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Titre :
L'Écho des Bois-Francs : journal industriel, politique, agricole et commercial
Un journal conservateur qui s'efforce de s'adapter aux goûts du jour.
Éditeur :
  • Arthabaskaville :Société de publication du district d'Arthabaska,1894-
Contenu spécifique :
samedi 3 avril 1897
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Écho des Bois-Francs : journal industriel, politique, agricole et commercial, 1897-04-03, Collections de BAnQ.

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[" Ve No.48 = een Cine de = A à -~ Ph, t æ Co, Sme Année N | ARTHABASKAVILLE, 3 Avril 1687 , | ORG ANE DU COILOINT JS NEE .a.en Id 5 | 0 Pre J ES UD SU UU ( ; ¥ + Q AUGUSTE BOURBEAU, Editeur-Proprietaire JOURNAL HEBDOMADAIRE DENIS LEBLANC, imprimeur.FEUILLETON DE « L'ECHO DES BOIS-TRANCS 3 Avril 1897\u2014No 37 Crime d\u2019un autre TROISIEME PARTIE LA COMTESSE DE BUSSIERES I\u2014EN PENSION Jeunesse.beauté, intelligence, fortune.distinction.grâce exquise.la comtesse de Bussières avait tout cela pour elle, LA nature s'était montrée prodigue en «a fuveur en Ini accordant ses dons les plus précieux.Il semblait qu\u2019elle fût née pour connaître toutes les joies, sans qu'un seul instant le bonheur pût s'éloigner d'elle.Mais nul ici-bas n'est exempt des dures épreuves de la vie, et.souvent, ce sont ceux qui paraissent les mieux favorisés que le malheur frappe plus cruellement.Si le système des compen-alions n'était pas presque toujours une adsurdité, nous croirions volontiers qu\u2019une loi guprème a décidé que les favorisés expieraient les avanlages qu'ils ont sur les autres.L'idée que nous nous sommes faite de Dieu «st inséparable de l\u2019idée de justice : mais quand nous voyons sonffrir les bons, tri- audacieuse pr.ndre la place du mérite modvsie, la médiocrité se substituer au talent.l'honnête homme n'être rien, lu considéra- tiou, les honneurs, le respect a!lar vers ce qui brille, éblouit, vers la fortune.l'or, ce Dieu de notre époque, nous nous demandons avec un étonnement profond, que d'autres pourront appeler naif, où se trouve la véritable justice.À cela.les croyants répondent : \u201cLaissez faire, il y a une autre vie.Dieu est éternel et l'âm- immortelle.\u201d Soit.Que cette pensée nous rassure et nous console ! Valentine Angélique d'Arfenil'e so trouva orpheline de père el de mère à l'âge de dix ans Elle était la dernière descendante de l'illustre famille d\u2019Arfeuille, dont le chef avait été anobli, en l'an 1216, par Philippe- Auguste, le lendemain de la cé!abre bataille de Bouvines.Depuis lors, on voit constamment les marquis d'Arfeuille, toujours fidèles à leur prince, jouer un rôle important dans l'histoire de In royauté Le dernier marquis d'Arfvuille laissait à sa fille unique, en mourant, une fortune en propriétés foncières évalué à quatre millions.La plus importante de ces propriétés était le magnifique domaine d'Arfeuille, un cadeau roel fait À un des ancêtres de Mile Valentine, en récompense de services rendus.M.le baron de Bierle, un brave homme, oncle maternel de Valentine, devint son tuteur.M.de Bierle ne possédait qu\u2019une modeste fortune.En même temps que l'orpheline, l\u2019opulence entra ans sa maison.: Le baron n'avait pas d'enfant, mais qu-lques années auparavant il avait épousé une jeune femme fort belle et surtout fort coquette, qui était restée veuve avec une le nommée Laure.Celle-ci avait six ans de plus que la pupille du baron.Valentine fat accueillie dans la maison de son tuteur avec les démonstrations de la joie la plus vive.Il semblait qu'elle allait devenir l\u2019idole de la mère et de la fille.Pendant les premiers mois, on la dévora de baisers Un si beau feu devait vite s'éteindre.La froideur ne tarda pas à succéder à l'enthousiasme.Le cœur aimant .de l'enfant chercha et trouva un retuge auprès du baron qui, sans.faire parade de ses sentiments, aimait sincérement sa petite nid e.La conduite de Mme de Bierle et de sa fille s'explique sisément.La fortuñe venant les trouver tont à coûp, au moment où elles s\u2019y attendaient le moins, devait donner lien à une explosion de joie.et peut-être même à un sen- timent-de-reconnaiseance réelle ; mais unie féis en possession d'une partie des revenus de la riche hé- ritidre, elles ponsérent qu'elles en avait assez fait pour elle 2t qu\u2019elles n\u2019ayaient plus qu'à jouir de amabilité, ! ompher les méchants, l'intrigue; cette fortune inespérée, qui leur donnait un luxe envié et leur ouvrait les cercles éblouissants du | ciel parisien.De là l'indifférence dont ln jeune fille eut d'abord à souffrir.et Laure, non moins coquette et frivole que sa mère, se jetaient à co:ps perdu au milieu de tous les plaisirs, Valentine vivait isolée.délaissée, sans intimité, sans affection pour ainsi dire, à côté d'un vivillard souvent morose, qui jetait comme un souffle glacsal sur sa jeunesse prête à fleurir.Le baron avait fait la sottise d'épouser une coquette de trente ans moins âgée que lui: à cette sottise il en avait ajouté une autre : celle d'aimer follement sa femme, ce qui n\u2019eût été que demi- mal, si celle-ci, profitant adroitement de sa faiblesse, n'en avait fait l'esclave docile de sa volonté et de ses caprices.Or, on sail ce que sont les caprices d\u2019une mondaine et les résultats funestes qu'ils ont souvent.Vulentine, qui avait eu d'abord des maîtres dans la maison, fut placée dans nn pensionnat, parce que Mme lu baronne le voulut.i Une petite fille est quelquefois génante.On trouve agréable de s'en débarrasser.Valentine ne s'en plaignit pas ; |«l'e eut au pensionnat ce que son cœur désirait, ce qui Ini manquait absolument chez son tuteur : del l'air, du mouvement, des amitiés.de l'affection.La vie du pensionuat 5 cela del charmant, de bon, que les aban-| donnés s'y font vite nue famille A la jeunesse, il faut rire, un échange continuel de pensées, des voix qui s'encouragent, des bras qui s'enlacent, des cœurs qui s\u2019épanchent.Mlle d'Arfenitle rencontra tout cela dans une de ces douves amitiés, dont le sonvenir ne s'efface jamais, qui rappellent plus lard les premiers ravissements de la Vie et qui gardent dans le cœur comme un parfum de la jeunesse.Mlle Julie de Luranne, l'amie de Valentine , était la fille d\u2019un mogistrat.Elle avait un fière qui se destinuit à lu magistrature, dont M.de l.uranne père était un ; des membres distingués et honores.dulie de luranne adorait son frère, ce qui est bien naturel, et parlait continuellement de lui avec une passion et un enthousiasme qui trouvèrent facilement un écho dans le cœur de Mlle d'Arfeuille Un jour, Julie montra à sa jeune arnie une charmante miniatare, en lui disant : \u2014('omment trouves-tu ce portrait ?\u2014Très-bien.\u2014C\u2019est mon frère.N'est-ce pas qu'il est beau, mon Lucien ?\u2014Mais oui, il te ressemble répondit Valentine.Elle n'avait pas encore quinze ans.Cependant, à partir de ce jour, chaque fois qu'on parla de Lucien et qu\u2019on regarda la miniature, secrètement, pendant los récréations, Valentine éprouva une émotion, une sensation de plaisir dont, certainement, olle ne songeait pas à se rendre compte.L'éclosion du premier amour se fait toujours mystérieusement.La première fois qu\u2019elle vit le frère de son amie, ce fut à la campagne, chez M.de Luranne, pendant les vacauces.Elle avait seize ans.Lucien venait d'être reçu docteur en droit a vingt-trois aus.Les causeries intimes, les promenades dans les champs, sur les sentiers fleuris, le long des haies, achevèrent l'œuvre ébauchée par Julie.Valentine et Lucien s'aimèrent, sans que M.de Luranne © e 1 dans ) \u2019 ce répétée de son efficacité dans les maladies de No 8 > RUES AW, Montreal, 7 7 TT TT - TTT 7 TT ) le monde entier \u2014 ; i tions 1 14 Nov 98,1 ù .la pulpe exposée et diflérentes conditions pha- ©
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