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Titre :
La Croix.
La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Il s'en prend aux libéraux, aux francs-maçons, et particulièrement aux Juifs. [...]
La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

Le tirage de La Croix atteint 3500 exemplaires en 1916.

REID, Philippe, « La Croix, 1923-1924 », dans Fernand DUMONT et autres (dir.), Idéologies au Canada français, 1900-1929, Québec, Presses de l'Université Laval, 1974, p. 45-85.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
dimanche 26 juin 1904
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Croix., 1904-06-26, Collections de BAnQ.

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[" sical dan al Ja Journal Catholique et Independant publie a Montreal 31, 33, MONTREAL DIMANCHE, :26 JUIN 1904.\u2014Vol.II, No 13 RUE SAINT-JACQUES, MONTREAL.Telephone Bell: Main 2725 « CANADA ET - ; ABONNEMENTS : £n VILLE, PARLA POSTE 11 AN: 32:00 : & Mois.1:96 0 ; 6 mols, § N.B.\u2014Dix abonnements ou plus adresses au meme bureau de poste, s.60 chacun par annee.Un triomphe ! Un triomphe ! oui, cola en est un !.Il v avait près d'un millier de Carillon- Sacré-Cœur, vendredi,dans la grande procession de lu Saint-Jean-Baptiste.Et les églises, et les maisons et les rues en étaient pavoisées.C'est l'affirmation la plus outégorique et la plus nette du sentiment populaire, que l\u2019on pouvait désirer.Certes, nous étions loin de penser à une manifestation semblable, vu l\u2019opposition que les grands (1) journaux ont faite à ce mouvement tout patriotique.Et maintenant quelle attitude prendre ces feuilles ?Persisteront-elles dans leur guerre tout à fuit ridicule et intenable contre le nouveau venu ?Nous l\u2019ignorons.Ou plutôt, nous ap- préhenduns qu\u2019eiles continueront à la lui faire, tant que leurs intérêts n'en souffriront pas trop.Voilà des gens, cependant, qui vieu- nent, d'une Suint-Jean-Baptiste à l\u2019autre, parler avec emphase de patriotisme, aux Ounadiens français et qui n\u2019ont seulement pas la politesse d'en saluer le symbole ! En effet, nous avons vu, vendredi, la Presse,-arborer-à ses bureaux, -tous les drapeaux imaginables, à l'exception du Carillon-Sacré-Cœur.\u201cTout, mais pas celui-là, semble-t-on dire.\" Celui-là, voyez-vous, il porte le Sacré- Cœur ! vont Monuments H y a des monuments qui sont historiques, comme \u2018\u2018 L'Intendant Talon,\u201d le volume intéressant et utile de M.Chapais.À ce propos, la Patrie s'exprime ainsi dans son numéro du 11 mai 1904, paged: \u2018* Maisonneuve et Champlain dressent \u2018* dans la splendenr du d soleil leur \u201c profil de bronze.Jean Talon n'avait en- \u2018 core pour lui que quelques pages louan- \u201c* geuses dans nos histoires.\u2018\u201c\u201cMest devenu banal de qualifier de \u201c* monument les grandes œuvres histori- \u201c ques, et pourtant la phrase s'applique \u201c\u201c avec une vérité entière à l'œuvre de M.\u2018* Chapais.\u201d.Il y à d\u2019autres monuments qui ne sont pas historiques du tout, comme la statue de Timothée.\u2014 Mais, il n\u2019y n pas à dire, test un monument par exemple que cette statue.Nous pourrions la faire suivre d'épithètes méritées.Nos lecteurs les devinent déjà.N\u2019insistons pas.Oe monument qui dresse dans la splendeur du grand soleil son profil \u201d de plêtre, est là pour indiquer jusqu'où les hommes peuvent se rendre ridicules quand ils veulent s\u2019en donner la peine.Il est encore là pour montrer tout ce qu'il y a de su- Perficiel dans l'esprit humain parfois.Au lieu de s'occuper à déraciner les théâtres qui menacent de devenir trop nombreux, On préfère rendre populaire le chimérique Timothée.Il est encore là, ce monument Timothéen pour faire voir jusqu'où on Peut pousser l\u2019entôtement.La Patrie a- Yertie, plusieurs fois, par la OROoIx que le Kenre qu\u2019elle prenait était un genre faux, De s'en est pas occupée et s\u2019est entôtée à décerner à son, Timothée les honneurs Qu'on décerne aux héros.Blle publiait l'article suivant dans son Ruméro du 2 mai 1004 : \u201cPFARCEURS ET HYPOORITES \u201cUn journal dominical; une pitoyable Salut ! Salut, 6 ma belle patrie \u201d Salut, 6 bords du Saint-Laurent ?Terre que l'étranger envie, Et qu'il regrette en la quittant.Heureux qui peut passer la vie, Toujours fidèle à te servir ; Et dans tes bras, Mère Chérie, Peut rendre son dernier soupir.IT J\u2019ai vu le ciel de l'Italie, Rome et ses palais enchantés.J'ai vu notre Mère-Patrie, La noble France et ses beautés.En parcourant chaque cuntrée, Je me disais au fond du ca:ur: Chez nous la vie est inoins dorée, Mais on y trouve le bonheur.HI O Canada! quand sur ta rive, Ton heureux fils est de retour.Rempli d'une ivresse plus vive, Son Cœur redit avec amour.Heureux qui peut passer sa vie, Toujours fidèle à te servir: Et dans tes bras, Mère Chérie, Peut rendre son dernier soupir _ CREMAZIE, \u2018 feuille de choux,(sic),la CRoIX,puisqu\u2019il \u2018 faut l'appeler par son nom, se permet \u2018 d'attaquer lan Patrie.\u2014Nous conseillons \u2018au grossier personnage qui tient la * plume dans la Croix de se mêler de ses \u2018\u201c affaires et de nous laisser tranquilles.\u2018* Nous n'avons pas plus besoin de ses \u201c condamnations que de son approbation.**\u2014 À bon entendeur, salut ! \u201d Oes lignes ent été écrites dans un accès de colère.On lance des injures et on ne prouve rien.Il est un axiome philosophi- Quod gratis affirmatur, Nous le livrons aux mé- que qui dit : gratis negalur.ditations de la Patrie.Confrère, retenez bien ceci : On ne fait jamais rien de bien sous l\u2019empire de la passion.Se laisser dominer par la colère ou par tout autre vice, c'est s\u2019exposer à d'éternels regrets.Donc, le monument Timothée est là pour prouver : 1° Quo la Patrie se rend ridicule.* 2e Que la rédaction de ce journal est parfois superficielle.89 Que l'entêtement a pris logis dans les bureaux du grand quotidien.De ces trois travers, le plus dangereux, sans contredit, est l'entétement; parce que de l\u2019entôtement à l\u2019orgueil il n'y a qu'un pas.Et chacun sait que l'orgueil est un grand péché.L'Ecriture Sainte dit môme : Initium omnis peccali cat su- perbia.\u2014* Le commencement de tout péché, c\u2019est l\u2019orgueil.\u201d (Ecoli.X, 15.) OConfrères de la Patrie, ne soyez plus entôtés, vous pourriez être orgueilleux.La OROIX ne vous le souhaite pas.Pour le moment, elle ne vous demande que l\u2019abolition de Timothé.Delendus est Timothaeus.\u2014 UN CHRÉTIEN, MOTS D'ORDRE Personne n\u2019est jemais satisfait, et l\u2019on a toüjours à compter, sinon avec @ne ré- jvolution, du moins avec une évolution.JOULES OLARETIE.UN MOT Le Manitoba, de Suint-Boniface, nous prend en partie dans son numéro du 15 Juin à propos de la campagne que uous faisons pour garder les nôtres dans ls.province de Québec.Il a bien tort.Nous ne contestons pas lu fertilité du soi de l'Ouest canadien, mais nous affirmons qu'il y a pour le colon canadien- français tout autant sinon plus davan- tages à s'établir dans Québec.D'abord, les régions de bonnes, d'excellentes terres même ne manquent pas dana Québec ; ensuite, le colon trouvera ici beaucoup plus d'avantages spirituels et intellectuels que là-bas.Il ne faut pas perdre de vue que les nôtres au Manitoba ne jouissent pas de tous leurs droits comme catholiques et comme Canadiens français et qu\u2019ils seront peut-être encore longtemps dans la triste situation qui leur a été faite par la loi de 1890.C\u2019est pourquoi, malgré la petite colère déplacée de notre confrère, nous conti- nuorons à enrayer toute dmigration, Une lettre de Mor Merry del val Le président de l'Association Catholique de la Jeunesse Canadiennefrançaise a reçu la lettre suivante de S.E.Mgr Merry dal Val : Monsieur Joseph Versailles, Président de l'Association Catholique de la Jeunesse Canadienne-française, Montreal.Très honoré Monsieur, Votre lettre.m'est parvenue avec les Statuts de la nouvelle Association Catholique.Je n'ai pu que me convaincre, en les lisant, de la nécessité de promouvoir votre société et de l'encourager dans la poursuite de son but si salutaire, former les jeunes gens à la vertu et les préparer à travailler efficacement au bien de la religion et de la patrie.Je n'ai pas manqué d'informer le Saint-l\u2019ère de cette généreuse initiative.lui aussi en a reçu la plus grande joic et en attend des résultats durables et féconds.Pour que l'œuvre si heureusement commencée par le comité dont vous êtes le digne président trouve toujours un terrain propice et surmonte tous les obstacles.Sa Sainteté, avec un sentiment de vive satisfaction, appelle sur l'Association entière, et particulièrement sur les membres du Comité, l\u2019abondance des grâces célestes.Et comme gage certain de ces faveurs, elle daigne vous accorder affectueusement et à tous vos confrères la Bénédiction Apostolique.Avec des sentiments de particulière estime, je me souscris, Très honoré Monsieur, Votre affectionné et tout dévoué serviteur, R.Card.Merry dal Val Rome, le 27 mai 1904.L'UNION FAIT LA FORCE (Pour la Croix de Montréal) Devise de Belgique, devise du Canada, maxime plus vieille que la Belgique et le Canada, et peu pratiquée, hélas ! quoique des lèvres inspirées l\u2019aient recommandée : solliciti servare imitatem Spiritus in vinculo pacis.Car en effet chacun veut que lo point de ralliement s6 fasse sur ses idées, or ce que l'on sacrifie le moins sur l'autel de la Patrie ce sont ses idées personnelles.Et comme la sphère d'infaillibilité est limitée et que son centre est unique au monde, il s\u2019en suit que sur toutes les autres questions l'esprit humain est livré à des luttes incessantes et que le temps seul peut arriver à fusionner lea idées et les races.C'est ainsi que l\u2019idée du Drapeau national malgré beaucoup d'objections et quelques oppositions est arrivée à faire son chemin, et c'est une douce consola- lation de voir une bonne inspiration réussir, car les mauvaises y arrivent de la même façon avec le temps.Et puis ne sommes-nous pas à l\u2019époque du bloc ?Tout se fait par bloc et en bloc, et il est heureux que lee inspirateurs du mouvement soient arrivés à débloquer la situation créée par l'apathie ct à bloquer l'avènement de la franc-maçonnerie au pays.Ce qui m'a plu dans toute cette polémique à propos du drapeau a été la parfaite courtoisie des discussions, la note chrétienne qui faisait penser aux paroles du Sauveur : \u201c Apprenez de moi que je suis doux et humble de cour.\u201d Aussi, ce Cœur qui a tant aimé les hommes a-t-il gagné suavement l'empire sur les esprits dissidents ou craintifs et maintenant il flotte sur nos monuments et nos demeures et reste Roi ches nous.C'est l'heure non seulement pour les individus,mais pour les nations d'affirmer cette royauté ; parfois on à pu uver mes appréciations un pou sévères sur la France, mais je n\u2019hésito pas à dire que les entholiques les plus fervents, les plus dévoués, ceux qui comprennent le mieux l'esprit du sacriflce sont en France.Or, c\u2019est la dévotion au Sacré-Cwur de Jésus \u2018jui les a fournis, et son feu sacré a etn- brâsé leur âme, et si pourtant l\u2019on me pose cetto question : Pourquoi le courage civique n\u2019égale-t-il pas le courage reli- gioux 1 A cela je répondrai que dans les vieux pays courdounés, civilisés, impre- gnés autrefois du respect pour les lois alors respectables, l'idée de ln Loi est restée maitresse et il y a toute une édu- eution combative à refaire pour former des natures susceptibles de snintes révoltes aux lois injustes.Dans nos pays nouveaux d'Amérique où les lois sont à faire, ou se font lentement sous un influence démocratique, co qui paraît si étrange ici, semble tuut naturel aux races jeunes qui créent encore leur pre- wier code.Peut-être que dans quelques années soit aux Etats-Unis, soit au Canada, la loi prendra-t-elle aussi de la Majesté et fera hésiter quelque Bonaparte au cri de \u201chors ls loi \u201d En France nous sommes bercés par la loi, nourris de la loi, nous vivons dans un atmosphère légale, à tout moment on vient vous dire ceci est permis, ceci est défendu, depuis le garde-champèêtre jusqu'au Suisse, depuis lo concierge jusqu'aux innombrables contrôleurs de tout ce qui peut être contrôlé, nous sommes habitués à voir se dresser partout le fantôme airné ou abhorré de la loi.Donc excusons encore un peu de temps ceux qui héroïques sur le champ de bataille ou an face du martyre, hésitent à déchirer des proclamations sectaires et à dire : non Possumus.Ce qu'il y a d\u2019habile c'est l\u2019art infernal avec lequel le pouvoir exploite cette délicatesse et multiplie les entraves à la liberté religieuse.Il est vraiment comique de lire dans la Patrie, de Montréal, que ce sont les excès de la Croic,de Paris, qui ont déchaîné In guerre anti-cléricale.Hélas ! cette chère publication n\u2019est malheureusement Pas coupable de ce péché et si le gouvernement français osait mettre en prison Drumont, Rochefort et Maret, il le ferait car ils sont plus coupables à ses yeux.et qui sait même, s1 le rédacteur de la Patrie trouverait grâce à ses yeux ?Oui, que le cœur de Jésus a besoin de flotter sur votre cher Canada pour le préserver de toute faiblesse, de toute là- cheté.Duns ma dernière correspondance jo louais votre bun peuple d'avoir conservé tout son bon sens.Je prie Dieu pour qu\u2019au contact de publications malsaines nos gons de lettres ne soient pas les premiers a craire des absurdités ot à les débiter au public, car on dit tellement aux Canadiens qu'ils sont inférieures à tous les deballés d'Europe, qu\u2019à la fin pour se mettre aux pas ils se croient obligés de les imiter au lieu do travailler à porfectionner ce qui chez eux cst déjà meilleur qu\u2019en beaucoup d\u2019en droits.Sur ce, je salue le drapeau de Carillon, et, le 24, je m\u2019unirai de cœur à tous mes chers compatriotes.Emis Picnk.\u2018 Paris, 14 juin 1904, - Patriote ayant tout, je ne mets rien au- dessus de ce titre.* - lmao ru AAA Snell pére À (0 POS \u2014\u2014 a 3 Sa Lt § Ar a + LA CKOIX, 26 JUIN 1904 L'ASSOCIATION CATHOLIQUE | DE LA JEUNESSE Nous avons remis à la semaine prochaine le rappogt du Congres de la Jeunesse Oatholjqile.La Secretairerie d\u2019État L'une des institutions actuelles les plus importantes dans le gouvernement de I'Eglise catholique, celle, d'autre part, à qui les derniers évènements ont donné la première place de l'actualité, est assurément la secrétairerie d'Etat dont le titulaire, premier ministre du Pape, est l\u2019habituel intermédiaire entre le Saint-Siège et les gouvernements étrangers.L'établissement de cette charge remonte au pape Pie IV : mais il se produisit sous une forme profondément modifiée au cours des siècles qui suivirent.Au début, en effet, le secrétaire d'Etat ne fut autre que le cardinal padrone ou cardinal-neveu, choisi par le Pontife régnant en raison des liens de parenté existant entre eux ; ce prélat possédait, on le comprend, la pleine confiance du Pape.Parfois le Saint-Père n'avait aucun parent dans le Sacré Collège ; il adoptait néanmoins un cardinal-neveu qui avait mission de diriger les affaires d'Etat et d\u2019entretenir les relations avec les princes et les peuples.Le premier prélat porté sur la liste des dignitaires qui nous occupent fut saint Charles Borromée, neveu de Pie IV; le grand archevèque de Milan fut remplacé, sous saint Pie V, par le cardinal Rusticucci, auquel succéda le cardinal Galli, maintenu en charge sous le pontificat suivant de Grégoire XIII.Pie VH, dès son élection, désigna comme pro-secrétaire d\u2019litat et, quelques mois de là, fit cardinal et premier ministre un homme auquel l'Eglise de France garde une particulière reconnaissance, ce fut Mgr Consalvi, le négociateur habile et heureux du Concordat conclu entre le Saint-Siège et Bonaparte, premier Consul.En 1806, Consalvi, étant devenu suprêmement antipathique à Napoléon ler, donna sa démission ; le cardinal Casoni le remplaça et résigna ses fonctions en 1808, À la prise de possession de Rome par les troupes impériales.Les cardinaux Doria et Gabrielli se succédèrent rapidement à ce ministère devenu plein de dangers ; ils furent exilés tous les deux en moins de six mois: et le IS juin 1808, Pie VII nommait pro-secrétaire d'Etat le.cardinal Pacca qui devait être le compagnon fidèle et le conseiller prudent de son exil et de sa prison.En 1814, Consalvi reprit sa charge et la garda jusqu'à la mort de Pie Vil, survenue le 20 août 1823, Après cette restauration du pouvoir temporel du Saint-Siège, les pouvoirs du cardinal secrétaire d'Etat prirent une grande extension en raison des nécessités du moment et des reconstitutions qu\u2019il fallait accomplir dans le gouvernement des Etats de l'Eglise.Au point de vue législatif, le premier ministre promulgait les lois et publiait les ordonnances du Saint-Siège ; c'est à lui que venaient aboutir tous les flls de l\u2019administration civile, judiciaire et politique du domaine temporel de l'Eglse romaine ; de plus, il était chargé des relations diplomatiques avec les Etats étrangers, il négociait les accords internationaux, il accréditait les ambassadeurs, etc.Il était désigné sous la triple appellation de se- crétairé d\u2019État, président du ministère d\u2019Etat, ppésident du Conseil d'Etat, Cela dura presque sans modification jusqu'au règne de Pie IX : pendant ce laps de temps la secrétairerie d'Etat fut auccessivement confiée, sous Léon XIT, aux cardinaux della Somaglia et Bernetti; sous Pie VIII, au cardinal Albani; sous Grégoire XVI, aux cardidaux Bernetti et Lambruschini.Ce dernier Pape dédoubla lu charge et créa pour les affaires intérieures une secrétairarie spéciale.En 1846, Pie IX réunit À nouveau les deux administrations sur In tête du cardinal Ghizxi.\u2018Sous la pression des évènements, le Pape, qui devait voir se consommer la ruine de\u2018l\u2019indépendance temporelle du Saint-Siège, cru devoir octroyer à ses sujets une constitution nouvelle ; il introduisit en ses Etats le régime parlementaire.Le secrétaire d'Etat devint président du Conseils des ministres ; à ce moment les cardinaux Ferretti, Bofondi et Antonelli se succédèrent en cette charge.Oe dernier prélat, qui devait demeurer à son poste pendant prés de trente ans à \u201cd'époque la plus critique de l\u2019histoire tens- porelle de l'Eglise, accompagna le Pape dans sa fuite à Gaëte.Au retour de cet exil, le Saint-Père, iustituant les ministères de l'Intérieur, de la Justice des Aïmes, des Finances, de l'Agriculture, Ihdustrie, Commerce, etc, ajoutait : \u2018Les rapports du gouvernement du Saint-Siège avec les autres puissances sont confiés à un cardinal de la sainte ise qui conserve le nom et les attribua8\" onSaisial secrétaire d'Etat.Le \u2018 4 vo ; tions Ve ce ' : - Les De, 45 cardinal secrétaire d\u2019Etat est l'organe du souverain même pour lesactes législatifs ; le seul cardinal secrétaire d'Etat corres- pondont avec les gouvernements ou les représentants étrangers.\u201d Ainsi fut précisée jusqu\u2019en 1870 la mission du secrétaire d'Etat.Après l'invasion des Etats pontificaux, le seul ministre qui restait au Saint- Siège, le cardinal Antonelli, vit, en suite des évènements, ses attributions considérablement restreintes, puisque, de ce fait, l'Administration politique du territoire pontifical lui était enlevée.Le cardinal mourut le G Novembre 1876; Le cardinal Simeoni lui succéda et fut remplacé À l\u2019élection de Léon XIII par le cardinal Franchi, décédé quatre mois après.Le successeur de ce dernier, le cardinal Nina, démissionna en 1881.Le cardinal Jacobini mourut le 25 février 1887 et fut remplacé par S, Em.le cardinal Rampolla del Tindaro qui devait jusqu\u2019à la mort de Léon XIII occuper la secrétairerie d'Etat.Aujourd'hui, S.Em.le cardinal Merry del Val occupe In haute charge de ministre de Sa Sainteté.Et l\u2019éminent prélat s'est acquis déjà des droits à la reconnaissance de tous les catholiques par la jeune énergie et la parfaite distinction qu'il apporte à remplir auprès de de son auguste maître et vis-àvis du monde les importants devoirs de 8a charge.Avant de terminer cet aperçu sur la se- cæwétairerie d'Etat, nous voudrions envisager un instant son fonctionnement actuel.Aseurément, les relations diplomatiques font la part principale de son labeur : mais elles no sauraient le constituer en son entier.En réalité, presque toutes les affaires ecclésiastiques passent par ses bureaux, exception faite seulement pour selles qui relèvent exclusivement des Congrégations romaines : c\u2019est par billet de la secrétairerie d'Etat que sont nommés nombre de prélats et de dignitaires ecclésiastiques ; c'est elle qui expédie les lettres pontificales, etc.Aussi cette inultiplicité d\u2019occupations exige un assez nombreux personnel ; immédiatement après le cardinal secrétaire vient le aubatilut et secrétaire du chif}re, actuellement Mgr della Chiesa.Cette charge répond à une double nécessité ; elle assure la surveillance du service et permet au cardinal, aux jours où il est empêché de se rendre chez Ia Pape, de se faire remplacer par son auxiliaire.D\u2019une façon à peu près normale, le substitut sortant de charge est appeler à gérer quelque nonciature et arrive ainsi au cardinalat.Les officiers de la secrétairerie d'Etat sont partagés en minwtanti, archivistes et scritiori.Ces derniers rédigent les actes et les lettres sur les mioutes ou notes que leur passent les premiers : quant aux archivistes, ils ont pour mission de classer et de conserver les documents qui abondent dans les bureaux.Les uns et les autres officiers sont indifféremment clercs ou laïques ; s'ils sont laïques, les munilanii ot les archivistes portent l'uniforme avec l'épée.Les bureaux de la secrétairerie d\u2019Etat se trouvent au Vatican, au dernier étage, mais depuis le nouveau Pontificat, S.Emle cardinal secrétaire d'Etat reçoit au premier étage dans les superbes appartements Borgia.ROME.Le Gatholicisme aux Etats-Unis SOMMAIRB DES MESURES LEGISLA- TIVBS BT EX EOUTIVES DBPUIS GRANT JUSQU'A ROOSBVBLT Administration du Président Grant Le systéme d'écoles à contrats pour les Indiens a son origine dans Ja politique de paix envers les Indiens inaugurée par le président Grant ct en est la conséquence logique.Selon ce système, les écoles des Missions catholiques et protes- tautes recevaient annucllement 108 dollars par tôte pour l'entretien et l\u2019éducation des onfants indiens.Pendant cette adminlstration-quelques contrats furent passés et le système fut onsuite agrandi et exécuté sans interruption jusqu\u2019à la deuxième administration du président Cleveland.Les secrétaires de l'Intérieur BaNs 6xCaption ue cossérent de parler dans les termes les plus élogieux du travail accompli \u201cpar ces écëles parini les Indiens.Administration du Président Harvison C\u2019est \u2018pendant cette administration que'prit naissance le mouvement de l\u2019A.P.A.Ie commissaire \u2018des Affaires in- dioitvies Morgan\u2019 mdtitra\u2019tles dispositions favorables à cette société et entreprit, par une série de règlements, de créer des embarras aux écoles des Missions catholiques.On en appela à M.Harrison qui ordonna immédiatement au commissaire des Affaires indiennes de cesser ces intrigues, et lui:déclara que ses concitoyens catholiques auraient, sous son administration, les mêmés droits que les autres et l'entière protection des lois.Si lo président Harrison eût été réélu, les, écoles à contrats n\u2019auraient pas été abolies, car il éprouvait un souverain mépris pour les vulgaires agitateurs de l\u2019American Protective Association.Deuxième administration du Président Cleveland C\u2019est pendant la première partie de cette administration que fut frappé le premier coup décisif contre les écoles des Missions indiennes catholiques.Une Chambre et un Sénat démocratiques re- duisirent de 20 070 les crédits.Durant la seconde moitié de cette administration, le Congrès déclara que c'était sa ligne de conduite bien arrêtée de ne plus accorder de crédits aux écoles confessionnelles et vota une loi réduisant de 20 070 par an jusqu\u2019à leur expiration les crédits pour les écrles à contrats.M.Cleveland soutint la politique du secrétaire Hoke Smith envers les écoles d\u2019Indiens, politique qui était violemment hostile à l\u2019Eglise catholique.Sous cette administration, fut également promulgué l'infâme règlement Browning refusant aux Indiens le droit de choisir les écoles auxquelles ils voulaient confier leurs enfants.Ce fut là un autre coup porté aux écoles des Missions catholiques.Administration du Président McKinley Sous cette administration, le président publia un ordre abrogeant le règlement Browning.Cet acte de justice fut dû aux efforts du sénateur Hanna qui qualifia le règlement d\u2019outrage damnable.Lo nombre des aumôniers de l\u2019armée fut aussi augmenté et d\u2019autres mesures prises pour.rendre aux catholiques leurs droits.L'exécution en fut, toutefois, empêchée par l\u2019assassinat de M.McKinley.Administration du Président Roosevelt (1) Nomination d'une majorité de catholiques à la Cour Suprême des Philippines.(2) Nomination d'un catholique comme secrétaire de l'Instruction aux Philippines et de 3,500 instituteurs catholiques.(3) Nomination de vingt catholiques comme gouverneurs de provinces aux Philippines sur un total de vingt-six.(+) Nomination de I\u2019Archevéque Ryande Philadelphie, et de M.Bonaparte, de Baltimore, comme membres de la commission des Affaires indiennes.(5) Acceptation par le Congrès de la statue du Père Marquette.(6) Vote par le Congrès d\u2019un projet de loi rétablissant les allocations aux écoles des \u2018Missions indiennes catholiques.Ce projet de loi fut soutenu par un certain nombre de membres du Congrès qui, en raison de l'intérêt qu\u2019ils ont manifesté en sa faveur et de la peine qu\u2019ils ont prise pour le faire voter, méritent tout spécialement d'être mentionnés.Ce sont l'honorable W.-E.Brown, du Wisconsin ; l'honorable J.-F.Fitzgerald, de l'Etat de New-York; l\u2019honorable Charles Curtis, du Kansas; l\u2019honorable C.H.Burke, du Dakota du Sud, et autres.Au Sénat, l'amendement eut l'appui des sénateurs Aldrich, du Rhode- Island; Platt, du Connecticut ; Elkins ot Scott, de la Virginie Occidentale et d'autres sénateurs.(7) La reconnaissance .du.droit des Indiens ayant de l'argent à eux d\u2019employer cet argent à l'éducation de leurs enfants dans les écoles:des Missions (catholiques ou protestantes), s'ils le désirent.C'est la plus tavorable et la plus importante décision qu\u2019ait encore prise le Président en ce qui concerne les Ecoles indiennes catholiques ; elle est actuellement en exécution dans les réserves Ohaÿgo et Menominee (catholiques).~ E.L.Snary, Pr, D.Sem.Éh-deiquess = ~ ; .CA - Toutes les conditions du succès : Un remède à la fois agréable.au goût, efflcace pour la guérison des affections de la poitrine, c'est le célèbre spécifique français, le » que les autorités médicales proclament supérieur à tous les remèdes actuellement à leur disposition.VANILLE ESSENGE Jules Bourbonniere $1.00 1a 1b, Bell Est 1122, ten Vignobles Canadiens Comté d'Essex, Ontario The E.Girardot Wine Co Limited Fabricant de Vin de 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