La Gazette de Berthier, 17 janvier 1890, vendredi 17 janvier 1890
[" pa Be bed tn ce RS [Sur NAT PUBLIEE PAR- LA COMPAGNIE ÉDIMPRIMERIE DE iccibji BERTHIER PUPTIÉ LE VEWDREDI UN DOLLAR PAR AN FEUILLETON HS DEUX SEURS.PREMIÈRE PARTIE.-XVIil (Suile:) \u2014FEtes-vous des Huttes ou de Marangue ?lui demanda-t-elle.\u2014Je suis de Marangue, répondit- il.\u2014 Comment vous appellez-vous ?\u2014 Antoine Vernier\u2014 Vernier j'ai, probablement connu votre père.Est-il toujours de ce: monde ?\u2014ll est mort.\u2014 Il se nommait Joseph Vernier ?\u2014-C'est son nom, en effet; avez connu mon père \u2014J\u2019ai peut-être aussi connu votre mère.Quel était son nom de jeune fille ?\u2014Alice Marais.\u2014Jeune homme, reprit Manette, quand j'étais petite, votre mère était mon amie.Existe-t-clle encore ?\u2014Morte aussi ?Manette poussa tn soupir.\u2014 Que de tombes se sont ouvertes autour de moi ?murmura-t-clle.\u2014Mais qui donc êtes-vous ?lui demanda le paysan.\u2014Qui je suis ?Une pauvre vieille femme.Au hameau des Huttes, où je suis née, personne ne me connaît plus, car quand je suis partie, les enfant qui sont aujourd'hui des hommes n\u2019existait pas, et les vicil.lards m'ont oubliée.Eu ce temps.là, jeune homme on me donnait plusieurs nom on m'appelait la chenille, l\u2019araignée, le monstre, Mon véritable nom, celui qu'on ns m3 donnait guère, est Mauette Biron\u2014 Manette Biron s\u2019éeria le biiche- ron avec surprise ; quoi ; c\u2019est vous qui êtes Manette Biron ?\u2014 Avez-vous donc entendu parler de moi ?\u2014Par ma mère, bien souvent, Elle me racontait, ce q 16 tout le monde a cru, que vous aviez été mangée par les loups dans la forêt.\u2014Ah te : eh bien mon garçon, on s\u2019est trompé.Après plus de trente ans je reviens aux Huttes.Hélas ?j'ose n pcine vous interrogé, car je tremble d'apprendre \u2026 Antoine \u201cVernier, vais-je revoir mon père ?\u2014Le vieux bâcheron dort depuis dix ans dans le cimetière de Marangue.: Les yeux de Manette se voilèrent de larmes.\u2019 ?on a cru cela ?fit Manet- \u2014Ët sa femme ?demanda-t-elle.\u2014Je ne saurais vous dire ce qu\u2019- elle est devenue, car pen de temps après Ia mort de Biron, elle à quitté lé pays.C'était une méchante femme, on ne l\u2019aimait pas aux Hutles, ot c'est bien elle qui a causé In mort du vieux, Dieu ?l\u2019a-t-elle fait souffrir, le pauvre homme ?Manette baissa la téte et resta-un moment silencicuse.Aux soulèvements de sa poitrine le \u2018bûcheron aurait pusvôoir/ \u2018son \u2018émo- Fic tion, : ; nullement prouvée: vous : moe \u2014_ \u2014Ainsi, reprit-elle d\u2019une voix oppressée.je vais arriver aux Huttes et m\u2019y trouver sans asile ?-\u2014La maison de Biron, appuyée au rocher, a été solidement bâtie ; elle est encore debout, \u2014N'u-t-elle pas été vendu ?\u2014La veuve voulait la faire vendre et ausssi les meubles ; mais des gens s\u2019y sont opposés ; je crois bien que le maire de Marangne et le juge de paix du canton se sont mêlés de l\u2019affuire, Us disaient que la veuve Biron n\u2019était pas héritière de son mari, qu\u2019elle n'avait droit à rien, attendn que la mort de Manette Biron n\u2019étrit \u201c Et les Huttes furent débarrassées de la méchante femme, qui s\u2019en alla en emportant seulement son linge et ses habits.vint fermer la porte du logis et em- Le jour méme, le maire porta la clef.Muis la porte était déjà vieille, elle a achevé de se pourrir, In serure tombu et vous n'aurez pas besoin de la clef pour entrer chez vous.\u2014Znfin dit Manette très émue je Je vais pouvoir me reposer et dormir retrouve donc quelque chose.dans ma chère et pauvre cabane ou je suis née ?\u2014 Voilà Ia nuit, reprit le Lücheron, je vous quitte, car j'ai hâte de me retrouver auprès de Gervaise et de ma petite Suzanne, \u2014Vous êtes marié et vous avez un enfant 2.\u2014Oui, une petite fille qui approche de sept ans, et Gervaise va bien tôt me donner tn deuxième enfant.\u2014Jeu souhaite joie et prospérité à In famille Manetteme souviendrai de vous, d'Antoine Vernier dit, Bousuir, mon garçon, je XVI Nous avons eru devoir raconter comment Manette Biron était revenue aux Huttes eb avait repris possession de la cabane de son père, Comme nous avons dit, les gens du hameau el ceux du village avaient supposé, ce qui paraissait vraisemblabe, qu\u2019elle s'était réfagiée dans les sombres profondeurs de la forêt et qu\u2019elle était devenue la proie d'une fammille de loups, Alors un revirement s'était fait en sa faveur ; on plaignit Manette et on crin contre la marâtre, dont les mauvais traitements avaient can- sé sa triste fin.On prit la femme de Biron en haine et elle deviut ln Lête noire du pays.Comme bien on pense, depuis tant de-temys écoulé, on ne se sonve- nait plus de Manette ; aussi, quand on apprit qu\u2019elle était revenue aux Huttes.'¢ionnement fut grand.On se livra sur sen compte à une foule de commentaires.Qu\u2019avnit-elle fait depuis trente ans?Où était-elle allée ?Avait-elle amassé de quoi vivre en courant à travers le monde ?Manette laissait.dire, A ceux qni \u2018Pinterrogèrent, elle.répondit : \u2014Ma belle-mére nen\u2019aimait pas, elle me battait toujours ?je mo suis sauvée ct suis allée bion loin, dans \u2018une autre partie du monde.On aurait voulu savoir autre chose et surtout-quels étaient ses moy- :quisfd'éxitence.\u2018complètement.{'pièce.BE RTHTER, 17 pa rafanranre ds élle resta absolument muette.Tuutefois, quand on comprit que son intention étuit Mais, sur ce point, de rester aux Huttes, dans In cabane de son père, on fut convainen que Manette revenait au Hameau aussi pauvre, ou à peu près, que le jour où elle l\u2019avait quitté.Du reste, naturellement peu communicative, Manette s\u2019isola presque Ce n\u2019est pas qu\u2019elle eût gardé rancune à ceux qui avaint été suns pitié pour elle dans son enfance ; mais il entrait dans ses vues de s\u2019entourer d\u2019un mystère impénétrable, 11 n\u2019en fallait pas davantage pour qu\u2019on lui trouvât des allures bizarres, quelque chose de surnaturel.Son regard vif, perçant et plein d'éclat, effrayait les enfants, et les femmes se disaient entre elles qu\u2019elle n\u2019avuit ni les yeux, ni la figure, ni la tête d\u2019une chrétienne.les flocons et les bocaux que les curieux ne tardèrent pas à vuirétalés sur des planchettes, donnèrent aussi beau- On ecruire que Manette s\u2019oceupait de \u2014Les fivoles, les bouteilles, coup à penser.commenca à choses ténébreuses\u2026 Ce fut bien pire lorsque Manette, au moyen de certaines plantes et de quelques gouttes de liquide contenu daus ses fioles eut guéri tantôt une plaie, une entorse, un panaris, tantôt une jaunisse, une maladie de ln peau ou du cuir chevelu et coupé certeines fièvres.On prétendit qu\u2019elle possédait un pouvoir occulte, qu\u2019elle avait évidemment des conférences nvec Je diable, et qu\u2019il fallait redouter ses malétices.Beaucoup de gens lui donnèrent Les ignorants n\u2019allèrent pas jusque Ia, le nom de sorcière.moius mais comme clle avait réellement le pouvoir ou la science de guérir, ils l\u2019appelèrent la revonteuse.Dès le lendemain de son retour aux Huttes, Manette avait \u201cait venir un maçon et un menuisier, afin de s'entendre avec eux pour restau- ler sa cabane.\u2014 Voyez ce qu\u2019il y a à faire, leur dit-elle, mais que cela ne coûte pus trop cher, car je suis une pauvre femme et j'uurai vu bientôt la fin de mes petites économies.Par exemple, continua-t elle, je veux une porte solide, avec une serrure et un et à renux de fur.verrou, ma feuêtre des Lar- Les deux entrepreneurs se mirent à rire, \u2014Est-ce que vous avez peur ides amoureux ?dirent-ils d\u2019un ton goguenard, Bien sûr que non, répondit-t- elle ; muis voyez-vous, je suis très poureuse ; je ne pourrais pas dormir in nuit si je ne savais pas ma maison bien close.TN fut entendu que In porte serait solidement fabriquée, qu\u2019olle aurait Uno serrure, ua verrou, et qu\u2019on :mettrait des barreaux à la fenêtre.Ensuite le prix fut débattu ét convenu.\u2014Ce n\u2019est pas tout, reprit Munette, en montrant au maçon une large crevasse dans le rocher, cette souls chambre ne me parait pas suf- fisnute, jo voudrais une autre petite Ne\u201cpentrontins«lnéfifiro ici JANVIER 1890 en passant à travers cctte funte pour creuser le rocher, \u2014Si vraîment, répondit le maçon, en touchant la pierre, avec des marteaux bieit trempés et de bons bras, on creusera la roche.\u2014Quand commencarez-vous ?\u2014Demain.Quinze jours après, les travaux - étnient terminés.La grotte devenait la cachette du coffret aux pierres précieuses.Manette avait écrit au notaire, qui continuait à faire de vaines tentatives pour retrouver madame Vermont.Elle fit aussi plusieurs fois le voyage de Paris, et toujours elle revenait lésespérée.Avec la vie qu\u2019elle s'était faite et à laquelle elle s'était pour ainsi dire condamnée, Manette se trouva fort embarrassée de l\u2019avgent qu\u2019elle avait chez elle et de celui qui allait faire : la bonle de neige à la Banque de France.Elle voulait qu\u2019on la crût pauvre et tenait à vivre pauvrement, Miis chaque jour,elle voyait autour d'elle à Marangue, aux Huttes et ailleurs, des misères navrantes.Alors, songeant à la fille du docteur Gran-lier, qui était sans doute aussi inisérable que ceux qui souffraient sous ses yeux, elle sentait son cœnr généreux se briser.Elle aurait voulu secourir toutes les infortunes ; elle w\u2019osait pas le faire, dans la crainte de révéler ce qu\u2019elle tenait absolu- q i ment à cacher.Pourtant, «lle allait souvent à la vifle voisine, et sans se faire connaître, par l'intermédiaire tantôt d\u2019un prêtre recommandable ou d\u2019une religieuse, tantôt du maire ou de toute autre notabilité, elle faisait parvenir des secours anonymes aux | malheureux qu\u2019elle désirait soulager.Mais en agissant ainsi, elle était gênée et ne fuisait pas tout le bien qu\u2019elle souhaitait.Dans ses conversations avec le notaire de Paris, elle avait compris» avee sn lucidité d'esprit habituelle, commeut le capital duit être employé dans notre société moderne.Elle snvuit done que le capital est la force et la vie du commerce, de de des arts, et saisissait fort bien l\u2019industrie, l'agriculture, beaux que posséder un capital innetif, était randre neutre une partie de l\u2019élément principal de In fortune publi- bien-être de que, c'est-à-dire du tous.Elle comprenuit fort bien aussi que le capital habilement mis en non-seulement les œuvre, servait intérêts collectifs, mais devait forcément s\u2019uccroître et se doubler duns un temps déterminé, Done, puur faire du \u2018bien comme elle l'entendait et employer le capital inactif qu'elle avait entre les Manette six mois au parti qu'elle devait mains, réfléchit pendant prendre.Enfin vlle décida qu\u2019elle devait avoir un mandataire, un associé, un bras:droit, un autre elle-même agis- suñt-sous l'inspiration de sa volon- Or, oh trouver ce mandataire ?Monotte se mit à chercher-autour alles Elle; pénsn abord à Ah- C.A.CHÊNE toine Vernier, auquel, saus se rendre exactement compte de ses impressions, elle s\u2019intéressait vivement, était bâche- ron, il ne réunissait pas toutes les qualités que Manette Mais Antoine Vernier vouluit à l\u2019homme qui devait servir ses pro- juts.\u2014Je trouverai plus tard le moyen d'employer Antoine Vernier, se dit-elle.Elle chercha de nouveau.Son choix définitif tomba sur Thomas, un pauvre journalier.Les renseignements qu\u2019elle jrit adroitement sur lui furent excellents, Il était honnête et d'une probité rare.I avait une femme cthuit enfants qu\u2019il adorait.Il était suffisamment intelligent, sobre, ct connaissait par- | faitement la culture.Pour parvenir à donner à ses enfants assez de | pain pour les empécher de mourir de faim, il travaillait jour et nuit ut se privait de tout, même ds repos.Une bonne partie de l'année, il était employé dans nue ferme au ; travail des ch:eunps.Manette apprit en meme temps que la ferme était à vendre, Un matin, elle s\u2019en alla sé pro- Ambrettes.Elle rencontra des hommes \u2018incner sur fes terres des qui | fauchaïent un pré et demanda où cle pourrait trouver Thomas.L'un I : des faucheurs lui répondit : \u2014 Voyez lh-bag, au penchant de la colline, cet homme courbé sur une ! charrue, c\u2019est Thomas.Manette marcha vers la colline et arriva près du laboureur, = Celui-ci suspendit un instant son travail.\u2014 Bonjour, Thomas, dit Manette ; me connais-tu ?Flle commençait à tutoyer tout i le monde.\u2014 Vous êtes Manette Biron, la bonne r:bouteuse, répondit-il.Manette fut surprise de la réponse.\u2014 Alors, reprit-clle, tu sais que je demeure aux Huttes.\u2014Certainement.~~ \u2014Sauruis-tu trouver ma cabane pour dire bonjour à votre père, et quand le pauvre vieux est mort, je suis un de ceux qui l\u2019ont porté pour le descendre à côté de sa première femme, qui était une dus mcilleures créatures du bon Dieu.Avec ces paroles si simples et si naturelles, qui étaient allées jusqu'au cœur de Manette, il avait conquis son amitié du premier coup.\u2014Fh avec émotien, bien ! Thomas, reprit-elle c'est demain dimanche, tu te reposuris et tu viendrasg me voir dans ma cabane.Je veux causer avec toi, \u2014l\u2019uisque celn parait vous être \u2018 cape LC agréable, Manette, demain j'irai aux Huttes\u2014 Je t'uttendrai, mon garçon.Mais je te recommande de ne dire à personne, pas même à ta femune, que Manette Biron à quelque chose à te confier.Pondant tout le reste du jour et encore le lendemain matin, en se préparant à partir pour les Huttot, Thomas ne cessa pas de répétor : \u2014 C\u2019est bien drôle; que peut donc avoir à me dire Matiette Bivon 7 nes - THRECTEUR DE LA REDaGTION LS meer \u2014 VERT, Sa femme lui demanda où il allait.\u2014Je vais voir un de mes camna- rades à Marangue, répondit-il, A midi, il entrait dans la eabane de Manette ; quand il en sortit il était cinq heures.Son émotion devait être grande, car en descendant le chemin des Huttes, il chancelait comme un homme ivre ; de plus, on aurait pu voir à ses yeux rongis qu'il avait pleuré.Nous croyons inutile de rapporter la longue conversation qu\u2019il venait d'avoir avec Manette.Le lecteur devinera aisément que celle-ci l\u2019avait initié à ses projets, lui avait dit ce qu\u2019elle attendait de lui, et qu\u2019un traité avitit été conclu.Le surlendemain, Manette, ayant pris dans la cassette une douzaine de picrres précicuses, se mettait cn route pour Paris.Trois semaines plus taul, les \u2014d'y suis entré plus d\u2019une fois | gens du pays apprirent avec une stupéfaction facile à comprendre que Thomas, le plus pauvre homme de la contrée, venait de se rendre acquéreur de la-riche ferme des Ambrettes, qu\u2019il avait payée, argent comptant, trois cent vingt mille francs.\u2014 Comment le pauvre manœuvre est-il devenu si riche tout à coup ?Voilà ce que tout le monde se demandait.On se perdit dans le dédale des conjectures.Il y eut des curieux et même des gens haut placés, des fonctionnaires, qui vosiurent aller au fond des choses ; Nrlis il y eut en même temps un honorable notaire de Paris qui déclara que Thomas avait été cnri- chi par la volonté d\u2019un de ses clients qui tenait à rester inconnu.Pendant ce temps, Thomas prenait tranquillement possession des Ambrettes, eb de simple journalier, devenait propriétaire et maître.Bientôt, sa conduite, unanimement admirée, imposa silence à la malveillunce, aux jaloux, aux envieux.En effet, Thomas ne parais- suit être.devenu riche que pour répandre ses bienfaits dans la contrée, 11 ne se lassait pas de faire le bien, et sa bourse, toujours ouverte aux véritables malheureux, semblait iné- puisuble.Il y eut des g2ns qui, culculant ce qu'il donnait chaque année pour secourir les malades, les veuves et fuire disparaître d'autres infortunes, assurèrent qu\u2019il employait au moins la moitié des revenus de sa ferme.Or, Thomas le riche fut partout acclumé comme le père des malheu - reux, le bienfuiteur de la contrée pendant que Manette Biron, comme nu temps de sa jeunesse, était méprisée, détestée et partout repoussée.En la rencoutrant, les femmes crinient : \u2014Arrvitre, In maudite ! la sorcière ! Arrière, Et les enfants, ou sc sauv.i nt d\u2019elle épouvantés ou:lui-jetaient*des pierres.(«A - continuer.) \u2014\u2014 A VENDRE.Une grande quantité de bardeapx de proniière qualité et à des prix-ex- cessivement bus.S'adresser pour-le voir et l\u2019acheter à M.J.O: HEMU, agont; RE; BEA USOLEIL, do SURGH bri se mA rms ~ om | avaient si souveht demandé ce rè- (x AZETTE DE T3ERTHIER | glehicin, qui a cu pour cflet d\u2019in- : demuiser les Jésuites, premiers mis- sionhnires et martyrs de cu pays, et de dunner une juste satisfaction à la minorité protestante de cette province.\u201d _ BERTHIER, 17 JANVIE [oa - rl R 1840: Victoire ! ICLOIr® | | Le sous-amendement étant mis aux voix, il fut adopté sur la division suivante : ET er SP Pere IA GAZETTE DE BelTHIER, VENDREDL 17 JANVIER 1890.\u2014 donner la note du sentiment pablic deus le Dominion, et peuvent faire | entrevoir le résultat des proghaines élections féciéralss \u2014\u2014\u2014\u2014 em CE QUE LES CANADIENS GAGNERAIENT PAR LA RÉCIPROCITÉ, Victoire | ICLOIre ! ! POUR : MM.Bazinet, Bernatchez, Bisson, Bourbonnais.Boyer, Cardin Chamyagne, David, Deschéne (Islet), de Grosbois, Dumais, Duhamel, Forest | Gagnon, Girouard, Gladu, Guyette.| Lafontaine, Laliberté, Legyris, Lus- M.Dostaler Élu avec une majorité de Pour un peuple comme pour un lindividu, le plus sûr moyen de s\u2019en- | richir, c'est de garder son bien au lieu de le donner à son voisin.Que dirait-on d\u2019un homme qui, à chaque fois qu\u2019il vendrait pour SIVO des produits de sa ferme, en donnerait ; vingt à un voisin plus riche que lui ?: On dirait, n'est-ce pas ?que c'est un jinseusé ou un dilapidateur, Eh bien, Clement fédéral maintient les taxes nos exportations, par suite de notre wistirde politique, on trouve que cette perte excède SI,50 par tête.C'est énorme ! si on proposait d'imposer une (axe de 81,50 pur tête, y compris les femmes eb les enfants, sur toute la populution agricole, on se récriernit avec mison, vu proteste- ruit, on chasserait à coujs de bâtons les députés qui auraient voté une pareille loi: or, quelle différence pratique y n-l-il entre passer une loi pour imposer une taxe et s'nbs- tenir d\u2019en passer une pour faire disparaître une taxe ?En s'abstenant de voter la négociation d'un nouveau traité de réciprocité, la nujorité qui fuit le chaud et le froid dans le parque nous payons au gouvernement ORRESPONDAAGE, Monsieur le Rédacteur, Vous m'avez fuit l'honneur de me demander mon opinion personnelle au sujet de la protection et du libre échnuge avec nos voisins.Je ne puis vous refuser cela ; munis il ne fant pas vous attendre 4 un article de journaliste, ni d'homme d'état, vous aurez tout simplement l\u2019opinion d'un homme pratique.Commençons dune par le com- meneement s'il vous plaît, Etuil-il nécessaire d'établir an Canada, ln protection contre nus ; Voisins les Américains, parcequ\u2019il y avait une crise commerciale dans le moment au Camda 2 américain sut nos exportations, \\ cela, je réponds, que cette crise commerciale existait avec le même 239 VOIX sier, MesShane, Mercier, Morin, Mur- | mt ' avec la politique fiscale que nous hw, lilou, Riufret, Robidoux, Do- 1\" .NR halen Shehyn, Tessier (Portneuf) PNR depuis 1866 A l'égard des chcleall, whehyn, Lessier | 1 Etats-Unis, nous tenons absolument Le Comté de Berthier plus Naticnal que jainais.À l'exemple des Comités de Ju- Jiette, Rimouski et Québec-Ouest, le Comté de Berthier, a _noblement comlattu, et a maintenu haut et ferme le benu drapeau uational\u2014 qui deux fuis de suite l'a mené à la victoire.Nous adversaires s'étaient rués dans le comté comme des enrigés et vou- ldent A tout prix et par tous les moyens arracher le Cuinté de Berthier des mains des nationaux, et\u2018 détruire, comme ils disaient, Vinfluence de M.Beausuleil deus le Comté, Tout a été mis en œuvro, et rivn na été épargné duns ce but, Lz ban et l'arrière ban du parti bleu de Montréil out été, tout le temps, dispersés dans le comté ; des agents influents du gouvernement fédéral n'ont cessé un instant d\u2019y être ; des milliers d'exemilaires de la Patrie ont été distribués partout ; le whisky a coulé à flot dans toutas les pu- Toisses ; l'argent a versé à profusion et tous les moyens de corruption possibles ont ¢té employés.L3 coms: de: Berthier, qui, Di:u merci, n'est pis un comté vénal, mais un comté qui se r«specte, et qui sait s con luire, à résisté à cett+ honteuse pression, et en clisunt à unc majorité de deux cent trente n uf voix, le candidat du gouvernemom M.Dostaler, il a pro.ivé qu\u2019il recon- naissiit et approuvait en tout l\u2019ud- ininistration du gouvernement Mercier, les grandes choses qu\u2019il a fuit :s pour la Provine:, et lui a montré sa reconnt issance pour Jes grands bienfaits dont il l\u2019a comblé depuis son avènement au pouveir, Honneur donc au gouvernem nt de M, Mercier ! Houn-ur au parti national ! Iunn -ur aux électeurs du comté de Buithier ! été Ca de ea Le Premier Vote.Le premier vote de la session été donné à ln séance du jeudi le janvier.M.Casgrain, député du comté de Québec, venait de soumettre la proposition suivante : * C.tte Chambre ne peut s'empé- .cher de regretter qu\u2019en s'appliquant injustement à «xploiter cette affaire a leur profit, Je gouvernement et son part aient provoqué dans ce pays Une agitation qui a déjà produit et ne peub que quoduire de mauvais résultats, \u201d M.Lafontaine, député.de Napierville, proposa en sous amendement : ane tous les mots aprés \u201cque\u201d dans Pamendement svient retranchés et remplaces pur les suivants: * Cette chambre est heureuse de voir que yw le règlement de cette grave (juertion, justice u été rendue à l\u2019Eglise cutholique dout les autorités Tessicr (Rimouski) et Trudel\u201433.In conduite de cet insrnsd ou de ce dilapidateur.\u2019 Prouvous-le par des faits.En dépit des obstacles suscités tpar une politique mal inspirée, nous | CONTKE : | MM.Buldwin, Beauchamp, Dlan- ; chet, Casgrain, Deschènes (Témis- À sse des producteurse qui A .la ts milli r d (axes de ; degré de force, aux Etats-Unis, en sus se, n OS Ue TNE J] Cg .i ose à tolérer vus | tei os Angleterre, en France, en Allema- .sèe à tolerer pp \u2018 S = .ye vile disposce I a DE fume, et dans toute l\u2019Europe ; cc n\u2019é- cet affreux état de choses ?Va-|5.>, ç ; pe ; syoj | tit pas un mallocal, mais bien gé- t-clie consentir À se laisser ainsi |\", ue ; vans 2 N où | Héral, et qui était le contre coup de suigner indéfiniment ?llle à son A 5 .Loe | Cette Guerre si désastreuse entre la sort en muinis ; pour se sonstruire .| France et l'Allemagne, où il avait au système ruineux qui arrache sept | 51 | couata), Desjardins, Duplessis, Fu- | exportons aux Etuts-Unis des quan- gland, Faucher de Saint-Maurive, ; tités considéraliles de produits du \u2018pays, naturels et runnt.fuctures.En Es > 3 1 | Hall, Lapointe, Leblane, Me- | | .me onsult: = 7 aux du Com- Intosh, Nantel, Picard et Taillon.\u2014 (consultant les Tubleaux du Com pq ; | été dépensé tant de millions et qui millions par année pour les verser! 7., .A .\u2018 i) hs Vai eansé tant de ruines matériel- i dans le trésor des Etats-Unis, il lui .J ; , .i lus et financières.suffit de n\u2019envoyer en Chambre, aux .Co ; so.rochaines élections que des hommes | Nes Voisins souffraient comme Wouhuines élections » Cle 8 8 A provh EE SA inons.Ce n'était donc pas une crise bien déterminés À prendre les moy- | Flynn, _ {merce ef de la Navigation pour 17.* 1888, nous tronvons les chiffres suivants pour l'exportation de ces pro- i .a .duis aux Etats-Unis et en Angleterre : 11 sera demandé un cemp.te sévère à ses 1T députés de leur vote eontre la motion pourtant si juste de M.Lafoutainc\u2014 LES ÉLECTIONS GÉNÉRALES DANS LES l'ROVINCES.que tems A toute une série d'élec- 1 ak tions générales dans los différentes provinces du Dominioni Le serutin est fixé au 20 courant au Nouveau-Brunswick ct au 30 l'Ile du Prince-Eduuard.Ces différentes élections ont pour nous de l'intérêt à cause de l\u2019infln- «uce qu\u2019elles vont avoir daus la grandz mélée qui se prépare à Otta- KR a A Theure actuelle, les liLéraux pont le pouvoir dans cing provinces «sur les sept dont se compose la Confédération : Ontario, Québee, ln Nou- velle-Leusse, le Nouvean-Brunswick ct Manitoba.Les deux seules rru- vinces de l'Île du Prince-Edouard et de la Culumbie sont eutre les mains des conservateurs.Nous ne comptons pas la nouvelle province du Nord-Ouest, qui ne jonit pas de notre système représentatif.De plies, l'Ile du Prince-Edonard et la Culombie réuniss ne formeraient pas «dix comtés de ln province de Québee.Dans notre opinion, les nouvelles élections vont laisser les choses dans l'état actuel.Les libéraux vont rester les maîtres duns lis cinq provinces ct les conserva teurs garderont la Colombie et l\u2019Ie du Prince-ldouard.\u201c** On comprend quelle puissante pression cette situation va exercer sur le résultat de la grande lutte qui est sur le point de s'engager à Ottawa Les libéraux sont en majorité duns le Dominion et cette majorité est écrasante.Eutourée et prossée de tonte part par des provinces dont harcelée par des questions nouvelles qui se soulèvent tous les jours, travaillée par des disseusions, l\u2019ad- miuistration fédérale doit nécessairement plier sous nos efforts et être remplacée par un gouvernement qui rencoutrera les vues de lu majurité.Sir John a réussi à étauif-r aux dernières élections ce sentiment en faveur du part libéral qui échute de toute part, en employant des moy- eus extrêmes dont il lui est impossible de se servir aujourd'hui.On peut dire qu\u2019il a acheté en bloc les Provinces Maritimes, Nous avons eu l\u2019occasion de parler des millions jetés dans ces provinces pour des projets purement fantaisistes.Sir Richard Cartwright, avec l\u2019âpreté et I'éclat hubituels de son talent, a fuit Une peinture saisissante du ces mu- nœuvres inavouables, peinture que nous «vous reproduite, Disons en terminant que, si ces différentes élections provinciales n\u2019offrent pas pour nous un intérêt direct, clles tendent-cependunt à Nous allons assister C'ici à quelles libéraux sout maîtres, occupée et ; i Etats-Unis Angleterre ! Produits des mines.$3,341,308 $478,260 .pêcheries.+.39 123,*53 1,104.40) oi forts, .+.10,827,930 8,083,36t sé animaux .« 7,2 45,743 16,671,082 + agricoles.ve VU, SUG, EU 422,04 \u201c munnfne .cures 1,802,095 1,762.9 0 .divers.TEE FEBS | S37,270.701 $33,400,380 | Comm - le total des xpor: tions de produits du pays wa ce que nd 1S18.297,750, il cet évident que nos exportations sux Fats-Unis form: ut pan deliv de 48 pour 10U de «- mon- , \u2018tant, clest-di- hire que sur chaque plastre que nous avons exportée, i est allé plus de quaratite-lLuit cen tus anx Etats-Unis, Malheurerszment, en vertu des absurdes relations de comm rez que VOUS aVuns av.-ece pays dep u's ibo- lition du traité de réciy © .cité, il nous faut payer joliment cher au gouver- Nement américain pour entrer nos produits aux Etats-Unis.Sur no: avec lus Etats-Unis, Alors, avee : la même quantité de produits, nous retirerons sept millions de plus sur la vente de ces produits.Voilkce que nous appelons un moyen de s'enrichir.\u2014 Ælecteur.APRÈS LA LUTTE, Près de 1500 électeurs, tous jar- tisans de M.Dostaler, ct presque \u2018sûrs G'uvance de la victoire, s'étaient reudus à Dorthicr moreredi soir, pour assister au triomphe.Le résultat de quelques paroisses était à pein- connu, que des hour- rahs frénéiiques fur nt poussés par toute l'ussemlilée et on porta en trio:nphe M.Dustaler jusqu'à lu porte idu comité vù des discours patrioti- no:uveau député M.Dostaler, jar l\u2019Hon, M.Sylvestre, par MM.B-rnat-hez, M.PP, Deschènes, M.P.P., Cardin, M.I\u2019.I\", A.Turgeon avocat de Quéluwe, O.Lavallée et J.iininerais, Hotre poisson, nus buis, turés, lu douane américaine perçoit des «droits variant de 10 à 30 oo «1 juême plus Sur les animaux, pur excinple, il ya un droit «d- 20 070 de sorte que lorsqu'un cultivate-ui Lun ch-val valant 8150, Oaux Etats- Unis, le comm-rcant retranche du prix les 830,00 qu\u2019il aura à payer pour passer ce cheval à Ja front:ère.Il enlève ces S30,00 aux cultivateurs canadiens pour les donu-r au | douanier américain, le traité de réciprocité, comme autrefois, il n\u2019y aurait rien à payer à la froutière et le cultivateur hénéficie- ; tait de ces 830,00.En 1888, la valeur | des chevaux que nous avons exportés aux Etats-Unis s'est élevée à S2,402,371, et les droits payés anx donanivis américains sur ces che vaux forment une somme de 3490,- 474, qui à été perdue par nos enl- tivateurs, faute de li mauvaise poli- ; tique fiscale qui nous ré«it.Nous vendons aux Etats-Unis de Porge, du seigle, de l\u2019avoine, du sarrazin, qui paient 10 centins de douane par minot ; des pormnes de terre, qui paient 15 centins ; du foin, qui paie S2.00 lu tonne ; de In iluine et du houblon, qui paient 10 centins lu livre; du beurre, qui pie 4 canting la livre ; du hareng, qui paie 81.00 pur baril ; dus planches, qui paient 82,00 par mille pieds 5 du charbon et du minerai de fer, qui paient 75 centins la tonne, et ainsi de suite pour tous les produits qui forment le total de nos exportations, Les droits ainsi payés en 1888 s'élèvent à environ sept millions de piastres.C'est In somme que nous;ont fait perdre les absurdes relations commerciales que nous avons nvee les Etats-Unis.Si, au lieu de \u2018l\u2019espèce de muraille de Chine qui nous sépare commercinlement des Jétats-Unis, nous avions avec ces derniers un traité de réciprocité, on uu\u2018arrarge- ment en vertu duquel nos produits entreraient sur les marchés \u201cniméri- caing sans payer de droits, nous aurions bénéficié de ces sept mi)- lions, ils seraient restés duns le pays ; en d'autres termes, \u2018nous nous serions enrichis d'autant, \"Voilà pourquoi nous soutenons que la réciprocité nvec les Ktats- Unis'est le muillenr moyen de ngus enrichir.\"1La population du Cnhada est d'environ 4,500,000 ; en réjiüir- i nos produits agricoles et manufse- ; | vend à un commercant américair ; Si nous avions O.l\u2019elland, avocats de Montréal, C.A.Chênevert et M.A.LL Aubin, \u2018de Berthier.Une grands procession s'organisa tirent le tour le la ville en chantant et en poussant des lhourrahs vis-h- vis les maisons de nes principaux amis, + M.Beausoleil qui était à St Gabriel de Brandon, n\u2019est arrivé à Derthier que vers minuit l'rès de 300 él-ctenrs qui latten- daient encore l'acelimièrent à son arrivée ct le félicitèrent sur le rrund succès qu\u2019il avait remporté dans la Juroisse de St Gubriel de Brandon.* La lutte avant été faite dans «es circonstances «xceptionuelies et tout à fuit difficiles, il a fullu un travail énergique et extraordinaire de la part de tous nos amis pour arriver au résultat que nous avons obtenu.11 serait trop long d\u2019énumérer ici tous nos amis qui se sont jetds, LêLe baissée dans la lutte et qui se sont lévoués d\u2019une manière admirable.Nous les remercions tous en général de leur dévouement et de leur travail gigantesque.Nous remercions spécialement nos ainis de Québec et de Montréal qui nous ont prêté si généreusement leur concours et qui ont tant contribué à notre succès.Toutes les puroisses ont réclle- ment fait leur devoir, mais nous ne pouvons nous cmpécher de féliciter d\u2019une manière spéciale les puroisses de St Gubriel de Brandon, de Lanarain, de Lavaltrie et de St Damien, qui se sont surpassées dans la présente lutte.+.T1 parait que le char spécial qn\u2019avait loué M.Savignae pour se faire veconduire à Montréal par ses amis, après son triomphe dans Berthier, s'est embourbé près du-raug Suing Henri, duns la puroisse de Lamornie vessssocéecc00e On N\u2019A pns eu\u201cd'au tres nouvelles depuis, .On nous apprend que depuis que le sympathique député de Laval a passé quelques jours à Ste Cutherine, duns la paroisse de SL Cuthburt, les enfants sont joyeux, ayant tissant sur çe chiffre les sent millions do\u2018perte que mois éprouyghs sur \u2018été tous caressés, choyés, et ayunt regn du jolies petites récompenses du prodigue députe.roids ARR Li I lp os ens d'avoir un traité de réciprocité : quis furent ;rononcés, par notre: - nsuite et près de 2000 personnes que l'on pouvait empécher par des : 1Mmo5eus locaux ; mais comm + duns {les autres pays, elle n\u2019était qu'un |mal passager et devait dis; aruitn d'elle-même, | Suns doute que cola ne faisait pas | l'affaire des politiciens du jour ; ils saisirent an contraire l'occasion de cette crise pour faire leur fortun - | politique et lancèrent ce eri de pro- {tection, qui.pour le peuple sonf- fran, signiliait Wn fin de la misère pour le présent, el la riclusse pour jle futur, L On disait an penple : nous allons {étaildir un droit d'entré.très élevé \u201csor des articl-s nunnfacturés qui entrent au Gauuvli : comme cela, les ; étraligers te pourront plus venir ici ; vendre leurs marchandises et les manufactures qui s'établiront partout, donueront du travail à vous- [memes etd vos enfants cu ompéche- : ront ces derniers d'émigrer aux Etats.Unis comme ils sont obligés de faire à présent.Ce pr sjet était trop séduis.nt pour que le peuple pât le rejeter, et mal gré les protestations d'hommes émi- monts, qui disstient bien haut que ces droits d'entrée ne seraient pus payés par les étrangers, mais qu'ils !relomberaient str le peuple du Ca- | nada, le projet fut adopté et nous fines j rutégés.Pour encourager les manufactn- facturiers on commença par imposer des droits variant de 25 4 40 op sur les articles manufacturés, et où leur «disait : mitis Lätissez-done des manufactures, quand Lien même.Vous ne pourriez jas réussir à fabriquer à si bas prix que les uiméri- coins, cela ne fait rien à l'affaire, puisque les américains seront obli- gis de payer 30 ou 40 ojo de droits | d'entrée penr vendre ici les articles ique vous pourr z manufacturer et aur lesquels L'eyint aucun droit à {payer Vous-mêmes, Vous pourrez alors faire vu bénéfice de près de 50 jour 10U de plus que les améri- cuins.Les capitalistes nussi enthousiastes que le peuple, s\u2019emnpressèr:nt d'établir des manufactures et atten- direntles bénéfices.Beaucoup attendent encorc.Sauf quelques entreprises, dispo- sunt de capitaux énormes eb monopolisant une industrie cb qui par leurs monvpoles trouveront moyen de gagner des millions au détriment du peuple et des petites industri s, presque toutes les industries nées de la protection n\u2019ont amené que la ruine ct le découragement de leurs propriétaires, On leur disait : vous aurez les droits d'entrée sur les intichs mu- nufacturés pour vous protéger ; mais on se garduit bien de tenr dire que des droits seraient imposés sur ! ! les matières premières dont ils avaient besoin pour leurs industries : on ne vonlait pas les effuron- cher et on comm -nga tout en douceur par imposer un petit droit de Smo, puis 1000, et graduellement, quand on crut qu\u2019il n\u2019y avait plus de ménagement à gurder, on frappn d\u2019un droit de: 4Uoyo même des matières premières, des articles de première nécessité au Canndn.Ce que lou dunnait aux manufacturiers d\u2019une main, sous forme de droits d'entrée sur les articles manufacturés, on le leur retirait de lhutre, sous furime de.droits d'entrée sur les matières premières, Ce n'était que le commencement de In ruine ponr les manufucturiers et il y avait autre chose, A la rigueur, les fabricants an- vaient pu prospérer tout en payant ces droits d'entrée exorbitants, si les prix de ven nvaient haussé en proportion dus droits d'entrée, comme on le\u201d leur avait frit espérer ; mnis bientôt l\u2019écoulement de leurs produits leur fut impossible, le nombre de fabriques augmentant continuellement en di- hors de toute proportion avèe le chiffre de la populution du Cnnida ; alors commengn une guerre de\u2018prix effrende, et bien des mununfacturiers, forcés de murcher quand méme, vendirent, audessous du prix cou- tant pour ubtenir l'écoulement qui leur wanguail, Us étaient loin de s'attendre à un pareil résultat, eux qui s'attendaient à une augmentation considérable dans les prix de vente.En résumé, les fabricants ont été protégés à l'envers puisqu'ils ne vendent jas plus cher qu\u2019avant In protection et qu\u2019ils ent en plus à dayer des droits d'entrée énonmes sur les matières premières qu'ils emploient.Le puuple n été protégé encore moins pitisqu\u2019il paie les mêmes prix pour les articles manufacturés qu\u2019avant la protection, ct que s'il veut exporter ses produits à l\u2019étranger il est ublicé de payer des droits énormes qu\u2019il ne payait pas avant la protection, Il est trés facile de se rendre compte de ces faits en jetant un coup d'œil sur l'état du commerce des ferronneries par exemple.Les prix de vente au détail sont à peu près les mémes qu'avant lu i protection, Les consommateurs qui comptaient sur une diminution de prix ont dune été joués, comme les manufacturiers qui comptaient sur une hausse de prix ont été joués d:ssi mais d'une manidre beaucoup plus considérable ; carsi le consommateur nu pas eu de décharge dans sus prix d'avhats, le falnieant, lui, à part de la concurrence acharnée que lui font ses confrères à de plus à payer des droits énormes sur le fer qu\u2019il achète ; ainsi cet article qui valait, avant la protection 81,60 le 100 ths se vend uctuellument S2.70 Le 100 lis.Cosument done, avec cela voulez-vous que les fabricants sé- vieux, chant nt les bienfaits de ln | protection.Est-ce qu: ce sont les étrangers qui paient cette différence de px, j comme on se plaisait à le dire ?On ne mme fera pus eroire-cela ; ear lurs- que j'achète TEU lbs de fer et que je paie S1,10 de plus qu'avant la protection pour vet achat, je dis c'uat ma poche sui puie Cela, et non pas velle de mon voisin, On «ira sans doute, si des droits Cleves ont Sté imposés sur le fer c'est pour enconrager l'établissement de hauts fourneaux au Canada : Oui c'est très bien j'ap)-rouve de toutes tunes forces, le support que l'on peut donner à une industrie comme celle du fer ; mais il y a meyen d'eneonu- rager cette industrie sans deraser les manufactures ct le peuple sous des droits exhorbitants, et cela pendant {des années et des anuées ; car il ne faut pas se faire d'illusions, il nous «st imyossiblz de pouvoir faire du fer au Canada, méme un prix bien supérieur à celui do l'Angleterre et des Etats Unis et cela \u2018parceque nous n'avons pus de mines de charbon près de nos mines de fer, qui soit dit en passant, sont peut-être les meilleures du monde : l\u2019artout où ila été essayé de\u2019 faire du fer quand le charbon ne se trouvais pas à côté des mines de fer, il n'en est résulté qu\u2019un fiasco complet.À ln rigueur on peut faire du fer avee du vieus fer ; mais les frais de fabrication sont trop élevés et ln qualité n\u2019est jumais régulière.La protection devait profiter sux Manufaeturiers \u20acb aux consomma- tears et nous avons Vu qu'elle n'a- Vait profité niaux uns niaux autres.A-t-clle profité davantage nux ouvriers et empêcher l\u2019émigration aux Etats-Unis ?À celn je \u2018réponds non encore,cer les fuits sont certains, pnl- pables, évidents, l'émigration, au lieu de cesser ou de diminuer ne fait qu\u2019augmenter journellement et duns une mesure alsrmante pour notre pays.Les manufactures ont bien employé des ouvriers, mais le résultat de cette politique n été tellement préjudiciable nux cultivateurs que beancoup d'entre eux ont été obligés de quitter le pays et sont allés chercher nilleurs ce quils ne trou- vitient pas nu Canada, le pain pour leur famille.Voyons donc à présant ce qui ré- sulternit pour nous si, nous avions le libre échange avec les Etats-Unis, Je no m\u2019arrêterai pns aux avantages énormes qui résulterniont pour nous de l\u2019exploitation de nos forêts, de nos \u2018mines de toutes cs) dees, si nous avions les capitaux américains Jour nous, nider et pas d\u2019entraves pour l\u2019exportation.Je me contenterai de parler\u2018du résultat que l\u2019on te \u201cdé \u2018lôurs articles | Obtiendrait, pour lo commerce :dés 4 += 2e -ferronneries, et pour les produits agricoles.:- Avec le libre échange avec les Etats-Unis, le prix du fer serait tou- -jours le même ici qu,aux Etuts- Unis, nous serions donc sur le mê- \u2018me,piud que les américains pour la \u201c Matière première et il ne pourrait y avoir de ces écarts de prix qui sont, depuis quelque temps une cause de démornlisation très sérieuse pour l\u2019industrie.Le marché américain nous scrait ouvert et ce n'est pas une petite affuire gue d'uvoir 70,- 000,000 d\u2019achetenrs de plus, 11st vini que les amérienins viendraient vendre leurs produits ici ; mais (st-ce que nous aurions peur des américains ?Fandrait il croire qu\u2019il n\u2019y a pas autant d'intelligence dans la tête d\u2019un canadien que duns celle d\u2019un américain.Allons-done, vous voyez au contraire que les ouvrieis canadiens sont recherchés par les américains ; Dans ces conditions, nous pouvons fabriquer à aussi bon marché qu'eux ci nous ne craignons pas leur concurrence ; qu\u2019ils viennent chez nous nous irons chez eux.Avec le libre échange, il n\u2019y au- mit pas que les articles mannfnetn- sés qui profiteraient du marché voisin ; mais les produits de la ferme profiteraient bien duvantage de cet échange.Les américains ont besoin de nos produits, tellement besoin, que maluré des droits d'entrée de 20 à 25070, vous allez leur vendre, le fuin, les annmaux, les volnil- les, enfin tous les produits de la ferme ; et cela se comprend ; car avec leurs grands centres manufne- turiers ils ne peuvent produire les denrées sullisantes à leur consommation ; vous seriez là Messieurs les cultivateurs pour combler le déficit eutre la production ct ln consommation, vons n\u2019auriez pas de droit à payer pour entrer vos denrées chez nos voisins et vous sauveriez les 20070 d'entrée que vous perdez actucllement avee la protection, lorsque vous envoyez des produits aux Etats Unis.Croyez-vous donc que ce serait un avantage à déduigner, quand la vente de vos produits avricoles est si difficile et si peu rénumérative depuis quelques années, non, n\u2019est- ce pas, et je suis bien de votre avis, La protection n'a protégé personne si ce vest les hommes politiques qui l'ontétablie.Allons-nous done uous laisser protéger de la sorte, jusqu'à ce que le commerce du Cunada soit dans un marasme complet et que les petites industries aient périclité jusqu\u2019à la ruine ! Non n'est-ce pas ; alors un bon mouvement, rejetons du pouvoir tout protectionniste convaineu, et marchous la main dans la main sous les couleurs de ces grands chefs, livre-échangistes, qui ont nom, Laurier à Outawa et Mercier à Québcea - MANUFACTURIER, \u2014\u2026\u2014-\u2018o NOTES LOGALES Notre député M.Beausoleil est ~ parti hier pour Ottawa afin d\u2019ussis- ter à l\u2019ouverture de la Session.* Notre député M.Dostaler partira lundi prochain pour aller prendre son siège à Québec.* L'Honorable M.Sylvestre ne partira que mercredi prochain pour Québec\u2018 le Conseil Législatif étant ajourné jusqu\u2019à ce jour.M.N.H.Geary, commis-voya- gour, de ln maison Bourgeau et Herron de Montréal, étuit en cette ville hier.+ On a distribné tout dernièrement \u201c les prix qu\u2019avaient gagnés les exposants à l\u2019exhibition de l'automne dernier, C\u2019est M.Atchez Munsseau de Berthier qui en n remporté le plus.A lui seul ila retiré 883.00 de prix, malgré que les prix Iussent bien minimes.TET.L'Hon.Juge Gill ct l\u2019Hon.M.Trudel sont mourants.On s'attend à leur mort d\u2019un moment à l\u2019autre.+ .Que de\" reproches n'a-t-on pas fiits\u2019do toutes parts à M.Mercior pour avoir introduit le nom du pape dans lo préumbzle du bill des Jé- Cen ty suites ! C'était bien injuste puisque le bill préparé par M.Mércier avait été adopté à l\u2019unanimité, et- qu\u2019aucune critique n\u2019en avait- été faite dd: ) ; ; .lors de son \u2018adoption, Cependant M.Mercier est- bien vengé aujourd'hui.\u201c11 est établi quil a fuit actu.d\u2019une haute préyoy- ince et diune grande sagesse, Nous avons déjà lu In lettre de Son Emineñce:le cardinal Taschereau déclarant que M.Mercier ne pouvait fuire autrement que de mettre le nom du Pape, dans le préambule parceque Sa Sninteté s\u2019étnit expressément réservé de distribuer les argents que le gouvernement se proposait de donner à son Fylise.Mais l\u2019honoralde M.Joly de Lotbinière vient d\u2019ajonter à ce dossier Une pièce on ne peut plus conclnan- te.M.Joly dit avec beancanp de bon sens: Si moi protestant j'eûs été à la place de M.Mercier, j'aurais fait In méme chose que lui.Non seulement, ajoute-t-il, on ne peut blâmer M.Mercier d\u2019avoir fait intervenir le Pape, mais il eût commis une faute grave s\u2019il ne l'eût pas fait intervenir, Dans les circonstaners, du moment qu\u2019ime compensation était accordée à l'Eglise pour les biens des Jésuites, l'intervention du Pape était nécessaire pour donner quittance au gouvernement.Comme nons le disions il y a un instant, c\u2019est li un aperçu nouveau et des plus saisissants.T1 prouve que M.Mercier, en faisantee qu'on lui reproche si vivement, n\u2019a fait que protéger les intérêts de la province qui aurait pu être appelée à payer deux fois si la Pape n\u2019avait pas autorisé le quittance.\u2014-\u2014.ea.ELECTIONS MUNICIPALES.Voici le rapport que nous recevons de quelques paroisses et de la ville concernant les élections municipales : VILLE DE DERTHIER, Les MM, suivants ont été inis en nomination et réélus par accluma- tion, Maire: ¥.O.Lamarche, Yer.Conseillers: Quartier Centre, Louis Tranchemontagne ; Quartier-Ouest, P.Tellier, N.P.: Quartier-Est, Victor Allard.PAROISSE DE BERTHIER.MM.Olivier Désalliers, Joseph Lavallée et Narcisse Lefebvre ont été lus par acclimation, ST-BALTHÉLEMY.M.Hyacinthe Sarasin à été élu en remplacement de M.Joseph Dalcourt, M.Zoel Longpré en remplacement de M.Arsène Gervais et M.François Bernier en remplacement de M.Dolyrhis Lagacé.ST-CUTHBERT.MM.Télesyhore Druinville et Pierre Langevin ont été élus par acclumation et M.Dieudonné Desrosivrs après une lutte de deux jours avec M.Zutique Langevin a été élu avec une majorité de 55 voix.Nos \u2018élicitations à M.Dusrosiers qui est un de nos bons amis.ST-GABRIEL.MM.Edwin Remington, Elisée Bellerose et Edouurd Desmarais ont été élus par acclamation ÎLE Duras, MM.Zotique Courchêne et Simon Plante élus par acclimation.ST-NOkBERT.MM.Narcisse Lafrenière, David Rondeau et David Valois ont été élus après avoir eu tous trois de l\u2019opposition, Dans cette paroisse, où on a voulu faire de ces élections une question politique, on a vu un jeune avocat de Berthier, aller aux dépens de son candidat, paralt-il, payer les taxes des contribuables et faire une cabale de trois jours pour élire Ces conseillers conservateurs.C\u2019est ce même jeune avocat, qui se prétendait fort influent dans la paroisse d: St Norbert et qui s'était engagé de faire Temporter là une majorité à M.Savigune.La preuve de sa grande influence c'est que St-Norbert a\u2019 donné encore cuite anuée une majorité de 31 à M, Dostaler, Nous croyons que ce jeune \u2018homme est comme M.Tassé, paitout-où il va, il\u2018apiporte le malheur.PAUVRE JEUNE HOMME ! NAISSANCE, A Montréal, le 13 courant, l\u2018é- pose de M.Adrien Biron, sccïé- \u2018taité \u2018du\u2018éhof-de\u2018pôlige, üte Allo: TA GAZETTE DÉCÈS.A St Guillamm-, le 12 courant, à l\u2019âge de 46 uns, Hermine l\u2019Abbé, ¢pouse de M.Adolphus Loy, mar- chund.A St Guillaunie, le 13 courant, a l\u2019Âge de 47 ans, Adolphus Roy, niur- chand.Lu service des deux époux n en lieu le méme jour, mercredi dernier, 4 St Guillaume, au milien dun grand concours de parents et da- mis.A TFarrisville, le 1er janvier courant, après une longue et souffrante maladie, Miudame Anselme Belisle, autrefois du comté de Berthier, A Montréal, le 12 courant, à l\u2019âge de 53 uns, Marie-Reine- Angélique Maurier, épouse de I'Honorable Wil- {rid Provost, C.L.~ \u201c, ; .- Es = oh - : RRND A mar \u2014 Vu que nous sommes dans l'obli- gntion de nous procurer bivntôt de nouvelles presses et de faire de gyandes dépenses, nous privns ins- tamnnient nos abonnés et ceux qui nous doivent de s'acquitter avec hous le plus tôt possible, qtr 4 VENDRE, Magnitiques vues de lu ville de Bar thier, prises à vol d'oisean, p-ur cinquante centins, À lu Gazette de Lor thier.A VEXDRE.Une grande quantité de bardeans de première qualité et à des prix excessivement bas, S'adresser ponr le voir et l'acheter ad.J.0.HETU, agent de M.KE.BEAUSOLEIL, de St Gabriel de Brandon, Etat du Scrutin dans Berthier.4 Majorité Majorité Paroisses Dostuler Savignac Dostaler Savignae | Ville de Berthier i No 1 48 46 2 No 2 37 Gl 24 l\u2019aruisse de Berthier No 3 23 65 42 No 4 37 34 3 No 5 32 33 1 177 239 62 St Cuthbert No 6 57 27 30 No 7 27 20 7 No 8 73 24 49 No 9 51 26 25 208 97 111 St Barthélemy No 10 76 26 50 No 11 41 68 24 No 12 51 41 10 171 135 56 lle Dupns No 13 49 13 36 No 14 85 31 5l 13£ 47 87 Lanoraie No 15 19 58 39 No 16 .32 6-4 32 No 17 19 56 7 70 158 88 Lavaltrie No 18 53 68 15 No 19 47 18 29 110 S6 14 St Norbert No 20 100 69 31 No 21 38 38 138 107 31 St Gabriel No 22 33 No 23 50 Jl 39 No 24 a1 21 au No 25 40 23 17 148 St Damien ; ,! No 26 40 * 70 30 St Michel des Saints No 27 16 26 10 Majorité Dostaler - - - 239 VOICI QUEL ETAIT L'ETAT EN 1886.Sylvestre Robillard Berthier-ville.93 .116 Berthier-paroisse.111 .135 St Cuthbert,.-251 \u2026\u2026.T6 St Barthélemy.200 .124 lle Dupas.150 .21 Lnnoraie.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.du 177 Lavaltrie use 104 93 St Norbert.,.124 .58 St Gabriel.coe.178 .137 St Damien.St Michel des Sts.Majorité Sylvestre i 25 .94 14 .45 1297 1076 1076 221 société Française D'IMPORTATION.So QUEBEC.MM.M.J.DAYET & CIE.ont Chonneur dinformer leur clientèle qu\u2019ils ont tmusporté leur MAISON, DE GROS 119, 121 et 123 rue Dal- \u2018Nônsio.dans le NOUVEAU BLOC MURPEY (En face de l\u2019'Examining Warchouse) Ils gardent en stock le plus grand choix de Vins, Liqueurs et Produits français:de toutes sortes.Leur nou répondre avec promptitude à touto vel aménagement leurPermettra de commande transmise.lls espérent mériter comme par le passé la confiance de-lrurs clicrits; grâce à la bonne Coin dei Rüês Daltiôusie qualité:de leurs.produits ot la modération\u2019de leurs prix: , Leadenhall ot Boil Lane.; * .+ : vendus à l'enchère, en lu salle de l'Hôtel-de.Ville, en la dite ville de ERTHIER VENDREDT 17 JANVIER 1890 PROVINCE DE QUÉBEC, Municipalité de ln ville de Berthicr.} VIS PUBLIC est, par les jiré- sentes, donné jar M, A, IL AUBIN, Seerétaire-Trésocier du ! Conseil de Ia ville de Berthivr, que les terrains ci-dessous désignés seront ! Borthier, Comité de Berthi v, le PREMIER jour du mois de MARS prochain (1890), à DIX heures du matin, pour taxes municipales et autres churges dues à la dite muni- sipalité de la ville de Berthier, pour et sur lus terruius ci-après indiqués, À moins qu\u2019elles ne soienl payées avec les frais cucdurnz avant la vente, savoir : To Uit rrain situé en la ville ; de Dertiiier, étant le lot Iiméro | trois cent tr-nte-neuf (No.359) du ! cadastre officie] de- la ville de Berthier, ayant environ quarante-deux | pieds de front par environ quatre- vingt-cinq pieds de profondeur, borné au front par la rue William, au Nord-Est No, 341, Nord-Ouest No.3-10, Sud-Ouest à une ruelle, bâti d\u2019une maison et autres dépendances et appartenant aux représentants de feu Octave Smith.Montant dû 817.86 20 Un autre terrain situé on la dite ville de Berthier, étant le lot ; numéro trois cent quarante-huit du | cadustre officiel de la ville de Beri | i 1 Ës PANOS et ONGUES De Bovmanuville, Ont.MÉDAILLÉS ET LIPLOMSS AUX PAINCI- ALES EXPOSITIONS | ENIVERSELLES : PHILADELPHIE, 18576\u2014 Médaille Tuternation le et Diplôme d\u2019Honnour, LOXNDIRFS, 187 6\u2014Pramier Trix, AUSTRALIE, 1887\u2014Premier Prix.PARIS, 1873\u2014 Médaille Internativnale et Diplôme d'Honneur.MONTREAL, 1886\u2014Pr mier Prix et Denx Diplômes d'Honneur.ANVERS, 1885\u2014Grand Diplôme d\u2019Honneur, 100 PREMIERS PRIX Aux Expositions dans différentes l'arties du Monile.thier, (No, 348), ayant environ cinquante pieds de front par environ ! deux cent vingt-huit pieds de pro- i fondeur, borné au front parla rue St.Char es, à la profondeur à la limite de la ville, au Sud-Ouest No.; partenant à Honnidas l\u2019iché, 86.87 3o Un autre terrain situé en la dite ville de Perthier, étant le lot numéro deux cent vingt-quatre (No.224), du cadastre officiel de lu ville de Berthier, ayant environ cinquante pieds de front par enviren quatre-vingt-douze pieds de profondeur, borné au front par la rue St.Paul, an Nord-Ouest No, 233, Sud-Onest Muntant di.Si vous désirez vous procurer un instrument de première qualité, à Un prix inodéré, ne mawguez pas d'examiner les nouveaux \u201c DOMINION \u201d 347, Nord-Est No.349, Lati d\u2019une\u2018 maison et autres dépendances et ap- | N.B.\u2014 Veuillez remarquer que ces instruments n\u2019appartiennent pns td la classe de Pianos et d'Orgues qui sont colportés de porte en porte en ville, et qui sont eutrés de force sans les maisons des personnes qui n\u2019ont pas inême euvie d'acheter, , .; ; Termes faciles, l\u2019ianos échangés.LE.N.PRATTE, No.223, Nerl-Est No.225, bati d\u2019une maison ct autres dépendances | et appartenant à Flmond Bellerose et succession Cuirin Bellerose.Montant di.834.04 do Un autre terrain situé en ln dite ville de Berthier, étant le lot numéro trois cent vingt-cing du ea- dastre ofliciel de la dite ville de Berthicr, (No.525), ayant environ cinquante pieds de front, sur envi- von deux cents pieds de profondeur, borné au front par la rue William, Nord-Ouest No.320, Sud-Ouest Nu.323, Nord-Est No, 327, biti d\u2019ene maison et autres dépendances et appartenant à Joseph Cédras, Montant dû.84,09 5o Un autre terrain situé en la dite ville de Berthier, étant partie des lots numéros cinquante-six ct cinquante-sept du cadastre olliciel de la dite ville de Berthier, (partie Nos.56 et 57) contenant environ trois pieds de largeur sur ln profondeur qu\u2019il peut y avoir de la rue St.Louis où il est Lorné au front à aller à la rue Barbier où il est Lorné à l\u2019autre bout, tenant d\u2019un côté à Ja rue Mignonne, autre côté au reste des lots numéros cinquante-six et cinquante-sept, (vulgairement appelé rangde arbres) saus bâtisse et appartenant à L.H, Ferland, Eur, et succession L.M, Barbier.Montant ddi.$35.88 Donné à Bzrthier, ce 11 Janvier 1890.M.A.L.AUBIN, Suerétaire-Tiésorier.A LOUER.Uno très bonne maison sur la\u2019 rud Elouard d'ici av mois de mai prochain.Conditions bien fuciles, S'à- drosser immédiatement à ce bureau.ETABLI EN 1877, 3» 0 WEILBRENNER, Agent d'Affaires at Enonnteur POUR LK DISTRICT d RICHELIEU.Ce monsierr gotte une attention toute-spé ciale pour aiffäires de Colleet ons cle compt , billeis, cie, \u2014A ffnires de faillit \u2014[nvectaire.Achat de Livres de crédits \u2014 Marchand à Commirsion\u2014Vente privée ou à l'encan de propriétés ou fonds de commerce et \u2018peut \u2018fournir les meilleurs 1éfétences.J.RPAYET & CEE.1676 NOTRE-DAME, MONTREAL DICOUT REMY! 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