Les Débats, 3 décembre 1899, dimanche 3 décembre 1899
[" ! ANNÉE NI DIRECTEUR-PROPRIETAIRE : Paul LeMoyne de Martigny LE NUMERO : UN SOU Les manuscrits non insérés seront rendus sur demande.Les articles seront signés et les auteurs responsables.= ve \u2014 \u2014_ -\u2014 \u201caE.p ) .S DA S REDACTION LT ADMININTRATION : C C 1525, rue Sainte-Catherine, 1525 JOURNAL POPULAIRE Ni vendu ni a vendre a aucune faction politique PARAISSANT LE DI \"ANCHE LES DEBATS Le journal qui s\u2019offre aujourd\u2019hui à l\u2019attention du peuple canadien-français s\u2019engage à publier, le dimanche matin,\u2014en attendant qu\u2019il devienne quotidien \u2014 toutes les dépêches étrangères intéressantes ; à suivre les événements politiques, commerciaux, financiers, scientifiques, littéraires, sporti- ques et religieux de notre pays ; à rendre compte es faits divers de Montréal, sans toutefois s\u2019occuper des braves ivrognes recevant leur sentence hebdomadaire, des feux de cheminée ou des chiens écrabouillés par les tramways ; à surveiller surtout les débats parlementaires et municipaux, sans aucun esprit de parti.Notre journal n\u2019est vendu et ne sera jamais à vendre à aucune coterie.11 agira selon sa conscience, en s\u2019inspirant de la justice et du droit du faible, en respectant les bonnes intentions de chacun.Les représentants les plus distingués des lettres canadiennes, en nous félicitant de notre entreprise, nous ont promis leur collaboration, Nos artistes nous fourniront aussi leurs productions.Et, quand nous parlons d\u2019artistes, nous ne pensons pas aux barbouilleurs de clôtures mais bien à ceux qui ont appris l\u2019art des maîtres français, italiens ou allemands, aux Maurice Cullen, aux Jos Saint-Charles aux Charles Gill, aux Jos.Franchère, aux Raou Barré, aux Lamarche, aux Charlebois.Nous déclarons à ce propos que LEs DÉBATS verront l\u2019art dans l\u2019art, ce qui veut dire qu\u2019en poësie comme en dessin, ils reproduiront aussi bien un ar- .tichaut qu\u2019un bouton de rose si cet artichaut est un objet d\u2019art.Nos journaux moralisateurs mettent une chemise à la Vénus de Milo et consacrent dans la même édition deux ou trois pages aux complots des bandits.Nos idées sur la morale ne sont pas celles-là.LEs DÉBATS S\u2019intéresseront sans bégueulerie aux évéueméuls artistiques, théilres, concerts, expositions et en feront de franches appréciations que le prix d\u2019une annonce ou d\u2019une réclame n\u2019atténuera en rien.Cette juste critique s\u2019appli- quey particulièrement aux livres nouveaux.Tous les articles seront rigoureusement originaux.Quand les événements exigeront la découpure d\u2019un écrit étranger, nous aurons l\u2019honnûteté d\u2019en déclarer la provenance.Enfin, l\u2019espace consacré aux annonces sera restreint et se vendra cher, ce qui permettra à notre journal, malgré l\u2019étroitesse de son cadre typographique, de tenir amplement ses promesses.Que les écrivains de bonne volonté nous aident.Voilà le programme des DÉBATS.Inutile d\u2019administrer aux lecteurs un soporifique de trois colonnes sous prétexte de leur démonurer qu\u2019ils sont intelligents, vertueux, bien nés et beaux \u2014 ce ue nous savons tous \u2014, qu\u2019ils doivent apporter des annonces et des abonnements au journal.Nous ne nous à quatl'patissergns devant personne: cette position étant trop gênAnte pour écrire à l'aise.Si notre franchise ne suffit pas, tant pis! a L\u2019ARGENT DNS AUTRES Le procès de M.W.Weir, président de la Banque Ville-Marie, a été édifiant; il à montré toutes les fraudes, tous les crimes mêmes, qu\u2019on pouvait commettre derrière les guichets dorés d\u2019une banque pour attirer et \u2014 ayons le courage de dire le mot qu\u2019aucun journal n\u2019a osé prononcer \u2014 pour voler l\u2019argent des déposants.Car il est complet ce procès : c\u2019est un véritable cinématographe mettant sous les yeux du publie tout ce qu\u2019un génie inventif peut imaginer pour mettre les gens dedans.Faux comptes, fausses traites, fausse cireu- lation, faux rapport ; il n\u2019y a de vrai dans cette affaire, que les larmes des pauvres gens ruinés par des financiers comme seul Ponson du Terrail a pu en rêver.Les coupables seront-ils punis ?C\u2019est douteux.M.Weir a été reconnu coupable et attend sa sentence.La recevra-t-il ?Les précédents lui sont \u2018favorables.Sir Francis Hinks n\u2019a-t-il pas, lui aussi, été trouvé coupable et sa sentence n\u2019a-t-elle point été suspendue, légalement et éternellement suspendue, accrochée qu\u2019elle était à un vice de forme.C\u2019est étonnant combien un criminel ayant de l\u2019argent peut trouver des vices, lui assurant l\u2019impunité de nos belles institutions judiciaires.Ces chances-là n\u2019arrivent jamais aux pauvres gens.Le malheureux commerçant dont le capital aura été englouti par la Banque Ville- Marie, l\u2019ouvrier qui y aura placé ses économies, seront poursuivis, traqués, acculés au déshonneur et à la prison, sans espoir d'y échapper, pour peu qu\u2019ils aient, dans un mouvement de désespoir, dû à leur ruine le moindre vice de forme dans leurs opérations.Eutre les directeurs de la Banque Ville-Marie et les cambrioleurs il y a une différence : elle est à l\u2019avantage des derniers.Le cambrioleur, faisant sauter le coffre-fort d\u2019une banque, s\u2019expose et s\u2019attaque à une serrure qui se défend alors que les directeurs de la Banque Ville-Marie ont puisé suns danger dans les poches du public.La police qui surveille les premiers les prend quelquefois ; le gouvernement qui devrait surveiller les derniers les protège au lieu de leur mettre la main au collet.Bt cependant les directeurs, s\u2019ils sont punis, le seront moins que des cambrioleurs.C\u2019est à cette quasi-protection de la justice qu\u2019il faut attribuer le pillage de l\u2019argent du public, de l\u2019argent des autres par les sociétés de construction, par les Assurances mutuelles et par les banques qui, pendant ce dernier quart de siècle, ont culbuté pour le plus grand profit de leurs directeurs.LARMES D'EN HAUT Vous portiez, à ce bal, les deux plus belles roses ; En les entrelaçant dans l\u2019or de vos cheveux, Naïf, je leur avais confié les aveux Ldchement retenus entre mes lèvres closes.Vous en avez flétvi l\u2019éphémère splendeur Dans l\u2019étourdissement des valses enivrantes, Kit leur âme à mêlé ses ondes odorantes Aua sons harmonieux du violon réveuwr.Bt puisque, désormais, leur beauté disparue Ne pouvait à la vôtre ajouter d\u2019appurat, Je vous vis les livrer aux hasards de la rue Comme un vil oripeau qui perdrait sun éclat.Vous n\u2019auriez pas jeté du rêve aux gémonies, Si vous aviez compris ces messagers des cœurs !\u2026 Combien d'illusions à tout jamais bannies Roulèrent au trottoir avec les pauvres fleurs !\u2026 Dès que l\u2019aube éclaira les choses, sous vos portes Pallai les recucillir ; le frimas matinal REmaillait leurs débris de larmes de cristal : La Nuit avait pleuré sur les deux roses mortes.Charles Gill Dans notre prochain numéro, fa poésie sera de notre collaborateur.M.Arthur de Bussière.ANGLAIS, CANADIENS ET BOERS Une explosion d\u2019indignation s\u2019éleva du cœur de toutes les nations de la terre lorsqu\u2019elles apprirent la tentative d\u2019assassinat perpétrée par I\u2019 Angleterre sur le Transvaal, Mais lindignation arrive 2 son paroxisme lorsque l\u2019IHumanité Sowveraine, aprds avoir fait enquéte, eut fait connaitre an monde le mobile du crime et la fagon dont il a été commis.Le mobile est 16 mde que celui qui arme le bras des plus vulgaires bandits ; la soif de l\u2019or, la basse cupidité.Quant aux moyens employés pour faire tomber ces paisibles et honnêtes Boers dans le guet-apens od ils devaient TELEPHONE BELL, Est 702 Annonces commerciales ou demandes d'emploi, 16 sous fa ligne.Réclames, taux spéciaux.périr, éventrés par les balles dum-dum, ils sont à la hauteur du mobile Chamberlain, ce macabre chet de bande, supprime, falsifie, ou fabrique des dépèches diplomatiques de façon À créér un casus belli.Puis on envoie wu Cap des hordes de solduts munis de ces fameusus balles que le député anglais, à la conférence de la Paix, en Hollundeavait affirmé, sur son honneur ! no devoir être employées que contre les sauvages.Enfin, & Ia tête de ces exéeuteurs des basses œuvres de Chamberlain, on place le soudard Buller, ce même braro qui, au woment de s\u2019embarquer ; pour Cape Town, disait au très prudent.et très peu belliqueux prince de Galles, qui le pressait sur son noble cœur :\u2014Sir, je veux anéantir les Boers jusqu\u2019au dernier.\u20ac Je déclare qu'arrivé au Cap, je couperai les fils télégraphiques, afin que si, par hasard, un sentiment de pitié venait à naître dans le cœur des Anglais en apprenant les hécatombes dont Je veux jalonner ma marche victorieuse, je ne puisse recevoir d\u2019ordre m'enjoignant de cesser le massacre.\u201d Ce Buller est un monstre.IH n'a pas de sens moral.C\u2019est presque un irresponsable.Mais que dire d\u2019une nation qui se sert d\u2019un pareil homme et qui accepte les conséquences d\u2019une pareille déclaration ! Les agissements de l\u2019Angleterre sont bion faits pour soulever la réprobation universelle.Tous les pays de la terre, Sans exception nucune, né se sont pas génés pour lui dire ce qu\u2019ils en pensent.Nous avons même vu de nombreux députés aux Communes flétrir vertement la politique néfaste de Chamberlain et soufleter de leurs accents indignés les têles augustes qui l\u2019avaient encouragée et approuvée, Dans ce concert général des nations où l'Angleterre est honnie, conspuée, une seule voix manque : Celle du peuple canadien-français.Nos grands journaux, par servilisme ou par intérêt, n\u2019ont.pas osé faire connaître au monde notre sentiment dans le contlit anglo-boer.No*re journal, dont l'indépendance est complà- te, et dont le principal motto est.de dire toujours et malgré tout la vérité, remplira seul cetto tâche avec une légitime fierté.Et d\u2019abord, constatons que depuis \u2019ouverture des hostilités, nons n\u2019avons pus rencontré un seul Canadien français qui ne se réjouisse plus ou moins bruyamment du suecès des Boers ; c\u2019est un fait incontestable.D\u2019où provient.cette sympathie non déguisée à lenr endroit ?Provient-elle des liens de consanguinité qui existent entre eux et nous, de ln similitude de leurs destinées avec la nôtre ?Est-ce de intérêt que tous les cœurs généreux portent au faible, à l\u2019innocent, victime de la force brutale el injuste Ÿ Ces motifs y ont.certainement contribué pour beaucoup, mais le véritable, c\u2019est dans notre histoire méme que nous le trouverons.Au temps où lu France, pour son malheur, était encore gouvernée par des rois ; où ln noblesse tenait le peuple dans la plus abjecte servitude, sous le règne de Louis NV, la fille du boucher Poisson, une prostituée, In maitresse en titre du roi de France, plus puissante qu\u2019une reine, La Pompadour, puisqu\u2019il faut l\u2019appeler par son nom, vendit à beaux deniers le Canada aux Anglais.Nos pères, les anciens colons,ne voulurent pas se soumettre à ce marché odieux, où ils étaient vendus avec leurs terres comme on vend les animaux avec la ferme.Ils prirent les armes, combattirent courageusement, mais furent vain- çus par le nombre.Plus tard, le joug devenant lourd, nos patriotes prirent de nouveau les armes pour arracher aux Anglais quelques lambeaux de liberté.Lorsque les armes furent déposées, les potences s\u2019élevèrent.Le tribut du sang payé, un modus vivendi fut proposé et accepté.Le gouvernement faisait quelques concessions.De notre CÔLÉ nous nous engagions loyalement à nous soumettre à nos vainqueurs.Nous ne nous sommes pas alors, que je sache, engagés à les aimer.Nos dispositions sont toujours les mêmes : aussi, est-ce pour nous un sujet d\u2019écœurement d\u2019entendre de ces Cunadiens dégénérés, (il s\u2019en trouve, hélas !) débiter de préférence dans les banquets officiels, lu pnlinodie suivante, entre deux hoquets digestifs: \u2018La Frrrance nous uw donné la vie, mais l\u2019Angleterre nous a donné lu liberté !.\u2026 \u2019\u2019 et, brodant sur ce thème, ils aflir- ment leur ardent amour pour la vieille Albion, Les pleutres !.La vérité, c\u2019est que, si nous avons accepté la domination anglaise, nous nous sommes réservé la liberté de garder nos sympathies pour qui les mérite.Les Anglais professent à notre égard les mêmes sentiments, mais eux, au moins \u2014rendous leur cette justice\u2014ne se cachent pas pour le dire et même pour l\u2019écrire.Pour eux, nous sommes les vaineus d\u2019Abraham, une nation dégénérée, une race inférieure, ete, ete.Pourquoi nous gêner ?Faisons comme eux eb disons carrément ce que nous pensons : c\u2019est aussi bien notre droit que le leur, je pense ?Jules Vernier \u2019 - NOTES DE LA SEMAINE.EN VOULEZ-VOUS DES FINS DU MONDE ?Cet orang-outang d\u2019astrologue autrichien nous en a-t-il fait une peur avec sa fin du monde ! Pour ma part\u2014et je ne suis pas le plus oxtravagant \u2014 j'ai diminué de dix-neuf onces, ce qui veut dire aux amis qu\u2019il ne faudrait pas piquer bien avant pour atteindre au maigre.Franchement, l\u2019idée de recevoir sur lu nuque des noyaux de comètes de la grosseur de quinze ou vingt pinnètes comme la Terre est bien propre à effiler une nature impressionnable.Je recommiunde lu cure aux obèses désireux de se désobèser.Je ne m\u2019en cache point ; ma jubilation n été grande lorsque lu dernière heure de novembre a sonné sans nous couper le sifllet.Li crainte est passée, mais c\u2019est égal.Si jamais ce Falb vient parader à Montréal.Ce qui m'\u2019épate, c\u2019est lu persévérance avec laquelle ces messieurs s\u2019ingénient à nous flanquer périodiquement de ces frousses.Un poil que dis-je?une brume.que dis-jeencore 1 un rien se place-t-il, sans mauvaise intention, sur la lentille d\u2019un télescope, l\u2019astronome voit des étrangetés dans le firmament, fait des calculs et prédit la fin du monde.Un commencement de vertige, causé par une mauvaise digestion, fait-il soudainement voir à l\u2019astronome\u2014comme à tout autre man- gour\u2014quelques milliers de chandelles qu\u2019il prend pour autant de chandelles ?Une autre tin du monde.Fatiguée de se faire des cheveux dans l\u2019immensité, une comète, poussée par un vent de suicide, va-t-clle à son tour se fendre sur la queue du Lion ou le museau de la Grande Ourse?Une troisième fin du monde.Ah ! zut.Pensez-vous apeurer les banquiers modernes à un tel point qu\u2019ils vous envoient la clef de leurs coffre-forts ?Vous savez, depuis l\u2019an mil, on lu connaît celle-là.Voulez-vous vous faire un nom ?Que ne découvrez-vous un pôle, n\u2019inventez- vous un pain-killer, ne vous faites-vous drey- fusifier ?Non.Votre acharnement ne peut être attribué autrement qu\u2019à la manie.Vous Otes cataclysmaniaques, comme d\u2019iutres sont klepto- muniaques, démonomaniaques, discouromania- ques, pianotomachémaniaques.et cCætera- ques ! les cotous et les huiles \u2014consiste à se croire des descendants des barons de Charlemagne; la vôtre est de vous afficher prophètes à longue échéance parce qu\u2019il vous est arrivé de prédire des éclairs en juillet et de lu neige aux entours de la Noël.On vous connaît.Mais l\u2019embêtant, c\u2019est que ces faussaires vous dépistent et vous font perdre confiance en toute espèce de prédiction.Un beau jour, un inspiré vous annoncera : \u2018\u20ac Messieurs les humains, votre dernière heure sonneræ le 15 du mois prochain.\u201d L\u2019univers répondra par des polisonneries à l\u2019avertissement, et qu\u2019arrivera-t-il?Il arrivera que le 15 du mois prochain, ça y sera pour tout de bon, sans que le prophète, emporté lui-même dans le coup de torchon, ait la satisfaction de pouvoir dire, à l\u2019instar des politiques et des docteurs : Hein, jesvous en avais avertis ! } Puisque nous en sommes aux prophèties, laissoz-moi en citer une, fort étrange, que j'ai dénichée dans un vieux, vieux manuscrit arabe, perdu au fond d\u2019une des bibliothèques du Sahara.Elle date d\u2019une époque où, certainement, rien ne faisait pressentir ce que devait être notre siècle.Eh bien ! cette prophétie dit\u2014ou à peu près \u2014que la fin viendra \u2018\u2018 quand les voitures avan- cerônt d\u2019elle-mêmes dans les rues, et quand les femmes ne sauront plus s\u2019habiller.\u201d Qui ue reconnaîtrait, dans ces voitures saus chevaux, nos tramways automobiles et, dans le reste, les élégantes que nous frôlons tous les Jours ?N\u2019est-ce pas bizarre ?Et si l\u2019on songe surtout que les susdits tramways ont commencé il y a bientôt dix ans à éventrer les citoyens, et que, de leur côté, les dames sont en avance sur les automobiles, que faudra-t-il conclure ?De deux choses l\u2019une : ou bien que les tramways automobiles sont officiellenient apocalyptiques, et, dans ce cas, la fin du monde est en retard ; ou bien qu\u2019elle est déjà arrivée sans qu\u2019on s\u2019en soit aperçu.Ef, ma foi, avee une génération comme la nôtre, tout est possible, même ga.Gaston de Montigny.Dans notre prochain noméro les NOTES DE LA SEMAINE, seront de notre colloborateur M.DESAULNIER.NOS POLITIQUES Les Débats s\u2019occuperont de politique sans prendre de parti.Il convient de présenter d\u2019abord nos chefs.Ces deux croquis assureront à nos lecteurs qu\u2019elles seront bien méritées les louanges que nous adresserons plus tard, à Sir Wilfrid Laurier et à Sir Charles Tupper.LAURIER À tout Seigneur, tout honneur.Premier ministre.Long, fluet, tête pointue, visage en lame, bouche tendant à l\u2019épanouissement, depuis qu\u2019on mange au pouvoir.Mais quelle admiration.il provoque chez les \u2018\u2018 Canayens \u2019\u2019 ! Rien de surprenant, quand on a, pour thuriféraires, Tarte, Pacaud, L.O.David, et toute une basse- cour de piailleurs, petits et grands, qui attendent la pâtée ! Ses admirateurs en feraient un dieu, s\u2019il était complet.Il lui manque quelque chose, ils en ont fait un demi-dieu, une idole, un fétiche : à tel point qu\u2019une vieille fille, qui dogmatise, dans les journaux, sur les égards dus au sexe, est passée en crise hystérique, lorsqu\u2019elle le vit, à la descente d\u2019un train, porter dans ses bras, le mioche d\u2019une tendre mère ; à tel point qu\u2019un an après son événement\u2014 pas du mioche, mais du messie\u2014des journaux émus signaldrent, mirabile dictu.et dans la nouvelle Angleterre, où il y :à beaucoup de \u2018\u201c\u2018 Canayens,\u201d* et dans la province de Québec, où il n\u2019y a guère que de cela, une dizaine de petits, venant d\u2019éclore à l\u2019image et à la ressemblance du dieu, devenu père sans y mettre du sien.Système des compensations providentielles, quoi! Bon pour ceux qui n\u2019ont pas de famille.Voilà les bêtises que la naïveté des uns, ou la ma- lico des autres, prend ou donne pour de l\u2019argent comptant, depuis le grrrrand revirement de 1896.Voilà où conduit la politique de personne : le Chapleauisme, le Mercierisme, le Tartisme, le Lauricrisme.C\u2019est la politique actuelle de la province de Québec.Pourtant, tous ces grands mots n\u2019ont qu\u2019un sens ; l\u2019exaltation de l\u2019individualité, sur la ruine des principes, au détriment de la cause populaire, aux Tandis que là labie des uus\u2014parvenus dans dépens de l\u2019idée religieuse et nationale, pour le profit personnel du courtisé et des courtisans.De ces grands mots, otez l\u2019homme, il ne reste rien.Qu\u2019est ce que Laurier ?C\u2019est une longue personne, longue en parole, lente en acte, très mobile, très variable ; protectionniste avant 1874, libre échangiste après ; puis récipro- quiste illimité, limité.unioniste en commerce, partisan du tarif de revenu ; monsquetaire de Riel ; ¢ at last, British to the core.Voyez cette figure.Ce qu\u2019elle ne fait pas, Tarte le fera, ce qu\u2019elle fera, Tarte le défera ; ce qu\u2019elle défera, Tarte le refera.Si elle dit, Tarte contredit (voir Transvaal) Si elle redit, c\u2019est Tarte qui le dit.Eh bien, braves lecteurs, ne vous le dissimulez pas; Laurier, c\u2019est le Canayen des Canayens; ui passe avant l\u2019Anglais ; Laurier, c\u2019est le parti libéral.Avant Laurier, pas de parti libéral ; des bandes, des Philippins même sans un Aguinaldo, toujours défaits, toujours battus.Plus de Laurier, plus de parti libéral.Si vraie, cette assertion, que Laurier, montant au pinnacle, à cherché un pilote, sur l\u2019autre navire.Et il a trouvé Tarte.Morale.Une nation, qui s\u2019attache à l\u2019individualité, non aux principes, merite un soliveau pour roi.Ce fut le sort des grenouilles, qui en crevérent.TUPPER Chef de l\u2019opposition.Second dela nation, parce qu\u2019il n\u2019en est pas le premier, Gros, court, trapu, téte de boule-dogue, visage a l\u2019avenant: bouche ou gueule ouverte, prête à mordre, au jarret, à la fesse, n\u2019importe où.Il n\u2019est ni dieu, ni demi-dicu chez les siens ; ceux- ci pleurent la divinité disparue avec Cartier.sir John A Macdonald, Chapleau.Vrais paiens que ces gens; ils ont eu plusieurs dieux, les libéraux sont préférables.Ils sont généralement monothéistes ; ce qui les divise moins.Tupper n\u2019est pas le parti conservateur ; il ne peut l\u2019être, il n\u2019y a plus de parti conservateur.Rien pour les grenouilles dans les marais desséchés de l\u2019opposition, les grenouilles ont émigré au plus proche trou de vase.Quelques batraciens sublimes seuls gérissent en plaintes désolées sur les beaux jours u Cartierisme, du Chapleauisme du Senécalisme, et autres croyances en \u2018\u2018isme\u201d\u2019, désertées par le peuple.Pas d\u2019avenir pour Tupper ; il ne peut grandir, car il n\u2019est pas Canayen, pus même Espagnol.ous sommes patriotes ou nous le sommes pas.Québec tient tout dans la Confédération, du moins Facaud le dit; c\u2019est un Canayen qu\u2019il nous faut; pas d\u2019autre chose qu\u2019un Canayen, fût-il imbécile ! Donc pas d\u2019espoir pour Tupper.Qu\u2019il emploie tout son art,sa roueric, ses artifices connus; qu\u2019il use même de la méthode qu\u2019il a employée pour caler les capitalistes de Londres, à côté des navires du Chignecto Railway, entreprise géniale, s\u2019il en fut, tuant, si elle eût réussi, lu Ganalisation interocéanique, en promenant les navires à sec, et ses actionnaires diou ; bref quele vétéran des \u2018\u2018schemers \u201d\u2019 mette à contribution toutes les ressources de son esprit inventif.C\u2019est inutile.Il n\u2019ajoutera pas à la fortune que luia donnée la politique, la gloire d\u2019une chute de rideau sur une fin de premier ministre.La coméd\u2018e politique a Laurier pour jeune premier.Elle n\u2019est, dans sa reprise, qu\u2019au premier acte.A moins d\u2019acc.dents scéniques,comine la tournure fatale de la maladie de rein du souffieur Tarte.(Tupper va finir par s'endormir, dans la galerie, soit cette saison, soit une autre.En vain il aura épuisé ses poumons en bruyantes interruptions ; les Canayens ne sont pas encore lassés de la troupe qui tient les planches à Ottawa\u2014_\u2014\u2014 ECHOS Retour de M.Herbette\u2014Trop jeune encore pour avoir un correspondant parisien, et pas assez blagueur pour dire qu\u2019il ena un, notre journal n\u2019en sait pas moins positivement que M.Louis Herbette, dont on se rappelle la tournée récente, vient de rentrer dans ses pénates.Nous savons aussi que les amis du brave homme se préparent à lui offrir un punch d\u2019honneur qui lui fera partir de la bouche le goût des liqueurs étrangères.Invité à prendre la parole en cette circonstance, le rapatrié développera les quelques pensées suivantes : \u2018\u201c Messieurs, je rapporte de la France américaines deux impressions mères ; 1.Ces Américains fabriquent du champagne meilleur que le nôtre ; 2.Les Canadiens ont si bien compris ma mission civilisatrice qu\u2019ils m\u2019ont conduit chez les Indiens de Caughnawaga et ont daigné me recevoir iroquois sous le nom de Kénikahonta (simple traduction du mot : herbette).Fier de ce nouveau titre, je solliciterai de M, le président de la République là faveur d\u2019accoler dorénavant le moi Kéni.etc, à le nomenclature de mes titres.\u201d : Après lequel speech, le brave homme, fatigué par le punch d\u2019honneur, par l\u2019émotion et les applaudissements, ira dormir et verra, en rôve, les Français, reconnaissants, prier le Canada de lui souscrire un monumeut quelque part avec, au faîte, une République Française étendue sur l\u2019herbette d\u2019un paysage iroquois, et, sur le socle, en lettres d\u2019or : * Kénikahonta.» \u2019 Les célibatnires.\u2014Notre journal nait au der- neure, et de l'avoir livrée à des brutes qui ont mal- | nierjour de l\u2019octave de la Sainte-Catherine, cela | traité cette enfant au point de l\u2019envoyer à l\u2019hôpital lui suifit pour compter sur le patronage de la vier- | Notre-Dame, où elle est actuellement en danger de ge de Sienne qui lui réserve sans doute une longue mort.vie de célibataire et lui déconseillera toujours d\u2019épouser une cause quelconque, avec ou sans dot.Il arrive juste à tomps aussi pour exprimer ses cordiales sympathies aux demoiselles qui, pour la première fois, coiiîfent la vénérable sainte.Nous espérons que ces jeunes filles prendront bien l\u2019aventure, en y mettant un peu de philosophie.C\u2019est effectivement pour les inviter que sainte Catherine s\u2019intitule à la fois leur patronne et celle des philosophes.Au reste, lorsqu\u2019on envisago calmement la situation et qu'on caleule toutes les chances qu\u2019ont nos béritières de dénicher, pour mari, un brutal, un ivrogne, un gueux, ou, tout au moins un ivrogne, au lieu du chic et brave homme rêvé, on se demande s\u2019il n\u2019est pag plus prudent pour elles de retirer leur épingle et de regarder paisiblement grimacer celles qui se piquent les oigts.S'il vous est trop pénible de fermer hermétiquement votre cœur, bonnes jeunes filles, reportez sur quelque inoffensif toutou l\u2019affection qui était née pour un autre.Vous en recueillerez moins d\u2019ingratitune.Le record de In corde\u2014Le coroner du district de Terrebonne a adressé la lettre suivante à son confrère, le député-coroner Garneau, qui a dirigé l\u2019instruction de l\u2019enquête préliminaire de l\u2019affaire du lac(Beauport, près Québec, oùsont accusés de meurtre le citoyen David Dubé et la femme Mooney : Saint-Augustin, Deux-Montagnes, A M.le docteur Garneau, Député-coroner.Mon cher confrère, Permettez-moi de vous adresser mes plus sincères félicitations sur l\u2019heureux résultat de votre enquête re Mooney.; Tout le pays avait les yeux sur vous et attendait avec anxiété le dénouement de cette affaire.Grâce à votre energie, votre courage et votræ travail, la Société se trouvera débarrassée de ces deux êtres dangereux.Aussi, c\u2019est avec grand plaisir que j\u2019ai lu dans les journaux le verdict rendu par vos jurés.Veuillez accepter mes saluts respectueux et me croire votre dévoué, DR P.-Z.MIGNAULT, Coroner.Les coroners s\u2019entrainent ; ils font la course aux.potences.Le docteur Mignault est le méme qui, avec les limiers de la meute McOaskill, a crié vie- toire lorsque la sentence de mort est tombée sur la tête de Cordélia Viau et de Sam Parslow.Dans la lettre qu\u2019il écrit au docteur Garneau, il ne dit pas que la conduite de sa cause, à Saint-Canut, a servi d\u2019exemple à celle du lac Beauport, mais il veut au moins rappeler que cette affaire-là méritait aussi des félicitations.Le fait est que ces deux épouvantables tragédies ressemblaient singulièrement l\u2019une à l\u2019autre ; et les allumeurs de chandelles, sur leg planches de la justice, ont df s\u2019y prendre de la même façon.On ne doit pas, sans intérêt, publier d\u2019aussi ignobles félicitations ; et si le ministre de la justice ne dégotte pas un employé au zèle aussi scandaleux, - je le soupçonne d\u2019avoir promis une promotion, ou tout au moins une médaille, au coroner qui aura érigé le plus grand nombre d\u2019échafauds.Allez-y, là-dedans comme ailleurs, il doit y avoir un record à établir.Le Sirage\u2014M.Benjamin Sulte, sous-ministre de la guerre, a fait, au Château Ramesay, une conférence sur la loyauté des Canadiens-français.M.Sulte s\u2019est montré profond historien autant que parfait fonctionnaire.Il a dit, en résumé\u2014et dans quelle élocution |\u2014 que, passant à l\u2019Angleterre, les Canadiens n\u2019ont pas reçu une grande liberté parce qu\u2019ils étaient trop bêtes pour savoir en profiter, et qu'ils doivent maintenant passer le reste de leurs jours à bénir Albion dela sollicitude qu\u2019elle nous témoigne.Le jour de l\u2019An approche, où la Reine distribue ses faveurs, et l\u2019historien pense qu\u2019il commence à être temps de se faire appeler Sir Benjamin, quand même il lui faudrait s\u2019user un peu la langue.Livres prohibes\u2014Le directeur de nos douanes, M, Patterson, fabricant de biscuits .fort compétent, sans doute, en matière d\u2019art, vient de défendre l\u2019entrée du Canada à une soixantaine de périodiques publiés à Paris, à New-York, et ailleurs.Ces jour- nauxsont évidemment dangereux\u2014comme d\u2019ailleurs le whisky\u2014à certains cerveaux trop jeunes, mais ils sont aussi d\u2019un réel profit aux littérateurs et aux artistes sérieux.Et si nous reconnaissons au ministre le droit d\u2019autoriserles maires des villes prohi- bitionistes à défendre les lectures, nous ne re- reconnaissons aucunement au fabricant de biscuits la compétence de régler les aspirations artistiques de sout un peuple.La prostitution\u2014La femme Perrault,126, rue Vitré, à reçu hier la visite\u2014officielle, celle-1A\u2014des détectives, qui l\u2019ont priée de se présenter devant le recorder.Les viveurs ont crié à la tyrannie, et ont censuré la police qui ferme les établissements bien tenus, comme celui de la Perrault, et continue de protéger le commerce des bouges plus ignobles.A ceux-ci nous donnerons des détails.La femme Perrault et ses pensionnaires auront probablement à répondre à une accusation des plus graves, celle d\u2019avoir séquestré une jeune fille, mi- Voyant venir l\u2019agonie do la petite malheureuse, les sœurs de l\u2019hôpital ont mandé le KR.P.Nolin, S.J., qui a déclaré l\u2019horrible séduction au recorder Poirier.Bravo, révérend père Nolin.Monsieur le recorder, attendez nos félicitations.Enry d\u2019Els NOTES D\u2019ART A défaut d\u2019actualité nous nous contenterons d\u2019exposer notre programme.1l est essentiellement de l\u2019osprit de notre journal de considérer chaque chose le plus sérieusement possible, et il nous à paru que la critique avait toujours été trop négligée par tous nos confrères dans le journalisme canadien.Si l\u2019on se plaint du peu d\u2019avancement des esprits de matière artistique, devra-t-on chercher ailleurs la cause de cette somnolence ?Les rares écrivains qui ont osé so mêler de critique, n\u2019ont pas été à la hauteur de leur position.Qu\u2019ils aient été victimes de leur propre ignorance, ou qu\u2019ils aient été trop débonnaires pour fairesonner les vérités, la conséquence à été désastreuse.Le public s\u2019est cru obligé d\u2019applaudir à ce qu\u2019une réclame insensée lui avait présenté, et les artistes sont devenus tellement orgueilleux qu\u2019ils n\u2019ont plus voulu accepter les conseils les plus sincères.Pauvres génies transcendants arrivés du premier coup à l\u2019apogée de leur gloiro.Si donc nous essayons de toucher aux idoles, si nous osons les placer sur des socles plus proportionnés à leur taille, l\u2019on criern à la profanation, on nous appellera traîtres à nos gloires nationales, anti-patriotes, et que sais-je encore ?les idoles elles-mêmes, privées du fumet de leur encens habituel, élèveront les bras vers les nues pour protester contre un tel outrage ! Qu'importe, nous sommes forts de notre droit et nous aurons avec nous tous les amateurs sérieux de l\u2019art sublime.La critique aborde de front les grands principes de l\u2019art, et elle tient compte de son passé et de son avenir en croyant fermement au progrès.Ceci posé, nous discuterons, plus attachés à l\u2019idée qu\u2019au détail, au senfiment qu\u2019à l\u2019exécution.Et lorsque le public sera bien convaineu de ce que nous venons de dire, il sera de notre côté.Peut-être même les artistes qui nous auront fait grise mine tout d\u2019abord comprendront-ils que nous avons un plus grand souci de la poussée d\u2019art et de l\u2019interprétation des œuvres qui en témoignent.Dernièrement, il n\u2019y a bien longtemps, un de nos confrères donnait quelques mots d\u2019appréciation sur le talent de madame Calvé, \u2014 Un talent consacré par l\u2019univers entier ! Ce confrère comprenait que madame Culvé, de passage à notre ville avec la troupe Grau, n\u2019avait chanté que pour son cachet, lors de la représentation de l'aust, que le ténor n\u2019avait pas été à la hauteur du rôle.etc, Très bien.Nous ne pouvons, ni ne voulons imposer à notre confrère une manière de voir qui est celle de tout le monde.Seulement, pour qui connaît le dessous des lutrins, voici qui fait le piquant de l\u2019histoire : La critique de ce journal rendait en mème temps les comptes des représentations de la dernière troupe d\u2019opéra, au Monument National.Tout était parfait, au Monument les chanteuses, les chœurs et l\u2019orchestre, et partout.mais ce même critique avait un bon fauteuil \u2014 de faveur \u2014 pour chaque représentation.Il n\u2019avait donc pas à souffrir de l\u2019encombrement ainsi que cela lui était arrivé au théatre de Sa Majesté, où il y avait peut- être été obligé de payer son siège.Tout le monde se souvient du fiasco de la troupe Nicosias, administration Durieu.Aussi dès les dernières représentations, comme il n\u2019avait que faire d\u2019un billet de faveur, le critique en question s\u2019aperçut quo ce qu\u2019il avait tant admiré était du plus pur frelaté.Il brûla ses vaisseaux, bravement, sans hésiter.Et voilà un exemple vivant des quelques influences insurmontables qui mirent en esclavage dame critique en notre très bonne ville.ous nous souvenons que les feuilles anglaises, désireures de faire avorter toute entreprise française en ce pays \u2014 français pourtant \u2014 ont toujours crié au scandale et à l\u2019immoralité à cause de quelques grains de sel gaulois pétillant parfois dans le inlogue.Que ces messieurs nous causent done un peu des scènes américaines qui ne sont après tout que des expositions de jambes qui n\u2019ont pour tout mérite que celui d\u2019être grêles et cagneuses.Qu\u2019il soit bien compris, une fois pour toutes, dos la première de nos chroniques, que nous avons mis de côté toute espèce de parti pris.Nous ne voulons pas jeter de discrédit sur les entreprises louables, nous somines prêts à reconnaître leur mérite, mais cela ne nous empêchera pas de dire la vérité, pour le plus grand bien de l\u2019art.Les \u2018artistes onu ceci de commun avec les jolies femmes, qu\u2019ils ont parfois lours nerfs.Nous espérons qu\u2019une fois lu crise passée, ils ne nous garderont pas rancune.Gustave Comte.+ LE MONDE La saison d\u2019amusements que l\u2019Avent vient clore nous présage un gai carnaval pour 1900.Le bal de Mme L.J.Forget, les réceptions de Mmes McShane | par suite et Rodolphe Forget nous ont mis l\u2019eau À In bouche pour la saison prochaine.\u2018 terminer d\u2019une manière fin-de-siècle, l'audition briEk lante chez Mmo Burland, rue Sherbrooke, dont la méthode nouvelle ot pratique d\u2019amuser ses hôtes : rencontré l\u2019approbation de tout le monde.il serait à souhaiter que les Canadiens qui, d\u2019habitude, ne se tont pas tirer l\u2019orville pour organiser } des fêtes, prissent un peu la tournuro anglaise sur ce point.(a reposerait des bals oll les jeunes filles s\u2019épuisent en efforts quasi-humiliants d'amabilitô et du mignardise.Pour lu plus grand plaisir do tous, pourquoi no pas préparor, dans les maisons surtout où l\u2019hôtessu so plaint de no pouvoir varier sos amusements, uno de ces jolies potites pièces do- société, où l\u2019intol- ligenco et l\u2019osprit puissent so trouver à l\u2019aise ?ly a doux ans, M.le docteur Desjardins, dans une réunion charmante, avait tonté d\u2019introduire cos passe-temps agréables.Je ne sais pourquoi ce bol oxemple n\u2019a pas été suivi.l\u2019on s\u2019est rejeté, avec plus de frénésie que jamais, dans le tourbillon de ln valse et dos cotillons, Je lisais dernidrement, dans un journal des Etats- Unis, que les jeunes fllles de Connecticut ont formé un \u2018club dramatique de jeunes filles,\u201d qui, deux ou trois fois l\u2019année, donne une représentation aux amis ou à un public invité à payer dix sous par siège.Les recettes sont consacrées à uno œuvre du bienfaisance quelconque.Mais, voilà, on sait se passor des hommes chez nos voisins, et les jeunes filles, chez nous.ne semblent pas donner furieusement dans cette tactique.Le mois de janvier promet uno bonne moisson d\u2019hyménées : on annonce d\u2019abord le mariage de M.Eugène Tarte avec Melle Pellotior, colui de M.Godefroy Langlois aveo Melle Hirbour, do la ruo Cherrior, celui de M.Masson avec Mello Lucienne Parent, de In rue Saint-Denis.Sunette _ -\u2014+ -\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 CHRONIQUE SCIENTIFIQUE L\u2019ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE DES TRAINS.Pour quiconque n\u2019est pas initié aux difieultés do l\u2019exploitation des chemins de fer, c\u2019est un vrai sujet d\u2019étonnement que le peu d\u2019emploi que l\u2019on fait do l\u2019électricité pour l\u2019éclairage des trains, De rares applications sont faites sans douto, mais il doit paraître étrange que lv branche maftresso de l\u2019art do l\u2019ingéniour fin-de-sièclo n'ait pu nous donner, avantaujourd\u2019hui, la solution complète dans co cas d\u2019éclairage, comme elle nous lin donn6 dans bien d\u2019autres.Quelques applications antôrieures à ce jour ont presque toujours été réalisées suivant lo principe de l\u2019embarquement d\u2019uno batterio d\u2019ae- cumulateurs électriques, préalablement chargéo au point du départ.Ce système, quoique d\u2019un -fonctionnement très sûr, nécessite l\u2019établissement d\u2019usines pour charger ces accumulateurs en des points très nombreux de la ligne de chemin de fer.Do plus, la manœuvre continuelle d\u2019accumulatours très pesants et emcombruants dans les gares rend co système, très avantageux à d\u2019autres points de vuo, presque impossible sur nos voies ferrées.On applique do nos jours à l\u2019éclairage électrique des trains un tout autre principe.Ohaque voiture possèdo une dynamo mue par un des essioux ; cotto ynamo fonctionne pendant lt marche et alimonte les lampos du train, ainsi qu\u2019une potito battorie d\u2019accumulateurs placéo sous le wagon.Pendant les arrêts du train, les accumulateurs prennent la lace de la dynamo et évitent ainsi uneinterruption e la lumière.La grande diffieulté à vaincre était de maintenir une tension clectrique constante aux lampes pondant les variations de vitesse, si grandes et si fréquentes dans la marche des trains.Oeci ost obtenu par le glissement de la courroie passant do l\u2019essieu de la voiture à In poulie do la dynamo.Chaque fois quo le train accélère sa marche, il tond à imprimer une vitesse plus grande à la dynamo ; la courroie glisso ot la dynamo tend à garder une vitesse approximativemeut constante.Ce glissement est-il bien continu?C\u2019est cu que des expé- rionces établissent.Ce nouveau systèmo est d\u2019uno simplicité surprenante.L.A.Hordt, Professeur d'électricité à l'Université MeGill Dans notre prochain numéro, la Chronique Scientifique sera de notre > : : ! ! \\ collaborateur M.Adol phe V.Roy,ingénieur diplômé de l'Ecole Contrale de Paris et professeur de minéralogie au Monument National, LES AFFAIRES A la Bourse : Sur valeurs de banque, actions en cours, ote., cote soutenue.Banque des Marchands en tôte, avec une légère fraction en plus pour l\u2019ouverture lundi, le 41, En valeurs minières le ton est fade, et les porteurs en général sont plutôt vendeurs; les espérances des mois passés no se réalisent pas aussi vite que promis dans le temps.En débentures générales, industrielles, municipales etc., ça va cahin-caha ; on attend! Mardi midi verra du neuf, selon toute probabilité, dans le tramway de Montréal, le Pacifique, le Gaz, le Téléphone et les Cotons.Les prudents ont 48 heures pour réfléchir.* En lainagos, probabilité do hausse pour les commandes de ln salson prochaine des ventes en gros.Fn cotonnades, situation fixe pour le moment, aveu perspective de baisse dans l\u2019article brut, et ans l\u2019article tissé.En môtaux, quincailleries, cuirs, bois de menui- Mentionnons aussi les | serie, verres à vitre, couleurs, huiles généralement, soirées de Mmes Landry et Gérin-Lajoie, et, pour | etc., marchés ultra durs. En produits agricoles, prix plutôt à la hausse qu\u2019autrement.Bonne veine pour les producteurs.L\u2019argent circule d\u2019une maniére satisfaisante entre détaillants et fournisseurs.La nouveauté se plaint un peu, par suite d\u2019une excès de dourceur de douce température ; toutefois, les ventes sont encoro profitables et promettent d\u2019être meilleures dans quel ues jours, L\u2019argent aux banques est d\u2019approche facile pour tout bon papier marchand à taux variant de 6 à 7 pour cont, aux banques.C.s.LES CONSEILS DU MAITRE Jeune homme qui veux vivre vieux et bien, écoute ceci : La Providence du bon Dieu t\u2019a donné des forces dana une mesure quelconque.\u2018on devoir est d\u2019en user, de les développer, pour toi-même et pour ton Ainsi :\u2014 paye.Ne dors pas trop | Ne mange pas trop! Ne bois pas trop ! Ne travaille pas trop ! Et d\u2019une autre petite chose que la Nature te ré- vèlera en temps et lieu, n\u2019use pas trop,\u2014\u2014 Et tu vivras vieux et bien, Stanislas Coté.RESUME TELEGRAPHIQUE LA GUERRE LES CANADIENS A LA BATAILLE Ottawa, 3.-Le gouverneur-général vient de recevoir une importante nouvelle au sujet du contingent canadien.Le gouverneur du Sud Africain, Sir Alfred Milner, lui télégraphie que les nôtres sont partis, hier, pour le théâtre de la guerre.EN AVANT! Londres, 3.\u2014Le général Walker télégraphie que le contingent canadien a été chargé de protéger la ligne de communication du général Methuen.Les Canadiens verront le feu.EST-IL MORT ?Londres, 3\u2014Le général Joubert a été tué, le 10 novembre, dit une dépêche du Cap.Cependant Joubert, toujours d'après la dépêche, a tenu des pourparlers avec lo général White, qui est enfermé « Ladysmith, le 28 novembre.Encore une bonne blague, ou bien Joubert veut continuer à faire la guerre à ses ennemis jusque des rives du Styx.BULLER DECONCERTE Londres, 3\u2014Le général Buller devait prendre l\u2019offensive, aussitôt qu\u2019il aurait ses troupes dans la main.Aujourd\u2019hui, les dépêches du ap nous apprennent qu\u2019il n\u2019a plus en vue, pour le moment, que de porter secours à Ladysmith et 4 Kimberley.Arrivera-t-il à temps ?A LEXTREMITE Londres, 3.\u2014Un messager cafre, qui est arrivé, hier, de Ladyemith, au Cap, rapporte que la ville assiégée a Été en partie détruite par une eftrayante canonuade des Boors, et que quand il a fui, 1a ville était réduite à la dernidre extrémité.LE CHIFFRE GROSSIT Londres, 3.\u2014Derniers rapports du théâtre des opérations.Ala rivire Modder, ¢\u2019est 462 ofliciers et soldats, non 438, que l\u2019arméo anglaise a perdu.PORK AND BEANS Chicago, 3.\u2014Le gouvernement anglais a acheté, de fournisseurs américains, 7,000,000 de boîtes de conserve, pour ses troupes du \u2018'ransvaal, Vont-ils en manger du pork and beans, les Canityens ! CHAMBERLAIN, CASNSSEUR DE VITRES Londres,* 3.\u2014 Cramberlain, le véritable auteur de la guerre contre les Boers, eb le brouillon de l\u2019Europe, est vertemont censuré par ses propres amis, pour avoir cherché à éngendrer une nouvelle querelle à la France, dans son discours À Leicestershire.Ses propres partisans trouvent ridicule qu\u2019ayant affaire du Transvaal sur les bras, il profite des indiscrétions dela petite prosse française, pour soulever nne nouvelle tempête.L\u2019APPETIT VIENT EN MANGEANT Paris, 3 \u2014Do: jonr:iatx coloniaux, bien ien anglais, bien dans là note de Pexpaision impérialisto, prédisent quo l\u2019Angleterr>, après le Transvaal, après Terreneuve, jottera son dévolu sur la colonie française do la Nouvelle-Calédonie.Une guerre de l\u2019Angloterro avec la France, ce ser& oncore plus drôle qu\u2019avec le Transvaal, parce qu\u2019il y aura bion plus d\u2019épouvantes chez les mules.UNE CHINE EN ALLEMAGNE Berlin, 3.\u2014L\u2019empereur Guillaume demande i son arlemont d\u2019énormes crédits pour créer une flotte e guerfe.La majorité des députés s\u2019y oppose, Guillaume menace de chasser lé parlement.EN MEMOIRE DE PARNELL New-York, 3.\u2014Les Irlandais américains ont souscrit $80,000 pour le monument de Parnell.FAITS DIVERS \u2014MM.Lomer Gouin, M.P.P., et Joseph Lamarche, entrepreneur, se porteront candidats au fauteuil du conseil municipal, rendu vacant par la nomination de M.C, Beausoleil à la direction de l\u2019Hôtel des Postes.\u2014M, J.-O.Pelland, avocat, a annoncé hier soir à ses amis qu\u2019il se présentera dans Berthier.\u2014On dit que M.Henri Dubois, président des \u2018hôteliers, se remettra eh nomination contre MM.L.- A.Wilson et Oyrille Vallée, qui prétendent lui enlever sa charge.\u2014Un accident analogue à celui de Pease, a la Pointe Saint-Oharles, s\u2019est produit à la reconstruction de l\u2019édifice Scroggie, rue Sainte-Catherine, hier après-midi.Un nommé McRory, conduisant un treuil, a été mortellement frappé d\u2019un courant électrique, établi par la rencontre d\u2019une chaine de l\u2019instrument et d\u2019un fil télégraphique.L\u2019enquête révelera-t-elle un nouveau cas d\u2019indigestion fatale ?\u2014Un échevin de la commission de l\u2019Aqueduc dit que le verdict de l\u2019enquête Laforest seru favorable au surintendant qui n\u2019a toujours fait que suivre la ligue de conduite de ses prédécesseurs.\u2014L\u2019Eldorado et les autres endroits se payant de temps à autre de la musique, exposeront à la Cour Suprème la sentence de l\u2019honorable juge Doherty, qui a confirmé le jugement de feu le recorder de Montigny, condamnant Ménard & Gohier pour avoir fait de lu müsique dans leur restaurant.L'association des hôteliers refusent de\u2018 poursuivre les procédures.\u2014On nommera sous peu un ussistant à M.l\u2019inspecteur Lacroix.\u2014Lo lieutenant de police Bouthillier, du poste No.1, est duangéreusement malade.\u2014Hier au Queen\u2019s Hotel, au banquet des éléves de P\u2019Icole Polytechnique do Laval sous la présidenc de M.Henri Charlebois, l\u2019hon.M.Tarte a donn d\u2019excellents conseils à la jeunesse.Le discours de lhon.Robidoux a été un bijou littéraire.SPORT Foot-Ball.\u2014La partie jouée hier après-midi, entre les Britannia et les McGill, a fort amusé les quelques cents spectateurs du Montreal Base-ball Park, Non pas que Ja partic ait été extraordinairement intéressante, car les Britannia eurent l'avantage continuel, mais l\u2019épatant était de voir les joueurs se rouler comme des vers dans la boue ou tomber deux, cinq, dix À la fois dans les mares épaisses d\u2019où ils sortaient méconnaissables., La partie fut jouée selon les règles anglaises.Le score a été : 6 A 5, mais en toute justice, il aurait dû être de G À 0, car les 5 points des McGill n'auraient jamais dû compter.Leur essai s'est fait après un hors-jeu que tous les spectateurs auraient remarqués, mais le referee croyant que le joueur de MeGill en possession du ballon, s'était arrêté avant d'arriver À la ligne, ne se servit pas de son siffiet, Les Britannia comptèrent un essai durant le premier mi- temps, au cours duquel, le ballon ne se rendit pas une seule fois dans leur territoire, les McGill étant forcés de défendre leur forteresse du commencement À la fin.Les MeGill eurent vent derrière au second mi-temps, et semblèrent se rallier, forçant les * Brits \u201d de jouer sur la défensive pendant les premières dix minutes, mais ceux-ci réussirent néanmoins À les empêcher de compter un seul point, et ce n'est qu'après qu'ils eurent compté eux-mêmes leur deuxième essai, qui portait leur score à 6 points, que les McGill, grâce A la bévue du referce, purent compter les cinq points qui sont À leur crédit.Aux EtntseUnis ee 35 Vide.DE ee ee, 19 West point .(Cadets).LL.17 Annapolis oo.{Ladets).Perea : 5 Le Nationais Dans le prochain numéro des DéÉBars, nous SCIONS CN mesure d'annoncer aux admirateurs du National, si Oui où non notre grand club canadien-français a été admis dans la ligne intermédiaire de hockey.Ceux qui s'intéressent aux destinées du National attendent avec impatience l'assemblée de la ligue, à laquelle sera décidé le sort de notre club.Cette assemblée aura lieu samedi prochain, de sorte que le premier journal français qui publiera la nouvelle sera LEs DÉnars.Bleyele.-Clest demain soir que commencera au Madison Square Gerden, la grande course de six jours, : Cet important tournoi, dans lequel les plus forts cou- teurs américains et européens seront aux prises, se terminera samedi soir prochain.LEs DÉBATS seront les premiers À en publier le dévouement.Billard.\u2014La ligue de billard à été réorganisée hier soir.Les amateurs apprendront avec plaisir le retour du cercle Saint-Denis dans cette organisation.Les officiers de la ligue pour le prochain terme, élus à l'assemblée d'hier, sont + Président, M.Alex.Graham, Ottawa ;.secrétaire- trésorier : M.F.A, Généreux, cercle Saint-Denis ; comité de direction : MM, A- Parent, J.A.Marcotte, Québec, et M.Gardner.Suit la listé des parties qui seront jouées sur les tables du club dernier nommé.(Le chiffre 2 indique que deux parties seront jouées, l'une l'après-midi et l'autre le soir.) 16 déc.C.St-D.vs Québec, 2.6 Jan.Montréal vs C.St-D.13 *\u201c Ottawa vs Québec, 2.13 \u2018\u201c C.St-D.vs Montréal.19 \u2018\u201c Québec vs C.St-D.20 \u2018 Québec vs Montréal, 2.27 \u2018Montréal vs Québec, 2.10 fév.Montréal vs Ottawa, 10 \u2018* C.St-D.vs Ottawa.17 \u2018* Ottawa vs Montréal.17\u2018 Ottawa vs C.St.-D.23 \u2018\u201c Québec vs C.St-D.24 \u2018* Québec vs Ottawa, 2.24 \u2018* Montréal vs C.St-D.3 mars Nontréal vs Ottawa.« C.St-D.vs Ottawa.7 \u2018 C.St-D.vs Montréal.10 \u2018 Ottawa vs Montréal.10 * Ottawa vs C.St-D.Le Shamrock.\u2014L'assemblé annuelle de l'Union de Rugby de Québec a eu licu hier soir, au gymnase de la MA.A.A, Tous les clubs étaient représentés.Le club Shamrock a été enfin admis dans la ligue intermédiaire.Vainement, il avait fait deux fois application, Les officiers de l'Union pour le prochain terme sont : Président, M.Jack Savage, Montréal ; rer vice-président, T.J.Morin, Collège d'Ottawa ; 2me vice-président, M.À, Rankin, Britannia ; secrétaire-trésorier, M.E.H.Brown, Délégués à l'assemblée de la Canadian Rugby Union, MM.Morin, Mckenzie et James.Joseph Marier TEMPERATURE PROBABLE Toronto, 3\u2014Vent de l'oust.Temps beau et frais aujourd'hui.Froid demain.M.Y.B.\u2014Reçu lettre, merci, Téléphonerai lundi soir, entre Betyg .Kv \\ POETE.-Un confrère demande à M, Emile Nelligan de donner de ses nouvelles aux Dépars, BARBIER.\u2014M.A, C.E, cherche, À cinq minutes du Monument heures.À.A.Ao\u2014N'ai pu me proc.livre promis.Pas encore arrivé, M.C.Fe\u2014Seraui au Pare S.dimanche soir.Manquez pas.D.\u20ac.R\u2014N'ii pu rejoindre notre homme.Espère mardi.4 IANCÉE.\u2014 Un rédacteur aux DéBars, joli gaillard brunement moustachu, cherche unc fiancée sans dot, mais instruite et pas bégeule, S'adresser À M.J.D.L, SERVANTE.\u2014On demande une servante pour aider aux soins du ménage.763, Avenue de l'Hotel de Ville.AMINS.\u2014On demande go petits vendeurs de journaux pour col- dorter Les Dibars, tous les dimanches, À 6 heures du matin.JOSEPH MERCIER AVOCAT Chambre 29, édifice de la Banque du Peuple.National, un figaro qui consentira À se aver les mains avant de le bir- bifier.Ecrire aux DÉBATS.DACTYLOGRAPHE.\u2014 On demande, itu journal Les Dénars* une jeune fille connaissant l'anglais, le français et la dactylographic (type-writing).: GEORGES BOURDEAU NOTAIRE 4, Tue Saint-Laurent Spécialité : Prêts et hypothèques\u2018 FTAGE.\u2014On demande à louer, aux alentours de la cathédrale anglaise (rue Sainte-Catherine, quest) un étage (Mat) non meublé.Ecrire Mur.B, Les DÉBATS.ACARONI.\u2014 Si vous voulez vous lècher les:lèvres pendant quelques heures, allez manger, pour 25 sous, un plat de \u2018* Sphagietti * chez Roncari, rue Saint-Laurent, près Vitré.CLINIQUE NATIONALE \"\u201cwhéiies au nine 1 Gorge et du Larynx 492, RUE AMHERST, MONTREAL CONSULTATIONS : De 9 À 11 A, M.| de 2 à 4 p.m.ct de 7 à 8 le soir.Pour tous autres renseignements.s'adresser à M.le dirceteur.Telephh,.Bell, Est 88520 CHS.©.pe LORIMIER \u2014leuriste .SPÉCIALITÉ : 520, RUE SAINT-DENIS, vis- Tripurs FLORAUX POUR FUNÉRAILLES, ETC, a-vis.le Jardin de l\u2019Enfance Choix de fleurs counées.Plantes de toutes sortes.Corbeilles.Paniers rustiques.Bouquets.Décorations florales ete, etc.T Iphone Bell, Est, 1584.Théatre des Variétés Fee épisode de la grerre de 1870, Les M passe en Alsacethéâtre du dimanche, populaire et français.Cetaprès-midi et ce soir, le fameux artyrs de Strasbourg.\u201d La scène se Vingt-trois personnages.Sept numéro de Vaudevillees Delville, Lotty Neilson, Rita de Santillane, etc.Demain et les autres jours de La semaine le drame émouvant, ** Victime de la Calomnie Prix populaire, 10, 20.250.Mntinées I0c.GRAND CENTRAL THEATRE Angle des rues Saint=Gabriel et Saint-Paul Semaine du 4 Décç Ç 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ambre 1, ffêème étage.Montréal.Montréal, 30 Novembre 1899.e, mes plus sincères remerciements ce.Comme l'accident dont j'ai été de ma police et que j'étais alors sans \u2018Canadian Widows Votre dévoué, E.M.WHITARER "]
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