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Titre :
La Croix.
La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Il s'en prend aux libéraux, aux francs-maçons, et particulièrement aux Juifs. [...]
La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

Le tirage de La Croix atteint 3500 exemplaires en 1916.

REID, Philippe, « La Croix, 1923-1924 », dans Fernand DUMONT et autres (dir.), Idéologies au Canada français, 1900-1929, Québec, Presses de l'Université Laval, 1974, p. 45-85.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
samedi 15 juin 1907
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

La Croix., 1907-06-15, Collections de BAnQ.

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[" LA\u2018 OROIX\u201d AEBLOMADAIRS Paraît le Samedi JOSEPH BÉGIN Directour-Propriétaire wave do 1% Pr cure Love = avr.01 Want wi ÉTATS-UNIB 1 an, $2; 6 mois, $1 EN VILLE (Par Ia Poste).1 an, $2; 6 mois, $1 ETRANGER (Union postale) 1 an, 2.50: 6 mois, 1.25 RELIGION, QUESTIONS SOCIALES, SCIENCES, ARTS, LITTERATURE, ECONOMIE POLITIQUE, EE \u2014 PENSEE DU JOUR n\u2019aurait isi ; -irconst: .Un journal catholique dans une parois- AUFait pu saisir toute la portée incon- | circonstance.Passant à se c'est une mission perpétuelle.LEON XIII, N Confrére dans le pétrin le HN ationaliste du g juin nous donne l\u2019occasion d'entretenir nos lecteurs de nos relations avec Nos Seimeurs les Evé lues canadiens-français.Merci à notre confrère ! I! est plus ainable que nous ne le pensions ! li a cru par les lignes suivantes nous embarrasser.Mais sa méchante insi- nuition n\u2019a pu nous atteindre, Elle se tedrae, au contraire, contre son auteur et, comme c\u2019est une flèche empoisa- nu, elle le blessera mortellement.Mais voici \u201cincartade du Nationsede * Hlimporterait de savoir à quor s\u2019en \"Tenir sur Ce qui se dit couramment * dans les cercles bien informés : à savoir que le directeur de la Croix, aussi bien que celui de [a Vérité, ne sont pas constamment d'accord ave.ivurs évêques respectifs.\u201d Puisque notre confrère le désire, nous allons en quelques mots le ren- seiner à souhait sur ce qui concerne dans cet entretilet.nous tournaliste catholique par vocation etrar goût, sinon par intérêt, nous pouvons nous rendre le témoignage de n'avoir pas jusqu\u2019aujourd'hui transigé avec un seul de nos moindres devoirs d'état, Nos lecteurs, d'ailleurs, qui nous ont suivi pas à pas, qui ont été les témoins de nos plus petits a:tes et qui, par conséquent, connaissent peut-étre aussi bien que nous, les sentiments qui nous animent, sont là pour repousser d'un geste indigne l'insinuation pertide de nutre confrère.Et puis, si M.Asselin, au lieu de fréquenter des milieux libres penseurs cu fndiffrients, avait eu l'occasion d'approcher de temps à autre N N.SS.les Evéques, pour leur Jemander ce qu'ils pensent de la Croix et aussi du Nationaliste, \\l aurait su que la pres micre n'a fait que monter dans leur estime, tandis que le second n'a toujours été considéré que comme un fournal sinon absolument mauvais du moins dangereux.Encore récemment nous avons reçu de deux éminents Prélats de notre Provincetles compliments et les vœux les plus encourageants au sujet de notre œuvre.Ils bénissent la CROIX.IIs lui souhaitent de prospérer et dé continuer à faire beaucoup de bien.Peut-on désirer mieux ?Le Nationaliste en a-t-il reçu autant ?! Mais M.Asselin aimerait peut-être à savoir plus particulièrement ce que pense de la CROIX S.G.Mgr Bruchési ?Sa Grandeur peut-elle en penser Autre chose que du bien ?Voilà bientôt un lustre que la Croix Ne cesse de semer du bon grain dans les Ames et de faire une bonne guerre AUX semeurs d\u2019ivraie, comme MM.Oiivar Asselin et Godfroy Langlois, Par exemple, n'ayant pour toute lÉcompense que les horions de ces mes- Sleurs, et cette semence, d'après M.Asselin, ne plairait pas à Monseigneur ! Le directeur du Nationaliste s\u2019aper- \u201coit-il qu\u2019il insulte à son Ordinaire, en voulant discréditer lx Croix ?Nous ne le croyons pas.En effet, la délicates- Se de sentiment n'étant pas son fort, il Le Samedi.15 Juin 1907\u2014Voi.V, No 11 4 66, RUE NOTRE-DAME-EST, MONTREAL.PALAIS DB JUSTICE VIS-A-VIS DU Boîte de Poste 2175 Journal Catholique publié à Montréal vénantedeson entrefilet.Pardonnonslui donc : il ne sait pas ce qu\u2019il dit ! Mais il devrait savoir, au moins, puis- qu'il aquelque peu vécu, que lorsqu'on habite une maison de verre il est très.imprudent de lancer des pierres à de braves gens qui passent en faisant le bien.En effet, Jans quelle piteuse posture se trouve M, Asselin lui-même auprès de son Ordinaire ! ll va unpeu plusde quatre ans, l'échevin Martineau \u2014 aujourd'hui le Juge \u2014 se déclarait à l\u2019Hôtel-de-Ville le promoteur d'un hôpital civique neu- fre et d'une bibliothèque publique neutre.Sa Grandeur Mer Bruchési, -omme c'était son droit et son devoir.demanda publiquement aux catholiques de Montréal de désapprouver Ces projets néfastes.La Croix se mit aussitôten campagne et fit tant et si bien qu\u2019elle réussit à TENVOYEr À ses pénates l\u2019échevin Martineau gui sollicitait alors un nouveau mandat des contribuables du quartier Saint-Denis.La défaite de M.Martineau tit tomber à l'eau les fameux projets municipaux ont, depuis.on n'a plus entendu parler que comme d'un souvenir qu'on a hâte d'oublier.Cependant, aussitôt que ie Nationaiiste tut tonde, M.Asselin prit M.Martineau sous sa protection pour réhabiliter sans doute son prestige et lui donner la chance de retourner au Conseil Je Ville.Mais ve fut peine inutile.M.Martineau ne se releva pas de si chute.Ise fit nommer juye.Il tit bien.Tant mieux pour lui! Lequel des deux, du directeur du Nationaliste ou Je celui de la Croix, était ici dans li bonne voie ?lequel des deux n'était pas d'accord avec son Orfinaire #! Mais comparens encore notre attitu- Je avec celle de notre contrère sur une autre importante question : elle des théâtres.Depuis Musieurs années, Mer l\u2019Archevéque de Montréal ne cesse de prier les directeurs de journaux de son diocèse, de ne pas publier des annonces de théâtres et, ainsi, de ne pas encourager ces boutiques de corruption.Le directeur du N'ationaliste at-il entendu cette prière ?a-til ecoute la voix de son Ordinaire, en une matière aussi grave ?Hélas au grand scandale de ses lecteurs\u2014si ceux-ci peuvent encore être scandalisés \u2014 la parole épiscopale l\u2019a trouvé plus sourd qu'un sourd, |l a continué effrontément à publier des annonces en faveur même des thél- tres les plus mauvais ; tandis qu\u2019à la CROIX, au contraire, nous nous Jépensions à qui mieux mieux pour obtenir la fermeture de ces mêmes théâtres.Encore ici, est-ce M.Asselin ou M.Bégin qui a été d'accord avecson Ordinaîre ?! Mais coutinuons notre comparaison.Il y a quelque temps, Sa Grandeur Mgr Bruchési, désirant promouvoir les intérêts de la colonisation dans la Province, assistait au grand congrès de colons de Saint-Jérôme.Il v faisait une magnifique allocution qui souleva l'enthousiasme patriotique des congressistes.En passant il lui convenait de féliciter l\u2019hon.Prévost d\u2019avoir organisé ce congrès et d\u2019avoir fait ainsi de la bonne besogne.M.Asselin qui a toujours cu M.Prévost sur le cœur, comme on le sait, en fut choqué et osa dire à Sa Grandeur quelle avait été naive, en cette \u2018l'on vous propose, dit-il, et Le directeur du Nationaliste, en lançant cette insulte toute gratuite à son Ordinaire était-il d'accord avec lui?1! D'ailleurs, pourquoi nous attarder à prouver que ce monsieur a été en tout temps et envers les plus hautes sommités Ju pays un polisson de la plus sale eau, et que, dans son journal, non seulement il n\u2019a pas été d'accord avec Mgr I'Archevéque de Montréal, mais, qu\u2019en maintes occasions, il a manifestement et publiquentent contrecarré son autorité et ses décisions épiscopales, Et est-il besom que nous nous défendions plus longuement de l\u2019imputation injustitiable que le Nationalist: a publiée contre nous ?Nos articles sont là encore devant nos lecteurs.Qu'on les relise et l\u2019on y verra que toujours nous avons été le fils très soumis et très respectueux de notre père spirituel, et que.sur toutes les questions sur lesquelles nous n\u2019étions pas libre d\u2019agir comme nous l'entendions, nous avons su taire notre opinion pour embrasser publiquement celle de notre éminent Archevèque.JOSEPH BEGIN.UN NOUVEAU TRIOMPHE Pour le drapeau national Monsieur le Directeur, Comme Vous avez toujours été heureux d'enregistrer chaque suceds du drapear Carillon-Sacré- Cœur, j'ai pensé que vous accueilleriez volontiers le compte-rendu quelque peu impariait, je dois l'avouer, d'une brillante réunion qui a eu lieu dimanche dernier au Monument National d'Ottawa, en iaveur de la cause du drapeau national._\u2026_ Depuis quelques semaines déjà, àla demande de M.Luperrièreprésident de la Société Saint-Jean- Baptiste d'Ottawa, section No- tre-Dame, l'auménier-directeur du cercle Duhamel de l'A.C.J.Ml'abbé Corbeil, donnait chaque dimanche, dans ln vrande salle du Monument, une conférence sur des sujets avant trait à la nationalité canadienne-française.; La dernière causerie, complément et couronnement de toutes celles qui avaient précédé, portait sur le sujet si palpitant d'intérêt du drapeau national.C'est devant une salle remplie d\u2019auditeurs attirés par la parole si ,pu- triotique du conférencier, que ce- Jui-ci vint exposer les motifs qui militent en faveur de adoption du drapeau = Fleurdelisé-Sacré- Cu'ur.Il débuta en faisant sentir la nécessité ou l'ophortunité qu'il y n pour les Canadiens français de se choisir un drapeau qui n'appartienne qu'à eux seuls ; il y au là une lacune dont l'âme nationale n la sensation, inconsciente parfois.mais qu'elle demande à voir combler.Le drapeau que que vous connaissez déjà, est le Caril- lon-Sacré-Cœur.Alors vint une explication détaillée sur l\u2019origine et la sienification des emblèmes du drapeau.Mais avons-nous le droit d\u2019arborer un drapeau particulier ?Oui, répond M.l'abbé Corbeil; et il ranpelle que notre existence comme nationalité distincte a été garantie dans le passé par des traités solennels, qu\u2019elle a été maintenue par un siècle de luttes politiques incessantes, En exer- cant ce droit indéniable les partisans du Carillon-Sacré-Cœur ne privent aucunement leurs compatriotes de l\u2019exercie du même droit, de celui de déployer.par exemple, le drapeau tricolore ou tout autre drapeau de leur choix.AGRICULTURE, ETC.ABONNEMENIS DE PROPAGANDF Afin de faciliter la propagande de la CROIX nous avons établi des conds tions spéciales en faveux de nouveaux abonnés seu lement : 8 abonnements del an #3 6 \u201c\" .Téléphone : Bell Est 2281 EE un autre ordre d\u2019idées, le conférencier fit voir que non seulement nous avons le droit, mais que nous avons aussi la liberté d'arborer le drapeau Fleurdelisé-Sacré-Cœur.Cette liberté, dit-il, il nous suffira de la prendre pour qu'elle ne nous soit pas contestée.Le bon sens britannique nous est une sure srarantie que nous n'aurons has d'ennui de ce côté.Et depuis quelques années déjà que le drapeau national a commencé à flutter sur le sol canadien, a-t-on jimais entendu une personne étrangère à notre race soulever une objection à ce fait ?Le drapeau britannique qui se dé- ploic sous tant de cieux différents, à abris à accorder une protection bienveillante à toutes les manifestations des sentiments lécri- times des veuples soumis.Dans lu seconde vartie de sa causerie, M.le directeur du cercle Duhamel, commen ie var écarter les quelques objections soulevées contre l'apposition du Saeré- Cœur sur un drapeau.IE démontra que l'on pouvait trouver dans le passé des précédents identiques, et que l'idée elle-mème avait d'ailleurs été approuvée hautement par le Chef Supréme de Eelise.Ml'abbé Corbeil n'eut \u2018uère de veine a faire bonne justice des objections émises tout récemment encore par la \u2018Presse\u2019.de Montréal, et à montrer toute l'inanité de ces difficultés faites au nom d'une prétendue science, Le noint sur lequel le conférencier insista davantage fut que les Canadiens français, comme catholiques, devraient se faire un devoir de placer le Sacré-Cœur sur leur drapeau ; non pas certes qu'il voulut en faire une obliration de cons- clence (ainsi au'avait prétendu le lui faire dire certain journaliste), mais signifiant par là qu'il était très beau pour des catholiques et tout-à-fait conforme à l'esprit et aux traditions du catholicisme d\u2019en agir ainsi.Si vous feuilletez en effet, dit-il.l'histoire de l\u2019Evlise à travers les âges, vous verrez qu'à chaque siècle les catholiques se sont donné pour mission de proclamer le plus hautement les vérités qui étaient précisément les plus attaquées de leur temps.Or In srande erreur de notre époque n'est-elle pas dans l\u2019aifirmation du principe que l\u2019Ëvlise et l'Etat doivent demeurer séparés, et dans la névation de la souveraineté du Christ sur les sociétés aussi bien que sur les individus.C'est done un devoir nour les Canadiens irançnis catholiques d'affirmer la vérité sur ces points avec In plux grande énergie: et quel témoignage plus éclatant, à la vérité, quel hommage plus grand pourraient-ils rendre au Roi des nations, que celui de nla- cer sur leur draveau l'imare de son Cowr divin, symbole de son amour pour les peunles, et -age pour ceux-ci de paix et de salut.C'est la conviction du conférencier au\u2019en arborant le drapeau qui proclame si fièrement leur foi, les Canadiens français = ébarpneront bien des maux à leur natrie.En terminant M.l'abbé Corbeil s'adresse d'une manière nartieu- lière aux dames présentes dans l\u2019assemblée, les priant d'employer à nromouvoir l'œuvre du drapeau, toute leur influence toujours si considérable au foyer canadien.U les assure qu\u2019elles laisseront ainsi à leurs fils un souvenir impérissable, et qu'elles se montreront par là aussi grandes que nos mères des époques les plus glorieuses de notre histoire.M.l\u2019abbé Corbeil, dont les paroles, pendant tout le cours de la conférence, avaient été à de très fréquentes reprises couvertes par les apnlaudissements de l\u2019assemblée, vit ses derniers anpels, tout vibrants du plus ardent patriotisme.accueillis par des applaudissements prolongés aui montrèrent combien ses auditeurs étaient en parfaite harmonie de sentiments avec lui.C\u2019est ainsi que se termina ce magnifique plaidoyer en faveur du Carillon-Sacré-Cœur.dont la popularité va sans cesse grandissante parmi les Canadiens français d'Ottawa, où il a regu d\u2019ailleurs plus d'une ovation dans le passé.l'après des témoicnages irréeu- sables et celui des faits eux-mêmes, il est clair que le drapeau national a conquis les suffrages de la grande majorité de In population française dont il résume si bien les aspirations nationales et religieuses.Veuillez, Monsieur le Directeur, agréer, avec mes remerciements, l'expression de mes sentiments les plus distingués.V.FE.BEAUPRE, « Membre de VAC-AC.} Mentréal, ll juin 1907, \u2014\u2014-\u2014:0o0: OYEZ, OYEZ, MESDAMES ! À ceux qui viennent dire, montés sur leur aveuglement ou leur paru pris, que le Carillon-Sacré-Cœur n\u2019est pas déjà populaire, nous répondons péremptoirement par ce fait plus éloquent que tous les plus beaux plai- dovers et plus vonvaincant que tout autre argument : Les maisons de commerce qui fabri quent et vendent des drapeaux affirment que déjà près desert cent mille (700,000 * Carillon-Sacré-Cœur ont élé veudus tant au Canada qu'aux Etats-Unis.C'est un succès vraiment phénoménal et que les promoteurs du drapeau canadien-français n'espéraient :ertes pas.Il faut l\u2019attribuer au Sacré Cœur qui a béni Li semence que nous avons faite, Lus sorties intempestives et ridicules de la Presse et de la Patrie contre notre étendard national ont eu, on le voit, de très piètres résultats, et les dames de la Fédération Saint-Jean-Baptiste, qui ont adopté le tricolore comme leur étendard, ne pourront sûrement pas se vanter, sur la fin de leurs jours, en berçant leurs petits entants, d'avoir été les plus clairvovantes Jde leur temps JOSEPH BEGIN.10: Un vieux canard farci de mensonges Un de nos contrères se plait à nous taire accepter de temps 3 autre la place d\u2019Imprimeur du Roi.Trop aimable, l\u2019ami ! Qu'il s°che donc une fois pour toutes que même si cet emploi très rémunérateur nous était offert, nous le refuserions pour continuer à nous dépenser à l\u2019œuvre que nous avons fondée et qui a visiblement été bénie par Dieu, puisqu'elle prospère malgré la pauvreté qui a toujours été votre partage et les difficultés sans nombre qu\u2019on lui a suscitées.Nous aimecions mieux manquer de pain quotidien que de vivredans les pâturages même les plus purs du gouvernement.À chacun son goût ! Celui de M.Asselin, lui, c\u2019est de lancer des canards farcis de mensonges pour tromper plus sûrement ses lecteurs et nuire à ses adversaires.Sans prétention, le nôtre est plus délicat et plus noble ! JOSEPH BEGIN.Le remet AT ET «Me LA OROLs fom = NOTES et CRITIQUES L'IRONIE DU SORT Ce n\u2019est que depuis quelques nées que les catholiques sont admis à suivre les cours de l'université d'Oxford, en Angleterre.Les Bene Jictins et les Jesuites se sont empresses de protiter de ce précieux privile- pe pour les jeunes profès.L'un de ces derniers vient de remporter le prix Ellerton, ce qui ne laisse pas d'être piquant, comme vous allez le voir.Cet Ellerton était agrégé Ju coi lege de la Madeleine.Quoique ami de Newman, avant sa conversion, if condamnait le ** mouvement tracti rien \"\u201d et avait les catholiques en hor: reur, Î! déplorait * la tendan = de piu- sieurs membres de l'église anglicane 4 tairé des avances amicales à l'Eglise Je Rome \"\u2019.Etil concluait ainsi: * Prenons pour devise cette maxime J'un de nos pieux et savants évêques aujourd\u2019hui dans ia loire : point Je paix avec Rome!\u201d Rome, \"unique objet de mon ressei- an- tment, eto! Et ann de nleun raver ces nobles seatiments ! dans le cœur des etu- diants J'Oxtord, le Jizvne Elerton asait tinlde un prix annuel pour ie meilleur essai sur cette Question : \u2018Les puints sur lesquels nous Jifterons de l'Ex'ise papiste \u201d, Et Voilà que ce prix vient d'être adjuse à un papiste, que dis-je 22 un Jésuite, le P.Cyrille Martindale.L'ironie Ju sort peut-elle aller plus loin 2 2 x8 LES VOCATIONS ECCLESIASTI- \u201cQUES EN FRANCE À l'Institut catholique, le Paris, une reunion importante s'est tenue, SOUS 14 présidence de Mer Amettel'actif et vigilant coadjuteur, en faveur de l''euvre Jes vocations sacerdotales.Un haut ecclésiastique, connaissant peut-ctre de plus pres les réalités Je la Séparation, disait à ce sujet: * L'œuvre Ju recrutement sera Jésormais l'affaire foncière ; les paysans, épris de sécurité, garderont au foyer leurs fils.Les classes riches combleront-elles cet abime ?Tout est là >.L'assemblée, nombreuse, \u2014 il v avait beaucoup de dames, \u2014écouta le compte-rendu de l'abbé Odelin, le grand vicaire.I! n'eut aucune difficulté Je mettre en relief la gravité de la crise : aux embarras moraux s\u2019ajoutent les ennuis pécuniaires.En 1905, 22,000 petits séminaristes peuplaient les maisons ecclésiastiques ; 1904, ils se réJuisaient à 12,000 ; actuellement.ils sont 8,000.On n\u2019a pu encore faire la statistique quand aux grands séminaires.On n\u2019a pu reconstituer sur un total de go évéchés que 50 séminaires, Les évêques s\u2019en préoccupent, et les grandes revues vont ouvrir une campagne.Mgr Amette, qui se prodigue au point de ruiner sa santé, a prononcé une allocution pénétrante et de haute allure.UNE FETE MAÇONNIQUE QUI TOURNE BIEN La loge nontronnaise « France ) célébrait sa fête solsticiale par une conférence publique du F.'.Morin, membre du Conseil de l'Ordre du Gr.- Or.sur \u2018\u2018 l'Eglise et l\u2019éducation de la femme\u2019, L'abbé Desgranges se présenta avec un groupes d\u2019amis et, aussitôt la séance ouverte, demanda si la contradiction serait admise.Après hésitation, le bureau accepta.Le F.fit alorsune conférence très modérée sur le rôle de l'Eglise, reconnut la plupart de ses bienfaits sociaux et attaqua surtout l\u2019œuvre politique de certains catholiques.L'abbé Desgranges remercia le F.\u2026.Morin d'une conférence qui, pour les auditeurs intelligents, étaient une merveilleuse apologie du christianisme.ll distingua avec beaucoup de force l'Eglise des puissants ou des hypocrites qui ont cherché à l\u2019exploiter.Son argumentation futsi pressante que l\u2019orateur maçonnique, de concessions en concessions, en vient à faire des déclarations telles que touté réfutation était supertlue.L\u2019audituire, où l\u2019on Jistinguait le Jépute, le sous-préfet, beaucoup d'instituteurs et de fonctionnaires de l'ur- rondissement, se retira profondémen, emu et trouble.Les \u2018rans-maçons sont consternes.e * .LIGLE ANTFISUICIDIQUE L'Armée du salut compte au num- bre Jde ses œuvres multiples des ** bureaux antisuicidiques \u2018*.De même que cestains commer ants mscnvent sur de Vastes affiches NE VOYAGEZ JAMAIS sans une valise tubulaire de meme les organisateurs des ** bureaux antisuicidiques \u2018\" impriment sur de Vastes pancartes affichées sur tous lus murs d'Angleterre : NE VOUS SUICIDEZ PAS avant fie WOE à d' Armée due Saint Les bureaux antisuicidiques ne
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