L'Écho du pays, 11 septembre 1834, jeudi 11 septembre 1834
[" rio S 2 im £ a étions d\u2019aut as ÉLÉGIE.LE PASSANT ET L\u2019HIRONDELLE.Le passant.Progné, pourquoi d\u2019une voix gémissante Veux-tu sans cesse attendrir les forêts ?Mon cœur s\u2019émeut de ta plainte touchante.Eet-ce l\u2019amour qui causo tes regrets ?L'hiver à fui ; le sommet dos montagnes Ne brille plus hérissé de glaçons ; Vois les côteaux, les bois ct les campagnes, Partout les fleurs parfument les gazons.N'entends-tu pas, au milieu de la plaine, Le bêlement des folâtres agneaux?La goif les guide au bord de la fontaine, Le cou penché sur le cristal des caux.Sur ce buisson, du parfum de la rose Un jeunc casuirs s\u2019en va pétrir son miel ; De scs couleurs, le papillon compose T'éclat si doux dont brille l\u2019are-en-ciel ; La tendre Io bronte l'herbe fleurie, Sous ces rameaux qu\u2019agitent les géphirs.THélas, Progné, d\u2019où vient ta réverie ?Est-ce l'amour qui causo tes soupirs ?Tendre Progné, quand la saison nouvelle Porte en riant la joic à tous les cœurs, Peux-tu nourrir une peine éternelle, Me ton printems peux-tu-funerles fleurs ?F.n vain je parle, et ma voix est perdue, Progné soupire ct ne m'écoute pas ; Dans la langueur de son âme abattue, Le chagrin seul pour elle a des appas.Aurais-tu vu ton amitié trahie ?Ou de la mort les redoutables traits Ont-ils frappé le cœur de ton amie ?l'amour enfin-cause-t-il tes regrets ?Progné.Passant, pourquoi d\u2019une étrangère Viens-tu questionner la douleur ?Ah! si Progne re descapère, C\u2019est que le mat brise son cœur, De l\u2019amour j'ai goûté les charmas : Instans fortunés mais trop courts ! Au bonheur succèdent les larmes, Ta mélancolie aux amours.Le cher objet de ma tendresse, $5il vit, erre en d\u2019autres climats ; Victime d'une affccuse adresse, T'oiscleur l\u2019a pris dans rez lacs.Depuis ce teme, les maux en feule Ont accablé moe jeunes ans.Bonheur cemme un torrent s'écoule ; Malheur ne s\u2019enfuit qu'a pas lents.Comment, dans ma douleur profonde, Empêcher mes pleure de couler ! Ne suis-je pas scule en ce monde Sans ami pour me consoler ! Les bois, les caux etla verdure À mes yenx perdent leur douceur ; Les champs sont pour moi sans parure ; L'hiver s\u2019est logé dans mon cœur.Fais, étranger ; sur ma misère Ne songes plus à t'attendrir, Sur cette branche snlitaire .L'aurore me verra mourir.Je la quittai ; mais, dansla nuit obscure, Les sons mourans de sa plaintive voix Flottaient dans l'air, et leur triste murmure Interrompait le silence des bois.Je crus entendre une plainte dernière, Mélée au bruit du feuillage agité ; Dans ce moment, retirant sa lumière, Phébé voilait son disquo ensanglanté.Mais nussitôt qu\u2019un faible jour éclaire, Et rend Ia vie an monde languissant, Je cours au pied de 'arbre solitaire, Où la douleur soupirait son tonrment.Progné, Progné, cœur sensible et trop tendre, Loin de ces lioux as-tu porté tes pas ?En vain dans l'air ma voir se fuit entendre, J\u2019appelle encor ; Progné ne répond pas.La mort hélas, de cette âme si pure À vait la nuit terminé les douleurs ; Je vis son corps couché sur la verdure, Et le matin la couvrait de ses pleurs.MELANGES.eee er réparer cure ere a pS RTO ESQUISSE DE PARIS.\u20141830-1833.MON ANCIEN CAMARADE.- h ! que c\u2019était un bon toms, lorsque, sous les voûtes sombres et sonores de ce palais que nous Yenons de parcourir,'à travers leflot des plaideurs, des Curieux, des clercs \"et des fileux économes Jul viennent prendre un air de feu aux audiences, (eus deux en robe noire, tous deux peu chargés è causes, tous deux ayant à occuper des heures perdues pour le profit, ces longues heures de Vat: lente, si connues de l\u2019avocat au Portefeuille flasque dans lequel se jone un mince dossier, mon ancien camarade et moi, rous nous eherchions de OIN pour engager au moins une discussion, pour Mésurer sur les questions politiques, ouvertes à lout venant, des argumens ct des paroles que la êllentelle laissait injuatement chômer ! Alors nons \u2018autant plus amis que nous nous trouvions © sentiment cehtraire, d'autant plus nécessairés T i} A iu ae - PE UYDPSTRIA, por ee rar mem mme SE I La EE SCT EU RR Te ; VILLAGE DEBARTZCH, JEUDI 11 SE l\u2019un à l\u2019autre que notre rencontre était occasion de ferrailler.Je ne vous dirai pas quelle thése je soutenais ; mais lui, comme il parlait bion de liberté ! quel généreux mépris il exprimait pour les faveurs du pouvoir ! avec quelle énergie il fesait valoir les droits de l\u2019homme et du citoyen ! comme il tonnait contre un gouvernement oppresseur, dilapidateur, ombrageux, ôtant toute indépendance à ses agents, incapable de la moindre sympathie pour les talens qui se déclaraient ses ennemis ! Parfois, je vous assure, son éloquence cntrainante me fesait honte de mes affections, de ma croyance, de mes convictions.Et j'étais obligé, pour me rassurer, de regarder ma boutonnière où ne pendait aucun bout de ruban, d\u2019invoquer à mon aide l\u2019Almanach royal où nulle part mon nom ne se trouvait inscrit.Celu mettait ma concience en repos.Mais vraiment, de son côté restait l\u2019u- vantage de la dispute.Encore bien qu\u2019aucun de ses coups ne put m\u2019attetadre, ils portaient tou- Jours quelque part ; ils écornaient une réputation que j'étais obligé d'abandonner ; ils faisaient Drèche dans les principes par un de sos endroits fai- bies que l\u2019application met à découvert.Lui, mai- tre de sa théorie, qu\u2019il présentait compacte et vi- orge, placé sur le terrain avantageux de l\u2019offonsi- ve, à l'abri de toute riposte, on ne pouvait l\u2019entamer, et il distribuait sans pitié, à tous ceux qui n\u2019étaient pas de son avis, des reproches piquans, des interpellations amères.Ambition, intrigue, bassesse, ignorance, tout le vocabulaire de la aie ne y passait.Tant pis pour le nom propre qui se trouvait au bout de sa phrase.Lt comme il était fort sur la question personnelle ; commeil se drapait sous sa robe, lui qui ne demandait rien aux évênemens politiques que le tromphe de la raison, de la justice, de la dignité humaine, qui avait voué sa vie à la défense des citoyens, avec ou sans honoraires, qui traitait avec tant de mépris les déserteurs du chaperon et les transfuges du tableau ! Au demeurant, ses affaires n\u2019allaient pas trop mal.Ilavaità sa disposition trois ou quatre jour- aux qu\u2019il défendait gratis devant la cour d'assises ou la police correctionnelle, et qui, par reconneis- sance, toutes les fois que l\u2019occaston s\u2019en présentaient donnaient un coup à sa célébrité.Partout où resicurñnaux arrivaient, on snvait au café qu\u2019il étaitla gloire ot l\u2019espérance du barreau, et celn lui amenait de tems en tems quelques pratiques.I! jouissait d\u2019une immence popularité hors du ressort de la cour royale, et moi qui vous parle, je me suis recommaudé de Ini à Nantun.Cela néanmoins, ne remplissait pas tellement ses journées qn\u2019il ne trouvât du loisir pour s\u2019oceu- per de la grande affaire, de lopposition contre le gouvernement.JI était de tous les clubs, de toutes les sociétés, de tous les banquets.I! corrigeait les épreuves de brochures fuites à frais communs, et quand un fiinancier avait besoin d\u2019éloquence pour une discussion d\u2019apparat, il lui en fournissait à bon compte.Maintenamt, je vous prie, qu'est devenu mon ancien camarade ! Depuis la révolution de juil- PROIP ERA VGARALEE» EEE let, i} adisparu.Je l\u2019ai demandé vainement à son vestiaire, où il débitait devant la cheminco do si beaux discours ; à la loueuse de journaux, qui le connaissait pour son lecteur le plus assidu ; aux huissiers, aux écrivains, à la buvette, partout.Comme 11 était fort chaleureux dans ses paroles, j'ai craint un instant qu\u2019il n\u2019eût poussé le patrratis- pleurer sur sa tombe, au Louvre, au marché des me jusqu\u2019à l'action, et qu\u2019il ne me fallut aller | Innocens.Devinez qui m\u2019a rassuré sur son compte, qui, le premier m\u2019a donné de ses nouvelles! U nouveau régime, car tous ceux de l\u2019ancien ont | été tués.Ce brave homme conduisait en pri- sonun ancien complice de mon ancien camarade, ot, lorsque j'ai prononcé le nom de celui-ci, il a porté respectueusement Jawmain à son schako.Je n\u2019ai pas besoin de vous apprendre odil est mon ancien camarade, je serais beaucoup plus embarrassé do vous dire où il n\u2019cst pas.Ce qu\u2019il à dc certain, c\u2019est qu\u2019il n\u2019est plus où il était.Dont bien me fâche, car je ne seis plus avec qui causer | dans la salle des Pas-Perdus ; et voila pourquoi : j'ai cessé d\u2019y aller, quoique ce fût assurément un bel emploi de la vie.Tl m'a semblé pourtant le reconnaitre ces jours derniers.En quel lieu ?vous ne le sauriez pas.Mais comme il était changé! D'abord il avait acquis un ombonpoint prodigieux, et c\u2019était l\u2019année même où tout le monde avait maigri, plus on moins ; l\u2019année du choléra ot de l\u2019état de siège.Puis il portait sur sa poitrine deux de ces décorations qu\u2019il appelait naguères les hochets de la servitude.Il gesticulait à l\u2019étroit dans un de ces brillans habits qu'il nommait impoliment une livrée.On s\u2019inclinait devant lui, on l\u2019interrogeait humblement, on l\u2019entourait avec un maintien flatteur.Et cependant 1l ne riait pas, il prenait tous ces empressemens au sérieux ; il se prenait au serieux lui-même.Mais ce qui aurait pu me tromper beauconp plus que le changement de sa personne, de son attitude, de ses vêtemens, c\u2019était le changoment de son langage.C'était de retrouver dans sa bouche, avec la mêmo facilité délocution que je lui avais cunaue, des principes tout différens de ceux aux-quels il m'avait habitué ; de l\u2019entendre employer, pour sa propre utilité, pour sa justification, les mêmes argumers qu\u2019il avait pulvérisés de sn voix foudroyante lorsque moi, chétif, je les alléguais pour l\u2019excuse d\u2019un autie.C'était de voir qu\u2019il formulait, en faveur du pouvoir, Ia contre partie de phrases qu'il avait débitées au profit de la liberté.En tout cela, de bonne foi, je vous jure, naivement, pur le seul, effet de Pair qu\u2019il respirait maintenant, comme s'il n\u2019avait jamais véœu aillours, ni fait autre chose.Tant il y aque j'ai pordu men anbien.camarade Un gendatmo ; j'entends un gendarme du ! y eee Las Cat perdu à jamais.Car, quoiqu'il lui arrive, dut-il revenir où il m\u2019a liissé, ce qui serait le mieux pour lui, je ne le rfcevrai plus tel qu\u2019il était, La meilleure partie dæhos entretiens nous manquera.Nous ne pourronsiplus parler gauvernement.Co serait une personfialité.J.\u201d ) RESULTA TS DE LA POLITIQUE coloniale dez-gouvernemens curapéens.On veut à tout prix des colonies : on les paie cher.On s\u2019obstine à ne point reconnaître leur indépendance, ckr, dit-on, ce sernit los perdre.Maus le grand mal, si vous y Fagnez, si votre souveraineté voug.ruine! \"Toutefois on n\u2019en convient pas, et de beaux motifs, de hauis intérêts sont jetés en avänt pour masquer lo déficit, ct même le converti#en bénifice.Nous résumons la réponso de Say, et nous y verrons, non les re- sultats officiels \u201cprônés par les gouvornemens, mais les résultats réels de cette politique colonia- lo de l\u2019Europe.Nous passons les motifs sccrêts, qui d\u2019ailleurs sont suffisamment jugés puisqu'on les cache.C\u2019est sur les motifs avoués que l\u2019on coniple of que Ton s\u2019appuic : co sont ceux-là qu'il fuut examiner.\u2018Lies colonies no peuvent vendre leurs produits et acheter les objets de leur consommation qu\u2019à la métropolo: ln métropole se procure donc à meilleur marché'les productions de ses colonies, ct se réserve pour les siennes un debonché exclusif.Voilà, dit-on, des avantages généraux, favorables nu pays tout entier, qui expliquent ct légitiment notre'système colonial ; voilà du moins leplus rebattu de tous les motifs avoués, et le faux, le plus mal fondé qui se puisse voir.Divisons-le et prenons séparément chacun des grands resul- tats qu\u2019il annonce.Le premier db ces résultats qu\u2019on attribue à Pétatactue! de nos colonics, c\u2019est de nous procurer, à nous métropolitains, les denrées coloniales à plus bas prix.Or, il faut pour cela que nos colonies puissent les produire à moine de frais qu'en aucun lieu du monde, autrement votre grand résultat estassez pauvre; ct s\u2019il arrive, comme il arrive en effet, que l\u2019on produise quelque part uno denrée, le sucre par exemple, à moins de frais que dans nos îles, voyez-vous ln profit que nous avons A Pacheter dans nos îles, là précisément où il coûtait d'avantage a produire, où conséquemment il est plus cher ; voyez-vous le magnifique privilège de souveraineté et combien nons sommes heureux-de nous être réservé exclusivement ce marché! C\u2019est une souveraineté et un privilège *qui-no nous coûtent guère que 30 pour cent.En cffet, 50 kilog.de sucre des Antilles françaises valent à l\u2019entrepôt de France (avant d\u2019avoir payé les droits)50 fr.; et le même poids ct ln même qualité de sucre venant de la Havane ne vaudraient quo 351r.I! fout coter plus bas encore le sucre des Indes-Orientales.Quelle raison nous ompêche donc d'aller nous approvisionner à la Havane ou aux Indes ?La prohibition vraiment qui protège nos colonies et, on excluant de nos marchés les sucres étrangers, leur donne le moyen de nous vendre le leur 30 pour cent pluscher.Assez, jolie perte À laquelle il faut ajouter tout ie gain que nous ne faisons pas sur Je commerce des sucres, dont l'extension, si le prix de la denréo tombait, réagirait sur toutes les branches de notre commerce et de notré production.Mais loin de faire baisser le prix du sucre on levant le monopole, on a trouvé le moyen de nous le faire payer plus cher encore que ne Je comporte le monopole, en prohibant mêmé à l'égard denos colonies limnertation des sucres fervés, 11 y à où là tout un texte de rapport du roi, rapport éminement utile et protecteur de notre commerce.Au fond, c\u2019était tout simplement pour satisfaire les inrérêts mal entendus des armateurs, qui comptaient sur plus de fret en obligonnt les négocians à faire venir une marchandise brute, non purifiée et naturellement plus lourde.Décidez donc par ordonnance, dit Say, que'ies mat- tres de forges soront tenus d\u2019éloigner leurs hauts fourneaux de la mine et de faire transporter le | minerai plus loin, pour procurer ninsi plus de gain aux voituriers, ce serait conséquent ! On interdit l'opération du lerrage à -la colonie, et tout le monde y perd : le colon, le raffineur, le con- somsnateur, et par contre-coup l\u2019armateur et le fisc.Le colon y perd le tafia ob rum qu\u2019il tire de co premier dégré de purification appelé terrage et qui lui permet de fournir le sucre terré presque au mème prix que le sucre brut ; le raffineur opérant en France surle sucre brut qu\u2019il est oblige de refondre, et qui daus cetlé opération se change par partie en mélasse, perd les frais de combustible et de main-d\u2019œuvre supérieurs à la valeur de la mélasse ; le consommateur paie les pertes du colon et du raffineur, et comme la consommation diminue nécessairement on raigen de l\u2019augmentation des frais de production, l\u2019armateur et le fisc on souffrent à leur tour.On peut voir ce que vaut la première partie du motif combattu par Say : il est clair quo le premier résultat n\u2019est pas fort satisfaisant.Restent Ja seconde partie du motif et le second résultat qu\u2019il promet : reste à suvoir si le systéme agrandit nos débuucliés ; si nds colonies, obligées d'acheter exclusivement nos produits, nous indemnisent des pertes que nous subissons sur les leurs.Or, il n\u2019en est rien.Le systême colonial, loin d\u2019élargir nos débouchés, les ressorre, et borue notre commerce loin de l\u2019étendre.En effet, que nous tirions les denrées équitidxiales de nos colonies ou de tout autre.point, nous avons toujours le même débouché, débouché égal aux sommes nécessaires pour les payer, et qui ne sont au fond que nos produits intéricurs, échangés en nature ou réalisés en argent Mais il y a plus, .si nous achetons le snore\u2019d notre Mattinique où à notre :Guadelonpe, au: lieu de \u201cVache- MN ORY BER WNPION Coe X [EEN AEE ET PT., 1834.; NO.29.AY ter a la lavane ou au Rendale, nous en aéhe- tons moins puisqu'il est plus cher, et nous écoulons d\u2019antaut moins do produits en échange, nous rétrécissons notre commerce.Ft quand bien meme nos colonics nous ouvriraient des débouchés: que nous n\u2019aurions point uii- leurs, ln réciprocite, qu\u2019on nous fait sonner si haut, et quiles oblige à s\u2019approvisionner chez hous, est illusoire pour leur purt : tandis qu\u2019en raison de notre industrie et de notre prospérité croissante, nous lour offrous un débouché plus large do jour en jour, leur marché, déjà borné naturellement, devient plus mince et plus pauvre de jour en jour en raison de leur dépérisseiment.Le moment cst vent où il faut que la métropole se rune au profit do ses colonies, ou il faut sacrifier, sion veut qu\u2019elles vivent, les prétondus avantages qu\u2019on trait de leur existence.Ainsi la fallu rapporter Particle 14 de l\u2019ordonnance du 5 février 1826, qui déjà faisait féchir le principe de l\u2019approvisionnement tout français imposé a unos colonies, ct ne prohibait l'importation des larines étrangêres que sauf le cas d\u2019une nécessité impérieuse el constatée.Une ordonnance toute récente, rendue sur le rapport de M.d\u2019Argout, dépouille notre commerce du monopole des farines dans nos colonnies de la Martinique et de la Guadeloupe.C'est une nécessité, ct nous ne nous en plaignons pas ; munis qu\u2019on veuille bien ne plus parler do réciprocité ot de débouchés ouverts pour nos colonies.Il est bien prouvé que nos colonies augmentent nos dépciises, restreignent notre consommation et arrêtent le mouvement de natre production ct de notre commerce, en nous forçant à uchetor leurs produits au-dessus de leur prix naturel.Mnis ce n\u2019ost pas là tout ce qu\u2019ellos nous coûtent.Un rapport du ministre de Ja marine, publié en 1820, élève les dépenses de l'administration de nos colonies a 11,860,000 {., ef los recettes qu\u2019on y fuit à 5,790,000 fr._ C\u2019est une perte de 6,000,- 000 par an, sans compler les frais de létablisse- ment maritime ct militaire qu'il faut entretenir pour les protéger, et les dépenses énormes qu\u2019un cas de guerre susciterait pour les garder.On conçoit que des administrateurs et des écrivains politiques les plus célèbres et les plus hommos de bien se soient clevés contre un tel système colonial.Poivre, l'un des plus intègres et dos plus Judicioux administrateurs que la France ail cus, apres avoir passé prosquo toute sa vice au milion de nos colonis, les à condamnées dans ses Mémoires, même dès le tems de Louis XV.Franklin a ponsé de même.Arthur Young, qui voynge- ait enlrance sous La, XVI, nprès avoir démontré quo notre souveraineté sur Saint-Domingue fous colitait annucllement 78 millions, fit un calcul duquel il résulte que si l\u2019on avait consacré pen- dunt 25 ans celte somme à l\u2019amélioration d'une seule province de France, du Bourbonnais ou dé la Sologne, le rovenu territorial de la France aurait été accru d\u2019un nouveau revenu do 120 miilli- ons par annéc.Quo doivent donc faire les gouvornemens de l\u2019Europe à l'égard dos colonics ?Déclarer leur indépendance.Si l\u2019on demande ce qu\u2019ils y ga- gueront .de l\u2019économie d\u2019abord.Et puis il ost un fait généralement avoué maintenant et plus décisif que tous les raisonnemenis : c\u2019est que l\u2019Angloterre gagne beaucoup plus avec les Etats-Unis indépendans que lorsqu'elle était leur souveraine.La ville de Bristol, quand il fut quostion de recou- naîtro l\u2019indépendance americaino, cria qu'elle était perdue ct adressa uhe pétition lamentable au parlement : nou d\u2019années après la déclaration d\u2019indépondance elle présenty une secondo pétition pour éiru auiorisée à agrandir son port, alten- du que sen commerce avait doublé.Et depuis, Livarpool à pu entrer avoc olle en portage des bénéfices de co commerce sans nuire à sn prospérité.L'indépendance rond la vieaux colonies, et des relations libres ot fraternelles cn font partager les fruits à la mère-patrie.On a dit que la perte de la plupart de nos colonies avait porté un coup funeste à la prospérité de quelques uns do nos ports de mer ; c\u2019est inexact.Ce qui a ruiné Bordeaux et Nantes, ce sont les longues gnerres de empire ; c\u2019ost le sysième colonial lui-mêmo qui comme nous l\u2019avons vu, nuit à nos exportations et à nos importations ; co sont les folles avances quo faisaient cos villes à des colons prodigues.On a dit encore que nos colonies, affranchies par nous toimberaient au pouvoir de quelque nation ennemie qui nous coupcrait à son gré ou nous ferait payer cher l\u2019arrivage des denrées coloniales.Cela serait vrai, si cette nation n\u2019avait pas besoin: de vondre,comme nous d'acheter, et s\u2019il n\u2019y avait point de concurrence.D'ailleurs il est remarquable que les Anglais ne ge sont emparés que de celles dé nos colonies qui étaient dépendantes : Saint-Domingue indépendante n\u2019est point deve- sue anglaise, et l\u2019île de France, aujourd\u2019hui\u2019 l\u2019île Mauricé, uvrait peut-être défendu sa liberté mieux que nous notre souvérainsié sur elle.Enfin l'on invoque le sort des colohs : mais combien de tems les peuples de l\u2019Europe consen- tiront-ils à supporter annuolloment une aussi jour- de charge.Ne serait-il pas bon que les colons prissont pou à peu Jeurs mesures pour rik pas nous grover amsi de la conservation de leur fortune ?Et comment empêcher que le nouveau sucre de bettoraye ne vienne sur nos marchés, et que la, culture ct la fabrication ne s\u2019en multiplient partout?Sous le rapport purement économique, la'question des colonies dépendantes est jugée ; il réste à l\u2019envisager sous le rapport militaire.Say examine dans une autre partie de son cours s\u2019il ne convient pas 3 nofre puissance marifimië d\u2019avoir des lieux de relâche et de ravitaillement dâns differentes parties du monde.Sous ce point dp purement dispendievises, dont on doit discater Iu tilité en traitant des défenses publiqüés.(Temps) - Sp =.> vue, les colonies ne sont plus que des possessiong.: 7 AGRICULT URE.De quelques substances propres aux ainendemens, SussTANCES CALCAIRES._ Tur.On désigne généralement sous ce nom tout banc pierreux, quelle que soit sa nature, qui re trouve sous la couche de (crre végétale et qui reste imperméehle aux racines, à moins qu\u2019on ne le défonce : ce qui peut devenir très difficile ct très coûteux, surtout si lo banc est épais et solide.Lorsque le T'uf ost calcaire et voisin du sol, il peut, s1la quolité en est bonne, servir d\u2019amendc- ment, après avoir, comme lus marnes, Été exposé aux influences des inétéores.Alors on peut l\u2019employer avantageusement pour amender les terres urgileuses ou argilo-siliceuses.Pierres Calcaires en recoupes.Ces débris que l\u2019on trouve partout où l\u2019on taille cette espèce de pieæres, forme un bon amendement pour le terrein argilo-sablonneux o% en les introduit après les avoir broyés.Chaux.Dans les températures froides, on doit faire usage de la chaux pour amender les terres soit argilouses, soit tourbeuses, qui sont humides et qui manquent de chalour, et dans lesquelles lPhumus se présente on abondance.L'humidité et la présence des substances tant végétales qu\u2019ani- | malcs favorisent ces eflets siavantageux : clle ne- ; célère la décomposition de ces substances.les | dissout ct tes rend propres à la nutrition des végé- ! taux.Aiasi que nous l\u2019avons dit, l\u2019usage de la chaux ! vive on pierres, nouvellement cuite, est un puis- snnt amendement qui conserve son ciïet pendant sept ou huit ans.Pour l'employer avec succès, : on en forme des monticules pyramidaux sur le! champ récemment Jabouré.\u2019Trois de ces tas d'environ 100 livres chacun suffisent généralement pour fortiliser 3 perches.Aussitôt qu\u2019on a cu formé un tas, il fau} 1e recouvrir d\u2019une couche de 6 pouces de terre, et au bout de huit à dix jours, la chaux ayant fusé et s'étant pulvériséo, on la mélange avec sa couverture pour reformer des monticules que l\u2019on recouvre de nouvelle terre comme la première fcis.Une huitaine de jours après, on mêle encore le tout pour le répandre avec égalité sur le champ qu\u2019il ne faut pas tarder à labourer ct à semer.La chaux vive en poudre, répandue sur les prairies humides où l\u2019on en jette une couche de 6 lignes d'épaisseur, y fait périr kes patiences, les jones et les autres plantes à grosses racines dunt on veut purger les gazons, et nc nuit pas aux bonnes graminées qui profitent au contraire de la décomposition des végétaux détruits sous lesquels elles étaient étouffées.Cette chaux accélère la végétation des prairivs autlficielles dont le sol est humide : il suffit d\u2019y en étendre une épaisseur de 1 à 2 lignes.On peut aussi l\u2019employer avec succès pour faire mourrir les pucerons, qu' sont parfois si funestes à certaines plantes, telles que les choux, los navets, les ravos, etc.Combinée avec les fumiers, elle y fuit périr les graines qu\u2019ils peuvent contenir ainsi que les œufs ot les larves que les insectes y ont déposés.Lorsque la chaux a été éteinte en lait, elle est très convenable pour nétoyer de mousses, de lichens et d\u2019autres végétations parasites, Jes troncs et les écorces des arbres.Élteinte an lessive, elle sert à chauler le groans de semence qu\u2019elle préservo de l'ergot et de la eurie, ot qu\u2019elle défend d\u2019abord des oiscaux ot des inscôtes, tuut vi facilitant leur prempte germination et augmentaut leurs facultés végétatives.Pour cét effet on compose une lessive caustique avec 8 livres de bonne chaux vive que l\u2019on délaie dans 100 pintes d'eau : cette quantité suffit pour chauler 30 boisseaux de céréales, que l\u2019on y jette ct remue avec soin.Marnes, On distingue trois espèces de marnes qui doivent leur différence À la plus ou moins grande quantité de sable, d'argile ou de carbonate de chaux qu\u2019elles contiennent, et qui déterminent l'emploi qu\u2019on en fait solon la nature du sol.La Mame Siliceuso est la plus propre aux terreins humides et visqueux, aux terres et ar- gileusos, qui ont besoin d\u2019être divisés pour être rendus perméables aux météores.La Mame Argileuse renferme ordinairement plus de calcaire, par exemple un tiers do carbô- nate de chaux onviron, que n\u2019en centiem li mars nesilicouse.Aussi convient-elle beaucoup aux sols sablonneux dont elle lie les moléeules ot qu\u2019elle enrichit de son calcuire.Plus l'argile y demine plus il faut augmenter la dose.La meilleure des marnes est celle qni est calcaire, surteut quand lo carbonate de chaux y cn, tre dans la proportion d'environ soixante à quatre-vingt-dix pour cent.Alors elle convient spécialement aux terres argileuses.Moins le car- bonato de chaux y abonde, plus ii faut augmen- Fier la dose de çet amendement.- Sur les terres sablônneuses elle est.pou efficace, à moins qu\u2019on Ty joigne le secours \u2018des fumiers.| En général-on-ne doit faire usage ses marnos qu'après qu\u2019elles ont passé l\u2019hiver exposées aux élternatives des gelées, des dégels et:des pluies, of L'HCHO PLATRE.Cette substance produisant réellement plus d\u2019effet sur les terres sèches que sur celles qui sont humides, 1l y a lieu de penser que la propriété qu\u2019il n d\u2019abserber et do consorver l'humicite de l'air dont il fuit profiter les racines des végétaux, est la cause de son action reconnue favorable à la végétation des plantes herbacées.Soit calciné, soit cru, le plâtre agit également bien, mais avec cette différence que le premier produit un effet plus prompt, et le second un plus durable.Le bien qu\u2019il procure est plus efficace quand on le répand, pulvérisé, sur les feuilles humides ou de rosée, ou de pluie.Son emploi double à peu près la récolte des prairies artificielles, telles que les tréfles, les luzernes, et même les sainfoins.Comme il agit sur les racines des plantes d\u2019une manière incontestable, on a remarqué que : ses effets avantageux se font sentir s ur les coupes subséquentes de ces prairies, même au bout d\u2019un an à vingt mois.L'action du platre est plus sensible, pendant les années sèches, et sur les terroins secs ct légers.Il serait dangéreux d\u2019on répéter trop fréquemment l\u2019emploi parcequ\u2019il finirait en peu d'années par épuiser le sol, à moins qu\u2019on ne l\u2019accompagnât de bons fumiers.On a constaté que son action n\u2019a lieu qne sur les feuilles assez épaisses et larges pour en recevoir une certaine quantité, telles que les trèfles, Jes pois, les fèves, etc., tandis qu\u2019il n\u2019opère rie, sur les graminées ct autres plantes à feuilles étroites.Hâtons-nous de dire qu\u2019il est faux que les fou- rages provenant do cultures plâtrées ocensionnent ou la pousse, ou la toux chez les animaux qui s\u2019en nourrissent.SUBSTANCES SILICEUSES.Les détrits de «pierres meulières» peuvent servir à diviser les terres argileuses trop compactes.Les cailloux amoncelés au pied des jeunes arbres dans les terres arides et pendant les années de sécheresse, fixent dans le sol l\u2019eau des pluies qui s'évaporeraient promptement si elles ne trouvaient pas sous ces pierres un refuge qui leur donne le temps d\u2019humecter le terrein et de s\u2019y introduire.Tout sable, soit de carrière, soit de rivière, soit de mer, cst propre à diviser leg sols compacts : mais le dernier joint à cet avantage celui d\u2019être couvert de sel et des résultats de la décomposition de matières animales et végétales: ainsi il sert à la fois d\u2019amendement et d\u2019engrais.Le grès pilé fin agit comme le sable.Dans le jardinage on le mêle ainsi avec du terreau de feuilles décomposées, SUBSTANCES ALUMINEUSES.L'argile, bien divisée et répandue sur un sol trop léger, en lie les molécules, soit siliceuses, soit calcaires.On a Pusage, en Angleterre, de faire calciner l\u2019argile dans des fourncaux, et de l\u2019employer ensuite pour amender les terres argileuses, en les divisant : dans cet état elle agit comme ferait le gravier ou le sable.SUBSTANCES DIVERSES.Le gravier, sort à diviser les terres trop compactes, pourvu qu'il ne soit pas plus gros que des noix.Lorsqu'un terrein est graveleux à une certaine profondeur, il est propre à la culture des arbres.\u2019 Le laitier, ou mâchefer, ne peut guère sorvir que lorsqu\u2019il est pulvérisé assez fin.Alors on le répand sur les terres gypseuses et sur colles qui sont crayeuses, terres naturellement froides, afin que par sa couleur noire il leur fasse absorber la chaleur des rayons du soleil.A Ce [Extraits des Journaux.] (MONTREAL 1 Sept.) On nous écrit que le choléra ne s\u2019est pas montré à Gentilly non plus qu\u2019à Bécancour, Blanford ot Modington,\u2018dans les Townships.A.St.Pierre les Becquets, sur 11 colériques 5 ont succom- Au commencement d\u2019Août le coronaire des trois Rivières s\u2019est trarsporté à Gentilly pour faire une enquête sur le corp d\u2019un soldat ; les boutons de ses vêtemens indiquaient qu\u2019il était de l'artillerie.C\u2019est M.J.Turcot qui avoit aperçu le cadavre flottant au milieu du fleuve, et qui l\u2019avait amené au rivage.\u2014Minerve.\u2014 Nous apprenons que Messiro Primeau, curé de St.François, rivière du Sud, district de Québec, a été nommé curé de Varennes, en remplacement de feu Messire Grenier.\u2014Ib;d.\u2014Un jeune homme des \"Townships qui était venu mercredi comme témoin dans une poursuito dans la cour crisainelle, est tombé malade du co- léra dans la nuit, à l\u2019auborge de M.Willard, et est mort jeudi matin.Cet accident a tellement effrayé les autres personnes, témoins comme Inj qu\u2019elles ont, dit-on, repris la route des townships en toute hate.Ibid\u2014 Anx dernières dates de Londres.Mr.Mo- RIN était allé à Paris d\u2019où il devait revenir avant de partir pour le Canada.-Jb;d.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 rein.4 Sept.Un des propriétaires de l\u2019Aqueduc de cette ville nous informe que cotte com agnie va bientot faire construire près de l\u2019Eglise Bonsecours, rue du fleuve, une bâtisse où lescitoyens pour | vont aller prendre des bains de toute sorte.Comme ce sera le soul établissement de ce gedre, nous croyons qu\u2019il recevra beaucoup d\u2019oncouragement surtout si les prix sont-ratsonables, ot moins élevés que ceux de l\u2019ancienne maison des bains.lbjd.Ee qui lès délitentet-les égrainent.=\";On à vu au marché neuf, des Melons superbes » DU PAYS.venant du jardin Botanigue de M.Guilbault ; trois surtout ont attiré l'attention.Ils pesaien, 33 lb, 8641b et 40/b ; et ge sont vendus 12s 6 , 153 et 17s 6d.\u2014 Ibid\u2014 Le Hérald de co matin dit que le Gouverneur arrivé mardi des Townships do l'Est, est parti le même soir de Sorel pour Québec.\u2014 Ibideg Québec 2 Sept.\u2014-Les sapours-mineurs en Canada, ont embarqué hier matin à bord du transport Sylvia, qui doit faire voile ce soir.lls sont sous le eommandement du lieutenant Wulffe, ct s\u2019en retournent pour subir une réduction.Un certain nombro d\u2019invalides et de soldats déchargés des divers régimens de cette province, formant en tout une centaine d'hommes, s\u2019en retournent sur le Sylvia.| ,Ç Ce transport doit relacher à Halifax, ot il prendra à son bord quelques autres sapeurs-mineurs, qui stationnent & la N ouvelle-Ecosse, et débarquera ceux des soldats condamnés à être déportés qui n\u2019ont pas été bannisleur vie durante.Trentc-trois militaires condamnés en grande partie pour désertion à la déportation et aux travaux forcés ala Nouvelle-Galles Méridionale età ia Bermude, ont été embarqués hier avant-midi à bord du Sylvia, sous une escorte militaire.Ces derniers ont fait une tentative de s\u2019évader hier l\u2019après-midi.A quatre heures étant conduits dans le devant du bâtiment alors au quai du roi, ils furent déchainés momentunément.Quelquesuns d\u2019eux changèrent aussitôt de hardes ; ils parvinrent à ouvrir quelques planches de la cloison et à se rendre dans la partie du.bâtiment où était déposé le charbon ; de là il y avait un débouché sur le pont du bâtiment même.Cinq d\u2019entreux y montèrent et gagnèrent le quai du roi.Quatre passèrent la sentinelle, mais le cinquième étant un soldat du même régiment que celui qui montait la garde, fut reconnu ; et au moment de l\u2019alarme, tous les exilés étaient sur le charbon, en chemin de s'évader.Sur les quatre, deux ont depuis été arrêtés, et reconduits en prisoir ; deux, les nommés Dennis McLaughlan et John Smitli, du 66e se sont évadés.Un soldat de l\u2019artillerie, nommé MeNeil, qui se rendait en Angleterre, tomba du transport hier, et fut noyé.Gazelle de Québec\u20144 Septembre.lla circulé un bruit ces jours derniers que l\u2019élection générale aurait lien au mois prochain.Ce bruit ne parait pas être entièrement sans fondement.La législature se trouve- prorogée au 3 du même mois.-Ibid.\u20146 Sept.Les inhumations d Québec pour les derniers cinq jours sont 6,12,3,14 ct 8.La santé de la station de quarantaine s\u2019est beaucoup améliorée.Nous renvoyons aux retours du bureau sanitaire.-/bjd.\u2014_ 3 Septembre.Il n été présenté lundi dernier au village des sauvages à St.Ambroise, une médaille à François Louis Tourhanché, jeune sauvage pour avoir sauvé la vie à l\u2019enfant de Germain Bedard, qui était tombé audessus de la chute de Lorette le 12 juillet dernier.Cet acte de dévouement et d\u2019humanité Ini avait attiré Padmiration du public ; et plusieurs Messieurs ont souscrit une certaine somme pour lui faire fuire une médaille en commémoration de cette action.Elle a été présentée dans un grand conseil des Chefs Sauvages.La cérémonieavoit attiré un grand nombre de personnes de la ville.L'on dit que cette médaille cst fort bien exécutée.Canadien\u20145 Sept.Le temps est superbe depuis plusieurs jours, et les soirées délicieuses.Tes moissons se continuent partout dans les campagnes avec une grande activité.Les grains sont généralement beaux ; ct on a battu du bled nouveau duns quelqu\u2019une des paroisses au-dessous de Québec; cent gerbes ont produit dix-neuf minots.Les grains qui ne sont pas cncore mors Jaunissent partout à vue d\u2019œil.\u2014Si le temps continue aussi propice encore quelques jours, les récoltes seront bien avancées dans notre district et finies dans plusieurs endroits.La chaleur a été plus grande qu\u2019elles n\u2019a coutume d\u2019être dans ce mois-ci.Ce matin le temps est couvert ct pesant, et menace de la pluie.- Ibid\u2014 Le bulletin Sanitaire de Québec offre toujours quelques décès par suite de cette inaladie (le coléra ;) mais il n\u2019y a rien d\u2019alarmant et nous espérerions de pouvoir annoncer bientô'sa dispa- Filion enlitre, si l'émigration ne nous appurtait pas tous les jours de nouveaux germes de cette maladie.On a encore débarqué ces jours-ci quelques émigrés tombés du choléin.-Jbid._2PHCH0 DU BAYS.VILLAGE DEBARTZCH.JEUDI, 11 SEPT.1834.mm Les nouvelles de Londres vont jusqu\u2019au 28 Juillet.Elles sont vonues par le Colombia à New-York, le 30 du mois dernier.Le 26, le bill de coërcition a subi sa troisième lecture dans la chambre des communes et a été immédiatement envoyé à la chambre des Lords.Le coléra fait do \u2018grands ravages en Espagne etsurtout à Madrid où l\u2019on en a attrihuéla cause au poison.Le bruit s\u2019étant répandu que les Moines avaient empoisonné les puits, la populace a enfoncé plusieurs couvens et a massacré plusi- curs moines.Le gouvernement ayant pris des mesures pour réprimer le désordre, la - tranquillité s'était rétoblie.PUR PROCÉDÉS DE LA CONVENTION.JEUDI 4 de ce mois, le comité central et permanent de ce district s\u2019est assemblé à Montréal pour délibérar sur plusieurs sujels importans liés aux intérêts de la colonie ; entr\u2019autres le rapport du comité de la chambre des communes, la réapparition du coléra parmi nous, l\u2019acte de la compa- Ænio des terres revêtu de la sanction royale ct Pappointement aux offices de plusieurs personnes ennemies politiques de In majorité.L'importance et la quantité des rnatières qu\u2019on devait traiter avaient excité le zèle des Délégués qui s\u2019y étaient rendus en grand rombre.A midi, J oseph Roi Ecuyer Président prit le fauteuil ot Louis Coursoiles Ecr.füt nommé Vice-Président.Les Secrétaires Inscrivirent ensuite les noms des Délégués présens et lurent les procédés do ]n dernière nssemblée ; après quoi le Président informa le comité que depnis Ia dernière assemblée diff :- rentes lettres avaient été reçues de Mrs.Viger ot Morin nos agens à Londres ainsi qu'une de Mr.Roebuck au comité central et permanent | lecture fut faite.Les remercimens do I blée furent votés à ce Monsieur pour le la constance qu\u2019il déployait au soution d cause, ot on le pria de continuer ses effor procurer à cotte province un gouvernem ponsable.Le Président ayant annoncé que le com la chambre des communes avait fuit sen ce rapport mis sur la table fut immédiate en considération ct l\u2019on adopta les y suivantes : Sur motion de J.N.Cardinal Ecu qué pour le Comté de Laprairie, Vincont de Longueillo.Résolu.Que cette assemblée avant i le rapport du Comité de la chninbre des Comm, nes du 3 Juillet sur les affaires du Canada en 1 plus séricuse considéiation, elle cst d\u2019avig, que quoique ce document soit dans un sens vague o général, cependant il semble avoir été admis par le Comité sur la connaissance qu\u2019il avoit de la politique libérale professée par M.Spring Rice et parceque le Comité considérait comme d\u2019une grande inportance que tous les différens Cessassent ; etqu\u2019il entretenait la ferme espérance de voir disparaitre tous les mal-entendus qui les occas.onnaient, par la sage entremise du ministre Colsnial actuel, l'Officier responsable des Mésures pratiquées pour un moilleur gouvernement provi.cial à l\u2019avenir.Sur motion du même secondé par le Dr.Valois, 20.Résolu.Qu\u2019entant que les différens griefs dont se plaint la province viennent d\u2019un système colonial vicieux, qui n\u2019offre par lui-même\u201d aucun moyen ni de prévenir ni de faire disparaître les abus politiques, ni de faire connoitre et punir les délinquanspublics,il n'existe aucune garantie cop.tre le retour de ces griefs, si ce système nest pas modifié de fagon que les autorités locale soient rendues responsables de leurs actes au peuple de celte province, ct que par l\u2019extention du principe électif, le pays ait les moyens de chs.ser de son emploi tout législateur ou fonctionnaire qui aura perdu la confiance publique.Sur motion du même secondé par le Dr.Iacroix.3o.Résolu.Ainsi, quoique ce peuple soit ene clin à se confier unx professions libérales du présent sécretaire d\u2019Etat pour les Colonies, cop fiance qu\u2019il a méritée à quelque dexré en aba- donnant le plan de M.Stanley d\u2019uscaz er le cran de taxer les colonies dans le Parl: Britan: par les avis que le Comité avait reçus de Mrs, Rocbuck, Viger et Morin ct des autres amis de cette province, cependant cette assemblée ne peut rem plir ce qu'elle doit à ses vonstit: ans suns déclarer avec franchise et hautement qu\u2019aucun plan de reforme ne produira une sui-fuction permanente, no fera disparaitre les mal-entendus ettes dificul- tes, s'il n\u2019est base sur les recommendations cop tenues dans Ja petition de ln Chambre d'Assemblée, présente depuis peu à ta Chambre des Communes, dans laquelle on oers:ande nie ex tention du principe clectif daus ie gouve:nement de la province.sur motion du mème second o par [ Masson Ecrdo.Résolu.Que cette assemblée apprend avre un sentiment de regret ct de désappointement que le comité n\u2019a pas jugé a propos de mettre sous les yeux de la chambre d\u2019assemblée les té- muignages rendus, ninsi que les documens dont la fait usage, vQ que la publicité est Ia plus grande, pour ne pas dire la seule sécurité pour un peuple éloigné, contre les intrisues, les Jols l\u2019abus de pouvoir de la part de ses gouvernans coloniaux, envoyés ici souvent pour rétablir leur fortune, et qui par esprit d'animosité ont souvent préjugé le gouvernement de Sa Majeste contre les habitans de cette province, et surtout dans l\u2019occasion présente, où la voix unanime de tout le peuple accuse l\u2019administration provinciale des plus grands crimes, il était dit aux accusateurs et aux ancusés qu\u2019on publiât les documens précités.Sur motion du même secondé par Mr A.Girod.50.Resolu.Que le secrétaire colonial estres- pectueusement requis de donner pour l\u2019information des sujets de Sa Majesté en cette colonie la production de ces documens devant la chambre des communee, peuple de ce pays, il n'acquiesce pas à la présente requête, Mrs.Hume, O\u2019Connell et Reebuck sont priés respectucusement d\u2019en faire la motion, Ordonné.Que des copies des résolutions ci- dessus fussent transmises au très honorable secrétaire pour les colonies, à Mrs Hume, O\u2019con- nell et Roebuck, ainsi qua Mrs Viger ot Morin.Lc Sous-Comité, chargé de dresser une réplique à la réponse de Son Excellence à la dépu- \u2019 dont Ussem, zèle et © not ts pour ent Teg.Hé dy Fapport, Mont pris ésolution, yer, délé.Secondé par à}, Qin 4 ree 4 NO V1 44 00180 da PI CTONITANIM En à à AMC US \u2018I tation du Tattersall ct au discours de Mr.Stanley du 15 Avril dans la chambre des communes, présente un pamphlet, plein de force ct de faits, préparé à cet effet, qu\u2019on ordonna de répandre dans la province.Nous nous proposons do le repu- blier à cette imprimerie ou du moins d'en fairo des oxtraite, Le Président ayant ensuite informé le comité que des avis avaient été reçus depuis la dernière assemblée que la sanction royale nvait été accordée à l'acte incorporant la compagnie des terres, Mr.Girod, l\u2019un des délégués pour le Comté de Vercheres, sc leva et dit qu\u2019il avait préparé une sério de résolutions qu\u2019il désirait soumettre au ce- mité.Ces résolutions furent ensuite lues et adoptées séparément par le comité.Nous les donnerons dans notre prochaine feuille ainsi qu'un excellent discours que Mr.Girod prononça avant de les soumettre.Un sous-comite, composé de Mrs.Perrault, Girod ct Boucher-Belleville, fut alors appointé pour présenter à la prochaine as semblée de la conventim un memoire exposant les funestes conséquences devant nécessai;ement résulter pour la population actuelle ot pour les emigrés de cette compagnie d'agioteurs.Après la passation des résolutions ayant trait à la compagnie de terres, ic comite prit en coi- sideration les ravages causes en ce pays par le coléra épidémiqne, les règlemens de la quarantaino actuelle et le refus de Son Excellence détendre les provisions de la quarantaine à !a ville de Montréal, de même que son refus d'avancer.als prière de In corporation, les sommes nécessaires pour secourir les émigrants pauvres.Une série de résolutions à cet égard, pronosées par le Dr.Masson, passèrent alors.Nous les publierons- dans notre prochaino feuille. v % \u20ac 3 À i kh; M ; pi 5 15 ki ¥ 3 p \u201c1 co 2 i + A Ri ki! LE Le système suivi par Son Excellence le gou- vemeur on chef dans la nomination aux offices fat ensuite considéré par la convention, en même tems que l\u2019appointement de Samuel Gale sur le Banc de ce District ; sur ce sujet le comité passa unanirgeraent les résolutions suivantes.10.Résolu.Que depuis un nombre d'annéos le peuple de la province par ses pétitions et ses représentations s\u2019est plaint de la partialité suivie par l'exécutif du pays dans la distribution de plusieurs places d'honucur et de profit entre les mains de Ja couronne, et dont on a toujours éloi- pé avec injustice et systématiquement les sujets \u201cle Su Mnjesté d\u2019origine Française, et qui ont dans presque tous les cas été dornés a une autre classe, et principalement à ceux qui par leurs pro- nriétés ou autrement sont le moins liés aux inté- rèts de la province, et qui dans toute occasion se sont toujours montrés opposés aux droits et aux libertés du peuple.| 29, Résolu.Qu\u2019après ces plaintes réitérées, il aise enfin à Sa Majesté de prendre le sujet en considération, vu que dans une dépêche du Vicomte Goderich alors Seerétaire pour les colonies le peuple de cette province a reçue l'assurance, ue si le patronage de la couronne avait été ainsi exercé sur des principes d\u2019exclusion, on ne pouvait trop tôt désavouer cette démarche et l\u2019abandonner ; surtout s\u2019il était vrai que l\u2019ancienne population de la colonie n\u2019avait pas joui d\u2019une participation entière dans les emplois publics, et que le pays pouvait être assuré que Sa Majesté était Juin de desirer que ces distinctions odieuses fussent ainsi maintenues systématiquement.3e, Résolu.Que nonobstant les assurances aux quelles nous venons de faire allusion, le peuple de cette province se voit encore centraint de so plaindre que la même exclusion systêma- tique, partiale et injuste a continué d\u2019être suivie : par Son Excellence Mathieu Lord Aylmer, le gouverneur en chef actuel, ui depuis son appointe- ment en office à appelé à plusieurs situations de profit dans le département civil euviron treize personnes, outrn plusieurs autres darslo département des douanes, ct sur ce nombre, trois seulc- ment sont Canadiens d'origine francaise.4o.Resolu, Que nonobstant toutes ces assurances du governement do Sa Majesté citées plushaut Son Excellence Lord Aylmer a choisi de plus pour le département judiciaire tant dans les cours supericures de la province que dansles inférieures des partisans violens en politique, cone on pent le vo.r par ses deraièresnomisatiors de commissaires pour ln décision sommaire des petites causes daus les divers endroits du pays ; on cette occasion, contrairement à l\u2019esprit de laloi,ct à la pratique antérieure suivie par lui même et par son prédecessenr, il a exclu de\u2019 cet emploi plusieurs personnes, qui lui avaient été recommandées par jes proprictaires, qui avaient demandé l'établissement des cours de commissaires, (plnsieu s de ces personnes ayant déjà rempli cette charge avec honneur pour elles mèmes ct avec avantage pour le public,) et il en a appointe d'autres qui n'avaient d'autres 1ccomman-iations que leur approbation connue des © cits politiques de Son l*xcellence, ct lear hosts pour les epiniens ce fi masse du peuple, a0.Résolu.Que l'anprintement récent de Samue) Gale l'euyer, dun sière sur le bane de ce District est un autre exemple particulièrement visible d'une violation manifeste de Passurance de Sa Afaje ste contenne dans In depeche dont nous avons d-ja parl®, uin-i que de Posprit des deux rapports
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