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Titre :
La Tribune
La Tribune continue le combat politique que son propriétaire-rédacteur, Laurent-Olivier David, avait mené dans L'Opinion publique et dans Le Bien public.
Éditeur :
  • Montréal,1880-1884
Contenu spécifique :
samedi 19 février 1881
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

La Tribune, 1881-02-19, Collections de BAnQ.

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[" Ps \" VOL.I.\u2014No 18.\u2014.a, ir \"i ot dopet de 1 RIEUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE.L.O.DAVID : \u2018RÉDACTEUR-PROPRIÉTAIRE.ADMINISTRATION.LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE Paralt tous les samodis.Les nbonne- ments datent du ter et du 1 de chaque les lettres après que Dalton les efit Jues, Je refusai de les lire au peuple et je soutins qu\u2019il était honteux de \u2018pousser les exigences jusqu\u2019à ce point.Nous remontämes dans les voitures, mais on s\u2019opposa à notre départ, parce que Fenny, le cocher (domestique mois.de M, Brown) rogut Ja permission de revenir.avec nous, Je leur dis que ABONNEMENT.91.00 nous n'avions jamais cu l'ibtention de UD ADs serene vsenennies $1000 | 406 Jo coher prisonnier'et que bien Six MOÎS :.\u20262000 cocscc0e none $0.50 P 1 \u2018Le numéro 2 Cents.W.F.DANIEL, ADMINISTRATROR temas tts LA TRIBUNE | MonTREAL, 19 FEVRIER 1881., Les Hommes de.\u201837-38.Révelations fuites en'prisori par.le Dr Brien, le faux ami du noble de Lorimer.(SUITE ET FIN.) Avaut de partir il \u2018parut entretenir des craintes pour les dames ct pour la propriété qu'il laissait et il proposa que je restasse 4 la maison pour prendre soin de ses biens ; je refusai en donnant pour excuse la position dangereuse quo j'occupais comme rebolle, attendu que je ne pouvais abandon- per le corps principal ; mais je lui assurai que personne ne serait inquiété chez lui et je leur conseillai- d'envoyer les membres de sa famille qu\u2019il voulait voir hors de l'atteinte de leurs cnnemis, à Lachine ou chez.1 me remercin et nous partimes environ deux heures après.Avant de partir le Dr Mount à la Poiate-Claire, je reçus dix'piastres de M.Brown, pour payer pour lui à un homme à qui le domestique de M.Brown, \u2018Depuis j'ai- remis l'argent n'ayant pas trouvé la avait cnlové un fusils.personne À qui il était dû.Les hommes de St-Thimothé \u2018et:de Bcauharmois arrivèrent quelques mis nutes avant notre départ'et j'ai eu beaucoup de misère à empêcher que les domestiqties de M.Ellice fussent maltraités, pour avoir pendant l\u2019action lié quelques rebelles, On :me demanda de monter dans-la:voiture avec M.Ellice et lo cosher ; ; j'y consoutis ot je lnisadl-les.gens.de-1'escorto on arrière, En arrivant à Ohstoauguay: je-les installai chez madame Duquette ettjo demandai à coux qui: \u2018étaient armés cb assemblés, ainsi qu'aux gens de la maison de les traiter avec bonté.Les prisonniers me demandèrent s'ils pou- voient écrire à lours famillos respectives; je répondis dans l'afirmative ; mais ceux des nôtres qui Vireht ce qui se passait\u2019 s\u2019y\u2018 \u201copposdrént - et \u2018me firent des -monaces, Dalton, fils Ro choy, le chartôtiett ont montré 16] lus de violence! J§'#6uissis' faire'txédier qu'il fat à Ohateauguay, il n\u2019y était que pour conduire ln voiture de son \u201cjmaître.Après quelques minutes de cousultation peudant lesquelles Rechon me menaça de ses armes j'eus ln liberté de retourner à Ste-Martine.En arrivent à la maison d\u2019un nommé Louis Dumouchelle, je pris un verre de hiweky, j'engngeni les gens d'laidier Fenny retourner on paix à Béauharnois et je pris une autre voiture.En arrivant \u2018à Ste-Martine je dis à Brazcau que comme j'avais été engagé dans l'expédition de Beauharnois malgré moi j'avais résolu de quitter la province pour no pas être impliqué dans les troubles ultérieurs.Je l'eugageai à faire de même ct il y consentit.Jè l\u2019envoyai trouver Henderson chez Grandbois pour solliciter de lui la faveur de nous faire traverser les lignes et les différents postes de volontaires.Henderson consentit avec le plus grand plaisir.Æn même temps vint un nommé Amable Duquette, beau-frère de Brazeau, à qui je représentai l\u2019énormité était capitaine ct avait fait prouve de beaucoup de dévouement.Je lui dis qu\u2019il ferait mieux de venir avec nous, que jo lui paierais ses frais de voyage aux Etats-Unis tant que j'aurais de l'argent.Il envoya sa femme chez son pére et nous partimes sans attendre Henderson qui était lent à vonir.C'était le dimanche, 4 novembre ; il pleuvait ct nous fâmes fatigués avant d\u2019être rendus loin.La nuit nous surprit à trois milles du village, dans le bois, eb nous résolâmes de retourner coucher.chez.Brazeau.Le lendemain matin (lundi) nous partîmes de chez Brazeau à quatre heures, nous tra- versèmes.ls rivière anglaise chez Duquette et.nous nous rendimes à cnvi- ton.six milles dans les bois.Duquette se déoida alors à nous quitter.Brasoul dans une grande forêt.J\u2019allai à l'aventure, pendant quelque temps, découragé.Je.voulus \u2018retourner sur mes pas jusqu'à Ste-Martine.En voulant traverser un chemin, je fus regu, à une courte.distance, par: le major Campbell qui me fit prisonnier, Après ce récit des aventures qui me, sont: personnellos, je dois dira qu'il y a des armes, des canons et des fusils répandus.leslong de la.rivière Chambly ; Malhiot et Beausvieil me Pont: \u2018assuré, Le premier m'a\u2019 akous; \u2018daha\u2019 une conversation\" \u2018amicale, qu'on \u2018eùl avait'iNéreduit à! plüs forte\u2019 patie \"AMP dau; Après\" Ie \u201cprie \u2018canon\u2019 de\u2019 \u2018fér à Mtore's'Coïmèr!* Malhiot est Ghai\u2018 qui condétsatt\u201c let wagon qui hit de la faute qu'il avait commise.II]: zeau-retourns avec lui et je 'restai\u2019|\u2019 d' pica, tran me 1 RUE D'AR T any, Magasin da Tabre, 84 WUE KTV JEAN, su FAN Le No.2 Cents.BUREAUX : 25 Rue Ste-Thérèse.pris.Îl parvint À s'échapper avec les chevaux.Dans le mois do juillet il y avait des dépôts d'armes à Swanton chez un nommé Caine ; chez un nommé Sarliten, officier de douane à St- Albans ; 4 Whitehall dans ls maison d'un nommé Reynois, aubergiste, d'origine canadienne ; à Plattsburgh, chez un nommé Brook (le père) et dans la plupart des petites villes ri- tuées sur le littoral du.;lac Champlain.L'endroit où la plupart des souscriptions ont été faites ost Montpellier, capitale du Verment, où un seul avocat, \u2014 un jeune .homme \u2014a donné quatre cents piastres et à négligé ses propres affaires pour obte- vir des armes, Desmarais, de St- Jean, à été nommé trésorier de l'association.Le jeune Ducharme, de Lachine, m'a dit que lorsqu'il a apporté.l'argent qui avait été porçu à la Pointe-Claire, à Lachine et ailleurs il y avait quatre mille piastres entre les mains du trésorier, Beaucoup d'argent a été expédié de Montréal.Je ne puis nommer que L'Espérance, un jeune homme, qui, ainsi qu'on me l\u2019a assuré, avait envoyé doux ou trois cents piastres, Jo devrais rappeler un : fait qui a eu lieu l'an dernier.FX ® kk kkk à appris à Nelson et à Beausoleil qu\u2019il pouvait envoyer mille cinq cent louis si c'était nécessaire.Le Dr Vallée a refusé de voir le messager de Nelson et refusa do fournir de l'argent, comme Nelson me l'a dit.c+essusraone, ensouse sesarene seer cesnan a.suce \u201c0.06 hées OOUUGGSGS co000 decvescus ooo Je termino ici ma déposition.Jose dite quo j'ai omis beaucoup de choses (qui sont venues à ma connaissance et que jo ne puis me rappeler en ce moment.P.S\u2014Une partie des barils de poudre et de cartouches pris à Beauharnois étaient déposés chez Brazeau ; le reste cst.resté chez Dumouchelle, J'ai compris, par ce que m\u2019a dit James Mahen, que le Chevalier de Lorimier, N.P., est allé au Camp de Baker, à Ste-Martine, pour encourager les gens à rester fermes, J'étais alors prisonnier, Louis Mahen, maintenant en prison, peut donner des reuseignements sur ce sujet.3 { On\"lira aves intérêt, nous en sommes éûr, la correspondance qui suit\u2019 Nous acceptons \u2018 avec \u2018plaisir los conseils ot \u2018les encouragentents de notre correspondant et nous partageons sa manière de voir.Soulement notre honorable correspondant nous periéttra \u2018de'loi faire conusître l\u2019objection qué \u2018nous font parfois côrtains libéraux : « A quoi nous a servi,|! Hirdot:ils, d'avoir voulu parfois mériter la conflance\u2018du clergé üfin dè l'on- gager slinplement à rester neutre entre\u201d les\u2019 \u2018déux partis ?Qua aviiont \u2018gouvernement-Joly pour métiter \u2018la \u2018Buerfe \u2018déidstibuise que lour à i faità le \u2018olsèé ?Clea objections nous aise \u2018AF 56s! oomibattions \u2018polit 1 filit'16 gouverdemont-MioKanrié ot le |\u2019 libéral en 1873-74, et nous ne pourrons jamais comprendre pourquoi on à été si impitoyable envers des hommes qui étaient pleins de bonne volonté et tenaient à prouver que lo clergé n'avait pas raison de les craindro.Il y a des centaines de personnes qui n\u2019oublicront jamais cola, nous no les approuverons pas si lu rancune leur fait oublier leurs devoirs de catholiques, mais nous ne pouvons nous empêcher de dire qu'on a cu tort de les exaspérer ct de jeter la semence des fruits qu'on récoltora plus tard.A-ton le droit d'exiger plus de sagesse ot de modération chez les gens du monde quo parmi le clergé ?Nous faisons ces remarques afin d'expliquer ce que nous dirons et ferons à l'avenir, pour nous donner le droit de dire la vérité aux uns et aux autres, « Rive Nord, 12 fév.1881, IN NECESSARIIS UNITAS, In puns LIBERTAS, IN OMNIBUS CHARITAS, « Monsieur le Réducteur, « Dans votre dernier numéro vous déclarez hautement à la face du pays quo « vous abandonnëriez le parti libéral, au Canada, du moment qu'il cesscrait d'être .sincèrement catholique.» Je vicos applaudir à ces paroles consolantes.Elles rassurent le citoyen catholique ct surtout les membres du clergé dont jo fais partie.Dopuis longtemps certains articles malheureux, fruits d'une plume libérale, jetaient l\u2019alarme parmi nos bonnes populations des campagnes.On se demandait, après les applaudissements donnés par certain journal libéral, aux persécuteurs des jésuites ct autres religieux de la France: « Eitce là celui qui prétend représenter nos principes ?\u2014 Nos journalistes libéraux, nos écrivains libéraux, nos chefs libéraux seraient-ils vraiment amis do ceux qui expulsent injustement les congrégations religieuses du sol français ?» \u2014Quoi | pas un journal libéral ne pourra représenter nos idées religieuses ct politiques à la fois ?n \u2014 Voilà ce qu\u2019on disait de toutes parts et cc que moi-même je pensais avec eux, Hèureusement votre réapparition daus ln pénible mais importante carrière du journalisme & calmé ces Justes inquiétrdos.Vôtre programme satisfait.J'ài oru voir dans vos écrits l'application des prinoipes que pose St-Augustin dans tcute controverse : d'Unité dans les choses nécesanires, \u2014 liberté dans les choses douteuses, \u2014 charité en toutes choses, » Cotto do- vise adoptée donne do\u2019 la force au « Polémiste.» \u2018 Avec elle un écrivain catholique, de: \u2018quelque parti qu'il soit, mardhé bäydiment' an\u2019miliou des obstacles.Poursuivez-dono l\u2019œuvre.que vous ayes commencéo dans Tes .Sprouyes et les sacrifices.Avent \u2018longtemps votre \u2018Tribune jouera un rôle important.Elle pout faire et fait beaucoup dej rti | bien au parti - libéral, toute jeune TTR W.F.DANIEL : ADMINISTRATEUR qu\u2019elle cst.Courage donc; votre mission est bello! Du moment que les libéraux ne craindront pas de so dire, commo vous, franchomont catholiques avant tout, leur avenir est assuré, Courage done encore une fois.\u201d Vous avez dos cnnomis, ditos-vous ct on grand nombre; rien d'étonnant : « Veritas odium parit #\u2014 « la vérité occasiontié ln hnine.» Laissez dono crier.Seulement restez ferme: « Esto vir.n « Soyez homme », pour dire toujours hautement que esprit vit do principes et non d'erreurs.Marcher dans uno voie saus principes, c'est marcher dans les ténèbres, c\u2019est donner tûte baissée dans l\u2019abîme.Adoptez la franchise ; êtro franc, ô la belle qualité! 6 In vertu rare de nos jours! Par malheur on se laisse emporter à tout veut de doctrines et d'opinions.L'homme franc, sincère, loyal, solide est rare.On quitte la vérité pour courir après des mirages séduisants, mais trompeurs.Vous, du moins, dans votre intérêt, dans les intérêts de votre parti, de votre pays et de la religion, aimez la vérité, combattez pour la vérité.Restez lui.fidèle malgré tout, contro vous le demande.Ne l\u2019oubliez pas : lo prêtre n\u2019est pas constitué l\u2019apôtre d'un parti politique sculement, mais sou ministère doit s'étendre sur tous les partis indistincteinent.Pour lui point de nuances ; il est au-dessus de tout cela.Tout homme franchement ami de la vérité, de l'Eglise et de la religion est l'ami privilégié du prêtre; qu'il soit libéral ou conservateur politique, peu importe; « In dubiis li- bertas.\u201d \u2014 C'est le principe qui fait l\u2019hommo et non le parti.- Oh! que lo clergé sera heureux quand il verra dans les deux camps politiques des hommes prêts non pas à exagérer la vérité ni à l'amoindrir, non plus qu\u2019à l\u2019obscuroir ou à la mutiler, mais À l'exposor simplement et telle qu'ello est! cela arrivers-t-il ?Je l\u2019espère.O journalistes canadiens, que votre mission cst bello! Journalistes catholiques, que votre voix est puissante quand elle parle pour la vérité, le droit, la justice, quand elle défend les intérêts de l'Etat, de l'Eglise et de Dieu, quand elle so fait on un mét l\u2019auxiliaire de coux qui ont pour mission spécialo d'étendre ct d'affermir lo règne du Ohrist ! Votre tout dévoué, L'ADDÉ \u2026\u2026\u2026.\u2026.Réformes en faveur de la Classe ouvrière.M, Is Ridacteur, | «Dela discussion naît la- lumière.» Aussi- di-je -êté heureux de voir les idées de Ludovicus ct les micnnes, relatives.& l\u2019amdliorntion du sort de l'ouyrier, \u2018être l\u2019objet d'une critique de la part do-A.8.dans le dernier numéro de la: Zribune, A.8.nous critique mais il nous tout, c'est un membre du clergé-qui-\u2014 - \u2014 - LA TRIBUNE approuve en mêmo temps.En pre mier lieu, il nous donne ss complète approbation lorsqu'il s\u2019agit de voir à ce que ceux qui donnent de l'ouvrage à l'entreprise, soient tenus de veiller À co que les ouvriers soient payés d'u- bord et paient l\u2019entrepreneur, Il est avec nous encore lorsqu'il dit qu\u2019il veut l'égalité pour tous ; seulement, il voudrait que tous fussent saisis- aubles, tandis que nous voudrions que tous fussent insaisissables, Cette légère différence de vues me fait fort soupyonner, monsicur A.Sd\u2019avoir donné cours à un peu do dé sappointement professionel dans ses critiques.Selon moi, monsieur le Rédacteur, votre correspondant doit être avocat et il ne verrait pns sans quelque peine adopter une loi qui mettrait fin à tant de procès; ct, à son point de vue, il aime micux que tout le mondo soit saisissable que de voir les saisies rendues impossibles.D'un vôté, les procès augmenteraient, de l\u2019autre ils seraient supprimés ou beaucoup diminués.= Chacun prêche pour sa chapelle, ct nous ne nous dissimulons pns que nous rencontrerons une armée d'avocats opposée à nos idées ! Quand à moi, P.T.je suis pauvre et ouvrier, ct j'ai pu voir tous les maux que produit la saisio des gages et des meubles, au sein du pauvre peuple auquel j'appartiens.J'ai parlé jusqu'ici selon mes idées et dans l'ignorance du Code et MA.8.a donc raison de me renvoyer i 1a lecture et à l'étude des articles 566 et 557 du Code de procédure civile, Je les connaissais fort peu, mais j'ai suivi son conseil et je l\u2019en remercie, car il m'a fait connaître bien des anomalies qui existent dans ces articles, que j'ignorais jusqu\u2019à présent et que j'aurai l'honneur de lui faire remarquer après lui avoir moi-même donné un petit conseil.C\u2019est de ne jamais rien avancer à la légère, pas plus qu'il ne m'est pormis à moi de discuter les articles du code de procédure civile, sans les avoir étudiés.Et je dis que vous parlez à ln légère, monsieur À, S., quand vous nous dites que lo bill Turcotte n'a pas été rejeté par le fait du Consoil législatif mais bien par celui de l\u2019Assemblée législative.J'admets qu\u2019une première fois il n été rejeté à l'Assombléo législative en 1878, mais il fut adopté À la dernière session ct rejeté nu Conseil législatif, comme nous l'a encoru affirmé, mercredi dor- nier, au Club Letellier, l'honorable monsieur Mercier, qui cn sait quelques chose.J'aime aussi ce cri du cœur chez monsieur À.S\u2026 quand il me dit que si j'avais Ju les articles en question du Code de Procédure Civile, j'aurais pu y voir quo ces articles sont passablement favorables à l'ouvrier, ce quu ne l'empêche pas de 50 plain- du sort du pauvre avocat ou du pau- vro médecin auxquels on saisit leurs instruments professionels, Je suis avec vous sur ce point, monsicur A, S., et je voudrais que la loi rende vos meubles insaisissables comme les miens et quo les livres nécessaires à In pratique de votre profession fussent uussi insaisissables que les outils de mon métier.Alors, co ne sorait plus souloment égalité, ce serait justice et égalité, car, il est toujours dar et injuste d\u2019Oter à quelqu'un co qui lui sert à gagner sa vio.La loi mo ga- Tautit mes outils jusqu\u2019à la valeur de teente piastres.Jo demande qu\u2019elle les garantisse pour leur valeur entière ct je fais les mêmes vœux pour | bles tenir.qu\u2019elle vous assuro'la propriété de! sionnelle ! vos livres cet do l'ameublement de votre bureau.Rovenons cu done anx articles 556 et 557 du Code de Procédure Civile et voyons tous ce qu'ils renferment de favorable A I'ouvrier, Rien à dire pour les paragraphes let 2, Mais nu paragraphe 3, je vois que la loi laisse à l'ouvrier une foule de petits objets sans importance mais qui sont néanmoins nécessaires dans une famille.Beaucoup de ces objets sont fragiles, d'autres tels que le linge demandent une pluce pour être serrés ct je trouve que le législateur pour être vraiment sage et favorable au peuple, aurait dû lui laisser une armoire pour y mettre son linge et un autre meuble pour y renfermer sa vaisselle.En lnissant ces meubles à l'ouvrier, le legislateur aurait été bien plus fa- voruble à la généralité du peuple, qu'en fui laissant un fusil, six piéges ct seines de pêche, objets seulement nécessaires aux populations dont l\u2019oc cupation principale est la chasse ou la pêche.Lo paragraphe 4 lnisse au débiteur des combustibles et comestibles suffisants pour lui et sa famille, pour trente jours ct n\u2019excédant pas en tout la valeur de piastres.Si bien que cet ouvrier qui a travaillé tout l'été pour amasser les provisions et le chauffage nécessaires à sa famille pondant les longs jours d'hiver, va perdre, quelquefois pour une dette insignifiante, le fruit de ses fatigues.Vous lui faites grâce pour un mois, mais pendant quatre 4 cinq mois en- coro, il aura besoin de se chauffer et de se nourir, et evuvent À cause de la morte saison, il n'aura pas de travail ou fort peu et sa famille en souffrira.Vous lui laissez une vache, quatre moutons ct deux cochons, et leur nourriture, co que, à part les cultivateurs, aucun ouvrier de ville ne possède par suite des règlements municipaux, Muis, admettons qu\u2019il possède de ces animaux ; tant qu\u2019ils seront (vivants, ° vous (les \"lui laisserez, mais s\u2019il les tuc, c'est une autre choso ; ils rontrent dans la catégorie des comestibles ; vous nc lui on lais- screz que pour trento jours.Ces animaux vivants sont insaisissables de même quo leur nourriture; uno fois morts on les saisit.Est-il plus étrango anomalie ?Le paragraphe 6 est npprouvable sauf la restriction de 30 piastres ct nous demandons qu\u2019on y joigne les livres ct autres choses nécessaires aux hommes de profession, Nous direz-vous encore, M.A, Sque ces dispositions sont favorables à l'ouvrier, alors qu\u2019elles le privent des meubles les plus nécessaires, de la nourriture et du chauffago dont il à besoin, pour ne lui lnisser qu'une par- tic do scs outils ?Ne serait-il pas mieux do garantir l'ivviolabilité du domicile à lui et à -tous, de rendre ser instruments et outils de professions et métior insaisissables?Qui, car ce serait humain ct juste et cela consn- orerait aussi l\u2019égalité du fonotionnaire, de l'avocat, du médecin ct do l\u2019ou- vrior, égalité que vous domandez, Sachant la demeure et le mobilier inviolables, les marchands ns feraient plus de crédit; l\u2019ouvrier, voyant qu'il ne pourrait faire de dettes, restreindrait ses déponses et achdterait comptant ot l'on verrait la fin de tous ces procès qui ruinent lo pays ct auxquels, monsicurs A.S., vous sem- par habitude.profes N, B\u2014Je conscillerai a M.8.de relire encore l\u2019articlo 556; il y verra que pour tous meubles la loi laisse au pauvre, wne table et G chaises, G cuillers, 6 fourchettes, G couteaux, G tasses, G assiettes etc.\u2014 Si la famille se compose de dix à douze personnes il faudra donc qu'ils mangent ou s'asseoient l'un après l'au tro ou qu'il y en aie six qui mangent avec des couteaux et six avec des fourchoettes, les uns dans des assiettes, les autres dans des tasses, Et l'ouvrier qui doit se rendre à son travail à eix ou sept heures du matin, s\u2019il n\u2019a pas uno petite Lorloge qu'il puisse consulter quand il se réveille la nuit, risque fort de se lever trop tôt ou trop tard, c'est-à-dire de passer scs nuit blanches ou d'arriver trop tard à son atelier ?Est-ce de la protection pour l'ouvrier, M.A.8.=\u2014_\u2014_ remem À nos lecteurs.La plupart do nos abonnés ont payé d'avance leur abonnement au moins pour six mois, mais il en est resté quelques-uns en arrière ; pons leur envoyons, cette semaine, leurs comptes ct nous espérons qu\u2019ils vont immédiatement payer six wois si non un an d'abonnement.Pourquoi ne pas payer un ao?On ne doit plus craindre.Mais au moins six mois ! Un écu! cinquante cents! c'est peu de chose.Qu'on n'oublie pas qu\u2019on peut envoyer deux pièces de virgt- cing cents dans une lettre.Dans tous les cas nous prions ceux qui mo veulent ou ne peuvent pas nous payer de rcnvoyer motac journal cn payant les exemplaires qu\u2019ils ont eus, N'est-ce pas raisonnable ?ee Nous avons oublié de faire remar- Marquer, dans notre dernier numero, À notre correspondant A.§., qu'il avait tort d\u2019affirmer que lo bill de M.Turcotte n'avait pas été rejeté parle Conseil législatif.S'il veut consulter le journal de la Chambre de la der- nidro session, il vorra que ce bili aprés avoir été voté par la Chambre fut étouffé au Conecil législatif, M.Jean-Bte Myre a été réélu à l\u2019unanimité pour la septième fois maire de St-Louis de Gonzague.Notre ami M.Pitau, avocat, a été réélu maire de Plessisville.Nous ne somme pas surpris de la confiance * | que ses concitoyens ont en lui, rw La mort prématurée de Madame Prume a produit partout une douloureuse impression.Il y a si pou longtemps qu'on l'avait vu, admirée, applaudie.Aimable, intelligente, gra- jcleuso, charmante cantatrico, excellente actrico, mariée à un artiste distingué, mère d'uu charmant petit garçon, elle devait aimer la vie.Elle n'avait quo trente quatre ans.Pouvait-elle supposer qu\u2019elle n'avait pas de nombreuses années à vivre encore ?Aimaut la gloire et le.travail elle avait admirablement cultivé | les talents dont elle était douée.On sait comme celle réussit par l'étude et l'application à donner à sa voix de la force, de l'ampleur.On sc souvient de scs succès comme actrice ; tous coux qui l'ont entendue dans Jeanne d'Arc et dans Papineau n'oublieront do si tôt les douces et patriotiques \u2026 | émotions qu\u2019elle leur a fait éprouver.Dans les salons ou sur ln scène, en Europe comme au Cauadu elle à fait admirer le talent canadico.Elle est morte! femme | Il semble qu'elle auraif\u2019 di | n vivre encore longtemps ; la murt parait cruelle souvent dans les coups qu'elle porte, Il y en a tant pour qui la vie est uno charge, un enchaînement de soufirances 7 Pourquoi frapper ceux qui aiment à vivre ?Pourquoi enlever À In terre les roses qui l\u2019embellissent ?Mais Dieu sait ce qu'il fait.Quelle mort tragique ! Le même soir, presqu'à la même heure, la mère de la défunte, malade depuis quelque temps, mourait sous le même toit, dans une chambre voisine.Quelques jours auparavant In jeune femme soignait sa vieille mère avec sollicitude.Elle ne se doutait pas qu'on les conduirait si tôt ensemble au cimetière.On a fait de magnifiques funérailles à la défunte ; l'église étaic remplie d\u2019une foule plus émue que curieuse ; toutes les figures oxpri- maient la sympathie, la douleur.Le chant ct la musique furent admirables ; jamais ils n'ont fait cn.tendre à Montréal des accents plus touchants.Tous les artistes avaient voulu prendre part à ce témoignage d\u2019admiration et de sympathie onvers cello qu'ils considéraient comme une de leurs étoiles, covers la douce jeune femme et ln charmante artiste qu\u2019ils avaient aimée.Si la richesse engendre l'égoïsme, la dureté du cœur et beaucoup de mauvaises passions, la misère d'on autro Côté souvent produit dans l\u2019âme l'envie et la haîne, abrutit un peuple comme un individu, fansse leur caractère, les rend incapables de grandes choses.=\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014= L'homme sage qui entend, pendant des années, 108 sottises, les folies, les jugements ridicules et téméraires, les médisances at les calomnies qui se débitent dans le monde du matin au soir, doit désirer par fois de devenir sourd, ._\u2014\u2014\u2014\u2014 HE Des gens qui se glorifient -d'étre dévots ct ceux qui se font une gloire de no pas I'Gtre ont également tort.Etre pharisien ou impie ne vaut pas mieux I'un quo l'autre, \u2014 ES mr Les journaux ont annoncé que la maison de l'hon, juge Plamondon a été complètement incendiée, il y a quelques jours, et que la \u2018famille du juge sc sauva à la hite cn robes de chambre et se réfugia chez l\u2019hon.Mle savant juge ne sauva que son cheval ot sa voiture.On Bait que c'est probablement l'homme le plus gai du pays; voyant son -choval:et sn voiture à la porte pendant qu\u2019un ami était allé emprunter.pour lui uno paire de \u2018pantalons dans le village, il dit Je ne croyais pas qu\u2019un jour viendrait où jo n'aurais pas de pantalons ot roulerais carvese, © ae \u2019 Réformes en faveur des\u2019 vouvriere; us Monsieur le Rédactat ry Depuis quelque temps, Ton parle, dans les joarmaux, comme, dans, los réunions publiques et privées, d'un amendement à lu loi actyello conger- nant le saisie des gages de;l'ouvrièr.Et cette loi.abominable, tous les: dis.Pauvre jeune} s0 |1a nouvelle loi pour ne pas payer Laurier, De tout ce qu'il possédait l'être encore.du Grand-Tronc.Tous les fournis- cutants sont d'accord pour la dc.truire ; mais pour la remplacer ro capita \u2018o! sensus, Ohacun voudrait faire prévaloir son\u2019 opinion, peut-être vantage, et imposer son idée à nos ist, Quoiqu'il en soit, il ne faut pas rejeter toutes ces opinions, car, sur le nombre, il peut s'en trouver d'assez désintéressées pour mériter d'être prises en considération.Le peuple exprime encore plus clairement ce qu'il vout par lui-même que par \u201cres représentants.Qu'il soit done lui- même le promoteur do toutes les we.aures qui l'intéressont, et que ses mandataires épurent ses opinions pour les rendres plus accoptables, § Il n\u2019est pas nécessaire de changer la loi aussi radicalement: pas ri vite Ludovicus, Vous no toucheriez, pns n\u2019est-ce pas, à la base solide d'un édifice dont vous ne voudriez altérer que quelques parties ?Eh bien, res pectez également ce qui est cent fois plus respectable.Il faut que le capitaliste, que le marchand, que le simple fournisseur soient remboursés, même par le.débiteur honnête qui s'est endetté, croyant sincèrement qu\u2019il paierait, On emprunte avec la ferme intention de rendre, avee la ferme convie- tiou qu\u2019on rendra ; avec une con- fiaoce dans l'avenir proportionnde a l\u2019embarras où l'on se trouve dans le présent; munis la position a empité au lieu de s'améliorer comme on le croyait ; de là l'impossibilité de tenir parole; on est de bonne foi en la donnnant, On reste de bonne foi cu ne la tenant pas, mais on ne la ticnt pas.De là, dommage au fournisseur souvent pauvro lui-mêwe.Si alors, il n\u2019a pas recours contre le salaire, ou au moins une partie du salaire de celui qui l'a trompé, il tombe dans la position décrite par vous, Ludovicus, de l'ouvrier qui a reçu une visito de l'huissier.Et vous voulez sauvegarder ainsi celui qui pout vous réduire vous-même à une telle condition | Tel est le cas d'un honnête homme devenu insolvable, Prevons maintenant les gens malhonnêtes qui voudront se prévaloir de leurs dettes.C\u2019est ici que l\u2019on voit l\u2019immoralité de la doctrine, Quoi! vous oserez crier à ces gens là : « Ouvriers, votre salaire, n'est pas suffl- samment rétribué; pour l\u2019augmenter, prenez votre figure la plus micilleuse, et demandez à votre épicier par cx- emple de vous ouvrir crédit pour un mois ; à la fin du mois, donnez un à- compte aussi faible que possible, juste assez élevé pour l\u2019empêcher, de se técrier.Puis continuez ce manége aussi longtemps que vous pourrez: quand i) criera trop fort, riez de lui puisque vos gages sont insaisissables.Par ce moyen vous recueillerez double manouture, x .D'ailleurs cotte loi sorait injuste pour l'ouvrior honnête.Voyez ce qui a lieu au chemin de fer du nord.Les employés, qu\u2019ils soient honnêtes ou malhonnêtes sont refusés partout #'ils n'ont pas d'argent.Demandezen la raison à l'épicier, il vous repon- dra: Nous avons été assez échaudés, \u2018hoûs-ne voulons pas nous exposer à : Voyez au contraire /léa employés sours:se-les disputont, Aussi, n\u2019estil pas raro-do voir .un marchand en gros: accoptant au pair le compte d'une de ces pratiques., Voila des faits qui parlent et qui prouvent mes allégations.J'aurais bien; pu, les prouver, par d'autres Moyens, mais j'ai.oru, plus ; raison- able.de mettre devant- le putiio de rer exemples dont il peut tous les jours constater la vérité, Coucluons done ct disons: Toute dette doit être payée par le débiteur.À chacun le sien.Lo pauvre et le riche sont également soumis à cette lui.Le contraire est immoral et subversif, D'ailleurs, mettant la morale de côté, In saisie est nécessaire.C'est la scule garantie que puisse avoir le fournisseur contre celui qu\u2019il veut protéger par des avances.Une seule classe de la société mérite plus de protection qu'elle n'en n ; j'en parlerai dans un prochain numéro, si les circonstances me le permettent.Votre dévoué, Nok.Sur cent personnes qu\u2019on rencontre dans une journée il y en n quatre vingt-dix qui ne savent pas ce qu'elles disent, portent des jugemonts téméraires, sc vantont ct abaissent leurs samblables, médiseut ou calomnicnt, débitent des sottises ou des folics.NOUVELLES DIVERSES.\u2014On sais cu\u2019à raison do 1000 pinstres par soirée la tournée artistique de Saral.Bernhardt en Amérique va lui rapporter une centaine de mille piastres.On se dewnndat, ce qu'elle ailnit faire de cet argent et quelques-uns disaient qu\u2019elle alluit économiser un montaut assez consi- dirable, mais il parait que Sarah n\u2019a pas la bosse de l\u2019économie; jusqu'à présent elle à tout dépensé et elle sc fait faire en ce moment un collier qui va absorber une partie considérablo de ses recettes.Il parait que ce sera le plus beau, le plus élégant collier qui aura été fait de notre temps.On z droit de se deman- dor si après avoir gagné des sommes aussi considérables et reçu les hommages du monde entier elle ne mourra pas pauvre ct dédaignée.Drame en Californie \u2014Un nommé Hines figé de 55 ans s\u2019éprit d'amour, ils y a quelque temps, pour une charmante jeune fille de dix-huit ans et entroprit de In déoider à l\u2019épuuser.La jéune fille fut très polio mais ne prit pas la demande de Hines au sérieux et fit tout ce qu'elle put pour le faire renoncer à ses espérances.Mais plus ello cherchait à l\u2019éloigner plus il travaillait À se rapprocher delle.TI finit par tomber dans une profonde mélancolie, II y n quelques jours, il mit un pistolet chargé daus 8e poche et dit cn partant à un ami : « j'aurai cette fille ou jo la tucrai.» I se rendit chez Mdile Hurne qui vit avec su mère veuve dopuis plusieurs années et s\u2019asseyant auprès d'elle il ronouvella avec énergie ses sollicitations et la supplia d'accepter ses propositions de mariage.La jeune fille répondit en plaisantant qu\u2019elle regrettait de ne pouvoir l\u2019épouger.Alors il se Jeva furieux-et tirant son Pistolet, il le pointa sur la jeune fille en lui disant : « Si vous persistez, je vous tuc, » Mais il avait affaire à une personne déterminée.Ne perdaut pas de temps Malle Hurne snisit une cagabine qui était près d'elle et la de- charges dans la poitrine de son vieil amoureux qui tomba mort à ses picds, Elle avait agi si rapidement qu'il n'avait pas eu le tomps de tirer, - \u2014Un vieux soldat, âgé de 107 ans, vient de mourir à Paris.On a trouvé dans sa chambre un papier sur lequel étaient éorits ces simples mots, « Je no puis sortir, je meurs de faim.» Il avait fait les campagnes d'Egypte ot de Russie sous Napoléon Tor ot était décoré de la croix de Sto- Hélène, \u2014Un crimo affreux vient do se commottre dans lo midi de la Franco.On a découvort.un paquet énorme flottant sur la Saône.Oe paquet contenait les restes d\u2019uno jouve femme coupéo en morceaux, \u2014Jongh, le misérable qui a enlevé et-tué un jeune garçon-à La Haye A mms LA TRIBUNE.et qui a été condamné à l'emprisonnement pour la vie, il y a quelques jours répondit au juge qui lui de- maudnit ce qui l'avait porté à perpétrer ce crime: « Avec mes gages et l\u2019aide de mes patents j'avais suffi- samsment pour faire vivre ma mère ; mais la lecture des romans m'a ins piré l\u2019idée de tuer cette enfant.J'avais lu dans un journal illustré qu\u2019une famille avait enlevé un enfant pour s'emparer d'un héritage et j'ui voulu fitire de même.» \u2014Un meurtre horrible a été récemment commis à Paris, rue Jucob, par un concierge qui avait reçu un avis de révocation, mais à qui on avait donné trois mois pour se trouver unc autre place.S'imaginant que le fils du propriétaire de In maison était l'auteur de la chose, 11 déchargea sur ce jeune homme, \u2014médecin qui l'avait soigné avec toutes sortes d\u2019attentions dans une cruelle maladie, \u2014 une arme à feu au moment où la victime xe trouvait duns un escalier.Il tira une seconde fois eur une dame et un garçon épicier qui avaient voulu l'empêcher de commettre cette atrocité.Il essayn cn- suite de se suicider en re coupant lu gorge.On croit qu\u2019il guérira de ses blessures, \u2014Il ÿ a près de Harrisburg, dans l'Obio, une enfant de cinq ans qui raît avoir le pouvoir de charmer Fes oiseaux, Il y n un an que sa mère a remarqué l'étrange lascination qu'elle excrçgait sur les oiseaux.Lo petite fille était dans la cour entourée d'oiseaux blancs qui jouaient avee elle et répondaient à son appel.Elle les prenait dans sa main et ils se Inissaient faire.Lorsqu'elle les lâchait ils se rendnient à une courte distance ct revenaient vite à elle.Elto cn prit plusieurs qu\u2019elle apporta à la maison pour les montrer à sa mère, laquello pensant qu\u2019elle leur ferait mal, les envoya dehors; mais à feine la porte fut elle rouverte que la bande so précipita dans la maison ct alla 66 poser sur la tête de la petite fille et se mit À voltiger autour d'elle.Les'oisenux restèrent autour de la maison tout l\u2019hiver, volant vers l'enfant aussitôt qu\u2019elle sortait.Lez parents devinrent alarmés do cette puissance singulière, peasant qu'elle était de mauvais augure ct que ln mort visiterait leur maison.Mais la mort ne vint pas et dans le cours de l\u2019été la petite fille fut entouréo d'oiscaux de toutes sortes.lëlle les caresse avec tant de délicatesse qu'une fois pris par elle l\u2019oiseau nc manquo j'amais do retourner.L'hivor dernier une bande d'oiseaux lui a tenu compagnie.Ello jouait avec cux des heures entières, Tous les matins les oiseaux volaient sur sa fenêtro et ne la laissaient que lorsque le soleil sc couchait à l\u2019ocei- dent.Le père ot Ia mère de cette cn- fant sont pauvres ot superstitieux et Îls ont cuohé la chose jusqu'à dernièrement de crainte qu\u2019il ne leur arrivât malheur, \u2014On raconte une histoire singu- lidre qui serait arrivée lors de la catastrophe du Tay Bridge, Un gentleman avait laissé sa femme dans une graudo ville du nord de l'Angleterre ct voyageait pour une maison de commerce en Ecosse, en décembre 1879.-Il.-tint sa femme: au courant de ses mouvements et lui promit vers Noël d'être bientôt de hous, Il lui annonçait qu'il avait pris ses dispositions our aller à Dundeo via lo Tay Bridge dans la soirée du dimanche, 28 décembre, La nouvelle parue dans les journaux du 29 que le pont s\u2019était écroulé sous le poids d'un train express causa beaucoup d'alarme à l\u2019épouse isolée qui pensait assez na- tarcllement que eon mari était au nombre des victimes de cotte calamité.Bos eraintes furent confirmées par le fait qu\u2019elle ne regut plus de nouvelles do \u2018lui.Elle 5 rendit à Dundee, examivn les cadavres des victimes et retourna chez alle avec la oroyanco qu'elle était veuve, ,De son côté ln maison au vom de qui co commis voyageait mit au compte des profits et pertes l'argent qu\u2019il portait, Asquelquo temps de; là; an gentleman qui connaissait le voyageur disparu fut plus surpris qu'étonné de l\u2019apercovoir, à Londres, daus le coin \u2018d'uh omnibus, \u2018Il demanda des axpli- cations, qu\u2019il\u201d d'obtint point, mais tous los intéressés furent bientôt au courant du pseudo-défunt.On découvrit qu\u2019il n'avait pas pris le train qui avait péri; qu'après l'accident sûr qu'on le croirait mort il étuit allé à Londres dissiper l'argent do ses patron et épouser une jeune femmo et jouissait de tous ses nises lorsqu'il fut accidentellement découvert, Il a été condamné, pour détournements de fonds, à un an de prison.Son empri- sonuement est sur le point d'expirer, mais lo prisonnier craint beaucoup de w'être remis en liberté que pour être repris immédiatement et subir un procès pour bigamie.\u2014Tl ÿ à quelques jours, on « trouvé un doigt dans une saucisse achetée par une personne résidant sur le chemin Wellington.On fit des recherches ct l'un trouva qu\u2019un garçon employé chez un fabricant de saucisses avait ou un doigt amputé par la machine et l'on suppose que ce doigt a suivi In voie ordinaire do la viando hachée et est devenu saucisse comme le reste, \u2014M.Charles Meunier, le populaire épicier du coin des rues St-Domini- que et Vitré, transporte son magasin au coin de la Côte St-Lambert et de la ruo Craig où il tiont depuis un an l\u2019un des meilleurs étaux de bou- chora de la Ville.Les cffets c t les viandes vendus par M.Meuuier sont toujours do première qualité; il n'y a qu'une opinion à ce sujet, ses nombreuses pratiques admettent qu'il est impossible d'être mieux servi.Nous conseillons au public de visiter le coin de la Côte St-Lambert et la rue Craig.ON DEMANDE UNE presse à cylindre double demy de seconde main, On donnera un prix raisonnable.S\u2019adresser, BOITE 2144 Bureau de Poste, Montréal.PROVINCE DE QUEBEC.CHAMBRE DU PARLEMENT BILLS PRIVÉS, LES personnes qui se proposent de s'adresser à la LEGISLATURE de la Province do Québec pour obtenir la ssation de BILLS PRIVES ou LO- AUX, portant concession de privilèges exclusifs ou de pouvoirs «le Corporation pour les fins commercinles ou autres ou avant pour hut de régler des arpentages ou «léfinir «es limites, ou de faire touto chose qui aurait l'effet de compro- mettro les droits «d\u2019autres parties, sont par les présentes notifiée que, par les rèdles du Conseil Législatif et de l\u2019Assemblée Législative respectivement [lesquelles règles sont publiées au lion dans la \u2018 Gazette Officielle de Québec} elles sont requises d'en donner UN MOIS D'AVIS (spécifiant clairement et distinctement In nature et l'objet de la dite demande), dans la *\u201c Gazette OMi- cialle de Québec,\u201d en anglais et en fran- çals, ot aussi dans un journal anglais et dans un journal français publiés dans le district concerné, et de remplir les formalités qui y sont mentionnées.Le premier et lo dernier de tels avis devant être onvoyés au Bureau des Bills Privés de chaque Chambre Et toute por- sonne qui fera application, devra, sous une somaine de \u2018apparition do la première publication de tel avis dans la ** Gazette Oflicielle,\u201d adresser une copie de son bill, avec la somme de cent plastros, au Greffler du Comité des Bills rivés.Toutes pétitions pour Bills Privés doivent être présentées dans lés \u2018\u201c deux premières semaines \u2018\u2019 de la session.L, DELORME, Grefller de I\u2019Abs, Lég, Québec, 24 janvier 1881.Mercier, Boausolsil & Martineau co Avocats, \u2018 No.55, RUE ST-JACQUES ! Montréal.N.B.\u2014M, Mercier donnera une at- tüntion spéciale aux affaires criminelles.! HON.HONORE NRRCIRR, ExsSolliciteur Général, Député de St- \u201c \u2018Hyacinthe.LCLEOPHAS BEAUSOLRIL, PAUL G.MARTINBAU Antreels Byui-Oieel.LOL Province de Québec, district de Montréal, dans la Cour de Circuit pour le district de mon real, Le huitième jour de Février mil huit cent quatre-vingt-un.Présent l'Hon.Jugs Laframboise, Eusèba Tougas, commis voyageur, de la Cité de Montréal, dit district vs Dymaudeur Médard Tougas, cl-devant de lu dite cit de montréal, et maintenant absent de la Province de Québec et de la Puis sance du Canada, Défondeur.Test ordonné sur la motion du Domandeur par son avocat M, J.U.Laltivière, écuier, en autant qu'il appert par le rapport de Ephrem Latour, un des huissiers de la Conr Supérieure du Bus Canale exerçant dans le district de Montréal écrit sur le Bref de Sommation émiané en cetle cause, que le Défendeur a laissé son domicils et qu'il est absent de la Province de Québec, ot de la Puissance du Canada; que le dit Défendeur soit par un avertissement à être deux fois inséré en langue fran- caise dans le papicr-nouvelles do celte Uité appelé «\u201c La Tribune\u201d et deux fois en langue anglaise dans le papier nouvelles do celte cité appelé \u201cThe Post notifié de conptraltre devaul cette Cour et là de répondre à la demande du dit Demandeur sous deux mois après la dernière insertion je tel avertissement et sur lo défaut du dit Défendeur de comparaitre et de répondre à telle demands dans le délai susdit ; il sera permis au dit Demandeur de procéder à la preuve et Jugoment comme dans une cause par défaut, {Par la Cour) CHS, BONACINA, Député P.C, S.Montréal 12 Février E881 Gradit Fac Franco-Canadien, \u2014 Capital - - $5,000,000 2ins Président, l\u2019honorable E.Duclerc, Sènateur (Paris Vice-Prés.l\u2019hon.J.A, Chaploau, Bureau provisoire à Montréal : Edifice de la Banque Molson 117 rue Saint Plorre La Soctété fait des prôts hy pothécai- res à long terme avec amortissement et À court lerme sans amortissement, Intérôt À six pour cent.Pour ronseigne- ments s'adresser au «irsctenr E.J.BARBEAU.montréal 12 Février 1881 QUARTIER OUEST.Réquisition à JOHN C, McLAREN, Ecr Montréal.Monsieur, Les soussig nés électeurs de lu division Quest de cette cité, vû la vacance que la candidature de M, Nelson à la tnuirio ve créer dans la représentation de ce quartier, sont heureux de vous prier «le vouloir bion laisser poser votre candidature pour remplir cette vucance.ls sont convaincus que l'expérience et la connaissance des affaires de la cité quo vous avez acquises pendant letemps que vous avez occupé un siège dans le Conseil, vous permettront de rendre de grands sorvices au public &t aux êlec- leurs de ce quartier en particulier, si vous vouliez bien consentir de nouveau à être réélu.Dans le cas où vous accepteriez la candidature que nous vous olfrons nous nous engageons non seulement à vous donner nos votes mais 4d fuire tous nos efforts pour assurer votre réélection, Kingan & McBurney, J.Fairbain, J McShene, jr, Alex.McGibhon, Wm.Clondinneng, Geo.Barry, Chas.J.Baird Wm, Sache, F.W.lienshaw, James Brown & Bro W.A.Merry, W McDun- nougb, M.C.Mullarky, h.McShane, Chas.Proctor, VW, D.Stroud, Chas Stevenson, John McLean & Co, C.C.Snowdon & Co, Thos H, Hodgson, A.Shannon, Wm Short, S.B, Heward, 8, A, Vaillancourt, B, S, M, Constant & Co., A.J.Pell, T.Giroux, W.Ackerman, L Morin, T.Allard, N.A.Demers, V.Lenoir & Cio, 8.Goltman, A.Lamontagne Cyrille Forgal, J-Bte Augé, Joseph Fortier, F.Charlebuis, F.Léonard, J.À Stevenson, A.S.Compains, Jolinson & Lord, W, J.McNiece, M, Douglas, Drake de Ramsay & Cie, et trois cents autres, Messieurs, \u2014En réponse à !n réquisi- Mon qui m'est présentéepar un si grand nombre d'électeurs du quartier Ouest, je consens à me porter candidat pour vous représenter au Conseil de Ville, à la placo de À, l\u2019échevin Neison.qui se retire.Je promets de faire tont on mon pouvoir pour servir les intérôts de la cité et travailler à sa prospérité, Je suis, messieurs, Votra très humble, J, C, MoLAREN, \u2014 2 ; , AVIS PUBLIC Est par le présent donné que le soussigné es-nom et on aa qualité de tuteur do 8.Filgate, a été par un jugement de la Cour Supérieure, à Montréal, rendu le dix-neuf de Janvior courant, nome hiéritier béndticiuire de feu James Alexander Filgate, on son vivant Capitaine de Bateau, de lu cité de Montréal, 5.FILGATE Montréal 24 Janvier 1881, * L'ANCIEN MOULIN L.CHARBONNEAU Nos 10 & 12 RUE SAINT CHARLES'BORROMEE Près du la rue Craig.MM J-Bte Mantha & Cir, donnant avis que leur établissement ost maintenant à subir de grandes réparations et additions et qu'il sera en opération dans deux où trois ~em:iines.Les machines seront tout co qu'il y a do plus amélioré et le personnel des mieux choisi.Ils y ajoutent une grande boutique pour lu manufactures de toutes sortes de menuiseries, telles qu@ portes, chaësis, por tiques, lucarnes, otc.La chautforie sera spacieuse ot sur lo système le plus ainé- liors possible, J.B.Mantha, Gérant de l\u2019établisse- mont.T.Préfontaine, pour lus finances (a soulo place d'ulfaires privées à Montréal, Montréal 5 Février 1881, as\u2014I VICTORIA WIRE WORKS.A.DECARIE & Gie.B68 & 370 RUE CRAIG, MONTREAL.Manufacturiers de toilo en fl de cuivre et de fur pour les moulins à oltre, ainsi que pour les moulins à papies- aussi de toile de [It d'acier pour les locomotives qui bralout du charbon ainsi que tissus croisé en fil de for pour colles brulunt le bois, Cos articles ont donné complèto satisfaction au Grand Tronc el à toutes les autres compagnies de chemins de fer qui les ont employés.Toutes especes d'ouvrages en fil de fer exécutées avec promptitu-le.montréal 11 Déc 1880 AVIS Cette semaine nous avons fait notre inventaire et nous avons tous mis de côté lus marchandises quo nous voulions sacrifler.En venant nous voir à commencer de Lundi Jauvicr le 17 vous acheterez des marchandises presque pourrien telles que: fm Habillements d'enfants et hommes.Purdessus pour Hommes ot Enfants, Chemises de toutes sortes.Mouchoirs de toutes sortes.Gants de toutes sortes, Cravattes ce toutes sortes, Corps et Caleçons de toutes sortes.Nog Pantalons encore en mains lt vous avez de quoi choisir.Beaucoup de ces marchandises-ln sont marquées à moitié prix coûtant.Venez nous voir et vous serez con- tv ° ons I.A.BEAUVAIS, No.190, RUE ST.JOSEPH Montréal, 23 Oct.1880.aa\u2014l R.MACKENZIE Importateur et marchand de matériel en fer pour les chemins de fe- et les bateaux-à-vapeur 89 RUE ST-SULPICE 89 MONTREAL Manufacturier d'articles en fer et en acier, et d'un métal appelé .\u201c Star Metal bearings.\u201d \u2014 AGENCES : \u2014 Nashua Iron and Steel Company, Forgings for Railroads and Stamboats, ke Schaeffer & Buddenberg, New York Engineers and manufacturers of Patent - .8team Hydraulic Vacuum Gauges, Revolution Counters, Indicators, &c.Sohn Wilkes & Sons, Bordesley Metal Tube Works, Birmingham, Manufacturers of the Patsat Seamless Copper Tubieg, Copper and Brass Wire, &c.onore Demoor, Belgium, Traversing Pod Lining Jacks, all kinds of Hyd - raulic machinery, Weston's Dillerential Pulley Blocks, &c.\u2018 Sohn Moncrieff, North British Glass Works, Celebrated Gauge Glasses, Liner's Patent Locomotive vid Grate, rover\u2019s Patent Holdfast Washers, for easing the Nuts of l\u2019ish Bolts, Bolts \" for Bridge Work machinery, Engines, Rolling Stock, &c.montreal 20 novembre 1880, 0 BEFPETET TT Sg SI Ep TT TENTE Serre \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 SEOTLLETON D8 © LA TRIBUNE * Mademoiselle de Soudéri.(Suite.) \u2014N'on faites rien, au nom du ciol, répondit d\u2019Andilly ; gardez cotto dernière rossourco, qui, si ello venait uno fois À manquer, sorait à jamais porduo.Le roi ne fora jamais grâco à un criminel do co gonro ; lo pouple irrité lo poursuivrait do ses roproches.Il eat possible quo Brusson, par la révélation do son gccret ou par quelque autro moyon, parvionno à éloigner les soupçons qui pla- nont sur lui; alors il sora temps d'invoquer la clémence du roi, qui no s'inquiéter point de ce qui aura été démontré par dovant la justico, qui no consultora quo son intime conviction.\u201d Mademoisolle do Scudéri dut nécosairoment céder au consoil oxpérimonté do d'Andilly.Absor- Léo dans un profond chagrin, réfléchissant à tout co qu\u2019elle devait fniro pour sauvor lo malhoureux Brusson, elle étail assise très-tard lo soir, dans sa chambre, lorsque In Martinière entra ot annonça lo comte do Miossons, colonel do la garde du roi, qui domandait instamment à parler à madomoisolle do Scudéri, \u201c Pardonnez-moi,mademoiselle, dit-Il,on faisant un salut militairo, si je mo présonte chez vous à uno houro inaccoutumée.Nous autros soldats.nous no pouvons choisir nos momonts, et en doux mots je vous anrai dit mon oxocuse, c'est Olivier Brusson qui m\u2019amèno vers vous, \u2014Olivior Brusson | s'écria ma domoisello de Sondéri, très-in- quièto do co qu'elle allait appron- dro.Olivier Brusson! lo plus malheureux des hommes! Qu'a- voz-vous do commun avoc lui ?\u2014Jo savais bion, roprit Mivssons on souriant, quo lo nom soul do votre protégé suffirait pour me procurer auprès do vous un ac- cuoil bienveillant.Tou lo monde est porsuadé du crime do Brusson ; jo snis que vous avoz à cot égard uno opinion, fondéo, à co quo l'on dit, sur los assurances de l'accusé même.Personno mieux quo moi ne pout êtro convaincu qu'Olivior Brusson n\u2019a point pris part À la mort de Cardillac.\u2014Parloz! parlez! dit mademoiselle do Scudéri avec l'oxalta- tion do la joio.\u2014OC'ost moi-mômo, dit Miossons, qui a jeté par torre lo veioil orfêvre, dans la ruo Saint-Honoré, non loin do votre domouro.\u2014Vous | g'écria madomoisollo de Scudéri; au nom do tous les saints | vous-même ! \u2014Oui, ot jo vous lo déclaro, mademoiselle, jo suis fler do co quo j'ai fait.Sachoz que Cardiilac était lo plus hypoorite ot lo plus infâmo scélérat; quo o\u2019était lui qui assassinaît, volait au miliou do' In nuit, et échappait A touto survoillanco.Jo ne sais quel soupçon indéfinissablo s\u2019élova en moi contro co vioux coquin lorsqu'il: me remit, dans un trouble visible, 1a paruro quo jo lui avais commandée, qu'il mo domanda & qui jo la dostinais, oL s'informa adroitement auprès do mon valet de chambre de l'heuro à lnquollo j'avais coutume de visiter cortaine dumo.Dopuis longtomps j'avais étS frappé de voir que les mal- heurcusos victimes do co brigan- dago portaiont toutos la même blessuro; \u2018on concluais que le meurtrior avait dû s'exercor à la faire, ot qu'il était sûr do son coup ; s\u2019il lo manquait, lo combat dovonait égal.Dans cotte ponsée j'employai uno précaution si simple, quo je no conçois pas qu\u2019elle n\u2019ait pus été prise par d\u2019autres avant moi.Jo mis une légèro cuirasso sous mon pourpoint, Cardilluc m\u2019attaqua par der- rièro.Il mo saisit avoc uno force de géunt; mais lo coup, frappé avec hubileté, glissa sur lo fer.Au mème instant, jo me dégagoeai do ses mains, ot jo lui plongoai dans ln poitrine lo poignard dont je m'étais muni.\u2014Et vous gardez le silence ! s\u2019écria mademoiselle do Scudéri, vous no déclarez pas aux tribunaux co qui ost arrivé ! \u2014Pormottez-moi, mademoiselle, répondit Miossens, do vous faire observor qu'une tolle \u2018déclaration ontrainorait, sinon ma ruino, du moins lo procès le plus pénible pour moi.La Reynie, qui partout flaire lo crimo, mo croirait-il si j'allais accuser do mourtro l\u2019honnête Cardillac, le modèlo do la piété ot do In vertu ?Le glaive do la justico me so tournorait-il pas contro moi ?\u2014Impossible ! dit mademoiselle de Scudéri.votro naissance, votro rang.\u2014Oh! continua Miossens, pen- soz nu maréchal do Luxembourg, qui, pour lo plaisir de so faire tirer son horoscopo par la Voisin, a été accusé d'empoisonnomont ot renfermé à la Bastillo.Non, par saint Denis! jo no livrerni pas une heure do ma liborté ni le bout de mon oreillo à cot onragé la Roynie, qui nous mottrait volontiers à tous le couteau sous lu gorgo.\u2014 Mais, en vous taïisant, vous conduisez l'innocont Brusson Aa l'échafaud f \u2014Innocent ! mndomoisallo ; ap- poloz-vous innocent le complico du maudit Cardillac, colui qui l\u2019assistait-dans toutos ses atrocités et qui a cont fois mérité lu mort ?Non, il est juste qu\u2019il perisso; et si je vous ai découvort lo véritable état dos choses, c'est en sap- posant que vous pourrioz vous servir de cet avou en faveur do votro protégé, sans mo compromettre auprès de la chambre ar.donte.\u201d \u2018 Madomoisollo do Scudér, ravie de voir ainsi confirmor l\u2019inno- conco d'Olivier, n\u2019hésita pas à révéler au comto tous los crimes de Cardillac, et le pria do se ron- dre avec ollo chez d'Andilly, L'avocat, après nvoir entondu lo récit du comto, l'interrogo on.core sur les moindres détails, Il lui demanda surtout s'il était bion porsuadé d'avoir été attaqué par Cardillac, et s\u2019il roconnaitrait Olivier Brusson pour l'homme qui avait omporté le cadavre.\u201c Sans douto, dit Miossons, car non-soulemont j'ai reconnu lo joal- lier à la clarté de la luno, mais j'ai vu choz la Roynio le poignard avoo loquel Cardillac a été tué : c\u2019est le mion ; il ost remarquable par lo curioux travail do la poignée.Je n'étais qu\u2019à deux pas du jeuno hommo qui vint relever le cadavro ; son chapeau était-tom- bé; j'ai pun distinguer tous ses traits, ot jo lo reconnaîtrais par- faitoment.\u201d LA TRIBUNE D\u2019Andilly garda un instant lo silonco, puis ildit: \u2018 On ne sauvera point Brusson dos mains de | la justice par les moyens ordinaires.Par amour pour Madelon, il ne veut pas dénoncer Cardillac ; ot s\u2019il le dénonçait, s'il montrait le passage secret ot los tré- äors amassés par le joallier, il n'en sorait pas moins condamné à | mourir, comme complice de tous | sos crimes.La situation est en- coro la même si lo comte de Miossons raconte aux jugos lo fuit tel qu\u2019il s\u2019est passé, Tout co quo nous devons tachor d'obtonir, c'est nn sursis; puis | nous vorrons.Que monsiour le | comte se rendo & la conciorgerie, 80 fasso montror Olivior Brussonot le reconnaisse pour celui qui a emporté lo cuduvredo Cardillac, Il ira ensuite trouver la Reynio, ot! lui dira : \u201c J'ai vu assassiner un homme dans la rue Saint-Honoré; jo mo trouvais près de la victime : lorsqu\u2019un autre homme accourat, so bnissu pour voir si le blessé vivait oncore, ot l'omporta sur ses épaules.J'ai roconau cot homme dans Olivior Brusson.\u201d Cotte déclaration nécessitora un | nouvel intorrogatoire ot la confrontation de Brusson avoc monsieur lo comte; la torture sora suspendue, et l'on fera de nou- volles enquêtes.Alors nous aurons le temps de nous adresser au roi.Jo laisso à votro sagacité, mademoiselle, lo soin d\u2019entro- prendre cotte tiche de la ma.niére In plus conveuable.Selon moi, le mieux serait do raconter tout ce myatéro au roi.Los avoux de Brusson soront confirmés par lo récit de monsiour le comte et par les recherches secrètes que l\u2019on fera dans la maison de Cardilluc.Lo roi, cédant À sa conviction, pout faire grâce là où le juge est obligé do punir.\u201d Le comte suivit ces instructions, ot tout so passa comme d'Andilly l\u2019avait prévu.CHAPITRE VII I) fullait maintonant recourir au roi, et c'était là un point difficile; car il regardait Olivier Brusson comme l'assassin dont les crimes avaient épouvanté tout Paris, ot il éprouvait pour lui une tolle horreur, que lo moindre mot relatif À \u2018co procès \u2018suffisait pour lo jetor dans une violente co- lére.Madamo do Maintenon, fidéle à la loi qu'elle s\u2019était imposéé de no jamais entretonir le roi d\u2019affaires désagréables, rejeta touto médiation.La destinéo de Brusson reposait tout entière dans la mains de mademoiselle de Scudéri.Après y avoir longtemps refléchi, elle prit enfin uno résolution qu\u2019elle exécuta sur - le- champ.Ello so revêtit d\u2019une lon- guo robe do soie noire, 80 para des précioux bijoux de Cardillac, mit un voile noire sur sa tête.ot se présenta ainsi dans les appar- toments do madame de Maintenon, à l\u2019heure où lo roi s\u2019y trouvait.La noble attitude de ls vé- nérablo demoiselle avait.dans cet apparoil solennol, une majesté qui évoillait lé respoct, même parmi ce peuplo léger qui ocoupe los antichambres.Tout le mondo s'écarla rospootuousement à son approcho ; ot loraqu\u2019elle entra de Maintenon, le roi lui-même la regarda ayoo surprise et sa.\u2014 dans l'appartement de madame |: POUDRE CORYZINE EB LAVIOLETTE ET NELSON, MONTREAL.Pour la guérison rapide du Rhume de cerveau, Cette poudre enlève immédiatement l'acuité du mal, rend la liberté de la respiration ot prôviont le rhume de poitrine, suite naturolle du coryza.On aspire cetle poudre par le nez comme du tabac ; elle agit sans provoquer ni éternucments, ni irritations d'aucune sorte.DIRECTIONS.Cinq à six prises aspirées fortement à cing minutes d'intervalle, et onsuite une prise toutes les heures jusqu\u2019à guérison.Prix : 25 cts, la boite, 23 octobre 1880.aa\u2014l 1880.ETABLISSEMENT DE T.CREVIER.\u2014 FONDERIE STE.MARIE.Manufacture considérable de POELES, FOURNAISES, PORLES DE COISINXB ET DE PASSAGE.\u2018 (POURNAISES LES PLUS MODERNES A AIR CHAUD.{C00 ERTURES DE MAISON EN TOLE GALVANISEEET EN FERBLANC.\u2014\u2014 de toutes sortes en ferblanc.RG\" L'établissement est connu pour la soi lidité et la bonne qualité de ses produits.\u2014 FONDERIE aux Nos.95, 97 et 99, Rue Craig.MAGASIN et BUREAUX : 539, Rue Craig.23 octobre 1880.O.DEBLOIS & CIE, Fabricants de fm\u20141 DALLES, DALLOTS ET CORNICHES EN TOLE GALVANISÉE Couvertures en Ardoise et autres Metaux, etc.OUVRAGES EN PLOMB, GAZ ET FOURNAISES.OBNEMENTS EN TOLE- GALVANISÉE, Bureau : 280 Rue St.Laurent ATELIER.207, Ruo St-Charles Borromée; MONTREAL, Montréal 23 Oct.1880.fm, TRENTE ANNEES DE SUCCES.PRESCRIPTION.DU\" DR.NELSON: Infaillible dans le traitement des BRONCHITES, RHUMES, ASTHME, ENROUEMENT, BTC.Prix : 25 cts.le bouteille.En vente chez LAVIOLETTE ET N£t30N, 209, Ruo Notre/Dame, et dnns toutes, leg Pharmacies; 23 octobre 1880, ag\u20141 COYLE & LzBLANG, AVOOCATS, No.54, RUE ST.JACQUES, _ P.J, Cows, Avuoent! 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