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Titre :
La Gazette de Berthier
Cet hebdomadaire de tendance libérale se consacre avant tout à l'actualité locale et régionale : événements, faits divers, activité commerciale, etc.
Éditeur :
  • Berthier :Compagnie d'imprimerie de Berthier,1888-
Contenu spécifique :
vendredi 31 août 1888
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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La Gazette de Berthier, 1888-08-31, Collections de BAnQ.

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[" 0 Vou.I.\u2014No.# sq.UN DOLLAR PAR AN _ FEUILLE TON.Un Devouement (Nuite.) Un peu déconcerté du mutisme de son ami, Daniel n'avait pourtant pas encore de crainte réelle.Ll au- rit plutôt eru à la chute du monde qu\u2019à une infamie de son \u2018uni.Cupendaut Pargent qu\u2019il avait apporté avec lui filuit rapidement dans les travaux qu\u2019il avait fallu entreprendre.L'éducation de Raoul, pour lequel il avait fallu faire venir un professeur de Mexico, était coûteuse.C'était Mine de Serves qui s'était chargée d\u2019instruire elle-même Alice.Le gentilhomme solonais vit le moment où il serait à bout de ses ressources.I! écrivit de nouveau, une lettre plus sérieuse cette fois, dans laquelle il ne parla pas du reçu évaré, 11 demandait trois cents mille francs 4 Noustan.IL les lui fallait par le retour du courier.La missive expédiée, il dit à sa femmne : ~-Ne nous inquiétons plus.Je viens d'écrire à Paris pour me faire envoyer trois cent nulle francs.C\u2019est plus qu\u2019il nous faudra.\u2014-Je m'étonne, fit Anne, que tu ne l\u2019aies pas fait déja, prisque tu as placé de Pargent avant notre départ.\u2014Cing cent mille francs.\u2014-C'est une petite lurtune, où l'us- tu déposée ?\u2014-Chez un banquier que je con- nüissais, Oh! c'est solide, ajouta le gentilhomme comme pour se donner confiance it lui-même et je vais recevoir mon argent par le retour du courier, mais comme le placement était bon, il men coûtait de retirer cette somme, j'ai préféré attendre, emprunter ici.Daniel rougissait.C'était lu première fois qu\u2019il mentait.Un frisson froid lui traversa le cœur.\u2014Si je m'étais trompé pourtant ! Si cet homme 2.11 wacheva pas sa pensée, C\u2019était la première fois aussi qu\u2019un soupçon france, net, lui venait.Il arrête là l'entretien, et il attendit, su femme ne sut jumnais au milieu de quelles angoisses.Les jours, les muis se passèrent.loustan ne répondait pas, il télé- graphin.Les télémmmmes n\u2019eurent pas plus de chance.Le inalheureux commencait vraiment à désespérer.Safemme le voyant soucieux, désolé n\u2019osait pas l\u2019interroger.Elle lui disait qu\u2019il lui enchait.quelque chose, qu\u2019il y avait entre eux un secret, leur premier secret depuis leur mariage, Daniel séchait d'angoisses, TI commencait À craindre toutes les catastrophes, Le moment vint cependant où il ne pouvait plus hésiter, 11 fallait prendre une décision, 11 léur restait à peine quelques billets de mille frunes.Un matin, sa femme le voyant plus sombre ot plns désespéré que jamais, Jui dit: \u2014Tl\u2019ourquoi ne vas-tu pas à Paris ?Aller à l'avis ?il y a longtemps qu\u2019il y songenit- Mais il n\u2019osait pas Je lui proposer.; \u2014Un voyage à Paris, c'est une affaire de plusieurs mois, dit-il.11 faudrait done t'abandonner ?Ælle eut un sourire de résignation douloureuse.\u2014Quand c\u2019est nécessaire.~\u2014 Kt comment vivyez -vous ioi ?\u2014dJe ferni mon possible pour l\u2019attendre, \u2014Ekt si ?.Le malhonroux s'arrêta, T1 n\u2019osa pas aller jusqu\u2019au bout de sa pensée.* \u2014Si je reveuais sans argent ?avait-il songé.Mme de Herves avait duviné, Elle se jeta dans ses bras, \u2014Eh bion, dit-clle, nous vivrons comme nous pourrons.Nous nous nimons assez pour être heureux mé- me sant fortune, Wl'embrassa en sanglotait.\u2014Chère femme : chère femme ! Elle ne lui avait, pas fait de reproche, pys adressé une question, Elle Je voytit trop nallieureux pour renouveler su peine, pour Puuginenter par des récriminations, \u2014Ët nos enfants ?dit-il au milieu de ses larmes, \u2014Îls feront comme nous; ils travailleront.\u2014C'est moi, pur na négligence, mon imprudçrice qui vous ni ruinés tous | St ee ea bp, ° PUBLIEE chant à le consoler, à calmer ses regrets.ll partit.Nous l\u2019avons présenté à nos lee- teurs à sonarrivé à l\u2019aris, Son voyage avait été semé de péripéties.Comme il avait pris avec lui la somine strictement nécessaire, il se Lrouva, Jorsqu'il débargua an Havre, qu\u2019il ne lui restait plus assez d'argent pour prendre le chemin de fer, Il dut faire lu route à pied, ronséé par l'inquiétude et par des tortures de tous genres.l\u2019ourtant la chance avait marqué son départ.Deux paquebots étaient en partance, et, au dernier moment celui où il devait s\u2019embarquer n\u2019ayant pas pu le prendre à son bord, il avait dû attendre le suivant.Or, ce premier, l\u2019£spérance, celui sur lequel sa feoimmue et ses enfants le croyaient, s'était perdu corps et biens pendant ln traversée.Mais il Vignoait et ne pouvait savoir à quel point le destin l\u2019avait favorisé nu début, sans doute parle frapper plus cruellement plus tard.Cing jours nprès son débarquement au Jlavre, il arrivait, à Paris dans lu matinée, poudreux, harassé, | j Mattendait, pour envoyer des nou- rappelle tout cela.Je ne demande ! ; velles & sa femme et à ses enfants | pus mieux que de te venir en aide, ! Ra.OPA a QE + 5 _ JOURNAL{TEBDOMADAIRE PAR LA COMPAGNI élourdi comme s\u2019il avait regu un cotip de massue sur le crâne.Le regard de Toustan devint glacé.\u2014Je ne supporter pns qu\u2019on n'injurie, I levait ln main pour frapper sur son timbre.Daniel Purréta, \u2014Non, Hon, Un mot encore, fit-il d'une voix suppliante.11 est impossible que tu ne te sonviennes pas.Je suis venu t\u2019apporter lt somme chez toi, dans ton bureau, près de Ta Bourse.Tu te rappelles bien m'avoir vu ?Songe que cette argent c\u2019est ma vie, c\u2019est celle de ma femme, de mes enfants.C\u2019est tout ce qui me reste.C'est pour recouvrer cet argent que j'ai fait ce voyage, que j'ni enduré mille tortures et mille fatigues.Tu ne peux pas être cruel à ce point.Nous avons joué ensemble autrefois.Tu né- tais pas mauvais.Tu nus pas pu le devenir.Te ne tai rien fait, moi.Pavais gardé de toi an bon souvenir.Le regard de Roustan semblait sadoucir.Daniel eut une lueur d'espoir.\u2014Oui, dit le Lanquier, je me \u2018qu\u2019il eut fait su démarche.Il s'in- ide te tirer d'un mauvais pas, Com- \u2018forma aussitôt de Padresse de la | bien te faut-il tout de suite ?banque des Deux-Mondes.: bien celle qu\u2019il avaitlue sur le jour- Enal, 60 Lis, boulevard Sébastopol.; IL sy dirigen, après s\u2019être fait indiquer son chemin.Nous l'avons vu, au début du prologue, arriver à lu maison de la lunque, et pénétrer avee Roustan, quelques minutes plus tard, sun- gant et échevelé, Que s\u2019étiit-il pas- \u2018sé entre les deux honnnes ?C'est : {eu que nous allons raconter dans le |ehapitre suivant.i Vil | Daniel de Serves entrait chez le {directeur de ln banque des Deux- | Mondes, le cœur grus de toutes les | souffinnces subies depuis près d\u2019un Lan, lui rendait sa détresse encore plus sensible, il regardait autour de lui d\u2019un air égaré, glacé par la réception que lui avait faite Roustan.Ce dernier semblait géné, mal à l'aise, \u2014Ma parole, s'éeria-t-il d'un air chon enfant pour se donner une contenance, je ne t'aurais pas reconnu.D'où viens-tu dans cet équipage ?\u2014Je viens du Mexique, \u2014Oui, je sais que tu y étais.Mais on peut venir du Mexique sans être fuit comme tu Pes.\u2014dJ'ui fait la route du Havre à pied, dit tristement Daniel.Roustan fit un mouvement de surprise exagéré, \u2014 A pied ?En voilà une fantaisie.Tu avais donc fait un pari ?\u2014Non ; mais je n'avais plus d'argent.\u201411 fallait m\u2019écerive.Tu sais bien que je suis toujours {uta disposition ; que Liu as en moi un ami dévoué.Ah! mon pauvre ami! Mnis tu dois être rompu.La Imnquier approcha un siège.\u2014 Assieds-toi.M.de Serves était abasourdi, 11 ! restait debout, chancelant, les jambes brisées par la stupeur, se demandant s\u2019il ne faisait pas un mauvais rêve.\u2014Mais bégnyn-t-il, je t'ai derit plusieurs fois.\u2014Oui, dit négligemment le banquier, j'ai regu une lettre dans laquelle tu me demandais trois cent mille franes, Mais trois cent mille francs, c\u2019est nne somme, on ne don- ue pas un secours de trois cent mille franes & un ami, méme i un uni intime.Daniel cut un sursaut violent.\u2014Un secours ?Mais ce n\u2019est pas un secours que je te demandais, tu lo snis bien, mais une restitution, Roustan vienun.\u2014 Une restitution ?La colère commonçnit à seconer Daniel, ~\u2014Tu ne vas pas nier, s\u2019écrin-t-il quo je Lai confié cing cenb mille frames avant mon départ ?Le rienneïnent du banquier s\u2019ne- contuit.\u2014Cing cent mille franes ?Al ! cn, tu deviens fou ?\u2014 Daniel leva on l'air son-poing crispé, dans nm accès de Joulowr:et \u2018do\u2019 désespoir, \u2014 Ah! misérable | misérable ! 11 no pouvait ms prononcer un C'était | lu le cabinet, d\u2019où il devait sortir \u2018 L\u2019aspeet du luxe de son ni; \u2014dJe te l'ai dit, trois cent mille francs, lloustan secoun la tête, \u2014lneore ! Mais trois cent mille i frances ne se prêtent pas ainsi sans : guantie.Veux-tu dix mille francs ?| L'œil de Daniel s'égarait, C\u2019en l était trop.\u2014Je ne demande pas Paumône, {fit-il d'un ton farouche, ce que je ; Veux, c'est mon argent : \u2014Ah * ali : gronnnelale hanquier } Voili que ça recommence, Et son visage redevint glacé.\u2014Gredin! gronda Daniel.Renier un dépdt aun ami, parce que tu sais que j'ai éguré ton reçu.Ruustan haussa les épaules.\u2014A qui feras-tu croire qu\u2019on perl un reçu de cing cent milie franes ?11 voulut sonner de nouveau.le poignet d\u2019une façon si rude, qu\u2019il poussa un eri de douleur.\u2014Ne crie pas, n\u2019appelle pas, fit-il, si tu veux que personne n\u2019entende ce que je vais te dire.\u2014A l'aide, bégaya le banquier.Et il essaya de se dégager.Mais Daniel était vigoureux.Il le maintint sous lui pur le col, presque agenouillé, \u2014Tu es un coquin, fit-i} d\u2019une Voix basses, serrée entre les dents par la fureur.Tu as reçu mes lettres, toutes mes lettres.Celle où je Ll\u2019apprenais comme un niais que j'avais égaré ton reeu, Mais pouvais-je me «éfier de toi ?Tu m'avais sécluit par tes facons ; mais au lien de venir me voir en ami, Lu étais venu en voleur pour me dépouiller.Roustan, blème, baigné de sueur tenta de nouveau de s'échapper.Daniel le tenait comme dans un étau.Les yeux du banquier s'effn- raient.L'écume venait à ses lè- Vres.\u2014Au secours ! au voleur ! à I'ns- sassin ! voulnt-il crier, _ Mnis Daniel lui femma la bouche, de son poing serré.Je ne veux ni te tuer, ni te voler, mais te faire entendre tes vérités.Ton infamie va peut-être ennser ana mort et celle des miens, Mais que timporte, west-ce pas ?l\u2019argent te reste.Kb tu riras bien, quand je se- n'as joué, car je n'ai pus de recours contre toi, Garde done tout et sois heureux si tu le peux, mais j'ai ln conviction que cet argent ne te.por- tern pas bonheur ¢ H lächa le banquier et le jeta loin de Ini.Te misérable, que ln terreur avait rendu sans force, qui chancelait sur ses jambes vidées do sang et du museles, fit deux ou trois tours, projeté par l'élun, puis it alln s\u2019abattre de son haut comme une masse, \u2018sur l'angle de In cheminée.Daniel, qui se dirigenit vors ln porte, revint sur ses pas, Épouvanté.Il apercut sen ancien ami à terre, inanime, Il poussa une exclamation involontaire, puis il se précipita sur N\u2019avait pas jeté un cri, ni fait un mouvement, Daniel sentit ses, cheveux so hérissor stir son-cyane.\u2014\u2014Dien ?hégmyn-t-il, est-ce quo je l'aurais bué-?- Bille continun àl\u2019ombrasssor, cher- [mot de plus, In voix étringléo, CA % = 0 L'essayn-de le soulever, lo sang Te meme re rer rer tr es BERTHIER, Cette fois le gentilhomme Ini prit: mi sorti d'ici, du bon tour que tu! lui, Roustan avait la tête fendue, 11 pas \u201c re \u2014 ™ vr 5 re ra rt re er rar | et eee tn tri Berthier.D'IMPR.MERIE DE BERTHIER Poe 81 AOUT 1888 chaud inonda ses maîns, sa poitrine.Le banquier ne \"donnait plus signe de vie.Daniel, territié, hors de lui, Panga anssitht ds femme ct ses enfants, que son crime allait déshonorer.C'en était fait de son nom, de leur avenir, «de leur bonheur.\u201cAssassin, lui! Je suis perdu, bégaya-t-il.\"Il resta quelques secondes comme J'étritié, puis son œil s\u2019éclaira, ; -=lls ne sauront rien, On ne saura rien junnis.Je ne leur ni pas écrit, on croient mort.Comme j'ai eu 1iison d\u2019attendre.\u201cBt, sous le coup de cette idée, il se précipita hors du cabinet Nous avons vu ce qui s'était passé ensuite, comment le malheureux avait été pris, emprisonné, emmené au milieu d\u2019une foule nombreuse qni menaçait de le mettre en pièces, croyant dans son ignorance de foule, faire un acte de justice.VIE La nouvelle du crème du boule- lait, dans les journaux, l'ussussinat de M.Roustan, avait plongé Paris dans hu stupeur et presque dans : l\u2019effroi.Ce meurtre, commis à quatre heures de l\u2019aprés-midi, dans une maison pleine de monde, sur une des voies les plus fréquentées de ln \u2018apitale, dénotait chez son auteur june audace inoufe.our tout le monde, le mobile du crime était le vol.Tous les jours, le juge d\u2019instruction faisait appeler l'inconnu, et tous les jours, ce dernier lni faisait les mêmes réponses.\u2014Vousne saurez risn ! \u2014L\u2019ourquoi ?\u2014l'arceque vous êtes un repris de justice et que vous avez peu ; que votre passé n\u2019agurave votre po- | sition.\u2014Jene suis pas un repris de justice.\u2014Si je vous disais le mobile qui m'a fait agir, je serais obligé de vous dire qui je suis.\u2014l\u2019arce que vous l'avez tué pour le voler et que vous ne voulez pas l'avouer ! \u2014Je ne suis pas un voleur.\u2014 Vous paraissez être wn homme taine éducation, vous devriez comprendre que vous aggravez singulièrement votre situation.\u2014Qu\u2019on fasse de moi ce que l\u2019on voudr ! Le magistrat découragé faisait emmener le criminel.Toutes les séances se passaient de\u2019 la même fa- con.Nous n'essayerons pas de peindre la physionomie du palais de justice, i le jour où vint enfin le procès à sen- + sation.L'apparition de l'inconnu produisit une honne impression.lence profond s'était fuit instinetive- ment dans cette foule houleuse et Et quand la voix du président, gra- devint si grand qu\u2019il semblait éteindre tous les bruits, tous les murmu- : res du «éhors.\u2014Tevez-vous, dit-il à l'accusé.Celui-ci se dressa docilement sur son bane.1 était d\u2019une taille moyenne, bien prise, On trouva que son visage avait de la distinction.I i Imissait toujours les yeux, comme si le rayonnement des regards de la foule l\u2019avait ébloui.\u2014lites-vous décidé aujourd'hui à nous \u2018dire votre nom ?L'inconnu eut un fébrile.\u2014Non, monsiour, répondit-il fermement.\u2014Réfléchissez bien aux consé- : quences de votre obstination ?\u2014C'est tout réfléchi ! \u2014Asseyez-vous, on va vons li.l'acte d'accusation.Il se laissa retomber entre les regards des municipaux qui l'entournient.La lecture de l'acte commenca.C'était un récit see, exact du crime.Des détails eruels, mis en relief, firent passer des frissons: dans Passistance, modi- finnt pour un moment les dispositions du public.Après la narration de l\u2019assassinat, suivant le compte rendu des efforts faits par le par- quot pour retrouver l\u2019ilentité du | coupable, ofris restés stériles, le tressaillement sur le bane, card.Sébustopol, comme on Pappe- \u2014Puree que je ne veux rien dire.intelligent.Vous avez reçu une cer- ; Un si- : pressée, entre les murs de la cour, comme des vagues entre des rochers, | ve, un peu émue, s\u2019éleva, ce silence président fit lever de nouveau l\u2019ac- cust, Le 7 juin dernier, commenga-t-il, i un homme est entré dans ln maison tde bangue du houlevard Séhastopol.; Ma demandé M.Roustan.Le gur- ; Gp auquel il s'adressait l\u2019a envoyé au premier étage, où se trouvait le bureau du banquier.LA, il s\u2019est adressé à un autre huissier qui l\u2019a introduit, au bout d\u2019un instant, près de AM.Roustan.Cet homme, c'était vous ?\u2014Oui, monsieur.\u2014Vous cumnaissiez tan ?\u2014Je le connaissais.\u2014En effet ; après vous avoir dit vous, d'abord, M.Roustah vous a ensuite Lufoyd, quand vous lui cites dit : * Tu ne me reconnais pus ?\u201d ; \u2014C\u2019est exact.; \u2014Vous étiez l'ami de M.Rous- \u2018tan ?.i =e Tétais.| \u2014Depuis combien de temps le \u2018 connitissiez-vous ?| \u2014Je ne pnis pus le dire, \u2014Comment Paviez-vous eonnu ?\u2014Je ne le dirai pas, ;.\u2014Eliez-vous brouillé avec lui ?\u2014Non, pas à ce moment.M.Rous- t i { i \u2014Vous veniez Ini demander une \u2018 : explication, peut-être ?\u2014l\u2019eut-être, i \u2014VYous avez cu une alterca- \u201ction ?L \u2014l'eut-être, | \u2014I1 vous devait de Parent ?I \u2014=Te ne puis pas répondre.| \u2014-Cependant, c'est important à savoir pour votre défense.Je ne tiens ques à me défendre.Ce : : que je veux, c'est en finir au plus \u201cvite, pour éteindre le bruit qui se { fait autour «du moi, et pour dispa- aitre.\u2014Vous avez un très grand inté- ret ii ne pas être reconnu { \u2014\u2014Très grand.| \u2014Vous êtes d\u2019une bonne famille?| \u2014Je ne puis pas répondre.; \u2014-Conunent avez-vous commis le \u2018crime 2 ; L'accusé gardu le silence.; \u2014De quel instrument vous êtes- \u2018 i vous servi ?| \u2014\u2014Je n'avais aucun instrument.\u2018 une plaie faite avec un couteau.\u2014 3 Joffre en vente pour au-delà de 86,000 de ces marchandises au PRIX GCOUTANT- Cette vente n\u2019est pas un prétexte pour attirer les acheteurs, mais une liquidation sérieuse, et mes | prix vous en convaincront, si vous voulez 3n\u2019houorer d\u2019une visite.J.A.LAFERRIERE.Berthier, 10 aout 1888S, W.G.McCONNEL, RUE EDOUARD, - - BERTHIERVILLE,| Négociant en gros et en détail de Eleur, Grain, Moulee, Lard, Saindoux, Sel, Platre, Le, 3 fCCONNE sont FE + ., M.McCoxNEL tient maintenant son magasin à côté-de sn mnison privée (ancien magasin de M.Derouin).823 Agent pour les Compagnies d\u2019Assurances suivantes ; Northern Fire Assurance Company, City of London Insurance Co.(Limited).Queen: Insurance Company, 4 \u201cf- * sc \u2018 °C ç 1 + : Western Ass.Co.of Canada, (Feu ct Marine) La Citoyenne, Feu, Vie ct Accidents, \u201c Canada Life.BZ Risques placés au plus bas taux possible, \u2019 BUREAU A MONTREAL ; W.F'.JOHNSON, AGENT, : Sucre d'érable, la Mb.{ Grraisse, la M.| Oies, In couple Miel en gâteaux, la 1b,.12a0 15 08 n015 5 00u5 50 5 50 n 6 50 05 n 0 06 US a0 10 \u2018Tabac en feuille, la Ib.Paille, le 100 bottes.\u2026.loin, le 100 hottes.Peau de bof Ia th.Peau de vemt.Sirop d'érable.le gallon Nal 0 l\u2019eau do mouton, jeune.60a 0 75 Cochon vivant, jeune.3 00 n 4 00 PRIX DES GRAINS CHEZ LES MAR- CILANDS DE BERTIER, Avoine.par 36 hs, SO 45 a 0 50 Sarasin.-par 50 lbs, O0 GO n 0 70 Orge.par 50 lbs.20H Lu.Pois.pur GG Is.0 85a 0 90 Grainede Hin par GO hs, LLL bonnes Féves.pate GO the, LL.Hos Blé de semence -=eæ MARCHE DE SOREL.SoREL, 10 noût 1588.LEGUMES Patates, le minot.80 30 @ 0 10 Oigrnons, le minot.:\u2026.@ \u2026\u2026\u2026 Féves, le minot.Oignons, Ia tresse.190G 20 Choux des Etats-Unis Fèves, lu torrinée.verse Lace @ \u2026 RAINE Blé, le minot.S.@ .PPois, le minot.100 @ 1 20 Blé d'Inde, le minot\u2026 0 90 @ 1 00 Avoing, le minot.045 @ 0 50 Savazin, le minot., 07 @ 075 ! Orge, le minot.\u2026\u2026.\u2026\u2026.LL (6.Gaudriole ovine oll.@ oo.VOLAILLES ET GIBIERS Dindes, Ia couple.81 20 a \u2014 .= \u2014 = esses 0008 Poules, la couple.0 60 Pigeon, lu couple.0 25 ©: ~1 VIANDES Paçuf, la IL rere 008 @ 0 12 Beat; 100 W.800 @ 900 Porc frais, lu ths.011 @ 0 12 Faved sudan, a, G 0 12 Pore frais, 100 Ib.S 00 @ 9 00 Mouton, jeune quart.0 35 @ 0 55 Veau, jeune quartier.040 @ 0 50 FARINE Farine cn quart.\u2026\u2026.$470 @ 5 70 Farine (poche) 100 1h 2 20 @ 2 50 Farine de blé d'Inde.1 90 @ 2 00 Furine de grunn.8 25 @ 3 00 Swrrazin.ve 200008 (@ 20e PRODUITS DE LA FERME, Bourre frais, ln Ib.| \u2026 $0 15 @ 0 20.Beurre salé.\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.0 17 8 0 = Œufs frais, la douz\u2026.0 16 @ 0 15 Jatine, In Ib.080 @ 0 35 Latine filée, Inlb.075 @ 0 S0 Savon ini 0 06.@ 008 DIVERS Miel coulé, la h.80 12 @ \u2026\u2026 Miel en gâteaux, In Ib 0 J2 @ 015 Sucre d'éeablo, In lb.0 07 @ 0 08 Giraisse, In Ib.0 12 @ 015 Tabac en feuille, ln Ib 0 10 G 0 12 Paille, le 100 bottes.5 00 @ 5 50 Foin, te 100 hottes.7 50 @ 8 50 Peau de beeuf, In lh.0-06 @ 0 0% Pont de venu.0 V8 @ 0 10 Sirop d'érable, le gal, 0 90 @ ! 0 Peau de mouton, joune .@ ., Cochon vivant, jeune, .@ .PRIX DES GRAINS OHEZ% LES MARCHANDS DE SOREL -Avoine.\u2026.pare 36 1hs, $0 50 @ 0.55 Sarrazin.\u2026 pur 50 lbs, 0 80 @ 0490 Orgo.\u2026.pur 50 1his, Lois.pur 66 lbs, Grainode Lin, 60 hs, \u2026.0 00 @ 10,:12 & 14 RUE DU PORT.-Blédo\u2018sumenco.\u201d Kèves.\u2026.\u2026.60:1bs, ses @ @ @ 1:504@ \u201cres "]
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