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Titre :
La Croix.
La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Il s'en prend aux libéraux, aux francs-maçons, et particulièrement aux Juifs. [...]
La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

Le tirage de La Croix atteint 3500 exemplaires en 1916.

REID, Philippe, « La Croix, 1923-1924 », dans Fernand DUMONT et autres (dir.), Idéologies au Canada français, 1900-1929, Québec, Presses de l'Université Laval, 1974, p. 45-85.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
dimanche 17 avril 1904
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Croix., 1904-04-17, Collections de BAnQ.

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[" a 71A RUE SAINT-JACQUES, MONTREAL.Telephone Bell: Main 1119 ABONNEMENTS ¢ CANADA ET ETATS-UNIS : 1 AN, $2.00 ; ' ® EN VILLE, PAR LA POSTE : 1 AN, $2.N.B.\u2014Dix abonnements ou plus adresses au meme bureau de poste, $I, chacun par annee.MOIS, 1.00 MOIS, 1.00 Journal Catholique et Independant publie a Montreal AGCUSE DE \u201c LIBELLE \u201d Notre ami et collaborateur, M.Henri Bernard, vient d'être traduit devant les tribunaux par M.Bouchard, éditeur de l'Union de Saint-Hyacinthe, qui accuse M.Bernard de /ibelle pour un passage de son livre \u201c La Ligue de l'Enseignement\u201d, deuxième édition, page 91.Nous n\u2019avons pas à juger ce qui cst devant les tribunaux.Nous ne dirons qu'un mot de cetfe affaire afin que nos abonnés sachent à quoi s'en tenir et puissent suivre fucilement ce proces qui ne peut manquer de les intéresser.M.Bernard avait adressé en hommage un exemplaire de la première édition de sa brochure à tous les journaux françuis de la province.L'Union répondit à cet hommage par un article dans lequel il déclarait non-seulement qu'il ne parta- goait pas la manière de voir de M.Bermais traitait l'auteur d'être \u2018 vil duns ses altaques rt rampant dana sex Mutteries.\u201d C'est la réponse à ce charmant compliment que M.Bouchard trouve libelleuse.Nos lecteurs trouveront cette réponse aux pages 90-91 de la brochure deuxième édition.Nous ne voyons guère comment le rédacteur de l\u2019Union peut bien oser accu- sor M, Bornard, de libelle_ après pareille.nard, : attaque.Quelle que soit l'issue de ce procès nous pouvons diré qu\u2019elle sera à l'avantage de la cause qu'a si vaillamment défendu notre ami Bernard.La lumière plus pure et plus grande sur cette Ligue si louche sortira de ce proces et nous montrera mieux combien il est du devoir de tous de travailler à démasquer l\u2019ennemi.M.Bouchard à comme avocat, M.A.Heaucheane, secrétaire de In Ligue, et le défenseur de M.Jean Labourt, éditeur de l'ignoble journal La Lanterne.Maître Gustave Lamothe, le défenseur du R.Père Adam, est le défenseur de M.Bernard.Si M.Bernard supporte maintenant les ennuis d\u2019un procès nullement diffamatoire pour lui, mais bien plutôt honorable, il a la consolation de recevoir les encouragements les plus précieux.C'est ainsi que, le 11 du courant, Son Excellence le délégué Apostolique lui faisait transmettre ses félicitations, par la lettre suivante : Délégation Apostolique Ottawa, 11 Avril 1904, M.Henri Bernard, Notre-Dame-des-Neiges Ouest, P.Q.Monsieur, Son excellence me charge de vous accuser réception de votre brochure La Ligue de I Enseignement.En vous remerciant de cet envoi, son Excellence me prie en même temps de vous féliciter en son nom pour votre beau travail, et aussi pour le suécès qui a déjà couronné vos efforts.Veuillez me croire, Monsieur Votre bien dévoué en J.C.Alfred-A.Sinnott Ptr.Secrétaire.Ce n\u2019est d'ailleurs pas là le premier témoignage que M.Bernard reçoit.A peu Près tont l\u2019Episcopat canadien a tenu à éncourager notre jeune ari et 4 approuver ses offorts pour démasquer \u2019ennemi.A nous de faire notre part en priant d'abord.pour le succès de cette cause qui D\u2019est pas seulement celle-de M.Bernard mais celle de t@us les catholiques.isons ensuite cette brochure si redoutable.pour la Ligue ; car nous pensons 3 bien que cette attaque ne vient:pas seulement de M.Bouchardau motre jeune eb courageux:ami, nos félicitations et nos meilléüre' sdühaits.Une lettre remarquable DE Mgr Langevin A l\u2019association de la Jeunesse Saint-Boniface, 2 avril 1904 A Monsieur le Secrétaire de l'Association Catholique de la Jeunesse Canadienne-française.Monsieur le Secrétaire, La lecture de votre brochure intitulée * Association Catholique de In Jeunesse Canadienne-française \u201d m'a fort intéressé, et je suis charmé de voir que l'on veut organiser In jeunesse catholique pour In défense de l\u2019Eglise ct de toutes les causes qui intéressent Ia religion et la patrie canadienne, en dehors de l\u2019esprit de parti.Ce sern un spectacle nouveau mais trés réconfortant et il est grandement temps que l'on s\u2019y mette.L'Eglise n\u2019est militante ici-bas que parce que les ennemis du bien la jalousent et l\u2019attaquent.elle ne demande qu\u2019une chose : la liber- Or, dans notre pays, doté de si belles \u201cinstitutions politiques et.plus libre - que Beaucoup d'autres, l\u2019Eglise ne jouit pas d'une pleine et entière liberté.Pour s\u2019en convaincre, il suffit de jeter un regard en arrière et de se demander comment, en 1890, au Manitoba, la Constitution a pu être violde impunément et sans remède, alors que la minorité catholique du Manitoba a été injustement privée d\u2019un système d'écoles séparées, consacré par vingt années de fonctionnement régulier et légal dans la Province.Quelle a été, dans cette circonstance si grave pour tout le Dominion, l\u2019influence politique et sociale des catholiques du Canada dont la liberté était violée dans la personne de leurs frères du Manitoba ?Malheureusement, cette influence a été presque nulle, et cela, faute d\u2019organisation.Nos frères séparés ct les hommes d'Etat dignes de ce nom ne refuseront pas de nous rendre justico sur ce point comme sur tous les autres, si nous savons nous unir pour réclamer nos droits.Il n\u2019y a peut-être pas de pays au monde où les catholiques peuvent être plus libres, s\u2019ils le veulent.La formation d'une Association catholique de la jeunesse ayant pour programme la piété, l'étude et l'action, est donc des plus opportunes et des plus désirables, et elle sera féconde si nous savons travailler activement à sa réalisation.Allez donc de l'avant, chers jeunes \u2018gens, qui cowmencez avec la bénédiction de votre digne Archevôque, la grande œuvre destinée à protéger et à revendiquer au besoin tout ce qui est justement cher aux catholiques et aux vrais patriotes dans notre cher Canada.Les pratiques religieuses en commun et en public s'imposent à des croyants sincères : il faut savoir s'affirmer ; l\u2019étude approfondie des questions agitées parmi nous permettra d'agir par conviction et non sous le coup de lu passion et de l\u2019intérêt.Un avocat protestant, de Winnipeg, disait en 1896 : \u201c Depuis que j\u2019étudie la question des écoles du Manitoba, je me sens pris d\u2019enthousiasme pour la cavse des catholiques, je n\u2019avais pas l'idée que leurs droits fussent'si clairs et si indéniables.\u201d ; oo \u201c Eüfih; rien *de-;plus-désirable et \u201cdé plus urgent que Paction sociale des \u2018ca foi! tholiques comme tels Éeotre action à été trop négligée jusqu'ici \u2018en face de l\u2019orgn- nisation forte et activ d'autres groupes de citoyens qui s'étonyent de nous trouver si divisés et qui sci demandent vi certains hommes publics gatholiques croient a I'Eglise.A 11 manque à not jeunesse instruite des cours de droit pulic au point de vue catholique.\u2018Trop sûtvvent les principes catholiques sont mécbinus ou même combattus faute d'être côpnus ot compris par les extholiques eux-mgmes.En conséquence, c'est de tout cœur que je bénis le prem groupe de jeunes gens catholiques qui\u2018aura le courage et l'honneur d'arborer: le drapeau d'une ¢ Association catholigne \u201d se préparant à l\u2019action sociale\u2018par la prière et l\u2019étude.Bon courage et en avant.Dieu le veut !Digu le veut ! t ADÉLARD, oO.M.i, arth.de Suint-Boniface.| Un sophisme sur I peine de mort Commo il est fgrile, guand on manque de phiiosopiis, dF so payer de faux arguments qu\u2019on appelle des sophismes ! ! Dans la foule de réponses dunnées à Ju Presse contre la psine de mort,il n\u2019y na simplement que l'expression d\u2019un sentiment non raisonné : affaire de goût et d'opi- mon.Nous avons dit ce qu\u2019il y n de ridicule dans Ia manière de traiter une nussi grave question.Il y a un correspondant cependant qui n donné un argument qui pourrait en imposer à un certain nombre.Dieu, dit-il, apres avoir roproché a Caïn son crime nef le fait pus mourir.Beau dommage ! D'uprès le texte de lu Genèse, il ne restait plus sur ln terre qu\u2019Adam et Eve et {leur fils Caïn qui venait de tuer Abel.1Tl n\u2019y avait guère à craindre que Caïn twit son père et sa mère pour rester toût seul sur la terre.Mais l\u2019Ecriture te que Dieu laissa Caïn errant et vagabond sur la terre; or en continuant l'argdüment du correspondant de la Presse nous arrivons à la conclusion qu\u2019il faudrait, comme Dieu l\u2019a fait pour Cain, Inisser vagabonder tous les assassins au milieu de Ja société, nous contentant de les maudire, de les marquer d\u2019un signe comme on marque un bœuf dans le troupepu.Quand on fait unjargument, il ne fant pas laisser d\u2019échappatoire comme celui-là.Non, Messieurs les ennemis de la peine de mort, vous no trouverez rien pour vous appuyer solidement dans la cause de Caïn.XX.\u2014 UNE COURTE PROFESSION DE FOI de l\u2019Université officielle de Paris faisait ainsi sa profession de foi: \u2018* Je suis cn- tholique pratiquant, et voici mon tits simple raisonnemert : Il y n un Dieu, tout me le dit, In stience imne_le montre.S'il y a un Dieu, l'hgtnime\u2018 a des devoirs envers lui, il y à done une religion.Trop occupé mos étufles spdainlos, je ne puis faire de la théolpgie, Mais j'ai regardé toutes les religions connues, La religion catholique est ipcontestablement Ja lus élevée, In plus phre,ello domine l'his- ire.Cela me suffit} je tombe À genoux et je suis son fils squmis en toutes ces questions supérieures dont la science ne peut pas dire Je pronii uel exemple p t Ants n'ayant \u2018que.quelq s-faibles notibns-de la science,\u2018\u2019osent\u2018en gon:tom attaquer la Un.des The les_plus distinguds tant de pédants aul.© La réforme de la musique sacrée T-\u2014COMMENT Y ARRIVER H\u2014ORSTACLES A SURMONTEH Nous tenons d'un correspondant romain les détails suivants sur le travail de la comunission romaine préposée à la réforme de la musique sacrée dans Rome même.li ne sera pas saus intérêt el surtout, sans profit, de voir la façon de procéder de cette commision dans la tâche avdue qui lui est imposée.Le Saint-Père se rend parfaitement compte de la difficulté qu'il y aura à retahlir dans le monde entier en beau chant grégorien qui régnait autrefois souverainement daus l'IEghse Cathotique.11 a manifesté le désir que dans les moments les plus solennels de In liturgie.le peuple, qui représente I'am sanctum catholicam el apostolicam Ecclesiam, prenne part aux offices en chantant les mélodies grégoriennes.-Ce programme, dit un membre de la commission, car ces quelques mots en tracent un véritable, il faudra beaucoup de temps pour parvenir à le réaliser.Nous devrons procéder graduellement.à cause des multiples difficultés.Ces difficultés sont de différentes natures.D'abord le peuple malheureusement s'est déshabitué de toute participation directe au chant par suite de lintrodue- tion des solistes, des orchestres, des chœurs logés dans une tribune élevée et séparée du reste des fidèles, C'est toute une éducation musicale à refaire.Hfnut conunencer par la base, la jeunesse, les élèves des séminaires et des écoles.En attendant, il faudra nous en tenir à des demi-mesures.Eten quoi consisteront- elles?voici : D'abord, toutes les églises de Rome ont requ ordre de soumettre à révision leur matériel musical.Les partitions sonl examinées et pour le mosuent ne sont exclus que les morceaux absolument dénués de sentitnent.religieux.Il va sans dire que les solos sont rigoureusement proscrits.Ainsi l\u2019Ave Maria, de Gounod, en si grande faveur auprès du public ne seru plus donné.Cependant les compositions qui seront.pénétrées d'un sentiment religieux et ne sevont pas de ln musique de concert, seront tolérées au moins pour le présent.T'outes celles qui sont ainsi revues et ndmises sont munies d'une estampille et désormais par ordre du cardinal vicai- dans les églises qui ne porte ce cachet, ot, si besoin en était.des mesures disciplinaires seront prises contre les récalcitrants.Car, il le faut bien penser, la réforme, comme toute réforme, du reste, rencontre bien des opposants.Il est fn- cile de les énumérer.En premier lien, i! y u ceux qui chantent dans les églises sans savoir bien le solfège, et ils sont nombreux: puis tous les solistes et les virluoses, irritabile (é- nu; puis les éditeurs de certaine musique qui n'aura plus cours; onfin certains compositeurs qui se figurent qu\u2019en mettant un texte sacré sous une mélodie bu- nale, îls ont fait une œuvre liturgique.Vous voyez que les mécontents ne manquent pas.Mais comment recruter les choristes à l'avenir 9 En multipliant les écoles gratuites pour préparer des choristes capables d'exécuter proprement In musique sérieuse.\u2019 Nous nurons des enfants, de jeunes garcons qui fourniront les sopranos et les altos.Ils devront passer des examens et recevront des certificats.Bon nombre d\u2019entre eux auront une jolie rétribution mensuelle.Voila ce qui se fait pour Rome indie.11 va sans dive que dos commissions rem- blables seront institudes en France, en > ro, aucune musique ne pourri se jouer: Allemagne, un peu partout.C'est ie seul! £orce brutalo.moyen d'arriver en pou \u201cde temps A tn.| \u2018| résultat tangible.TOUJOURS DU SANG Nos journaux à sensation peuvent être fiers de leur propagande de vulgarisation du crime, Un nouveau meurtre vient d'ensanglanter notre cité de Montréal : une malheureuse femme a été trouvée égorgée dans son lit, un soir de la se- inuine dernière, ot l'on accuse le mari, un alevolique, d'être l\u2019auteur de l'attentat.Quoi qu'il en soit, nus guzettes jaunes, à force de faire grand tapuge, à qui inieux mieux, autour de chneun de ces crimes nouveaux, rendent le meurtre monnaie courante et donnent.un cachet de célébrité à ses tristes nuteurs.Elles ne sauraient esquiver une large part de la responsabilité dans le développement cle cette série rouge, développement qui devient intense, avec les récentes nffai- res de Saint-Fulgence, près Chicoutimi, et de la rue Montenlm, à Montréal.Joignez à cela le zèle qu'apportent nos gros journaux à apitoyer le public sur le triste sort de cos pauvres assassins : à les rendre sympathiques, dans la mesure du possible.Vous entreverrez alors de belles perpectives sur l\u2019état de choses où nous mènent nos entrepreneurs en publicité, à exploiter aiusi la curiosité malsaine des foules, leur appétit des sensations imnauvaises.Nous marchons à la barbarie, à moins qu\u2019une réaction efticace ne so produise bientôt.Elle se produira, vette réaction, le jour où ceux qui en sentent le besoin se feront respecter des journaux qui sollicitent leur patronage, en les renvoyant, à moins qu'ils ne s'amendent, comme on éloigne de soi de mauvais serviteurs.Le Croisé.En Allemagne ot en France Nous lisons dans ln Semaine de Séez, France : * Nous assistons à des événerrent vraiment étranges et singulièment instructifs.Pendant que les congrégations réligienses quittent la France où elles ne sont plus reconnues et autorisées, l'Allemagne abolit les derniers vestiges du Kulturkampf et ouvre ses portes aux Jésuites, aux Lazaristes, aux Dames du Sacré-Cueur, comme elle l'avait fait, il y a quelques années déjà, pour les Rédemptoristes et les Pères du Saint-Esprit.C'est le Conseil fédéral lui-même qui a abrogé l'article de la loi contre les Jésuites, * On suit que le Conseil fédéral estcom- posé de cinquante-huit plénipotentiaires nommés par les Etats confédérés, ot que, représentant des pays où le protestantisme domine, il ne saurait être suspect de bien- voillance excessive envers les catholiques.C'est une raison d'équité ot de bon sens qui a guidé le Conseil.La proscription des Jésuites et ordres religieux était une œu- vre de haine, indigne d'un grand Etat, et qui ne pouvait durer, Quel tort avaient fait à In patrie ces religieux allemands qui consumaient leur vie a toutes les œu- vres de bien?il avait fallu la dureté de Bismarck et toutes sa puissance pour commettre envers eux une injustice si criante.« Peu à peu, les gouvernements confé- dévés sont revenus à une plus saine appréciation des choses : ilsont compris ce qu\u2019il y avait d'odieux dans ces mesures de proscriptions, et ils se sont honorés en les retranchant de leurs lois, * Chose non moins remarquable, les socialistes ont approuvé l'acto du Conseil fédéral.* Le parti socialiste, écrit-Bebel, se félicite de l'abrogntion des lois d'exception, mêmedirigées contre le cléricalisme, que l'on doit uniquement combattre par l'appel aux intelligenees ct la diffusion des octrines goclulistes ; Voila \u2018 un langage que ne tien ent pas les cialistes français; car ils ont renié toute idée de liberté et ne connaissent que la 0 0, T1 y a, d'ailleurs, desidiffé- nces essentielles entre l\u2019école socialiste \u2018at holique » Certes, * allemando etl\u2019école sôcialiste francaise, $ Es = eee ms edi el ee mt vn po ae eSATA DE VAE TRS ENO SN wea a - 7 Tw .Eolas Eh mb bar rma rie em ca ma ber pte vena M .y + À LA CROIX, 17 AVRIL 1904 3 Le Coin des Jeunes.C'est In jeunessse religieuse et libre qui fera l\u2019avenir de la patrie.CHATEAUBRIAND.Les Cercles d\u2019Etudes DE CAMPAGNES Ce n'est pas seulement dans les villes ou dans les collèges que doivent s'établir les Cercles.Gardons-nous d'oublier les campagnes.Elles renferment des énergies que nous aurions tort de dédaigner et qui n'attendent qu'un objet pour se dépenser.n de mes amis, actuellement à la campagne, m'écrivait dernièrement : \u201c\u201c Les jeunes gens de nos campagnes \u2018 sont bons en général, ils ont un ex- * cellent cœur, ils aiment les œuvres \u2018\u2018 nobles et graudes et il suffit, la plu- \u201c part du temps, de les leur proposer \u201c pour qu'ils acceptent de tout cœur ; \u201c ils sont inactifs parce qu'ils ne savent \u201c pas comment agir, il suffit de leur \u2018* donner une orientation pour qu\u2019ils \u201c\u2018 agissent.J'ai tout lieu de croire que \u201cles Cercles d'études que vous voulez \u201c fonder feront un bien immense dans \u2018\u2018 nos campagnes canadiennes\u201d.Les Cercles ruraux seront pour les jeunes de la campagne une source de rands avantages.Ils complèteront l'instruction acquise à l'école primaire, ils élargiront le domaine de leurs connaissances, ils donneront à leur esprit une nourriture dont ils s'abituent trop facilement à être privés.Ils éveilleront des initiatives et des dévouements.Evitant l'oisiveté, subissant la bonne influence du travail intellectuel, ces jeunes gens resteront moraux.La corruption et le mal auront moins de prise sur eux et, de leur côté, ils auront plus de force pour les repousser.Affermis par l'étude, sanctifiés par la piété, soutenus par l'idée de l'action, ils résisteront aux entrainements d'autant mieux qu'ils auront moins le loisir de penser aux plaisirs dangereux.De plus les Cercles d'études trans- rteront ainsi l'action chrétienne et patriotique dans un nouveau milieu ; ils formeront une génération d'hommes plus indépendants parce qu'ils seront plus instruits, des citoyens que la ha- blerie des orateurs de parti ou des semeurs d'idées fausses ne pourra plus duper.Ils formeront des agriculteurs pénétrés de respect pour leur état et moins portés à le délaisser puisqu'il en connaissent la grandeur.Ils favoriseront la fondation des œuvres rurales ur la protection des cultivateurs, et Foront comprendre dans un sens chrétien la question sociale qui ne se restreint pas aux seuls intérêts des villes.Ils permettront l'étude de la colonisa- fT _ _ _n_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 tion en dehors des intérêts de parti, ete.Ce problème religieux, les grands rincipes seront connus avec netteté et es objections auxquelles on ne pouvnit autrefois toujours répondre recevront des répliques claires et catégoriques, fruits d'une étude populaire de l'apologétique, efficace com Plément de l\u2019éducation reçue au catéchisme et à l'église.L'œuvre n\u2019est pas toujours tacile, mais n'allons pas nous en exagérer les difficultés.(1) Les études n'éloigneront pas ces jeunes gens comme on le croit trop facilement.Bien au contraire, le travail intellectuel n\u2019est pas pour leur déplaire.\u201cIls sont inactifs parce qu'ils ne savent pas comment agir\u201d me dit mon correspondant.Qu'on leur propose un travail comme celui qui s'effectue dans le Cercle, ils seront heureux de l'accepter et sv mettront avec ardeur.Après de rudes travaux, ils aiment à donner à leur esprit son aliment.La discussion les anime et les attache, l'échange d'idées excite leur intérêt.Il leur plait d'exprimer ce qu'ils pensent, de faire adopter leurs vues, de les défendre.Ils pourront suivre aussi aisément ces études.Leur intelligence fureteuse cherche et approfondit.Toutes les questions qu'on agite dans ce Cercles ont d'ailleurs un côté populaire qui se traite facilement.D'autres sujets sont absolument de leur ressort, les sujets qui touchent l'agriculture par exemple.Un espoir d'ailleurs et un motif de confiance c\u2019est que nos jeunes gens de campagne ont de la tenacité, u'ils n'abandonnent pas sans raison l'œuvre qu\u2019ils ont commencée, qu'ils mettent nine espèce de fierté À remplir le but qu'ils sesont proposé.Leur bonne volonté, leur constance, leur esprit inquisiteur, leur solide bon sens écarteront plus d'un obstacle à redouter dans d'autres milieux.D'ailleurs on évitera bien des difficultés en adoptant une méthode de fonctionnement très simple.I} est vrai de dire que cette remarque pplique à tous les Cercles d'étudr A la can.1e plus qu'ailleurs éloignons la solennité qui gêne.Pas de conférenciers bavards.On se défie des diserts et des grands parleurs.Un causeur court et précis plaira toujours.N'inquiétons pas non plus ces jeunes gens par nn souci trop grand de la forme.Nous ne réussirions qu'à introduire la gêne.Que l'on s'exprime dans la langue du terroir.La lecture et les études auront vite fait disparai- (1) Ou trouvera de précieux renseignements et de grands secours d'expérience dans des livres récents publiés sur les patronages, par exemple : Bozon, les Patronages paroissiaux.tre les imperfeations.Ne prosorivons d'une façon spéciale que les anglicic- mes.Enfin qu'on trouve des sujets appropriés.Les questions d'apologétique viennent en premier lieu.La religion n\u2019est jamais assez connue : on en néglige trop l'étude après la première communion.: Puis tout naturellement arrive la question agricole.Les jeunes campagnards s\u2019y arrôteront complaisamment car ils pourronten dire beaucoup de choses.Ils discuteront les idées émises dans des livres et reprendront sans scrupule des ques:ions résolues par les théoriciens, et qui, examinées dans la pratique, demandent une toute autre solution.Ils parleront d'expérience.À cette question se rattachera naturellement la colonisation discutée avec soin ; cette étude devra susciter des colons qui, au lieu d'aller perdre dans les villes un sang pur et généreux, se dispenseront à fertiliseret À peupler la province de Québec.Voilà \\es sujets principaux.Les questions d'éducation, la question ouvrière, etc\u2026 pourront être abordées ensuite si le directeur prévoit - qu'on pourra les traiter avec un véritable profit.Mais la question agricole est assez importante pour suffire a elle seule.Ces Cercles d'études ruraux pourraient être fondés avec profit dans les patronages là où ils existent.Dans tous les cas, le curé ou le vicaire sont les directeurs tout désignés de ces cercles.À eux de trouver les jeunes qui désirent étudier, de les organiser, e les aider, de stimuler leur zèle.Les jeunes collégiens des cunpagnes pourraient jusqu'à un certain point contribuer A fonder de ces Ce:cles en faisant conuaitre le mouvement de I'A.C.Jet en encourageant la formation des groupes, Mais pas d'imprudence.Ne fondons de ces Cercles qua bon escient.N'allons pas à l'aventure.les Cercles de campagnes sont peut-être les plus difi- ciles à soutenir.Ne nous exposons pas à un échec, sachons prévoir les difficultés, pour v parer au moment venu.J'ai parlé des Cerclès d'études ruraux pour montrer que si nous comptons d'abord et immédiatement sur les jeunes des collèges, nous voulons aussi unir à nous toute la jeunesse qui veut travailler et agir.¢ Jean Ni.Le sentiment national Le sentiment national, il n'y a pas a le nier, n\u2019est guère développé chez les nôtres.Ilestà un état latent assez peu rassurant.D'où vient que le Canadien français, en général, ne se sente pas un patriotisme très fort ?D'où vient que son cœur ne sait pas battre de crainte aux dangers qui menacent la patrie, ou de joie aux succès qui la grandisent ?La réponse à cette question est facile : le sentiment national chez nous n\u2019a pas été assez cultivé.M.C.-J.Magnan, dans le dernier numéro de l'Enseignement Primaire, Le EE \u2014\u2014 fait à ce propos des remarques aussi justes qu'opportunes.Il ne se borne pas à constater le mal, il indique le remède : cultiver davantage le sentiment national à l\u2019école primaire.Voici d'ailleurs en: quels termes M.Magnan s'exprime : * Notre petit coin est si doux ! Vivons! Aisuous ! Mourous chez nous ! THÉODORE BOTREL, \u201cL'amour de la patrie est inné dans le cœur de l\u2019homme.Chez l'enfant, ce sentiment sommeille, et il suffit de le réveiller délicatement ; puis, pendant les années de scolarité, l'instituteur doit le cultiver avec soin.\u201c\u2018 Toutes les matières du programme se prêtent facilement à un enseignement patriotique bien compris.C'est la lecture, d'abord, qui initie les enfants aux choses de la vie.Si elles sont bien choisies, ces lectures, elles font naître dans l'âme de l'élèves des idées nouvelles pour lui.C'est alors qu'il apprend à mieux regarder ce qui l'entoure, À se rendre compte de bien des détails non remarqués jusque là.Le dévouement de ses parents, l'amour de ses frères et sœurs, l'amitié des voisins, la magnificence des fêtes religieuses, les beautés de la nature, en un mot, l'attachement aux objets qui ont, les premiers, frappé ses regards, et qui ont été témoins de ses premiers pas dans la vie, prendra une forme sensible : c'est, chez l'enfant, la première manifestation du sentiment ational.\u201d Avec les années, ce sentiment s\u2019affermira, et il deviendra de l'amour, un amour vrai, puissant, pour le pays natal.Au cours de l'existence, cet amour de la patrie se manifeste par un dévouement éclairé à la terre où l\u2019on a vu le jour, une fidélité inaltérable à la foi des ancètres et aux traditions du passé.\u201cMais il n'y a pas que la lecture qui soit un moyen de culture patrioti- ve.Tous les exercices constituant l'enseignement de la langue maternelle : grammaire, dictées, devoirs orthographiques, analyse, récitation, rédaction, etc., permettent de cultiver le sentiment national à l'école, sans nuire à l\u2019enseignement de la langue.\u201c Seulement, pour que nos enfants puisent dans leurs études primaires même un patriotisme bien canadien, il importe de mettre entre leurs mains des livres imprégnés de sentiments canadiens ; des livres où se trouvent à cha- ue page le nom du Canada ou celui e ses fondateurs ; des livres dont une bonne partie a été tirée de notre histoire nationale ou empruntée à la géographie descriptive de ce pays.\u201c Nous touchons ici à une question importante : celles des livres de classes.Les commissions scolaires, les instituteurs et les institutrices comprennent combien il importe de mettre dans nos écoles canadiennes des manuels bien can diens, c\u2019est-à-dire des manuels rédigés expressément en vue des besoins de notre pays.Au point de vue de la méthode, certains ouvrages européens ont êté inuroduits dans nos classes.Ce n\u2019était peut-être pas, en soi, une mauvaise démarche.Mais plusieurs constatent, aujourd'hui, que ce n\u2019est pas en façonnant le cœur et l'me de nos enfants à la française ou à l'anglaise qu'on en fera de vrais Canadiens dans le sens traditionnel du mot.* Que faire ?\u2014Choisir parmi les ouvrages classiques actuellement approuvés par le comité catholique du Conseil de I'Instruction publique, ceux qui tiennent le plus compte de nos sentiments religieux et nationaux, ceux qui aideront le mieux le maître à cultiver le sentiment national dans le cœur des petits Canadiens français.\u201c Ne l'oublions pas, c'est dans les livres d'école, quelque modestes qu'ils fussent, que tous, plus ou moins, nous avons appris ce qui est capable de donner ln conception de nationalité et de préciser dans l'esprit ce que c'est que lu patrie.Nos jeunes Ames n'ont-elles pas frémi de bonheur au récit des hauts faits de nos pères?Ne sont-elles pas devenues tristes lorsque l\u2019histoire nous apprenait leurs malheurs et leurs revers?Avec quel plaisir n\u2019écrivions- nous pas li dictée dont la lecture pré- paratuire nous avait révélé le charme patriotique?Er l'étude de la géographie combien n'a-t-elle pas élargi nos lorizous, en nous faisant franchir les limites de la paroisse natale pour embrasser d\u2019un coup d'œil le comté, puis la province, enfin le Canada tout entier.Lorsque nous eûmes connu l'étendue.lu beauté, les richesses de notre pays ; quand on nous eut appris que nulle part ailleurs la liberté et la paix ne régnaient plus complètement que sur les bords du Saint-Laurent; que peu de contrées rivalisaient avec la nôtre au point de vue pittoresque et de la salubrité, qui d'entre nous n\u2019a pas senti monter de son cœur à ses lèvres ce cri patriotique : \u201cO Canada : mon pays, mes amours ** \u2014 La France et l\u2019Angleterre On annonce officiellement que le trai té colonial anglo-français a été signé au ministère des affaires étrangères, à Londres.Il comprend trois conventions distinctes.La première a trait a PEgypto et au Maroc ; In deuxième et à l'Afrique vcci- dentale et la troisième au Siame, aux Nonvelles-Hébrides et à Madagascar.Aux termes du traité, la situation politique actuelle et en Egypte resto ln même, et une entente complète est cou- clue en ce qui regarde les finances \u201cgyp- tionnes.La Grande-Bretagne reconnait à la France le droit de veiller à la trau- quidlité au Maroc, alors que ln France n\u2019empêchera pas l\u2019action de la Grande Bretagne en Egypte, et In Grande-Breta- gne adhère à lu convention de 1888 pour ln neutralité du canal de Suez.Il es: entendu que les travaux publics et les autres entreprises en Égyptoet au Maroc resteront entre les mains des Étatrespectifs.Afin d'assurer le libre passage du detroit de Gilbraltar il est entendu qu'aucune fortification ne sera érigée sur la côte morocaine entre Mélilla et l'embouchure du fleuve Sébou.A Terre-Neuve, la France renonce aux droits exclusifs de pêche sur In côte française, bien que'elle conserve le droit de pêcher des amorces, La persecution religieuse Nous tenons autant que possible mettre nos lecteurs au courant de la persécution religieuse en France.Afin de bien montrer la diversité des moyens sournois qu'emploient les vicaires du défroqué Combes, nous publions la lettre suivante adressée au président du conseil par le R.P.Désiré -des Planches, de l'Ordre des Capucins : Monsieur le président, J'arrive à l'instant de la Ville éternelle et j'apprends qu\u2019un inconnu aurait soldé en mon absënce les amendes A mous infligées pour délit de congrégation.; Chacun le sait à Marseille : en pleine audience, nous avons hautement déclaré que ces amendes, nous ne les ierons jamais ; dans la suite, maintes bis menacés de saisies et de prison, nôus avons formellement interdit à nos amis, par voie de presse, \u2018de les payer en notre nom, montrant ainsi que le droit ne doit en aucune sorte, méme en apparence, pactiser aveé l'injustice et l'impiété.Or, le presse annonce qu\u2019un catholi- \u2018que aursit-réglé lé montant de ces ny, Si la fait est exact, la Perception a commis une sorte de forfaiture, car elle connaissait nos intentions, elle savait que nul n'avait reçu mandat de verser au Trésor lu somme injustement exigée.ne des victimes, en mon absence, a déjà protesté, dans une lettre publique dont je loue sans réserve la teneur.Mon devoir est de protester à mon tour, ou plutôt de déjouer une manœu- vre, car nous sommes bien en présence d\u2019une manœuvrede la tyrannie aux abois.Réduit à nous incarcérer, vos agents ont reculé devant l\u2019odieux d'une telle mesure et pour n\u2019avoir pas l'air de capituler, voici qu'au bout de près d\u2019un an de tergiversatiois et de menaces, ils informent le public que des catholiques ont payé à notre place.vous ne l'aurez pas ; il nous restera.Il est des humiliations qu\u2019un religieux, si humble qu\u2019il doit ôtre, ne peut souf- rir, celles infligées à son caractère et à sa foi.Nous taire, après cette déclaration, serait un de ces opprobes-là.Nous voulons parler et nous parlons.Bas le masque ! M.le président ; ce catholique généreux, quel est son nom?Nous vous sommons de le révéler.Si vous ne répondez pas clairement et sans embages à la question, c'est que les amendes à la question, c'est que les\u2018f Le dernier mot, M.le président, amendes sont payées par vous-mêmes, et il restera établi que vous :wez capitulé.Hier même, sur la terre d'exil, j'ai rencontré un Frère-Mineur-Capucin que vous avez retenu au cachot durant plus d'un mois, pour l'étrange crime d'avoir fait son devoir en récitant à l'oppression.Privé de toute nourriture, les 24 premières heures.il n\u2019eût les autres jours qu'ine soupe dégoûtante avec une crûte de pain noir, alors qu'on permettait aux autres prisonniers de faire venir leur repas de dehors.Nous avons eu l'honneur de perpétrer le même forfait, nous réclamons l'honneur du même châtiment.Pourquoi cette diversité de traitements ?Auriez-vous\u2019 donc enfin reap- pris votre Histoire ?J'arrive de Rome.Là j'ai vu les ruines des palais des Cécars, j'ai vu parmi les cendres pxercées de tout puissants persécuteurs, se dresser les tombes glorieuses des confesseurs et des martyres : et j'ai compris que la prison est le vestibule de la liberté triom- hante, que le sang répandu fertilise e sol, et que partout où il coule mûrissent les moissons de la victoire, j'ai compris, comme le-chantait notre 6vé- que vénéré en présence de la chaire de aint-Pierre, que le Ohriet règne et fe, assis dans sa 1 \u2018esca gloire, ses ennemis servent .° Co i = Cette vérité, vous l'avez déjà comprise A votre tour, M.le président.Mais quel que soit le mobile de ves actes à notre égard, nous vous déclarons de nouveau que vous n'aurez pas le dernier mot.Nous ne cherchons pas la prison en elle-même, nous affirmons seulement nos droits de Français, de chrétiens et de moines, affirmation qui entraine sous votre gouvernement la contrainte par corps.Allez donc jusqu'au bout, puis sachez le : que vous nous laissiez libres on que vous nous mettiez les menottes, le vaincu, c'est vous ; et le triomphateur, c'est Celui que vous poursuivez dans votre rage impuissante d'apostat, et que nous, grâce à Lui, nous aimerons jusqu'à la mort : le Christ.Nous sommies moins à plaindre que vous, M.le président.Si nous souffrons sous vos coups, nos souffrances nous sont à profit et à gloire, endurées qu'elles sont pour l'amour du roi divin & nos cœurs ; tandis que vous-mémes torturé par une foi qui refuse de s\u2019éteindre, par un remords qui refuse de se taire, vous provoquez, parmi de douloureux triomphe, la condamnation du Juge éternel des vivants et des morts.Recevez, M.le président, l'assurance de notre religieuse obéissance aux justes lols de notre pays mais aussi de notre 4 inviolable fidélité à Dieu, à saint Fran-' mr AN çois, à notre règle et à nos vœux.Fr.Désiré des Planches, Frère-Mineur-Capucin, PP \u2014\u2014\u2014 GHOSES ET \u2018AUTRES, M.Combes et les emblèmes religieux.\u2014 L'ordre donné par M- Combes d\u2019enlever les crucifix ot autres omblèmes religieux placés dans les tribunaux cause de l'émotionà Paris et on pro province.Au Havre, les ouvriers ont refusé de descendre les images sacrées, et à Lyon le même refus des ouvriers a obligé les autorités à avoir recours au bureau de l\u2019architecture.Pi A un congrès tenu à Toronto où zou moins de quarante-six rapports d'ingénieurs ont été lus, M.J.Obalski, inge- nieur francais de la Province a lu unc étude sur le minerai de radium dans In province de Québec.Sur les 46 rapports d'ingénieurs com- communiqués au Congrès de Toronto, il y en a eu 12 concernant les minerais de Colombie Britannique et du Yukon, 8 sur des industries de la province de Quebec et des provinces maritimes et 8 sur les in- sdustries d'Ontario.\u201cty Belges at Bretons Désirant faire habiter nos régiohs de Colonisation, nous jetons aussi les yeux sur les immigrants, qui en : nombreuses troupes débarquent chaque année sur nos rives.Cependant, ln vie de tous ces étrangers, honnêtes sans doute, mais n\u2019ayant ni nos goûts ni nos habitudes, professant pour Ju plupart une autre religion que lu nôtre, ne parlant même pas notre belle langue, ne nous encourage pas à lour donner une place au milieu de nous.Pour ètre à notre aise chez nous, tout en observant les lois de l\u2019hospitalité sur la terre du Canadu, nous offrons à l'immigration étrangère les pluines fertiles de l'Ouest.Canadien.Tout de même, semble-t-il, à cause des déboursés énormes faits par notre province pour l'immigration, il est juste que nous puissions en retirer quelque profit au du moins faire un choix parmi ces colons étrangers.Notre choix est tout fuit.Nous comptons sur une immigration belge et bretonne pour nous fournir des colons parlant notre langue et professant notre foi.Ne:s pourrions retirer de grands avantages d\u2019une telle immigration et les culons en retireraient aussi.Car en Bretugne comme en Belgique, les cultivatours encontrent des difficultés, soit cause de In pauvreté du sol ou à cause des entraves mises à la liberté, En se dirigeant vers la terre promise de ta province de Québec, les colons de ces pays trouveront une province essen- tellement agricole, où le sul nu fait pus défaut mais bien les bras pour le culti- \\er.Les Belges et les Bretons rencontre- runt ici une majorité catholique qui Jes revevra à bras ouverts : ils pourront pro- iesser leur foi avec ln plus grande liberté possible, faire instruire leurs enfants à des écoles catholiques et prier Dieu dans des temples catholiques.Le Breton trouvera dans la province de Quéhec des Bretons-Canadiens, puisque nous sommes, pour In plupart, descendants de Bretons.Le Belge y vivra avec un grand nombre des siens déjà établis au pays.À ces avantages, importants pour le colon \u201ctranger, s\u2019en joignent une foule d'autres.Nous n\u2019avons pas ici de service militaire obligatoire ; les impôts n\u2019existent pas sur lu propriété, hormis pour frais d'entretien des écoles et des municipa- lites, La naturalisation n\u2019est pas une nécessité pour posséder des biens-fonds et le \"erment d'allégeance n\u2019est pas du tout contraire à notre foi.Le colon pauvre, étranger ou cuna- dien, qui ne peut élever de suite sa mai- \u201csonnette, trouvera de spacieuses maisons Mises à sa disposition par le gouvernement, il pourra y loger sa famille on attendant qu'il -puisse élever son propre toit.De plus, l'hospitalité canadienne française n'est pns du domaine du passé, et les colons recevront un abri dans les familles de nos campagnes.Enfin, point n\u2019est besoin d\u2019être très riche pour devenir propriétaire d\u2019un lopin de terre ; vingt sous l'âcre, c'est-à- dire un franc ; pour un lot de cent âcres de terro fertile, cent francs suffisent ! et de plus le colon a cing ans pour payer cette somme, Comme on le voit, le colon belge ou breton à tous les avantages possibles en venant s'établir la province de Québec, et d'un autro côté il se rend très utilo à la race canadienne-française.Ne serait-il pas très opportun, qu\u2019un colonisateur zélé s\u2019occupât activement À diriger cette immigration, non pas vers dans l\u2019Ouest, mais vers les fertiles régions de la province de Québec ! Miche Prvann., Lettre Ouverte Séminaire de Ste-T'hérèse de Blainville, le 6 Avril 1906), Monsieur le Rédacteur, Vous avez entrepris une juste campagne contre **Timothée ct le bonhomme Ladébauche.\u201d Les lecteurs de ln CRoIX vous en savent gré, Cependant la Presse\u201d et la ** Patrie \u201d continuent à nous afficher de semblables caricatures: c'est à faire sourire de pitié.On pardonnerail la chose À certains journaux humoristique des Etats-Unis : ces feuilles n'ont pour but que d'amuser leurs lecteurs par des bouffonneries.Mais que dire de nos grands quotidiens #7 Sont-ils excusables de nous présenter du burlesque et du boursoufté ÿ Non, cent fois, non.Le devoir d\u2019un journal est d'instruire le peuple et non de le faire rire, de semer de saines convictions chez les classes ouvrières et non unour des farces, Que feraient.nos cousins d'outre-mer, si les grands journaux de Paris se mélaient de publier de sembla- blesillustrations ?Hs laisseraient tout simplement aux camélots l'occasion de se divertir.Agissons donc de intime et mettons tout simplement de côté les insignifiances de Timothée et les drôleries du père Ladébauche.Vous fuites bien de lutter contre ces innovations d'un goût complètement repréhensif : il faut épurer le journalisme canadien.Si la ** Patrie \u201d veut conserver la\u2019 propondérance parmi ses confrères, qu\u2019elle se hâte de détruire Timothée, Sainte-Thérèse, 6 Avril 1804 mio.COLLECTION COMPLETE DE \u2018 LA VERITE?\u201d On offre en vente, aux bureaux de La VERITE, à Québec, une collection complète de La VERITE (232 années).C\u2019est une occasion exceptionnelle de se procurer cette excellente revue.\u2018LA OROIX; 1% AVELL 1804 La Presse Moyen d'Education M.Henri Bazive, le jeune et vuillant président de l'Association catholique de lu Jeunesse française, s'udressait l'autre jour à un public des plus pombreux, gui I'n deouté avec une Lrès vive attention parler de education pur la presse.Ces mots ** lu - presse\u201d moyen d\u2019éducn- tion\u201d ne sont-ils pas un véritable purn- doxe?M.Bazire ne le pense pas.Cette force qu\u2019est lu presse, dit-il, est une force éducative.La presse répond du reste 4 un noble besoin, celui de savoir ; elle contribue donc à faire reculer l'ignorance.Li presse relie aussi les hommes entre eux, les fait s'intéresser à leurs actes vé- ciproques, en Un wot elle developpe le sens social et fait l'éducation sociale des hommes, Mais, objecte-t-on, tout le monde ne lit pas le même journal, et alors, Lout le monde ne pense pas de meme: il n'y a done pas dime commune par la lecture du du journal.M, Buzire fait remarquer qu\u2019il y à cependant des idées générales que toute presse respecte.Les Lhéories les plus extravagantes ou les plus pernicieuses sont soutenues au nom de principes où de prétextes généreux et fort heureusemement ce sont ces choses nobles et élevecs qui vestent dans le foud des comrs.La presse est tenue à une certaine hon- néteté, Et n'est il pas vrai qu\u2019on redoute mmoins la parole publique que lu conversation chuchotée dans un coin, «t le journal de tous que le livre qu'on se passe en cu chette ¥ Grice a ln presse, tout se sait enfin, tt les actes blitmables et les paroles honteuses el les projets dangereux.Mais voici que M.Buzire entreprend d'étudier le journaliste et le lecteur.A notre époque lé journaliste est bien homme gui exerce le plus puissant ma- gistere qui soit.Le penseur lui-rnème n'aura aucune influence s'il n'est journaliste ou ne passe par le journalisme.Le journaliste dirige In politique: je vote pour un tel, \u201d dit-ilet un tel est élu président de République et devient l\u2019'esclave d'un parti, le parti du journaliste puissant.; M.Bazire emprunteici à M.Fonsegrive le passage de son livre * comment lire les journaux,\u201d passitgge [Lans lequel éminent directeur dela » Quinziine \u201d dépeint la vie fiévrense du journaliste.A ce tabloau sucvède celui du lecteur, ce lecteur est tout le monde : tout le monde lit.ot tout le monde lit partout.Lin caractéristique de la presse c'est le fait démocratique.M.Bazire fait ressortir avec beaucoup de vigueur la corrélation qui existe entre le journal à un sou er le bulletin de vote, voilà les forces populaires ! : Mais la pressé ne serait-elle pas issue du christianisme Iui-tième 7 Oui, répond-il avec Lamartine, car tout ce qui élève est chrétien.! Comment tirer parti de cette force qu'est lu presse ?Pour cela, il faut connaître ses conditions d'application.Voici celles que M.Razive é¢numore et développe : le respect du fait démocratique, In puissance d'information et l\u2019out il- lage, la suretd de ligne.Ln presse, ajoute M.Bazire ne peut être neutre et doit être impartiale.L\u2019éloquent orateur démande à ce sujet À ses auditeurs de se faire respecter de leur journal- Oroyez-mci, leur dit-il, les plaintes des abonnés vont tout droit aux cœurs des directeurs.Enfin qu\u2019on respecte aussi les journa- listos.\u2026 Quelle plus noble vocation quand, À la puissance qu\u2019il tient de son talent, le journaliste njoute l\u2019unité de vie ; quand il peut dire conune Louis Veuillot, au soir de su carrière : ** J'ai abordé bien des su- ** jets, j'ai essavé bien des formes, je n'ui \u2018eu qu\u2019une idée, qu\u2019un amour et qu'une * colère \u201d, Mais le journalisme a aujourd'hui nn maître impérieux, c'est l'argent.Eh bien ! regardons en face cette puissance et donnons à nos journax l'argent dont ils ont besoin.Trop longtemps nous avons regardé nos journaux comme des œuvres de charité, regardons-les enfin comme des \u201caffaires\u201d, L'heure est venue de comprendre qu'il faut nous armer comme nos adversaires, si nous voulons continuer la lutte, I faut que notre presse soit fondés avee des capitaux et non avec des numo- nes, I faut que les journalistes catholiques soient payés eL même bien payés! * L\u2019heure du succes est à Dieu mais l'heure de l'effort est à nous, s'écrie le jeune et_ vibrant orateur, et il ajoute ces mots couverts d'applaudissemient : Li pa- vole est aux braves gens.ERNEST BULLET.(de l\u2019Univers-Monde, ES t\u2014\u2014\u2014\" Anecdotes sur la Vie de Pie X Don Joseph Sarto, vicaire de Tombolo À peine ordonné prêtre, en 1858, il fut envoyé comme chapelain où vicaire à Tonbolo, près Cittadella (diocèse de Vicencer, dans une paroisse babitée presque entic- rement pur des courtiers et des petits marchands, au cœur large et In parole.vive, La.il se fit aimer etadmirer de tous : du curé, qu'il secondait comme un fils.et du peuple à qui, en toute occasion, il montrait un cœur paternel, joint à une gnité pleine d'entraïin qui attirait et fascinait.Plusieurs se rappellent encore le vicaire de Tombolo, intrépide joueur de boules : et de plus.bon distrinuteur de coups de poing.Oh! vraiment = Oui, il eu fut ainsi un certain jour que quelquesgensdu pays, discutant ensemble, auprès du presbytère, blasphémaient à qui mieux mieux.En un clin d'œil, le jeune chapelain est au milieu du groupe des querelleurs et administre à qui de droit des coups de poing saus réplique.A Fombolo, où se rappelle encore ces corrections saintement.appliquées » presque.(aujourd'hui, - avoir reçues.m se réjouit 29nd!) de les Yn Sarto, chanoine de Trevise Joseph Sarto paurcourut tous les degrés de ln hiérarchie ecclésiastique: du plus humble au plus sublime, De fait : chapelain ou vicaire de Tombolo, curé-archiprêtre de Salzano, vicuire général et chancelier de Trévise, évêque de Mantoue, patriarche de Vénise, cardinal de la sainte l£glise romaine, enfin Souverain Pontife.On peut affirmer qu'ilne fut pour ren dans ces promotions suceessives, car son humilité seule égalait su pitié et son zoe.Jamais il ne supposa qu'on pât penser à lui pour quelque charge honorifique.3 + Un jour, à l'arrivée de la poste à l\u2019évé- ché, Surto, alors chancelier, entre dans le cabinet de travail de Mgr Appollonio (maintenant encore évêque de Trévise) et, sans y faire attention, Prend un siège et s'ussied.- Eh! bien, dit Monseigneur, voyez un peu! On se permot de s'asseoir en présence de son évêque ?le bon chanoine se leva ment, Dans ln suite, il racontait fæmnilière- ment le fait (une fois même à Mgr Appollino), Passaisonnant de connnentaires aussi spirituels que corrects.immédinte- mm \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Viennent de paraitre A l'Aucienne tmison Téqui, libraire-éditeur, non, Paris.Chs Doumiol.pb, 20 rue de Tour- La dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, proposée a tous les fidèles, par l'abbe J, Sabouret, aumônter.Un vol.in-18 de SI pages, Prix : 0 fr, a, Ce petit livre est un recueil destiné à faciliter l'établissement dus chaque paroisse d'une Confrérie du Sacré-Cœur Jésus, 11 contient : de 1- Uneinstruetion sur In dévotion au Sacré-Cœur, 23 Des documents sur ie culte du Sacré-Cœur en France.33 Des renseignements sur l'établissement des Confréries et leur agrégation à l\u2019Archiconfrérie du Sacré-Co-ur de Montmartre.I= Un petit catéchisme sur le Sacré- Cœur.prières au Sacré Cour 3° Plusicurs Les Vertus du Cœur de Jésus huitième et.dernière serie, par le P Boussac In-18, Prix : 1 fr, : franco pis la poste : 1 fr, 15.Les huit séries reliées en 2 volumes : 9 fr, 10 De la direction des enfants dans un internat de Bärçons, par M Fabbe Simon, premier aunôuier de } talilissement Saint-Nicolas à Paris, VU vol.in-18 de M0 pages avec foprime ter de arechevéché de Paris, Prix : 21.Ange et Apôtre : tel d'un nouvel ouvrage (1) que vient de fai\u2026 paraitre M.le chanoine Feige, mission titire diocésain de Paris.Cet ouvrage e .divisé en deux parties consacrées, lu pre- mièreitta piété, la seconde au zèle, car H'est-ce pas par la pratique de ces deux vertus qu'on peut devenir et apôtrez Voici ce que dit à l'auteur Mgr de Briey, évêque de Meaux: * Ecrit d'un.plume alerte et facile, votre live, qui presente sous le luvut patronage du sait 1 éveque de Genève, aura, j'en suis sûr, meme sueees QUE sés devanciers des nes qu'attire ki piété est le tit i lu fois ang, aupres solide autan qu'aimable de saint Francois de Sales, Le titre ©: ANGE ET APOTR le, sers pun elles une magnitique devise, Aimer Dieu, le fire citer, c'est hien li, en effet, pour tout vrai chrétien, le programme le ph complet, le plas hea, le plus divin qu'o puisse rêver, (1 Un bean volume in-i2 Prix 4 fx.Th, de 40 page \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Vous serez convaincu ; Que votre rhume remonte à quelques Jours ou à des années, peu importe: si Vous suivez consciencieusement le traitement au BAUME RHUMAL, le célèbre spécist- que français vous rendra Ia santé.a EE l'Action Catholique Au XXe Siècle M.le comte Verspeyen, rédacteur en lchef du grand journal de Gand, Le Bien Public, a donné, sous ce titre, une magnifique conférence au cercle catholique le Charleroi.Voici quarante ans -que l'éminent écri- uin belge faisait ses premières armes au Phgrès de Malines ; depuis lors il n\u2019a sssé de combattre pour la vérité catho- fque et il a la consolation, d'assister au iomphe, en son pays, des idées qui lui nt chères.Nous réppofluiisons une impprtante par- © de sa cbnférénte de Chaïlerdi, celle À nous à faru la plus suggestive.\u201c I me reste, Messieurs, à vous parler U0\" qualité dominante et maîtresse qui \"tseulä assûfer à l\u2019action catholique Pleinc'efficaéité : la persévérance.\u2018Ce qui se fatigue et s'use le plus vite Hous, c\u2019est Ja volonté: nous partons \" bel élan, \u201cpleins d'eñthousixsme; Us, au Preniier \u2018obstacle, cette ardeur se entit et à la première défaite, nous lines tentés.derdéverter le champ.de paille.: OSst à\" croire vraiment que 16 A \u2019 \u201cye te succès inunédiat nous soit un aiguillon indispensable.Si vous voulez un moment descendre dans l'intimité de vos consciences et de vos souvenirs, Vous reconnaîtrez sans peine combien cette observation est juste: je ne vous demande pas de me répondre : mais je suis bien sûr qu\u2019au fond de votre cœur, vous ne me démentirez pas.* Or, cequi est juste et vrai de chacun de nous, l'est également des associations publiques, des collectivités plus ou moins militantes dont nous faisons partie.L'homme ne change pas ninsi, du coup, de tempérament en pénétrant dans un milieu plus étendu.Aux novices surtout, la vie publique réserve bien des surprises et bien des déceptions.Ils s'y engagent pleins d'illusions, s'imaginent qu\u2019il leur suffira de se montrer pour vaincre et \u2018 pour aboutir au but désiré.Hélas ! il faut en rabättre, eb c\u2019est vraiment le cas de dire avec le vieux fabuliste français que Patience et longueur de temps, Font plus que force ot que rage.* En.politique, notainment, ne comptez \u201cPas trôp éur les finprovisateurs dé la victoire ; comptez bien plutôt sur les qrga- nisateurs do la victoire.(T'rès bien !) Les succès longuement préparés sont les plus sérieux et les plus durables, Nous devons constumment viser à faire plus de besogne que de bruita \u201cPour lox plus'spécialement de la lutte électorale; si lentrafnement de, la .4 dernière heure ne doit pas ttre dédnigne, c\u2019est à la condition qu\u2019il ait été précédé de Porganisation des caflres ct de la soi- gnouse revision des listés.Nous sommes À une époque et nous vivons sous une législation qui nous font prévoir des surprises électorales de plus en plus raves.C'est lentement, au prix des efforts -les plus opiniâtres, que noûs pouvons nourrir l'espoir de conquérir des positions nouvelles.* En aucun cas, nousme devons lâcher prise et abandonner le jpic de la propu- gande quotidienne et incessante.* La longueur et l'Apgeté de l\u2019œuvre ne doivent pas nous faira oublier l'importance du résultat.De tputes les déconvenues qui pourraient nous arriver, de toutes les épreuves que nous pourrions avoir à subir.la pire de toutes serait de succomber à In funeste tentation du edécou- ragement, cette tuberculose des fumes, cur les plus irrémédiables défaites ne sont- elles pas celles que noud nous infligeons A nous-mémes ?Lo ** Un vieux proverbe flamand nous rappelle gue les villes de Gahad et 8e Bruges n'ont pas été bâties en un jour.C'est une manière de nous inoulper que \u201crien de grand n'a de grands commencements,\u201d et que les vastes entroprises requièrent des efforts courageux ot pralongés.Si nous ne sommes pas destinési peut-être à atteindre nous-mômes le But, notre tâche n'en est pas moins de nofs en rapprocher et de fräyer la voie à cehx qul\u2018ylendfont, = après nous.Combien d'efforts n'a-t-il pas fallu au parti catholique belge pour aur- viver à ln position prépondérante qu'il a conquise aujourd'hui! Et combien parmi ceux qui ont le plus efficacement préparé ce triomphe n\u2019ont pu qu'entrevoir les lointains paysages de In Terre promise ! ** Enfin, messieurs, prenez pitié.mais sans leur accorder trop de crédit, des la- wentables Jérémie quise dispensent de combattre sous prétexte que tout est perdu et pour pouvoir gémir plus à l\u2019aise.Un évêque américain les appelait, je crois, Ie confrérie des saules pleureurs.(Hilarité.) J'ose dire, sans crainte de préjuger témérairement une décision qui dépasse ma compétence, que voilà une congrégation qui ne sera jamnis approuvé par l'Eglise.Même et surtout au milieu des plus fortes épreuves, les chrétiens doivent toujours conclure à l'espérance, ne fût-ce que pour ne point douter de l\u2019aide de Dieu (Approbution.) i \u201c\u201c D) y a bien des années déjà, à un moment où l'avenir semblait réserver aux catholiques belges une longue série d\u2019hu- milintions et de défaites, mon vieil ami» feu Henri Lasserre, l'historien de, Notre- Dame de Lourdes, voulant relever les courages ubattus de quelques alarmistes, Jeur coutn, devant moi, l'apologne que je vais vous redire ; \u2018Un grain de blé tomba, un jour, de la | a : 15 \u2018 main du seneur dans un champ fraîche- mont remué, i \u201cOnle recouvrib; de terre: il se crut perdu, enterré vivant ! * Un peu plus tard, on arrosa les sil.lous : je suis atteint de la peste ! dit le grain de blé.\u201c* Vint l'hiver avec ses neiges et ses gle ces: il n'y a plus do chaleur, il n'y a plus de lumière, il n'y a plus de soleil, gémit le grain dans son oheure retraite.Apres quelques semaines encore, le grain perd son enveloppe et so désagrège.** Cette fois, pense-c-il, c'est bien fini : je me décompose, je me dissous, c\u2019est la pourriture de la mort! \u2018* Mais voilà que cetto pourriture germe et engendre une vie nouvelle : des races s'étendent ; une tige se forme, elle perce la terre, elle monte, elle s'élance, elle so couronne enfin d'un magnifique épi qui se dore et mûrit au beau soleil de juillet.Et Henri Lasserre, en guise de morale, ujouta à sa fable cette réflextion débitée avec son joyeux ct pittoresque accent méridional : \u2018 Grains de blé que vous êtes, \u201cpourquoi doutez-vous donc du bon * Dieu ?\u201d (Bravos.) ** Toute la réfutation du pessimisme et du découragement est contenue, Messieurs, dans cot apologue, où, si voud I'ai, mez mieux, dans ce grainide blé.\u201d [The de Bœuf Bourbonnier se vend 8.00 la douzaine.86.50 le gallo \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014res Seid) J LA CROIX SA.DESSSS.tinue 1er gr sper raion 1% ru Saint-Jacques SITE OS PISTE 2555 MOXTEEAL WIE RIEL > Conde or Pula tar © mm BNC mate NN Ba vax Jur my pte Son B04 wane BCA 5.E.- 1hz srestosmte rvs pion aders.né 203.nae Marva de Joes.FEAR ofa.OME Jae TASES Transcontinental National AS Parioness rien, = mt om re.pra de Le mae A dwt preys Aw Fmresreaas.aura Se ormrsies poms me ras Tree, xx frais 52 pass, ve 207620 cRetass de fr cearowiic rasta.Jo Prooume oot on ss mas wa HIE I NAL Tt FTIWAIAT, Uk EIU AIRES, Waris agen a prises.prints Ce Jan Gard.4 ows a ETERS apy Bu A CANAL 76: CR ER de bor.& Init so Tnx ont mir \u2018heder Se AAETEE ye Le FATE BIRT WA ust, seit, pins om Larsen Tome, À wa sain 43 manatee, ov wx, catudsita.Dane wen primar ts VON VAATAREU ES, qui à daté maces Ire, Le cost de Ten pritvm, MBL Borex, a disemse, PR PAE RWIS, IRE Len yen man parti prin.os Usd Le prt da otis sntespri wali dun UA5 ies de ls SEPALS: ARLUGRIS, A UBIR 0 CHE UOS, trs jen riuisen de jastsr, Le Canada Fes naze lrauereis.a a nein de Sir Wifi Lancer, M.Forden à ums ene Ymyue rie dde rhaiutivme qui ex- Pad she pobtivque générale de Sin da tramp, meine brillant peas etre ais uamurlesecit, AUK pREtigue LSAT grins Vuïsas LL sswsinenusr.nwa a ce que le Carada, wil mat omdaard sans apped © faire ainsi tout de waite jen frais d'un ar Tai BOYER LEADMIMLInELtAL, an at de BUENA Ny à BL (HN), IRN 3, f'amumes au HUAI PA (namin wncrifuss u's wm prit permemnel a poor devine propridtaire de ja ou velle Ligne: sing crits.Commetiast, le grave soggeation, fe directeur de la Patrie, Vienorable M.Tarte, dépaté de Monteénl, division Maints Marie, la siguale à Is particulière atturntion de ten lecteurs.A cette (pr gue, divil, ot l'on parle tant de nationa- lisatiuon et de monkipalisation des grands nervicen d'atilité publigne, 31 ent intéres nant de se demander of Ie pays ne gagne sit point, en effet, tant qu\u2019à faire mul, pour Jen neuf dixikmes, leu frais d'un nouveau transcontinental, de payer pour 16 tout.«4 d'en conserver au peuple du Canada Ia proprifté «et le contrôle effica on.Li x em Jan cECImGOIGOr MNT.l'explication.Man vase Leman te vir Togs dinar dEunmdens amd fi v a, ! a 2 , z "]
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