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Titre :
La Gazette de Berthier
Cet hebdomadaire de tendance libérale se consacre avant tout à l'actualité locale et régionale : événements, faits divers, activité commerciale, etc.
Éditeur :
  • Berthier :Compagnie d'imprimerie de Berthier,1888-
Contenu spécifique :
vendredi 2 janvier 1891
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

La Gazette de Berthier, 1891-01-02, Collections de BAnQ.

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[" UN DOLLAR PAR AN FEUILLETON DEUX SEURS.QUATRIEME PARTIE XVI ( Suite.) \u2014Voyons, Jaques, vous n'avez donc plus entendu parler de Maurico depuis son départ de Paris au commencement de l\u2019année 1870 ?\u2014J'ui pu entendre parler de lui, Georges, mais j'ignorais absolument ce qu\u2019il était devenu.\u2014 Est-ce qu'il ne vous a pas prévenu avant de quitter Paris ?\u2014Non,.J'ai appris son départ par sn concierge.D'après ce qu\u2019elle ma dit, une vicille femme est venue trouver Maurice Vermont ct l\u2019a emmené.\u2014Eh bien, mon cher Sarrue, puisque vous ne savez rien, écoutez-mui.Et Georges Raynal lui racouta, aussi brièvement que possible, l\u2019histoire de Manette Biron, teuse des Huttes, celle de Thomas, le fermier des Ambrettes, et comment Maurice Vermont, actes de rétrocession, était devenu propriétaire du château de Salerne et des autres domaines acquis par Thomas, surnommé le riche, avec lu prix de diamants.Jacques Sarrue écouta ce récit avec la plus grande attention.\u2014J'upprends tout cela avec plaisir, dit-il, quand Georges cessa de parler: c'est la preuve qu\u2019il y a encore en France beaucoup plus d\u2019honnêtes gens qu\u2019on ne pense.\u2014 Maurice est donc revenu à Paris, reprit le capitaine ; il a acheté avenue d\u2019Eylau, tout près de l\u2019Arc de Triomphe, un maguifique hôtel, Il s\u2019est entouré d\u2019un luxe merveilleux ; Il est installé princièrement.il ne regarde pas à la dépense, sa fortune le lui permet.Vous vous denmndez sans doute, mon peut-être.Sarruc eut un sourire singulier.\u2014Tl est toujours le joyeux compa- guon, simple, affectueux, bon, loyal, généreux, sans prétentions et sans fierté, que vous avez connu, conti- En arrivant à Paris, il.y a quelques jours je suis descendu à l'hôtel Vermont où ma chambre m'\u2019attondait.En ce moment, la vieille Manette Biron est aussi chez Maunua Georgesrice.Nous allons y restor quelque temps, car-je dois vous dire Jacques, que notre-ami cst à la veillé de se, marier, Un double éclair jaillit des yeux de'Sarrue.\u2014Ah ! il-va so marier, fit:il d\u2019une voix-frémissante.\u2014Oui, répondit le capitaino,:.quip: \u2018ne remarqua point l'effet produit par; ses parolos, Al \u2018va go ruarier; dans + la rebou- par des cher Sarrue, si ébloui par la fortune, étourdi par sa nouvelle existence, le cœur de Maurice est resté jeune et bon.Eh bien, oui, Jacques, Maurice est toujours le même, meilleur ÉUBLIEE PAR LA COMPA trois semaines au plus tard.J'en suis véritablement heureux et la vicille Manette aussi.Maurice est trop riche pour rester garçon, et puis il est comme tous les hommes jeunes qui n\u2019ont pas abusé de la vie ou qui n\u2019ont jamais eu de déception en amour, il a besoin d'aimer et d'être nimé.\u2014Nuturellement, il fait un riche mariage ?.\u2014Comparalivement à lui, la future est presque pauvre ; seulement elle est princesse.\u2014Ah ! \u2014C'est une Polonaise, née de parents français.princesse ! Elle a épousé très jeune un Russe, le prince Ramidoff ; c\u2019est donc une veuve, mais une veuve jeune et merveilleusement belle.Sarrue éprouvait un malaise qu\u2019il avait beaucoup de peine à cacher, \u2014Alors, Maurice Vermont aime ectte princesse ?interrogea-t-il d\u2019une voix oppressée.\u2014S'il Puime! répondit Georges, il l\u2019adore, il en est fou ! Surrue laissa échapper un gémis- scments, \u2014Mon Dieu ! Jacques, s\u2019écria le capitaine, vous souffrez, vous êtes tout pâle ! \u2014Une douleur très vive que je viens de sentir là, au cœur ; mais ce n\u2019est rien, c\u2019est déjà passé.Et le malheureux, faisant un violent effort sur lui-même, montra à Georges un visage souriant.\u2014 Maintenant, mon cher Sarrue, je reviens aux question que je voulais vous adresser tout à l\u2019heure, En quittant Paris, Maurice ne vous a pas prévonu.Depuis qu'il y est revenu, il n\u2019a pas cherché à vous revoir et pendant plus de deux ans il vous à laissé ignorer complètement ce qu\u2019il était devenu.Permettezmoi de vous dire, Jacques, que connaissant Maurice, je ne puis m'expliquer sa conduite à votre égard.Je ne suis pas seulement.surpris, je suis on ne peut plus affecté de cela, Jacques, il est certain qu'il y a Que s'est-il passé ?J'ai interrogé Maurice à ce cu rupture entre vous.sujet, il a refusé de me répondre.Mais j'ai besoin de savoir In vérité, et c'est vous qui me direz tout.Sarrue, ne me cachez rien; que s'est-il passé cutre vouset Maurice ?Le poète baissa tristement ln tête.\u2014Jacques vous ne me répondez pas, dit Georges, Je comprends, les torts sout du côté de Maurice, il vous a blessé, oflensé.\u2014Je n'accuse pas M.Vermont, répondit M.Sarrue ;il est qu\u2019il yu eu rupture entre nous ; mais il y a ou.des torts des deux côtés.\u2014Enfin, vous me dites quelque chose ; jo suis content de savoir cela.J'ai un projet, Jacques, un projet que vous devinez, sans doute ; mais pour qu\u2019il réussisse, il est nécessaire que je connaisse - la cause de cotte rupture et quels sont vos torts réciproques.vrai \u2014Gaoorges, j'ai le.regret *do::ne pouvoir rien vous dire.\u2014Quoi ! vous rôfüeez \u2018de m'ap- \u2018prendre.\u2014Oui.\u2014Pourquoi ?D \u2014\u2014\" red Aiea I az BERTHIER, 2 \u2014\u2014\u2014emoume mena \u2014Je ne puis parler, j'ai promis de garder le silence.Tout à l'heure, Georges, vous m\u2019avez vu pleurer; eh bien, ce que vous désirez savoir est le sujet de ma douleur et de mes larmes.\u2014Est-ce possible ?Auriez-vous donc quelque chose à vous reprocher ?\u2014Autrefois, répondit le poète, en dressant fièrement In tête, je me suis adressé des reproches ; aujour- remplis mon devoir! \u2014Jucques, c\u2019est dans votre inté- rét que je vous interroge ; je vous en prie, dites-moi la vérité.\u2014Ce secret douloureux appartient plus à M.Vermont qu\u2019à moi; du moment qu\u2019il a refusé de vous le faire connaître, ce n\u2019est pas à moi à vous l\u2019apprendre.\u2014Tenez, sans le vouloir vous me faites cruellement souflrir, car toutes sortes d'inquiétudes pénètrent en .Si seulement je pouvais soupçonner quelque chose, avoir un indice ; mais non, vos paroles sont au- qu\u2019on puisse les interprêter autre- meut qu\u2019en redoutant ce qu\u2019elles cachent.Jacques, c\u2019est donc bien grave?\u2014Oui, très grave! \u2014Ce qui veut dire que vous ne pardonnez pas à Maurice ?Sarrue ne répondit pas.\u2014 Pourtant, mon intention était le vous rapprocher ; je voulais vous prendre par la main pour vous conduire moi-même à l\u2019hôtel Vermont.Vous êtes pauvre, Jacques, et Maurice est immensément riche.Certes, quand dans sa générosité il doune peut-être soixante mille franes par an à des nécessiteux qu'il ne connaît pas, j'avais le droit de penser que, liés par notre serment d\u2019autrefois, le devoir de Maurice était de vous aider saus que votre fierté puisse s\u2019y refuser.Jacques Sarrue sursauta et ses yeux étincellèrent.\u2014Recevoir quelque chose de Mmoi ! Maurice Vermont, s\u2019écria-t-il, ah ! j'aimerais mieux tendre la main, en plein jour, sur le boulevard des Italiens ! \u2014 Ainsi, vous le regardez tout à fait en ennemi ?\u2014Non, Georges ; mais comme un homme sans cœur et suns honneur ! \u2014Ah ! par exemple, s'éerin l\u2019officier en bondissant sur ses jumbes; voilà des paroles que je ne m'attendais pas à entendre sortir de votre bouche ! Jacques, il faut que vous m\u2019en donniez l\u2019explication.Sa figure était cramoisie ct tout son corps tremblait.\u2014Vous pouvez les rapporter à Maurice Vermont, répliqua-t-il d\u2019un ton énergique ; s\u2019il vous prouve que Sarrue s\u2019était levé aussi.j'ai eu tort de les prononcer, revenez ici, Georges, et alors je vous suivrai, et devant vous je lui demanderai pardou ! \u2014Tout cela me jette dans uue \u2018grande perplexité, dit tristement, le capitaine ; je crois maintenant plus quo jamais qu\u2019une explication frau- che ct loyale est nécossairo entre vous et Maurice.Jacques, jo vous 1o:demande encore uno fois, venez avec moi, d'hui, autant que je le peux, je! a Gas rates sin, he: JANVIER 1891 mes EE en.\u2014 Merci, George, répondit Sarrue avec émotion, en prenant la main de l\u2019officier ; je comprends le sentiment qui vous fait agir et je vous dis: puis vous accompagner chez M.Vermont; mais si duns quelques jours, demain peut-être, je me décide a lui faire une visite, je ne craiudrai pas de me présenter seul devant lui.-+=-Jacques, c\u2019est presque une pro- esse, cela, s'éerin le capitaine ; vous viendrez, n'est-ce pas ?\u2014Oui, je crois que j'irai.\u2014A la bonne heure! Faudra-t-il le prévenir ?\u2014Non, ue lui dites rien.\u2014Mon cher Sarrue, reprit Georw'avez fuit de votre situation présente ; avant de vous quitter, en attendant que je revienne, prenez ces deux lsuis.Ce v\u2019est jus un prêt, moins encore une aumdue, c'est un fière qui donne à son frère : Le poéte fit un mouvement pour repousser la main de l'oflicier.Muis cer CSC APP C\u2019est bien, cc que vous fuites ! Je ne | ges, je n\u2019oublie pas l\u2019uveu que vous : de l\u2019autre, et mançtèrent silencicuse- GNIE D'IMPÉIMERIE DE BERTHIER -C.A.CHÈNEVERT, DinrcreUR DE EA Répac rem.TE CTION \u2014Vous ne savez pas, Georgette, vous vous achèterez un jupon blanc, des mouchoirs, une robe, une paire de bottines et un joli chapeau.\u2014J\u2019achèterai tout cela un peu plus turd, Jacques; je puis encore attendre.\u2014Non, non, vous achèterez cela demain, et tout de suite vous ferez votre robe ; je veux que vous soyez belle dimanche pour aller à Boulogne voir madame Bertin- -Vous ne réfléchissez pas, Jacques, que, si je fais ces achats, il ne restera plus rien pour acheter du pain.Apiès un court silence, ct comme subitement inspiré, Sarrue 1époudit d\u2019un ton grave: \u2014Dicu existe-toujours, je compte sur su Providence: Ils se mirent à table, en face l\u2019un ment.Quand Georgette eut débarrassé et essuyé la table, elle prit son ouvrage, Sarrue réfléchissait, le coude tant d'énigmes, ct je ne crois pas sans argent, qui n\u2019avait plus de linge, plus de chaussures à se mettre aux pieds, ct dont la dernière robe était couverte de reprises.Refoulant dans sa poitrine un sanglot qui montait à sa gorge : \u2014 Merci, Georges, dit-il d\u2019une voix oppressée, le frère accepte le don du frère ! Le capitaine s\u2019en alla.Jacques Sarrue se laissa tomber sur un siège, prit sa tête dans ses mains et se mit à pleurer comme un eufunt, XVII Le soir, Jacques Sarrue trouva Georgette très abattre; il vit sur ces joues pâlies des lignes luisantes et devina sans peine qu'elle avait pleuré depuis le retour de Boulogne.Elle avait fait une soupe sans beurre avec des pommes de terre écrasées ; elle la mit sur la table avec un restaut de bœuf bouilli de la veille.: \u2014Je.n'ui que cela à vous donner ce soir, dit-elle; muis je vais travailler jusqu\u2019à minuit; demain je me lèverai de Loune heure, je rendrai mon ouvrage à cinq heures, je recevrai cinq francs, nous dinerons micux demain soir.\u2014Oui, nous dinerons mieux, pondit-il, ré- et vous pourrez même vous acheter quelques-unes des choses dont vous avez un si pressant besoin.Tenez, continua-t-il, en posant sur la table les deux pièces d'or de Georges Raynal, voilà quarante francs.: \u2014Jucques, vous avez encore vendu quelque chose ! \u2014Non, je vous assure! C'est de l'argent qu\u2019on me devait et qu'on m'a douné ce soir.\u2014Ah! reprit-elle en soupirant, quelle lourde charge je suis pour vous! - \u2014Georgette, quand.vous me parlez ainsi vous ne savez pas le mal quie vous io faites; c\u2019est comme si vous me disiez: \u201cJe ne veux \u201cplus rien accepter de vous, \u201d Elle lui prit la main et lui tendit \"son: \u2018front; sur.lequel il mit: un baiser.Alors, presque gaiement, il.re vies reprit: Mais il pensa à Georgette qui était ; échapper un sourd gémissement.allez voir combien cette rencontre au bois de Vincennes, qui vous a été si fatale à vous, a été heurouse pour Maurice Vormont.Si j'ai bien rt EEE vous êtes du méme pays que Georges Raynal.\u2014Oui, Jacques, nous sommes nés dans le raême villoge.\u2014En ce cas, Georgette, vous avez dû counaître ou entendre parler d'une vieille femme appelée Manette Biron et d'un Lonnête femier nomm¢é Thomas.\u2014J'ai conuu Manette Biror, qu'on appelait aussi la rebouteuse des Huttes, et j'ai connu le fermier Thomas, répondit Georgette d'une voix tremblante.\u2014Et bien, Georgette, ce que vous ne savez pas, sans doute, c'est que cette pauvre rebouteuse est une femme admirable, une sainte, et que le fermier Thomas est le plus honnête homie qu'il y ait au monde !.Ecoutez ceci : Pendant un grand nombre d'année Manette Diron a habité dans l\u2019Inde, où elle était la dame de compaguie, l\u2019amie, l'associée plutôt, d\u2019un illustre médecin, lequel était le grand-père de Maurice Vermont.Le docteur mourut appuyé sur la table, et la tête dans sa main, \u2014Oui, rice Vermont, et cela dès demain ; se disait-il, j'irai voir Mauje veux lui dire eu face, une seconde fois, ce que je pense de lui et de sa conduite.Al! je ne serai pas ébloui par son luxe, et sa magnificence ne n'intimidera point.\u2014Jacques, lui dit tout à coup Georgette, vous ne me dites pas si vous avez vu M.Georges Raynal.\u2014Je l'ai vu, Georgette; nous avous causé longuement ensemble.\u2014Jucques, vous ne lui avez pas parlé de moi, n\u2019est-ce pas ?\u2014 Vous ane l'aviez défendu.Georges Raynal m'a appris plusieurs choses étonnantes.\u2014Quoi donc ?fit Georgette avec anxiété, \u2014Je dois vous dire, d'abord, que Georges Ruynal est l'ami intime de Maurice Vermont.\u2014Elle poussa un cri d\u2019effroi et ses et Manette Biron revint en France avec la fortune amassée, qui consistait principalement en diamauts et d\u2019autres pierres précieuses dont une cassette était pleine.\u201c Le malheur avait franpé la mère de Maurice clle était partie en Amérique avec son enfant et Manette Biron la chercha vainement pour lui remettre la fortune gnëÿnée par femme?Elle s\u2019installe dans la cabane où elle est uée, se fait passer pour misérable, et, ayant chez elle des millions, on voit la pauvre rebouteuse, couverte de haillons, s\u2019en aller soigner les malades, pauser les blessures, soulager et souveut guérir, Elle conseille, elle console, elle encourage.Et comme il y a autour d'elle beaucoup de pauvres gens elle se cache pour leur faire du bien, et ils ne se doutent point d\u2019où viennent les secours qu\u2019ils reçoivent.\u201c Pour faire mieux encore, Ma- deux bras tombèrent à ses côtés.\u2014Oh ! rassurez-vous, reprit vive- Maurice ne lui a ;ah!ils'en est ment Sarrue ; point parlé de vous bien gardé ! \u2014Savez-vous comment ils se sont conuus, Jacques ?\u2014Oui.La première fois que vous avez vu Maurice, vous ne l'avez certainement pas oublié, c'était un soir ; je l\u2019ai amené pour diner avec nous, à la fortune du pot, comme on dit.Ce jour-là, Georgette, nous nous étions rencontrés lui, Georges Raynal et moi, au bois de Vincennes devant le cadavre d\u2019un homme qui venait de se suicider.\u2014Oh ! fit Georgette.\u2014C'est là que prit naissance notre triple amilié, continua Sarrue; et nous nous jurâmes d\u2019être tous dévoués, les uus pour les autres, le surlendemain, après l'enterrement du suicidé.qui se nommait le marquis de \u2018Soubreuil\u2026 La jeune \u201cfille sursauta et laissa \u2014Maintenant, reprit Sarrue, vous compris- vos paroles de ce matin, nette Biron veut que la fortune fructifie.Il y adans le pays un pauvre cultivateur appelé Thomas ; elle le choisit pour son dessein.Eile lui donne de l'argent, lui fait acheter une fermes d'abord, puis uu château, puis d\u2019autres fermes encore.Georgette, vous devez conuâtre ces domaines ?\u2014Oui, répondit la jeunes fille, qui pleurait à chaudes larmes ; je connais le château de Salerne, les fermes de l'Etang et des Terres-blanches et jai vécu plusieurs années aux Ambrettes chez le bon fermier Thomas.\u2014Est-ce donc aux Ambrettes que vous avez été élevée ?\u2014Oui, Jacques, à partir-do l\u2019âge de dix aus.\u2014Et vous étiez là au-même titre que Georges Raynal ?\u2014J'ai eu comme lui Manette Biron pour protectrice.Sarrue resta un moment: silencieux, Il réfléchissait.\u2014Un.\u201cjour, reprit-il, \u2018Georges.obtint un congé pour aller voir ses amis aux par hasard le nom do Maurice Vermont devant la vieille Manette qui le cherchait depuis dix-sept ans; Vous-deviuez le reste, Georgette.(a continuer:) Ambrettes; il prononça wr : i .son père.Que fuit alors la vieille - \u2014\u2014\u2014\u2014 (GAZETTE DE RERTHIER BERTHIER, 2 JANVIER 1891.A NOS ABONNES, A l\u2019occasion de la Nouvelle Année, nous sommes \u2018heureux de présenter à nos lecteurs nos meilleurs souhaits ct nos vœux les plus sincères de bonheur ct de prospè- rife.ao CLOTURE DE LA SESSION Le 50 décembre dernier, à 3 heu- Tes, Son Honneur le lieutenant-gou- verneur Angers s\u2019est rendu au Parlement pour prononcer la clôture de la Ire session du Te Parlement de la province de Québec.(54 Victoria.) Cette session est l\u2019une des plus Temarquatiles qui aient été tenues à Québec ; remarquable par sa brièveté et par l'importance de ses décisions.Ouverte un rnardi, le 4 novembre,elle s\u2019est terminée un mardi, le 30décemtre, après juste huit se- mainesde durée.A l\u2019Assemblée législative il y a eu 54 séances en 41 jours ; au Conseil législat if, 30 séances.Depuis le 15 décenrbre on à tenu trois séances par jour, afin de hâter l'expédition des affaires.La besogne accomplie en aussi Peu de temps est\u201cout simpliement merveilleuse, 182 projets de loi ont Été présentés, dont 171 à l\u2019.Asse:nblée législative et 11 au\u2018Cousei.}, Les bills -Qui ont reçu le 30 décembr 2, la s Anction du lieutenant-gourern eur for- - ment une liste de 118.Voici la liste aussi complè te que \u201cpossible de ces bills : Amendant le Code-civil ile .H oT E L R LE N D EAU Août 190.ee : Cet hôtel est tenu sur un très bon pid et est au nombre.des meilleurs rôtels de Montréal.Magnifique table, bonnes chambres, liqueurs choisies, enfin tout ce qu\u2019il faut pour faire un hôtel de première classe.Aliez à l'hôtel Riendeau.une fois et ensuite vous ne voudrez jamais aller ailleurs.\u2019 Dus Trestler Cohen Ï CHIRURGIENS-DENTISTES, .fe.1592, RHR d0tht-0Ailh Pres du Palais de Justice \u2014MTONTREAL.\" JOS.RIENDEAU, Propriétaire.L'extraction des dents se fait sous linflu- 15 août 1590.enc- de l'éther, du chlocoforme, du gaz hila- riant, du gaz végétal, Ou sans agents, au QAZBPER :DE*SERTINER-V A choix de In pratique, L.es personnes qui arrivent le matin par vapeur ou par chemin de fer jourront retour ner le soir du même jour avec leur dentier, si elles font leurs commandes immééciatement après leur arrivée le matin, \u20ac.F.F.TRESTLER, L.\u20ac.D, STEPHEN CLOBEXSKT, L.\u20ac.D.30 ncs \u201898.ETABLI EN 1825, J 0 WEILBRENNER, Agent d'Affaires et Encanteur POUR LE Ce monsieur porte une attention toute spéciale pour affaires de Collections de compte, billets, etc, \u2014 Affaires de faillite\u2014Inventaire, Achat de Livres de crédits \u2014 Marchand à Commission\u2014Vente privée ou à l'encan de propriétés ou fonds de commerce ct peat fournir les meilleurs références.PosTE BOITE 415 \u2014SOREL.gaoût 2520.ASSURANCE contre le FEU PHOENIX D LONDRES ANGLETERRE, ETABLIE EN 1792.Succursale Canadienne Etablie en 1504.Emet des polices en français ; la prernière Cie d'Assurance anglaise qui a établi une succursale au Canada, se montant des pertes, payé depuis la fondation de la Compagnie .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026 $ 75,000,000 Surplus an fond de réserve.3,000,000 Responsabilité des Actionnaires ILLISITEE Dépôt au Gouvernement fédéral, Pour ia garantie dea assurés Canadiens .\u2026.\u2026.\u2026.$187,043.00 Réclamations payées avcc la plus grande ponctualité, p.FÉLLTER M OTAIIL.F'eu-Vie A(CIDENTS ET MARINE, RU» EDOUARD, \u2014 BERTBIER 30 nov, \u201988.DISTRICT ds RICHELIEU.P \u2014 AGENT GENERAL D'ASSURANCE.\u2014 CHANCH3S & CANCERS Le Dr Fleury de Lanoraie possède à l'heure qu\u2019il est, un remède qui guérit infailliblement tous chancres et cancers.Le Docteur grrantit de guérir, saus cela il s'engage à ne rien charger du tout pour ses médicaments.18 Juillet 90.ORBUE L LA GRANDE MERVEILLE MUSICALE.QU'EST-CR QU'UN ORGUE BOLIFN ?C'est d\u2019abord un orgue avec clavier à cinq octaves, complet et parfait dans tous ses détails, qui se joue avec les doigis comme un orgue ordinaire, et en a toute l'apparence.A l\u2019intérieur de cet instrument se trouve un méchanisme automatique que Pon met en opération par le simple tirage.Toute personne alors puut jour CORRECTEMENT les morceaux les plus difficiles, mais le GRAND POINT surtout c'est qu\u2019un musicien OU Une personne de \u2018goût qui ne peut exécuter olle- même, peut rendre, non seulement correctement, mais ARTISTIQUÉ- MENT, les compositions des grands maîtres, observant tous les changements de temps et les nuances de son los plus délicats, Te On ne peut se faire une juste de cet orgue merveilleux sans l\u2019iévoir entendu.Les musiciens et le public en général sont Loujours les bienvenus.L.E.N.PRATTE, No.1676 rue Notre-Dame idée AVIS MM.Jean-Baptiste, Philippe et MONTREAL.SEUL IJIPORTATEUR DES Joseph Destrempes de la \u2018paroisse de St Cuthbert, donnent avis au pu- \u2018blie qu\u2019ils sont les successeurs de feu François Xavier Destrempes, et qu\u2019ils sont les seuls autorisés en:|- vertu d\u2019une patente obtenue en 1878 et retiouvelée suivant la loi à fubriquer et vendre I'onguent connu sous le nom de \u201c Onguent Destrempes\u201d.Ceux qui fabriqueront ou essayeront de fabriquer ou de contrefaire cet onguent seront poursuivis AMOS HE PIAMOS i.ET.LES' .- + Le Rév.Goo.Thayer - do Bouibon Ind.dit: \u201cMoi ot mon \u2018épouse de- \u201cORGUES DOMINION, | cn ANVIER:1891 Li - a 235 & 237, RUE ST-LAURENT, MONTREAL.Nos importations du Printemps sont maintenant au complet et nous pon- vons offrir toutes nos marchandises à'moilleur marché quo n'importe quello autre maison, , , Çû- , Nous mettons en vonte commo occasion oxceptionnelle : Un lot magnifique de GANTS de KID soulomont 25 centsla PALRE.AUSSI :\u2014Satin couleur, seulement 29 ets; 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IL EST TRÈS FACILE AU PUBLIC D'ACHETER DE LA MAISON LAURENT, LAFORtE & BOURDEAU, vit que les pianos qu\u2019ils vendent sont en usage dans le pays depuis nombre d'années.Tel que le célèbre piano HARDMAN, New-Yurk, que nous vendons depuis 20 aps, MAR SHALL & WENDELL, Albany, N, Ÿ., depuis 30 ans et STEVENSON & CIE, depuis Les instruments sont briucoup répandus dans les commurautés religieuses.et dans l'élite de la socièté de la province de Quebec.Comme par le passé nous vendo\"s à termes faciles.Nous prenons les vieux instruments en échange.Ces pianos sont r mis à neuf à notre atelier auquel sont employés les ouvriers les plus habiles.Catalogues fournis sur demande.Téléphone No.1297, Laurent, Laforce.& Bourdeau, 1637\u2014Rue Notre-Dame\u20141637 MONTREAL.l'existence de la fabrique.20 SEPTEMBRE.1889, Président : PROSPER ALLARD.\u2014\u201403:\u2014\u2014 Gérant : P Gounron agnie Industr DE BERTHIER (LIMITÉE) Capital Autorisé, 430,000.101 FONDERIFE DE Incorporée 1887.Pieces pour Machines et d\u2019Articles de Menage, notamment du celebre Poele \u201c CANADA,\" Poele \u201c FAME,\u201d a Bois et a Charbon.Chaudruns, Canards, loëlons, Sinks, Auges, Fers à Repasser, Ronds de Tuyaux, Portes de Fours, Portes de Cheminées, Porte-Allumettes, Couteaux à Tabac, Boîtes de Roues, Serrajoints, Goudron, patentés, Pressws copie-let- tres Refoulouses de Bandages, Plicuses de Ditto Machines a filleter, l\u2019oids pour Chevaux, ete., etc.neces pour Presses à Foin ot Machines Agricoles.A Ag eu ab Fair ._ FABRIQUE DE \u201cBoulons *Chevilles\u201d pour Voitures, Roues, latins, Poüëles, Chairues, : Ponts, ete.Peutures poux Granges et Écuries, Targettes de Chassis, Verroux, Ecrous, Rondelles; Rivets, Serre-Joints, Tire-Fonds, Boulous de \u201cOlôtures, ote., etc.; | Réparations de toutes espèces de Machines, à très Las prix, Les visiteurs seront toujours bien reçus à la manufacture.:, Avec uctre devise de \u201c Beaucoup de ventes avec petits profits,\u201d nous \u2018'Aéfions toute compétition.Achatdé vicilles \u2018fortes et vieux for\u201d ;beut-priz-du marché a Manvifacture à Bevthierville, à côté dela résidence de'Monsieur - .ie ; 'vons la\u2019 vie au Shiloh\u2019s Consumption tb suivant la loi.Cure.\u201d En vonte chez le DociouriO; | 19:Sept.;1890.~~3m.Lafontaine.ER F.0.LAMAROHE, motre de'Bertlier, \u2018MARCHE DE BERVTUIER.Bsarnier.1890, LÉGUSKS Patatos, lo minot.$0 25à 20 Oignons, le minot.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.à.Füves, le minot.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026 winnie does Oignons, lu tresse.0-82 10 VOLAILLES ET QIDERS Dindes, Inc ouple.81 20 à 1 6 Oies, In couple \u2026.Poules, Ia couple.we 02520 30 Pigeon, Ia couple.0 1610 20 VIANDES Bœuf, Ia Ib.07a 8 Bœuf, 100 lb.6 007 00 Porc frais, la livee.9a Lard snlé.rennes 10à 12 Porc frais, 100 lbs.G OU A7 00 Mouton, jeune quartier.60a 0 Voau, jeune quartior.400 Ho FARINE Farine en quart.4 5045 70 Farine en poche, 100 1b 2 20 à 2 50 Farine de blé d'Inde.1 7521 90 Farine de gruau\u2026\u2026\u2026 3 25 A3 50 Sarasin cssscececssrenses 1 Lance A.PRODUITS DE LA VERME Bourre frais, In ib.18a 20 Beurre salé.15à 18 Q£ufs frais, In douzaine, 154 20 lating, In Ib.308 35 Laine tilde, In Ib.GOà 5 SUVON c.ssessseuscsasccucee 0Gà 08 DIVERS Miel could, la 1b.8 12a.Miel en gâteaux, la Ib.123 15 Sucre d'érable, In Ib.07a 8 Graisse, ln th.1200 15 \u2018Tabac en feuille, la Ib.08 a O 15 Paille, le 100 bottes.5 00 n 5 50 Foin, ic 100 bottes., 5 50 n G 50 Peau de beeuf, 1a 1b.du 4 Peau de venu,., 320 10 Sirop d'érable, lo gallon 950411 00 l\u2019eau de mouton, jeune, 6020 75 Cochon vivant, jeune.3 00a 4 Ov PRIX DES GRAINS CHEZ LES MARCHANDS LE BERTHIER.Avoine.par 36 Ibs.80 J5a 50 Sarasin.par 50 Ibs.60a 70 Orge.par 50 lbs, oo.av.Pois.\u2026.\u2026.par 66 lbs.8a 90 Grainede lin par 60 ibs.a ccuser Féves.par GO lbs.Bo.Blé de semence.15001 GO BECOUVERVYEY DECOUVERTE! ?DECOUYVKSTK 12?Un 1emèdo enfin trouvé pour la guérison des Æparvins, Formes, Mollettes Jardons, Vessigons Capelets, Arthrites, Luxations, Contusions, etc, ete.Le LINIMENT RESOLUTIF do BIBEAU cest en ettet le meilleur curatif connu d\u2019après le témoignage des muilleurs Médecins Vétérinaires du Canada et des Etats-Unis pour la guérison des maladies plus haut mon- tionnées.D.couverte! 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