorisées par M.le Directeur, ut ils coucherout dans des dortoirs communs présidés par des surveillants.Les conchettes seront fournies par le Séminaire.Les conditions de l\u2019euseignement restent les mêmes, et il va sans dire que les sommes déboursées pour la pension uu collège seront remises à Messieurs les Parents.Les leçons de inusique seront continuées, Le costume ne sera pas exige pour cette année, A.NANTEL, Ptre.Come on vient de le voir les Messieurs du Séminaire de Sainte Thérèse ne se sont pas laissés abattre parle malheur qui les a si implacablement frappés.Ils vont se remettre à l\u2019œuvre avec.plus de conmge que jamais.Le public doit en être reconnaissant et s'empresser de venir au secours de ces prêtres dévoués.\u2018Toute personne qui dési- serait souscrire pour cette belle œuvre de- viout s'adresser aux messieurs dont nous avons déjà publiés les noms.EEC Nous avons la douleur.d'annoncer la mort de M.Isidore.Gra/el, ancien curé de Laprairie, arrivée hier au soir à 10 hre.p.m., au presbytère de St Henri de Montréal.IE CHRONIQUE LOCALE.Accidents.\u2014 M.Edward Hagar, marchand de la rue Saint Paul, est tombé, au milieu de l'obscurité, dans la cave de son inagasin, par une trappe laissée ouverte.Il souffre de contusions sérieuses résultant de cet ncci- dent.\u2014Madame Johnston, résidant rue des Jurés, s'est fracturé une jambe samedi soir en tombant en bas d\u2019un escalier.La fracture a été aussitôt réduite.\u2014Un jeune garçon du nom de Vinet, âgé de 15 uns et domicilié rue Berri, est tombé accidentellement dimanche après- midi d\u2019un arbre qu'il avait escaladé dans le but de cueillir des noix'douces, Dans sa chute il a'reçn des lésions internes assez rieuses, \" Le \u201cbat CT MA Les Nel.Un peu rare.\u2014Ce n\u2019est pis partout, que vous pourrez avoir un si grand choix, et acheter à bon marché, toutes sortes de chn- euux et pelletories, tel qu\u2019à la maison ubuc, Desautels & Cie, 217 rue Notre- Dane, là où le gros chien est à la porte.Incendie dans la manufacture Larivière \u2014Hier soir, vers quatre heures, une alarme générale, donnée à la boîte 41, appelait ln brigade du feu pour un incendie qui venait de se déclarer dans la mannfucture de MM, N.et A.C.Larivitre, sur ln rue Saint.Autoine.Le feu avait pris naissance dans la partie de l'établissement où se trouve les wachines à vapeur, et à causé des dommages assez considérables.Les pertes sont d\u2019environ §400 & $500.Le tunnel\u2014Nous donnous ici une liste des directeurs de la compagnie du chemin de fer de la Rive Sud et du Tunnel, qui ont été élus ln semuine dernière : Louis À Senécal, Alph Desjardins, M P, A Laberge, B Globensky, Thos Wilson, Gustave A Drolet, Robert Watson, Edouard Beaufort, Ed C Wurtele PS Murphy, C O Perrault, F X Archambault, J B Renaud, L À Roberge et Joseph Simard.Une assemblée des directeurs doit avoir lieu cette semaine. 920 à 00 Haisin de Malaga par petit baril.000 à 000 Radis, par douznine de paquets.000 a 0 00 Cancombres, par doz.000 4 000 VOLAILLES.Dindes, à la livre.\u2026.\u2026.\u2026.-.00 à om Dindes (vieux) nu couple .C200 4 250 Dindes (jeunes) do 125 A 1% Oiemy do \u2026 125 à 15 Oies à ln livre.oovi ll, \u2026 O0 à OM Cunurds 3 ln livro.909 à 00% Cunards, au couple .we 060 à 07% Poulesau couple.070 à N80 Poulets à la livre.\u2026.\u2026.\u2026.010 4 oN Poulets du printomps par couple.03) a 06 FARINE Farine de blé, de In campagne, , par 100 Ib6 .2 ee nue Ww 330 2 330 Farine d'avoine.240 à 280 ¥urine de blé-d'inde.12 à 140 SarFTUFiN .\u2026.2 0.00 0000c00c00suse.000 à GRAINS.Blé, par mmot.\u2026\u2026.eve 000 A OW Pui do ees - 0% à 1% Orge, do - 00 4 000 Avoines do 00 à 000 Sarrusin, do .080 à D Lin, do 00 à 000 Mil do 150 4 160 Dlé-d'Inde do .000 A OR) Avoine A In poche 070 à 08) Foves .120 4 13 Son par 100 livres 100 à 110 Moulée.115 à 140 Sens.cu.ou a 000 Corrigé tous les mardis et vondredis pur P POULIN & Cie, 'Commergunt, Etal No.4 et 5 Marché Ionsocours ° \u2018MARCI EAUX BESTIAUX.Corrigé tous lea Mardis et Vendredis pur le \u201cClero du Marché Viger.Bœuf, 1re quali Bœufs 2rne.quali Vaches à loft.reer 00 par 100 1ba.$ \u2018vobet 5 6 50 às60 aches oxtra.di.Veaux, 1re qualité.Veaux, 2mo qualité.ver EIS ve rye _ wepape et \u201c.\u2014en on BE - 888888 tL Blo H-rnon Moutons Ire qualité.SUA low Moutuns, Zime qualité 550 60% Agnoaux, Îro qualité 5Ma 59 Agmeaux: âme qualit $002 300 Cochons, 1re qualité.50 à .0W hong, 2mo qualité.40 à 459 Foin et Paille Foin, Ire qualité, par 100 bottes.70 à 8 Qu Foim Zine qualité.Ww 5002 GOO Paille, Tre qualité .3004 (10 ailles 2mo quniité.20 à 300 | DÉAUCHEMIN & VALOIS MUOUINSNONORARONSVAN0A09 LIBRAIRIE, PAPETERIE, IMPRIMERIE, RELIURE.256 et 3255.rue St-lPanl, et 20, rue St-Gabriel, Montrént.On trouvera à cet établissemen l\u2019assortiment le plus complet de Livres & Fournitures d\u2019écoles\u2014 Livres de Frières \u2014 Livres de Récompense\u2014 Livres de Théologie, d\u2019Histoire, de Littérature, de Droit.de Médecine, etc.\u2014 Livres Blanes de tous genres constamment en magasin et fnits à ordre sous quelques jours d'avis.\u2014 Livres pour les Bureaux d'enregistrement \u2014 Imagerie \u2014 Cachets de communion \u2014 Chapelets \u2014 Méduilles \u2014 Statuettes.etc.\u2014 Tupisacrie\u2014 Cartes Q jouer, ete., etc.MM.B.& V.se chargent d'Pnpressions de toutes sortes : Livres, Brochures, Programmes, Factums.Palmarès, Circulaires, Lettres funéraires, Cartes d\u2019affaires, 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Importants, et ils m'ont \u201c* paru tout À fait erthudoxes et bien solidement \u201cappuyés\u201d ; Lors de l'envoi de l'approbation du *\u201c Petit Arsenal,\u201d Mgr.l\u2019Archevêque écrivait : **Jo vous envoie cl-ineluse l\u2019approbatioin de \u2018votre Petit Arsenal, auquol je souhnite or \u201c4 {tine corde tout le succès possible, * vu 3 \u201cLA FEUILLE D'ERABLE\" EDITION HEBDOMADAIRE DU \u201cCOURRIER DE MONTREAL\" ABONNEMENT : UB AD iii, \u2026.\u2026.81:00 Six Moin.01.sc00s000ee 0.50 Payable d\u2019avance.\u201c [Frais de port payés par l'Editeur.ANNONCES : FRS Cl, par ligne pour chnque insertion.L.D-DUVERNAY, ÉDITRUR-FHUPRIÉTAIRR \u201ceee Buronu du CourriER.DB MONTRÉAL, 8, rue St.Gabriel, "]
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