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Titre :
La Croix.
La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Il s'en prend aux libéraux, aux francs-maçons, et particulièrement aux Juifs. [...]
La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

Le tirage de La Croix atteint 3500 exemplaires en 1916.

REID, Philippe, « La Croix, 1923-1924 », dans Fernand DUMONT et autres (dir.), Idéologies au Canada français, 1900-1929, Québec, Presses de l'Université Laval, 1974, p. 45-85.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
dimanche 10 juillet 1904
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Croix., 1904-07-10, Collections de BAnQ.

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[" \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 vy .Journal @atholique et Independant © MONTREAL DIMAROHE, cs ABONNEMENTS : EN VILLE, PAR chacun par annee.10 JUILLET 1904.\u2014- Vol: II, No 15 \u2018 fi 31, 33, RUE SAINT-JACQUES, MONTREAL, Telephone Bell: Main 2725 OANADA ET ETATS-UNIS : 1 AN, ' LA POSTE : 1 AN, N, B.\u2014Dix abonnements ou plus adresses au mois $2.00 : 8 mois, 1.00 32:09 3 3 MOIS.1.00 bureau de poste, $1.00 publie a Montreal faisons les responsabilités Donnons à César ce qui appartient à César.Autrefois, il n\u2019y a pas encore longtemps, les Canadiens français savaient fêter la grande fète nationale de la Saint- Jean-Baptiste.Il y avait un déploiement de vrai patriotisme, de l'union et'de l'entrain pour commémorer ce grand jour, et glorifier nos patriotes.La corde nationale vibrait à l'unisson et \u2018on savait alors lui faire rendre des sons qui allaient tout à la fois au cœur et à l'\u2019Ame du Canadien français.Aujourd\u2019hui, ce n\u2019est plus oela.Notre fète nationale au lieu de donner à notre patriotisme l\u2019occasion de se réchauffer et de 6e ressaisir donne l\u2019occa- tion aux marchands voire même aux propriétaires d\u2019usines anglo-saxons d'annoncer leurs marchandises.C'est monumentalement ridicule.\u201c Jo n'ai jamais compris, dit M.J.A.Chicoyne, là propos de laisser figurer dans une fêto purement patriotique ces défilés de, voitures monsées avec plus ou.moins de tact, dans unique but de faire de la réclame à l\u2019industrie ou au comptoir de ceux qui en font les frais.Où est dans tout cela, la pensée élevée, lu leçon capable de rendre le peuple meilleur, plus attaché au culte des ancêtres, plus respectueux des graves enseignements de notre histoire?Il me semble que le négoce eb la spéculation: devraient trouver moyen do s\u2019annoncer sans coller d\u2019affiches jusque sur l'autel de la patrie.\u201d Mais qui est responsable de ce nouvel état de choses ?À Montréal, depuis nombre d\u2019années, le grand organisateur de fêtes de la Saint-Jean-Baptiste a été M.Joson Perrault, Aussi en avons-nous eu de belles bouffonneries ! Cette année, en particulier, c'était pitoyable de voir la grande procession à travers les rues de la ville.Une mascarade, ni plus ni moins ! M.Perrault, en qualité d'organisateur, ne pouvait-il pas empêcher ces bouffons, qu\u2019on y a vus, de parader avec les honorables citoyens et compatriotes Qui ont tenu à rébausser de leur présen- © celte proceasion nationale et qui ont été réellement mortifiés de se voir en telle compagnie ! Et ce reproche que nous faisons à M.Perrault nous le faisons aussi aux autres officiers de la Saint-Jean-Baptiste qui avaient téut pouvoir - pour empêcher de tels désordres, \u2019 Mais ces messieurs ont-ils conscience ! de leur faute?Nè trouveraient-ils pas de leur goût les turpitudés que nous réprouvons } Nous n\u2019osons le\" croire et la chose: Dest pas possible chez des gens qui-ont dû recevoir une bonne éducation.Ce- Pendant, cela se pourrait.journaux quotidiens ont.tellement perverti le bon sens de leurs lec- leurs qu'on en est venu aujourd\u2019hui à trouver beau: ce qui est laid et laid ce qui est beau._ | Qui d\u2019étonnant & cela, lorsqu'on voit\u2019 Ces feuilles dépenser leur \u2018temps, leurs coma \u2018et leurs pages âmes a desi fonneries innommables, lorsqu'on les | Yoit exalter co qui est vil et bas, et-lais- ser dans 'ombge oe \u2018qui est noble et.Brand, loraqu\u2019on;les voit mettre.sous : les; d\u2019un compte-rendu du Congrès de la Jeunesse Catholique, par exemple, le récit circonstancié d'up meurtre ou d\u2019un vol.Dans une colonne elles nous prêcheront de donner le bon exemple au peuple, de faire son éducation, et dans une autre elles lui donneront elles-mêmes le mauvais exemple et fausseront son éducation.Rien de plus illogique et de plus monstrueux que ces feuilles, lorsqu'on se donne la peine de les lire avec un esprit réfléchi.Oui, faisons les responsabilités.C\u2019est le temps.* J-U.B.Le \u201cJournal\u201d et les theatres Le Canada, publiait le 27 juin, l'entrefilet suivant : \u201cLe \u2018\u201cThéatre Royal\u201d a fini sa carritre : pour des raisons que l'on comprendra aisément cela est dans l\u2019ordre des choses.Ce théâtre n\u2019offre plus les conditions sani- taires satisfaisantes et l'entourage ne sied |\u2018 pas pour une institution artistique de ce genre.\u201d .L'on sait que le théâtre Royala presque tonjours mis en scène de mauvaises pièces, à un tel point que les autorités policières ont été obligées d\u2019y mettre ordre ; ce qui n'est pas peu dire.Cependant, le 28 juin, le Journal publiait sous le titre : \u2018le Royal n\u2019est pas mort,\u201d les lignes suivantes : \u201cLe vieux Théâtre Royal est loin d\u2019être mort, au contraire, il semble prendre un regain de jeunesse.ln annonçant su fermeture, les journaux n'avaient pas mentionné que les propriétaires avaient accepté les plans d\u2019une tranformation qui enferont un des théâtres les plus modernes du Cunada, etc, etc.\u201d Certes, au Journal, l\u2019on doit ètre bien payé pour faire de telles réclames à un tel théâtre, que l'on pourrait appeler lieu deZdébauches.La méme feuille se plaignait, le lendemain de la dernière Saint-Jean-Baptiste, de ce que le goût de nos compatriotes était perverti! Elle versait des larmes amères(!) sur le \u2018\u2019speotacle désolant de la procession de vendredi,\u201d le 24 juin.O sépuleres blanchis ! O hypocrites-! Lisez donc votre feuille, messieurs\u2019 du Journal, et dites, si vous l'osez, que vous n'êtes pas, pour votrefpart, responsables de ce que le peuple a perdu son \u2018\u2018idéalisme d'antan.\u201d \u2018 Les eveques d\u2019Angleterre a 8.Bm.le cardinal Richard, archeves que de Paris La Semaine religieuse, de Paris, publie Ia touchante lettre suivante adressée à S.Em.le cardinal Richard : Archbishop's Hôuse Westminster, S.W.Le 15\u2018juin>1004.Eminence, Les évêques d'Angleterre réunis ici m'ont chargé d'exprimer à Votre Eminence, et en votre personne à toute lu France catholique, leur sympathie la plus profonde et la promesse de leurs prières dans la crise terrible et les difficultés de toute espèce qui l'affligent en ce moment.En m'acquittant de ce devoir.je renouvelle à Votre Eminence l'expression de mon attachement très respectueux en Notre-Seigneur Jésus-Uhrist.; .t FRANCOIS BOURNE, .\u2018archevêque de Westminster.\u201c Qui hésite à mourir pour la patrie, ce-: lui-là est infême à jamais, ; vv.Jou de Jours membreäx lecteurs à côté y 4 LAMENNAIS: Les raisons de ne pas ceder J\u2014 L'Osvervatore \u201cRomano, sous le titre : \u201cLes raisons de ge pas céder,\u201d a publié récemment un article fort remarquable sur la liberté extrinsèque de l\u2019Eglise dans l\u2019Etat et vis-à-vis de l\u2019Etat par le moyen de la souverainité civile.Nous on empruntons a la Croix de Paris, la traduction.L'auteur ;de cet article, après avoir constaté que ce principat, légitime dans son origine, fut reconnu par les peuples pendant dix siècles, ajoute : \u201cL'Eglise, reconnaissant que ce droit lui garantit tout ce qui suffit à sa liberté et se ressouvenant de la manière dont elle en fut investie, ne peut tolérer qu'il s\u2019élève contre jui une controverse au sujet de la légitimité de ses origines et des effets bons qu\u2019il procure par rapport à sa liberté et à son indépendance.\u201cMais ce serait une erreur de prétendre qu\u2019elle s'inspire en cela des sentiments égoïstes de l'ambition ou de l\u2019intérêt humain \u201cL'Eglise n'est pas représentée par un \u201cchef dfnastique, dont la maison se continue par une succession héréditaire, et les grandeurs de là terre ne la mettent pas l'Hti-dessus des conditions communes des\u2019 \u2018hommes.De plus, lu destinée qui lui a été assignée vis-à-vis de l'humanité est une destinée de lutte, et à cause de cela, elle doit être toujours prête à mettre au-dessus de l'intérêt individuel du pasteur ou des brebis, l'intérêt supérieurdu troupeau tout entier.\u201cEt en cela, elle n'exclut pas l'usage des moyens matériels, elle l\u2019admet dans la mesure où ils sont nécessaires et suffisants, C'est en raison de cette nécessité que l'Eglise defend aujourd'hui son droit à l\u2019indépendance et à lu liberté juridique conservées par le moyen d\u2019un procédé semblable, dans sa substance, à celm qui a été expérimentée jusqu'ici, ne sachant pas en trouver elle-même un autrequi soit plus accommodé.Mais le jour où l\u2019on serait à même d'en faire adopter un meilleur ou équivalent, c\u2019est penser en catholique qu\u2019estimer que l'Eglise ferait volontiers moins de cas du principat civil et ne le regretterait pas comme le ferait celui qui se sentirait diminué dans sa personne et dans sa dignité ou dans les intérêts de sa maison, étant placé dans l'impossibilité de gouverner selon l'unique manière laissée en son pouvoir.\u201cLe moyen, comme tel, ne doit pas être confondu avec la fin.Lorsque le but peut être attoint également et même plus sûrement par un autre moyen, on peut, et parfois l\u2019on doit, renoncer au premier pour adopter le second.\u2018Mais, abandonner là voie déjà connue et pratiquée, bien que dépourvue de fleurs, afin d'en suivre une nouvelle, merveilleuse, offerte et chantée seulement par des hommes ennemis, envieux et turbulents, ne trouverait auprès de personne jusdification, ni excuse.\u201cQue l\u2019on :dise le contraire tant qu'on voudra, l\u2019Eglise est placée en cette condition par des faits théoriques et pratiques, par une expérience morale et historique.\u201cNée à l'indépendance et à la liberté juridique, elle ne créa pas elle-même la forme qui protégerait son droit, mais .plutôt elle en fut investie, et elle ne veut s\u2019en dessaisir pour plaire à qui que ce soit et elle ne peut s\u2019en dessaisir tant.que d'autres voies ne lui sont offertes ou plus rapides ou parallèles et appréciées sainement comme telles.7: \" - \u2018\u2019En ceci le désir de ln domination et du principat civil n'a aucune part, mais la seule question débattue cst celle-ci : Est-il licite et convenable à l'Eglise d\u2019ac-, :| cepter un nouvelle état juridique d\u2019existence, en souscrivant à la suppression d'un moyen de liberté légitimement acquis, pour revenir peu à pou à la situation.qu'elle avait avant Constantin, situation; où tentent, fvidemment de ls ramener les\u2019 \u2018| sectes du\u2018paganisme;renaissant ?\u201d \u2018que ce qu'il y disai à des élèves.Les Anglais preferent le Garillon-Sacre-Cœur Nous avons déjà dit maintes fois que nos concitoyens d'origine anglaise voient le Carillon-Sacré-Cœur d\u2019un bien meilleur œil que le tricolore.A ce propos, voici l\u2019opinion du Telegram, de Winnipeg, que nos lecteurs nous sauront gré de leur traduire.Ce journal, donnant un compte-rendu des récentes fêtes de la Saint-Jean-Bap- tiste, à Saint-Boniface, dit : \u201c La patriotique Société Saint-Jean- Baptiste, sous la direction de son distingué vice-président, Joseph Bernier, avocat, à paradé avec bannières à travers la ville archiépiscopale jusqu\u2019à la cathédrale.Parmi les nombreux drapeaux qui ont figuré dans la procession @ été remarqué le noble étendard de la race canadienne française, à croix blanche sur fond bleu, avec la fleur de lys de la vieille France dans chaque coin, un drapeau beaucoup plus acceptable sur le sof Anglais que le trop belligueua tricolor: de la République.\u201c Un trait frappant et significatif de toute cette démonstration, ça été le sentiment que les participants à cette fête, quoiqu\u2019ils insistassent sur leurs nationalité canadienne-française, n\u2019en restuient pas moins les loyaux sujets de la couronne et du drapeau britannique.\u201d Il n\u2019y a vraiment plus que les fran- cissons qui s'offusquent à la vue du Carillon Sacré-Cœur.@'est faux M.Gonzalve Desaulniers, avocat, dans une correspondance publiée dans le Canada de mardi , accuse avec force reproches les Revdes Sœurs de l\u2019Academie Saint-Louis-de-Gonzague, de In rue Sherbrooke, d'avoir donné en prix à une de ses petites nièces, la brochure de M.Henri Bernard intitulée : La Ligue de l'Enseignement ; un complot maçonnique.On sait que M.Desaulniers, membre de la Ligue de l\u2019Enseignement, est pris à partie dans cette brochure.De plus M.Desaulniers prend oocasion de vilipender très injustement l\u2019auteur de cette brochure.Après avoir été aux sources, nous sommes en mesure d'affirmer que, comme question de fait, la dite brochure n\u2019a pas été donnée en récompense par les Revdes Sœurs à la nièce de M.Desaulniers, et que, \u2014ce qui est plus grave, \u2014 M.Desaulniers cavait, avant même que sa corres- pondanco ne fût publiée par le Canada, contre lea bonnes Sœurs était faux.D'ailleurs, les Revdes Religieuses auraient donné la dite brochure en prix qu\u2019elles eussent été parfaitement justifiables de l\u2019avoir fait.Un livre pour lequel l\u2019auteur a reçu des félicitations de l\u2019épisoopat presque entier et du Secrétaire d\u2019Etat Mgr Merrydel Val, est digne, pensons-nous, d\u2019être donné en récompense HE Una nationalité est une oeuvre de la nature et de l\u2019histoire consacrée par le consentement des nationaux, ; ERNEST LAVISSE.| GORRESPONDANCE Noces d\u2019argent du R.P.C.Forest, C.S.V., Directeur Convention des anciens Eleves du College \u2014_\u2014 St.Denis de Richelieu, 6 juillet 1904 Les 28 et 29 juin dernier le College Commercial Saint-François-Xavier, à St.Denis, était tout à la joie.Les anciens élèves de cette belle et prospère maison, accourue de partout, venaient féter les noces d'argent du R.P.Forest, C.s.v.directeur depuis 20 années, et aussi le 25me anniversaire de fondation de leur Alma Mater.Vous dire que la gaiété la plus frans che a régné pendant ces fêtes est chose superflue.Les citoyens de St.Denis, n'ont pas peu contribué À assurer le succès de ces fetes.Les rues et les maisons du village étaient pavoisées de guirlandes, de banderoles et de drapeaux.Le Caril- lon-Sacré-Coeur, par centaines, déplo- yaiv au souflle de la brise ses plis ma- Jestueuxdécorée, était converte de petits Carillon-8.-C.\u201c Vive le drapeau National \u201d, tel a été le cri unanime de tous les anciens élèves.Cher Rédacteur de La Croix, malgré l'opposition incompréhensible de nos grands jonrnaux humoristiques de Montréal, continuez ln lutte, votre cause qui est aussi celle de tous les vrais patriotes triomphera.Et le jour viendra, peu éloigné, je l\u2019espère, où le peuble Canadien-français, marchant la main dans la main, à l'ombre de cet 6- tendard sacré, accomplira la mission divine à lui confiée par le Bon Dieu.Pour Dieu et la Patrie, en avant ! UN ANGIEN ÉLÈVE.Plagiaire et demi ! Le Soleil, de Québec, & publié le 4 juillet courant, une longue correspondance signée \u2018\u2018 Critique,\u201d et intitulée : Plagiaire et demi ! L'auteur de cette correspondance, qui .ne peut être autre que M.Fréchette lui- même, accuse M.W.Chapman de l\u2019avoir plagié.Ce serait grave si c'était vrai | Nous avons lu cette correspondance, Nous avons comparé les vers de M.Chapman avec ceux de M.Fréchetto et, malheureusement pour ces derniers, nous n'avons pu que constater la supériorité de ceux de M.Chapman sur les autres.De plagiat, il n\u2019y en a pas.malgré le lavage littéraire que \u201c Critique \u201d voudrait lui donner, aux dépens de M.Chapman, Cepeadant, cet incident ne lave nullement l\u2019auteur des aspirations de là quasi trahison nationale dont il s'est rendu coupable, il y a quelques semaines, en allant quêter des bouts de ruban du gouvernement maçonnique français, et dé lonnes du Canada, l\u2019autre jour,-à'propos du drapeau national.5 Le souci des intérêts vitaux de la pe- trie et.de son renom commande l'union.M.Fréchette reste donc le plagiaire, la platitude qu'il a commise dans les co- ° ay \u201c Omron.La salle du banquet, artjsciquenmveïft Ce LA CROIX, 10 JUILLET 1904 Le Coin des C'est la jeunessse religieuse et libre qui fera l'avenir de la patrie.CHATEAUBRIAND.Un mot pour les jeunes M.I'abbé Elie-J.Auclair, dans la Semaine Religieusc du 4 juillet, à l'occasion de la formation d'un groupe del\u2019 A.C.J.au Séminaire Saint-Charles-Borromée dent il est un des distingués professeurs, fait sur l'Association Catholiquede la jeunesse les quelques remarques suivantes qui ne manquerout pas, nous en sommes sûrs.d'intéresser nos jeunes amis et de leur être même utiles au besoin.L'Asseciation Catholique de ln Jeunesse Canadienne française, l\u2019A.C.J., pour parler le langage moderne, a maintenant un groupe en voie de formation au sdminaire diocésain de Sherbrooke.Ls haut patronage que Mgr l'archeve- que de Montréal a bien voulu accorder au groupe des fondateurs à Montréal devait assurer en effet de partout de nombreuses adhésions.Le soir du 8 juin, sous la présidence d\u2019un aumônier-directeur, désigné par M- le Supérieur du séminaire, seize à vingt jeunes Canadiens-français ont procédé à une organisation préliminaire ; ce qu leur a permis de déléguer l'un des leurs, M.Valmore Richard, de philosophie, pour les représenter au Congrès de la fin de juin, à Montréal.Fa .Ce mouvement des jeunes, si par la y - + , Grâce de Dieu il peut être constant, fera sans doute beaucoup de bien à nos chers jeunes gens : l'espoir de la patrie ! J'eus l'avantage de voir, en 1894, à Lucerne, un congrès de la Pire l'erein, association catholique de la jeunesse suisse ; ot, une autre fois, j'assistai à Paris à une réunion organisée, il me semble, par les amis du Sillon.Je devais au reste retrouver ces derniers au grand oongrès de la jeunesse catholique de France, à Reims, lors du quatorzième centenaire du baptême de Clovis, en 1896.Ce furent là vraiment de belles manifestations de foi.Sans doute les jeunes ont à éviter plus d'un écueil, il sont encore à leurs débuts dans le voyage sur la mer du monde.A leur Âge l'illusion est facile et les plans de réforme sont vite trouvés.et applaudis ; mais le grand point n\u2019est pas de trouver un plan ou de formuler un vœu, c'est de l'exéouter ce plan ou de le réaliser ce vœu qu\u2019il reste toujours malaisé | Cette réunion des amis du Sillon, dont je parlais, était, pour sa séance solennelle de clôture, sous la présidence do Mgr d\u2019Hulst, le regretté Recteur des Facultés catholiques de Paris.Je me souviens qu'entre autres vœux proposés, on avait émis celui de réformer je ne sais plus quel détail de l'enseignement donné dans les grands séminaires.Et, Mgr d\u2019Hulst, au cours de sa vibrante allocution, toute pleine d\u2019ailleurs d\u2019encouragement pour les généreux effurts de ces hommes de vingt ans, leur disait en souriant : \u2018\u2018 toutefois, mes amis, il faut savoir se borner, et j'ai idée que pour la réforme des grands séminaires vous feriez sagement de vous en remettre à ia prudence éclairée de Nos Seigneurs les Evèques ! \u201d Il fut longuement applaudi par tous ces jeunes dont assurément les intentions étaient pures.Certes il faut encourager les jeunes à la noble ardeur du travail, au désir de \u2018* faire quelque chose \u201d comme citoyens et comme chrétiens ; il convient de les grouper, de donner des stimulants à leur zèle et un but précis à leur activité ; il est hon de leur crier : \u2018\u2018 en avant ! pour la patrie et pour Dieu \" ; mais c'est à la condition que tout cela soit tempéré de modération, de tact et de courtoisie.En première ligne le mouvement doit être soumis avec respect aux autorités constituées.Il doit limiter ses visées et son aotion aux choses qui sont de sa compétence.ll n\u2019est pas mauvais non plus qu\u2019il ne place pus hors la loi ceux qui ne pensent pas exactement comme le groupe sur tel ou tel moyen à preudre pour faire les bons combats.En deux mots, il est excellent toujours du mettre de l'huile dans le mécanisme des formes.Ça ooule mieux ! Jadis on faisait ainsi.Les grands con- verktisseurs étaient fermes sans doute et ils tonnaient à l\u2019heure dite contre les désordres.Mais combien souvent ils étaient doux, suaves, attirants et entraînants.Voyez ssint Bernard, saint François de Sales, saint Antoine de Padoue ! The de Bœuf Bourbonniere Celui en usage au Collège Ste-Marie, MONTREAL.Œuvre du monument Laval Lettre adressée dernièrement par S.G.Mgr l'Archevêque à tous les archevé- ques et évêques des diocèses suck qe * \" cessivement.détachés de celui de Quebec Monseigneur, .| Je viens «ujoprd'hui annoncer 4 Votre Grandeur une nouvelle qui, j'en suis sûr, mettra dans vatre coeur comme dans ls mien une vive allégresse.Le projet, formé dépuis longtemps déjà, d\u2019ériger une statue au Vénérable François de Mont- morency-Laval, premier évêque de Québec, est en bonne voie d'exécution.Un comité, composé de prêtres et do laïques distingués, vient d'être formé pour mener à bonne fin cette louable entreprise.On va se mettre à l'oeuvre incessamment, et le monument devra être érigé en 1908, À l'occasion du deux centième anniversaire de In mort de Mgr de Laval, et du trois centième anniversaire de la fondation de Québec.J'ai promis de douner au comité mon concours le plus entier, et je commence dès imninte- nant à remplir ma promesse en recou- mandant à votre zèle et à votre générosité une oeuvre dont vous comprendrez comte moi l'importance et l'opportunité.Les titres qu'a Mgr de Laval à cet hommage public d'admiration et de reconnaissance sont Assez connus à Votre Grandeur pour que je me dispense d'y insister.Homme puissant par la foi et par les oeuvres, d\u2019une Ame assez haute pour concevoir les plus grands desseins, ot assez généreuse pour les réaliser à travers mille difficultés: capable des plus saintes audaces, et porté aux plus Lendres dévouements ; irréductible quand il s'agissait de défendre les droits de Dieu et de l'Eglise, et infatigable quand il fallait remplir un devoir: François de Laval portait au coeurle feu sacré qui consumait l'Apôtre des Gentils.Il a fait revivre, au dix
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