La Tribune, 15 janvier 1881, samedi 15 janvier 1881
[" VOL.I\u2014No 13.MONTRÉAL, SAMEDI 15 JANVIER 1881.Le No.2 CENT.LA TRIBUN L.O.DAVID : RÉDACTEU INISTRATION.LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE Parait ous les samedis.mois.Les abonnements datent du ler et du 1à de chaque JOURNAL HEBDOMADAIRE.R-PROPRIÉTAIRE.sante, de me représentor comme un ennemi du clergé.Vous savez que je suis sensible à cos nétaques odicuses, à ces calomnies atroces et vous en profitez.Eh bien! Messieurs, je viens vous sommer aujourd\u2019hui de retirer vos injures ou de prouver que vous êtes ABONNEMENT.sincères.$1.00 Si la loi relative a I'influence indue an ee a o.50 | \u201cEt si inique, si contraire aux ensei- Le Numéro 2 Centsw.F.DANIEL, ADNINISTRATEUR LA TRIBUNE MonrréAL, 15 JANVIER 1880.Avis spécial.Comme évidemment un certain nombre de nos abonnés à la ville ne veulent ou ne peuvent pas venir payer leur abonnement à notre bureau, nous les prions.de pnyer_au porteur qui présentera fours comptes nc- leur quittés peur six mois d\u2019abonnement.Nous espérons que cotte fois personne ne tirera en arrière.Les Hommes de 37-38.Ce n\u2019est pas une demoiselle Dupré mais Beaupré de l'Assomption que M.Edouard Rodier avait épousée.Sommation.A MM, Tarte, Tassé, Désilets, Gélinas ct autres : Messieurs, Vous m'avez tous vilipendé, injurié, lorsque dans L\u2019Opinion-Publique j'ai eu le courage de dire la vérité à propos de l'élection de Berthier, Vous m'avez reproché comme un orime d\u2019avoir dit que les abus commis dans cetto élection étaient aussi contraires à la religion bien comprise qu\u2019à la loi bien interprétée, - Vous saviez lu plupart que l'inté- tt de la religion et du clergé comme l'amour de la liberté et de-la\u2019 justice, sculs, avaiont inspiré mes paroles.Vous saviez que j'avais raison, car je m'appuyais sur -ce qu'il y \u201c à de plus élevé dans l'Eglise et l\u2019Etat, sur les principes les plus élémentaires du droit, de la justice, du sens commun et do la constitution qui nous régit, Jo me suis mis presqu\u2019à genoux pour demander au clergé le droit de lui dire la vérité, Cependant, malgré toute ma modé- tation, malgré ces précautions, vous m'avez traité aveo une violence extrême, et ne\u201ctenauit pas compte de ma Tépugnance à : \u2018traiter un! a.sujet mo \u2018provoquer d\u2019une manière; bles- gnements et à la liberté de l\u2019Eglise; si les juges même ne peuvent la mettre à exécution saus s'exposer à la censure la plus violente, c\u2019est un devoir sacré pour vous de faire disparaître cette loi de nos statuts.si vous le pouvez.Or, vous le pouvez, puisque vos amis sont au pouvoir à Ottawa comme À Québec.Lu loi fédérale étant semblable à la loi provinciale relativement à cette question, il n\u2019y a pas plus de raison de la conserver que l\u2019autre.Comment se fait-il que vous n'ayiez pas cncore ouvert la bouche pour forcer lo gouvernement à agir pendant la présente session ?Vous n'oscrez pas, nous en sommes sûr, alléguer, pour vous justifier, les raisons que vous avez tant de.fois|! condamnées chez vos adversaires.Vous avez mainte fois proclamé que laisser passer une mauvaise loi ou la conservor est un acte de lâcheté, une trahison des intérêts de la religion.Rappelez-vous ce que vous avez dit et écrit relativement aux écoles du Nouveau-Brunswick et à l\u2019amnistie.Combien de fois vous avez dit quo refuser de faire ce qui est juste, ce que l'Eglise réclame surtout, afin de no pas provoquer des crises ministérielles, était une indignité! Vous rappeles-vous vos anathèmes contre les libéraux qui excusaient leurs chefs en disaut qu\u2019ils avaient fait mieux que les vôtres et qu'on ne pourrait que perdre à un changement de gouvernement ?Vous souvenez-vous de la lettre pastorale de Mgr de Montréal dont vous avez fait un si grand usage, parce qu\u2019elle reprochait aux libéraux de ne pas avoir tenu lours promesses relativemont à l'amnistie, de n\u2019avoir pas fait tout leur devoir quelles qu\u2019en fussent les conséquences, Eh bien! vu vos injures conti: utelles À mon adresse, vil surtout vos outrages aux juges et à tous les \u2018hommes raisonnables qui ont cru de: voir parler suivant leur conscience et lenr-jugement, vû vos déclarations et \u2018vos professions de foi, *'ai lo droit de vous dire, que si vous \u2018n'agissez pas immédiatement, vous êtes indignes \u2018do jtenir une plume ou d'occuper vous vous faites un*-plaisir:d'exploiter |.1a bonne foi ou la sottise humaine.Vous alles essayer d'échapper à la paroles en exprimant des désirs vagues, et en redoublant de vigneur et, de violence contre les rouges ot les ennemis de la religion, ) mais je vous, 8, tiendrai au pilogi.tante ie vous.n?fou res pas \u2018fait tout 6 votre\u201d dovoirs \u201cQuand \u2018un \u201csiégo dans lo Parlement et que|j conséquence de vos actes ot do vos, BUREAUX : 25 Rue Ste-Thérèse.vous avez entrepris de faire destituer M.Letellier, lorsque vous avez voulu obtenir des subsides, vous avez bien su prendre les moyens de réussir.Quel zèle, quelle activité dévorante vous avez montrées.Vous étiez prêts à renverser le gouvernement cé à vous allier même pour cela aux libéraux ! Eh bien, vous qui nous répétez sans cesse que les intérêts de l\u2019Etat ou d'un parti ne sont rien, comparés à ceux de l'Eglise, ne forez [vous pas autant pour la religion que vous dites en grand danger, quo pour une misérable question de parti ou d'argent ?À l'œuvre donc, messieurs, si non, le clergé, le pays entier auront le droit de dire, se servant do l'expression de M.Gélinas à l\u2019égard de M.Tarte, que vous êtes tous des marchands de religion, ot les descendants en droite ligne des pharisiens, \u2014 ces sépulchres blanchis, ces langues de vipères \u2014 qui en imposaient au peu- pic par leur zèle apparent pour la religion et flrent mourir cependant lc Christ.L.{0.DAVID.Deux grandes assemblées et \u201cdeux grands orateurs.Deux immenses assemblées ont ou lieu, la somaine dernière, à Montréal, l'une pour entendro M.Biake et M.Laurier ct l'autre M.Tuppor ct M.Mousseau, sur Ja même question \u2014 la vente du chemin de fer du Pacifique.Il y avait tant de monde, à la première assemblée surtout, que des centaines de personnes n\u2019ont pu entrer dans la salle et s'en \u2018sont retournées, La première assemblée avait été convoquée pour protester contre le marché fait par le gouvernement avec le syndicat, ct l'autre pour détruire l'effet de la première Un grand nombre sont allés aux deux, attirés par Ja curiosité et lo désir d'entendre dea orateurs comme MM.Blake, Tupper et Laurier.La question était sèche, aride, peu favorable À l'éloquence, et il fallait pour la traiter à fond non seulemont du talont mais un travail considérable, Le projet du gouvernement cst plus facile à attagner qu'à défendre, mais M.Tupper avait,\u2019 pour contrebalancer les désavantages du métrito de la question, les erreurs et les tergi- wetsations des libéraux relativement à ce chemin de fer qui a fait commettre des fautes aux deux partis.M.Blake a été mervoilleux, étonnant comme toujours pour ceux qui jugent un orateur par ls fores da ses argumonts, la hauteur dé ses \u2018idées ot Ja grandour do ses conceptions, M.Blake n\u2019a pas la voix souple,.le geste expressif, Ia chaleur ct la.vivacité, ls parole entrafiante de MM.Tupper.Ila sans doute plusieurs dos qualités extérieures \u2018dé Voratenr il.\u2018est grand, fortement constitué \u2018et sa\u2019 ate el, supeche, large, massiy \u201c 6, ils une voix bolle at.puissante ot mariis Jo ~| destinées d'une nation, sarcasme avec habiletd, mais sa force oratoire est surtout dans sa pensée, dans son argumentation.Ce n'est pus un rossignol, c'est un aigle qui nous entraîno À sa suite dans les régions les plus élevées do la raison bu- maine.Son esprit semblable à un foyer de lumière électrique, illumine unc question, en fait voir tous les plis et replis, les coins et les recoins, Ses discours sont des chofs-d\u2019œuvre sous le rapport du foud ct de la forme, ce sont des tissus faits du métal lo plus solide et le plus pur, des chaînes dont les anneaux s\u2019enlacent, se croiscat, que rien ne peut briser.Capable d'embrasser les plus vastes questions, d'approfondir les sujets les plus difficiles, il brillerait au premier rang daus le Parlement angla is comme dans le Congrès américain.C\u2019est non seulement un esprit de l\u2019ordre le plus élevé, mais un grand caractère, un caractère moral.Mais pour jour un rôle digne de son talent, de son génie, il faudra que DE.Blake attache son nom à quelque grand mouvement social et politique, à quelqu\u2019une de ces révolution pacifiques qui modifient les gio nécessaire pour jouer ce rôle ?L'avenir le dira.Quand on entend des hommes comme MacDonald, Tupper, Blake et MacKenzie, on ne peut s'empêcher do dire que nos compatriotes ont besoin de travailler pour tenir tête à de parcils hommes.Or, nous travaillons peu.Les Politloiens.Les politiciens ! Sait-on bien ce quo c\u2019est que cette eogeance ?Ami lecteur qui vous passionnez pour les polémiques de votre journal conservateur orthodoxe ou libéral ultra, vous êtes vous demandé où tout ce beau zèle, ce ton véhément, ces indignations soutenues, ces admirations sans bornes, suivant le parti en cause, avaient pu germer?Il y à dans la vio publique une classe d\u2019hommes peu nombreuso mais fort remuante, à peu près ignorée parmi nous, il y a vingt-cinq ans, mais qui aujourd'hui exerce son industrie du grand jour.Ce sont les politiciens, c\u2019est-à-dire des hommes faisant commerce de la politique, tout commo lo marchand! du coin vit de son commerce d'épiceries, Politiciens bread and butter, pain et bourre, commo le \u201cHerald de Now-York a dualifié l'espèce chez] nos voisins, et soutenant tel ou tel parti\u2019 pour vivre.N'ayant pu réaseir;|: dans leurs entroprises! privées, le domaine publio leur appartient et pour eux un hommo perdu\u2019 de nom est juste au point qu'il faut pour: on faire\u2018un représeutant'du peuple.\u2018Us savent avco qui s'entendre tout en so gardant bien dé faire trop de sottises, Pour ne pas se couper les | vivres ils*iront.parfois Jusqu'à fairê acte dé\u2019 ovine \u2018ot \"à'- pousser sur js A-till'éner-|.7 Ma W.F.DANIEL : ADMINISTRATEUR scène quelques hommes probes et honnêtes pour donner le change au public, La presse est le grand moyen dont ils disposent pour parvenir à loura fins.Vous croyez votre journal l\u2019or- gauc d'un grond parti, le champion de principes que vous chérissez.Erreur mon ami! Le grand parti se réduit à un certain certain cercle, à un ring dont on pourrait au besoin vous nommer tous les membres guottant l'instant des contrats des emplois, des sinécures.Pour ce qui est des principes cela regarde lo lecteur, mais lui seul, ct s\u2019il y trouve son compte ch bien! tant mieux«pour tous.Vous êtes catholique et vous pratiquez votre religion modestement, sans ostentation, malheureusement il vous est urrivé de dire que M.Joly était un honnête homme ou que le clergé ferait acte de sagesse, pour ne pas dire plus, en se tenant à l'écart des partis politiques dans un pays ol personne ne songe à attaquer le cu- tholicisme.Le politicien conservateur saït comment exploiter cela à son profit.Inutile de vous réorier.Protection, libre échunge, postes, cn- naux, chemins de fer, travaux publies, il ne faut pas songer à exprimer votre opinion sur ces choses, car vous êtes anathème.Etes-vous conservateur ?vous êtes convaineu, ct avec raison selon nous, que M.Chnpleau mérite les éloges et la reconnaissance de tous coux qui ont conservé le culte de notre nationalité, en s'empioyant avec succès à ouvrir des négociations d'affaires on- tre la France ot le Canada.Vous vous réjouissez également que le consul de France ait facilité ces négociations à M.Chaplenu.Ces événements sont gros de promesses pour l'avenir.Le politicien libéral ne permet: pas que l'on voie les choses ainsi.Il ne pardonne pas à un adversaire politi- quo de s\u2019ôtre rendu utilo et il voudrait le rappel du consul.Politiciens à droite, politicicos à gauche ! Que Dieu nous délivre de ce fléau! Et vous, contribuables, votre naïveté est grande lorsqu'au lieu de donner votre conflance à bon escient vous vous reposez du soin -do :vos affaires publiques sur de pareilles gens.CrroyEn, Payons, payons.Quand on pense aux millionsique la province de Québec va payer pour la construction du chemin do fer du Pacifique et ls colonisation du Nord- \u2018Ouest, pendant qu'elle est! \u2018incapable de défricher, ses propres terres, \u2018faute d'argent, on comprend: qu'au-moins les députés \u2018conservateurs\u2019 - veuillent avoir\u2018né compensation, \u2018Hélas | c'est'bieñ lo soët qué\u2019 pous avions préyu.pour \u2018notre, pauvze,pre- vince dans lai Confédération.Quelquo soit le parti au pouvoir, on nous arrache tout cé que nous avons pour\u2019 \u201cMainilobis, \"16100làmbio, \u2018le-Pdoifique, \u2018 74.BELAND, gasin {FONDE EN INA) RUE D ARTIGNY Mavaaln de Paule of depot de Journanx, 266 BUE #1, JEAN, ~ ar rec.d'epiceries,\u201d Apès avoir payés les dottes du Haut-Canada sous l'Union, notre argent, nos droits do douane et d\u2019ac- cisc vont servir pendaut vingt-cinq ou trouto ans encore à ouvrir des torritoires nouveaux aux flots de l\u2019émigration étrangère destinés à nous noyer, Tout pour la Colombie, Manitoba, tout pour le Nord-Ouest ! Nous allons jeter là des millions, pendant qu'avec cent à cent cinquante mille piastres par année nous pourrions tant faire pour coloniser notre pays ct arrôter cn partie au moins l\u2019émigration de nos compatriotes.J'avais publié dans Z'Opinion- Publique un petit article dans lequel je prenais fait et cause pour M.Trude] contre sa femme et faisais l'éloge do ses convictions ct de su sin- vérité.Plus tard je lnissais un ami exprimer dans la Zribune l\u2019opinion que malgré les sympathies dont M.Trudel était digne, la preuve fuite démontrait qu\u2019il y avait incompatibilité d'humeur entre les parties et l'affaire devrait être réglée par un partage égal.On ne me tieut pas du tout compte de ce que j'ai écrit daus L'Opinion-Publique, mais on me fait un crime de ce que j'ai luiseé publier daus la Tribzne sous une signature qui n'était pas ln mienne.Ce qui m'amuse le plus, c\u2019est que M.Tarte profite de l'occasion pour m'occuser de libéralisme.Encore ! Eh bien! vraiment, il a raison, il faut être affrousement libéral pour l'eudurer.MM.Tassé et Gélinas ont juré, comme je I'ai dit, de me rendre suspeet en cherchant dans mes actes, dans mes paroles, dans mes gestes méme, des - signes de libéralisme.ls pratiquent tous les jours ce qu\u2019ils trouvent si horrible chez M.Tarte.II y a quelques jours, M.Tassé voulait absolument savoir si j'avnis mis mon bas à l\u2019envers lo matin.On lui demanda pourquoi il voulait savoir cela.\u2014 Eh bien! il y aurait peut-être moyen, dit- il, do voir dans In manière dont il met son bas un signe de libéralisme.M.Gélinas \u2014 un jeune homme qui va cn fairo du fiel s\u2019il vit vieux \u2014 demandait, lui, à un ami si on no m'avait pus vu saluer M.Dougall du Witness.\u2014 Qu'est-ce que cela to fait, lui demanda notre ami ?\u2014 Comment qu'cst-ce- que celn me fait, reprit M, Gélinns?Muis ne voistu pas quel parti on pourrait tirer d'un fait commo celui-là ?Il y a deux hommes surtout dans la presse canadienne qui nous en voulent ct nous disont des sottises \u2014 M.Tarte ct M.Gélinas.On verra, parcequ'ils disent l\u2019un de l\u2019autre, ce qu'il faut penser do leurs injures à uotre adresse.M.Gélinas dit de M.Tarte que c'est un marchand de religion qui ruine l'influence du clergé.M.Tarte, \u2018qui n\u2019est pas le moins intelligent des - deux, lui répond : .« Vous auriez tort de vous occu- Per trop de co quo dit Jo Canada de cotemps-ci, Oetto fouille n'a plus de \u2018rédacteur responsable ; c'est un sac à -tout-mottre: Mais jo sais de source certaine que l'autour des entrefilets contro le Canadien, qui ont paru dernièrement dans co journal, est l'insignifinnce faite Homme \u2018qui a nom Aimé Gélinas et que vous connaissez, C\u2019est tout dire.» \u2026 D peut 50 fairo uno idée de la comédie qui va être jouée relativement à l'influence indue.On com.mence à dire qu'on ue peut pus s'adresser au gouvernement d'Ottawa avant que le gouvernement local n'ait fait son devoir.C'est un moyen ingénieux do passer In session fédérale.Quand arrivera la session locale, on démontrera, sans doute, qu\u2019il faut commencer par Ottawa.On renverra ainsi M.Tarte de Caïphe à Pilate et M.Tarte se laissera faire, Pendant ce temps là on insultera, on oxcom- munira ceux qui out eu le courage de dire la vérité au clergé sur cette question\u2014et ln farce sera jouée, Réformes judiciaires en faveur des classes ouvières.Dans mon dernier article, je par- Inis de la nécessité de changer nos lois ; ot, je crois en y réfléchissant davantage, qu\u2019il devient presqu'une nécessité absolue d\u2019avoir une modifi- eation dans nos lois.Il est réellement surprenant de voir toutes les semaines quelques arrestations pour parjure ou sur capias.Aux Etats-Unis l'on ne voit point de ces choses et je pense que nos législateurs devraient s'alarmer do cet état précaire et preudre les moyens les plus efficaces d'y remédier.Certes, si quelque chose peut convaincre nos Iégislateurs de lu nécessité d'abroger la loi, c\u2019est bien l\u2019état actuel des affaires.Beaucoup de personnes quittent le pays pour s\u2019exiler sur une terre étrangère et si l'on serutait la raison qui les n poussées à s'expatrier, l\u2019on s\u2019apercevra que ces gens ayant eu le malheur de contractes des dettes et étant dans l'impossibilité de les payer, sont obligés de s'éloigner du sol natal afin d'éviter que des créanciers avides ne fassent saisir leurs gages ot ne leur enlèvent les moyens de soutenir leurs familles.Que l\u2019on considère ces choses avec droiture et bonne foi et l\u2019on s\u2019apercevra biontôt de ln vérité de ce quo je dis.Nos législateurs, qui doivent être guidés par l\u2019intelligence, In sagesse, la bonté et la justice, devraient sc faire un devoir de rendre les galaires et les meubles de In demeure privéo insaisissables; onr, quel est le résultat de la saisie des meubles de ménage ?Aucun.En disant aucun je \u2018me trompe ; car, il arrive le plus sou- cent que les moubles sont vendus à vil prix ct le produit sert à poine à payer les frais.Ainsi le résultat est que l'on prive une famille de ce qui est nécessaire sans pour cela acquittor sa dette; mais on a réussi à tracasser cette: pauvre famille ct à lui ren- re le domicile à charge; ct l\u2019on force ainsi les gens A s'expatrier.Souvent on enlève À un pauvre charretier le seul cheval qui gagnait le pain do sa famille! oh! infamie! Par ces saisies de ménage, on par- viont le plus souvent à démoraliser un peuple, car l'on permet que lo pauvre soit pillé ct le faible opprimé, On prive une famille de sa seule ressource ot il faut cependant que cette famille vivo ! Elle dovient une charge pour la société.O vous, législateurs, qui dormez somptueux, pensez un peu au pauvre peuple et rendez lui la vie et lo do- micilo agréables | vous le pouvez et vous lo devez ; car vous avez juré de travailler au bien-ûtre du peuple, Avec une loi dans ce gens, les marchands vendront argent comptant et ils vendront & meilleur marché ; car, ila .ne feront plus de portes, et les geus n\u2019achèteront que suivant leurs moyens, dans de bons lits ot avez des meubles | LA TRIBUNE.Je crois que par une loi sage et équitable, nous éviterions beaucoup de parjures, de procès et do haines et In société y gammernit sous tous les rapports.De cette manière le nombre * des pauvres sera diminué, les crimes seront restrients et lu nation sera plus heureuse.Le cri de la raison se fait entendre ; il faut briser les liens de In routine et ne point trop tenir au passé vieilli qui chancelle, de peur qu'il ne s'é croule sur nous et ne nous ensove- lisse sous ses ruines.Il faut de toute nécessité rendre les procès difficiles; car Je droit qu'ont les gens de plaider pour des choses futiles, cause des ruines, des haines et des parjures ete.Si vous voulez vous convaincre de la vérité de mes assertions, suivez les cours de justice ct vous en sortirez certainement dégoutés.Je crois que si le gouvernement adoptait une loi dans ce sens, nous nous verrions débarrassés de toutes les sangsues qui profitent de la gûne pour soutirer de l'argent aux pauvres.Les journaux qui sont favorables à la réforme que je propose, devraient s\u2019en faire les avocats et demander à la législature de s\u2019en occuper.Les représentants du peuple qui oot à cœur de travailler pour le bien public devraient aussi y voir.Lupovicus.Nous nous faisons un devoir de publier la lettre suivante que nous adresse M, Racicot, député de Missisquoi, Nous nous contenterons de faire remarquer que nous ne pouvions peuser à lui, lorsque nous avons dit qu\u2019on avait le droit de scupçonner les motifs de ceux qui se séparent de leurs amis politiques et acceptent immédiatement après des faveurs de l\u2019autre parti, puisque M.Racicot n\u2019a rien eu jusqu'à présent.Quant aux congeils que nous lui avons donnés, nous les croyons sages; nous persistons à dire que M.Racicot ne peut considérer comme une coalition le passage de trois ou quatre députés d'un parti dans l\u2019autre, et il devrait admettre qu\u2019on a le droit d\u2019avoir des doutes sur la pureté des motifs de celui qui sans de graves raisons passe à l'ennemi et en reçoit immédiatement des faveurs.Monsieur le Rédacteur, Je viens de recevoir La Tribune du 24 courant et d\u2019y lire attentivement votre article intitulé « Coalition, » que j'ai coupé et collé dans mon Scrap Book pour le conserver pré ciousement.Je ne prondrai pas la peine de réfuter l\u2019insinuation, peu bienveillante, qu\u2019en votant pour le renversement de l'administration Joly, j'étais influoncé par quelqu'intérêt personnel ou quelqu\u2019espoir de faveur ou de récornpense ; il me semble que l\u2019intelligent rédacteur de La Tribune aurait pu se dispenser de se faire, au bout d'un an, l'écho de cette ridi- oule accusation, inventé par quelquo désappointé immédiatement après la défaite.Je ne parlerai pas non plus de la curieuse comparaison que vous faites entre les \u2018devoirs d\u2019un député et ceux d\u2019un soldat a qui quitterait « les raugs pour passer à l'ennemi et « tirer sur ses compagnons d'armes; » commo « les députés du peuple, au lieu do travailler tous ensemble franchement, loyalément et consciencien- sement pour le bien général de la province, devaient s0 diviser on deux camps ennemis, \u2018passer leur temps à sc queroller ot à jouer à la bataille, en sc tirant, je suppose, des balles rouges ct bleues, et devaient allégeance à un chef de bande ou de parti et non à leur pays ! Je n'ai que le terups de référer au cinquième paragraphe de cet article, dans lequel vous suggerez à Messieurs Flynn.Pâquet et leurs amis « de /or- « cer M, Chapleau à s'entendre avec « les chefs du parti libéral, dussent- «ils pour cela s'effacer ct snorifier « leur intérét personnel, » (encore ce u diantre d'intérêt personnel 1) et vous ajoutez : « On dit que c'est a « position que M.Racicot a l\u2019inten- « tion de prendre à la prochaine ses- «sion, ete.» D'abord, je serais eu- rieux de envoir, M, le Rédacteur, qui vous a dit cela.Vous croyez sincèrement sans doute que cette suggestion de réorganisation du Cabinet, pour former ce que vous appelez une véritable « coalition » n'est pas faite dans l'intérêt porconnel de ces chefs du parti libéral auxquels vous faites allusion.Cependant l\u2019idéo de forcer M, Chapleau ne me sourit pas, je vous l'avoue ; je n'ai jamais aimé à forcer personne; et commencer ce violent exercice, en m\u2019att*quant à un athlète redoutable comme M.Chupleau, serait une témérité impardonnable de ma part ; j'y perdrais, j'en suis sûr, mon temps ct mes pines, Mnis pourquoi ces changements duns le cabinet?Qu'importe nu peuple que ce soient Pierre et Jacques ou bien Paul et Simon qui soieut ministres, si ses affaires vout bion ?Or, votre article ne prétend pas qu\u2019elles vont mal.Je ne dis pas que le ministère Chapleau soit la perfection même ; mais on admettra que c'est une amélioration considérable sur le ministère précédent.Avant de demander des effaçements ou des changements, dont je ne vois pas ln nécessité, je voudrais me persuader que cette tontative de « véritable coalition, » que vous paraissez désirer si ardemment, ue feru pas plus de tard que de bien à la province.Non, mon cher Rédacteur, je ne suis pas con- vnineu de l'excellence de votre con- scil.Ceux qui voulaient Franchement l'union, la paix, la conciliation, auraient dû faire comme moi, supporter la motion de M.Lynch lors de la crise, et se joindre à nous; il en cst encore temps, que tous les hommes de bonne volonté, les hommes modérés, les vrais patriotes, ceux qui ne sont pas à ln recherche de portofeuilles, d'emplois publics ou de faveurs ministérielles d'aucune espèce, mais qui veulent sincèrement et uniquement le plus grand bien de lu province, s\u2019u- Dissent ensemble cordialement pour donuer le frane jeu à l'administration actuelle et ln supporter tant qu'elle continuera à bien faire, même si les talonts trancondants de quelques hommes d'élite restent encore inappréciés peudant quelque temps., Soyez certain que pour ma part, quand M, Chapleau ct ses collègues nuront démontré qu\u2019ils sont aussi incapables que leurs prédécesseurs de conduire In barque, jo n'hésiterai pas un ins tant à voter leur déchéance et à tâcher de les remplacer par des meilleurs.Jo regrette de ne pouvoir travailler à la réalisation de votre gou- hait, tel que formulé dans votre'article, malgré le vif intérêt que vous voulez bien portor à ma réputation.Oroyez-moi, M.le Rédacteur, \u201cVotre servitour et ami, Einisr Ragicor.Swectaburg, 28 décembre 1880.=\u2014 En quinze mois 27 meurtres ont té \u2018Commis à Ban \u2018Francisco.\u201cAucun dés meurtriers n'a été puni par la loi.= Une idée qui vient un pou tard, mais n'en est pas moins bonne, Pourquoi dans des dîners patriotiques comme comme ceux qui ont eu lieu dernièrement à Montréal, na trouve.t-on pas moyen de faire chanter quelques-unes de mos chansons cana- dienves par nos voix les plus populaires ?Quel succès auraient eu au dîner donné aux délégués français le « Drapeau de Carillon n chanté par M.Lefebvre ou M.Lavoic et « Avant tout je suis Canadien » par M.MailletŸ Comme on aurait bien accueilli la substitution de ces chants patriotiques à deux ou trois discours plus ou moins intéressants ! Les hommes forts.Milon porta sur ses épaules l'espace d\u2019un'mille, sans arrêter, un bœuf de quatre ans, le tua, la course finie, d'un coup de poing et le mangea dans une journée.Sa force musculaire était si grande qu'il s'attachait une corde autour de la tête et la brisait par la seule tension de ses veines, Ses repas ordinaires consistaient Ce vingt livres de viande, autant de pain et quinze chopines de vin.Polydame, de Thessalie, était d'une taille et d\u2019une force énormes; on dit que sans autres armes que sc bras il tus un lion furieux.Un jour il saisit un taureau par les pattes de derrière et l'animal ne put échapper qu\u2019en laissant In corne de ses piels entre les mains de l'athlète, L'empereur Maximilien avait au- dessus de huit pieds, et comme Milon de Crotone, pouvait mettre en poudre la pierre la plus dure en la pressant avce ses doigts ; il brisait aussi d'un coup de picd la patte d\u2019un cheval.Le bracelet de sa femme lui sorvait de bague et il mangeait à un repas ordinaire soixante livres de viande.Tophan un anglais, né en 1710, prenait une barre de fer ct la pinit de manière à s\u2019en faire un collier, Une nuit, trouvant un soldat endormi, il le mit avee sa guérite sur ses épaules et le porta à un demi mille plus loin.Quand le soldat se révoilla.il fut fort surprie de ge trouver sur le mur d\u2019uue église en voie de con:- truction.À lu suite de querelles de- mestiques il se suicida, étant encore très jeune, Le fameux Scauderberg, roi d'Al banie, qui naquit en 1414, était très grand.Il a accompli avec son épée des tours de force qui n'ont jamais été égalés.Il coupait en deux avec un cimetere un homme couvort:d'une cotte d\u2019armes ou d'une épaisse cuirasse.Un jour ou amena devant lui deux individus qui avaient maltraité des Albanais, furieux, il les coupa en deux d'un seul coup de cimeterre.Maurice, comte do Saxe, avait hérité de la force de son père, II avait surtout dans les doigts une vigueur extraordinaire.| Ayant un jour besoin d'un tire-bouchon ct n\u2019en trouvant, pas il s'impatienta, prit un gros clou, le tordit et en fit un tire-bouchon avec lequel \u2018il, déboucha douzo bouteilles do vin.Une autre fois, étant chez un-forgeron, il s\u2019amusa à casser avec ses mains et -À séparer cn deux tous les fers à cheval qu\u2019il put trouver.} Si l'histoire ne ment, pas Phatyllus de.Orotone pouvait d\u2019un seul aout franchir une espace de 66 pieds, _ I existo on Hollands des mai sons, mortnairas où onfdépose les avres des persondos mortes do maladio contagiguso.iy à ou, bien: dos fois:dans cea pp MST TR k t t A +3 A i 3 Vy établissements, des fausses alertes.Jeo n'on citerni qu'une qui fit «rund bruit.C'était en Hollunde.Plusieurs cadavres étaient dans In sallo funèbre, ayant on main, selon l'usage, le cordon de la clo che d'alarme que le moindro mouvement pouvait faire rotontir.Tout A coup un tintemont, sinistre comme un glas, vibro duns ja nuit, Le gardien boudit, court à la salle ; tous ses hôtes vont là.ineried.\u2014J'ai rôvé, se dit l'homme on regugnant su couche; mais un nouveau coup de cloche, bref, incisif, le force À so lever de nouveau.Il retourne au caveau.Rien.Mais à peino a-t-il le dos tourné que lu sinistre cloche tinto on Core.Le gardien s'enfuit éperdu, en criant au secours.On accourut et voici ce qu'on remarqua.La main qui tonait ln cordo était appuyée =ur l'abdomen, ot sous l'influence de In décomposition, cet abdomen, -e dégonflant, faisait baissor la main par saccudes où sonner la cloche.Le gardien, dit-on, en dovint fou, x, l\u2019armi les chieus les plus célèbres du Mont St-Bernard on cite Jupiter, Drapeau, et surtout Burry.Une lemme et son enfant étaient passés un jour près du couvent; quelques heures plus tard, une tempêto de ucige éclatn, et Jupiter, qui avait vu passer ln femme et son enfant, s'é lança de lui-même à leur secours.Il les trouva tombés tous deux daus un précipice où la neige les engloutissait.Incapable de lus tirer de la, il se mit a nboyer avec taut de force qu'il fut vutendu du couvent.Les moines accoururent, et sauvèrent la amère ct l'enfant.\u2014 le feu veuait de se dé vlarer dans une maison de Now.York ct une colonne ardento traversait In toiture.L'escalier était en flammes.Ln fumée produito par l'in- vendie fut pour ceux qui habitaient cette maison le p emier signal du danger.La panique s\u2019empara deux, llusieurs voulurent monter ct sc sauver parle toit.Mais malheureusement le ciocket qui retonait l\u2019écoutille était trop serré et ils ne purent l'ouvrir de suito ; mais aussitôt qu'on fut parvenu A le faire céder la flamme s'élauça à une hauteur de quinze pieds avec un bruit strident.Tout le bois de ln bâtisse prit feu.Ce qui empêcha toute fuite dans cette direction, Ailleurs le salut était également impossible ; plusicurs sautèrent par les fenêtres.Un jeune garçon du nom de Oarles Mokanna parvint à foree d'héroïsme à sauver trois personnes, Il était dans uno chambre avec sn petite sour, un bébé de cinq mois ct deux de ses frères respectivement âgés de-trois ct sopt ans.Sa mère était sortic ; il venait de mettre son habit et son chapeau, ct, ses livres sous le bras, il se préparait à se rendre à l\u2019écolo.Il avait ouvert le porte et était retourné donner un baiser à l'enfant dans le berceau, lors- \u2018qu\u2019une langue de feu pénétra dans la Pièce.Avec uno présenco d'esprit admirable il ferma la porte.Prenant alors le plus jeune de ses frères dans ses bras il se diriges vers la fenêtre.Le selut était impossible.II orin sux hommes qui étaient dans la cour: « Attrappez le bébé, » ot mesurant de Vasil In distance il lança l'enfant das les Lr£3 de ceux qui se préparaient à le recovoir.Sans attendre de connaître lo \u2018résultat de son note, il voulut aussi s'emparer de son autro frère pour le sauvor de In même fa- «On; mais ce dernier résista aves une force que lc brave garçon no put Yaïncre.« Attends un moment », dit- ee il, en le plaçanc au milieu de la chambre, et s0 débarrassant de son habit et reculant dans le coin du lu pièce il prit sou élan vers ln fenêtre, saisit au passage son frère abasourdi et le lança comme l'autre dans les bras vigoureux qui l'atteudnient.Restait encore le bébé nu berecau, Il l'enveloppa à In hâte dans quelques vêtements ct sc couvrant lui même d\u2019un grand pardessus il prit l'enfant dans ses bras et s'élança dars la direction de la fenêtre.Là le héros regarda avec calme les flammes qui l\u2019entouraient et la fumée qui le cachait presqu\u2019entièrement aux yeux des spectateurs, Ou lui erin d\u2019en bas de jeter 'enfunt et do sauter ensuite lui-même; il fit de la tête un signe négatif.Son sang froid ne l\u2019abandonna poiut, et choi sissant lo moment où les flammes lui laissaient une éclaircie, il commença à opéror la descente ln plus dangereuse qui se puisse imaginer.De poste en poste il atteignit le dernier pallier que le feu n\u2019avait pas détruit et enveloppant la pauvre petite dans le grand pardessus il la laissa aussi dou- cemient que possible choir dans les bras de ceux qui avaient déjà reçu ses doux frères, Puis il sauta lui- même ct demanda : « mon frère est-il blessé?» Même dans ce moment d'excitation la foule salux le héros do ses applaudissements et l'on porta les enfants à ln pauvre mère qui les croyait perdus.\u2014A Somerset, dans le Kentucky.1'opinion publique est fortement prononcée eur In question des maris infi- ddles.M.Love appartenait à cette classe de délinquants.Sa femme or ganisa une bande contre lui.Il s'enfuit en toute hâto, lnissant derrière lui son habit, sou pautalon, ses bottes, et ln foule qui le talonnait.Au bout d'uu mille il fut capturé et pendu aux branches d'ua arbre, la tête en bas.Il était presque gelé A mort lorsque deux heures après un prédicant, rewpli d\u2019humanité, I'arracha 3 cette position.\u2014Ella Higgins, fille d'un pauvre mineur de Dunmore, en Pensylvanie, voulait être miso aussi bien que ses compagnes pour un bal auquel elle devait aller et fit, dans un magasin, des emplettes considérables au nom d'une de ses voisines qui, disnit-clle, dovait payer la note.Lorsque le marchand apprit lu façon dont il avait.été trompé, il prit des mesures pour la faire appréhender.L'officier chargé d'exécuter le mandat trouva la jeune fille pendue A un des soliveau de la maison qu\u2019elle habitait, \u2014Anun Beckley, de Logansport, ayant résolu de donner à Bayard Daily, son prétendu, ln préférence quo réclamait Henry Carsinder, en prévint co dernier lors de ln dernière visite qu'il lui fit.II partit.Daily le rencontra à la porte.I! entra chez Anna ct lui domanda Un couteau pour tuer son rival.Elle refusa.Alors il s\u2019empara de force de l'arme qu\u2019elle lui refusait et l\u2019égorgea elle mêmo, disant qu\u2019elle no vivraic pas pour celui qu'elle venait précisément d\u2019éconduire.\u2014Un couple, en tournée de noce, arriva dans un hôtel de San Francisco.L'\u2019époux dit à l'épouse qu'il n'avait plus d'argent ct qu'il ne savait cominent s\u2019en procurer ct que ce qu\u2019ils avaient de mieux à fairo était de sc suicider.Elle goûta ln proposition ct suggéra l'emploi du laudanum dont elle avait une bouteille, Ils divisèrent In poison en deux ct le rirent.L'hommo cn mourut, mais a dose n'ayant pas été suffisante pour In femme elle est rovonue à ln vie, \u2014Un journalisto anglais rapporte l'histoire du mariage de M.de Les sops avec celle qui est aujourd'hui son épouse |.Elle était depuis douze uns en visite au château dont elle cat aujourd'hui la châtelaino.Elle avait pour nom de famille, de Braga.C'était la perfection do la créole fran- ise ot clle était très romanesque, Bllo s'était tenue au courant des diffi- oultés matérielles et diplomatiques que M.do Lessops avait surmontées en Egyvto, à Paris,et à Dordres ct du courage qu'il avait su déployer lorsque, consul à Alexandrie, il avait secouru, les français attciots de la te.Ces\u2019 récits Vimpressionndrent somme le récit des exploits d\u2019Othello LA TRIBUNE improssionnait Desdemoun.Son cs- prit chevaleresque, ses manidres distinguées ec vourtoises, sa vivacité enchantaient une jeune fille accontumée aux allures indolentes des planteurs de l'Isle de France, Elle était à La-' Chesnay lorsque toute l'Europe s'occupait du paruchèvement de l'entreprise de Suez.Mademoiselle de Braga devint silencieuse ct solitaire.Un jour, dans le jardin, elle vit Mde Lesseps qui se promenait sur la terrasse.Elle cueillit une rose et s'approchant de lui le supplia de vouloir bien la porter au diner.TI lui demands si elle ne pensait pas plutôt A son fils.Elle répondit que c'était pour lui-même.11 lui expliqua qu'il dépaessait la soixantaine et qu\u2019elle v'avait que dix-neuf ans.Elle ré pondit que cela ne l'oceupait guère, qu'elle n'avait jamais songé à son fixe et qu\u2019elle ne pensait qu\u2019à sa célébrité et à sa bonté, Enfin clle lui déclara qu\u2019il était pour elle le beau idéal.Je moyen pour un homme habitant la côte ensoleillé des l\u2019yren- nées de raisonner les sentiments que cet aveu fit surgir en lui.Mademoiselle de Braga eut le temqs de réflé- shir, et do Lesseps lui fit entenare que sou amitié pour elle ne serait au- cuvement nltérée si elle changeait d'avis fmêmo après la publication dcs bans, Je mariage eut lieu lors des fêtes de Suez.\u2014Derni¢rement un jeune Saxon cotra dans un bal, à Schwarzenbourg, ayant à la bouche ce qui paraissait être un cigare.Il s'approcha d'une bongie comme pour l'allumer, et l'en cntendit une terrible explosion.Jies lumières s'éteignirent, les murs de la maison furent ébranlés, plusieurs persounes furent couverte de sang et le jeune homue eu question réduiten pièces.Il s'était tué au moyen d\u2019une cartouche de dynamite.\u2014Le mariage, vous savez, est une lotterie.Quolques fois c'en est une très compliquée, comme dans lo cns qui vient d'être jugé par la cour =u.péricure de Chicago.William A.Sloan épousa une femme do l'Ohio ct sc rendit ensuite dans | [own où, grâce à un avocat du lieu, il obtint un divorce.Le jour du divorce il épousa une autre femme dans l\u2019Iowa, mais les cours de cet état déclarèrent ce mariugc nul et illégal.Récemment la cour de Chicago n declaré qu\u2019en vortu des lois de l\u2019Illinois le divorce tel qu'obtenu était valide.Grâce à ces décisions contradictoires Sloan qui a eu des enfants de ses deux femmes ne peut vivre légalement avee aucune d'elles dans certaines limites prescrites, bien qu'il puisse fort bien lo faire dans l'lowa avec en femme de l'Ohio et dans l'Illinois avec colle de l'Iowa.\u2014Jersey a produit un prodige musical dans la personne de Ernst H.Schelling, un onfant de cing ans qui exéeute lz musique de Mendelssohn, de Becthoven et d'autres maîtres avec uuve habileté ct unc grâce qui étonnent les connaisseurs.Ernst est né à Belvidere, N.J.; sn ressemblance avec Mozart et la facilité avec laquelle il est parvenu à se rendre maître du clavier avec une main qui a de la peino à prendre un octave est étonnante.Loin du piavo il est aussi dissipé que les autres enfants.\u2014Dix-sept femmes de Star Ciy, dans l\u2019Indiana, sont en ce moment poursuivies devant les tribunaux pour être entrées dans l'unique buvette de cette ville, avoir vidé les boutoi les, brisé la verrerie ct défait les comptoirs à coups de hache, John Empey avait perda le goût de vivre depuis la mort de sa femme; mais il ne voulait pas tromper ses crénuciors en s0 suicidant avant d'n- voir payé ses dettes, Il fit donc un oaloul pit lequel il établit qu\u2019en travaillant rudement pendant trois semaines, il s'acquitterait de tout ce qu'il devait.Au bout de co temps, n'ayant.plus un sou do dette il mit le portrait de sa femme sur see lèvres ct un pistolot sur son cœur.Demandez le-Fil en bobine de Chadwicks.G BOIVIN | FABRICANT DE CHAUSSURES EN GROS.Maison établio en 1859, Le souseigné, touten remerciant sa clientèle de son bienveillant patronage est heureux de porter à In connaissance du public qu'il a remporté \u2018les succès suivants à 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Company, Forp- Neon Railroads and Steamboals, &o & Buddenberg, New York Engi- Schaefer and manufucturers of Patent Steam Hydraulic Vacuum Gauges, Revolution Counters, Indicators, &c.An Wilkes & Sons, Bordeslny Metal 7 abe Works, Birmingham, Manufketurers of tho Patent Senmless Copper Tubieg, Copper and Brass Wire, &c.oor, IV ginm, Traversing Hone ing Jacks, i kinds of Hydraulic machinery, Weston's Diffurential Pulley Blocks, te.Gokn Moncrieff, North \u2018British Glass Works, Celebrated Gauge Glasses.Lister's Patent Loomottvy Firé Grate, t Holdfasl Washers, for Or ng the Nuts of Iish Bolts, Bolts for Bridge Work machinery, Engines, Rolling Block, ke, Montreal 20 fiovembro 1880, \u2014__ FEUILLETON DE © LA TRIBUNE * Mademoiselle de Soudéri.(Suite.) Gardé avec précaution, mais sans qu'on l'écouto, il pourra tout vous avouer.Vous n\u2019avez, du reste, rien à craindre do co misé- rablo ; j'on répond sur ma vie.Il parle do vous avec la plus pro- fondo vénération; il jure que lo destin sinistro qui l\u2019a ompéché do vous voir plus tôt l\u2019a seul précipité dans l'abïme.Enfin, il vous sera pormis de no révéler quo co qui vous conviondra do votre on- tretion avec lui.Peut-on moins exiger ?\" Madomoisello do Scudéri resta quelquos instants pensivo, silon- ciouse, les youx baissés.Il lui sombluit qu'elle devait obéir à la justico célesto qui la choisissait pour découvrir un itorrible mys- tèro : olle sontait d'aillours qu\u2019elle no pouvait échappor à cos liens étranges dans lesquels, sans l'avoir voulu, cllo go trouvait onla- cée.Pronant tout à coup sa résolution, ollo dit avec dignité : \u2018* Dieu mo donnera du courave ot do la formeté* Amonez ici Brusson ; jo voux lo voir.\u201d Do mème quo lo jour où Brusson avait apporté la cassette, on frappa à lu porto vors minuit.Baptisto, instruit do cetto visito, ouvrit la porto.Un frisson glacial s\u2019empara do madomoisollo do Scudéri lorsqu'un sourd murmure ot des pas répétés lui révéléront quo los soldats composant l'oscorto de Brusson sc ré- pandaiont dans lo corridors de la maison.Enfin, Desgrais ontra ; dorrière lui était Olivier, délivré de ses chaînes, ot vonvenabloment vôtu.¢ Madomoiselle voici Brussun,\u201d dit Dosgrais on s'inclinant respec- tueusomont ; ot il sortit do la chambro.Madomoiselle de Soudéri, le visage pâlo, lo rogardait sans pouvoir proférer uno parole : sur aes traits, ravagés par lo chagrin, par lo désospoir, on distinguait en- coro l'expression la plus puro do loyauté.Plus mademoiselle do Scudéri obsorvait la physionomio du jouno homme, plus ello sentait ronaîtro dans sa mémoire l'image d'une personne chério, dont elle no pouvait copondant so souvenir quo confusémont.Toutes ses fra- yours so dissipèront ; ollo oublia que lo meurtrier de Cardlilac était À gonoux devant ello, ot lui parla avec l'accont d'aménité eb do bienvoillance qui lui était fa- milior, \u201cEh bion, Brusson, qu'avez- vous à mo diro ?\u201d Colui-ci, toujours à gonoux;soupira plus pénibloment-\u2018énéôro, ot répondit avec donleur: \u201c O ma digne, ma vénérablo domoisello ! n'avez-vous donc conservé aucun souvenir de moi ?\u201d Mademoisollo do Soudéri, le regardant plus attontivoment on- core, répondit qu'à ls vérité olle croyait distinguor sur son visage une ressomblanco aveo une per- sonno qu'\u2019ollo avait aimée ; que, grâce à cetto ressomblanco soule, olle avait pu vaincro l'horreur profonde quo lui inspirait un meurtrior, et qu\u2019olle était prôte à l\u2019écoutor.Profondément blessé par ces parolos, Olivior se leya vivoment ot fit un pas en arrière, baissant sur le parquet ses regards sombres.Puis il dit d\u2019'uno voix sourdo: \u201c Avoz-vous donc ontiè- remout oublié Anne Guiot ?O'est son fils Olivier, c\u2019ost l\u2019enfant que vous avez si souvent bercé sur vos genoux qui cst là devant vous.\u2014Au nom do tous les saints | \u201d s'écria madomoisolle de Scudéri en so couvrant lo visage de ses doux mains et retombant sur son fauteuil, Ello n\u2019uvait que trop de motifs d'éprouver cotto violonte émotion, Anno Guiot, la fille d'un bourgeois appauvri, avait été, con- fiéo, dès son enfanco, à la commisération do madomoiselio do Scudéri, qui l'avait élevéo avec lo soin ot la tendresse d'uno mère.Lorsqu'elle fut devonu grande, un beau et honnéte gargon, nommé Claude Brusson, la domanda en mariago.C'était un habile horloger, qui no pouvait manquer de gagner aisémont sn vie A Paris; et comme Anne l'aimait, mademoiselle do Scudéri n'hésita pas à consentir au mariage do sa ille adoptive.Les jeunes époux entrd.rent on ménage, vécuront d\u2019uno vie heurouse ot paisible, ot la naissanco d\u2019un charmant enfant, image vivanto do sa mèro, vint encore resserror lours lions: Mademoiselle de Scudéri fit du petit Olivier unc idole ; elle l\u2019onle- vait À sa mère pondant des hource, des jours entiers, pour le combler do caresses.L\u2019enfant s'attacha naturellemont à elle, ot en vint à rester près d'ollo tout aussi volontiers qu'auprès do sn mère.Trois ans s'étaiont écoulés, lorsque la jalousie des confrères de Brusson lui porta tant de préjudice, qu'il vit son travail diminuer do jour on jour, ot qu\u2019onfin il eut beaucoup de poine à pourvoir à sa subsistanco.Alors le désir do rovoir Gondve, sa vilo natale, s\u2019'empara de lui ; ot la petite famille partit pour la Suisse, malgré les instances do mademoiselle de Scudéri, qui avait promis de la soutonir.Anne écrivit quelquefois à sa mère adoptivo ; puis tout À coup celle-ci, n\u2019entendant plus parlor d'elle, pensi quo lo bonheur dont ollo jouissait dans la patrie de Brusson no lui permettait plus de so souvenir du passé.Il y avait environ vingt trois ans que Brusson avait quitté Paris avoe sa femme ot son on fant pour so rotirer & Gendve.\u201cOh! quello horreur! s'écrin mademoiselle do Scudéri lorsqu'ollo fut un peu revenue de son agitation ; tu es Olivier, lo fils de ma chère Anne, ot à présent\u2026 Ah | sans douto, madomoiselle, répondit Olivier avec calmo ot formoté, vous n'auriez jamais pu supposer quo cot enfant traité par vous avec tant d'affection, bercé sm vos genoue, ot doté par vous dos noms les plus tendro, se présenterait un jour a vos youx sous lo poids d'uno épouvantable accusation.Je ne suis pas oxompt do reproches ; la chambre ardente a le droit de mo soumettre à son jugemont ; mais, au nom do mon salut éternel, auquel j'ospère arriver, fût-ce même en mourant de la main du bourreau, jo suis pur du sang quo l'on rejette sur moi ; co n\u2019est point par moi, ce n\u2019est point par ma faute que Cardillac a succombé.\u201d A cos mots, Olivier frisonna et trembla.Madomoiselle de Scudéri lui indigua en silence un tabouret; il s\u2019assit lentomont, \u201c J'ai ou lo tomps, dit-il do me LA TRIBUNE 1 préparer à cot entrevue avcc vous quo jo regardo comme la dornièro faveur du ciel miséricordieux ; | j'ai ou le temps de roprondre le calme, lu tranquillité nécessaire pour vous raconter l\u2019histoire | inouie do mes malheurs.Par pitié, écoutoz - moi patiomment, quelque horreur quo vous cause la découverte d'un secret dont | vous n'avez certainomont pas le moindre soupçon.Ab! si mon pauvro père n'avait jamais quitté Parie ! Aussi loin quo mes souvenir pouvent atteindre, je mo vois arrosé de larmes par mes parents malheureux, attondri par lours| plaintos, que jo ne comprenais| pas.Plus tard, j'ous lo sontiment distinct do leurs besoins pressants, do lour profondo misère.Mon père avait été trompé dans toutos scs espérances.Affaibli, | abattu par lo chagrin, il mourut au moment où il venoit do me fairo ontrer comme apprenti chez un orfèvre.Ma mère parlait beaucoup do vous, olle voulait vous adressor ses plaintes; mais chaque fois qu'elle songeait à le faire, ollo était retonue par le découra- | gement qu\u2019onfante la misère.Peut être aussi la fausse honte qui sou- | vont s'attache aux caractères pro- | fondément blessés l\u2019empêcha dex.| écuter sa résolution.Peu de mois | après la mort de mon père, mal mère lo suivit au tombeau.' \u2014Pauvre femmo! pauvro femme ! s\u2019écrin mademoiselle de Sou.| déri, vaincue par la doulour, | \u2014Grâces soient renduos à l\u2019é-| tornello justice de Diou ! dit ou-| vior on lançant vors le ciel un regard farouche, & la Providence qui l'a fait mourir ! elle ne verra) pas son fils chéri marqué honteu- | rement par ln main d'un infâme bourreau.\u201d On entendit du bruit au dehors, | des gons qui allaient et venaient, \u201cOh! reprit-il avec un amer sourire, Desgrais stimule la sur- voillanco do ses archers comme si jo pouvais lui échapper.Mais continuons.Je fus duremont traité par mon maître ; cepondant jo faisais des progrès si rapides dans ma profession, que j'en vins bien- tot i le surpassor lui-mémo.Un jour, un étranger ontre dans notre atolier pour aohetor quolques bijoux.il aperçoit un collier auquel jo travaillais, et, me frappant amicalement sur l'épaule tout on regardant le collier: \u2018Eh! mon jouno ami, dit-il, voilà un oxcel- lent travail | je no sais, on vérité, qui pourrait I'achever mieux que vous, si ce n'est Réné Cardillac, lo promier orfdvre du monde, Vous devriez aller le trouver, il vous recevra avec joie duns son atolier; car vous seul pouvez le seconder dans ses œuvres d'art, et lui seul peut encoro vous donner encoro d'utile leçons.\u201d Ces paroles de l'étranger pénétrèrent dans mon ôme ; je ne trouvai plus do ropos à gonèvt, uno puissance invincible m\u2019entrainait ailleurs, Enfin jo parvins à me dégager du contrat qui me liait à mon mai- ot j'arrivai à Paris.Roné Cardillac me reçut d'un air froid et repoussant ; je we mo laissai pas effrayor, je le priai de mo confier quelquo travail, si minime qu'il fût, ot il mo remit une petite bague.Lorsque je la lui rapportai, ll me regarda fixement avec ses youx étincelants, comme s'il voulait liro au fond de mon cœur; puis\u2018il me-dit: (4 continuer.) POUDRE CORYZINE LAVIOLETTE ET NELSON, MONTREAL.Pour la guérison rapide du Rhume de cerveau.Cette poudre enlève immédiatement l'acuité du mal, rend la liberté de la respiration et prévient le rhume de poitrine, suite naturelle du coryza, On aspire cetlo poudre par le nez comme du tabac; elle agit sans provoquer ni dlernuements, ni irritations d\u2019aucune sorte, DIRECTIONS.Cinq à six prises aspirées fortement à cinq minutes d'intervalle, et ensuite une prise toutes les heures jusqu'à guérison.Prix : 25 cts, la boite, 23 octobre 1880.aa\u2014l 1880.ÉTABLISSEMENT DE T.CREVIER.FONDERIE STE.MARIE.Manufacture considérable de POELES, FOURNAISES, POBLES UE CUISINE BT DR PASSAGE.* FOURNAISES LES PLUS MODERNES A AIR CHAUD.COUVERTURES DE MAISON EN TOLE GALVANISEE ET EN FERBLANC.Ustonailes de Ménage et Ouvrages de toutes sortes en ferblanc.BEF=L'établissement est connu pour la solidité et la bonne qualité de ses produits.FONDERIE aux Nos.95, 97 et 99, Rue Craig.| MAGASIN et BUREAUX : 539, Rue Crai g 23 octobre 1880.em\u20141 O.DEBLOIS & CIE, Fabricants de DALLES, DALLOTS ET CORNICHES EN TOLE GALVANISÉE Couvertures en Ardoise et autres Melaux, etc.OUVRAGES EN PLOMB, GAZ ET FOURNAISES.ORNBMBXTS EN TOLE GALVANISRE, Bureau : 280 Rue St.Laurent ATELIER.207, Rue St-Oharles Borromée, MONTREAL.Montréal 23 Oct.1880, fm, TRENTE ANNEES DE SUCCES.PRESCRIPTION DU DR, NELSON Infaillible dans le traitement des BRONCHITES, RHUMES, ASTHME, ENHOUEMENT, ETC, Prix: 25 cts.le bouteille, En vente chez LAVIOLETTE E* Nt1son, 209, Rue Notre-Dame, et dnns toutes les Pharmacies, 23 octobre 1880, aa\u2014f COYLE & LsBLANC, AVOCATS, No.64, RUE ST.JACQUES, P.J.Cove.ALsear LeBraxo.Montréal, 6 Nov.1880, [Be LONGPRE & DAVID AVOCATS, \u2018Ooin des rues Notre-Dame \u2018et St, * Vshéent: A B.LONGPRE, cm.Li-O: DAVID.TABACS! 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