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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier 7
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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La tribune, 1985-05-25, Collections de BAnQ.

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[" LA TRIBUNE.SHERBROOKE.SAMEDI 25 MAI 1985 Cahier souvenir T5\"anniversaire ANNIVERSAIRE ^\t- mm|fi : kfy f» ANNIVERSAIRE depuis 1910 .r-™ Ü8w.> I ' V '¦bisi?.-'«V «Üÿ 3«Û?«' i»\u2014in 11\" J#i«»»ïïlil \u2022a^X Il n\u2019existe pas d\u2019excellente fête sans lendemain.Pour toutes ces années de qualité et d\u2019information, meilleurs voeux aux artisans de La Tribune Ml Nous avons connu les réjouissances d\u2019un cinquantenaire.Que ces fêtes du 75e vous apportent autant de plaisir., / éQwifU d* {/cpk d* ( 2* F LA TRIBUNE.SHERBROOKE.SAMEDI 25 MAI 1985 \t \t \u2014 L'EQUIPE DU JOURNAL LA TRIBUNE Un journal illustre parfaitement le principe de la chaîne dont chaque maillon est important.Du président au camelot, en passant par les journalistes, les publicistes, le personnel clérical, les typographes, les pressiers, les expéditeurs, les camionneurs, chaque employé remplit un rôle essentiel.Pour coordon- ner une telle équipe de près de deux cents personnes à temps plein et de centaines d'employés à temps partiel, il faut des dirigeants que nous vous présentons.Entré à La Tribune le 22 octobre 1956 comme chef des correspondants, le président, M.Yvon Dubé, devint rapidement chef des nouvelles, directeur MERCI A NOS COLLABORATEURS ¦ Dans leur quête d'informations, de textes et de photos, les journalistes qui ont collaboré à la production de ce cahier anniversaire ont rencontré partout des personnes et des organismes qui ont collaboré avec empressement.Soit en fournissant des photos, soit en déballant des souvenirs, soit en orientant les recherches.De façon spéciale, je veux saluer la contribution indispensable de la Société d'Histoire des Cantons de l'Est et en particulier de Mme Danièle Potvin.Dans quelques semaines, nous publierons des textes complets sur ce qu'est et ce qu'accomplit cette société.Les Archives nationales et M.Gilles Durand ont aussi été d'un précieux secours.Ont aussi collaboré les Archives du Séminaire de Sherbrooke, M.Lionel Racine, MM.Antoine Sirois et Joseph Bonenfant, M.Richard Milot, M.Pierre Lapointe, Mme Chantal Desloges, dans le secteur des Arts et spectacles.Dans le domaine de la santé et des affaire sociales, la Société d'histoire, les Archives du Séminaire, M.Albert Painchaud, M.Bruno Dandenault et M.Desève Cormier ont apporté une aide appréciée.Les textes d'histoire générale ont été étoffés grâce à la Société d'Histoire, aux Dibliothèques du Séminaire et de l'Université, aux archives du Sherbrooke Record, à M.Jean-Pierre Kesteman, M.Peter Southam, M.Louis-Philippe De- mers, M.Bernard Epps, M.Jules Perron, Mme Sydney Sayer, M.J.J.Roland Garand, Mme Denise Rioux, M.Jules Verlaeckt, M.Carrier Fortin, Mgr Georges Cloutier, M.René Tardif.Pour information et prêts de documents au chapitre de l'histoire scolaire et de l'nistoire religieuse, nous disons merci à la CSRE, au Séminaire de Sherbrooke, au Collège de Sherbrooke, au Département d'histoire de l'université de Sherbrooke, à la Maison des Frères du Sacré-Coeur de Bromptonville, à l'école Larocque, aux Archives nationales et à la Société d'Histoire des Cantons de l'Est, à Mme Andrée Désilets, à MM.Gérard Tou-signant, Norman Colgan, Daniel Fréchette, Yvon Bibeau, René Aubry, Gaétan Mageau, Fernand Ba-rabé, Michel Houde, Gilles Légaré et à sr Marie Granger, de même qu'au Easter Township Research Center et à Mme André Char-trand-Turgeon.Dans le secteur des sports, la contribution des personnes suivantes fut majeure: Henry Croche-tière, Gerry Mathieu, Jean-Paul Thibault, Yvon Ellyson, Rolland Duford, Antonio Pinard, Lawrence Bail, Claude Métras et Pat Henri.A toutes ces personnes, à celles que j'aurais pu oublier involontairement, un merci sincère.A nos lecteurs, bon voyage dans la petite histoire de la région.Le rédacteur en chef DANS CE CAHIER-SOUVENIR \u2022\tLA TRIBUNE SE RACONTE\tPAGES2 As \u2022\tSHERBROOKE ET LES CANTONS DE L'EST \tPAGES 9 A 75 \u2022 L'ÉDUCATION\tPAGES 17 A 21 \u2022 LES AFFAIRES SOCIALES\tPAGES 22 A 27 \u2022LA VIE RELIGIEUSE\tPAGES 28 A 31 \u2022 LA VIE CULTURELLE\tPAGES 33 A 44 \u2022LA VIE MILITAIRE\tPAGES 46 A 47 \u2022 REGARDS SUR LA VIE SPORTIVE PAGES 49 A 57\t COUP D'OEIL SUR LES BOIS-FRANCS, L'AMIANTE, LE COEUR DU QUÉBEC PAGES 58 A 63 de la rédaction puis, en 1966, directeur général, président, et en 1972, éditeur.Chargé comme directeur général de coordonner toutes les phases de la production et de la vente du journal, M.Dubé a en tant qu'éditeur l'entière responsabilité de tout ce qui est publié: annonces, nouvelles, commentaires.Administrateur de premier plan, chef d'une des entreprises majeures de la région, M.Dubé est demeuré un passionné de l'information et un régionaliste convaincu qui a fortement marqué son équipe.Le secrétaire-trésorier, M.Jean-Guy Farah, est à La Tribune depuis le 12 février 1967.Responsable des budgets et chef du personnel, M.Farah est le bras droit du président.Tous les chefs de service réfèrent à lui pour l'administration de leurs budgets respectifs.De même les relations avec les employés dans tous les départements, relèvent de son autorité.Le département de comptabilité et la gestion des équipements sont également de son ressort.M.Farah est assisté de façon plus immédiate par MM.André Corriveau et Mme Julienne Loignon à la comptabilité et M.André Jacques à l'entretien.M.Lionel Dalpé, éditeur adjoint, oeuvre à La Tribune depuis le 21 octobre 1969.On lui doit particulièrement d'avoir mis le cap sur les changements technologiques et d'avoir amené les propriétaires à doter La Tribune des installations les plus modernes qui soient.M.Dalpé dirige le département de production, qui comprend l'atelier de montage et de photocomposition, de même que les presses et l'expédition.C'est également lui qui oriente et supervise la présentation graphique du journal.MM, Jacques Delorme, André Bélanger et Michel Doyon font partie du personnel-cadre qui relève de l'autorité de M.Dalpé.M.Jean-Guy Farah, c.a.M.Lionel Dalpé M.Yvon Dubé M.François Vaillancourt Trois directeurs de service, sous l'autorité de M.Dubé, assument la tâche de coordonner les activités quotidiennes de trois départements, Le servie^ de ia publicité est dirige par M.François Vaillancourt, un des pionniers du journal qui y est entré le 21 octobre 1946.La vente des annonces nationales et locales comme des petites annonces, de même que la production des maquettes publicitaires et la réservation des espaces dans les pages relèvent du service de la publicité.MM.Dawson Beaulieu et Paul Allard assistent M.Vaillancourt dans ses tâches.M.Gaston Gagné Responsable du département du tirage ou de la circulation, M.Gaston Gagné est à La Tribune depuis le 9 mai 1967.L'acheminement du journal en temps et beau temps mauvais temps, vers tous les points de distribution de la région, est le défi que M.Gagné doit relever à chaque jour tout en tentant d'accroître le nombre des abonnés.Le directeur du tirage est assisté dans ses fonctions par M.Alain Tétreault et par 11 gérants de district soit, Mmes Michèle Fournier et Julie Lachance, et MM.Conrad Bergeron, François Dubé, Michel Lavoie, Guy Manseau, Serge M.Jean Vigneault Nadeau, Jean-Marc Pépin, Gaston Pinard, Jean-Luc Pineault et Jean-Charles Poulin.Entré à La Tribune le 3 janvier 1972, le rédacteur en chef Jean Vigneault, est responsable de la rédaction.La responsabilité de la page éditoriale, la coordination des nouvelles et photos des journalistes, des correspondants, des photographes et de l'agence de presse sont de son ressort.Pour accomplir cette tâche, il est assisté à la salle de nouvelles de MM.Jean Roy et Pierre-Yvon Bégin et à l'éditorial, par M.Roch Bilodeau. MEMBRES DU PERSONNEL AU 25 MA11985 ADMINISTRATION-COMPTABILITE Larochelle Margo; Roy Diane; Beaudoin Jocelyne; Blanchet Micheline; Corriveau André; Dol-bec Denise; Breton Francine; Garon Pierrette; Gaudet Yvette; Giguère Michel; Guillette Lise; Houle Violette; Lajoie Janine; Poulin Loignon Julienne; Roberge Marie-Paule; Veilleux Carole; Lamoureux Sylvain, Jacques André.ATELIER Delorme J.Jacques; Bélanger André; Breton Roger; Charron Charles-Emile; Côté Benoît; Du-perron Georges; Gagnon Serge; Jetté Jacques; La-fond André; Larochelle Roland; Lebel Mario; Levasseur Gaétan; Pryce Roger; Pouliot Renald; Bergeron Roger; Breton Gustave; Landry Luc; Rodrigue Claude; Roy Clément; Biron Jean; Bisson-nette Jocelyne; Canuel Jean-Yves; Clément Cécile; Cloutier Roger; Couture Madeleine; Desharnais J.Bertrand; Demers Johanne; Devault Jean; Devost Clermont; Dutil Gérard; Forgues Marc; Fortier Maurice; Fortier Patricia; Fortin Roméo; Grenier Gaston; Lachapelle Gaston; Larocque Pierre; Prémont L.Louisette; Leduc Raymond; Martel Yvette; Nolet André; Pelletier Claude; Pépin Gérard; Picard Lise; Picard Maurice; Poirier Martin; Provençal Constant; Rancourt Gilles; Rancourt Marcel; Rousseau Jean-Jacques; Roy Claude; Viens Frédéric; Brodeur René; Aubin Bernard; Babinaud Renaud; Brodeur Wilfrid; Grondin Léo; Fournier Jean; Morel Alain.EXPÉDITION Boisvert Serge; Bolduc Gilles; Charland Alain; Couture René; Dessaint Gérard; Doyon Michel; Genesse Gaston; Scott Richard; Bérubé Noëlline; Gilbert Brigitte; Drouin Marie-Josée; Benoît Nathalie; Bouthillier France; Côté Rita; Girardin Denise; Houde Brigitte; Hamel Linda; Roy Morin Line; Henri Johanne; Beaudoin Raymonde; Carrier Claudette; Aubert Huguette; Aubert Daniel; Hamel Lison; Maurice Sylvie; Thibault Lisette; Lemieux Jacinthe; Létourneau Colette; Couture Lise.PUBLICITÉ Allard Paul; Proulx Céline; Vaillancourt François; Beaulieu Dawson; Cabana Serge; Chiasson Roland; Couture Félix; Dion Serge; Laurendeau Gérard; Lecours Réjean; Léger Claude; Perreault Renald; Ruel Gilles; Tremblay Jacques; Blais Gilles; Boucher Gaétane; Bouchard Gilles; Duval Lise; Métivier Alain; Bouffard Sylvie; Boisvert Lyne; Pomerleau Guylaine; Paquette Elaine; Hamel Suzanne; Inkel Brigitte; Lapalme Lise; Lavallière Louisette; Lefebvre Sonia; Léveillée Lucie; Pomerleau Pierrette; Sirois Sandra; Trudeau Micheline; Turgeon Lucille; Douillard Jean-Marc; Dufour Paul; Coulombe Elaine; Durocher Réal; Lupien Aimé; Roberge André; Robert Nicole; Chamberland Daniel; Deslandes Lise; Baudiffier Roy Francine; Filion Anne.RÉDACTION Blais Jean; Bégin Pierre-Yvon; Bernier Jeannot, Bilodeau Roch; Ferland Marie-Claude; Hébert Denis; Laliberté Lorraine; Roy Jean; Vigneault Jean; Beaupré Jean-Pascal; Custeau Bernard; Dal-laire Gilles; Dion Léon; Dufresne Denis; Fisette Gilles; Forgues Daniel; Gougeon François; Goupil Mario; Lainet Pierre; Lavallée Stéphane; Lemcine Jacques; Morin Michel; Messier Denis; Ouelle.'e Lise; Ricard Jean-Paul; Rondeau Michel; Rousseau Yvon; Roy Pierrette; Saint-Jacques Pierre; Turgeon Pierre; Lafrance Roger; Prince Gérald; Jean Richard; Cloutier Maurice; Sévigny Pierre.TIRAGE Gagné Gaston; Tétreault Alain; Bergeron Conrad; Fournier Michèle; Lachance Julie; Nadeau Serge; Pépin Jean-Marc; Auger Martine; Brous-seau Denise; Fauteux G.Michèle; Orichefsky Denise; Perreault Normand; Gaudreau Lise; Vanasse Rita; Dubé François; Manseau Guy; Lavoie Michel; Pinard Gaston; Pineault Jean-Luc; Poulin Jean-Charles.75 ANS DE Pressés par les impératifs de temps, stimulés par les événements à relater, à décrire, à commenter, constamment préoccupés par l'édition du lendemain à produire, nous ne nous arrêtons guère dans un journal pour nous regarder, pour mesurer la distance parcourue, pour saluer ceux qui ont porté le flambeau depuis le début.En nous arrêtant, le temps de préparer cette trop brève et incomplète rétrospective des dernières 75 années d'histoire régionale, nous n'avons pas la prétention de remplacer les historiens et nous ne cherchons pas à nous glorifier.Nous voudrions tout simplement rappeler le souvenir de gens d'ici qui ont fait l'histoire au jour le jour dans des secteurs variés d'activités, de gens dont le labeur, le bénévolat, les passions, ont été rapportés fidèlement dans les pages passées de La Tribune.Et ceux qui ont contribué à cette édition spéciale ont vite constaté que La Tribune au cours de son existence a largement été fidèle à sa mission, celle d'informer les lecteurs des Cantons de l'Est, des faits et gestes des hommes et des femmes de nos-régions.Le nez collé sur les événements quotidiens, il est difficile, même de l'intérieur, d'évaluer la somme colossale des informations publiées et colligées sur l'activité culturelle, économique, sociale, politique, sportive et religieuse des Cantons de l'Est.C'est au moment de trier et de résumer certains événements que nous réalisons que La Tribune a toujours été au coeur de la vie des Cantons de l'Est.La mission première d'un journal, sa seule raison d'exister, c'est l'information.L'information qui est le lien entre les administrations et les citoyens, l'information qui permet les regroupements et les associations, qui épaule les mouvements sociaux et les individus qui ont besoin du support de leurs concitoyens, l'information qui est recherche de la vérité, l'information qui rend libre.Mais attention.L'information ne rend pas automatiquement libre.On n'est pas libre parce qu'on est informé, mais parce qu'on est bien informé et parce qu'on s'informe tout le temps.Cela suppose une double démarche d'honnêteté et de persévérance.Celle du journal et de ses artisans qui portent la lourde responsabilité de recueillir toute l'information et de la transmettre pour le plus grand bien de la collectivité, celle des lecteurs qui poursuivent leur marche vers la liberté pas seulement en absorbant l'information mais en la digérant, en y réfléchissant, en s'impliquant.Comme l'information ne provient pas des machines, comme elle n'est heureusement pas aseptisée, comme elle n'est pas impersonnelle, elle a ses limites, ses imperfections, ses faiblesses.La formation académique, l'éducation familiale, le contexte socio-culturel marquent les journalistes qui ne peuvent se départir de ces acquis au moment de recueillir LA TRIBUNE.SHERBROOKE.SAMEDI 25 MAI 1985\t3 -1 FIDÉLITÉ A LA RÉGION l'information et de la transmettre.Cela n'empêche pas l'honnêteté, cela ne fait pas que la vérité change selon les perceptions que l'on a des faits.Mais cela colore nécessairement la vision des événements et des personnes qui exercent cette profession fascinante.C'est un peu le principe du verre à moitié plein ou à moitié vide, et c'est très bien reflété par deux analyses de journalistes qui regarderaient une partie de hockey Nordiques-Canadiens avec chacun un petit penchant pour une équipe ou l'autre.Comme le même jeu peut être analysé de deux angles différents, la même déclaration peut être analysée honnêtement à partir de points de repère diamétralement opposés.Si je tenais la main des journalistes qui depuis 75 ans ont rapporté des faits dans ce journal, je suis sûr que le vocabulaire ne changerait pas et qu'une même passion les animerait tous au moment de parler de leur profession.Ce métier est emballant, il est exaltant, il est réconfortant.Car c'est un honneur que de rapporter, même dans l'ombre, les faits et gestes des gens d'ici, d'être témoins du courage de ces bâtisseurs dont plusieurs sont cités dans cette édition spéciale.Bien sûr il y a des moments moins roses où les nouvelles rapportées n'ont rien de glorieux, où elles sont carrément tristes.Mais ces nouvelles aussi, à leur façon rendent libre.Parce qu'elles sont parties de nos vies, parce qu'elles sont reflet de la vie.publiquement appréciée, mais les mots ne suffisent pas à décrire la satisfaction de ceux qui vivaient l'action au moment où elle se passait.\u2022 Conçue et fabriquée par toute une équipe ainsi que le slogan des fêtes du 75ème le proclame depuis janvier dernier, La Tribune n'est pas redevable qu'à ses artisans, de son existence.Les annonceurs en particulier qui font confiance à ce moyen pour rejoindre leurs clients, permettent eux aussi la circulation de l'information.Il est évident que l'information libre résulte de l'apport des annonceurs, gros ou petits.Et à moins de souhaiter une presse contrôlée et financée par l'état, donc par une seule source de financement, il faudra que l'apport financier d'une multitude d'annonceurs continue d'être le gage d'une information libre.Les lecteurs qui depuis 75 ans posent le geste quotidien de se procurer le journal, soutiennent eux aussi La Tribune.Par leur abonnement, de toute évidence, mais aussi par leurs critiques, leurs remarques.Leur attachement au journal est facilement et précisément quantifiable et qualifiable: leur nombre n'est pas calculé à partir d'extrapolations ou de moyennes approximatives, il est vérifiable à chaque jour par le nombre de copies vendues.Si ce nombre se maintient ou augmente, nous osons croire que c'est en raison de la satisfaction éprouvée devant le genre d'informations que nous véhiculons.La Tribune n'est ni le Times, ni le Monde et n'a pas la prétention de l'être.Elle est le journal des gens d'ici.Nos lecteurs et lectrices sont mineurs, infirmières, papetiers, secrétaires, tisserands, enseignantes, menuisiers, ménagères, citoyens de villes, villages et campagnes, jeunes et moins jeunes.Rarement des événements survenus à Sherbrooke, Asbestos ou Magog seront relatés dans la presse nationale.Ils l'ont été et le seront dans La Tribune parce que nos lecteurs veulent savoir ce qui se passe d'abord autour d'eux.Ce numéro spécial en témoigne modestement: nous avons parlé des artistes de chez nous, des hommes d'affaires de chez nous, des religieux de chez nous, des politiciens de chez nous, des bénévoles de chez nous.Si nous sommes honorés quand des grands de ce monde nous visitent, nous sommes comblés quand les gens des Cantons de l'Est continuent de nous faire confiance et de nous inviter à parler d'eux.Quand pour ne citer que deux exemples récents nous avons consacré beaucoup d'énergies au sommet socio-économique et à la lutte de Windsor pour la survie de Domtar, nous n'avons pas éprouvé seulement l'impression, nous avons eu la certitude d'avoir rempli notre rôle mieux que jamais.Pourquoi?Parce que nous avions la conviction intime et une sorte de certitude physique d'être intensément présents aux gens d'ici.Cette présence à ces deux moments privilégiés de l'année 1985 a été Il fallait une grande confiance dans l'avenir de la région en 1910 pour que M.Jacob Nicol et ses associés fondent un journal quotidien à Sherbrooke.La détermination de M.Paul Desruisseaux à faire de La Tribune un quotidien de plus en plus voué aux intérêts régionaux fut une autre étape essentielle de l'histoire du journal.L'acquisition de La Tribune par le groupe de MM.Paul Desmarais et Jacques Francoeur fut l'occasion de moderniser nos instab lations dans le but de rendre le' journal plus apte à remplir sa mission.La Tribune a une fois de plus profité de ce virage technologique pour accentuer sa présence en région, pour intensifier sa vocation de quotidien régional, pour devenir un outil et un soutien de la concertation.Ces propriétaires, MM.Nicol, Desruisseaux et Desmarais, ont constamment mis l'accent sur la présence de La Tribune au coeur des Cantons de l'Est.Et nos demeurerons fidèles à cette vocation régionale que nous reconnaissent propriétaires, annonceurs et lecteurs.Au jour le jour, en sachant qu'un journal est un perpétuel recommencement, un défi constant, un témoin de l'histoire et de la vie.Notre prochain rendez-vous historique sera certainement celui du centenaire en 2010.En attendant, nous tâcherons d'être là chaque matin, attentifs à l'histoire qui ne se tisse jamais autrement qu'au jour le jour.Jean Vigneault Tia tribune] CE CAHIER SOUVENIR DU 75e ANNIVERSAIRE EST UNE PUBLICATION DE LA TRIBUNE (1988) INC.I mprimé *nr len prenne* de Iji Tnhune (19*2, Inc an I9SO rue Roy.Sherbrtmke.JIK 2X9.EDITEUR YVON DUBE EDITEUR ADJOINT: LIONEL DALPE REDACTEUR EN CHEF: JEAN VIGNEAULT DIRECTEUR DU SERVICE DE LA PUBLICITE FRANCOIS VAILLANCOURT DIRECTEUR DU SERVICE DU TIRAGE GASTON GAGNE l. ILS SONT 38 QUI ONT 25 ANS ET PLUS DE SERVICE 1265 ANS DE TRAVAIL A LA TRIBUNE Le 21 février, jour anniversaire de La Tribune, nous avons publié les photos des 38 personnes actuellement à l\u2019emploi du journal et qui ont ou auront accumulé au cours de 1985, 25 années et plus de service.En hommage à chacune et chacun de ces collaborateurs fidèles, nous reproduisons â nouveau ces photos.Charles-Emile Charron Années de Service: 40 Gérard Pépin Années de Service: 42 rf c* Roland Larochelle Années de Service: 40 Gilles Bouchard Années de Service: 40 J.Jacques Delorme Années de Service: 39 Marie-Paule Roberge \\nnées de Service: 39 Maurice Fortier Années de Service: 39 François Vaillancourt Années de Service: 39 St* > Janine Lajoie Années de Service: 38 Dawson Beaulieu Années de Service: 37 André Lafond Années de Service: 37 Constant Provençal Années de Service: 37 Roger Breton Années de Service: 36 Martin Poirier Années de Service: 35 Clermont Devost Années de Service: 35 Jean Devault Années de Service: 34 Roméo Fortin Années de Service: 34 Claude Rodrigue Années de Service: 34 Yvette Gaudet Années de Service: 33 Gaétan Levasseur Années de Service: 33 Roger Cloutier Années de Service: 33 Frédéric Viens Années de Service: 33 Gérard Dutil Années de Service: 33 Gaston Lachapelle Années de Service: 33 Jean-Yves Canuel Années de Service: 32 Raymond Leduc Années de Service: 32 René Couture Années de Service: 29 Yvon Dubé Années de Service: 29 Pierrette Garon Années de Service: 29 Gaston Grenier Années de Service: 29 Jean Biron Années de Service: 29 Marcel Rancourt Années de Service: 28 l # *\u2022\t\\ André Jacques Louisette Lavallière Années de Service: 28 Denise Dolbec Années de Service: 26 Clément Roy Années de Service: 26 Yvon Rousseau Années de Service: 25 Paul Allard Années de Service: 25 Années d Service: 25 «ÉKAMLj.i*»- 4 LA TRIBUNE.SHERBROOKE.SAMEDI 25 MAI 1985 V \t\t\t\t \t-, if:;.\t\t\t=?LE CONTEXTE DANS LEQUEL LA TRIBUNE A VU LE JOUR Ce texte est une contribution du professeur Guy Laperrière du département d\u2019histoire de l\u2019Université de Sherbrooke.Les années qui précèdent le début de la 1ère guerre mondiale (1914) voient apparaître au Québec au certain nombre de quotidiens.dont plusieurs bien connus: Le Devoir, L\u2019Action catholique, La Tribune, Le Droit, Le Bien Public etc II y a là plusieurs types différents de journaux, et en faisant le tour des différents courants de l\u2019époque, nous pourrons voir que La Tribune a puisé quelque chose à chacun d eux Nous verrons aussi que.dès le début, le journal possédait quelques-uns des traits qui le caractérisent encore aujourd\u2019hui.1 - Le courant libéral On associe spontanément La Tribune à la presse libérale à cause de son fondateur, jacob Nicol.Effectivement, cet avocat est un des piliers du parti libéral à Sherbrooke: il deviendra trésorier provincial en 1921, conseiller législatif en 1928 et sénateur en 1944.En 1910, c'est un jeune avocat de 33 ans qui vient d'épouser Emilie Couture et qui dirige le bureau d'avocats Nicol, Lazure & Couture, qui deviendra le plus important de Sherbrooke.On dit que c'est Nicol qui rassembla les fonds nécessaires pour le lancement de La Tribune auprès des députés libéraux de la région, Sydney Fisher (Brome) et Edmund W.Tobin (Richmond).Par ailleurs, il avait déjà fait sa cléricature, en 1903, auprès de H.T.Duffy, trésorier provincial dans le cabinet libéral de Parent.La politique de 1910 est complètement dominée au Québec par la figure de Laurier.Celui-ci est au pouvoir à Ottawa depuis 1896, etil contrôle la plupart des grands quotidiens francophones: Le Soleil, à Québec, et à Montréal, Le Canada, La Patrie et surtout La Presse, où Trefflé Berthiaume a dû racheter son journal en 1906 en remettant à Laurier le contrôle politique du journal.Les grands journaux conservateurs ont disparu au tournant du 20e siècle: La Minerve, Le Monde, le Courrier du Canada, The Quebec Mercury.Les seuls quotidiens conservateurs qui demeurent sont L'Evenement, à Québec, et les deux grands quotidiens anglophones de Montréal, The Gazette et The Montreal Star, du très impérialiste Hugh Graham.D'autres journaux clairement identifiés au parti libéral apparaissent en province à la même époque: Le Clairon (1912), journal de T.-D.Bouchard à Saint-Hyacinthe, Le Présent (1912-1914), à Drummondville, qui permet au libéral Napoléon Garceau de poursuivre la lutte contre son curé Frédéric Tétreau, L'Action populaire (1913) de Louis-Charles Farley à Joliette.Mais en 1910, le courant libéral n'est plus seul au Québec: le courant nationaliste est aussi très fort.Presse II surveillait notamment les mauvaises pièces de théâtre, avec une morlaité puritaine assez peu à la mode dans ce Montréal du début du siècle Il ne suffit pas d'interdire, il faut aussi promouvoir.A Montréal et à Ottawa, Le Devoir et Le Droit agiront comme journaux catholiques.Mais c'est Québec qui avait donné le ton, avec la fondation en 1907 de L'Action Sociale Catholique, qui deviendra en 1915 L'Action Catholique.Ce journal peut être considéré carrément comme l'organe du clergé.A ses débuts surtout, c'est un journal progressiste qui met de l'avant les oeuvres sociales catholiques, et en particulier le syndicalisme catholique.Il est également proche des nationalistes et tire à boulets rouges sur les libéraux.Dans la même veine, Joseph Barnard fonde en 1909 Le Bien Public, qui devient l'organe officieux de l'évêché de Trois-Rivières.Le lien n'est pas aussi étroit avec La Tribune de Sherbrooke.Bien entendu, le premier point du programme du 21 février 1910 est clair: \"la Tribune\" est avant tout un journal catholique.Il fermera la porte aux \"idées subversives\" et à toute \"littéraire douteuse quant à sa moralité\"; il se soumettra au Pape et à l'évêque de Sherbrooke \"dans les questions politico religieuses comme il en surgit souvent ici, sur le terrain éducationnel surtout\".Il semble que le procureur du Séminaire, Mgr E.-C.Tanguay, ait joué un rôle important dans la fondation du journal.Quand il fut connu que le premier rédacteur en chef, Orner Chaput, figurait sur les listes de la loge l'Emancipation, il fut prestement limogé (juillet 1910).Mais La Tribune était-elle trop libérale ou trop peu catholique?Quoi qu'il en soit, en 1917 était lancé Le Messager de Saint-Michel, qui allait être l'organe hebdomadaire de l'évêché jusqu'à sa disparition en 1969.Cette séparation est peut-être due aussi au fait que Jacob Nicol était un protestant francophone, natif de Roxton Pond et qui avait fait ses études à l'institut Feller de Grande-Ligne (près de Saint-Jean), puis à Toronto.4- La presse populaire 2- Le courant nationaliste Depuis la guerre des Boers en 1899, le nationalisme s'est rapidement développé autour de quelques figures de proue: Henri Bourassa, Oliva r Asselin, Armand La Vergne, Jules Fournier.Or ces hommes de combat ont quelque chose en commun: ils adorent soulever les foules par l'art oratoire et confondre leurs adversaires par la plume.Dès 1904, ils fondent un hebdomadaire, Le Nationaliste.Mais le plus connu de leurs journaux avec La Tribune.Un an plus tard, Jules Fournier créait L'Action, un hebdomadaire de Montréal, feuille de combat qui allait connaître une carrière étincelante mais courte (1911-1916).Enfin, dans la foulée des luttes scolaires en Ontario, les Canadiens français d'Ottawa fondent le quotidien Le Droit en 1913, dont le titre résume bien le programme.L'alliance des conservateurs et des nationalistes allait entraîner en 1911 la chute du gouvernement Laurier et la prise du pouvoir par Robert Borden: les nationalistes auraient l'occasion de le regretter amèrement.Ce nationalisme a aussi son rôle dans la fondation de La Tribune.En 1910, Sherbrooke compte 15 000 habitants dont les deux tiers sont Canadiens français.Les anglophones ont un quotidien depuis 1897: il s'agit du Sherbrooke Daily Record, publié par L.S.Channel.Les francophones n'ont qu'un hebdomadaire, Le Progrès de l'Est (1883-1924), propriété de L-.A-.Bélanger.La Tribune ne sera pas nationaliste.Le programme publié le 21 février 1910 proclame qu'elle \"ne veut pas faire de capital avec les préjugés de race\".Mais elle défendra les Canadiens français: \"Dans la mesure de ses forces, elle sera le miroir de l'opinion canadienne-fran-çaise dont elle veut refléter l'idéal le plus pur\".Si La Tribune est catholique et sert les intérêts des Canadiens français, elle est aussi marquée par le grand courant qui a transformé la presse depuis la fin du 19e siècle: l\u2019avènement de la grande presse populaire à un sou.La presse traditionnelle mettait au premier plan les idées.L'éditorial y tenait la première place.La presse populaire se préoccupe avant tout de la nouvelle.Elle publie chaque jour, vise les gros tirages et n'hésite pas à recourir au sensationnalisme pour y parvenir.Cette presse est souvent populiste et poussée par de jeunes propriétaires dynamiques.Les deux grands modèles en ont été à Montréa le Star, fondé par Hugh Graham en 1869 et La Presse, propriété de Trefflé Berthiaume depuis 1889.Les catastrophes naturelles, les guerres, els crimes, les scandales envahissent les premières pages des journaux, souvent avec photos à l'appui.La publicité occupe aussi une place prépondérante.La Tribune participe un peu à ce courant.L'abonnement se vend 1,50 $ par année, le numéro \"1 centin\".Les premiers numéros ont six pages; le feuilleton occupe une bonne place, la publicité est importante.Un supplément mensuel publie des photos de belle qualité.On vise un public aussi large qu epossible.5 - Le courant régional 3- Le courant catholique Tous les Canadiens français ou 'presque sont catholiques au Québec, mais ce ne sont pas tous les catholiques qui veulent que l'Eglise se mêle de politique ou d'affaires publiques.Par ailleurs, depuis 1900, l'Eglise catholique se préoccupe de mettre sur pied de grandes institutions catholiques, dans la ligne de la pensée sociale du pape Léon XIII.Les deux principales sont le syndicalisme catholique et le journalisme catholique.L'Eglise s'est aperçue de l'influence énorme de la presse.A Montréal, Mgr Bruchési est aux prises avec une presse libérale radicale ou anticléricale qui s'en prend régulièrement et vigoureusement aux privilèges de l'Eglise et du clergé.Il en interdit la lecture, mais n'en vient jamais à bout.Sa principale bête noire est le journaliste Godfroy Langlois, qui a été identifié par les \"ultramontains\" comme étant le chef de la loge maçonnique \"L'Emancipation\".Il était rédacteur du Canada depuis 1904.En 1910, Mgr Bruchési réussit à le faire limoger.Peine perdue: le 15 janvier 1910, il fonde l'hebdomadaire Le Pays, au titre évocateur, puisque c'était le nom de journal rouge qui avait soutenu les luttes de l'Institut Canadien contre Mgr Bourget.Mais Mgr Bruchési, qui a ses entrées auprès des premeirs ministres Laurier et Gouin, n'a pas dit son dernier mot.Il interdit le journal én 1913 et réussit même à faire nommer Langlois comme agent de la province à Bruxelles! le Pays n'en survivra pas moins jusqu'en 1921.Mgr Bruchési tonnait aussi contre la publicité et le sensationnalisme de la presse à grand tirage, et particulièrement contre le journal La C'est peut-être pour conserver l'audience la plus vaste que La Tribune se présente comme un \"journal de famille indépendant des partis politiques\".Le programme du 1er numéro insiste sur ce point: \"La Tribune\" n'est liée à aucun parti politique; n\u2019est sous la férule d'aucun politicien\".Elle veut que \"ses lecteurs puissent peser par eux-mêmes le pour et le contre de chaque point en litige\".Effectivement, on ne trouve aucune trace de politique partisane dans les premiers numéros de journal.Par ailleurs, La Tribune sera vouée dès le début à la promotion de Sherbrooke et des Cantons de l'Est.Beaucoup d'autres journaux apparaissent à l'époque pour défendre le progrès de leur ville et de leur région: Le Progrès du Golfe (Rimouski, 1904), La Gazette d'Arthabaska (1907-1913), L'Eclaireur de Beauceville (1908) : ce sont tous là des hebdos.La Tribune va très loin dans cette direction, et dès le début.Le premier numéro est mis en vente à Sherbrooke, Richmond, Eastman, Farn-ham, Waterloo, Windsor Mills et Granby.Dès le premier numéro également, des articles sont envoyés par des correspondants spéciaux (payés!) de Bromptonville, Granby, Disraeli, Lac Weedon, Robertsonville, Eastman, North Hatley, Arthabaskaville, Warwick, Rock Forest, Thetford Mines, Ascot Corner, Stoke Centre, Dudswell Jonction et East Angus.La liste ne laisse pas d'impressionner, et elle s'élargira au fil des jours.Les premiers éditoriaux vantent Sherbrooke et les possibilités de développement touristique qu'offrent les attraits naturels de la région.6 - La fondation de La Tribune Voilà donc quelques éléments qui éclairent le contexte dans lequel est née La Tribune.Pour être plus complet, soulignons que sa fondation a été précédée d'une tentative éphém,ère, celle du Daily News, un quotidien du matin qui se voulait l'organe du parti libéral de Sherbrooke.Disons aussi que Jacob Nicol ne fut pas le seul fondateur de La Tribune: il agit de concert avec Michael A.Foley, un sexagénaire de Montréal, qui fut co-propriétaire et gérant jusqu'en 1913.A ce moment-là, il vendit ses parts à Nicol qui fut l'âge dirigeante, le grand animateur de La Tribune jusqu'en 1955, alors qu'il prit sa retraite à l'âge de 79 ans.Il devait mourir trois ans plus tard.Rappelons en terminant les trois grandes lignes du programme du journal, telle qu'énoncées dans le premier numéro: \"1 en religion, être franchement catholique; 2 en nationalisme, franchement canadien-français; 3 en politique, franchement indépendant\".On sourira en lisant le 3 , mais on peut dire que, globalement, au cours de ces 75 ans, La Tribune est restée fidèle à ses engagements de 1910.FELICITATIONS A LA TRIBUNE POUR 75 ANS DE BONS SERVICES DE AZOPLATE AU SERVICE DE L\u2019INDUSTRIE DES ARTS GRAPHIQUES DEPUIS PLUS DE 25 ANS MANUFACTURIER CANADIEN DE PLAQUES D'IMPRESSION POUR JOURNAUX HOECHST CANADA INC.Siège Social 4045 Côte Vertu Montréal, Québec H4R 1R6 Marque déposée de American Hoechst Hoechst Le nom et le sigle Hoechst sont des marques déposées de Hoechst AG.Allemagne LES INSTITUTIONS D\u2019ENSEIGNEMENT PRIVÉ EN ESTRIE FELICITENT ET REMERCIENT LA TRIBUNE POUR SES 75 ANNEES DE PRESENCE AUX MULTIPLES ACTIVITES DU MILIEU ET LUI SOUHAITENT LONGUE VIE AU SERVICE DU JOURNALISME DANS LA REGION.COLLEGE NOTRE-DAME DES SERVITES Ayer\u2019s Cliff JOB 1C0\t\tCOLLEGE DU SACRE-COEUR aseociation cooperative 155 nord, rue Belvédère Sherbrooke J1H 4A7\tECOLE SECONDAIRE DE BROMPTONVILLE 125, Ponton Bromptonville JOB 1H0\tPENSIONNAT DE WATERVILLE 365, Compton Watervllle JOB 3H0 PENSIONNAT DES URSULINES 26, rue DuHerin Stanstead JOB 3E0\t\tSEMINAIRE SALESIEN 35 nord, rue Don Bosco Sherbrooke J1H 1E5\tCOLLEGE MONT N.-D.DE SHERBROOKE INC.114, rue Cathédrale Sherbrooke J1H 4M1\tECOLE DE SECRETARIAT N.-D.DES NEIGES 265, rue Parc Sherbrooke J1E 2J8 S\tSEMINAIRE DE SHERBROOKE Cours Secondaire 195, rue Marquette herbrooke J1H 1L6\tLE PENSIONNAT N.-D.DE LA PRESENTATION 343, St-Jacques nord Coaticook J1A 2R2\tCOLLEGE MONT STE-ANNE 2100, ch.Ste-Catherlne Rock Forest JOB 2J0\tSEMINAIRE DE SHERBROOKE Cours Collegial 195, rue Marquette Sherbrooke J1H 1L6 \t \t \t LA TRIBUNE.SHERBROOKE.SAMEDI 25 MAI 1985 \u2014.¦ LA TRIBUNE VOUEE A SA RÉGION par Jacques Lemoine Fallait-il croire en l'avenir des Cantons de l'Est pour fonder un quotidien de langue française en 1910 à Sherbrooke, une ville anglophone de 15,000 âmes, où les hebdomadaires francophone* ne réussissaient pas à survivre, et à une époque où un échevin pensait que la rue Wellington ne serait jamais pavée.Celte foi dans la pas le journal de de- région est à l'origine de la fondation de La Tribune par M.Jacob Nicol et elle a été partagée par ses successeurs, MM.Paul Desruisseaux et Yvon Dube.Mais à vrai dire, La Tribune est plus que le plus important quotidien de la rive sud, elle est une institution vouée aux Cantons de l'Est.L'histoire du journal est intimement unie au développement de la région comme si leur sort était lié ensemble.Le premier journal de la ville, qui remonte à 1831, s'appelait The St-Francis Courier and Sherbrooke Ga/ette et il a changé de nom cinq fois avant de devenir Sherbrooke Gazette.Le 13 octobre 1866, le premier maire de langue française, M.H.-C.Cabana, et Me L.-C.Bélanger lancèrent Le Pionnier, un hebdomadaire politique, agricole, industriel, commercial, littéraire et scientifique.La lettre que les fondateurs du Pionnier avaient envoyée avec une copie aux citoyens de la ville disait: \"Nous prions ceux qui ne voudront pas s'abonner de vouloir bien renvoyer ce numéro immédiatement.Sinon, nous serons forcés de les considérer comme abonnés\".Cela n'empêcha ménager en 1901 a Montreal où il devait mettre fin à sa publication.Il y eut ensuite L'Oiseau moqueur (1867), Le Progrès, Le Progrès de l'Est, L'Ami au peuple, La Colonisation, Le Peuple, La Petite presse, La Revue littéraire, Le Monu- V M.Roger D.Landry, président de Les Journaux Trans-Ca-nada (1982) Inc.ment et La Revue de la semaine dont le dénominateur commun est d'.ivoir vécu plus ou moins longtemps.Autre vision de l\u2019avenir Vers 1910, un échevin soutenait que Sherbrooke ne deviendrait jamais une ville importante dans les Cantons de l'Est et la province, et prétendait qu'elle ne resterait qu'un petit centre.Mais Jacob Nicol, qui exerçait le métier d'avocat, avait une toute autre vision de l'avenir.Au début de cette annee-la, Me Nicol, 3ui projetait de fon-er un quotidien, conclut une entente avec M.Michael A.Foley, un imprimeur de Montreal, qui tentait d'acquérir le Daily News qu'un dénomme Clyde Dobell venait de lancer ici dans le but de concurrencer le Sherbrooke Daily Record qui existait déjà depuis 13 ans.Les deux hommes ont décidé d'acheter des liquidateurs cette entreprise qui est devenue La Tribune.Le premier numéro de La Tribune sortit avec deux heures de retard à 16 h.le 21 février sur une presse plate installée dans la vitrine du 120 de la rue Wellington nord dans l'ancien immeuble J.-L.Mathieu, où était fabriqué le sirop Mathieu (aujourd'hui la Banque de Montréal).Cet exemplaire, qui contenait huit pages écrites en petits caractères d'imprimerie, publiait à la une plusieurs titres d'une colonne et une vignette du Dr P.Pelletier.La Tribune a montré à quelle enseigne elle se logeait dans son premier éditorial: journal franchement catholique, franchement canadien-français et franchement indépendant.Le coût de l'abonnement du journal, qui était publié cha- 3ue jour excepte le imanche, était de 1,50 S par année et de 3,00 S livré à domicile.Le premier abonné de La Tribune a été Me Emile Rioux, qui devait devenir I» * maire de la ville, et son camelot était Emile Lévesque, qui a aussi accédé à la mairie.La nouvelle compagnie a obtenu le 17 décembre les lettres patentes qu'avaient demandées Me Nicol, M.Foley, M.E.W.Tobin, industriel et député fédéral de R ich-mond-Wolfe, Mgr Edmond-Charles Tanguay, qui est devenu son premier président, M.Eugène Coderre, marchand, M.Alfred Beaudin, cultivateur, M.Tancrède Biron, bailli, et M.Teles-phore Beaudin, marchand.M.Orner Chaput a été le premier rédacteur en chef du journal.Il était secondé par deux journalistes, MM.Wilfrid Lazure et j.-H.Lemay, qui ont accède plus t.ird a la magistrature.\"Par La Tribune, nous avons pris conscience de notre valeur dans tous les domaines\", disait Me Léonidas Ba-chand.Le premier correspondant du journal à Montréal fut M.Joseph Barnard, qui est le grand-père de Me Frank Barnard.Il dictait ses dépêches par téléphoné à une secrétaire qui les prenait en sténographié.Premier déménagement Le salle des arts, située dans le \"Library and Art Building\" aue La Tribune a occupé de 1928 à 1976, offrait aux amateurs snemroo- soin de l'être par intérêt.Le 11 novembre 1938, le feu s'est déclaré vers 18 heures dans l'atelier de photogravure et a failli détruire les cinq étages de l'immeuble qui logeait le journal et la radio, et les pompiers ont dû répondre à trois alertes.Les employés ont réussi malgré tout à publier l'édition du lendemain et il fallut plusieurs mois de travail pour réparer les dégâts qui étaient considerables.Une bonne partie des archives photographiques n'ont pu être sauvées pendant l'incendie.L'année précédente, La Tribune s'était identifiée sur les ondes de CHLT radio comme étant \"la voix française des Cantons de l'Est\".kois de beaux-arts sa collection en plus d'accueillir régulièrement de nombreux concerts, conférences et soirées.LE \"LIBRARY AND ART BUILDING // par Richard Milot, professeur d'Histoire de l'Art ¦ L'édifice que le quotidien 'La Tribune\" a occupé de 1928 à 1976 est un rare monument qui témoigne du développement socio-culturel de Sherbrooke.Construit de 1886 a 1887, au coeur de cette agglomération anglophone d'origine, c'est-à-dire quasiment au confluent de la Magog et de la Saint-François, le \"Library and Art Building\" a été conçu par des promoteurs, regroupés autour de Samuel F.Morey, pour assurer le développement culturel des quelque 9,000 Sherbrookois de l'époque.Ce centre comprenait au rez-de-chaussée, une salle de lecture, une bibliothèque et un musée d'histoire naturelle et d'anthropologie; les deux étages supérieurs étaient consacrés à une \"salle des Arts\" (Art Hall) où conférences, concerts et soirées alternaient parmi les oeuvres d'art qui ornaient les murs.La valeur monétaire de sa collection permanente a été démythifiée certes, par le fruit de sa liquidation (2,453 $) lors des ventes aux enchères de 1969, mais sa valeur patrimoniale demeure indéniable si l'on se fie a l'inventaire descriptif de F.S.Morey de 1899.Parmi les toiles, aquarelles et dessins originaux appartenant à la \"Library and Art Union\", plusieurs oeuvres ont été données par les artistes eux-mêmes lors de leur résidence ou de leur séjour à Sherbrooke notamment \"Mont Orford\" de Fraserm \"Rivière Massawippi\" de Fullerton, \"Champ de pommes de terre\" de Sandham, \"Route automnale\" de Chavignaud, \"Paysage\" de Hunter, etc., des dessins de Bompas ou Coburn; depuis 1885, certaines oeuvres étaient primées lors des \"Dominion Exhibitions\" de Sherbrooke, aujourd'hui centenaires d'ailleurs, puis acquises, telles \"Paysages\" (1898) de Minnie Gill; d'autres ont été achetées a la suite de souscriptions.De plus, la collection comprenait une sérié de photographies de Sherbrooke et d'édifices de qualité architecturale reconnue; trois estampes de 1845 illustrant Sherbrooke d'ajoutaient à ce cabinet.Des collectionneurs locaux tels Ross, Morkill et Haie prêtèrent parfois-même, leur entière collection à l'institution privée.Le volet d'histoire naturelle poursuivait la même spécificité en regroupant des spécimens ornithologiques et fauniques, un herbier et des échantillons minéralogiques de notre région.Après trente années de lent développement, la collection de livres, pour sa part, ne répondait plus au développement démographique et à ses disparités culturelles.En 1923, une \"Bibliothèque Nationale\" ouvre ses portes au public francophone, au 83 rue Marquette, puis aménage en 1952, à la Central School de la rue King où elle sera municipali-sée.La construction d'un nouveau Bureau de Poste sur la rue Couture, permettra à la Bibliothèque Municipale d'occuper, et ce depuis 1956, son ancienne architecture (1885) appareillée de granit du Vermont.Après la mort de S.E.Morey (1926), la \"Library and Art Union\" se départit de son édifice et de sa collection d'histoire naturelle, et prend pignon sur la rue Wellington, en face du square Strathcona: lors de son second déménagement en 1939 à l'édifice Sun Life, l'association dispersera, pour une autre quinzaine d'années, ses collections d'art au Y.M.C.A.et au Masonic Temple.Le quotidien La Tribune, après ses trois dé- récupere (1928) et recycle le \"Li- jpe Building\u201d; d'abord séjour miroi- menagements brary and Art Building tant la vie quotidienne à Sherbrooke et gloriet-te de plus d'une génération de littérateurs, puis foyer de la radio francophone et berceau de la télévision en Estrie, la \"Bâtisse des Arts\" est délaissée, après un séjour quasi cinquantenaire, devant les impératifs de spécialisation et de technique ordinatrice.Elle achève, par contre, son quatrième âge en phénix.On y a récemment aménage des studios d'architecte, de graphiste et de décorateur, etc., et on a restaure sa façade; en lavant les briques de leur patine et en relevant sa corniche, veut-on la parer pour son centenaire prochain, ou marquer simplement sa nouvelle renaissance?L'expansion de La Tribune a nécessité en 1912 un premier déménagement dans l'édifice Dar-che et un second en 1915 dans l'édifice Casino sur la rue Wellington sud, qui abrita le premier théâtre de la ville et où se trouve maintenant La petite bouffe des Cantons.En 1928, le journal s'est installé dans l'immeuble connu sous le nom de la bâtisse des arts, sur la rue Dufferin, où on retrouvait la salle des arts, le musée de la Library and Art Association et la bibliothèque anglaise.On a dû faire imprimer La Tribune pendant la nuit au Sherbrooke Daily Record en attendant que l'installation des presses soit terminée et plus t.ird au Messager pendant leur agrandissement.A cette époque, on disait que La Tribune ne pouvait faire autrement que d'être un journal libéral et un administrateur avait corrigé en répondant qu'il l'était p.ir tradition et conviction parce qu'il n'avait pas be- CKTS radio s'est joint peu après à l'entreprise.En 1955, le sénateur Nicol a cède ses intérêts à Me Paul Desruisseaux et à M.Alphée Gauthier, qui ont inauguré l'année suivante CHLT-TV qui devait commencer à télédiffuser sur le canal 7 à partir de son antenne du mont Orford, le plus éleve du Canada à l'est des Rocheuses, à l'intention \"du secteur le plus populeux, le plus industrialise et nettement le plus progressif du Québec\".Le journal comptait 325 employés, 154 correspondants, 625 camelots, avait des bureaux dans sept villes de la région et son tirage certifié était de 32,000 copies.En 1966, Me Desruisseaux vendit son entreprise à Quebec Télémédia Inc.qui céda le journal à MM.Jacques Fran-coeur, président de la Société générale de publication Ltée, et à M.Paul Desmarais, président de la Corporation des Valeurs Trans-Ca-nada, qui fondèrent Les Journaux Trans-Canada, compagnie à laquelle M.Fran-coeur n'est plus lié.Après M Fran-coeur, le quatrième éditeur de La Tribune est devenu M.Yvon Dube, un journaliste, nommé directeur général en 1967 et président en 1968, qui a donné un nouveau souffle à La Tribune.En 1976, le journal quittait l'âge du plomb pour entrer dans l'ère électronique en s'installant dans son nouvel immeuble ultra-moderne et à la fine pointe de la technologie au 1950 de la rue Roy.La corporation propriétaire de La Tribune est maintenant Les Journaux Trans-Canada (1982) Inc., dont le président est M.Roger D.Landry, qui est aussi éditeur du quotidien L.i Presse.M.Dubé, qui ne voit pas de limites au progrès que La Tribune peut accomplir, croit toujours autant en l'avenir des Cantons de l'Est que M.Nicol en 1910.Le journal a atteint le 8 décembre 1984 le tirage record de 47,010 copies vendues.L'histoire démontre bien que Jacob Nicol el ses successeurs ont eu bien raison de croire en l'avenir de Sherbrooke et des Cantons de l'Est.1910 \u2014 1985 Nous sommes très fiers d\u2019offrir nos meilleurs voeux à la tribune LES PETROLES D.KIROUAC inc 184.Wellington sud Sherbrooke.QC (819) 569-2563 Hommages à la tribune Depuis bientôt 40 ans, que nous utilisons ce média d\u2019information pour Promouvoir efficacement les produits que nous offrons à la population de l\u2019Estrie.\u2022\tKit de maisons, garages, remises \u2022\tmatériaux de construction \u2022\tpeinture\tfj] \u2022\tarticles de jardinage, etc.Enfin tout pour la construction, la rénovation et j;i l\u2019entretien de votre résidence.\tj jj GABRIEL DUBREUIL INC.1151, King est, Sherbrooke, 562-3891 Succursale à St-Françoia-Xavier de Brompton, 845-4444 115972 Félicitations à la tribune Le réseau Ford et \" de l\u2019Estrie Inc.ik Le VOITURIER FORD Sherbrooke, 563 4466 MERCURY LINCOLN Sherbrooke.5695981 EHzlelILM Magog, 843 3397 fouquet CHAMPAGNE I miMma Richmond.8262161 FORD MERCURY Windsor, 845 2966 Coaticook, 8492767 MAURAIS AUTO V 97 LA TRIBUNE.SHERBROOKE SAMEOI 25 MAI 1985\t7 FONDATEUR DE LA TRIBUNE JACOB NICOL: UN HOMME A L'INFLUENCE CONSIDÉRABLE par Jacques Lemoine \u201cJe n'ai jamais connu un homme plus honorable que Jacob Nicol\", disait le premier ministre québécois Alexandre Taschereau.Cet hommage décrit bien le fondateur du journal La tribune, le premier magnat de fa presse au Québec et l'homme politique à l'influence considérable.Mais M.Nicol attribuait avec modestie sa réussite à la population des Cantons de l'Est.Né le 4 mars 1876 de parents qui cultivaient la terre à Roxton Pond, il a fré- 3uenté l'école u village avant de s'inscrire au Feller Institute et à l'Université McMaster, où il a donné des cours de français pour pouvoir apprendre l'anglais.M.Nicol a effectué en deux ans un cours de droit qui en durait trois à l'Université Laval tout en travaillant pour payer ses études et il a fait sa clé-ricature avec le trésorier provincial H T.Duffy et Me Alexandre Taschereau.Après son admission au barreau, il s'est établi à Sherbrooke et son cabinet est devenu rapidement le plus important de la ville.Me Nicol a occupé dans plusieurs procès retentissants, a été bâtonnier du district mais refusa d'accéder à la magistrature.En 1921, le premier ministre Taschereau lui demanda de succéder au trésorier pro- r-M Jacob Nicol vincial démissionnaire Walter Mitchell, le f»ère du juge retraite William Mitchell, et il ut élu par acclamation député de Richmond puis réélu en 1923 et en 1927 dans le comté de Compton.Le trésorier provincial démissionna de son poste le 12 septembre 1928 pour devenir conseiller législatif.C'est à ce moment-là que M.Taschereau a déclaré qu'il n'avait jamais connu d'hom-\u2019me plus honorable que Jacob Nicol.Après avoir été orateur de la chambre haute, il fut ministre sans portefeuille du 25 juillet 1934 au 11 juin 1936.Me Nicol a accédé au Sénat le 14 juillet 1944 pour y représenter la division de Bedford.Fondateur de La Tribune en 1910 qu'il dirigea jusqu'en 1955, il a acheté en 1929 Le Soleil et I Evénement, ainsi que Le Nouvelliste en 1934.Me Nicol fut président des compagnies Stanstead and Sherbrooke Insurance, de Missisquoi and Rouville Mutual Fire Insurance Company of Canada, vice-président de la Banque canadienne nationale, directeur du Sherbrooke Trust et du Trust Général du Canada, et administrateur de plusieurs autres entreprises.Mécène, ami des lettres et des arts, il a été décoré aussi chevalier de la Légion d'honneur.Me Nicol a été nomme gouverneur à vie de l'Université de Sherbrooke et a reçu des doctorats des universités de Montréal, Laval, Bishop et McMaster.Il est décédé le 23 septembre 1958 à l'hôpital à l'âge de 82 ans et six mois des suites d'une chute dans un escalier de sa résidence.On a dit à juste titre que le sénateur Nicol était l'homme de Sherbrooke, l'homme des Cantons de l'Est dans tous les domaines et sur tout les fronts.PAUL DESRUISSEAUX: UNE RÉUSSITE A TOUS LES NIVEAUX ¦ \u201cLa vie de cet homme a été une réussite à tous les niveaux\", commentait le 2 février 1982 le président du Sénat, Jean Marchand, qui venait d'apprendre le décès du sénateur Paul Desruisseaux.Et l'ancien maire Armand Nadeau soulignait les efforts considerables que Me Desruisseaux avait déployés pour que Sherbrooke et les Cantons de l'Est occupent la place qui leur revient au Canada.Ces deux témoignages résument bien la carrière du sénateur Desruisseaux qui a dirigé les destinées de La Tribune de 1955 à 1966.Il est né le 1er mai 1905 à Sherbrooke, où son père était propriétaire de l'ancien hôtel American House, situé dans le centre-ville.M.Desruisseaux a fait ses études primaires chez les Frères du Sacré-Coeur, classiques au collège St-Charles, philosophiques au Séminaire de Montréal, légales à l'Université de Montréal et commerciales à l'ecole des hautes études, à l'Institut Bab-son et à l'Université Harvard, a Boston.Admis au barreau en 1934, il a commencé à exercer le droit au bureau su sénateur Jacob Nicol et a pratiqué avec Mes Carrier Fortin et Jean Rouillard qui devaient accéder à la magistrature.M.Paul Desruisseaux Il est devenu officier de l'infanterie de l'artillerie royale pendant la dernière guerre et a servi le pays comme assistant député juge avocat général.Me Desruisseaux, qui a toujours manifesté de l'intérêt pour les affaires et l'information, a consacré une partie de sa vie à La Tribune qu'il a plus tard regretté d'avoir vendue.Il a été aussi président du conseil des Distilleries Melchers Ltée, des Recherches et projets Desmond Inc., des Publications Sept Jours Inc., président des Breuvages Luckey One Inc., Câblevision (Montréal) Inc., Cinéma Plaza Inc., vice-président de Delta Services Inc., Société Télé-Cinéma Inc., directeur de la Banque Royale du Canada, Laurentian Gaz, Walter M.Lowney Ltée, Canadian Cocoa and Chocolate Co.Ltd, Cartier Gaz, Westmount Life Assurance Company, The Canadian General Electric Co.Ltd, Standard Brands (Montréal) Lted, Couvrette et Provost Ltée, Mondev Corporation, International Graphics Inc., Terrebonne Development Company.Me Desruisseaux a été le premier vicedoyen de la faculté de Commerce de l'Université de Sherbrooke.L'Université lui a décerne un doctorat honorifique en droit, il a été fait commandeur de l'Ordre de St-Gregoire-le-Grand, chevalier de Grâce magistrale de l'Ordre de Malte, et il a reçu les médailles Bene Merenti, de l'Alliance française et de l'Union latine.Après son accession au Sénat le 8 juillet 1966, Me Desruisseaux s'est particulièrement occupe des problèmes de la région, des questions économiques nationales et des affaires bancaires.Sa mort à l'âge de 76 ans a été une lourde perte pour les Cantons de l'Est.PAUL DESMARAIS: ILLUSTRE FINANCIER FRANCOPHONE par Jacques Lemoine ¦ La haute technologie a permis à La Tribune de se hisser en tête de liste des journaux au Canada en 1976 grâce aux capitaux de M.Paul Desmarais.Le plus illustre financier francophone au pays a décidé d'investir des sommes considérables dans le quotidien de Sherbrooke parce qu'il croit dur comme fer en l'avenir des Cantons de l'Est, comme l'ont fait avant lui les sénateurs Jacob Nicol et Paul Desruisseaux.L'appartenance de La Tribune au groupe de M.Desmarais lui a permis de retrouver un nouveau souffle à une époque où les journaux avaient du mal à passer de l'âge du plomb à l'ère de \"la hightech\".La technologie mise en place à La Tribune, qui imprime deux quotidiens sur la rue Roy, est toujours a l'avant-garde et n'a pas encore été dépassée.L'installation du journal dans un nouvel immeuble ultra-moderne n'a peut-être surpris personne à l'é- _\t._____.poque mais elle M.Paul Desmarais £stH |-aboutisse.ment des efforts déployés par le PDG de l'entreprise, M.Yvon Dubé.Il n'est pas étonnant que M.Desmarais ait décidé d'investir dans La Tribune parce qu'il croit en l'avenir de la presse régionale.Cet homme, qui a débuté en affaires à Sudbury en remettant sur pied une entreprise de transport en commun, est maintenant à la tête d'un empire qui s'étend à travers le pays.M.Desmarais a fait la démonstration qu'un francophone pouvait non seulement réussir en affaires mais encore réussir au Canada.L'histoire du président du conseil et actionnaire principal de Power Corporation est un véritable conte de fée.On disait déjà en 1980 que son empire était de 7 milliards i et s'étendait sur 190 compagnies.M.Desmarais possède aussi des intérêts dans d'autres entreprises de presse comme La Presse, Le Nouvelliste, La Voix de l'Est.Tout semble lui réussir, mais il doit son succès à sa clairvoyance, son audace et son travail.Personne ne connaît toutefois vraiment bien les nuits blanches que M.Desmarais doit avoir passées pour en être arrivé là où il en est aujopurd'nui.L'entrevue télévisée qu'il a accordée à The Canadien Establishment avait séduit les téléspectateurs.On a alors pu découvrir sa personnalité attachante et sa modestie.M.Desmarais, qui est devenu le modèle à suivre des hommes d'affaires, dont les conseils sont recherchés par les grands de ce monde, qui est cité en exemple à la jeunesse, est malgré tout resté un homme simple et sensible.L'intérêt qu'il porte aux Cantons de l'Est ne peut que rejaillir sur la région toute entière.m/ DELEQANÇE cTmSCUEII^E 4 P 3 Depuis 1910, grâce à une collaboration réciproque, les tailleurs LÊ0 LALIBERTÊ & FILS LTÉE et LA TRIBUNE ont accompli un travail important dans le domaine de la mode masculine et leurs efforts conjoints leur ont permis de réaliser qu\u2019une publicité bien dirigée et une marchandise de qualité reconnue constituent un gage de sécurité pour l\u2019acheteur averti.1910-1985 A la direction et au personnel (passé et présent) de la tribune NOS FÉLICITATIONS et nos MEILLEURS VOEUX DE SUCCES à l\u2019occasion de votre 75e ANNIVERSAIRE Depuis 75 ans, au service de la population des Cantons de l\u2019Est, dans le domaine de l\u2019information.au centre-ville 21 FEVRIER {anniversaire! 1910\t1985 LES TAILLEURS O léo la liberté ai fils ltée 88 nord, rue Wellington, Sherbrooke EXCLUSIVITÉ, QUALITÉ ET SERVICE, sont les trois mots d\u2019ordre de cette maison, dont la réputation n\u2019est plus à faire, et qui travaille sans cesse à la satisfaction d\u2019une clientèle de plus en plus nombreuse.A LA TRIBUNE.SHERBROOKE.SAMEDI 25 MAI 1985 DES JOURNALISTES QUI SE SONT DISTINGUÉS par Jacques Lemoine ¦ Le recteur de l'Université Laval, Mgr Camille Roy, voyait en Sherbrooke \"un des points stratégiques de la culture française\".L'influence de La Tribune dans les Cantons de l'Est, n\u2019est certes pas étrangère avec cette constatation.La Société St-Jean-Baptiste diocésaine, qui regroupe 23,500 membres, l\u2019a d\u2019ailleurs bien reconnu en remettant son jjrix littéraire à M Yvon Dubé, l\u2019actuel president de La Tribune.Le directeur général Marcel Bureau disait que son organisme voulait ainsi témoigner de la contribution incontestable de La Tribune au développement économique, social, culturel, politique et religieux de l'Estrie.Le prix Juge Joseph-Henri Lemav à la mémoire du deuxième rédacteur en chef de La Tribune, député de Sherbrooke et président de la SSJB.a été institué en 1952 pour récompenser une oeuvre littéraire.Six autres journalistes de La Tribune avaient reçu ce prix avant M.Dubé.Le premier prix a été décerné à M.Louis-Philippe Robidoux.qui avait été rédacteur en chef pendant 36 ans et a été élu à la Société Rovale du Canada.M.J B S Huard, M.Louis-C.O\u2019Neil, Mme Rolande-Lacerte Allard.Mme Françoise Gaudet-Smet et M Alfred Desrochers sont les autres récipiendaires du prix Juge Lemav.M.O'Neil avait relevé que pour l\u2019année 1930.vingt journalistes de la salle de rédaction avaient publié 34 bouquins.Cette courte liste ne donne qu\u2019un aperçu des journalistes de La Tribune qui ont été honorés au cours de leur carrière.La majorité des journalistes sont restés dans le métier mais d'autres se sont orientés vers les affaires, la fonction publique, le syndicalisme, l'enseignement et les arts où ils ont également laissé leur marque.Les lecteurs se souviendront des rédacteurs en chef à partir de M.Orner Chaput, Me Joseph-Henri Lemav.Me Wilfrid Lazu- Im* Cette camionnette a été achetée en 1920 pour distribuer les copies de La Tribune parce que la voiture à cheval ne convenait plus aux besoins de l'entreprise.M.Ephrem Breton pose fièrement devant \"cette machine\".L'équipe de la rédaction de La Tribune dans les années 50 permettra aux lecteurs de se rappeler (dans la première rangée) de Roger Nantel, Hélène Laberge, Isabelle Cobeil, Jean Chartier, Louis-C.O'Neil, Maria Tanguay, le rédacteur en chef Pierre-Paul Blais, M.Yvon Dubé, qui est maintenant PDG de l'entreprise; dans la seconde rangée, Yvon Fournier, Pierre Paul, Marius Ra-cicot, Ivan Ruel, Claude Lebrun, Jules Laguë, Marcel Dupré, Colette Bédard, Jean-Guy Pinel, Lucien Bouchard et Michel Lorrain.^Hâtions pour 06 long v°yagel trïj pour rfi e beaux ans Popui v°Vages.af/oij.consul^ LE CLUB DES VIEUX GROGNARDS DE LA TRIBUNE \u2014 Les employés du journal, qui comptaient plus de 25 ans de service, se réunissaient périodiquement pour casser la croûte.Sur cette Khoto, 1ère rangée; MM.Armand Lessard, Maurice Lacourcière, ; sénateur Jacob Nicol, Me Paul Desruisseaux, Louis-C.O'Neil, Wilfrid Stébenne.2e rangée; MM.Rosario Blais, Félicien Fisette, Roméo Lemieux, Joseph Poulin, Ephrem Breton, Donat Girouard, Mlle Claire Bédard, Alphée Gautnier, Mlle Albina Laroche, Philippe Doyon, Mlle Antoinette Bédard, Jos.Doplaise, Philippe Lé-tourneau et Adrien Leclair.re.M.Charles-A.Robidoux.M.Louis-Philippe Robidoux.M.Pierre-Paul Blais, M.Main Guilbert et jusqu\u2019à M.Jean Vigneault qui ont tous si bien prêché en faveur du développement des Cantons de l\u2019Est.La bibliothèque personnelle de M.Robi-doux comptait 4.000 volumes et celle de M.Desrochers 3.000 livres.Les journalistes avaient peut-être l\u2019avantage d\u2019être mieux connus parce qu\u2019ils signaient \u2018leurs papiers\u2019\u2019 mais la contribution des autres employés du journal a été aussi importante.Ephrem Breton Louis-C.O\u2019Neil Personne dans les Cantons de l'Est n'a écrit autant de textes que M.Louis-C.O'Neil, qui a fait partie de la rédaction de 1928 à 1970.Ce journaliste fut un témoin exceptionnel du développement de Sherbrooke qu'il connaissait de A à Z parce qu'il a couvert tous les secteurs d'activités.Un jour, une compagnie ferroviaire avait même retardé le départ de son train pour l'attendre afin qu'il puisse se rendre à Ottawa, comme quoi toutes les portes étaient ouvertes à M.O'Neil.Mlle Antoinette Bédard a travaillé au journal du 15 août 1928 jusqu'à la fin de janvier 1968 comme téléphoniste, préposée au tirage et aux annonces classées.Elle se rappelle qu'à une époque, les employés ont accepté une baisse de salaires en attendant que la situation économique se redresse.Mlle Bédard a conserve aussi de meilleurs souvenirs comme quand la journaliste Jovette Bernier jouait de l'harmonica et dansait sur un comptoir quand le patron s'absentait mais revenait toujours inopinément.\\ Monteur ^ Permis du Québec >13699 J*?9.Centre c ^ VOYflQP SH£F*BFfQ0L(p0mrnerciai * °».iSSf» °rün\u2019'n°'\ts.éteva»t \\ norteleuille\tune aug \\ ¦\t^627 misons 8.\tur cent.\\ ¦ et u L.\ti uo *-»** fOtfDCt gHERBEO0** VüiviaoPPn T» .V* » M* h?s*! de te rtfl*0* ta «nie* \u2022n*i« je ___4.I tafll.C5 ISSïÆS ^ \u2022» n*r*l » ^ ¦elle «t I pttenu.Ittn* ié.1 Ouenf* **'ut noW* *o*°r I U'Unloo » rendr* de.i \u2022 t d\u2019éteoUr* leur u 1 plier le* ht*»1 1» ! mewre de rer *e \\ de 1 èp»r«\"*J i depui» 1 «île * *°n *** i inrti 1 de* c*1****.Canton* qu elle «r*» n*ce*- 1 nai*»»BC* \"\" cadre* »\u201c 1 teeaui^up d i \u201c\u201c\u201c\u201c-\u2019Z.r\" wnt* «r.\t' lu* Prr ilaae* de» \u2022*\t1 qUi «inl di u»,lent »e P^T.1 r«,w ,ur ' nu> «« »r n région*'» A* \u2018\t1 e, men» ' roup* toute» le» ' *\t1 tufi no«n , de l irchldioEe l ^ p,r c .ccompli par ' V T\"^ 1 \u201eur leur r-\"«- na* toujour* ete i «ten* 1»\t1 ¦bu de londa \\ ¦\u2014w de Sh*r' 1 populaire»\t1 M uuu»»n' de* ! nier, i-»\" de» ni ^>cor« «rolt*-W\troü* on eotreprl** a voeu»»* delete I d» sfaSçr de U prer^.or.dan» i\u201c c av-rtat Went#» Répondant fondation «nt OUI I» fia* popu la/Ves Hommage aux artisans La Tribune de ce 75e anniversaire à l\u2019occasion de nos racines, un avenir 1934-1984 Les Caisses populaires Desjardins Une ressource naturelle » *» » ¦fit' LA TRIBUNE.SHERBROOKE.SAMEDI 25 MAI 1985\t17 la tribune! Cahier souvenir 1911 L'UNIVERSITE DE SHERBROOKE: UN VIEUX RÊVE DEVENU RÉALITÉ La pré-histoire de l'Université se situe dans les années 1940.Mgr Philippe Desranleau, évêque de Sherbrooke, en est la figure la plus marquante, mais il semble bien que Me Albert Leblanc, alors éminent avocat de Sherbrooke, rêvait déià d'une université dans sa ville.Albert Leblanc a épaulé tour à tour les divers agents du développement de l'éducation à Sherbrooke: par exemple, le frère Théode, quand il a organisé la 13e année scientifique à l'Ecole supérieure de la rue King en 1945 et quand il a organisé une première année universitaire de sciences, toujours à l'Ecole supérieure.On le trouve donc parmi les plus ardents collaborateurs de Mgr Georges Cabana, quand celui-ci décide de faire aboutir le projet longtemps caressé par Mgr Desranleau.À Bishop Mgr Desranleau avait conçu son projet d'université vers 1941-1942, avec la collaboration des jésuites.Il imaginait alors la possibilité de situer l'Université de Sherbrooke à l'Université Bishop, menacée par une crise financière.Cependant, la solidarité de la population anglophone venant à bout des difficultés de son université \u2014 une souscription populaire a amené 1,8 million S dans les coffres de Bishop \u2014 le rêve de Mgr Desranleau devenait difficile à réaliser, du moins selon la vision que lui et les Jésuites avaient conçue et, peu à peu, les jésuites n'épaulèrent plus l'évêque de Sherbrooke, dont le projet ne correspondait plus à leurs visées.Les grands combats que Mgr Desranleau a menés ensuite, jusqu'à sa mort, en 1952, n'ont pas connu leur aboutissement.influentes de l'Estrie et même d'ailleurs.Il était temps, car les deux autres universités francophones, celle de Montréal et celle de Laval, manquaient de place depuis 1940 et la situation devenait plus grave encore dans les années 1950.Frère Théode Une porte d'accès aux études supérieures avait été ouverte par le frère Théode, avec l'aide d'Albert Leblanc, alors commissaire, grâce à la création de la 13e année scientifi- 3ue à l'Ecole supérieure, qui onnait accès à l'Ecole polytechnique et à l'Ecole des hautes études commerciales à Montréal.Déclarée illégale, puis défendue avec succès par ses promoteurs, cette 13e année demeura.Le frère Théode, avec les mêmes appuis, trouvait le moyen d'organiser aussi une première année universitaire de sciences à l'Ecole supérieure.C'était le début d'études universitaires à Sherbrooke et c'est ce qui explique qu'on accorde parfois au frère Théode la parternité de l'Université de Sherbrooke et, à la faculté des Sciences, le titre d'aînée des facultés.Appuis nombreux Quand Mgr Georges Cabana a succédé à Mgr Philippe Desranleau, il a trouvé à Sherbrooke une équipe de professionnels et une équipe de religieux prêtes au branle-bas et une population qui avait fait siens les rêves de Mgr Desranleau: il était appuyé par des collaborateurs comme Albert Leblanc, Maurice Delorme, Gaston Desmarais, Chénier Picard, Mgr Emile Chartier, Mgr Maurice Vincent, Mgr Albert Tétrault, l'abbé Roger Maltais et plusieurs autres personnes Un pas de géant Quant au projet de fondation de l'Université de Sherbrooke comme tel, il a connu nombre de méandres, mais, endant que Mgr Georges Ca-ana préparait sa stratégie avec un comité secret composé de religieux et d'avocats, puis défendait son projet et à Québec et à Rome, l'étude Leblanc et Delorme préparait un projet de loi qu'allait parrainer Jonn S.Bourque, député de Sherbrooke et ministre des Terres et Forêts.En tout, il n'a fallu que 10 mois à des hommes acharnés pour mettre en branle l'administration romaine et le gouvernement québécois et Taire aboutir le projet.C'était un pas de géant et, si Sherbrooke ne voyait là qu'un vieux rêve réalisé, la province en était étonnée.Bien que l'Ecole supérieure offrait déjà, depuis 1951, une première année universitaire en génie et qu'en 1953-1954, les étudiants y recevaient les mêmes cours qu'à l'Ecole polytechnique de Montréal, c'est le Séminaire Saint-Charles-Bor-romée qui devint Université de La faculté de Droit avait dû s'installer, en 1961, à cause de son développement, dans un immeuble à proximité du palais de justice.(Photo La Tribune par Bernard Vanter) Mgr Roger Maltais, Mgr Georges Cabana et Mgr Maurice Vincent réunis aux fêtes du 25e anniversaire de l'Université de Sherbrooke.Sherbrooke, pour une raison juridique surtout: le Séminaire, d'appartenance diocésaine, à charte privée pouvait facilement accepter la métamorphose.Université en 1954, formant deux conseils d'administration distincts, l'un pour le Séminaire, l'autre pour l'Université dès 1955, le Séminaire de Sherbrooke obtenait une nouvelle charte civile en 1959, avant que l'Université ne s'en sépare aussi physiquement en 1960.Recteurs C'est Mgr Maurice Vincent, supérieur du Séminaire Saint- Charles qui fut le premier recteur de l'Université.Quand, un an plus tard, étaient reformés les deux conseils d'administration distincts du Séminaire et de l'Université, Mgr Vincent reprenait son poste à la direction du Séminaire et Mgr Iré-née Pinard prenait la relève comme recteur de l'Université pour dix ans, jusqu'en 1965.Mgr Roger Maltais lui succédait de 1965 à 1975, avant de laisser la place au premier recteur laïc, M.Yves Martin.Au moment de la démission de M.Martin, en 1981, M.Claude Hamel devenait recteur jusqu'en 1985.M.Aidée Cabana complète la liste des recteurs jusqu'à ce jour.Facultés Le campus de l'Université de Sherbrooke, 25 ans après sa fondation.LES AFFAIRES SOCIALES PAGES 22 À 27 A sa naissance en 1954, l'Université de Sherbrooke comptait trois facultés dispersées dans le centre-ville.La faculté des Sciences se trouvait à l'Ecole supérieure,-avec M.Gaétan Côté comme directeur et M.Jacques Lemieux comme assistant-directeur, tous deux ingénieurs connus.Ils s'étaient adjoint le frère Adelphe comme secrétaire de l'Ecole et les frères Théode et Arsène comme conseillers.Ces trois derniers étaient frères du Sacré-Coeur.La faculté des Arts naissait au Séminaire Saint-Charles, avec l'abbé Roger Maltais comme premier doyen.Celui-ci devait devenir Mgr Maltais et occuper le poste de recteur de l'Université de 1965 à 1975, après Mgrs Vincent et Pinard.La faculté de Droit, née en même temps que l'Université, se trouvait au Palais de justice de Sherbrooke et elle était dirigée par Me Albert Leblanc, premier doyen, Me Georges Sylvestre, vice-doyen, et Me Carrier Fortin, secrétaire.L'année suivante, en 1955, est née la faculté de Commerce, devenue faculté d'Administra-tion en 1966, sous la direction de comptables agréés et d'hommes d'affaires bénévoles bien connus: M.Charles-Emile Bélanger, doyen, Me Paul Desruisseaux, vice-doyen, et M.Pierre Bachand, secrétaire.Par contrat, M.Rosario Cousineau, s'est ajouté à eux comme conseiller administratif et directeur des études.Les cours ont été donnés à l'école Saint-Jean-Baptiste et à la Bibliothèque municipale, ainsi que dans le pavillon de la faculté des Sciences, premier édifice construit sur le campus de l'ouest de l'Université en 1957.Sous l'impulsion de Mgr Maurice O'Bready, secrétaire de l'Université, un groupe de promoteurs a aussi obtenu en 1955 la création d'une école normale pour garçons, qui demeurait cependant, selon le système d'éducation de l'époque, sous la juridiction du Département de l'instruction publique.Le Brevet A fut ainsi offert au Séminaire et les Brevets B et C à l'école Noé-Ponton.Le campus En 1956, l'Université acquérait les terrains qui allaient devenir le campus de l'ouest original, où fut construite, en 1957, la première faculté: celle des Sciences.Il était temps, car la dispersition des facultés était considérable et le développement de l'Université commandait une relocalisation.L'Université créait, aussi en 1957, un Institut de pédagogie qui allait devenir la faculté des Sciences de l'éducation en 1961, puis la faculté d'Educa-tion sous le recteur Yves Martin, en 1981, alors qu'était simultanément abolie la Direction générale de la formation des maîtres.Le Centre social était érigé en 1959 et c'est en 1962 que s'y rattachait la Maison des étudiants.En 1961, l'Université fondait la faculté de Théologie et la faculté de Médecine.Celle-ci ne devait recevoir ses premiers étudiants au Centre hospitalier universitaire qu'en 1966.L\u2019hôpital, pour sa part, recevait ses premiers patients en 1969.Le pavillon central a été inaugure en 1963, abritant les services administratifs, la bibliothèque générale et un amphithéâtre de 1568 places qui devait être nommé salle Maurice-O'Bready en 1972.En 1965, l'Université a implanté le système coopératif, appliqué d'abord aux programmes de MBA et de génie, puis à une dizaines d'autres programmes ans les années subséquentes.La faculté des Sciences appliquées s'est détachée de celle des Sciences en 1967.Le Centre culturel a été créé en 1969, ainsi que la Direction générale de la formation des maîtres.L'ensemble des nouvelles résidences pouvant loger 600 étudiants a aussi construit cette année.La nouvelle cafétéria était inaugurée en 1970.Les pavillons Marie-Victorin et des Sciences humaines ont été contsruits en 1971.L'Université lançait l'Opération Univestrie, campagne de souscription publique, en 1972 en vue de la construction de son centre sportif.Les département d'éducation physique était détaché de la faculté des Sciences de l'éducation en 1974 et devanit faculté d'Education physique et sportive.En même temps, l'Université mettait en chantier les installations sportives du campus de l'est.La piste extérieure d'athlétisme a été inaugurée à l'été 1977 à l'occasion des Jeux du Québec.En août 1978, commençaient les travaux de construction de l'édifice principal du centre sportif qui devait être inauguré en décembre 1979 sous le nom de lavillon Univestrie.» L'Ecole de musique, créée en 1979, arrivait en période de crise économique et elle attend toujours l'autorisation d'accueillir ses premiers étudiants du baccalauréat.RELIGIEUSE PAGES 28 A 31 par Michel Rondeau ¦ Ouand, en 1954, commence l'histoire de l'Université de Sherbrooke, grâce à des hommes aussi imposants que Mgr Georges Cabana et Me Albert Leblanc, l'épopée dans laquelle s inscrit cet événement compte déjà plusieurs pages.V et ce ii /x yfawk ///| ^«¦\u2022««*¦¦«« USINE ET BUREAU\t(o1Q) RRQ.QQ1R 334, QUEEN, LENNOXVILLE l013» WUD UD I U En opération au Centre-Ville de Sherbrooke depuis 1908, les Produits American Biltrite ont grandement contribué à l\u2019essor économique de la région Estrienne.Fabricant renommé de produits industriels en caoutchouc, de sous-produits destinés aux manufacturiers de chaussures ainsi que des produits de couvre-plancher, à multiples usages, ses produits sont distribués à travers tout le Canada et môme à l\u2019étranger.Ses investissements réguliers et constants dans la recherche et le développement de nouveaux produits ainsi que dans l\u2019achat d\u2019équipements de plus en plus sophistiqués ont permis d\u2019assurer une 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II | SI !! JUS uMRUJL «aura cor.nw 20 LA TRIBUNE SHERBROOKE, SAMEDI 25 MAI 1985 m\t- i !» in « «niait \u2014ii in i BliliïilrMlMt f am MMrr* ;¦ -wk.jl tg ¦¦ .«.: : .vr.- - *¦¦ LE COLLEGE DE SHERBROOKE VOIT LE JOUR EN '68 ¦\tpar Michel Rondeau Le Collège de Sherbrooke, est né officiellement en 1968, quelques années à peine après la Régionale de l'Estrie.En 1965, après l'adoption de la loi 21 sur la création, des collèges d'enseignement général et professionnel, était mise en place la Mission d'implantation des collèges, qui allait donnei lieu à la création de comités provisoires dans les milieux.Dès 1965, apparaissait une figure qui allait devenir familière aux Sherbroo-kois, celle de M.Robert Sabourin, qui faisait partie de la Mission d'implantation et qui allait être subsequemment le premier directeur général du Collège de Sherbrooke.Fin 1966, début 1967, était créé le comité provisoire estrien, dans lequel se joignaient plu- sieurs établissements désireux d'étudier la possibilité de former ensemble le futur collège.L'Ecole normale de garçons, l'Institut de technologie, l'Ecole normale de filles, le Collège classique des Filles de la Charité du Sacré-Coeur, les trois écoles d'infirmières des hôpitaux sherbrookois d'alors, le Séminaire de Sherbrooke, les externats classiques d'Asbestos et de Magog, l'Ecole d'aide socia le des Soeurs du Bon-Conseil, située à l'école Camirand, l'Ecole de métiers d'Asbestos étaient tous représentes autour d'une même table.C'est M.Jean-Guy Archambault, professeur de géographie de l'Ecole normale, qui présidait le comité provisoire.Il allait devenir le premier registraire du Collège de Sherbrooke.réunissait l'ancienne Ecole normale de l'Estrie, les écoles d'infirmières de St-Vincent-de-Paul et de l'Hôtel-Dieu, l'Ecole des métiers d'Asbestos, l'Ecole d'aide sociale des Soeurs du Bon-Conseil et l'Institut de technologie.Démarrage Michel Normandin Au cours des laborieux travaux du comité provisoire, se retirèrent le Séminaire de Sherbrooke et les externats classiques, ainsi que l'école d'infirmières du Sherbrooke Hospital.Quand le Collège reçut sa charte e i 1968, il Les premières chartes collégiales ont été émises en 1967, mais le Collège de Sherbrooke ne devait recevoir la sienne que l'année suivante.Les programmes du collégial étaient cependant déjà disponibles et l'Institut de technologie obtenait dès lors le mandat d'offrir le programme de techniques de laboratoire médical.L'Ecole normale, pour sa part, offrait, en 1967 1968, le nouveau programme d'enseignement général à plus de 200 élèves.L'émission de la charte du Collège de Sherbrooke à l'été 1968 était accompagnée de la nomination des 5 premiers membres du conseil d'administration: les représentants du milieu socio-économique.M.Michel Normandin, doyen de la faculté des Sciences de l'Université de Sherbrooke, était le premier président du conseil d'administration du Collège.Dès lors, les travaux se sont précipités.L'été n'était pas trop long pour intégrer les personnels des établissements qui disparai-saient, embaucher tout le nouveau personnel, dont plusieurs jeunes diplômés, définir l'organisation, examiner les demandes d'ad- FÉLICITATIONS A LA TRIBUNE ET MEILLEURS VOEUX Pour son 75ième anniversaire Trust Royal fut fondé à Montréal en 1899 En 1957, Trust Royal s\u2019installe à Sherbrooke pour mieux desservir l\u2019Estrie.La plus importante société de fiducie au Québec et au Canada offre aux particuliers une gamme complète de services financiers.- Planification successorale ¦\tExécuteur testamentaire et fiduciaire ¦\tGestion de portefeuille \u2022 Administration des placements Sociétés de portefeuille Fiducies non testamentaires Planification financière personnelle et consultation Fiducie familiale Comptes d\u2019épargne et comptes de chèques Comptes d\u2019épargne et comptes de chèques en dollars américains Comptes de chèques à intérêt quotidien Service Select intersuccursales Guichets automatiques Service Trust Royal \"60\u201d \u2014\tCertificats de placement garanti \u2014\tFonds de placement \u2014\tCrédit à la consommation \u2014\tMarge de crédit aux particuliers \u2014\tCarte en or \u201cAmerican Express\u201d \u2014\tRégimes enregistrés d\u2019épargne-retraite \u2014\tRégime enregistré d\u2019épargne-retraite autogéré \u2014\tRégime enregistré d\u2019épargne-retraite à gestions de portefeuille \u2014\tRégimes enregistrés d\u2019épargne-logement \u2014\tRentes à terme fixe \u2014\tFonds enregistrés de revenu de retraite \u2014\tPrêt hypothécaire REER \u2014\tPrêts hypothécaires \u2014\tComptes de placement garanti en dollars américains Trust Royal offre aussi des services complets aux sociétés et entreprises.25 Wellington Nord Sherbrooke, Qué.J1H 5B3 Tél.: (819) 569-9371 TRUST ROYAL Services financiers mission qui étaient cole normale et à logie, annonce déjà parvenues a l'E- l'Institut de techno- i'ouverture du Col r lège et nommer un - directeur général.La Tribune.à son administration et à son personnel, nos plus chaleureuses félicitations à l\u2019occasion de ce e anniversaire.Fmt/i \u2019Oyagès CARREFOUR DE L\u2019ESTRIE SHERBROOKE Pormla du Québac.,116927 (819) 563-7131 iH97 90 ANS DE SERVICE AU CENTRE-VILLE ms aiifoun uv Décor N.W.détient probablement un record de ténacité parmi les commerces de 8herbrooke.et ce au 1B6, rue Wellington nord.La boutique a pignon sur rue depuis 1897.De débute très modestes de marchand de peinture et papier peint sous les noms successifs de Kerr & Fost, The National Wallpaper A Paints Ltd, Décor N.W.Ltée est un commerce à multiple discipline orienté vers la décoration Intérieure avec décorateur-ensembliers au service de notre clientèle._____ Magasin à plusieurs étages.Décor N.W.Ltée offre un choix de produits de qualité et dexctu-r nrm 11Q 4 HCC ÉTABLIE DEPUIS 1956 Bar (514)323-0511 |Ma«trtai| Bas |S19| S377547 (WitsrviUs) \u2022awatti 1 800 361 1292 Calendriers, articles publicitaires.cadeaux exclusifs, décalques, allumettes, stylos, porte-clés, etc 9960 Dm Récollets Msstrttl ssrd Osé HIM 4E5 Cf 332 Watsnriile Qsé JOB 3H0 WistyapB lEmueraitg Au service des Cantons de VEst depuis plus de 140 ans V'Y : fl Pour de plus amples renseignements: Le Bureau de liaison Bishop\u2019s University Lennoxville, Québec, J1M 1Z7 (819) 569-9551, aucuns frais 1-800-567-2792 du Sacré-Coeur, l'é- vieux édifices à côté cole St-Sacrement, de l'actuel pavillon 5 le Collège y em- et élevait les pavil-ménageait, abattait Ions 1 et 2 sur leur ensuite deux autres emplacement.ENVELOPPE MONTPE/ 649 ST'NSOM\tLAuntNV O I N C h4n an 1514)331-7110 Hubert Pariseau D'UN AMI I\t06 ^\tt MONTREAL Félicitations! Tout comme nous, qui célébrons cette année notre 75e anniversaire de service à la population, le quotidien La Tribune peut se réjouir d'avoir été pour tous un exemple de persévérance et de fidélité en sa mission de témoin de notre histoire à tous.Longue vie à La Tribune et que les années fructueuses se succèdent jusqu'au centenaire! CENTRE HOSPITALIER ST-VINCENT-DE-PAUL 116060 .115718 k A l\u2019occasion du 75e anniversaire de [ la tribune 1 Le Groupe CjAILURON veut rendre hommage aux artisans et artisanes de cet important pour leur apport exceptionnel au monde de l\u2019information Bravo et bon anniversaire! (VMLURON LAROCHELLE& FRERES (Sherbrooke) Division Multi-Marques Inc.\u2014-vA',1 m.^115 22 LA TRIBUNE, SHERBROOKE, SAMEDI 25 MAI 1985 L DÉVELOPPEMENT DES HÔPITAUX À SHERBROOKE LES SOEURS GRISES OMNIPRÉSENTES par Stéphane Lavallée Même John Griffith, son Honneur le maire de Sherbrooke, s'est déplacé pour accueillir, en compagnie d'une foule qu'on dit imposante, ces quatre valeureuses Soeurs Grises parties de St-Hyacinthe et venues prendre possession de l'Hospice du Sacré-Coeur, un bâtiment plus ou moins adéquat, situé en bordure de la route menant à Lennoxville, et destiné à recevoir les malades, les vieillards et les orphelins.C'est le 21 avril 1875 et les religieuses répondent ainsi à l'appel lancé par Mgr Antoine Racine, premier évêque de Sherbrooke \u201cTous avaient eu hâte, rappelle La Tribune dans son édition du 29 novembre 1930, de souhaiter la bienvenue à ces Filles de la Vénérable Mère D'Youville, qui venaient elles-mêmes pour se dévouer au soulagement des membres souffrants de Jésus-Christ et mettre au service de la charité leurs vies, leurs travaux, leurs dévouements.\" Et si leurs costumes ne sont dorénavant plus promenés dans les corridors des institutions hospitalières, les Soeurs Grises auront tout de même été omniprésentes pour assurer le développement des soins de santé à Sherbrooke.D'abord à l'Hospice du Sacré-Coeur, devenu ensuite l'Hôpital D'Youville, elles assumeront également la direction de l'Hôpital Civique de la municipalité, menant aussi les démarches qui aboutirent à l'établissement de l'hôpital général St-Vincent-de-Paul.Dans une société qui n'avait pas encore vécu sa révolution tranquille, bien avant que l'Etat ne se charge de l'administration des soins de santé, les Soeurs Grises repondaient tantôt à l'appel de l'évêque en place ou à celui du conseil municipal.Disposant d'outils rudimentaires, qu'on regarde aujourd'hui en passant au musée, mais déterminées à assurer le mieux-être de la collectivité, les religieuses avaient déjà contribué, au début des années 1900, au maintien et à l'etablissement de centres hospitaliers adaptés aux besoins du temps, ces pierres d'assises de l'actuel réseau de soins de santé.Décembre 1887: douze ans après être débarquées à Sherbrooke, les Soeurs Grises emménagent dans un nouvel édifice, rue Belvédère, l'embryon de ce qui devenait ensuite l'hôpital d'Youville.Cette relocalisation n'allait cependant pas ralentir le rythme d'intervention des Soeurs de la Charité qui, même abritées dans un endroit plus vaste qu'aupa-ravant, se lancent sur les chemins, visitant pauvres et malades à domicile, ne manquant pas l'occasion, d'un autre côté, de frapper à la porte des mieux nantis afin de réclamer quelconque don.Sans doute inspirés par le dévouement des religieuses, les membres du conseil municipal de Sherbrooke réclamaient leurs services à la fin de l'année 1888, leur confiant alors la direction de cette \u201cmaison des picotés\", ce qui constituait rien de moins que l'hôpital Civique de la ville, une résidence nullement adaptée pour le traitement des maladies conta- fierté à l'epoque.Le directeur du Service provincial de l'hygiène à ce moment, le Dr Alphonse Lessard, ne manquait pas alors de féliciter l'administration municipale pour l'installation d'une buanderie moderne qui permettait le blanchissage sur place de toute la lingerie, évitant ainsi de répandre la maladie à l'extérieur de l'immeuble.Et que dire du mur de vitre placé entre le choeur et l'assistance, dans la chapelle du complexe hospitalier.Puisqu'on ne prend, dit-on, jamais ».Unité sanitaire du comté de Sherbrooke.Les Soeurs Grises quitteront donc l'endroit mais, pas très loin, elles contribuent presque en même temps au développement de l'Hospice du Sacré-Coeur, un établissement qui n'aura pas toujours porté véri-talement son nom, recevant plus que les vieillards et enfants démunis.Jusqu'en 1909 tout au moins, au moment de l'ouverture de l'hôpital St-Vin-cent-de-Paul, on y accueille aussi les malades.Depuis 1922 déjà, l'Hospice du Sacré-Coeur n'est plus situé en bordure du chemin de Lennoxville et lorsque l'établissement passera à l'administration laïque, en 1969, on remplacera jusqu'à son nom afin d'honorer plutôt la mémoire de Marguerite d'Youville, fondatrice de la communauté des Soeurs Grises.L'hôpital d'Youville est encore là, coin Belvédère et Mc-Manamy.Hôpital St-Vincent Plus tôt, au tout début des années 1900, c'est apparemment la crainte du Mgr Paul Larocque, le successeur de Mgr Antoine Racine, de voir les catholiques aller réclamer des soins au Sherbrooke Protestant Hospital, ouvert depuis 1896, qui le pousse à insister auprès des Soeurs de la Charité afin qu'elles agrandissent l'Hospice au Sacré-Coeur ou fassent construire un établissement distinct.Cette dernière éventualité sera finalement retenue par la communauté, non pas sans plusieurs questionnem-ments et, avec autant d'interrogations, on s'est longuement demandé quel site allait parfaitement convenir pour l'hôpital St-Vincent-de-Paul.A la fin, le choix est posé sur la propriété Worthington-Branswell, en bordure de la rue Bridge (devenue ensuite la rue King est).C'est la proximité de la voie électrique et de l'église St-Jean-Baptiste qui convainc les Soeurs d'acquérir cet emplacement au coût de 14,700 $.On y contruira alors, à partir de 1906, la rotonde de l'actuel hôpital, en plus de deux premières ailes, pour une somme dépassant légèrement les 164,000 $.Au printemps 1909, le centre hospitalier St-Vincent-de-Paul accueille donc ses premiers patients et Sherbrooke compte alors sur deux hôpitaux généraux pour repondre, de part et d'autre, aux catholiques et aux protestants.Car à la fin des années 1800, un groupe d'anglophones sherbrookois fondaient le Sherbrooke Protestant Hospital dont le premier emplacement se trouvait dans l'est de la ville, juste en face des terrains de l'Exposition, rue Parc, là où se situe maintenant le Cégep de Sherbrooke.Parmi les fondateurs de l'institution, des noms aussi éloquents que R.W.He- neker, Andrew Paton et John McIntosh, tous trois ayant été, à un moment ou l'autre, maire de Sherbrooke.Malgré l'influence qu'ils ex-cercaient certainement, leurs démarches allaient s'avérer de longue haleine, une douzaine d'années séparant l'obtention de la charte de l'hôpital et l'ouverture effective de l'établis-semnt, en juillet 1896.Cinquante-cinq ans plus tard, en 1951, on inaugure le Sherbrooke Hospital de la rue Argyle, où il se trouve toujours présentement.Paradoxalement, en même temps qu'elles auront contribuer, au fil des ans, au développement des institutions hospitalières à Sherbrooke, les Soeurs Grises ont soulevé un certain mécontentement au sein du corps médical alors 3u'elles dirigeaient les destinés u St-Vincent-de-Paul, étant les seules membres de la corporation formée en 1914, cinq ans après l'ouverture de l'institution.Des médecins supportent bien mal cette exclusivité des pouvoirs et parmi eux se trouve le Dr J.-Emile Noël.Insatisfait, il fondera l'hôpital Noël, établissement qui ouvre ses portes en 1917, et qui devient par la suite l'Hôtel-Dieu de Sherbrooke, l'institution connaissant un essor marqué au début des années 40, sa capacité d'accueil atteignant les 250 lits, en plus d'un sanatorium de 350 places.Le deuxième Hospice du Sacré-Coeur (1887), dirigé par les Soeurs Grises et embryon de l'hôpital d'Youville.'SHERBROOKE TRUST gieuses.Il s'agissaait là, tout de même, de sa vocation.Cette incongruité n'est certainement pas étrangère à l'abandon de l'oeuvre par les Soeurs Grises, en 1891, celles-ci préférant confiées la direction de l'etablissement à des particuliers.Or, en 1917, l'administration municipale allait faire appel aux religieuses une autre fois.Et l'invitation était de nouveau honorée, les Soeurs de la Charité retou, nant dès lors au chevet des contagieux pour finalement établir résidence à cet endroit, cinq ans plus tard, en 1922.La scarlatine, la diphtérie, la variole, la grippe espagnole lors de la marquante épidémie de 1918; autant de maladies fortement menaçantes au début du siècle.Craignant la contagion comme la peste, les autorités n'allaient ménager aucun effort pour isoler les patients et, dans cette veine, le nouvel hôpital Civique, inauguré en 1929, rue Drummond (qui allait devenir la rue Galt), compte une couple d'innovations soulignées avec grande suffisamment de précautions, on avait même aménager qua-* tre entrées pour assurer l'isolement de l'édifice: les malades, médecins, fournisseurs et membres du chapelin n'entraient pas par la même porte.Autre époque, autres besoins: les progrès de la médecine allaient rapidement permettre, dès le début des années 50, de traiter les maladies contagieuses dans les hôpitaux existants, sans nécessité de placer les patients en quarantaine.En 1951, la Ville de Sherbrooke loue alors son hôpital Civique au gouvernement provincial qui en faisait la toute première De par le dynamisme de ses dirigeants et de ses employés, le quotidien LA TRIBUNE a su rendre à ses lecteurs, au cours de ses 75 ans d'histoire, une image fidèle de l\u2019activité régionale.C\u2019est avec mérite qu'en ce 75e anniversaire, LA TRIBUNE s'est vu décerner le titre de \"L\u2019ENTREPRISE DE L'ANNEE\".SHERBROOKE TRUST AU SERVICE DE L\u2019ESTRIE DEPUIS 1874 Sherbrooke Trust est une filiale de Trust Général du Canada.116701 PAGETTE est fière de s\u2019associer à La Tribune dans la célébration de son 75e anniversaire, et lui formule ses meilleurs voeux de succès pour l\u2019avenir.\u2022\tService d\u2019appels téléphoniques \u2022\tRadiocommunications \u2022\tTéléappel Pagette (avec sélecteur personnel) \u2022\tTélécommunications \u2022\tGuet d\u2019alarme Pour de plus amples renseignements: 260, rue Bail - Sherbrooke - 563-2244 Liliane Martel, directeur général Plus de trente ans dans le domaine 117297 Nous sommes fiers de présenter la collection Audi5000 de1985.Elles n\u2019attendent que vous.Chaque modèle offre un mélange unique de caractéristiques luxueuses et de performances routières.et répond à des exigences et à des modes de vie particuliers.Nous vous aiderons â choisir votre nouvelle Audi dès aujourd\u2019hui.4- V 5000 CD TURBO 5000 S 5000 S AVANT 5000 S TURBO DIESEL AUDI A l\u2019avant-garde du génie automobile.SHERBROOKE AUTOMOBILE 2959 ouest, rue King, Sherbrooke Tél.: 569-9111 Félicitations à l\u2019équipe de notre quotidien! 116901 LA TRIBUNE.SHERBROOKE SAMEDI 25 MA11985\t23 L'ESTRIE, RÉGION AVANT-GARDISTE par Stéphane Lavallée ¦ Des patients couchés sur des civières dans les salles d'attente des hôpitaux, pendant des jours et des semaines, voire des mois, ce ne sont pas des situations qu'on aura vécues fréquemment en Estrie.En fait, dans la région, on a rapidement été doté d'infrastructures hospitalières relativement bien adaptées aux besoins de la population locale.''L'Estrie, dira Albert Painchaud, directeur général du Conseil régional de la Santé et des Services sociaux, a toujours été le site, du moins entre 1960 et 1985, d'expériences et de projets novateurs.\" Pourquoi?\"Parce qu'il y a une sorte de dynamisme ici\", répond celui qui dirige le CRSSSE depuis février, bien peu de temps après la fondation de l'organisme.\"On trouve ici, explique-t-il, un besoin d'aller toujours plus loin, et on tient à l'organisation des services, comme le démontre les nombreux centres hospitaliers dans la région.\" Les communautés religieuses, notamment les Soeurs de la Charité (Soeurs Crises), venues de St-Hyacinthe, ont procédé ici à la première organisation des soins de santé et des services sociaux, bien avant qu'on ait un ministère des Affaires sociales.Or, au début des années 60, les religieuses commencent à quitter progressivement les institutions qu'elles ont souvent fondées ou, tout au moins, dont elles ont assuré la direction pendant nombre d'années.La décennie 1960-70 constitue une période de brassage d'idées, de réflexions, de remises en question dans le domaine des soins de santé et des services sociaux, tout comme le milieu de l'éducation vivra des moments semblables, à peu près à la même époque.C'est le moment de cette vaste Commission d'enquête qui accouchera du rapport Castonguay-Nepveu, le document à l'origine de la loi sur l'assurance-maladie, adoptée en 1970, et de la loi sur les services de santé et les services sociaux votée l'année suivante.De là aussi la création d'un seul ministère québécois pour régir les activités dans ce domaine, effaçant ainsi le ministère de la Santé et celui de la Famille et du bien-être.On a parfois laissé entendre qu'il s'agissait d'une pure coïncidence si le rapport Castonguay-Nepveu recommandait certaines modifications déjà appliquées dans la PREMIÈRE FEMME MÉDECIN EN 1947 Jeanne-Marcelle Dussault n'allait pas devenir une secrétaire de député ou de ministre, comme le souhaitaient apparemment son père et sa mère.Non, elle allait plutôt opter pour la médecine, devenant par ailleurs, en 1947, âgée de 27 ans, la première femme des Cantons de l'Est a décrocher un doctorat dans cette discipline.Membre d'une famille de auatorze enfants, qui formait tout un orchestre car la musique y était omniprésente, Jeanne-Marcelle Dussault avait d'abord songé à devenir garde-malade, tout comme ses huit soeurs.Mais, d'études en études, complétant notamment son cours classique, y joignant des cours de perfectionnement en anglais, n'hésitant pas, même, à poursuivre un stage en Angleterre, le Dr Dussault est sortie de l'Université de Montréal, diplôme en poche.Fille de Joseph et Marie-Ange Dussault, Jeanne-Marcelle a f;randi dans la ville de 'amiante même si elle ne devait jamais retourner s'y établir pour pratiquer sa profession.Femme intelligente et déterminée, elle choisit d'ajouter constamment des cordes à son arc, étudiant entre autres la psychiatrie infantile à l'Université Catholique d'Amérique, à Washington, la capitale américaine.Auparavant, son ambition l'avait menée à l'Université Harvard de Boston.Pédiatrie, psychiatrie, gériatrie, Jeanne-Marcelle Dussault allait explorer toutes ces avenues de la pratique médicale professionnelle, passant d'une institution à l'autre pour terminer sa carrière à Montréal où elle offrait ses services d'aide aux couples en instance de divorce.Son cheminement l'a aussi conduite à Sherbrooke, alors qu'elle approchait la quarantaine, pour intervenir auprès des personnes âgées pendant trois ou quatre ans, à l'hôpital d'Youville.Décédée en avril 1982, alors au'elle était âgée de 62 ans, Jeanne-Marcelle Dussault laisse à ses proches le souvenir marquant d'une femme déterminée que les préjugés, dans les années 40, n'ont nullement ralen-tie.En obtenant son doctorat, elle infiltrait un monde médical très majoritairement masculin, mais il ne semble pas que sa carrière en ait été perturbée, d'autant plus qu'elle devait rapidement s'intéresser à la pédiatrie, un champ d'activités où son action devenait évidemment plus au'appré-ciée, portant secours, au milieu de ce siècle, à de jeunes enfants encore fréquemment emportés par la maladie.Jeanne-Marcelle Dussault region estrienne.\"Je pense, soutient de son côté Albert Painchaud, qu'il y a eu beaucoup d'inspiration à partir de l'expérience estrienne.\" En fait, il faut savoir que déjà, dans la région, on avait organisé, au aébut des années 60, le Comité de planification des services de santé des Cantons de l'Est, une initiative locale qui a finalement servi d'ex-périence-pilote en vue de la réorganisation du mode de fonctionnement des hôpitaux québécois.Ce premier pas allait d'ailleurs mener, dès 1965, à la formation des centres locaux de santé, un type d'établissements offrant des services généraux et dont l'esquisse avait d'abord été imaginée en Estrie.Et c'est précisément à Sherbrooke qu'allait naître le premier Centre local de services communautaires du Québec, le CLSC SOC.La décennie 1970 allait donc être marquée dans cette veine, voyant une spécialisation accrue des services en même temps qu'une rationalisation de ceux-ci.Les hôpitaux où on voulait jadis offrir tous les services sont de plus en plus oubliés.Après le temps des \"vaches grasses\" des années précédentes, c'est maintenant période d'austérité et, une fois de plus, l'Es-trie marauera le pas.Le ministre des Affaires sociales Denis Lazure lancera dans la région, en 1976, de même qu'au Saguenay Lac St-)ean, une expérience-pilote visant un accroissement marqué des pouvoirs pour le CRSSSE.\"Le but, signale le direc- teur général du Conseil régional, c'était que les décisions régionales ne proviennent plus en ligne directe de Québec.Cela se situait dans la continuité historque.Le ministre Lazure avait constater une disponibilité en Estrie pour ses expériences novatrices.\" Expérience concluante, s'il faut se fier aux décisions gouvernementales de 1980 alors que l'ensemble des structures régionales au Québec se voient doter de pouvoirs décisionnels notables.Et maintenant, le nouveau défi à la mode dans le secteur des soins de santé et des services sociaux: \"Faire mieux avec moins\".L'avenir forgera le reste de l'histoire.Albert Painchaud 1910 Sa Sainteté Pie X Saint Pie X, né Joseph Sarto 264ème successeur de Pierre Son Excellence Monseigneur Donato Sbaretti Archevêque titulaire d\u2019Ephèse Délégué apostolique au Canada Son Excellence Monseigneur Paul Larocque 2ôme évêque de Sherbrooke î 36 ans après sa fondation (1874) le diocèse se présente ainsi:\t\t Paroisses:\t73\tPrêtres:\t115 Population catholique: 85 000\tSéminaristes:\t24 Baptêmes:\t3 757\tReligieux:\t65 Mariages:\t606\tReligieuses:\t470 -î I M » ,# 7/ V.\u201c Ir h ' W f iii J9ôô Sa Sainteté Jean-Paul II né Karol Wojtyla 271ième successeur de Pierre Son Excellence Monseigneur Angelo Palmas Pro-nonce apostolique au Canada Son Excellence Monseigneur Jean-Marie Fortier 6éme évêque et 3ôme archevêque de Sherbrooke 75 ans après.\t\t Paroisses:\t130\tPrêtres:\t295 Population catholique: 269 000\tSéminaristes:\t12 Baptêmes:\t3 461\tReligieux:\t179 Mariages:\t1 157\tReligieuses:\t1400 ItlVlfl!) çArchfbêcljc br Sherbrooke Le 16 avril 1985 Le chroniqueur de l'évôché de Sherbrooke note en date du 21 février 1910: \u201cCet après-midi est paru un nouveau \u201cJournal canadien-français, portant \u201cle nom de \u201cLa Tribune\".Il sera \u201cquotidien.Attendons quelque temps \"pour en faire l'appréciation\".Voilà exprimé, dans un style laconique, l'acte de naissance de La Tribune.Il ne semble pas que l'appréciation promise pour \"la fin du volume\" ne soit jamais venue.\"Il n'est Jamais trop tard pour bien faire\" affirme le vieux dicton, aussi je suis heureux de rendre hommage à La Tribune qui célébré allègrement cette année son 75e anniversaire.Je tiens à présenter à la direction du journal, à son personnel et, en particulier, à ses journalistes l'assurance de ma parfaite estime.Je lui suis reconnaissant pour la collaboration qu'il m'a toujours offerte d'une façon empressée.Longue vie à La Tribune! Jean-Marie Fortier Archevêque de Sherbrooke »\\k{ vu 110070 *»*» 24 LA TRIBUNE.SHERBROOKE.SAMEDI 25 MAI 1985 Depuis le tout début, la recherche joue un rôle prépondérant au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, qui fêtera ses 25 ans de fondation l'an prochain.iPhoto La Tribune, archives) LE CHUS DEVAIT ÊTRE UN HÔPITAL PSYCHIATRIQUE À L'ORIGINE ESSOR CONSIDÉRABLE DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE ¦ par Stéphane Lavallée A l'origine, cela devait être un vaste hôpital psychiatrique de 10 étages au coût estimé de 15 millions $.La nouvelle avait d'abord été divulguée à la fin de 1954 mais ce n'est qu'en 1960 que la construction débutait enfin.Le pavillon St-Georges, devant accueillir quelque 1,200 patients, ne se concrétisera cependant jamais comme on l'avait initialement prévu, le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) y étant finalement érigé, en bordure du chemin conduisant à Stoke.On s'était lancé dans la construction d'un complexe hospitalier imposant, destiné à recevoir les malades psychiatriques, avant de se décider ensuite à ne plus \u201cstationner\" cette portion de la clientèle dans d'immenses bâtisses, en retrait de la société.Ainsi, c'est un immeuble en chantier qui devenait vacant au début clés années 60 et le ministre québécois de la Santé de l'époque n'allait surtout pas rater l'occasion de s'en départir, alors que l'Université de Sherbrooke est décidée, elle, à se doter d'un hôpital universitaire.Au moment de créer la Faculté de médecine, en février 1961, sept ans après la naissance de l'Université de Sherbrooke, on décidait qu'elle serait constituer d'un simple pavillon d'enseignement mais bien vite, a peine deux mois plus tard, on optait pour l'aménagement d'un hôpital, le \"Centre médical universitaire\".Pas question cependant de construire un tel bâtiment loin de la Cité universitaire, ce campus inauguré en octobre 1961.L'offre de Québec, quant à elle, arrivait en novembre de la même année et le gouvernement essuyait alors un premier refus des dirigeants de l'Université.Mais, au gouvernement, on comptait des politiciens déterminés et insistants.Tellement insistants qu'en février 1962, après avoir assumé elle-même les coûts d'études d'une firme américaine, l'Université décide d'installer son centre médical dans ce fameux Pavillon St-Georges, à une bonne dizaine de kilomètres de son principal lieu d'activités.Trois autres années s'écoulent tout de même avant qu'on soit fixé sur les modalités de conversion du pavillon St-Georges.Même que le doyen en place en 1961 donne sa démission en mars de cette année-là, recommandant alors qu'on oublie cette idée d'un centre médical dans l'est.Ce fut plutôt sa recommandation qu'on oublia et, à l'été 1965, on lançait finalement les travaux d'aménagement du Centre hospitalier universitaire dont la première partie est habitable dès la fin avril 1966.En septembre suivant, un premier groupe de 32 étudiants est admis mais ce n'est qu'au tout début de 1967 que la Faculté est officiellement inauguré.Des retards dans les travaux de construction ne permettent pas l'ouverture de l'hôpital universitaire pour la session d'automne 1968, comme initialement prévue, afin que les étudiants de 3e année puissent profiter de l'apprentissage clinique.Finalement, le CHUS ouvrira ses portes le 14 janvier 1969, même si l'inauguration officielle de la Clinique de l'Université de Sherbrooke s'était déroulée quelques mois auparavant, en juin 1968, en présence du premier ministre québécois Daniel Johnson.Depuis la fin des années 60, la Faculté de médecine aura connu un essor considérable, accueillant quelque 225 étudiants l'an dernier, en 1984, comparativement aux 26 étudiants reçus en 1969.Officiellement, ce n'est toutefois qu'en 1974 que la Clinique de l'Université adopte le nom de Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke.L'an prochain, la Faculté célébrera son premier quart de siècle d'existence mais elle demeure toujours, quand même, une des plus jeunes des facultés de médecine canadiennes et la plus petite des quatre existantes au Québec.Or, on aime bien signaler, à l'Université, qu'elle se situe avantageusement bien dans le réseau national des centres de formation en sciences de la santé.D'ailleurs, la recherche y joue un rôle prépondérant depuis le tout début, avant même qu'on accueille les premiers etudiants en 1966.Aujourd'hui, le budget annuel consacré à cet aspect du développement dépassé les huit millions de dollars.910, King O.I Galeries Orford I 190, Lindsay Sherbrooke | Magog | Drummondville LONGUE VIE A NOTRE QUOTIDIEN .\u2014 1\t-\t.1\t¦\u2014.1 16457 EN\t.JOUEZ GAGNANT! D* STEREO Salles d'écoute à 1 * 75e ANNIVERSAIRE fia tribune] Et nous donnons rendez-vous à tous les lecteurs gastronomes pour déguster notre MENU SPÉCIAL 75e ANNIVERSAIRE TRATTORIA RESTAURANT % BAR\t* Longue vie au quotidien témoin et agent de développement de notre région, à l\u2019occasion de son ( i rsmt MAI IF NSt n KNAM-At.SF PIZZERIA 49, Wellington Nord \u2014 Sherbrooke \u2014 567-8441 Hommages à fia tribune] pour son 75e ANNIVERSAIRE H.FAUCHER TRANSPORT INC.v\\mw Depuis 1959, le journal La Tribune est livré dans les ___ Cantons de l\u2019Est par .-thji\u2019 'Ë > te- C*SbE) 16 camions au service de la clientèle 300.12e Avenue sud.Sherbrooke\t(819) 562-1191 H6931 Nos hommages à la tribune ] à l\u2019occasion de son 75e ANNIVERSAIRE Société dentraide économique de Sherbrooke Notre façon de nous Services de prêts, d\u2019épargnes et de placements Case Postale 1270, 2727 ouest, rue King, Sherbrooke.Qué J1L 1C2\t#(819)566-6212 116932 9939 LA TRIBUNE, SHERBROOKE.SAMEDI 25 MAI 1985\t25 i Hint*» -S W%P' km.- HÔPITAL ST-VINCENT-DE-PAUL LE DR J.F.RIOUX TOURNE LE (Photo L* Iribune.jnhives) Début novembre 1906, le Dr J.F.Rioux ré- \"Je considère que payer $14,700 pour le clame à grands cris qu'on reconsidère le coin de terre qui a été acheté à Sherbroo-site du futur hôpital St-Vincent-de-Paul.ke-Est, c'est gaspiller l'argent du pauvre!'' CHOIX DU SITE EN DÉRISION par Stéphane Lavallée Elles avaient pourtant bien pesé le pour et le contre, les Soeurs Je la Charité (Soeurs Grises), avant de statuer sur l'emplacement de l'hôpital St-Vincent-de-Paul de Sherbrooke, songeant d'abord à l'acquisition du terrain.du colonel King, voisin de l'Hospice du Sacré-Coeur (ma ntenant l'hôpital d'Youville), rue Belvédère.Optant finalement pour le plateau de la rue King est, notamment en raison de la proximité du tramway, elles ne manquent pas de soulever l'ire de certains, dont le Dr J.F.Rioux qui, en signant sous le pseudonyme \"D'Arrioules\", publie un \"Factum Justiciable\" virulent dans lequel il tourne le choix des Soeurs Grises en dérision.Début novembre 1906, le Dr Rioux réclame à grands cris qu'on reconsidère le site du futur centre hospitalier pour les malades.\"Il est reconnu depuis longtemps, écrit-il, qu'il nous faut un bon hôpital à Sherbrooke, mais encore faut-il qu'il soit construit dans l'endroit le plus favorable pour le public et la Communauté qui le paiera de son travail, (c'est sous-entendu!) mais surtout avec l'argent du dit public.\" Plus loin, le médecin renchérit: \"Or, dans mon humble opinion, je considère que payer $14,700 pour le coin de terre qui a été acheté à Sherbrooke-Est c'est gaspiller l'argent du pauvre! (.) Quoi!, onze (11) acres de terrain irrégulier , coupé d'une ravine d'un côté (.)\" \"N'est-ce pas honteux d'employer l'argent de cette façon?continue le Dr J.F.Rioux dans son document d'une quinzaine de pages, et quel argent?le vôtre, le mien, par conséquent celui du pauvre, de l'orphelin, des infirmes et de tous les nécessiteux! Oui c'est un crime de lèse-pauvreté!!.d'après moi.\" \"On me répondra peut-être, anticipe le contestataire: mais laissez donc faire les Soeurs, elles savent ce qui leur convient! Concedo! Mais çà coûteraa encore et de beaucoup plus cher à tout le monde puisque les dépenses seront doublées.\" \"D'ailleurs il me tait peine (ne doutez pas de ma sincérité! s.v.p.!) il me fait peine, dis-je, de voir de bonnes Soeurs que j'estime, oh! combien! se suicider volontairement! Le suicide, même moral, est défendu par la loi de Dieu et des hommes!\" Or, ce persistant cri de détresse lancé par un ancien secrétaire du bureau médical de l'Hospice du Sacré-Coeur, aussi ditrigé par les Soeurs Grises, allait appa-ramment se perdre dans son écho, l'hôpital St-Vin-cent-de-Paul, dont les travaux de construction débutèrent en septembre 1906, recevant sa bénédiction officielle de Mgr Paul Larocque le 16 juin 1909, sur le fameux plateau de la rue King est! Le Dr J.F.Rioux S s# Félicitations à notre quotidien La Tribune pour ses 75 ans d\u2019excellence! \u2022\tService de cafétéria \u2022\tService de vente par distributrices automatiques \u2022\tService de café pour bureau \u2022\tGestion de services alimentaires \u2022\tService de buffets \u2022\tManufacturier de produits alimentaires Bertrand Dearé inc 1564, Denault, Sherbrooke.566-5267 Les établissements d'enseignement de l'Estrie adressent leurs meilleurs voeux de succès et de prospérité au quotidien La Tribune à l\u2019occasion de son 75e anniversaire de fondation.Par la diffusion de l'information d'intérêt régional, La Tribune contribue, jour après jour, à la formation de l'opinion publique et au développement culturel, social et économique de notre région.En ce sens, La Tribune participe à la mission éducative que poursuivent en Estrie les établissements d'enseignement de la région.LA COMMISSION SCOLAIRE CATHOLIQUE DE SHERBROOKE LA COMMISSION SCOLAIRE RÉGIONALE DE L'ESTRIE o5 collège de sherbrooke UNIVERSITÉ ™ DE SHERBROOKE t 116933 v (X.V tt LA TRIBUNE, SHERBROOKE, SAMEDI 25 MA11985 [ I UN ACCUEIL MASSIF EN ESTRIE POUR LES RÉFUGIÉS DE LA MER % il (Photo I Sharp) Katchana et Rothmony Pen, deux jeunes Cambodgiens, ont élu domicile à Coaticook en décembre 1979 grâce à l'accueil des gens du milieu.Ils détiennent maintenant la citoyenneté canadienne.par Stéphane Lavallée ¦ Le drame se joue loin d'ici, au Sud-Est asiatique, où le mercure ne se gene pas pour défoncer les cent degrés Fahrenheit en plein mois d'avril.Après une interminable guerre, qui n'est du reste pas encore éteinte en 1985, les Américains se re tirent en toute hâte du Vietnam, quittant leur ambassade à Saï gon, en 1975, et laissant derrière eux des centaines de milliers d'habitants qui ne parviendront pas â déserter avant l'arrivée massive des forces communistes.Ce sont ceux-là qui, presses de fuir, se lanceront sur des embarcations de fortune, en pleine mer, risquant la tempête et l'attaque des pirates.Ce sont les Réfugies de la Mer.L'expression pleine de sens allait avoii un echo jusqu'ici ou, en 1979, Caritas-Sherbrooke fondait Action-Fraternité-Vietnam, avec Bruno Dandenault en tête.\u201cLe plus gros de l'exode\", rappelle-t-il d'ailleurs, \u201cs'est procfuit en 1978-79.Et la, les médias se sont lances sur le phénomène, cela a été un gros atout.\" Le mouvement prenait de l'ampleur, il réveillait la sympathie de la population canadienne, l'Estrie n'échappant pas à l'emballement de cette folie de survie demontree par ces ci-tovens d'une autre culture qui s\u2019entassent dans des chaloupes pour jouer leur toute dernière carte.\"C'est pas croyable\", signifie Bruno Dandenault, \"de prendre la mer par centaines de milliers avec tous les risques que cela comporte.Il faut vraiment que tu aies vécu l'insoutenable.\" De façon manifeste, le mouvement lui bondit droit au coeur.En juillet 1979, le Canada acceptait d'accueillir 50,000 réfugiés et, tout de suite, des gens d'ici organisaient une premiere reunion d'information à la petite salle du Séminaire de Sherbrooke.Des lors, au moment où 150 personnes se présentaient dans ce local de 125 places, on savait que l'accueil serait chaleureux.Allait-il être massif?Mystère et boule de gomme.Objectif d'Action-Fraternité-Vietnam pour toute la région: le parrainage de 10 à 15 familles asiatiques.Un an et demi plus tard, l'Estrie en avait reçu 150, mis à part quelques individus arrivés en solitaire.\"On a reçu plus de monde ici qu'a Victoria, en Colombie-Britannique\", compare aujourd'hui Bruno Dandenault.\"Cela a été un phénomène extraordinaire\", se souvient-il.\"Le mouvement s'est lancé spontanément dans les paroisses, souvent soutenu par des gens plus ou moins fortunes qui acceptaient quand même d'assurer le gîte d'une famille pendant un an.\" La crise économique pointait alors le nez mais ses effets n'étaient pas encore apparents.Le chômage demeurait relativement bas, ce qui n'a pas provoqué de contre-réactions négatives lors- que le mouvement d'immigration est devenu plus imposant.S'il faut en croire Bruno Dandenault, ils étaient rares ceux qui s'inquiétaient de se faire voler leurs jobs.\"La formule a été très heureuse\", estime le sociologue.\"Ce sont les familles qui recevaient, la contestation et la discrimination étaient ainsi tuées dans l'oeuf.Le milieu a été très bien et il y a eu de gros efforts dans les écoles pour contrer toute discrimination.En plus, pour nous, ici, les gens d'Extrême-Orient ont toujours été ceux qui ont subi.\" De là, ajoute-il, l'accueil sympathique.Poussant sa réflexion plus à fond, le chef de file d'Action-Fra-ternitè-Vietnam signale qu'un même phénomène ne pourrait se répéter à l'égard de tous les peuples.Question de race, dit-il, les Vietnamiens ou les Cambodgiens soulèvent l'estime.Aujourd'hui, bon nombre de ces neo-Quebécois ont quitté la région, préférant s'établir à Toronto, Ottawa et ailleurs, là où leurs communautés d'origine sont plus imposantes et mieux implantées.Ils ne sont évidemment pas tous partis, quelques Vietnamiens opérant des commerces ici et là dans la region, alors que les Cambodgiens, eux, arrives en Amérique plus démunis encore, sont plutôt restés où ils ont débarqué.La vague de réfugiés de la mer s'est amortie au cours des ans, mais les déracinés demeurent toujours nombreux, se retrouvant chaque annee par millions à chercher un nouveau foyer, loin de la terre natale.Rapidement décides à élargir leur vocation, les membres d'Ar tion-Fraternité-Vietnam n'ont pas tardé à modifier le nom de leur organisme qui, six mois après sa fondation, devenait Action-Fraternité-Inter-nationale.Mais l'enthousiasme de la fin des années 1970 s'est graduellement effacé et ce ne sont plus qu'une dizaine de familles, venant tantôt du Salavador, du Nicaragua, du Guatemala ou d'ailleurs, que la region recevait depuis les deux ou trois dernières années.\"Une cause\", lance Bruno Dandenault, \"ça ne dure pas.Les gens changent de cause, d'autant plus que la crise economique est arrivée.Maintenant, l'attention s'est tournée vers l'Afrique.\" Félicitations, La Tribune.CKTS'90.*-7WI L'ÉLECTRICITÉ, REMÈDE A TOUS LES MAUX, MEME LE CANCER! ¦ par Stéphane Lavallée \"Il est pratiquement reconnu aujourd'hui que l'électricité est le seul remede au cancer.\" Tout à fait loufoque, direz-vous.Pourtant, c'est le plus sérieusement du monde qu'à Sherbrooke, au début du siècle, on propageait cette supposée découverte qui devait sans aucun doute bouleverser la pratique médicale.Et ce ne sont apparemment pas des charlatans qui répandaient l'information; la ville-reine des Cantons de l'Est a même eu son Institut électrique, sous la direction des docteurs Bachand et Bégin, des médecins dont on ne sait par ailleurs à peu près rien.Après le radium, cet élément radioactif auquel on attribuait jadis une vertu curative certaine, voilà que l'électricité se présente comme le remède idéal au cancer, autant qu'il devait l'être pour soigner une foule d'autres maladies.Asthme, bronchite, défaillances cardiaques, constipation, convulsions, eczéma, hémorroïdes, rhumatisme, tuberculose, tumeurs fibreuses: le courant électrique effacera ces pénibles maux! Dans un document distribué vers 1913, L'Institut électrique de Sherbrooke vante tous les mérites qu'on accordait alors au simple phénomène électrique, témoignage et photos à l'appui.Par exemple, cette correspondance d'un individu de Stanhope, un certain L.Beans, se disant guéri du cancer de la gorge grâce aux traitements de l'institut sherbrookois.Situé au coeur de la ville, près du parc Racine, la maison s'enorgueillissait de ses traitements aux rayons X, ses bains de lumière électrique, ses introductions électriques de médicaments dans l'organisme.Au début du siècle, on n'hésitait guère à attribuer une foule de fonctions curatives au simple courant électrique.Dans cette veine, l'Institut \"D'après le Dr Apostoli, de J~\u2019 Paris\", peut:on lire, \"on cons- (Photo Archives du Séminaire de Sherbrooke) électrique de Sherbrooke se servait abondamment de l'électricité, offrant même des bains de lumière électrique.tate généralement dans l'état des patients traités à l'aide de ces courants, les changements que voici: 1.\taugmentation des forces et de l'énergie vitale; 2.\tretour du sommeil; 3.\tamélioration de l'appétit, de la digestion, etc; 4.\tbonne humeur et résistance au travail.En quelques mots, une amélioration générale constamment en progrès\".Quand même, de l'Institut électrique de Sherbrooke, on n'entendra guère parler abondamment par la suite.ICHELIEU Paix et fraternité est fier des chaleureuses relations que ses présidents, depuis M.Louis F.Codère en 1948, ont entretenues avec le porte-parole de notre région, le quotidien La Tribune.Au fil des ans, les représentants du Club Richelieu ont su reconnaître à La Tribune son rôle de premier plan à titre de témoin et d\u2019agent de développement et de progrès de notre collectivité.Alors qu\u2019à sa façon notre organisme oriente ses efforts vers la paix et la fraternité, La Tribune consacre sa puissance de rayonnement à la diffusion d\u2019une information la plus exacte, complète et honnête possible au profit de tous ses lecteurs.Longue vie à La Tribune! 11670a Nous sommes heureux d'offrir nos félicitations à PONTIAC BUICK CAMIONS I CMC Pontiac - Buick Liée Votre maison de confiance à Sherbrooke 569-9351 DJIeI Luxe PONTIAC - BUICK Ltée 1567, King ouest, Sherbrooke, 569-9351 116902 .Hommage à La Tribune! Félicitations pour une mission bien accomplie! JL DAYCO (CANAOA) LIMITED Frank King, vica-présidant DIVISION da MATERIEL D\u2019IMPRIMERIE 46, Noralco Driva, Waaton, Ontario MACHINE DE CERCLAGE SIGNODE utilisée é La Tribune de Sherbrooke est le résultat d'une expérience de plus de 30 ans dans le domaine du cerclage automatique.Idéalement conçue pour toute ligne de production è cause de leur vitesse, leur souplesse et leur uniformité dans l\u2019application et le tenslonnement du feuil-lard, Indépendamment des genres ou dimensions du produit.La quotidian La Tribune.75 ans d'expérienco acquise au service de la population da l'Estrie.Félicitations i sa direction et é son porsonnall SIGNODE CANADA INC.ITS.Hid,«top Hold.Scarborough.Ontarld.HIP 2K3 Jean-Claude Hainault directeur des ventes pour l\u2019Est du Québec \u2022 J IL. nee* irV* * ' ?\u2022 y # \u2022 y ?4*'# «4Vé I a> .^ ?y# \u2022 y # \u2022 y # H'p **'?*$'?, » ?\u2022 y» «y» «y» *# *y# * .\\r w w y^;W i ¦v « j>! 4> >v» «y» «rincif raies rillcs an (Jui'lrei et au Canada Hommage à La Tribune pour son 75e anniversaire! Ernest Breton photographe contractant à La Tribune et AUBAINES Nous achetons MEUBLES USAGÉS I 154, King est, Sherbrooke 563-0022 Rés.569-1281 117673 Félicitation à La Tribune en ce 75e anniversaire! Nous sommes fiers de compter parmi ses fournisseurs.La Cie Produits Booth Ltée TORONTO - MONTREAL - LONDON WINNIPEG - CALGARY - VANCOUVER 48863 Service de fournitures et de Systèmes pour les arts graphiques AU mode Récemment inscrit dans l\u2019histoire économique des Cantons de l\u2019est, le CARRÇrOUR nfT AU W8£ B \u20ac CARREFOUR DE L'ESTRIE ~ \u2022 UL-IU DC L CSTRIC avec ses 1,000,000 pi.ca.de superficie, ses 126 et bientôt 180 magasins et ses 2000 employés, y tient une place enviable et l\u2019association de ses marchands est fière de s\u2019associer aux amis de la tribune à l\u2019occasion de son ?1 FEVRIER NIVERSAIREf 1911\t1195 CARREFOUR im.UUU nt i cnîhm d\u2019excellence au service de l\u2019actualité.CARREFOUR DE L'ESTRIE I LA TRIBUNE.SHERBROOKE.SAMEDI 25 MAI 1985 \u2014 29 POUR FONDER LA PLYMOUTH TRINITY UNITED CHURCH FUSION DE 3 CONFESSIONS RELIGIEUSES EN 1925 par Michel Rondeau Hfl L'un aes événements intéressants qui ™ ont marqué l'histoire des confessions religieuses autres que catholique à Sherbrooke a été la création, en 1925, de la Plymouth Trinity United Church.(Photo La Tribuna par Claude Poulin) Le temple Plymouth Trinity United Church, rue Dufferin, pourrait être le plus vieux de Sherbrooke.Il a été érigé en 1855 pour réunir les congrégationalistes, mais il est devenu le temple commun des méthodistes, des congrégationalistes et d'une partie des presbytériens réunis en Eglise Unie en 1925.Il existe très peu de documents réunissant toutes les informations utiles relatives aux diverses confessions religieuses dans l'histoire estrienne, mais la formation de Plymouth Trinity United Church permet de saisir quelques bribes d'informations touchant quelques-unes d'entre elles.L'événement de 1925 entraînait la réunion des méthodistes, des congrégationalistes et d'une partie des presbytériens.De fait, l'église Plymouth se nommait auparavant Plymouth Congregational Church et regroupait les fidèles d'appartenance congrégationalistes, les premiers dont l'histoire, encore mal connue, semble faire mention à Sherbrooke, à l'exception des catholiques.On dit que Plymouth Congré-gational Church existe depuis 1835; l'érection du temple de la rue Dufferin date cependant de 1855.On croit qu'il s'agit de la plus vieille église protestante de Sherbrooke.L'église adventiste, dont on entend parler à Stanstead dès 1856, trouve à son tour un temple à Sherbrooke en 1886, deux ans avant les presbytériens, qu'on verra célébrer le culte à l-'église St.Andrew's, rue Frontenac, à compter de 1888.Au début du siècle, à peu près à l'époque qui correspond à l'épiscopat de Mgr Paul LaRoc-que du côté catholique, mais avant la fusion qui donna lieu à la fondation de Plymouth Trinity United Church, on sait que Sherbrooke et Lennoxville comptaient plusieurs confessions: anglicane, congrégatio-naliste, presbytérienne, méthodiste et adventiste au moins.Lennoxville avait même sa Uni- Graphique Estrie Inc.L\u2019IMPRIMEUR D\u2019AVANT GARDE.La direction et le personnel de Graphique Estrie inc.s\u2019associent à la population de sherbrooke et la région pour offrir ses plus sincères félicitations à La Tribune à l\u2019occasion de son 75e anniversaire.m (Photo La Tribuna par Claude Poulin) L'église Sf.Andrew's, rue Frontenac, appartenait aux fidèles presbytériens de Sner-brooke.Elle a été érigée en 1888.Sa contribution à l\u2019essor économique de la région a fait de ce quotidien un journal dont on ne peut se passer.Souhaitons que ce véhicule d\u2019informations continue à renseigner de façon objective pendant encore de nombreuses années.819/562-3861 406, RUEMINTO SHERBROOKE, QUE.J1H 5M4 CANADA 117301 IMPRESSIONS DE QUALITE POUR TOUTES VOS BROCHURES CATALOGUES DEPLIANTS PUBLICITAIRES RAPPORTS ANNUELS BOITES PLIANTES Nous sommes très heureux de participer au 75e de La Tribune è \u2019s ^CKSHTV, 340, boulevard Industriel \u2014 Sherbrooke (819) 565-9999 ¦ ted Church, l'autre église lennoxvilloise étant celle de St.George's, un temple anglican.A Sherbrooke, l'église anglicane était celle de St.Peter's, rue Montréal.C'est généralement hors de Sherbrooke qu'on a vu apparaître les premiers protestants.On trouvait des adventistes à Stanstead dès 1856, des anglicans à Hatley et à Shipton dès 1818, les baptistes à Barford et à Eaton en 1842, des fidèles d'appartenance Free-Will baptiste à Stanstead en 1834, des congrégationalistes à Snip-ton dès 1835 peu avant ceux de Sherbrooke, semble-t-il, des méthodistes à Stanstead encore en 1831, des presbytériens à Eaton en 1815 et des universalistes à Ascot en 1844.Félicitations à La Tribune pour son 75e anniversaire \u2014 Marc Carette directeur, succursale de Sherbrooke 1VW w L'Union théâtrale au cours d'une répétition à l'auditorium du Séminaire St-Charles.On peut reconnaître notamment Joce- Ïne Brousseau, Lionel Racine, André Breton et Jean Besré de os, Luce Trigane, Jocelyne Brousseau, Jean-René Robitaille et Réjean Chaloux.LE THÉÂTRE PAGES 36-37 LA LITTÉRATURE PAGE 38 (Photo des Archives nationales du Québec (Estrien Deux des pionniers de la musique, non seulement en Estrie mais aussi au Québec, Gilles Lefebvre et Sylvio Lacharité, photographiés en 1958 au Centre d'arts d'Orford.LA MUSIQUE PAGES 39-40-41 LESÂRTS VISUELS PAGES 42-43-44 v \\ ii \\ V Y ?UH 1ST N EST RIE 19 h 30 ix-Arta et images ïwrr* JÉK # iHül UiJ * *r* ¦TiTTlM 34 LA TRIBUNF, SHERBROOKE, SAMEDI 25 MA11985 LA DANSE: POUR LUTTER .CONTRE LA TIMIDITÉ par Pierrette Roy \"La gymnastique militaire ne convient \u2014I pas aux jeunes filles; la danse classique donne des résultats plus harmonieux.La grâce s'apprend comme toute autre chose.Nous soutenons que l'enseignement du maintien, la correction des attitudes, la lutte contre la timidité se fera en grande partie par l'étude de la danse.\" Cette citation d'une chronique d'art au sujet d'une institution d'enseignement pour les jeunes filles dirigée par les religieuses et utilisée dans le matériel promotionnel de la danseuse et professeure de danse Lygie Riddez est éloquente de l'attitude avec laquelle on envisageait il y a quarante ans cette discipline artistique.Si, il y a quarante ans, des secteurs comme la littérature ou la musique étaient en pleine effervescence, le secteur de la danse commençait, lui.seulement à poindre dans les Cantons de l'Est.C'est par l'intermediaire d'un autre journaliste de La Tribune et ex-élève de Mo-renoff de Montréal, M.Alphonse Saumier, qu'étaient jetées en 1947 les bases de l'Ecole de ballet de Sherbrooke, aujourd'hui connue sous le nom de l'Académie de ballet de Sherbrooke du Centre culturel et artistique Pierre Lapointe.Le contexte religieux de l'époque de même que la situation d'après-guerre permettaient aux plus pessimistes de crier à la folie pure sans pour autant compromettre le projet.C'est ainsi que s'ouvrait l'école, dans le sous-sol du Parthenon, ancienne maison-mère des Petites Soeurs de la Sainte-Famille en septembre 1947 avec pas moins de 70 élèves inscrits.Le premier professeur était nul autre que Mme Lygie Riddez de la célèbre famille d'artistes (Sita, professeur de théâtre, Mia (Morisset) auteure, Juanita cantatrice à l'Opéra comique et Jean père chanteur à l'Opéra de Paris).Celle-ci avait étudié à Montréal avec Mary Beetle, Elizabeth Leese et Tatiana Lip-kovska de Koudriavrzeff avant d'aller se perfectionner en France pour ensuite travailler à l'Opéra de Nimes.On relate que l'ouverture officielle avait été faite en décembre 1948 sous le patron-nage du danseur espagnol José Torrès et Mme Alphonse Trudeau, mairesse de Sherbrooke; participaient à cette ouverture Louis Morrisset, l'auteur dramatique et Mia Riddez Morrisset, son épouse.Les archives de M.Pierre Lapointe nous permettent de ressortir les noms de Manon Morrisset, Anita Doucet et Pierre Jeanson comme danseurs prometteurs.C'est la pianiste sherbrookoise Codère Brunelle accompagnée au violon par Gilbert Duford qui agrémentaient l'entracte.On souligne même que c'est à l'Ecole de ballet que le musicien sherbrookois réputé Serge Garant fit ses premières armes en accompagnant les classes de ballet.de suite puisqu'elle n'etait pas supportée financièrement.Les cours de ballet seuls subsistèrent.Parmi les professeurs de ballet qui se succédèrent à un rythme assez rapide, on trouva John Sterling, Nina Sosinska, Mathilda Fassel et Georges Bérard.Décidée de trouver un professeur qui pourrait prendre l'entière responsabilité de l'ecole, elle dénicha un danseur et comédien de Montréal, Pierre Lapointe, qui accepta de donner son premier cours en décembre 1956 et qui prit l'école en charge en janvier 1957.Bien qu'il ne soit à Sherbrooke qu'une journée par semaine, il prépara son premier récital qu'il offrit à l'école Mitchell en juin '57 et par la même occasion, groupait les meilleurs éléments de l'école sous le nom des Ballets de Sherbrooke.Peu à peu, les institutions s'ouvraient à l'enseignement de la danse et ce fut le Mont Notre-Dame, puis le Collège du Sacré-Coeur et enfin l'Institut familial.Enfant pauvre des arts La danse a toujours été considérée comme parent pauvre des arts et selon M.La-pointe, chaque fois qu'il fallait obtenir 3uelaue reconnaissance, il fallait se battre oublement.Ainsi, lorsqu'on a demandé d'utiliser la salle St-Charles du Séminaire, seule salle à l'époque vraiment adéquate pour la danse, on a essuyé d'abord un premier refus, pour se conformer aux directives de Rome; puis, dans la mesure ou l'on promettait de faire attention aux décolletés et à la longueur des jupes, on a finalement pu obtenir droit d'entrée.Depuis ses débuts, l'Ecole de ballet a fait plusieurs petits dans la région; on peut certainement affirmer sans grande crainte de se tromper, puisque l'Ecole a longtemps été la seule alternative pour les amoureux de la danse, que 99 pour cent des écoles de ballet dans la région ont pour point de départ l'Académie de ballet de Sherbrooke.Et si, en région la survie de compagnies de danse a toujours constitué un défi de taille, l'existence même de la troupe semi-professionnelle Ballestrie qui a su se maintenir contre vents et marées pendant plus de cinq ans en est une preuve éloquente, voilà qu'on vient d'annoncer la mise sur pied de la première compagnie de danse professionnelle sherbrookoise, la compagnie Sursaut.Bien qu'il soit difficile de prédire l'avenir de cete troupe, on peut cependant noter avec satisfaction qu'elle a su s'assurer les services d'un directeur artistique de talent en la personne de Raymond Goulet.uiemie ue ballet ae Sherbrooke) Le fondateur de l'Ecole et ex-journaliste Alphonse Saumier et le professeur Lydie Riddez entourés des élèves de l'école.Centre des arts En 1948, M.Saumier cédait sa place à amoureuse de la danse et bénévole Mme Laurette Comtois qui changea le nom de l'Ecole en Centre culturel et artistique; en prenant la relève, ses visées étaient grandes puisqu'elle voulait créer un centre où tous les arts seraient enseignés.Elle fit appel à MM.Henri Poitras et François Rozet pour le théâtre et à Mme Adeline Chapskas pour le chant mais ses projets n'eurent pas Les premières recrues de l'Ecole de ballet de Sherbrooke en 1948 entourant leur professeur Lydie Riddez.V LA TRIBUNE, SHERBROOKE.SAMEDI 25 MAI 1985 .35 DE TOUTES LES SALLES DE SPECTACLE LE HIS MAJESTY'S.LA PLUS PRESTIGIEUSE par Pierrette Roy Si la vie musicale et artistique sher- ____ brookoise et estrienne étaient à ce point pleines de santé et de vitalité, il faut évidemment en donner le mérite aux artisans de la première heure mais il faut aussi souligner la qualité des infra-structures de spectacle qui, très tôt, ont permis à des artistes de très grande réputation de se produire sur l'une ou l'autre des scènes sner-brookoises.Et, de toutes les salles de spectacle et de concert à Sherbrooke, le His Majesty's est certainement la plus prestigieuse puisque s'y sont produit des artistes de réputation internationale comme la grande tragédienne Sarah Bernahrdt, qui a aussi joué à la salle du Séminaire, le chanteur de l'Opéra de Paris Jean Riddez, la grande cantatrice canadienne Albani (Emma Lajeunesse) pour ne mentionner que ceux-là.Contruit en 1901 par un certain F.M.Clément de Berlin, N.H.sous l'incitation du conseiller municipal Daniel McManamy et ouvert le 27 septembre de la même année sous le nom de Clement Theatre Opera House, le théâtre offrait comme capacité 700 places assises ce qui était, dit-on, quelque chose pour une salle de concert municipale.M.Clément vend son theatre en 1903 pour des raisons de santé à un américain de Gloucester Mass.M.James E.Tolman qui veut avec l'acquisition de ce théâtre créer un circuit qui amènerait à Sherbrooke les meilleurs spectacles américains.C'est en 1911, alors qu'il est acquis par William Morris qui deviendra maire en 1922 que le Clement change de nom et s'appelle désormais le His Majesty's (a l'imitation du théâtre du même nom qui fit sa célébrité à Montréal).On dit de l'immeuble qu'il a 60 pieds de largeur, 120 pieds de profondeur et que sa scène de 80 pieds de large est considérée comme une des plus spacieuses de la province.On dit du His Majesty's qu'il devient un foyer important de la vie artistique sher-brookoise et, selon Leonidas Bachand, qu'il ouvre une nouvelle ère au cours de laquelle la musique peut s'épanouir avec liberté et dans une atmosphère toute différente.Acheté en 1913 par la compagnie \u201cSherbrooke Amusement Ltd\" au coût approximatif de 50,000 $, il cesse finalement en 1938 d'ètre un théâtre après avoir accueilli tous les groupes musicaux sherbrookois pour l'une ou l'autre de leurs manifestations.Il fut question de le rénover, semble-t-il.mais au printemps 39, l'architecte J.W.Grégoire l'achète et à l'automne, commence sa démolition pour le convertir en édifice d'affaires.Le Granada Autre vestige important du temps passé d'autant plus qu'il subsiste encore (on ne sait pour combien de temps), le Théâtre Granada était ouvert en janvier 1929 et on dit qu'il aurait coûté pas moins de 3,500,000 S.Propriété de la United Amusement Corp.qui avait emprunté au Montréal Trust pour construire, on dit que la dette du théâtre était liquidée le 10 septembre 1945.Félicitations à notre grand quotidien La Tribune! INDUSTRIELS - COMMERCANTS pour vos constructions BUTLER vous offre plus et mèilleur STRUCTURES 0 ACIER PREFABRIQUEES TOITURES - MURS Armand Jeanson Voyez Constructions Armand Jeanson Inc.3351, rue Belair, Sherbrooke J1L 1B3 569-2424 Considéré comme l'un des plus beaux théâtres au pays, le Granada a aussi accueilli plusieurs concerts et spectacles dont Pierrette Alarie et Léopold Simoneau en 1947.Le Art Hall était situé dans l'édifice du \u201cLibrary and Art building\" au 4 rue Wellington (carré Strathcona) qui abritait à compter d'avril 1928 les bureaux de La Tribune.Longtemps connu sous le nom de \"bâtisse des arts\" cet édifice avait été construit en 1886 et sa facade était alors occupée par les bureaux du Québec Central, du Pacifique Canadien et par un magasin de nouveautés.A l'arrière, un musée, une salle de lecture et une bibliothèque publique accueillaient lès visiteurs.La salle a reçu de nombreux concerts et soirées artistiques et littéraires puisque la salle pouvait asseofr 400 personnes, occupant deux étages supérieurs à l'arrière.Au moment où La Tribune y aménage ses bureaux, la bâtisse abrite encore la salle des arts, le musée et le \"Library and art union\".POUR MIEUX VENDRE OU ACHETER VOTRE PROPRIETE Contactez l\u2019un des 200 agents immobilier membres de la Chambre d\u2019immeuble de l\u2019Estrie, et renseignez-vous sur les avantages du service inter-agence M.L.S.(Maintenant sur informatique).LA CHAMBRE D\u2019IMMEUBLE DE L\u2019ESTRIE UN SERVICE POUR VOUS Surplombant la rue Wellington et Marquette, le Monument national a aussi constitué un lieu de réunion.Fondée sous l'initiative du Dr J.F.Rioux, la bâtisse tient sa soirée inaugurale le 6 février 1906.La salle de l'Hôtel de ville est aussi utilisée à compter de novembre 1922 et on y tient notamment les conferences de l'Union musicale de même que les cours de solfège.La Salle Murray, située dans l'édifice Nault (au 35-39 de la rue King ouest) a aussi accueilli certaines activités tout comme la salle du Parthénon était le lieu d'activités de l'Union musicale.Enfin, le Théâtre Premier, plus spacieux que la salle des Arts recevait des activités en 1915 et on dit qu'il possédait son propre orchestre symphonique compose de 14 musiciens sous la direction de R.L.Vallée.(Photo S«kletv d'hislturo de\\ Cjntoos Jv list) Le His Majesty's situé rue Wellington, tel qu'on pouvait le voir en 1905 ou 1906.IMPRIMERIE PARENT & PARENT PRINTING__________ DIVISION OC: LU INTRIMIICI L G A M A C M « LTII 562-5518 323 Alexandre, Sherbrooke (Québec) J1H 4S9 IMPRIMEURS - LITHOGRAPHES Nous sommes heureux de nous associer à tous les amis de La Tribune pour fêter ses 75 ans d\u2019excellence au service de l'actualité.IMPRESSION COMMERCIALE V 116693 'T* ME 2654, King ouest Sherbrooke Le magasin Yellow, rue Wellington nord est heureux de s\u2019associer au journal La Tribune pour son 75e anniversaire de fondation.Félicitations! SUPfKMJSæ-VOUS CHAUSSURES vElLOW lTEE 117770 46.WELLINGTON NORD.SHERBROOKE Félicitations à LA TRIBUNE Uni Média INC.JACQUES FRANCOEUR.president \u2014 JEAN-GUY FAUCHER.C A vice-president C est la raison sociale d une société québécoise oeuvrant dans le domaine de la communication ÉDITION HEBDOMADAIRES Montréal Dimanche-Matin Avenir de L\u2019Est Flambeau de L\u2019Est Journal de Rosemont Progrès de St-Léonard & Nouveau-Rosemont Laval Courrier Laval Courrier Ahuntsic Courrier Laurentidés Contact Laval Est Contact Laval Ouest Repentigny Artisan Québec Rive-Sud Express L\u2019Appel Le Mercredi Soir Drummondville L\u2019Express La Parole Saguenay, Lac St-Jean Progrès-Dimanche QUOTIDIENS Le Soleil, Québec Le Quotidien, Chicoutimi Le Droit, Ottawa MAGAZINES Le Lundi MariePier La Semaine Magazine \u201dM\u201d Elle et Lui Showbizz Wow! ANNUELLE Almanach Moderne il PUBLICATIONS RELIGIEUSES Novalis Granby Imprimerie Montréal-Granby Drummondville Litho Prestige Saguenay, Lac St-Jean Imprimerie Saguenay Ottawa Imprimerie Le Droit-Leclerc IMPRESSION Distributions Éclair Les Distributions Techniques du Québec Distribution Hebdos Métropolitains Chemin du Roi DISTRIBUTION TELEINFORMATIQUE ET SERVICE DE PRESSE EdiMédia Inc.5701 CHRISTOPHE-COLOMB.MONTRÉAL,QUÉ.H2S 2E9 110310 P mmw\\ LAL CORPn «ass; 75 ans 36 LA TRIBUNE.SHERBROOKE, SAMEDI 25 MAI 1985 LE THÉÂTRE DE L'ATELIER 1,300 REPRÉSENTATIONS.200,000 SPECTATEURS ¦ Première troupe professionnelle établie hors des grands centres de Montréal et de Québec, la troupe de l'Atelier a manifesté pendant un peu plus de deux décennies la vitalité artistique de la région.Issue du mouvement théâtral lancé dès 1882 au Séminaire St-Charles, le théâtre de l'Atelier naissait en 1960 grâce à la complicité de Roger Thibault, Jean-Marie Poiré, André Bel-tourt, Gyslain Fillion, Luc Mo-rissette, Jean-Charles Tremblay, Louis-Philippe Grimard, Louis-René Scott, Gaétan Langlois, René Pelletier et évidemment, Pierre Gobeil.Baptisée de ce nom à cause de la troupe parisienne de Louis Jouvet, l'Atelier a offert au cours de son histoire plus de 1300 représentations et re- joint au moins 200,000 spectateurs.On dénombre â plus de 300 artistes qui ont joué pour l'Atelier au cours de son histoire et si la plupart sont bien connus du milieu sherbrookois, quelques-uns ont dépassé nos frontières pour être connus au travers la province; on peut ainsi penser au fondateur Pierre Gobeil, Louis-Paul Allard, Jacques Thisdale, Michel Dumont, Véronique LeFlaguais et René Lefebvre.Mais un aspect primordial dans le travail qu'a réalisé une troupe comme l'Atelier, c'est le goût qu'elle a donné aux jeunes pour le théâtre et la formation à Sherbrooke et en région d'un public amateur de théâtre de qualité.Et si, â la fin de décembre 1983, la troupe de l'Atelier se PLUS DE 300 COMÉDIENS ONT JOUÉ DANS LA TROUPE faisait hara-kiri à cause de difficultés financières majeures, elle aura laissé non seulement un magnifique théâtre rénové dont elle aura été le maître d'oeuvre, mais un goût qui perdure dans la population pour un théâtre de qualité.Cet élan qu'a su insuffler le théâtre de l'Atelier aux jeunes comédiens sherbrookois, on l'a évidemment constaté dans la mise sur pied de nombreuses troupes parmi lesquelles on a pu compter notamment la coopérative de productions artistiques La Grande Roue (désormais disparue), le théâtre du Sang neuf (parmi les plus 'deux de la nouvelle génération), la Bébelle, aussi disparue, la Poursuite, l'Entre chien et loup, le Promenoir et tout récemment l'Exagon qui ne cessent d'alimenter auprès du public sherbrookois le goût de la représentation théâtrale.Il faut aussi ajouter à toute cette effervescence celle qui est donnée par la formation en théâtre et en animation en théâtre assurée depuis plusieurs années par le département de l'Option-théâtre de l'Université et qui n'est pas sans contribuer a alimenter la région en talents.Puis, finalement, depuis quelques années seulement, l'improvisation règne en maître partout en region et jusque dans les écoles, et si les puristes du théâtre refusent absolument de la considérer comme une des leurs, elle n'en constitue pas moins une voie d'expression extrêmement riche et pour le comédien, et pour le public, et sait révéler des talents remarquables qui, autrement, ne seraient peut-être pas allés au théâtre.Le foisonnement qui règne en Estrie au niveau de la vie théâtrale est éloquent sur la qualité et le nombre de talents que la région a su mettre à jour.La troupe du Séminaire de Sherbrooke en novembre 1956, quelques années avant la fondation de l'Atelier, à l'occasion de la préparation de la pièce \u201cLes plaideurs\".On peut reconnaître de gauche à droite (Photo Archives du Sommdire de Sherbrooke) entourant l'abbé Roger Thibault, Pierre Gobeil, Raymond Chartier, Raynald Fréchette, Claude Bonneville, André Lan-ciault, Claude Pinard, Sarto Morrissette, Jean Morin et Yvan Richard.Canadian Tire rend hommage à La Tribune à l\u2019occasion de son 75e ANNIVERSAIRE En 1941, le magasin Canadian Tire était situé coin King et Alexandre.Depuis 1941, Canadian Tire participe au développement de Sherbrooke et de la région.Le premier magasin était situé rue King ouest coin Alexandre, pour ensuite s'installer rue Belvédère sud, de là sur la rue Minto et maintenant deux magasins, pour mieux vous servir, sont situés au; 1850, King O., Sherbrooke, Daniel Roy, prop.1645, King est, Fleurimont, Rénald Bélisie, prop.117409 Nous sommes très heureux de nous joindre au 75e ANNIVERSAIRE de la tribune A.R.WILSON LTÉE Au service de la population depuis 91 ans.270, rue Dufferin, Sherbrooke, (819)569-2509 responsables de l\u2019entretien de la plomberie, du chauffage et de la ventilation ainsi que des travaux de métal en feuilles.uinnumi mn D\u2019ENCOURAGEMENT POUR L\u2019AMELIORATION DE L\u2019INFORMATION ECRITE EN ESTRIE.braVo ! L'équipe de kGENCE DE PUBLICITE DE L'ESTRIEinc 1100 rue Prospect.Sherbrooke (Québec) Tél (819) 566 2633 CHAMBRE DE COMMERCE DE SHERBROOKE 117114 V î/i\u2018L .v« L'Union théâtrale répétant \"La cuisine des anges\" avec Guy Hoffman.On reconnaît de gauche à droite Aline Desjardins et Monique Daigle, Jacques Dufres- (Photo gracieuseté ( nion thrâtrdle de Sherbrooke! ne, Réjean Chaloux, André Breton, Eddy Grenier, Jean-Marie Provost, Guy Hoffman, Rolland Pellerin, Lionel Racine et Lise Cheno.Félicitations à La Tribune pour son 75e anniversaire.En 1917, Oliva Déziel lançait son entreprise de soudure, et un peu plus tard de fabrication de ressorts pour autos et camions, domaine très important à cette époque.L\u2019entreprise connue sous le vocable de Déziel Auto Spring, parallèlement à La Tribune, s\u2019est toujours tenue à l\u2019écoute des besoins de la population.Au fil des ans, la compagnie ajouta plusieurs spécialités.Aujourd\u2019hui on nous connaît sous le nom de Jll.Ressort 'fil' Déziel me 1100.rue Deschaillons.Sherbrooke (819) 569-9296 117145 LA TRIBUNE, SHERBROOKE.SAMEDI 25 MAI 1985\t37 DANS LA PETITE HISTOIRE DU THÉÂTRE SHERBROOKOIS UNE PLACE DE CHOIX POUR L'UNION THÉÂTRALE par Pierrette Roy Les amateurs de théâtre sherbrookois ont toujours bénéficié d'un traitement un peu particulier comparativement aux autres régions du Québec en dehors des grands centres.Manifestant d'une réelle vitalité par rapport â cet art de la scène, la région n'a-t-elle pas été celle qui a compté dans ses rangs la seule troupe professionnelle établie en dehors des grands centres de Montréal et Québec avec l'Atelier.Cependant, dans toute la petite histoire du théâtrale la plupart du temps )lupj jr lei sherbrookois, compagnie de l'Union théâtrale détient à juste titre une place de choix.Une place de choix d'abord pour sa ténacité et surtout pour celle de ce fondateur Lionel Racine qui, le 13 novembre 1946 jetait avec l'architecte Louis-Paul Gauvin les bases d'une compagnie théâtrale qui s'appelait à l'époque \"l'Union théâtrale française\".Une place de choix aussi parce qu'elle a réuni dans ses rangs, our leurs debuts à la scène, plusieurs jeunes comédiens amateurs parmi lesquels quelques uns se sont retrouvés par la suite et se retrouvent toujours sur les grandes scènes québécoises.Que l'on pense évidemment aux Jean Besré d'abord \u2014 qui a déjà déclaré qu'il devait tout à l'Union théâtrale et aux Lionel Racine et Roger Thibault \u2014 aux Marc et Yves Hébert, aux Serge Christiaennssens, René Lefebvre, mais aussi a d'autres comme Patrice Pot- vin et Rollande Daigle qui ont à leur façon fait leur marque.Effervescence théâtrale Pourtant, la tradition théâtrale sherbrookoise remontait a bien avant l'année de fondation de l'Union théâtrale puisque presque chaque paroisse, se rappelle avec une lucidité étonnante Lionel Racine, avait sa petite troupe de théâtre et se produisait.On pouvait certainement en compter une bonne douzaine, en plus de compter une troupe anglaise à l'église St-Patrick la \"Theatral Union\".Mais le goût des Sherbrookois pour la comédie remontait à encore plus loin que cela puisqu'on rapporte dans un numéro de Bor-romeen que le premier spectacle à être monte au Séminaire Saint-Charles l'aurait été en 1878, alors que la direction était assumée par J.B.T.Allard.Mais celui qui a le plus marque le théâtre au Séminaire est sans contredit l'abbé Léonard St-Laurent qui y dirigea les productions pondant 42 ans soit de 1907 à 1949 et l'on estime à environ 500 le nombre de pièces que celui-ci a montées, a peu près une par année.Celui-ci ajoutera cependant à son activité théâtrale déjà débordante l'opéra et l'opérette grâce au concours de l'abbé Alphonse Labrecque qui dirige un orchestre d'elèves et Georges Léveille qui dirige un choeur.A la retraite de l'abbé St-La urent, c'est l'abbé Lucien Gauthier qui prit la releve, suivi par l'abbe Roger Thibault qui fit indéniablement sa marque non seulement au Séminaire mais aussi à la troupe de l'Atelier qu'il a contribue à fonder en 1960, tout comme d'ailleurs Jean-Marie Poiré qui lui a succédé au Séminaire.Admettre des filles Mais revenons à cette année 1947 alors qu'issu des Compag lions de Notre-Dame, qui oeuvraient sous les auspices de l'Amicale Larocque, un groupe s'est formé pour fonder l'Union théâtrale française, d'abord et avant tout pour attirer tous les talents théâtraux sherbrookois dissimines dans les paroisses et aussi pour enfin ouvrir la porte aux jeunes femmes pour l'inter- prétation des rôles féminins.Jusque la, ceux-ci étaient tenus par des hommes.La première production à être montée par l'Union théâtrale française est Mimi la petite ouvrière, un ara me en trois ac tes d'Henry Deyglun et mettant en scène Lionel Racine, Jeannine Beaudet, Collette Gérard, Georgette Caron, Paul Gauvin, Robert Pinard, Fernand Laliberté, Colette Beaulieu, Jean-Guy Lefebvre, Gérard Lavergne, Hu-guette Jacques et Armand Jeanson.J- Les gens voulaient rire et pleurer au théâtre et on leur proposait des drames et de la comédie bouffe; ce tut ensuite l'epoque des grands classiques et des festivals puis celle du théâtre de boulevard, du vaudeville et de la comedie moderne.Depuis bientôt 40 années bien sonnées, l'Union théâtrale a offert pas moins de 99 spectacles, le 100e sera offert cet été, et près de 2,400 reprt ostentations, performance asse/ lemarqua-ble pour une petite troupe d'amateur qui n'aurait jamais pu prediie sa longévité et sa productivité.L'Union théâtrale avait l'habitude de repeler à la salle tie l'ecole Larocque et d'oftrir ses spectacles dans de nombreuses salles, elle a fait dit-on lt> tour de toutes les salles sherbrookoises depuis l'Auditorium du Séminaire en passant par le sous-sol de la Cathédrale, la salit* St-Boniface, Christ-Roi, St - Esprit.Entre 1960 et 1970 environ, a la suite de ses succès remportes aux Festivals de theatre d'Edmon ton et de Trois-Ri vières, la troupe peut bénefit ier du petit théâtre de poche qu'on a amenage a son intention au dernier étage tie ce qui était le bureau de poste.C'est alors que l'Union théâtrale se lancera dans le théâtre d'ete en se produisant au Piggery et n'aura de cesse par la suite.Et, pout It's deux pro chaines années, elle pourra benéficiei des installations du Pavillon J ai ques Cartier aménage sous les soins de la défunte troupe de l'Atelier.Kipi 0® i EMIER V^'\u2014Y f tTÀ X' ?T^V .^, ~S _-w .%\"'V > i J~?%* tes' Z7\" u /V ) 3h)r^>A îfe^rv «\u2022\"\"RitJ^VENUE I COMPTON $ \u2018£jcar \\awr r K PLAN EUROPÉEN \\^r*'>*' \u2014 __T , i, îS I w\t^\t___ \u2014\u2014\u2014 _ ftcktlk 1 K»\u2019\t,-1== .-\u2022rrrryrûâûSkjt\t.u.Nos hommages à la tribune EQUIPEMENT SANITAIRE CHERBOURG (1977) INC.306 - 12e AVE.SUD.SHERBROOKE.Qué.566-2266 DÉPOSITAIRE Produits chimiques et Equipements Spécialisés pour l\u2019Entretien CIRE - DÉTERGENT - POLISSEUSE ASPIRATEUR - COMMERCIAL - MURAL fir».rnrfl* GÉRALD LACROIX CONSEILLER TECHNIQUE i Fondée en 1916 dans la Haute-ville par 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Une partie de notre succès est attribuable au quotidien La Tribune, pour sa fidélité constante dans l\u2019impression de nos messages publiciaires.Votre dépositaire à Sherbrooke /(Hfvwmii \u2019\toiot UsJ «oêue -r-\tn \\ ËtôUÙiHûH/CL AUTOMOBILE (1962) LTÊE 2700 OUEST.RUE KING, SHERBROOKE, J1L 1C5, 569-9941 116905 V \\ V LA TRIBUNE.SHERBROOKE SAMEDI 25 MAI 1965\t45 WÿÀ SS , 4»\ty'' * r\\- .«pr acts \u2022 ' :' ' ¦'\u2022 CONSOLIDATED BATHURST Le journal la tribune a maintenant 75 ans.Nous pouvons compter sur les doigts de la main les publications québécoises qui jouissent d\u2019une telle longévité.Pour cette grande réussite, tirons notre chapeau à son éditeur, à ses administrateurs et à toute son équipe de professionnels des communications.Véhicule des principaux débats de l\u2019heure, la tribune est un des principaux témoins de l\u2019évolution sociale, politique et économique de l\u2019Estrie.Elle s\u2019illustre par son rôle essentiel de porte-parole de la population.La qualité de ses éditoriaux, de ses reportages et de ses analyses, est digne des plus grands éloges.titre de fournisseur de papier journal, la Consolidated-Bathurst est heureuse de se _ joindre au personnel de la tribune pour célébrer ce 75e anniversaire. P *»*-»«* St «pSp^ LA TRIBUNE, SHERBROOKE, SAMEDI 25 MAI 1985 LA GUERRE 1914-1918 LE 54e RÉGIMENT DES CARABINIERS AU COMBAT par Gilles Dallaire ¦ Quand, le 4 août 1914, l'Angleterre déclare la guerre à l'Allemagne, il y a plusieurs semaines déjà qu'on pressent l'imminence d'un conflit d'une férocité telle que les guerres levant les applaudissements enthousiastes des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants, dont certains sont venus par train de fort loin, qui se sont massés sur les trottoirs et sur les galeries.Georges Codère, est sous les drapeaux et il ne cache pas la fierté qu'il en éprouve.On a craint, durant quel- 3ues jours, pour eux membres du clergé diocésain dont on était sans nouvelles.On respi- de guerre et les navires marchands et qu'un paquebot a même été envoyé par le fond.On n'ignore pas non plus que des cuirassés ennemis ainsi que des cargos inoffensifs en apparence mais puissamment Tronc pour assister au départ de 130 soldats du 54e Regiment de carabiniers et de 116 soldats du 53e Regiment d'infanterie qui, après avoir subi un entrainement intensif a Valcartier, partiront, le 2 octo- (Photo La Tribune par Bernard Vanter) Les soldats estriens qui ont combattu durant la pre- tre ce qui reste d'un cloitre après un bombardement, mière guerre mondiale ne croyaient pas que le con- Elle a été peinte par un caporal autrichien du nom flit laisserait l'Europe en ruines.Cette aquarelle mon- d'Adolf Hitler.dont des survivants coulent une retraite paisible dans la capitale de l'Estrie, la guerre civile qui, de 1861 à 1865, a ravagé les Etats-Unis, la guerre qui, en 1870, a forcé la France à céder l'Alsace et la Lorraine à l'Allemagne, la rebellion des paysans hollandais d'Afrique du sud écrasée dans le sang par l'Angleterre, entre autres, auront l'air d'escarmouches à côté de lui.Dès le lendemain, le commandant du 54e Régiment de carabiniers de Sherbrooke, le lieutenant-colonel Emile Rioux, réunit les officiers de cette unité de réserve et, à l'issue de l'assemblée, révèle que le régiment qui a été formé quatre ans auparavant est prêt à prendre les armes si le Canada se porte au secours de l'Angleterre et de la France.Il affirme que trois jours lui suffiront pour recruter suffisamment de volontaires pour former une unité qui ne le cédera en bravoure a aucune autre.C'est à qui répondrait avec le plus d'empressement a l'appel qu'il lance, le 6 août.'']e suis a Plessisville.J'ai de l'ouvrage.Je suis garçon et libre.Cela vous en dit assez\u201d, de confier le soldat Hervé Tardif dans une lettre qu'il fait parvenir au capitaine Pierre McGee.Le lieutenant-colonel Rioux tient parole.Le 8 août, le régiment, fanfare en tête, défile dans les rues, interrompant la circulation et sou- Bien que les combats fassent rage à dej milliers de kilomètres de Sherbrooke, on craint que des saboteurs à la solde de l'Allemagne ne s'en prennent à l'arsenal, construit quelques années auparavant, en bordure de la rue Belvedère, qui est, depuis peu, le quartier général de l'unité.L'immeuble est gardé jour et nuit par deux soldats qui ont ordre de tirer à vue, non pas pour effrayer mais pour blesser, sur les rôdeurs.De plus, les rares Estriens qui portent un nom à conson-nance vaguement allemande font l'objet d'une surveillance continuelle, sans toutefois être internés, comme c'est le cas à Montréal et a Quebec.Même si on est convaincu que le 54e Regiment de carabiniers pourra, presque à lui seul, faire échec aux troupes allemandes, une fois qu'il se mesurera à elles, on tremble cependant un peu pour les proches que le début des hostilités a surpris en Europe.Aussi sa I ue-t-on avec un vif soulagement le retour d'Eugène Codère qui rentre d'un pèlerinage à Rome, une dizaine de jours après que les canons ont commencé à cracher la mort en France et en Belgique.Cet homme d'affaires qui en a long a dire sur l'effervescence que le conflit soulève en Italie apprend, dès son retour, que son fils, le lieutenant re un peu plus à l'aise quand on apprend qu'ils ont pu quitter la France et qu'ils sont en sécurité à Londres.On craint aussi pour l'évêque du diocèse, Mgr Paul Larocque, qui a tenu à se rendre à Rome où le pape Pie X vient de mourir.On n'ignore pas que les sous-mari ns allemands rôdent dans l'ocean Atlantique, que leurs torpilles frappent indistinctement les vaisseaux armés hantent tous les océans et que le croiseur Emden a coulé, à lui sepl, une dizaine de bâtiments arborant les couleurs des pays qui ont déclare la guerre à l'Allemagne.La Providence veille au grain.Le 1er novembre, Mgr Larocque regagne la capitale de son diocèse.Le 23 août, une foule évaluée à 8,000 personnes s'était entassée à la gare du Grand bre, pour l'Europe où ils prendront part à plusieurs batailles sanglantes, notamment à la bataille d'Amiens.D'autres volontaires recrutés en Estrie, environ un millier en tout, se joindront à eux pendant les auatre années que urera le conflit.\u201d Pertes très lourdes L'Estrie participe tout d'abord avec enthousiasme à l'effort de guerre ca- BON 75ième ANNIVERSAIRE À LA TRIBUNE et LONGUE VIE Le rôle d\u2019informateur est à la fois sérieux et primordial pour la santé socio-économique et culturelle d\u2019une région.En ESTRIE, LA TRIBUNE accomplit professionnellement cette mission quotidienne depuis 75 ans.Il faut lui en souhaiter plusieurs autres aussi fructueuses.RAYNALD FRECHETTE D*put6 de Sherbrooke et ministre du Travail H 8044 nadien.Tout le monde fait sa part.Les médecins soi- f;nent gratuitement es proches des soldats partis au front.Les employés de la ville de Sherbrooke renoncent à toute augmentation de salaire pour la durée du conflit.On semble convaincu que le corps expéditionnaire canadien va infliger aux troupes allemandes une défaite décisive et que les soldats seront rapidement de retour.On ne tarde guère à déchanter.Malgré leur bravoure, parfois même leur témérité, les soldats canadiens ne sont pas assez nombreux pour changer, à eux seuls, le cours de la guerre.Ils subissent des pertes très lourdes.Il faut des pansements, des vêtements chauds aussi, car l'hiver arrive et la contre-attaque des troupes alliées s'enlise.Il y a le rationnement et, comme si ce n'était pas assez, les impôts qui frappent tout d'abord les produits de luxe puis un peu tout et enfin les maigres salaires.Toutefois, la goutte qui fait déborder le vase, c'est la conscription décrétée, en 1917, par l'éphémère gouvernement conservateur dirigé par Robert Borden.On paie, de sa personne et de ses derniers, mais on maugrée, de plus en plus fort, sans se douter qu'une épidémie qui sèmera le deuil dans des milliers de foyers sera le prix dont il faudra payer la paix.Mais la grippe espagnole n'a encore fait que quelques victimes quand, le 11 novembre 1918, les forces armées allemandes qui sont arrivées a endiguer le raz-de-marée allié aux portes de leur pays capitulent.La signature de l'armistice est accueillie par une explosion de joie à Sherbrooke.Il n'est pas 7 heures que les sirènes qui appellent les ouvriers à l'usine commencent à hurler et que les cloches qui appellent les fidèles à l'église se mettent à sonner à toute volée.Un peu comme s'ils obéissaient à une consigne, des hommes, des femmes et des enfants envahissent lentement le quartier des affaires.Ce sont d'abord les ouvriers de la firme Canadian Ingersoll Rand puis ceux de la firme Jenckes, enfin, tout ce qui entre ordinairement à l'usine, au bureau ou a l'école à cette heure matinale mais qui n'y entrera pas ce matin-la, du moins pas d'aussi bonne heure que d'habitude, persuadé qu'on est un peu partout que le patron fermera les yeux pour une fois.Des tambours battent le rassemblement, d'autres, la charge.On pavoise partout.Avec ce qu'on a sous la main.Dos drapeaux, des draps, des nappes.Comme si, en faisant un aussi bruyant étalage de sa joie, on voulait détruire jusqu'au souvenir de quatre années de guerre et de privations.On ne se doute pas que, quelque part en Allemagne, un obscur caporal autrichien prépare sournoisement la revanche.Meilleurs voeux de longue vie au journal quotidien La Tribune, déjà au service de la population de l\u2019Estrie, depuis 75 ans.Le personnel syndiqué de La Tribune vit au coeur de cette entreprise, dont l\u2019avenir encore plus éclatant ne pourra qu'assurer le mieux-être de ses employés.L'équipe de ce grand quotidien régional souhaite que cet anniversaire important devienne le tremplin menant vers les progrès futurs de cette entreprise, qui a déjà prouvé sa vitalité.LE SYNDICAT DES EMPLOYES DE LA TRIBUNE, Syndicat québécois de l'imprimerie et des communications (local 145) FTQ LONGUE VIE A NOTRE QUOTIDIEN Yvon Béliveau Sonny H.Henderson Riches de notre expérience passée, nous avons une maison solidement établie à St-Elie, à 2 minutes du Carrefour de l\u2019Estrie.Ce site nous permet d\u2019opérer à des coûts moindres, ce qui signifie de meilleurs prix pour vous.Merci à tous nos clients qui nous ont permis de doubler nos objectifs de vente pour la première année d\u2019activité.Et nous continuons d\u2019avoir confiance en notre \u201c6toile\u201d.ELITE PL Y MOUTH CHRYSLER INC 1138, Rte 220, St-Elie, 564-1122 116476.V MM** LA TRIBUNE.SHERBROOKE.SAMEDI 25 MAI 1985\t«7 1939-45: DES MILLIERS D'ESTRIENS AU FRONT par Gilles Dallaire ¦ \"On ne prend jamais trop de précautions pour protéger les usines où travaille la main-d'oeuvre de toute une ville.\" Cet argument de poids avancé par Maurice Delorme suffit à convaincre les administrateurs municipaux qui viennent d'être convoqués, de toute urgence, à l'hôtel de ville que des mesures de sécurité exceptionnelles doivent être prises immédiatement pour protéger tout ce qui a quelque importance stratégique, autant dans la métropole de l'Estrie que dans ses environs, contre les saboteurs aux gages de l'Allemagne qui sont peut-être déjà camouflés aux alentours, attendant que le moment propice soit venu pour semer la destruction et la mort.La veille, le 1er septembre 1939, les forces armées allemandes ont envahi la Pologne.L'Angleterre qui a cru jusqu'à la dernière minute qu'un affrontement sanglant pouvait être évité a déclaré la guerre à l'Allemagne et le Canada a fait cause commune avec elle.A l'hôtel de ville, l'atmosphère est surchauffée mais pas pour les mêmes raisons que d'habitude.On ne quémande plus de faveurs pour son quartier comme on le fait d'ordinaire.On ne s'engueule plus avec son voisin de banc pour une vétille.Pour une fois, tout le monde est du même avis.Tout le monde parle en même temps aussi et il faut toute l'autorité du greffier pour ramener un semblant d'ordre, tant chacun semble persuadé que la suggestion qu'il avance est plus valable que la mesure défendue par son voisin.Le calme revenu, on discute des mesures de sécurité qui, de l'avis général, doivent être prises.J.-R.Royer suggère que des sentinelles armées patrouillent, jour et nuit, près des centrales hydroélectriques de Sherbrooke, de Rock Forest, de West-bury et de Weedon.Guy Bryant, lui, recommande qu'une surveillance constante soit exercée autour des réservoirs qui alimentent la ville en eau potable.Félix Thibault est d'avis que la menace d'une attaque aérienne ne doit pas être prise à la légère et il suggère qu'on impose un couvre-feu et que les rues ne soient plus éclairées à la tombée de la nuit.Il recommande aussi que les personnes surprises à rôder autour des centrales hydroélectriques sans autorisation soient arrêtées.Toutes ces précautions sont prises avec d'autant plus d'empressement que, depuis des mois et des mois, le premier ministre Maurice Duplessis affirme que l'Allemagne et la Russie ont fomenté un complot visant à semer l'anarchie dans les pays qui refusent à se soumettre à leur joug et que des saboteurs à leur solde s'apprêtent à détruire les édifices publics et les usines.Les propos de Maurice Duplessis trouvent des oreilles attentives et, pendant que Mgr Philippe Desranleau exhorte la communauté catholique du diocèse à prier pour que cesse rapidement l'hécatombe dont la Pologne est le théâtre, des policiers et des soldats à la retraite reçoivent mission de monter la garde autour des usines de la société Dominion Textile, à Magog comme à Sherbrooke.Un camp d'entraînement où des volontaires seront initiés au maniement des armes est aménagé à la hâte à l'endroit même où, quelques jours plus tôt, une exposition agricole qui a attiré des milliers de personnes a été présentée et, Pendant que, devant le quartier général du Régiment des fusiliers de Sherbrooke, le soldat Normand Laflamme fait les cent pas, à l'usine de la firme Canadian Ingersoll-Rand, on s'affaire fébrilement à calibrer les machines-outils de façon à être en mesure de produire des obus et des cartouches dès qu'on recevra l'ordre.Ile-de-France.Il était en mer lorsqu'il a appris que le paquebot anglais Athenia avait été coulé par un sous-marin allemand.Une jeune femme qui a quitte Coaticook où elle demeure pour visiter l'Europe, Doris Jones, est parmi les survivants.Lorsqu'elle regagne son foyer, elle en a long à raconter, tout comme Yvon Lanctôt.A Magog, on tremble pour le curé de la paroisse St-Patrice, l'abbé Léon Bouhier, qui est allé rendre visite à des parents, à Nantes.Le carburant est distribué au compte-gouttes en France et l'abbé Bouhier éprouve d'énormes difficultés à gagner un port où il pourra monter à bord d'un des derniers paquebots qui osent encore prendre la mer.Il en est qui auront moins de chance, notamment René Beauchemin qui vient d'entreprendre des études théologiques en France et qui ne sera élevé à la prêtrise, à Notre-Dame-du-Bon-Conseil, que le 8 mai 1945, après quatre ans de captivité.Même si, dans la plupart des foyers, on appelle la paix de tous ses voeux, on ne tarde pas à pressentir que la guerre ne prendra pas fin de sitôt et, en maugréant, on supporte les privations dont la victoire.On n\u2019a pas oublié 1914-1918 Si, dans les milieux d'affaires, on jubile parce qu'on sait que le conflit ramènera la prospérité, dans les foyers, on fait montre d'un enthousiasme beaucoup moins délirant.On n'a pas encore pardonné au gouvernement canadien d'avoir oublié qu'il s'était engagé, en 1914, à n'envoyer au front que des volontaires et d'avoir fait bon marché de cet engagement solennel trois ans plus tard.On n'a pas oublié non plus que des proches sont tombés sous les balles allemandes ou ont été cruellement mutilés par des éclats d'obus.On n'a pas oublié la terrible épidémie qui a endeuillé les derniers jours de la première g'uerre mondiale.Les privations qui ont été la rançon de la victoire sont un mauvais souvenir qu'on veut chasser de sa mémoire à jamais.On montre si peu d'empressement à aller sous les drapeaux que le lieutenant-colonel Emile Lévesque, commandant du Régiment des fusiliers de Sherbrooke, doit, à contrecoeur, informer le commandant en chef des forces armées canadiennes que l'unité ne pourra être envoyée au front avant un an, même si plusieurs anciens combattants, dont Emmanuel Cyr qui a pris part à la bataille d'Amiens, avec son père et trois de ses frères dont un a été tué au cours de l'offensive qui a décidé de la victoire, lui ont fait part de leur désir de servir à nouveau.On a d'autres préoccupations.Le prix des aliments, particulièrement le prix du beurre, grimpe presque à chaque jour et le sucre est devenu quasiment introuvable.On craint aussi pour les proches qui étaient en Europe quand les blindés allemands ont francni la frontière polonaise.Yvon Lanctôt était du nombre.Il s'apprêtait à rentrer au Canada à bord du paquebot Comte di Savoia amarré dans le port de Gênes lorsque les premiers coups de canon ont été tirés.Il a dû regagner la France par train et s'embarquer sur le paquebot Les milliers de soldats estriens qui ont combattu en Europe durant le dernier conflit mondial ont été témoins de plusieurs scènes d'horreur comme celle-ci.à en croire les hommes politiques, doit être payée.On finit par se faire au rationnement, bien que, lorsqu'on est sûr de n'ê-tre pas aperçu ou entendu par un mouchard, on montre le poing aux fonctionnai-res chargés de la distribution des coupons quand on ne profère pas des menaces à leur endroit.Certains tentent d'éviter d'être appelés sous les drapeaux et n'hésitent pas à se marier, même après une cour de quelques semaines ou de quelques jours seulement, croyant que ce n'est qu'à ce prix qu'ils ne seront pas envoyés au front.Aussi étrange que le phénomène puisse paraître, la plupart de ces couples, mal assortis en apparence, qui se sont juré fidélité à la va-vite, clandestinement pour quelques-uns, devant des prêtres complaisants, resteront unis, contre vents et marées.Il serait toutefois injuste d'affirmer que tout le monde tente de se défiler.Des milliers d'Estriens combattront dans les rangs des forces armées canadiennes, américaines ou britanniques, la plupart en Europe, plusieurs en Asie, quelques-uns en Afrique, une poignée en Alaska.Il en est qui participeront au débarquement avorté de Dieppe ou au baroud d'honneur de Hong Kong.D'autres seront des premières vagues d'assaut qui déferleront sur les plages de Normandie à l'aube du 6 juin 1944.On sera témoin de leur bravoure qui vaudra à quelques-uns d'entre eux des décorations prestigieuses partout, ou presque, où des positions solidement tenues par les troupes d'élite ennemies font obstacle à l'avance des forces armées alliées.Quelques centai-nes tomberont sur les champs de bataille ou mourront de privations dans les camps de prisonniers japonais.Quand, le 8 mai 1945, les forces armées allemandes capitulent, une véritable marée humaine envahit les rues et un embouteillage comme on n'en encore jamais vu paralyse la circulation dans le centre-ville.Il importe peu aux fêtards que les buvettes soient fermées.Après tout, point n'est besoin de s'enivrer pour souligner une victoire dont on a longtemps douté mais qui a pu être remportée à force de privations.On dansera dans les rues jusqu'au petit matin et c'est les yeux rougis par la fatigue ] qu'on envahira les églises où, d'une voix pleine de reconnaissance on chantera le Te Deum, ainsi que l'a demandé Mgr Desranleau.Oubliée la disette de riz qui sévit depuis tout près de trois ans.Oubliée la peur d'une invasion allemande ou japonaise.Oubliés tous les sacrifices qu'on s'est im- j posés.C'est un regard chargé d'êspoir | qu'on peut désormais tourner vers l'avenir.FELICITATIONS Il la tribune 11 75ème ANNIVERSAIRE BONNE CHANCE! Depuis 1897 1983\t- Gagnant \u201cGRAND PRIX D'EXCELLENCE\u201d Louis C.O\u2019Neil 1984\t- Gagnant \"CATÉGORIE PHOTOS\u201d Louis C.O\u2019Neil Attribués par LE CERCLE DE PRESSE DE L ESTRIE 117113 Cherry Blossom 45 pour son histoire JL.ÜLt.Bridge Mixtut ¦marra irup.-»* \" \u2019 ' 08 - -.- - L V 48 LA TRIBUNE.SHERBROOKE.SAMEDI 25 MAI 1985 HOMMAGE À UN PRÉCIEUX COLLABORATEUR Depuis de nombreuses années, le journal La Tribune et le Centre culturel de l'Université de Sherbrooke ont établi un modèle de collaboration dynamique qui a donné à la région certains de ses plus beaux succès.Concerts, récitals, pièces de théâtre, spectacles de danse, manifestations du domaine des arts visuels, premières cinématographiques et programmes de cinéma pour enfants, toutes ces activités à caractère culturel ont profité de l'écoute attentive et du préjugé favorable que le journal La Tribune entretient à l'endroit de la diffusion des arts.Un intérêt manifeste pour le domaine culturel, une présence constante et productive aux côtés des entreprises de diffusion et une conscience aiguë' du développement culturel de notre région ne sont pas le fruit d'un heureux hasard, mais, plutôt, la manifestation d'une volonté de servir une cause qui en vaut la peine.C'est à la nature des défis qu'elle relève que l'on reconnaît une grande entreprise et c'est à son enracinement dans la vie régionale que La Tribune doit ses soixante-quinze années de succès.Le directeur, Jacques Labrecque ^2% h & CENTRE CULTUREL Université de Sherbrooke i 110910 LA TRIBUNE SHERBROOKE.SAMEDI 25 MAI 1985\t41 a tri Cahier souvenir ( Robert \u201cBob\u201d Bédard a affiché les couleurs de Sherbrooke ainsi que celles de toute la région de l\u2019Estrle avec un très grand brio tout au long de sa carrière d\u2019athlète.Un des grands du tennis au Canada, Robert Bédard a aussi fait sa marque dans la discipline du hockey.ImÊm Ivan Dugré s'est avéré un grand bâtisseur du sport dans l\u2019Estrle.Claude Rue! est allé à l\u2019école du sportif Ivan Dugré pendant que Sam Pollock, lui, a collaboré à cent pour cent avec le sportif sherbrookols.Paul-Emile Michel a secondé les efforts du duo Allard-Pollquln en \u201968 pour permettre aux Tigres de Vlcto-rlavllle de gagner la coupe Allan.Le Drummondvlllols Roland Bolduc agissait i titre de président des Rockets lors de la conquête de la coupe * Allan en mal \u201967.Gaston \u201cDoc\" Ploufte a été le soigneur d'un grand nombre d\u2019athlètes à Sherbrooke, tant au niveau de la discipline du hockey que dans le baseball.Len O\u2019Donnell, lournallste sportif et président de la Ligue Provinciale Senior du Québec, fut appelé à calmer des tempêtes plus souvent qu'à son tour entre les villes jë «s?HR I v i LE CAPITAINE RENT PÉPIN EN COMPAGNIE DE GEORGES ROY BRANDISSANT LE TROPHÉE BUNNY AHEARNE EN '66 Lionel Fleury de TACHA présente la coupe Allan au orésident des Castors, Raymond Bergeron, en présence des Henry Cro-chetlère, Jean Levesque, Lionel Robidas, Georges Roy, loueur-gérant et Rod Gaudreault.U LE CLUB ST-ROCH MD.DE SHERBROOKE ~ il Hfc.\t.^ .-\t¦ \u2014 ¦ ¦\t.W* * JET* ** 1928 Coupe WATSON COMBE A* j iMiBB DION & Le club St-Roch Ind.a marqué les années '20 sur la scène du baseball.Le Dlon-Rloux a damé le pion à plusieurs rl- Cette formation marquant la fin des années vaux au fil des ans dans la Ligue Industrielle.'20 et le début des années '30.J 0 W7y ** mf \u2022
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