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Titre :
Le Grognard
Hebdomadaire humoristique, Le Grognard fait suite au Canard et au Vrai Canard.
Éditeur :
  • Montréal :H. Berthelot & Cie,1881-1884
Contenu spécifique :
samedi 11 août 1883
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Vrai canard
  • Successeur :
  • Canard (Montréal, Québec : 1877),
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Références

Le Grognard, 1883-08-11, Collections de BAnQ.

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[" VOL.I1.\u2014No.40.MONTREAL, SAMEDI #1.AOUTZ1883.Ni-devant \u201c\u201c TE VRAI « NN SE CANARD : FLE NUMERO: 1 OENT, N et, Ç LAN yl di > Red \\ CONDITIONS : ABONNEMENT, UN AN, s.\u2026ave vo0000 vooccon 50 CHE SIX MOIS éco 25 Cls LE NUMERO.»+vses s0ssos 1 CL.Strictement payable d\u2019avance.YLe Grogmard 8» vend 8 centins la douzaine aux agents qui devront faire leurs pajements tous les mois.IV par cent de commission accorilé aux agents pour les abonnements qu'il nous feront parvenir.Les frais :le port sont à la charge de l'Editeur H, BERTHELOT Bureau : 23, 25 Rue Ste-Tlérhse En face de l'Hôtel du Canada Boite 2144 P.©.Montréal FEUILLETON DU \u201cGROGNARD| À MADAME PANTALON XIX LUNDI-GRAS CUISINIER.\u2014Non, le capitaine n\u2019en est pas amateur | \u2014Eh ben, une soupe à l'oignon, c'est friand, \u2014Non, madame Pantalon ne I'sime pas.Ah! une julicune; on met là deduns toute sorte de choses, n\u2019ost-ce pas ?\u2014Oui, toutes sortes de légumes.\u2014On peut éncore y mettre autre chose.A Marseille, j'ai mangé de la soupo aux poissons, c'était fièrement bon | \u2014Bah!.des poissons dans la soupe ?\u2026 est-ce qu\u2019ils sont frits ?\u2014Non, ils cuisent dans Ja sauce.nous avons dos goujons dans la pièce d'eau, : \u2014C'est des ablotios ot dod =a- vetiers, ° , \u2014Qa m'ert égal.Allez on pêcher et apportez-m'en pas mal.; Voyons donc ce buffet, si Martine a tout te qu'il faut pour sssaisonner ses fricots\u2026 Qi, d'est du via ordinai- %.ga.hum! bonne odeur.dront-ils longtemps ?LAVAL-VICTORIA.La tempête éclate.Les gens de Victoria veulent tenir bon, malgré la foudre qui gronde, malgré les canons, les obus et la mitraille de Rome.Tien- c'est du madère\u2026 coci\u2026 do l'eau- de-vie ; mais cela no suffit pas : il me faut du kirsch.du rhum, du rack 1.Je no veux pas fuire de la cuisine fadasse 1.je veux que cela ait du goût, du montant.Je veux enfoncer Martine.Elle fait beaucoup d\u2019embarras, la euisiniè- ro, je vas rabattre son caquet ! Allons à la cave, et ne ménageons pas los spiritueux du capitaine.Pendant que Lundi-Gras s'oceu- pe du diner, la potite troupe féminine so promène dans le village et duns les environs, annoncée par le tambour, sur lequel Martine exécute différentes marches.Le con de la caisse éveille l'attention des villageois, ils accourent pour savoir quelles.sont ces troupes qui traversent leur pays, ot poussent des oris d\u2019étonnement en voyant ce petit détachement d'amazones, dont quelques-unes sont jolies, tandis que d'autres, peu favori- séos pur la nature, ont lair trés- gauche avoc leur fusil qui les fatigue et qu'elles ne savent plus comment tonir.Sur lour chemin les indépendantes entendent diro : \u2014Tiens! c'est une mascarade ! \u2014Non, co sont des faiseuses de tours.des satimbanques.\u20140OQui.elles font tambouriner pour annoncer lour spostacle.\u2014Mais non ; vous ne reconnais- donc pas la dame du château, la nièce du capitaine ?\u2014Ah ! oui, c\u2019est madame Pautalon qui est le caporal.\u2014Estce qu'elle veut encore nommer un garde champêtre ?.\u2026 \u2014Mais non.Tenez, le père Furinoux les-suit par derrière ; il est de la troupe.\u2014Ah |! la bonne farce.A la chienlit.lit 1.lit.\u2014C'est une nouvelle ga.de na- Le gardo champétro avait rencontré les amazones, ot, au lieu de se fâcher, s'était mis À marcher avec elles, en leur criant : \u2014Mesdamos, il est de mon devoir de vous protéger ; c\u2019est M, le mairo qui me l\u2019a dit en ma char geant do vous accompagner, de peur qu\u2019on vous insulte, paice que les habitants pourraient vous prendre pour des Cosaques.Tl avait doñe fallu souffrir la compagnie du garde champôtre,| .\u2014Est-co que \u2018c\u2019est ponr nous ce qui avait beaucnup contrarié la[qu\u2019ils chantent\u2019 cela?demande petite troupe.Mais biontôt au/madame Grassouillét, père Farineux s'étaient joints] \u2014Mais cela m'en à bien l'air.tous les gamins, tous les enfants] - \u2014Bon, les voilà qui se mettent du pays on état de marcher, ct ilelà siffler maintenant!\u2026 Ah! Ja s'étaient mis, les uns à chanter[ vilaine canai.le I.CL pour accompagner le tambour, les 1 Je crois que nous ferions\u2018bjen :.autres à bifler où à imiter le orifde nous en retourner.4 1, \u2014Au pas, mesdames; au pas; de differents animaux, Alors mal dame Pantalon avait ordonné la retraite, qui s'était pas opérée facilement, parce que les amazones étaient précédéos et entourées d'une si grande quantité de marmaille, quo souvent le tambour, Martine était obligé de distribuer pour pouvoir avancer.\u2014I mesemble que nous no faisons pas bien.bon effet sur les habitants de la campagne.dit Elvina, qui marche au second rang, «ntre madame Boulard et mada- mo Flambart, \u2014C\u2019est que nous n'allons pas bien au pas, dit celle-zi.Madame Boulurd, faites done attention, vous partez du pied droit quand il faut partir du pied gauche.\u2014Ah! madame, il s\u2019agit bion de mon pied, c\u2019est mon chignon qui part.jo le sons qui se détache de dessous ma casquette.il faut absolument que je le rattache.Madamo, quand on oat sous les armes, on ne s\u2019occupe pas do son chignon.\u2014Je vous trouve .plaisante, avec vos; \u201csous les armes 1.\u201d Qui est-co qui me prête une épin- =====|gle 4 cheveux 1.Martine, en avez-vous une ?\u2014 Madame Boulard, voulez-vous bien laisser notre tambour tranquille | vous allez le faire jouer fuux.\u2014Une épingle! au nom do tout ce que vous avez de plus cher.Tout mon costume pour une épingle !\u2026 \u2014Ah! bon, -voilà les gamirs qui chantent en marchant devant nous : Malbrouck s\u2019en va-t-en guerre, Mironton, ton ton, mirontaine ! .des claques et des coups de pied Lu Tear IS © ey LB GROGNARD, » Lot \u2014\u2014 donel.\u2014Je m'en moque pas mal du past.\u2014Mon chignon va tomber\u2026 \u2014Mon Dieu, ôtez-le tout de suite, et que cela finiese.\u2026 Par le flanc gauche, mar- ol.2° ' \u2014ALtsi elle nous parle de fianc, je n'y quis plus du tout ! Ces dames pentrent au château fatigdées, harassées et d'assez mauvaise humeur d'avoir entendu crier 4 A la chienlit ! sur leur passage.: \u2014 Ces paysans ne sont pas encore; assez instruits pour nous comprèndre, dit Cézarine.\u2014Noh, dit madama Etoilé, il faut d'abord parler à l'esprit\u2026 c\u2019est par, des écrits que l\u2019on éclaire los masses! c'est notre journsl qui nous ouvrira la voie du succès.\u2014En attendant, allons dîner, mesdames, car nous avons bien besoin de nous restaurer, et le porte voix du capitaine nous ap pelle.\u2014 Oh! oui, ne lo faisons pas attendre.Les amazones ee rendent duns la salle à manger.Le capitaine était à sa place., \u2014 Allons donc, mes jeunes guerrières, dit-il j'ai déjà sonné deux fois.Je suis curieux de manger de la cuisine de Lundi-Gras.Etes vous contentes de votre promenade ?\u2014Pas trop, mon oncle; tous les enfants du village ont voulu, nous accompagner, ainsi que le garde champêtre.\u2014C'est un honneur qu'on vous rendait.\u2014Nous nous en serions bien passées | \u2014Ma chère amie, les manifestations produisent toujours de l'effet sur les hommes et amusent infiniment les enfants.\u2014Le meilleur de notre prome- nude, ditmadame Dutonneau, c\u2019est Que nous y avons gagné un grand appétit.\u2014Tant mieux ! voilà le potage, attention ! Lundi-Gras, dans eon costume de cuisinier, pose lni-méme le potage sur la table, puis se tient derrière son maître pour juger de l\u2019effet qu\u2019il va produire.Après en avoir avalé une cuillerée, toutes les dames poussent un cri.\u2014Ah! mon Dieu! qu'est-ce que c'est que cela !.\u2014Quel singulier goût 1.Ça sent le rhum !\u2026 \u2014BEt qu'est-ce que je trouve avec ces légumes 7.un petit poisson.\u2014Moi, je trouve une saucisse.\u2014Moi, un cornichon.\u2026 \u2014Voyons, mousse, quelle pots- ge nous as-tu servi Ja ?\u2014Mon capitaine, c\u2019est une julienne à la marseillaise, \u2014Mais dans une julienne on ne met que des légumes ! \u2014 Pardon, mon capitaine, moi, jy mets de toutl.C'est plus varié.Mais d\u2019où vient ce goût de rhum qui accompagne tout cela ?\u2014Je mais que vous l'simes, mon capitaise, ot c'est pour que ga ne ait pas fadasse que j'en ai|- mis un petit filet dans ce potage.LE GROGNARD.MONTREAL, ll Août 1883, A NOS ABONNES.Bon nombre d\u2019abonnés ont rempli leur devoir à notre égard.Nous les en remercions et félicitons.Plusieurs cependant sont encore en arrière avec nous ; les comptes leur seront envoyés immédiatement.Ils voudront bien, sans doute, les acquitter sans retard.Nous ne saurions faire continuellement des sacrifices pour le maintien de notre journal.A nos abonnés donc de nous remettre fidèlement l\u2019obole qu\u2019ils nous doivent Pour ceux qui nous doivent plus d\u2019une année et qui ne paieront pas leurs arrérages d\u2019ici au quinze de juillet, le journal leur sera discontinué et leurs comptes mis entre les mains d\u2019un avocat.Mais nous espérons que nos abonnés retardataires nous éviteront cette peine en payant immédiatement leurs arrérages., L'ADMINISTRATION.Correspondance de Ladéwe bauche.7\" Londres 8 août 1883.Mon cher Grognard, Après avoir lâché mes pélérins à Lourdes j'ai repris mon voyage dans le Nord.Je comptais m'\u2019arrêter à Paris pour tailler une bavette avec le président de\u2018\u2019la Légion d'honneur, mais j'ai changé d\u2019idée en apprenant que la bourgeoise, Mume Victoire, filait un mauvais coton.Le Docteur, me dit-on, lui avait defendu de sortir.v\u2019ai pris de suite mon ticket pour Londres.Rendu à Londres j'ai pris an char retier pour me mener à Windsor 4 lu fine épouvante.En arrivant devant la maison de la bourgeoise il fuisait noir comme chez le loup.Je cognai a In porte de la cuisine.Je n\u2019eus pas de réponse.J'ai clanché tant que j'ai pu et la fin la voix d'une vieille servante se fit entendre.Elle demanda qui est là?Je répondis : c\u2019est moi, Ludébauche, je viens voir votre bourgeoise, La vieille écarta le rideau vert qui était duns la porte vitrée et m\u2019examina le visage.En me reconnaissant elle me dit : Espérez la porte.quel on avait fait une attisée.La cuisinière me dit : un petit peu.Je vais vous ouvrir.Elle ôta le petit bois qui était dans la clanche et ello ouvrit J'onirai et je m\u2019assis près du grand poèle à fourneau dans le- \u2014 Mon pauvre Ladébauche, vous allez trouver la maison bien coflammati- n du pére Antoine, monter À sa cbambre à coucher.Pendant que la servante appa- et je passais le petit balai sur ma de ma cravate.vante au douxième étage.J'attendis quelques minutes À la porte de la chambre à coucher et on vint me dire que la bour- gcoise était parde à me recevoir.J\u2019entrai dans la chambre Mame Victoire était dans lit encampée sur un tas d\u2019oreillers, Elle était bien palotte et elle avait le respire un peu dru Son huleine sentait la fièvre ot ses yeux étaient un pou cailles, \u2014Vous me voyez, bien mal, mon pauvre Ladébauche, Approchez-vous un peu plus près, car je ne peu pas juser bien fort.\u2014Qa me ch«grine beaucoup madame, de vous voir ei chétie, Tous les gons du Canada qui vous aiment beaucoup, voudraient vour voir rétablie au plus tôt.Lu pauvre dame s'est mise alors à lousser et à renvoyer des flemme.Elle me dit: Passez moi donc le seuu qui est sous le iii.Je me baissai et je pris le grand seau de l\u2019état et je le mis sur une chaise à côté de la couchette.Lorsque la bougeoise fut un peu soulugée ello me dit : \u2014Mon ami, vous allez me donner des nouvelles de votre pays.Parlez moi de ma fille et de mon gendre.Il parait qu\u2019il à perdu sa place à Bytown.\u2014C'\u2019est vrai, madame, on a déji trouvé son remplaçant.Delorme et sa femme partiront dans un mois environ pour les vieux pays.\u2014Je suis bien bien malbeureu- se sur mes vieux jours.Je vais avoir Delorme sur les bras, À une eaison de l\u2019année où il est si difficile de trouver des places.J'ai encore quatre enfants igés dout jo ne suis pas encore sovrée.Les provisions sont ei chères.C'est effrayant, si vous vous voyicz mon compte de groceries.Je paie un prix fou pour la viande et je crois qu'on va être obligé de se mettre au lard salé et aux pataques, Les dépenses de ma maison me ruinent.\u2014Qa va faire ben de la peine aux gens de Bytown ot do Québec femme, rangeait pas Johnny du tout.triste.Notre bourgeoise est malade au lit, c\u2019est à peine si elle peut Be grouiller.Le docteur croit qu\u2019elle aura peut-être uno Ca lui fera bien du plaisir de vous voir, suffit qu\u2019il y a si longtemps qu'elle n'a pas eu de nouvelles de ses enfants en Canada.Attenc -z un petit brin, que j'allume uLe lampe 6: je vais vous faire reillait la lampe, j'otais ma tuque bougrine, et j'arrangeais la boucle Je montai ensuite avec la sor- de voir partir Delorme et sa Ca ne m'étonne pas si votre Rendre se trouve snubbé aujour- d hui.Tl aimait trop à trotter avec des bommeurs et il donnait trop peu de temps aux affaires.Os n\u2019ar- Johnny est devenu vieux et très capricieux.Quand il n vu que Delorme avait pris un mauvais pli, il a demandé qu'on le rempla- coches mal tailllées aux: Irlandais appris on finit par lour ressem bler.Je crots bien que Delorme ot drez ensemble, tandis que par Vous aurez besoin de lenr laver lu tête en arrrivant.\u2014Ah bedame, oui, c\u2019est bien malheureux, Mon petit fils Galles est arrivé au Canada, Vous le verrez, monsieur La-lébau he, et vous m\u2019en donnerez des nouvelles, - \u2014Assurément, #8 pars pour Québce et je luï\u2019en donnerai.Je vis qué la bourgeoise avait envie de durmir(car elle-sommen- gait à cogner des c'ous, J'ai pris sa couronng-qui était accroché à un des poteaux de la couchetto et jo la lii mis sur la tête.la chambre à pas de loup.Tout à toi LADEBAUCHE, L'EXCURSION DE3 TYPOS.Le Grognard était au nombre nes excursionistes qui ont visité Trois-Rivières, dimanche dernier.Le comité d'organisation a épuisé des trésors de zèle, d\u2019accui- vité et de prévoyance pour donner satisfaction & son monde, Les Montagnards Canadiens dans ies différents chœurs qu\u2019ils nous ont donnés, ont soulevé des tempêtes d\u2019applaudissements.Le concert instrumental donné pur l'Harmonie de Montréal à eu vomme d'habitude un succès bien mérité par le brio et la perfection de son jeu, M.Ethier, qui etait chargé des sa partie du programme de manière à satisfaire les plus difficiles, Ethier ne sert jamais de tord-boyaux à sod public, il ne fait cou ler que le nectar des dieux sous différentes formes.Il y a toujours une ombre au tableau.Le département des victuailles et le service de Ia table laissait beaucoup à désirer, Le potage était loin d\u2019être plantureux et le ragoût était un plat hétéroclite que n'aurait sas désa voué Joe Beef où le chef de ouisi- ne d'un collége de campagne.O Chiard! quand pourra-t-on approfondir tes mystères?|\" Boileau : ce, On me dit que les faignants n'aiment pas du tout M.Lens down, le successeur de voire pendre.Ils parlent de lui casser la Gueule parce qu\u2019il aurait fuit des En fin de compte, je ordis crois qu'il était temps que votre fille revint chez vous.Le régime du Canada ue lui convenait pas du tout.Elle ne ge genait pas de dire que les canadiens étaient trop rough dans leurs manières.A force d'être toujours avec des gens mal
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