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Titre :
La Croix.
La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Il s'en prend aux libéraux, aux francs-maçons, et particulièrement aux Juifs. [...]
La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

Le tirage de La Croix atteint 3500 exemplaires en 1916.

REID, Philippe, « La Croix, 1923-1924 », dans Fernand DUMONT et autres (dir.), Idéologies au Canada français, 1900-1929, Québec, Presses de l'Université Laval, 1974, p. 45-85.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
samedi 15 juillet 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Croix., 1916-07-15, Collections de BAnQ.

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[" vi ee se push ¥ \u201che Ju he ° IN HOC SIGNO VINCES La \u2018Crote*\" 25, RUE SAINT-GA BRIEL MONTREAL Boite de Poste 1329 JOSEPH BEGIN Directeur \u2014 Propriétaire Téléphone : Bell Main 6974.LE SACRIFICE Un excellent religieux, supérieur d'une de nos congrégations, nous disait récemment: Les jeunes gens de nos jours ne sont guère sérieux.Même les meilleurs cherchent la vie facile.Les sacrifices leur répugnent.Aussi, les vocations religieuses les plus nécessaires se font de plus en plus rares.Le clergé séculier fait d'assez bonnes recrues, mais les ordres réguliers, surtout ceux qui font des œuvres moins attirantes au point de vue humain, n\u2019ont pas la moitié des sujets qu'ils devraient avoir.C'est un malheur qui coûtera cher au Canada si on ne réussit pas à y remédier.De fait, nous avons souvent constaté que notre race aime beaucoup le clinquant et le bruit.Jouer un rôle obscur, mais providentiel : faire des sacrifices quotidiens mais méritoires, sans autre attrait que la récompense reservée par le Maître aux ouvriers de sa vigne, nos jeunes gens et nos hommes mûrs n\u2019y tiennent guère.Ça ne les tente pas, ça les ennuie même, ct ils trouvent inopportuns ceux qui les y invitent, quand ils ne les repoussent pas par un refus grossier.Combien trouvent fatigantes les sollicitations quotidiennes des Petites Soeurs des Pauvres, de celles qui vivent des restes de la table de leurs protégés ! Combien de fois nous avons été |.nous aussi rebuté par ceux-là même qui auraient dû apprécier le mieux l'oeuvre du journal catholique ! On ne juge plus une oeuvre par sa nécessité, mais par le brillant qu'elle - peut se donner.L'américanisme nous envahit.avec tous ses plaisirs, toutes ses jouissances et toutes ses aises.Notre langue elle-même n\u2019est pas assez puissante pour l'endiguer.D'ailleurs, ici et là, elle laisse complaisamment passer le flot impur ct notre race s'y abreuve et s\u2019'empoisonne peu à peu.Est-ce que ce n'est pas dans une coupe française que le peuple français depuis plus de cent ans boit les produits littéraires les plus immondes?Gardons notre langue, certes |! Mais, surtout émondons notre foi des branches nuisibles, afin qu\u2019elle conserve toute sa sève ct qu'elle produise des fruits sains et succulents.Le sacrifice est la marque d\u2019une Ame trempée.Si la France, aux yeux de Dieu et des autres nations, a encore quelque valeur, elle le doit aux sacrifices de ses apôtres, de ses missionnaires, de son clergé, de ses mères chrétiennes, de ses hommes et de ses femmes d'oeuvres qui ont su se donner et se multiplier au service du Christ Rédempteur, dans les besognes les plus obscures comme dans les sphères les plus élevées, c\u2019est-à-dire où Dieu les appelait.Cette puissance d\u2019abnégation, ils 1 ont puisée dans la pratique de I'Evangile et l'observance des lois de Dieu.Cette vertu que nos ancêtres, venus de France, nous ont léguée, jusqu'ici nous avons su la conserver, mais prenons garde que l'ennemi du dehors ne nous la ravisse à notre insu.Sachons pratiquer le sacrifice en tout et partout.Où il y a quelque bien à faire, fai- sons-le, dût-il nous coûter quelque chose et méme beaucoup.Notre salut éternel est à ce prix, et les destinées providentielles de notre race le demandent aussi.Joseph Bégin NOT Ros NOTES : et Critiques § 6660000606 VHHH® Les orphelins ae 1a guerre La discussion du projet de loi sur les orphelins de la guerre se continue aux chambres françaises.Au sénat, M.Larère a développé un amendement tendant à écarter de l'application de l'article les orphelins qui ont encore de la famille pouvant veiller sur eux.Cet amendement a été repoussé au scrutin, par 186 voix contre 56, après l'intervention du rapporteur et de M.René Viviani.Evidemment, le gouvernement français entend faire voter sa loi telle quelle et ne pas laisser échapper l'occasion qui se présente de mettre la main sur les orphelins de la guerre pour pouvoir les élever à son image et à sa ressemblance.Pas diffiolles, les Parisiens! Les journaux français nous apprennent que M.Magalhaes Lima, ancien ministre de l'instruction publique du Portugal, a donné une conférence à la Sorbonne sur «le Portugal politique et moral», et ils ajoutent que les Parisiens lui ont fait une ovation.Nos lecteurs savent que Lima fut l\u2019un des principaux instigateurs de la révolution portugaise qui a amené l'anarchie maçonnique dans ce pays.Pns difficiles, les Parisiens ! L'Assocl/ation des fardins scolaires Le 6 juillet, il y eut à New-York une réunion générale des membres de l\u2019Association des jardins scolaires d'Amérique.M.Jean-Charles Magnan y représentait la province de Québee.Il y fit une conférence en français sur l\u2019enscignement agricole primaire ct les jardins scolaires dans notre province.La prochaine convention aurait lieu à Québec ou à Montréale +» e Manoeuvre déjouce Les ennemis des écoles catholiques et françaises d\u2019Ontario ne dorment pas.Ils ont récemment lancé la rumeur que le Souverain Pontife avait préparé une encyclique sur cette question scolaire, conseillant à notre épiscopat d'agir avec modération dans cet imbroglio, etc.Mais la manœuvre a été déjouée.D\u2019encyclique il n'y en a pas.Est-ce que M.T.-C.Casgrain ne serait pas au fond de cette affaire ?Les libéraux l\u2019emportent Perth-Nord, Ontario, qui avait élu un conservateur aux élections générales -par plusieurs centaines de voix, vient d'élire, dans une élection particulière, M.Hay, libéral, par plus de cinq cents voix.Serait-ce un symptôme d'un revirement de l'opinion publique?eme na me = FU peut OBESTIONS SOCIALES, ee ei SEHIDERS, ARVS, MTTERATERE, LA SOLUTION Problème e agrieol Pour faire de l'organisation agricole proprement dite, il faut avant tout qu'il y ait des agriculteurs.C'est une vérité de La Palice ; mais ilya des gens qui paraissent ne l\u2019avoir pas encore saisie.Que dirait-on de l'ouvrier qui aurait la prétention de construire une maison sans avoir au préalable les matériaux nécessaires ?La terre a été abandonnée ; on ne l'aime pas ; on la hait même.Les paysans diminuent, tandis que les citadins augmentent.Voilà le sentiment qu'il faut faire disparaître, la mentalité qu\u2019il faut réformer et le courant qu\u2019il faut endiguer d\u2019abord.Commençons par donner des travailleurs à la terre et le reste viendra par surcroît.L'organisation agricole suivra d'elle-même.Les cultivateurs sauront bien se syndiquer comme les industriels et les marchands ont su le faire.Ce qui manque aujourd\u2019hui à la terre, c\u2019est moins l'organisation de ses cultivateurs en vue d'obtenir des prix plus élevés pour leurs produits, qu'une propagande intelligente dans toutes et.par toutes les classes de la société en vue d\u2019augmenter, de multiplier le nombre des agriculteurs qui multiplieront i leur tour la production agricole et par 13 accroitront la richesse nationale en faisant la leur propre.Des prix plus élevés ! Mais c'est tout le contraire qu'il faudrait chercher à atteindre.Les produits agricoles, parce que la demande en est beaucoup plus grande que l'offre, sont depuis quelques années inabordables aux bourses modestes.Et pourtant il faut que tous ct chacun des habitants du pays en aient.Tl ya là un désordre économique que l'Etat devrait faire disparaître, et le moyen d'y arriver ce n\u2019est sûrement pas en créant une espèce de monopole entre les mains du trop petit nombre de cultivateurs existants, mais en donnant en premier lieu à la terre de nouveaux laboureurs, en ouvrant de nouveaux sillons.Là se trouve la solution du pro- bième ! Laisser à entendre que l'organisation agricole doit précéder la propagande pour le retour à la terre ou encore qu'elle peut s'en dispenser, c'est vouloir disposer d'une moisson sans penser à en faire la semence.Il y a deux ans, nous avons touché à cette question de la désertion de la terre.Nous en avons donné les causes et indiqué les remèdes, Nous disions : «Ne constatez-vous pas, comme moi, que, dans la province de Québec, comme d'ailleurs dans la plupart des pays où l'industrie et le commerce se sont considérablement développés, non-seulement on ne désire pas quitter la ville pour aller demander à la terre le pain.quotidien, mais on abandonne même la culture de la terre pour aller chercher dans les villes une vie soi-disant plus facile et une fortune de plus en plus illusoire ?Je connais, et vous en connaissez sans doute vous aussi, des fils de cultivateurs à l'aise qui, pris d'un étrange dégoût, laissent là la terre UCONOMIE POLITIQUE, ENSEIGNEMENT, qui les a vus naître, les parents qui les ont élevés et la fortune qui leur sourit, pour aller quérir dans une cité quelconque, qui un emploi sur les tramways, qui un métier, qui quelque travail dans une usine où leur santé s'étiole ct leurs mœurs se corrompent, ct cela dans l'attente qu'un jour la richesse leur viendra à ne rien faire presque.Ce dégoût a non seulement atteint les fils, mais aussi les pères, même ceux qui doivent à la terre une enviante prospérité.Ils en sont les rois et, par une étrange déviation de leur intelligence, ils aspirent à prendre le chemin de l'usine où, infailliblement, ils en deviennent les esclaves.Au lieu de mettre dans le cœur de leurs enfants l\u2019espérance qui donne le courage, et le courage qui surmonte toutes les difficultés et fait la prospérité ; ils y versent, par leur antipathie à l'endroit de la terre, la lassitude qui tue l'énergie, et le découragement qui couvre d'un voile épais les plus belles perspectives.Cette étrange mentalité, cette maladie, cette épidémie, vous connaissez les ravages qu'elle fait dans les vieux pays d\u2019Europe, notamment en Angleterre.Elle a passé les mers ; elle a envahi l'Amérique ; et les Etats-Unis, comme le Canada en souffrent terriblement.Tous les économistes la constatent et-tous les sociologues la déplorent.Les hommes d\u2019Etat comme les hommes d'Eglise voudraient l\u2019enrayer.Des efforts sont faits, des moyens sont pris et des remèdes sont appliqués ; mais l'épidémie, victorieuse, continue sa course, laissant derrière elle leschamps abandonnés et cncom- brant davantage les villes où toutes les misères se donnent déjà la main afin de rendre l'homme plus malheureux.Est-ce à dire qu'elle ne sera jamais vaincue ?Serait-elle, comme on le croit généralement invulnérable ?Et devons-nous, à son passage, nous contenter de gémir, après avoir manifesté notre sympathie à ceux qui sesont mis bravement sur sa route pour l'empêcher d\u2019aller plus loin ?N\u2019y aurait-il pas d'autres efforts À faire, d'autre moyens à prendre et d'autres remèdes à appliquer ?Tout d'abord, pour répondre avec intelligence à ces questions, il importe de remonter à la cause première de l'épidémie et, quand nous I'aurons bien déterminée, il nous sera plus facile de trouver le bon remède.N'avez-vous pas observé que cette maladie s'est répandue surtout dans les pays où la presse jaune s'est le plus développée ?\u2014Mais comment la presse, me direz-vous, a-t-elle pu agir si désastreusement sur le peuple des campagnes ?\u2014Tout simplement en faisant sans cesse miroiter à ses yeux le prétendu bien-être des villes.Y a-t-il une nouvelle industrie qui s'implante quelque part, la presse l\u2019annonce, publie la photo de l\u2019usine et de ses promoteurs, parle des gros salaires qui y seront distribués et de la prospérité inouie qu\u2019elle amènera dans la localité, Un spéculateur a-t-il la chance de devenir fortuné, qu\u2019il est de suite affiché dans le journal comme s\u2019il était un grand homme.Les annonces clles-mênmtes concourent à ce résultat.Ce sont tantôt des terrains à ven- Le Samedt, 16 Juillet 1916.Vol.X1V.= No 12 .® - JOURNAL GATHOLIQUE RUE SAINT-GABRIEL, MONTRÉAL AGRIGOLTBEE, COLONISATION, BTG.dre qui apporteront des milliers de piastres à leurs nouveaux acquéreurs ; tantôt des actions dans une entreprise quelconque, qui doivent rendre riches tout de suite et indubitablement ceux qui en achèteront.Dans cette presse on parle de tout excepté de la terre ; on s'intéresse à toutes les classes de la société, même aux criminels, excepté aux cultivateurs.ll en résulte que l\u2019homme de la campagne qui lit cette presse en vient insensiblement à considérer son état comme inférieur à tous les autres ; et de là au dégoût et au découragement il n'y a que la distance d\u2019un pas qu'il ne tarde pas de franchir.Avec le dégoût de la terre lui vient naturellement l'envie d'\u2018aller à la ville faire, comme les journaux le lui ont laissé à espérer, rapidement fortune, sans pour ainsi dire travailler ; et l\u2019on voit cet homme, avec sa femme et ses enfants, un malheureux matin, débarquer à Montréaloù il ajoutera sa part aux misères morales et physiques déjà existantes.Ne pensez-vous pas que l'on doive, non seulement réagir contre les effets de cette mentalité elle-même, en y substituant d\u2019autres vues et d'autres aspirations, en y faisant renaître l'amour de la terre, en créant de nouvelles espérances qui donneront à l\u2019homme des champs de la constance, du courage et de l\u2018ambition, qualités indispensables au succès ?.\u2014Mais, par quel moyen, me direz- vous ?\u2014Le moyen est- tout trouvé et tout facile à appliquer.: La presse, qui est la cause principale de ce mal, peut en devenir le remède le plus efficace qui soit.Si, en insistant sur, les prétendus avantages que l'homme peut rencontrer dans les villes, elle a réussi à y faire converger les paysans, il n'est pas douteux qu'elle réussira encore mieux à faire retourner à la terre les gens des villes ou à décider à y rester ceux qui y sont déjà, en faisant une réclame constante et intelligente autour de la terre et de toutes les réelles richesses qu'elle recèle et qu\u2019elle réserve à ceux qui veulent seulement se donner la peine de la labourer.» Aux bons journaux donc la tâche de ramener les hommes à la terre.Cette vérité a saisi les esprits les mieux avertis.Et, il s\u2019est fait depuis vingt-quatre mois plus de propagande en faveur de la terre, dans les journaux, à\u201dla tribune, à l'école et dans les congrès, que nous n\u2019en avons eu depuis vingt-cinq ans.Et aujourd\u2019hui, un peu partout, on s'intéresse à l\u2019agriculture.Les capitalistes même ont jeté les yeux sur cette industrie, vieille comme la terre, mais rajeunie à leurs yeux sous des couleurs qu'ils n'avaient pas encore vues.- Cette campagne en .faveur de la terre devra se continuer et méme se perpétuer.Elle devrait être soutenue efficacement par les gouvernements, afin de lui faire-rendrele plus possible.Ici le travail & faire est immense et jamais on ne doit se reposer sur les quelques lauriers qu'on aurait obtenus ; car jamais, il n'y aura assez: de cultivateurs, d'hommes aimant la terre et vivant de la terre.Nous avons signalé à nos lecteurs les belles lettres de NN: SS.Bernard et Emard sur l\u2019agriculture.Nous avons tenu à en citer de longs extraits, parce qu'ils parlaient d'autorité et que leurs.paroles: n'étaient pas de celles dont on pouvhit contester us la maturité.2 8 - ABORREMENT Payable d'evanse 5 \u2014 CANADA tan, 82; 6 mois 81,00 MONTREAL wr BaNT{EC] - (par la poste) ; 1 an, 62.60; 6 mois.01.25 BTATS-UNIS STRANGER (Union postale) L'an, 8228 ; 6 mole, $1.95 - Un numéro 5 sous De tels écrits font un bien immense.Ils attirent l'attention du public sur la grandeur de la profession agricole et inspirent à ceux qui ouvrent le sillon et y jettent la semence des motifs nobles de rester attachés à la charrue.Joseph Bégin LES VACANCES Le temps est aux vacances.C'est légitime, c'est bien; et nous disons hautement que nous en prendrions nous-méme avec le plus grand plaisir si nous le pouvions.C'est dire que nous approuvons ceux qui jouissent d'un repos bien gagné et que nous nous réjouissons avec eux, Après les vacances on reprendra la vie régulière, Alors, nos amis voudront bien se rappeler ce que nous leur avons demandé en vue d'améliorer l'imprimerie de la Croix et, par là, de donner au journal les revenus qui lui sont nécessaires, Stryehnine et Libre pensée La République Argentine possède des «libres penseurs» maçonniques d'un genre spécial, Un journal officiel de la maçonne- rie a publié des détails &difiants sur un congrès que ces apôtres de la liberté et de la pensée ont tenu en avril 1914 à Rosario, ville de la République.La Revue Internationale des socté- tés secrètes a reproduit ces détails, Citons seulement les deux paragraphes suivants: «Le congrès demandera que dans les communications officielles du gouvernement national et des gouvernements provinciaux, soit supprimée la formule «Dios garde a Vd» (Dieu vous garde), attendu que cette formule représente un symbole déiste, qu'elle est une marque de servilisme religieux et qu'elle est irrationnelle\u2026 «Le Congrès exprime le voeu que le prochain Congrès, en 1915, ait lieu pendant la semaine dite Sainte, afin d'imposer au clergé un supplément de frais pour achat de bromure de potassium et d'autres anti-spasmodi- ques aussi énergiques.Il serait toutefois préférable de faire une distribution de 2 ou 3 kilog.de strychnine par barbe, et en une seule fois.» (textuel).Pensée libre, très maçonnique.De \"argent pour ia guerre \u2014poue Le ministre des finances a annoncé que le deuxième emprunt de guerre national sera lancé en septembre prochain.Le Supérieur des Jésuites à Bruxelles maltraîté On télégraphie de ln de la frontière balgo- hollandaise au *Tolegraafs d'Anstetdam : «Le R.P.de Vroye, supérieur du collège Saint-Michel à Bruxelles, qui avait été arrôté par les Allemands et avait subi une détention d'une dizaine de jours, a de nouveau été mis en état d'arrestation et conduit à le prissa de Saint-Gilles.«Les Allemande l\u2019accucent d'avoir engagé lon élèves du collège Salat- Michel à causer des chnuis aux soldats allemands serpents ville &, Brüzel- em LA OROIX Le grand crime de la France \u2014\u2014\u2014\u2014vmne= Celui qu\u2019elle expie au- jourd\u2019hui Nous publions dans une autre colou- ne les détails de la magnifique denation que M.Etionne Lamy vient de confier À l\u2019Acudémie française, en faveur des familles françaises et catholiques les plus pauvres, les plus nombreuses, les plus chrétiennes et les plus intactes de moeurs.L'illustre académicien a exposé lui- méme ses motifs dans une entrevue ne- cordée à un journaliste parisien.Nous les donnons intégralement: «Pour Ia l\u2019rance, de tous les maux le plus grand, le plus destructeur de force matérielle, le plus révélateur de défaillance morale est In stérilité croissante de la race.Tout peuple doit faire su destinée: la fnire ce n\u2019est pas l\u2019amoindrir, c\u2019est l'accroître.Qu'il se consacre à marquer su trace sur le sol par In mise en valeur des continents et de Ia richesse, à oceu- per l\u2019histoire par l\u2019effurt politique d\u2019une société puissante, à étendre l'esprit humain par les conquêtes du savoiret de l\u2019art, il doit collaborer avec le temps et pour poursuivre des veuvres longues il n\u2019a que des ouvricrs d'un jour.11 faut que chaque génération les lui renouvelle, nussi nombreux pour ne pns ralentir ses activités, plus nombreux s\u2019il tient À la poursuivre plug effience.Et cela n'est pas vrai seulement pour les manieurs d\u2019outils et de capitaux, munis pour les penseurs, car les chatices de trouver lu vérité augmentent quand abondent les intelligences qui la cherchent.- Jusqu'à ln Révolution française, ln France, lu première dans le monde par les armes, In politique, les ressources de la culture et du négoce et les gloires du génie, était nussi la première par le chiffre de sa population.Depuis que aa fécondité n commencé à décroître, toute sa personne n commencé de diminuer.Comme si la fatigue des vastes ambitions cessait d\u2019itre À la mesure de nos énergies réduites et exigeait trop de chacun, chacun s\u2019est peu à peu laissé retenir par des desseins plua proches, par le goût de songer surtout A soi, d\u2019accomimoder an vie selon ves nises.Ces nises exigenient que I'homme occupé d'édificr son sort ne laissAt pas envahir ses heures, ses chances, sas galing, par la survenue indiscrète des enfants, qu'après avoir établi sn condition il ne la sentit pas précaire, qu'afin d\u2019en jouir tout à fait il lu transmit sans la diminuer.Pour ne pas lu diminuer, il fallait diminuer le nombre de ceux qui en hériternient, et le dernier terme de ces conséquences fut lu naissance de l'unique enfant.Or, plus lu l\u2018rance s'est approchée de ce terme, plus notre emprise sur le monde s\u2019est affaiblie.Ne parlons que des déinentis donnés par les résultats à I'égoisme du calcul.Les colonies d\u2019émigrants, qui rendaient la l\u2019rance partout présente et I'enrichisssient en prospérant eux-mêmes, laissent libre chaque jour davantage la place et les bénéfices à nos rivaux.Non seulement nous dia- paraissons du dchore, déjà nous com- meonçons à céder la pluce chez nous.Nos voisins y sont attirés par le vide fait dans nutre race.Sur toutes nos frontières une partie de notre gol n'est plus cultivée par nous, et dans nos villes une partie du commerce que nous uppelons national est sux mains des étrangers.Ce refoulement nous appauvrit plus qu'ils ne gagnent, car il leur donne pied chez nous pour nous \u2018lim ner peu À peu de ce qui nous reste.lt s'ils ont plus d\u2019avidité que nous de résistance, en vain le nombre de nos enfants sura été restreint, pour prévenir la division des héritages.Le vide se fera duns la richesse plug vite que dans la race, l\u2019amoindrissement des activités créatrices dans le pays atteindra peu à peu dane ses Liens l'héritier même unique, et ln fraude à ln nature, au lieu d'être conservatrice des fortunes, sera génératrice de pauvreté.Ce n'est pas seulement cette lente dépossessgion qui nous menace.Ln guer- ze nous a rappelé qu\u2019elle peut changer soudain le sort des peuples, qu\u2019elle met le plus faible À la merci du plus fort, ct que pour être fort il faut des hommes.En 1870, nous étions égaux en nombre l'Allemagne.Elle à aujourd'hui, de plus que nous, trentre millions d'hommes.Cjest cet avantage qui a fait sn confinnce et précipité son agression.«Si, depuis quarante ang, nous nous étions donné autant de soldats qu\u2019elle, nos départements du Nord n'expicraient pug depuis deux années In faute commune ct In paix serait faite.Il est probable mème qu\u2019elle n'eût pas Été rompue et que notre force nouseut couverts sune lu dépenser.Nous nurions gardé intacte notre population, pour en avoir Été généreux, au lieu que d\u2019appauvrir, par une résistance héroïque et épuisante, les réserves trop parcirmonicusement constituées de notre race, et lea mères n'auraient pas À pleurer le fils unique, In trop unique tendresse que In guerre leur n pris.Même vhingueurs demain, si nous ne portons pns remède à la enu- se permanente des défaites, à notre in- sulifisance d'enfante, si elle s'agrave par les héeatumbes de notre jeunesse, tandis que nos adversaires réparcront leurs pertes par In fécondité persévérante de leurs unions, peu d'années suffiront pour ramener, plus terrible, le péril d'aujourd'hui.Péril d'autant plus redoutable que, à l'heure où éclatait la guerre, l'excédent des naissances, de plus en plus faible, veunit de tarir.Déjà un autre excé- dent commençait : celuides morts sur les naissances.À ln loi d'iccroissement n succédé une loi de dépopulation.Notre race soule recule parmi des races qui toutes progressent.Les enleulu- teurs ont les éléments impitoyables du proltème ; ils pourraient direen combien de temps ia France passerait au nombre des petites nations, en combien de tempasa décadence ntteindrait le dernier.l'humiliant, l\u2019affreux repos.Quand un peuple perd autant de vivants qu\u2019il en crée, c'est lui qui meurt un peu À chaque mort qu\u2019il ensevelit.Et rien de si triste, rien de si désespéré ne saurnitêtre dit que cette parole : ln France cat un pays où il vv a plus de cercueils que de bercenux.l'évidence des fnits s\u2019est enfin imposée.11 y a aujourd\u2019hui une rancune et un mépris universels contre l'aveugle science qui légitimait comme une forme de civilisation In stérilité volontaire.Rien ne semble plus urgent que de rendre à In France ses familles d'autrefois.Les écrivaine les célêbrent, les congrès les encouragent, le l\u2019arlement son- se à les favoriser.Purmi ceux qui savent les clauses de l'offre faite par moi à l'Acadétuie fran- çhiae, plus d'un, sans doute, pense : Si le grand mal de la France est In dépopulation, si le remède est la fécondité des foyers, et s'il y a chance de servir ln plus urgeote des réformes par des encouragements aux familles exemplaires.la hiérarchie de leurs titres s\u2019établit d'elle-même par le nombre des naiesunees.Pourquoi distinguer entre vlles d'après leur croyance etleur profession?N'y n-t-il pas un peu d\u2019injusti- ee à ne pas préférer toujours celles qui, ayant le plus d\u2019enfauts, ont le plus de droits: Et une tentative pour hater In résurrection des foyers ne devient- elle pas mins efficace quand se trouve écartée des avantages promis une partie de ceux que l'attrait de la récompense déciderait peut-être au devoir?Ces raisons seraient bonnes, si ln re- naisennce d'une race était une affaire d'argent > - - Oui, In crainte des dépense-qu'impo- re In famille oppose un obstacle à In venue des enfants.Il est aisé de conctu- re que, pour vaincre cette inertie, il suffirait de rassurer les pères et les mères sur les charges.Cette logique est celle des législateurs qui proposent au ministère de donner une pritne à la maternité, de majorer In prime À chaque naissance d'un nouvel enfant, et de créer les ressources par l'impôt.Si l\u2019espoir est fondé, l'impôt, fût-il de tous le plus lourd, eat légitime, ct assurer le plus essentiel des intérête appartient à l'EE- tat.À celui-ci suffit d'arbitrer avec Justice la compensation pécuniaire, de ln proportionner aux exigences qu'il faut dévintéresser, de l'umortir où de la réduire selon qu'il veut combler les vides où ralentir l« surabondance de la population : tel un jardinier attentif qui mesurant ses arrossges à In soif du sol règle In récolte des fleurs.Plèt à Dieu qu\u2019en effet, pour rendre des enfants à un peuple, ce fût nssez d'y mettre le prix.Telle étnit In confiance de Iome lorsqu'au déclin de sa fécondité et de sn force, pour perpétuer le peuple roi, elle attribuait par In loi, aux chefs de famille, les biens des céli- batnires déshérités.la mesure semblait nasez révolutionnaire pour assurer nu profit dee familles nombreuses une expropriation des fortunes privées.Le résultat fut nul et l'appauvrissement continu de lu race prouva l\u2019insuffisance des ressources fiscales À ncheter la vie.C'est que le marché tente seulement les intérêts et ne saurait les antisfaire.Quelles finances soutiendraient In charge de rembourser aux parents toute lu déponse de la famille?Quand elles sulfiraient, la famille n\u2019a pas coûté seulement des dépenses, mais des sollicitudes, «les contraintes, des douleurs, un nimoindrissement de la liberté plus dur À un grand nombre que les pertes d'ir- gent, ot quel argent les paierait ceux qui tiennent pour la faillite de leur exis- tencu l\u2019obligation de se dévouer à d\u2019autres, fussent les plus proches, et de ve sacrifier sans fin ?Pour obtenir les sa- crifces contenus dams la vocation du père et de lu inère, l'intérêt est impuissant ; il faut le devoir.C'est le devoir qui, sans aucune aide de l'intérût, n soutenu durant toute notre histoire, et jusqu'au siècle dernier, In vigueur intacte de notre croissance.Pour combattre tous les Égoismes qui conspirent sans cesse contre elle dansle secret du coeur, ln France entière avait la certitude que la victoire sur eux était d'obligation stricte, de loi inviolable.Les Francais encore persuadés que le «Croissez et multipliez» exprime ln volonté de Dieu même et que s\u2019il exige cette obéis:ance il saura la récompenser, restent, à l'heure présente, les plus sdrs collaborateurs de l'oeuvre nécessaire.Reconnaître cette puissance décisive de In mornle religieuse est rendre témoignage à la vérité ; comptor, pour une réforme essentielle, non aur l\u2019intérêt, mais sur le devoir est honorer In nature humaine.Je n'ai pas eu illusion d\u2019acheter ceux qui fernient de leur fécondité un commerce, j'ai voulu rendre plus facile ln vie de ceux qui, avec le désintéressement le plus noble, transmettent ls vie.* .Pourquoi ma foi dans l'efficacité de In morale religieuse s'est-elle exprimée par une préférence en faveur des familles catholiques ?Parce que le catholicismes, par la loi du mariage indissoluble, et par l'habitude donnée à ses fidèles d'examiner leura actes et de reconnaître leurs fautes «d'action et d'omission», me semble l\u2019Eglise la plus protectrice de la fécondité nationale.l\u2019ourquoi, parmi les familles catholiques, ai-je choisi les familles de pay- sane?l\u2019arce que c\u2019est le paysan qui Inisse le moins déchoir In race, en perpétue les stabilités, travaille le plus, vit le plus accablé de charges et, pour les fuir, commence à déserter les campagnes ; parce que le paysan, grande victime de la paix, est la grande victime de la guerre ; parce qu\u2019il en est le héros obscur et continu, parce qu'aucune aptitude ouvrière ou savante nel'a jamais appelé en arrière du front, parce que sa passion du sol changeant de forme et croissant en vertu, il le défend comme il le cultivait, et qu\u2019à lui surtout nous devrons de recouvrer nos départements envahis et nos provinces perdues ; parce qu\u2019il est à In fois le plus nécessaire, le plus oublié, le plus patient et le plus stoique des Français.Mais loin de moi la pensée d'avoir, par un geste, fait tout ni grand\u2019chose.Sur la grande jachère, je n'ai tracé qu'un sillon.La plus grande valeur de cette initisitive serait qu\u2019à côté de celui- là d\u2019autres sitlons fussent tracée, nombreux, profonds et que par eux toute Ia lande stérile devint fécondité.Dès aujourdhui j'ai cu In joie qu'un généreux proposait de joindre un don au mien.Puissent beaucoup venir et faire mieux que moi !» M.E.Lamy fait un don de 100,000 piastres à l\u2019Académie française en faveur des famîtles nombreuses mme M.Etienne Lamy, secrétaire perpétuel de l'Académie française, vient de faire don A cette société d'une somme de IUO,000 pinatres.L'acte de donation explique, dans les termes suivants, les intentions du généreux Auteur de cette libéralité : «Certain que restaurer la fécondité de notre race eat le plus essentiel intérêt de la l\u2019rance; que ln plus efficace conseillère du devoir est la morale religieuse, et que tout Francais duit hater In résurrection de la vie nationale, «Je voudrais aider quelques-uns des pères et mères qui, par des privations quotidiennes et volontairement subies, perpétuent encore des foyers riches d'enfants.«Le revenu unnue| de la fondation qui représentera à peu près 25,000 francs, seru, chaque année, réparti entre des familles de paysans français et catholiques et purtagé entre deux de ces familles, parmi les plus pauvres, les plus nombreuses, les plus chrétiennes de croyance, les plus intactes de moeurs.Dans des conditions exceptionnelles, s\u2019il apparaît qu'une somme plus consi- dérabile remise à une seule famille ne risquera pns d\u2019y introduire la pnresse, mais achèvera d\u2019y rendre meilleur un avenir déjà préparé par de l'intelligence et du travail, la totalité du revenu pourra former un seul prix».L'Aendémie a accepté cette donation et, profondément émue, elle n exprimé à M.Lamy sa gratitude.LA nouvelle fondation sera ninsi désignée : Prix de l'Académie en faveur des familles nombreuses (Fondation Etienne Lamy.Le Pape et, la paix On lire ci-après deux lettres importantes traitant de la paix : la première est une supplique adressée à S.S.Benoît XV par un groupe de dames da- noîses représentant diverses nssocin- tions; In seconde cat In réponse du Secrétaire d'état au nom du Pape: Copenhague, le 20 mars 1916.Très Snint-Père, En vénération profonde, nous venons du Danemark neutre présenter à Votre Sainteté l\u2019expression de notre recon- naïsennce respeuctiieuse pour tant de preuves de l'amour d'En-Hnut de Votre Sainteté pour In paix universelle et de la miséricode pour les droits violés de l'humanité.Nous nous permettons, en vénération profonde, d\u2019ajouter I'expression de notre admiration reconnuissante pour ces efforts de l'âme élevée de Votre Sainteté pour établir une paix générale nu- dessus de tous les intérêts nationaux particuliers.Votre Sainteté possède, dans l'esprit plein de sérénité d'En-Iiaut, le droit et l'autorité de prononcer nujourd\u2019hui le jugement juste de l'amour universel aur les combats de vie et de mort, et ce jugement retentira partout, consolant les pays dévastés et désolés, et condamnant toute usurpation parle glaive, C\u2019est pleines de confiance que nous nous permettons d\u2019exprimer l\u2019eepoir que Dieu voudra conserver les forces de Votre Sninteté pour entreprendre une intervention renouvelée pour In paix générale auprès des gouvernements et une déclaration renouvelée de l'esprit supérieur de l'amour universe) pour l'humanité entière, pouvant éclnircir In question la plus brûlante du temps : quel sera pour le bien commun de l\u2019humanité entière le fruit de In grande guerre ?Que cette voix de justice divine et terrestre ne se taise point, qu'elle rc- tentisse au-dessus du tonnerre des cn- nons, soutenant l'espoir et le courage du genre humain terrifié et la convie- tion des droits légitimes égaux de l\u2019autonomie des peuples\u2014les droits inviolables de toute I'humanité\u2014proclamant une solution divine du conflit universel digne de Dieu et des hommes.«A bas les armes!», scule solution qui peut éloigner la haine fratricide des peuples dans la grande confédération fraternelle des nations.En vénération profonde : (Les signatures) Segreteria di Stato, Di Sun Santita Dal Vaticano, 11 mai 1916.Nr.16,472.Mesdames, Notre Saint-Père le Pape Benoît NV, à été très touché des sentiments dont votre lettre collective du 20 mars dernier lui & apporté In noble expression.Vous vous êtes émues, à la pensée des anxiétés et des douleurs du coeur de l\u2019auguste Pontife devant I'immensité des catastrophes de l\u2019effroyable guerre.Vous exprimez votre reconnaissance au Pape, ministre du Dieu de la paix, d'avoir saisi toutes les occasions de plaider la cause de la pacification du monde par une paix fondée sur la justice et le droit.C'est avec rairon que vous rappelez le rôle séculaire du Pontife romain, médiateur entre les peuples, dé- fenseur-né des causes justes, gardien de la morale, du droit ct de la civilisation.Pasteur universel des âmes, le Pape a reçu en dépôt In doctrine évangélique de la paix et de ln justice, et l'histoire témoigne éloquemment du prestige souverain, de l\u2019action puissammient modératrice et p:.cificatrice de in Papauté à travers les siècles, Aussi bien, Notre Snint Père le Pape Benolt XV a assumé de grand coeur ce rôle traditionnel, et, obéissant nu précepte de la Bible clun:a ne cesses, À désir rendre possible une paix qui résolve, avec équité et sagesse, la complexité redoutable des problèmes soulevés dans le monde.Tout en guidant les Amen vers Ia patrie céleste, il considére comme un devoir de sa charge d\u2019agir par In prière et par l'action, nfin de faire cesser les litiges, les haines et les rivalités sanglantes et de ramener la paix et la concorde dans In cité des nations.En me faisant l'interprète de la gratitude pontificale pour votre démarche d'une inspiration\u2018si généreuse et si haute, je vous pric, Mesdumes, d'agréer l\u2019expression de mes sentiments dévoués en Notre-Seigneur.Card.GASPARRI.Choses-de Guerre Les Etats-Unis ont 21,000,000 d\u2019hommes propres au serviee militaire 11 y a plue de 21,000,000 d'hommes en Âge de faire du service militaire aux Etats-Unis, d'après un bulletin publié par le burenu des statistiques.Ces chiffres sont basés sur le recensement de 1910, qui indiquait qu\u2019il y avait alors 19,183,000 hommes entre les Ages de 18 ot de 45 ans aux Etats-Unis, En comptant qu\u2019il y a eu une augmentation de dix pour cent dans la population du pays depuis 1910, le bureau des statistiques estime qu\u2019il y a maintenant 21,071,076 hommes entre 18 et 45 ans, et d'âge militaire dans le pays.Ce nombre comprend 1,796,000 aubains de race blanche et 92,000 Chinois, Japonais et représentante d'autres nationalités qui ne seraient pas admis à faire du service militaire.® .+ Mackensen commanderait tout le contre austro-allemand La nouvells a été reçue de source autorisée que le feld-maréchal von Mackensen aurait été nommé au commandement de toutes les troupes allemandes au sud de Dvinsk.Cette nouvelle à été reçue danse les milieux compétents avec un grand intérêt, puisqu'elle semble prouver que le kaiser à perdu sa confiance inébranlable dans les méthodes de llin- denburg.Avec l\u2019arrivée de Mackensen sur co front, toute l\u2019armée du général Eichhorn passerait sous le commandement du nouveau favori impérial.La composition des troupes allemandes sur le front russe serait actuellement In suivante : Quatre divisions sous le général Pautitz, entre In cote de In Baltique et Schlock.La huitième armée, sous le général von Below, entre Riga et Jucobstadt jusqu\u2019au nord de Dvinsk.L'armée du général Scholts, composée de treize divisions, qui souffrit cruellement durant In récente offensive des Russes sur Naroth, entre Dvinsk et Vilieka.La deuxième armée, sous Eichhorn, composée de 8 à 10 divisions, occupe la région de Dvinsk, dans la direction de Vilna, Ces armées, ainsi que les forces navales devant Riga, avaient été jusqu'ici sous le commandement de von Ilindenburg.L'armée du prince Léopold de Bavidre forme ensuite le centre de In position allemande, avec son flane gauche, sous le général IFabeck, sur la rividre Niémen.Plus au sud vient l\u2019armée du général Voyart, sur les sources du Niémen, et plus loin, en Polinésie, il y a une force distinete austro-allemande.Chacune des deux dernières armées est composée de 4 à G divisions.Les troupes commandées par le prince Léopold sont moitié allemandes, moitié autrichiennes ; celles de Fabeck sont allemandes ; celles de Voyart autrichiennes.Le général von Mackensen aura, par conséquent, sous eus ordres, le total de I'aile droite de Hindenburg et le groupe entier commundé par le prince Léopold de Bavière.Il duit arriver précisément de Constantinople et prendre le cum- mandement immédiatement.Les Allemands savent los héros Leajournaux allemands et autrichiens continuent à publier de longues dépêchez sur la prise du fort de Vaux.L'héroïsme exceptionnel dont a fait preuve lu petite garnison du fort a évidemment produit une bonne impression sur l\u2019ennemi.Le baron von Reder, correspondant de guerre du Nenes Wiener Tageblait, après avoir relaté les détails qu'on connait, raconte comment le commandant Raynal regut la nouvelle de sa nomination de commandeur de In Légion d'honneur : «le transport des blessés du fort de Vaux, écrit-il, fut plutôt pénible.Quand le dornier d\u2019entre eux fut porté hors de In casemate, le commandant Raynal abandonnas, lui aussi, la place qu'il avait défenduc avec tant d\u2019héroïsme.Il fut conduit directement sur une position où l'attendait le commandant de la division allemande.Le général salua le brave commandant français nvec une grande courtoisie.Le commandant Raynal répondit en saluant d\u2019un geste rigidement martial.Raynal a une sympathique figure de soldat, brun, les yeux noirs, lumineux.| Le général allemand fit alors savoir au commandant Raynal honorer que le général Joffre l'avait nommé Montréal, 15 Juillet 1946 \u2014 eps So \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 commandeur de la Légion d'honneur.L11 le félicita vivement.Ce fut émouvant, continue le correspondant, de voir l'effet de cette nouvelle sur le visage brun, impassible, du vaillant officier.La figure fut comme illuminée par un éclair, les yeux brillèrent.«Plus tard, l'héroïque commandant fut présenté au kronprinz.» .= » Le coût des guerres du XIXe siècle Nous empruntons les renseignements qui suivent & un intéressant article de M.Edmond Théry, dans l\u2019Economiste Européen : Pour les guerres modernes, les dépou- scs augmentent dans des conditions inimaginables.Les quinze années de guerre que Napoléon ler a soutenues contre l\u2019Europe n\u2019ont accru la dette de la Irance que de 588 millions de francs.Le perfectionnement de l'armement et le développement des effectifs, survenus vers le milieu du dix-neuvième siècle, relevèrent sensiblement les dépenses de la guerre.Les dépenses de la guerre de Crimée se répurtigsent ainsi : Angleterre 1,055 millions de france Franee 1,660 Autriche 343 Sardaigne et Turquie 642 La guerre d'Italie contre l'Autriche coûta à la France 853 millions, celle du Mexique, G5U millions.Lu guerre de In Prusse contre le Dunemark et la gu.rre contre l'Autriche ne coûtèrent guère plus de 3 milliards de francs.Pour évaluer les dépenses totales de la guerre de 1570-71, le chiffre de 15 milliards semble admissible.La guerre de 1877-1878 contre la Turquie impusa à la Russie une dépeu- so de 1070 millions de roubles et provoqua la inillite des finances uttomunes.La guerre hispano-uméricaine coûta aux Etats-Unis 615 millions seulement.La Russie, dans la lutte contre le Japon, en 1904-1905, à dépensé 6,333 millions de francs environ, tandis que la dette du Japon s\u2019est accrue de 4,500 millions de francs seulement.lon Grèce, les dépenses des deux guerres de 1912-1913 s\u2019élevèrent à 636 millions de francs.Du commencement du dix-neuvième siècle jusqu'au milieu de l'année 1914, les guerres ont coûté à l'Europe environ 05 milliards de francs.Les dépenses d'ordre militaire du temps de paix sont, bien entendu, supérieures aux dépenses de guerre proprement dites.\u2014 Nouvelles © Ce La langue et la fol La langue et la foi, ces deux choses sacrées, sont demeurées ot demeureront À jamais associées dans notre Ame.11 faut en avoir le culte fervent, veiller sur l\u2019une et aur l'autre, les fortifier et les défendre nu besoin, pour les transmettre aux générations futures.Myre Bruchési.> .Le cardinal Sévin Le cardinal Sévin, archevêque de Lyon, qui reçut le chapenu en 1914, est mort il y a quelques jours.11 faisnit partie des congrégations romaines de la Consistoriale et de l'Index.Par suite de ce décès, survenu après In mort du cardinal Dubillard, la France ne compte plus que quatre cardinaux au lieu des six qu'elle avait encore ily a peu d'années.Un monument au Sacré-Coeur Afin dn mettre à exécution le voeu exprimé pur les fidèles de Saint-Pierre de Sorel, lors du triduum tenu au mois de janvier dernier, il a été décidé de faire ériger sur le parterre d'en face de l'église, un monument au Sacré Coeur.Le dévoilement de la atatue du Sacré- Cucur aura lieu au mois de septembre.Sn Grandeur Mgr A.-X.Bernard, évêque de Saint-Jlyacinthe, officiern et le sermon de circonstance sern fait par le Rév.Père Lelièvre, curé de Saint-Sau- veur, à Québcos «= + Prières pour ia paix Une dépêche de Vienne dit que le prince Maximilien Hohenberg, fils de feu l\u2019archiduo Ferdinand, à fondé une eassociation de prières pour une paix rapide et favorable».L'association est actuellement ce 14,000 membres.Le prince Maximilien cst Âgé de 14 ana.Il eat le fils cle la princesse Sophie Hohenberg, épouse morganatique de l'archiduc Ferdinand, nesassinée avec son mari à Sarajevo. Montréal, 15 Juillet 1016 ee re A Les contes de Jules Verne deviennent des réalités \u2014 Un sous-marin allemand aecoste à Baltimore tg Après avoir accompli seul, sans être accompagné par des vaisseaux de guerre ou autres, un voyage d\u2019environ 4,000 milles, en 16 jours, et avoir trompé la surveillance des croiseurs anglais et français, au large du cap de la Virginie, le sous- mariu allemand géant «Deutschland » s\u2019est introduit dans la baie «le Chesapeake, à une heure et 45 minutes du matin, le 10 du courant.Trois heures plus tard, conduit par le remorqueur « Thomas F.Timmins», le submersible s\u2019est acheminé vers Baltimore, son port de destination.Le capitaine Paul Konig, du « Dautschland», a annoncé que ce navire est le premier d\u2019une flotte de submersibles, destinée au commerce transatlantique.« Ce n\u2019est pas le seul qui va venir, a dit le capitaine.Attendez! 11 y en aura bientôt d'autres, ici, et nous allons retourner chercher une autre cargaison.Nous allons avoir une ligne régulière.» C'est avec les officiers du port, que le capitaine a causé, mais avec les reporters qui lui posaient des \u2018questions, près du navire, il s\u2019est montré moins communicatif, leur disant que les propriétaires du submersible vont publier un bulletin, »ubséquemment.Le capitaine a remis aux fonctionnaires un certificat sanitaire que le consul à Brême lui a remis, le 14 juin, Ce document porte que le «Deutcchland» navigue pour fins commerciales entre Brême et Boston ou d\u2019autres ports de l'Atlantique, qu'il jauge 791 tonnes, qu'il vient d'être construit, qu\u2019il a une cargaison de couleurs fixes en bon état, et un bel approvisionnement d'eau provenant de l'aqueduc de Brême.Un détail que les fonctionnaires du quarantenaire ont particulièrement remarqué c\u2019est qu'aucun lance- torpille ou canon d'aucune sorte n'est visible à bord.On leur avait dit qu'il y avait sur le navire six canons de petit calibre, pour la défense, mais ils ont mis pied à terre con- v sincus que le snbmersible n\u2019est pas d'u tout armé.En remettant ses papiers au bureau de la compagnie «North German Lloyd», le capitalne Konig, da « Deutschland », a finalement disposé d\u2019un rapport voulant qu\u2019il fât le porteur d'un message du kaiser au président Wilson, en déclarant cette assertion sans fondement, Le fait que les fonctionnaires du quarantenaire ont trouvé le « Deutschland» complètement désarmé, contribue fort à simplifier toute ques- ton se rapportant à son état civil d: navire marchand.Les fonctionnaires se rendent compte toutefois que les ambassades anglaise et française fort peu intéressées par la cargaison amenée par le submersible, se soucient du char- g-ment de caoutchouc et de nickel q til se propose de transporter en Allemagne.On s'attend à ce que les ennemis de l'Allemagne n'épargneront rien pour empêcher que le « Deutschland» n'obtienne la libre pratique.Le fait que le sous-marin n\u2019est pas armé est d'importance primordiale, mais il faudra tirer au net d'autres questions telles que la composition de l'équipage et les noms \u2018es propriétaires pour établir si on ne peut ranger le submersible au nombre des vaisseaux auxiliaires.Les officiers de marine, tout en étant frappés par les grandes dimensions et le long voyage du «Deutschland», le sont encore davantage par | tent bien.\u2014Cap Rouge: le fait qu\u2019il a passé A travers les mailles du blocus.Quelques-uns ont fait remarquer que si l\u2019on a découvert le moyen d'éluder avec succès un blocus, une des mesures de guerre les plus puissantes est devenue chose du passé.Le capitaine Konig assure que pendant le voyage il a fréquemment aperçu des vaisseaux marchands, surtout des vaisseaux anglais, et un croiseur anglais.Il prétend qu\u2019il a échappé à l'attention par une rapide plongée.Ilsoutient qu\u2019en naviguant en surface, le «Deutschland» peut s'immerger en moins de 2 minutes, qu'il n\u2019a couru aucun risque et qu\u2019il s'est abrité sous l'eau, dès qu\u2019on voyait une fumée à l'horizon.Il a aussi avoué qu\u2019un peu avant minuit, il à vu 2 croiseurs à environ 9 milles au large des caps de la côte américaine.Il les a facilement dépassés en plongeant, et, à un certain moment, il était à moins de 500 verges d\u2019un croiseur français.La prochaine récolte au Canada meet D'après, des renseignements obtenus à la fin de juin Provinces Marstimes \u2014Dans l'Ile du Prince-Edouard les conditions ont été des plus favorables pour toutes les récoltes.Les travaux de printemps furent complétés au moins deux semaines plus tôt que l\u2019an dernier | des pluies bienfaisantes tombèrent fréquemment.Toutes les récoltes de grain sont vigoureuses.Les racines et les pommes de terre ont eu une belle croissance.Dans quelques districts le foin est clair, dans d'autres il est est très fort.Cette récolte sera moyenne.\u2014Nou- velle-Ecosse, Kentville : Juin a été un mois exceptionnellement favorable à la croissance, venant immédiatement après un mois très propice aux semences.\u2018Toutes les récoltes ont plus belle apparence que d'ordinaire.\u2014Amherst: La température de juin a été variable et les semences difficiles.Une grande proportion du grain fut ensemencée au commencement de juin et a bien germé ; les racines et les pommes de terre ne sont pas encore ensemencées, La température est trop froide et trop humide pour permettre une bonne croissance, l'orge souffre le plus, \u2014Nouveau-Brunswick, Fredéricton: Avec de la pluie en 13 jours différents les précipitations se sont élevées à six pouces ; les récoltes sur les terres basses ont été endommagées et les mauvaises herbes étouffent les racines.Les herbes et les grains sont généralement au- dessus de la moyenne.La superficie en pommes de terre est aussi grande que l'an dernier, et les semences faites de bonne heure ont belle apparence.Il reste encore une superficie considérable à ensemencer en navets et en sarrasin.Québec.\u2014Des pluies abondantes ont favorisé la croissance des herbes et les perspectives sont excellentes pour une bonne récolte de foin.Les terres basses ont soufferte d'un excès de pluie.\u2014Paspébiac, Bonaventure: Le blé, l'orge et l'avoine ont une très belle apparence | les pommes de terre sont très bonnes ; si les pluies continuent les récoltes seront probablement endommagées ; sur les terres basses il est presque impossible d\u2019arracher les mauvaises herbes.\u2014 Rimouski: Toutes les récoltes ont une très belle apparence, les terres basses seulement ont souffert des pluies.\u2014Ste-Anne de la Pocatière: Juin a été frais et pluvieux ; les se- mencees tardives et difficiles ; le grain et le maïs fourrager sont pauvres sur les terres basses non drainées ; la récolte de foin n\u2019a jamais été plus belle ; les racines ont eu un bon commencement.Les pâturages sont abondants et les fruits promet- Des pluies LA OROIX presque: tous les jôurs.Les pâturages sont bons et la récolte de foin très forte | à cause d'une trop grande quantité de pluie les trois quarts seulement de la superficie ordinaire furent ensemencés en grain.Les pommes de terre et les maïs n\u2019ont pas une belle apparence ; toutes les récoltes de racines ont bien germé.\u2014 Nominingue, Labelle: Le foin a une très belle apparence, le grain est quelque peu en retard mais promet bien, les pommes de terre sont excellentes pour la saison et les pâturages sont très bons.\u2014lac-à-la- Tortue: L'apparence des céréales n'est que moyenne, excepté sur les terres élevées, le maïs bon, les pommes de terre bonnes, les pois très bons.Les pluies fréquentes ont causé une abondance de mauvais herbes dans les récoltes sarclées et ont inondée les terres insuffisamment drainées.\u2014Lennoxville, Sherbrooke: Les semences ont été beaucoup retardées, surtout celles du mais et des récoltes sarclées ; les foins sont deux semaines en retard ; les récoltes de grain beaucoup en retard ; le maïs trois semaines en retard.\u2014Aubry, Chateauguay: Le grain fait prévoir une récolte record ; le mais pousse bien ; les pommes de terre n'ont pas belle apparence ; les autres racines poussent bien.Ontario.\u2014Il a été semé un tiers de moins de grain que dans les années précédentes.L'état du grain est inégal, et il a beaucoup souffert des pluies.Une grande partie ne mfrira pas et sera coupé comme fourrage.Pas plus des deux-tiers de la superficie consacrée au maïs l\u2018an dernier furent ensemencés cette année.Dans certains districts aucune récoltene fut ensemencée, et l'on devra laisser la terre en jachères d'été.La récolte de foin est bonne, mais il faut une belle température pour la sauver.Les pommes de terre sont en mauvais état et les racines sont en retard.du Nord-Ouest \u2014Les rapports démontrent que les perspectives pour les récoltes de grains sont excellentes dans tout l\u2019ouest ; mais, comme les récoltes sont environ dix jours en retard sur l'an dernier, beaucoup dépendra de l'absence des gelées précoces.Colombie-Britannique.\u2014La saison est trois semaines en retard.En général les récoltes promettent bien, sauf dans l'lle de Vancouver Où les récoltes sont au-dessous de la moyenne à cause de la sécheresse.Provinces A l'imprimerie de la CROIX vous trouverez le bon travail à hon marché.Le 2ième centenaire d\u2019un couvent Le 9 du courant, on a célébré à la Pointe-aux-Trembles, comté de Portneuf, sous la présidence de S.E.le cardinal Bégin, le 2ième centenaire de la fondation du couvent de la congrégation Notre-Dame.Voici l\u2019histoire de cette fondation ; elle est pleine de grands événements: 11 y a 220 ans, la Révérende Mère Marguerit® Bourgeois promettait à Messire Bassais, curé de Pointe-aux- Trembles, de fonder bientôt, dans sa Paroisse, Un couvent dos soeurs de son ordre.En 1716, grâce au seigneur Dupont ce beau rêve devenait réalité, et lo soir du 8 juillet de cette année, 2 soeurs de In Congrégation prenaient possession du couvent, aujourd'hui, deux fois cen- tennire.En 1729, alors que la colonie allait succomber sous le nombre, le couvent de Pointe-nux-Trembles fut tout d\u2019abord l\u2019asile des Révérendes soeurs obligées d'évacuer Québec avec ce qu\u2019elles avaient de plus précieux, mais l\u2019envahisseur ne tarda pas À venir et à s\u2019emparer de l'édifice : la Révérende soeur Sainte-Agrès fut prise avec 8 de ses élèves.Quand le général anglais sut que cette sainte femme qu\u2019il croyait la mère dea jeunes filles tant celles-ci semblaient lui être attachées, n\u2019en était que la maîtresse, il fut ravi d'admiration et les fit remettre en liberté.Le couvent nefut évacué par les anglais et remis aux soeurs qu\u2019en 1761 sur l'ordre de Murray.En 1812, le couvent eut de nouveau à souffrir de la part de l\u2019armée américaine qui le bombarda, faisant une large blesaure à l\u2019un des murs du vieil édifice.Heureusement qu'au bruit de la canonnade, les soeurs s'était enfuies dans le bois voisin avec leurs élèves.Après ce nouveau malheur, une sainte religieuse, la Révérende mère Sainte- Hélène, fut chargée de réparer les ruines, ce qu\u2019elle parvint À faire à force de sacrifice.En 1847, le couvent fut agrandi et, en 1878, il était reconstruit pour devenir ce qu\u2019il est encore aujourd'hui.RENSEIGNEMENTS IMPORTANTS 1.L'abonnement à la Croix est payable d'avance et nous prions nos lec- teuts de satisfaire fidèlement à cette obligation.2.Tout chèque à l\u2019ordre de la Croix ou de son directeur doit être fait payable au paird Montréal.S'il ne l'est pas, le signataire doit ajouter, au montant qu'il veut payer, 15 cts pour les frais de perceptfon dudit chèque, s\u2019il est émis en Canada, ct 25 cta s\u2019il est émis aux Etats-Unis.; 3.Tout lecteur qui désire cesser de recevoir Ja Croix, doit au préalable payer tout ce qu\u2019il doit à notre administration ct nous aviser Ini-mémie de son désir.Autrement s\u2019il compte sur son maître de poste pour nous donner tel avis il doit s'attendre À des désagréments, car, souvent, le maître de poste oublie ou néglige de le faire et de là naissent des différends dont nous voudrions éviter les conséquences À nos lecteurs.pénis PEs a ata a's ; quantités.clients.Médailles, Insignes de Sociétés, Clubs, etc.Or, argent, bronze, Aluminium.Aussi Bannières, Sceaux et Chapelets.Nous soumettons des dessins sur demande.Des prix spéciaux sont donnés, pour grandes Nous sollicitons respectueusement votre correspondance.dans cette ligne vous est parfaitement acquise, et nous espérons que les lecteurs de la Croix, que nous n'avons pas encore eu le plaisir de servir seront sous peu au nombre de nos GARON FRERES, Edifice Caron, FADRIQUÉS EN Notre expérience de 16 années Z233RUEB LEURY MONTREAL sommes contents sont eux-mêmes.RUE ST-GABRIEL A l'Imprimerie de la Croix Vous aurez un Bon Travail à Bon Marche eee ¢ Nous exécutons tous les travaux, depuis le gros volume jusqu\u2019à la simple circulaire.et depuis le catalogue de commerce jusqu'aux formules de compte ou de lettre, \u20ac Avant tout, nous cherchons à satisfaire nos clients et nous ne que lorsqu'ils le es 25, RUE SAINT-GABRIEL, MONTREAL ] NOS NOUVEAUX | LECTEURS : A Nous souhaitons à-nos-nou- veaux lecteurs la plus eordiale des bienvenues.La \u201cCROIX\u201d \u2014 SUR LA nestion de la Guerre La \u2018\u201cCroix\u2019\u2019 s\u2019inspire A ROME Et se documente aux Meilleures sources d'informations.GRANDE CROISA POUR OBTENIR LA PAIX MAGNIFIQUE PORTRAIT (LUSTRÉ EN OR,FORMAT 3 PAR 5 POUCES) we DE .S.8S.Benoit XV AVEC, AU VERSO, La belle Prière pour la Paix RÉDIGÉE ET PRESCRITB PAR LB Souverain Pontife glorieusement régnant Et portant imprimatur de Ç Mgr l'Archevèque de Montréal (Indulgence de 300 jours, chaque fois que l'on récite ceite prière.Décret du Saint-Office, 21 janvier 1918.) Les traits du Pape sont parfaitement rendue.Cette prière devrait se trouver.dans les livres de mosse de tous les fidèles du Canada,afin que ceux-ol puls- sont ja réolter souvent.C\u2019est le désir de 5.S.Benoit XV, C\u2019est «+» soul moyon d'obtenir la Paix.En vente à la \u201cCroix\u201d 25 rao Saint-Gabriel, Montréal $10.00 le.1000 Pour une commande de 5,000 21 6.00 les.,\u2026 500 s61e1,000.2.00 le.100 Pour une commande de 10,000 0,05 l'unité.$5 le 1,000, L\u2019 Le cinquième Dimanche après Pentecôte S.MATurEv, v En ce temps-là, Jésus dit à acs disciples: Je vous déclare que si votre justice n\u2019est pns plus parfaite que celle des docteurs de In loi et des pharisiens vous n'entrerez point dans le royaume du ciel.Vous savez qu\u2019ila été dit à vos pères: Vous ne tuerez point, et quiconque tuera sera condamné par le tribunal du jugement ; et moi je vous dis : Celui-là même qui se mettra en colère contre son frère sera condamné par le tribunal du jugement.Quiconque dira à son frère: Itaca, sera condamné par le tribunal du conseil; quiconque lui dira: Vous êtes un fou, seru condamné au feu de l\u2019enfer, Si donc, étant sur le point d'offrir votre don à l'autel, vous vous souvenez que votre frère a quelque chose contre vous, laissez là votre offrande devant l\u2019autel, et allez vous réconcilier auparavant avec votre frère; vous reviendrez ensuite présenter votre offrande.Le calendrier de la semaine Dimanche 16 juillet\u2014V ap.Vent.Sol.du S.-C.de Jésus.Lundi 17\u2014S.Alexis, confesseur.Mardi 18\u2014S.Camille de Lellis, conf.Merc.19-\u20145.Vincent de l\u2019aul, conf.Jeudi 20\u2014S.Jérôme Ermilien, conf.Vend.21\u2014Ste Praxède, vierge.Samodi 22\u2014Ste Murie Madeleine, pénitente.Les Ecoles d'Ottawa Conseil Privé \u2014 Evangile | D'après une dépêche de Londres, le Conseil Privé a entendu, le 7 du courant, les plaidoiries sur les appels relatifs à la question des écoles catholiques d'Ottawa.La cause figure au dossier sous le nom de cause des «Ecoles catholiques d'Ottawa ct Mackell».Sir John Simon, qui est l'avocat des appelantes, avec le sénateur Belcourt, a déclaré qu'elles veulent obtenir l\u2019annulation d\u2019un jugement rendu par la Cour d'appel du Canada, en alléguant l'Hlégalité du règlement 17.«Alors, a déclaré lord Haldane, ta question que l\u2019on nous demande de trancher c'est de décider si les instructions du ministère de l'instruction publique de l'Ontario, limitant l'usage du français, sont ultra vires au regard de l'Acte de l'Amérique Britannique du Nord ?» C\u2019est justement là la question, a répondu sir John Simon.Les plaidoiries ont été ajournées, ct l'on compte que la cause durera encore deux jours.Me W.N.Tilley est l'avocat des défendeurs.Sir Robert Finlay et Me M.Young représentent le procureur général du gouvernement on- tarien.Une autre dépêche nous apprend que la cause s\u2019est continuée le 10 du courant.Sir John Simon, poursuivant son argumentation en faveur des appel- lantes qui affirment queles règlements dont il est question et qui leur ont été imposés sont «ultra vires» et ne peuvent leur être imposés, dit avoir déjà donné les raisons pour lesquelles cette injonction doit être renvoyée.Suivant leur nomination, les syndics ou commissaires imposent et administrent leurs propres taxes, dans leurs écoles seulement ; ils déterminent le nombre, le genre ct la description des écoles, choisissent des professeurs locaux et des gouvernants dont ils définissent eux-mêmes les devoirs ; c\u2019est pour de telles raisons que l'injonction de la province d\u2019Ontario est qultra vires» et ne saurait aucunement tomber dans les attributions du ministère de l'instruction de la province.Il a aussi donné les raisons pour lesquelles la même injonction est illégale et ne peut être accordée au ministère, parce qu'elle n'est pas conforme à la section 93 de la loi gouvernant l'Amérique Britannique du Nord, avec laquelle cette injonction vient directement en conflit.La cause a été ajournée.\u2014 .rm - Quelques Pensées On pourrait distinguer dans la masse des chrétiens de nos jours trois catégories : Les pieux \u2014 tendance générale : montent vers la sainteté.Les impieux\u2014ou non pieux\u2014ten- dance: descendent vers l'impiété.Les impies \u2014tendance: descendent.vers l'apostasie.Ne sont plus chrétiens que de nom.- * - Les pieux fréquentent les sacrements de sanctification le plus possible.Les impieux n'en moins possible.Les impies les abandonnent absolument.usent que le Les pieux se nourrissent de Jésus- Christ et vivent de foi.Les impieux se privent de la nourriture sainte.Les impies se nourrissent du diable.Ils en crèvent.e - .Les pieux ne lisent que de bons journaux chrétiens.Les impieux ne lisent que des journaux sans Dieu.Les impies ne lisent guère que la presse d'enfer.® += neutres ou Si les pieux, parmi le peuple canadien français, lisaient plus la Croix, par exemple, il y aurait plus de pieux et moins d'impieux.la lisaient, moins descendraient vers Y'impiété.Si les impies la lisaient, ils se dégoûteraient de d'enfer.Si les impieux la presse Commencement du salute ° \u201d On est porté à la surprise.pres- qu\u2019à l'effroi, quand on voit F'infiniment petit nombre d'écrivains, plus ou moins chrétiens, dans la presse moderne, et, en pays plusou moins chrétiens, qui osent attaquer la maçonnerie.Et cela malgré les condamnations de liuit papes, au moins, malgré l'ordre formel, donné par Léon XIII, de «démasquer lu maçonnerie, de la faire connaître telle qu'elle esty, Et cela malgré ies exhortations de Léon XIII, aux honnétes gens cnrétiens de \u20acsc liguer contre la maçonnerie».- * e Je suis porté à craindre que la peur et l'ignorance volontaire ne soient la cause principale de ce phénomène d'indifférence immense, lamentable.Je suis porté à craindre pour les peuples où il se manifeste avec le plus d'intensité.Le mépris des ordres des représentants du Christ équivaut au mépris des ordres de Dieu.Ce mépris n'est jamais impuni.® - .Le magonnisme est une effroyable et universelle maladie secrète, éminemment contagieuse, infectueuse.Elle pourrit les coeurs et les inoeurs, asphyxic les âmes, ruine les caractères, détruit la fibre des races, démolit les nations, tue les patries.Il faudrait lui opposer une prophylaxie générale intense, tenace jusqu'au bout.Combien peu de médecins pour la combattre ! Un vieux journaliste.La liberté telle que l\u2019Angleterre l'entend \u2014a\u2014\u2014 L'Angloterre entend la liberté pour les pays neutres d'une étrange muniè- re.Le «Niewe Rotterdameche Courant», de Rotterdam, vient de publier que la Grande-Bretagne a demandé à Ia Hollande de no plus exporter de marchandises manufacturées dans les pays neutres.Si ln Hollande ne donne pas satisfaction, il ne lui sera plus permis d'importer du coton.LA CROIX L'évaguation de Lille, Roubaix et, Tourcoing On sait que les autorités militaires allemendes ont ordonné à une partie de la population civile de Lille, Roubaix et \u2018Tourcoing d'évacuer ces villes.Voici le texte de l'affiche qui fut apposée sur les murs de, ces places, le 12 mai dernier.«Avis de la Kommandantur allemande.«Tous les habitants de la maison, À l'exception des enfants au-dessous de quatorze ans, et leurs mères, ainsi qu'à l'exception des vieillards, doivent se préparer de suite pour être transportés dans une heure et demie.«Un officier décidera définitivement quelles personnes seront conduites duns le camp de réunion.Dans ce but, tous les habitants de la maison doivent se réunir devant leur habitation: en cas de mauvais temps, il est permis de se tenir dans le couloir.La porte de la maison devra rester ouverte.Toute réclamation sera inutile.Aucun habitant de la maison\u2014même ceux qui ne seront pas transportés\u2014ne pourra quitter la maison avant huit heures du matin (heure allemande).«Chaque personne aura droit à 30 kilos de bagages ; s\u2019il y a un excé- dent de poids, tous les bagages de cette personne seront refusés sans égards.Les colis devront être faits séparément pour chaque personne et munis d\u2019une adresse lisiblement écrite et solidement fixée.L'adresse devra porter le nom, le prénom et le numéro de la carte d'indentité.«ll est tout à fait nécessaire de se munir, dans son propre intérêt, d\u2019ustensiles pour boire ct pour manger, ainsi que d'une couverture de laine, de bonnes chaussures et de linge.«Chaque personne devra porter sur soi sa carte d\u2019indentité.«Quiconque essayera de se soustraire au transport sera impitoyablement puni.» Comme on le voit, la «Kommandantur» allemande s\u2019abstient de dire où clK transportera les malheureux civils et quels sont les motifs qui l'ont poussée à prendre cette mesure, Sil'on en croit le Courrier de Hanovre, l'Allemftne, ne pouvant plus nourrir les habitants des régions envahies, aurait tout simplement décidé de les rapatrier.Voici ce qu\u2019éeri- vait en effet dans ce journal, quelques jours avant la mise en vigueur de l'ordre d'évacuation, M.Traum, membre de la chambre des seigneurs: «Certainement, toute cette pénu- ric de vivres, surtout en ce qui concerne les pommes de terre, provient de ce qu'il y a actuellement des masses de gens qui sont nourris par le marché allemand et qu'il faudrait à tout prix en faire sortir.Il s\u2019agit de toute la population civile de la Pologne occupée, de la Belgique et du nord de la France qui, abstraction faite d'une petite partie de la Belgique nourrie grâce à l\u2019aide de l'Amérique, est approvisionnée par nous.«Il est compréhensible que l'on doive essayer de protéger ces populations, mais à une époque où l'Angleterre, ouvertement et avec l\u2019assentiment joveux de ses alliés, essaye d'affamer l'Allemagne, on ne pourrait cependant douter que la prudence nous oblige à conserver pour l'Allemagne elle-même, qui est comme une forteresse assiégée, tous les aliments disponibles, et par suite, il faut rejeter toute la population civile ennemie des pays occupés dans la mesure où celle ne sert pas aux Lravaux en arrière du front dans son propre pays».Un servies de Zeppolins On annonce que l\u2019Allemagne est à préparer pour le mois d'août I'inauguration d'un service transatlantique de Zeppelins.Le premier dirigeable qui franchira l'Atlantique portera le nom de «Z-Deutschland».I! déposera en Amérique des passagers, des colis pos- taux et une cargaison de teintures.Le \u201c\u201cVisoseope \u201d C'est une invention admirable de simplicité\u2014comme toutes les grandes inventions \u2014et merveilleuses de conséquences, due à un officier belge, le major Snoeck, des ateliers de Graville.Le visoscope constitue l\u2019application au fusil du périscope du sous- marin.Une petite caissette de bois, longue 25 à 30 centimètres, s'adapte au fusil, devant la gâchette, et l\u2019'homme, abrité derrière une porte, un pan de mur, des sacs de sable, peut à l\u2019aise, et avec toute la précision voulue, viser l'ennemi, sans s'offrir à ses coups de feu, sans crainte d'être atteint.Les essais ont été concluants.Déjà 2,000 soldat belges en sont dotés: le général Joffre, de son côté, en a commandé 20,000 pour l\u2019armée fran- gaise.L'Europe marche à la banqueronte Francis W.Hirst, l'économiste distingué qui vient d'abandonner la direction du Lon ion Economist, après en avoir eu la direction pendant neuf ans, écrit ce qui suit : «Pour ma part, je crois que les finances de l\u2019Europe sont en péril éminent, el dans quelques mois il ne sera plus possible d'avoir des doutes sur la banqueroute de plusieurs grandes nations.La civilisation, comme nous l'avons connue, et les institutions représentatives sont destinées À périr, à moins qu\u2019au travers des exigences individuelles, droits sans lesquels un Anglais ne sc soucie de vivre à aucun prix, soient complètement restaurés.» En réponse au Times qui 1'accusait de préconiser une «politique de paix désolante», l'Æcononmist dit: « En bon Anglais, on m'accuse d'ê- tre un pacificateur.L'accusation nc m'émeut pas et j'avouc ma culpabilité.Ce fut le principal but que j'ai cherché à atteindre l'année dernière, de préparer l'esprit public aux idées de paix, en isolant la passion et la fiction, de la raison et des faits, et si je puis croire que j'aurais avancé l'avènement de 11 paix d'une seule journée et par ce fait sauvé des vies précicuses fauchées chaque vingt- quatre heures, je me croirais digne d\u2019un prix plus grand que tous les titres que les empereurs donnent à leurs favoris et à ceux qui les supportent.» Le Petit Père Lelièvre el le Sacré Cœur Ctr, les ne En 1903, arrivait A Québec un jeune Père\u2014né breton ct fils du peuple, que le bon Dieu avait pris un peu tard, dans un atelier d'imprimeur, et à qui Il allait donner la mission d'écrire dans les Ames des ouvriers des paroles de vice en caractères de feu.Devenu prêtre avec le désir de faire aimer «l\u2019amour qui n'est pas aimé», entré chez les Oblats pour se trouver en pleine chaleur divine, formé à l'école du Sacré Cœur et sous la direction des plus fervents apôtres qu\u2019Il ait eus en France pendant ces derniers vingt-cinq ans, noire petit Père Lelièure\u2014il nous sera bien permis d\u2019en parler comme tout le monde\u2014ne fut pas peu content, après le premier moment de surprise, de se trouver en pleine terre où faire fleurir à son goût la dévotion au Sacré Cœur.Et quel beau reve il caressait : amener tous les mois auprès du cœur de Jésus présent dans l'ostensoir, des masses d'hommes \u2014 quant aux femmes.chacun son affaire 1\u2014qui viendraient à ce rendez-vous de lu sainte direction, non pas épars, mais en groupe à la fin de leur journée de labeur et dans leurs babits de travail.Ce beau rêve est aujourd'hui réalisé, et c\u2019est à cause de cela que \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Saint-Sauveur, paroisse de Québec, est la capitale du Sacré-Cœur.Mais, si ce désir est devenu une réalité, c'est que.le Père Lelièvre voulait bien ce qu'il voulait, c'est qu'il «chercha des moyens, fit des plans, requit l'approbation et les conseils de ses supérieurs, réclama le concours du Sacré Cœur et de la Sainte Vierge et \u2026se mit à l'ouvrage».+= ° Ce travail commença le 17 octobre 1904, fête de la Bienheureuse Marguerite-Marie, par une réunion où cinquante dames et demoiselles s\u2019engagèrent\u2014après un petit discours bien chaud, évidemment !\u2014à décider, chacune dix personnes, hommes ou femmes, à venir chaque mois passer une heure d'adoration devant le Saint Sacrement.Le premier vendredi du mois suivant, il y eut, non pas cinq cents, mais dix-huit cents heures d'adoration dans l'église de Saint-Sauveur.et cela dépendait bien un peu du petit discours chaud et des cinquante sergents-recruteurs du Père Lelièvre et du Sacré Cœur.À lui tout seul, le petit Père avait pu constituer un groupe de trente- trois ouvriers \u2014remarquez bien : un groupe, composé de trente-trois, (en l'honneur des trente-trois années que Notre Seigneur passa sur la terre), et tous des ouvriers\u2014qui firent, ce même jour, l'heure de garde en commun, lu première que montèrent, autour de leur Roi, les ouvriers de Saint-Sauveur.Moins d'un an plus tard, ils étaient près de trois cents; mais qu'est-ce que trois cents adorateurs, dans une paroisse de dix-huit mille Ames ?Or, le 28 juin 1905, le Rév.P.Lelièvre fut appelé, au milieu de la nuit, chez un pauvre ivrogne qui agonisait.L'homme se trouva la force de dire qu\u2019il faésaitle Sacré Cœur: qu'il y allait.comme furtivement, non pas en habits de dimanche\u2014il les avait vendus pour boire\u2014mais en habits de travail ; qu\u2019il avait résolu de se convertir et qu\u2019il voulait se confesser.Alors, le Sacré-Cœur lui redonna une âme neuve et la santé par surcroît.Mais l'apôtre du Sacré Cœur venait de trouver, auprès de ce pécheur revenu à Dieu parce qu\u2019il n'avait pas craint d'aller à Lui, même en tous les jours, le moyen de grossir l\u2019armée des adorateurs du Cœur de Jésus.Il irait dans toutes les manufactures du quartier, convoquerait pour le surlendemain, fête du Sacré Cœur, tous les ouvriers qu\u2019il y rencontrerait à une heure d'adoration qui aurait lieu, dans l'église de Saint- Sauveur, immédiatement après la sortie des ateliers ct où les ouvriers se rendraient sans passer par chez eux, en habits de travail.Et il y alla.Deuxième petit discours très chaud, original, fait rien qu\u2019avec le cœur et bourré de mots qui bouleversent l'âme des pécheurs.«Profit net : lc 30 juin, fête du Sucré Cœur, à six heures du soir, huit cents ouvriers en habits de travail remplissaient la grande nef de l'église Saint-Sauveur.» Aubert du Lao.(Semaine Keligieuse, de Québec) Une lettre do sir E.Gloschen a propos de la paix \u2014\u2014 + | Sir Edw.Goschen qui fut ambas- deur britannique a Berlin, lors de la déclaration de la guerre, a adressé a un de ses correspondants une lettre fort intéressante, que publient les journaux de la Suisse romande.Répondant aux rumeurs qui tendent à établir les velléités de l'Allemagne à faire la paix, sir Edw.Goschen dit que cette propagande est demeurée inopérante outre-Mançhe.Très petit y est le groupe des gens qui veulent maintenant clôturer la guerre.La Grande-Bretagne ne fera pas la paix tant que son objectif ne sera pas atteint : elle renverserait tout gouvernement qui songerait à une autre politique.1 Montréal, 15 Juillet 1926 Les travaux défonsifs allemands \u2014 Depuis un mois, les Allemands étaient en alerte sur la Somme et des ordres avaient été donnés, dans une circulaire secrète, pour construire des retranchements spéciaux.Des lignes de sapes avaient été poussées jusqu\u2019à 20 mètres des fils barbelés français et de nombreux passages ménagés dans leurs travaux d'approche permettaient à leurs patrouilles de surveiller tout ce qui se passait sur les lignes françaises.Des casemates avaient été creusées à 9 mètres derrière les tranchées de façon que les hommes puissent atteindre les tranchées plus rapidement quand le bombardement français cessait.I existait des sorties en arrière de ces refuges.De nombreux postes d'écoute étaient disposés de façon à ne pas gêner les foux de front ou de flanc des tranchées.Les bois quand leur position s\u2019y prêtait, comme ceux de Mercaucourt, étaient transformés en des redoutes formidables, avec des abris spéciaux, dont l'entrée était munie de portes de fer.Des constructions en concrète offraient une protection effective aux gros obus.À des intervalles rapprochés il y avait des tourelles en ciment armé pour les mitrailleuses.De plus, les villages avaient été complètement transformés, les maisons ayant été abattues de façon à produire un aspuct uniforme sur lequel les aviateurs ne pouvaient découvrir l'emplacement des mitrailleuses ct canons de tranchées, cachés dans les caves, En outre les hommes avaient reçu quatre rations supplémentaires de pain ct de café, 150 cartouches et 2 bombes, Chaque section était aussi munie d'un pistolet à flamme avec 300 cartouches et 2 bombes pour signaux.La sauce préférée des orangistes \u2014 Les orangistes d'Ontario n'ont pu laisser passer le 12 juillet sans dégoiser contre nous.Leur banquet aurail été manquée s\u2019il n'y avait pas eu une sauce anti-catholique et anti- française.LA SUISSE Les efforts militaires et économiques, que la Suisse fait courageusement pour sauvegarder sn neutralité et avec elle son indépendance, réngissent sur son \u2018Trésor.Depuis le commencement de la guerre européenne, ln Confédération a contracté dans le pays quatre emprunts au montant total de 280 millions.Si nous ajoutons à cotte somme l'emprunt de change contracté aux Etat-Unis, soit 15 millions de dollars au cours de 5 fr.48, cela donne un total d'emprunt de 362,200,000 fr, somme dont la dette de la Confédération s\u2019est augmentée de- puia le mois de juillet 1914.Ces sacrifices financiers ne seront vraisemblablement point les derniers.Le crédit extérieur de la Suisse, maints rapporte bancaires le prouvent, s\u2019est pourtant singulièrement étendu.Il est de fait qu\u2019hier encore personne n\u2019aurait cru à la possibilité de contracter dans le pays des emprunts aussi importants.Mais la Suiase à bénéficié à la fin du siècle dernier ot dans les premières nnnées de celui-ci d\u2019un puissant essor économique, trop souvent ignoré au-delà de ses frontières.Edouard Drumont \u2014 le M, Edouard Drumont, fondateur de la Libre Parole, & nunonoé à ses lecteurs que son état de santé l\u2019obligeait a résigner les fonctions de directeur de ce journal.« Je continuerni, dit-il, ma collaboration dans la mesure de mes forces et j'espère que nes lecteurs m'accorderont leur concours amical, qui m'n si aouvent consolé au milieu de mes épreuves et fortifié dans toutes mes luttes.» "]
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