Le Franc-parleur. --, 19 janvier 1871, jeudi 19 janvier 1871
[" LE Vor.I, No 23.Feuilleton du \u201c Frane-Parleur.\u201d LES REVELATIONS DU CRIME .Ou CAMBRAY.ET SES COMPLICES Ainsi que la Vertu le Crime a ses degrés Racing (Suite.) Les témoignages étaient accablants contre les accusés, et la seule défense qu\u2019a jugé à propos de faire le conseil 'du Cambray, s\u2019est réduite à mettre en question la crédibilié du complic ; celle de Matthieu, à demander à Madame Montgomery, si, quoiqu'elle eût entendu prononcer le nom de Matthieu, il n\u2019était pas possible que ce fût une autre personne que lui dont il était question s\u2019il n\u2019y avait pas en effet beaucoup de personnes qui portent ce nom-là.Les Jurés se sont retirés un instant, et sont rentrés bientôt au milieu de l\u2019anxiété générale.Tout le monde, et surtout les prisonniers, cherchaient à lire dans leur figure le verdict qu\u2019ils allaient rendre.Il s\u2019est fait un moment de silence et le fatal verdict à été prononcé, comme suit : CHARLES CAMBRAY ET NICOLAS MATTHIEU SONT COUPABLES DU CRIME DONT ILS SONT ACCUSÉS.Matthieu, en recevant ce verdict, n\u2019a paru éprouver aucune émotion quelconque ; il n\u2019a pas même fait un mouvement de contrainte et d'effort, qui indiquât une impassibilité affectée.Cambray, au contraire, a laissé voir un moment d\u2019agitation et d\u2019abattement : mille pensées diverses ont | 8 semblé bouleverser son âme en même temps, et peser sur son imagination comme autant de reproches.Leur procès était terminé : on les a ramenés en prison au milieu de la foule.Cambray, qui était malade et se prétendait trop faible pour marcher, s\u2019y est fait conduire en voiture.Quelques jours après, quand ils ont reçu) leur sentence de mort, prononcée avec une solennité imposante et un accent de douleur et de bienveillance sympathique par le Président de la Cour, en présence d\u2019une multitude attendrie, morne et silencieuse, les Criminels ont soutenu cette foudroyante apostrophe avec fermeté et hardiesse.Cependant Cambray, prenant une attitude fière et hautaine, et relevant la tête, a laissé couler le long de ses joues quelques grosses larmes, qu\u2019il eût été difficile de prendre pour des larmes de faiblesse ou de regret, tandisque Matthieu, aussi à son aise que s'il n\u2019eût pas été question de lui, s'amusait A [jouer avec l\u2019une de ses mains sur la barre des criminels : mouvement qui n\u2019eùt été qu'insignifiant ou ridicule dans une autre occasion, mais En dans celle-ci laissait dans l\u2019âme du spectateur une impression pénible et douloureuse.La première nuit que passe, dans le cachot, le condamné, apres avoir regu sa sentence de mort, est une nuit d\u2019oppression, d'horreur, de palpitante agonie, qu\u2019il nous est impossible de peindre, d'analyser.Car qui pourrait faire comprendre à l\u2019homme plein de santé et d'espoir les désolantes sensations qu\u2019éprouve le malheureux dont l\u2019éxistence est ANC: JOURNAL A TOUS, JOURNAL POUR TOUS MONTRÉAL, JEUDI, 19 JANVIER 1871.ABONNEMENT, , .$23.00 PAR NUMERO & Ceyrmms, « = pie re Vpn ahead it Shite \u201c - assurée d\u2019une mort prochaine et infâme, d\u2019un terme fixe et connu Ÿ Chaque mouvement, chaque pensée, \u2018chaque cris pation de nerfs est pour lui un pas vers sa fin, un fil retranché au lien qui le tient à la vie, et ajouté à celui qui doit le lancer dans Péternité ; un appel retentissant qui l'enlève à la justice des hommes pour le livrer à la justice de Dieu.Toujours devant les yeux des murs grisâtres et sourds, une clarté livide, des portes énormes, des gardiens, des chaînes, un bourreau, et puis l\u2019infamie et la mort ; la mort ! spectre affreux, que tout le monde a vu et doit voir, et dont tout le monde semble douter ; la mort ! que le condamné est seul destiné à regarder face-à-face, debout devant lui, inexorable, inflexible : tel est le sort du malheureux sur la tète duquel pèse une sentence de morl.C\u2019est la certitude de sa fin, à une époque fixe, qui double et triple ses souffrances.Telles furent à peu prés les sensations qu'éprouvèrent Cambray et Matthieu, modifiées toutefois par le caractère particulier de l\u2019un et de l\u2019autre: le premier s'emporta d\u2019abord comme une bête féroce, bondissait-de frénésie, secouant ses chaînes, criant, hurlant, et puis se calmant bientôt pour réfléchir à tête reposée sur sa condition, trouver des expédients, gagner des sympathies, et conjurer encore une fois l'orage ; le second, plus résigné et moins violent, resta sombre et froid, ne nourrissant aucun espoir d\u2019échapper au gibet, et ne voyant dans tout cela qu\u2019une conséquence naturelle de sa conduite.Mais bientôt cette élasticité de l'esprit humain, dont nous avons parlé plus haut, qui double la force et l'énergie du caractere, qui familiarise avec toutes les situations, et qui finit par nous soustraire a l'ivresse du plaisir comme a l'agonie de la souffrance, vint rétablir le calme dans l'esprit de nos héros et leur permet tre de passer le jour avec assez d\u2019indifférence et de dormir la nuit profondément.Aprés quarante-huit heures leur rande douleur était passée.Cependant, Cambray et Matthieu domandèrent des Ministres de la religion ; Matthieu eut un prêtre Catholique, Cambray eut des prètres de toutes les dénominations et feignit d'adopter l\u2019opinion de chacun deux.Bientôt le vulgaire répondit qu\u2019il était repentant et contrit, et le proclama comme une ouaille ramenée au bercail, dont le martyre allait couronner l\u2019édifiante conversion, CHAPITRE XVIL La religion au cachot\u2014Le caractère de Cambray se montre sous un nouveau point de vue.Comme nous l\u2019avonsditdans le chapitre précédent, Cambray demanda et reçut des ministres de toutes les croyances religieuses, et parut flotter incertain entre toutes les doctrines pendant près de deux jours.Enfin il se détermina en apparence pour le Catholicisme, et feignit d'en adopter tous les rites : il ne cessa pourtant point de voir les ministres des autres églises ; car son objet, ainsi que nous le verrons ci-après, était de les intéresser tous en sa faveur.Le prêtre catholique qui le visita dans son cachot était le même qui, trompé par sa fausse apparence d\u2019honnèêteté, le fréquentait en qualité d'ami avant son arrestation.Il ne l'avait point vu depuis cette époque, 2 en entrant dans sa cellule, il eut i reconnaitre.de Pn bon, Cambray,\u201d lui dit le jeune prétre-avec douceur, * comment êtes-vous ?vous éprouvez sans doute .b OE png AE ES pal ines esprit?Je vi tant du malaise, quelques peines d'esprit! Je viens, en au \"1 est en mOn pouvoir, vous offrir quelques consolation J vous ai bien conou une fois, et je ne pensais pas cela de Vous m'avez bien trompé\u2026Mais il serait cruel de vous on faire reproche en ce np vaut mieux Vous faciliter le chemin du repentir, vous ouvir la voie de la réconciliation avec Dieu, si toutefois vous voulez vous pre- r à l'œuvre de la grâce sur vous.er Ah! ciel,\u201d répondit Cambray, \u201c de tout mon cœur ! Je suis malade: je souffre beaucoupr Ten comparaison de mes peines d'esprit.Je le sens, il n'ya lus moi de remède, de consolation, de refuge que dans à religion.Les hommes ne me sont plus rien ; Dieu seul peut encore me sauver, si j'obtiens qu\u2019il me onne.Mais une chose m'embarrasse.Parmi tant de religions, que je ne connais pas plus l\u2019une que l'autre, laquelle choisir, laquelle est la meilleure ?comment un homme comme Inoi peut-il en un instant se décider sur un objet si impor- oh sans craindre de se tromper ?\u201d - LL 0 , - \u201c Vos moments sont courts et précieux,\u201d dit le jeune pre- tre, \u201c et vous êtes bien ignorant dans la science du salut 1 comme prêtre catholique, et d'aprés mes propres convie tions, je dois vous dire, en face de Dieu et des fiommes que je prends en témoignage de ma sincérité, et suivant les pa- oles des fondateurs du christianisme, que hors de l'église catholique, apostolique et romaine, il n\u2019y a pas de salut! Mais comme je vous l\u2019ai dit, vos moments sont courts et précieux ! je pourrais vous prouver chacun des dogmes de notre religion ; mais en avez-vous le temps ?Le Seigneur n'a pas dit : discutez et prouvez, mais croyez et priez.Ce n'est point avec les subtilités contentieuses de l\u2019esprit qu'il faut marcher dans la voie du salut, mais avec un cœur - humble, soumis et plein de foi.Et la foi! c\u2019est une grâce qui s\u2019obstient du ciel, quand on la demande avec ferveur, et qu\u2019on lui fait le sacrifice pénible de ses passions, de son orgueil ei de ses pensées ! Si donc vous voulez vous jeter ans les bras de la religion catholique, dites le, et je me dévouerai tout entier à votre conversion ; je ferai passer dans votre âme les douces consolations de l\u2019évangfle ; peut-être que les peroles du Sauveur vous attendriront, et que l\u2019exemple de sa vie vous inspirera l\u2019horreur du péché.Ne désespérez pas ; car la religion chrétienne est une religion d'amour, de charité et de compassion.Elle verse également le baume de ses consolations dans les hôpitaux et dans les prisons, dans la cabane du pauvre et dans les palais des riches, sur les sollicitudes de l'homme vertueux et sur les remords du pécheur converti.Vos crimes sont grands, says doute ; mais Dieu est plein de miséricorde : Croyez, pleurez et priez, et son cœur vous est ouvert ! \u201d Ces paroles, prononcées avec une onction ineffable, avaient presque ému le condamné, et il s'écria avec cet accent de douleur, de repentir passager, auquel il n\u2019est pas donné aux plus grands scélérats de se soustraire : \u2014\u201c C\u2019en est fait, je me jette, sans plus tarder, dans les bras de la miséricorde divine ; je déplore mes crimes, et j'en demande sincèrement le pardon ; mais le temps est si court ! N'y aurait il aucun moyen.d'obtenir que le jour de l\u2019exécution soit retardé ?Si des personnes influentes et vertueuses s\u2019intéressaient pour moi\u2026.Mais non, la justice humaine qui me condamne ne m'accorde pas mème le temps du re- pentirT\u2026 Croyez-vous qu'il serait inutile de faire une requête ?\u201d \u2014\u201c Ne comptez pas là-dessus, car vous pourriez vous abuser, et vous entretenir dans une dangereuse sécurité.Peut-être estil mieux pour le salut de votre âme, que la Mort vous enlève dans ce moment de bonne disposition ; car la chair est faible, et l\u2019inclination forte dans une nature viciée comme la vôtre : cependant j'y songerai, je me con- sullerai, et surtout je me conduirai d\u2019après ce qu\u2019il y aura à espérer de vous \".(A continuer > qe Ja daimo quétait.Bile présente la bourse & un richard, qui lui dit ru- \u2014 Je n'ai rien.\u2014 Prenez, monsieur, dit la dame; je quête pour les indigents.» e Cd LE FRANC-PARLEUR mais ce n\u2019est rien en | - an a\u201d i = Pl NOTES MUNICIPALES.4 Les candidats surgissent comme par enchantesent, la\u2019 seule \u2018question qui reste à débattre, est de savoir s'ils sont tous acceptables, et surtout s'ils seront acceptés.Chose certaine, c\u2019est que les électeurs du Quartier Est peuvent se glorifier du choix heureux qu\u2019un grand nombre d'entre eux viennent de faire.M.J.Bte.Rolland disputera cette année le fauteuil civique à l\u2019Échevin Thomas Wilson, qui .dit-on.ne veut pas l\u2019abandonner sans.qu\u2019on le lui enlève de force.M.Wilson dont le terme est expiré, n'a pas un état de services bien chargé.On ne peut guère lui reprocher d\u2019avoir fait du inal, a moihs que Pon aceepterait gaidment, sons malheureüx vote en faveur du Parc.D'un autre coté, nous ne voyons son nom accollé nulle part 4 aucune mesure même la plus insignifiant.Il n\u2019aurait donc fait aucun bien, si ce n\u2019est disent les malins que son commerce se serait senti avantageusement des avantages découlant d\u2019un siège au Conseil de Ville.M.Wilson qui est un charmant homme au fond et auquel nous ne voulons pas de mal, n\u2019a pas besoin à notre avis de laisser ses nombreuses occupations mercantiles pour aller travailler au Conseil de Ville-pour la caisse publique, tel que l\u2019insinuait ingenieusement le Pays il y a quelques jours.Voilà trois ans qu\u2019il accomplit cet énorme sacrifice sans doute prejudiciable à ses intérêts, et les électeurs du Quartier Est sont trop humains pour faire peser sur une seule tête un fardeau aussi lourd.Que M.Wilson veuille donc rester tranquillement chez lui, son tour est passé et il faut de toute nécessité qu'un autre le remplace.M.Wilson commence à veillir, qu\u2019il prenne un peu de repos afin de conserver ses forces, car les hommes à sacrifices sont rares et il est important de les ménager.M.J.Bte.Rolland qui a déjà representé le Quartier d\u2019une manière avantageuse s\u2019est reposé quatre ans, et aujour- d\u2019hui plein de vigueur il vient redemander de l\u2019emploi.Un bon serviteur est toujours bien accueilli, surtout lorsqu\u2019il a l'expérience, le tact et le patriotisme de M.Rolland.Quand à nous c\u2019est un candidat tel que nous en désirions un pour representer nos intérêts, et si nos efforts, nos sympathies.doivent lui être profitables il peut en toute sureté s\u2019y appuyer, pourvu qu\u2019il veuille bien se donner le trouble de faire la lutte et que les citoyens marquants qui l'ont demandé lui prêtent leur concours.= LN 4 Dans le Quartier Centre il n'y a aucune apparence de- contestation.M.Lyman résignant, sera remplacé par M.Gilman avocat anglais de cette ville.Notre conflance en ce Monsieur n\u2019est pas des plus illimitées, et nous avons grand hâte de le voir&à l'œuvre afin de constater si nos previsions nous ont trompé.Si en entrant au Conseil de Ville, M.Gilman, déposait 3 la porte son fanatisme religieux et son antipathie prononcée contre les Canadiens, il pourrait se faire que le Quartier Centre n'aurait pas perdu au change.Nous attendrons les événement et nous jugerons Phomme en temps et lieu. LE, FRANC-PARLEUR - NW Le Quartier St.-Laurent est & se décider entre trois candidats.Chaque nationalité a fourni son contingent.Les Irlandais-supportent J.C.Mullin, négociant riche, grand propriétaire, catholique de nom et d'œuvres.Les Canadiens, désirent que l\u2019ancien membre Gabriel Rolland les répresente une seconde fois.° M.Rolland est trop bien connu pour faire son éloge.C\u2019est l'honnêteté, l\u2019énergie, l\u2019activité personnifiées.\u201c M.Rheinhard.que personne.n\u2019a poussé de l\u2019avant, mais qui se pousse toujours seul sera cependant supporté par l\u2019élement anglais et protestant.Or, s\u2019il fallait que les candidats catholiques voulussent tous deux courir les chances d\u2019une élection, il est plus que probable que M.Rheinhard serait élu.Il est donc très important qu\u2019il y ait entente.à ce sujet, autrement une victoire aussi aisée pour l\u2019un de ces deux Messieurs se -changerait inévitablement en défaite d'autant plus humiliante, que pareil malheur nous serait échu volontairement.; %* .Les électeurs du Quartier St.-Louis, ont mis la main sur un candidat devant lequel Papa Henderson sera obligé de plier bagage, malgré les sollicitations réiterées de ses nombreux amis que personne ne connait.On ne pouvait faire un choix plus'judicieux que celui de la personne de M.Onésime Horanger.Doùé de talents so! lides et sérieux, parlant avec facilité les langues française et anglaise M.Loranger a de plus ,un jugement sain, une connaissance \u2018approfondie de nos loïs, surtout des lois municipales.Indépendamment de ces brillantes qualités, le caractère intègre de ce Monsieur est à lui seul toute une garantie pour les électeurs.Nous comptons sur le bon vouloir de nos compatriotes, sur \u2018leurs efforts réunis, pour le triomphe d\u2019une cause que nous considérons nationale.D\u2019après nos informations nous espérons un résultat si sa- tisfaisänit, que la leçon profitera 3 Wm Henderson, et que dorénavant il ne prendra fantaisie à aucun de sa race de venir briguer à l'avenir les suffrages des électeurs du quartier St-Louis.\u201ca vw Le Quattier'StJacques à'force da supplications et d\u2019ins- lances gardera l\u2019espérons nous, son ancien membre Mr- Benoit Bastien.Mr.Bastien doit à coup sûr être un excellent conseiller, car jamais jeune fille n\u2019a reçu plus d\u2019hommiages et aucune n\u2019a été prié aussi longtemps pour chanter.Malgré tous ces témoignages d\u2019estime, l\u2019Echevin Bastien aura de l\u2019opposition.On parle de Mr.Deslongchamps, qui au lieu et place des charroyeurs mettrait en réquisition les vélocipédistes pour charroyer les votants.Une élection sur trois roues; c\u2019est du nouveau-et nous brûlons d\u2019en voir le résultat.Dans \u2018le cas où Mr.Bastien n'aurait pas accepté, nous aurions beaucoup aimé à le voir remplacer par Mr.\u2018France Coñtant, dont le séjour au Conseil a été marqué autrefois par nombre de mésures utiles et profitables au Quartier.- Les électeurs a \u2018ont certainement pas oublié les services 183 de cet ancien serviteur, et bientôt ils sauront les apprécier à leur juste valeur sous une forme plus tangible.* \u201c+ Le Conseiller Simard est-né sous une bonne étoile.Tout lui sourit dans cette vallée de larmes, et'pountaut il n\u2019a jamais rien fait, rien écrit qui dût passer à.la postérité, excepté toute fois ses actes notariés.Les électeurs du Quartier Ste-Marie lui avaient trouvé \u2018| Un opposant, peu redoutable à la vérité, et le voila déjà éélipsé.Il sera donc dit que Mr.Simard restera Echevin, pour trois longues années à venir.Soit, nousne nous y objectons pas pour notre part, pourvu qu\u2019il livre à l\u2019impression son fameux discours de Québec.\u2019 \u201c ADOLPHE QUIMET: a \u2018L\u2019horrible attentat-de la Rue St-Denis.\u201c Tout le monde se rappelle l'affreuse npuvelle gue \u201c La Minerve \u201d jetait en pâture à la curiosité de ses ahongés,, Je premier de l\u2019an de grâce 1874.Il ne s'agissait ni plus ni moins, que d'un attentat époy- vantable commis dans la veille du 31 Déc.ult sur.Jun de nos citoyens les plus distingués.Les détails de l\u2019assassinat étaient consignés dans pa Tapport circonstancié, digne de la plume d'un tabellion du moyen âge.Chaque phrase suintait I'effroi, dans chaque mat perçait Je crime et on ne savait trop si la victime au-moment,le plus palpitant du drame par un'décret de la Providence,n'avaikpas joui du-privilége de: la double vue tant les faits étaient détaillés avec minutie, ou si le journaliste dans le but d\u2019intri guer ses lecteurs n'avait Lout exprès à titre, d\u2019étrennes, fabriqué cette histoire à sensation.Un citoyen marquant avait été arrêté, saisi, garrotté et privé de l\u2019usage de la parole an moyen d\u2019une emplâtre çal- lante, à 6£.h.P.M.sur la rue St-Denis, c'était à la vérité quelque chose d\u2019inoui et d\u2019une nature à faire lever les çhe- veux sur la tête, même à ceux qui n\u2019en avaient guère.Toujours est-il que.l\u2019événement créa une sensation considérable ce jour-là parmi les paisibles habitants-de nos faubourgs, dont les souvenirs se reportèrent avec effroi aux époques néfastes du règne passé de l\u2019empldire dans nos murs.Chacun fit en conséquence l\u2019inventaire de ses armes.L'un, vieillard paisible sortit du portemanteau le gourdin de famille, l\u2019autre, homme d\u2019élection choisit comme moyen de protection] un manche de hache, plusieurs.opièrent-pour la garcette.Bref, il y eut révolution complète dans les habitudes pacifiques de nos compatriotes.*, On se décida donc à tuer, plutôt que de s'exposer à \u2018se faire assassiner comme notre pauvre concitoyen.La Minerve qui avait donné I'élan à la grande tiouvelle, ne tarda pas à être reproduite par la presse anglaise et-fran- çaise de notre ville.Dans toutes les colonnes de ces différents journaux, on put lire le même rapport.Hl était évident que la victime voulait, soit s'assurer'les sympathies publiques dans son infortune, soit faire parler delle.Un mystère planait sur cette grave affaire et thut le monde s'arrêtait le long de Ia route pour se detail . \u201card 184 a LE FRANC-PARLEUR \u2014 citoyen éminent dont lés jours et lafortune en danger par un Jâche et brutal attentat ?jusqu'alors donné et l\u2019an- quel est donc ce ont été ainsi mis Aucun des journaux ne l'avait xiété redoublait.: Notre digne concitoyen disaient les uns est peut-être à la dernière extrémité ; qui sait répétaient les autres s\u2019il n\u2019est pas déjà dans le tombeau.Ces rumeurs qui circulaient librement nous alarmérent et afin de calmer nos appréhensions, nous relûmes une seconde fois le rapport.| « La victime était partie du côté droit, montant la rue Si- Denis \u201c Aux deux tiers de la longueur du jardin de Mr.Cherrier, \u201c elle écrase sur le trottoir.Jusque là le mal n\u2019est pas grand, et cet accident est même arrivé par fois dans les meilleures familles.\u201c Etouffé par un objet très-dur appliqué brutalement sur le \u201cmenton et la bouche, il essaie de crier au secours, mais «il ne peut faire entendre qu\u2019un râlement comprimé.« Pas un mot n\u2019est prononcé ni en anglais ni en français par les assassains.Ici la question se complique et le drame commence.\u201c À peine saisi par le premier garotteur, ne voilà-til pas \u201c qu\u2019un autre (son associé sans doute) se jetant de toute sa pe- « santeur sur les jambes de la victime soulève son manteau \u201c d'abord,son paletot ensuite, pour lui découvrir le côté gau- \u201c che de la poitrine.À cette partie du rapport un frisson glacial parcourt tout notre être.Grand Dieu ! nous écriâmes nous dans le silence-de notre cabinet, un meurtre va se commettre.Toutefois les précautions prises par l\u2019assassain nous paraissaient si délicates, que l\u2019idée d\u2019un assassinat ne pouvait encore nous dominer.En effet, soulever un manteau, écarter un paletot et regarder tranquillement le côté gauche d\u2019un homme que l\u2019on veut anéantir, c\u2019est rendre des points à Troppmam sous le rapport du sang froid et de la cruauté dans l\u2019exécution.Ne dirait-on pas; que ces brigands ont déjà joué à l\u2019Opéra Comique.Nous nous sommes demandés : mais pourquoi le second garrotteur n'a-t-il pas regardé le côté droit de même qu\u2019il \u2018avait examiné le côté gauche ?On nous répondra que c\u2019était\u2018dans le but de constater si le cœur de notre concitoyen battait dans cette direction, et une fois assuré qu\u2019il y était en mouvement d\u2019expédier d\u2019un seul coup la victime.\u2018Soit nous consentons, mais hâtons-nous de dissiper nos -alarmes par la continuation du rapport.\u201c\u201c Etouffé, notre concitoyen avait sa connaissance et s\u2019atten- » dait à un coup de poignard dans la région du cœur.: A cet instant une voiture passa- Il voulut crier mais en vain, alors il perdit connaissanceSet quand il revint à lui il f\u2018ignorait parfaitement où il se trouvait.| .Nous avons vu de ces phénomènes d'optique arriver même à ceux qui portaient lunettes.\u2026 Revenu de sa syncope,notre ami met la main sur la poche de son pantalon et constate que les assassains ne lui ont -8nlevé qu\u2019une piastrés en petites monnaies, un canif, un - peigne de corne, un paquet de clefs, et un livre de notes.Naturellement nous nous atlendions que la victime portât d'abord sa main sur le sein gauche, pour constater s\u2019il y avait eu blessure causée par ce poignard qui devait le transpercer d'outre en outre.Pas le moins du monde c\u2019est vers sa poche de culotte que se dirigent ses premiers mouvements.L'intérêt aurait donc passé chez notre concitoyen avant le cœur.; \u201c Si les circonstances l\u2019eussent permis, un meurtre eût pu \u201c être commis sans bruit à l\u2019aide d\u2019un poignard.Personne n\u2019osera contester cette hypothèse, car il n\u2019y a rien de moins explosible qu\u2019un poignard.\u201c Si les circonstances l\u2019eussent encore pernris, on aurait pu « dépouiller notre concitoyen, de $30.00 qu'il avait dans un \u201c portefeuille et d\u2019une montre en or avec chaine de même \u201c métal Heureusement aucune de ces circonstances fâcheuses ne l\u2019a permis, et dorénavant le public saura qu\u2019il est extrêmement avantageux de porter sur soi des petites pièces d'argent, un canif,un peigne de corne, des clefs et des mémorandums; les assassains de nos jours n\u2019exerçant leur odieuse profession que par amour pour l\u2019art et non pour celui du lucre.\u201c La victime revenue de sa syncope et son inventaire ter.\u201c miné, se rendit chez le Docteur Durocher au coin des rues St-Denis et Ste-Catherine qui constata les nombrewses blessures, et après cet examen notre concitoyen alla se coucher à domicile.Le rapport était terminé, et les âmes charitables qui avaient redouté une catastrophe pour notre ami pouvaient chasser de leur esprit ces lugubres idées.Oui la victime vivait, et elle se riait des joies de la Faculté, qui pensait déjà tenir une proie.Une chose nous intriguait encore énormément, car nous ne savions pas le nom de la personne assassinée.Le soir même, contre notre habitude nous achetâmes le \u201c Witness \u201d et quelle ne fut pas notre surprise, en y lisant dans le rapport de l'attentat du 31 Déc.lé nom de notre concitoyen.ee Enfin nous le tenions, c'était Mr.J.C Robillard, citoyen en renom dans notre ville par ses œuvres patriotiques et nationales, auteur de plusieurs ouvrages inédits sur le macadam mis à la porte des passants.EE Victime de l'assassinat du 31 Déc.1870, date néfaste dans les annalles de l\u2019histoire.des peuples, ce monsieur avait eu la force d\u2019écrire lui-même ces différents comptes rendus qui avaient rempli pendant plusieurs jours les colonnes des grands journaux de Montréal.a Notre erreur avait donc été grande, car nous aurions dû par le style de la rédaction le reconnaître de prime abord.Le Wilness tout en reproduisant une partie du.rapport, y faisait remarquer que la victime devait de toute.nécessité avertir les autorités et punir les coupables si l'on pouvait jamais mettre la main dessus.Mr.Robillard n'avait pas besoinjde ce conseil ; de fait le lendemain il contait l\u2019histoire au Bureau de Police qui dé- péchait de suite deux limiers choisis entre les plus adroits.Ceux-ci rendus sur le lieu du crime avaient fait des démarches en tons sens, et en quelques instants ils s'étaient persuadés que rien de sinistre n\u2019avait pu être commis en cet endroit.| Les journaux anglais ayant eu vent plus tard des perquisitions des hommes de la Force, s'étaient permis de ridiculiser l\u2019affaire telle qu\u2019elle leur semblait le mériter.La mouche piqua la victime qui ne voulant pas passer pour avoir Été battu, se rendit ces jours derniers au Bureau de Police pour y faire une déposition assermentée.Cette déposition que l\u2019auteur a mis trois jours à écrire est maintenant publiée sur différents journaux, .LE FRANC-PARLEUR 185 Elle jette sur la question un nouveau jour et donne des détails inconnus dans le rapport.Nous croyons qu\u2019apres la bréve analyse que nous allons en faire, tout le monde y compris la victime aura découvert les assassins, à moins qu\u2019il n\u2019y ait dans cette affaire des machinations qui exigent l\u2019esprit subtil de celui qui mettait au jour les détails de l\u2019assassinat de la rue Morgue à Paris.Mr.Robillard nous annonce que vers 54.P.M.il est entré prendre un goûter chez un restaurateur, rue St-Lam- bert.Il ne donne pas le contenu du gouter, et l\u2019on doit supposer qu\u2019un peu d\u2019eau du pied du courant devait arroser le repas, à moins d\u2019avoir l\u2019estomac bâti comme une autruche.Règle générale, on ne peut manger sans boire.Après s'être recomforté l\u2019estomac, il va se nourrir l\u2019intelligence à la salle de lecture de l\u2019Institut Canadien-Français.A 6h.il quitte la salle et dirige ses pas dans la direction du Viger Garden-Hall.Il y entre, y demeure dix minutes, se rafraichit sans au- cnn doute, car on n'entre guère chez un hôtelier sans qu\u2019il vous offre ou que vous lui offriez un verre de sirop.C\u2019est en sortant de ce dernier endroit après une discussion animée avec les chartiers du coin sur la liberté des peuples, qu\u2019il part du côté droit en longeant la clôture du terrain de Mr.Cherrier.Tout va bien jusqu\u2019à environ 250 pieds de la rue Ste-Ca- therine, endroit où il écrase recevant par derrière un coup sur la bouche.À ce moment même le manteau etle paletot sont soulevés mettant à nu le côté gauche.Alors sentant la fin de ses jours approcher, Mr.Robillard fait un effort surhumain et c'est en plaçant sa main sur sa poche de veste ou se trouvait sa montre en or, qu\u2019il perd connaissance et s'endort.Combien de temps a-til dormi ?Il ne sait pas, peut-être une heure, peut-être moins, ça lui a paru comme un rève, En se relevant, il trouve son casque et part coiffé.Nous félicitons la-victime d\u2019avoir sauvé son casque de la bagarre, car à pareille saison les voleurs prisent énormément cet article.Rendu au domicile conjugal, l\u2019assassiné fait demander le Dr.Durocher qui vient l\u2019examiner et en médecin connaissant son malade, lui recommande un hon verre de brandy et du sommeil pour calmer ses sens: | Tel est le sens exact de la déposition, et voici quelles sont les conclusions rationnelles qui en découlent.Le goûter et les rafraichissements sont à notre avis les prétendus assassins Mr.Robillard qui est un homme sobre dans ses habitudes, n\u2019a-til pu par suite de ses visites chez les restaurateurs se trouver tout à coup dans une grande excitation.?Tout le monde connaît la bouillante imagination de ce monsieur, personne ne s'étonnera qu\u2019une fois chauffée à blanc elle ait pu en un clin d\u2019œil édifier la mise en scène d\u2019un drame du genre de celui-ci.Il rencontre sur son chemin un obstacle, le pied lui glisse,-il tombe, c'en est assez pourqu\u2019il se soit cru entre les mains des brigands.| Son argent,\u201cson peigne de corne, ses clefs, son livre de notes, le suivent tout naturellement dans sa chute et vont s'éparpiller dans la neige.Qu\u2019il ait senti un objet très-dur sur la bouche, c'est cer- tain, car on ne vient guère en contact avec le sol sans qu\u2019il en reste des marques.Et le casque retrouvé, n\u2019est-ce pas la meilleure pièce de conviction contre l'authenticité de son rapport ?Non, n\u2019en déplaise à Mr.Robillard nous ne croyons à la possibilité d\u2019un meurtre sur sa personne.Son caractère pacifique et débonnaire ne saurait lui susciter des ennemis aussi féroces, et il ne tient pas en réserve les secrets politiques pour que des conjurations se forment contre son existence.Nous serions plutôt disposé à croire les propos de plusieurs personnes, qui auraient vu dans cet accident survenu à Mr.Robillard, un moyen pour ce dernier de raccommoder ses affections de famille mises à l\u2019Index depuis quelque temps.Aussi conseillerions-nous à notre ami Mr.Robillard de cesser d\u2019occuper le public et les tribunaux d\u2019une affaire aussi peu profitable pour lui, dont le ridicule dans le cas d\u2019insuccès lui tombera naturellement sur les épaules.Si toutefois cet avis ne lui plaisait pas, nous pourrions lui souhaiter d\u2019être assez heureux pour mettre bientôt la main sur les coupables, car la justice pourrait bien finir par croire que c\u2019est le plaignant même qui s\u2019est battu.\u2014 BIBLIOGRAPHIE.Nouveau Cours de Langue Anglaise, selon la méthode d'Ollendorff, à l'usage des écoles, académies, pensionnats et col- léges.Ouvrage approuvé par le Conseil de l'Instruction Publique de la Province de Québec.Deuxième édition, revue et corrigée.Montréal, C.O.BEAUCHEMIN & VaLois, libraires-imp rimeurs.De toutes les méthodes imaginées pour faciliter l\u2019apprerr- tissage d\u2019une langue, celles qui unissent la pratique à la théorie, sont, sans contredit, les meilleures.Car si c\u2019est une: bonne chose d\u2019initier l\u2019esprit aux principes fondamentaux d\u2019un idiome, à ses lois à ses règles, à ses ressources propres, c\u2019en est une meilleure et plus excellente encore de joindre à tout cela l\u2019habitude de la langue elle-méme.On s'étonne quelquefois, qu'après plusieurs années consacrées à l\u2019étude de l\u2019Anglais, dans des maisons d'éducation de premier ordre, on soit si souvent dans l\u2019impossibilité de le parler avec décence, bien que d\u2019ailleurs, on soit capa ble de l\u2019écrire et de le traduire correctement.Il n\u2019y a pourtant là rien que d\u2019assez naturel.On traduit.et on écrit l\u2019anglais, parce qu\u2019on l\u2019a beaucoup traduit et beaucoup écrit dans ses études ; on ne le parle pas, parce qu\u2019on n\u2019a pas eu assez d'occasions de le parler pendant les jours de son éducation.Pour avoir l\u2019habitude d\u2019une langue, il faut se trouver en contact fréquent avec ceux qui la parlent ; ou, si ce bonheur manque, se servir d\u2019un ouvrage qui, dans des exercises préparées expressément, nous offre un dialogisme correct, ÿ pur et étendu.J'ai vu ces choses de près, et j'en parle les sachant.J'ai vu des institutions où il ne se rencontrait pas, ou presque pas d\u2019élèves d'origine anglaise, et où on ne se servait pas d\u2019une méthode dialogique ; les élèves possédaient les règles de l'angiais et ne le parlaient pas.J'en ai vu d\u2019autres, placés dans les mêmes conditians,, mais qui faisaient usage des ouvrages de conversation ; 186 non-seulement les élèves de ces dernières maisons, écrivaient l\u2019anglais, mais ils le parlaierit-avëc title étonndite facilité.| : © Le difficile est seulement de trouvér \u2018une méthode dialogique, bien faité; toutes celles qui existent joignant à d\u2019excellentes qualités, de grands défauts.Co Cependant les cours d\u2019Ollendorff, et: en\" particulier celui que viennent de publier MM.Beauchemin & Valois, et qui a été si habilement refondu par le savant abbé Ant.Nantel, à toutes les qualités, sans\u2018avoir presque aucun des défauts de ses dévanciers ou de ses contemporains Dès la première page de ce livre, se trouvent une règle de grammaire, des exemples, des dialogues qui l\u2019appliquent æt un exercise de conversations où elle se répète de ma- mière à le graver pour toujours dans la mémoire.Le livre se continue ainsi jusqu\u2019à la fin, revenant sans - Rien de nouveaü.en Angleteare, si ce n\u2019est qu\u2019on annonce la retraite de M.Bright du cabinet.Si du moins cela indiquait une perte d'influence pour les radicaux.Les radicaux ont bien choisi leur nom, car ils attaquent tout dans la racine même, détruisant tout par le fondement, et de fond en comble.Partout où ils ont paru et gagné l'influence, on voit ce qu\u2019ils ont fait.La France et l'Angleterre, l\u2019Autriche el l'Italie suffisent pour la preuve, sans ajouter l'Espagneve Aux Etats-Unis c\u2019est la question de l\u2019Alabanna qui, troubie le sommeil des gens, et qui leur fait s'étirer les bras jüsqu\u2019au Canada.Ils soupirent, ils s'étendent, ils s'endorment, et se réveillent toujours avec le Canada dans l'œil.Ma foi, ils ont bien raison de vouloir de nous, Seulement, à les entendre, ce n\u2019est pas fnotre faute si nous sommes aimables, c'est la nature qui est coupable ! .En Canada c'est la Cour du Recorder qui cauge le plus.d\u2019émotions, et qui intéresse le plus de monde à la fois.Ensuite viennent les élections municipales de Montréal, et enfin la polémique insipide de certains correspondants.La vertu qui les domine c\u2019est | outreéuidance, qui les porte à croire que le public s\u2019échaufle de leurs biilevesées.A Québec ces gens-là s'occupent à tracer de nouveau les voies de la Providence, comme s\u2019il s'agissait du chemin Gosford tandis qu\u2019à, Montréal, ils com- mellent les amosilés privées.Besogne immortelle, comme dit la chanson.: Mais aussi que voulez-vous qu'il arrive de drôle dans un pays comme le nôtre, gouverné par des ganaches, selon le Colonel Woolsey ?Oh! le triste pays, bien digne d\u2019être examiné avec les luneites rokiges du Pays On disait que Sir Georges ne regardait jamais qu'avec des lunettes vertes ou bleues \u201c Le Canada, son pays, ses amours |\u201d Mais voici que le Colonel Woolsey I'a bien vu lui dans ses lunettes noiers, et quelle chose affreuse il a découvert.Quand on pense qu'en Canada il n\u2019y a rien de de bon, pas même un diner à six piastres par tête ?C'est.pourtant payer assez cher l'honneur d'aller manger avec un âne.Sir Jôlin seul est un homme comme il faut ; tous les autres, y compris M.Cartier, sont des gens communs.Autrefois les ânes frappaient: de préférence les lions malades\u2019 Mais aujourd\u2019hui la santé dé Sir Georges ne les émeut.Céla dénote toujours un certain courage.~~ CONFERENCE LE BUT DE L'UNION CATHOLIQUE v PAR M.ALPH, VILLENEUVB, INSTITUTEUR: (Suite.) \u2018Out! pour vivre 31a vié, commié à la \u2018vérité, il faut le sacrifice, le renoncement à soi.N'est-ce pas par la vertu de cette loi du renoncement, loi que l\u2019homme peut méconnaître, mais-dont il ne secoue pas impunément.le joug, que depuis dix-neuf siècles le monde a été transformé ?N'est-ce pas elle qui a, par degrés, émancipé-la plèbe antique, pour en faire lé peuple chrétien ?N\u2019est-ce pas elle qui en élevant le:mariage, à la dignité de sacrement, a régénéré la famille, pierre angulaire de la société ?N'est-ce pas elle qui a doté le monde de la seule liberté vraie et possible ?N'est-ce point encore par la vertu de cette loi du renoncement chrétien, que du mélange d\u2019une société qui se mourait de corruption et d'une autre société plongée dans la banbarie, le christia- ES SN LB: FEANC-PARLEUR 187 nisme a fait sortir cette société moderne, si grande, si forte ericore, malgré lés cruelles épreuves auxquelles la soumet, en Europe, pariexemple, l\u2019oubli du principe qui avait été, pendant des siècles la source de ses prospérités ?Oui! et il m'est aussi consolant de le dire, qu\u2019il peut m'être doux de l\u2019espérer, c'estdans le principe du renoncement, qui heureusement vit encore dans les cœurs chrétiens, que les sociétés puiseront la gloire de vaincre le mal anquel il semble qu\u2019elles vont succomber ; car, comme nous l'avons établi tout à l'heure, c\u2019est dans ce principe que la Vérité, base essentielle de toute vie, puisera la force de vaincre l'erreur et d\u2019illuminer de nouveau le monde.Et qu\u2019on: veuille bien le remarquer, je ne parle pas seulement de la vérité divine, de la vérité catholique, je parle de la Vérité objet des Lettres ; c\u2019est-à-dire de la vérité scientifique aussi bien que de la vérité religieuse.Et je dis que saus la loi du renoncement, l\u2019homme, quelque soit son génie, ne fera jamais un pas dans le vrai.Qu'est-ce que l'air, se demande le physicien?Il répond : t'est un gaz permanent, pesant, diaphane, invisible, incolore, inodore, insipide, élastique et très-compressible, composé.de soixante-dix-neuf parties de gaz azote, de vingt et une de.gaz oxigéne et d'une très-petite qnantité de gaz -acide carbonique.Qu'est-ce que l\u2019espace, se demande un mathématicien fameux ?C\u2019est, dit-il, une sphère dont le centre est partout et:la circonférence nulle part.C\u2019est très-bien répondre ! Et ce que \u2018je comprends le mieux dans ces définitions scientifiques de l'air et de l\u2019espace, me paraît 1être cette impuissance en \u2018vertu de laquelle je n\u2019y comprends rien.De ce côté-là, j'ai au moins la consolation: d\u2019éleyer mes connaissances physiques et mathématiques à la hauteur de celles des deux savants que nous venons d'interroger ; car, je ne-crains pas de l'affirmer, jamais nj; eux, ni: moi, ni d\u2019autres ne sauront le- dernier mot de Pair.et de espace.I1,y a 1a; comme en toute chose, une-obscurité impénétrable, et qui repose sur des données incompréhensibles devant.lesquelles notre raison :doit se renoncer, sous peine d\u2019être réduite.à une éternelle mpuis- sance.na Cequ \u2018elle est, et par quel secret nous; pouvons 5 Yacquéts, que nous reste-il à dire sur.elle?.Une seule: chose : qu'elle ne meurt.pas.\u201d Co Non-seulement, dit une note que je ne'sais;à qui attribuer, mais dontle sens profond frappera tout le monde, non-seule- ment la.vérité ne peut cesser d\u2019être en soi, mais elle ne peut cesser d\u2019être non.plus.au.sein de l'humanité.Le grain de froment, enfoui dans.le sol, ne s\u2019y décompose que pour se multiplier, en de, nombreux grains de blé.qui sortent.bientôt de son tombeau.Aucune chose ne s\u2019anéantit dans-la nature; chacune renaît: de sa.destruction et: ne fait jamais que-se transformer.Combien, mieux.le principe de toutes choses doit-il se retrouver plus vivifiant encore après cette mort apparente ; combien mieux la vérité, crucifiée sous la forme de l\u2019homme au sommet du Golgotha, devait-elle se reproduire sous mille formes , diyerses pour pénétrer de proche en proche l'humanité.entière, arriver jusqu\u2019à nous à travers les Ages, passer à nos .neveux jusqu'à la consommation des temps, et rêgner : ensuite, toujours immuable, toujours ancienne et toujours nouvelle, dans les profondeurs de.l\u2019éternité.Non, non, la.sollicitude du Père n\u2019est Das tarie ; les éternelles lois ne sont point en défaut, et le mystère de mensonge et d\u2019iniquité, devait se.traduire pour nous en trésor de science et de justice.Car, la miséricorde du Sei- toujours l\u2019œuvre d\u2019hommes inspirés : gneur.est fermement - établie: sur nous, et sa vérité demeure à toujours, quoique puissent faire nos passions.Oui ! la vérité demeure.Ouvrons plutôt nos yeux et seru- tons un moment dans I'horizon des Letires,ce qui reste encore de vérités fermes dans leur voie.Dans les Lettres divines nous nommons d\u2019abord un Dieu \u2018éternel, en trois personnes, se rendant perpétuellement dans le Ciel un témoignage ineffable de vie, d\u2019intelligence et d\u2019amour ; puis la création de l'univers, l'élévation primitive de l\u2019homme à une destinée surnaturelle, sa chute; et, par suite, le vice - de notre origine ; l\u2019économie de l\u2019'Incarnation, de la Rédemption, de la Grâce, de l\u2019Eglise ; enfin l\u2019existence d'une autorité infaillible pour conduire l\u2019homme à la vérité.Dans les Lettres humaines, qui pourrait compter les principes recoïmnus et reçus comme des vérités fondamentales ?Qu\u2019il nous suffise de mentionner lés vérités philosophiques, morales, politiques ; celles des Mathématiques, de la Chimie, de la Physique; celles encore de l\u2019Astronomie, de la Littérature, des Arts, de la Physiologie et de la Géologie ; les vérités sociales et historiques ; enfin toutes les vérités qui sont ici-bas le domaine de l'intelligence de l'homme.Telles sont les lettres, messieurs.Et nous ne remplirons pas notre fin, si nous.ne parvenons à produire leur.alliance avec la Religion : alliance qui est notre troisième mot d'ordre.IL Après ce que nous avons dit de la Religion et des Let tres, l\u2019alliance proposée n\u2019est plus un problème.Pour allier la Religion et les Lettres, il nous suffira, après avoir élevé notre Religion à la hauteur de l\u2019amour, et les Lettres, à la.hauteur de la vérité, de confondre, dans une seule et même passion, dans une seule et même vie, l\u2019amour et la vérité ; c\u2019est-à-dire : aimer la Vérité.Nous aimerons la Vérité ; nous l\u2019aimerons d\u2019abord pour nous-mêmes.Lo Lo Nous la chercherons partout, afin de la posséder toute entière.La Vérité sera l\u2019élue de notre amour.Nés pour vivre des spéculations intellectuelles et morales, nous nous enrôlerons sous le noble éténdard de la Vérité, afin de la suivre pas à pas dans sa marche difficile ! Nous lui consacrerons le printemps, l'été, l'automne et même l'hiver de notre vie ! \u2018Nous oublierons, ou plutôt, nous mépriserons les plaisirs, les divertissements, les honneurs, les richesses, pourle ver les yeux et chercher partout dans la mesure de notre existence, au ciel où sur la terre, la Vérité, objet de notre amour !, Nous la chercherons le jour, nous la chercherons la, puit; nous la demanderons au présent et aû passé, à l'homme et à Dieu même! Nous la chercherons - dans le silence de notre cœur et, de notre intelligence, dans le repos de notre esprit et de notre âme.Les bruits du dehors empêcheront peut-être notre voix d\u2019arriver jusqu\u2019à elle.Eh bien! nôus ferons en nous un silence encore plus profond, et, nous éloignant de tout tumulte, nous élèverons vers elle la clameur de nôtre ame désolée ! | Nous la demanderons entore à la Science ; elle.nous ouvrira ses profondeurs mystérieuses, nous dévoilera ses prodigieux secrets et nous communiquera des choses d\u2019une beauté et d\u2019une richesse étonnantes.Nous la demanderons à la Théologie, qui est]presque elle nous dira la rma.Bey po Awe Ahn A 4 a 182 vérité sur Dies, sur l'homme, sur tout; elle pous inondera de la plus grande lumière qu\u2019il y ait en ce m ! Note Là demanderons à b Philosophie : Elle nous éléve- ra au-dessus de la sphère ordinaire et elle nous placera dans une région élevée, d'où nous contemplerons magnifiquement la vaste étendue et l'affinité secrète des objets de la connaisssance humaine ! Nous la demanderons à FHistoire : elle développera, sous nos yeux, la vie des nations, des empires, des siècles, du genre humain.Par elle, nous connaîtrons l\u2019action de Dieu sur le monde, et nous aurons, d'une manière certaine, la mesure des forces de l'homme pour lui-méme.Par elle, Dous serons initiés au grand secret de ja vie et aussi de la; mart; car elle nous fdira ce qui élève et établit, comme Ce | qui détruit et renverse ; en un mot, elle nous appropriera la vérité que les siècles portent dans leurs flancs ! Nous la demanderons à l'Histoire Natorelle, à la Physique.à la Chimie.aux Mathématiques.à la Politique, à l'Economie, nous la demanderons à toutes les sciences, à toutes les lettres, qui la recèlent dans leur sein ! Enfin, nous la demanderons au Christ.]l est la sagesse toute entière.Comme Dieu, il porte toute la sagesse divine ; comme homme, toute la sagesse humaine.Mais de même qu\u2019il n'y a en Lai qu'une seule personne, il n\u2019y a aussi en Lui qu'une seule sagesse, la sagesse pure etsimple.Et cetle sagesse, toute haute, toute sage, toute profonde qu'elle soit.nous est accessible par plus d\u2019un côté.Car, en outre que le Christ s\u2019est fait tout à tous, il affirme qu\u2019il est Ja porte, la voie, la vie de la Vérité.Allans donc au Christ.Sans doute, tout cela nous coûtera cher ; et il nous faudra verser bien des sueurs laborieuses.répandre bien des larmes amères, avant que de nous unir à la Vérité.N\u2019importe dixi nune coepi; nous nous mettrons à l\u2019œuvre.Nous romprons avec la nature perdue, pour suivre la nature sauvée, avec la raison orgueilleuse pour suivre la raison soumise.Nous romprons avec nos goûts, nos habitudes, nos mœurs, nos préjugés, nos apathies.Nous ferons taire les mille voix des vaines pensées, des désirs inquiets, des passions mauvaises.Nous ferons plus.Nous briserons, s\u2019il le faut, avec notre temps, notre siècle : toutes choses qui peuvent être des empêchements et des obstacles invincibles à nos divines noces avec la Vérité.Ah! Oni ! aimons la Vérité ; sacrifions lui tout.Mourons en elle et pour elle, pour vivre en elle et pour elle ; et notre âme réfléchira la Vérité, comme les ondes pures de nos belles rivières réfléchissent les rayons du soleil.Nous aimerons aussi la Vérité pour les autres; nous con- Sacrerons notre vie à la faire triompher dans les âmes des homrnes, nos frères.Une fois que nous aurons allié en nous l'amour et la Vérité, nous serons naturellement amenés à réaliser cette alliance chez les autres.Comme ces globes qui répandent forcément dans leur orbe , la lumière dont ils sont pénétrés, nous ne pourrons jamais garder captive, dans nos étroites poitrines, la vérité devenue notre possession.Nous sentirons le besoin de la communiquer à ceux qui l\u2019ignorent ; de la faire mieux conniître à ceux qui n\u2019en ont qu\u2019une idée imparfaite, de la défendre contre ceux qui l\u2019attaquent, et surtout de la venger contre ceux qui l\u2019insultent.IV.Permettez-moi de conclure, Messieurs, en tirant quelques réflexions pratiques des principes que nous venons de poser.Au milieu des agitations politiques et religieuses oû les LE FRANCPARLEUR Canadiens catholiques vivent \u201cdepuis quelque temps, ils.s'interrogent avec anxiété sur les causes du mal qui les dévore et dont les progrès, lents et longtemps libres, se sont tout à coup révélés par tant de baine de la vérité et de la justice.LE Ce n\u2019est pas qu\u2019avant cette époque, les doctrines qui viennent de s'affirmer dans le procès Guibord et dans d\u2019autres.questions, n\u2019existaient pas.Non, comme ces volcans qui ne retiennent longtemps les torrents de leurs laves, qu\u2019afin de se grossir de pierres, de scories, de cendres et d'être plus terribles, depuis longtemps ces doctrines étaient et au sein de l'Institut, et dans l\u2019esprit de la portion gallicane relativement petite de notre population, et dans une certaine classes de nos politiques.| Les doctrines sont faites pour l\u2019application ; elles tendent sans cesse à passer dans les faits.Si on les laisse grandir, se développer dans l'ombre, elles se fortifient et, bientôt, deviennnent d'irrésistibles réalités Ne cherchons pas.ailleurs les causes du malaise qui pèse aujourd\u2019hui sur nous et avouons franchement qu\u2019il y a chez nous plus de coupables qu\u2019on ne le croit.[I aurait fallu combattre le mal dès sa première apparition ; on ne l\u2019a pas voulu, on ne l\u2019a pas fait Quelqueshsmmes dévoués l\u2019ont tenté, il est vrai, mais ils n\u2019ont pas été secondés et leur zèle, trop isolé, n\u2019a pu suffire.-< \u201c Trop longtemps, la plupart de ceux qui, par leur position sociale, étaient appelés à servir leur pays daus les grands emplois et à aider leurs semblables, ont servi leur égoisme et rien de plus.Trop longtemps, ils ont cru que la Vérité pouvait se passer de leur service.Aussi qu\u2019est-il arrivé Ÿ Il'est arrivé ce qui arrive et ce qui arrivera toujours sous- de telles circonstances : \u2014Le terrain des bons principes est resté presque désert, et tandis que les enfants du bien, perdus, pour la plupart, dans la paresse intellectuelle, ensevelis dans la boue de leur intérêt particulier, ou enchaînés par la peur ou le respect humain, dormaient le sommeil des lâches et des traitres, les fils de l\u2019irréligion consacraient leurs veilles à édifier la Babylone de l\u2019erreur et du mal.J\u2019exagère peut-être ?Et ma parole, gonflée d\u2019amertume, pleine d'inquiétude, lance probablement à la face de plusieurs des miens, un reproche injuste ou trop sévère.Hélas, non! Je n\u2019exagère pas, et, malgré les angoisses dont mon cœur déborde, je ne suis ni trop sévère ni injuste.Car enfin, l\u2019école de l'Institut avait-elle attendu le pre cès Guibord pour énoncer ses principes anti-religieux ?N\u2019avaitelle pas, depuis longtemps, enseigné, à chaque oc casion favorable, que l\u2019Eglise est intolérante et tyrannique, qu\u2019elle est ennemie du progrès et des sciences et que le temps est venu, pour les peuples libres, de briser aveo elle.Le porte-étendard de cette école souvent et à diverses reprises, n\u2019avait-il pas, avec une habileté de langage et un talent incontestable, proclamé que la raison humaine est le seul moyen d'arriver à la Vérité et que les vertus naturelles sont seules nécessaires au salut ?Est-ce que, après avoir substitué aux dogmes de la Foi et de la vertu chrétienne, le dogme du Rationalisme et du Naturalisme, et bien avant le procès Guibord, les Chefs les plus considérables de la libre pensée, n\u2019avaient pas enseigné une histoire aussi fausse que leur théologie et leur philosophie étaient erronées ?Pour sapér la vérité catholique, l'Tastitut Canadien n'avaitil pas, depuis longtemps, fouillé dans le passé pour LE FRANC-PARLEUR en retirer, les unes après les autres, toutes les erreurs religieuses, politiques, morales, philosophiques, sociales et historiques que les siècles ont vues s'accumuler dans les monuments de la pensée humaine ?Est-ce d\u2019aujourd\u2019hui que V'autorité épiscopale lutte 3 Montréal, contre les prétentions du gallicanisme ?Cependant, à part la haute autorité ecclésiastique et quelques âmes généreuses, qui, avant une année, s\u2019est présenté pour lutter, par les Lettres, contre toutes ces erreurs ?Certaines vues politiques, tendant à ruiner les intéréls conservateurs ont été, il est vrai, combattues par les organes dévoués à ces principes.Un livre même d\u2019une grande habileté, \u201c Le Rougisme en Canada, \u201d à paru.Mais le silence qui s\u2019est fait trop tôt autour de ces polémiques, a paralysé le hien qu\u2019on en pouvait atteudre.D'autres polémiques sur des points plus importants, ont eu lieu, qui n\u2019ont point atteint entièrement leur but, à cause de l'isolement où on les a laissés.Il aurait fallu que des rangs du sacerdoce et des classes libérales, de nombreuses adhésions fussent venues appuyer vigoureusement ces efforts particuliers : revêtus d\u2019une telle sanction, ils auraient eu, on le comprend, une force sans pareille.Quand Montalembert réclama, pour la première fois, à la face de son malheureux pays, la liberté religieuse, trois voix s\u2019élevèrent pour saluer cet acte d\u2019héroïque courage.Le jeune et noble comte parla de nouveau ; huit mille voix, venues de partout, lui criérent : courage! Bientôt, des évêques, des prêtres, des laïques illustres, s\u2019associèrent à Montalembert, et, soit dans la presse, soit à la tribune sacrée ou parlementaire, luttèrent avec lui ; les adhésions se multiplièrent jusqu\u2019à atteindre plusieurs millions ! C\u2019en fût assez, les fils de l\u2019erreur durent céder à la multitude d\u2019hommes de bien, qui s'étaient ralliés au parti catholique en France.Nous fesons malheureusement le contraire.Nous laissons faire les principes, nous nous appuyons, sans vouloir nous aider en rien, sur la Providence, comme si la Providence devait nous sauver gratuitement.Pendant ce temps, l\u2019erreur grandit, se développe, s\u2019étend et domine peu à peu dans les âmes.Non-seulement, nons ne nous unissons pas aux rares cour'ages qui offrent à la vérité trahie et bafouée, l'hommage d'une réparation généreuse ; mais nous nous tournons même contre eux.N'est-ce pas, au moins, ce qui est arrivé tout dernièrement ?En face du péril extrême qu\u2019a couru et que court encore la vérité catholique en Canada, n\u2019avons-nous pas eu la douleur de voir ceux qui avaient le droit et le devoir de défendre les bons principes, se ruer avec fureur sur ceux qui, en face des tribunaux ou du public, out eu le courage de flageller l\u2019erreur et de proclamer la vérité ?Donc, messieurs, si l\u2019erreur s\u2019est développée et affermie chez-nous, c\u2019est que beaucoup d'hommes de bien ont failli à leur mission ; c\u2019est que beaucoup sont restés muets, lorsqu\u2019il fallait parler ; c\u2019est que Leaucoup se sont retirés en eux-mêmes, lorsqu'il fallait se sacrifier; c'est que beaucoup out dormi, lorsqu\u2019il fallait veiller; c\u2019est que beaucoup ont fui, lorsqu\u2019il fallait combattre.Tandis que l\u2019erreur étudiait, travaillait, parlait, agissait, la vérité, endormie en un trop grand nombre, laissait faire le mal, se contentant de blämer, de blâmer sans les refuter, les partisans des faux principes ; comme si pour avoir le droit de blâmer, il ne faudrait pas être soi même à l\u2019abri de tout reproche | 189 Les catholiques ont reproché aux membres de l\u2019Institut de propager des principes condamnés par l\u2019Eglise ; et, eux, catholiques, qui ont la conviction des principes contraires, ils n\u2019ont pas même eu le courage de les défendre ! Les catholiques accusent les libéraux de séparer l'Eglise de l\u2019Etat, et eux ne veulent rien faire pour amener l'alliance de ces deux saints pouvoirs ! Quatre ou cinq catholiques combattent pour tous, et les autres les regardent faire, comme si ce n\u2019était pas de tous qu\u2019il s'agit.Ainsi en était-il de la !ie de Bohème : elle suivait les grandes armées, pillait, vivait de la guerre et ne la faisait point.Quoi ! les libres penseurs, les gallicans, les libéraux, les hommes politiques seraient tenus de sacrifier leurs idées les plus chères, de compromettre leur influence, de jouer leur existence politique ; et nous chrétiens, nous catholiques, nous n\u2019aurions qu\u2019à les regarder faire, qu\u2019à juger de leurs coups, et qu\u2019à nous exposer à rien 4 Mais ce serait là, comme le disait Montalembert, avec qui j'essaie de parler depuis un moment, la plus sanglante des injustices, si ce n\u2019était la plus ridicule des illusions! Et c\u2019est quand le Christ, trahi et bafoué, est indignement chassé de partout comme un imposteur et un malfaiteur ; c'est lorsque, couvert d\u2019op- probe et abreuvé de son sang dont on ne veut pas, le Christ, comme un misérable mendiant, s'en va glanant çà et là quelques âmes miraculeusement échappées au naufrage universel, que nous l\u2019abandonnons lâchement, et que nous lui disons dans la contentior de notre amour : Seigneur, vous savez bien que je vous aim: ! Mais ce n\u2019est pas là seulement une trahison, c\u2019est un maudit blasphême ! Cependant nous prions, nous nous confessons, Nous communions ; comme si la Religion n\u2019était qu\u2019un ensemble de pratiques extérieures, qu\u2019une odieuse grimace, qu\u2019un jeu dérisoire ! Voulez-vous savoir, messieurs, quelle est la Religion vraie, la prière réelle, traduite en langage usuel, des catholiques qui gardent la neutralité sur le vaste champ de bataille de la vérité ?Ecoutez ! Notre Père qui étes aux cieux ; et il faut bien, si vous êtes encore quelque part, Seigneur, que vous soyez dans ces régions reculées du zénith, puisque les hommes vous ont chassé de partout ici-bas.Que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite en la terre comme au ciel ; si toutefois cela peut se faire sans coup férir ; car quand à nous, nous aimons la paix et la tranquilité, et nous serions désolés d\u2019avoir à déserter votre cause, Seigneur, si son maintien exigeait le moindre acte de courage.Donnez nous notre pain quotidien ; ajoutez-y des plaisirs : panem et circenses ; et si le tout est d\u2019une mastication facile, et d'une digestion prompte et aisée, soyez persuadé, Seigneur, que nous n\u2019en laisserons pas même perdre les miettes.Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons, Seigneur, à ceux qui vous insultent, qui vous méprisent et vous offensent.Ne nous induisez point en tentation ; autrement, ennemis que nous sommes, Seigneur, de toute résistance, nous abandonnerions bien vite la partie, et c'en serait fait de nous.Mais délivrez-nous du mal ; en ayant soin pourtant de ne point, Seigneur, nous arracher à nos habitudes de dissipation, de paresse, de plaisir et de volupté.Ainsi soit-il ; arrangez-vous, Seigneur ! Amen ; sauve qui peut! Alleluia!!! Ne me reprochez pas, messieurs, cette ironie amère.Elle est au fond et dans la réalité même des faits, et je ne 190 la signale que pour proclamer que telle; ne doit pas êlre la Religion de \u201cl\u2019Union Catholique.\u201d Certes, je le dirai avec un légitime orgueil, si \u201c l'Union Catholique \u201d n\u2019a pas été tous ce qu\u2019elle devait être, elle a pourtant, par quelques-uns de ses membres, prouvé plus d\u2019une fois, qu\u2019elle renferme dans son sein des âmes grandes, plus grandes que les malheurs du temps où elles sont condamnées à vivre.Sans parler de ceux de nos membres qui défendent, dans les journaux, les principes de l\u2019Encyclique et du Syllabus de 1864, que dire de cet avocat des droits de l\u2019Eglise et des principes ultra-montains dans une cause à jamais célèbre ?Rome l'a glorifié ; les hommes de bien lui ont voué leurs hommages, et \u201cl'Union Catholique\u201d lui consacre le culte de son admiration reconnaissante.Hélas! le gallicanisme l\u2019a persécuté et rejeté comme un serviteur inutile de la vérité et du droit.L'Union Catholique l\u2019a su, et elle ne l\u2019a pas vengé par une solennelle et vigoureuse protestation ! Pourquoi ?Parce que si \u201c l\u2019Union Catholique 7\u201d a ses forces, elle a aussi ses faiblesses.Et elle a ses faiblesses, parce qu\u2019elle n\u2019a | point encore réalisé sa mission dans le degré-convenable.Je dis dans le degré convenable, et jappuie à dessein sur cette expression.Sans doute, ce que nous faisons ici chaque Dimanche, est bon, très-bon, il le faut continuer.Cependant, ce p;est pas assez, il faut faire plus.| Si je ne me trompe, messieurs, n\u2019avons nous pas découvert tout à l'heure, dans la Religion, l\u2019Amour ; dans les Lettres, la Vérité, et comme alliance de ces deux saintes choses, amour de la Vérité pour soi et pour les autres ?Et bien ! ce que nous fesons tous les Dimanches, c'est une partie de I'amour de la Vérité pour nous.Quant à l'amour de la Vérité pour-les autres, nous ne l\u2019avons- pas dans le degré convenable, puisque, à part les honorables exceptions dont j'ai parlé il y a-un instant, il ne s\u2019est rien produit dans \u201c l'Union Catholique \u201d pour faire triompher la Vérité au dehors.: Heureusement, ce qui ne s\u2019est pas fait jusqu\u2019à cette heure, va se faire désormais.Tous nous sommes unanimes à le dire : les conslitutions de notre Union ont besoin d\u2019un plus grand développement.Oui ! nous développerons les eonstitutions de notre société, de telle façon que la jeunesse, rayvnnante d\u2019immortalité et d'espérance qui se presse dans notre sein, puisse ouvrir son cœur et son intelligence à l\u2019amour de la Vérité.Nous déciderons que pour entrer dans notre jeune bataillon, il faut être fermement résolu a combatire.le bon .combat : combattre au dedans contre la nature viciée, contre les passions mauvaises, contre la paresse intellectuelle, contre la raison orgueilleuse : combattre au dehors contre le mal, contre l'irréligion, contre-la haine.Nous n\u2019enrôlerons sous-notre étendard, que les amants et les apôtres de la Vérité ; de la vérité religieuse, de la vérité politique, de la vérité morale, de la vérité scientifique, de la vérité sogiale.\u2018 ;\u2018 Mais, afin de nous rendre plus facile l\u2019accomplissement d'aussi saints devoirs, que ferons nous ?Il ne m'appartient pas de la décider ; cependant, s\u2019il m'est ici permis d'émettre une opinion, je dirai que ce sera en se formant en comités pour l'étude des différentes questions qui intéressent l\u2019humanité.: Ces comités répondraient aux trois ordres de vérités con- pues, savoir : les vérités purement divines, celles dites LE PRANC-PARLEUR \u2014 \u20ac purement humaines, et celles qui, par leur nature, touchent aux deux premières.Un bureau particulier, formé du noyau des comités, proposerait les sujets d'étude, qui devront être approfondis dans le courant d\u2019un mois.Toute question, ainsi soigneusement étudiée, serait ensuite exposée dans son vrai jour à tous les membres.Puis, quand il adviendrait, ce qui arrive trop souvent, qu\u2019un principe vrai en religion, ou en quoique ce soit, serait attaqué par les hommes, les Sociétés, les Instituts, les journaux, le bureau choisirait dans les comités spéciaux, un ou des membres pour combattre l\u2019erreur, et rétablir, par la publicité, la vérité méconnue ou outragée.Toutefois, cette lutte se ferait avec amour et charité, bien que vigoureusement; c\u2019est à-dire qu\u2019en attaquant les erreurs, nous respecterous les personnes.Ce serait le contraire de ce qui a été le plus généralement pratiqué jusqu'ici.On s\u2019est attaqué aux personnes de préférence aux erreurs, Aussi les erreurs sont restées et les personnes de même ; car-elles avaient eu le bon esprit de se dérober sous leurs -erreurs.Nous étudierons encore nos mœurs et les différents besoins du pays, nos tendances bonnes ou mauvaises, les remèdes à nos maux et les secrets de nos forces.Par là nous exercerons sur notre patrie, une grande et heureuse influence.Sera-ce tout ?Non.\u2018 Nous nous appliquerons surtout a deverir des chrétiens -dévoués, intrépides, forts, saints et d\u2019un courage sans bornes.Ainsi nous réformerons lesmœurs domestiques, nous inspirerons les vertus sociales et nous préparerons des miracles inespérés de restauration intellectuelle morale et religieuse.Ainsi, la jeunesse, qui ne demande pas mieux que de vivre, voyant quel germe de vitalité possède \u2018\u2018 l\u2019Union Catholique,\u201d viendra se jeter dans son sein pour s\u2019y former et y puiser les vertus et les lumières dont le monde a aujour- d\u2019hui un si profond besoin.Ainsi \u201c l\u2019Union Catholique \u201d deviendra une grande école à laquelle se rattacheront, en Canada, tous les vrais chrétiens et les vrais citoyens ; une école qui pourra même, si elle le veut, obtenir les services, les hornmages et la recon naissance de tout ce que le monde catholique - renferme d\u2019amants et d\u2019apôtres de la Vérité.Pour accomplir toutes ces choses, il faudra nous immoler à chaque instant : nous le ferons.Il nous faudra faire des sacrifices de toute sorte ; sacrifice de temps et de plaisir pour étudier ; sacrifices pécuniaires pour nous procurer ce qu'il nous manque d\u2019ouvrages modernes, de salles, etc.; sacrifice de la peur, de la crainte, du repos, du respect humain, pour lutter avec courage et profit contre le torrent de l'erreur et du mal qui débordent de toutes parts.Tous ces sacrifices, nous les accomplirons généreusement Epris de l\u2019amour de Dieu, des hommes et de la Vérité, nous mourrons en nous-mêmes à tout, afin de renaître à tout et à tous.Nous nous sacrifierous à notre but, afin de l\u2019atteindre heureusement.17 Par là, \u201c l\u2019Union Catholique \u201d deviendra un grand arbre, aux fortes et nobles tiges ; un arbre qui sera l\u2019honneur et la gloire du Catholicisme et du Canada, par la force de son tronc, l\u2019étendue de ses rameaux, la richesse et la fraicheur de son feuillage ; un arbre enfin, dont la superbe tête se dorera et s\u2019illuminera magnifiquement aux rayons du so leil de la Religion et des Lettres | RL adh ! i LE FRANCPARLEUR 19 VARIETES: meme s fils, dinait à Marseille chez le Alexandre Du ;e des célébrités médicales du docteur Gistal, pays.| __Mon cher _ni.luidit l'amphitryon en passant au salon pour rendre le café, on dit que vous improvisez ; hon.rez donc, s'il vousplait, mon album d'un quatrain de votre façon.\u2014-Volontiers, répondit le poête.Et, tirant un crayon, il écrit sous les yeux de son hôte, qui le suit du regard : Depuis que lo docteur Gistal Soigne des familles entières, On a démoli l'hôpital.\u2014Fiatieur ! dit le docteur en l\u2019interrompant.Mais Dumas ajoute : Et l'on a fait deux cime\u201cières.L'archevéque de X*** était dans un salon de Paris.Vers dix heures, lesdamesarrivérent en toilette de bal.En voyant leurs robes décolletées, le prélat se leva et fit mine de se retirer.\u2014 Quoi, déjà monsieur ?dit la maîtresse de la maison.\u2014 Que voulez-vous ! madame, on me chasse par les épaules.| .À.° M.Dupin disait, après£une averse de discours plusinsignifiants les uns que les autres : \u2014 La tribune est comme un puits : quand un seau descend, l'autre remonte.Ue jeune homme avait écrit, dans la même journée, deux lettres ridicules à mademoiselle Déjazet ; le lendemain, une troisième épitre arriva.\u2014 Ah ça ! s\u2019écria l'artiste, il tient donc bien à prouver qu\u2019il est un sot en trois lettres.eo eo .À Saint-Germain-en-Laye, un clerc de notaire, pris d'un désespoir d'amour, vient de se jeter au fond d\u2019un puits.\u2014 Voilà qui est agir en seau ! s\u2019est écrié Alfred de Musset.Je relis Montaigne pour la sixième fois, disait M.A***, connu pour aimer très-peu la lecture, \u2014 Monsieur est relieur ?demanda quelqu'un.0e Dans un salon Uue jeune dame à un vieux monsieur.\u2014 I faut absolument que je valse avec vous- J Le vieux monsieur, rougissant.\u2014 Oh ! madame à mon âge !.La jeune dame.\u2014 Je vous en prie ! Le vieux monsieur.\u2014 C'est que je ne sais plus.1 ya si longtemps que je n'ai\u2019valsé | La jeune dame.\u2014 Qu\u2019est-ce que cela fait?Je sais valser pour vous: Je connais toutes les valses, moi,\u2014 la valse à trois temps.\u2014 la valse à deux temps.Le vieux monsieur, avec mélancolie.\u2014 Ab | madame !.la valse n\u2019a qu\u2019un temps ! LES AMERS M.DEPATT.No.379, Rue St.Laurent.Je soussigné, certifie que depuis plusieur années e souffrais d\u2019unË affection decœur des douleurs très vives se faisaient sentir à la ré- ginn du cœur, et des envies de vomir se répétaient très souvent sans pouvoir rien évacuer, surtout la nuit jusqu\u2019à vingt.et trente fois.Dans ces moments fl m'était presqu'im pos-si ble de parler, et j'étais 5 3 ares, d\u2019une faiblesse teilequ\u2019il PEEL HR \u201city m'était Impossible de ne .- P= oR marcher seul.Souvent ~ PZB TIES al pensé que cen était ERD ATES fait de mol.Un jour que je relisais les journaux en chercbant quelques secours à ma maladie, je remarquai le certificat de M.Chartrand N.P.concernant les AMERS de M.DEPATI.Comme je connaissais déjà M.Chartrand, je résolus de m\u2019informer à lui de ce remède si extraordinaire, d'après ses re- commandatioas je pris partie de faire usage des Amers de M.Dépatl.Après l'usage de deux bouteilles seulement Je trouvai un tel changement chez moi,que j'en suis tout émerveillé.J'ai repris mon appétit, ainsi que mon sommeil, et je ne ressens aucune douleur maintenant à a région du cœur, et le vomissement est entièremeut disparu.Je puis recommander les Amers de Mr.Dépati comme un remôde (rès efficace, pour ceux qui sont attaqués de la maladie de Cœur.H.8.BEAUDRY Emp.du Gouvern.Je, soussigné, certifie que depuis longtemps je me suis trouvé attaqué de consomption ; voilà à peu près quatre ans je me suis fait soigner par plusieurs médecins et Je n'ai Jamais obtenu aucun soulagement.Je n\u2019avais point d'appétit, J'éprouvais toujours de gros mal de tite, presque toujours envie de vomir.Après avoir pris trois ou quatre bouteilles des Amers de Monsieur Dépati, Je me suis senti \"n grand soulagement; après en avoir pris pendaat trois ou quatre semaines je me suis trouvé ).arfaitement guéri.Je recommarde bien les Amers de Monsieur Dépatl aux personnes qui souffrent de la mémo maladie que mol.PIERRE BEAUCHAMP Rue Hyppolite Je, soussigné, certifie que je suis tombé en consomption il y à à peu près un an.Je demeure à la campagne, à la Longue-Pointe.Je me suis fait soigner par tous les médecins de la place: ils me disaient que j'étais en consomption, mais ils ne pouvaient pas me faire de bien.J'ai vu sur les journaux qu\u2019ily avait un Mousieur Dépati à Moutréal qui soignait pour cette malrdie.Je me suis donné la peine de venir le voir.J'avais toujours mal à la tète, je ne pouvais pas garder mes vivres et je ne pouvais pas voir jour à mes occupations.Après avoir pris !es Amers de Monsieur Dépati pendant trois ou quaure semaines, je m\u2019en suis retourné chez nous avec une provision de ce remôde dans l'espérance de me guérir parfaitement.Je ne puis pas vous recommander assez les Amers de Monsieur Dépati, îls sont d'une efficacité prodigieuse.P Mme.ANTOINE MONETTE Je certifie que depuis au-delà huit & neuf mois je toussais extraordinairement, J'avais souvent des envies de vomir et ce que j'expectorals 8e détachait avec peine et étalt très visqueux J'avais presque complètement perdu l'appétit.J'étais devenu si faible que c\u2019était avec beaucoup de difficulté que Je remplissais nres occupations ordinaires, mes Jambes pouvalent & peine me supporter, j\u2019éprouvais une douleur continuelle à la tête; ce qui me rendait insouiant surtout lorse que je toussais, Je sentais de grander douleurs dans le bas-ventre et il se faisait dans ma poitrine un bruit semblable au raie, je fatiguais beaucoup en parlunt.Je crus réellement que Je toinbais en consom.ption.Je consultai plusieurs médeclus.Ils me doutaient des remèdes pour me suulsger seulement, mais aucun me sou- lagait, Depuis un mois que je preuds des Amers de M Dépati je suls parfaitement bien, )\u2019al un excellent appétit, mes forces sont revenues, Je certifie que Je suis comme à l\u2019âge de quinze ans, Jde recommande particulièrementles Amers de M.Dépati, je leur suis redevable de ma santé.Mme.JOUSEPH SANSOUOI Rue St.Charles Borrommé No.219, Je certifie que depuis plusieurs années J'étais bien faible,j\u2019avais presque toujours mal dans le dos et à l\u2019estomac j'avais toujours des points de cotés à peine si j'étais capable de marcher pour vaquer à mes occupations.Depuls une quinzaine de jours Je prends des Amers de M.Dépati, j suis parfaitement guéri, je ne me sens plus .ucun mali.Jesuis bien redevable de ma santé à M, Dépatt.Je recommande bien aux personnes qui soufs friront de la mèma maladie d'aller consulter M, Dépati.LAURENT MILLETTE.Je certifie que depuis au-delà de deux ans que j'étais bien malade d\u2019uve maladie de cœur qui me faisait souffrir beaucoup, j'ai employé plusieurs médecins, et aucun n'a pu me donner du soulugement.Je suis allé consulier M.Dépati, Après avoir pris six bouteilles je me suis trouvé parfaitement bic:s.Je suls blon redevable de ma santé à ces Amers.Tuutes les personnes qui souffriront de la mème maladie que moi devraient aller voir M.Dépatl.Mme PUIRI ER, Tanner, des Hollands.NOUVEAU COURS LANGUE ANGLAISE SELON LA\u2014 METHODE D'OLLENDORFF A Uusage des Ecoles, Académies, Pensionnals el Collèges \u2014 2e Edition, revue et corrigee Ouvrige approuvé par le Conseil de l'Instruction Publique de la Province de Québre | volume in-12, de 240 pages.PRIX, solidement cartonné, $4 la douzaine.La vente de 5000 exemplaires de cet ouvrage ans l\u2019ospace de deux ans, el sonsadoption par lès premieres institutions du pays, parlent vloquemment en faveur de son mérite.Le Nouveau Cours de Langue Anglaise devrait se trouver dans toutes les mrisons d'éducation et les écoles où l\u2019on enscigne l'anglais.A vendre chez C.O.BEAUCHEMIN & VALOIS, Libraires-Imprimeurs, 237 & 239, Nge St-Paul.12 janvier 1871 - er 00-1000 ME rm em.RE «ua neee a 0 = \u2014 000002 my rar \u2014 PY reo 18313 LES CÉLÈBRES PASTILLES A VERS \u20ac DE DEVIN Approuvées par les Médecins Français et Anglais les plus éminents.Elis sont flsifees: Mefez- vons! Pour faire droit à la réputation méntée des Pastilles à Vers de Devins, il est de la plus grande importance de prévenir l'acheteur d'être sur ses gardes et de ne pas s\u2019en laisser imposer par des individus sans principes, que voudraient substituer à ces Pastilles quelques-unes des préparations sans valeur qui inondent le pays.Demandez les véritables Pastilles à Vers, couleur de rose, epqui sont marquées \u2018\u201c Devins.\u201d\u201d A vendre chez tous les principaux marchands de la campagne.\u2014 PRÉPARÉES SEULEMENT PAR DEVINS & BOLTON, APOTHECARIES\u2019 HALL, Prés le Palais de Justice, Montréal.HUILE DE FOIE DE MORUE a Q y DEVINS & BOLTON.fu MONTREAL.y A F'JEYPOPHOSPHATE DE frHaux Un remède hautement recommandé par la Faculté pour La Toux, le Rhume, l\u2019Asthme, la Bronchite, Ia Consomption, la Débilité générale et toutes les Humeurs Scrofuleusesvm.MM.DEVINS & BOLTON, en offrant cette élégante préparation À la profession et au public, font remarquer qu\u2019ils ont pu par un nouveau procédé chimique (connu d'eux seuls), qui n\u2019altére cn rien les principes actifs de l\u2018huile, réussir À en masquer le goût au point qu'elle peu séjourner sur l'estomac le plus délicat.À.V IS\u2014Remarquez que l\u2019article que vous achetez porte la signature de ** Devixs & Bozron \u201d sur le haut de la bouteille.\u2014 Prix :\u201450 Cents et $1.00 la bouteille, En \u2014 PRÉPARÉE SEULEMENT PAR DEVINS & BOLTON, a SALLE D'APOTHICAIRE, Près du Palais de Justice, Montréals8 juill.à LE-FRANC-PARLEUR C.FILIATRAULT MARCHAND DE TABAC Co En Gros et en Détail NOS 11 BY 13, PLACE \u2018JACQUES - CARTIER, A L\u2019ENSEIGNE DU NEGRE MONTREAL.Les amateurs de bonnes PIPES et de bon TABAC trouveront constamment à ce magasin un assortiment considérable de TABACS EN POUDRE, A FUMER ET A CHIQUER, PIPES EN BOIS, PIPES EN ECUME DE MER, PIPES EN CAOUTCHOUC, ETC.ETC.CIGARES DE LA HAVANE Importés directement.BONS MÉLANGES à des prix extrêmement réduits.28 juillot.1 BERTRAND & DUPUIS HRARCHAN DS DE Pouvzaures En Gros et en Détail 129, RUE NOTRE-DAME Près du Jardin du Gouvernement (En face de la rue Claude, vis-à-vis le Marché Bonsecours) MONTREAL 137 Les Marchandises offertes au public par MM.BERTRAND ET Doruis sont toutes de la meilleure qualité et choisies avec tout le goût possible, en sorte que toutes les personnes, même les plus difficiles, ne peuvent faire autrement que d\u2019en être complétement satisfaites.Les précautions que ces messieurs apportent dans le choix de leurs marchandises, l'urbanité et la politesse dont ils font preuve dans leurs relations d'affaires, leur libéralité comme la modicité de leurs prix, sont des raisons plus que suffisantes, pour engager le public et surtout les mères de famille à faire leurs achats chez eux.La maison BERTRAND ET Dupuis recevra avec plaisir Loutes les commandes de la campagne e: les remplira avec tout le soin possible.Faites-en l'essai.28 juil.1 NOUVEAU COURS 7-7 - DE LANGUE ANGLAISE SELON LA METHODE D'OLLENDOREF À l\u2019usage des Ecoles, Académies, Pensionnats et Collèges tn, 2¢ Edition, revue et corrigée \u2014 Ouvrage approuvé par In Conseii de l\u2019Instruction Publique de la Province de Québec.\u20141 volume in-12 de 240 pages PRIX, solidement cartonné, #4 la douzaine.Maxime Garault AVOCAT NO 21, RUE SAINT-VINCENT 28 uil 1 AUGUSTE COUILLARD, MARCHAND DE Ferronneries, Peintures, Vitres, etc, 233 & 235, RUE ST-PAUL Porte voisine de MM.Beauchemin el Valois MONTREAL On trouvera à cet établissement, à très-bas prix, un assortiment des plus complets de fournitures de maisons, ustensiles de cusine et poéles de toutes sortes.i De plus, une grande quantité \u2018de SCIES de moulin de toutes grandeurs et de tous prix, garanties de première qualité.Les menuisiers et charpentiers de la ville comme de la campagne feront bien de visiter cet établissement avant d'acheter ailleurs, et les marchends-qui l\u2019encouragérent y trouveront leur profit.vo : 28 juill.: 1 TRUDEL -& DeMONTIGNY, AVOCATS NO 223, RUE NOTRE-DAME 28 juill.{ ADOLPHE OUIMET, B,C.L AVOCAT NO 21, RUE ST-VINCENT 28 juill.LE FRANC-PARLEUR A.QUIET of B.A TESTARD Do NONTIGH, RÉDACTEURS-PROPMÉTAIRES.lie.Abonnement - - - - $2,00 par année Etats-Unis - - - - - 2350 « Par numéro - - - - 5 Centins, L'abonnement sera de six mois ou d'un an Envoi par lettres enregistrées ou par ordre sur le bureau de poste au risque des propriétaires du journal.\u2014 © ANNONCES : 5 centins la ligne, fère insertion, 3 « \u201c .2dme ce Frais DE PosTE\u2014ATTENTION ! Les frais de poste sur les publications hebdomadaires ne sont que de 5 centins par trois mois, payables d'avance au bureau de poste de l\u2019abonné.Le manque d\u2019attention à ce detail entraine rait une dépense desleux centins qu'il faudrait payer sur ehaque numéro.Toutes lettres non affranchies seront invariablement refusées.Les journaux qui seront échangés ainsi que toutes communications se rapportant à la rédaction, devront être adressés au Franc-PARLEUR ou aux Propriétaires-Rédac- teurs, 20, Rue St.Gabriel, Montréal.Les lettres d\u2019affaires devront être envoyées à C.O.BeaucHemin ET Vaois, Libraires-Impri- meurs, seuls chargés de l'administration du Journal.Dar an RE Se Oh ON Tee Le Franc-PAnLEUR formera à la fin de l'an née un volume de 416 pages, grand in-quarto.Imprimé par C.O.BeaucuEmin BT VALOIS, 20, rue St Gabriel, Montréal."]
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