Les Débats, 24 juin 1900, dimanche 24 juin 1900
[" LA SOCIETE ANONYME DES DEBATS LOUVIGNY de MONTIGNY ADMINISTRATEUR KET DIRECTEUR DE LA REDAOTION LE NUMER »! DEUX SOUS.L'ABONNEMENT : $1.00 par année.-Les abonnés recevront le journal par la malle.Les manuscrits non insérés seront rendus sur demande.Les articles seront signés et les auteurs responsables.S JOURNAL PARAISSANT LE DIMANCHE - z= = I ébat POPULAIRE Ni vendu ni à vendre à aucune faction politique 1crANNFE No 30 24 JUIN 1900 REDACTION ET ADHINISTRATION : 71, rue Saint-Louis, 71 MONTRÉAL, P.Q.TELEPHONE Brit, Main 3840, Annonces commerciales ou demandes d'emploi, 10 sous la ligne.\u2014\u2014 Réolames, taux spéciaux.FORCE BRUTALE Quand le furtif vautour, pur le jeâne e.ccité, Surprend un oiselet voltigeant dans l'espace, Dana le limpide éther, un noir drame se passe, Et devant ce forfuit se tait l'immensité., Ainsi, de par le monde, un cri de liberté E.vhalé par les Boers que le nombre outrepasse, N'éveille point d\u2019échos : leur nation trépasse, Kt l'univers se drape en sa sérénité !.Pourquoi donc tous ces preux que la mort fauche en (braves, Nous trouvent-ils muets devant l\u2019écruasement Qui change unpeuple libreen un troupeau d'esclaves ?J'ui bien peur que ce poids ne pèse lourdement Sur notre siècle, à l\u2019heure ou parte la balance.** La force prime tout,\u201d aura dit le silence! .PHILEAS LANCTOT, Trois cents ! Le retour du premier contingent Rallions-Nous O Canadiens, rallions-nous, Et près du vievx drapeau, symbole d'ESPÉRANCE Ensemble, crions à genoux : Vive le France ! [Louis Fréchette.] Bien qu'il soit déplace, peut-être, d\u2019invoquer ici un témoignage anglais, je me prends à murmurer le fameux : What's in a word ?de certain insulaire britannique.Le vieux drapeau, autour duquel les Canadiens sont invités à se rallier, c'est le drapeau de la France, c'est le drapeau de la Révolution ! Et pour nous il doit être le symbole de l\u2019espérance.L\u2019espérance en quoi ?en qui?Vivi LA FRANCE est la réponse et cela en dit assez.Oui, vive la vieille terre de France où travaillent et s\u2019illustrent l'autre moitié de la famille franco-améri- raine, les descendants des frères et des sœurs, des cousins ct des cousines de nos intrévides aieux.Vive aussi la jeune France d'Amérique dont on écrit quelquefois le nom maïs qu\u2019on prononce si peu à haute el intelligible voix, de crainte de faire dresser certaines oreilles qu\u2019il n\u2019y aurait, pourtant, qu\u2019à couper pour avoir la paix.Aies-en, toutefois, l'assurance, noble drapeau tricolore ; tu es pour nous, les jeunes d'aujourd'hui, ce que tu fus pour les jeunes d'autrefois ; le symbole de l\u2019espérance en plus de liberté, en plus d'autonomie, en plus de force de caractère, en plus de vrai et bon patriotisme canadien.Comme les jeunes du passé, nous nous rallions autour de tes couleurs à la voix d\u2019un poète aimé ; et si LS jeunes filles en garde contre !es bestialités de certains individus, qui s'intitulent avocats, notaires ou médecins, et qui sont tout simplement des brutes n'ayant aucun respect de la faiblesse ou de la naïvete d'une femme.\\- C'est mercredi, à deux heures de l\u2019aprés-midi, que l'incident s'est produit.Une jeune femme d'origine française \u2014 qui a quitté son pays natal, il y a quelques années, pour occuper un emploi de caissière qui lui était offert à Montréal\u2014priée par un compatriote nécessiteux de vendre à son bénéfice quelques billets d'entrée à un concert devant -avoir lieu prochainement, frappa à la porte de quelques bureaux où, félicité de son zèle, la jeune femme recevait, avec des contributions, des recommandations de se présenter devant d'autres messieurs charitables qui ne manqueraient point de la gentiment acceuillir.C'est ainsi qu'elle frappa chez cet individu que nous ne pouvons malheureusement pas désigner plus qu\u2019en disant qu'il occupe un certain rang parmi les Jeunes gens de profession libérale, qu\u2019il se gourme assez régulièrement dans les clubs politiques, que son célibat affectionne particulièrement de se pavaner en dog-cart dans nos rués fashionables et que sa réputation n\u2019est pas celle d'un parfait gentilhomme.Mais, pour une fois, le monsieur pourra se vanter, ou ne pas se vanter, d'avoir reçu une bonne gifle en même temps qu'ue chaude leçon, si ce sont ses succès de chaque jour qui l\u2019ont poussé, mercredi, à fermer la porte de son bureaux derrière cette vendeuse, et d'user envers elle de mignardises qui dégénérèment promptement en violence.Tout cela n'est que de peu d'intérêt à côté de la bassesse dont fit preuve notre gommeux pour couvrir son échec ct éviter la menace d\u2019une poursuite criminelle que lui faisait déjà entrevoir la visiteuse outragée., Ne faut-il pas en effet qu'un monsieur soit d\u2019un vil intense pour essayer de faire chanter une femme qui refuse de se laisser séduire ct, pour expliquer son projet de séquestration, de se défendre d'avoir enfermé cette femme cn l'accusant de lui avoir volé une épingle de cravate, et de ne pas vouloir la laissé surtir avant que cette épingle ne suit rendue ?Une jeune fille timide, comme j'en connais, y aurait perdue la tête et aurait consenti à tout plutôt que de s'entendre accuser d\u2019un vol.Malheureusement pour lui, notre héros eut affaire à une femme qui ne perd pas facilement la raison, et ce fut lui qui fut surtout embêté de voir sa visiteuse sauter sur la boîte du téléphone et appeler un détective pour -trouver cette épingle n'existant plus que daus l'enbêtement du monsieur.La force primant tout, dans ce bas monde, le bureau des détectives ne put entendre l'invitation que le lâche, apeuré, intercepta brutalement dans la bouche même de sa victime qu'il jugea plus prudent de congédier sans attendre de nouvelles explications ni recevoir une autre gifle.; Voilà ce que nous tenons de la bouche même de cette jeune femme, et que nous rapportons pour mettre nos jeunes en garde.Que le monsieur qui s\u2019est aussi salement comporté, ait maintenantreçu l\u2019avis d\u2019une poursuite judiciaire ou une tripotée mérité,ça ne nous regarde peu.Si seulement les professions que j'ai mentionnées désirent connaître les noms et prénoms de celui de leurs membres qui se conduit de cette façon, elles n\u2019ont qu\u2019à s\u2019adresser à leur serviteur.STANISLAS PRUD'HOMME.LETTRE DE FEMME Nos aieux et nos contemporains Depuis que la fête de la Saint-Jean-Baptiste est devenue l'occasion de joutes oratoires entre politiciens arrivés ou en route, lu galanterie, cette qualité par excellence de nos ancêtres, en est absente.Anciennement,aux jours de luttes, de bataille, alors que la femme ne savait jamais, au départ de son mari, si elle le reverrait vivant, les hommes n\u2019oubliaient pas, non pas leurs femmes, mais la femme, la Canadienne aux heures de réjouissnances, C\u2019est qu'ils voyaient, qu'ils sentaient, qu\u2019ils comprenaient le rôle que la femme canadienne avait joué dans l'histoire du pays et l'influence qu'elle avait exercée sur ses destinées.] C'est la Canadienne, messieurs, ne vous en déplaise, ui à fait notre pays grand, prospère et Jopuleuxd'est elle qui a maintenu parmi nous l'esprit de famille, quelque ancien adorateur déserte ton culte pour d\u2019autres dieux, console-toi à la vue de l'armée grandissante de notre race \u2018l'oute l'ancienne jeunesse était pour toi, dit-on ; toute celle d'aujourd'hui l'est avec le même amour et avec autant de dévouement.La jeunesse d'aujourd'hui est plus nombreuse que l\u2019autre : celle de demain le sera encore davantage, et mille néophytes se présenteront pour occuper dans les rangs de la phalange la place des transfuges.0 Canadiens, raillions-nous : Et près du vieux drapeau, symbole d'espérance, Ensemble, crions à genoux : - Vive la Franee!\u201d WILFRID GASCON, VIL MONSIEUR Le zèle ne manque point à nos Canadiennes.L\u2019appel de la Charité les réunit vite en armée qui emporte d'assaut les institutions.et même les personnalités Que la pauvreté, la persécution ou la misère assiège avec le plus de tenacité.- Ce zèle est admirable, mais il ne doit pas aller jusqu'à l'imprudence.Ces charmantes quêteuses sont parfois confiantes que leur mission les cuirrasse contre toutes les épreu- \u201cves, toutes les audaces.Elles se trompent, malheu- heureusement.Une avanture qui vient de se dérouler rue Saint- l'amour du pays : c'est elle, par dessus tout, qui a couservé sur ce sol d'Amérique, envahi parles Anglais etles Allemands, la langue et les coutumes françaises.On est toujours du pays de sa mère et voilà pourquoi nous n'avons pus été anéantis par les Saxonn.Elle est longue et douloureuse cette histoire de la femme canadienne.Au début, alors que les colons étaient des héros, ln femme souffrit plus que l\u2019homme ; elle fut en butte aux privations, aux souffrances, aux dangors les plus terribles ; elle supporta tout, sans se plaindre.Les colons coûtaient cher à envoyer.Le roi Louis XIV, qui tenait à son argent autant qu'À su colonie, cherchait un moyen de peupler le Canada au meilleur compte ble.LL Comme il ne manquait pas d'esprit, il trouva facilement : c'était de prier messieurs les colons de tenter un petit effort et d'uugmenter leur famille autant que cela pourrait se faire.Des édite furent redi ge à cet effet, accordant tant de louis enfant, au delà d\u2019un certain nombre.Canadienne a toujours été patriote : les édits du Grand-Roi furent respectés et obéis.Alors commen- a ce travail gigantesque qui « étonné e nne oncore fo monde.a Canadiens augmentèrent dans des proportions qui étonnèrent les atatisticiens, ces gens que rien ne surprend, et renversèrent les théories acceptées les autres peuples.Tout cela à cause de Louis XIV.Ln conquête arriva ; mais le pli était pris et les édits de Sa Majesté restèrent toujours en vigueur : la prime seule à changé ; les louis du Roi ont été remplacés par les cent acres de Mercier.- Nous étions soixante mille, nous sommes aujourd'hui trois millions, disent avec un juste orgueil uos Orateurs ; mais ils le disent sur un ton qui ferait croire ue la femme n'a aucune gloire à revendiquer dans l'épanouissement de Ls race canadienne-française sur les bords du Saint-Laurent.Et, cependant, que de souffrances, que de larmes, que de dévouement cette force numérique n\u2019a-t-elle Jacques, aux alentours du New-York Life, mettra nos » Pour preuve que ce toast porté par un patriote au Danquet dela aint-Jean-Baptiste, de 1895\"; \u201cA Josophte, femme de Jean-Baptiste ; son empire \" est celui de lu tendresse et de la vertu.Elle mérite la conflance de l'époux, qui ne fait jamais d'affaires \u201c\u201c sans prendre son avis.\u201d Les gens de 35 étaient aussi sonsés que galants ; aussi ils ont fait 87.Ceux d'aujourd'hui n\u2019en disent pus autant et en font encore moins, Ms avaient raison nos vieux.La Canadienne est une maîtresse-femme qui n'a jamais marchandé son concours lorsqu'il s\u2019est agi de la bonne cause.Aussi une des bannières des rebelles, commune on appelait les patriotes d'il y a cinquante ans, portait-elle cette inscription : *\u201c Honneur «we Dames Canadiennes patriotes.\u201d Nos anciens avaient, du reste, le don des belles inscriptions et des devises éloquentes.Je ne parlerai pas de Rallions-nous qui avait son mérite, mais qui Ne signifie plus grand chose et ressemble trop 4 : illons-nous.ais, que d'autres qui ont déjà servi pourraient encore servir.: u'on fou ans le passé, dans les récits des fêtes, des actes et des combats de ceux qui ont fait surgir l'émeute de la Saint-Jean-Baptiste et nos libertés de l\u2019émeute.On n'aura que l'embarras du choix.Je ne parlerai pas de celle qui-fut arborée À Saint- Ours : Nos en, anis et nos autres manufactures domestiques.\" Manis que dites-vous de celle-ci, qui date de In même époque, de 37, manquant peut-être de littérature, mais qui peint d'une manière énergique le peuple canadien et le but qu\u2019il a poursuivi et atteint : \u201c D'abord qu'on a le droit, on marche en avant !\u201d A ban entendeur, salut ! LUCETTE L\u2019Impérialisme Projet du char allégorique qui devra représenter notre gouvernement fédéral dans le cortège de la prochaine Saint- Jean-Baptiste Chez \u201cConcordia\u201d Ohé ! les étudiants ! \u2014\u201c* À quoi nous sert d'avoir une majorité cana- dienne-française ?\u201d disait hier un de nos vieux et respectés citoyens, en lisant le compte rendu du comité es finances.\u2014** Ce qu'on disait de Laurier en 90 pourrait s\u2019appliquer à notre Conseil de Ville \u201d, continua notre respectable citoyen.\u2018 Mieux vaut avoir un premior ministre anglais qui fait aux Canadiens toutes les concessions possibles pour garder ou gagner leurs voix, qu'un chef canadien qui cèdera tout aux Anglais de peur de paraître frenchy.\u201d C'est par peur de paraître frenchy que le comité des finances a, \u2018\u2018brutalement\u201d, s'il faut en croire La Presse, repoussé la requête de l'Ecole Polytechnique de Montréal demandant à la ville un haut de terrain pour y construire une école.C'est ainsi que nos Cnnadiens des \u201cFinances\u201d ont célébré la Saint-Jean- Baptisten des échevins canadiens qui ont fait ce beaucoup et auquel on reprochait les largesses foncières passées faites en faveur du Pacifique, du Grand Tronc, etc, se défendait en disant que ln Charte ne donnait pas au Conseil le droit de donner un bout de terrain.\u2014+ Mais, répondit le faiseur de reproches, vous uviez le louer pour un prix nominal, comme vous e faites au Club de Golf dont l'utilité est certuine- ment moins grande que celle de notre école de sciences appliquées.\u201d , .\u2014*¢ Possible, ajouta notre pére conscrit, mais ce n\u2019était pus à nous à indiquer la manière dont on doit s'y prendre pour obtenir quelque chose de nous.\u201d Pour de l'hypocrisie, c'en est de la bonne ; elle est d\u2019autant meilleure qu\u2019on ne s'en sert que pour ou plutôt que contre les Canadiens ; pour les Anglais on n'ose la sortir.Quand on fait don du terrain au Crand Tronc, pour ses bureaux, on à étudié pendant des mois et des mois la manière d'éluder les difficultés que cette affaire résentait.Ou y est arrivé et On à donné un terrain \u2018une centaine de mille dollars au Grand Tronc.Mis en appétit par ce premier plat, le.Grand Tronc a tendu de nouveau son assiette et la commission des finances et le Conseil leur ont mis un autre nouveau lot de terrain dedans.Oes dons ne sont pus absolument vieux ; ils datent dea fin de 1898 ; alors comme maintenant, le Conseil n\u2019avait pas le droit de faire ces dons ; il les a faits ce- ndunt et nous nous demandons pourquoi ce qui a Ste fait pour une riche et puissante compagnie anglaise d'Angleterre ne pourrait être fait pour une pauvre tite école canadienne, la seule qui nous fabrique es ingénieurs, des arpenteurs, des architectes et qui les fabrique bons, supérieurs à ceux qui sortent du McGill.Ce n'est pas tant le refus que In manière cavalière dont il n été fait, accompagné des lazzis de l'échevin HSadler, qui nous offusque.! @ refus, il fallait s\u2019y atten- , avec des échevins canadiens qui se laissent conduire par le bout du nez par les échevins anglais, mais, réelloment, l'iusolence qu'on à mise à ls formu- ier est de trop, surtout quand elle s'adresse à ane institution comme l\u2019Université Laval.Cette question ne doit pas en rester là, les DÉBATS comptent sur les jeunes, surles étudiants de Laval, pounl'agiter jusqu\u2019à parfaite solution.coûtés à nos aïeules ! Nos pères, qu les ont vues À l'œuvre, ne les oubliaient pas, eux ; je n\u2019en veux © Q JEAN MIGEON a ECHOS Les journalistes anglais so grattent de s'être exposés aux feux des Boers.Ne parlons que de ln Daily Mail, qui n vu 141 de ses 15 correspondants dans l'Afrique du Sud hors de combat.Deux, MM.Stswen et Collett, sont morts ; l\u2019un ayant succombé à ln fièvre entérite à Ladysmith, l\u2019autre ayant été tué sur le champ de bataille à Molteno ; quatre ont été blessés, dont le plus récent est M.Charles Hands, atteint grièvement par une balle sur la route de Mafeking : quatre ont été fnits prisonniers ou ussiégér, dont lady Sarah Wilson et lord Rossiyn ; quatre autres sont duns les hôpitaux africains, atteints de fièvre.Un échantillon de littérature déca- cadente pris dans un journal artistique: La Vie Nouvelle.* Une morasse opaque englue quelques flandro- hyles ou déroulédéens exaspèrès.Peintres nationa- istes pirouettant foilement à In Brisequille, Réactionnaires combattifs irisés, désirisèes ou juunissnnt.Petite séquelle éperdue, activée par sémites crochu- crasseux ou mécènes désordonnés bisquant depuis les Vingt, en écrevisse affolée tournoyant dans une soupière : Jolies faces pâles.Impuissants vomisseurs de pointes glacées.Enragés philistins vertement imû- choirdés.Pantins gouuilleurs sacrieannés.Vieux exagèdrauts adjectivés.Musques de toute couleur.\u201d Un enfant de troie ans comprendrait tout de suite.Pour les adultes, c\u2019est plus difficile.Notre systéme éducationnel qui nous i valu toutes les médailles à l\u2019exposition de Chicago vient de s'enrichir d'une méthode nouvelle.Les sœurs de Lu Congrégation, coin de In rue Craig et Visitation, ayant quelques réparations à faire à leur immeuble, ont trouvé bon, pour rentrer dans leur argent, de supprimer cette année les prix aux élèves.as de commentaires.Paris est la ville aissoivante par excellence.les vertus les mieux trempées n\u2019y résistent pus.Voilà Françoise, notre vertueuss Franguise, Une de nos Indies-commissionners, qui fréquente le monde des cocottes à présent, s\u2019il faut l\u2019en croire t.\u2026.Elle nous apprend, dans une lettre à La Patrie, que dans le monde où l'on s'amuse, on à beaucoup purlé d'une suirée donnée chez M.Guimet et à luquelle elle auussisté.Pre ludor ! C'est M.Guimet qui a dù être flatté en lisant cette lettre ! Comme on apprend l\u2019histoire par les journaux.Lu, il y à quelques jours \u2018* C\u2019est aujour- d'hui le 85e anniversaire de la bataille de Waterloo on Napoléon fut vaincu pair les Anglais.\u2014\u201d\" J'avais toujuurs cru que Blücher, général prussien, était venu tu secours de Welliugton, dont les troupes se sau- vuient et qu\u2019il décida par son intervention du succès si compromis de la célèbre journée du 18 juin 1815.Lèch dos, va! Cesena Nos îreres acadiens se rénniront en congrès général pour In quatrième fois, le 15 noût pro- chuin, à Arichat, Cap Breton.Le programme des délibérations élaboré parle comité exécutif nommé au congrès de Church Point, qui n eu lieu en 1890, embrasse les sujets les plus importants qui s'imposent à l\u2019étude du peuple acadien et se rattachent le plus intimement À son avenir et à ses destinées.Une chatte a mis bas, l\u2019autre jour, six héritiers dont deux petits chiens : Les badauds se sont épatés du fait ; la presse s\u2019en est môlée, les agents de musées ont offert leur pesant-d'argent pour cette chatte caniflée.Si on peut tant s'étonner de ces extraordinaires roductions, «après avoir vu les petites choses qu\u2019ont aites nos grands hommes, avoir entendu les boueuses les de nos bouches d'or, avoir appris, du nhomme Lafontaine, que les montagnes accouchaient des souris.Les peintres qui ont le sentiment des couleurs, vont certainement s\u2019arracher le numéro illustré de Ju Patrie d'hier.Vous avez vu le suave dessin qui en orne la première page : Dans un fourré d'arbres jaunes, un enfant rouge aux cheveux verts tient en laisse un mouton bleu.Nul doute que Joson Perreault ne placarde les murailles du compartiment canadien à l'exposition, avec quelques centaines de ce numéro abracadabrant, car Pour le bon goût modesteinent il brille, Et sans danger une mère peut lui confier sa fille.N.B.Ce dernier vers, ne vient ici que comme remplissage ; aussi, ne doit-on pas mesurer les pieds, Un gant a été lancé dans l'arène littéraire par M.Rodolphe Girard, reporter & La Presse, et auteur d'une nouvelle qui s'intitule Florence.Il défle M.le docteur Choquette, laurent d'un concours institué par le gouvernement et auquel prirent part MM.Louis Fréchette, Famphile Lomay et le R.P.Charland.Pourquoi M.Girard, pendant qu'il » les mains dedans, ne défle-t-il pas Victor Hugo, Maupassant, Daudet, dont les œuvres continuent de s\u2019imprimer pos- thumement\u2014et nussi les auteurs français modernes dont une bonne partie n\u2019égale pus en talents comme conteurs ou romanciers, MM.le ducteur Choquette, Fréchette, Lemay ou le R.P.Charland.Nos bons auteurs ont travaillé durant leur jeunesse.Ils n\u2019ont pus perdu leur temps à faire des bravades.Un sujet comportant un noble développement et qui donnerait bien des chances à M, Gir de sortir vainqueur du concours est : \u2018\u201c La modestie dans le génie \u201d, ou \u201c La résignation dans la vacuité.\u201d Les traines des toilettes vont disparaitre, Dans un congaès scientifique qui s\u2019est tedu Rome, les savante les plus autorisés se sont occupés du costume féminin.Ils ont été unanimes à condamner au nom de l\u2019hygiène et de lu prophylaxie, la mode des jupes longues.Un médecin, le docteur Casagrandi « montré d'une façon snisissante et par des expériences les inconvénients et les dangers dece vêtement.Il a eu l'idée de faire porter par un certain nombre de dames des jupes dont la traîne, formée d'une bande mobile haute de sept pouces, étant soumise après une heure de promenade dans les vues de In ville, à l\u2019examen micrographique.Sur chacune de ces traînes, le docteur randi a constaté descolonies entières de microbes et de buciles, Influenza, phtisie, flèvre ty- hoide, tétanos, tels sont les moindres maux, dont es mères, après chaque promenade, rapportent les germes auprès des berceaux de leurs enfants.En présence de ces constatations, les hygiénistes présents au congrès de Rome n\u2019ont pas hésité à proscrire l'emploi de la traine.Attendons-nous à voir, dans un prochain avenir, la jupe courte des bicyclistes adopté comme tenue de ville par les élégantes de l'univers entie, ENRY d'RLS.Dans le prochain numéro: NOZES DE LA SEMAINE, par GONZALVE DESAUL- NIERS. 2 a Clair de \u2018une intellectuel Ma pensée est couleur de lumières lointaines, Du fond de quelque crypte aux vagues profondeurs.Ede a l\u2019éclat parfois des subtiles verdeurs D'un golfe où le soleil abaisse ses antennes.En un jardin sonore, au soupir des fontaines, Le à vécu dans les soirs dou.v, dans les odeurs : Ma pensée est couleur de lumières lointaines, Du fond de quelque crypte au.vagues profondeurs.2e court à jamais les blanches prétentaines, Au pays angélique où montent ses ardeurs, Et, loin de lu matière et des brutes laideurs, Elle rêve l\u2019essor aux célestes Athènes, Mu pensée cst couleur de lunes d'or lointaines.EMILE NELLIGAN NOTES DE LA SEMAINE Lettre a Jean A Jean, mon frère, âgé de dix ans, qui célèbre aujourd'hui lu fête de son patron, saint Jean- Baptiste, et qui s\u2019est fait à lui- même le cadenu de deux beaux prix au Jardin de l'Enfance.Mon cher Jean.Dois-je t'avouer que tu m'as fait grand'honte, hier, en me présentant ces deux beaux prix, sans doute mérités, que tu rapportes de la distribution : 1 y à longtemps, tu sais, que j'ai quitté les banes de l\u2019école : bien des tracas ont déjà traversé mon esprit et fatigué ma mémoire.Cependant, je me rappelle parfaitement lu dernière distribution de prix où je fus couronné.J'avais ton âge.Je portais des culottes et des casquettes ; je préférais courir nu-pieds et les cheveux au vent quand les ombres du soir, me dérobant aux regards maternels, me mélaient aux petits gamins qui me donnèrent ima première conception de la liberté.L'année d'après, l'on mit à mes culottes cette allonge qui constitue le pantalon et quiest plus exactement une manière de passerelle qui nous fait traverser le cours limpide de l\u2019enfance, qui nous transborde tout à coup de l'insouciance du jeune âge aux luttes de l'adolescence.Et je n'ai plus eu de prix.À peine quelques accessits ont-ils dévié de mon côté, comme des feuilles, n'est-ce ms, qu'emporte l\u2019eau et qui s'accrochentici plutôt que [sans suvoir pourquoi ni comment.Je n'admirais pas méme ceux de mes condisciples qui accaparaient les honneurs de la classe.Ilme faisait peine de les entendre proclamer savants, de les voir, auréolés de l\u2019ébahissement des ignorants et l\u2019esprit atrophié à l'étude des matières de concours, puis, en définitive, pas plus avancés que les autres qui laissnient le collège en emportant un diplôme de bachelier, aussi gros, aussi paraphé.aussi numéroté, aussi contresigné, aussi estampillé, enfin aussi nul que le leur.Il ne faut pas, mon cher Jean, que mon mauvais exemple te détermine à déduigner les prix que t'offri- vont tes maîtres.Si je m'expose ainsi, c'est pour te bien faire comprendre que tu ne dois pas travailler seulement pour recevoir, À chaque fin d\u2019année, des livres à couverture peinte et à tranches dorées.Il est d'autres prix qui doivent encourager tes peines.Ce \u2018sont les couronnes et les attestations que te décerneront ta conscience et ton cœur quand tu auras été honnête, tes concitoyens et tes compatriotes quand tu te seras dépensé à leur service.Ces récompenses, mon cher Jean, sont les seules vraies, celles dont les prix du collège ne sont que l'emblênie.Un soir, t'en souviens-tu, je l'ai raconté l'histoire qu\u2019a rapportée à Alphonse Daudet ce petit Alsacien ui s'appelait Frantz, et qui regretta tant ses heures \u2018école buisonnière en entendant tout à coup son précepteur, ce pauvre M.Hamel, live l\u2019ordre prussien de ne plus enseigner d'autre chose que l'allemand dans les écoles d'Alsace et de Lorraine.Le petit Frantz n'était, certes, pas comme toi, mon petit Jean, Tu as remporté de beaux prix et lui n'a rien eu autre chose que des reproches de M, Hamel.Mais ne dois-tu pas te presser le plus possible de t'instruire, avant qu\u2019un ordre ne nous arrive, à nous aussi.Nous ne savons pas ce qui nous attend, nous, Alsaciens d'Amérique, et peut-être qu\u2019il n\u2019est pas loin le jour où l'on nous forcera de parler autre chose que le français dans nos écoles.Ne perds pas ton temps, mon cher petit Jean, à disputer à tes condisciples le prix d'une version casse- tête ou d\u2019un probléme rébus.Approfondis d'abord la langue anglaise afin de bien combattre ceux qui voudront te défendre de parler françnis : connais l'anglais mais ne fais pas comme ces cerveaux détraqués, ces têtes pussées de 'nutre cOté, qui voient beaucoup de gloire ou de chic à oublier leur langue maternelle ou a traduire leur nom en anglais.T'endends-tu appeler John, tout juste le prénom de Bull,quand, au contraire, tu as étd baptisé du nom du patron des Canndiens.Etudie ensuite l'histoire de ton pays; efforce- toi de comprendre comment notre Canada, de français qu\u2019il était d'abord est devenu anglais, et combien il se Lrompe en cherchant l'élévation du peuple dans la seule multiplication des usines et dans l'enfantement d hommes qui te vendront pour de l'or.Rends-toi compte de l'infériorité de l'instruction de tes compatriotes et trouve un moyen de les mieux instruire, de les convaincre de secouer le joug qui les attache à la lourde charette de l'ignorance et de l'esclavage.On a déjà voulu réveiller notre peuple et.l'on s\u2019est même ligué sous l'égide de ton saint patron dont tu célèbres aujourd'hui la fête.Aujourd'hui, saint Jean- Baptiste est rélégué personne ne sait où, et le nombre diminue toujours de ceux qui se servaient de son nom pour unir entre eux tous les Canadiens.Mon cher petit Jean, je ne veux pas te faire peur par ces grandes paroles dont tu ne comprends pns toute la signification, mais tu réfléchiras plus tard à la lettre que je t\u2019écris ce soir ; je te demande d'y penser souvent, plus tard, quand tu deviendras grand ; je veux que ces pensées sc rivent en ta jeunesse, te hantent.Tu deviendras bientôt grand, mon petitJean.L'an prochain, tu feras ta première communion ; puis on te mettra, à.toi aussi, un pantalon, et tu entreras au collège our devenir un hommie, pour chercher le but, l'étoile de ton existence, le sens de ta vie.Il faut à chacun une étoile : à l'homme du monde, à I'heureux, au imisérable autant qu'au nautonnier.L'on ne marche bien, l\u2019on n'avance sûrement qu\u2019à partir du moment où l'étoile s'est aperçue dans le firmament du rêve ou de la destinée ; l\u2019on cesse d\u2019être inutile du moment que l\u2019on s'est tracé son rôle sur la scène de son pays ; l'on est pas digne de vivre tant que l\u2019on n pas compris le sens de l'existence, Mon cher Jean, tu devras comprendre la vie pour être heureux, parce que tu n'as pas la richesse qui leurre en essayant d'acheter le bonheur.Notre pauvre père nous a fait un legs que nous ne dissiperons qu'en perdant la raison ; tu sauras plus tard l\u2019héritage qu'il nous a conflé.En espèces, il t'a donné, à toi, montre d\u2019or que ses camarades, les Zouaves Ponti- _ faux, lui offrirent, un jour d'anniversaire, pour reconnaître l'exemple qu'il leur donna en s\u2019élançant le premier à lu défense du Pontife de Rome.Sur le couvercle de ce bijou s\u2019enlacent les armes de la papauté et le blason de tes ancêtres dont la bravoure est retracée en sang sur les bords du Saint-Laurent.L'or enlumine ces symboles qui sont restés brillants et purs, malgré la prison qui fut le lot de Pie IX et la pauvreté qui fut le nôtre.Les colonnes d'écus ne mènent pas à la gloire, mon cher Jean, et tu sauras un jour que si ton père avait jamais consenti à bransi- r avec sa devise \u2018 Dieu et Prochnin \"\u201d, la Mort ne ui aurait pas décerné cette palme de paix, cette couronne tressée par la foi, l'amour et l'espérance dont Hous vimes ccoint son auguste front se retirant de la e.Ce sont ces prix-là, mon cher Jean, que tu dois mériter.Ne t'inquiète pas si d'autres ont plus de récompenses, aux distributions, s'ils parviennent à forcer , 9 plus facilement le verdict des juges d'examens.Ils se délesteront avant longtem s et tu les rejoindras sans peine, le long de l'avenir, si tu réfléchis un peu, beaucoup, A ces conseils quo je tie donne et qui doivent certainement te causer une grande frayeur.Dans dix ans, si tu as encore tes jolis yeux bleus pour lire, et si j'ai encore deux doigts pour tenir une plume\u2014ne t\u2019effraie doncpas, je veux seulement te faire comprendre que tout peut arriver\u2014dans dix ans, lorsque tu sortiras du collège, que tu t\u2019imagineras tout savoir, que tu seras bachelier et qu'à la collation des titres tu te seras émnu d'un mignon mouchoir, à peine visible, s'agitant furtivement verstoi pour te féliciter, alors, mon cher petit Jean, je t'écrirai une autre lettre,beaucoup plus compréhensible que celle-ci, et je te signalerai un danger : une toile d\u2019araignde, de sole et d\u2019or fin, tisséo aux quatre coins de tes vingt aus par des créatures du bon Dieu ou du diable, qui te parat- tront inoffensives, gauches, faibles, timorées, craintives,hypocrites, entoilettées, perfides, quand tules ver- rag passer dans les rues, Car ces créatures, mon petit Jean, marchent dans la rue,comme des hommes, avee, toutefois, des pieds plus petits,des allures moins vives, des préoccupations plus grandes.N\u2019y souge pas encore, mon Jean; ce serait dela légd- reté et, auparavant, il faut que tu sois sérieux, sérieux comme tu as da I'étre pour mériter ces beaux prix que tu m'as présentés hier et qui ne font t'em- rasser bien fort.Ton grand frère, LA REPRISE DE \u201c L\u2019AFFAIRE \u201d L\u2019enquete de M.Quesnay de Beaurepaire M.Quesnay de Benurepaire est, plus que jamais, résolu de Intter pied a pied contre les gens qui s\u2019efforcent d'amener In reprise de l\u2019Affaire, dans le but de faire proclamer l'innocence d\u2019Alfred Dreyfus.L'ancien magistrat publie dans l\u2019Echo de Puris les lettres suivantes qu\u2019on lui à *\u201c fait adresser par voie sûre à la campagne.\u201d \u201c Copie textuelle d\u2019une lettre adressée de Genève à un banquier de Paris le 31 mai, sur papier-pelure.Deux témoins sont prêts à certifier l'exactitude de cette copie, ve Cher-ami, la victoire remporté lundi pur le gouvernement, en prolongeant son règne, va nous permettre de respirer.Toutefois, quoique la majorité obtenue paraisse fenvoyer aux calendes grecques une crise ministérielle, il faut aller de l'avant et ne pas perdre une minute.* Tout le monde ici est de cet avis.Les dernidres disposition sont prises et le moment du grand coup approche.Votre idée de la tréve de exposition était excellente et le capitaine F.en attirant sur l'affaire Tomps, absolument secondaire, a également servi nos vues en détournant l\u2019attention.** Personne absolument ne se doute d\u2019où vont sortir les trois faits nouveaux qui arnèneront ls révision à brève échéance.Le secrétaire de L.est allé à Londreseta vu E.qui rentrera à Paris aussitôt que Ch.aura retiré sa plainte.Le témoin produit à Rennes par M.parlera lorsqu\u2019arrivera l'ordre.* Quand à S.et a P.ils ont été autorisés par qui de droit à produire les documents ron envoyés à tennes.\u201c* Voyez D.dites-lui que tout va bien, mais que Alf.voudrait le voir ; qu\u2019il vienne donc à Bale en prévenant par fil.\u201c\u201c Résumé : il faut se hâter, puisque W.R.n formellement promis de suisir ln cour de cassation dès qu\u2019il y aurait un fait nouveau, sérieux.Ilya donc urgence à opérer avant la seconde quinzaine de juin, de fuçon que In cour puisse statuer avantles vacances judiciaires.\u201c Que W.R.fasse son possible pour envoyer le parlement en vacances.\u2018.D.et su famille vont bien et vous serrent affectueusement les mains, ** A bientôt.Votre tout dévoué.\u2018* VERITAS,\" M.Quesnay de Beaurepaire ajoute : \u201c* Mon correspondant, en m\u2019adressunt cette lettre, m'annonce que des renseignements importants, mis À lu poste, avaient précédé son envoi : je n\u2019ai rien reçu, Il n\u2019existe plus aucune sécurité pour les correspondances.\u201d P, L.M.L'HYMNE DES BOXERS C'est à titre de curiosité que nous offvons la traduction suivante du chant de guerre qui encourage les Boxeurs à pourfendre les diables étrangers.On dira peut-être que la phraséologie de ce poème luisse à désirer.Mais les poètes boxers ne sont pas tenus de sivoir chanter comme Homère, Shakespeare, Virgile ou Victor Hugo ! Ilsfont ce qu\u2019ils peuvent.Voici : Les dieux assistent les défenseurs des traditions, Le corps patriotique harmonieux, C'est parce que les \u2018* diables étrangers \u201d Suppliant le peuple d\u2019embrasser leur religion, De tourner le dos au ciel, Ie ne vénèrent pas Dieu et oublient les ancêtres.Les hbmmes violent les obligations humaines ; Les femmes commettent l\u2019adultère.\u2026 Les \u201c\u2018 diables étrangers \u201d ne sont pas issus du genre humain.Si vous ne le croyez pas, Observez-les attentivement : Les yeux de tous les \u2018* diables étrangers \u201d sont bleuâtres, Pas de pluies ! La terre se dessèche.Pirce que les églises ferment le Ciel.Les dieux sont en courroux, Les génies sont véxés ; Tous descendent des montagnes pour prêcher la doctrine.Ceci n\u2019est pas de l'hérésie.La pratique des mortitications ne sera pas vaine, En récit int des incantations et en prononçant des mots magiques.Brûlez les prières écrites en jaune ; Allumez des vases d\u2019enceus, Afin d\u2019inviter les dieux et les génies de toutes les grottes.Les dioux sortent des grottes ; Les génies descendent des montagnes ; Pour soutenir les corps humains dans la pratique des mortifications.Quand toutes les tactiques militaires Seront apprises à fond, Ti ne sera pas difficile d\u2019exterminer les *¢ diables étrangers, \u201d Démolissezles voies ferrées ; Arrachez les poteaux de télégraphe, Et puis, détruisez aussitôt après les steamers.Le cœur de ln grande rrance se refroidira et elle sera abattue, Les Anglais et les Russes se disperseront certainement, Et tonsles \u2018\u201c\u201c diables étrangers \u201d seront tués.Puisse tout le magnifique Empire de la nde dy- nustie du Ching ôtre à jumais prospère ! grande dy \u2014\u2014rrr ere Dr W.LYONS-GAUTHIER Spécialiste pour les maladies des Jeux du nez, de la gorge et des oreilles, No 327, Salut-Denis - - - Consultations gratuites.détournent de son axe le \u2018\u201c Royaume du milieu \"| to Politique Etrangère La guerre, entrée dans une autre phase, se continue avec non moins d'ardeur, et de succes pour les armes boors.Le ministre de la guerre anglais, ayant fait mander au général Roberts s'il serait possible de distraire une partie de ses forces pour les envoyer en Chine où le prestige de I\u2019 Angleterre exige qu'elle mette en ligne pourle moins autant d'hommes que les autres puissances, Roberts a répondu qu'il lui était impossible d\u2019amoindrir son effectif avant un an d'ici et que, plus que jamais, Îl avait besoin de renforts.Cette réponse a été suggérée par les nombreux et cruels désastres essuyés la semaine passée par les armées d'Albion.La guerre en effet ne peut finir que par la reddition ou lu capture des armées boers qui sont toutes aussi fortes qu'elles l'étaient après la capture de Cronje.Les bruits de défection qui ont couru sont d\u2019invention anglnise.Le président Kruger « transporté le siège de son gouvernement à Lydenburg.Il est là àAl'abri d\u2019un coup de main et plus que jamais décidé à mener lu campagne \u201cjusqu\u2019au bout.Déjà n commencé cette guerre d'escarmouche où grâce à la disposition du terrain les Boers harcélent sans cesse et sur dix points différents les troupes anglaises.C'est ainsi que la semaine dernière, à-Roodeval, le 4e bataillon du Derbyshire 1 eu tous ses hommes tués ou blessés.Dans cette méme rencontre le général bocer DeWet a capturé deux compagnies de Oity Volunters et deux compagnies de Yeomanry.C\u2019est ainsi que le bataillon de Yeomanry n été capturé.C\u2019est ninsi qu\u2019à Heilbron, Methuen s'ast fait enlever 500 hommes et des convois de munitions et de vivres : que le général Hunter s\u2019est fnit battre à Krugerdoep ; que Ritchener a failli se faire prendre à Creekerdorp et n dû chercher son sL- lut dans la fuite : qu\u2019à Rhihoski River, les Boers out capturé 350 Anglnis et sc sont cmparés de deux trains de munitions; que les Anglais ont été défaits avec des pertes considérables à Donherspoort dans ce inême état d'Orange que Roberts prétend conquis, annexé et pacifié ; !! Voilà le bilan de la semaine passée.our contrebalancer tous ces succès aussi nombreux qu'importants des armes boers, jen suls encore a chercher br moindre petite victoire anglaise.Je n\u2019en trouve pas.Aussi, la réputation du fameux généra- lismeRoberts s\u2019effrite de jour en jour jusqu'À ce que descendue au niveau de celle des autres généraux ungluis qui couvrent le sol de l\u2019Afrique, il n\u2019en restera plus rien.Voici l'opinion d\u2019un grand journal de Londres que n\u2019aveugle pas lu morgue britannique.Elle est dans la note vraie.Londres, 16 juin.\u2014 Le fait qu\u2019un général victorieux, commandant In plus noimbreuse armée que son pays ait jamais mise sous les ordres d\u2019un homme, a eu ses communications coupées avec le reste du monde et qu\u2019un détachement de 700 hommes a été détruit par un ennemi que l\u2019on croyaît réduit à In soumission, son territoire ayant été annexé à l'empire britannique, est Une clivse presque unique dans les annales militaires.Bien qu'on ne blâme pus le maréchal Roberts de ces désastres, à Londres on est complètement d\u2019u- vis que quelqu'un à fait une bévue à Prétoria.Les personnes, qui connaissent bien lu terrain autour de lu capitale du Transvaal, disent que le maréchal Roberts u choisi la route lu plus difficile pour arriver à cette ville, et que, d'un autre côté, l'accès de cette dernière aurait été plus facile.Le commandant en chef auraitpu se diriger vers l'Est et couperla retraite au général Botha.La prise de Prétoria, en elle-même, est un triomphe sans résultat, sauf en ce qui concerne l'effet moral.Les anciens soldats du Sud africain demandent \u2018\u201c pourquoi le maréchal Roberts n'a pas capturé Botha et ses hommes et pris ensuite Prétoria, au lieu d'occuper une ville abandonnée et de laisser les Boers se retirer tranquillement devant ses forces écrasantes ?\u201d Aussi, ma foi dans le succès final de la cause des deux vaillants petits pays n\u2019est pas ébranlée et, tout en suivant sur ln carte d'Afrique, avec une attention inquiète, In marche des évènements, je me rémé- more les passages suivants que j'ai lu dans le testament prophétique du brave général buer Joubert.\u201c Je crois en un Dieu de justice et en I'immortalité \u2018 de mon âme.\u2014Mon esprit est et «era.\u2014Je suis fidèle \u2018\u201c à In foi de mes ancêtres.\u2014Ils m'ont enseigné ln voie \u201c du bien, j'ai cherché à lu suivre.\u2014Lls m'ont apprie à \u201caimer ma patrie.J'ai combattu pour elle.J'ai \u201c\u201c fait mon devoir.Je meurs tranquille.\u2014 Mes der- \u201c nières pensées sont à ma famille et à mon bien-aimé \u201c pays.J \u2018ai assisté à ses épreuves.Elles ne sont pas \u201c finies encore.\u2014Chers amis vous avez à lutter sans \u201c\u2018attendre de secours de personne.Vous resterez \u201cseuls.Ayez pntience et courage.Le succès final \u2018\u2018 vous viendra.La providence ne peut nous aban- \u201c donner.Je désire que mon neveu Louis Botha soit \u201c désigné pour me remplacer.\u2014Mon esprit le guidera.\u201c* Je le conduirai à la victoire.\u201d Joubert mourut le surlendemain et depuis, son esprit est réellement avec le général Botha.Le conflit entre la Chine et le monde civilisé (telle est du moins notre prétention) prend de jour en jour des proportions plus grandes à tel point qu\u2019une guerre sensible semble maintenant inévitable.L'impératrice douarière, soutenue par les Boxers joue son vaut.MN est difficile d\u2019avoir les nouvelles exactes de ce qui se passe dans cet immense empire fermé aux étrangers.Toutes sortes de rumeurs fantuisistes ont circulé cette semaine, L'assnssinat de tous les consuls étrangers; la mort du général anglais Seymour ; le meurtre du jeune empereur de lt Chine suivi du suicide de la reine douairière , etc, etc.Il n\u2019y aaucun doute queles Boxers seront vaincus et ue la reine perdri son trône.Mnis à quand cette héance ?Il est impossible de le dire.La Chine actuelle n\u2019est plus ce qu\u2019elle était il y a 25 ans.Les généraux ne promènent plus sur leurs lignes de bataille des dragons en carton, afin d'effruyer l'ennemi et lui faire prendre la fuite.\u2014 Elle possède une armée dont personne ne peut évaluer la force numérique.Les soldats sont courageux ; Ils sont armés de fusils à tir rupide et instruits par des officiers européens.Bien du sing pourra couler avant que ces légions à faces jaunes soient vaincues, ct qui sait, si à l\u2019occasion du partage des dépouilles, la chicune ne se mettra pus dans les rangs, des vainqueurs el ne suscitera pas une nouvelle guerre qui, cette fois, serait universelle ?D'où il résulte que, bien que le théâtre de In guerre soit aux antipodes, nous, pauvre peuple, nous avons tout sujet d\u2019être inquiets, car ainsi que l\u2019: dit Horace : \u2014 quidquid delirant reges, plectuntur Achivi, A LA COTE D'OR aemrecnortasersancetensresphsnssne ta) es Oumar errances td as EL Le gouverneur de la colonie anglaise, sir Hodgson, a réussi à faire parvenir à Londres la note suivante.On snit que le gouverneur est assiégé dans cette massée par dix milles Achantes révoltés : \u2018 Plusieurs fois on à vainement essayé d'envoyer des lettres.La garnison de Coumassie comprend 700 hommes de trou indigènes sous les ordres du major Morris, qui a rene.si à entrer dans In place du côté nord.Les Éuropéens et les autres troupes sont à la demi-ration.L\u2019approvisionnement de munitions à Coumassie est insuff- sant pour permettre à la garnison d\u2019entreprendre des opérations offensives et on devra les ménager si les renforts n'arrivent pas.\u201c Les troupes envoyées au secours de Coumassie vont rencontrer un grand nombre de révoltés, qui ont construit des palissades et d\u2019autres obstacles.Autour de Coumussie il y n aussi des palissades qui sont-de bons abris pour les indigènes.\u201c L'état sanitaire à Coumassie est bon, mais 3,000 indigènes de cette ville manquent de tout* Une aide immédiate est instamment demandée.\"\u201d A LA HAVANE Les élections générales à Cuba ont porté un coups terrible à la politique annexionniste de MacKinley, Tous les fonctionnaires nommés sont anti-Américains.Les tentatives pour développer les sentiments an- néxionnistes de l'Ile, aux Etats-Unis, sont enrayées ur longtem Le nouveau maire éla a une formi- ble orité.\u2014L'Oncle Sam fait un nez ! 3 Décidément, les Anglais n'ont de chance et de- uis le premier coup de fusil tiré nu Transvaal, une Héveine constante s'acharne contre les bourreaux des Boers.Voici aujourd'hui que ln Gambie, une des plus importantes colonies britanniques de l'Afrique occidentale et dont la capitale, Sainte-Marie de Bathurst, ne compte pas moins de 20,000 habitants, entre à son Lour duus la voie de lu révolte.Le commis.suire anglais, Cecil Sitwell, à éte massacré avec toute son escorte, à Sanukandi, parles Mandingues fatigués des exactions du représentant britannique.Toute la colonie est en arme.EN ALLEMAGNE Le Kaiser jubile.Le Reichstag vient, dans un bel élande patriotisme, de voter le projet d\u2019une loi concernant l'augmentation, dans des proportions considérables, de la marine allemande.s Allemands ne pouvaient faire autrement après le vote des chambres françaises, décidant lu construction de nouveaux cuir- rassés pour lu somme de un williard de francs, L'Angleterre, en face de ces deux voles si importants, fait grise mine.C'est égal.Ces prépuratifs de guerre me laissent songeur ; je me demande ce que les nations auraient fait si nous n'avions pus eu, l'an dernier, la conférence de la paix à La Haye.EN FRANCE La France est tellement absorbée par son exposition, dont le succès va toujours grandissant, ce qui semblernit in:possible, que toutes les questions les plus brûlantes, les évènements les plus bouleversants, semblent In laisser indifférente.Le ministre de la guerre Gallifet remplacé par André !.la belle affaire.Le Sénat, votant l\u2019ammistie, c'est-à-dire, l'extinction des actions pénales, ce qui enterre à tous jumuis l\u2019affaire Dreyfus.L'affaire Dreyfus?.mmuis qui est-ce qui s\u2019en souvient encore?.Fachoda.?Chut.n'effarouchons pas les Anslais, çu nuirait à l'Exposition.Il y a les Boxers.Ce sont des Chinois.qui s'occupe des Chinois ?.Mais les Boers 7.Villebois-Mareuil est mort.Nous avons fait pour eux ce que nous avons pu, qu'ils se débrouillent maintenant.{ iN\u2019nvez-vous pas appris queles Anglais veulent s'em- purer des iles Baléures?.Et bien ça regarde l'Esagne, ça.Oui, munis l'Angleterre possédant Giraltar, Malte, Chypre, le canal de Suez, l\u2019Egypte, et s'annexant en plus les Baléares, tiendrait dans sa main la Médit:rranée.Tarare! et, d'abord, il n\u2019y a plus d'Anglais Une grande partie sont morts ou prisonniers en Afrique, les autres sont trop occupés au Transvaal, en Chine, en Gambie, à la Côte d'Or, en Perse, it Knrthoum au Maroc et ailleurs, que pour songer à prendre les Buléares .Les quelques rares Anglais disponibles sont à l'Exposition, déguisés en Américains .A propos d'exposition, venez-vous y faire un tour ?je gage que vous.n'avez pas encore vu les fontaines umineuses, lu maïson du Rire, le trottoir roulant, la lune à un mêtre, et les ladies-commissionners du Canada (La conversation continue ) INGENIEUSE RECLAME.L'édition parisienne du New Fork Herald a trouvé un moyen de se faire de la réclame qui vaut vraiment l'invention de la poudre.Une dame a écrit à un hebdomadaire de New-York, le Leisleïs Weekley que les Anglais et le Anglaises sont extrêmement mal vus et parfois maltraités à Paris, en raison de l'affaire de Fachoda et de la guerre anglo-boer.Américains et Américaines mêmes, confondues généralement par erreur avec leur cousin et cousines d'Angleterre, sont souvent regardés de travers, malgré les excellents sentiments des Français pour tous les enfants de l\u2019oncle Sam.Mais lu corres pondante de Leslie Weekly a constaté qu'on avait, au contraire, les plus grands égards pour elle, lorsqu'on lui apercevait à la main un numéro du New York's Herald.Elle conseille donc à tous ses compatriotes visitant Paris de ne se promener qu\u2019en étalant un exemplaire de la feuille améri- cnine, qui devient dès lors une sorte de certificat d'identité, une manière de drapeau des Etats-Unis.Sur quoi, le Herald lui-même de surrenchérir et d'engager tous les Anglais et Anglaises visitant I'Exposition à on faire autant, c\u2019est-à-dire de se déguiser en Yankees des deux sexes, par le seul fait de rter bien en évidence, du côté du titre, un numéro de son édition du jour.Pas bête, hein ?EMILE CARDIN.De la terre a.Mars M.Mercier, un des plus forts mathématiciens fran- quis dont maints travaux attestent l'érudition scienti- que, entreprend une croisade pour établir des communications entre la Terre et la planète Mars.M.Mercier, des observations faites depuis plusieurs années, a retiré l\u2019intime conviction que Riars est habité par des êtres d'une intelligence égale à la nôtre.Les canaux seraient, d'après l'auteur, la manifestation de cette intelligence, Dis lors, pourquoi ne pas entrer en relation, puisque la physique met à notre disposition les moyens nécessaires ?L'auteur, avec une persévérance qu\u2019on ne saurait trop louer, a entre- prie Une série d'écrits et de conférences afin de déve- opper cette idée et a cherché a réunir une une souscription pour entreprendre les signaux en question, n « parlé de vastes triangles lumineux que les Marsiens verraient et auxquels ils répondraient par des signaux analogues.Mais M.Mercier à mieux que ça.Quoi ?Je n\u2019en sais rien.Tout ce que je sais, c'est que j'ai conflance en M.Mercier.Tl nous fera causer avec les Marsiens, c\u2019est sûr.JOINVILLE LE DANGER Des lampes a incandescence Un électricien allemand fait remarquer que le public, en général, ne se rend pas assez compte des dangers d'incendie résultant de In chaleur dégagée par les lampes à incandescence, Des expériences très sérieuses ont établi qu\u2019une petite lampe à incundescence placée dans un récipient contenant un demi-litre d\u2019eau suffit À porter cette eau à un point voisin de l'ébullition en moins d\u2019une heure.Une lampe de ce genre mise en contact avec du celluloïd en détermine l'inflammation en cing minutes.11 est aussi trés dangereux de laisser une lampe à incandescence à proximité d\u2019une étoffe de coton ; au bout de quelques minutes, le coton est détérioré ct peut même s'enflammer.La soie résiste beaucoup mieux, mais le voisinage trop immédiat et trop pro- lon é des lumpes à Incandescence peut cependant abîmer.L'ENREGISTREMENT Et les Hommes d\u2019Affaires.L'ouvrage de J.-C.AUGER, est apprécié comme suit : EXTRAITS SIR A.LACOSTE.\u2014\"\u201c Votre recuell est pratique et rendra de grands services au public en général.\u201d M, le juge WURTELE, \u2014 \u201cI sincerely recommand your work to the public, and congratulate you upon .its perfection.\u201d M.le juge TASCHEREAU, \u2014 \u201c J'en ai fait une lecture attentive, et je n'ai aucun doute que votre ou- iv sera d'une journalière et pratique uti- 3j 5, le Juge de LORIMIER.\u2014\" C'est un recuell excessive- mant intéressant et lus formules en sont Inappréciables : /lès lors vous avez rendu un service considézaole à ceux qui s'occupent d'hypothè- uer, et de droits réels.\u201d TLL.\u2014* Votre ouvrage est sérieux, pratique ef d'un avantage immense hour les professions libérales ot les hommes d'affaires.\u201d - M.le juge En ventsi au bureau No 63, ruo Saint-Gabriel.Jrix : relié, $4.: bro ché.$8.§ \\ m= re r\u2014\u2014 - VIVE LA CANADIENNE ! Canadiens-français, donnons-nous aujourd'hui la main.Montrons au monde ct aux Anglais que nous sommes une nalion ét que nous nc craignons pas de nous affirmer, au moins une fois chaque année.Nos journaux ont fait un louable effort pour don ner à notre fête patronale un caractère solennel.Nos félicitations sont justes.Les DEBATS sont trop jeunes pour manifester leur patriotisme cn multipliant le nombre de leurs pages et cn peintulurant de couleurs joyeuses leur devanture, mais ils ont tenu à tenir le rang et à offrir à leurs lecteurs un cadeau qui vaut bien une image : les conseils de nos patriotes.C\u2019est une vérité de Proud'hon que \u201cles idées ne doivent pas être condamnées en haine de ceux qui les.produisent.\u201d Les auteurs de quelques unes des pensées que nous rapportons ont peut-être pêché et mérité la flétrissure du pays.Aujourd'hui n\u2019est pas le temps d'y voir.Leurs bons moments ont produit de bons mouvements ; imitons-les en ce qu'ils ont eu de bon.\u2019 L'AVENIR L'étendue et lu richesse de notre territoire ; ses ressources naturelles, aussi inépuisables que variées ; notre incomparable position géographique, qui nous permet de commander le commerce de la partie ln plus riche du Canada et des Etats de I'Ouest de la république américaine ; notre grande voie du.Saint- Laurent, ln plus importante voie de navigation intérieure et océunique qui existe au monde; notre magnifique réseau de chemins de fer, qui grandit rapidement ; nos universités, nos collèges, nos couvents el nos écoles publiques qui procurent au peuple l'éducation, et l\u2019édiication dans toutes les branches comme à Lous les degrés ; nos institutions de bienfai- sunce pour secourir toutes les misères et toutes les infirmités ; nos institutions, qui garantissent la liberté À tous les ciloyens, la protection la plus absolue à tous les intérêts de race et de religion ; In parfaite harmonie qui règne eutre Lous les groupes nationaux formant notre population - Enfin tous ces bienfaits cb ses avantages feront que, dans un avenir assez reproché, notre province effrira le spectacle d'un grand peuple riche, heureux, prospère ; et comme toutes ces choses se seront accomplies en grande partie pur cette popu- intion franco-canadienne, que la Providence semble avoir choisie pour instrument particulier de ses insondables desseins, l'écrivain des générations futures, qui raconteru l\u2019histoire de cu beau pays, pourra avec raison donner pour épigraphè à son livre : Gesta Dei per Francos.Monore Mercier LE PATRIOTISME Un illustre auteur contemporain n dit : les nobles cœurs sont comme les chênes, ils ne s\u2019enracinent que par les tempêtes.TI est de même des nations ; nous en sommes nmvivant exemple\u201d Les tempêtes et les épreuves n\u2019ont fait qu\u2019accroître notre vitalité nationale et que raviver dans nos cœurs in flamme immortelle du patriotisme.Le patriotisme, voilà ce qui constitue l'âne d\u2019un peuple.Snns cette grande vertu civique une nation n'est qu\u2019un assemblage fortuit d'individualités égois- tes, une caravane éphémère dont les membres se sont trouvés réunis par le hasard et se sé ront au terme de lu route, Aussi partout et toujours nous Voyons le patriotisme en honneur.Nous le voyons chanté par les poètes, célébré par les orateurs, constaté par les historiens, éternisé dans la mémoire des peuples.Tci,au Canada, il a enfanté des prodiges dans le passé : il est, duns le présent, l'inspiration de la grande démonstration dont nous udmirons aujourd\u2019hui I'éclat : il sera, espérons- le dans l'avenir, avec notre foi religieuse,-la sauve-garde assurée de notre race.) TLOMAs Chapals.AFFIRMEZ-VOUS Je dirai aux Canadiens-français : \u2018\u201c Affirmez-vous.\u201d Ce n\u2019est pas tout d'être, de se compter, de manifester.11 faut que les autres sachent que vous êtes, et combien vous êtes.T1 faut que vous ayez non-seulement des aspirations, mais une volonté nationale et un but national.Le nombre n\u2019est rien sans la direction, sans la conscience du but à atteindre et la détermination toujours active d\u2019y parvenir.De même que les nations ne peuvent exister sans l'unité, de môme, une fois formées, il leur faut un rôle défini, assigné d'avance à jouer parmi les autres races du continent nord-américain.Vous avez au front un signe indélébile ; vous êtes celtes et latins, de là race qui ne se fusionne pas, qui ne s'ussimile pas, Vous êtes un rejeton lointain, mnis vigoureux, du d peuple qui a eu une mission unique à remplir ans le monde, et qui n\u2019y a jamais failli, dont les erreurs et les fautes mêmes ont servi au progrès de l\u2019humanité.-Rappellez-vous-le.Rassemblez-vous, constitnez-vous, affirmez-vous.Prenez votre pluce à t.Elle vous est due, parce vous êtes les seuls en Amérique à faire équilibre aux autres races qui toutes se fondent dans an grand ensemble uniforme, mais sans homogénéité, sans unité, sans harmonie.Iwprimez À coûte masse votre sceau particulier et cesera une variété heureuse.Ce sera une variélé nécessuire.Le monde saxon, laissé à lui-même, s'immobiliserait, après avoir longtemps baillé dans l\u2019ennui.Apportezlui l\u2019aiguillon et donnez-lui une physionomie distine- tive.Alors, vous nurez rempli votre rôle sur ce continent, Mais pour cela, il faut bien le comprendre, bien le votiloir et bien le démontrer.- Que faut-il ?Multipliez les couvenfions qui conserveront l'unité, vous feront scnfiaîtrS votre force ut imprimeront une direction comm\u2019ine i toutes vos aspirations, à toutes vos volontés individuelles.Arthur Buites FAITES DE VOS ENFANTS DES HOMMES Apprenez donc à vos enfants àêtredes homunes.Donnez-leur une éducation virile.C'est à l'heure présente que cette instruction vigoureuse est nécessaire.Apprenez-lour à regarder l'avenir en face, at non à baisser In tdte et à se soumettre.Nos droits, nos croyances les plus chères sont aujourd'hui menacés.On'vent nous enlever notre langue et nous empêcher d\u2019'adorer Dieu à notre façon.II faut que cela cesse.Et s'ii devient nécessaire poür repousser la tyrannie de livrer de nouvelles luttes, nous no devrons pas hésiter à le faire.La violence n\u2019est pas de mise en -aucune-.ôccasion ; il faut de l'ordre et de l'harmonie.Mais quand lu tyrannie et le fanatisme vous écrasent, on prend tous les moyens pour broyer ceux qui vous stent, et quand, tous les moyens constitutionnels ont été épuisés ot qu'alors, jubtice nous est encore refusée, ou devient justifiable d'avoir même ECON volution.Oro à la révolnior.|._ MemsreMareler EE AUX LIBERAUX DU CANADA J'ai vu Lon vieux drapean, sainte ot noble oriflamme Déchiré par la balle et noirci par la flamme, ' Encor tout imprégné du sang de nos héros, Couvert des inonceaux d'or qu'un ennemi leur Servir de tapis vert à des bandits sans honte, Sur In table de leurs tripots.J e les ai vus, ces gueux,\u2014honte à l'espèce humainel\u2014 L'œil plein d'hypocrisie et le cœur plein de haine, Le parjure à ln bouzhe et le verre à la main, Erigeant l\u2019infamie et le vol en science, Pour vendre leur pays, troquer leur conscience Contre un ignoble parchemin, compte, Mandat, serment, devoir, honneur, vertu civique, Rien n\u2019est sacré pour eux ; duns leur rage cynique, Ils baillonnent la loi pour mieux la violer.Puis, à table, viveurs ! ici, truffe et champagne !.Grisez-vous bien, Ô vous que le boulet du Bagne Devrait seul frire chanceler ! Ne luissez pas monter le rouge à votre joue : La pudeur ne vaut rien ; dans In fange et la boue Risquez-vous hardiment, fronts hauts, sans sourciller ! Accouplez-vous bien vite aux hontes de la rue.Allons ! depuis quand donc cette engeance repue A-t-elle peur de se souiller ?Les traîtres ! s'ils gardnient pour eux seuls leurs 2.|souillures !.Mais ils ont souffleté nos gloires les plus pures ; Ils ont éclaboussé tous nos fronts immortels ; Aux croyances du peuple ils ont tendus des piéges, Et dressé leurs tréteaux, histrions sacrilèges, Jusques à l\u2019orubre des autels.(La voir d'un exilé, 1866.) Canada, Canada ! dans cette nuit funeste, Qui fera vegplendir le lambenu qui te reste De cette ardente foi qui pourrait te sauver ?Sur tant d'abaissement et sur tant de souffrance, Quand donc pourrai-je voir, Ô jour de délivrance ! L'astre des peuples se lever ?O peuple, les crachats ont maculé ta joue ; Un bouffon te harcelle, un pierrot te bafoue ; Ou {e hue, on te berne, on te pique, on te mord ; On t'arrache du front le bandeau de ta gloire.Debout, peuple, debout ! vas-tu leur luisser croire Que le patriolisme est mort ?Ah ! montre qu\u2019en dépit de tant d'apostusie, Le courage des preux chantés par Créinnzie Dans l'âne de leur fils n\u2019est pas encore éteint ! Montre-leur ce que c\u2019est qu\u2019un peuple qui s\u2019'éveille.Muis quel fracas soudain vient frapper mon oreille ?Qui gronde ainsi dans lo lointain ?Plein.de sombres éclats, de fanfares sublinies, Fort comte l'ouragan roulant sur les animes, Tonnant comme ln voix des vagues en rumeur, Confus comme les vents dans les grandes ramées, Quel est ce bruit puissant comme des chocs d\u2019armées, Quelle est çette immense clameur ?Bravo ! c'est un sauveur que Ia patrie acclame C\u2019est un fils de Chénier qui dresse une oriflamme Ou le mot LIBERTE s'écrit avec du sang ! Suivi d'un escadron de hardis sans-culottes, Car l\u2019archunge vengeur qui chasse les despotes Devant son glaive éblouissant ! Un rayon fulminant a percé les ténèbres ; Le monde a tressailli jusque dans ses vertèbres ; Un souffle impétueux dans les airs a passé ; La Liberté paraît, sublime et grandiose, Paix ! victoire ! hozunna ! son pied d\u2019airain se pose Sur un cadavre terrassé.: Traitres, ils sont comptés les jours de votre empire ! Car l'esprit du Seigneur sur tout ce qui respire Semble souffler le vent des révolutions.C'est l'heure solennelle où tombent les entraves, C'est l'heure des.tyrans et c\u2019est l'heure des braves, L'heure des rétributions ! ( La voix d'un exilé, 1868.) TOUS OUVRIERS Nous sommes tous des ouvriers, les uns de la charrue, d\u2019autres de l'enclume, d\u2019autres de la pensée, de la parole et de la plume.Nous sommes donc tons des rères et devons nous traiter comme tels.Aussi, la pensée me vient toujours que c\u2019est pour nous un devoir sacré de nous tendre mutèellement la main et de nous prêter l\u2019un à l'autre un appui réciproque.Car ur résoudre les grands problèmes sociaux du jour, il faut le concours de tous les forces, de toutes les intelligences dans un commun effort vers la justice.Monore Mercier SURSUM CORDA Quand s'affiche au grand jour la louche intolérance, Canadiens, montrons-nous dignes fils de la France, Oivilisons les Ostrogots ; O'est peu d'être français quand revient notre fête : Soyons-le tous les jours et suchons tenir tête Au fanatisme des cagots.Que nos actes toujours portent la noble empreinte D'un civisme réel, insensible à la crainte, Réfractaire aux vils compromis ; En dépit des clameurs de nos prétendus maîtres, Sur la brèche restons, comme nos fiers ancôtres, Fermes devant nos ennemis.Remi Tremblay PARLONS FRANCAIS Il-fut un temps, à Ottawa, où il était de suprême bon ton, chez quelques idiots, de ne parler qu\u2019anglais.C'est l'arrivée du contingent français venu de Québecen 1865 qui a changé la face des choses.8 hommes instruits ont exercé l'influence naturelle de leur supériorité ; on s\u2019est rallié autour d'eux dans l'Institut ; le français à repris ses droits, ot son empire est à présent souverain sur tout notre groupe.Si je comprends qu'il nous faille parler anglais avec ceux qui sont encore ln majorité et, en some, les maîtres, je ne saurnis concevoir pourquoi nous serions réduits par In perspective de leur donner satisfaction en négligeunt pour la leur In langue de nos pères.D'abord, nous nous entendrons toujours mieux dans notre langue, plus riche et sue plus À fond, que dans un idiome étranger, quel qu\u2019il soit.Ensuite, en n\u2019allant pas à eux, nous obligeons les Anglais à venir à nous, à étudier le français.4 : Ce que je dis ici pour les Francais d'Ontario s'a pli- ue plus véritablement encore i coux des Etats.nis, ar ceux-ci n'ont pas à combattre un parti pris entôté de se r de nous aussi longtemps que possible, un dédain atfiché plus systématiquement que réellement ressenti.L'Américain digne de ce nom, celui qui est sorti de la promiscuité des immigrants, de la des races, l'homme libre, dépouillé des préjugés germaniques, celtiques, saxons ou latins,\u2014et qui ne sacrifie qu'a préjugé national américain, miel tiré de tous les sucs indigènes et exotiques.\u2014l'Américain, être éclectique s'il en est, envoie ses petits enfants à Jouls Frechette - \u201cParis ; il: contribue.largement au soutien des écolea J.& ee canadiennes ; il ne méprise personne que le paresseux; indifférent à tout ce qui n\u2019est pas son Agrandissement personnel ou celui de sou pays, il laisse nos compa- (riotes se développer à leur aise, les respects, ne proscrit ni pe rabaisse rien ne ce qu\u2019ils chérissent, se mêle volontiers à eux.11 n\u2019obéit pas à un mot d'ordre parti de Londres à la suggestion diabolique d'un lord urham, La langue française est une belle plante qu\u2019il ne se sent ni le besoin ni le goût d'étouffer.Cunadiens,mes frères, venus, par milliers retremper, pendant cette douce et émouvante semunine, votre patriotisme aux lieux où sont pour vous les sources de ln langue et de la foi, vous me permettez ces remarques, n'est-ce pas ?Emigrés qui n'avez rien oublié de ce qui vous rattache au sol natal, la langue fran- jise est un dépôt sacré, un trésor inestimable qui ne oit pas se rouiller par notre faute ; il vous est défendu de le laisser ternir, se couvrir de poussière.Faites toujours en sorte que si l'homme à l'estime de qui vous tenez le plus tombait inopinément au milieu de votre famille, vous n'ayez pas à rougir en ui laissant voir un intérieur où la patrie n'aurait plus rien À reprendre.Purler inutilement une langue étrangère est déjà un manque de respect et un commencetuent de froideur pour Ia [langue maternelle.Sous aucun prétexte ne changez ni ne traduisez votre nom en anglais.Voilà la plaie puante qui ronge quelques-uns des vôtres.Tâchez par tous les moyens de les guérir : conseils amicaux, persuasion, menace du ridicule, et si cela ne fait pas, exposition répétée dans les journnux et duns les assemblées.Il faut, si on ne guérit pas les malades, empêcher la contagion de la maladie.Alphonse Lusiguan LA FRANCE On a osé dire que nous ne pouvions nous uer de tous ces beaux souvenirs, que lu gloire de la France n\u2019était pas la nôtre, que nous étions dégénérés.Ceux quil\u2019ont dit prétendraient-ils que nous soyons dégénérés pour nous être mêlés avec eux ?Je ne le crois pus.En mertant en commun les grandes qualités de leurs ancêtres, les descendants des deux plus grandes nations du monde ne sauraient qu\u2019y gagner.Nous, des Français dégénérés ! Mais, messieurs, ce n'est pas une calomnie, car lu chose n\u2019est pas croyable ; c\u2019est une absurdité.Partout l\u2019origine française se trahit elle- même, vous la renieriez qu\u2019elle parlerait plus fort que vous.C'est une observation que tous les les voyageurs, que Lous les historiens ont faite : les populations que la France n lnissées après elle sur tous Jes points du globe qui lui ont été soumis, se conserveut et se développent malgré tous les obstacles.; Si vous rencontrez quelque part une maison rustique, blanebie soigneusement au dehors, que sur le seuil un homme hospitaliervoussouhaitæ la bienvenue, Vous fasse partager de tout cœur le peu qu'il possède, si la gaieté la plus vive et lu plus franche préside à son foyer, messieurs, ne cherchez point : ln France passé là ! Si vous trouvez quelque part des hommes qui, au seul mot d'honneur, sentent bouillonner tout leur sang, qui, à ce mot magique, s\u2019élancent vers le champ de bataille et comptent le danger pour un plaisir, messieurs, ne soyez pas en peine : La France à passé à Si vous trouvez quelque part un groupe d'hommes lus sensibles encore au bienfait qu\u2019À l'injure, et à injure qu'au malheur, aussi enthousiastes de ce qui est beau et grand que bons et tendres pour tout ce qui est faible, encore une fois lu France a passé là ! P.-J.0, Chauveau + rer L'homme d'Etat doit aider et soulager les classes ouvrières, car elles ont l'âme et la vie d\u2019une nation.Sans elles, pns de travail, pas de progrès, pas de prospérité.Ne dédaignons pas de nous découvrir respec- ueusement devant la charrue et l'atelier qui nous ont fait ce que nous sommes ; et en répandant sur eux les lumières et les avantages de l'instruction, nous ne faisons qu'acquiter une dette sacrée \u2014HONORÉ MER- OIER.x A la cause que nous avons embrassée dans l\u2019Histoire du Canada, la conservation de notre religion, de notre langue et de nos lois, se rattache aujourd'hui notre propre destinée.En persévérant dans les traditions de nos pères, nous nous sommes fait l\u2019adversaire de In politique de l\u2019Angleterre, qui a placé les deux Canadas sous un même gouvernement, afin de faire disparaître ces trois grands traits de l'existence des Canadiens, et peut-être nous sommes-nous attiré aussi par là l\u2019antipathie de ceux d\u2019entre nos com triotes qui sont devenus les partisans de cette politique.ous pouvons dire, toutefois, que dans ce que nous avons écrit nous n'avons été inspiré par aucun motif d'hostilité contre personne.Nous n'avons fait qu'écouter les sympathies profondes de notre cœur pour une cause qui s'appuie sur ce qu\u2019il y a de plus saint et de plus vénérable aux yeux de tous les peuples.Nous wignorous pas les conséquences qui résultent pour nous de cet attachement à des sentiments qu'on répudie, Nous savons qu\u2019en heurtant de front les décrets d'une métropole toute-puissante, nous nous faisons regarder par elle comme le propagateur de doctrines funestes, et par les Canadiens ralliés au Coux qui demeurent dans la poussière, dont nous célébrons anjourd\u2019hui les vertus et dont nous honorons la mémoire nous ont légué l'histoire de toute leur vie pour modèle.C'est notre devoir de faire en sorte que notre uation soit digne de leurs travaux et de leurs vertus.Si nous voulons que leur mémoire soit iminortelle, assurons l\u2019existence perpétuelle de l'élément canadien- français.\u2014FERDINARD GAGNON, Montréal, 24 juin 1874.x Eclose an souffle tout-puissant de la liberté, la nation américaine x compris que la seule, la vraie civilisation populaire, ne pouvait être conduite que par l'éducation des masees.Aussi la cause de l'instruction du peuple est-elle considérée comme sacrée aux Etats-Unis, et les gouvernements des différents litats ne croient jamais trop faire pour elle.issions-nous nous inspirer de cet exemple : puis- sions-nous comprendre, comme les Américains, qu\u2019un citoyen instruit est la condition suprême de la pros- rité d'un gouvernement libre et fort.\u2014HONORÉ EAUGRAND, xX Faisons aujourd'hui, sur l\u2019autel de la patrie, le vœu de ne jamais susciter ces divisions qui absorbent un tempset des efforts qui seraient bien mieux employés aux grands intérêts que nous sommes tenus de servir; qu\u2019il n\u2019y ait jamais parmi nous de ces gens qui se dou- nent pour mission «+ D'abattre ou d\u2019avilir tout front qui les dépasse, Et de faire petit ce que Dieu voulait grand.\u201d La patrie vaut bien le sacrifice de nos griefs, de nos plaintes, de nos ambitions, de nos préférences.\u2014J.-A.HAPLEAU.x Depuis li: cession d I' Angleterre, nos ancêtres l'ont reconquis une seconde fois en lui ubtenant sa liberté des droits constitutionnels.Si nous sommies fidèles à notre mission et & nos traditions, avant longtemps ce pays sera le nôtre.Nous aimons notre patrie, et quoi qu\u2019il arrive par la suite, quelles que soient ses destinées, nous continuerons A In défendre et à constituer une nation.\u2014J.-A.OUIMET.~ Travaillons tous a conserver le cachet sacré de nos vieilles lois, à corriger les éléments délétères qui ont pu s°y inlroduire, et à prémunir de toute inoculation malsaine les lois que l'avenir nous réserve.\u2014B.-A.-T.- DE MONTIONY.x M.de Muiste a dit : * Quand la Providence efface, c'est pour écrire.\u201d Lors donc que in Providence a effacé le nom du lu France sur les bords du Saint- Laurent, c'était pour y écrire celui de Canada, et il dépend de nous de le rendra désormais ineffaçable sur In terre d'Amérique !-JUGE ROUTHIER: xX Ecrivains qui m\u2019entendez, comprenez donc votre tâche et nyez le courage de remplir, votre devoir.L'avenir de voire pays dépend de vous.Il sera ce que vous le ferez : il deviendra ce que vous êtes.Nous n'avez À retirer un peuple des ténèbres, vous n\u2019avez qu'à l'encourager duns la voie ou il marche, sous l'égide de ln fui.Votre mission est facile, parce que vous êtes en communion avec In vérité.Vos paroles sont des semences prodi ieuses qui se répandent partout et se multiplent à l\u2019infini \u2014PAMPHILE LEMAY.x Je rougirnis de mon pays s'il bénissait davantage les chaines qui le retiennent à l'Angleterre.L'ex: rience d'un siècle à dû éclairer les Canadiens sur les bienfaits du régime colonial.Nous avons vidé lu coupe de l\u2019humiliation goutte à goutte ! Mieux vaut disparaître que d\u2019être plus longtemps encore les sujets des sujets d\u2019uns couronne étrangère: \u2018\u2019Potius mori quam faedari!\u201d\u2014RODOLPHE LEMIEUX.Le National, 21 avril 1898.x La province de Québec est à nous, Canadiens-français, c'est elle que nous devons aimer, développer, agrandir et préparer à l'indépendance, s'il est vrai que chaque peuple qui passe sur cette terve à une mission spéciale à remplir qui le fait contribuer au progrès se néral de l'humanité, pur le développement des éléments divers qu\u2019il renferme dans son sein ; s\u2019il est vrai que chaque peuple représente une idée, il me semble que l'idée française ne pourrait se développer que dans un Etat français et qu\u2019elle subirait sous tout autre régime, des modifications qui la détruirait.Sidonc nous voulons être nous, c\u2019est-à-dire, incarner en Amérique la foi vivifiante d'un catholicisme tolérant et y représenter le génie français dépouillé de tout préju- g , il faut so grouper daus cette province et ne voir e phare de Salut que sur ln citadelle de Québec.\u2014 PAUL-G.MARTINEAU,.La Patrie, 17 mars, 1804.x gouvernement.qu\u2019elle nous impose, comme le disciple aveugle d'une nationalité destinée à périr.Nous somunes consolé par la conviction que nous suivons une voie honorable, et nous sommes sûr que, quoique nous ne jouissous point de l'éclat de ln puissance et de la fortune, le conquérant ne peut s'empêcher de respecter le motif qui nous anime.Au reste, si l'avenir des Canadiens se trouve au- jourd'hui menacé, qui suit encore ce qu'il renforme ns ses entrailles?L'islamisme croyait avoir détruit les Grecs, et cependant le souffle de la Grèce antique gémit encore sur ses rives.\u201cUn grand peuple, dit Thierry, ne se subjugue pas aussi promptement que sembleraient le fuire croire les actes officiels de ceux qui le gouvernent par le droit de la force.La résurrection de la nation grecque prouve que l\u2019on s\u2019abuse étrangement en prenant l'histoire des rois ou même des peuples conquérants Jour celle de tout le pays sur lequel ils dominent.\u201d Un petit peuple civi- isé survit longtemps à sr chute, \u2014F.-X.GARNEAU.+ Aujourd'hui nous sommes Lous frères : nous Sommes Canadiens.Pour ma part, j'ai souvent pensé que s'il m'avait été donné de choisir l\u2019époque et le lieu où aurais voulu naître et vivre, je n'aurais pas choisi \u2019autre époque que l'époque actuelle, d'autre lieu que le sol de mon cher Canada.Je n'aurais pas voulu vivre dans l'antiquité, où l'individu était absorbé par l'Etat, ni dans le moyen-âge, où la société naissante n'offrait À l'individu qu'une protection insuffisante, ni à l'époque si terrible des guerres de religion, ni au dix-septième ou au dix-huitième siècles, où la société était déjà ébranlée par les révolutions.Non : l'époque à laquelle j'aurais voulu naître vivre le lieu cher où,i vis, où je suis né, le sol libre de ma patrie.\u2014 WiLÿ# 5 LAURIER.x L'agriculture est la pierre angulaire de notre vie nationale, de notre développement.Il n\u2019est donc pas de patriotisme mieux entendu que de faire tous nos efforts pour en répandre ls science et le goût.\u2014 -2J8RAEL TARTE.x est l'époque actuelle, et le lieu où j'aurais aimé àlp es Quand donc aurons-nous une race virile, de véritables hommes d'Etat, s\u2019élevant au-dessus des misères de la politique actuelle, de là débauche éleetorale, so- cinle et administrative dans laquelle nous pataugeons depuis vingt ans?Quand donc nssumerons nous les nds rôles réservés aux chefs politiques qui, brisant @ lien colonial, nous affranchiront de son joug dégradant et feront de nous un peuple vraiment libre ?Ce jour-là nous fermerons le livre d\u2019un passé de trente ans de défaillances ot de hontes, pour avoir celui d\u2019un avenir brillantpleinde promesses pour la prospéritéet la grandeurde la nation canadienne.-J.-X.PERRAULT.\u201cL'indépendance Canadienne, 12 oct.1896.x Moi, je suis pour la doctrine Monroe, je suis Américsin et je suis Canadien, et je vous dis que le sentiment colonial dans 50 ans, aura vécu.Les hommes ne sont pas faits pour rester éternellement en tutelle.Quant un mineur a atteint l\u2019âge de majorité on l'emancipe, Ceux que l'on émancipe ne sont pas des imbéciles et les Canadiens ne sont pas des imbéciles.\u2014Le juge Thos.J.-J.LORANGER.L\u2019écho de Lévis, 8 juillet, 1884.x Les Canadiens-français aime la fête patriotique ; îl lu célèbre non seulement par des réjouissances nationales, mais aussi par des cérémonies religieuses avec bonheur, avec enthousiasme, avec transport.Le culte de In patrie le frappe vivement.Il a du respect ête Saint-Jean-Baptiste ne revient jamais sans l\u2019émouvoir et l'exalter.Je suis sûr qu'aujourd'hui, il a un seul Canadien, soit à Rome, soit à Paris, soit ailleurs, qui n'ait senti son cœur tressaillir en songeant que c\u2019est la fête du saint choisi par un gran patriote pour être le jaloux de cette jeune et noble amille, grandie dans les meilleures traditions de ses ancêtres, sur cette terre d'Amérique, déjà si féconde en des actions, en grands progrès et en grandes espérances Sr GEORGE-E.Sarre Hawa, 24 juin 1868, ur ce qui le constitue lui-méme, ce qu'il est, car ley 7 4 ition rn LA SEMAINE POLITIQUE -CHUTE D'UN GO Le 17 novembre 1897, un politicien en activité de service, M.Thomne-R.MeImes, était nommé lieute- nant-gouverneur de la Colombie Anglnise.Homme de parti, s'il en fût jumais, M.Mclunes apporta dans les hautes fonctions qui lui furent con- flées, l'étroitesse de sentiment et de conduite particulière à tous les esclaves de lu coterie et du clan.Depuis son avènement, aucune province n\u2019a puscé pur autant d\u2019aventures et de commotions., Disons à la louange de la Colombie Anglnise qu'elle est À peu près la seule des provinces de la Confédération, qui ait secoué le joug des partis, pour essayer d\u2019une administration libre.Mais le terrible engrenage politique, dans lequel roule la conscience publique au Canndn, défie les volontés timides.Les hommes publics de In Colombio, conservateurs et libéraux, n\u2019ont is eu le courage de dépouiller complètement le vieil romme.De là ces conlitions, de là ces essais de gouvernement par le concertdes partis, letout aboutissant au conflit des intérûôts de clique ; et finalement À ln perturbation politique et commerciale, dnns Inquelle atauge, depuis deux ans, la province du Pacifique, une des plus riches en mines et en bois, du pays.De fnit, les conlitions sont encore plus funestes que les partis.Au moins, lorsque deux caunps sont bien tranchés, on sait où trouver l\u2019umi et l'ennemi ; et tout un côté peut se ranger sous une bannière commune, pour arriver à une fin déterminée.Dans les conlitions, au contraire, l'alliance se produit entre des hommes dont les idées diffèrent, dont le but n\u2019a pas lo méme direction.Confler la machine gouvernementale à cette sorte de syndicat, c'est la vouer au sort de la chnrrue tirée cn sens contraires, par les bœufs de l'allégoriste.L'indépendance politique, dans le gouvernement, n\u2019aura véritablemeet de succès que si elle est réelle et absolue.L'expérience de ln Colombie le prouve mieux que tout argument.Voici les faits : .M.McInnes, vu la situation troublée À la Colombie, ne pouvait tomber micux que dans cette galére politique, pour jouer le rôle d'agitateur.au profit de son parti, Il appela sur In scène, Joe Martin, le fameux aventurier du Manitoba, le condottière du parti libéral, et s\u2019en fit un associé, pour conquérir toute In province de la Colombie, à la cause libérale.S'ils eussent réussi, la récompenso de leur parti, eût été simplement superbe.| Le pouvoir aux mains d'un parti, est toujours d'une largesse princiére pour les aventuriers heurnux, Le premier coup de McInnes fut de renverser le rouvernement de coalition, dont un M.Turner était e chef.Le gouvernement d'Ottawa ferma les yeux sur cet acte arbitraire, parce que le peuple ratifin par des élections, le choix de M.demlire pour succéder à M.Turner.A peine deux années g'étaient-elles écoulées, lorsque, le mois dernier, MeInnes prétexta un désaccord n- vee le gouvernement Semlin, et le força à remettre sa démission.Ilappeln Joe Martin à prendre le pouvoir.Le but était atteint.Restuit In sanction populaire, Martin en fit l'expérience, et il subit une écrasante défaite.Melnnes et Martin avaient compté sur le vote de leurs nimis, et ceux-ci leur ont tourné le dos, Cette fois, le parti, représenté par les chefs fédéraux, n\u2019a pu.malgré ses sympathies, couvrir un autocrate capa- le de les mettre en contradiction complète avec leur rogramme de gouvernement populaire.Martin fut orcé de démissionner, McInnes est destitué, et sir Henri Joly, dit-on, est nommé par l'autorité fédérale pour le remplacer, pendant que M.Bernier, député de Saint-Hyacinthe, succèdé à celui-ci au Revenu de l'Intérieur, comme chef de ce département.Le gouvernement Semlin était aussi un gouvernement de coalition, mais celui de Martin était libéral ; Un nouveau gouverncicent existe.C'est celui de M.Dunsimnuir ; encore une coalition.Mais dans la Colombie, l'opinion certaine est que ce cabinet va bien- wt tomber comme les autres, et sous les premiers coups de l'opposition.D'un autre côté les conservateurs élus sont en si petit nombre, qu'ils doivent âtre regardés comme quantité négligeable.Voila la situation.Douce, In coalition et le parti ont perdu leur empire sur l'opinion A ln Colombie.O'est le commencement de la réaction.Cette réaction portera bientôt ses fruits, elle assurera In stabilité de gouvernement à la Colombie, lorsque celle-ci se sera débarrassée des derniers vestiges de ln politique de parti.Les troubles qu'elle subit, aujourd'hui, sont l'œuvre des partis ; elle s'en vengern avec d'autant plus de colère, maintenant qu'elle à les yeux mieux ouverts sur les honteux agis- semmamnts de la pieuvre politique.Puisse cet exemple profiter aux nutres provinces.LA SESSION D'aucuns disont qu'elle ira jusqu, septembre, d'autres qu'elle va finir au commencement de juillet.(Quoi qu'il en advienne, plus ça va, plus c'est la même chose.Enquêle sur le boodlage de In Vitaline, enquête qui x déjà révélé, chez les principaux acteurs de ce vol organisé, une absence de principes et d'honnête morale, qu'on ne trouverait pus même chez un Esquimau ou un Chinois, puis accusation d'un parti contre l'autre, les scandales du Yukon, etc, etc, enfin le vote banal des subsides, voilà le menu de tous les jours durant la semaine dernière.N'est-ce pus Lemps que cela finisse.coûte environ $5, par jour.après quatre mois.Encore, ce ne sera qu\u2019à demi.mal si le gouvernement résiste à Ia pression de ses amis et n'accorde pas une indemnité additionnelle de #500, ur recompenser les députés d'avoir tué le temps en discourant surtout et rien, pendant plus de trois mois.Si ce précédent, dont l\u2019origine remonte aux conservateurs, qui, à leur époque, montrnient tout autant d'appétit que les gens d'aujourd'hui, est suivi, les longues sessions deviendront de mode, et Baptiste paiera pour.ADIEU, LES PRINCIPES Pour le parti, rien n'est sacré.C'est comme pour les sapeurs.Un monsieur quelconque, nous ne nommerons pasles personnes par respect pour la famille, divait un reporter de grand journal, est fonctionnaire public.Son fils ainé, gros de physique et d\u2019avenir, lui est particulièrement cher.Ce fils est avocat, politicien, etc.Il se met en tête, un beau jour, de décrocher un mandat de député.Toutes les places étant prises dans les comtés qui l'ont vu naître où en cnt appris la nouvelle, il part pour le bus du fleuve, se fait élire par les pêcheurs de morues et les chasseurs de marsouin, épris de sa belle prestance et surtout de sa parole gonflée et torrentueuse, Muisce succès n'est pas venu tout seul.On a beau avoir des charmes personnels, assez de front pour lutter contre un taureau d'airain, on ne s\u2019empure pus ainsi, tout étranger, d'un comté qui ne nous a jumais vu, ni connu, FH faut donc recourir aux grands moyens.La session nous Jugez de ln somme Le père du futur député part, chargé de promesses, arcourtle comté, comme agent cabaleur, ete, verse pleines mains, le baume des espérances et des consolations tangibles.Et pour se donner plus d'influence auprès des naives populations u'il visite, il change de nom : et lorsque vient le jour du scrutin, il jure qu'il n\u2019est pas lui-même, mais un autre ; bref il se parjure.Cette petite bistoire vraie à été racontée en parlement, ces jours derniers.Elle n même fourni le théme d'une longue dissertation sur les vertus des deux partis.Enfin, le chef du gouvernement a déclaré.\u2018\u2018 La conduite de M, Chose est irrégulière, mais il faut lui pardonner, c'est l'amour paternel qui l\u2019a entraîné.\u201d Eh bien, franchement, il n'y a pas un homme de cœur droit qui acceptera une semblable doctrine.Excusoz le parjute au nom du sentiment, alors tous les crimes sont permis, à conumencer par I'adultdre, péché d'amour, jusqu'au meurtre, crime de haine, Et pourtant, c'est là ou conduit la religion des partis.La Banlieue Les échevins de Sainte-Cunégonde n'ont pas siégé lu se- muine dernière.Ilsse reposent : la plupart sont déjà en villéginture à la campagne dont l'air purreconforte les poumons et l'esprit.Malheureusement, tout le monde n\u2019a pas les moyens dont disposent les échevins et les ouvriers sont condamnés à demeurer À la ville, à travailler chaque jour, en été comme en hiver, Il leur est même défendu de res- irer l\u2019air des rues, après une dure journée d'épuisement.» fumée des laminoirs les force à se renfermer chez eux, À clore portes ct fenêtres et à souffrir.Les ouvriers se dé- clderont un jour à ouvrir leurs fenêtres, quand leurs enfants souffriront trop de cet état de chose, et, alors, ce sera les cheminées qui fermeront leurs ouvertures.+ L'ouvrage ne manque pas aux usines de Salnt-Henri et de Sainte-Cunégonde, + Aujourd'hui, distribution de vent de Ssinte-Cunégonde.Le + Une rumeur nous fait espérer qu\u2019une nouvelle manufnc- ture s'érigera bientôt dans nos parages.+ M.l'échevin Senéral a fait remarquer au maire que c'était du temps perdu que de rapporter ce qui se passe aux comités.prix au collège et au cou- 27, mercredi, à Saint-Henri.+ Le conseil de Ville de Snint-Henri a tenu une assemblée a laquelle devaient s'ouvrir les soumissions des entrepreneurs qui désirent se charger dela construction des égoûta.La prise en considération des soumissions a été ajournée, augrand désappointement des soumissionnaires présents qui se demandent avec raison ce que cachent ces ajournement répétés.: : Nous commençons à percer le voile qui cache aux contri- Lunbles les agissements de nos édiles et nous promettons, pour bientôt, du piquant à nos lecteurs.+ Un grand nombre d'ouvriers conservateurs et indépendant s'organisent en comité qui offrira la candidature à Mle docteur Lachapelle qui endosse en tout point le pro- griunime ouvrier.+ Les citoyens de Saint-Henri, que leurs affaires forcent à asser par la rue Notre-Dame, aux alentours de la place aint-Henri et de la rue Suint-Ferdinand, feraient bien de mettre ordre à leur conscience : s'il ne sont écrabouillés par quelque convoi du Grand \u2018Tronc, ils auront des chances de I'etre par les tramways électriques qui, un nouvenu privilége de nos échevins, ont leur voie d\u2019évitement à cet endroit, + Nous invitons M.l'inspecteur sanitaire de faire une petite promennde pans les rues Saint-Augustin et Maria, le soir, en faisant descendre son repas.Il réfléchira sur la spécialité des odeurs qui étnanent des abattoirs de ces rues, Les citoyens qui demeurent au nouveau quartier Sainte- Elizabeth, notamment dans la ruo Palm, vivent dans un véritable bourbier.Vous n'y aparcevez ni trottoirs, ni cau, ni cansux.Et si vous croyez que ce quartier n'est pas taxé, vous vous trompez, légèrement.+ ens de Saint-Henri, comme nussi ceux de Sainteol cltaye ont bien fait les choses, dimanche dernier, fête du Salnt-Sacrement., La procession a été un succés ef présentait un coup d'œil charmant à peine gâté par le patriotisme de ces bonnes sœurs de l'Asile qui avaient jugé À propos de placer un vetit drapeau an lais dAnsls main de chacunde leurs petits élèves.Dieu, ul-même, serait-il de venu fimpérialiste, par hasard.AG.WAY IMPRESSIONS MM.les marchands, qui ont compris l'importance de l\u2019annonce pour l'avancement des affaires, sont priés de nous confier les Cartes, Circulaires, Livrets d'annonces ou toute autre impression dont l'exécution parfaite est assurée par notre nouveau matériel d'imprimerie qui nous autorise à promettre satisfaction aux plus exigeants.Nous sommes également en état de nous charger de ces ouvrages aux prix les plus raisonnables.Nous sollicitons une commande d'essai.\u201c LES DEBATS \u201d 71, RUE SAINT-LOUIS, MONTREAL LA SOCIETE NATIONALE DE SCULPTURE.Le prochuin tirage aura lieu en juillet 1900, au No 175 rue Saint-Jean, Québec.OUVRAGES D'ART.1 Lot.$15,000 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D'or et de dinmant, Ah! ninlédiction sur toi, victoire abjecte! Victoire sans pudeur et sans rien qu'on respecte | Victoire du raceroc ! Vu-l'en, ne montre plus tn face infatuée ! Sous ta pourpre, Lu n\u2019es qu\u2019une prostituée Que soutient un escroc.C'est pour ce guet-apens sans grandeur ni courage Qu'un peuple, entlé de juie vrgucilleuse et sauvage, Boit le punch a plein bol, Pavoise au loin les murs des maisons constellées Et du matin au soir sonne à toutes volées Les cloches de Saint-Paul ?On n vu même, exquis bullet, spectacle étrange, Les courtiers du commerce et les agents de change Formant un vaste chœur, .Danser on pleine Banque et jusqu\u2019en pleine rue, Une gigue éffrénée, immodeste, ventrue, Avee un chant vainqueur.Chantez, riez, soyez joyeux, dansez ln gigue, Adorez le veau d\u2019or et les biens qu\u2019il prodigue, Pavoisez le bazar.It puis mangez, buvez, messieurs de In coulisse, Malis j'ai grand'peur pour vous que cela ne finisse Come chez Baltazar, Emile Bletuont\u2014\u2014 Pn La Vie drole La direction de nos théitres, pendant les jours de chômage qui commencent.étudiera certainement une question du plus haut intéret : la sécurité du public dans les théâtres.Nous soumettons à MM.les divecteurs les vues d\u2019AI- phonse Alluis qui, si elles ne rassurent personne, en feront au moins rire un grand nombre : La Sécurité dans les Théatres La sécurité du public dans les théâtres est un de ces problèmes qui ne doivent jamais Inisser inditférent le penseur, ulors même qu'aucune catastrophe récente ne vient mettre cette morose question sur le tapis de l'actualité.\u2019 Une foule innombrable d\u2019étrangers s'entasse chaque soir dans nos lieux de plaisir : Bb politesse francaise commande de vôtir nos invités en nombre aussi réduit que possible.Ce qui constitue le danger dans ces sortes de mual- heurs, c\u2019est moins encore la flunme elle-même que l'incroyable panique qui se manifeste dès le début du sinistre et enuse bousculades, encombreinents, éera- sements.Une foule qui, terrifiée, se presse dans les couloirs d'un théâtre, c'est un bouchon qui se gonfierait dans l'étranglé goulot d\u2019une bouteille.Tous les naturalistes vous diront que, chez l\u2019anguille, le cas de trépus necidentel par combustion dans un théâtre ou autre endroit de plaisir en flanumes est un fait des plus rares.A quoi attribuer en apparence cette curieuse immunité ?.J A ceci tout simplement que l'anguille, lotie par ln nature d'un corps parfaitement lisse et comme lubri- flé, peut, dès In première alerte, se glisser, se faufiler et promptement parvenir au dehors sans que, nulle aspérité personnelle extérieure ne vienne entræaver son cours onduleux.L'expérience est facile à faire : Remplissez une salle de spectacle avec des anguilles, poussez brusquement un cri d\u2019alarme quelconque, ainsi, pur exemple, que : \u2018Voici les Tartures !\u201d, et vous serez positivement émierveillé de la rapidité avec laquelle tout ce souple petit monde aura gagné les parties externes du ti- ment.N'y avait-il pas, pour l'humanité, quelque profitable leçon à tirer de cet exemple ?.e bonne foi, je le crus un instant, et je proposai aux nutorités compétentes le projet d'une sorte de vêtement à l'usage des spectateurs, en forme de cache- poussière, avec, remplaçant le tissu, de ln peau de pe- che, de In simple peau de pêche.Avant, à In suite de longs travaux, remarqué que la vu d'anguille morte ne possède pas les mêmes qua- ités de glissement que celle de Is vivante, je m'étais décidé à la remplacer pur de In peau de pêche, dont les propriétés, à cet égurd, sonl si connues et appréciées des amateurs.Mon projet n'ayant, comme de juste, rencontré que le dédain ricaneur des grosses légumes, j'en restai l de mes travaux philanthropiques.ALPHONSE ALLAIS LETTRE D'UN CONBATTANT Pour venger Villebois-Mareuil L'Avenir de la Dordogne publie In lettre suivante, adressée par un de sesconcitoyens à ses parents, habitant Périgueux : .* Chers parents, vous avez dû savoir source anglaise et venant de lord Methuen que la volonne européenne conduite par le général de Villebois- Mareuil a été avrôtée à Boshof.Le 5avril, ils ont combattu avee les troupes delord Methuen et, dans le combat, le général de Villebois a été tué, plus dix hommes, et fa plupart des autres ont été blessés.* Tag Anglais, en nombre probablement, ont 15 morts dont un grand officier.La colonne était formée par 58 Hollandais, 27 Français et.quelques Boersur mission n'ii pas été exécutée.J'oublle de vous dire que le reste n été fait prisonnier.\u201cLn nouvelle nous a touchés tous ; mais la légion européenne existe toujours et nous allons venger nos frères dans peu de jours, car la légion se compose de Français, d\u2019Allemands, de Hongrois, d\u2019Américains, enfin environ 500 hommes, et les commandants de nos sections doivent se réunir pour former au consell de uerre sur lus questions à discuter pour attaquer les nglais.\u201cEt nous nous préparons à venger ceux qui sont morts à Boshof et eaux qui sont là-bas à Sninte Hélène et qu\u2019on y : envoyés probablement pour leur laisser le souvenir de notre pauvre Napoléon.* Tord Mothuen a envoyé au président Steijn une dépêche dans laquelle il engage les Européens à d Spor ser les armes pour le Transvaal, sans quoi il prendra des mesures sévères pour ceux de nous qui seront faits prisonniers.Nous nous moquons de son télégramme ; et un de ces jours nos frères seront vengés ; et, à cha- quo Anglais que nous aurons tué, on mettra une plaque ainsi conçue : \u2018 Légion européenne, souvenez- vous de Boshof ! Nos frères sont vengés 1\u201d \u201cIls verront que nous y sommes passés., ; \u201c Cette semuine, ils ont perdu 3, hommes, dont 2,000 prisonniers qui sont À Prétorin ; les autres sont mors.\u201c Avant-hier, j'ai été en reconnaissance avec mon chef ae peloton, le lieutenant de Etchigoven, pour savoir oh étaient les Anglais, Nous avons été satisfaits après avoir relevé le lan de leurs positions ; et en arrivant à 800 mètres e leurs tranchées ils nous ont fait un feu de salve avec un tir mal réglé.rtie de leur cavalerie, \u201c\u2018 J'y suis revenu le 8 au matin pour voir si je pouvais le retrouver, mais \u201c macachs 1 \u201d Je REA une colline et j'aperçois MM.les Anglais par 2, 8, 4 à se promener sur un petit mamelon § 3, mêtres de moi ; et je les regardais à In jumelle en fumant une joyeuse pipe et je me disnis à part moi : \u201cSilyen avaitun ou deux qui pouvaient devier de la route, je lui apprendrais à vivro avec une balle dans la peau ! et l'aurais été antisfait.\u201d \u201c* Je suis en bonne santé et je désire que ma lettre vous Lrouve de même.\" Votre fils dévoué, Emile Mortassagne.Légion européenne, corps français (Transyeal.) \u201d P.-S.\u2014Je viens de recevoirla triste nouvelle qu\u2019il faut que nous battions en retraite.Mais je ne sais où ; probablement à ln frontière du Transvaal.\u201d L'ENSEIGNEMENT DE L'HISTOIRE AUX ETATS-UNIS Le problème de l\u2019enseignement secondaire est posé aux lstuts-Unis comme partout.Mais il ne se présente pus comme en Europe.Au lieu de chercher à le rendre plus pratique, plus bref, plus moderne, les Américains se préocupent de lui donner un tourplus clussi- que et plus littéraire, Ils font tous les efforts pour rattacher leur jeune et vigoureuse civilisation à des traditions antiques.Bien loin de se vanter de n'avoir pas d'uncôtres, ils s\u2019évertuent à créer ou à retrouver leur filiation intellectuelle.Nousen avons une nouvelle prouve dans les projets de réforme de l\u2019enseignement de l\u2019histoire qui sont à l'ordre du jour.L'initiative en est due à une Associntion particulièrement qualifiée, l'American Historical Association, ui, dès 1890, chargea un comité de sept membres \u2018étudier lu question à fond ot de présenter des conclusions motivées.Après une série d'enquêtes sur place, en Allemagne, en France.en Angleterre et au anada, le comité des Sept vient de publier ses conclusions, Al.Ch.Seignobos les résume dans la Revue internationale de Uinseiynement.Elles sont intéressantes à connaitre, même en dehors de nouveau mon- e, Les enquêteurs sont d\u2019abord tenus de savoir où en est présentement l\u2019enseignement de l\u2019histoire dans les établissements secondaires de leurs pays.En se bornant aux 210 écoles sur lesquelles leur enquéte a pu aboutir, \u2014 et qui sont probablement l'élite des 2,000 en exercice.\u2014 on constate que lu -moitié seulement enseigne l'histoire générale.L'enseignement le plus htbituel se borne à l\u2019histoire d'Angleterre et d'Amérique qui est évidemment insuffisante pour donner à un élève une idée de l\u2019évolution humaine et même du rôle des peuples anglo-saxons duns le monde.Un tiers seulement des Évoles enseignent l\u2019histoire dans l\u2019ordre chronologique ; un cinquième commence par l\u2019Amérique ou l'Angleterre et finit par l'histoire ancienne ; un quart commence par l'Amérique, contu- nue par l'histoire ancienne et termine par l'histoire générale.Ceux qui se plaignent de notre uniformité de programme et de méthode seront sans doute ravis de cette variété.Les Américains le sont moins.Le comité des Sept estime qu'il est temps de réformer, ou, pour mieux dire, d'organiser de toutes pièces cet enseignement, sur des bases rationnelles.Il est vrai que le personnel approprié n'existe pus.Le cours d'histoire est conflé là-bies à n\u2019iinporte qui.Les manuels sont d\u2019une sécheresse sans nom et les livres de lecture manquent dans les bibliothèques.Ia conclusion des Sept, c'est que l'enseignement historique aux Etats-Unis, un peu moins nul qu'en Angleterre, est certainement Inférieur à ce qu'il est en France et en Allemagne.Comment remédier à cette médiocre situation ?Le comité des Sept, n\u2019oubliant pas qu\u2019un immense pays comme les Etats-Unis ne saurait être astreint à des règles communes trop minutieuses, s\u2019est borné à établir des principes généraux.L'histoire, dit-il en sub- stunce, doit être regardée comme un instrument de culture générale ; on doit l\u2019enseigner pour donner aux élèves l'intelligence du milieu social et pratique, le sentiment des devoirs et des responsabilités es ci- toyens, l'aptitude à comprendre les questions de gou- \u2018vernement et l\u2019esprit destolérance qui n\u2019aît de la con- |- naissance du passé.Elle peut servir aussi à donner l'habitude de classer des faits et une attitude de pensée scientifique.Mais, pour cela, il faut que l'enseignement ait une certaine aunpleur, Avec une leçon par semaine, une durée de quatre ans est le minium indespensable, La première année serait consacrée à l'étude de l\u2019histoire ancienne jusqu\u2019à Charlemagne.On y verrait surtout l'influence réciproque des peuples les uns sur les autres, les caractères de In vie antique, la diffusion de ln civilisation.La seconde année porterait sur l'histoire de l\u2019Europe.Forcément écourtée, elle s'attacherait avant tout aux évènements d'importance internationale : il y aurait avantage à prendre pour centre une nation, de préférence In France.En troisième année serait étudiée l'histoire d\u2019 Angleterre, notamment 1'évolution de sa Constitution, sans négliger, comme on le fait trop, les autres pays britanniques (Ecosse Irlande, colonies).Enfin lu quatrième année serait réservée aux Etats-Unis depuis leur affranchissement, On y rattacherait ce que nous appelons l'enseignement civique.Il est incontestable que ce programme, encore bien réduit si on le compare à ceux des lycées français et des gymnases allemnnds, s'inspire d'une idée juste et d'une honorable ambition.Il fait aux idées générales la part sans Inquelle il n'y a pas d'enseignement secondaire digne de cenom.S'il est mis en pratique avec intelligence et esprit de suite, il contribuera à faire perdre aux nouvelles générations nméricnines cet air un peu \u2018 parvenu \u201d dont celle d'aujourd'hui n'arrive pas toujours À s'affranchir.A AP Du \u2018 Journal des Débats \u201d.Dr W.LYONS-GAUTHIER Spécialiste pour les maladies des yeux, du nez, de In gorge et des oreilles.No 322, Saint-Denis « - - Consultations gratuites.Que désirez-vous boire ?La chaleur vous enlève jusqu'au courage de penser à ce que vous désirez boire.Acceptez un bon conseil : buvez les eaux gazeuses de Sylvia et de Saint-Léon, si hy- iéniques, le cidre et le ginger ale, si ra- raichissants.La fabrique Robillard s'applique à exclure de ces breuvages tout élément nuisible à la santé et peut garantir à ses clients l'excellence de ses breuvages d\u2019été.C.Robillard & Cie Hcadéme Dationale \u2014 DE \u2014 COUPE DE ROBES ET D'HABITS POUR MESSIEURS La plus importante et la plus grande de l'Amérique FONUSME EN 1800 Enseigne six systèmes différents, les prix variant de 00 à 00, On y enseigne aussi la couture.Mde E.-L.ETHIER, Directrice Ci-devant élève de In Célèbre Ecole de Coupe de Robes et N.B.\u2014L'Académie sera ouverte durant les vacances.\u201c Nous avons eu que la peine de nous retirer, crai- 8 Modes, Abel Goubaud, A Paris, I'rance, gant d'être coupés par une dis nous sommes arrivés sains et saufs, moi ayant] Les anciennes élèves qui désirent obtenir leurs diplômes perdu mon revolver dans les brousvailles.z \u20ac ¢ sont priées de se présenter d'ici au ler juin.a x - = Par ici, Messieurs ! lette, venez par ici.haut goût, de bon ton, élégante, fraiche et pimpante.monde qui s'habille comme il faut.tout ce qu'il y a de plus élégant et d Ruyées et currenutées, valant 81.00 et 81.25 pour.oo iin, EEE gue ence moment.Cette nuance terreuse n'est pas salissante, et tous les bicyclistes, les sports- $ 1 men ct ceux qul vonten villéglature, la préférent A tous les autres genres.Prix +00 devant renforci, valant 50c partout, pour de haut gout en merceries, tels que CORFS, CALECONS, MOUCHOIRS, KHAKI, BRETELLES, GANTS et tout ce qu\u2019il faut pour .| > ate ce: r \u2014\u2014\u2014\u2014 8i vous cherchez quelque chose de chic, pour votre toi- Nous avons à profusion tous les derniers styles de la saison.Nous faisons une spécialité de la mercerie de choix, de Notre maison iouit d\u2019une réputation sans égale parmi le ~ Etaluge magnifique de cravates, style New-Yorkais, nouveaux genres, nouvelles nuances, istingué.Un lot considérable, \u2026\u2026.0.00000 00000000 Lun Aucune maison à Montréal n'offre cette spécialité.C'est le grand chic de In saison, CHEMISES D'ETE DE COULEURS! 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est plus fort que votre volonté, prenez lu \u2018\u201c Cure Dixon, \u2019\u2019 elle vous débarrassera de ce terrible désir.Voyez ce qu\u2019elle fait pour les autres, elle fera la même chose pour vous.La guérison est garantie dans tous les cas.Lisez la lettre suivante.> T.R.5 mal 1900, J.-B.LALIME, Gérant de la Dixon Cunrns Co, Montréal.MONSIEUR.\u2014Ayant sulvi le traitement au \u2018\u201c Gold Cure \"et n'ayant été guéri, je me décidai à suivre le traitement de la \u2018\u2018 Dixon Cure \u201d et \u201c Yen suis très satisfait, car dequis 18 mois je n'ai pas eu le goût de prendre un seul verre de boisson.Votre, eto,\u2014S.e.Pourquoi ne cessez-vous pas de boire ?Pour plus amples informations, s\u2019adresser à J.=B.LALIME, faasgrsit 572, rue Saint-Denis, Montreal % Dr MACKAY, Belmont Retreat, Québec.2322252 Notre NUMERO SPECIAL D'ETE seraen vente le 26 Juin prochain.11 contiendra sopt grandes Illustrations inedites par les meilleurs dessinateurs canadiens-francais : MM.H.Julien, Brodeur, Labelle, Barre Massicotte, Savard et Delfosse, Donnez votre commande maintenant.Prix 5 sous._ La Cie d'imprimerie \u201c\u201c Le Monde Tilustré, \u201d 42 Place Jacpues- Cartier, Moiiréal, ; et à Rouses Point, N.Y.arrôtant à toutes les MOTS DE COMBAT 1 La sincérité, en politique, est la première des forces.Euvu, PELLETAN.IE Depuis quaud les idées sont-elles condamnées en haine de ceux qui les produisent ?1KX L'avenir appartient toujours au hon droit et aux saintes causes.ProUDHON.DE BAZANCOURT.IV Autrefois, la patrie n'était qu'un instinct, un sentiment, un devoir auquel on manquait sans trop de honte.Aujourd'hui, c'est une religion, c\u2019est un culte fervent et jaloux dont les dissidents sont justement tenus pour des criml- nels.HENRY HOUSSAYE.Avec le triomphe de nos idées, et seulement par ce trl- omphe, la France pourrs clore l'ère des révolutions ot développer, au sein d'une démocratie régénérée ct maîtresse d'elle-même, les admirables ressources de la patrie française, GAMBETTA.VI Rarement, la corruption commence par le peuple.MONTESQUIEU.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 4m t= \u2014\u2014 On nous upprend que les mionteurs de lu imanufac- ture de chaussures Slater, sont en grève.Il paraît que le gérant, M.Lyn, ci-devant de la Lyn Shoe Co, refuse de signer In liste des prix demandés par l'Union, exigence à Inquelle se soit de bonne grâce rendus les autres patrons.Ce qui est beaucoup plus grave, c\u2019est qu\u2019on à ajourné lu paye des ouvriers, pour In semaine qui vient de se terminer, Des deux côtés on est décidé À no pas céder.Il y a deux ans, la maison Slater a été forcée de fermer ses portes à cause d'une grève analogue.Espérons que In difficulté s'arrangera à l'amiable et que les ouvriers n'auront à pas à chômer.\u2014\u2014\u2014\u2014_} > ram BIBLIOGRAPHIE Rapsodie sur des airs canadiens L'œuvre de M.Eugène Gigout : \u2018\u2018 Rapsodie sur les airs populaires du Canada\u201d, pour grand orgue, est un divertissement très ingénieusement écrit sur quelques-uns de nos thèmes favoris.On y reconnaît vite les harmonies robustes ot In variété qui caractérisent le styse de l'éminent organiste de Saint-Augustin.Cette très intéressante pièce d'orgue débute par un préambule, où l'auteur développe un thème libre, en lusieurs phrases entrecoupées de suspensions, un peu ans le sentiment du choral.Ceci nous introduit graduellement au premier thème : \u2018* Un Canadien erranv\u201d.Cette phrase est exposée très simplement.La pédale s'empare ensuite du sujet; et plus loin viennent quelques traits libres devant fournir des dessins d'accompagnement au thème, de nouveau rappelé, et encadré cette fois d'un dialogue intéressant entre les claviers et la pédale.\u201c Digue dindaine\u201d est une petite phrase pastorale traitée en manière de musette, et ensuite variée.Peu à peu un autre thème : \u2018 À Saint-Malo\u201d se mêle au premier pour se livrer à un dinlogue des plus pi- quauts.Après quoi le thème du préambule reparait, suivi de tous les nutres exprimés dans leurs fragments les plus caractéristiques.\u201cVive lu Canadienne\u201d et *\u2018O Canadiens, rallions- nous !\u201d terminent le morceau.La phrase du préum- bule se pluce encore ici fort heureusement, comme dessin d'accompagnement, et c'est encore avec elle que l'œuvre se termine.Bréf, les motifs de cette œuvre aussi originale que spirituelle, ont été magistralement traités par l'auteur qui a su nous présenter, comme en un tableau vivant, les scènes si pittoresques et si typiques de nos fêtes populaires.Cette pièce est assurément des plus intéressantes comme écriture ; peut-être même gagne-t-elle davantage 8 être lue qu'à être entendue.Ce qui est certain, c\u2019est que beaucoup d'intentions peuvent passer inaperçues À une première audition.et comme c'est souvent le cas pour plus d'une composition musicale, on en saisit mieux le sens, on la goute mieux à Ia réentendre.L'on sait quela \u2018 Rapsodie Canndienne\u201d a été écrite par M, Eugène Sigout pour son élève Mlle Victoria Cartier ; c\u2019est de la part d\u2019un grand artiste fran- Suis un précieux hommage à notre pays et à notre istinguée compatriote à qui revient l'honneur de la dédicace.FETE A TERREBONNE Les fondateurs de l\u2019Association Athlétique de Terrebonne ont résolu de célébrer dignement et noblement au son des cuivres, des cantiques, des pétards et des bouchons leur bon Saint Jean-Baptiste, sans oublier son mouton etmblématique.Ce matin, un train spécial laisseræ In gare Viger à 9,15 heures pour arriver à Terrebonne à 10.15 heures, Il y aura grand\u2019messe pendant laquelle un chœur de 40 voix donnera la messe de Riga sous Ia direction de M.Raoul Masson.Après In messe il y aura une procession : Chars allégoriques, sociétés, clubs, corps de métiers, mascarade, ete.A midi et domi, banquet offert aux invités et aux vétérans do la campagne de 1806 contre les féniens.\u2014Discours de circonstance.A 2 heures, fête champêtre, concours, jeux variés, présentations des médailles aux vétérans, etc.A 6 reures, banquets, discours.A 8 heures précise, grande soirée dramatique et musicale, Le couronnement de la fête sera le départ d'un ballon et un feu d'artifice.Voilà, à peu près, le programme de réjouissances d'aujourd'hui.Horaire du Grand Tronc Le service du Grand Trone, entre Montréal et Ottawa se continuera comme e passé jusqu\u2019au 80 juin inclusivement.Départ le dimanche { 5.50 heures du soir et In semaine comme suit: Express local, à 7.45 heures du matin et à 5.50 heures du soir, Express limité, à 9.30 du matin et à 4.05 heures du soir.Le train anotidien de midi et celui du samedi à 1.25 heure de l'après-midi pour Saint-Jean,sont retrauchés.A leur place, un train nouvean laissera Montréal À 1,85 heure aprèc-midi tous les jours excepté le dimun- che pour Saint-Jean et un autre luissera Saint-Jean pour Montréal à 1.45 heure après-midi tous les jours - excepté le dimanche.Le train du dimanche.\u2014De Montréal à Saint-Jean ares, arrive à Montréal à \"0.60 e 0 , heures.Billets d'excursion pour le même parcours au prix d\u2019un billet de première classe, plus 10 cents, bon pour le dimanche seulement.En plus, des billets sont vendus le samedi et le dimanche au même rix, bons jusqu'au lundi, mais en partant de Montréal seulemen Le autres changements seront en oreo le 24 juin.me rte QUI VEUT, PEUT.Voulez-vous guérir vot rapidement etsürement ?In'\u2019ya qu'à prendre \u2018au ae rt à 10 heures du matin.\u2014Au retour Jai oint & 8.10 heures du soir, ontréal La guerre en Chine Les Chinois Londres, 23\u2014Des dépêches de Shanghaï, datées d'hier soir, dlsent que Tlen-Tsin a été bombardée sans Interraption durant ces trois derniers Joys.Tous les établissements français et anglais ont été anéantis.On rapporte des pertes de vies nombreuses.On craint que la colonne de secours n'ait éprouvé de sérieuses pertes.A La garnison chinoise de Tien-Tsin est forte d'au moins 15,000 hommes.Les émissaires chinols mettent le feu aux quartiers où résident les étrangers.Les canons chinois nourrissent un feu d'enfer qui part des murs contournant le quartier indigène de la ville, Les consulats sont de- truits et les étrangers se refugient aux édifices du gouvernement et demandent à genoux ls protection des autorités.Les Russes sont retranchés aux abords de la ville! lls tiennent en échec l'ennemi qui avance sur eux en nombre énormément supérieur.On n\u2019a aucune nouvelle quelconque de 'nmiral Seymour, Les étrangers qui ont réussi à sortir de la ville cherchent du refuge ans les forts Tang- Tse-Kiang, À Shanghaï, ou fuient au Japon.Shan, hal ne présente guère de sûreté aux tugitifs à cause de l'absence de troupes étrangères dans la ville.Sanghaï, 22, ininuit.\u2014Les gens d'affaires, lei, sont d\u2019avis que le gouvernement chinois sera renversé et que la gonstitution d'un nouveau ministère pourra seule rétablir a paix.\u2018Trois canonnières chinoises, récemment construites Armstrong, sont arrivées à Shanghaï' de Ta-Kou, fuyant devant la flotte internationale coalisée.Deux croisseurs chinois se tiennent sous vapeur auprès du fort Kiang-Ylug, qui est armé d'artillerie moderne et qui a l'ordre do guetter l\u2019arrivée des étrangers.et qui est arrivé ici, rapporte que toutes les ambassades ont été détruites à l'exception de celles de l'Angleterre, de l'Autriche et de la Belgique.: Paris, ZL\u2014T \u20ac consul général français en Chine a télégraphié ce qui suit, en dute de vendredi, 22 : \u201cLes Chinois ont bombardé Tien-Tsin.L'ambassade américaine est détruite.; Unc autre dépêche, datée de Honx-Esé, dit que les Chinois convaincus d'avoir participé au pillage et au massacre des églises ont été sommairement exécutés.Li-Mung-Chanzg Washingtou, Z1.\u2014Le gouvernement à reçu durant la soi- réo d'hier, plusieurs importantes dépèches de la Chine.L'une est de Li-Hung Chan qui demande la permission de se rendre à Pékin afin d'y rétablir l'ordre.Les Etats-Unis et d\u2019autres puissances ont Accordé cette permission.D'autres communications sont celles des autorités chinoises promettant de maintenir l\u2019ordre dans les provinces.Li-Hung-Chang assure que le bombardement de la flotte coalisée, par les ports de Takou, n'était pas autorisé par le gouvernement chinois.Nouveau commandant Shanghai, 24.\u2014Le prince Tuan a pris le conmandement en chef des troupes chinoises après ln destitution de Tong- La, le neveu de l'impératrice douairière.Les Japonnis Londres, 23\u2014Le Daily Mil publie la dépêche suivante de Yokohama, datée d'hier : \u201c Le plus nd secret est Rardé au sujet des préparatifs militaires du Japon.Quinze grands transports ont dejà été affrétés et huit navires de guerre sont inobilisés.Un service total provisoire entre Takou et Pékin est organisé ici et le personnel va être immédiatement transporté sur le territoire chinois.Les èlè- ves chinois de l\u2019école militaire quittent le Japon.\u201d L\u2019armee Internationaie Shanghai, 24.\u2014Dépéêche du consul américain à Che-Fou au consul Goodnoir à Shanghaï : \u2018Le capitaine de valsseau Vise à envoyé un train blindé et deux pièces de campagne.Les Russes partent au nomnbre de #0 hommes et un canon.Un officier français qui arrive de Tien-Tain, rapporte que les étrangers ont été attaqués et.que le consulat américnin à été saccagé; il ne sait pas quel à été le sort des Américains.Le chemin de fer est coupé après Ching- Chang-Chen, à mi-chemin de Tien-Tsin.Shanghai, 24\u2014L\u2019'amiral KempfI telegraphie de Tien-I'sin que les pertes sont élevées, que les inunitions manquent, qu'on a besoin de renforts et de mitrailleuses.Les Chinois ont tiré longtemps sur les concessions européennes qui sont presque toutes détruites, Cette dépêche de l\u2019ainiral Kempft est la première preuve de source officielle qui prouve que ce sont les troupes régulières chinoises et non les Boxeurs qui se battent contre les étrangers.Cependant les dépêches n'ont pas une cer- Hsude telle qu'on puisse croire la guerre déclarée pour la ine, Shanghaï, Z\u2014H n'y a pour bombarder Tien-Tsin que sept canons Krupp, et on n'a pas encore reçu de nouvelles de l'amiral Seymour.Washington, 21-\u2014L'amiral Kempitr rapporte au département de la marine qu\u2019en fait de troupes étrangères, il y a actuellement à Pékin 30 Autrichiens, 75 Français, 55 Allemands, 79 Anglais, 40 Italiens, 23 Japonais, 75 Russes ei 53 Américains.L'amiral a'oute que la colonne japonaise attend plusieurs milliers de soldats de renfort.Washington, 27\u2014Le gouvernement n reçu hier soir une lettre du ministre chinois aux Etats-Unis, qui lui transmet une dépêche du vice-roi de Nankin l'informant que sades sont sauves, à Pékin.Les Allemands Berlin, 4\u2014 L'ambassadeur chinois à Berlin, Lu-Hal- Houan, à inforraé hier le ministère des Affaires Etrangères que le baron Von Ketteler, dont on a rapporté l'as- Sans ciput, par les Boxers, est vivant et même en excellente santé.Kiel, 21\u2014On répète dans les cercles de la marine qu\u2019un croiseur allemand a forcé un vaisseau chinois à se jeter à In côte et en a capturé un autre.Cinquante Chinois ont été tués et soixante-dix blessés.Les Americains New-York.23\u2014soir\u2014Le Journal d'aujourd'hui publie la dépêche suivante du Rév.F.Brown, teur de l'église méthodiste de Tien-Ssin : \u2018\u201c Je quitte Fien-Tsin, sur un navire de guerre allemand.La ville a été bombardée durant plusieurs jours par les Chinois.Toutes la partie de ln ville où demeurent les étrangers a été détruite.Le lieutenant Wright, de notre marine, et 150 soldats ou marins envoyés à notre secours ont été tués ou blessés.consulat américain est rasé.La garnison n'a plus ni vivres ni provisions et elle attend de l'aide, avec l'anxiété de !\u2019 mess Cette dépêche, expédiée de Che-Foo, est da du : Les Americains ne daitent washington, 2i.\u2014Le département de la marine a reçu hier soir Unc importante dépêche de l'amiral Kempff, dans laquelle le gouvernement américain est informé que les troupes des États-Unis sont actuellement aux prises avec les Chinois de Tien-Tsin.Le gouvernement a fait publiler le bulletin suivant: \u2018Le secrétaire Hockett a reçu ce matin une dépêche de l'amiral Kempff,datée de Che-Fou, 23 juin, disant que nos fusilliers marins, sous le cominandement du major Walles, avec 400) Russes, ont rencontrée l'armée chinoise près de Tien- Tsin.Les étrangers n'ont.pu réussir À couper les lignes chinoises pour atteindre Ja ville.L'amiral dit que les treupes étrangères sc renforcent et qu'avec 2,000 hommes elles essairont de nouveau À passer, L'important de cette dépêche est la révélation que ce n\u2019est plus les Boxeurs mais bien les Chinois qui luttent avec les troupes européennes, Les missionnaires New-York, #.\u2014En réponse à une demande télé hi- hique faite parle Bureau des Missions Etrangères Pros by en, au secrétaire des missions à Che-Fou, au nord de 1a Chine, afin de savoir dans quelle situation se trouvaient les missionnaires, la dépêche suivante a été reçue hier : \u201c Che-Fou, 22, - pékin en péril.Shan-Toung à reçu ordre de gagner les ports.ion interpretée, cette réponse signifie que tous les missionnaires de la province de Shang-Toung ont du consul américain, l'ordre de se réfugier en quelque port où il urront compter sur la protection des vaisseaux des tats-Unis.Cette situation telle que jugée par le consul américain, est des plus grave.Une preclamation Washington, 2i.\u2014L'amiral Kempf télégraphie de C le 23: Proclamation du 20 juin.Fos amiranx et les\" Fo clers supérieurs des flottes alliées en Chine font savoir au nom de leurs gnuvernements respectifs qu'ils ne se serviront de la force armée que contre les Boxerset contre ceux qui g'opposeront À leur marche sur.Pékin.Cette proclamation est adressée nux vice-rols et aux autres des provinces du littoral, autorités L'imperatrice decrete Shanghai, 24.\u2014On rapporte officiellement \u2019 trice doualrière à lancé des décrets d'une grande ape ordonnant l'extermination de tous les étrangers d rant en Chine.emeu- UNANIMITÉ.\u2014SI vous réncoñtrez ci familles, elles vous diront toutes que cbrque déc uires de pour du BAUME RHUMAL leur sauve des plastres.x Un Chinois du haut monde financier, qui a fui de Pékin | t,j La Guerre en Afrique Roberts s'excite Londres, 24-La général Roberts a abandonné toute idée de cléiuence envers les Boers, Il est résolu de se venger (stern vengeance will be visited) de tous ceux qui aideront les rs, ou de ceux qui après s'être rendus n'aideront pas les Anglais.C'est du Kitchener tout pur.Londres, 2%4.-On dit que les trains feront bientôt leur service réguller entre Durban et Johannesberg.Une dépéche de Prétoria dit que le générn) Botha a plein pouvoir e conclure la paix, et qu'il'en est désireux malgré \u2018obtination de Kruger de lutter jusqu'au bout.Traltrise Anglaixe Paris, 24 \u2014 Une dépêche spéciale de Johannesburg, à Fe Rule, apr oe por \u201c Le com e ReddersLburg, où les Anglais perdirent 100 tués ou blessés et 459 prisonnier, et ans eyuel les Boers du général Dewet n'eurent gne 6 hommes \u2018hors de combat, fut marqué par des faits peg à l'honneur des armes britanniques.A un moment de [a lutte, devenue très eri- tique pour les Anglais, ceux-ci arborèrentle drapeau blanc, cone pour se rendre ; des Boers, s'étant alors approchés sans déflance pour les désarmer, furent reçus par une grêle de balles, dont l\u2019une blessa mortellement l'assistant-vald- vornet J.du Plessis, du commando de Kroonstadt.Et le , Quelque temps après, les Anglais, A bout de forces, s'étant réfugiés sous les tentes de four ambulance, le général Dewet fit tirer le canon sur elles, en dépit de la croix rouge protectrice ; et cette énergique décision amena im- mnédiatement la reddition des peu scrupuleux fils d'AI- DEPECHES DE PARTOUT Un Canadien Paris, 21\u2014Une dépêche de New-York, à Lu Patrie, an nonce la naissance du quarante et unièmeentaut e M Levis Bresson, Canadien-fiançais, âgé de soilxante-d__ans HA habitant dans le village de Fester.Len loin dE ven.De sa première femme, Il à eu seize enfants, dont douze jumeaux.Sa deuxième femme lui a donné quatorze enfants et la troisième onze, Trente-cinq enfants existent encore, vingt sont mariés et huit grands-enfants de Bresson sont aussi wmariés ; de sorte qu'aujourd'hui Bresson a en toutcent vingt-quatre enfants grands-enfants et arrière-petits-enfants.Bresson a quitté le Canada, dans sa jeunesse, afin de se marier avec sa première femme qui avait pris la fuite avec lui.Elle lui a donné trois enfants la première année de mariage, ct deux la seconde.lls sont encore tous vivants.Après avoir fuit In Sécession, Bresson est rentré dans ses foyers et n\u2019a cessé, depuis cette époque d'avoir des enfants.Lorsqu'il a quitté Killingly pour aller résider à F s les hab tants : e £e dernier villuge ont cru qu'un nile.d'or phelins venait s r dans la localité.passé toute sa vie aux travaux de la terre.Bresson Canadiens au Manitoba Winniper, 24.\u2014Une centaine de Canadiens-franç ; arrivés de lu Province de Québec hier pour prendre is sont la célébration de ju Saint-Jean-Baptiste et pour examiner les terre à coloniser de l'Ouest.lis sont accouipugnés par lusieurs prêtres et par M.Henri 1 Pusicurs pr par à euri Bourrassu, député aux par | combat recoimmença.Canadien noye Artic-Centre, R.L, 23 -Un Canadien du ÿ Richard s\u2019est noyé hier pendant une partie de pêche \u2019 Ya chaloupe prenait l'eau et coula, Richard Qui ne savait pas nager ne put atteindre In rive éloignée de cinquante pieds à peiue, Ses deux cuIupaguous se sauvèrent avec l'aide de quelques amis.Aux l\u2019hilippines Washington, 2.\u2014L'amiral Dwey, a Cavite, d d'urgence au ministère de lu marine d'envoyer aux Baie pines trois nouveaux comumandants, quatre commandants en second, dix lieutenants, vingt sergents, un pale-maiître.Sotin, (Bulgarie), 21.\u2014On rapporte que 90 perso été tuées et que 471 ont été blessées dans un Recent conti entre les troupes et les paysans de Varna.L'état de siége à été proclamé dans les districts de Varna, de Shumls, de Ternova, de Rosgrad, de Rus-Achuk et de Ristovatz.Le gouvernement entreprend de limiter le nombre des Journanx et ne permettra l'exercice de la profession qu'aux journalistes qui auront manifesté des qua- tés reconnues par le gouvernement, Aux Philippines Washington 21\u2014Dépêche du é Z4 juin : Un détachement de 4 Een og hur 10e d'infanterie volontaire sous le commande bitaine Miller à fait une reconnaissance en haut de ln ri- Manille mes du ment du ca- = La Murine Francaise Paris, 24\u2014Les des manœuvres de la marine française commenceront la semaine prochuine.L'escadre de lu Manche et celle do la Méditerranée, sous les ordres de l\u2019amirai Gervais, se composeront de 16 cuirassés et de 20 croiseurs.Le Genernl de Kermxriiu Paris, 24.-On annonce que le général Henry de Kermar® tin, qui commande, à Paris, la ire division de cavalerie, vient de demander sa mise en disponibilité, bien qu'il ne soit atteint que dans un an par la limite d'âge.Le général de Karniartin dont les relations nvec le général de Brugére, gouverneur de Paris, sont, dit-on, assez tendues, s'était vu enlever sans motif, au mois de janvier dernier.la présidence du comité technique de la cavalerie, qu\u2019il exerçait avec une autorité incontestable et Incontestée, de là, sans doute, la vause de la détermination qu\u2019il vient de prendre.Le telegraphe au Dahomey Londres, 24.\u2014Un rapport du gouverneur du Dahomey fait connaître su iminiscre des colonies que la construction d'une ligne télégraphique vient d'être achevée entre Saï et Diapaga.L'enu coute cher Paris, 2.\u2014Par suite de lu rupture des conduits d'eau qui alimentent la population de Moscou, l'eau potable se vend, dans cette ville, jusqu'à 25 roubles par tonneau.Un (rain du Pacifique duns Ia riviere New-York, 24.\u2014 Le train direct du Pacifique Canndien, allant d'Edmunston à Aroostok Junction, a passé à travers la deuxième arche du pont de Grand Falls jeté sur rivière Saint-John, près de Caribou (Maine), et est.tombé tout entier dans la rivière.Ce train se composait de sept wagons de marchandises, de deux wagons de voyageurs et d'un fourgon à bagages.Le pont s'élève de 75 pleds nu- dessus du lit de la rivière qui a, à cet endroit-là, une profondeur de 15 pieds.La locomotive et les wagons de marchandises se sont empilés nu fond de l\u2019eau, et les wagons de marchandises sont tombés pardessus, debout sur une de leurs extréinités.Le mécanicien et le chauffeur, entrai- nés au fond de la rivière avec ln machine, ont réussi À se dégager et à remonter à lu surface de l\u2019eau, où ils se sont accrochés à des débris de wagons jusqu'au moment où l'on a pu les recueillir ; le mécanicien a reçu des blessures ves, Le conducteur du train nommé Henderson a prouvé des lésions internes et un voyageur de commerce du nom de Smith a été très grièvement blessé ; tous les deux sont dans un état désespéré.L'agent général de la compagnie & eu uue épaule fracassée, ct plusieurs autres voyageurs ont été blessés d'une façon plus ou moîns sérieuse.La mort de Mouraviesr Paris, 23\u2014La plupart des journaux du matin publient des articles sur la mort du comte de Mouravielf, duns les- uels on fait allusion en termes sympathiques à son ami- dé pour la France et à son attachement à l'alliance franco- russe, GU\u2019il a tâché de consolider pans l'intérêt des deux nations.Le Figaro dit : \u2018\u201c La mort du comte Mourauieff est ur coup sérieux pour lu Russie, en ce moment si pro- fondémeut méléo'à la crise en Chine, et aussi pour l\u2019Europe, qui comptait sur son expèrience et son habileté,\u201d Un curieux proces Paris, 23,\u2014Il y a trois ans, tous les boulangers de Colors, au nombre de trente-deux, firent Ia grève des \u2018\u201cCoques de Pâques\u201d.voulant priver la population de Cohors de ce gi- teau légendaire.Chaque boulanger avait mêmue déposé une somme de 300 francs, qui était perdue pour lui, si pendant une Période de trois années, Il confectionnait des fameuse \u2018\u2019 Coques de Pâques\u201d.Pendant une année, tous les boulangers furent fidèles à la grève.Mais l'année suivante et cette année-ci, notum- ment, tous les boulungers sauf un se sont inclinés devant le- justes réclamutions de leurs clients et ils ont fabriqué les coques comme par le passé.Seul, le sieur Cassa, e, boulanger du faubourg Cabessub, avenne de la Gare, No 1, a rem fi fidèlement ses engagements pendant lu période de trois ans.Aussi réclaume-t-il l'intégralité des sommes déposées, s'élevant À 6,200 francs.e tribunal est saisi de cette affuire.Sepuration de corps \u201cPlus de frères siamois ! Plus de sœur Milly-Christine | avec la méthode X.\u201d , \u2018Tel pourrait-être le cri-réclame d\u2019un médecin de Rio-de- Janeiro qui, si nous en croyons les nouvelles de là-bas, vient d'effectuer avec succès la section des membranes qui unissaient ensemble les corps de deux fillettes.Si jamais le cri de : \u201c\u201c Enfin seule\u201d aura été poussé à propos, c'est bien dans cette occasion.\u2014\u2014\u2014 - Service à grande vitesse du Grand Tronc L'\u201c International Limited\u201d lnissera ln gare Bonaventure aujourd\u2019hui pour son premier voyage quotidien à Toronto, Hamilton, London, Détroit et Chica- 0.Ce rapide n'arrêtera qu\u2019à Cornwall, Prescott, rock ville, Jonction des Mille les, Jonction de Kingston, Napanee, Belleville, Cobourg et Port Hope, arrivant à Toronto à 3.25 du soir, à London pour le sou- vière Tagayan.Les insurgés qui occupaient sition ont repoussé les sold Caine Une très forte mores, 10 blessés et up dlspary Mmericainy qui ont perdu « TELEPHONE B LACKAWANA Chesnut et le Stove, la tonne Egg et le Furnace, Chesnut et le Stove, par yoo.lbs,.\u201d \u201d Egg et le Scoth, par 100 Ibs.ccoveriiiennnnnnnns ouvËkT LE SOIR, Alexandre Duclos, 300, rue CRAIG, en face du Carre Viger.CHÉRRON SANS PIERRE NI POUSSIERE.-BOIS SAIN ET SEC pea, à Détroit à 10 heures, à Chicago à 7.30 le matin 8 vivant et le même soir à St-Paul.ELL MAIN 1499 + =>} SATISFACTION GARANTIE jé2=- CHARBON SCRANTON toceemecnces cesse sseconne dons sen nscnceccasan0ssees2cecese00cccvsnccce00c0e 525 \u2014racorbent.a0.00.00200n0c000n0su0 09000000 casa s000000 +35 500 IDS.usssssncacecosesannsessencasrsassanrrsenrararaancassanses 1.40 erent ss sesemee ces eateccnscencen sen cesencese 230 Au PADIET eet ease essen ees esses.20 COK E-SptciaL Le Chal vonssseusnecs e dron THEI ssn reassess seaareeseszeess $3015 Le VOYAGE.css.vavesasssensenaanee ten tas0onsemeanens0ncnsssassonoasau0e ; « 1.60 BOIS Erable, lA COrdE.\u2026ucnuccescesrentencessesnense seance scacese civic $6.50 Merisier, \"eee cet eee 6.60 Epinette, * Eee US VO NEN 000000 tn S00c 000 emo 000 de deen ane scene nee eee see 5.25 Slabs, \u201d Eee ites te te crests tse terete tt sss e rena esntaan ee snstennrenesnnnnn 4.00 Slabs, au VOYAGE nou sesreacrecsseverosaprenceneerrnnanaguacsteamenenssnrassrensanaeenntseeneensceen 1.00 SPECI/ALITES : Bois scit er FENDU, QUALITÉ EXTRA Bois MOU, AU VOYAGE.\u2026.osssssranceccectecree vove vrsssssessersesceneceressssansccese $150 \u201d mêlé, franc et mou, au VOYAGE .\u2026recrrneessadensesseeneresrena savane eren creuse cersues 1.75 \" franc, AU VOYAGE.\u2026.\u2026\u2026cossscocceccs vÎFes sassaosecsstussessesenessvaccin0c0000s 3.00 \u201d MMOU, JA POChE.\u2026cucoocasescrcsrensnsseressreserrecrcnsareemrasecenncncrenenseasise a ces 20 \u201d.franc, » veerrnesersreees dE eee eee senna SPesssercescsaceanssser attra .25 * rognure.de moulin, aU VOYAZE.ccceeervvernrererernnnes 1.00 seevsssestetinsersesesnrtTrne\u2019 ep rm (specialement le\" samedi) 7 CROQUIS HEBDOMADAIRE UNE; DEBLLDOUZAINE Des curiosites de la ville de Montreal Première curiosité : Une famille juive de la rue Craig qui se nourrit de- uis quinze jours des pigeons qui ont élu domicile Suns un clocher des alentours et auxquels, chaque soir, les enfants vont faire la chasse.Deuxième curiosité : L'affiche suivante qui décore la devanture d'un restaurant des abords da marché Bonsecours.** IoiTk ON VAND A MANGER.\" Uette enseigne étonne curieusement les étrangers qui croient trouver, en arrivant à Montréal la vieille citadelle, In belle purlure françoise, en Amérique.\u2018I'roisidme curiosité : Quatre citoyens de notre ville, dont deux avocats, et deux artistes, après avoir goûté, à Suint-Laurent, un doux repus ct trouvé dans l\u2019absinthe l'oubli que le dernier train quittait pour Montréal à 114 heures, durent s\u2019en revenir à pied.Ils eurent soin de ne pas dernander leur route à deux habitants qui déambu- luient vers le marché et qui refusèrent généreusement de les Iuisser monter parmi les choux ot les carottes.Il paraît que ça n\u2019en finissait plus.Les étoiles pâlirent une à une, et on n\u2019arrivait pus ; l\u2019aubo bleuit l\u2019horizon, et on n'était pas rendu ; l'aurore émailla les choses de ses pailleites d'or, et les quatre marcheurs marchaient toujuurs.À quatre heures et demie seulement, comme le roi du jour venait de se lever, les rodeurs de nuit purent enfin se coucher.Ils s\u2019en souviendront.Quatrième curlosité : Dans l'Ouest, l\u2019extrême-Ouest, dans la partie anglaise de notre ville : un constable de quart qui ne sait un mot d'anglaise.Dans l'Est, l'extrême- Est, dans lu partie française de notre ville: un constable de quart qui ne suit pas un mot de frangais, Sagesse de ln Commission de la Paix ! Un vulgaire mortel aurait-il jumais songé à ce moyen d'empêcher les constables de perdre leur temps a s\u2019expliquer avec les malfaiteurs des quartiers dont ils ont La garde.Cinquième curiosité : dat loi des licences ! Il est défendu à un hôtelier d'entrer dans sa bar, le dimanche.L'ancienne loi, qui n\u2019est pis abrogée, lui ordonne de remettre au bu- rer de pulice les clefs de la bar, le samedi, à minuit, et d'aller les r+prendre le lundi matin, à 5 heures.Un hotel er :v éti poursuivi rL condamné pour avoir été vu.dimanche, danssa bar.À l'enquête il est prouvé qu'ily est entré pour éteindre un commencement d'incendie allumé par le tuyau de la fournaise.Il aura d'autres chinviseries dans cette fameuse loi.Nous les ferons connaître un jour, Sixième curiosité : La dèche à l'état d\u2019épidernie.Les pawn-brokers ont 6té tellement.assailli do demandes d'argent, depuis le mois de mai, qu'aujourd'hui, quelque soit la valeur du gage, ils refns«nt de prêter une somine su- péricure À vingt dollars.Et l\u2019on dit que les affaires marchent bien à Montréal.JEAN DE MONTREAL.FAITS DIVERS TMPErature.- \u201cTenips beau et chaud.\u2014Le (3e régiment 1 été passé en revue, hier après midi, sur le Chap de Mars, par le lieutenant-colonel Roy.Apre- le défilé, deux compagnies ont fait les praneuvr » d'attaque et d'avant-postes avec beaucoup de précision et d'ensemble.régiment est parti à 5 heures pour Québec où, après une parade, le matin, nos militaires pourront passer le reste de la jonrnéo-à s'amuser.Ils seront de retour à Montréal, undi matin.' \u2014À Suint-Henri, M.Audré Bray a obtenu le contrat de la construction des canaux d'égoûts pour le nouveau quartier Sainte Elizabeth.\u2014La Commission du Hâvre a fait l'inspection du port, hier après-midi.Aussitôt après cette cérémonie, les membres de ln Commission.accompagnés de plusieurs invités, sont partis pour un voyage en bateau sur le Berthier.-Mile Marie-Anne-Trudel a perdu, ou s'est fait voler, un porte-monnaie contenant près de $250, hier après-midi.\u2014Antoine Perrault, 10 ans, a trouvé hier, dans un tronc d'arbre longeant le parc Logan, une casquette en cuir qui contient, dit-on, des papiers de grande valeur.\u2014Emile Dumouchel, de notre ville, est occupé à composer tne histoire naturelle du Cunada, qui sera unique en son genre dans lemonde entier.Les oiseaux sont représentés chacun sur un carton séparé et sont une reproduction fidèle, en plumage naturel, de chaque espèce des chantres uilés de nos forêts.\u2014Les nutorités locales de la police sont en corres- pondancu avec le chef du bureau de sûreté de Paris, ur connaître les antécédents du Comte de Tououse.Lautrec, arrêté sous prévention de faux et qui doit subir son procès bientôt.\u2014Un procès qui aura peut-être un certain retentissement dans ln ville est celui qui sera intenté au cours de cette semaine par un citoyen de la ville contre un membre d'une communauté réligieuse, sous le coup d\u2019une très grave accusation, L'affaire n été confiée à un avocat et le public entendra parler de l'affaire.\u2014\u2014Mademuiselle Godbout,de Lévis,est à la recherche d'un individu du nom de Orépeau qui l\u2019a embobinée de telle manière qu\u2019elle lui a confié une bourse de $350, tonte sa fortune qu\u2019elle avait.11 s\u2019était repré- sonté à elle comme célibataire et prêt à contracter mariage.Ln trop naïve demoiselle pleure la perte de son argent.\u2014Madame François Hamelin de Westport, (Maine), est arrivée À Montréal hier soir, avec l'intention de ramener une de ses fllles qui a laissé le toi.paternel, il y à trois semaines.Il paraît qu\u2019il y a en ce moment aux Etats-Unis des embaucheurs'qui font 1métior d'amener les jeunes filles au Canada pour des fins de prostitution.La police a les yeux sur certaines personnes qui sont soupçonnées d'être de complicité dans ce genre de commerce.\u2014Les amis de M, Louis-V, Filteau, prote à la Patrie, lui ont souhaité bon voyage au Riendeau, à l\u2019occasion de son départ pour Paris, jeudi matin.\u2014La population de Montréal se prépare à fêter dignement In fête du saint patron de la nationalité cu- nadien-française.A partir de six heures jusqu\u2019à minuit hier, la voiture cellulaire est sortie 22 fois sans compter les nombreuses arrestations qui ont été faites sans l'aide de ce vèhicule, par différents consta- es.- .DO MI SOL DO - L'accord parfait que l'on constate chez tous les musiciens, pour proclamer que le Passe- Temps devrait être reçu dans toutes \u201cles familles, në sera pas mis en défaut par l'apparition du, dernier numéro (137) qui contient de la musique de chant, de piano, d'orgue, de violon et mandoline.Nn vente partout, 5c.Abonnement $1.50 Adrcssez; + \u2018jale Passe- Temps, Montréalp 9 .Raphael Oulmet, BASE BALL LIGUE DE L'EST Syracuse 5 Providence 2 orcester 8 Rochester 5 Toronto 4 artford 5 ler Partie Springfield 5 Montréal 4 2ème Partie Springfield 8 Montréal 0 Le Sport ; LA CRONSE ASSEMBLÉE DE LA LIGUE Les délégués de la ligue de - dredi soir, au Saint-Lawrence hall se sont assemblés ven oh sort de deux pivvsts devait être décidé.Les Shamne » objectant à la présoncede Donnep sur l'équipe des ontréal sous prétexte que ce joueur n'était pas mombre du club depuis 6 mois, protestalent In rtie.Montréal, prétendent que Robinson devait jouer pour leur club, au lieu du Shamruek parce que ce joueur avait pratiqué avec eux, moins de ab Jours auparavant, protestalent jgaloment la tie.Le tribunal de la ligue déclura, dans le premier cas, que les Shamrocks étaient vain ueurs, puis dans le deuxième que les Montréals avalent ità leur victoire.D'où il suit qu'avee ou sans protét, le résultat eut été le même.J.M.ATMLETISME COURSE A PIED A LA M.A.A.A.MU itéressantes courses ont eu lieu hier au terrain de in Ces concours, ui étaient ouverts que pour les membre de l'association, furent réussis à merveille et le nombre x public qui y assistalt ne ménages pas ses Applaudissements pour les athlètes qui participai nous donnons les résultats.palont À ces concours, dont Verges en é s.lière épreuve : 1 épreuves 1 W.Caldwail, 2 J, F.Davison.Temps : 11 secondes.2ième épreuve : à CAC caternton, , A.Springhing.Temps : nf secondes.Sième épreuve : 1J.P.Craig, 2 W.C.Nicholson, Temps 11 ÿ secondes.Lancer le poids de 16 livres, 1 W, C.Nicholson, 2 G.G.Pierce.Distances : & pieds 64, Epreuve finale des 10p verges : 1 W.Caldwell, J.F- Cevison.Temps : 102.Course de 1 mille ; R.Stepeen 2 W.C.Devison, Temps ; 4 minutes 5f secondes, 830 verges 1 P.F.Gifford, 2 C.A.Springings.Temps : 2 minutes 8 secondes.220 Verges en épreuves.lére épreuve : À.P.B.Williams.2 W.C.Covernton.Temps 25 sccondes.Long saut, 1 W.C.Nicholsod, 2 W.W.O'Hara.Distance : 19 pieds 7ÿ pouces.Epreuve finale des 220 verges.J.P.Craig, 2 W, C.Covernton.Temps : 24 secondes.120 Verges avec haies.1 W.Cauldwell, 2 W.J.Bellingham.Teinps : 21 secondes.40 Verges.1 W.J.Bellingham, 2 David Brown.Temps : 57 secondss.1 Mille avec obstacles.Roland Gomery, 2 T.J.Corbell.Temps : 5 minutes 11 secondes, LA NATATION Hier après-midi s'est continuée à l'Ile Sainte-Hélène la série des courses hebdomodaires qui ont eut lieu hier au bain du M.S.C.Plusieurs concurrents prirent part À ces courses qui furent très intéressantes.Suit le résultat : Courses 220-Verges, handicap junior.1 Henri Galarneau, eract! 2 J.MacKenzie, 30 secs.4 Henry Pow 15 \u201c 7 concur.aents.Temps : 4 minutes 55 secondes Course 445 Verges handicap, senior 1 W.R.Wilson.Sern 2 H.W.Smythe, 30 secs.8 Frank Pow, 10 \u201c 8 Concurrents.Temps : 9 minutes 2 secondes.Course, 75 verges.Garçons de 12 ans.1 Henri Pow 2 J.MacKenzie 3 F.Bnmilton.6 Concurrents.Temps 2 minutes- Dans la chasse au canard, pour les coureurs Sénior, ila wont pule capturer et cet événement fut remis a plus Dans la chasse au canard pour les junior, M.Archaubault a été l'heureux gagnant, Après les courses, Il y & eu une pratique de polo.Samedi prochain aura lieu la continuation de ces intéressants concours, LISUE NATIONALE Saint-Louis, Pitsburg ne peut jouer À cause de la pluie.New-Yor Brooklyn 12 Chicago 3 Cinoinnati 4 Bostan 4 Philadelphia 10 Le résultat des hits des Springfiels en rapport avecles erreurs de nos joueurs, fut que nos hommes recurent une A Sainte-Rose Les bosquets de Sainte-Rose.qui séparent la gare du C.P.R.du Village où villégiawrent un grand nombre de familles montréalaises, sont charmants durant le jour mais ne sont pas si attirants, le soir, depuis quelques temps surtout que les malfaiteurs semblent y avoir élu domicile, Au commencement de la semaine dernière, c'était la voiture de M.J.-A.Vaillancourt qui recevait les pierres de ces individus : jeudi dernier, c'était M.Gamelin de Montigny, fils de feu le recorder.horticulteur à Sainte-Rose, qui se vit obligé de loger une balle dans l'épaule d\u2019un de ces maraudeurs pour continuer en paix son chemin vers sa demeure.Nous félicitons le jeune M.de Montigny, à peine âgé de 16 ans, de la présence d'esprit qui le sauva d'une Impasse, mais nous n'avons que des blâmes à adresser à cette muicipalité de Sainte-Rose qui devrait bien se payerun constable pouvant protèger les Montréalais qui durant deux mois de l'été vont dépenser leur argent chez les Saint-Rosiers sc.2 \u2026 \u2014 | Je certifle que mon entant n été traitée et guérie à l\u2019Institut Lyons-Gauthier.La petite mulnde était affectée d\u2019une maladie des yeux et semblait devoir perdre In vision, si les soins expérimentés des médecins de l\u2019Institut, n\u2019étaient venus mettre en échec cette terrible affliction.On demande a louer Un établissernent pouvant gervir de local à un journal, se prôtant à l'aménagement des bureaux de redaction et d'administration, et avant un plancher cu- pable de supporter l'installation d'unu presse rapide.Preférons rue Saint-Laurent (entre Sainte-Catheri- ne et Craig), rue Suint-Jacques ou Notre-Dame (près Oote Saint-Lambert) au alentours.Ecrire 4 M.l\u2019idministratour de In Société Anonymo des Débats.UN NOUVEAU COMMERCE Certnins pharmaciens se sont imaginés d\u2019enfermer l'alcool dans des bonbons qu'ils vendent couramment.Les enfants prennent vite le goût de cette friandise, et il arrive parfois qu\u2019ils rentrent À la maison dans un état d\u2019ébriété :usez prononcé.Malheureusement pour ce commerce fin de siâcle, le truc est éventé, et l'u- gent McCarthy u porté plninte contre Geo Touhey, pharmacien.Le procès est remisau 6 juillet.- Librairie Française \u2014 1632, rue SAINTE-CATHERINE JULES PONY, Directeur Docteur LAcoMBE, M.P.P, Un Mois de A.FL Le commerce du Quartier-Est rer des foules ! .Gronds Burge Au Populaire Magasin Departemental ns! EURY n\u2019aura pas de relache ?.Il sera aussi vivace que jamais.Un mois de grands bargains, organisé entre quelques maisons, devra nous atti- l\u2019acheteur économe.YTTYUTTNTTTTITIT Etoffes a Robes Etoffes à Robes unies dans toutes les nuances, 42 pes de largeur, valant 2c pour .15¢.Etoifes à Robes nuancées, valant 20c pour.14c.Etoffes à Robes brochées de couleurs, valeur réelle ABC POUL\u201d \"2%\" itt iientrnens savannas.376.Etoffes à Robes fleuries noires, pour.166.Alpaca noir, val.30c pour.evens a3c.Orépon noir, val.$1.25 pour.teveraiees 68c.Jolie Grenadine en soie noire, double largeur, barrée ou fleurie, valant $ÿ1.25, réduite.8oc.Bon Corset pour Dame à.\u2026.\u2026.aac.Bon Corset pour Dame de $1.00 pour.s7s.Job! Job! 850 parasols de couleurs, valant $1.00 pour.\u201d.37c.Un grand job mousseline couche de blanchissage dans la saconde partie où il ne firent que trois hits.A Hardford, Ia partie fut sensationelle Fleeming et Steelman reçurent une ovation pour leur jeu brillant.Le résultat de la partie National-Shamrock est de 6 A 2 en faveur du club irlandnis.N'eut été la maladie qui empêcha quelques bons joueurs de prendre part à la le, le résultat eut été bien différend, car l'équipe du National telle quelle est, est invincible, aussi avons-nous été désap- inté quand les joueurs s'alignèrent sur le terrain, Ce ut certainement une belle partie au point de vue de a science du jeu de crosse, mais la supériorité, du * Home des \u201c Shams\u201d était visible et tôt ou tard devait amener la défaite de notre équipe, co qui ne tarda pas Malis nous espérons que nos athlètes vivifiés par le repos.puis par un entrainement soigné, marchera aux luttes prochaines avec l'aplomb des anciens jours, et forcera la victoire à lui sourire de nouveau.MEGATES Les tes annuelles de Henly auront lieu le 4 juillet, pour lo Tro hé, * Grand Challange, \u201d On pré versité de iin l'idée d'envoyer une équipe pour disputer le trophé aux Anglais.De ui athlétiques américaines sont partis de NES fa Fr aller disputer aux Anglais les honneurs des jeux olympiques, en Angleterre.\u201c On demande, aux DEBATS, un redacteur de Sport qui s'engagera de s'occuper de son affaire.LE 14 JUILLET Notre colonie française se prépare à fêter dignement la fête de leur patrie qui est un peu beaucoup la nôtre.C'est au Parc Sohmer que cette célébration aura lieu.Des \u2018\u2018attructions\u201d spéciales viendront de New-York spécialement pour ce jour et un orchestre engagé pour la soirée, jouera les bosquets du parc.LEs DÉBATS donneront l gramme de cette charmante fête donnée au profit de la Maison deRefu- de l'Union Nationale française.Allons-y tous pour É France et pour les pauvres.Zà une uni- |- 2470 vgs de mousseline dans toutes les couleurs seront sacrifides &.lll, be.In vg.Mousseline de 16c pour.Bass s seen 0000000 Linons vert, rose, crême, tant qu'il y en aura à.8c.8500 vgs d'Indienne dans toutes les nuances valant de 10 à 15¢, venez en cholsird.Gc Matinées en Indienne de couleur, val.75¢ pour.,47c Blouses de couleur, 50c pour.!.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.3c.Blouses en Mousseline de couleur avec yoke blanc, valant $1.25 pour.chitin.PE 850 parasols de conteur, valant 81,00 mon, valant $1.25 pour.\u2026.sucre sec en se nas a 00 nan rennes 90c Pour Hommes Un lot de collets en toile pour hommes et garçons, valant de 15c à 20c pour./.\u2026.2\u2026\u202600000000000 10c.Chemises de couleurs, légèrement endommag valant de 75c A $1.00 pour.s\u2026cucsas00s 25c.Chemises négligées, valeur $1.00 pour.\u2026.B0c.Qhemises gn flunellette UF.2000 vosannse Beorps et ns, val.25 MP.2 Les ace 00000 .Bretelles, votre choix.pe acssassau0e RARE 10c.50 doz.de cols en soie de couleurs assorties, valant B0c pour.\u2026.essesessansa sc ocean ma 00000 15c.ug) Couvertes de voiture.\u2026.\u2026.b0c.uvertes brodées, valant 80c pour .\u2026.pocssss 60c Couvertes, valant 81.25 pour .\u2026.00e.» por 3 ARAAMAARAAAAAAAAAAASASAARAARASSAAARAA ALANS AARAAAS MAIS DE GRANDS BAS PRIX Des offres de Belles, Bonnes, et Nouvelles Marchandises que nous vendons au Prix Coûtant et en bas des Prix Coûtants, voilà ce sur quoi nous comptons pour faire venir VOT TOY TP ETTYI NY YUYTY PTE POYTT PTS YTETT PETETTILNTNOUTPY Lisez ce tableau attrayant : Tweeds Twoeds, valant 25c pour.Tweed, valant 35c pour\u2026 Tweed Halifax, 45c pour.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026 .Serge noire pour habillement d'homme valant $1.50 pour.Cana ea as ae sa 0000000000 ds 0000000000 $1.00 Indisnnes Cretonnes, très jolis patrons, valant 10c pour.6c.Cretonne, double largeur, valant 20c pour.15c.200 couvrepieds de couleur, 10-4, val, $1.pour.08c.Couvrepieds de couleurs, 11-4, val.$1.60 pour.95c.Departement de Chaussures pour Hommes Chaussures en buff, valant $2.50 pour.$1.50 Bottines unies dans toutes les formes pour .8.Bottines de couleurs, valant 35.00 pour.\u2026.8 Bottines en Kid, valant $4.50 pour.$3.00 Bottines lacées, Box Calf, $3.00 pour.$2.00 Bottines en cuir émaillé, valant partout ailleurs BOBO POUL.iii v00ec00s 85.00 Bottines canevas blanc.\u2026.ee c aa sas 00000 «00 Bottines en Kid, valunt $2.00 pour .1.40 Bottines de maison val.81.00 pour.5ôc.Souliers en Kids faits à ln main, val.$2.50 pour.1.75 Souliers Dongola pour fillets, lacées ou boutonnées.N'oubliez pas, un seul prix et meilleur marché que partout ailleurs.AAMMAMAAARAAAARA AARAMASASAAAAARGAARAAAASS 0444002 MABAMASAAMAAS AAA AMAAMAMS AAA SAMS SAAMAAAMAMAA AAA A SASAAAAAS LA SA ASS GAAGASS ISA MAMMA EN FOULE CHEZ FLEURY.1497 et 1561, rue NOTRE-DAME Enlre les rues Bonsecours et Gosford.Job 500 paires de slippers en tapis, val.35c pour.20c.Soubassement Pots & conserves, 1-2gal.bc Pots à couserves, 1 pot.\u2026.\u2026.\u2026.B0c.Pots à conserves, 1 ChOPp.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.60c.Platenux A GAteaux.«+.20 et 85c.Plateaux A fruits.sons so 0sss0000 85 et 40c.Set à thé, G morceaux.\u2026.010000 25c.Polvridres et Salidves, sur pied pour.16c.Verres a loan.secs e ss ass ss 0 00000000 oh Ho doz.) en Porcelaine.vaccsans 1,25 à Globes No 2.Base an Li 8 No 2 Premier Yoyage Premier Mensonge - oll Oh ! que le Rhône était grand et brillant, ce matin- là ! Bleu et vagué comme la mer sous l\u2019haleine puissante du mistral, il déferlait à flots pressés contre les piles des ponts interminables, d\u2019abord le pont de Benucaire, le plus grand de France, ce pont qui sépare Beaucaire de Tarascon, le Languedoc de lu Provence, \u2018le Midi des roseaux et le Midi des pierres\u201d.| L'angélus du matin sonnait sur les deux rives, aux clochers de Beaucaire comme à ceux de \u2018Favascon, dont on voyait en face étinceler les blanches pointes, par-dessus les créneaux et les hautes murailles rousses du château du roi René.À cette époque, Tarascon n\u2019é- Lait pas encore illustre.Il avait sa gloire historique inscrite dans les vieilles archives, mais mon ami l'ar- tarin n'y était pas encore né ot je ne me doutais guère, pendant ue je piétinais sur le quai avec [éonce en admirant le beau coup d'œil, le beau spectacle de la cité tarasconaise étalée sur l\u2019autre rive, qu\u2019un jour jnillirait de mon cervzau le héros méridional, tueur de lions, esenladeur de cimes, colonisateur sans pareil, l'extraordinaire Tartarin.Avec les angélus, cing heures sonnaient joyeusement partout.Îl faisait frais, malgré que le soleil fût déjà très haut et très chaud, aux bords du Khône ; le mistrala l'haleine violente, moins pourtant que sa sœur In Tramontane qui nous vient du Nord-Est avec un goût de neige.Le quai était désert à cette heure.Deux ou trois portefaix seulement, jouant au bouchon, et des douaniers en tuniques vertes gui marchaient de long en large, plus un roupe de cing ou six voyageurs, des soldnts & panta- on rouge, des femmes, des enfants emmitouflés de couvertures, de cache-nez, et battant In semelle sur les larges dalles du bord en attendant comme nous l'a- rivée du bateau qui remontait le Rhône en venant de la Tour-Saint-Louis.\u2014 Oh ! de ce mostre ! Comme il est en retard, ce ba.tenu, dit tout & coup prés de nous ule voix de coq enrhumé, ln voix grèle d'un jeune garçon dont on ne voyait qu'un bout de nez rouge et des yeux larmoyants de froid.Il voulait causer, le jeune homme, et moi, enchanté de l\u2019aubnine, je répondis : \u2014 Mais c\u2019est que le Rhône est dur à la remonte, et les palettes des roues battent l\u2019eau péniblement, Le ton connaisseur et assuré dont j'avais dit cela me valut un regard étonné, et ces quelques mots d'un autre garconnet, frère du premier, à peu près de son Âge, qui s'était approché de nous : -\u2014- Oh! vous avez l'air de vous connaître aux choses de marine.Seriez-vous, par hasard y.Je lui coupe la parole et réponds ; ; \u2014 Je sors de l\u2019I£cole navale de Varna, avec mon jeune cousin léonce.D'où diable cette réponse m'\u2019étuit-elle venue # Qui me l'avait soufflée ?Etait-ce ce grand soleil apoplectique, qui dégagenit sa face des brunes roses du matin?Stait-ce toi, grand mistral, qui m'\u2019enivrais de Loutes les odeurs d'herbe et d\u2019eau que tu portes, que tu se- couea de tes grandes ailes ?Etuit-ce l'atmosphère Larasconaise où couvnit l'âme de Tartarin ?Qui le sait 7 Ce quil y a c\u2019est que ces paroles furent dites, ct qu\u2019à peine prononcées, il fallut en ajouter d\u2019autres, non moins fausses; non moins dangereuses et conpromettantes, pris comme je l\u2019étais dans l'engrenage irrésistible du mensonge.\u2014 Vous venez de Varna, mon officier ÿ me dit res- poctueusement un soldat qui m'avait entendu.Eh en ! moi, j'arrive de Gallipoli.Sins m\u2019émouvoir autrement, je m\u2019écriai en riunt, comine si j'entenduis parler d\u2019une vieille connaissan- \u2014 Ah! Gallip! Gallip!.lit pour donner plus de certitude & mon exclamation, j'ujoutai on me tournant vers mon cousin: \u2014 Tu te rappelles, Léonce, on s\u2019en est payé une bosse, diuns ce pays-là.Léonce, après une seconde d\u2019hésitation et les yeux vivant de stupeur, répondit bravement : \u2014 Si je me rapelle ! si je mie souviens !\u2026 Et près de nous, les deux voix des jeunes garçonnets murmurèrent à l\u2019unison, sur un ton d'admiration et d'envie : En n'\u2019entendant appeler \u2018\u2018mon officier\u201d, j'avais eu un mouvement de flerté, mais le chuchotement de mes deux ndimnirateurs m'enorgueillit encore plus, et cette exclamation : \u201cOh !deces mostres 1\u201d, toute locale, dont ils me poursuivirent le long de la route, fut, pour mn vanité enfantine, un coup d\u2019éperon qui, chaque fois, m'exitait davantage m'emportait à toute bride dans le mensonge et les inventions.Tout À coup un beuglement de sirène sonna le lon des pierres de In rive, ces grosses pierre de tnille préservatrices des inondations, un halettement de machines, un battement d'hélices se flront entendre, et, dans un tourbillon de fumée noire, le Bonnardelle, \u2014 ainsi s'appelait le bateau, du nom des fondateurs de la Compagnie, \u2014 vint se ranger au quai solide qui protège Benucaire contre les colères redoutables et farouches de son terrible voisin.Les portefaix interrompent leur partie de bouchon, les douaniers se précipitent ; des colis des tonneaux de vins, des ballots de marchandises, des caisses de toutes les dimensions, qui attendaient empilées sur le quai, sont transbordées dans la cale du navire à grands renforts de muscles et de cris, car nous sommes dans un Midi turbulent, violent et loquace.Quant aux pau- Vres voyageurs, personne ne s'occupe d\u2019eux et on ne leur permet de passer sur le navire que lorsque le dernier baril d'huile, la dernière futaille ont été bien mis en place et solidement arrimés, Alphonse prend la tête, impatient.Les voyageurs murmurent ; seulement ce sont les humbles, des soldats, des femmes, des enfants.: À lu fin, impatienté et fier do lu lettre que j'ai dans mu poche, de ma prétendue autorité d\u2019officier, je m\u2019élance sur le pont, suivi de Léonce et des deux petits Montpelliérains, les garçonnets de tout à l'heure, des militaires, et, dans le va-et-vient, le tumulte, jo me mets a la recherche du capitaine.J'avais dans in tête un type de capitaine \u2014 à la suite de mes lectures et de mes conversations avec le mousse du lycée \u2014 soit en tenu de combat, le tricorne en bataille, le sabre au côté, le porte-voix à la main, ou, par une nuit de tempête, avec le surroit sous lequel on entrevoit les doru- ves de la casquette, attachée nu menton.Mais, à bord du Bonnardelle, rien de semblable ; les matelots eux- mêmes n'avaient ni vestes bleues, ni grands cols, A peine des vareuses de futaine, et tous plutôt l'air de garcons (le peine, de comimissionnaires roulant des ton- nenux, Ceux auxquels je m'adressnis pour leur demander le capitaine, nec me répondaient méme pas, tout affairés à leur arrimage.Un d'eux, pourtant, impatienté, pour se débarraser de moi, s'écria : \u2014 Qui, le capitaine?Quel capitaine ?Lo père Renoux?Mais le voila, tenez, le capitaine, co gros vieux avec une casquette, Et quelle cusquette ! Il fallait, du reste, qu'elle fût bien extraordinaire, car, de tout le personnage, c'est 1a seule chose doul je me souvienne.Ronde, énorme, en peau de lapin, rousse, délavée, avec des orcilletes qui ge rabattaient jusqu'au menton.C'était ça, le capitaine Et c'est cette casquette que je vois lisant à ln hâte ma lettre de recommandation, e'est cette casquette que j'entends me dire d'une voix enrouée et commune, et sur un ton de dédain, le ton d'un absolu je m\u2019en che : .\u2014 Descendez dans le salon des premières.Débarrassez le pont.Heureusement, les soldats étaient loin et n\u2019entendirent traiter leur officier avec cette désinvolture, - Débarassez le pont ! Avec ça que c'était commode de débaraser le pont! \"De quelle façon s'y prendre?Sauter à Peau, ou bien filer dans la soute à charbon avec les paniers pleins \u2018d'huile que l'on descendait?Le diable, c'est que, pas Plus mon cousin que moi nous n'avions jamais mis le pied sur un bateau, grand ou petit, à voiles, à vapeur ni même À rames.Notre connaissance n'en venait que de nos lectures.Tout était nouveau pour nous sur ces lanches humides, jusqu'aux balancements du Rhône, ouetté par le mistral etclapotant contre les pierres de In digue, faisant tout danser, tout trembler, Nous eûmes une minute de désarroi, une, pasplus.Je me souvins d\u2019avoir lu dans mes livres maritimes que les pas- ers un peu bion, un peu chics, se tenaient sur le gaillard d'arrière.\u2014 Arrive ?dis-je à mon cousin.À la première écoutille ouverte, nous descendrons dans le salon.Les éeoutilles ! encore un mot qui me revenait des Robinsons-\u2014 Oh ! de ce mostre ! fit une voix claire, enfantine, derière moi.Les deux petits de Montpellier nous avaient suivis, et leur cri d'admiration me vint à propos donner du courage et de l'assurance.\u2014 Qu'est-ce que cela, une écoutille ?demanda l\u2019un d'eux à Léonce.Comme il était fort embarasser pour répondre, ce qui eût semblé singulier d\u2019un élève de la marine, je me hitai de répliquer pour lui que les écoutilles étaient des ouvertures quadrangulaires faisant communiquer le pont avec les dessous.uste à ce moment se dressuit, devant nous, comme une fenêtre de mansarde ouverte.Ça devait être ça.Je me penchai ; l\u2019escalier des premières n'était ni facile, ni élégant, Une échelle presque droite s'enfonçait dans un trou noir sentant In fumée.Comment les dames descondnient-elles par là?Je me hasardai pourtant, géné par ma couverture, ma valise ; Léonce portait le panier a provisions.Assez offrayé, mais obligé de me suivre, pur sa vanité et par notre commune profession d'officiers de marine, ses pieds m'écrasaient es doigts et précipitaient mn descente.Les petits de Montpellier n'avaient pas osé se risquer dans cette aventure et, en relevant la tête, je voyais penché sur le trou noir leurs fronts ingénus et tondus, leurs yeux et leurs bouches en rond, pendant gne je poussais une petite porte.Je me trouvni dans une sorte d'office aux tables et au mur encrassés, ol s'agitrient deux ou trois marmitons avec des toques blanches et des vestons blancs, d'un blanc qui aurait trainé huit jours dans la soute «au charbon.Ft comme je demnndais le salon des premières, l'un d\u2019eux me répondit : \u2014 Venez par ici, je vais vous conduire dans les premières, les lez.Voulant dire ainsi que, parler des premières dans un batenu de cette sorte, était d\u2019une naïveté bien pardonnable à mon âge.Dans la cuisine que nous traver- sûunes, des quartiers de viande, des paniers de légumes et ces pains énormes que les Lyonnais appellent des couronnes, vonds et creux comme des couronnes funèbres.Un panñeau poussé et j'arrivai dans une vaste pièce avec les divans en cuir de chaque côté et, au millieu, une longue table flanquée de bancs étroits.A notre «urivée, quelques silhouettes humaines, étendues sur le divan de droite, s'agitèrent comme sorties du sommeil, Un long monsieur muigre à barbe rouge, awec un foulard bleu noué en serre-tête à deux pointes au-dessus du front, se dressa sur son séant, me regarda un instant, puis, ayant dit quelques mots duns une langue inconnue à deux ou trois jeunes garçons coiffés du miême foulard, se recoucha avec un haussement d'épaules qui sernblait signifier ; \u2014 J'en ai assez vu, Celu ne vaut pas la peine de se déranger plus longtemps.Ce qu'il dit ensuite devait être drôle, car, pendant quelques instants, les deux ou trois garçons se roulèrent en riant sur leur lit improvisé, à ma grande vexation.Ce que l'on ne comprend pns semble toujours plus malicieux, plus mordant, et Léonce comme moi nous sentimes, d'instinet, que nous avions là toute une pochée de vipères, d'ennemis sans pitié.Très dignes, dressés sur nos ergots comme deux jeunes coqs, nous allâmies nous asseoir sur le divan d'en face.Celui-ci aussi était occupé, car de petits cris nous accueillirent, et apparurent, émergeant de dessous un tas de couvertures, deux aimables figures de femmes encore jeunes, en noir, en fanchons de dentelles, aux yeux bleus, aux cheveux légers et frisottants au-dessus de deux petits nez très courts, très gais.Ce qu\u2019étaient ces deux dames, nous le sûâmes tout de suite par leurs yropos.! C'étaiontdeux Lyonnnises, deux belles sœurs mariées chneune à un chef d'atelier de Ia Compagnie Maritine.Elles venaient de passer quelques jours chez un parent, un ingénieur, à la Tour-Saint-Louis et, parties de là pour se rendre à Lyon, rejoindre leurs familles, elles étaient arrivées à Arles la veille au soir et, le Bonnardelle ne marchant pas la nuit, pour s'épurgner ln dépense de l'hôtel, elles avaient couché sur le bateau, ans le salon des premières.Elle se plaignaient d'être traitées à bord plus mal gne des colis, accusaient le capitaine Reboul, le traitaient de sauvage, et le.monsieur anglais en face d'elles d'honimie fort mal élevé ainsi que ses enfants, barngouinant tout le temps et ne leur adressant pas plus Ia parole qu'à des chiens.Aussi, ce qu'elles étaient heureuses de voir arriver de nouveaux compagnons et des Français, aux moins, ceux-là! Tout ceci chuchoté dans le demi-jour, pen dant que le Bonnardelle se détachait du rivage, battant le fleuve avec les palettes de sa roue, que les ferrures geignuient, que les bois craquaient, et que, par les hublots embrouillés, on voynit s'éloigner ln jetée blanche.Je rendais à ces dames, durant ce temps, confidence pour confidence ; je leur appris que nous irions avec elles jusqu'à Lyon, et comme celles s'étonnaient de nots voir voyager si jeunes et tout seuls, je leur déclarai, avec un sourire supérieur, que nous sortions de l'Ecole de marine de Varna, en congé de santé, et que Sitôl rétablis, nous irions, mon cousin et moi, pren du service jusqu\u2019à In fin de la guerre.Vous pensez si les deux Lyonnaises nous regarduient avec des yeux étonnés, écarquitlés d\u2019admiration.\u2014 Presque des enfants ! et déjà ofliciers! à ln veille de se battre ! Leurs yeux bleus disnient tout cela et signiflaient bien d\u2019autres choses encore.Je m'unimais en parlant, prenant mon cousin À témoin, m'excitant surtout devant les sourires d\u2019incrédulité de l'Anglais, de l'ennemi qui m'écoutait tout en défublnnt sa coiffure denuit.Iist-ce que ce malotru n'eut pas l'aplomb de me de- wander, tout à coup, par dessus la table, dansun français très correct, mais avec l'accent de son pays.\u2014 Ah çà ! pourriez vous me dive, monsieur, à quel Âge la marine française recrute ses officiers ?Ici, j'aurais pu placer un mot héroïque, une de ces réponses grandioses qui vous envoie à ln postérité.Mais non : la sincérité m'oblige à dire que je ne me souviens pus de ina riposte à cet insolent interlocuteur.11 est probable que je suis resté court, et c'est ce que j'avais de mieux à faire.Par exemple, je vois très nette À l\u2019entrée du salon, l'apparition de maître Reboul, le capitæine, ayant enfin pris connaissance de la lettre de mes parents, pour lesquels il nvait un très grand respect, et venant s\u2019excuser de lu façon dont il m'avait requ.Il ma donna de ndes poignées de main, de ces poignées de main d'homme à homme, qui vous cassent les os, surtout quand on ne les à pus très solides, comme moi, à cette époque.11 me dit de me considérer sur son bord comme chez moi, Puis, regardant autour de nous dans le sulon, il ajouta que si nous étions trop mal pour dormir pendant les trois ou quatre jours du voyage, il nous offrait ln moitié de sa cabine, la seule qui fût habitable à bord, Je le remerciai on l'assurant que mon cowsin et moi étions habitués à coucher sur In dure, et je le raccom- gnai j'usqu\u2019à la porte du salon, ravi de la considéra- ion dont ces paroles vennient de m'nuréoler aux yeux des dames lyonnaises et surtout aux regards de mon ennernis, tout à coup empreints d'un certain res- pec euxièmes et les troisièmes si vous vou- ALPHONSE DAUDET (A suivre.) + * Des Annales Politiques el Liltéraires, de Paris.\u2018Tel.Bell Est 5563 Tel, Marchands 273, - JOS.HOOFSTETTER, Maitre-Charretier et Entrepreneur de Pompes Fanebres Chambre Cercueils et Corbi de Ire classe S88 241, RUE.VISITATION Voltiikes doubles et simples de 1re classe.4.chocolats.ques étrangères.teux.le Chocolat Herelle (LONG UR UII-TEL No 28) Est le meilleur produit canadien et le plus pur entre tous les Il ne craint pas la rivalité des meilleures mar- Il est le plus pur, le plus riche, le meilleur et le moins cou.Quatre Qualités - - De 86 à 50c la Tablette (4 à la livre) Alexandre Duclos, 300, rue CRAIG, en face du Carre Viger.« TELEPHONE BELL MAIN 1499 + LACKAWANA CHARBON SCRANTON Chesnut et le Stove, la tonne.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.csreerencsnsins areas sens na s0 000 aus eus $5.50 Egg et le Furnace, \"7 Caarsrrsenneessenmensennnseeesenesrerereres ares connaenenneeene sauce ces 5.25 Chesnut ct le Stove, par 100 lbs, .Gerrans Crt erertsiteeiasiirte ts erarrestens ceereenieans .«35 \" \" 500 Ibs.iii r00s aracasace nes anse sons sarceccse .1.40 Egg et le Scoth, par 100 IbS.\u2026.\u2026.+veccaureresecrenesserarrnrrnrenarersenrencrrrrnma ane saveurs \u2026 .30 AU panier.\u2026.ucsceacreserssecrersaeensentr a ren ss semmecenesee ss danéose see sense sacs 0000000 c 000000 cee 20 COK E=SrEciaL Le Chaldron.ccooccovvvviievinnnnnn.errant sc ec eee darsssa ste rarest $ 3.15 Le VOYABR.iii eee eee etre area 1.60 BOIS Erable, là COrd@\u2026.soccsssssesercrnecrcan0n se eee re cesse ado ae se mate tre cen eu 0e $6.50 Merisier, errr eee sésenses scene des vnsasssnssesacss0receussnve00 reeves «oo.6.00 Epinette, \"eee sauresertscser sat seasen sen cr sente ste nec scan ec ec sascecnse 5.25 Slabs, rere ere ere te rt eee ta tare etree naar naan taverns 4.00 Slabs, au Voyage.heehee eer eee h bb aee eens aere nto aanas s\u2026\u2026.\u2026.1,00 SPECIALITES : Bois scik ET FENDU, QUALITÉ EXTRA Bois mou, au voyage.eet canne see 2esssscoues renter reer ee en.$150 \" melé, franc et MOU, AU VOYAZEC.oviuurrrireetrnrnenrnarrnrneensennnenrnenrnens asscncencnues 1.75 \" franc, au VOYAGE.vonseoncenecce00e vasscuu se sevsssccs0sc00s suvasssobsssa0000000 .2.00 \" mou, la poche.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.ceccrancecces eerie errata rena aan sonsescetauss 20 \u201d franc, \"Levene s\u2026uonccs sossssees sossaseseecsess crrsssessessac sen veu0e vacsessstsecsuce .25 \" rognure de moulin, au voyage.resversesssrscssseeuecc00s soocveusssanac0s cac oe 1.00 Sy Re OUVERT LE SOIR, (specialement le samedi.) 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des gens, qui, en musique, ne reconnailraient pas une note grosse comme le Pulais du Justice, qui, en peinture, confondraient un vulgaire chromo avec un tableau de Raphaël, s\u2019érigent d'eux-mêmes en Aristirques, et du hnut de leur suffisance prud homoge.portent des oracles d'autant plus infaillibles que leur auteur est plus ignorant, Uette sottise et celte prétention, À.Comte les a flagellées de sa plume, et il me plait fort de ne pas m'écarter de cette ligne de conduite.Qu'on naille pus croire que, de parti pris, je ne trouverai rien de beau ni de bon, Au contraire, jesuis on nepeut plus disposé à \\ reconnaître les mérites et les qualités partout où je pourrai on rencontrer, fût-ce à l\u2019état d'atômes, mais je dirai ce que je pense de toute manifestation d'art qui donnera dans le ridicule.- a a Je conseille fortement à tous ceux qui aiment la \\ musique religieuse, bien exécutée, de fréquenter les |\\ suluts de la Cathédrale,à 8 houres,tous les dimanches soir, M.Couture tient bien ses chantres sous la main et en tire tout le parti qu'il veut.Aussi son chœur chante avec un ensemble, un fini dans les |y nuances et une délicatesse de phrasé qu\u2019on ne trouve nulle part ailleurs à Montréal.Je n'approuve pas, yar exemple, les chants grégoriens harmonisés par M.Couture, Certains morceaux, comme le Salve Regina et même |\u2018 le Benedicamus Domino sont devenus, sous su plume, des compositions hybrides, ni plein-chant, ni musique, aux rythmes tortures et pénibles : l'harmonisation toujours impeccable est dure, les imitations sont lourdez.peu près toutes les compositions et les arrangements de M.Couture ; j'en donne comme exemple le Cor Jente, pour baryton et chœur.Mieux vaut le plein-chant à l'unisson.beauté qui lui est bien propre et l'auditoire le comprend, ce qui n\u2019est pas à dédaigner, mête en musique.» - a Lundi dernier s'est ouverte, à l\u2019Arena, une saison d'été d\u2019opéra_comique et d'opérette donnée par lu * Robinson Opérn Co, \"Mes lecteurs voudront bien avoir pitié de moi en ne me forçant pas d\u2019y aller pendant les chaleurs.- Les mercredis du Parc Sohmer ont une grande vo gue et ils le méritent.Mercredi dernier, M.Lavigne hous a donné un excellent prograunme, bien exécuté.iy aurail certainement des faiblesses à noter, minis, la musique ne répétant jamais, ces choses-là sont iné- vitales.La Marche Tzigane de Godard et I'Owver- {ure du \u2018* Robin des Bois, \u201d de Weber, méritent les applaudissements qu\u2019on leur a parcimonieusement donnés.M.Théo.Vandermeschen n obtenu un joli suceès de virtuosité avec une sérénade-polka d'un thème très banal ; en rappel, une autre polka avec sourdine.Le Quatuor a \u201c Rigoletto, \u201d la Bénédiction des Poignards, et le Sexluor, de * Lucie \u201d m'ont Inissé assez froid.Les mouvements ont été générale ment trop lents, et, dans certains passages, le tempo aurait du être légèrement accéléré.Les attractions sont au dessus de l\u2019ordinaire.Pussons les Sœurs Fnuvette et applaudissons les musiciens excentriques, les deux Lelliolt et Clerise.Ce sont d\u2019étourdissants comiques doublés d'excellents musi- cient.Mme Clerise est une .harpiste comme jen ai mrement entendue ; le graud Lelliott est, je pourrais dire, l'acrobate du trombonne, sans cesser pour celn d'être un artiste ayant un son d\u2019un beau vibrant.,La Famille Faust, de 7 personnes, est d'une correction et d'une élégance impeceibles dans les tours de force qu\u2019elle nous à donnés.Un banbin de cinq asix ans au plus a été très admiré surtout par la partie féminine de l'auditoire, Wm.DeBoo est un très fort acrobate-équilibriste, el si les spectateurs restent un peu froids c'est peut- être que la vue d'un homme qui fume, boit et mange eu se tenant sur ln tête est assez fatiguante, et assez indigeste, naturellement.J'ai gardé pour la fin M.et Mme Bègue \u2014 last but nol least \u2014 et c\u2019est de tout cœur que je leur présente mes félicitations pour le Duo du Trouvère, qu'ils ont on ne peut mieux chanter, M.Lavigne ayant.vetran- ché les réeitatifs ui jusqu'ici avaient servi de pierre d'achoppement à ces deux excellents chanteurs.En rappel ils nous ont donné un délicieux Noël qu'ils ont chanté avec uno délientesse d'expression et de phrasé exquise, Dorénavant, je ne parlerai plus des attractions du Pare, nerobates, musiciens excentriques, ou nutres, à moins qu\u2019elles ne présentent quelque chose de réellement artistique ; celà sortirait du cadre de nos remarques.- .Jeudi soir avait liou, à la Salle Karn, le Concert d\u2019é- loves de Mlle Victoria Cartier.Il fallait toute I'ad- mirntion que j'ai pour cette artiste distinguée pour me faire braver,pendant deux heures, ln température de cette étuve qu'est la salle Karn ; et vraiement, je n'ai pus eu à n'en repentir.À part quelques petites fautes enusées, je n\u2019en doute pas, par la nervosité d'un premier début, je ne puis que louer le talent et In solide instruction des élèves de l\u2019éminent professeur.Oe ne sont pas encore des artistes qu\u2019il faille lotanger sans nucune restriction ; mais il ne faut pas, non plus, les critiquer comme on le ferait d'artistes en possession de tous leurs moyens.Je ne puis citer tout un programme de douze numéros, consacré nux œuvres de l'école française, je me contenterai donc de quelques remarques.En général, les exécutants ont fait preuve de beaucoup de sureté el de nelteté dans leur jen.Le son est bon, chantant, et le phrasé, fouillé dans tous ses \u2018délails.Le choix des morceaux très intelligent, à Inis en relief les moyens de tous ; et le travail assidu de ces élèves en fera, plus tard, des pianistes et des grganistes consciencieux et bien préparés à la culture de l'art.MlleCartiers'étuitassuréeleconcours de Mme Fréd.- O.Larivière, M.Arnoldi, M.Arthur Pruneau et M.Gustave Labelle qui se sont très bien acquittés dé leur tâche.M.Prunean, surtout, un sympathique baryton, à chanté deux airs, un beau son bien chaud, bien étoffé, ce qui lui a valu un rappel mérité.Quelques mots maintenant, sur l'auditoire C'est Uñe remarque que jni souvent faite, et je regrette d\u2019avoir à en parler : on ne paraît pas aller au concert pour écouter, mais pour étaler une toilette et pour causer.Quelques personnes, trois ou quatre rangées derrière moi, ont causé p ua.tout le temps sur un ton assez.haut pour em er d'écouter.Ce n\u2019est pas poli, ni pour les exdécutants, ni pour le reste de l\u2019audi- re.Celu ne dérangernit-il pas ceux qui veulent écouter, Qu'il n\u2019en est pas moins de fort mauvais ton de parler et de rire fort, où-qu\u2019on se trotive.».Comme de coutume, Pnris vient en dernier lieu, Après T'Allemagne et l\u2019Angleterre.On a donné à l'O- Tn Hans et tel, d'Engelbert Humperdink.Lelit, tiré des contes d'enfants de Grimm, est de la bel- @-sœur du compositeur.La partition, tout on manquant du chavme léger - et spirituel qu'aurait su lui donner un Léo Delibes, Tonferme des beautés de premier ordre, ut une science qui, toute, profonde qu'elle est, ne devient jamais ni da Re To A ] TELL \u2018 FREDERIC PELLETIER.' or Ces défauts se rencontrent d'ailleurs dans à \\ Il a une |?MODES LOT 1\u2014Chapeaux de dae e fantaisie, volant de 56e A $0.4 formes sr paille de 2\u2014Formes en paille noi souleur pour dames, de $1.50 à Sh, à écouler d'age couleur BLOUSES Demandez à voir nos blou 3 meilleures blouses du Canada.cs dune piustre.Les Blouses en sole pour tout le monde.A $20.00 chacune.Prix de MODES LOT 3\u2014Chapeaux sullors noirs ou de coul pour dames, venant d'arriver de New-Y ke, VALAE de 81 ASL, A écouler A 1c, e New-York, valant Lot 1, 15c ; 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vous ne voudrez plus aller ailleurs.ri n e est remarquable par cette delicatesse de coupe qui ravit les plus exigeants.Passez chez lui \u2019 C'EST UNE sir.me vous le désirez.e notre stock.Pour $1.50 fres avantageuses.Pour beaucoup d'hommes de s'acheter un habit.Souvent c\u2019est le goût qui manque pour le choi- Quand le goût existe, c\u2019est l\u2019assortiment du marcnand qui fait défaut.- DANS NOS DEUX GRANDS MAGASINS .Ces inconvénients n\u2019existent pas.Pour un habit confectionné .» Vous trouverez assez de variété dans notre assortiment pour éveiller et stimuler votre goût dela toilette.Habits de tous prix depuis #5 en montant.Pour un habit sur commande.Nos jolis tweeds et notre coupe parfaite seront des garanties que votre toilette sera com- NOTA ll nous faut vendre la balance de nos marchandises d'été.Nos prix qui étaient déjà très bas, le seront davantage afin d\u2019écouler le surplus nous offrons un magnifique pantalon en tweed anglais.Venez le voir quand même vous n'en auriez pas besoin.NOTRE DEVISE EST \u2018\u2019 DONNER SATISFAOTION \" J.-L, BEAUCHAUP, Marchand-Tailleur et Habits Confectionnés Vous aurez une idée de \u2018nos of- 2 la santé et peut garantir À ses clients l\u2019ex-|' Bugle de dB, LEGAULT \u201cMaréchal Ferrant, 8 - mme Ontario.Mme A.BESSETTTE, tModiste de Chapeaux, Robes et Manteaux.Vous trouverez Un assortimeut complet de Chapeaux garnis Avec le pins grand soin.l'avenue Rotel-de-QUille et de la Une Académie de Ooupe est attachée à l'établissement 215» RUE SAINT-LAURENT.MONTREAL, + 10 RESULTAT DE NOS DIVISIONS Quel n été le résultat de ces divisions ?À l'heure qu'il est, sur 50 députés que nous avons à Ottawa, 25, quelque fois moins, souvent moins, prennent la cause @ nos intérêts nationaux ; les nutres se rungent du côté de In majorité, donnent In main aux fanatiques da toutes les croyances qui voulait l'écrasement de ce petit peuple de la provineu de Québec, 12t quand on a dit a ses hommes-là :\u2014 ** Mais pourquoi abandonnez- vous votre race ?Pourquoi méconnaissez-vous la voix du sang qui doit parler plus fort que l'intérêt ?Quelle à eté leur réponse ?Hs nous ont dit : \u2014 \u2018\u201c Prenous garde : si nous avons le malheur de nous défendre, nous serons éerusds parce nous sommes lu minorité, \u201d Eh bien 1 ce n'est pas le langage d'hommes de cœur, c'est le langage de lâches qui ont peur de combattre par la parole et par Is plume pour se défendre.Monvre Mercier A NOS FRÈRES Que de forces nous jetons à tous les vents ! Et quel surcroit de puissance nous aurions si nous étions tous agglomérés dans cette province de Québec, nssez vaste pour contenir une grande nation, assez riche pour ln nourrir! Te fait de notre dissémination constitue pour nous le principal problème national.On a dit parfois qu'en nous répandant sur tout le continent, nous étions des précurseurs.J'avoue que j'ai peu de conflance dans une armée qui s\u2019éparpille ainsi ; je je préfère celle qui s'adosse à un quartier-général et dont les mouvements rayonnent d'un centre unique, nu lieu de partir de plusieurs centres isolés des uns des autres.Au milieu d'une société démocratique surtout, il ne faut pus oublier qu\u2019on n\u2019est fort que par ses représentants élus, c\u2019est-à-dire par le nombre dominant sur un point donné.Au fait, Ia question est de savoir si nous voulons, oui ou non, fonder un peuple indépendant.Si nous n\u2019avons pas cette noble ambition, si nous consentons à tourner le dos à notre passé, si les travaux, les luttes et les souffrances de nos glorieux devanciers ne nous obligent pas en son honneur, dispersons-nous, c\u2019est bien ; promenons notre fortune dans tous les pays étrangers.Mais si nos regards portent plus haut, si nous voulons être quelque chose par nous.mêmes et pour nous-mêmes, et avoir une patrie qui soit bien réellement à nous, songcons-y, il faut serrer nos rangs, il faut nous grouper tous sur un même puint de territoire.A cette condition-là, seulement, nous donnerons notre pleine mesure parmi les peuples, car la première condition d\u2019une existence nationale, c\u2019est.d'être fixé an sol.Une patrie est un domaine borné par une frontière ; chuïsissons la nôtre.Le problène est simple pour nous : être où ne pas être.Etre, c'est d'établir nos demeures dans un rayon déterminer, exploiter les richesses naturelles du sol, diriger nos pensées tous vers une méne agpiration de grandeur, nimer et servir le même pays.Ne pas être, C\u2019est nous disperser à l'étranger, travailler toujours sans profit pour In patrie, conserver, il est vrui, le respect des ancêtres, parce que ce sentiment s'impose à tout homme qui a gardé la dignité de su nature, mais rompre forcément Ia chaîne de leurs traditions.De notre réunion, de notre agrégation dépend l\u2019ave- niv.Il faut que nous allions à vous vu que vous veniez à nous.Portez la conviction dans nos esprits, et nous dirons adieu à ces campagnes qui nous ont vus naître et grandir, que nous avons fécondées de nos sueurs, puis, comme Enée emportant lex restes de Troie, nous nous acheminerons vers des régions nouvelles pour y ü@sseoir notro fortune : muis si vous croyez au contraire que ce pays, témoin de In vie et des luttes de vos pères, a droit encore à votre travail comme à l'affection que vous ne cessez de lui porter, n'hésitez pas, hâtez-vous, revenez à nous, revenez au Canada | Oscar Dunn.La Propriété Beaubien MES CONPAGNONS DETRAVAIL ONT he REUSSI! | JE SUIS CAPABLE D'EN FAIRE AUTANT! Printemps prochain Je serai Chez moi ! 1: 2 x Notre existence nationale Nous avons droit à notre existence nationale commo race à part et malhenr à quiconque voudra nous enlever ce it ; mais nous ne devons rien fuire pour molester nos frères d'origine ou de croyance étrangères, Nous devons revendiquer nos droits avec fermeté munis sansagression; nousdevons combattre avec énergie tout ce qui tend à détruire notre caractère national, mais nous devons respecter chez les autres les droits que nous réclamons pour nous.La lutte que nous avons à faire est toute pacifique ; il ne s\u2019agit plus de combattre des ennemis les armes à la main, mais de rivaliser comme race avec des frères, par l'instruction, le travail et ln probité.Honore Mercier.= A LA VAPEUR Les Yankees détennient jusqu'à ce jour le record de lu vitesse suv les voies ferrées, grâce surtout À la nature des terrains sur lesquels se dérouluient leurs énormes serpents de fer.Les Compagnies françaises de chemins de fer ne pouvaient voir cela d\u2019un œil indifférent, et lu Compagnie du Midi vient de relever le gant.Dans quelques jours, lu Compagnie des chemins de fer du Midi mettra en circulation un train ultra-rapi- de partant de Bordeaux ou, plus exactement, de Lamothe-Lauderon, vers Dax et Bayonne, et Iandaye, et qui, duns cette traversée unique du pays landais, fournira 94 milles à l'heure.La Compagnie du Nord se tient, elle aussi, sur lu défensive ot fournit quelques parcours à des vitesses stupéfiantes.Le rapide d'Angleterre, qui va d'un seul bond de Paris à Caluis, Couvre 220 inilles en 210 rninutes ; celui de Lille vau directement à Arras, soit 144 milles en 130 minutes.Comparons si vous le voulez bien, le record Parisfrras celui qui va être tenté par In compagnie du idi, Le train Bordeaux-Dax-Hendaye couvrira, dans le parcours des Landes, 175 milles en 157 minutes, tan- is que le rapide Paris-Arras devrait, pour marcher sur le même pied, couvrir les 144 milles en 129 minutes à, exactement.Or, ce dernier rapide met exactement 130 minutes.Qui l\u2019emportera du Nord ou du Midi ?Midi contre Nord ! s'écrirait ce pauvre Daudet.P.L M.Armand Doin & Fils Une maison de commerce qui depuis trente-six ans n\u2019a pas cessé un seul instant de mériter la confiance du public, ne peut pas tout d'un coup perdre sa réputation et cesser de faire des importations considérables.C\u2019est ainsi que la maison Duin, toujours d wns le but de plaire a sa clientéle, vient de s\u2019assurer 'assortiment de Chapeaux de Paille le plus complet et le plus riche qui soit à Montréal.1! y en a dans tous les styles et les plus en vogue, tant européens qu'à méricains.Venez voir.ARMAND DOIN & Fil: \u2014\u2014 En face du Palais de Justice.N.B.\u2014Chapeaux de soie surcommande.Les fourrures sont mises en lieu sûr, chez nous, durant l\u2019été.\u2014 Pour ceux qui ne savent pas \u20accrire LE EBATS- d'organiser un département de rédaction et de traduction appelé à rendre certainement de grands services à la classe peu instruite de Montréal, qui a souvent des communications importantes À adresser aux autorités ou à des personnages importants, et qui n'obtient pas toujours de bons résultats pour ne pas avoir su s\u2019y prendre convenahlement.Ce département est donc maintenant ouvert et tiendra toujours A LA DISPOSITION du PUBLIE des traducteurs et rédacteurs experts qui se chargeront de la préparation de lettres, d'affaires ou privées, d'adresses, de requêtes, de discours, de brochures, de circulaires, de livrets d'annonces, etc., ctc., ou de la traduction d\u2019iceux, en anglais ou en frangais.Les circulaires, brochures politiques ou livrets d'annonces pourront aussi étre imprimés à nos ateliers où des ouvriers compétents garantiront de satisfaire les plus difficiles, DISCRETION ABSOLUE Adresser toute communication relative aux commandes de rédaction ou de traduction à > LEUCELANOD \u201cTES DEBATS \u201d 71, RUE SAINT-LOUIS, MONTREAL Achetez vos CHAPHAUX ce Normandin 274, rue SAINT-LAURENT Mademoiselle GRAHAM Bhambre 343, Femple Building BUREAU DE CLAVIGRAPHIE Des sténographes sont engagés au jour et à l'heure Tel Bell, Main 1714 > fre AE A) - NORMANDIN AS TN EEE Se 3 N vhaot xO T REQ manK Rotel des Sources Sulfuriques 27, RUE NOTRE-DAME, VIAUVILLE, MAIS.FERD.CORRIVEAU, Prop.TEL.BELL EST 771, Tous les avantages possibles pour l\u2019ouvrier, fatigue de = payer loyer.OFFRE moin Le comfort de la.ville y est donné = « | = = « fout en respirant l'air pu Ainsi, Ouvriers, locataires, Jeunes Gens, pensez 4 l'avenir.Décidez-vous.Ne tardez plus.Le choix s\u2019en va.Avec $5.00, vous pouvez commencer, et ensuite il suffit d\u2019une petite épargne et vous réussirez.: NX AUCUN RISQUE E PAS D'HYPOTHEQUE, PAS D\u2019OBLIGATION æ æ tb a+ Titres clairs et parfaits SEUL ser §, HURTEAU, x Coin des rues Beaubien et Sanguinet.Tous les jours, de 1 à 5 hrs n.m- Téléphone Bell | Est 756 : Marchands 1861.Résidence ; 1464 Av.Hotel de Ville.de 6 à 7 hrs pm.Prenez les tramways des rues Saint-Denis et Saint-Henri jusqu'à la rue Beaubien, et rendez-vous à la rüe Sanguinet.ge COPEZPEZELRERERE COOL RR RR Rr RRR om 1 La fete des Fleurs Paris 16 Juin 1900, \u2014(ocher, au Bois ! Mon char numéroté, son antomédon et Cocotte pont rien de fashionable : il faudra me résigner à faire piètre figure à cette fête des fleurs qui, donnée au bénéfice des victimes du devoir, est un des événe- ments de chaque printemps parisien.Mnis bust ! la moindre vertu du sage est lu modestie.Mais non voyage vers l\u2019aimable champ de ba- tuille où les projectiles seront des roses, des violettes et des lilas, commence mal.Au tournant du boulevard et de la rue Royale, Cocotte se butte dans un groupe de manifestants qui semblent aux prises avec une escounde de \u2018\u2018sergots\u201d.Que se pitsse-t-il Ps Mais, on me retournant, j'uner- cois devant In grille de la Madeleine, un char funêbre que suit un cortège d\u2019avocats.J'y suis : c'est l'enterrement de Mtre Falateuf.Je comprends tout, et les runnifestants, et les coups de poing et surtout, oh! surtout ! les cris aussi peu ministériels que possible, \u2014Hue Cocotte ! Nous nous frayons un passage dans cette cohue ges- ticulunte et hurlante et à raison de trois milles à l'heure, Cocotte \u2018\u2018 emballe \u201d vers les Champs Elysées et le Bois.Il est trois heures : un clair soleil prend sa revanche, bien courte hélas, sur la vilaine pluie qui, pendant toute la journée précédente, & mélancolisé les débuts de ce pauvre juin.Bien avant d'arriver au Bois, mon Immontable sapin cahote au milieu des équipages de maîtres ; la plupart sont ornés defestons de verdure et de fleurs, animées et souriantes : les Parisiennes ! -> Timidement, mon équipage franchit l\u2019entrée du Bois.Les voitures et les piétons se rendent surtout vers I'allée des Acacias, le centre de toute fête donnée duns ce décor délicieux, le bois de Boulogne.Cet autre boulevard est aujourd\u2019hui plus coquet, pius séduisant que jamais es drapenux, des festons iuct- tent un papillottement joyeux dans lu verdure et l'exquise senteur des acacias fleuris parfume l\u2019atmos- phére que bouleverse de temps en temps un petit vent tiède pas le moins du monde désagréable.La vue et l'odorat sont déjà flattés : l'ouïe va l'être bientôt, car à travers le frémissement des feuilles, ja perçois des taches bleues et rouges ; c'est une Mmusique militaire qui tout l'heure vu éparpiller ses Carmen ot ses Marche loraine dans le brouhaha de la féte, La butitille commencera tantôt.Pour le moment les adversiires s'observent : certaines propagonistes du galant Lournoi sont d'ailleurs de charmants points de mire pour les curiosités.Les deux l'\u2019aubours et lu plaine Monceau ont beaucoup donné ces années leurs landaus sévères, fleuris peu ou prou, démnbulent majestueusement le long de l'allée des Acnsias et l\u2019on peu voir, toutes laides, des dounivières à la Jules Sandeau braquer sur la cohue un face-à-mnain quelque peu dédaigneux.Mais voici les voitures plus 14 ères et mieux décorées des jolies prêtresses do Thalie, Euterpe et Terpsichore.Mite, regardons Wanda de Bonczn, au profil net, aux yeux graves, Wanda qui passe dans une sympho nie rouge, comme uno déesse orientale ; voici Lender, si délicieusement parigienne ; Jeanne Granier, aussi jolie à la ville qu\u2019au théâtre ; Jane Derval qui demande si on va bientôt se battre.\u2014Tout de suite, mademoiselle !\u201d Et cependant le poète à dit qu\u2019il ne fallait pas battre les femmes, même avec des fleurs ! Le Tout-Théâtres est au Bois, cet aprés-midi, Tout le long de l'allée, c'est une triple rangée de chnises à un franc et à cinquante centimes.Chacun 4 su gerbe de fleurs entre les mains et il est probable que tout à l'heure \u2018* ça va chauffer.\u201d En attendant, les connnissaires vont et viennent, en assurant la civculation des équipages.Ces braves gens se donnent du mal inouï, suent À grosses goutter, s\u2019époumonnent.s\u2019égosi:lent et n'arrivent, en fin de compte, qu'à créer des embarras de voitures.Sachons-leur gré tout de mêmie de leur bonne intention.» * + La bataille commença.Après les premières escarmouches; où les adversaires montrèrent tous une belle vaillance, le gros des armées belligérantes vint à la rescousse.Les femmes furent bientôt très en train et c'est sous un éparpillement de pétales que fièvreusement et avec beaucoup de inaladresse \u2014 soyons juste \u2014 qu'elles lançaient leurs projectiles parfumés.Tout allait à merveille quand In pluie se mit de lu partie.L\u2019'importune troubla la fête, 1rrémédiablement.On recevait en pleine figure des bouquets tout ruisselants d'eau et ln boue jnillissaii en flaques sur les guirlandes des voitures.Mais dans l'effarement général, les musiciens militaires gardaient tout leur calme impertubables sous 'ondée, ils continunit à marteler des valses peut-être ironiques.Ln fête Fnisait mal.Chacun s\u2019en est cependant consolé snns trop de pleurs ; songeant que lu recette avait dû être s [ondide et que ces malheureux en bé- néficiernient.Fête des Fleurs a d\u2019ailleurs toujours benucoup de succès.Le retour de In Fête des Fleurs n\u2019a_pas été aussi brillant que les années précédentes : Mme ln Pluie est la seule coupable, ea, nous l\u2019avons dit, les équipages fleuris étaient nombreux, Un qui s\u2019easparisianise UN EXEMPLE M.Blake et la Fédération Impériale Il est assez en usa e, chez les rougets et les grits, de Ruler des fautes politiques de l'honorable M.Blnke, ue l'ancien lender libéral ait manqué de souplesse, qu\u2019il soit dépourvu de ces talents acro mtiques qui permettent à benucoup de politiciens de crever les cerceaux, nous le reconnaissons.Mais ln largeur de ses vues, ln fermeté de ses principes le muintiendront plus haut duns l'opinion de la postérité canadienne que beaucoup de n08 acteurs politiques à succès de passage.Il aura aussi l'honneur insigne de n\u2019avoir pus ramussé sur ln route, ni médailles, ni crachats ni golifichety À l'usage des dociles agents de Downing En 1891, M.Bluke quitta notre scène politique, ne aruissant accepter les fantaisies économiques de ses ieutenunts, Sa lettre de démission le fit traiter de traître et d'hypocondriaque par les grits, prophète du libre échange, Cinq ans plus tard, ses démoliseurs, portés au pouvoir, durent reprendre le programme de eur ancien leader, lui rendant par leurs actes le témoi, gnage qu\u2019ils lui refusaient en paroles.Aujourd'hui, tandis que Sir Wilfrid laisse accoler A son nom plébéien tous les titres de noblesse de fer blanc, tandis que M.Tarte, avant de rompre des lances a ce Joson Perrault et de crier ; Vive la France, Paris, pétarade du Dritishisme à outrance a Londres ; tandis que le même M.Tarte se laisse élire vice- président de Ia ue de l'Empire, tandis que l\u2019hono- ræable R.-R.Dobell, entre deux ratages de Ligne Rapide, fait publier de la littérature impérialiste a I'imprimerie nationale ¢ tandis que les élus du peuple canadien nous vendent À Chamberlain, l'honorable Edouurd Blake reste ferme à Westminster.Le 21 mai, le député de Longford-west a prononcé un discours sur le projet de Confédération Australienne où il a traité en passant la question de la fédération impériale Nous en donnons les extraits suivante qui feront voir à nos lecteurs qu\u2019au sein du parlement britannique, M.Blake reste plus fidèle à, la liberté coloniale que nos gouvernants canadiens : \u201c \u201cTIly aun quart de siècle, j'ai fait le rêve d\u2019une fédération parlementaire de l'empire.Mais depuis de longues années déjà, j'en suis arrivé à la conclusion que nous avions dépassé le point tournant qui pat nous conduire ce but, si toutefois une route praticable & jamais existé.Nous avons trop longtemps et trop largement exploité des chumps d\u2019actions séparés, ici et ailleurs, pour rétrograder, n'oubliez jamais \u2014 vous en recevez la leçon aujourd\u2019hui \u2014 que ln bonne volonté dont vous devez dépendre provient des libertés locales et ne survivraii pas si vous limitiez cette liberté.Je ne crois pas à la possibilité d'une fédération parlementaire pan-impériale.de cette conviction qu\u2019il m'a été impossible de me joindre aux diverses ligues de Fédération impériale.e ne crois pas que le bill actuel indique la moindre tendance vers la fédération purlementaire de l\u2019Empire.* Au contraire, j'y vois un pas décisif dans la voie opposée.Car plus le pouvoir de l'Australie unie sera étendu, plus grands ses succès, plus élevée son ambition, moindre est la probalité qu\u2019elle consente jamais à remettre à un parlement siégeant aux antipodes, où su représentation sera insignifiante, les pouvoirs que vous lui.permettez maintenant de contrôler chez elle.Ce grand problème de reconciliation finale du lien britannique et des aspirations nationa- les qui peuvent se développer dans ces sociétés\u2019 lointaines,\u2014 ce grand problême de réorganisation reste insondable, maintenant, au moins, l'élément essentiel de lu bonne volonté.\u201c Je ne crois pas à l'etat de choses que le secrétaire colonial à peint en proposant In première lecture.Je ne crois pas avec lui que les liens qui vous unissent à vos colonies soient fuibles et légers.Je ne crois pus comme lui que ces liens puissent se rompre à les toucher : je les crois forts et réels ; mais je les crois absolument impalpables.Ils ne tiennent pas à vos appels judicinires coûteux, ni À vos clauses de réserve, ni vos pouvoirs de législation suprôme de ce parlement.Je ne me plains pas de ces faits.Mais ils ne sont point les liens réels qui unissent le tout.4 Vous reconnaissez franchement que si les grandes colonies disent : * Lnissez-nous aller \u201d, vous les laisserez aller.action restreinte, sont utiles ici.Quels sont donc ces liens impalpables sur lesquels seuls vous pouvez compter ?Je vous en avertis, une fois de plus, dans la conviction 1a plus profonde de mon âme, si cesliens sont forts et réols, ce sont les liens de la bonne volonté, née de la liberté locale.Vous en avez donné ln preuve aujourd'hui en faisant librement des concessions au principe des nationalités, au principe du gouvernement autonome et de la liberté locale : c\u2019est par là que ce peuple pourra, sous l'égide de l'empire, suivre sa voie et exécuter ses voluntés dans toutes les Questions qui affectent ses intérêts propres.Conservons donc cet élément essentiel.Traitons le mieux ossible les problèmes de l\u2019heure actuelle, nous gar- Rant par dessus tout de compromettre la libre solution de ceux A venir ; car ce sont de graves problémes que ceux qui se préparent devint nous.\u201d GEORGE LEBRUN LE MAL N'ATTEND PAS.\u2014Du_ refroidissement au rhume, du rhume à la bronchite et ATn consomption il n a qu'un pas, vite franchi, si 'on emploic pas le B RHUMAL en temps.Attractions populaires ~~.AU NOUVEAU__~~ - PARC VIAU- Lem A VIAUVILLE \u2014= Sous la direction de-nos populaires amis MM, HENRI DU BOIS et ED.GOHIER, à deux heures, aujourd\u2019hui.La fanfare I'Haimonie, au grand complet, fera entendre les morceaux de musique les plus joyeux de son répertoire, Grande Hlumination Electrique Ce Soir, de 8 hrs-a Minuit.9 » Musique, Chansons .La plus belle place.pour s'amuser ; leure société.sx-Changement de, pro à Viauville.* Catherine se rendent gramme tous les jours.Les tramways des rues Ontario, ment , Ses une.plate-forme;de quatre arpents, sur le bord 2 ip i.tomes pam maa [Repu TRL LEN A Th DE TRANGE Le condamné qui coule son existence entre les murs d'un bagne, un boulet rivé aux pieds, ne vit pas: il meurt une mort lente et horrible, Oc boulet du forçat me donne l'idée de celui que s'attache volontairement l\u2019ouvrier, le petit locataire.Je dis volontairement avec raison quand je vois qu\u2019il lui sorait si facile de devenir propriétaire ot indépendant en ne dépensant pas plus d'argent qu\u2019il n'en dépense à satisfaire aux exigences d\u2019un loyer.Les avantages qu'offre M.S.Hurteau sont à signaler aux ouvriers désireux de sortir du mulnise duns lequel ils vivent, et aussi aux jeunes gens qui peuvent en profiter pour s'assurer un avenir, sans presque s\u2019en «percevoir.Lisez tous l'annonce de M.8.Hurteau et dites-moi si l'on peut mieux placer des économies.PLM.PERSONNEL Le docteur Jehin-Prume, ancien chef de Clinique de Paris, Chirurgien pour les maladies des yeux, du nez, de la gorge et des oreilles.MACHINE A VOTER Il était tout naturel qu'avant les élections pour la présidence des Etats-Unis, les Américnins \u2018\u2019inquiétassent d\u2019une machine à voter plus sûre, plus pratique et en même temps plus honnête que celles employées jusqu'ici.n bulletin est vite escamoté.Nous en savons quelque chose.La nouvelle machine à voter uméricaine consiste en un compteur mécanique très simple, agencé de sorte que chaque votant, en appuyant sur un bouton au- essus d\u2019un certain noms, fasse avancer d\u2019un cran le compteur correspondant À ce nom et ajoute un unité au nombre déjà enrégistré.Dans le cas du vote par liste, l\u2019action exercée sur un bouton placé à l'extrémité de la ligne des noms des candidats, d\u2019une même liste détermine l\u2019avancemens d'un nom pour chacun des noms de cette liste.Une autre machine employée concurremment fonctionne par l'introduction d'un ticket dans une fente.Les bulletins de vote sont remplacés par des tickets au nom des candidats, et chaque votant ne peut introduire qu\u2019un ticket à la fois.Cet appareil est construit de manière à empé- cher toute fraude.Attendons les résultats.S'ils sont bons \u2014 au point de vue de l'appareil, bien entendu \u2014 n'hésitons pus.Faisons-en venir pour les prochaines élections de Brockville, de Huron-ouest et d\u2019ailleurs.JOINVILLE.15, rue Crescent, Montréal.Saison d\u2019été : Consultations, le matin de 9 à 10 heu- l'es ; après-midi de 2 à 4 heures et le soir de 7 à 8 heures.Un .Grands Bargains! Et c'est à cause Vos pouvoirs coercitifs, utiles dans leur AUME du-fleuve, donne à ce Parc\u2018ün cacHiet exceptiorinel et sera le rendezsvous de la meil- Notre-Dame et Sainte- A.FL Le commerce du Quartier-Est rer des foules ! Au Populaire Magasin Departemental EURY rrr SNS n'aura pas de relache ?.Il sera aussi vivace que jamais.Un mois de grands bargains, organisé entre quelques maisons, devra nous atti- MAIS DE GRANDS BAS PRIX l'acheteur économe.TETE TT TENTE TT VTT NY TYT TT UT TI VTT TT YYY VTT ET TYYY IV TT PTTYTITT VYTTITTTIYTI I TTL VTYF Des offres de Belles, Bonnes, et Nouvelles Marchandises que nous vendons au Prix Coûtant et en bas des Prix Coûtants, voilà ce sur quoi nous comptons pour faire venir AAAARAAARAAAARAAAAARARAAAAAAARAASARASRAAAARAARAAS Lisez ce tableau attrayant : AAAASALAAAMAAASAAALAMARARARSARARAAARASASSISSS 0AM AMAMAAALSAMIAALIAALALIML teeta srt acer an , Etoffes a Robes 2 Tweeds Etoffes 3 Robes unies dans toutes les uuances, 4 ox , pes de largeur, valant 25¢ pour .15¢.Leeds, valant Ze Parties rns rene 1c.toiles À Robes nuancées, valint Ac pour 1/146.| aveod alii SRPectys ooo IE Toe À Robes brochées de couleurs, valeur re Serge noire pour habillement d'homme valant $1.50 Etoffes à Robes fleuries noires, pour.100, [POUF Se.02 0000000 eee een de nc en ten r acer e nec e0 00e $1.00 Alpaca noir, val We UF.002000000000 PRE asc.Indiennes Crépon noir, val.$1.25 pour.PRE
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