La Croix., 14 janvier 1911, samedi 14 janvier 1911
[" IN HOC, SIGNO VINCES Tamm,\" La \u201cCroix\u2019\u2019 \"309 RUE SAINT-PAUS Moite de Poste 214 JOSEPH BEGIN birecteur \u2014 Propriétaire Téléphone : Bel Main GNT-4.Nos colleges classiques et le \u201c Pays \u201d Il y a déjà quelques jours, le Pays faisait une sortie contre le grec enseigné dans nos collèges classiques, pour le remplacer par une Jangue vivante, et, à l'appui de sa thèse, 3) apportait les témoignages des recteurs des universités laïcs de Bordeaux, de Caén ct de Toulouse.Le journal de la loge terminait sa démonstration par les deux paragraphes suivants : &« HN me semble, à lire ces opinions d'hommes considérables, qu'on peut discuter un peu chez nous la question du gree dans nos études classiques sans mettre la foi en péril.« À force de persévérance, nous finirons bien par vaincre 1'étro\u2019tesse d'esprit et les préjugés de ces « castors » qui nous refusent le droit à la libre discussion et qui veulent bâillonner tout le monde au nom de la Religion que personne n'attague.» « La religion que personne n\u2019attaque »! Cette prétention nous rappelle celle-ci, du frère .Ls Laberge : \u20ac Ce n'est pas au catholicisme que nous en voulons, mais au cléricalisme qui maintient nos populations dans l'obscurantisme ».Au Pays, on n'attaque pas la reli- frion, mais on complote des traque- uards infiunes contre ses prétres ; on calomnie ses défenseurs ; on propage les idées subversives de l\u2019ordre social qui ravagent aujourd'hui l'Europe } on prend In défense de Canalcjas contre Pie X ; on louc l'esprit de la Révolution française : c'est tout comme le Dr Laberge, ce journal n'en veut qu'au cléricalisme ! Mais réfutons la thèse du Pays au sujet du grec.11 nous a apporté des témoignages dont la valeur cst fort médiocre.A l'encontre, nous apporterons quelques-unes des dépositions faites à Ja commission parlementaire chargée, en 1899, de conduire l'enquête sur l'enseignement secondaire cn France.« Ce quelles contiennent de plus frappant, dit M.de Lamarzelle, c'est la défense de l'enseignement gréco- latin par des hommes pratiques: commerçants, agriculteurs, ete.Des hommes de sciences d'abord ct pas des premiers venus, dit à son tour M.Léon Rameau, ont affirmé qu\u2019une longue expérience leur avait fait constater la supériorité des jeunes gens formés par ln culture classique gréco-latine sur ceux de leurs rivaux qui.en avait été privés, lorsque les premiers se livraient aux études scientifiques.C'est M.Boutroux, membre de l'institut, apportant le témoignage du inathématicien Hermitte; c'est M.Levasseur, men- bre de l'Institut, professeur au Collège de France, rappelant qu\u2019en son temps tous les professeurs de science du lycée Saint-Louis, consultés, avaient fait la déclaration suivante : « Nos meilleurs élèves ne sont pas ceux de la section des sciences, mais ceux qui, ayant fait leurs lettres jusqu\u2019à la logique inclusivement, sont entrés ensuite en élémentaires.Ils sont d'abord dans les rangs inférieurs, parce que leurs camarades ont sur eux l'avance de trois années d'acquis scicntifique, mais peu àh peu ils montent et arrivent à être les plus forts en spéciales ; ils y prennent d'ordinaire Jes premidres places.C'était, ajoutait M.Levasseur, un hommage rendu à la vertu des études classi ques pour le développement général.» Ces témoignages ont déj jetté dans l'ombre ceux apportés par lc Pays, mais citons-en d\u2019autres : «ll n\u2019y a, disait M, Derthelot, qu'un enscignement classique, celui qui repose sur l'étude des Ligues ancéenues (grecque et latine).» Et M.Mercadier, directeur des études à l'école polytechnique, de Paris, disvit à son tour : « Depuis longtemps, la proportion des bacheliers às-lettres entrant l\u2019école polytechnique est 47 à 50 pour cent sur chaque promotion dont les 9-10 ont fait leur philosophie ; à la sortie, ils se trouvent dans les cinquante premiers dans la proportion de 60 pour cent.» Le rapport de cette commission.cite bien d\u2019autres déclarations, notamment celles de MM.Joubert, Bernes, Weil, Brouardel; nous ne pouvons mieux faire que de renvoyer le Pays à ce livre si suggestif el si intéressant.Ajoutons seulement lc jugement des hommes pratiques à eclui des hommes de science.Les Chambres de commerce françaises furent consultées en 1899, cl leur témoignage fut si favorable aux études classiques traditionnelles, c'est- à-dire gréco-latincs, que le ministre ne put s'empêcher de le relever dans sa lettre au président de la Commission: « Les Chambres de commerce, avez-vous dit, sc sont toutes prononcées en faveur de l\u2019enseignement classique ».Il y a mieux: La Chambre de commerce lyonnaise (si remarquable par son esprit d'initiative) a comparé les sucels remportés à l'Ecole commerciale de Lyon par les bacheliers classiques ct modernes.L'avantage est pour les premiers.Mais les succès scolaires pourraient ne pas avoir de lendemain.La Chambre a pris la peine de suivre dans la carrière des affaires vingt de ses lauréats, le résultat a Été le même: « C\u2019est unc erreur de croire, conclut le rapporteur, qu\u2019un lettré cst un commerçant ridicule.Un homme qui a fait de solides études est à sa place partout, et la vic si complexe de l'homme d'affaires de notre époque ne peut que profiter d'une éducation classique sérieusement faite.» Terminons par la déposition de M.Paul Leroy-Beaulieu, un des hommes qui se sont occupés avec le plus de succès des questions économiques de notre temps: « C'est à ce propos du latin que je voulais vous dire quelques mots, ct précisément parce que je suis un homme qui, après avoir quitté le 1y- cée.après avoir fait des études à l'étranger, après nvoir été étudiant en Allemagne, cc qui était rarc dans ce temps-là, s'est adonné à l'étude du problème pratique.Je n'ai jamais ¢- prouvé, quant à moi, qu'aveir fait de fortes études classiques (grécu-lati- nes) fût une gêne pour comprendre les questions de finance, les questions économiques, les questions coloniales, pour aimer la colonisation ct pour en faire.J'ai ressenti tout au contraire que de fortes études, comme on en faisait au temps de mon adolescence, de 1866 à 1872 (notez que c'était des études gréco-latines), donnaient h l'esprit une étendue, une vigueur ct à la fois une souplesse qui lui permet- taiént de maîtriser les connaissances QUESTIONS SOCIALES, SCIENCES, ARTS, LITEERATURE, ECONOMIE POLITIQUE.: Le Samed) 14 Janvier 309 EASEIGNEMENT, dont je viens de\u2019parler,qui lerendaient apte à bien juger ct a bien réussir dans les applications économiques.» Enfoncé le Pays! en déroute les petits frères.\u2019.de 1\u2019 Emancipation! Cette guerre au grec enseigné dans nos collèges classiques n'est qu'un vain prétexte pour discréditer nos hautes maisons d'éducation catholique.Les petits frères.voudraient entrer dans la place pour y mettre tout à feu et à sc et ils ont cru que le grec était la brèche par où ils pouvaient le plus facilement passer.Mais qu'ils se détrompent.Li comme ailleurs il y a des sentinelles qui veillent.JOSEPH BEGIN.\u2014\u2014\u20140 LE \u201cVIGIE\" MENACE NOTRE CLERGE La Vigie, de Québec, fait des menaces à tout notre clergé parce que le Devoir est encouragé notamment par le collège Sainte-Marie, de Montréal.Vraiment, c\u2019est se mettre en colère i propos de rien.Que cc collège fasse des faveurs au Devoir, c'est bien son affaire et nous n\u2019y voyons aucun inconvénient.\u2014Le parti libéral en souffre, rétorque la Vigic ! Nous ne le croyons pas, En tout cas, qu'est-ce qui empêche le Soleil, par exemple, de s'implanter ailleurs ct de contrebalancer cette influence ?Le champ de l'action politique n'est-il pas ouvert à tous les partis honnêtes de la province de Québec ?Au Heu de se plaindre des nationalistes, les Hibéraux feraient mieux, ce nous semble, d'imiter leur activité.La Vigic sait aussi bien que nous que,à part quelques très rares exceptions, notre clergé national, dans son action sociale et religieuse, fait abstraction des partis politiques ct cela dans l'intérêt bien entendu des ames.Récemmient cncore, 5.G.Mgr Bernard faisait un bel éloge de M.Gouin.Personne n\u2019a trouvé à redirc.Mais, si cet éloge cût été à l'adresse de M.Bourassa, on aurait vu la Vigie, comme on la voit aujourd'hui, jeter des hauts eris ct montrer les poings.Ces gestes sont vraiment par trop ridicules pour qu'ils puissent blesser tant soit peu notre noble clergé qui est bien au-dessus d'attaques aussi grotesques.JOSEPH BEGIN.\u2014\u2014\u2014 \"Effet of effet! Les annonces de boissons enivrantes sont à l'oidre du jour.La Presse et ln Patric en publient à profusion.C'est leur manière, à ces journaux, de travailler au relèvement moral et social des Canadiens.L'on peut douter de l'effet, mais-il ne nous cst pas permis de douter un seul instant que les caisses de ces confrères ne s\u2019en trouvent mieux ! J.B\u2014 03\u2014\u2014 Nous commenterons dans notre préchaine édition le discours du trône que nous publions en 4e page.e e #8 La loi Lavergne en faveur du français commence à se faire sentir.La plupart des compagnies de chemin de fer de la province de Québec ont décidé de faire leurs imprimés en (français comme en: anglais.LE PRETRE ET LA POLITIQUE Il y a une certaine école qui voudrait contester au prêtre, considéré commue citoyen, le droit de traiter les questions politiques, même les plus graves, qui sont l'objet de disputes publiques.En vertu de quel principe ou de quelle discipline?Cette école ne nous le dit pas.Certes, lu prètre, plus que tout autre citoyen, doit prendre bien garde de se laisser subjuguer par l'esprit de parti; mais vouloir l'empêcher d\u2019exprimer son opinion sur telle ou telle question politique et même de tra- vaîller au triomphe de telle ou telle idée politique.bonne et juste en soi, c'est vouloir que le citoyen le plus honorable, le plus éclairé, le plus ré- cllement indépendant des factions ambiticuses, ne rende pas service au pays et à l'Eglise, en maintes ouca- sions.@Oui, le prêtre a le droit de faire de la politique, nous entendons de la bonn-.Mais, justement parce qu\u2019il est pré- tre et que les intérêts des âmes qu\u2019il a is sauvegarder sont supérieurs aux intérêts des corps, il ne doit en faire qu'avec circonspection; souvent, il aura à s'en abstenir.Comme de deux ntaux il doit choisir le moindre, de deux biens il devra choisir le moilleur,c'est-à-dire celui des âmes.Ainsi, à la Croix, nous faisons de Hitolitique.Sur toutes les questions importantes nous savons prendre une attitude, déterminée non pas par l\u2019esprit de parti aveugle et bête, mais par le mérite des questions mêmes, considéré du point de vue purement catholique ct patriotique, afin de former une juste el saine opinion chez nos lecteurs.Pourquoi le prêtre n'aurait-il pas le même droit etle même devoir?JOSEPH BEGIN.:0: le * Devoir \u201d et Sheldon Le Devoir du 12 janvier, parlant de la politique provinciale résumée dans lc dernier discours du trône, disait : «Si, au moins, l'on nous annonçait quelques réformes importantes, comme la réforme de l'administration de la justice qui préviendrait des fraudes comme celles pratiquées par Sheldon.Oh! de cela, le premier ministre n\u2019aime pas qu\u2019on lui en parle.Quand le Herald a voulu mettre M.Gouin au courant de ce qui se passait, le premier ministre a répondu : « Ca ne me regarde pas».« Quand lc scandale a été réel, cela regardait bien les victimes, mais il était trop tard; l'habile coquin avait eu le temps de fuir pendant que M.Gouin dormait.» Notre confrère est évidemment.un peu malade, à la tête, de l'esprit de parti qui aveugle.Dans l'affaire Sheldon, les grands coupables, ceux qui ont surtout été la cause qu\u2019un grand nombre de Canadiens ont vu leurs pctits capitaux littéralement extorqués, ce sont les grands journaux de Montréal, c\u2019est la Presse, c'est la Patric, c'est aussi, nous regrettons d\u2019être obligé de le dire, \u2018le Devoir.Oui, le Devoir, en publiant, sans doute par inadvertance, les annonces alléchantes, menteuses ct voleuses de Sheldon, a fait sa part des victimes sur le sort desqucl- les M.J.-B.Dumont s \u2018apitoie au- jourd\u2019hui si innocemment dans les colonnes de ce même journal.Cuique suumt *\\ ANDRE CHAUVEAU.AGRICULTURE, 191), Vol.ViIi8 No.4) JOURNAL GATHOLIQUE RUE SAINT-PAUL, MONTRÉAL.COLONISATION, EVC.LA MISSION DE LA * CROIX * On nous écrit : Mon cher Directeur, Tenez bien haut le drapeau de l'Eglise et celui de la patrie.Seuls ils sont dignes de notre vénération et de notre dévouement.Continuez, comme vous l'avez fait jusqu'aujourd\u2019hui, à empêcher qu\u2019on les fasse servir à l'esprit de parti politique.Laissez dire les libéraux qui ne vous trouvent pas ussez libéral, ou les conservateurs qui ne vous trouvent pas assez conservateur ou encore les nationalistes qui ne vous trouvent pas assez nationaliste.Tous ces gens ont des taies sur les ycux qui leur donnent une fausse vision des intérêts supérieurs de l'homme.Fixés sur leur parti respectif, ils ne voient que lui, ne-travaillent que pour lui et font tout converger vers lui.A les voir agir, le parti c\u2019est tout et doit passer avant tout.l'Eglise et la patrie doivent lui être subordonnées et au besoin servir à son avancement.Eloquents et persuasifs, ces gens font facilement des adeptes qui deviennent vite aussi aveugles qu'eux- mêmes.Il faut à tout prix que la Croixreste sur les hauteurs ct plane au- dessus de ces contingences comme un phare lumineux dominant la vague et sur lequel les braves.marins se.guident pour arriver à bon port.C'est là son poste ; c\u2019est Ik sa mission.M.T\u2014\u2014 0 | \u2014\u2014 L'anniversaire du \u2018 Devoir \u201d Le Devoir vient de commencer sa deuxième année de publication.Les journaux pas plus que les hommes ne sont parfaits.En général, notre confrère, durant ses douze premiers mois d\u2019existence, a su donner à su plume une note digne et patriotique.Nous l'en félicitons sincèrement ct nous lui souhaitons de vivre Jongtemps.VOSEPH BEGIN.Lejnbilé d'un journaliste catholique Le Souverain Pontife, à lJoccasion du cinquantième anniversaire de M.G.Verspeyen comme journaliste catholique, au Bien Public, de Gand, lui a envoyé la missive suivante : « À Notre cher fils, le comte Guillaume Verspeyen, « II nous a été bien agréable d\u2019apprendre que vous allez prochainement célébrer le cinquantième anniversaire de votre entrée danse journal catholique de Gand, paraissant sous le titre le Bien Public.En cette mémorable circonstance de votre vie, si noblement et vaillamment dépensée pour la cause catholique dans le champ de la presse, à la défense des intérêts les plus élevés de l\u2019Eglise et de votre pays, que vous honorez par vos talents ct vos.mérites, Nous avons à cœur de nous unir à .votre joie, aux témoignages de sympathie de vos nombreux amis et admirateurs, et de vous exprimer Nos sentiments departiculière estimeet debienveillan- ce.Comme gage des faveurs divines, Nous vous accordons de tout notre cœur, la Bénédiction Apostolique.« Rome, le 13 décembre 1910, La République.Portagalgset le Vatioan LT PIUS, P.P.X.» |: Jan, es; .mele, §).90_ pr EN VILLE (pa La poste) an, $2.00 ; 6 manie, 91.95 = .ETATS-UNIS |.ETRANGER (Unien postale) - .Lem, 82:35; 6 mole, $1.3 \u2014 Us numéro, 5 sous L\u2019incident de l'article du prince- abbé Mux de Saxe à fourni au Souverain Pontife l\u2019occasion de traiter la question de l\u2019union avec les Eglisesdissidentes dans une lettre encyclique, dont la publication est imminente, 5 Elle sera adressée aux patriarches coptes.syriens, maronites, grecs melchites, chaldéens et aux évêques et archevêques des églises «unies.s - - Après avoie fait allusion à l'article de Maz de Saxe, dont il réfute les parties essentielles, le Pape exhorte les dissidents à revenir'à l'unité de la foi et il exprime l'espoir qu'ils ne\u2019.tarderont pas à revenir là d'où ils sont partis.Pie X rappelle, ensuite, tout le zèle déployé par son prédécesseur pour.refaire l'aunum ovile »; et il reprend les arguments principaux dela lettre.adressée \u2018eaux \u2018princes» \u2018par Léon: XIII en 1894.Le Pape affirme, ensuite, que la différence de rites ou de langage ne.sera jamais un obstacle pour réaliser l'union des Eglises.En terminant, le Pape se déclare prêt à céder sur tout pour \u2018réaliser.l'unité, sauf sur ce qui constitue le trésor de la doctrine essentislle de l\u2019Egtise: catholique.ce : et or ' Te 7er Le 20 décembre, à à Fossa dala.plomatique.Le fait saillant de cette réception était ia présence, inattendue pour.Portugal.Le marquis de Lagonca\u201d \u2018 pas reparu fau -Vatican depuis le.jour où il était allé signifier à la Secrétairerie d'Etat la procismation de- la République, et personne ne s'ai- tendait.à le voir pasticiper a \u2018cette cérémonie.C'est à Ja -saite d'instructions formelles die.son mou vernement, que le repñégentant de la République portugaise a «'pris.gart à la réception du corps diplomat: .que au Vatican.D'ailleurs, on n'attache pas ace fait une importance exagérée.Si le gouvernement provisoire maintient provisoirement des relations avec le le Saint-Siège, c'est sans doute qu'il ne veut pas accroître les difficuités- de toute sorte au milieu Goequelles il se débat présentement et \u2018indiqpe- \u2018ser inutilement les populations (68.- tholiques, surtout à le veille des &.lections dela future | qui auront Heu au mois, de marpre .chain.C'est samp dodte pour lemme motif ue 1é gowverioment proviesi- te à décidé d\u2019 eu mois, d'avril, c'est-à-dire apetg; pour 1a Conctituante, la présitation de son projet de loi sur la séparation de l\u2019Eglise et de l\u2019Btat.De et M.le chanoine Roy a été noms \u201c membre du comité permanent Get congrès cuchaistiques Interns neux.- e © ce S.G.Mgr Gauthier, d'Ottawa, a faitie 13 du pees ; beaucoup, du chargé d'affaires.de, Gostions.nouvelle année, a eu lieu au Vaticanla réception habituelle du corps 4: \u2026 erties portugais, n'avait \u2019 2 Mar Justin Fèvre =\": SA VIE, SON ŒUVRE Louis-Pierre-Justin Fèvre, par la grâce de Dieu, prêtre de Jésus-Christ et par l\u2019indulgence de Pie IX, Protonotaire Apôstolique, naquit à Riancourt, Haute-Marne, en 1829.Pierre- Nicolas, son père, était instituteur primaire.Il voutait faire de son fils un prêtre, et, dans ce dessein, l\u2019appliqua de bonne heure à l\u2019étude.À cette époque.les maîtres d'école achetaient en gros, aux libraires, le matériel des écoles et le revendaient en détail aux enfants de la classe.Entre le libraire Dardenne de Chaumont et Pierre-Nicolas Fèvre de Riancourt, il fut entendu que l'achat des provisions scolaires vaudrait, au fils de l\u2019instituteur, un volume en cadenu ; il fut stipulé, de plus, que quand Justin Fèvre saurait par cœur le volume donné, Dardenne lui en donterait un autre, qu\u2019il renouvellerait indétiniment dans les mêmes conditions, pourvu qu'elles soient exactement remplies.La promesse de Dardenne ne tomba pas dans l\u2019oreille d'un sourd.Le petit Justin, .bien qu'il fut très impétueux d'humeur et, très vif de caractère, se mit si courageusement à l\u2019étude qu'il apprit successivement par cœur les Contes du chanoine Schmidt, l\u2019Histoire des animuux de Louis Ardent, la Grande géographie de Crozat, l\u2019Histoire de France de Félix Ansart et Athalie de Racine.Ces prouesses juvéniles-développèrent si heureusement la mémoire du gamin, qu'il acquit dès lors la double aptitude de retenir, de mémoire, un ouvrage qu'il veut
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