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Titre :
La Justice
Fondé à la suite de l'exécution de Louis Riel, La Justice représente les conservateurs nationaux de Québec.
Éditeur :
  • Québec :[s.n.],1886-
Contenu spécifique :
samedi 9 janvier 1886
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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La Justice, 1886-01-09, Collections de BAnQ.

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[" ; a Bs es =o * js, om am 1 = + i ABONNEMENT.Koné El 40 [ B AD coeseres svurorcos noscassesecces $3.00 SAOÏS Losroscascovessersessensses 1,50 gob 50 bdémadaire sosssseuscn see raccre if IMPRESSIONS DE TOUS GENRES.ein PLT Adresse : La JusTiCE, QUEBEC.LC 1068 .J ad wpb F NUMERO PR À OSPECTUS meme, : \u201cDIEU ET MON DROIT?\u201d SAMEDI, 9 JANVIER 1886.x x Un cent le Numéro.ANNONCES, 18re insertion., 10 cents la ligne.\u201c 6 A long terme: Conditions libérales.G.LEMAY, Secrétaire de la Rédaction.« ee sou.RéprGÉé BN corLano RATION.PROSPECTUS ile.16 novembre dernier, une xéoution politique fut le signal d\u2019une protestation, aussi spontanée ju\u2019universelle, dans notre province.lous les partis politiques, toute la jresse française comduamnèrent la Andaison de Riel comme un acte Bjüste, impolitique et \u2018 barbare.\u201d Mussi avait-elle été cuvironnée \u2018oireonstances qui en faisaient in: défi de l\u2019orangisme à {ous es loyaux sujets de Sa Majesté.Partout l\u2019on entenclitle cri : \u201cfaisons fire les divisions du passé; unis- ons-nous pour punir les auteurs do \u20ac \u2018crime politique, et pour faire res- eter, A l'avenir, les droits de la ivilisation chrétienne.\u201d -Les organes orangistes, qui a- aient triomphé de nous, devant le sipunal Ae Sir Tohn A, Maodonald, le moquèrent pourtant de cette pro- jonde agitation.\u2018Ce ne sera qu\u2019un en de paille,\u201d direut-ils avec mépris.lt les chefs orangistes de Ontinuer ce grand éclat de rire qui {vait accueilli l\u2019acte du bourreau.Sur quoi comptaient ces insul- urs de notre race pour affirmer, à h\\face de l\u2019univers, que les protestations les plus énergiques de tout un peuple n\u2019étaient que puériles, incon- hidérées, un simple \u201c feu de paille.\u201d Sommes-nous, à leurs yeux, une population irréfléchie, inconséquente, dont les actes les plus solennels je sont qu\u2019un jeu d'enfants ?/ Ou bien, ont-ils quelque moyen l\u2019étouffer nos comme euple ?| Notre journal est créé pour aider confondre ces détracteurs de notre lonneur national.Il désire contri- uer à l\u2019œuvre de protestation et de onciliation qui a été inaugurée si ontanément par tout un peuple, Une grande faute a été commise : fa Justice en poursuivra l\u2019expiation.I.\u2019 Dieu et mon Droit,\u201d telle est sa devise, empruntée à la Couronne Anglaise, et qui proteste de sa foi en Dien, comme de sa loyauté envers la dersonnc et le trône de Sa Majesté.Sonnom est La Justice, parcequ\u2019il Sait pour venger outrage que le .touverncment a fait & ce noble attri- ut des peuples civilisés, TI indique Jussi que nous ne demandons pas de aveurs ni de loi exceptionnelle pour otre Province, mais simplement stice, justice égale pour tous.3 Aucune idée de spéculation n\u2019a brésidé à la fondation de ce journal.Jest une ceuvre de patriotisme, de vouement, de sacrifices personnels, \u2018our faire prévaloir les droits de la \"istice dans l\u2019administration des af- litites publiques, pour assurer le li- ha ¢ .» .re fonctionnement des institutions rovinciales et l\u2019avancement moral t matériel du peuple.Aussi comp- ons-nous sur l\u2019accueil sympathique àtous \u2018ceux qui croirout notre œu- re utile.seutiments L'ADMINISTRATION.\u2014 ae.-\u2014-\u2014 - 8 PROGRAMME \u2018Le but do la compagnie d'imprimerie Canadienne est de fonder un journal catholique, fran- çuis, de nationalité Canadienne, politique, commercial, agricole, industriel, financier, littéraire, .indépendant des Gouvornements i, présents et futurs.\u201d (Extrait du projet de In charte d\u2019incorporation.) an ce qui sc rapporte au bien- t re du peuple, de la famille et des dividus, sera done du domaine de \u2018otre journal., Sincèrement catholique, La Jusice sera en tout soumise à l\u2019au- \u2019rité de l\u2019Eglise du Christ.En han lission que de recevoir, d\u2019accep- \u2018ar, d\u2019esprit et de cœur, et de pu- lier les enseignements de ceux ;Wi continuent sur la terre l\u2019œuvre jvine du Fils de Dieu.A Pau- \u2018aste:Pontife du Vatican, aux Prin- (ee de l\u2019Eglise, au clergé, appartien- ent l\u2019enseignement du dogme, de ji morale, et la solution de tous les sa 3Snds problémes de Pordre social.uivant les paroles de la mémorable icyclique Zmmortale Dei: ¢ Tout qui touche, à un titre quelconque, lfalut des âmes et au culte de pia, soit par sa nature, soit par sa wstination, est du ressort de l\u2019auto- té \u201cde l\u2019Eglise\u201d Et Sa Grandeur A r l\u2019Archevêque, promulguant \u2018Enoyclique, dit: \u2018\u201c Dans la politi- lue, comme dans la vie privée, la octrine - de Jésus-Christ doit être otre règle.Aimons l\u2019Eglise comme otre mère, gardons ses commande- tents; protégeons ses droits; fui- \u201cns en sorte que l\u2019Eglise pourvoie ï l'éducation religieuse et morale 4 la Jeunesse.+.Pour atteindre Ate noble fin, les\" moyens peayent jlrier; selon.les circonstanices, \u201cmais ; 4».Pa Re Fe latière religieuse, La Juslice n\u2019a le bon accord des volontés et l\u2019uniformité d\u2019action, fondés sur la direction du St Siége et des Evéques, sont toujours nécessaires.\u201d \u201c Fils soumis de l\u2019Eëglise Catholique Apostolique et Romaine, nous voulons être soldats obéissants et in- Lrénides.Journal français, nous voulons tâcher de l\u2019être, non seulement au point de vue de la langue des Bossuet et des Fénélon, mais aussi des légitimes aspirations de c3 peuple loyal et ferme, que le génie des découvertes et de la civilisation chrétienne a jeté sur les rives du St Laurent et dans les vastes plaines du Nord-Ouest.Des luttes et des épreuves de plus d\u2019un siècle n\u2019ont fait que tremper son caractère et Gprouver sa foi.Il a conservé intacts: sa religion, sa lungue et ses lois, et la Providence race, Vo hans an vnosléi.- mull Par ea loyauté, son esprit de J) ve Tasné nn Jd a justice et de toléraiice, il a conquis l\u2019estime de tous les sujets d\u2019origines et de croyances différentes qui forment, avec lui, le peuple Canadien.Nous voulons demeurer français, conserver cCt transmettre entières toutes les glorieuses traditions du passé, mais en reconnaissant aussi à chacun le droit de protéger ce qui lui est cher.La Justice sera un journal natio- val dans la plus large acception du mot.Pour clle, les intérêts de la nation pri:meront les intérêts de parti.Par le mot uation, nous entendons la réunion de tous les sujets de la Puissance.Tout ce qui peut contribuer au bonheur du peuple Canadien recevra notre humble support.Ici, le programme est vaste, le champ de la lutte est immense.Le pacte fédéral, l\u2019autonomie des provinces, la prospérité de chacune des parties de la Confédération seront l\u2019objet de nos études.En politique, nous n\u2019attendons et ne redoutons rien des gouvernements.Nous voulons l\u2019union de toutes les forces vives de ln vation pour travailler en commun au salut de tous.Nous réclamons pour tous et voulons.accorder à tous justice égale.Minorité daus la Puissance, nous prendrons nos alliés où nous les trouverons.Nous croyons plus aux principes qu\u2019aux hommes ; nous nous défions de l\u2019esprit de parti qui est le grand mal actuel, ct la cause d\u2019un aveuglement ruineux pour notre houneur et nos intérêts maté- ricls, Majorité dans la province, nous voulons que nos concitoyens anglais et protestants puissent compter, comme par le passé, sur notre justice et notre loyauté.Nous voulons continuer de vivre avec eux en esprit de paix, d\u2019harmonie, de franche amitié.Le commerce, l\u2019agriculture, lir- dustrie et la finance sont des éléments essentiels de la prospérité individuelle et collective.Ce sont de ces matières libres, laissées à l\u2019initiative de chacun, qu\u2019il est du devoir de la presse de traiter et de développer.La diffusion de la saine litiéra- ture est un des plus nobles apanages de la presse, et La Justice cherchera a en faire Pun de ses titres à l\u2019estime de ses contemporains.Dans toutes les polémiques qui pourront surgir, nous nous efforcerons de «demeurer courtois, dignes d\u2019appartenir à un \u2018\u201c peuple de gentilshommes,\u201d et fidèles à la maxime : \u201c suaviler in modo, fortiter in re.\u2019 LA RÉDACTION.\u2014e\u2014> La publication régulière de La Justice commencora mercredi lo 20 du courant.Ceux qui désirent s\u2019abonnor sont priés d'adresser leur commando aux bureaux de La Justice, près de l'Archevêché.\u2014=em Pourquoi un nouveau Journal ?Oui, pourquoi ?Voilà un point d'interrogation que boaucoup de gens \u2018vont s\u2019onfoncor dans le coeur, comme dirait Henri Murger.naux à Québec ! Eh bien, nous I'avouons, il y a déjà beaucoup do journaux à Québec Et copondant nous croyons rester dans le vrai on disant que le public va nous acecueillir ot nous doanor une large placo au {fu ar, Pourquoi ?Parcequo lo publie a soif d\u2019indépendance ot do liborté.Parcoquo le pouple, étant fatigué du sorvilisme ot des liens de parti qui le paralysent, vout entondre des voix quo n\u2019etoutfont pas los minis- tros, Parceque les journaux, qui sont lu propriête partielle ou ontière dos A A Bn offot, l'y a déjà tant de jour- ministres ne réflètont pas l\u2019opinion publique.les ministres oux-mêmos.un acto \u2018injuste, impolilique,i et barbare\u201d, doivent restor plus lung- temps au pouvoir.Parceque le peuple croit que dos changements d\u2019opinion, trop subits ct sans raisons apparontes, sont très.étran ges et ne sentent pas bon.Parceque les journaux qui vivent! d\u2019allures et do frunc-parler.luttos do l\u2019avenir, il faut au peuple un drapeau, quo ce drapeau soit sans tache, et que dos patriotes le defen- dent.dans nos familles canadiennes.Loin do nous l\u2019idée de fairo, pour frères en particulier.Notro journ est au souil de son existence, et noñs outrécuidantes.Nous ne demandons tous, cL.aussi pour répoudre besoin nouveau né de la criso actuelle.Tout mouvement populaire enfante des idées qui veulent une manifestation.Notre journal en cst l\u2019expression pacifique ot légitime.\u2014 AUX ABONNES Le prix de l\u2019abonnement au journal Le Justine est dc trois plasties par année.! Comme nous comptons unique- pour nous aider dans l\u2019œuvre que ble d\u2019avance.journal à beaucoup de personnes.Zelles qui voudront continuer à le recevoir devront nous en informer sous le plus court délai, attendu que nous n\u2019adresserons notre premier numéro régulier qu\u2019à ceux qui an- Toute communication par la poste devra étre adressée comme suit : \u201c La Justice,\u201d Québec, \u2014\u2026\u2014- \u2014 em + \u2014\u2014-\u2014-\u2014 EDITION HEBDOMADAIRE.Nous allons publior uno'édition ho!- domadairo au prix populaire de 56 cents par année.Elle contiendra les principaux écrits do la semaine et paraîtra le joudi, de façon à être rendue à destination le dimanche suivant.Avoc l\u2019aide denos amis, cotte édition devrait avoir accès dans toutes les familles.a NOTRE FEUILLETON, Nous commonçons aujourd\u2019hui à publier un feuilletou dos plus intéressants qui à pour Litre : LA LIZARDIERE.Nos lectours ot lectrices nous sauront grê du choix do co roman qui los intéressora au plus haut point.Nous apportorons toujours le plus grand soin dans le choix des feuilletons, ot nous essaiorons do ne nous laissor surpasser par aucun de nos confrères sous co rapport, - 22 222\" \u2014\u2014-\u2014\u2014\u2014.Nous adressorons LA JusrivE gratuitement à toute porsoune qui nous fournira cinq abonnements payés.GW ome Notre journui sera publié a doux éditions par jour, dont la première araîtra à doux houres avec toutes os dépèdhos do nuit ot de midi.La dornière édition paraîtra à cinq houres et contiondra toutes les dépêches du jour.A NOS CONFRERES Prière d'échanger.\u20140 > \u2014\u2014\u2014\u2014eve POLITIQUE LOJALE, Tout co qui consorno la chambre de Québec recovra notre plus sériouse attontion.Nous faisons une grande distinction ontro ln politique fedérale ot ls politique localo,ot nous séparons cox plètemont lus intérôts de chu- cuno.Autant nous rofusons à Ottawa le droit d\u2019empiéter sur le pomaine des provinces, autant nous ment sur l\u2019encouragement du public; ront manifesté le désir de s'abonner, | t le moment, des imputations malj- | cieuses contre aucun de nos cou- ; pre-qu\u2019nnanimité de la province.I + Mais alors Sir John, qui ne demande que des prétextos, n\u2019en prendrail-il ne voulons pus ontrer duns la vie | pag necasion pour refuser justico i la avec des déclarations de guerre qui | province, pour dire : je ne puis rien pourraient paraitre intempestives ou | faire pour des adversaives | | | | i serions chagrin si lo gouvernemont éle La province voulaits'immiscor dans Parceque nos nationaux ne com.les alfiires d'Ottawa.Que chacun pronnent pas qu'on puisso blâmer la | teste dans son rôle.Individuolleconduite des ministres, sans blimer jimert el commo électeurs fédéraux, Hes Ininistros ot députés locaux pou- Parecque le penple no comprend | vent, doivent, même condamner avoc pas quo des ministres,qui ont commis ous l'acte du 16 novembre ; aucun nhumain ( cantlidat qui l'approuverait ne devra son pol ressort, Jl faut a neulent Ross d'après ses actos et non d\u2019ujrès ceux do Sir John.ds champ d'action des chambres! uniquement de patronage, où qui ont | el ds l'exécutif de notre province est: do gros comples contre le gouvor-{itsses vusto et important de lui- nement n'ont pas asses de liborte {mere pour employer toute leur, :jéncigie et satisfaire leursaspirations, Parceque, pour se préparer aux !Il y aurait ridicule et dungor d'en sortr.Ainsi discuter une quostion qui n'est pas sous son conlrolo, sur lugrollo clle no peut légiférer, seruit, [pour noire chambre locale, passer à Voilà quelques-unes dus raisons l'état de chambre de discussion.pour les quelles nous croyons que \u2018Autant vaudrait pour elle diseutor, notre journal aura sa place marquée ; les #etes du Grand Ture.© Si la chambre locale so prononcait \u2018 sur la question Riel, sauy doute elle se prononcerait dans le sens de ln 9 Il y aurait un autre dunger, Nous qu\u2019une chose, à part notre place au véclumons l\u2019autonomie dus provinces, soleil : être jugés d\u2019après nos écrits |lour oxistenco séparée et indépon- Fermement d\u2019opinion que le petys dante.Si les provinces s'vecupent de doit passer avant le parti, que.la fee qui regarde exclusivement le Province do Québee doit chorsir pouvoir - 3 avee soin ses alliés ob se faire rospoc- pourra-t-il pas en faire autant, cl tor par eux; nous fondons notre jour-! intervenir dans les affaires locales ?.nal pour demander justico égale pour : ¢ à un {mont d'a contral, co dornier ne Jugeons done chaque gouverne- pros ses acles respectifs, of demandons & chacun de demeurer duns les limites que la constitution lui a assignées.La majorité d\u2019Ontario ost grite au local ot tory à Ottawa.C\u2019est uno preuve quo l'autonomie provinciale quo nous réchunons y est comprise.Suivons son exemple\u2019 en ne confondant pas ce qui est de soi distinct, C'esl le plus sûr moyen de faire prévaloir partout la justice, et, en outre, , NOUS seruns Conséquents avec nous- .mêmes.nous avons entreprise, nous sommes forcés de faire l\u2019abonnement paya- Nous adressons aujourd'hui le- opérer, ses fautes à réparer.«EO Be +\u2014\u2014\u2014 ee UN MOT SUR LA SITUATION.Plusieurs questions graves s\u2019impo- sent, de nos jours, à l\u2019atiention publique et méritent le plus sérieux cultés à vaincre, ses réformes à C\u2019est la loi du travail : elle s\u2019impose aux sociétés comme aux individus, et elle est la condition essentielle du bonheur et de la prospérité, Le Canada a déjà fait preuve pli une somme de travail énorme.Les chemins de for, les canaux, la navigation, l\u2019industrie, ont fourni un vaste champ à son esprit, d\u2019entreprise.Le plus grand railroute du monde entier couvre son territoire, et relie ensemble les rives des océans Atlantique et Pacifique ; son système de canalisation émerveille les vieux pays ; le grand fleuve est couvert de lumières qui en facilitent admirablement le parcours ; sous l\u2019égide d\u2019une sage protection, ses manufactures se sont multipliées ; est complète.Dans un autre ordre de choses, il a fuit disparaître les restes de la féoilalité et réglé la question seigneuriale, organisé l\u2019instruction publique, codifié les lois, établi un ordre stable et rationnel dans l\u2019administration des afftires, Mais des intérêts nouveaux surgissent chaque jour.Pour nous, qui dans la Confédération, il nous faut exercer une surveillance attentive, serupuleuse même, pour que nos destinées ne soient pas amoindries, Comme sujets de la Puissance, nous sommes intéressés à la prospérité générale, qui résulte nécessairement de bonnes lois financières, d\u2019une sage économie, d\u2019un support éclairé aux industries naissantes, de relations commerciales uviniugeuses avec les autres pays.Sous ce rapport, ct sous beaucou,, d\u2019autres, nos intérêts sont identiques avec ceux des autres provinces.Nous ne formons tous qu\u2019un seul peuple financier.Mais nous sommes aussi sujets d\u2019une province daus la Confédération.Par notre position particulière, uous avons des intérêts Bpéciaux qu\u2019il nous incombe plus particulièrement de sauvegarder, et nous lc pouvons sans nuire aux autres, sans porter atteinte aux clroits d\u2019autrui.L'autohomie provinciale est l\u2019une des bases de la Confédération, la condition essentielle du pacte fédé- val.Elle été menacée constamment et-systémaätiquement depuis plusieurs | | vait une grande source de revenus, {La Cour Suprême et le Conse:!! ; zouvernants ?examen, Chaque époque a ses diffi- d\u2019une activité dévorante, ct accom- : son organisation douanière et fiscale occupons une position particulière années.La loi fédérale des licences constitué l\u2019attaque la plus directe contre l\u2019existence des gouvernements locaux.lëlle niait an de leurs | priviléges importants et leur enle- Privé ont biflé cette loi de nos.ÿ étre accopte.Mais ln pondai- statuts.Mais ne nous cndorimons: ment du do Riel w'a rien & faive dans la |pas dans une fausse sécurité.La: Lique locale, n\u2019est pas de son \u2018tendance de centraliser est constante pprécior le gouvor-\" à Ottawa, Le Nord-Ouest se peuple sau- notre concours; les plus belles terres y sont accaparées par dus étrangers au pays: que font nos La politique nationale implique | des relations commerciales avec le plus grand nombre de pays possible ; | pourquoi sommes-nous privés d\u2019un | traité le commerce qu® la France! dun is UilULL AVEC IE COLSENTOMENL.de l\u2019Angleterre ! Nous aurous occasion de traiter ; plusieurs questions de ce genre, qui: ; intéressent plus \u201cnotre province, Nu craîgnons pas d'uffirmer nos { droits.Aceordons aux autres un franc et \u201cloyal support dans toutes leurs ljustes demandes, de quelque parti! jet de quelque province qu\u2019ils soient, ;vt nous obiiendrons ca retour un |appur qui nous permett,a de grandir tous simultanément.« Donnons aussi un trac appni à |ceux qui sont plus faili:s que nous.i Réclamons l\u2019amnistie ct une Juste protection pour ces pauvres métis particulièement leurs protecteurs naturels.Quant à cette partis du pays dont nous sommes plus directement l\u2019organe, il importe que les nobles efforts déjà tentés soient continués et menés à bonne fin.Il faut que Québcee suive ses sœurs cadettes dans la voie du progrès véritable.La c\u2019est la goutte d\u2019eau qui tombe toujours : clic perce le roc le plus dur.| Respectons les droits et les libertés approuver ceux qui, blamant en leur cœur Pacte même de la pendaison, veulent tout de même supporter les ministres pour ne pas nuire au parti.Que dire de ceux qui ont ouvertement censuré les mi- astres, qui ont parlé ou Gerit dony ve Sens, ct qui, au grand ébahisse- publie, viennent subitement dive: nous avons blamé le gouvernement, c\u2019est le temps de supporter les ministres ! Sous le régime constitutionnel, le gnivernement est le comité du parlement, et le parlement représente la nation.Le parti conservateur, cn majorité dans lu nation, a choisi certains hommes pour former le comité où gouvernement.Si de ce choix étaient nés, pour le comité le droit de gérer mal, et pour le parti couservateur l\u2019oblivation de Panprouver qua même, nous plain- lions le parti et le pays, Mais nous nions qu\u2019il eu soit ainsi.Un parti n\u2019e-t tenu à l\u2019allégeance envers ses chefs que quand ceux-ci vestent fi Iles au parti ct à ses principes.Æn politique, dès qu\u2019il n\u2019y a plus uccord d'idées entre les soldats et les chefs, lPalliance cesse.Des intérêts personnels et temporaires peuvent en souffrir, mais le bien général l\u2019exige ainsi, Aujourd\u2019hui l\u2019immen-e majorité des conservateurs s'accorde avec les libéraux pour blâmer l\u2019exécution de Riel; bien plus il v a entreux communauté d\u2019idées \u2018sur les grandes lignes de la politique à suivre : il devient de leur devoir à entassés dans les eachols ou errant {tous de s'unir pour faire prévaloir sur le sol étranger.Nous sommes | les droits de la justice ct les vrais | intérêts publics.Si on ne veut pas donner à ce nouveau parti de Punion le nom des anciens partis, donnons-lui en un autre.Le nom ue fait rien à la chose.Appclons-le conservateur-libéral, ou de tout autre noin pour le distinguer.- L\u2019important c\u2019est que cette union revendication constante d\u2019an dr it, | s\u2019opère, quo tous les-\"mis de leur pays s'entendent, et que les gouvernants apprennent que l\u2019esprit de parti n\u2019est pas un sauf-conduit, ide chacun, mais maintenons intacte l\u2019arche sainte de nos traditions, et travaillons avec ardeur pour notre \u201cavaneement moral et matériel.ore.- ESPRIT DE PARTI Quand des électeurs se font partisans outrés, approuveat ou blament i quand même suivant les besoins du | parti qu\u2019ils ont supporté, ils abxli- ;quent le noble rôle qui leur est assigné par la constitution.Leur mission véritable, c\u2019est de juger les uctes des gouvernants, d\u2019en apprécier le mérite intrinsèque au point de vue des droits et des intérêts de la nation.Les ministres actuels ont refusé daison de Riel pour satisfaire une ; secte fanatique, au mépris du peuple | qui demandait grâce.S'ils ont eu raison, qu\u2019on l\u2019ud- mette et passons outre.Mais s'ils\u2019 ont eu tort, qu\u2019ils en subissent toutes les conséquences.Le peuple, guidé par toute la presse i conservatrice, coustilté en plusde trois ;conts assemblées, n répondu qu\u2019ils l avaient eu tort.Mais on nous dit | inbenant \u2018 prenez garde, soyez ! prudent, vous allez nuire an parti !\u201d .Bi le parti conservateur\u2014oct nous {avons autant le droit que bien d\u2019au- \u201ctres de parler en son nom \u2014veut se | ruiner dans la province de Québec, qu\u2019il écoute la voix de ces prétendus sages, qu\u2019il fausse taire celle de la conscience et de Ju conviction pour soutenir, quelques jours de plus au pouvoir, ceux qui ont délibérément commis cette faute que In voix publique leur reproche amèrement, que leurs organes mêmes ont flétric.Qu\u2019on ne l\u2019oublie pue: sil y a des cherchenrs de placce, plueiours vontracteurs publics, des créatures reconnaissantes ou qui voudraient avoir rai.yn de Je devenir, qui voient en un changement des hommes au pouvoir, la perte d\u2019intérêts immé- ints pour eux, il y a, par contre, la masse des électeurs personnellement indépendants du pouvoir, et qui ne jugent que d\u2019après de saines convie- tions.Non pas que nous voulions insinuer que, parmi les rares appuis des ministres actuels, il n\u2019y ait que des gens mus par l\u2019intérét personnel.Non, il y a d'heureuses exceptions.Nous savons que quelques braves citoyens ne pensent pas comme nous sur la question Riel.Ueux-là, nous respectons leur conviction, et nous croyons que c\u2019est leur devoir de chercher à la faire d\u2019exercer la clémence recommandée \u2018 par le jury.Ils ont décidé la pen- | peuple.qui prémunisse contre une mauvaise administration de la chose publique, j Ou nous demandera: quels seront les chefs et les ulliés de ce parti ?! Nous répondrons : le peuple-uni est jassez nombreux ct écluiré pour se i choisir des chefs, et ses alliés seront reeux Qui lui necorderont ce que ; Québes n\u2019a jamais refusé: justice gale.Co \u201cIl \u2019y a pas hommes néees- | saires :\u201d voîta un adage vieux comme le monde, et il s'applique aussi bien aux ministres anetuels qu\u2019à ceux d'hier ou de demain.LI est une autre vérité qui menace nussi de passer en proverbe, c'est que l\u2019un ne gagne rien à céder devant Sir Johiti Ceux qui nous Pont fait apprendre\u201d par une triste expérience en seront bientôt aussi cunvaineus que le ABYSSUS ABYSSUM INVOCAT, 7 Ce n'clait pas assez pour Sir A.P.Caron d'avoir accopté un grand banquet, à In veille do l\u2019exéculion de Riel, et de iw part de coux qui avaient demandé sa tête; co n\u2019était pas assez d'y avoir annoncé lu lugubre événement au milieu du choc dos verres, et pour inériter des acclamations que l\u2019écho reportait au cœur de la mère et do l\u2019épouso do Riel; ce n\u2019était pas assez d'avoir qualifié les métis de trajlres parce qu'ils avaiont voulu protéger leurs foyers con- tro des exactions dont lui-inème et ses collègues élitient responsablos ; co n'etait pas assez d'avoir cherché sa glorification dans ln défaite d\u2019un petit peuple de braves sans ressour.cos, cerasé par lo nombre ot les millions qu\u2019il nous faudra payer : il ful- lait, à Sir Adolphe £.Caron, quelque chose de plus pour compléter sa honte, et pour ternir lo beau nom qu'il porte.Il ost vonu à Québec faire son petit réquisitoire contro un mort et exhiber sos petits papiers ! Sa Grandeur Mgr Taché, dans ue ielbre qui à soulové ludmiraiion du monde enties, venait de dire : \u201c Je regrette extrêmement que des hommes de qui on devait attendre mieux se svient oubiiés jusqu'à vouloir faire peser la responsabilité de cette mesure extrême sur ceux mémes qui Ctaient le moins capables de 1a conseiller.\u201c Pourquoi jou e-t-on le role si indigne de recommencer le procès de l\u2019infortuné exécuté devant le publie, en invoquant les témoignages des Réverends Pires André et IFourmond, qni, mis sous serment & lu Cour, ont rendu un témoignage dont la conclusion naturelle n\u2019était certainement pas l\u2019échafaud ! On va jusqu\u2019à toriurer l'âme si généreusement aimante de Mgr Grandin, en lui prêtant un rôle indigne de sa position et de son cœur.E* tout cela, on a l'audace de le dire, pour faire prévaloir la vérité, \u201c Le gouyemement a laissé faire l\u2019exécu tion, il en n done Ju reaponsabilité, et c'es.une indiguitô de vouloir la faire peser su d'auires, qu'un s'est Lien douné gurde à\u2019: prévaloir.Mais nous ne pouvons cousn!t2r À ce sujet\u201d me \u2014\u2014 Et dans un autre endroit : # Dire aujourd'hui qu\u2019il y a des journaux qui, pour déplacer la responsabilité, veulent rendre le vénérable Mgr Grandin, ses missionnaires et mei-même responsables des fautes commises à l\u2019égard des métis ! \u201c Ces assertions ridicules et mensongères font plus de tort que de bien à ceux que l\u2019on veut servir, et par suite, sont très-dommu- goables aux intérêts publics.\u201d Ces paroles sont pourtant assez explicites.Il appartenait à un mi- Ristro français ct catholique de mépriser cet auguste lémuignuge, et de tenter de le renverser.C'est pour cela quo Sir Adolphe, &0 faisant questionner par un journaliste, s\u2019est permis de livrer à la publicité une lettre du Père André, par laquelle ce dernier aurait sollicité Riel de venir so mettre à la tète des N.étis, alors que lie! demeursit au Montana.Le préteste de cette publication est d'établir que Ricl n'etait pas fou, puisque le père André lui avait demandé de venir prêter muain-forte à son pouple.Mais ce n'est qu\u2019un prétexte ; car un ministre, si peu avo- eat qu'il soit, no peut pas invoquer cette lettre comme un argument sérieux.Mgr Taché venait de déclarer : \u201cil y a bien des années gue jo suis convaincu, au-delà do Is possibilité d\u2019un duute, qu'à côté des brillantes qualités de l'esprit et du cœur, l'in- fortuna chef des métis était an proie à une mégalomanie ol théomanie qui scules peuvent expliquer tout ce qu'ila fait jusqu\u2019au dornier moment,\u201d 11 ojoutait que la conclusion des témoignages assermentés des pères Andre ct Fourmond n\u2019était pus l\u2019é- chaiaud.\u201d Lt cost apres cela que M.Cuaron persiste a dire que Riel n\u2019ctait pas fou, et qu'il se retranche derrière une lettre du père André, écrite longtemps auparavant, quand Riel vivait paisiblement au Montanu ! M.Caron, co.tredisunt Monseigneur T'aché ! Quel comble ! La lettre du père André, à raison de saïdate, t6 prouve rien,ot Sir A.D, Caron le sait très-bion.Ce qu\u2019il désire, c'ost de fuire croire que la révolution du Nord-Ouest n\u2019est pas duc aux fuu- tes énormes du gouvernoment, mais bien au clorgé catholique qui à assu- .Mé la responsabilité de faire venir * Riel au pays! Voilà son véritable objet.Sir Adolphe se montre là sous un \u2014 ere ue RR LA PAROLE ET L'EPEE, Tout le monde reconnait la noblesse do l'épée ; et le mépris uni- vorsel atleint celui qui ne respecte pas cotto arme ot la souille.Or la parole cst uno autre arme non moins noble quo l'épée.lour- quoi donc n'est-clle pas entourée du méme respect ?Pourquoi so fuit-on un jeu de ln trahir?Comment en arrive-t-on, dans les sphères politiques, à considérer comme lo plus habile celui qui sait la faire servir aux fins les plus perverses ?.On disait jadis ! # parole de roi,\u201d ou \u201cfranc comme l\u2019epéo du rui.\u201d Ces vieux axiômes, d\u2019ailleurs justifies pur les plus grands souverains, témoignent que, dans la croyance des peuples, lu parole et l'épée du ceux qui gouvernent doivent être la plus haute expression de lu fidélité et de l\u2019honneur.Le momont nous somble bion choisi de rappeler cette vérité à nos gouvernants.La parole est ln grande puissance de co monde.Elle est plus forte que I'épéo, puisque celle-ci lui obéit.Elle est plus puissante & faire le bien et plus terrible à faire le mal ; car les œuvres qu'elle accomplit durent plus longtemps que les conquêtes des hommes de guerre.Toute la création a jailli du néant, au son d\u2019une parole divine, et quand bleu a vuuiu oo mutilusios aux hommes ct revêtir une forme seonsi- ble, il s\u2019est appelé le Verbe, c'ost-à- dire la Parole.L'liglise catholique, la plus grande et ln plus forte institution de la terre, n'est rien autre chose qu'une parole vivante ; et la seule arme dont son chef dispose et qui commande à l\u2019Univers, c'est lu parole.Mesurez, maintenant, si vous le pouvez, toute lu grandeur ct touts Ia dignité de lu parole, écrite ou parlée.Dans lu brulante arêne de la poli tique, il y à deux combattants qui ont surtout mission de munier cette arme redoutable \u2014le député et le journaliste.Malheur à ceux qui abusent de cette puissance, et qui la prostituent au service de leur ambition ou de leurs mesquius intérêts | Malheur à ceux qui la vendent et lu livrent aux ennemis de leur race et de leur patrie ! mauvais jour.Qu'il laisse donc fire eclte besogne par les oraugistes | Nous lui prouverons bientôt que c\u2019est le gouvernement, par la perversité de ses ufliciers, sa coupable né- Eligence envers les métis, son refus d'écouter les sages congcils du clergé catholique, qui « été la cause de Ta rébellion, des meurtres et du pillayo qui s'en sont suivi.Nous défon- drons, avec tous les citoyens honorables, lo clergé catholique du Nord- Ouest, contre les accusations des orangistes et: les insinuations des ministres d'Ottawa, Mais on se demande pourquoi cotle lettre du pére Andre n'a pas éte soumise au jury ?Y eu at-il beaucoup de ces documents qu'on leur a cachés avant lu pendaison, et qu'on re- servait au tribunal de l\u2019opinion pu blique pour l\u2019egarer après la pendaison?Les avocats do ln defense avaient pourtant demandé la produe- tion de tous ces documents.Le gou- vornement, par scs avocals, s'y est refusé.Tenduiont-ils trop à l\u2019acquittement ?Si co document avait été communiqué aux jurés, qui suit s'ils ne se scraiont pas dit: \u201c liel n\u2019est donc pas venu de lui-même ; il est venu à la demande d\u2019un prêtre ; il a agi de bonne foi ol il n\u2019est pas coupable intentionnellement de rebeliion.\u201d Riel subissait son procès dovant six jurés qui n\u2019étaiont ni de sa race ni do sa croyance.Il fullaitau moins lui donner lo bénéfice des preuves que lu Couronne avait on mains.Lui refusor cela était do la dernière injustice.C'était rendre le procès inique, couvrir uno lächoté du voile auguste de la justice.Mais au moins il en résulte, co que lo gouvernement ne peut plus nier, que liol n\u2019est pas venu de lui-même, qu\u2019il s\u2019est rendu aux sollicitations des sions, qu'il a agi en patriote, et que c'est bien un martyr politique que le gouvernement à fuit de lui.Dans ses reponses au roporter, Sir Adolphe montre ses autres petits pa- piors, entr\u2019autres uno lettre do Sir John affirmant quo l'exécution de Riel était décidée dès avant lo depart de Sir Adolphe pour Winnipeg.Alors pourquoi la differer tant cette execution ct prolonger l\u2019agonie ?létait-c nécessaire pour le succès du banquet ?Muis Sir Adolphe, en voulant so défondre,compromet ses collègues ot prouve qu'ils ont trompé les deputés et la presse quasi-oiliciclle.Jusqu'à co que la trappe soit tom- béc sous les pieds de Riel, il a été affirmé que Ia poine serait commuco.Pourquoi \u2018tromper ainsi toute une Provinco ?Comment veut-on que nous puissions encoro avoir une par- eclle do confiance on ceux qui so sont ainsi joues du public et do leurs meilleurs umis ?Allons, MM.les ministres, d\u2019autres explications, s\u2019il vous plait, Los premières nous ont irrites ; les der- Rières\u2014celles de Sir Adolpho \u2014sont mne moquerie, et lo ridicule do lear auteur rojuillit sur le ministère, 11 y a deux millions d\u2019hommes qui attendent une oxplication de vos ox- plications.\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014 ee.A Tinstar de plusieurs grands journaux, nous nous proposons d'offrir des primes aux abonnés qui paieront d'avance, Députes et journalistes, votre res- i ponsabilité est immense, et vous au- \u2018rez a rendre à Dieu un tout autre compte que celui que vous rendez au peuplo sur le husting.Votre parole représente mille choses augustes, coume lu monaie représente des va- lsurs, ot cependant combien d'entre vous mettent en circulation de faux ses paroles sans songer qu\u2019ils sont plus coupables que les faux monnayeurs ! Ah! quelle ère glorieuse et prospère su lèverait bientôt, sur notre patrie, si tous nos hommes publics respectaient leur parole comme les anciens chevaliers respectuient leur epee! Quel peuple fier et soncieux de son honucur nous formerions si tous les journalistes comprenaient que leur fauteuil est une tribune, ou plutôt une chaire, et que leur mission est un apostolat! Que les gouvernants tremblergient de commettre des fautes s'ils voyaient reluire, aux mains des écrivains, des plumes aiguisées comme do bonnes lumes de l'olède, toujours prêtos à châtier les mécréants dans la fierté de leur inde- pendance! IL y a, dans ln Chanson de Rolan |, admirable epopée du Moyen-Ago, une scène ploino de grandeur chevale- l'esque que nous voulons mottre sous les yeux de nos hommes publics, parce qu\u2019elle renferme une rare leçon de patriotisme ot d'honneur.Trahi par Ganclon, Roland est tombé dans unc embuscade à Roncevaux, ct les proux chevaliers de Franco ont été écrasés.Dans le tragique vallon, jonché de morts, pres de son coursier Veillantif,tombé sous lui couvert de trente blessures, Roland est resté seul; car les païons ont fui devant ses grands coups d'épée, : Muis biontôt il so sont mourir lui- même ct il est tombô sur le sol, sans connaissance, Alors un Sarvasin, qui l'épiait, so jetto sur lui pour lui enlever son épéo.Mais Llolund a senti qu\u2019une main païenno vient de toucher Durandal, et il revient à lui.D'un coup de son oliphant, il frappe le païon sur son casque d'acier et lui brise le crâno.Alors il so dit qu'il no faut pas que Durandal touche aux mains des Infidèles, ct il frappe les rochors à grands coups pour briser sa noble epee ; mais l'ucier grince ct ne s'ebrèche pns.\u201c O ma bonne Durandal, s'écrio le héros, comme tu es cluiro ot blan- cho | Comme tn luis et lambloiea an soleil |.Non, non, ce n\u2019est pas droit que païens te [possèdent.Ta place est seulement entre des mains (chrétiennes.Plutôt mourir que de te laisser aux paiens! Et le proux chevalier recommence à frapper le rocher.Mais les piorres so fendont, ot Durandal ne so rompt pas.Cependant la mort approche, ot les yeux do Roland so troublent.Alors il met sa grande epco dans l\u2019herbo verte, et il se couche dessus, la tête tournée du côte des païons.Puis, il sc frappe la poitrino, demande pardon dc ses peches, tond son gant vers lo Ciel et mourt.Pour qu'un homme politique rom- plisso dignement sa mission, ot devienne un grand patriote et un grand citoyen, il fuut qu\u2019il ait, pour sa parole, le mêmo respect et le mème dé- LA Jub \u2026 iF ICE I \u2014 mere EER \u2014 voucment quo Roland avait pour son.épée.Non seulement il ne doit pay la livrer à l'ennemi, mais il ne doit: il doit l'emporter duaus son tombeau Roland ! } C'est ainsi qu\u2019il évitera des fautes graves, qui ne s\u2019offacont pas dans los larmes mais dans le sang du pouple! RPE ! Un Orateur Canadien-Frangals, ° Les auteurs do la Confédération voulaient justico égale pour Lous, ils t'ont pas promulgué en un cote special les détails de leu: conception, matis Ont luissé À leurs héritiers de comprendre leur œuvre et do l\u2019appliquer.Sir Gon.It.Cartier, en 1867, ft nommer un Canadien-Irancais a In Presidonce du Senat.Co fut l\u2019Hon.J.E.Cuuchon ; L'Hon.P.J.O.Chauveau, un autre de nos compu- triotes, lui succéda, Mais, lorsque Cartier fut mort, la Présidence du Sénat nous fut enlevée, sans que celle do la chambre des Communes nous fut donnée comme compensation.Cependant, on 1878, on parut vouloir rovenir à la traditon de 1867 et l'Hon J.G.Blanchet fut élu Président de In Chambre des Communes.Tout le monde se rappelle ces cinq années pendant lesquelles un des nôtres fit tant d'honnour à la L'resivence de Lu Chane, Politesse exquise, véritable urLa- nité française, connuissance aussi parfuile des deux lungues officiellos que du droit parlementairo ot des règles de lu chambre, ce concitoyen, dont nous sommes fiers, faisait brillor toutes ces qualités et cotte science au fauteuil presidentiol comme dams les sal ns do l\u2019orateur.Aussi croyait- où qu\u2019en 1882 le mème titulaire recevrait de nouveau l\u2019appui du gouvernement, Pure illusion de notre part! La présidence d\u2019une des Chambres nous fut une seconde fois enlevée.Bien plus, à la dernière session, une loi fut passée decretant lu nomination d\u2019un deputé-orateur ot, cotle fvis vhcore, nos droits furent méconnus.Ainsi nous en avions un sur deux el maintenant, sur (rois, nous n'en avons plus du tout, En présence de cet état de choses, tous croyons avoir le droit do nous adresser a Sir Hector Langevin, un des auteurs de la Confederation, qui a eu l'honneur de faire partie de la convention de Québec en .806, et de lui demander si les honneurs et los decorations royales, qui brillent sur su poitrine, onu diminué les droits des Canadiens-Françnis \u2014 Ab !si de lasalle du conseil des ministres ott il sicge, il se rotournait quelquefois, il apercevrait, sur la place du Parlement, la statue de Cartier, et il nous semble que ce bronze ni dirait des choses qu'il ne paritit plus comprendre.Nous serions curieux de voir reparaître tout-i-coup sur la scène les hommes de 1507 et nous aimerions à ontendre leurs grandes voix, elas! il en resto bien peu, car ln mort a largement moissonné dans lours rangs.Nous rencontrions, ces jours derniers, sur la rue, l\u2019un de ces vêle- vans, l\u2019IHon, P.J.O.Chauveau et celte pensée tons a frappé.En le voyant l'ilée de cet article nous est venue ; nous nous lo sommes représenté, sorti pauvre de la politique où il a laissé un om si pur, et nous nous sommes demandes ce qu\u2019il dirait aujourd\u2019hui s'il n'avait pas la bouche close.Que l'Hon.M- Chauvoau -nous pardonne si nous parlons ici de lui ; notre intention n'est pas de lui faire rompre le silonco auquel sa position officielle le condamne, mais nous avons cru, qu\u2019au millou de toutes les tristesses de l'heuro présente, il était bon d\u2019évoquer le souvenir d'une époque plus gloriouse que la nôtre.\u2014\u2014 A eee.LES PILOTES.Il a été solennellement promis, ar le gouvernement d'Ottawa, que ¢ tarif des pilotos pour Québec et au-dessous sorait refait, de manière à ce que chaque piloto ne reçoive pas moins do $GUU, ct que l'on prendrait pour base lo tonnage au lieu du tirant d\u2019eau.Mais ce corps si respectable, si intelligent, ost presque tout composé de Canadiens-français.Un funatismo aveugle s'obstino a violer la promosse finto, ot à laisser, sans rétribution equitablo, los services indispensables de cos vaillunts marins.Sir Hector laisse fairo.Les pilotes de Québec à Montréal, une autre classe do marins également éminents, ont demandé leur incorporation, pour lour régio in- terno, en offrant au commerce toutes los garanties.Pour pluiro à quolques fanatiques, Sir Adolpho à fait tomber lo projet do ivi au comité des bills privés.Sir IIcetor luisso faire.Les pilotes verront de meillours jours.QUELQUES-UNS DES GRIEFS, La rébellion a coûté la vio A deux conts citoyens, dix millions de piastres on urgent, st ollo a ruine los mêtis.L'incurio dos ministres, los provocations constantes do Jours vfficiors on ont été la cause directo.L'acte des licences va coûter un domi-million: le gouvernement l\u2019a iLcpose malgré les vœux de la nation.Nous n'avons pas d'Oratour français dans los chambres fedérales, La législation à Ouawa se fait contre l\u2019uutonomio des prdvinces, ot au point de vue do la centralisation.n 1884, le priucipe a $6 admis pas permettro qu\u2019on la lui onlève, et'| libre ot immaculée commo l'épée de |: ¥ \u2018que Québec avait droit à un rembour \u2018Romont do 812,000 par mille, pour la construction du chemin de fer de Québec à Ottawa.Près d'un million \u2018est oncore dû sur ce montant.La France est prète à faire, avec le Canada, un traité de commerce ; d'Anglotorre y consent.Les minis- tros d'Ottawa font la sourde oreille.Il a été solennellement promis que Québoe serait un terminus du Pacifiquo, quo nous aurions un systéme de traverse de Québec à Lévis: rion ne se fait, i Lo chemin du Puciligne dovait êtro un chemin national, construit qn entier sur lo sol canadien : des Mesures sont prises pour le diriger vhrs les ports muritimes des tats, osteacisunt une des Plus belles parties dd Ta confedération, qui n payé sa large part pour cette grande œuvre.Les riches prairies du Nord-Ouest sont necaparées pur des émigrants d\"Burope, amenés à grands frais : Nos ministres no songent pas à y diriger nos compatriotes.L'administration de l\u2019Intorcolonial ne, rend pas justice nu district do Québoc : c\u2019est un détail insignifiant pour nos ministres ! La fosse de Riel est-elle assez large et profonde pour cnsevelir tous ces griefs ?L'esprit de parti est-il assez forl pour les faire tous oublier ?\u2014
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