L'Écho des Bois-Francs : journal industriel, politique, agricole et commercial, 31 décembre 1897, vendredi 31 décembre 1897
[" 4me Année ARTHABASKAVILLE, 31 Pecembre 1897 AUGUSTE BOURBEAU, Editeur-Proprietairc - \u2014\u2014 Salle de Lecturs JOURNAL HEBDOMADAIRE Assemblée Législative DENIS L EBLANC, imprimeur.HISTOIRE D'UNE CORBEILLE D'ŒUFS ROUGES Peu de temps après la imort d'un la suprématie du sexe prétendu faible sur le sexe prétendu fort, on causail dans le salon de la princesse Louise, des droits sociaux de In femme.Un bus-bleu qui se trouvait là, émit les diverses théories que ressassent depuis trente ans les bas bleus, ses confreres.je me trompe : ses consœurs.ll fut parlé de In condition de ia femme aux siècles antiques, de son infériori-' té dans les pays d'Orient, des changements apportés par le christianisme, et je vous fais rice de toutes les sottiss qui fléchirais, eur je n'ai rien à repro-'meur : mndaine souriait.mon- g furent débitées à ce propos.Le mari de la femme qui écrit des romans, lequel mari ne passe aucunement pour un tyran domestique, énonça l\u2019aphorisme suivant : ** La femme e:t destinée à rem plir des devoirs inférieurs : l\u2019antiquité l'avait faite esclave, la civilisation l'a faite servante : fille, elle doit ohéir à son pèr+ ; sœur à son frère ; épouse, à son mari ; inère à ges enfants.\" On se récria, particulièrement | ques trotteurs russes, d'un noir; Ll: ministre prenait, en politique, les maris, et, parmi eux ceux qui! de jais, vifs .t fringants, et deux!r'avis de Son Excellence en ju- | beaux coursiers arabes, à la robe.ne commandaient point à la maison Cependant, chaëeun déclara qu'il était le maître chez lui.et qu'on serait mal reçu à le vouloir soumettre à une autre volonté que la sienne.Ce chœur pourrait être ainsi interprêté : \u201c Le courage, l'énergie, la force et la toute puissance appartiennent à l\u2019homme = Partout il domine, partout il règne, et la faibles-e morale de l'être féminin plie devant lui, comme le flexible roseau près du chène robuste.\u201d La princesse Louise se mit à rire : \u2014Je veux dix-elle, vous conter une histoire.M'écouterez-vous sans palir ?On lui promit de faire bonne contenance, dut-elle entasser pa- rodoxes sur extravagances, et Ia spirituelle ambassadrice du grand-duché de Gérolstein, nara l'histoire suivante : Il y avait vue fois un père de famille qui possédait une fille belle à miracle, spiritnelle et savante, affable, gracieuse, bonne, soumise.douée des neuf dous que | les neuf fées déposent dans le b-r- veau des reines futures, \u2014 et pour surcroit.cette fille, une vraie -prrla ! était bien dotée.Quand elle eut vingt ans, son père la voulut marier.Il jeta son dévolu sur un gentilhomme de fière mine, de haut parage, intelligent, bien en cour, jeune, le gendre enfin le plus enviable, à ceci près qu'il n'avait pas le son.Le père de la demoiselle n\u2019y regarda pas de si près Il fiança les deux jeunes gens mais il eut un moment de regret, lorsqu'un jour il entendit le jeune homme s'exprimer en ces termes : \u2014Je serai bientôt le plus heureux des mortels, car on me livre un trésor, et je le gouvernerai à mon gré.Chez moi, je ferai la loi, et nul n'y osera contredire !\u2026 Pauvre garçon ! pensa le bou- homme.Le mariage so fit.On y vit toute la noblesse de la contrée : les noces furent splendides, el tous les invités qui médisaient du l\u2019un et de l'autre fiancé, s'accordaient a dire après la cérémonie, \"qu'il n\u2019existait pas couple plus ravissant et pins fortuné sous la voûte des cieux.Tout alla fort bien durant la première aunée.Au bout de ce temys, le père vit un jour son gendre arriver chez lui et lui tenir ce propos , \u2014Seigneur, je commence à me lasser des fantaisies et des caprices de madame votre fille, qui prétond me conduire à sa guis-.Comme je ne suis pas fait pour obéir, et qu\u2019an contraire, votre file m'a promis obéissance, et que je ne veux pas abdiquer ma souveraineté, je préfère céder une fois pour toutes et me séparer de ma femme que je vais vous renvoyer.Vous pensez bien que le bon- \u2018homme n'entendit ,pas de cette oreille Il tenait sa fille pour bien mariée ; il savait que les deux époux s'accordaient a-sez, que c'était anne habitude à faire prendre au mari, et que dans tous les ménages, bon gré mal célèbre androgyne qui a| mis à la node la revendication de pré, l'influence féminine triom- ! phe.maT 11 diseutu, mais en vain.\u2014Je ne veux pas jouer un rôle ridioule, lui dit son g-ndre.Mes amis s\u2019étonnent de me voir si dé- férent aux nvis de na femme, et chacun jure ses grands dieux qu'il est maître absolu, suns contrôle et sans conteste.À subir le joug, je ne veux pas être seul et j'ai décidé qu'une séparation étuit le seul remède à un état de choses vraiment extraordinaire.\u2014Ex{raordinaire ?dit le vieillard.Oh! Il ne se passe chez vous rien qui ne se passe ailleurs.| Vous p\u2019étes ni plus ni moins le maitre que tous vos amis, et le, plus impérieux parmi eux subit {sans ce plaindre le joug que vous supportez si impatiemment.\u2014Si cela m'était prouvé, je ré- 'cher à mn femme que le trop grand ascendant qu'elle a pris sur moi, repartit le genti;homme.Elle veut tout gouverner, jusqu\u2019à m°> chiens, et je ne puis rire ou chanter saus sa permission.\u2014Il en est ainsi partout, monsieur mon gendre.\u2014Je n'en crois rien.monsieur mon ban père.Il vous est facile de vous en assurer.Je vous fais prés-nt de quatre chevaux : deux magnifi- immuaectlée, Preuez ces quatre chevaux, ils sont à vous, conditions que voii : Vous irez chez douze de vos amis, et vous cherch rez à savoir qui gouverne femme Si c'est la femme, vous lui donnerez deux d:s œufs rouges que voici dans cette corbeille capitonnée de satin, Si c'est le mari, vous lui douverez l'une des deux paires de chevaux, à son choix.Cette expérienee faite, venez me trouver.S'il vous reste un seul œuf.je repreudrai ame fille ; si au contraire, vou n'avez pu vous défaire d'une couple de chevaux, vous garderez votre femme et vous accepterez une situation qui a été lu même pour tous les hommes, depuis l« seigneur Adam, notre commun aucêtre.Bien qu\u2019 lo marché parût singulier au gentil-homme.il topa.Sur l'heure il se mit en route, accompagné d'un valet qui por- {tait la corbeille aux œufs, et de iquatre palefreniers conduisant chacun un cheval par la bride T1 se rendit tout d'abord chez le vicomte Birnest, qui passait pour le despote le plus inexorable.On l'introduisit dans un salon où l\u2019ettendait lu vicomtesse : \u2014Madame, ditil à celle-ci, j'aurais grand besoin de voir votre mari.\u2014Pourquoi ?\u2014Pour une gruve affaire que nous devons débattre ensemble.\u2014 Parlez done, car il ne fait rien sans mon couseil, et comme il est aujourd'hui à la chasse, je puis traiter aujourd'hui en son nom.Je crains qu\u2019il ne s'offensût \u2026 Croyez vous done qu'il agisse en quoi que ce soit sans 1n'avoir consultée ?\u2014Je n\u2019en veux pas savoir davantage, peusi le gentilhomme.Et prenant deux œufs rouges dans sa corbeille, il les tendit à'la vicomtesse stupéfaite, en lui disant : \u2014Madame, veuillez accepter ce petit présent.Il alla ensuite frapper à la porte d'un avocat illustre.La femme de celui-ci en le voyant, s'écria sans préambule : procès Vauiien = contre Pas- Grand'Chose, ot nous travaillons daus le silence du cabinet.Nous ne pouvons rec:voir auenne visite, car nous sommes accablés de besogne, et nous préparons des effets superbes pour foudroyer le tribunal Il s'agit d\u2019un procès, dit le gentilhomme.\u2014Eh bien ! r«venez, \u2018épondit la femme de l'avocat, si vous ne préférez m'exposer votre fait : à cette heure, je ne veux pas que mon mari.L'autre s'en pressa de Ini olitir deux œufs rouges, qu'elle ace.;>- ta d'un air dédaigneux.Chez son ami le capitaine, lv gentilhomme trouva les deux époux jouissant | paisiblement d'un calme repos au coin du feu.T1 pria son ami de l'accompagner {a la chasse, et de lui prêter, au préalable, quelques écus pour payer une delle qu'il avait.Le capitaine ouvrit la bouvhe pour répondre, mais ce fut madame ja capitaine qui répondit : -Quoi ! monsieur, de l'argent ?Mon mari ne saurait engager la fortune de ses enfants, un prèt de cent feus mène parfois à la ruine : il n'en fera point, tant que je serai là.Et pour la chasse, je vons défie bien de l'y emmener, car je veux qu'il me conduise tantôt chez ma couturière.Voici deux œufs rouges ! dit le gentilhomme suffisamment édile.{ 1lalla de porte en porte, chez huit autres de ses amis, et reçut partout le mème accueil.Madame ordonnait, monsieur s'ineli- aux duns leur ménage, le mari ou la! Nous plaidons ce matin dans le; naît; madame avait ses nerfs, jmolisieur était de mauvaise hu- sieur suupirait.Le poète n'écrivait aucune ode, | que madame n'en eût fait re sortir les défauts et contesté les qua- (lités ; le marchand ne fnisait cré- | dit qu'avec la permis-ion de son épouse ; le méde-iu ne guéris- \u2018sait ut malade que sur l'ordre de | sa moitié ; l- peintre ne vendait su dernière toile qu'au prix fixé \u201cpar sa compagne : le châtelain ne d s-inait son parterre que \u201cselon les goûts de la châtelaine ; ; pous : le banquier n'ouvrait sa! Lenisse que sur le conseil de sa SOYONS CULTIVATEURS ) Ce n'est pas au Canada seulement que les (économistes déplorent l'émigration des j-unes générations vers les villes.Partout, l'attrait de la vie fa.) cile, du travail en apparence plus; léger.tente et entraîne les jormes | gens et souvent même les ] PA JET = mes d'âge mur, chez lesquels ve- tendre plus de prévoyance.| qui! OUR TOUTE MARCHANDISE Hak LES MARCHANDS EE TIENNENT PAS Ordinairement t Ecrivez directement A LA MAISON pendant, on serait en droit d'at- En France, des hommes s'occupent des questions ¢cono-! miques ont pensé que le dépeu-! plement des campagnes au profit des villes était une cause de décadence et d'appauvrissement, aussi ont-ils entrepris une vigoureuse croirade dans le bur d'enrayer le mouvement d\u2019émigration vers les villes.|vous serez certain de trouver.Nous tirons l'article suivant !qans tous les cas qui nous semble bien applicable \u2019 su Canada, d'un journal frangais qui fait la campagne en faveur de la vie agricole : \u201cLe dépeuplement des campagnes au profit des villes s'opère surtout d'une façon déplorable, à mon sens dans deux classes d'in-! dividus, parmi les jeunes gens | intelligents et relativement aisés, et parini les ouvriers des champs.167-169-171 rue St-Joseph QUEBHC Ou veuez faire une visite, et L'article demandé NOUS TENONS PAR EXEMPLE le plus grand assortiment de tout le district en Ornements d'église st Chasublerie \u2014Les noirs iront bien à monjuagerie.J'étais sauvé\" équipage, vert bronze, rechampi| TPezon avait pour principe de de blanc.procéder toujours par la douveur.\u2014 À vec les bluncs attelés à ma| \u201cTPélève de bonues bêt-s, di- calèche anglaise, j'exciterai bien|sait-il.Elles m'aiment parce que des jalousies !.lje les traitent bien et elles m'o- \u2014 Choisissez ! répéla le gentil-[béissent parce qu'elles m'ai- homme, \u2018ment.\u2014Oh ! les no\u2018rs ! dit le due.| Aussi, dans sa longue caniére \u2014Les blanes ! supplix In du-|de dompteur, n'u-t-il jamais reçu chesse.une égratignure.\u2014Les noirs me plaisent ! Le narrateur fait erreur dans Je raffole des blancs ! ce pas-age.Jean-Baptiste Pezon à \u2014Au fait, s'écria le duc impa- | failli perdre la vie un jour entre tienté, prenez veux que vous vou.: les griffs d'un gros ours noir et drez, ma chère, en ceci comme en | n'a dû son salut qu'au coup de toute chose, j« dois baisser pa .poiguard bien dirigé dans le villon.cœur de l\u2019ours par son fils Alors, le gentilhurmine, prenant | Adrien.Cet épisode de la vie du dans su poche les deux œufs|grand dompteur était représenté qu'il y tenait en reserve, les offrit | sur une grande toile exposé sur a In grande dame, en Ini disant : (le devant de ln ménag-rie Pezon.\u2014Voici deux @ufs!.Je vois: Il raconta un jour que, lors- bien que j'ai p -rdu la partie.qu'il lui arrivait par hasard, de H révéla ensuite à ses hôtes le;se \u201cpiquer le nez,\u201d sa femme se sevr 1 de cette comédie, et revint i féchait et le mettait à la porte de en toute hâte chez son beau-père \u2018In roulotte.qu'il remercin de cette ingéniense | \u2018Moi, disait |» brave homme, leçon.comme j'avais peur qu'il m'arri- Dès lors, il subit sans se plain- | vit des accidents, je m'en allais dire des onboard ua en conchae ont Jo mou allais peu à peu.faisant effort pour tus, la gêt+ sur le ventre, je \u201crou- mettre d\u2019ace ord su volonté et lai pillais\u201d bion tranquillement, sûr sivnne, il arriva à faire régner que ju ne pouvais courir aucut dans sa maison la plus parfaite danger.\u201d harmonie.Bratus, que tout Paris a connu, Quand la princesse Louise eût achevé ce récit, elle dit au has- bleu : * dume * ; le baron ne dansait que sous l'œil jaloux de la ba ronue ; le prof sseur dounnit la férule à ses élèves et la recevait à la maison ; le général battait la , générale.tnis il eit mis son uni- forine à l'envers si elle l'eût.exidû.| Notre gentilhomme fit done; une abondaute d'œuis rouges.Mais dil s'aperçut bientôt qu'il avait dépassé le.nombre d- visites qu'il avait p o mis de taire.Il acheta deux œufs blancs que la générale brisa sur la mosaiqu de son parquet, puis, d'ux œufs mignons, frais pondus, pour une nouvelle et deruière expérience.ll espérait bien ne re-! venir au palais de son beau père; qu'avec deux chevaux.À cet effet, il se rendit chez vu célèbre houme d'état, counu par rou rigorisme, la fermeté de son caractère, et l'inflexible rigueur de ses principes, lequel avait nom le due Jacques.Il fut indroduit auprès de la duchess - et lui dit : \u2014Votre Svigneurie saura qu.je désirais parler au due, mais on m'assure qu'il est occupé, ot comme je sais bien que ce que femme veut, wari le veut, je vais vous présenter ma requête.\u2014N'en faites rien, repartit la noble dame.J'ai bien assez de m'occuper de mes chiffons, de mes frivolités ; je ne tue mêle d'aucune affaire ; je ne donne pas de conseils.je n'ai pas de volonté et Dieu merçi ! mon mari est le maitre à la maison.Adressez-vous a lui.Sur ces entrefaites, le due entra.\u2014Oui.dit-il, ma femme est le parfait modèle de l'obéissance.Le gentilhomme, transporté de joie, s'écrin : \u2014Cher duc, faites-moi donc la grâce d'accepter un petit cadeau que je veux vous faire de deux très beaux chevaux.\u2014Pourquoi des chevaux ?de mande le duc.\u2014Je vous prie : venez daus la cour, «t vous choisirez ontre deux paires que j'ai là.\u2014Mais.\u2014Daignez me faire celte faveur ! \u2014 Cependant.\u2014Vous me rendrez un à nul autre pareil.\u2014En vérité, vous me pressez\u2026.\u2014Vous aurez sans tarder, l'explication du mystère.Le duc, la duchesse visitenr descendirent dans lu cour ou piaffaient les quatre chevaux : deux magnifiques trotteurs de l'Ukraine, noir comme l'Ebène et fougueux comme les cavales indomptées du désurt, et deux ardents coursiers arabes, anx formes élégantes, blancs comme la neige.à la crinière flottante.i \u2014Choisissez, dit \u2018homme.\u2014Les uoirs sont d'une beauté sans égale, dit le duc.Mais les b'ancs soufflent du fou par les naseaux ! s\u2019écria la service et leur le genlil- duchesse ravie.\u2014Est-il urgent de réclamer l'émancipation du sexe faible, madame ?On ne répondit pas question, mais le probleme était résolu Carnes Boer- \u2014-\u2014\u2014e- LE VIEUX PRZON, distribation LA MORT L'UN DOMPTEUR, ' montagnard il cachait une gran- On annonee lu mort de Baptiste Peron, le doyen ot des plus oélebres, si co n'est le plus colébre des dowipteurs français.Fils de pauvres paysans de ln Lozère, Jvan Baptiste Pezon fui toul jeune, tout ganun.mi- en demeure de gaguer son pain.On le fit berger.Daus les longues heures de tranquitlité que lui donnait la garde de son tro ipean, il ne s'occupait pas comme les pa.tres de Virgile, à moduler les sons sur su flute de roseaux.mais il «scaladuit les pirs des hautes montagues pour dénicher les vautours.Ces vautours, il les élevait, il les instruisait.Il leur apprenait à faite l» mort, à donner la griffe, À marcher et à crivr au comman- dermnt.Puis, un jour, ce fut un jeune loup.dont il avait tué ln mère, et dont il se fit un compagnon fidèle, soumis et obéissant.Un foraiu qui, par ha-aid, as- sistu aux exercices du jeune pâtre I'engag a avec ses élèves.Lave cation de Pezon était trouvée.Bientôt, ce ne fut plus ges vautours ni son loup, ce fut tous les animaux de la ménagerie qui subirent son influence.Avec une incroyable nutorité, sans | s bat tre, sans les maltraiter, il les pliait à fa volonté\u201c, leur fnisant exécuter los tours les plus invraisemblables.Un jour, Jevn-Baptiste, devenu ambitieux, quitta lu ménagerie de son maitre pour en inonier une a son compte.Méaagerie bien modeste, car elle était fondés avec ses économies d'employé.Qu'importe, le publie veuait, s'extasiait et les recettes mar- vhaient bien.Un incendie réduisit à néant J4 fortune qui commençait.Pezon ne se découragea pas.Il lni restait deux jenves Ours qui avaient échappé an désastre.C'était assez \u2014J'avais dressé ms petits ours, racontail-il un jour, à se laisser tomber sur leur derrière quand les jeunes garçons les prenaient à bras le corps.Au contraire, vis à-vis les gars vigoureux, i's luttaient de toutes leurs forces.\u2018\u201c\u201cJe m'établis à la barrière d\u2019Italie.La, j'annonçai des luttes qui firent aocourir tout Paris.Les \u201cmalins\u201d de la Malson Blanche et de In Bu te-aux-Cailles étaient tombés comme des mouches.Après celn, je prenais des \u2018\u2018gosses\u201d de dix ans qui culbutaient Mes our.\u201cAvec ¢a je gagnai quelques billets de mille francs qui me permirent de remonter ma mé- Teanà cette.bien apprivoisés l\u2019un | el qui a joui d\u2019une célébrité mé- Pritée, était un lion colossal qui | aimait $011 malire comme un veritable caniche.fl lu défendu bien des fois contre les velléités de résistance de fauves moins Pezon avait un fouet inais il ne \u2018s'en -ervait jamais.La plus gran- \u2018de correction qu\u2019il donnât à ses animaux, était une bonne gifle, Encore fallait il qu'ils se mon- {fassent par trop capricieux.Sons son écorre abrupte de ide finesse et surtout un grand jeœur ; combien de pauvres fo- \u2018rains lui out dû les secours qui les n remis à flot ! ; Il était de touts les souserip- ; tions, de toutes l-s bennes œu- Vres, el c'est rarinille, dix mille, vingt mille fraues qu'il fnisuit ll'aumônue.| Très orgueileux de son métier, il ue pouvait supporter qu'on mit en dout+ son autorité sur les bêtes.A une cerlaine époque.la préfreture de police, émue d\u2019une série d'accidents, avait voulu défendre l'entrée des {dompteurs dans les cages.Pezon, ; qui élait a ce moment a la foire \u2018aux pains d'épices, alla demander la levée de cet interdit.Si on ne me l'accorde pas, dit- il, j'attèle quatre lions à ma voiture pour me rendre chez le prié fet de police.Nous verrons s'il y a un serg-ut de ville ponr m« barrer le passage.\u201d Le préfet était homme d'esprit Il exauça la demande du vieux doimpteur.Jean-Baptiste eut, il y a quelques anné:s, Une secousse qui faillit le tuer, Il était à Vaugirard, s'occupant d'une place à la fête foraine quand on lui ant nonça que son fils Adrien venai- ide se brûler la cervelle pour une femme.Le pauvre vieillard traversa tout Paris, au grand galop de ses deux poneys, et arriva à Viucennes, OÙ était son logis, juste pour tomber dans les bras d'Adrien parfaitement vivant et victime d'une soite et méchante plaisanterie.Depuis plusieurs années, Jean- Baptiste Pezon n'exerçait plus.Riche.très riche, propriétaire de tout un village dans ce département de la Lozère où il avait éré petit berger, il ne travaillait plus.c'\u2019est-à dire qu'il n'entrait plus dans les cages\u2014en public du moins, car seul dans la jrur- née, il ne pouvait se passer d'al ler dire bonjour a ses animaux.Il s'occupait aussi, ne pouvant demeurer inactif, d-& désinstalla- tions, lnis-aut à son fils À drien\u2014 le candidat actuel à la députation \u2014le soin du spectacle.Agé de soixante-ouze ans, Jean- Baptiste Pezon était un grand vieillard, mince, élancé, encore vigoureux, dont Ia tête expressi ve, encadrée de longs cheveux bouclés ne pouvait passer sans être remarqué.Pratique dangereuse Evpérimenter cles remèdes pour le plaisir de la chose est une pratique dangereuse et at- surde.Pour le rhume, la toux, la grippe, la telligents et nisés abandonnent- Paree qu'ils vont au collège, où non seulement l'agriculture n'est point enseigné, mais où elle est plutôt ruabaissée ot méprisée ; ils entendent leurs camaru- des parler de places fonetion- naires, de notaires, de vaissiers, d'emplois de bureaux, etv\u2014Ils rougissent bivntôt d'être enfants de laboureurs, !a culture des cham;s leur paraît un travail trop pénible et hors de portée avec leur intelligence «et lour instruction.Quand ils tevien- nent À la ferme aux vacances, si le père les fait travailler, ces enfants ue le font qu'avec répugnance, leur esprit est nill-urs, si, au contraire, le père laisse les enfants se promener et ne rien faire soyez sûr que le goût du travail des champs n'est pas prêt de revenir.Ces jeunes gens ont perdu l'estime et l'amour de l'agriculture et ils révent à ce qu'ils pourraient bien faire pour rester à la ville.Voilà le mal, mais où est le remède ?\u201cLe remède ?il doit être au collège.Fuiles des \u2018\u201c\u2018col'èges d\u2019agriculture\u201d et faites en beaucoup, où il n'y aura de places que pour les fils d'agriculteurs.\u201cHonorez l'agriculture, ensei- guez-là dans ces collèges, et surtout faites-là pratiquer par los élèves, tous les jours ; var c'est une conviction chez moi que le jeune homme qui vesse d- travailler à la terre perd vite le goût de l'agriculture.\u2018Que parmi ces collèges il y en ait où l'instruction, sous tontes ses formes, soit poussée très loin, mais où l'on rehausse surtout l'agriculture, en montrant qu\u2019elle ne consiste pas seulement à lu- bourer un champ, le herser, l'ensemencer et ramasser les récoltes : qu\u2019au contraire rien n\u2019est plus vaste et plus difficile que cette science qui demande À être per- fuctionnée et qui n tant de branches.Enseignez aux = jeunes gens qu'il faut savoir analyser la terre, donner a cette terre ce qui lui manque, établir des drainn- ges, étudier In nécessité et les écoulements de sou pays, faire des spécialités, (beurre, fromage, élevage du cheval, des bœænufs, etc, ete.) Dans chacune d° ces spécialités combien il y a à apprendre, n essayer, à observer ! Oh! oui, 1: champ est assez vaste pour la plus belle intelligence, qui comprend ainsi son métier \u201cQuand le jeune homme aura ainsi conservé dans sa vie de collège, les habitudes du travail des champs et l'estime de sa profe- sion, il aimera e« libre el noble métier, il en sera ffier, et reviendra tout naturellement aider son père, en altendant le jour où il s'établi-ra lui même à la tête d'une ferme.E\u2018 ve sera grand bien pour la \u2018ninpague, car ve jeune homme, cn utilisant son intelligence et ses capitaux (deux choses bien nécessaires aujour- d'hui), pourra perfectionner les modes de culture, les rendements ; subir, sans succomber, les mauvaises années, toutes cho- coqueluche, la bronchite, il n\u2019y a qu'un remède, le BAUME RHUMAL qui donne toujours ! satisfaction.ses qui contribueront au bien-être jet à la force du pays.\u201d ils souvent la culture de lu terre ?DRAP D'OR E \u201cPourquoi les jeunes gens in-, iT ARGENT, ; DRAP À CHASUBLE en or fin et demi-fin.moiré, frisé, étiu- cele SOLE, moiré antique ot damassée, DRAP A CHASUBLE et étole, en or lin, moire antique DEVANTURES D'AUTEL, au patron, en soie blanche moisée, avec broderie d'or ! CROIX DE CHASUBLE, eu soie, damassée, GLANDS or et argent assortis, PAILLETTLES ET PIERREN, CORDES, soutaches, ganses, or faux, fin et mi-fin.DENTELLE or et urgent.FRANGES ET TORSADES, soie, orange pâle, argent, or fin et mi-lin FIL D'OR CLAIR, diamant frise, CANNETILLES OR MAT, perlé et brillant, et argent.FLEURS ARTIFICIELLES et parures d'autel en tous genres.Nous appelons aussi notre attention sur notre GANTERIE DE LUXE nos TAPIS ET PRELARTS de tout prix et grandeurs uos CHAPEAUX importés pour dames, notre grand atelier de couture où nou.confectionnons tous les articles et U ngerie por Dames, Notre choix sans égal D'ETOF- FES A ROBES «t MANTEAUX, dans les HAUTES NOUVEATES Notre comptoire de SOIES et SOIERIES, Japonaises fleuries, ombrées, brochées, Surah, Peaude-soie, Brngalines rayées, pon- geos, ete.Notre comptoir d\u2019Imperméables Ete, Ete, Ete.Importation directs ET Bon marché Quaud vous venez à Québec, ne manquez pas de visiter notre | vaste établissement 167-169-171 Rue St-JOSEPH, | 4.PAQUET L'ECHO DES BOIS-FRANCS L'Echo des Bois-Francs Journal hebdomadaire \u2014PURLLÉ \u2014 A Arthabaskaville.l.Q.Québec, tandis que dans Ontario, il » | diminté de 12,060.Ici, 21 p, c.de la population fréquenctnt les écoles, tan dis que dans les autres pays comme la Prusse et la Suisse, pays éclairés pourtant, 18 pour cent de la population \u2018seulement fréquentent nos écoles.A l'exposition universelle de Paris, nous Nul verit insére sans non responsable avons obtenu des succès qui nous ont PRIN D'ABONNEMENT : été décernés pas des hommes compétents et peu bréjugés, je présume, en tanada et Etats-Unis: $1 00 payable l'avance {notre faveur.TARIF DES ANNONCES : Tre insertion.12e pur ligne le s \u201cee ce La substitution d'un ministre ou surintendant n\u2019est aucunement désirable.Qu'est-ce que c\u2019est qu'un ministre ?ce - + Qui passe I; jé ne Conditions spéciales pour annonces d'alliires | C'est un homme qui passe la moitié ne rapports, réclames, ete ote l\u2019Echo des Boïs-Franes INT ARTHABASKAVILLE.81 ec.Correspondance parlementaire Québec :y Décemlne 1897 M.le Rédacteur, Depuis ma dernière correspondance, la besogne parlementaire n'a fait que peu de progrès.| Les séances ont été très courtes afin de permetrre au comité des bills privés de se débarasser des bills des cités de Québec et Montréal.Enfin, après de nombreux amandements surtout au bill de Montréal, le comité a déclaré sa besogne terminée et maintenant ces deux bills devant revenir devant la chambre.Celui de Québec sera accepté à l'unanimité, mais quant a celui de Montréal, l'on me dit qu'il va soulever une discussion plus longue et plus oiseuse que celle qui a eu lieu au comité.Les députés intéressés de la métropole sont à préparer leurs notes et tout porte a croire que le débat sera plus sérieux qu'on ne le suppose.Malgré le désir du gouvernement de clore la session le 31 de ce mois, il a dû y renoncer et hier soir le premier minis- son temps aux élections et l'autre moi- |tié à la chambre etau conseil cxécutif.| Peut-on espérer qu'un homme aussi oc- l'eupé d\u2019autres travaux puisse servir la | cause de l'éducation aussi bien qu\u2019un \u2018surintendant qui n'a pas d'autre mission que cela, et qui est exempt des mi- *sères inhérentes à la politique.y Le surintendant a le pouvoir aujour- | d'hui de délimiter les arrondissements scolaires.Par le projet actuel, c'est le ; ministre de l'Instruction publique qui assume ces pouvoirs.Il y a là un danger que le ministre succombe aux exi gences de ses amis politiques et fixe les limites des municipalités suivant les besoins politiques.\u2026 M.Pelletier continue sa critique de la loi et il démontre par un argumentation des plus serrées que ce projet a pour but de détruire l'intluence épiscopale dans le Conseil de l'Instruction publique.Enfin, il conclut par une brillante péroraison dans laquelle il prouve que cette loi entr'ouvre ia porte à bien des empiètements qui, une fois entrés dans nos statuts se changeront en tyrannie et alors il sera trop tard pour l'empêcher\".M.Amédée Robitaille, le député par accident de Québec Centre, a tenté de répondre à M.Pelletier.Pour son premier discours, 11 n'a pas eu grand succès, mais a réussi à faire rire de lui a gogo.Après avoir parié pendant vingt-mi- nutes, il a proposé l'ajournement du débat.Si ce soir il est aussien verve, nous allons nous amuser.Pauvre Médée.ARNOLD, tre a déclaré, que la chose était impos- ; \u2014 eee sible, mais qu\u2019il espérait pouvoir don-) ner un \u201c grand congé \u201d au députés vers | Pape le 15 de janvier.x * x Le bill de l'hon.M.Robidoux, a\u2019 propos de l'Education, ne rencontre pas L'Encyclique du SUR LA QUESTION SCOLAIRE La \u201cGazette,\u201d le \u201cGlobe\u201d et le \u201cMail l'adhésion de tous les députés de la | Empire\u201d publient une dépêche de Rodroite, où si vous aimez mieux de tous les députés libéraux.Depuis une huitaine de jours, Après le magistrale discours du chef de l'op position, il était rumenr que le gonver nement allait peut-être abandonner son bil! où se contenter de le faire adopter cn deuxième lecture et le laisser ensuite tomber à l\u2019eau.Hier matin, cependant.l'on a décidé de prendre une décision finale ot dans ce but, le cabinet a convoque un caucus de ses partisans, «1 ta question «été discuter sérieusement Après avoir assuré les craintifs et montré les grosses dents aux récalcitrants, l\u2019on a décidé de pousser le bill de M.Robidoux jusqu'à ce qu'il devienne loi, à moins cependant qu'il ne perde le souffle en route.Donc hier soir, mardi l'hon.M.Marchand a tenté de répondre au disconis de l'hon.M.Flynn.Comme d'habitude il a été d'une faiblesse désolante.I a tatonné pendant une demi heure qui a paru un siècle et dont les députés ont profité pour aller se rafraichir.L\u2019hon M- 1.P.Pelletier a donné la replique au premier ministre, dans un discours vigoureux plein de raisonnement et d'argumentation.Le député de Dorchester a fait ressentir les nombreux défaut du projet de loi, en a signalé les dangers, les inconséquences et les empiètements.Voici un court résumé discours : \u201cL'hon, M.Pelletier, déclare qu\u2019il s\u2019accorde parfaitement avec le premier ministre quand il dit que toutes les divisions politiques doivent disparairre du moment qu\u2019il s'agit de l'éducation.Aussi si la loi soumise à la chambre n'était pas de nature à bouleverser tout notre système d'enseignement, l'opposition n'y anrait pas d'objection.Ce projet de loi est jusqu'à un certain point une refonte de l'ancienne loi.mais la refonte a été faite de façon à en rendre l'étude des plus difficiles, parce que la disposition des clauses en a été complètement changée, et je ne crains pas de dire que celui qui a presidé à la rédaction de cette loi y a apporté plus d'astuce qu'il n\u2019en a jamais été apporté dans la rédaction d'aucune loi.On a cru d'abord que cette loi autorisait tout simplement le changement du surintendant pour un ministre de l'instruction publique, mais en l'examinant de près on slest vite aperçu que la loi avait réellement pour but de mettre la main de l'état sur l'éducation, de diminuer l'influence des évêques dans le conseil de l'instruction publique, et je vais prouver ces trois points non pas par de simples paroles, mais par des faits.D'aberd cette loi n\u2019est demandée par personne intéressée au fonctionnement de l'education Le gouvernement cède devant les criailleries de journaux ct de personnes qui auraient honte d'être te nus responsables des principes qu'ils exposent.Ceux-lA ont calomnié notre système d'éducation sans le moindre prêtexte.Notre système d'éducation est comparable à celui de nlimporte ue! autre pays du monde, je vois des députés sourire, maïs je les invite à suivre les renseignements que je vais donner.De 1840 à 1868, avec un surintendant de l'instruction publique, la \"population fréquentant les écoles a augmenté de 6.000 par année, ce qui prouve un progiès considérable.Au contraire, sous le règne du ministre de l'instruc tion publique, de 1868 à 1875, l'augmentation du nombre des élèves n!a élé que de 4.000 par année.Pendant les cinq dernières années le nombre des élèves fréèquentant les écoles a augmenté de 31.000 et c'est A ce moment que l'on vient nous dire que les enfants ne fréquentent pas nos écoles.De 1887 à 1897, ce nombre a augmenté de 49,000 dans la prôvince de ô de ce i me annonçant que l\u2018Encyclique du Pape sur la question scotaire vient de | paraitrere.i Nous publions cette dépache telle que transmise par le câble : \u201cRome, 24 décembre, \u2014 L'encyclique {du pape sur In question des écoles du Manitoba vient d'être publiée, Après avoir rappelé l'histoire religieuse du Canada, Léon XIII fait l'éloge de ses institutions scolaires.Il exprime le regret qu'il éprouve des décisions prises, il y a sept ans.au Manitoba.au sujet des écoles catholiques, et fait ressortir les droits que le pacte federal a garantis aux catholiques.\u201cLe Pape condamne ensuite un sys téme d'écoles basé sur la neutralité religieuse, remercie les évêques du zèle qu'ils ont montré dans cette affaire, regrette que, par suite de leurs passions * politiques, les catholiques, ne soient pas également unis, et reconnaît que les au torités ont fait quelque chose pour diminuer les inconvénients de la législation scolaire au Manijoba.Mais le Saint-Père déclare que ce qui a été fait est insuffisant et il exhorte les catholiques à persister à réclamer tous leurs droits, tout en leur demant de ne refuser aucune réparation partielle qu'ils pourraient obtenir, en vue de diminuer les périls de l'éducation de la jeunesse.\u201cLe Pape dit en terminant qu\u2019au cas où ce résultat ue pourrait être atteint les catholiques devraient pourvoir à leurs propres écoles et adopter, sous la direction de leurs évêques, un programme d'études conforme à leur religion ct aux progrès littéraires et scientifiques.\u201d Naturellement ceci n\u2019est qu'un résumé plus ou moins exact, plus ou moins précis de l'encyclique, dont nous aurons le texte sous peu de jours maintenant.La grande voix du Page s\u2019est fait entendre.Elle déclare quele règlement scolaire intervenu entre le gouvernement d'Ottawa et le gouvernement de Winuipeg.n'est pas satisfaisant, et ne rend pas aux catholiques leurs droits.C\u2019est ce que nous avons toujours soutenu à l'encontre de ceux qui ont salué le compromis comme une solution équitable de la question.L'on M.Flynn COMME HOMME D'ETAT.A l'heure où l'on discute ardemment le projet de loi éducationnel du cabinet Marchand, nos lecteurs liront avec\u2019 intérêt ce que dit du discours prononcé au sujet de l'éducation, lors de la session du printemps dernier, par l\u2019hon.E.J.Flynn, la \u201cCroix de l'île Maurite,\" un journal publié à des milliers \u201cde lieues d'ici.Après avoir cité de nom breux extraits de cette harangue, sous le titre : \u201cComment parle un homme d'état chrétien,\u201d notre confrère com- tinuait en ces termes : .\u201cCe n'est pas souvent que l\u2019on entend de telles paroles tombées du haut des tribunes politiques, des lèvres: des hommes d'état responsables du gouvernement de leur pays.Elles méritaient d'être recueillies, de trouver de l'écho jusque sur nos rives lointaines et nous croyons qu'elles seront un récom- fort pour nos lecteurs qu\u2019afflige le contraste dans d'autres pays de l'iniquité triomphante.\u201d Voilà un temoignage qui fait grand honneur à note aucien premier-mi- nistre, Les finances fédérales UN DEFICIT DE $519.95 La première année du régime libéral à Ottawa s'est soldée par un déficit de $519.981.C'est ce que nous appren nent les Comptes Publics pour l\u2019année finissant le 30 juin 1897, qui viennent d'être publiés.Les dépenses se sont élevées en 1896 97, à 838,349,759 ; tandis que les recettes n'ont été que de 837,829,778 soit un déficit de 8519,98 1.la dépense à compte du capital pendant la meme année, se chiffre à 83,- 505.821.; Il est évident que sur la question financière comme sur bien d'autres, sir Wilfrid et ses collègues s'en sont tenus qu'à des promesses, Le gouvernement Laurier devait pratiquer tant d\u2019ècono mic que les dépenses allaient être diminuées considérablement et les surplus allaient succéder aux déficits.Malgré les promesses les plus formelles, c'est tout le contraire qui a eu lieu ; les dépenses se sont accrues de plusieurs millions de piastres et les déficits, loin de disparaitre, augmentent, \u2014-2 L'embranchement de A Yamaska Sorel La compagnie Atlantique et Lac Supérieur (C.N.Armstrong) viént d'a cheter du Pacifique Canadien l'em branchement d'Yamaska à Sorel, à rai son de $:5,000.Cet embranchement qui a onze milles de longueur avait ét construit par l'ancienne compagnie di South Eastern qui, à la suite d'embar ras financiers dut le céder au Pacifique Canadien.C'est l'intention de la Cie Atlantique et Lac Supérieur d'utiliser cet cimbran- chement pour se rendre jusqu'à Sorel MM.Armstrong, Préfontaine et Thi baudeau se sont,en même temps assure le subside fédéral de $50,000 voté à la dernière session pour la reconstruction du pont sur la rivière Yamaska.Ou se rappelle que ce pont avait été emporté par les glaces il y a trois ou quatre ans, et depuis cet accident, cette partie de la ligne n'était plus exploités par le Pacifique Canadien, ce qui eut pour effet de faire un tort consid-rabl au commerce de Soscl.Ia Cie Atlantique et Lac supérieur a fait 1a une excellente spéculation puisque ces onze milles de voie ferré représentent un peu plu- de 22000 pue mille.Le Pacifique Canadien s'est cepeu dant réservé le droit de taite circuler ses convois sur cet cmbranchement c: Payant un certain tarif stipulé dans l'acte de vente.Tous les documents relatits 4 cette transaction sont prêts ct recevront li téressés\u2019 On assure que c'est l'intention du l\u2019acifique Canadien de faire de Sorel son entrepôt de charbon.Ce sera le centre de distribution du charbon re- quis pour une grande partie de sa ligne.Mort du Révd, J.N.Héroux CURE DF LA BALE DU FEBVRE NOTES BIOGRAPHIQUES Voici quelques notes biographiques sar le Révérend M.Joseph Napoléon Héroux, curé de la Baie du Febvre, décédé le 26.Le Rév.'M.Héroux est né le pre mier mai 1835, à Saint-Isidore de de Montréal.It était le tils de M.Pierre Héroux et de Marie Anne Hébert.Il fit ses études au séminaire de Nicolet où i! fut ordonné prêtre le 19 septembre 1858.Aussitôt après son ordination, il fut nommé vicaire à Sainte-Anne d\u2019Yamaska, par Sa Grandeue Mgr Laflèche.Peu après, il fut transféré au vicariat de la Baie du Febvre, puis à celui de Trois Rivières ct en 1861, il fut nommé directeur du collège des \u2018lrois-Rivières où il demeura six ans.Pendant qu'il était directeur du collège des \u2018Trois Rivières, en 1864, le Rèv.M, Héroux visita la Ville Eternelle.En 1867, il quitta la direction du collège des \u2018l'rois-Rivières et fut nommé curé de Ste Victoire d\u2019Arthabaska.En 1878, Sa Grandeur Mgr Laflèche le nomma curé de St Christophe où il demeura neuf ans, C'est pendant qu'il était curé de Saint-Chris- tophe que le diocèse des Trois-Rivières a été divisé et Mgr Gravel nommé évêque du nouveau diocèse de Nicolet.En 1887, Mgr Gravel nomma le Rév.M.Héroux curé de la Baie du Febvre et c\u2019est là qu'il vient de mourir, à l'âge de 62 ans.Il avait exercé son ministère pendant près de 40 ans et était un des plus vieux prêtres du diocése de Nicolet.Le clergé de Nicolet perd en lui un de ses membres les plus distingués.Les funérailles\u2018du Rév.M.Hétoux ont eu lieu mercredi le 20 courant, à li Baie du Febvre.RER GENS N ETES Un bargain chez Ouellet Nous venons de conclure un marché extraordinaire avec Saint-Nicholas, qui, trouvant le commerce peu payant dans les environs, et ne pouvait aller plus loin à cause du mauvais état des che mins.Saint-Nicholas, sachant aussi qu'il y a beaucoup d'enfants dans Arthabaska, nous a abandonné son immense stock de jouets, à des conditions fort avan tageuses, et nous ne manquerons pas.à l'occasion du jour de l'an, d'en faire profiter nos nombreuses pratiques, qui y trouveront tout leur interêt à nous faire une visite.«email wo Wl'honorable sénateur Joseph Frangois Armand, seigneur de Repentigny, depuis quelque temps.dangereusement malade à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal a pris beaucoup de mieux et ses médecins le considèrent hors de danger.{@-500 poupées à vendre, 5c à $1,25 chez Ouellet.Notes locales Madame Juge Lavergne ainsi que M.Armand Lavergne d'Ottawa, sont venus passer le jour de Noël chez M.Henri Pepin.M, et Mde Henri laurier et leurs en fants sont partis pour Ottawa ce matin ; ils vont passer le jour de Pan chez Sir Wilfrid.M.et Mde N.Piuze, de Montréal, sont venus passer le jour de Noël chez notre concitoyen, M.Elz.Piuze.Mdes Nap.Gaudet et P.F.Soucy, de St-Boniface, Man., sont en visite chez Mde Nap.Gaudet.M.Honoré Cantin, de \u2018Fingwick, était de passage ici lundi.M.C.Leblanc, maître de poste, de ce village, vient de terminer d'importantes réparations à son bureau.M.Leblanc a agrandi considérablement le local réservé au publie, a fait remettre à neuf les murs et les planchers et pein lurer avec goût tout l\u2019intérieur.L'installation de la lumière électrique, qui y a été faite récemment, en fait un des plus jolis bureaux de poste de cette partie des cantons de l'Est.Nos felicitations à notre concitoyen.M.Paul Beaudry, de Montréal, est venu passer quelques jours dans sa famille.M, et Mde El.Miville, sont allés basser le jour de l'An à Drummondville.Allez acheter vos étrennes chez JF B.Ouellet.M.Bourheau Rumnville avocat de Berg est «en promenade chez ss mère.Sweets Mile Laurier et Melle David de étaient de passage cette semaine.Montréal MM.Renaud Luvergne, Acthur Girouard Etudiants sont venus jasser le jour de l'an dans leur famille.semaine prochaine la signature des um! Le etudiants sent et vaca MM.E Crepeau C let J.Vecville out cle notties délégues pour uasister aux fune- tailles de notre Anvien et regretté curé, te Rvd JN.Heroux, Nou- offrons nes souluaits de tonne an duos bienveillants lecteurs, Lh Juge Loseuue, d'Ottana, \u20ac « ree nal h, &s-Jouvts français, nos jouets français, ils sont su- perbvs, toujours chez Ouellet.« AVIS ML CL Thibault, de Victoriaville, informe les ferblantiers et les wanufacturiers de en nistres à lait, qu'une canistre à lait avec moulures à demi rond u été brevotée par lui, et que toute personne convaincue d'en avoir fabriquée sera poursuivie sans autre avis.Crand assortiment de Jouets, d'étroennes chez M.H.H.Guay de Victoriaville.Nouvelles de Victoriaville \u2014 Les anciens de notre paroisse ont appris avec beaucoup de chagrin la mort du Révd.|.N.Héroux, premier curé résident ici.M.Héroux est arrivé ici en 1867 ct exerça son ministère dix années durant, avec un zèle vrai ment apostolique.M./éroux fonda la société dz Saint-Rosaire et l'on peut voir encore aujourd'hui au-dessus du maître autel de notre église, une grande banderolle sur laquelle sont écrits ces mots : Regina sacratissimi rosarii etc., et qui a été placée par lui, pour commémorer ce pieux évènement.M.Héroux était doué d\u2019une intelligence d'élite et savait par ses hautes connaissancus, son éducation, ses manières polices, se rendre agréable à tous.Le souvenir qu'il a laissé est ineffaçable, et les conversations sur le temps de jadis, de cette époque de formation de notre paroisse, renferment toujours un mot à l'adresse de ce vénérable prêtre.M, Hëroux aimait la vie sociale ; souvent il sc rendait chez quelques-uns de ses paroissiens pour faire la veillée de cartes, de la musique, du chant.Ce bun prêtre cependant avait contre lui, une terrible maladie qui .le tenait clout she un.dit de Gouteur,- plusieurs mois quelquefois.M.Heéroux a toujours souffert depuis, et samedi dernier, le jour de Noël, il rendait sa belle âme à Dieu, à l'âge de 6zans.Les funérailles ont eu licu à la Baie du Fébvre où il exercait son ministère depuis plusieurs années.Mgr Gravel et nn concours considérable de prêtres, entre autres les Rvds MM.Lessard, Jutras de Tingwick, Bellemare de St.Paul, Gustave Bourbcau chapelain au collége du Sacré Cœur.Mgr Gravel a'fait un éloge magnifique du défunt., Le défunt repose dans le cimetière de la Baie du Febvre.Nous prions Dieu de bénir le dévouement de ce saint homme, \u2014MM.Allardice, MacDougall, Catton et Mae Catton sont ullés passer le temps des fêtes dansleur famille, à Alexandria, Ent \u2014MM.E.Roberge, Réné et Raoul Marchand, Miles Laure Marchand, Flore Tourigny.MM.Antonio et Désiré Bourbeau, sou} venus passer lea vacances du jour de l'an dans leur famille.-Notre distingué confrère, M, de Hearne rédacteur du \u201cCourrier de St-Hyacinthe\", et Mde De Hearne passent les vacances du jour de l\u2019un, chez M.Elzéar Richard.-La messe de minuit n été célébrée avec une pompe -inaccoutumne cette année.Le chant sous la direction de M.Théode Désileta et de Mle Faucher a été exfeuté avec uu grand succès.La quête faite par Mdes D.O.Bourbeau et J.À.Marchand, MM.D.O.Bourbeau et J.A.Marchand, à été très abondante.-=M.J.A.Richard, de Winnipeg, fils de M.Raphael Richard, est en promenade chez M, le Docteur Poulin, uvec ses trois jeunes tilles qui font leurs études chez les Dames Ursulines «le Québec.\u2014M.J.O.Bourbean ct le Rvd G.Bourbeau, sont allés ussister aux funérailles du vd.M.Héroux.mercredi du cette semnine, à la Baie du Febvre.\u2014M.Ludger Poirier de St-Grégoire, a passé le jour de Noel chez son frère, M.J.N.Poirier N.P.\u2014Melle Jolicœur est de retour dans su famille, d'un voyage à Montrdal., M.Lucien Mercier passe les vacances du jour de l'an chez son père M.Napoléon Meroer, \u2014MM.Médérie Gagnon et Fédéric Fortin ont fait l'audition de comptes de lu corporation jeudi «le cette semaine.\u2014Mde F.Fortin est allée passer quelques acmaines dans au famille À Montréal.\u2014Ily a en une très belle messe de chantée pur les élèves, au couvent, lundi dernier =A.Romulus Guay et M.Adolphe d'Argy Mailhiot sont venus passer quelques jours duns leur famille.- Melles Malvina Mercier «t Beatrice Beaudet, institutrices passent les vacances du jour de l'an dans leur famille.-Mde Dr Rouleau a passé quelques jours duns sa famille, À Ste Angèle, cette semaine.M.Hamel FE.EK.M.de Chicoutimi est en promenade chez M.le Pr Dionne- M.J.E.Marchand, électricien est allé eu promenade à Montréal.\u2014M.H.Dunn a passé le jour de Noel a Ste Anne du Saultsa Jonets de toutes sortes, étrennes, à vendre chez M.D.0.Bourbeau.6&SANTA CLAUS a passé chez M.Paul Thibault et y a lais sé tout un assortiment de bibelots, jouets drs bonbons, des cartes du jo ur de l'au, des baromètres chimiques, à bon marché, quelque chose d'extraordinaire.ture: demandez i Allez voir.#2 Horloges, genre du quinziome siéele, à vendre chaz M.E.Lippé, orfèvre.\u2014L» plus grand as ortiment de |.1 5 jouets, vadeaux, ete chez MH.IH.Guay.Ta VOITERES, SLEIGHS de toutes sortes of des mieux tinis à vendre chez M.J.E.Auger.Ces voitures sont exposées dans une des vie trives de son magasin.\u2014_\u2014_\u2014 © ==.; Honneur à Arthadaska.1 Le dernier numéro du Journ tl d'Agriculture nous apporte le résultat du dernier concours provincial du Mérite Agricole pour IN97, dis trict No, 3, que nous publions.La médaille d'or u été emportee par M.Chs Boutet, de Ste Victoire, dont le nom se trou- Sue 100 points, ce monsieur en u enregistré 94 70 et edt arrive premier des cmq concurrents.M.Louis Kiroune, de Warwick, à enporte lu Ame inéduille d'or.La médaille d'argent u éte décernée à M.JE.Roberge.de ve en tote de lu liste des lauréats.Lauuhton, Beauce, aver M9 points, sur huit concurrents, M.Onésimne Lupien, de St Valero, a aussi | emporté une médaille d'urgent.C'est encore un cultivateur d Arthubuska, \"MJ.Db.Morin, de Ste Elizabeth de War wick, qui a enleve lu médaille de bronce.MM.Adolphe St Laurent, F.N.Desru ches, FX.Mureoux, Rézenne Beuurmnier, Romuald Paradis, S.Ambroise Thibault, tous le ce comté, ont aussi rempor Bourbean, tés une médaille de bronze.Entin, sur les GT noms qui figurent au tu- 22 sont d'Arthabaska, le tiers environ, ve qui démontre tout l'intérêt que les cultivateurs de notre comté portent à l\u2019agriculture.blesn, Leurs efforts et leurs succès méritent d'être signulés, Quant à M.Boutet, que noux félicitona cor- i dinlement, voici ce que les visiteurs en disent ; dans leur rapport : * Le 15 juillet 1887, nous avons visité la ferme de M.Charles Boutet, de Ste Victoire d'Arthabaska, contenant 191 arpents en superficie «ont 125 acpents laLourables, 46 arpents environ en forêt et 1 3-4 arpents en jur- din et verger.** lère année.-M.Boutet commence la rotation par des labours d'été répétés sur la À prairie on sur le pâturage, selon le cus, et cul- r , tive des plantes sarclées et fourrages verts avec engrais.** Îme année.\u2014 Blé, orge, où autres grains avec wil et trétle.\u201c\u201c 3me et 4mc années.\u2014 l'rairics, puis un an ou deux en pâturuges.\u2018* M.Boutet profite de toutes les circonstances possibles pour augmenter la quantité de fumier, aussi son système de culture est-il patfait, sans cependant faire de la culture intensive.\u2018* Cette ferme est bien divisée et lea elôtu- res en bon ordre.\u2018 Nous y avons vu 8 3-4 arpents de beau et bon blé, 3 1.2 arpents d\u2019orge, 17 d\u2019avoine, 6 arpents de mélonge avoine et pois.Pour la culture sarclée, 11.4 arpent le betterave à vache, 1-4 arpent de navet, 1.4 arpent de choux de Siatn, 1-2 arpent do curottes, 3000 choux, 1-8 arpent de tabac, 1 2 arpent de blé- d'Inde pour grain, 1 1-2 arpent do blé-d\u2019Inde ensilage 2 arpents de patates, plus une quantité considérable de panais, céleris, salsifis, tomates, choux fleurs, cte., ete.\u201d \u201cQuinze arpents cle fourruges verts ont été faits en partie sur de la prairie relevée à cause «lez gelées excessives de l'hiver dernier, ct 45 1-2 arpents de prairies ont été raccommodées de \"bonne heure au printemps à lu herse avec graine de mil et trèfle, lentille et avoine ; le tout ça et là recouvert d\u2019une légère couche de fumier, hersé et bien roulé.\u201c De sorte que toutes les prairies de M.Boutet, malgré la température rigoureuse, sont en plein état de production comme dans les bonnes années.** Un verger d'un arpent et demi et un ma- Rnifique jardin complètent l'ètat des culturcs.\u201c Madame Boutet, dont on ne saurait trop admirer le travail et le courage, retire de son jardin environ $300 par année.Quel bel exemple.\u2018* Nous nous pluisons à rappeler ici que ces braves gens ont commencé leur carrière sans ressource nutre que leur bonne volonté.et avec de l'énergie, une conduite régulière et de la persévérance, ils offreut aujourd'hui à leur aimable et nombreuse famille et au public en général, un bien hel exemple de sage écuno- mie.\u201c Nous accordons en conséquence à M.Boutet 94.70 points et un diplôme de très grand mérite exceptionnel, ce qui lui donne droit à la médaille Por et À nos meilleures félicitations.\u201d > a.\u2014- Sir Adolphe Chapleau, lieutenant gouvernéur de la province.x remis, hier, à Son Honneur le wa\u2018re S.N.Parent, un billet de 81.200, pour en faire la distribution aux pauvres de Québec.- < On peut recommander On peut satis crainte recommomder le BAUME RIUMAL à tous ceux que toussent, comme étart le spécicifique le plus efficace contre les maladies de poitrine, On en prend À tous les âges er avec succés, Falsification des denrées Les thés rejetés des Etats-Unis pour cause de falsihcation ou de mauvaise qualité sont, comme on suit, générale ment écoulés sur le marché canadien.Le commerce s\u2019est ému depuis longtemps de cet état de choses et, depuis longtemps aussi, il a réclamé des gouvernements des mesures de protection contre l'invasion de ces thés dângereux pour la santé publique.Pour une cause quelconque ou peut être même sans motif, les gouvérne- ments qui se sont succédé ont cru ne pas devoir bouger ; comme si le soin de veiller sur la santé publique n\u2019était pas un de leurs devoirs.La crainte de créer de nouvelles dépenses en nommant des inspecteurs Spéciaux a pu arrêter une mesure qui s'impose ; mais ce n'est pas une raison valable, car on peut, sans qu'il en coûte un seul sou au trésor empêcher l'entrée en Canada des thés impurs .Le remède est simple et pratique : il faut exiger à l'entrée des thés importés des Etats-Unis un certificat de l'inspre- teur du pays voisin déclarant que les thés ont été inspectés et n'ont pas été déclarés impropres à l'usage aux létats-, Unis.i On exige semtslable déclaration pour tes thés importés d'Angleterre, pour Quoi ne pas l'exiger jour ceux venant par la voie des Etats-Unis ?Ce moyen si facile da vrai être eur ployé sans délai.L'Instruction Publique GHIFFRES INTERESSANTS | Il ya dans le rapport du susinten dant de l'instruction publique des chiffres que nous croyons utile de faire connaître à nos lecteurs : Is ont de l'aetualité à cause du bill} sur l'instruction puldique.; Ce tapport a été déposé sur le bureau | de la chambre par Thon.M.Robidous, ; L'extrait suivant du rapport concer | nant le personnel enseignant de écoles, ! donne la moyenne des instituteurs et vus \"URIEUSES ENTRENNES Philadelphie.Penn.25.\u2014Deux institutions financières de cette ville, la Chestnut Street National Bank ct la Trust and Saving Fund Company ont simultand- ment formé lears portes hier soir, Lu passif dépasse $8,000,00n, Emploi régulier Soulagement immédiat, guérison rapide of radicale du rhume, de ta tonx, de la grippe of de la bronchite, sont obtenus par l'emploi e l\u2019usage persévérant du BAUME RHUMAT, ON DEMANDE On demande des agents actifs et Lien ve.commandes pour représenter une des première compagnies d'assnrance sur la vie dans les comtés de Montmagoy, l'Islet, Kamouraskn \u2018Témiscouta, Rimouski, Chicoutimi & Matane.L'expérience n'est pas requise.Ceux qui ont perdu leur emploi au gouvernement ou qui wont pas eu de succès dans le commerce peg.vent se créer une pocition avantageuse.N'adresser A.LC.Boîte de Poste 2875 Mont réal.Montréal 22 Décembre 1807.~ Avis public l'rovinee DE QUÉBEC } District d'Arthobaska IN RE Succession Marie |Jeanne Bourk veuve LL.Béland, Aviv public eat par le présent donné que le soussivllé à accepté sous Dévefice d'inventuire la succession de Catherine Virginie alia Marie Jeanne Bourk veuve de Sieur Louis Leger Béland, en son vivant de St-Ferdinand d'Hulifux dans le district d\u2019Arthabaska.Toute personnes ayunt des réclamations contre la dite Sucecasion sont prides de les produire dans lo délai voulu par la loi entre es imuins du soussigné à l'adresse ci-après.Daté à Arthabuskaville ce quatorze Décenbre 1897.JA HANEL Collecteur des Donancs, St-Hyucinthe.CADEAUX DE des intiaieces ele mombre div Noel et Jour de L'An CARTES DE Nombre d'écoles catholiques, 4,208.Nombre d'écoles protestantes, 907.Nombre d'élèves dans les écoles catho- | liques, 160,765, ! Assistance moyenne des élèves, dans les éceles cathoiiques, 119.924 Percentage de l'assistance moyenne.dez élèves, 70.| Nombre d'élèves dans les ecole= pro-; testantes, 28,168 Assistance moyenne des élèves dans les écoles protestantes, 19,952.Percentage de assistance muyenne des élèves, 70.Nombre d'éléves protestants dans les écoles catholiques, 704.Nombre d'élèves catholignes dans les.écoles protestantes, 2,411, ! Nombre d'instituteurs et d'institutri | ces dans les écoles catholiques, 4.760.Nombre d'instituteurs et d'institu | trices dans les écoles protestantes, 1,096.Nombre d'instituteurs «+ d'institutri- Ces qui ne sont pas tenus d'avoir de brevets, dans les écoles catholiques, ja .Notibre d'instituteurs ét d'institutrices laïques brevetés, dans les écoles catholiques, 3,909.i Nombre d'institutewr~ et d'institutrices non brevetés, dans les écoles catholiques, 323.Nombre d'institateurs et d'institatri- ces, brevetés, dans les écules protestantes, 1,049.Nombre dlinstituteurs et d'institu trice, non brevetés, dans les écoles protestantes, .44.la moyenne des traitements des ins tituteurs brevetés dans les écoles catholiques 8256., La moyenne des trattements des institutrices brevetées, dans les écoles catholiques.Sg8 La moyenne des traitements des instituteurs brevetés, dans les écoles protestantes, $515.La moyenne des traitements des ins- tilutrices, brevetées dans les écoles protestantes, 818,3.Elèves français, étudiant l\u2019anglais, T7+334- Elèves français, étudiant le français, 11,531.+.NOUVEAU JOURNAL Le Soleil annongait hier soir que la société de Colonisation doit faire sortir un journal, comme son organe propre et qu\u2019il sera publié à Québec, \u2014\u2014 \u2014 NOUVEAUX CONSUI S \u2014 Le président McKinley vient de nommer trois nouveaux consuls dans les personnes de MM.Joshua Wilbour et Léwis Dexter, de Providence et de M.J.M, Authier, propriétaire-éditeur de /'Espérance de Central Falls.La nomination de M.Authier nous cause un plaisir très vif.Ce vétéran des luttes républicaines a toujours tiré franc dans le collier et sa récompense ne vient assurément pas trop tôt.Disons seulement qu'il naquit à St- Charles, P.Q.le 31 août 1844, et qu'après avoir successivement étudié à St-Hilaire, à Granby et à l'école normale de Montréal, il fut reçu notaire en 1867.Cinq ans après il venait s'établir à Cohoes et depuis lors a publié deux journaux à Cohoes : /'Aveuir National et Ja Patrie Nouvelle\u2014et [Es pérance, de Central Falls, M.Authier est nommé consul à Coaticook, P.Q-\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014 em La Législature de Québec est telle ment en bals et diners de toute sorte Qu'il lui sera impossible de terminer son travail pour la fin de décembre.Cette année la Législature a donné un bel exemple au pays dans l'art de ne rien faire.Les députés ont à peine parlé\u2014si ce n'est toutefois dans les corridors et les chambres à fumer.S'ils ne font pas plus pour gagner leur salaire une prochaine session quelqu'un demandera la réalisation de la promesse faite sur les hustings, de réduire l'indemnité sessionnelle.Fêtes et Anniversaires PAPIERS DE FANTAISIE \u2014 CHILZ\u2014 p T4 +} T4 Paul Thibault Marchand de FRUITS, LECUMES, POISSON, Etc.Huitres en Ecaille et au gallon CHANU ASSORTIMENT DE BONBONS HOUVEAUX En boîtes de fantaisie.à la livre LES MEMTEURS CHOCOLATS CICARES, CICARETTES, TABAC, ETC.my [Vict aux Rois, Pgrande réduction sur toutes mes marchaudises.PAUL THIBAULT .; Marchand, Victoriaville, 11 déc.1897.Un cheval Un bou chexal à vendre par M.Camille Maicolte.S'adresser à l'Hôtel Hamel, de Victoriaville.Terre a vendre Une magnitique terre, bien située sur la toute \u201cui conduit de Victoriaville à Arthabaskaville, Bonnes conditions.\u2014 S'adresser A 1\u2019ECHO DLs HOIS-FRANCS, TOSREH AUGER &TFabiique des Jones, Bagues à neuf, avec de vieux Joncs, Bagues, etc., ATELIER :\u2014Près de l'Hôtel de Ville, voisin de chez M.Rosaire Bourbeau, marchand, 20 Nov, '97, CANADA PRUVINCE DR QUEBEC District d'Arthabaska COUR DE CIRCUIT No.318.Louis Israël Fréchette marchand, de la paroisse de St-Ferdinand d\u2018Halifax.Demandeur, vs Gédéon Côté, actuellement aux Etats-Unis d'Amérique.Défendeur, lest ordonné au défendeur de comparaître dans le mais.Arthabaskaville, 27 novembre, 1897.J.E METHOT Avt, du Demdr.BERNIER &* LAURIEK, : G.C:C a ESP PIANOS ! PIANOS ! ! OFFRE SPECIAL Pour un mois sen Iemont, Marques extra \u2014 HEINTZMAN Co, NORDHEIMER, WALLS, PRINCE WILKS, etc, etc.Vu que j'ai été noumé représentant spécial de la maison C.W.LINDSAY NORDHEIMER PIANO CO., :pour Victoriaville et ses environs, nous ferons des réductions ctonnantes et donnerons des termes inciovables, 8a Catalogues envoyés sur demande G.E.TOURIGNY À L'HOTEL HAMEL Victoriaville, | | L'ECHO DES BOIS-FRANCS.Lnc-Mé tic Incendio désastrenx a Chicago | BREVETS D'INVENTION AMÉRICAINS | ! - Dans les Bois-Francs ne J.ein autrefois rédacteur à -° Statistique compilée pour ce journal par Défense d'avancer L'Avenir -L'élection des directeurs de la société d'Agriculture du comté 3e Drummond, a en lieu à L\u2019Avenir le 21 décembre courant.Eu voici le résultat : Prérident, Fd.McCabe ; vice-président, J.Doré ; direcluurs, Jos.Smith, Jos.L.Côté, Wu.Mitchell, Jos.Brady, J.A.Bothwell, Jas.Dukson, John Hardy, F.McCra et Olivier Boisvert.Secrétaire-trésorier, Geo.W.Millar.\u2014Dimanche le 19 de décembre a eu lieu l'installation d\u2019une cour de Forcatiers Cathotiques : Voici les noms des principaux offl- eiers : Chef-Runger, J.Charlaudf: vice-C.-R., Noël Poliguin ; ancien-C.-R., Ernest Côté ; sec-areh., Nap.Proulx : sec-tinancier, lva- viste L\u2019'roulx ; trésorier, Luilovie Proulx ; J.C.St-Amant, délégué.Les assemblées se tiennent duns ln salle du deuxième étage du bureau de M.le notaire St-Amant.-\u2014La fête de Noël n été céléhrée avec tout l'éclat des années passées, Les décorations étaient trés belles et trés chan.pêtres, la couleur dominait duns le vert.À lu minuit, après le morceau d\u2019ouverture, très bien exdeuta par la fanfare, n eu lieu le chant et In procession des bergers, L'appel des bergers par les anges, « été chanté par deux petites filles, Maria et Annette St.Amant, qui se tensient ugenouillées sur un piédestal de chaque côté de l'autel ; La messe fut chantée pur M, l'abbé Cantin du Séminaire de Nicolet, avec dincre et sous- diuore.Le chœur chanta le Kyrie de lu messe de Conconne et les autres parties de la messe, \u201cDeo Enfanti\u201d de Perrault, les solistes étaient, Melles Hélène Allard, Ernestine Bélunger et Annie Dionne et MM.Emile Charpeutier, Drouin et A.Dionne.A l'offertoire on à chanté le \u2018Magnus Dominus\u201d de St-Sauveurs d'Aix, un morceau de praudle envergure, difficile à vendre mais gue nos chantres ont interprété avec un ensemble et entrain peu commu.A la mnesse de l'aurore on à chanté un beau Noel, vraiment céleste avec chueur «t duo par Melle H.Allurd et A.Dionne.On à répété le même programme à lu messe du jour.M.l\u2019abibé Cantin à preché en anglais et en français.À vépres le chieur a chanté les psaumes harmonisés suivants : \u201cDixit\u201d par Zingarôlti, *Laudate pueri\u201d par F.X.Shmid et *Laudaute Dominun\u201d par Ermmerick et l'hymne \u201cJesu Redemptor\u201d de Donut Mueller.Au Salut *\u201cAlma\u2019\u201d de L, Bordèse, \u2018O Kulutaris\u201d de Lambillotte et \u2018Tautum de Grily.Vous voyez par lé programme que la vie ne fait pas défaut à notre chœur.| Le chant des psaumes hatmonisés est une trés belle innovation, et executds comme ils l'ont été, nous fait souhaiter que l\u2019on entendra encore cstte musique si religieuse.Lau fanfare a joué des airs de Noel cutre les Patines.AE -\u2014-Madarne Milot, mère de M.le curé de L\u2019Avenir, est au moment où j'écris.dunge- teusement tnalacle.\u2014M.l\u2019absbé Jus.MeCattrey.du Séminaire de Nicolet passe lea vacances de Noel a LA.venir chez M.Os, Birner.\u2014M, Ernest Bélanger, E.E.D.à l'Unisernite Laval de Québec, est aussi venu passer les vacances de Noel daus va famille.\u2014 Nous commençons à avoir des chemins d'hiver un peu pausables.\u2014 Lundi et mardi, M.l'iuspecteue d'évoles L.N.Lévesque est veuu donner des conférences pédagogiques aux nstitutrices de L'Avenir et de Wheatland, Ste Julie de Somerset \u2014La tète de Noul a été célébré avec éclat, À lu messe de Minuit l'Eglise «tit parfaitement illuminée.La Créche de l\u2019Enfant-Jéaus uttirait les regueds de tout le monde.Malgré le froid piquant de la nuit l'église était remplie d\u2019une foule nombreuse.M.le curé à chanté la messe, et donne le sermon à la messe du jour.Ln musique ct le chant ont grandement contribué l\u2019éclut de cette belle fête religieune.Le lendemain, dimanche M.Herménégilde Mercier u été élu margiller en remplacement de M.Joseph Turgeon sortant de charge.-Mardi et mercredi M.le curé et M.le vienire, accompagnés de MM.les Commissaires, out fuit l'examen des écoles de la paroisse.Les vacances d'hiver ont été uccordées aux «demoiselles les institutrices et à leurs élèves Ham-Nord \u2014La messe de minuit « été célébrée aveu une poinpe inoccoutumée dans notre modeste église ; In Crèche simple et rustique du Divin Enfant, était ornée avec un goût exquis, Ma demoiselle M.Mercier tennit l\u2019orgue et parmi les morceaux exécutés par un chœur habile et wxercé nous avons surtout remarqué un ** Venite aloremus \u201d chanté en parties, par Melle M.Mercier, «t M.J.Réné.\u2014La quête de l\u2019Enfaut Jesus est presque terminée dans notre paroisse.\u2014Mademoiselle Amanda Blais, du couvent de Québec, est venue passer ses vacances du jour de l\u2019an au foyer.-Nos institutrices, Melles B.Beaudet et M.Mercier, sont allées passer nue quinzaine de jour dans leur famille à Victoriaville\u2014 Nous apprenons avec un vif plaisir que notre jeune et estimé concitoyen, Monsieur J.P.Blais, autrefois rédacteur de l\u2019Ecno DEs Buis-Francs, doit ouvrir au Lac Mégantic un journal intitulé : \u2018* Le Travailleur du Lac Mégantic\u201d, Le premier numéro doit paraître dans In première semaine de janvier.Succès ot longue vie au \u2018* Travailleur.Stanfold \u2014 La fête de Noël à été célébrée avec une grande pompe ici.L'uutel diaparissait sous Un flots de lumières et de fleurs disposées avec un goût exquis.L'orgue sous les doigts habiles de Nde E.Lachance, remplissuit Ten wirs de ses plus mélodieux accords.Le chœur sous la direction de M.le notaire Belleruse, a très Lien rendu la messe de Concone, et la torale dont le solo « été chanté par Melle ve A.Nudeau.Len autres solistes sont : Melles Ang.Roberge, A.Lachance, C.Rousseau, Eva Leblanc $ Matte, A.Martineau, Mde F.Thibodeau, MM.H.Bellerose, Edmond, Napoléon et Alexandre Lachance.Tous ont très bien exécuté leur morceaux et c'est avec plaisir que nous leur adressons nos plus sincères félicitations.\u2014MM.G.E.Nudeau et Arthur Baril du Séminaire de Sherbrooke sont arrivés mardi midi pour passer leurs vacances chez leurs parents.A l\u2019ussemblie des membres de l'Alliance Nationale dimanche dernier, le résultat de l'élection n été commise suit : Préaident honoraire ; Rvd.Alex.Desaulniers, curé.Vice-Pres.Rvd.Baillargeon.Président actif, Norbert Nolin.Vice-Président, Jos.Thibeault, Secr.Arch.et Fin.C A.Gauvreau, N.P.Trésorier, Jos.Baril.Medecin Exam.Dr P.A.Brassard.Cumuiissaire, J.A.Beauvilliers, Introducteur, Alex.Beaudet.Chapelain Rvd.Chs Ed Malhiot, Ptreqa.Nadeau et P.A.Brassard, M.D.\u2014M.François Pellerin à fini de couatruire - son moulin à scie dans la grande ligne du 8me rang de Stanfold.Il duit commencer à scieraussitôt l'engin reçu.\u2014Melles Eva Blais, Lanra Soucy, M Louise Dutil de Danvilie et Melle Berthe Beaudet de Warwick étaient ici À Noël, en visite chez M.G.P.Nadeau.\u2014À l'élection de M.le Marguiller, dimanche dernier.M.Calixte Dion, sortant de charge ayant proposé M.Ludger Baril, celui- ci fut élu à l'unanimité.Nos félicitations.\u2014Monsieur le curé Désaulniers ot le Rvd M.Mondou, vicaire, ont commencé, samedi, ln visite pastorale de la paroisse.l'Ecno pks Bois-Francs, d\u2019Arthubaskaville, se propose de fonder un journal français hob- domacaire, à Agnès, Il aura pour titre Le Travailleur «u Lac Mégantie et sera publié chez M.L.Nup.Lapointe, imprimeur d\u2019Agnès- Le premier numéro doit paraître au commencement de janvier prochain.\u2014 eM oo Le \u201cWorld\u201d de Vancouver, Culombie Anglaise, journal libéral, consacre près d'une colonne à dénoncer le \u201cGlobe\u201d, qu\u2019il appelle l'organe en chef du parti libéral.Le \u201cMoniteur Acadien\u201d nous apprend que la succession du feu M.Arsenault au sénat, est recherchée par l'hon.M.E.Gallant, ancien député, et M.John Gaffney.Aprés Fall River et Manchester, c'est Lowell, A.partir du 17 janvier prochain, les employés des manufactures de coton, verront leurs salaires diminués de 10 par cent.\u2014\u2014\u2014\u2014 i.« L\u2019enseignement primaire Voici le sommaire de la livraison de janvier 1898 de cetle belle revue : Notice Biographique de M.J.-B.Meilleur.\u2014 l\u2019édagogie : Le maftse et l'élève, C.-J.Magnan.\u2014 Moyens de former l'homme, Th.G.Rouleau, ptre,\u2014 Le dessin à l'école primaire : En vaut-il la peine, Chs A.Lefèvre \u2014Laissez venir à moi les petits enfants, A.Nunesvais, ptre \u2014 Mathématiques Arithmétique, J.Ahern.\u2014 Méthodologie : Comment M.Hacquart suggéra A ses élèves la notion de la proposition (suite et fin), C.Rouzé \u2014Le chant à l'école primaire \u2018Suite), C.-J-M., d'après M A.Dupaigne \u2014La lecture à haute voix, Clarisse Jusanville.\u2014 Euseïgnement pratique.Préparé spécialement pour l\u2019enseignement primaire, pac MM, C-J.Magnan, J.Ahernet 1.Nansot ; Instruction religieuse : Catéchisme et Histoire-Sainte-\u2014Langue française cows préparatoire, cours élémentaire, cours moyen, cours supérieur.Chaque cours comprend : Vocabulaire\u2014 Orthographe \u2014Orammaire\u2014Ré- citatton\u2014Invention\u2014Rédaction.Tous ces élé ments convergent vers un {hut commun: la langue.\u2014 Mathématiques : Arithmérique\u2014 Alpèbre\u2014(iéométrie.\u2014 Langue anglaise, d'après la méthode naturelle (Suite).\u2014 Géographie.\u2014 Sciences usuelles : l'Homme (suite) : Com ment on digère \u2014 Histoire du Canada.\u2014Va- riété : Le Pater (Suite), Frangnis Coppée \u20141 ¢ cahinet de Pln-tituteur : La religion et le «é- calogue, Proudhom.\u2014Quelques mots sur l'électricité, Toudréaux.\u2014C- nseils aux jeuncs Canadien-français H-RL Cargrain ptre\u2014De l\u2019étude de la géographie, Arthur Buies \u2014 A travers les Beaux-Arts : Architecture gothique (Suite et fn), C.-J.Magnan, \u2014Au coin du feu : L'esprit pe famille \u2014Cimetière sous Ja neige, Jean Barthés,\u2014-Lecture en famille : Hacrifice.Ernest Daudet.\u2014 La page de la jeune fille : La toilette et la coquetterie, Clarisse Juranville,\u2014 Le c: in des enfants : Le petitsot, Mile S.de Cocquand.\u2014 Récréation ; Devineties\u2014FEn rian \u2014llygidue, Dr Pécaut.\u2014Comn.ent élever les enfants : La dignité et la fetmeté du caractère (2e causetie), M.le chanoine G.Ginon.\u2014Chro nique dn mois.\u2014 Bibliographie, C.J.Magnan \u2014 Documents officiels : I, Nominations \u2014 II.Anêtés ministériels \u2014Corre-pondance.\u2014 Mer ci!\u2014 Mort de Mme U.-E Aichambhault.GRAVURES M.J -K, Mecilleur, frontispice \u2014La cate d'un village, page 19, \u2014 Le carps humain, P 200-\u2014 La Sainte Chapelle de Paris, jp.212,\u2014 Scène de famille.p.218.L'abonnement n\u2019est que de £1.00 par année.Adresse : Boîte 1694, \u2018l'Enseignement Primaire,\u201d Québec.+ \u2014\u2014 mit» © 0-0 ee - MORTE DE PEUR Quidnick, R.1\u2014Mlle Vitaline La moureux, une jeune fille de 18 ans, est décédée mercredi en cette ville des suites d'une peur imaginaire.Nous disons imaginaire, car d'après les rapports reçus il est presque iupos- sible de croire que Mlle Lamôureux ait été suivie par un vagabond comme elle se l'était figurée.Mille Lamoureux était très nerveuse et d'une constitution délicate ; la veille de son décès, elle eut à sortir et s'ima gina qn\u2019elle était suivie par un vagabond.lille en avertit son frère qui ne comprit rien à ses craintes, mais fit out de même des recherches et ne découvrit aucune raison valable pour confirmer les craintes de sa sœur.En arrivant à la maison, Mlle Lamoureux se sentit malade et prit le lit, et malgré les soins des medecins appelés, elle empira et rendit l'âme durant le cours de la journée.Les médecins déclarent qu'elle morte de peur.es DOULEUR CAUSÉE PAR LES CORS La douleur causée parles cors est due à l'inflammation de la chair autour du durillon appelé cor.Un peu de Quickcure étendu sur le cor et couvert de papier réduit l'inflammation et arrète la douleur.Essayva-le.Il guérit aussi les oignons, etc.\u2014.\u2014 AU PENITENCIER St-Vincent de Paul, 29 déc.\u2014 Les forçats du pinitencier ont été paisibles hier soir jusqu\u2019à minuit, alors qu'ils ont recommencé à faire du tapago.Le bal a duré jusque vers trois ou quatre heures ce matin.Ce n\u2019était que hurlements La cause des troubles est toujours la même Les forçats deman dent du tabac ; ilse plaignent aussi de la nourriture qu'on leur donne ils sont mécontents de ce qu'on ne leur a pas perinis de donner la représentation théâtrale qu\u2019ils avaient préparé pour la Noël.Les gardes, depuis le commen- ceument des trouble exercent une survillance active et ne pe:dent pas un seul instant de vue les prisonniers.Une vinginine de forçats ont été mis dans les do - geons.A l'exception de quelques détenus paisibles tous les autres sont retenas duns leurs cellules.Pour peu que les troubles \u201ccontinuent, il y aura des punitions ex- emplairesau pénitencier avent longtemps.NOMBREUSKS PEPTES DE VIE Chicago.26.\u2014Un incendie a détruit vendredi soir, le vaste édifice situé à l'angle de la 63e rue et de l'avenue Stony Island, connu sous le nom de Coliseum Building.C'est là que s'est tenue en 1896 la convention nationale démocratique qui n choisi M.Bryan comme candidat à la présidence des Etats-Unis.Le feu, allumé par des fils électriques mal isolée, a fait des progrès tellement rapides qu\u2019en viugt minutes il ne restait du Coliseum qu'un amas de briques fumantes et le poutrelles en fer tordues par la chaleur intense Lo Coliseum était occupé par une exposition de fabricants, dont les comptoirs ct les boutiques ont été entièrement dévorés par les flammes.Plusieurs cadavres ront sous les décombres, une dizaine de personnes auraient péri dans cet incendie.De ce uombre seraient deux danseuses attachées à un petit théâtre du Midway ; une jeune fille et sa mère employées au village irlandais ; vu exposant et son fils, qui tenaient une bou tique où ils débitaient des saucisses.En outre, dix ou douze p rsonnes, parmi lesquelles plusieurs pompiers out été grièvement blessés ou brû'és PANIQUE PARMI LEs VISITEURS Il y avait environ trois ceuts visiteurs dans l'édifice quand lo feu a éclaté, dans une ptite boutique où l'on fuisait des expériences avee les rayous X Rontgen.À ln première alarme, tout le monde s\u2019est précipi\u2018é vers les poites ; les dégagements étai-nt larg 8, heure us-ment.et il n'y a MM.Marion & Marion, sollicitenrs de brevets, Temple Building, Montréal.En 1896 furent déposées 42,077 applications pour brevets ; 1,826 applications pour dessina ; 77 applications pour \u2018\u2018 re-issues : 2,271 Caveats ; 2,005 applications pour enrigistre.ment de marques de commerce ; 59 applications pour étiquettes et 56 pour impressions ; 23,312 brevets, y compris les dessins, furent accordée ; OL *\u201c re-issues \u201d 7 1.813 cnrégistre- ments de marques de \u201ccommerce et une étiquette et 52 impressions.12,133 brevets ent pris tin : 4,730 n'ont pus été émis, les derniers $Ÿ20, au gouveruement n'ayant pas été pnyés.Les dépenses totales du Burean des Brevets se imontent à S1,115,415,71.L'excès cles recettes sur les clépenses à été de 8210,646,12 et lu balance totale demeurant au crédit du bureau des brevets dans le Trésor des Etats-Unis, se chiffre par S4.718,030.- Le gouvernement Canadian à uceemdé les brevets d'inventions suivantes à des Consdiens : 38,235.\u2014-A.Rainville ot échelle de sauvetage ; 58,331.- -J.B.I.Préfontaine, South Durham, Semelle, 57,408.\u2014 C.C.Beloin, Fast Providence, Table plisute.58,456.-A.Pageau & al, Montréal, Fumivore.ul, Moutréal, - - -\u2014.\u2014Uu savant recevait dernièrement la lettre suivante : ! \u2018** Monsieur, | \u201c Je viens de trouver une ine-| cription galloromaine ou autre.| Pourriez-vous me lu déchiffrer ?* La voici : \u201c Suov zetrop suov Tnemmoc, rueisnom ruojuob.\u2018 | Pendant de longs jours, le savant se cassa la tête pour découvrir le sens de cette inscription.Un matin, sou fils entra dans le cabinet du père, lut le grimoi- | re, et s'écria : \u2014Tiens ! c'est farce, on {écrit n l'envers ! \u2014A l'envers ?Malheureux ! Une inscription vénérable ! Mais le gamin, sans se décon- verter, lisait, en commençant par la dernière lettre ; + pas eu de bouseulade, sauf dev-l vant nue des portes.fermée par.inadvertance, et devant laquelle; un certain nombre {de personnes] se sont quelque peu écrasées pen | dant \u2018es quelques minutes nécessaires pour l'ouvrir En rendant au Lu, une! poinpe attelée de deux chevaux se train de la tigne Lake Shore.au passage à niveau de In 41e rue et de College Grove.Tous les pum-| piers montés sur la machine ont, été jetés à t-rre mais un seul, d'entre eux a été blessé.Quant à la pompe elle a été fort «ndom-! mae ce, : Le Coliseum avait coûté $250,- ; 000, et était A pen pres, comme ;daudeur, le double du Madison Square Garden à Now York.Nl étni! u-suré pour $120.000.Il est Impossible encore d'évaluer les pertes des exposants, car il y avait dans I'éd.fi © une centaine de comptoirs et d- boutiques remplis de tonte sorte d« marchandises.TERRIBLE MORT On écrit de Rimouski :-\u2014Le fils de M.Alfred Martin, géolier de la prison, vient de se noyer dans des circontances émouvantes.Depuis quelques jours, la glace semblait s'être si bien consolidée sous l\u2019action énergique d'un froid boréal, que le jeune Martin, qui est un patineur émérite, voulut avoir l'honneur d« passer le pro- mier sur le pont de l'île St-Bar- nabé.L\u2019unique famille qui habite Saint Barnabé se compose du père Jacques Lepage plus qu'octogénaire, sa femme et sa fille.Ces trois personnes accourues au rivage saluaient le jeune homme par tous les signes du contentement le plus vif, quand ils entendirent un bruit de mauvais présage qui les glaça d'horreur, et le jeune homme qui n'était plus qu'a deux arpents du rivage disparut à leurs yeux par nue crevasse béante Cepe dant, les braves gens eurent un rayon d'espérance en voyant le jeune homme emerger du sein del'abt- me ct se mettre à lutter vigoureusement contre le péril.Le malheureux était bon nageur, mais cela ne fit que prolonger son agoni.e Tour à tour enfosçant et reparaissant, l'infortuné résista durant uuo heure qui parut affrensement longue aux spre- tateurs de la scène.Mais tous ses efforts n\u2019aboutirent qu'à désagréger la glace antour de lui.Finalement le malheureux disparut après un dernier effort.Le cadavre n'a pas été retrouvé et il ne le sera probablement jamais.Le jeune Martin avait fait nu cours twilitaire à St-Jean d'Iberville.]l était âgé de 22 ans.\u2014\u2014e\u2014 mm Magasin du bon marohé de J.C.Thibault, Victoriaville.Le plus b-au stock de marchandises en général valant 88,000, à vendre sans réserve d'ici à un mois.Nous ne refusons pas de vendre pour auoun prix.Argent comptant seulement et à bon marché.lütronnes et jouets pour les Fêtes.Vous serez satisfait en venant faire une visite.£ Artioles pour étrennes, cadeaux de noces, cadeaux du fêtes, Linces au galop s\u2019est jétée sur ua \u201c Bonjour, monsieur.comment ! vous portez-vous ?\" ! Les proprliétées du Menthol | Le Menthol est en etficace dans tous | s° maux de poumons et des hionches et touj urs | prescrit par les plus éminents mélecins, «t la seule préparation qui le contiént e-t le MEN THOL COUGH SYRUL, Se L.S.Caron & Cie Entrepreneurs Généraux NICOLET : \u2014_-__ | Successeurs de La société * aton S Bergeon, qui vient d'être dissoute.MANUFACTURIERS de PORTES, CHASSIS, ! JALOUSIES, MOULURES, TOURNAGE, DÉCOUPAGE Ouvrage de menuiserie de toute sortes AMEUBLEMENT D'EGLISES, PLANS, DEVIS ET ESTIMÉS FOURNIS, SUR DEMANDE + J.0.BOURBEAU MAGASIN GENERAL Marchandises Neches, ! Hardes Faites, Chaussures, \u2018 Fertonneries Farine, Epiceries, Provisions de toutes sortes.Victoriaville, P.Q.' | 30 jan.97\u20141 a.Portraits! A.Z.PINSONNAULT _, PHOTOGRAPHE | | VICTORIAVILLE.GRANDE REDUCTION SUR TOUS LES PRIX Pour le temps des Fetes.WrrUNE VISITE SOLLICITEE M.Joseph Trier, «le Ste-Victoire d'Actha baka, donne avis qu'il ne sera responsalle d'auctine dette contractée par qui que ce suit et \u2018le quelque manière que ce soit, à moins d'une autorisation signée de sa main.| \u2018Toutes personnes ayant à vendre des peaux de loutre et de vison extra et des perwx de martre de toutes qualités, pourront en disposer avan- lageusement en expédiant ces pelleteries par express À la maison
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