Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
La Feuille d'érable : édition hebdomadaire du Courrier de Montréal
Édition hebdomadaire du Courrier de Montréal, La Feuille d'érable est un journal conservateur qui bénéficie de l'appui du clergé. Vouée à l'agriculture, cette publication enrobe son message dans des articles variés et de lecture facile.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1880-1882
Contenu spécifique :
samedi 21 janvier 1882
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

La Feuille d'érable : édition hebdomadaire du Courrier de Montréal, 1882-01-21, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 2eme Annee.Bureau : 8 Rue St Gabriel.No.35 CEMA LA FEUILLE DERABLE Edition Hebdomadaire du Courrier de Montreal.L.D.DUVERNAY, EditenrePropriectnire, Abonnement: 81.00 par Annee, MONTREAL, MONTREAL ET SES ENVIRONS.\u2014 Grâce à sa position naturalle, à son ancienneté ot à l'esprit d'entreprise de ses habitants, Montréal ost encore aujourd'hui et devra être à l'avouir lo centre commercial le plus important do la confédération canadienne.Si la colonisation des vastes plaines du Nord Ouest doit amener la création de grandes villes pouvant rivaliser avec la nôtre, nous devrons nous en réjouir.Sans doute nous tenons à conserver notre prépondérance conm- merciale, mais nous ne voulons pas quo notre supériorité soit basée sur le manque de progrès des autres villes, Nous dovons souhaiter que nos villes sœurs progressent le plus rapido- mont possible où faire en sorte de rester À la têta du commerce ct do l'in- dustric, en no négligeant aucun moyen d'exploiter les ressources que nous possédons.La colonisation de l'immense territoire contonu dans la valléo des Laurontides devra apporter un appoint considérable à la grandour future de notro ville, et il importe que nous fassions tous nos efforts pour assurer la réalisation de ce vnsto projet, Mais si les grandes entreprises qui intéressent tout lo pays réclament votre attention, nous ne devons pus non plus pordre de vue ce qui teuche plus particulièrement aux intérêts de notre ville et de see environs, surtout lorsquo cos intérêts ne sont pas en conflit avec les intérêts généraux du pays.Si l'on tient compte des circonstances particulières qui ont accompagné le développement de notro industrie, nous nvons lieu d\u2019être satisfaits des progrès accomplis jusqu\u2019à présent.Cependant, il n\u2019y a pas À se dissimuler (qu'il reste encore beaucoup à faire.Nous avons aux portes mêmes de notre ville des sources de richesse encore à pou près inexploitées.Pour n\u2019en citer que quelques-unes, il y a les nombreux et puissants pouvoirs d\u2019eau de ln rivière des Prairies et les magnifiques carrières de piorres de Sainte Genovitve ot do l\u2019Îlo Bizard.La pierre des carrières de Sainte (ienovidve est, d'après l'opinion de juges compétents, la meilleure que l\u2019on puisse désirer pour la construction des édifices.Du resto cetto pierre a déjà été utiliséo pour les travaux d\u2019élargissement des Canaux do Lachine ot Carillon ainsi que pour Ja construction des écluses do Sninto Anne.On l\u2019emploie encore actuello- ment aux travaux d\u2019élargissoment de ces Canaux, Jusqu'ici cos carrières n'ont pu ôtre exploitées en grand, vu le manque do voies de communication, mais, commes olles couvrent une étendue lo plusieurs milles carrés, si elles so trouvaient À proximité d'une voie forréo, elles offriraient aux constructeurs de Montréal un centre d\u2019alimon- tation plus rapproché, plus vaste ot SAMEDI 21 JANVIER 1882, | moillour que ceux dans lesquels ils s'approvisionnent actuellement.Lors do la passation do l'acte autorisant la construction du chemin de fer Union-Jacques Cartier, ceux qui s'intéressont au progrès de Ste.Geneviève ot de l'Ile Dizard avaient espéré obtonir des promoteurs de l\u2019entreprise que co chemin de raccordement passerait à Ste.Geneviève.Des résolutions à cet effet furent adoptées à une assemblée des citoyens do ces deux paroisses, mais, pour une raison ou pour une autre, il à été décidé que le chemin passerait à travers l'inté- riour de l\u2019île de Montréal, au lieu.de longer le littoral de la rivière des Prairies.Il n'y a pas bien longtemps encore, la compagnie du chemin de fer Cana da et Atlantique publiait dans les journaux un avis annonçant qu'elle s'adresserait à la législature fédéralo à sa prochaine session pour demander une oxtension des pouvoirs qui lui sont conférés par son acte constitutif, dans le but de prolonger son chemin Jusqu'à Montréal en se reliant au cho- min do fer du Nord.On ssit que cetto voie ferrée est en partie construito, depuis Ottawa jusqu\u2019au Côteau Landing Le pont dn Côüteau, s'il est jamais construit, ne le sora certainement pas avant une di- zaiue d'années et, en attendant, il faut Que cetto ligne rivale du Grand Tronc ait un débouché pour son trafic, Le prolongement\u201d de cette voie ferrée passera probablement à proximité des magnifiques carrières dunt nous avons parlé.Ave le temps l'Ile de Montréal sera entourée d\u2019une ceiuture complète do chomins do fer qui, tout en nous apportant le commerce du dehors, facilitera l'exploitation des ressouces industrielles que nous possédons.Notre population urbaine tend de plus en plus à s'éloigner du centre.Chez la classe niséo surtout, chacun vout établir sa résidence dans un endroit assez rapproché do la ville pour offrir tous los avantages de la campa- gno sans en avoir les inconvénients, En multipliant les voies de communications autour de Montréal, nous créerons une foulo de petits centres où l\u2019on vorra s'élever de graciouses villas servant do résidences privées à un grand nombro d'industriels, do marchands et d'hommes de profession ayant lours bureaux d'affaires à Montréel.Les facilités de transport auront aussi pour offot de favoriser la création de nouvelles industries ot l\u2019utilisation des magnifiques pouvoirs d\u2019eau qui so trouvent à proximité de notro ville.Nous espérons donc quo le projet d\u2019extonsion du chomin do fer Canada et Atlantiquo recevra l'appui de nos hommes publics, Tout le mondo est d'accord pour admettre que In construction des voies + ferrées est le meilleur moyen de développer les ressources d\u2019un pays.La vérité de ce principe no perd rien de sa valeur, s\u2019il est appliqué moins en grand.C'est toujours augmenter la richesse d\u2019une ville que d'y faire converger le plus grand nombre de chemins do fer possible, mais cela est surtout vrai lorsque, dans le voisinage de cotte ville, il resto oneore des richesses inexploitées en nussi grand nombre qu'aux environs de Montréal.LEGISLATION DINTERET PRIVE.Nous disions dernidrement que la prochaine session du parlement fédéral serait très laborieuse.Nous ajoutions qu'à part les mesures importan: tes qui seront soumises par le gouvernement, la législature devra : \u2019occuper d\u2019un nombre considérable de projets de loi d'intérêt privé.Jusqu'à pré- sont on à reçu du bureau du groffier de la chambre des communes 97 demandes pour de nouveaux projets de loi, pour actes constitutifs ou pour amendes ents à des lois actuellement en vigueur.Voici comment se répartissent ces demandes : Lois relatives aux chiemins de fer.2¢ \u2018 \u2018 fC ASSUrances, .23 \u201c \u201c * Banques.tees 0 Sociétés de prét.6 Télégraphes océaniques 1 Autres télégraphes.1 Navigation océanique.1 Cies.manufacturières.2 ot \u201c « Divoree.1 \u2018 \u201c « Cies.pour achat de terrres.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026.4 \u201c \u201c «Ponts 0.00 11 \u201c \u201c ¢ Pilotes de Montréal et de Québec.1 Bureau de commerce.1 Diocèse anglican de la Saskatchewan .\u2026 .1 Compagnies de lumières électrique.3 Compngnic de bois.1 Société de construction 1 Cie.de transport, ,.1 Cies.pour l\u2019amélioration des rivières.1 Cie, de navigation.1 Compagnie pour fondre le fer et 'acier ,., 1 Total.heres a.9 \u201c D'ici à l\u2019ouverture de Ja session on s'attend à recevoir encore uno quin- zaino do demandes, ce qui fera plus du doublo des demandes reçues à l'ouverture de la dernière sossion.À co compte lo nombre de demandes pour bills privés sera plus considérable au commencement de la prochaine session qu\u2019à aucune époque depuis la confédération.À un banquet donné dans la ville de Rome, en l'honneur des vétérans, le maire a osé dire qu\u2019il aimerait mieux voir la villo réduite en con- dres quo de la savoir soumise À la de- mination du pape.9 Centins le Numéro Conference à Saint-Jerome sur line dustrie du fer (Du Nord) M.Prévost a fait, le % du courant, une Conférence très remarquable à Saint-Jérôme, sur la métallurgie du fer en Europe ct en Canada.Il a fait connaître clairement l\u2019état oh so trouvait cette industrie dans le pays, les causes de son insuccès et les moyens de la rendre prospère.L'assemblée qui était nombreuse fut présidée par l'hon.de M.do Villomure.J.Boisseau, écr, avocat, fut prié d'agir comme secrétaire.Après quelques remarques de Mle curé Labelle, M.Prévost commença son entretien qui intéressa vivement l'auditoire.Il faut dire que M.Prévost est un métallurgiste distingué (il n'y a qu'à l'entendre pour s'en convaincre) dont la famille a toujours possédé, en Dordogne, de grandes usines qu'il a conduites lui-même avec siccès.Il a été honéré de la conflance de ses concitoyens, car, à 27 ans, il était député au conseil gédéral de la Dordogne.Des revers de fortune qui furent la suite du la guerre prussienne lo jetèrent heureusement sur les plages du Canada où l'industrie du fer encore à son enfance lui promettait une brillante carrière.C'est dans co pays qu\u2019il pouvait dcployer des talents éminents,des études profondes et une expérience très étendue dans la métallurgie du fer.Il fut déçu de ses espérances, car après de funestes expériences, per- personne n\u2019était poité à dépenser de l'argent dans cette industrie et force lui fut faite d'aitendro des jours meilleurs.Cependant il ne désespère pas d\u2019attendre pas d'atteindre son but si les circonstances lui donnent la chance do réaliser ses projets.II parle en maître qui connait parfaitement son sujet et il a raison do croire que cette industrie peut devenir des plus profitables au pays si nous abandonnons les procédés anciens pour adopter les méthodes nouvelles, M.Prévost s'étendit longuement sur la Suède qui fabrique ses fers, en exporte une énorme quantité, met on opération des centaines de hauts- fournaux.Lo Canada, surtout la province do Québec, sv trouve dans des conditions analogues à la Suède.Comme ce pays, nous avons du fer de la même qualité et du bois en abondance, Sous co dernier rapport nous sommes mieux quo ce pays qui n'a quo du bois mou pour ses exploitations et encore que des branches et des bouts do branches pour les transformer en charbon.Qu'on se rappelle que le charbon do bois est lo combustible qi produit le moilleur fer à cause de sa pureté.En France, on avait, autréfois, ln méthode catalane, ou franc-comtoise pour RE to \u2019 Sun LA FEUILLE D'ERABLE réduire le for, Cetto méthode est coû- touse et ne peut lutter avoc les hauts- fournaux.Aussi, ce procédé est-il disparu de l\u2019Europe où on ne le trouve que dans certains lieux isolés, comme dans les Alpes et les Pyrénées, Avec le système catalan, cinq hommes fout quatre fois moins d'ouvrage qu'avec les hauts fournaux saus parler de ln consommation du charbon qui est énorme.Pour produire une tonue do fer par le procédé catalan, il faut 450 ininots de charbon tandis que d'après l'autre systôme, il n\u2019est besoin que de 120 minots, M.Prévost, dans ses usines, en Dordog« ¢, réduisait une tonne de minerai en fonte avec une dépense de 1600 1bs de coke.I a fait remarquer que les usines en Canada suivent toujours le système primitif de réduction et qu'il est impossible avec ces procédés disprndieux, de mettre lo Canada sur le même pied que |\u2019 Angleterre pour le commerce des fers.A la baie Saint-Paul, le minerai contenant jusqu'à 39100 et mème au del} d'aci le titanique fut la cause de l'insuccès de cette usine.La réduc- t'en du fer à bas prix est une quostion de combustible et comme ceci rend le fer refractaire en proportion do sa qualité, il ne voudrait pas entreprendre une exploitation de fer qui coz.tiendrait de cet élément au-delà de dix pour cent.Quant au sable de Moisie, malgré sa qualité supérieure et pure de tout alliage, nous ne pouvons le réduire en fer qu\u2019à un prix élevé, et le célèbre métallurgiste, M.Leplay a fait d'énormes dépenses, en Russie, sur ceo ti onate de fer sans résultat avantageux pour le prix du commerce.Le fer en sable cherche toujours à diviser la chaleur au lieu de la concentrer.Il faut donc une grande dépense do combustible, A Shawinigan, où le fer contient 10;100 d'acide titanique, il aurait conduit cette usine sans douter du succès, si les propric- taires avaient fait le fournau selon les règles de l\u2019art et la forme particulière re que demandent ces fers pour les réduire, mais le fournau a été mal construit et il n'a pas voulu compromettre sa réputation parce qu\u2019il était certain que ce fournau ns pouvait fonctionner et que l'on iznorait, cn vütre, les fondants qu'il fallait employer pour la nature de ce for.Aussi, deux essais, à différentes intervalles, furent infructuex.M.Prevost parla ensuite do différents fondants, des mélanges de divers fers, des analyses et des études spéciales de chaque mine de fer pour connaître parfaitement son minerai et le traiter avec avantage par le grillage, la forme des hauts-fournaux, la qualité, la quantité, et la proportion des fondants.Il s'étendit longuement sur la découverte de puddler la fonte au moyen des gaz qui s'échappent des fournaux et qui diminuent encore sensiblement le prix do la réduction du fer.Il con.lut que, d\u2019après son expériences et sa connaissance du pays qu\u2019il a étulié soigneusement sous le rapport ae la métallurgie du fer, il est convaincu que notre miné- rai de St-Jérôme, vû qu'il est pur de tont alliage, peut se fondre, d'après les nouveaux procédés, à un prix rémunérateur sur lo marché.D'ailleurs, l'on trouvera dans l'hon.Chaplesu et ses collègues les meilleures dispositions pour nous geconder,et avec l'aide des capitaux français et le secours de messire Labelle, qui pouèse fortement le char du progrès, l\u2019on peut être certain quo d\u2019un jour à l\u2019autre la métal- lurgie du fer, dans co pays, sora conduite à bonne fin.M.Boissenu prit la parole ot remercia chaloureusement le savant conférencier do son intéressant ontrotion, Il espère que lo pays saura apprécier ses profondes connaissances sur la fonte du fer ct qu'il lui procurora les moyens, si ce n'est le gouvernement, d'utiliser des talents qui serniont si profitable: à la nation qui possède si peu d'hummes capables daus cette industrie.Il comprenait pourquoi notre fer venait des pays étrangers, tandis que cotte matière premièro était si abondante au milieu de nous, et il ne crai- goait pas d'avancor que celui qui résoudrait en Canada, le probléme difficile de la métallurgie du fer à bon marché, pourrait être appelé un unique bienfaiteur de la nation, Après les remercioments d'usage au président et au secrétaire, l'assembléo se dispersa entièremont satisfaite de la soirée.LE PRETRE ET SES ENNEMIS.Nous lisons dans la Semaine reti- rieuse de Tonrnai : Quels sont les ennemis du prêtre ?ll n'est pas un individu sur la terre, à quelque condition qu'il appartienne, qui compte autant d'ennemis que le prêtre.Soldat do l'Eglise, ministre de la loi immuable, gardien de la vérité, dispensateur des dons de Dieu, il a pour ennemis tous ceux qui ne veulent ni Dieu, ni loi, ni vérite.Les innombrables schismatiques qui ropoussent l'autorité du Vicaire de Jésus-Christ, ennemis du prêtre ; ces mille sectes d\u2019hérétiques échappés au bercail du non Pasteur, ennemis du prêtre ; ces milliers d'incrédules quo la foi inquiète et contrarie, ennemis du prêtre ; l\u2019im- menso troupeau des sensualistes, effrayés par tout ce qui pout troubler leurs plaisirs et le culte idolâtrique qu\u2019ils rendent aux sens, ennemis du prêtre ; les malfaiteurs qui entendent sans cesse sortir de In bouche du piêtre la condamnation de leurs méfaits, onnemis du prêtre ; les romanciers, los chantres de la mollesse, bas et serviles aduluteurs de toutes les passions, ennemis du prêtre ; les trans, ces fléaux do l'humanité, qui veulent opprimer sans remords, enne- du prêtre ; les conspirateurs de tous genres, qui préparent dans l'ombre Panarchie au moyen de laquelle 1ls pourront dérober le pouvoir, ennemis du prêtre; les spoliateurs du bien d'autrui, de quelque titre qu'ils so couvrent, à quelque classe qu'ils appartiennent, ennemis du prêtre ! * x % Quels sont lez crimes du prêtre 1 ll n\u2019est guère de semaine où l'on n'apprenne quolque faute, quelque crime, commis par tel ou tel individu appartenant à une classe plus ou moins élevéo de l'ordre social.11 ya des banquiers voleurs ; on a vu des nc- taires à Mazns, ot dos médecins sur l\u2019échafaud.Le pouple, à ces apecta- cles, a plus de mépris que d'indignation.Il jette une clameur de haro sur les misdrables, et c'est tout.Mais qu'un jour, un religieux, un prêtre, un frère, soient marqués du sceau de l\u2019infamie : peu importe au peuple quo cela arrive une fois tous les cinq ans, c'est-à-dire dans la proportion d'un à un mille ; alors la colère le prend, I'indignation lo transporte.Méprisant et railleur pour los autres, pour les vulgaires criminels, il devient torri- ble pour ceux-ci ; car ceux-ci ne sont pas seulemont des hommos, ce sont des guides, et, on tombant, ils ont trahi.Los autres, le pouple oublie leurs noms ; ceux-ci, il on consorvo éter- nelloment los noms dans sa mémoire, il les oxècre À jamais ; car coux-ci avaient un mandat et y ont failli ; car coux-ci avaient le dovoir de lui onsoignor la vérité, ot ils l'ont trompé.Je sais que que je touche ici une question brûlante ; mais le feu purifie, j'irai jusqu\u2019au bout.C'est ce mômo sentiment qui a fait que lo pouple prend à poine garde aux scandales donnés, à centaines.par les instituteurs laïques.Que lui importe ! Ce sont des hommes comme tout lo monde.1ls se conduisent mal ?Eh bien ! la chair ost faible, voilà tout.Mais, en revanche, que tout à coup un journal parvienne à mettre la main sur un scandale commis par un instituteur revêtu de l'habit religieux, quo Ce journal révèle co scandale ; il a beau être isolé, ce scandale, il a Lean être la proportion de un à mille ; l'intelligence et la pitié de tout à l'heure font place & cetto colère, à cotte indignation que j'ai dites.Naivement, les journalistes libéraux, qui provoquent ces sentiments violents, s'imagineat qu'ils tuent dans le cœur du peuple lo respect do l'enseignement religieux + ils se trompent.C'est le contraire.Ils n'ont fait que fournir au pouplo l\u2019occasion de s'avouer inconsciemment, mais énergiquement religieux, puisqu'il s\u2019étonne d'un coupable sur mille, tandis qu'il accepte sans lo moindre étonnement vingt autres cas analogues d'hommes comme lui.* * x Comment juye-t-on le prêtre ! Quand les laïques n'arrivent pas à contenter tout lo monde, que peuvent faire par lc mauvais temps qui court les pauvres prêtres ?L'autre jour, à la gare de Bruxolles, j'en vis un qui descendait du train.Il portait à la main un sac de voyage que se disputaient trois jeunes voyous, \u2014 Merci, disait-il, merci.Les intéressants com- Mmissionraires insistèrent ; mais l'oc- clésinstique tenant toujours son sac, continua son chemin en répétant ; \u2014 Merci, mes amis, merci.Deux élec- tours en blouse, et fumant la pipe, assistaient à cette petite scène, si fréquente dans les gares et aux abords du chemin de fer.\u2014Jules, dit lo plus jeune à son ça- marade, vois donc re Curé qui traîne sos bagages, Dommage que ce sac no soit pas une malle ; nous aurions le plaisir do le lui voir porter sur ses épaules ou sur sa tête.C'est ainsi que vous reapectez votre robe et votre caractère, M.l'abbé ! Et cela, pour éviter de donner dix sous à un ou- Vrier sans travail, c'est de l'avarice.Et ces gons-là préchent la charité, et prétendent aimer lo peuple ! des blagues ! vois-tu, Jules, \u2014Tu as raison, Louis, Le lendemain, un auire prdtre sor tait de la même gare, précédé par un commissionnaire portant son sac de voyage.Les deux électeurs do la veille étaient-là.\u2014 En voilà un propro à rien! dit Louis.S'il ne faut pas être trop fainéant pour faire porter par un autre un sic qui ne pèso pas vingt livres! Ti y à plus d'orgueil quo de Jainéantise, va, dit Jules.\u2014II y a les doux.\u2014Tu as raison, Louis\u2014 es NOUVELLES DIVERSES.La compagnie du chemin de fer de Montréal ot Sorel a l'intention de faire un embranchement do Sorel i St Ours.L'inauguration formollo de la soc- tion du chemin do for de Québec et du Lac St Joan, s'étendant jusqu\u2019à St Raymond, a eu liou samedi, M.F.F.Falardoau, assistant-maître de poste de la chambre des commu- nos à Ottawa, est décédé, hier matin, À la Jeune Loreite.M.l\u2018alardeau comptait beaucoup d'amis, à Ottawa.À In prochaine session du parle ment fédéral, une compagnie de colonisation ayant pour but do favoriser au Nord-Ouest l'immigration des juifs russes perséeutés domanders une charte la constituant légalement, Des capitalistes de Boston viennent de former une compagnie pour oxploi- ter les mines d\u2019umianthe qui se trouvent sur le parcours du chemin do fer du Nord.Lo capital de 1 nouvelle compa.guie est de £500,000.M.M.G.McConnell, do Barthie: (en haut) a expédié do Derthier cet automne plus de 15000 minots de pois et d'avoine par le chemin de fer Q.M.O.ct O, ct 100,000 minots u Montréal par bateau.On a expédic de Maskinongé aux Etats-Unis, pendant In saison actuelle 5,625 tonnes de foin, sans compter ce qui a été ex- pédi de Louiseville et do Trois-ltivieres, Chacun se rappelle, dit l'Ævénement, M.Wu Leggo, l'excellent graveur que Québec a possédé longtemps daus ses murs.M.Leggo est mainte nant établi 3 New-York, et nous apprenons qu\u2019il a vendu à une muison américaine, pour la bagatelle de 3100,000, une invention de son cru par laquelle on peut télégraphier, pourvu que ce soit sur un fil non in terrompu, 250 mots à la minut-.Nous avons annoncé, dit le rQuot:- dien, 1a formation d'une compagnie avec un capital de $500,000, pour commencer l\u2019exploitation des mines d'amiante.Aujourd'hni nous appro- nons que déjà cotto compagnie a acheté un lot considérable de terrains le long du chemin de fer Québec Central.Ou a ordonné, en Angleterre, la confection de machines qui coûteront S20,000 ct l'on fera construire en cetto ville une fabrique et un quai.Un certain nombre d'uctions ont été prises au Canada, mais la majorité des actionnaires sont américains.Un pénible accidunt est Arrivé ven- dradi au Châtoau-Richer.Un nommé Théodore Trépanier sortait du bois avec un voyage de bois do cordo que l'on venait de bûcher lorsquo d'une inanière accidentelle sa voiture a versé et la charge qu'elle contenait est venue retombor sur lo malheu- roux.Doux de ses bficherons lo rotrou- vaiont quelques instants après, mais ce n\u2019était plus qu\u2019un cadavre.La mort a dû être instantanée, d'après co que l\u2019on a pu constater.Lo malheu- roux était fils de M.Josoph Trépanier, corroyeur au Châtoau-Richer ; il était âgé de 21 ans. Monsoignour l\u2019Evôque do Montréal a nommé M.J.O.Rémillard, curé de St.Polycarpo, Vicairo Forain pour le vicariat No.6, en remplacoment du regretté Monsiour I\u2019, Brassard.Le gouvornoment d'Ottawa n reçu los tableaux qu'il nvait envoyés à l'Exposition des Arts d'Hnlifax et les placera dans la chambro de la Cour Suprôme.Ces tableaux ct les autros que possèdeut le gouvernoment formeront lo noyau d'uns galerie nationale des arts, Le bois qu'on a oxpédié [321,000,- 000 de pieds), l'année dernière, d'Ottawa ot des endroits environnants,h la Grande Bretagne et aux Etats-Unis, est estimé à 54,173,000.Le montant de pieds de bois que l'on coupora cotto année s'élève à environ 400,000,- 000.Ce qui représente uno valeur do 81,644,500.Un a réormnisé, hier, la société d'immigration d'Ottawa.M.J.Me- Currier en est le président.La société a encore en caissa una sommo de 51,200 et va demander au gouvernement d'Ontario de continuer son allocation annuello de S6 par tite, pour chaque omployé de ferme qui so sera établi dans la vallée d'Ottawa.On domandora aussi au gouvernement fédéral d'aider la société d'immigration à conduire ses opérations.D'après les slatistiques du commorce des Ininages aux Etats-Unis, dit le Moniteur du Commerce, entre les au- nées 1860 et 1850, la proportion des femmes et des hommes dans le nombre des ouvriers des fabriques s'est augmantée, pour les femmes, do 16¢- 519 en 1360 à 65,231, en 1880: lo nombre des hommes employés dans ces fabriques a augmonté bien plus rapidement que colui des femmes, tin mande d'Ottawa que Ia question Cu chemin de for de la Jonction de Pontinc excite beaucoup d'intérêt.La compagnie du Pacifique veut, parait- il, malgré la charte, s'assurer lo contrôle de toute la ligne, en donnant l\u2019entropriso à un soul homme, qui remettrait lo chemin au syndicat, aussitôt qu'il serait construit.Mais on croit que M.Chapleau ne pormettra pas, s'il peut l'empêcher, un tel arrangement.Ia fromagerie de Gore de Chatham Ont, dans 151 jours de travail, a fa briqué 45,810 livres de fromage en employant 450,331 livres de Init.Lo fromago a réalisé une moyenne de 10 centins et demi ln livre, ce qui, après avoir payé les dépenses, et ro- porté à l'annéo prochaine une somme de $100, a donné un profit de $3,201.21, qui a étô distribué aux patrons do l'établissement.Tous les intérossés se déclarent entièrement satisfaits, Lo syndient du Pacifique a, parait- il, l'iutontion Je construire sos usines à la place Carleton, à Ottawa.M.Archer Baker, surintendant en chef de la division Est du chemin, ot M.Cram ont eu uno entrevuo et M.Baker a dit que, si le consoil accordait une oxomption do taxes, les usines, seraient placées à la placo Carleton, Lo Conseil s'est réuni et a accepté, cette offre.On parle de transporter aussi à la placo Carleton les usines de Brockville et Prescott.LA FEUILLE D'ERABLE Lo G de janvier, un nommé Paul Gendreau, détonu dans l'asilo des aliénés de Beauport, a frappé un autre patient de cot institution nommé Elzéar Roy.avec un crachoir et ce dernier est mort des suites de cotto blessure, Gendreau est au jourd'hui au cachot, mais il no comprend pas la gravité de son crime.Cos doux hommes n'étaient pas considérés Comme des fous dangereux.Pendant la saison dernière, il a été pris 150,000 quintaux de morue sur la rive nord et ln rivo sud du golfo St.Laurent.Cela comprend les comtés de Gaspé et Bonaventure ct la rive nord du St.Laurent depuis Natashquan jusqu\u2019à la rivière Moisie.Lo nombro de bateaux employés à cetto pêche n été do 1,200.ll est question d'établir une manufacture d'huilo de foie de morue.On Le voit pas pourquoi cetto manufacture ne prospérerait pas aussi bien qu\u2019en Norvége, Le Nord ne nous étant pas parvenu la semaine dernière, nous n'avons pu faire mention des améliorations qu\u2019on lui a fait subir récemment.Ainai, cetto feuille a maintonant huit pages, au lieu de quatre.Nous félicitons sincèrement notre confrère de l'énorgio qui le distingue et qui lo fait triompher de tous les obstacles, Le Nor.l, on le sait a entrepris une mission, des plus patriotiques, cells de fairo co inaître les immenses ressources de la valléo de l'Outaouais ; aussi les services qu'il rend à la causo vitale de la colouisation dans cette province sont-ils de ceux qui ne sauraient être trop appréciés, Le Nord est dans cette province ce qu'est lo Munitobu dans le Nord- Ouest.Son rédacteur M.G.A.Nantol est un de nos bons écrivains; ct ses articles, ompreints du plus chaud patriotisme, sont toujours des plus intéressants.Nous souhaitons longue vie et pros périté à notre confrère ; puisse-t-il recovoir un oncouragement qui lui permette de continuer longtemps en core à sorvir les intérêts de la classe agricole de cette province.Execution de Moreau Ce matin (vendredi), à huit heures ct demie, a ou lieu, à Rimouski, l\u2019exécution do Moreau, condamné à mort pour avoir nssassiné sa femme.Lo condamné à gravi les degrés do l\u2019échafaud d'un pas ferme, s'est ago- nouillé et s\u2019est relevé sans l'aido do personne.Il n'a rien dit au sujet de son crime.1 priait coustamment.Il est tombé d'une hautour de neuf pieds, et la mort a été instantanée.11 a eu lo cou rompu ct lu tête presquo complètement séparée du tronc, et lo sang jaillissait abondamment.Deux minutes après l\u2019exécution, lo corps a été détaché de la potenco.Moreau n'a rien dit au sujet de son prétendu complice.A \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Disparition a Ste, Julie, Nous donnons ici ln substance des dépositions qui ont été données mer- crodi à l'enquête, sur la disparition do Caroline Gauthier : Auguste Lussier, cultivateur, de Ste Julie, dit : Je demeure voisin de mon père.Je suis le neveu de Caroline Gauthier.Je suis celui chez lequel Caroline Gauthier avait dit qu'elle irait coucher ce soir, c\u2019est-à-dire le mercredi soir.Mardi matin, le 18 octobre, Caroline Gauthier est arrêtée chez moi et a dit qu'elle s'en allait preudre F.X.Pariseau pour aller à Varennes, Le lendemain matin en revenant de Varennes elle est arrêtée chez nous, nous a dit qu'elle avait reçu son ar- ent et qu'elle était bien contente ; c'est la dernière fois que je l'ai vue.Je jure positi- voment que Caroline Gauthier n\u2019est pus venue coucher chez moi le 19 octobre.Moise Parisenu du Ste Julie dit : Le 19 octobre dernier, Alphonse Williams est venu me prendre chez moi.Nous sommes allés au village où nous avons pris plusieurs verres de Whiskey, Je suis revenu avec lui le soir jusque chez mon père où il m'a laissé.Nous étions tous le deux en boisson, mais il était plus ivre que moi.Il ne m'a pas parlé de Caroline Gauthier, mais je suis qu\u2019on disait qu\u2019il allait Ja voir.Il ne m'a pas dit qu\u2019il se proposait d'aller à St Marc acheter un cheval le lendemain.Je n'ai jamais parlé avec lui de ladisparition de Curoline Gauthier.Louis Charlebois dit : Je demeure dans le rang des 27, paroisse de Ste Julie, où demeurait Caroline Guuthier.Jeme rappelle que mercredi Je 19 octobre, sur le soir, j'ai vu passer Caroline Gauthier devant chez moi, Elle allait du côté de chez elle, Elle demeurnit à une cinquantaine d'arpents de chez moi, Il faisait Leau lorsqu'elle à pnsgé.Jel'ai bien reconnue, Je lui ai dit : \u2018Tu es bien pressée.\u201d Elle m'a répondu que oui : Elle ne portait pas de paquet ce svir-là.Casimir Auclair dit : Le IS octobre dernier j'ai veillé chez F X Dalpé dit Pariseau, avec sa femme, ses deux filles, son garçon, Morse Pariseau, Alphonse Williams et Caroline Gauthier.Caroliue Gauthier n dit pendant la soirée qu'elle avait reçu son ar- gout.Je sais qu\u2019elle a couché chez FOX Pariseau ce soir-là.Alphonse Williams et moi sommes partis seuls à onze heures du soir ; de chez F X Pariseau à aller chez mon pète il y à environ trentearpents, Alphonse Williams demeure à trois arpeuts de chez nous.Williams m'n quit?pres de la maison de mon père, Je l'ai revule lendemain après-midi vers une heure.[1 allait du côté du village.Je l'ai revu le 23 octobre chez Louis Messier notre voisin.Il m\u2019a dit qu\u2019il avait acheté un cheval et qu\u2019il venait de l'échanger avec son frère Philippe.Le lendemain à quatre heures je suis parti avec William pour aller à St- Bruno.Nous avons passé lu nuit chez Chaput.J'ai appris la disparition de Caroline Gauthier le 23.Williams n'avait pas un sou lorsqu'il est allé à St-Bruno avec moi.Williams nvait travaillé une couple de jours dans le mois de septembre chez un nommé Riendean, A part de quelques jours que Williams a travailié durant l'automne dernier il ne faisait rien.C'était sou père qui le nourissait.J'ai passé la journée du 19 octobre à bucher dans le bois de mon père à 10 arpents de la maison.Je ne connais pas les moyens qu'avait Williams pour acheter au cheval.Je ne lui ai pns demandé, Quand F.X, Pariseau m\u2019a dit le 23 octobre que Caroline Gauthier avait disparu, je lui ni tépondu que cela ne me regardait pas.Depuis la disparition de Caroline Gauthier, je nen ai jamais parlé et personne ue m'en a parlé.François Williams, père d'Alphonse Williams, dit qu\u2019il n\u2019est pas certain si son fils a couché chez lui le 19, IL n dû entrer très tard pour se coucher.Il a entendu du bruit peudant Ia nuit et il n cru que c'était Alphonse Willinms qui rentrait, \u2014\u2014 re UN MEURTRE.Un certain soir du mois de juillet de 1880, trois jeunes gens et deux jeunes filles passèrent une partie de la nuit dans une maison malfumée de l\u2019Avenue Colborne.On but beaucoup et uue querclle suivit ses nombreuses libitions.Une des filles voulut intervenir et ordonna aux hommes de sortir.Les misérables se ruèrent sur la malheureu- so ot In terrassdrent.Ils no sortirent de ln maison qu'après avoir roué de coups leur victime, étendue inanimée sur le plauché.La pauvre fille expirait quelques minutes après He départ de ces brutes.On ne connait pas le verdict qui fut rendu, lors de l'enquête ct lo mystère de la mort de cette fille n'a jamais été révélé.Dernièrement un officier de police, qui avait toujours cu des soupçons sur cette «'faire, apprit de In compagne de la défunte, présente à In perpétration du crime.los dg.tails du meurtre, détails qu'elle av :t tenus cachés, de crainto de tomber entre les mains des trois bandits.Hier après-midi, accompagnée de l'officier, la révélatrice s\u2019est rendue au bureau du magistrat et a donné su déposition contre les meurtriers, Deux de ces derniers se trouvent présentement au pénitencier de Saint Vincent de Paul.La police est à la recherche du troisième, D'autres dépositions, corroborant celle que vient de donner la compagne de la défunte, dor.vent être prises aujourd\u2019hui.La fille electrique qui vit encore.On lit dans l\u2019Advertizer, de London, Ontario : \u201cIl y a maintenant environ trois ans que l'Adrvertiser a publié l'histoire de la fille électrique dans le canton de Romney.L'histoire a fait presque le tour de la presse, et aujourd'hui les circonstances la remettent sur le tapis.En peu de mots disons que cette fille était tellement chargée d'électricité qu'elle ne pouvait manier aucun article en acier, Elle était une véritable machine magnétique et les aiguilles, les couteaux, ete, s\u2019attachaient à toute sa per- soune.Cette relation avait provoqué beaucoup de curiosité et plusieurs personnes allèrent visiter cette jeune fille, \u201c\u2018 Récemment elle tomba malada, et les médecins de l'endroit furent appeles.Elle eur décrivit les sensations particulières qu'elle éprouvait.Daus les jointures d'un de ses genoux elle ressentait de vives douleurs, qui parfois Ia faisaient crier, comme si une batterie fonctionnait et lui donnait des chocs intermittents.Le genou commença à eniler et In douleur se répandit dans d'autres parties de son corps advenant générlement permanente dans les articulations.\u2018Tout ce que les médecins pouvaient faire valait peu de choses.Par fois elle obtennit un léger soulagement, mais daus un temps humide où nuageux, les douleurs redoublaient d'intensité.Finalement quand les médecins eurent abandonné leur traitement, la regardaut simplement comme une merveille physiologique, tn voyageur s'arrêta un jour dans la maison.Pendant qu\u2019il prenait son repas, on lui parla de la chose et it demanda la permission de voir cette fille.Il avait été soldat dans l'armée de Crimée et en travaillant dans les tranchées autour de Saiut Pétersbourg, il avait contracté un rliumnatisme du curactère le plus sérieux, et remarquant que les symp.tèmes chez la fille étaient semblables à ceux qui s'étaient déclarés chez lui, il affirwa qu'elle soullrait d\u2019un rhumatisme.*¢ Les parents en furent remplis de joie, mais ils s'uflligérent de nouveauen se rappelant, que les médecins avaient déclaré qu'ils ne pouvaient rien faire pour ello.\u201c l\u2019ourquoi, dit le voyageur, allez-vous en- uuyer les médecins pour un rhumatisme \u2018 Ayez une bouteille de l'huile Saint Jacob.Kile m'u guéri et guérira tous les cas quelconques, Je connais beaucoup de vieux soldats qui ont été guéris de rhamatismes chroniques par l\u2019asage de l'huile Saint- Jacob.\u201d \u201c* Le conseil fut suivi, et la prétendue fille électrique est aujourd'hui prête à njou- ter son témoignage aux millers d'autres qui témoignent de l\u2019elicacité du grand re- remède allemand.\u201d À l'éditeur de l'Advertiser, de London : \u2018* Cher monsieur, \u201c\u2018 Comme vous m'avez donné beaucoup de notoriété en m'appelant lu lle électrique dans vos articles, j'ai cru que je ferais bien de vous exposer ma situation : (let elle raconte ce qui est résumé son:- mairement plug haut.) \u201c Mes parents achetdrent une bouteille de l\u2019huile St.Jacob, et c\u2019est à ce remède que je dois aujourd\u2019hui de pouvoir marcher saus douleur, et toutes les enflures des articulations ont disparu, «Votre etc, \u201c SUZAN J.Horrmas.\" \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Accident de chemin de fer.Le convoi des voyageurs de Tarrytown est venu en collision, vendredi soir, avec un train spécial de New-York, parti d\u2019Albany, à 2.40 après-midi, Deux wagons ont pris feu par un poile qui a été renversé et plusieurs personnes ont été blessées.Ona Fetiré quatre cadavres.L'arrière du train spécial se composnit de deux chars salons remplis do membres do la législatare, et l'on dit que six personnes ont été tudes, et que le sénatour Wagner est parmi les morts.Le capitaino Yule a télégraphié les dé- 4 LA FEUILLE D'ERABLE tails suivants sur cet accident,aux quartiers.généraux de la police : L'accident est arrivé à 7 heures et quart, Les chars-salous en arrière du train spécial ont été mis en pièces et ont été incendiés, et plusieurs personnes ont perdu la vie, entre autres un jeune homme du nom de Park Valentine, marié depuis mercredi dernier et qui se rendait en Floride avec sou épouse, +n voyage de noces.Les blessés sont au sombre d'ane quarantaine.11 ë avait au moins 500 passagers.L\u2019horreur de la situation a été avgmentée par le spectacle de deux wagons de l'arrière qui ont pris en «toù quelques-uns des occupants ont été rôtis,à la vue de la population du voisinage.On a vu deux femmes se tenant enlancées et prisonnières ontre la charpente de l'un des wagons et la locomotive qui a fait la collision.Bientôt les flammes les ont enveloppées.L'express \\Vestern de Chicago à New- York arriva & Albany, 23 minutes en retard, On y ajouta 15 autres wagons dont 3 wagons salons,, pour les hommes les plus marquants des deux partis politiques et plusieurs membres de la presse, Le train arriva à la jone- tion de Spuyteu Duyvel,à 7 heures, et il fallut arrêter un instant pour faire refroidir un essieu qui s\u2019enflammait.Le conducteur exécata mal l'ordre qu'il avait reçu de si- gualer le train spécial de Tarrytown, lequel allait à une vitesse de 25 mille l'heure et en tournant la courbe au sortir de la coupe dite Cullins, frappa le char palais appelé fdlewild, où il y avait 12 voyageurs.La locomotive entra dans le wagon avec tant de force que V'Jdlewild pénétra dans l'autre wagon Æmpire, à tel point qu'on jugen nécessaire de les couper à la scie et le noèle et les lampes renverses wirent le [cu aux boiseries.Les voyageurs étaient pressés entre les siéges et les parois latérales des wagons pendant que les flammes les enveloppaient.Sur les 12 passagers du /dewild, 9 sont morts et deux out éte blessés mortellement.\u2014 Journal de Québec.CHRONIQUE LOCALE.Accident.\u2014 Hier soir, vers six heures, un cheval à renversé une dame et un jeune homme, aux coins des rues Craig et St.Lambert.Pas de blessures sérieuses, \u2014John Cempbell a été renversé par un sleigh, sur la rue Bonaventure et a en la cuisee droite fracturée.1 yen aencore\u2014Ne croyez pas que parce que l'hiver est avancé,qu\u2019il ne nous en reste plus,au contraire, nous avons en mains un bel assortiment de pelleteris et c\u2019est à présent que nous vendons à bon marché, chez Dubuc, Desautels et Cie, 217 rue Notre- Dame, la oti le gros chien est à la porte.Eoineur a un Canadien, \u2014 M.A.E.Loucet, éléve gradué due collége militaire de Kingston, et fils de feu Théod.Doucet, s'est vu offrir la position d\u2019aide-de-camp à Son Excellence le Gouverneur-Général du Canada pour la session, mais son emploi comme ingénieur civil sur le chemin de fer du Pacifique, le met dans l'impossibilité d'accspter cet honneur.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.