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Titre :
La Gazette de Berthier
Cet hebdomadaire de tendance libérale se consacre avant tout à l'actualité locale et régionale : événements, faits divers, activité commerciale, etc.
Éditeur :
  • Berthier :Compagnie d'imprimerie de Berthier,1888-
Contenu spécifique :
vendredi 30 janvier 1891
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

La Gazette de Berthier, 1891-01-30, Collections de BAnQ.

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[" ~ mi =.26.a i UN DOLLAR PAR AN \u2014 FEUILLETON Les DEUX SŒURS.QUATRIÈME PARTIE XXI Suite.) .\u2014To guérir, morbleul.Assez d'atfrissement, je veux que tu redo- vienne un homme.Debout Maurice debout ! Le jeune homme, subissant la volonté de Georges, se dressa comme un automate, \u2014Muintenant, écoute et réponds, roprit le capitaine.Voudrais-tu me dire co que lu as fuit du manuscrit du marquis de Soubreuil ?\u2014Le manuscrit du marquis de Soubreui] ?\u2014Oui.Où est-il ?Maurice tendit sa main vers sa bi- Lliothèque et répondit : \u2014LA, dans un tiroir.Eh bien, Maurice, il faut le relive, Tu s souffres, mon pauvre\u2019 ami ; cette lecture éelaivora ta pensée ct donnors Vupaisemont, \u2014Je ne comprends pas, Georges; que veux-tu dire ?\u2018 \u2014Muaurice, il y à quelques années, il existait À Paris une femme dont le regard brûlait comme lu flamme, dont \u2018 le souriro rendait fou; une femme dont la voix pénétrait au cœur comme un poison ; son nom seul nous faisait frissonner ; on l\u2019appeluit Andréa la Charmeuso, \u2014Pourquoi me parles-tu do cette femme ?\u2014Tu ne comprends done pas en- cove?\u2014Non.\u2014Eh bien, Maurice, comme lo baron Henri de Manoise et lo marquis de Soubrenil, tn as été charmé.Ce gue tu éprouves n'est pas do amour, c'est uno ivresse perfide, malhonroux ; ton cœur csl pris de vertige ! \u2014 Assez, Creorges, arrête-toi, je ne te permets pas d\u2019établir- une comp:- -aison entre la princesse Ramidoff ct.\u2014Tourquoi n'zchéves-tu pas ?Maurice, jo n'ai pas de comparaison à établir, en effet ; mais je dois te diro qu'Andréa ta Charmeuse est revenue À Paris : olle se nant princesse Ramidofl, \u2014Georges, que dis-tu ?.exclama Maurice, \u2014Luvérité! Maurice poussa un cri rauquo ct relomba sur son sidge en murmu- ant : \u2014Andréa la Charmeuse ! Et il resta immobile, les yeux démesurément ouverts fixés à sus pics, Manette dit & Georges : ~Tu viens do chez olle, tu l'as reconnue ?| \u2014Oui, j'ai nier, \u2014Quo:lui ne-tu dit ?\u2014Qü'ello devait rTononcor à Maurice.\u2014Alors \u2014Dans quelques jours elle aura quitté Paris.\u2014Oh ! la malheureuse, Ja.malheu- reuso ! gémit Manotto, Lui as-tu Harlé désa sœur ?reprit ello.\u2014Oni.\u2014Son cœur s\u2019ost-il ému ?\u2014Manetto, Suzanne 80 ropont.ot regrotio déjà amèromont son passé.Bn appronant co quo sa sœur,.la-pau- vro Gcorgotto, n souffert ot-soultre oncoro, ollo a plouré.Au nom de Georgette, Maurice, quit écontait, so dressa sur sos jambes COmmo poussé par un rossort.Alors, continus Gcorgos, je mo ed ému à.mon lour; je, mo suis.rap; connu Suzanne Vor.2 nomme maintenant PUBLIFE PAR LA COMPAGNIE D'IMPRIMERIE D DE BERTHIER eu pitié de la\u2019 malheureuse: je ne voyais plus en clie ni Andréa la Charmouse, ni la princesse Ramidof, j'ai dit & Suzanne Vernier : * Je vous pardonne ! \u2014C'est bien, Georges, dit Manette ; c'est d\u2019abord auprès de ceux qu\u2019elle a fuit souffrir que la femmo ropentie doit trouver miséricorde, Manette so retourna.Maurice était près d'elle.LI essuyait ses jeux pleins.de larmes.\u2014Âs-lu entendu ce que nous venons de dire ?lui demanda-l-otlo.\u2014Oui répondit il, j'ai compris.Aussitôt, s\u2019élançant vers la porte du cabinet, il l\u2019ouvrit brusquement et appela : \u2014Josoph ! Josoph ! Lo valet de chambre accournt, \u2014Failes atteler immédiatement, Ini ordonna Maurice, Manette et Georges échangérent nin regurd de surprise, \u2014Maurice, où veu dernanda le capitaine.\u2014 Vous venez tous deux avec moi, répondit-il nous allons consoler Gieorgotto.af Hel u done aller ?joie.Georges saisil une des mains de Maurice et la serra silencicusement, Lo front rayonnant, regardant le ciel, Manette disait toul bas : il punit les méchants et récompense les Lons.Georgette sera houreuse et Maurice est sauvé ! XXII Au moment où Ripart affolé passait devant la loge, courant chercher un médecin, nous avons dit qu\u2019une jeune femme demaudait aux concierges do lui indiquer à quel étage demeurait mademoiselle Georgette, Cette jeune femme était la princesse Ramidofl.La concierge lui répondit : \u2014 Mademoiselle (corgetto est au quatrième, In porte à gaucho, La princesse romercia d'in mouvement do tôte et s'élança dans l'esca- lior, qu\u2019elle monta rapidement, Son cœur battait très fort.Sur le palier du quatrième étage, elle s'arrêta un instant pour reprendre haleine et se rendre maîtresse de son émotion avant de pénétrer dans la chambre où clle allait trouver sa malheureuse sœur, encore uno de ses victimes.lle vit la porto entr'ouverte.E.lo que la table an milien de la chambre et plus loin, dans le fond, la commode, Blle no pouvait apercevoir le lit, placé dans un angle, en face de la fe- nôtre.Ele pensa que Georgette n'était pas chez elle ot que, ayant laissé sa porte ouverte, ollo allait revenir, \u2014Elle est probablement entrée chez uno voisino, se ditolle.Alors elle se dés sida à poussor la porte doucoment et à entrer dans Ia chambre.Aussitôt ses yeux tombèrent sur le lit et sur le corps de Georgetto étondue sans mouvement.Bien qu\u2019elle n\u2019oùt pas va sa sœur dopuis près de dix annéos, malgré la -pâlour mate de son visngo pleinement éclairé, ollo la reconnut, D'abord, ello crut qu\u2019elle dormait.Sans bruit, marchant sur la pointe des pieds, ello s'avanga jusquo près du lit.Les yeux voilés de larmes, clle examina ce jeune ot beau visage qui conservait l'emprointo de ln douleur ot du désospoir.Un sanglot sor- Ait du sa poitrine.Elle se poncha prôto à lui mettre un baiser sur lo front.Mais soudain, s'aporcovant quo la \u2018jouné fille ne respirait plus, cllo se redressa avoe tervour.Elle lui prit In main, uno train glacée, dont les doigts crispés sorraient toujours la fiolo dé poison.Lo contact du froid fit passor un frisson dans tous les mombres de In princosse.Cependant, ellono lacha point In main qu\u2019oilo venait do pron- dro, ellonvait remarqué qu\u2019ollo to- nait-un potit flacon.Un douto horrible travorsa sa pon- séo comme un éclair, ot ole poussa un'eri rauquo, affroux.menage presquo follo, Manette ne put retenir un cri de: \u2014 Dieu est grand et toujours juste ; \u2018 avança la tête et regarda, Elle ne vit; BERTHIER, 30 2 \u2014 JA N VI ER 1891 rame, C.A, CHENEVERT re\u2014\u2014 Il contenait encore à peu près là moitié du liquide.Elle devina quo c'était du poison, \u2014XMorte, morte! d'une voix creuse.j'ai tué ma sœur ! Bile se redressn livido, les trails contractés, des lucurs étranges dans le regard, ct rogarda autour d'elle.avec épouvante, en tournant sur elle même.\u2014Morte, reprit-clle sourdement, masœur esl morte, ma sœur s'est empoizonnée !.Et'moi jo vis, con- tinuna-t-clle avec une énergie farouche; moi, dont la vie est maudite! moi, la fommoc autrefois sans cœur! moi, qui l\u2019ai cruellement abandonnée et qui me suis élevée en marchant sur des eadavres ! Au souvenir de ses victimes, clle fut prise d\u2019un trembiement convulsif, \u2014 Ah! s\u2019écria-t-elle, Dieu n\u2019est pas juste ! Lo regard sombre, les youx secs, elle resta un instant immobile devant Georgetlo.Sa poitrine se soulevait violemment pendant que des spasmes nerveux faisaient frissonner sa chair et agitaient ses membres, Tout à coup son front parut s'illuminer; des éclairs jnillirent de soë yeux, sa physionomie prit une expression indéfinissable.= C'était un mélange d'orgucil, de fierté, d\u2019audace, de mépris et de dédain.Andréa la Charmeuse reparnis tout entière.\u2014Non, non, dit-cilo d\u2019une voix augue, suceadée, in mort ne m'épouvante point, je ne serai pas lâche devant elle !.Pauvre Georgette! elle n'avait {ait aucun mal, elle nedeman- dait qu\u2019un pou de Lonbeur, et il lui a été refusé; cllo était douce, bonne, aimante.\u2026\u2026Elle était innocente, et pourtant la voilà glacée.TPauvre Georgette! .Bile était belle, elle n'avait pas encore vingt uns, et la voilà morte, morte parce qu\u2019elle aimé! Pardon, ma mère, pardon; vous m'aviez ordonné de veiiler sur cilo, de ln protéger, de l\u2019aimer; jo n'ai pas obéi, pardon, pardon! Elle resta encore un moment silencieuse.Puis, rejetant brusquement sa tête en arrière et changeant de ton : \u2014Ma sœur ! s\u2019écria-t-clle si je lui abandonnée dans la vie, je te suivrai dans la mort !.Les malheureusos victimes d\u2019Andréa la Charmeuse vont être vengées ! .Elle mit le petit flacon entre ses 13- vres el en vita le contenu d\u2019un seul trait, \u2014Maintonant, murmura-Lelle, la mort peut venir mo prendre à mon tour, je l\u2019attends.Et ello lança au milieu de la chambre lo flacon qui vola en éclats, Lentement elle se rapprocha du lit.Elle prit la tête de Goorgette dans ses mains, la soulova légèrement, ct, avec uno sorto de fureur, couvrit de buisors son front, sa bouche et ses youx, Soudain,il lui sembla que Georgette so ranimait sous la chaleur do ses baisers ; clle vit qu\u2019an peu de rose re- vonait à sos lèvres et estompait ses joucs.Ello l\u2019embrassa do \u201cnouveau ; olte sentit qu'elle était moins froide.Mais n\u2019était-co pas déjà ln mort qui, In glaçant elle-même, noutralisait ainsi l\u2019effet du froid ?Ello lui mit Ia main sur le cœur ; elle erut lo sentir battro doucement.Elle approcha sa joucde la bouche do Georgette, un soutllo léger I'cfMoura.Mais tout cola no pouvait être uno illusion.Frémissante, la prunelle dilatée, courbéo sur sa sœur, ses deux maius appuyées sur lo lit, ollo attondit plaine.d'anxiété.Au bout d'un instant Georgette fit un mouvement._ \u2014Ah ! je ne.doute plus, s'écrin la princesse, cllo vit encore! Mon Dieu, njouta-t-ollo, faites qu'elle mp voio, qu\u2019ello me reconnnisso ! Aussitôt, Gcorgetto poussa un soupir, puis tout son corps tressaillit ; ses bras so soulovèrent, elle les ramona sur sa poitrine ob ses youx s'on- tr'ouvrirent.Nn soir; mn sœur ! | Prineosse, \u2019 prononga-t-clie Ah! misérable ! sail a s'écrin la.Bi l'entourantide-sos:brae, on l'ap- 4 puyfint contre elie, elle parvint à la tenir assise sur le lit, D\u2019abord, Georgette regarda autour d\u2019elle.avec étonncinent, comine si elle cherchait à reconnaître le lieu où elle se Lrouvait ; ses yeux s\u2019ouvrirent davantage ; ils se fixèrentenfin sur la princesse ot elle la reconnut.\u2014Suzanne | oxc'ama-t-elle, La princesse voulut pulor; des sanglots lui coupirent Ia voix.Mais clie tenait sa sœur dans sus bras et elle la pressait fièvreusement contre son cœur.Jilos s'embrazstient avec transport, avec ivresse.A son tour Gcorgotie écluta en sanglots.Aves la pensée, le souvenir lui revenait.Quelques minutes s'éeousérent, Ce fut Georgette qui parla la première.\u2014C'est toi, c'est bien toi ?dit-clle d'une voix faible; enfin, je te revois, je Vembrasse.Tu m'aimes encore, n'est ce pas ?Ab! si tu savais, si tu suvais.Mais, non, tu ne dois | pas savoir.Tu ne dois pas savoir.Tu ne in\u2019as pas tout à fait abandonnée, puisque te voilà.Ah! cela me fait du bien de te voir, de Uembiasser, de me sentir dans (es bras, contre ton \u2014Al! est le poison! excluama Georgette, ~ Mon Dieu, reprit-elle en se redressant éperdue, mais j'ai appelé pourtant, et personne, personne ne vient! L'un bond elle s'élanga vers Ia porte, en criaut de nouveau : \u2014-Au secours! au secours ! Presque aussitôt lipart et le concierge, tout essoufllés, entrèrent dans la chambre.His pousstrent un cri de surprise et de juig en voyant Georgette debout.\u2014Enfin, entendue ! Ët, leur montrant Ja princesse : \u2014C'est ma sœur, ajouta-t-clle ; elle vient de boire du poison : Monsieur Lipait, vite, courez chercher un médecin ! \u2014Le médecin va venir, made- moiselie Georgette, répondit ltipart ; j'étais allé le \u201cchercher pour vous; ju vous ai crue morte, \u2014Heélas : ma sœur l\u2019a cru et c\u2019ust elle, la malheureuse, bu le poison! Et laissant les deux hommes shu- rig, consternés, elle sc précipita sur dit-clle, vous m'uvez aussi, qui a cœur.lime semble que je ne suis plus aussi malheureuse.Suzanne, comment se fait-il que Lu sois ici ?\u2014Je n'ai rien à te dire, rien À Vexpliquer, répondit In princesse.Pour quoi perdre du temjs en paroles inu- | tiles, quand il nous en reste si jeu pour nous nimor?Restons comme nous sommes en ce moment : toi duns mes bras, moi dans les tiens.Georgette, ma chère Georgette, oublions le malheur, les rêves, les joies dn monde ; oublions tout.Je ne veux plus penser qu\u2019à Dieu, qui pardonne, au moment de mourir, \u2014Mourir ! tu veux mourir ?Georgette aveceitroi, \u2014Oui, pour nc plus me séparer du toi.\u2014Suzanne, qu'eile est donc ta pensée ?Je ne te comprends pas.\u2014C'est vrai, Lu ne peux pas comprendre.En bien, écoute : quan:l je suis entrée ici tout à l'heure, l'apportant des paroles d'espoir, tu étais étendue sans mouvement, ot déjà pale ot froide comme un cadavre.Ti tenais encoro dans ta main un petit flacon.\u2014Ah ! le poison, le poisen ! exela- ma Georgette.\u2014Oui, reprit ln princesse ; je devinai que le flacon contenait du poison ; je te Parrachai de la main ; ;il n\u2019était qu\u2019à moitié vide.\u2014Tu as brisé lc flacon, n'est-ce pas ?tu l'as brisé ?\u2014Oni.\u2014Ah ! je respire fit Georgette.\u2014J ai brisé le flacon en le jotant sur le carreau.reprit la princesse ; iis auparavant, pour mourir avec » j'avais bu le reste du poison, eh Uheurcuse ! s\u2019éerin Georgette épouvantée, tu l'es ompoisonnée !.\u2026\u2026\u2026.Com me {oi, je ne voulais plus de la vio ; comme toi, je mo suis empoi- sonncel.Georgette poussa un eri terrible et, s'élançant à à bas du lit, folle de douleur et do désespoir, olle so mit à crier: \u2014 Au sccours, au secours \u2019 Puis.revenant à sa sœur ot lui jetant ses bras autour du cou : \u2014Alon Dieu, mon Dien, dit-clle en\u2019 sanglotant, qu\u2019as-tu fait ?To voulais mourir avee moi.Ah! malhou- reuse, mais jo n'ai pas lo poison, moi !.Au moment ott je lo portais à ma bouche, j'ai pensé & Dieu.Alors, j'ai senti que tout se déchirait on moi ; mon cœur a cessé do battre, la rospiration m'a manqué, la nuit s'est frito autour de moi.\u2026.\u2026.Après, je no mo rappelle plus rien.Tiens, tions, regarde, c'est là, sur le drap du lit, que le poison a coulé.Ah ! pourquoi la fiole-ne s\u2019est-olle pas entidro- ment vidée ?| \u201c Suzanne, pourquoi mo rogardes- tu ainsi ?pourquoi restes-Lu silenci- euso ?Je t'on supplie,parlo-moi ! Oh! ton régard mo fait pour ! \u201d La princesso écoutait la voix do su sœur ; mais sa tête s'était subitoment apposantio,ot un bourdonnement dans sos oreilles, semblable à un bruit do cloches, l\u2019emptchait do saisir les pa- \u2018voles.- Ses youx agrandis.brillaient dia étrange delat: ot avaiont:pris uno 0 > Ceri .« la princesse, en proie au plus vio- i lent désespoir.Celle-ci la repoussa doucement, sc dressa sur ses jumbes et fit quelques pas dans ln chambre.| À chaque instant, elle était prise | d\u2019un tressaillemeut convulsif.; poitrine se soulevait violemment ; on voyait ses t palpitations de la chair.yeux blens, à la purille cheveux dénoués fottaient \u20ac épars sur capricicusts.XXIII La princesse s'était arrêtée au milieu de la chambre, Soudain, cle se courba, en allongeant le cou, et parut tendre l\u2019ureille comme si elle écoutait un bruit lointain.îlle eut un nouveau tressaillement, plus violent encore que les autres, et se redressa en arrière, elle recula jusqu\u2019au fond de la chambre.\u2014Chut, fit-clle, écoute; je les entends, ils viennent.Ils sont loin, mais comme ils courent! Quel bruit ! on croirait entendre la foudre.1ls vout passer.Non, non, ils viennent ici, ils vont entrer, ferme la porte.Trop tard, ils entrent, les voilà ! ah ! Et étendaut le bras vers un point de Ja chambre où ses yeux restèrent fixés : \u2014Là, là, reprit-elle, les vois-tu ?Je les l'econnais, ce sont eux : Henri de Manoise, Maxime de Soubreuil ; elle aussi, la belle Jeanne, plus blanche que son linceul.comme elle pleure, mon Dieu, comme elle pleure !.Eh bien, oui, c\u2019est moi Andréa, Andréa lu Charmeuse, que me voulez-vous ?Regarde, Jà, au cœur, un trou.le sang coule.Ah! ils sont rouges?.C'est moi, c\u2019est moi qui les ai tués! Ils me maudissent, ils me menaceut, leurs regards me brûlent.Jeanne de Manoise, cmmoenez-les; grâce, je vous demande mâce!\u2026.\u201c Ah!elle pleure toujours, clle ne m\u2019entend pas ! -Mais les morts peuvent donc sortir de la tombe 2.Spectres, lnissez-moi, j'ai peur, j'ai peur ! \u201c Un nuage les enveloppe, ils s\u2019effacent \u2026 Le veut souflle, ils sont partis.Nou, encore un.Ma mere, c'est ma mère! Son regard terrible me fait frissonner, sa voix sévère me crie :\u2014\u201c Qu'\u2019us-tu fuit de Geurgette, malheureuse?qu'\u2019as-Lu fait de ta petite sœur \u201d C\u2019est vrai, j'ai abandonné ma sœur, je suis une misérable ?Ma mère, ma mère, par- donnez-moi ! \u201d Elle avait joint ses mains et pris une attitude suppliante.Après un court silence clle continua : \u2014Non, elle me repousse.Elle parle encore.Que dit-elle 7.Fille indigne, malheur à toi ! Pas do pitié.sois maudite !.\u2026.Flle poussa un cri horrible et sa tête tomba sur sa poitrine haletante, \u2018comme si elle eût été cerasée sous le poids d\u2019uné malédiction réelle, Georgette accablée, les jambos 1lé- chissantes, s'était appuyée, coûtre un.6: coffraÿ Ant, > Le an LA LE Mi Lo ell aida ap Sa raits se contracter, ses bras se raidir et se tordre, et, sons son vêtement, on devinuit les Ses grands \u201cdilaté, étaient comme un foyer d'étincelles.Son chapean et son chile étaient tombés sur le lit; ses magnifiques ses épaules avec des ondulations oe ES CIRE .DIRECTEUR DE LA RÉPAGTION - \u2014 Oh ! ma sœur, tna pauvre sœur ?dit-elle d\u2019une voix plaintive, À ce moment, des pas résonnèrent dans l\u2019escalier, \u2014Ah ! voici le médecin !s\u2019éoria Georgette, qui bondit vers la porte.Un bornine entra.C'était Jacques Sarrue, La jeune fille resta immobile devant lui.\u2014Que se passe-t-il done 7 demaut- da Sarrue, quelle est cette femine ?Georgette répondit : \u2014Cette femime est la princesso tumidoft c\u2019est ma sœur ! Le poète n\u2019eut pas le temps d\u2019u- dresser une nouvelle question.Après s'être avancée lentement, la princesse venait de s\u2019arêter à quelques pas d'eux, redressant sa taille majestueuse, le regard flams boyant.Son front superbe s\u2019était irradié.Une fuis encore sa phisiono- mie avait changé d'expression.Elle était resplendissante, Jamais peut- être sa merveilleuse beauté n\u2019uvaib eu autant d'éclat, un pareil rayonnement.Alors, prenant uue pose pleine de majesté : \u2014Je suis belle, la plus belle, dit- elle d\u2019une voix claire et vibrante ; ; Je vous reçuis tous dans mon palais éblouissant de lumière et vous allez vous asscoir à un festin splendide.Vous admirez mon riche vêtement de soie semé d'étoiles d\u2019or et sur \u2018mon front mon diadème de pierres | précieuses, qui brillent comme des soleils.Vous respirez les parfums exquis de toutes ces fleurs qui pleuvent autour de moi et jonchent les tapis muelleux.À vous ces fleurs, je vous les donne, fuites-en des bouquets.Ecoutez : entendez vous ces voix mélodieuses, et les sons harmonieux des Qnstruments qui accompagnent leurs chants juyeux ?Clest pour moi cette musique délicieuse ; c'est pour charmer mon oreille, cette belle symphonie, Les chants ont cessé, les instruments se tuisent.Silence, silence, écoutez encore.Entendez-vous ces milliers de voix qui crient: Vive In reine! vive ln reine !.\u2026.Les hommes et les femmes s\u2019incliment devant moi pour saluer ma royauté.Ah! je suis reine ! je suis reinu!\u2026 Pendant un instant, elle promens autour d\u2019elle son regard où éclataient la joie ct l\u2019urgueil du triomphe.Mais son front s\u2019assombrit subitement ; la lumière de son regard s\u2019é- teiguit ; Peffroi était peint sur son visage.Elle reprit d\u2019une voix sourde et agitée : Un gros nuage noir passe daus le ciel, le jour disparaît : je suis dans les ténèbres, Ah ! un éclair\u2026 Et, mettant ses deux mains sur ses yeux : \u2014 Dieu : s\u2019écria-t-elle en sursautant, quel épouvantable .coup - de tonnerre ! Puis, regardant autour d'elle avec effarement : \u2014Où donc est mon palais ?Où donc est ma couvonne ?Plus rién, tout a disparu Le ON suis-je ?où suis-je ?\u2026 Au milieu d\u2019un immense désert, seule.Toujours les tévèbres m\u2019environnent.Je cherche le jour, où est la lumière ?Non, non, je ne veux pas rester dans la nuit !\u2026.Pas de route, pas de sentier.Où aller ?Je ne suis de quel côté diriger mes pas\u2026 Je veux marcher, pour ant Non, je ne.peux pas ; mes pieds sont attachés au sol.A moi, à moi i.Maintenant un tremblement affreux la secouxit avec une extrême violence.Georgette s'élanga vers elle, et l\u2019entourant de ses bras : \u2014Suzanne, dit-elle d\u2019une voix pleine de larmes, c\u2019est nioi, Guôrgette, ta sœur.Reconuais-moi, parle-moi : La princesse fit un mouvement brusque et sc dégagen des bras\u201d sa sœur.\u2014Mon-Dieu, mon Dieu ! gén it Georgette.Et le mdédicin qui n'ar= rive pas! \u2014 Vous vous trompez, répondit une voix derrière elle :je suis ic i depuis un instant déjà.Malliou= reuscment, ma présence cst inutilé: Le poison a agi avec une cffroyable rapidité ; cétte > malheureuse ne peut pas être snüvés.Georgotte poussa un: cri désespér ré- ct: tomba à getioux: en.sanglotant: euble.3 {rain alii Aga La ed sit (dl continitèr 2) x ah vom wi CTAZETTE DE TBERTHIER sa BERTHIER, 30 JANVIER 1591.Panquel du Club National Immense Demonstration.PLUS DE 900 PERSONNES PRESENTES.Magnifiques Discours\u2014\u2014 Le banquet du club national a été un succès sans précédent.Nos chefs politiques ont été l'objet de la plus belle démonstration que l\u2019on puisse voir.L'enthousiasme était à son comble.Mercier, Laurier, Longley Iobidoux et tous les orateurs ont été l\u2019objet d\u2019une véritable ovation.L\u2019Hon.M.Mercier a prononcé .; encore en cette circonstance un discours wagistral, que nous publierons in extenso probablement la semaine jrochaive: Nous \u2018 publions aujourd\u2019hui le discours de l\u2019IIon.M.Laurier qui a répondu à la santé du Canada; le discours de M.Oscar Lavaliée, avocat de Montréal et fils de M.Alfred Iavallée de Berthier, qui a proposé la santé des Provinces et le discours \"de l\u2019Hon.M.'Robidoux qui a répon- da à cette santé.DISCOURS DE L\u2019Hox.M.LAURIER\u201d T\u2019honorable M.Laurier est reçu par des applaudissements assourdissants.L'assemblée entière se lève pour lui rendre hommage.Il parle ii peu près en ces termes : M.le président, Mesdames, messieurs.Je vous demande pardon si je me permets de répondre en quelques paroles seulement au toast qui \u2018a Cté-si éloquemment proposé.Ce n\u2019est pas qu\u2019il manque de choses à dire sur un sujet si grand, minis bientôt j'aurai besoin de toute ma voix, Une vieille ennemie, une bronchite de vingt ans a de nouveau fait son apparition, et si je veux qu\u2019elle disparaisse à lemps pour me rendre la voix pour une circonstance où j'aurai à parler, non pas à des amis mais à des étrangers de distinction, il faut me ménager.En parlant du Canada, il ne sera pas inopportun de parler d\u2019une question qui occupe en ce moment l\u2019attention publique.Nous aurons bientôt les élections générales, voilà la question que tout le monde se pose en\u2019ée moment.Je ne suis pas dans les secrets des dieux, les dieux d\u2019Ottawa : de faux dieux, s'ils dis- soudent le Parlement, car alors ils auront violé leur parole.Vous sa- vec que ces messieurs d\u2019Ottawa ont passé, il y a quelques années, une loi dite du cens électoral.Ce n'est pas une bonne loi, loin de là, et les auteurs eux-mêmes ont honte de leur progéniture.Or, cette loi veut que chaque annéeil y aitune révision des listes électorales ; mais quand vient le temps de la révision les députés tories vont supplier les ministres de la retarder, et on accède à leurs désirs A l\u2019époque actuelle, - -il-aurait dû y avoir cinq révisions.Mais par une loi passée à la dernière session, sur proposition de M, Chapleau, sécrétaire d\u2019Etat, il a été dé- erété qu'il n\u2019y aurait pas de révision cette année-là.M, Mitchel), chef du \u201c Third party \"\u2019 aux Communes, demanda alors aux ministres s\u2019il y aurait une dissolution cette année.On luï réporidit qu\u2019il y aurait probablement deux-sessions avant les élec- \u2018tions générales.C'est sur la foi de la déclaration, faite .par les ministres de ln couronne, que la chambre consentit à retarder la révision des Vistes électorales ; autrement elle n'y eut cortèiñement pas consenti: .Je le déclare donc à la face du pays, que si les élections générales ont dieu maintenant, nous avons été \u2018trompés par les aviseurs du gouver- neur-général.Si on.faisait pareille w uorait lindignation énérale et on.rie.le oben certainement ; ; pas.nous, un viaux dicton qui dit franc | comme la parole du roi.L'on renverrait les ministres qui abusent ainsi de la parole royale, Si le parti Jibéral proteste ainsi, cow'est pas qu'il craint 1a tutte oir qu'il n'y soit pas préparé ; au contraire, nous sommes prêts à soutenir partout le programme que nous avons formulé.Ce programme est fort simple et très clair ; il s'énonce on ces mots : Néciprocité commerciale avoc les Etats-Unis.Ce-qu\u2019on appelle In politique nationale a fait son temps et je puis déclarer ici, que nos relations actuelles avec les Etats-Unis sont indignes d\u2019un pays civilisé.M.Laurier parle ensuite de l\u2019accueil sympathique fait à la réciprocité dans Ontario, dans les - provinces maritimes, et termine en faisant un appel entrainant au patriotisme des électeurs du Canada qui en votant pour la Néciprocité rendraient à leur pays un service signalé.M.Longley se lève ensuite pour répondre au même toast et toute la salle l\u2019acclame.Discours pe P.O.LAVALLÉ Ecr, AVOCAT.Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs.Ce n\u2019est pas sans un profond sentiment de plaisir que je me lève pour seconder le toast qui vient d'être porté en termes si heureux par notre ami M, Brodeur.Je suis fier, parce que boire à la santé des Provinces, c\u2019est boire aux chefs distingués qui les dirigent ; c\u2019est affirmer notre dévouement et notre ad- miiration pour ces hommes éminents, champions de nos libertés et de notre indépendance constitutionnelle; c\u2019est enfin proclamer avec énergie nos espérances et notre fui en l'avenir de notre beau pays.Messieurs, depuis bientôt un quart de siècles, les différentes provinces constituant le Dominion eurent à soutenir bien des luttes et à livrer bien des combats.Le pacte fédéral conclu entre elles, en 1867, et que les conservateurs semblent considérer comme le nec plus ultra de la sagesse et du patriotisme, a été maintes fois mis en péril grâce à l'astuce et à l\u2019ambition de celui qui n\u2019a travaillé à le former que parce qu\u2019il ne pouvait avoir mieux.Sir John MeDo- nald, méprisant la constitution et son esprit, ne s\u2019est jamais fait un scrupule d'essayer de priver les provinces des droits et privilèges qui leur avaient été garantis par l'acte de l'Amérique Britannique du Nord.Enlever les pouvoirs qui leur avaient été conférés par la Grande Bretagne en 1791 et qu\u2019elles s'étaient réservés en partie comme prix de leur entrée dans la confédération, tel a toujours été le but qu\u2019il s\u2019est proposé.Aussi u-t-il rien négligé pour mettre en lambeaux leur autonomie et ériger sur ses ruines cette Union Législative qu\u2019il a sans cesse convoitée : Je ne m'\u2019uttarderai pas à vous donner le récit ce ces luttes gigantesques que les Provinces eurent à soutenir : Il scrait peut-être oiseux, dans une réunion comme celle-ci, de vous rappeler les hauts faits d\u2019armes de ces géuéraux vaillants qui combattirent avec honneur et succès pour le triomphe de celles qu\u2019ils s\u2019étaient donné mission de défendre.Cependant il me sera bien permis, du moins je l\u2019espère, aux noms des jeunes libéraux, aux noms des jeunes membres du Club National auquel je me fais une gloire d'appartenir, de profiter de la circonstance pour manifester avec toute l\u2019énergie dont je suis capable mon.dévôue- destinées provinziales.Naus avons le culte du souvenir, et In quadruple victoire du parti libéral dans la Nouvelle Ecosse, le Nouveau-Brunswick, Ontario et Québec remportée à \u2018est encore présent.à notre memoire.Laissez-moi vous.dire Messieurs, - que uous ne pouvôns oublier non ment et mar fidélité aux hommes habiles et distingués qui président aux- dnbre « du drapeau de l'aùtonomie.a au est offert, convoquaitid ln vieille cité de Québec les repré sentants autorisés de plus de quatre millions de Canadicus, et là, faisait avec eux une alliance qui sern À jamais considérée comms \"Pan des plus beaux tleurons à sa couronne d'homme d'Etat.\u2018 Avant cette époque nous pouvions avoir de justes sujets de craindre, nous avions peut-être droiv de nous alarmer à la vue de la marche progressive du pouvoir central se runnt sur les provinces avec une Mais heureusement, ces jours de tristes souvenances sont maiutenant' loin de nous.Grâce au dévouement, à l\u2019intelligence et à l\u2019habilité de nos chefs politiques, le mouvement :8 été enrayé et nous avons échappé, aux digues débordantes de la ceu-; tralisation menaçant de nous submerger.Cd Inclinons nous done avec respect libéral dans les provinces et sadhons leur témoigner la confiance et la fidélité que leurs vertus leur ont méritées.: J'ai dit en commençant : -Mes-.sieurs, que j'avais foi en l'avenir de mon pays et que mon Ame\u2019 était remplie d\u2019espérance dans les destinées futures des provinces.Je lg) suis convaineu que tous vous pgnsez comme moi.de je = Nous n\u2019avons qu\u2019à jeter u un regard autour de nous pour nous convéiri cre des immenses richesses que nous possédons.Les quelques arpents de neige abandonnés par un roi sans cœur comme prix d\u2019un sourire d\u2019une courtisanne se sont transformées en superbes contrées où fleurissent la liberté et la fertilité.Depuis les steppes glacés de la mer polaire à la ligne 45ème, \u2018depuis l\u2019Attlantique au Pacifique odin.dent des plaines immenses qui n\u2019at- tendentque le bras vigoureux du la boureur pour rendre les trésors qu\u2019elles renferment.Nos ressources agricoles,minières et forestières sont incomparables.Aussi, nos hommes d\u2019Etat ne négligent-ils rien pour en encourager l'exploitation et rendre le pays aussi prospère que possible.Toutefois Messieurs \u2018permetiez- moi de vous avouer en terminant que je ne suis pas optimiste outre mesure.11 existe de par tout le Canada un malaise, qui tend à s'accohiuer.de jour en jour.L'activité de ,nobre commerce est paralysée.Lé irlbuve- ment imprimé par les chefs dès, dir- férentes Provinces dans lé sens du progrès est relenti.se a Quel est donc la cause de- ce.mal ?Où se trouve l\u2019arcane de\u201ccette hésitation ?Il ne faut pas scfuter longtemps pour trouver le secret de cet état de chose.Cela est dû,.nous n\u2019en avons pas le moindre doute, à la politique antipatriotique et:antinationale des conservateurs qui-rè- gnent & Ottawa.Si le marché Américain nous est interdit ce sont, eux qui en doivent porter la responsabilité.Que nous reste-il donc.à - faire\u201d a nous les jeunes libéraux.?Quel \u201cest notre devoir à nous les membres du Club National, si-ce-n\u2019est de nous rallier de tout cœur autour deschefs magnanimes, des généraux vaillants- qui ont noms, les Laurier, les Blake les MacKenzie, les Édgar, les Mills et les Davis.De concert avec cette pléiade d\u2019hommes illustres -défenseurs naturels de nos droits provinciaux, ct à la sänté desquels nous avons le plaisir de boire en, ge, mo: ment, revêtons le carquois:-du dévouement, armons nous dés.flèches.du patriotisme et entrons sähs Sour ciller dans les temple, \"hack, de la les dilapidateurs publics et: Jes.wa- ficants de nos plus suintes-ib rds : DISCOURS DE 1'Hoxonance .BIDOUX Monsieur:le président, Messieurs, | égislä ù à Je:dépiutation; devant ces porte-drapeaux\u2019 du parti} jautre chose.des provinces.patrie pour en chasser hônteusement : = Vous: *toastez,:messieurs du Club { national, les\u2019 élus du\u2019 peuple.\u2018que nous sommes au jourd\u2019hui et que vous serez demain.Vous tonstez | nos législatours i inamovi ibles, le Conscil législatif, vers lequel les\u2019 déput tés d'aujourd'hui, comme on n\u2019est jamais sûr de rien, vers lequel les céputés \u20ac d'aujourd'hui soupireront «peut être demain.En buvant à la législature, diraient: les malins, vous honorez ln tribine et le fauteuil, l\u2019activité et le repos, ln bataille ct la parade.1ls se trom- pernient.ardeur digne d\u2019une meilleure cause.En buvant à la législature, vous buvez À deux forces qui, tout en s'exerçant sur des théâtres diffé- \u2018venits, constituent, À elles deux, -conïine l'âme et la vie de In nation.C'est la nation, sans doute, qui fait surgir de l\u2019urne électorale Ja députation de son choix.Maïs le seru- tin forme l'être moral qui s'appelle la nation, qui ne pense, ne veut et n'agit que par la législature.Aussi, quoi de plus grand parmi les choses de la société civile que la mission des législatures! Et, parmi toutes, je n\u2019en sache pas auxquelles il incombe des devoirs et des responsabilités égales à celles des législatures dans notre confédé - ration.La confédération peut bien, par sa politique, entraver la marche et arrêter le développement des pro- vinees.Elle ne peut être ni prospère, ni puissante sans les provinces, dont toutes les poussées partent des législatures.Oui, la confédération qui, par son parlement, a le droit exclusif de décrêter les lois qui régissent l'\u2019accise et les douanes, peut, selon la sagesse de ces lois, étouffer notre industrie et entayer uotre commerce.11 appartient aux provinces seules d'alimenter le commerce et l\u2019industrie, pourvu que la politique fédérale ait ménagé des débouchés aux travaux de l\u2019industrie.Le négociant et l'industriel s\u2019avanceront sûrement dans la banqueroute, si, en- tratué par une politique mal caleu- léc et toute de mirage, le manufac- 4 turier fait rendre à ses machines assez pour deux populations, sans que le gouvernement fédéral ait préparé l\u2019accès des marchés étrangers.Si l\u2019industrie et le commerce périclitent, faudra-t-1l au moins que le gouvernement fédéral, pour le cultivateur, un marché toujours ouvert où s\u2019écoulcront le trop plein de ses greniers ct le croit myl- tiplié de ses troupeaux.Autrement, il adviendrait que le cultivateur, après avoir mangé, année par année, sa part de l\u2019héritage paternel, prendrait le chemin des marchés qui lui auraient été fermés.Qu'au contraire, par une politique clairvoyante, les avenues du trafic se déroulent largement ouvertes devant lui, l\u2019aisance et le bonheur viendront s'asseoir à son foyer.Voilà ce que peut faire le gouvernement fédéral, en ce qui touche à l'enrichissement du peuple, et pas La fortune nait dans Pour se développer et grandir, il lui faut le secours intelligent du gouvernement fédéral.Ce secours lui manquant, elle ldu- guit et s'effrite.J'ai parlé de l\u2019industrie, elle n\u2019a de force ct de succès que par l\u2019ouvrier.Eh Lien, l\u2019instruction qu\u2019il fant au.peuple pour qu\u2019il en sorte des duvriers, maîtres dans leurs métiers, chercheurs, inventeurs quel- qhefois ; l'instruction qui crée chez l\u2019ouvrier In communion de l'esprit avec la matière qu\u2019il write, c\u2019est la législature, qui, virtuellement, la lui distribuera.J'ai parlé d'agriculture, Cet- -autre ouvrier, qui vit au grand air ct qui penché sur sa charrue, remue la \u2018poussière du sol, tandis que d\u2019autres remuent\u2019 lu poussière des usi- | nes ; lui, ce coopéräteur intime de |la: création ; lui, ce pontificateur de {TEternel.hymom du soleil ct de la vous terre, de\u2019 cet hymen dont - naissont | buvez, à da fois, aux ro bi messieurs du Consei il | toutes Tes floraisons, il ne remplira wi moitié sa tâche, si l\u2019inatruction\u2018 k le vient éclairer et orner*son' dutel- varies oC Akt das a .x, Ai, par des\u2018 traités internationaux ait su garder, 0 rc, In Jui préparera.Cw Cependant; l\u2019éctivre de In législature ne finira pas Ik.Pour l'achever, elle \u2018devra rendre plus faciles les voies de communication, et approcher le cultivateur des grands centres de commerce.La forôt s\u2019étend là-bas, superbe dans son im- -mensité ; elle devin.aider le colon à s\u2019en emparer et -ouvrir des routes qui la traversent, \u201cLes travailleurs, les ardents, les modèles- dans l'agriculture ont besoin d'être soutenus ; elle leur distribuera des récompenses.Le cultivateur souvent accepte sa profession comme une corvée ; In législature lui en donnera l\u2019eu- thousinsme, en lui prouvant que, de.toutes les carrières, il n\u2019en est pas de plus dignes que la sienne.En disant le but d\u2019une législature, j'ai dit en même temps celui vers lequel ont tendu la législature du dernier parlement et ceux que vous avez élus le 17 juin dernier.Nous avons fondé et continué les écoles gratuites du'soir où tous peu- veut puiser l\u2019instruction qui a été refusée à leur jeunesse.ar nous, la vapeur a été lancée en tous sens.Sur le fer de chemins nouvenux, la colonisation a pris un élan inconnu jusqu'ici et l\u2019agriculture est entrée dans une ère nouvelle.Nous l'avons grandie aux yeux de ceux qui doutaient de sa grandeur ; pour elle nous avons créée, une noblesse, la seule digne d\u2019être créée et il n\u2019y a pas longtemps encore, à Québec, en attachant à la poitrine de nos cultivateurs lauréats la médaille du Mérite Agricole, nous avons les premiers honoré ces fiers chevaliers du sillon.N'étaient les termes généreux dans lesquels vous avez porté la santé de la législature, je réclamerais pour cette partie de la législature personifiée dans le parti national, l'honneur d\u2019avoir fait ces choses.Et pourquoi ne le ferais-je pas, puisque nous sommes venus ici pour acclamer notre chef et que nous avons été conviés à ce banquet par le Club National ?Oui! cette œuvre est l\u2019œuvre du parti national et tous ensemble soyons fiers d'en être.Constatons avec orgueil que notre parti a fait luire sur la province les plus beaux jours qu\u2019elle ait enéore vécus, S'il m\u2019en fallait une preuve, je n'aurais qu\u2019à vous nommer Ja ville même où je vous parle, qui a pris une expansion que nul n\u2019nurait révée et dont le secret se trouve beaucoup dans la politique suivie par notre parti.L'avenir nous garde de faire plus encore et nous ne serons satisfaits que le jour où tout en continuantla tâche commencée, nous aurons doté nos campagnes d'écoles, où l\u2019enseignement agricole tiendra une large part.Je voudrais que dans les grand centres on fonda des écoles techniques, et que les ouvriers fussent plus iminédiatement préparés aux travaux de l'usine et de l\u2019atelier.Je voudrais que les beaux (arts eussent ici leur institut, où notrt jeunesse,si éminemment doude, irait puiser ses leçons au lieu d'emprunter ailleurs le lustre dont elle enveloppe notre pays.J'abuse, je termine, k chacun son devoir.La législature a rempli le sien, à ceux qui sont chargés de notre confédération de faire maintenant le leur.À ce prix seulement la prospérité que notre législature n préparée se répandra dans notre pays.Le Canada prendra parmi les peuples d'Amérique la place à laquelle ont droit les races qui l'habitent.Les prôvinces avec:respect saluctont son: drapeau, \u2014 Les j journaux conservateurs, com- mo la Presse, de Montréal, jaloux du triomphe\u2019 de M.Mercier au ban- \u2018quet du \u2018club national, \u2018ossayent pour diminuer-le grand prostige- qui l'entoure, de lui jeter des in jures et des insultes à la figure.Ces grandes.démonstrations en faveur:de: sichofs,.Jes rendént#fu- rioüx ! D sa roup, \u201cet los bronchi- ris avee-lo Shiloh's 3 onto le Doct: c.qe la \u201clégisliture qui pérature de printemps.: Shacking, approuvent les anglaises.CHRONIQUE; _ LA ,NEIGE.\u2014EN {FRANCE \u2014EN AN- GLÉTERRE.\u2014 FRANÇAIS EF, Gal NADIENS ER MIVER, LA \u2026\u2026 FRANCE SOUS LA wig .: La neige! oh | comme ily en a, hein! Ouf! nous en sommes enterrés Au moment mêmo où j'écris\u2019 ces ligues, il, neige avec fureur.Un vent violent du nord, fuit agiter les branches nues des saules.Une pon- drerie suffucante nous arrive cffron- tément en plein visage.Peu de monde dans la rue ; tous, dans ccs temps presque tris\u2018es, so reposent auprès de leur âtre bienfaisant.Aussi, s\u2019il était donné à quelqu'un de planer au-dessus de quelques-uns de nos villages pen- dunt ces tempêtes, il ne verrait que ln fumée de mille chaumnières qui s'élève en spirales jusqu\u2019à lui, pour aller ensuite disparaître dans\u2019 les nuages blanchâtres pourchassés par le vent, Au loin, il ne distinguerait que fniblement les géants sn- pins qui balancent \u2018tristement et avec effort leurs énormes branches surchargées de frimas.C\u2019est dans ces jours qu'on trouve bon d'avoir un petit foyer, au coin duquel, s'écouleut des heures plus joyeuses ; d\u2019avoir un bon lit, où chaudement enveloppés, nous écoutons, en sommeillant, -le sifllement nigu du vent, le bôürdonnement de ln tempête ct le bruit sec des branches qui se cassent et se croisent en tombant dans lu neige molle et poudreuse.=: Cette anuce 1891 s\u2019unuonce bien froide, non seulement ici au Canada, mais à l'étranger.Nous voyons par la voie des journaux qu'à Paris wême le froid y fait des siennes.C\u2019est par douzaine qu\u2019on compte les accidents ou mortels ou plus ou moins graves causés par la froide température.Les uns en meurent, les autres, plus prudents ou plus courageux, survivent à ces froids.C'est chez ces derniers, qu\u2019on trouvera des témoins bien convaineus du froid en France.Et dire que pour nous, Canadiens, ccs froids ne seraient qu\u2019une tem- Jele crois bien, dira peut-être certain paysan frangais ignorant, \u201cdes Sauvages.\u201d Entendez-vous, amis lecteurs, on nous traite de Sauvages\u2014 ! En effet, dans certaine partie de la France, on nous croit\u2019 des gous vivants presque pour ninsi dire de chasse ct de pêche, ne voyageant qu\u2019en raquettes,ne mangeant qu'avec nos doigts ete ete.\u2026\u2026 de vinis Sauvages, quoil.S'il était donné à un de ces naïfs d'outre-mer, de se voir transporté, \u2018comme par enchantement à Québec, ou à Montréal, quel étonnement montrerait-t- il à la vue de nos édifices princiers_ quasi monumentaux qui-éclairés le soir par notre lumière électrique, nous offrent un coup d'il si beau, si féérique! Oui,.certainement, à la vue de nos deux belles cités rivalisant avée celle de la France, à la vue de la vicille cité de Champlain, à la vue de Montréal égalant sans contredit quelques-unes des grandes villes européennes, il s\u2019écrirait : \u201clas sauvages s du tout, .cos messieurs! \u201d * + En Angleterre] le froïd se fait beaucoup sentir: contrairement aux années précédentes.Les gros gentlemen, postent: contre cette tem- \u2018pérature.qui fait.blanchir, prématn- Jémént}l'ornemént de leur menton, .Stress of weather, disent-ils, Voülez-vous vous hâbituer aux climats froids, messieurs le anglais | Si oui, venez passer -detix on, trois hivers parmi nous.Outre le plaisir.quo vous aurez de ne plus craindro \u2018lo \"froid : \u2018chez vous, vous aurez aussi celui.de voir \u2018ici:que:noûs ne sommes-ni- \u2018Anglais, ni , Français, mais Canadiens.C'est pourquoi, en tant que Canadicns,.on fra\u2019 escrimer votre.org ano mastica- tito.suride/ Goines | grosses briques pe es et .modernes disent mieux.-cée, oui ; mais c\u2019est le pays où la coin, Gh Tat de: lard: en arrosant cette forüifiante nourriture d'un petit bitters.Venez donc en Canada, c'est parmi ous, que vous vous a¢ outuññe= rez aux froids ; c'est ici\u2019 que vols screz émoïns « de hos vicillés, anti- = sie ques \u2018coutumes \u201cqué nis\u2019 tenons à TK conserver et.que nous conservons |\u2018 \\ avec tant de persistance.Et, en-T chantés, heureux, vous irez facon- ter à vos compatriotes que vous.avez Yécu avec des Canadiens,\u201d que vous-connaissez leurs douces m&urs, Paffabilité\u201d de leur caïactère, Français, anglais, américains, riches ou pauvres, savants ou ignorants si vous voulez être \u2018témoins des méeurs des anciens français, nos pères, venez nu Canada; c\u2019est le rendez-vous de tous les vrais \u2018touristes et certes, vous ne vous cn Jepentires pas.\u201cx + .\u201d = J ; .vu Toutes les anciennes histoires | classiques de France parlent d'une | -fagon lamentable de notre pays en hiver, Terre glacée, pnys froid, cou- vert-de forêts sauvages, pays sans avenir, Maître Voltaire, vous le savez tous, nous a dit son mot lui aussi.Pauvre Patriarche, va! Les Terre gla- civilisation se développe le plus rapidement, où les progrès sont éton- Nants.Un français a dit en parlant du Canada 3: \u201c Les bucherons et les charretiers se parlent par téléphone ; nous autres, vieux Frangais, sommes dépassés.; S'il est permis à quelques uns de vous, amis lecteurs, d'aller passer Ia saison de l'hiver en France, vous m'en donncrez des nouvelles.Z.P.N'importe quel rhume peut être vite guéri par le Shiloh\u2019s Cure,qui est en vente à là pharmacie du Docteur C.Lafontainema \u2014\u2014 Le major général Herbert, suc cesseur du général\u2019 Middleton, est arrivé à Québec samedi.benu grand jeune bo mme à l\u2019air déterminé.Si vous êles menacé de la Consomption, recourez donc an Shiloh\u2019s Consumption Cure.En vente chez je Dr C.Lafontaine.LE NOUVEL ASSISTANT-PRO.CUREUR-GENERAL Nous avons le plaisir d'apprendre que M.L.J.Cannon, avocat d'Arthnbaskaville, à accepté la position .d'assistant-procureur-général qui lui a été recemment offerte par , l\u2019honorable M.Rubidoux, M.Cannon est lu fils de l\u2019ancien greffier de la cité de Québec.Il a pendant plusieurs années exercé sa profession en société avec feu l'ho- norible Edouard Pacaud.C\u2019est un avocat de grand talent ; il parle très hien les deux Inngues, possède son droit à fond, ct plaide admirablement une cause, 1l est le type du praticien méthodique, studieux et plein de ressources.Bien qu\u2019il se soit jusqu\u2019iei entièrement voué À sa profession, ii a joué un rôle dans la politique ct les aflaires de son comté; Aux élections générales de 1883, il était - choisi \u201ccome candidat par les libéraux de Drummond et Arthabaska.Il vient d\u2019être élu maire de l'important village d\u2019Arthabaskaville et\u2019 se trouve désigné pour être préfet de son\u2019 comté.L'idée de nommer à côté du pro- cureur-général un; avocat éminent pour assister celui-ci, à êté -applaudie et approuvée par l'opposition, ln, première fois que M.Mercier l'a énotièéo il y adeux -ou-trois ans.\u2018 L'honorablo M.Robidoux a eu Ja main heureuse en appelant M.Cannon.pour remplir.cette charge.Le -siouvel assistant-procureur général sauvera des sommos inportantes au ddpartéiont; en plaidant lui-même, i Jlus d\u2019 uño:des >caubés\"\u201d \u2018importantes 200 \u201cqui.ae prénentorot mes cñtières par la.{ony loiShiiloh's Cüro ost lo meillour remède pour:vous, Adressez-vora à la pharmacie, du Dr |.¢.\u2018Liafonts\u2019 ne.HAISRANCE.A Laiigidié; lo 26 coirant, l'épouse fu pds te .C'est unis |\" \u2019 i NO.\" 8831.M AR c.0 1 I E LAFRENIERE AUBIN CURATEUR AU DÉLAISSEMENT., Un morceau de terre situé en ln paroisse de St-Guillaume d\u2019Upton, connu au cadastre officicl sous le No 533, avec les batisses dessus érigées.Vente à-lä: porte de l'Eglise de St-Guillaume d'upton le sept Février prochain, à dix heures A.M.P.GUEVREMONT, SHERIF, ; Bureau du Sherif, Sorel, 28 janvier 1891 NO.3522.HEBERT GENEST HEWF & ALL CURATEURS, Un morceau de terre situé sur la rue George, au village de St-Tho- mas du Pierreville, connu au cadastre officiel sors le Ko 934 et comme partie.du No 906, avec les batisses dessus érigées.Veute à la porte de l\u2018Eglise de St-Thomas de Picrreville le sept Février prochain à trois heures P, M.P.GUEVREMONT, ._ SÉURIF.Büreau div-Shérif, Sorel, 28 j jauvier 1891.Ls.BOURDELAIS _St-Cuthbert.\"em \"AGENT GENERAL DE \u2014 \u2018Monuments Funèbres, En Pierre, Marbre, Granit et.Bronze Blanc.OUVRAGE GARANTIE.| sar CONDITIONS FACILES\u201ca «M.BOURDELAIS a une agence @ arbros fruitiers dé toutes: \u2018sortes, et aussi une agence Pour moulins à coñdre, orgues et pianos.Janvier, 1601; \u2018thier.| Sorel.: arrangement acceptable: | Tr NOTES ; LOG ALES] : \"MAL Germain av avocas et: M: Che.3 Weillirenner, grand connétable:|- étaient en-cette ville, lundi.\u2026_ Le Révérend M.Dugas.ci- -dévant\u2018f ire de\u201c Berthier et \u2018mäintoñant\u2019 \"curé de Ste Barbe\u201d était Hier\u2018à Ber\u2019 gerd 4 Nous apprenons que M.Vicor Allard, avocat et candidat à la dernière élection.locale, a été \u2018nommé offigier recenséur: pour le comté de Berthier, , + Un collet:en fourrure.a L été perdu samedi dernier entre Berthier jet Ceux qui le retrouveraient sont priés de le rapportaï à ce bu reau, .Se.Nous avons le plaisir d\u2019annoncer à nos lecteurs que M.Narcisse, De.|\u201d mers fils de M.A.Demers, avocat Les régistrateur du comté de Berthier a été reçu avocat Ja semainé \u2018 \u2018derst nière à Montréal après avoir-:subi de brillants examels, eh du revenu & Sorel, ainsi que Mde.| Chênevert étaient à Berthier same=\u2018 di.Ils ont porté sur les fonds\u2019 bap\u201d tismaux l\u2019enfunéf de M.C.A.Chénevert, M.P.P., dont'on a annoncé: la naissance la-semaine dernière.* La retraite préchée par Jes, révé:| reuds Pères Hamond'et Désy- jésui-\" manche dernier.Tout le monde pa-: rait satisfait et fait les grands élo-|e ges de ces deux prédicateurs.PA Pourquoiesouffrir\u201d de 12° dyspepsio et du foie ?Le Shiloh's-Vitalizoisest; un remède infaillible pour ces maladies el il est en vento chez le Docteuf C.Lafontaine.LE PROCÈS DES FRÈRES \u2018 BELHUMEUR Les premiers épisodes d\u2019un pro: la semaine dernière, au palais de justice du district de Joliette, L'hon.juge DeLorimier présidait | à le tribunal.Vers 10 heures, le président du | tribunal fait son \u2018entrée : \u201cet prend © place À son fauteuil.La séance débute par.quelques malités et quand le différent est vidé, le greffier mentionne que la cause en réclamation de 85000.de doñinit: - ges, intentée à la demande de M: Frs Delhumieur vs Louis son frère, prisonnier au pénitencier de St Vincent de Paul, est fixée pour l\u2019audition, M.A.Cornellier, C, R, avocat dù der.M.J.A.Renaud et J.MPTel> lier occupent pour le défendeur.les faits de la cause, Louis Bélhumeus est amené par le géolior à la \u201cbois aux témoins.La curiosité dont i est l'objet se comprend.Le drame dont il s\u2019ebt avoué l\u2019auteur aux dernières assises criminelles est de date si.récente que tous en ont encore les moindres détails à la mémoire.Son apparition dans l\u2019enceinte du palais fait par conséquent sensation, i Le détenu, sous le poids des regards dont il estle point de mire,.par le calme da l'expression de sa physionomie fait preuve d\u2019ine iin- passibilité d\u2019airain.Pas un muscle de sa figure ne traduit-chez lui \u2018un\u2019 sentiment d'émotion.- el Eu se rendant du enchat!& la salle d'audience, un bruit de éliaîne dé-, pote dans sa marche quil a les Par son aspect au physique, A est facile de constater que Ju .réoju- sion au lieu de le faire diminuer; l'a fait encore augmenter eu poids.On lui fait lecture de Pacts\u201d à âc- cusation sur lequel on se base \u2018pôur réclamer de lui un montant-de $5,- 000 de dommages, puis M.Cornellier lui demande pourquoi il était à Saint Vincent de.Paul, \u201c Pour tentative de \u2018meurtie snr Ia\u2019 personne de mon frère,\u201d fépontit- il.Reconnaissez-vous que c'ést vous que l\u2019on désigne dans l'indictemiont -J'aui vient de vous être.Iu, lui .de- mande-t-on do Nouveau ?\u201c Je ne snis pas\u2026 Je né poux os} dire\u2019 i élare-t-il, Alors M.Cornellier produit nes lettre du témoin, que celuizci;: après.en avoir pris attentivement conunis- sance, la remet au greffier, on disant, \u201cqu\u2019à l\u2019excoption d'uñ cortdin \u2018in ét: elle était toute de sa main.Dans cette lettre il-fnisait savoir À son frère le demandeür qu\u2019il était, diposé à à conclure avec ce dernier un; n déclai lieu pou 14 \u2018séniiée \u2018toitänto qu\u2019 \"ik \u2018avai 2e 0475 ÿ Ce | STON M.J.A.Chénevert, perceptenr.tes & I'lle Dupas s'est terminée! di |'pelés à déposer et P'avoeat du de- \u2018\\mandenr, vers 4 heures de l'après MM.Renaud et Tellier n'étant pas prêts à commencer la contre preuve cès très émouvant se sont.déroulés |- objections sur des questions de for-.| demandeur, se déclare prêt'à prôtés4 Ayrès que le premier eut cexpliqné,| pieds liés.\"+\" Une bonne vache laitière doit ; MONTE ani ops CARI STEN \u201c BEL Cs Ln \u2019 [XZ Bhd Ris bisa sistas.So iy = de veuir de bonne heure pour leurs dio wh -cela d'esperer que son frère emploie :vait disposer pour faire abréger son temps de détention.\u2018De plus, il exigeait le paiement intégral de toutes ses dettes, com- \\pris \u201ces honoraites de ses i.(MM.J.A.Renaud et Tellie © vant & $425 et en sus $800 0.- fivement à à cette dernière conu.uon.tout ce que son épouse serait dispo- \u2018Sée à signer.br.MM: L.Massé et M.Beaupré, médecins, Mlle Belkumeur, vue des Pagé et J.Goyet, cultivateurs, de Se Thomas, sont-snecessivement ap- midi, déclare.son enquête close.\u2018demandent et obtiennent \u2018 l\u2019ajournement.Louis: Belhumeur est parti jeudi \u2018doir à cinq heures de Joliette, pour se rendre à la gare de Lanoraie, où T h, il prit le convoi venant de Qube pour se rendre au péniten- \u2018cier\u2019de-St Vincent de Paul.«en - \u2014=ee AGRICULTURE .SOINS A DONNER AUN VACHES Combien aurez-vous de rentiurs et de rentières à entretenir cet hiver, demandait dernièrement un confé- reucier agricole à plusieurs cultivateurs réunis dans un cercle ?En\u2018aurez-vous dix ?en aurez-vous vingt ?en aurez-vous plus ?voyons mes amis, répondez-moi, leur disait-il\u2014 «\u201c Mais nous n'avons pas coutume de prendre des rentiers à la douzaine, répondit un cultivateur de l\u2019assemblée, quand nous en avons un c\u2019est bien assez.\u201d\u2014 C'est ce\u2019 qui vous trompe, mes amis, vous payez rente à plusieurs, et je vous le prouve, reprit le conférencier.Dans un mois ou deux vous cesserez de traire vos vaches ; vous n'en retirerez aucun profit durant cing ou six mois, vous leur paierez rente ; mais vous leur paicrez.mal, même très mal.Vos vaches eutreut grasses à l\u2019automne en hivernement au printemps elles out de la difficulté à se lever seules, ces pauvres bêtes n\u2019en peuvent plus.Pensez-vous mes amis, que si vous eussiez nourri vos vaches abondamment, si vous les cus- sièz tenues chaudement et proprement, vous n\u2019en auriez retiré aucun rRjofit ?Détrompez-vous, elles vous auraient donné du lait, du beurre et prrtänt de l\u2019argent, - donner du lait au moins pendant \u2018dix mois, elle no mérite par le nom de, vache laitière si elle ne le fait pas.Peut-clle le faire avec la méthode de l\u2019hivernement à la paille ?Certainement, non ; par cette méthode vous niénagez votre foin et votre grain, mais-vous y perdez de l'argent.Ces paroles sont remplics de bonnes vérités qui sont bien lentes à pénétrer dâna-]n masse des enltiva- teurs.On\u2019.dirait.que beaucoup d\u2019entrefeux se croient oblivés de ré- cplter.pendant six.mois pour dépan- ser cette récolte présqüe sais profit \u201cpendant los six \u2018autres, Amis lecteurs, \u2018combien - de fois n\u2019aVez-vous pas vu quantité-de bestiaux, jeunes et.vieux, entrer: pleins d\u2019embonpoit en hivernement et en Sortir.d'une maigreuraffreuse.Ce- \u2018pendant le toin-de la ferme s\u2019est dépensé, une paitie de grain\u2019 aussi, sans qu'on ait retiré aucun profit apparent.De quoi cela peut.il-dé- «pendre ?De plusieurs choses, mais partic ibroinent du manque de La vente commencera VENDREDT, le 2 ait toutes les influences dont il pou- pÂŒUTS des parties en cause, I.\u2018Roy, | | MONTREAL, > .2\" aa + ; art A Avant de déinguiger dans \u2018nos\u2019 nouveaux \u2018magasins, nous - -offrons tout notre stock; \u201ccomprénant Creer .oo PLUS DE $300,000 bE MARCIIANDISES SÈCHES.achats.MONTREAL.YEARS In the Uscof QURA: DEVELOPED, organs, W io Er suffering from ganons or vc OF vou : TREATH THE: LE sa Septoria enco that we SUCCEEZ.En Wee Ce.2,000 References, Name vouloir hiverner un plus grand nombre d'animaux qu\u2019ils ne peuvent convenablement, C'est le temps de voir à cela, c\u2019est le temps de faire un choix parmi le troupeau de-vaches laitières, de celles qui pouront donner du lait pendant neuf où dix mois au moins.Il vaut mieux n'hiverner que cing vaches qui donnent du profit que d\u2019hiverner dix à quinze auxquelles on paye rente.AVIS.terait à prix raisonnables, bon beurre et œufs C.O.D.Ecrire conditions à F.DÉLEMARE, 504, Somerville Avenue, Summerville, Mass, Décembre 1890.LA PREVOY ANCE GASNIER, MONTREAL.Vente et nchatde FOND DE COMMERCE.Nous avons tonjours à vendre on à louer, hôtels, restaurants, \u2018confiseries, magasins de tabac et de Lae OF VARIED ad SUCCESSFUL =[HOPE - = YOU] Dont, , brood Wo Jour condition, nor pin r Cases hove ied A cor our OME = E Remember.Boauecise els as le methoda hods, appliances we claim the govopory of prs ey Ci qu'ont beaucoup de eultiv.ateurs de Un commerçant achè-{ Bd EE cs 2077 +, .Pa pi sa \u201ci Tapis, ete, à des prix qui n\u2019ont jamais été cotés au Canada.JANVIER, 1891, et les clients de la campagne sont prévenus HENRY MORC AIN 87 CIÆ EXPERIENCE | © MEN eo B Whonre Neavouvand In Foreny,thescorn of thelr) fellows and the contempt of friends and companions, leads usto our FUL BOA, #5iC fora IVONDERF te, ceded 122 10-041, 64 Nidaaza Tu GUFFALE, N.Ythis paper when you write.( TERRE A VENDRE Une magnifique terre de trois arpents par trente-huit, située en la paroisse de St Cuthbert, concession St André, bitie de deux granges de 30 picds par.40 picds et.dun hangar.Très bonne terre poussant tous grains, foin etc.Conditions très avantageuses.S'adresser à ANSELME LAFERRIÈRE St Cuthbert P.\u2018Q.19 Déc.1890.\u2014Im Lisez Ceci Voulez-vous acheter une machine à coudre de première clnase ! 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Couronne.Département des Terres de la Couronne, \"Québec, 26 Octobre 1850.Aucun journal n\u2019est autorisé à publier cet avis sans une autôrisätion \u2018 spééiule-du Commissaire des Terres -de la Couronne.Geo-D.\u201c14Novembre,-1890: GERANT LOCAL DE BUREAU CENTRAL Le Feu, Vie, Accidents et Marines, - que pour des Compugnies de première classe tel que la Canada Life, Northern, Queen, Westérn, Citizens, ete.| er Risques placés au plus bas taux possibles, \u2014\u2014\u20140 TELEPHONE BELI, BERTHIFERVILLE, LA COMPAGNIE DU - - RUE EDOUARD, Lau femme pâlit, son appétit s'en va avec ses forces.Vite, achetez une bouteille du fortifiant sans égal, * Le Régulatour do la Santé de la Femme\u201d du Dr Larivière, Manviile, R.I.A vendre dans toute bonne pharmacre.Evans Sons, agents généraux pour le Canada.Toute femme qui fait usage du a- meux remède \u201c* Le Régulateur de la Santé de la Femme \u201d du Dr Larivière, Manville, R.1, sent un bien être iv- térieur, une espèce de vigueur qui parcourt tout le corps et donne une vie nouvelle.Le remède est très employé dans les chaleurs.Eseuyez-ls, A vendre duns toute bonne pharma cie.Evans Sons, agents généranx pour le Canada, Août 1890.Drs Trestler & Globensky - CNIRYRGIENS-DENTISTES, fe 1592, RU EOFRR-HAMR Pres du Palais de Justiec \u2014MONTUEAL, L'extractisa des dents se fait sous l'influ- enc\u201d de l'éther, du chloroforme, du guz hila- riant, du gnz végétal, OU suns agents, Au choix de la pratique, Les personnes qui arrivent le matin par vapeur ou par chemin de fer pourrout retour ner le soir du même jour avec leur dentier, si elles font leurs cotumandes immédiatement après leur arrivée le matin.C.F.F.TRESTLER, L.C.D, STEPHEN GLOBENSKY, 8 C.D, 30ncs \u2018SR.ETABLI EN 1877.J 0 WEILBRENNER, Agent d'Affaires et Encarteur POUE LE Ce monsieur porte une attention toute spéciale pour affaires de Collections de compte, billets, etc, \u2014 Affaires de faillite\u2014Inventaire, Achat de Livres de crédits \u2014 Marchand à Commission\u2014Vente privée ou à l\u2019encan de propriétés ou fonds de commerce et peat fournir les meilleurs références.PostE BOITE 415 \u2014SOREL.gaoiit $889.ASSURANCE contre le FEU PHOENIX DB LONDRES ANGLETERRE.ETABLIE EN 1702.Succursale Cacadieune Etablie ea 1504.Emet des polices.en francais ; In première ! Cie d'Assurance nngluise qui à établi une succursale an Canada, ve montant des pertes, payé depuis la foudation de la Compagnie .$ 75,000,000 Surplus an fond de réserve.3,000,000 Responsabilité des Actionnaires ILLINITEE Dépôt au Gouvernement fédéral.Pour la garantie des assurés Canndiens \u2026.\u2026.-.$187,043.00 Réclamations payées avec la plus grande ponctunlité, AGENT A BERTIIER, P.TELLIER, NOTAIRE.\u2014 AGENT GENERAL D\u2019ASSERANCE, \u2014 F'eu-Vie A(CIDENTS ET MARINE, RU» EDOUARD, \u2014 BERTHIER 30 nov, '88.RES - * 103 TOUS AA CONTIENT 17000 EN as EE pad ana Berge \"304 \u20ac (Quan £08 ll 011313 un truspreauand se) snoy 1ayd ages ug 1; A osour 20 pau & 20 out rie orquezSS nid or anoggaut a que x 245390 Of SNO0 Os;T OP Oppues O7 A VENDRE, L'Histoire \u2018de la Seigneurie de la Paroisse étdu Comté de Ber- \u2018thier: Prix : 50 cts.\u2018liqueurs choisies, enfin tout ce qu\u2019il DISTRICT de RICHELIEU, I 3 Hotel Riendeau Ouverture de l\u2019ancien Motel St- Nicholas, Pince Jacques- Curtier, Montréal.Le popu'niro hôtelier, qui a acquis une si longue expérience dans cet état difficile, JOS.RIENDEAU, a trans porté son établissement à l\u2019ancien hô- te} St Nicholas, Place Jacques-Cartier, Le nouveau local est à proximité du «débarcadère des bateaux de la Cio du Richelieu et d'Ontario, de l\u2019Hôtel- de-Ville et du Palais de Justico, c'est- à-dire au centre même des affaires commerciales.Le nom de l'établissement ne sera pas changé: i] portera toujours le nom de: HOTEL RIENDEAU.Cet hôtel est tenu sur un très bon iad et est au nombre des meilleurs 1ôtels de Montréal.Magnifique table, bonnes chambres, faut pour faire un hôte! de première classe.Aliez à l'hôtel Riendeau une fois et ensuite vous ne voudrez jamais aller ailleurs.JOS.RIEXDEAU, Propriétaire.15 août 1590.A LOU EF, Pour l'été ou pour l'année, deux magnifiques logements réparés à neuf et situés dans le plus bel endroit de la ville, sur la rue Edouard, en fice du fleuve.Bain, closet et louies les autres commodités dans la maison.S'adresser immédiatement à ce bu- DRBUE ill | LA GRANDE MERVEILLE MUSICALE.QU'EST-CE QU'UN ORGUE FOLIFN ?C'est d\u2019abord un orgue avec clavier à cinq octaves, complet ct parfuit dans tous ses détails, qui se joue avce les doigts comme un orgue ordinaire, ct en a toute l\u2019apparence.À l\u2019intérieur de cet instrument se trouve un méchanisme automatique quo l'on met en opération par le simple tirage.Toute personne alors peut jour COR- RECLEMENT les morceaux les plus difficiles, mais le GRAND POINT surtout c\u2019est qu\u2019un musicien ou une personne de goût qui ne peut exécuter elle- même, peut rendre, non eculement correciement, mais ARTISTIQUIS- MENT, les compositions des grands maîtres, observant tous los changements de tomps et les nuances de son les plus délicats.On no peut so faire une juste idée de cet orguc merveilleux sans l'avoir entendu.Les musiciens et le public en général sont toujours les.bienvenus.L.E.N.PRATTE, No.1676 rue Notre-Dame MONTREAL.Na Enr PIANOS pépins ET LES Ind.dit: \u201cMoi ctmon épouse :dé- vons Ja vie au Shiloh\u2019s Consumpilion Le Rév.Goo: Thayer de Bourbon; BOISSEAU FRERES, ORGUES-DOMINION.| Cure.\u201d En\u2019vonito éhoz le Docteur'C:;| In*1801 | re rar Mr nee re metre \u2014== 285-& 237; RUE ST-LAURENT, MONTREAL.Nos importations du Pruitomps sont maintonant.au complet ot nous pouvons offrir toutes nos tuarchandises à moillour marché-que'n\u2019importo quelle autro maison.Nous mettons en vonto comme occasion excoptionnolle: Un lot magni- fiquo de GANTS de KTD soulomont 25 cents ln PAIRE.- AUSSI :\u2014Satin couleur, soulement 29 cts; Satin Aurah, seulement 69 c.; Soio pongée unie, seulemont 50 ets ; Soie pongéo imprimée.seulement 75c, : Satin sublime, toujours vendu $1.00 A 69 cts; Serge française, toujours von- duo 65 cts à 41 cts; Eteflo i robo depuis 10 conts In vorgo; Doublure pour robe à 5 cents la verso.N'ont jamais été à aussi bon marché :\u2014Dentolles do tout choix, valour 25 cents, vendues seuloment 5 cts la vorgo ; Bas cachemire, valour 49 cts pour 25 ets.Noas recommandons commo extrême bas prix :\u2014 Nos Mabilloments drap faits sur mesure depuis GS.OO, et nos Pantalons à 2.25,2.75 et 3.20.sr Boisseau Freres, 233 & 6 avril 1889, 237, Bue St-Laurent -BONTREAL.dl sip: ast LE = Serie eRPT ] Sate ae ae SAT LAURENT, LAFORCE & BOURDEAT, vû que les pianos qu\u2019ils vendent sont en usage dans le pays depuis nombre d'années.Tel que le célèbre piano HARDMAN, New-York, que nous vendons depuis 20 ans, MARSHALL & WENDELL, Albany, N.Y., depuis 30 ans et STEVENSON & CIE., depuis l'existence de la fabrique.Les instruments sont bewucoup répandus dans les commurautés religieuses, et dans l'élite de la société de la province de Québec, Comme par le passé nous vendons à termes faciles.Nous prerons les vieux instruments en échange.Ces pianos sont r mis à neuf à notre atelier auquel snnt employés les ouvriess les plus habiles.Catalogues fournis sur demande.Téléphone No.1297, Laurent, Laforce & Bourdeau, 1637\u2014Rue Notre\u2014=Dame\u20141637 MONTREAL.20 SEPTEMBRE 1889, Président : PROSPER ALLARD.\u2014101\u2014\u2014 Gérant : P Goupron Compagnie Industriel DE BERTHIER (LiMITEE.) 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