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Titre :
Le Grognard
Hebdomadaire humoristique, Le Grognard fait suite au Canard et au Vrai Canard.
Éditeur :
  • Montréal :H. Berthelot & Cie,1881-1884
Contenu spécifique :
samedi 2 septembre 1882
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Vrai canard
  • Successeur :
  • Canard (Montréal, Québec : 1877),
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Le Grognard, 1882-09-02, Collections de BAnQ.

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[" VOL L\u2014No.MONTREAL; SAM&DI 2 SEPTEMBRE ;1882.LE NUMERO: 1 CENT.AE) S Si! A % Kee , N ANN (TE 2 SANS oii hu N Ey à ù i al i J ; * } : uw re a & 2 AES are ] ea In apices ge, N i Ra LUI.fH £ \u2026 AN ka 5 4 1S à AS Se = = By.4 VE UAL SION V, it 1 ee A fore at neg ded LT ND Nan he _ Urerre.i ~ o AEN on Smad] lon ù mis \u201cCONDITIONS : \"ABONNEMENT.UN AN.\u2026.\u2026.cocoosvov00n 50 CB SIX MOIS 211022000000 25 Cle LE NUMERO.essere reves À CL.Strictement payable d\u2019avance.Le Grogward 5 \u2018vend 8 centins la douzaine aux agents qui devront faire leurs paiements Lous les mois.10 par cont rte commission accor-lé aux agents pour les abonnements, qu'ils nous feront parvenir.Les frais de port sont à la charge de l\u2019Editeur H.BERTHELOT 1.BERTH] Bureau :.23, 25 Rue Ste.Fhérèse|, En fac> de I'Hotel du Canara .Boîte 2144 P.).Montréa FLUILLETON OÙ \u201cCROGNARD CEST UNE AVARE VII C'EST UNE AVARE.Lorsque je vous demandais, ô mon Dien, la\u2018réalisation de mon vœu le plus cher, il me semblait alors que les sacrifives les plus pénibles ne me cofiterait pas pour atteindre, lé butai désiré, et maintenant je suis tontée de dire que vous avce mis la réussite à un trop haut pix.Seigneur, qui voyez ma faiblesse et ma lâcheté, dai- gues me fortifier Ce matin, en \u2018traversant le vastibule, j'ai entendu ls cuisinière de Mme Lenoir dire A notre petite bonne: \u201cCe n'est pas la peine de fairo tant, la dévote comme mamzelle Blan: dine pour dre si avaré!\u201d Ces pa roles m'ont vivement émue, surtout parce que je crains d'être Cause que ces pauvres fmes qui attendent dg moi le bon exemple, ot uroient n'en\u2019 recevoir que lo rosndale, ne d'élpigognt de vous, à mon Dieu, et.ne méprieent votre sainte religion, ai belle pourtant liée, si vous le voulez ainsi, Sei.Eneur, mais ne permettez pus que je devienne une pierre de de scandale pour les faibles et les petits! Aujourd'hui, à une allusion blessante d'Hélène, j'ai senti de nouveau le découragement envahir mon âme; la certitude d'avoir suivi les inspirations de de ma couscience et de mon cœur me me suffit plus, ot je me demande avec anguisse si je n'ai point agi inconsidérément ou avec présomption.Mon fils, affermissez votre cœur dans le Seigneur et et ne redoutez pas le jugement des hommes lorsque votre conscience vous rendra le témoignage de votre piété.Telles sont los paro'es que je lisais ce soir dans l\u2019Imitation, liÿre sublime que jo n'ouvre jamais sind dtre consolée.Oh | oui, mon Dieu! si mon cœur était réelle- mont affermi en vous, les paroles t où i! T 4 .se os Sonminate Que jo ts hm ne seurgiont l'épranler.Seigneur, JUMBO A QUÉBEC.ce eulice d\u2019humiliutions que vous présentez à mes lèvres récalcitrantes, je l\u2019accepte, je veux le boire jusqu'à la lie, vous demandant seulement votre grâce, sans laquelle je ne puis rion.Puisse ce que je souffre contribuer à bâter pour mon père l\u2019heureux instant de son entrée daus le ciel! Oui, mon Dieu, je consens à être mô- connue, pourvu qu\u2019au jour de ma mort vous daigniez m'uccucillir comme vous appurtenant.\u201d VIII Cy MADEMOISELLE ANGELIQUE.Bien des pauvr.s familles ce- \u2018pendant eussont pu témoigner en faveur do Blundine ; car, en dépit de ses ressources bornées, elle trouvait moyen d'exercer la bienfaisance.Jamais elle ne restait | J! 3 = R 7 CHAPLEAU.\u2014Ne-craignez rien messieurs, vous pouvez grimper dessus sans danger.|Je l\u2019ai apprivoisé moi-même.:# MERCIER.\u2014A vance, Langelier, nous avons une chance.Il commence àSmaltraiter les veaux, Une fois dessus nous lui ferons abattre la clôture et la cabane qui est là-bas?morceaux de toile, des coupons d'étoffe, elle confectionnait des layottes ; tontôt, avec une laine gro:siève, mais chaude et solide, olle tricotait des bas et des chaus- scttos pour les vicillards, Parfois elle allait clle-méme porter ses dons aux indigents ; le plus sou vent clle los remettait & Mlle Angéliquo.Mlle Angélique était la nièce de M.Rambert et son auxi- Jiaire le plus dévoué dans toutes les œuvres de miséricorde entreprises par le bon prêtre.Souvent il arrive que les pré noms sont dônnés un pen singu lièrement et que les enfants ont des caractdoes ou se trouvent dans des circonstances tout à fait en opposition aux noms qu'ils ont regns.Combien de Blanche qui sont brunes, d'Aimée qu'on ne peut souffrir, de Désirée qu\u2019on souhaite dans.le néant, de Colom- oisive un instant ; tantôt, avec des be qui sont de véritables harpies, de Félix tvès-mulheureux et do Placide très-emportés | Il n\u2019en était point ainsi pour Mile Rambert : lo nom d\u2019Angélque semblait avoir.été inventé pour elle; il y avait duns toute ra \u2018porsonne, duns la suave oxpres.sion de sonrogard, dans von caline ot doux sourire, quelque chose qui n\u2019était pas de la terre, ct qui in- volontairemaont fuisait songer aux eaprus célestes.lille avait à peine accompli su quinzième année que, se sentant saisie d'nne mystérieux attrait, elle - soilicita l\u2019autorisation de se voucr à Dieu et d'entrer duns un couvent.Sa mère était trop pieuse pour s'opposer à un tel dessoin ; elle demunda seulemont à sa\u2019 fille de l'ajourner Quelque temps, afin de lui aider à elever ses frères plus jouries qu\u2019elle de quelques années.Angélique, humble et docile, se vendit aux désirs maternels ct coutinua la vie simple et laborieuse.qu'elle avait menée jusque\u2014là.Lorsque le cadet de ses frères eut été placé en apprentissage dans.la ville voisine ; gne l\u2019autre eut fait sa seconde communion, elle periss que le moment était veau de met- tro ses chors projets de retraito à exécution ; lu-Province en décida autrement.Quelques jours avant le départ de sa fl e, Mme Rambert fut frappée d'une attaque de paralysie qui lui raçit entièrement llusage de ses membroz.Angélique n\u2019hésita pas ; elle comprit que Dieu la voulait auprès de la pauvre infir- we; dureste n'svait-elle pas choisi la voie du renoucemunt et de l\u2019abnégation ?elle aurait à pratiquer ces vertus ail\u2019eurs que dans un cloître, voilà tout.Pendant quinze ans, elle vécut uniquement occupée de aa mèrs, dont l'état exigeait des soins incessants et une surveillance continuelle : les quatre dernières années, etle n'eut ménie pas la consolation de voir la pauvre infirme jouir *de sa présence et de son affection, car Mme Kambert perdit alors ses facultés intellectuelles bt n\u2019ent plus conscience de ce qui se passait autour d'ell:: ls vie animale restait seule, 4 À ÿ - ta.roy .Cetle époque eut bien des heures pénibles et douloureuses pour la garde-malade infatigable ; néanmoins elle trouva dans sa piété filiale, daus sa foi surtout, la force d'accomplir sa lourde \u201c;, tâohe, et ses lèvres ne proférèrent .jsnigis une parole de murimure et ge découragoment.Les voisins.témoingde soù inaltérable patieo- lee et héa\u2018Ÿe.ses fatigues, lui enaient'en ds quelquefois, et nsant \u2018leo Gonsoler, il se repan.aient en plaintes, sürÎu vieillesse be les maux qui én découlent.} «Ne parle£ pas ainsi, répondait Angélique, je crois que Dieu n'u permis la vieiliese que pour ménager Aux enfants un moyen de rendre à leurs parents les soins qu \u201cîle en regurent aux jours de leur enfance, et los mettre à même d'acquitter la dette de récunnnissance qu'ils ont contractée envers eux.\u201d Après la mort-de sa mère Mile Rambert se trouva complétement isolée: un de ses frères était soldat; elle ne se trouvait ni \u2018assez: bien portante pour entrer en religion : quel parti devait-elle prendre ?Son oncle, à qui elle éorivit pour lui demander conseil, l'ongagea à venir ches lui tenir sa] maison.Elle accepta cette offre Avec reconnaissance, et le dévoue-j ment, qui était la passion et].cemme la seconde nature de cette pieuse fille, trouva largement à s'exercer dans cette nouvelle position : elle devint la fille des vieillards, la mère dus orphelins, la consolatrice et la providence de tous ceux qui étaient visités par la souffrance ou l'affliction.Une sincère amitié n\u2019était formée promptement entre cette nature d'élite ot Blandine ; ces deux cœurs généreux, chaoun à sa manière, devaient se comprendre et s'apprécier ; Blandine.qui était la plus joune ot aussi la faible, reçut de cette affection un puissant secours et uno grande consolation.C'était une oasis que Dieu luiavait ménagée pour adou- sir le chemin où elle était engagée ot.qui de temps à autre lui paraissait oi sombre et ai ardu ; c'était la goutte d'eau pure et fraiche accordée à ses lèvres den- échées par le breuvage salutaire, mais amer et brûlant, de l\u2019abnégation et du sacrifice.Elle eût souhaité voir son amie fréquemment; mais Mile Rambert, tout en re sentant vivement attirée vers Blandiue, par cette raison-là même, peut-être, ne lui consacrait que de rares st courts instants; lorsque celle-ci s\u2019en plaignait dou cement : \u201c Ma chère enfant, lui répondait-clle, votre cœur seul souffre de mon absence.et j'ai de pauvres malades, des malheureux | afligés dont les âmes sont en eonffrance, en péril même: il taut aller au plus pressé.Dailleurs, ajoutait-elle avec le paisible sourire dont elie avait le secret, n'\u2019aurons-nous pas l'éternité tout entière pour nous aimer ?\u2026 \" Mme Lenoir, qui était incapable de goûter lu piété, l'élévation de cœur de Mile Angelique, blé- mait hautement Biandine de la enter, - mai, » LE GROGNARD 1882, OOMTE DE JACQUES.CARTIER, MONTREAL, 2 SEPT.Le candidat conservateur u été défuit à Jacques-Cartier ot M.Mousseau a été élu, grâce uux efforts de MM.Laflamme, Thibaudeau et de leurs cabaleurs La Minerve qui et devenuo l'orgune en titre du nouveau cabinet libéral, à la formation duquel M.Mou-seau doit mettre cos jours-ci la dernière main, en appeiant a lui MM: Mercier et Langelier, wentait lundi dernier, Comme c\u2019est l\u2019aitleurs son habitude, en disant que le vote conservateur u élé donna pour M.Mousseau, eL le vote libéral pour M.Doscarries.C'est si peu le vas qu'à SL.Laurent, où les candidats conservateurs ont toujours ou une majorité variaut de 225 à 250 votes, M.Monsseau n\u2019en a en que 130.De miôtne que dans la paroisse la plus libérale du comté, La Pointe Claireoù les libéraux ont toujours eu une majorité dépassant la centaine, Île premier ministre ventripotent a obtenu une majorité de 42 voix.\u201cIl en est de méme de Ste jAnbe qui lui a donné une majorité de 53 voix.La Minerve ment'encore lorsqu'elle veut faire ac voire que los agents de M.Debcarries à Ste Anne, étaient des Hbéraux de vieille roche; Mle Notaire Chauret, entre autres &i toujours été reconnu pour le ef des coneervateursà Ste Anne.\u201c Tout le monde avoue d'ailleurs que sans \u2019appui de MM.Luflamme; Larean, Thibaudeau ets., M.Mousseau était battu.Les fumeux cabaleurs Cauchon et Phaneuf, étaient a la solde de M.Môusseku, qui les avait chargés déja mission de geler les libéraux.\"Nos lecteurs riraient bien si nous leur rucontions ies détails des faits et gestes de ces cabaleurs à Ste Anne et La Pointe Claire, Nous y revie.drons du reste ; ces messieurs ne perdront rien pour attendre.Dans tous les cas le comté de Jacques-Cartier est encoreune fois retombé entre les mains des libéraux.P.S.A Lachine M.Muusseau n\u2019a eu que 23 voix de majorité.Ce résultat est dû au fait que M.Mathieu, avooat de cette ville, a été un certain soir parler en faveur du premier ministre dans cette \u201c (localité.C'en est fait! Le comté de Jacques Cartier l'a voulu.La province de Québec aura son Jumbo.Comme il vaut mieux endurer sa bôte que la tuer nous n\u2019assommerons pas aujourd'hui le nouveau Premier par des révélations scandaleuses.Nous lui donuerons un peu de répit.Nous allons donner un fair - |tréal au ministère Mousseau.Si les intentions qu'on lui prête LE GROGNARD.sont sérieuses nous n'anrons rien perdu par lu démission de M.Chapleau, Pour empêcher vos grogne ments M.Moasseau n'a qu\u2019une alternative celle de débarrasser le cabinet des veaux et d'y substi tuor des représentants aux convictions patriotiques On nous assure que lo nouveau ministre A consenti À douner des portefeuilles à MM.Mercier et Langelier ctà inscrire sur son programme l\u2019abolition du Conseil Législatif.Si cet arrangement a lieu, les libéraux qui ve joindrout aux conservateurs duvront-ils = être classés parmi lus veaux ?Non, dirons nous ; car M.Mercior et M, Langelier ne sont pus de cetto étoffe-li.Leur parti lesa toujours resbec.és et leur action quelle qu\u2019elle soit dans la circons- tunce, devra êlre approuvée par les libéraux bien pensants.ll y % moyen d'apprivoiser noue Jumbo ot pout-être »\u2019is-0- ciera-t-il aux rouges pour demê.ler le nœud gordien qui s\u2019est formée dans la sale babiche de notre politique.Bonne chance à M.Mousseau, en attendant qu\u2019il fasse uno pre- widre coche ma! taillée, TÉLÉGRAPHIÉ.SEANCE SPECIAL DE LA \u201cMINERVE\" Lachine 21.\u2014 aofit 9.30 p.m.M.Joseph Tassé M.P.ost passé ici ce soir avec trois valises.Pointe Claire 21.\u201410.05 p.m.M.Joseph Tussé M.P.est arrivé ici.Coruwall 21.\u2014 M.Jos.Tassé M.P.est passé par cette ville avec trois valises.Belleville 21.\u2014M.Jos.Tassé M.P.a traversé cette ville en route pour l'Ouest.Whitby 21.\u2014 M.Jos.Tassé M.P.est passé par cette ville ce matin.Toronto 22.\u2014 M.Jos, Tassé, M.P., directeur de la Minerve, est arrivé ici avec trois valises.Brampton 32.\u2014M.Jou.Tassé M, P.est passé par eette ville.Guelph 22, \u2014 M.Jos Tussé M, P.a traversé celte vill: en route pour Winnipeg.Stratford 22.\u2014 M, Jos.Tussé M.P.est passé par cette ville.Camlachie 22.\u2014M, Jos T'assé M.P.est passé par cette ville, Park Hill 22.\u2014M.Jos.Tassé Me P.est passé par cette ville.Port Hmon 22.\u2014M.Jos.Tassé est passé par cette ville.Sarnia.\u2014 M.Jos.Tassé à traversé cette ville, Détroit 22,\u2014M.Jos.Taasé M.P.est passé par cette ville.Les officiers de la douune ont saisi ses trois valises contenant de la pope: terie parlementaire.Chicago 23.\u2014M.Joseph Tass M, P.est pargé ici aujourd\u2019hui sans valises.Winnipeg 25.\u2014M.Joseph Tassé M.P.est arrivé ioi sans valises.JE DIS TOUT |.La police de sûreté vient de porter sa main rude sur un ingénieux industriel qui peut-être, avait droit À plus d'egards.Après avoir tenté sans succès, de subvenir à res besoins par les mo- yeus vulgaires du travail, il s'était dit qu\u2019il y avait mieux à faire pour ur homme bien doué que de peiner dix heures par jour dans un bureau on duns une boutique en échange de quelque maigre sa- lairo.Genéralisant la célèbre confession de Félix Arvers, il pensait que tout Ame a son secrel el que lu vie de tout homme riche à son mystère.lit partant de ce principe il avait dressé Avec le précieux concours dn Bottin, une liste de victimes uuxquelles il adressait sommation de lui envoyer, poste vestaute, une soinme déterminée, Ces avis se terminaient invariablement pur ces pureles alarman- tos : ~ \u201cSi vous n\u2019envoyez rien, je dis tout !\u201d Je dis tout I.À première vue le procédé paraît naïf; il était, au contraire, judicieux et profond : les billets de barque affluèrent au bateau de la poste restante! ! Le pêcheur en conséfences troubles reçut de tous les \u2018points de Paris des sommes variagt entre cent et ¢inq cents francs, Si j'était préfet de- police, jé ferais rurveiller avec soin oes dupes trop doci les.x\", Cette manœuvre intelligente évidemment inspirée par un sentiment psychologique très élevé, va être déférée aux tr\u2019bu- naux sous la qualification de chantage, Je ne prétends rien apprendre à personno en rappelant que\u201dl'art de \u201c faire chanter \u201d son prochain n'est bien nettument considéré comme un delit que depuis dix- neuf ans.Jusqu\u2019en 1863 cette spéculation n\u2019était punie par l\u2019article 405 du Code pénal, que quand il s\u2019y joignait une manœu- vre frauduleuse très caractérisée.Quand la question fut portée de- vent le corps législatif, Jules Fuvre ot Érnest Picard routinrent que si l\u2019imputation sur laquelle portait ln menace était fausse, il y avait escroquerie et que dès lors, la pénalité existante dovait suffire ; mais que si, au contraire, lu menace visait un fait vrai, il n\u2019y avait aucun intérêt public à protéger un coupable contre les suites de ses fautes.Or, dans le cas présent, le prévenu menaçait de tout dire : \u201c Je dis tout |\" Comment savoir si la menace portait sur un fait faux ou sur des fuits riels ?On fera sagement de condamner ce coquin, mais s\u2019il a les juges contre lui, je soupgonne que du moins les rieurs seront de son côté, + Co : u Je dis tout» myaté- vieux ot comminatoire devant lequel tant de gens estimés de leur concierge ont courbé le front avec lerreur, est Vraiment du plus haut comique.Il est digne du traditionnel : \u201c Je sais tout!\u201d dy mari soupgonneux et mal renseigné qui voudrait bien savoir quelque chose.Se représente-t-on le snisisse.ment de l\u2019infortuné bourgeois, qui reçoit, le matin, dans son courrier, entre une invitation 3 diner et un poulet à l'opoponax, le foudroyant: «Je dis tout?» \u201cOu prétend qu'avant de pordre connaissance, les noyés revoient tout d'un coup, en une récurrence rapide, l\u2019image entière de leny passé, Tel, l'homme menacé par notre génial maître à chanter.À peine avait-il lu ce billet luca.nique et torrible, il faisait avec effroi l'examen de sa conscience et fonillait les coins ob
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