La Gazette de Joliette, 28 juillet 1892, jeudi 28 juillet 1892
[" ABONNEMENT so CHNTINS PAR ANNÉE.\u2014\u2014\u2014 Ua 00 charge do toate sortes d'impres siens à très des prix.gyième Année.\u2014No.13 Un miracle à Oakville.13 CAS REMABQUABLE DB M.JOEM Mtement Impotent pendant des ones traité par les Médecins de Général de Toronto et ren comme incurable.L'histoire de en miraculeuse d'après up Led vis plus d'un an,on a donné eus de l'Empire tous les détails de quelques unes des guérisons les plus remarquables du XIXme siècle, loutes ou ue toutes ur des cas considérés jusque-là Peurables par Jes médecins les plus distingués.Les détails de ces cas ot él armés per les principaux rnaux, tels que le Spectator et le Jo de Hamilton ; le Herald, de Halifaz ; lo Globe, de \u2018Toronto ; le Monde, de Montréal; le News, de Detroit ; le Journal d'Albaoy, N.Y.; Express, d'Albany et autres, dont la réputation est placée en dehors de la question posée par ces rap porte.Dernièrement, des rumeurs cireu- Iaient relativement au Cas remar- vable, dans la jolie petite ville 'Oakville, d\u2019un jeune homme re- venaut à la santé après des années d'impolence et d'agome, L'Empire entreprit de soumettre le cas à la us rigide investigation et envoya dans ce but un de nos meilheurs reporters pour [aire une investigation compléie et impartiale de ce cas.Agirsaut selou Ces instructions, notre reporter alla à Oakville et se rendit ches M Jobn W.Condre (qui avait si mirsculeusement re couvré la santé) ; il n'avait pas en tam depuis longtemps la conversation avec Jur qu'il était couvaincy ue les rapports qui avaient été fails Saint nou seulement vrais, mais ue \u201cle moilié n'avail pas êté dit.\u201d reporte: trouva M.Condor à son travail dans un des départements les plus fatigants de la Manufacture de Paniers d'Uakville et fut tout surpris, on face de ce qu'il savait tire lo cas, d'être confronté avec un jeune homme bien découplé, au vie rebicond el la mine alerte.ve jeune hommes à présent solide élait celui qui avait passé nue sande partie de ses jours sur un fi de douleur, soufre ne agonie presque im ible crire.Lorsque le réprèsentant de l'Empire eut annoncé le but de 68 Vistie, M.Condor fit de bon coeur une relation de son cas pour le bénéfice des autres malades.\u2018Je suis, dit M.Condor, Angisis de naissance et suis venu dans ce pays avec mes parents lorsque j'étais Agé de neuf ans et à cette époque jélais aussi solide et on auesi bonne santé que n'importe quel garçon de mon âge.J'ai muintenant 29 aus et c\u2019est lors- Que j'avais environ 14 ans que je Tessentis les premières attaques de thumatismes inflsmmatoires ot pendant les quivze années qui Vécovlerent entre celte époque et le moment de ma guérison arrivée il y & quelques mois, la langue ne Peut dire combien j'ai souffert.Ma Malsdio à été déterminée, je crois, par de trop fréquentes Duiguades dans l\u2019eau froide du lac.Les jountu- res do mon corps commencerent 4 enfler, les landons de mes jambes à ee resserrer ob les muscles de mes Membres à se contrac:er.Je devins complètement impotent ; cloué au lit ot ve quittai pas la chambre pen dant trois mois.Le médecin qui avait été appelé m'adminietra des Préparations d'iodure de potassium el autres remèdes sans aucun sou: lsgement materiel.Après quelques mois de souffrances, je devios assez fort pour quit ler le lit, mais mes membres étaient taides et j'étais incapable d'accom- pir un travail actif.de fus plus ou ons souffrant 6 suivanies, a quoi je dus encore prendre le Cee A ue eut lieu an 1886 el elie fut bien pius sévère que la première.Mes pieds, mes chevilles, mes genoux, mbes.mes bras, mes épaules el, ea somme, loules MMOG corpe étaient affectées.Mes jolotures of mes muscles enflarent envahil même ma tôle.Ma figure enflu beau: toup.J'étaie incapable d'ouvrir la bouche, mes méchoires semblaient énormement et le mal collées ens:mble.Je re pourais Wwtellement rien manger.On w'e: Carluit les denis et l'on me faisoit couler des niiments hyuides du Bosier.Je devins njhone vi ue } lus parler que d'une voix Vvoiiéeà it | m'est 1mpocsible de écrire l\u2019état dans lequel je me pendant cs longs mois, membres cute, Lirés par tellement, trouvais êtes mes Fons éte faite par un Reporter de Enpére pendaot les neuf les parties de à Gazell Ç de Dn jeff Politique, Commerciale, Agricole et d\u2019Annonces.| les tendons serrés jusqu\u2019à mon corps émacié, st toute ma struciure tor dus el contournée on des formes indeseriptibles, je n'étais qu'un squelette déformé.Pendant trois longs mois, je fus cloué au lit, après quoi je pus en£u me lever, mais j'étais uns reine physique complète, allant clopin clopant sur des béquilies, un être absolument impotent.Mes souffran- res étaient coutinuellement intenses et férquemment, lorsque j'avançais dans la rue en boltant, la douleur atleignait son parozyeme et je tom bais inconscient sur le pave.Pendant Lout ce temps, je fus soigné constamment par des médecine, mais leurs remêdes étaient ineffica- cer.Tout ce qu'il pouvaient faire était de me refaire Je eystème au moyen de toviques.Dans l'automne de 1889 et le vrintempe e 1890, je souffris encore de plusieurs atlagues et à la fin, mon médecin, à bout d'expédients, me fit entrer à l\u2019Hôital Général de Toronto.J'entrai l'Hopital le 20 juin 1890 eb y restai jusqu\u2019au 20 septembre de la même année.Mais malgré tous les soins eb l\u2019atlention que l\u2019on me prodigua pendant que j'étais dans cetle institution, on De put remarquer aucune amélioration dans ma con- diltion.Après avoir employé presque lous [7s remèdes que les inéde- cios de l\u2019Hoptial avaiant à leur dis- position\u2014ils étaient environ une douzaine-on en arriva À la conclusion que mon cas était incurable et je fus renvoyé, avec cette condilion Que je pourrais resler un patient ex- tarne En conséquence, j'allaien consultation à l'hôpital depuis sepirmbre 1890 jusqu\u2019à la fin de janvier 1891.À celte étape de ma maladie, j'empi- rat soudainement et fut admis en- cors une fois à l'hôpital où je demeurai dans une condition misérable de souffrance pendant deux mois ou plur.Dans fe printems de 1891, je retournai 8 Oakville etessavai de faire quelque chose pour gagner ma vie.On me donua un travail léger à la fabrique de paniers mats il failant m'ameuur el me ramener de mon atelier dans une voiture el me trans Orter de cette voiture À une table l'atelier, sur laquelle je m'asseyais pour faire mon travail.En août 891, je tomba: de nouveau malade et fus complètement impotent Jusqu'au mois de jauvier 1892.À cette époque, M.Jaines, pharmacien de l'endroit, me recommands vivement d'essayer les Pilules Roses ur les J'ersonnes Pdies du Dr iiams.J'avais des préventious coutre ces remèdes brevelés, car j'avais dépense presque tout ce que Je possédais à acheter de nombreux s01 disant remedes hautement recommandés.J'avais introduit dans mon eysté.me de grandes quantités de remèdes de famille différents.J'avais spur.sé la liste des finiments, mais tous en vain et j'hésitais par cousequent à suivre l'avis de M James.Ce pendant, je vis plusieurs forts témoignages de ia valeur des Pilules Roses du Dr Williams pour recons- situer le sang comme tonique pour les nerfs et pensant que si mon «ang pouvait s'améliorer, l'état général de ma santé pourrait s\u2019en ressentir.je résolus de faire l'essai des Pilules Roses.Avec le courage né du désespoir j'achetai une boîte, mais 1| n'y eut pas d'amélioration apprécia- bie et je pensai que c'était comme les auires remèdes que j'avais achetés ; enfin, pressé par des amis, je coutinusi de prendre les Pilules Roses et après en avoir employé sept boîtes, je fus récompensé en constatant un changement marqué dans mon êtat.Mon appétit revint, je me fis Doins de mauvais sang, je pus mieux me servir de mes mus cles et de mes membres et l'enfiure diminua.Je continual le remède jusqu\u2019à ce que j'en aie pris vingt cing boîtes, puis je m'arrêcai.Pendans ce lemps, j'avais considérablement engressé et pessis 160 livres.C'étaitun gain de 60 livres en queques semaines.Mes jointures reprirnet leur grosseur normale, mes muscles devinrent plus fermes, et par le fait j'étais un bomme nou veau.Vers le mois d'avril, je pus me remeltre su travail daos la fs brique de panier et à présent je peux travailler dix boures par jour aussi bien que n'importe qui.Je fais souvent des heures de travail wa plus sans en ressentir de mauvais effets.Je joue au base-bs!1 lesoir et je peux courir nuxer Dieu que mes culipaguour.d'u presque envie de daciser de joie.Raul j'eptouve de soulagement après avoir si long- leuips ror Fert J'ai souvent prie que ia wort me délividt de mes souffrances, mais à présent c'est flu et je jouis de la sance comme Ceux seulement qui ont souffert l'agouie pendant des années peuvens en jouir.Je vous ai donné un bref aperçu de mes souffrances, mais d'après ce que je vous ai dit, vous pouvez deviner la profondeur de ma gratitude pour le grand remède vi à restauré ma santé el mes orces.Désirant contrôler la vérité de l'histoiraremarquable de M.Conder, le représentant de l'Empire alla chez M.F.W.James, le pharmacien d'Oakville, dant il est parlé plus haut.M.James corrobora entièrement tout ce qu'avait dit M.Condor.Lorsque cs dernier commença à prendre les Pilules roses du Dr Williams, il était un véritable squelettg-\u2014sa santé était ruinée.Les gens de la ville l\u2019avalent depuis longtemps condamne et ile ne crurent à sa guérison que lorsqu'ils le virent eux-même.La renommée de cette guérison\u2019 s'est maintenant étendue dans toute la région ot il en est résulié une veute énorme de Pilules Roses.* Je vends une douzaine et demie de bolie de Pilules Roses par jour, \u201cdit M.James, \u201c et ceci eat remarquable dans une petite ville comme (okvilte.Ft, -e qu\u2019il y à de plus beau, c'est qu'elles donnent parfaites salicfaction.M.James cita de nombreux exemples de gué risons remarquables, après que d'autre remèdes avaient echoué.M.J.Robertson, qui demeure à mi chemin entre Oakville et Milton, qui avait souffert d'asthme et de bronchite pendant près de quinzs ane, à été guéri par l'emploi des Pilules Roses et cela après que les médecins lui eurent dit qu\u2019il était inutile qu\u2019il se soignât plus long- iemps.M.Robertson dit qu'il avait com- pldtement perdu l'appétit, mais Qu apres avoir prix sept boltes de Huiles Roses, il était toujours prês à prendre ses repas.Il considère son Cas comme très remarquable.Par le fait, les Pilules ROses du D: Williams sont reconnnes comme un des plus grande remèdes modernes \u2014uvu parfait reconstitauf du savg et \u2018restaurateur des nerfs\u2014guéris- sant des maladies 1eiles que les rhr- matismes, la névralgie, (la paralysie progressive ou partielle, l\u2019ataxie locomotrice, lu danse de St-Guy, les maux de tèle nerveux, la prostratiou nerveuss et lasensation da lassitude qui en résulte, maladies dépendant es humeurs du sang, telles que les scrofules, éryaipèles chroniques, etc.Les pilules Roses redonuent les couleurs de la sauté aux personnes pâles et anémiques et sont aussi un remède sûr pour tous les malaiies propres aux femmes; de même que pour les hommes, elles ont an rffet radical dans tous les cas de fa- ligues intellectuciles, excès de travail ou autres œuladies provenant d'excès de toule sorte.Le reporter de l'Empire alla aussi voir M.J.G.Ford, propriétaire de la maouf«cture de paniers d\u2019Uak ville, dans laquelle M.Condor est employé, M.Ford dit qu'il avait eu connaissence de l'état puoyable dans lequel M.Condor avait été prndant des années el qu'il avait cru qu'il ne guénirait jamais.La guérison étail évidemment complete, car Condor accomplit régulièrement uv labeur fatigaut à la fabrique et il semble supporter ses fatigues aussi bieu que le reste des employés.M.Ford dit qu'il avait une grande estime pour le jeune homme et qu'il était heureux da sa délivrance merveilleuse du tombeau et de sa reslauration À une sauté vigoureuse.Afin de mieux vérifier lus asser tious de M.Condor, dans l'antrevue vi-dessus, le reporter à eon retour à Toronto, alla examiner les régistres de l'hôpital Géneral et 1 reirouva les snirées lelles que M.Condor l'avait dit, ne laissant ainsi aucun doute que vou cas est un des plus remarquables que l\u2019on coonaisse et d'autant plus remarquable qu'il déjoua la scionce des meilleurs mé decins de\u2019loronto.Ces pilules sont préparées par la Dr Wilham's Medecine Co., Brock ville, Ont, et Shenectady, N.Y.Elles se vendeut & la bolie, (jamais r dousaine ou par ceut et lv pu- lic est mis en garde contre les vombreuses imitations vendues ane), à 50 cents la bolte, ou sx boîtes pour 82.50.On peut les trouver Chez tous les pharmaciens ou las obtenir par ia posits, de la Dr William's Medecine Company ou 8 une ou l'autre de ces adresses Le prix de cos pilules permet de snivre un traitement relalivement u cofiteux, comparé sug autres remèdes Ou au traitement d'un mé decin.Wie AGP nti La Capilline u'vst pas moins uisle pour l'euttelien ordivaie de la che- Volure que pour facill'er sa orois- sauce vl son vinbeiliss meal, JOLIETTE, JEUDI 28 JUILLET 1892.FEUILLETON No 22 L'ENFANT TROUVÉ LE PATRE DU BOCAGE | Suite | \"Tandis que ces choses se passaient à Paris, j'étais dans l'Inde svec Pierre Giraud, mou associé.Je reçu une lettre dans laquelle on m'annonçait qu\u2019un affreux malheur s'était appesanti sur ma maison : ma fille était devenue foile, et Brigitte Beaudoin ve- Dait de mourrir enbitement.À cette nouvelle inouie.je fas comme renversé par la foudre.Je perdis connaissance et Je restai longtemps sans donner signe de vie quand je revins à moi mon premier sentiment fut l'incrédulité.Je refusai d'ajonter foi à la certitude d'événements si incompréhensibles.Cependant je chargeai Pierre Giraud de terminer seul la vente de nos marchandises, de réunir les capitaux engagés qui constituaient la presque totalité de notre fortune, de m'apporter en France la part qui me revenait, et je m'embarquai immédiatement.Le voyage me parut d'une lenteur mortelle.J'aurais voulu dévorer l'espace.Enfin j'arrivai.Ce fut avec une horrible anxiété que ja m'élançai vers ma demeure.Une étrangère rn'ouvrit la porte, puis une jeune fille vint à moi.Cette jeane fille était blanche et pâle comme un fantôme ; elle avait les yeux fixes, la démarche hésitante Ou eût dit qu'elle n'appartenait plus à la terre; ells ressamb'ait à une apparition.Qu'ajouterai-Je, hélas ! J'étais, en effet, devant une créature privée de raison, el c'éteit Lncienne ! et c'était mon enfant / Devenu fon moi-même, je la saisi violemment dans mes bras, je l'inondai d'an torrent de larmes, jo couvris son front de baisers ardente, comme vi cette véhémence d'amour paternel eùt dû ranimer son intelligence.Effort inutile ' À peine me re- conaut-elle.Mon désespoir paraissait la fatiguer, maisé videm- ment elle ne compreusit pas.Alors je refouloi l'élan donlen- reux de mon coeur, je fis taire res sauglots, et je n'eus pins qu'une pensée: découvrir la cause d'une si navrante calamité et tirer Une vengeance érlatante de qui avait creusé dans mon existence ces deux abimes sans fond, la folie et la mort.Une lettre me fut remias ; elle m'apprit ce qui s'était passé.Catte lettre, écrit par Brigitte Beaudoin le jour même où elle avait anc- combé à une at'aque d'apoplexie foudroyante, était un cri d'an- goiese et de repentir.Elle s'accusait d'avoir fait le malheur de ma fille, elle m'avouait que.voulant marier Lucienne à un noble et redoutant de ma part une décision contraire, elle l'avait déterminé, nou sans peine, à épouser le vicomte de Ssint- Chamans, certaine, disait-elle, ue je subirais sans trop d'irritation le fait accompli Mais ce mépris de mon autorité avait reçu un chitiment terrible.La lottre se terminait uinei : \u201c Le vicomte * de Saint Chamons est un misérable, un lâche / Mélas ! le marie- * ge, préparé par lui-méme,n'était \u201c qu'une comédie infâme.Un \u201claquais déguisé a servi de pré- * tre.Lucienue a vécu trois mois * prés de celui qu'elle croyait son * époux, et c'esi ve monstre qui, \u201cles de dissimuler, n eu l'audace \u201cde révéler son crime.Ah! je \u201c tremble pour Ia raison de la * pauvre enfant / Quand à moi, \u201c je sens qu'un conp ternble m'a * frappée, car je aute coupable : * tie de peut m'absoudre, «t je \u201cn'ai pes même le courage de \u2018erier : Grâce ! pitié ! par- \u201cdon !.\u201d Ces derniers mou étaient presque illleible.La mort était venue brusque et | violente : oile avait peralyet la M.ST-J main et fait tomber la plume ; elle avait étouffé cet élan aupré- me du rumords et du désespoir * Le jour même, je courus chez ce vicomte de Saint-Chamans.J'avais résolu de le tuer.Sa demeure se cachait au fond d'un faubong Je reconnus tout de suite une de ces petites maisons où se réfugie la débauche de nos grands seigneurs Je frappai, rien ne répondit.Jo Se retentir la porte de mille coups furieux, toujours même silence.Je m'informai aux alentours: j'appris alors que l'habitation était déserte depuis plusieurs mois.Désespéré, ke me rendis chez le surintendant de la police, je portai plainte, et je demsndai justice.Le surintendant m'écouts d'un air distrait et me répondit a peine Î| me déclara, au reste, qu'il n\u2019existait qu'un vicomte de Saint-Chamans, lequel avait soixante-dix ans et vivait en province, uniquement occupé dedévotion Il yarait eu sans doute usurpation de nom et de titre.C'est ce que je soupçonnais déja.Mais où chercher le misérable 7 ed le trouver ?J'interrogeai Lucienne dans l'espoir d'obtenir d'elle quelque indice.de faire juillir de son esprit quelque trait de lumière.Il ne lui échappa que des paroles iu- cohérentes, d'incertaines lueurs.Mes questions, d\u2019ailleare, l'agitaient, et je dus y renoncer ; elle était si languissante / Elle res- semblaità ane de ces flammes légères qu'un souffie éteint.Jv tremblais pour ea vie, et je lui éparçnais les émotions | Mais le hasard fut impitoyable.Un jour qu'elle était assise à une fenêtre ouverte, un cavalier passa.Elle leva leu yeux et se dresss tout a coup.\u201cAh! lai! e'écria-t-elle, Pain elle tomba sur le parquet.Quand je la relerai, elle n'exis- lait plue.Aussitôt je bondis, et.saisissant une arme, je me précipitai sur les (races de l'infà- me ge: thilhomme que le cri de ma lille venait de condamner.Mais soit qu'il edt reconnu ra victime et pris la fuite, soit que dans un élan irréfléchi j'eusse mal suivi sa piste, je ne pus parvenir à le rejoindre, et je revine quelques heures après, haletant, épuisé, répandre tout ce que mon cœur avait de larmes aur le Corpe inanimé de mon enfant.J'appris que le navire sur lequel s'était embarqué Pierre Girsud pour revenir en Frence avait sombré dans Une tempête en pleine mer, Ainai la fortune que me rapportait mon associé était erdue.Je me trouvais ruiné.hasard me conduisit dans ce repli du bocsge, dont la eoli- tude me plut Lacabane que j'he- bite était fivffee à un bucheron.J'obtius qu\u2019il me ln cédât.Après quoi, je retournsi a Pare, ot je diatribaei tout ce qui désormais n'était qu'un luxe superflu, et je revius m'établir ici.Bientôt une consolstion m'apparut : ce fat l'étude, Peu à peu le goût de la science, que j'avais et jadis, me revint à l'esprit.Puis le calme renira dans mon cœur, et le douloureux souvenir du passé ne le troubla pins que rarement.Quand il ae rauime, je sene \u2018nco- re s\u2019agiter en moi Une haine vivace, et j'épronve une violente tentation de me venger.\u201d M.Mathieu se tut.Il dumeu- ra sombre et silencieux | Bévédict l'avait écouté dans un pro- foud silence, Il était attendri et pensif.\u2014ll est maintenaut présume- ble, dit-il, que le criminel échap- ra à votre colère, Mais aucon oriait sans doute ne reste impuni, Il y a une justice mystérieuse qui plane sur les hommes : elle vous vengera : ~ Elle u's pas encore frappé, murmurs le viillerd avec uue sourde irritetion.\u2014-Qu\u2019en savez-vous, maitre 7 J'ai revu le misérable dont lue traits, quoique ju n'euses fait que les entrevoir uue seconde, était restés dans mon souvenir.de l'ai reva audacieuz et ine» ABONNEMENT SO CENTINS PAR ANMKE.Leitres funéraires imprirgées à noire Alelier.Livrées à une hevre d'avis, EAN, Fditeur-Proprietaire lent, et j'espère encore me trouver face à face avec lui.\u2014Où denc ?\u2014Lci.\u2014Et cet homme.quel est-il 7 \u2014Le marqu:s Gaétan d'Apremont.\u2014En êtes-vous sûr ?\u2014Oui ; mais je me convaincrai de sou identité, Puis.je me vengerai.\u2014Msitre, reprit gravement le pâtre, je comprends et j'approuve la vengeauce qui auit de près l'affront, la vengeance rapide, instantanee, foudroyante.Mais quand ies années ont passé pour ainsi dire cicatrisé la plaie de l'âme, je ne la comprends pes et je ne l'approuve plus.Il asm- ble alors que le droit de l'offeu- sé soit prescrit et qu'il n'y ait plus de légilime que le droit éternel da Juge souverain.Ces improsantes paroles impressionnèrent M.Mathieu.Un instant aprés, Benédict lui serra silencieusement la main et retourna vers son troupean.Le vicillard était encore immobile et réfléchi, lorsqu'un bruit lui fit relever la tête.Il tres.vailiit violemment, car 11 apeçat à l\u2019entréo de la chaumière le marquis Gaëtan d'Apremout.VI Après avoir, d'un air goguenard, lancé un coup d'œil dans l'intérieur de l'habitation, le marquis y péuétra et dit en ricanant : \u2014Eh bien\u2019 me voici; que me veux-tu, sorcier ! M- Mathieu était debout, pâle tremblant, Il parvint cependant à conteuir son émotion.\u2014Je veux d'abord, répondit-il, gue vous me parliez avec dé- érence.S: vous êtes an geutil- homme, moi, je suis un vieillard, et les cheveux blancs sont encore plus respectables que les parchemins.Gaétan ricana plus hant.\u2014Le palisant drole que tu fais ?répliqua t-il.Je te conseille de prendre garde à toi.\u2014C'est justement ce que j'allais vous coneeiller, vicomte de Ssint-Chamaus ! Le marquis resta quelques se- coudes Comme interdit.\u2014Tiens ! reprit-1l, tu devines que j'ai porté ce uumm ?Parblen ! je suis tenté de croire que tu es vraimeut un sorcier.| A Continuer | \u201cAugust Flower\u201d Pendant deux ans j'ai soutturt s6- rleusement de douleurs dans estomac et pendant tout ee teinps j'ai reçu lus voius d'un Médecin.Finalemunt, après avoir essayé de lous les médicaments, il mu dit que mou «slomac Claibà peu piès ruiné et yne je devais vcss-r de marger de la nourriture solide, at Moins pendant ui Certain temps J'étais si faible, que ja ue pouvais travailler, Eolin sur ta recommandation d'un 4031 qui avait fait usagn de vos preparations avec d'ex- Un Estomac culieuis résullais, je me procursi vue boutriile d''Auguet Fuwer\" et je come weugai A en faire usage.Il semble me donver un svulagrewent tome.diatemens, Ja reprie rapidement des furces et j'engruisenis, 61 mon ap- petit s'ameliora, el je ne ressentis pilus de malaise apres avoir maugé.Je me seus malnwnant comme ua homme uouveau ei ju consiière que August Fiower\u201d m'a entièrement guest de la dyspepsic, dans sa pite phase.Jones A, Dederick, Saugeries, New-York W.83.Utsiry, Bt George, 8.C, Gcrit : J'ai fait usage de votre \u201cAugust Flower\u201d pour la Dyspepsie et ju trouve que C'est un excellent reimède.\u2014\u2014_he A SEI.Nortuirté =Les medecins atiribusug À des sffecuous du l\u2019estoimar le vepte huitièmes de la moilair 6 I! faut donc donner le plus graus r0-@ pos Ruino sible à cel organe, des qu'il est ale fectc.Le grand sloimschique du jour, ce sont les Amers indi re dey \u2014 gems 2 [I LA GAZETTE JOURNAL HRBDOMADAIRE Publié dans l'intérôt des comiés de deliette, Montcalm, l'Assomplion ot Berthier.Parslt le jeudi de chaque cemsine.TARIP DES ANNONCES fire Insertion par ligne .10 cis Pour chaque insertion subséquentes Scis Pour annonces à longs termes, conditions libérales.Tout ce qui concerne la rédactise l'envoi des correspondances, les annonces à étre publiées dans ce journal), deit être adresses à LA GAZETTE JULISTTR, P.Q \u2014 \u2014 gy devis 28 JuiLLEr 1892.\u201d Notre Situation Financiere La ville de Joliette a contracté plusieurs emprunts depuis quelques années.Ba dette par conséquent à beaucoup augmanté.Maigre que celle-ci soit reudue à un chiffre passablement élevé, on ne doit pas en conclure cependant que pous sommes plus pauvres aujourd'hui qu'il y a ciuquante ans.Si nous considérons le nombre des améliorations publiques don: en nous a favorisés pendant cette période, on doit nécessairemeu! reconnaitre l'exactitude de cs! avancé.Meotiounons quelques unes de ces améliorations.Notre marché acivel dont la cous- tructiou à entrainé une dépense de 816,000 mérite de figurer en premier lieu daus eette énumération.Viennent ensuite et successivement la plese des canaux d'égouts dans nos rues, l\u2019aqueduc qui s coute au delà de la somme de 860,000.nos deux ponts en fer qui ont fai sortir de la caisse municipale 86,000; la Station des Pompes qu'on n\u2019a pu bâtir À moins de 88.000.eten fin de compte la lumière électrique dont l\u2019introduction ici, tant pour l'éc.airage des rues que pour le besoin des particuliers chez eux, a couté 830 000.Voilà douc autant de choses qui représentent en valeur et incontes- tublement beaucoup d'argent et dout on ne peut nier l\u2019utilit Si d'un autre côté elles occasion: nent des frais d'entretien,elles nous rapportent annuellement des bénéfices.ll ne nous importent donc plus que d'administrer avec sagesse, avec économie et avec descerne- ment nos affaires municipales.Ceux qui jusqu'ici ont été à tour de tole, appelés à siéger dans notre Conseil de ville, ont toujours fait consciencieusement leur devoir sous cs rapport ainsi que preuve de bonne volonté dans l'exercice de leurs importantes fonctions.le passé relativement à cetie Question tous fait bien augurer de cé que sera l'avenir.Néanmoins nous Dous croyons pour le présent une petile remarque permise.Nos édiles que nous n'avons qu\u2019à féliciter pour le soin qu'ils prennent de nos intérêts, nous devons le noter, ne siègent pas assez régulièrement, Nous n'en souflrons pas, nous voulons bien le croire, comme contribuables si ce n'est que par l'apa- lhie dans laquelle cela tend à nous Jeter conceruent la gestion de nos petites affaires.Nous ne pouvons de plus nous absieoir de dire en passant que nos conseillers lorsqu'ils siègent commencent lrop tard leurs délibérations.Si ils les ouvraieot à l'heure due, c'est-à-dire à 8 hre P.M.l'assistance serait plus considérable.On se rendrait aussi avec plus d'empressement aux séances régulières oi 115 s'assemblaïent chaque semaine av jour Bré pour cela.Nous sommes d'avis, tout bien considéré, que cetie petile réforme très facile à opérer, De pourrait que pots être avantageuse.Son premier effél serait de nous intéresser plus qu'on pe paralt l'être généralement, à l'élsction de nos conseillers et de nous metire en Mesure d'accorder à chacun d'eux Jeur juste part de mérite, leur lerme d'office expiré.Fopérant que ces quelques coures observations ne froisseront per- sonue el suriout guelles porteront leur fruit, nous réitérons l\u2019ez son de noire conflance dane l'avenir de noire beile petite ville que nous aimons À voir progresser.Le Goilege de l'Assomption On construit en ce moment une nouvelle aile au collège de VAs somptiov.Celts construction est en pierre à quatre étages.Les (ra- vaux sout pousstsaclivement.Deus Glages sont presque terminés.est l'accroissement constaut du nombre des élèves qui à rendu ceite aile nécessaire.De cetle manière Jes élèves et les professeurs auront Plus de confort, il y Svan sv collège L'an dernier, 6e l\u2019Accompien élèves et on s'attend À ce qe co chiffre sera ces- Un mot sur les recoltes Le beau temps est enGa arrivé, ot par tout plus gue jamais, sous les rayone bienfaisant de natre soleil d'été, se ravivent les champs, les prés.Espérons que malgré les intempéries du printemps, Causes de retard daos les semences, la moisson ne sera moins abondante Quand nous demanderons à la terre ses produits, lorsque sera venu le temps de la récolte, qui l\u2019est actuellement du moins pour les foins.La récolte est la fin et Ie couronnement des travaux de l'agriculture Il semble que touie solitude doive être désormais bannie.Le fruit est mûr, il ne nous reste qu\u2019à le cueillir; et cependant tout le travail de l'année peut être com- romis per notre nonchalente.Fest en approchant des côtes que naufrages sout les piue fréquents.Oa pourrait compter les pertes éprouvées par les cullivateurs au moment où la récolle est prête, où les travaux sont accomplis, toute dépeus effectuée, conime étant les plus nombreuses et les plus funes tes ; perte pour avoir laissé échap per le moment favorable, pour swvoir devancé ou dérassé la matu rité; pertes pour les fausse ma nœuvres, qui détériorent les produits ; pertes pour les mauvais arrangement, qui surchargent l\u2019opé- ratiou de frais ; pertes enfin, pour les intempéries qui surviennent à celte époque de l'année où les ora ges sont s1 fréquente et si imprévus, Le cultivaieur expérimenté, qui connait ces écueils de l\u2019agriculture, n\u2019est jamais plus inquet et plus affairé que dans ce moment suprême, et c\u2019est par l'opportunité, l'a propos de ses conbinaisons et la rapidité de ses mouvements qu\u2019on peut principalement le juger.débutant aura conduit aussi bien que lui tous ses travaux de culture; c'est aussi que les forces dont il dispose habituellement auront pu y suffire ; c'est qu\u2019il à eu un temps, pour ainsi dire, indéfini pour le fa re,et la plupart d'eutre eux vent, sans grand inconvénient, être remis d'une semaine à Mais arrivé à l'époque de ls naturi- te des plantes, l'homme consommé dans son ars sait seul moment propice, mesurer l'étendue de son travail, calculer les chances probables d'interruption, tionner le degré de maturité qu'il doit saisir pour commencer sa rè- colte à «a curée probable ; s'assurer le nombre d'ouvriers et d'attelages qui nous sont nécessaires chez lui, tout se termine rapidement et à peu de frais, tandis que, Le peul\u2019autre.saisir le propor- Aussi, chez son voisin, le temps se perd dans des hésitations, dans l'emploi des moyens inlempestifs.Le moment propice mal choisi fait dépas ter la maturité pour les derniers jours de la récolte, et produit des pertes considérables; on est arrd- té par le défaut d'ouvriers nêces- saires, et On s\u2019en procure de nouveaux qu'à grands frais, etc, etc.Il y a donc quelques principes généraux qu'il ne faut jamais perdre de vue relativemeut aux récoltes 1o S'asurer le d'ouvriers possibi lt n\u2019y aurait plus de chances fà- cheuses à courir si on pouvait fairs la récolteen un jour, parce qu\u2019il serait facile alors ce choisir l'êpe- que de la maturité, de juger de I'e- tât du temps.Chaque jour de plus ajoute une chance nouvelle.Heureusemeut gu'avjourd'bui l'a- riculture manquant de bras, peut Semander i la mécanique les pro.Grès qu'elle eût dédaignés autrefois, et grâce à ces machines merveilleuse que doit posséder lout bon cultivaieur, la récolte est vile terminée.20 Les ouvriers devant faire chacun, une partie distincte de l\u2019ouvra- Ge, !| faut proportionner leur nombre respectifs de maniere que tous travaillent sans relâche.Ici le ju.sement du chef de culture entre four beaucoup; nos formules ne sont que desindidations moyannes susceptibles de modifications infinies.3o Le nombre d'ouvriers étant déterminé, ainsi que la durée pro- beble de la moisson, on pourra ju- er on quel état de maturité il faut a commencer.4o Les produits récoltés doivent être mis le plus rapidement si- Die dans un état où lle ne puirsect pas crasnere les intempèrien.C'est dire assez qu'il ne faut laisser aucun intervalle entre les operations et que les gerbes doivent être engrangées et mises en mevles aussi 10t vue cela esl possible, \u2014 Le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial ayant voté je subeide nécessaire à la conatruc- llon d\u2019une voie ferrée devant aller de Bt Felix de Valois à St-Jean de Matba, dans le comté de Joliette, les iravaus doivent commencer sous peu de jours pour se continuer activement afin que cette voie ferrée soit terminée à l'aulomne plus grand nombre e.L'hon.M.Chapieau, ministre des douanes, doit quitter Ouawa dans une couple de semaines pour une tournée d'ivspection S03 principaux poris de douane en Canada, Monseigneur U'Mahony, de Kingeien, tot monrant Au jour le Jour =8i tu pe lo tais pas, je vais le dire à M.Curé, et il te coupers les oreilies.\u2014De grâce, madame, modéres- vous; Monsieur le Curd serait peu flatté de vous entendre Quand cessera-t-on d'user de pareille sornette pour élever les enfants.oY Il y à des gens qui veulent à tout prix que l\u2019on plante les tomates dans une terre maigre, ils oot peut.être raison.Pianuz-les cependant daus une terre riche, et vous n\u2019aurez pas tort Vous n'aurez beau.coupde fruit capendant qu'à la condition que vous enleveres toutes les feuilles et toutes jas tiges inutiles.oy Madame Ard.ue s'abonne pas 4 1a Famer psrce qu'il n'y a pas d'images comme dans le Samedi Quand farous-vous passer les articles avant les images, pour les enfants, c'est très bien.* Mademoiselle Z v'assiod pour vestiyer sa vaisselle ! C'est la pro.mière fois que je vois ce spectacle.On est évidemmeut dans le siècle de la paresse.\"ou Pauvre Jean, l'ivrogne, qui nous répond toujours: \u201cvoyez-vous, ma constitution est allérée, il faut bien que je la désaitère ?** FAB Une gerbe de pensees Combien de personne ool des griffes à la langue, et ne savent lé- cher sans écorcher.Eo fait d'amis, ceux de table sont les moindres ; ces arbres cofitent trop à arroser, et les frais n\u2019en sont pas de garde.C'est une des plus mauvaises conditions qu\u2019un esprit peut avoir que d'être moquenr- La morale, science des mœurs et dn bonheur, nous enseigne à mettre nos besoins en harmonie avec nos devoirs.Un cœur parfaitement droit n'ad- mel pas plus d'accomodement en morale, qu'une oreille juste n'en admet er musique.La seule précaution contre les ai- saques de la mort, c'est l'inooceuc de la vie La délicatesse dans le choix des mots caractérise les personnes de bon ton et de bonne compagnie, Il faut tonjours proportionuer le moÿën à la chose, et ne pas prendre un levier pour soulever une paille.Nous serions tous assez riches, si nous ne voulions que le nécessaire.Un grand nom sans mérite est une épitaphe sur un cercuesl.L'homme doit se nourrir sans doute ; muis il ne suffit pas qu'il nourrisse son corps, il doit se nour rir tout entier, et surtout alimenter sou intelligence, qui est la plus belle partie de lui même.Personne ne commande avec sûreté que selui qui à bien obéir, Les bomme manquent pluiôt à l\u2019occasion que l\u2019occasion ne leur manque.L'ennui qui dévore les autres hommes est inconou à ceux Qui savent s'occuper.Quand le sage nous offense, son repentir infaillibre doit nous satisfaire ; si c'est up fou, on l'est plus que lui de c'en venger.La persévérance dans une résolu- tion-doit avoir des bornes ; dès que l\u2019on s'aperçoit que l'on fait fauose route, fl faut savoir revenir sur ses Bus.l'opiniétreté n\u2019est que l'énergie e la sollise.La marque d'un esprit faux est vu trop grand attachant 4 ses opivion ; les nuages | qu'élève l'amour pro obscurcissens les lumière de ia raison.Sous l'apparence d'une félicité trompauve, l'opulence cache une misère véritable : c'est un poison qu\u2019on boit dans une coupe d'or, L'orgunil gts une bells âme, comme l'enflure du visage aitère de beaux traite.L'outrage aviilit celui qui le fait ol non colt) que le reçoit: ! L'homme prudent smase pea- Jans - nos ; coluiià et va nesnsé qui se livre au te dant la caissn du vavail.po pe Le Petit Orphelin I Notre sepèce.j'en conviens, n'offre pas aux regarde de l'observateur des vertus sans lacunes, ot ce ne sont pas les beaux exemples d'hou neur incorruptible, de désintéressement ot de généresité qui aben- dent le plus parmi nous, Toutefois, gardone-nous de ca- loœmuier le genre humain, dont nous faisons partie d'ailleurs, et auquel une si étroite solidarité nous attache! Ne disors pas, avec le philosophe anglais Hobbes que \u201cl\u2019homme est toujours un loup pour l'homme.\u201d Hi J à des hommes, grace au ciel ! et en grand nombre, homme est un lrère.Vous êtes de ceux là, cher lecteur et je voue en félicite.Vous ne sercz donc pas indifférent à la pe- tile avanture que je vieits vous raconter aujourd'hui, d'autant plus qu'elle n'est pas inventée à plalsir et pour les desoins de coite causer:e, mais qu'elle s'est abcolument passé comme je vais le dire.Un des jours de la semaine dernière, à une heure peu avancée de la matinée, un corbillard de pauvre s'avançait le long du boulevard de Clychy vers le cimetière de Mout marire.de ne sais plus le nom du peintre qui a représenté éloquemment un chien œaigre, le museau baissé et l'œil triste qui marche derrière le corbillard de l\u2019indigent qui fut son maître.Cette fois, ce n'était pas un chien qui accompagnail le funèbre équipage, mais bien;un petit garçon, lequel paraissait âgé de siz ane av plus, et trottinait dans la poussière en pleurant et ea grignolaat uo Morceau de pain.Le tableau n'en était que plus toucbaot, que plus douloureux à voir On allait prendre l'avenue du cimetière, quand un bonnête ouvrier, qui venait d'achever son tra vail, frappé de l\u2019isolement de ce pauvre cortège ose sentant ému, Ôta d'abord se casquette, puis se mit aux côrés de l'enfant pour accom pagner ie corps jusqu'à sa dernière demeure.11 pensait et murmurait tout bas : \u2014Ne devons nous pas nous rendre ces devoirs les uns aug autres ?Qui sait ce que le ciel me réserve à moi- même ?I Quand la cérémonie fut achevée, ils retourna vers soa petit com- agnon :\u2014Qui donc at-on porté là, ui-demanda t-il avec intérêt.\u2014C'esi maman, répondit l'enfant, en laissant tomber son pain pour frotter avec ses deux petites mains rouges ses yeux qui commencèrent À c\u2019emplir de pleurs.\u2014Et ton papa, où est il ?reprit le bon ouvrier, cherchant à faire diversion à la douleur de l'enfant, \u2014bFapa?.je v'en ai pas\u2026fit te maibeureux, et il baissa sa die bionde.L'ouvrier, de plus en plus touché et atlentil, considéra un moment celte frêle et mioce créature, es il lui dit enta : \u2014Eh bien, où vas-tu ailer, alors ?\u2014Je n'en sais rien, répondit l'enfant rs cette naîve insouciance de son e.Les enfants sont, en effet, comme les oiseaus : ils croient instinctivement à la Providence, qui leur ménage uo nid dans les branches des arbres, une goutls d'eau pure À la source prochaine, quelques grains de blé sur le chemin même ou pour qui un moissonné.Cependant l'ouvrier bases Ja tête à son tour et semblait réfléchir, Puis, comme quelqu'un qui vient de preudre une résolution coura geuse, il dit au pauvre orphelin : \u201cDonne-moi ta main.Comment t'appelles-tu ?\u2014Je m'appelle Jules, dit l'enfant en s'emparant de la main qu'oo lui tendait.L'ouvrier qui venait de réfléchir encore un inetant, e'écria : \u2014Ma fois tant pis | Quand y en à pour quatre, yen & pour cing : la bourgeoise erlera si elle vaut, je Vewmeéna ches nous.Seulement trotte forme, mon mioche, car ] a un fameux ruban de chemin d'ici à le soupe.L'orphelin sourit à travers ses larmes et montra deux petites jambes agiles ot déterminées.Et l\u2019on se mit es route.L'ouvrier logesis au faubourggSaiot-Antoine.L'homme et l'enfant, le protecteur et le protégé.marchèrent rapidement et nans échanger un seul mot.Ut La protecteur, malgré tout, n'était pas tranquille ; et, à mesure qu'ils approchaient de la maison, de ie sou- sait pas de deveuir quelque peu sombre et son po an peu leat Ll o'inquistall, et noo sans cause, de ia récoplion Qu'allait faire sa femme au nouveau petit pensionnaire qu\u2019il lui amenait .Dans uo méoage déjà chargé d\u2019enfanis, un couvive de plus n'est chose indifferente, of ls petit ules n\u2019était pas seulement ns son- vive ; Mais quelqu'un qu'il faudrait loger, vhiir, élever, où dont l'apes les basgine croftraient avec taille.Le jour était mal choisi à tous nr de Selle ve.ait l'ouvries re ue , De bas il entendii uno Ciosunion aces vive entre M dans le champ que d\u2019autres ont | d pe, comme il disait,son front ne lais- | P frmme même où on interlocuteur Qu'au con de ia voix i ne recennui pas tout d'abord ; Cat interineuteur n\u2019était antre que le propriétaire de l'immeuble, qui rAciamait impérieusement le ferme de juillet en relard depuis cing semaines.L'ouvrière s'ucosait comme elle pouvait et suppliait pour qu'un nou veau délai 4 accordé encore à la panvre famille.Son mari avait été taslade, ot les maladies sous si chires! ot puis l'ouvrage avait manqué.En voyant l'ouvrier, et surtout on apprenant la trouvailie qu'il venait de faire, elle ce prit à exhaler sa mauvaise humour à grand renfort d'exctamations et de plaintes.\u2014Il ne manquait plus que cela pour nous finir, et nous voilà bien otis ave: cinq enfants à nourri Mais, monsieur se paye le luxe la charité, absolument comme s'il était milionnaire et qu'il n'eûr qu'à se courber pour ramasser à terre du pain et de l'argent.Bh bien! va à ta guise ; moi, je renonce à de nouveaux sacrifices, L'enfant regardait avec de grands yous étocnés.es l\u2019ouvrier silen- Cieux, atlendait que l'or eût passé.A la première éclaircie, c'est à dire, dès qu'il lui fut permis de répondre : Eh bien ! dit-il, je m'en vais reporter ce petit au cimetière, puisque tu d'en veux pas.Il reprit l\u2019enfant par la main et fit æine de vouloir l'emmener.Mais sa femme, qui était plus eriarde que méchants, s'élance vers lui, ot lui arrachant la petite créa ture : \u2014C'est çe, c'est ça! cria-t-eile du fond de son gosier enroué, tu vas le fourrer dans le trou avec sa mère, n\u2019ertce pas Ÿ Tu n'est qu'un serein 1 Allvus, si iu me jures de ne mettre jomais le pied au cabaret, je le garde.v Ne plus jamais, jamais, mettre le pied au cabaret quand il fait soif et que des camarades nous y lavitent, c'est assurément une extrémité cruelle, pensa le bon ouvrier, et je ne suis pas bien sûr qu'avant prêter serment à sa femme, il n'éprouva pas quelques hésitations.Mie sa conecienca d'un côté et ses habitudes de l'autre, \u2014de tristes ba bitudes, en somme, ot ju\u2019en plus d'une rancontre il s'était reprochées lui-même,\u2014il n°y avait pas à cergi- verser.Il leva les deux mains et, comme il en était requis, il jura Pois, re gardant sa femme, il se bâta d\u2019ajou ter : \u2018Ce ne sera pas celle fois, je te le promets, un serment d'ivro ne Or, Je propriétaire, qui s'était cn- rieusement arrêté pour connaître la suite de catte querelle de ménage lonché au cœur de la compassion spontanée eb de la churité de ces pouvrrs gens qui, manquant eux- même du nécessaire, trouvaient pourtant encore moyen de venir en aide à plus malheureux qu'eux, s°a- varça et milirant 4 son tour le petit orphelin pour l'embrasser : \u2014Allons, ditil, j- comprends vos retards avec moi et je les excuse.Mais vous me permetirez bien, je l'espère, de m'associer à vous pour secourir ce pauvre enfan!.Je vous fais la remise de votre loyer pour payer ici sa bienvenue, puis je me Charge de son entrelien.Je lui donnerai loue les vieux effets de moo fils, qui est un peu plus grand que lui.Et, en s'en allant, le brave homme éposa la quiltauce sur la table, puis une fois chez lui, il envoya sa servanie porter un panier contenant du vin, de le viande et autres choses nécessaires au pauvre ménage qui venait d'augmenter ces charges sans songer le moins du monde 4 ses privations.On a rassemblé dans un recueil populaire intitulé Morale en action, de mémorables exemples de probité.d'honneur et de vertu.Il me sembie que cetle anecdote, dont je puis garentie la complète au/henticité est digne de figurer à côte des hauts faite les plus Beaux et les plus me.rilants qu'on cite dans les anoalee de ia philenthropie humaine et chrétienne.La charité est admirable partout : mais le charité du pauvre, gai est doublement la charité, n'est elle pas deux fois admirable ?R te.\u2014\u2014mme=\u2014\u2014=
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