La Nation : journal canadien pour le peuple canadien, 12 avril 1902, samedi 12 avril 1902
[" jère Année \u2014 No.39.\u201cLA NATION HEBDOMADAIRE.Un an, $1.00.\u2014Le numéj 2 cts.JOURNAL CANADIEN POUR LE PEUPLE CANADIEN pureau à Saint-Jérême : Fue Labell3.[honorable G.A.Nantel, Directeur de 1a redaction.\u2014\u2014 VIN VON Bureau à Saint-Jérôme : Rue Labelle.SAINT-JEROME, SAMEDI, 12 AVRIL 1902.R.Aimé Tison, Gerant et Secrétaire de la redaction.AVIS IMPORTANT Nous tenons à avertir nos clients et abonnés que toutes les affaires concern ant l'administration du journal duivent se faire à notre bureau à Saint-Jérôme.Les paiements pour abormements doivent être adressés soit à M.de Martigny.qui est autorisé à en donner quittance, soit simplement LA Nation, Saint-Jérôme.\u201d Quant à ce qui concerne les annonces, impressions, ete, les remises doivent être adressées exclusivement à * LA NATION, Saint-Je- rome.\u201d Nos clients s'exposent à payer deux fois s'ils négligent de se conformer à cet avis.pu a LE GÉRANT.oo) ee >-0-+ tar Tous les mantiserits doivent Étreadressés dircétement À Saint-Jérôme et nous parvenir le lundi avant-midi.3 SOMMAIRE « L'Empire qu'il faut Sus aux endormeurs Tory ! Lefranc n\u2019est pas franc La ferme canadienne Choses de la semaine Pour la paix Une lettre de Guillaume I à Edouard (vir) ' Les Boërs Les deux angleterres Les habits Nouvelles de partout: Feuilleton : ls JevUNs MYSTÉRIEUX.: SAINT-JEROME, 12 AVRIL 1902.L'Empire qu\u2019il faut | t ® .AU moment où nous écrivons ces li- fnes, il n'y a rien de nouveau relativement au prochain contingent.On at, tend paraît-il, à Ottawa, une demande \u201cmais sans oublier que la vraie devise; AU discours de M.L.QO.David, en Journaux de notre pays, il ny a plus ! \"ta À 13 oaranti .< 3 3 2 : | statu gao à VOUS garanti par la cons- nation indépendante, Un empire cana- fat que Au fait, notre Législature ne légi- titutiou tinpériale.dien, nous allions nous précipiter dans fère pas, en se plaçant sur ce piedestal Contingent et conférence pourraient le gouffre pan-britannique au lien dei de justice et d'équité distributive qui bien, l'un portant l\u2019autre, amener chez marcher de pair avec un voisin tout | fait la gloire et est la seule raison d\u2019ê- \u2018tre des grands parlements, mais elle nots Jes situations politiques nouvel- aussi riche et pour le moins tout aussi les au point de vue des partis, et, en libéral et cénérenx que notre suzerain es evene te rendez-vous A toutes Angleterre, désiller bien des veux sur qui vit : 006 mi ; 3, sous eo aies de parte de tours les ven 3 qui vit à 3,000 milles de nous, sous geances personnelles que l\u2019on retrouve ce qu'il fant entendre par loyalisme à.des conditions d'existence qui nous dans nos corps municipaux qui ont le l'Empire britannique, amour du lien sont toutes étrangères quand elles ne moins de souci de leur dignité et de colonial et dévouement à la politique sont pas opposées et hostiles, directe + le#r fonction.; impériale de Chamberlain, poussé jus- ment, À nos propres moyens d'existence.age Su ace ee Ve on de par à Pave Ne avoir à W .2051 \u20ac, : a LL > lectueny, vite arecours \" à l\u2019aveuglement, savoir a l'anéan- S'il faut au Canada vivre d\u2019Impéria-!à la Chambre de Québec pour en re- tissement de nos uspirations nationa-, périalisme quelconque que ce soit de! dresser les vices suivant les désirs des les.l\u2019Impérialisme américain qui nous par- intéressés.Un testament froisse-t-il \u201cTout pour l'Empire, l'Empire pour le de toutes les choses de notre temps certaînes ambitions, certains caleuls, vite on le fera casser sans tenir le moindre compte des désirs évidents du tes- Hateur.Un raté quelconque, un collé .dirait Hugues Leroux, aux examens L'idée est un pen hardie, dans les! proposés par un corps professionnel, d'une politique du plus intransigeant circonstances, ou l'Impérialisme a pris demandet-il de devenir avocat, méde- égoïsme, nous n'avons que faire de Corps et s'est fait jusqu\u2019à ces derniers cin où notaire de par la volonté du Parlement, il trouvera assez de parti- en saluant l'enseigne, si nous voulons, | N'est pas nouvelle puisqu'elle remonte Sans pour l'encourager et assez de vor (teurs pour l'admettre malgré Minerve i et malgré le bon sens commun.Voild des Canadiens depuis plus de cinquan- Chambre d'Assemblée à Québee, en\u2018 ja sorte de législation qu\u2019on a passée à tous\" est une belle devise à prociamer \u2018tt de notre continent et non d\u2019Impédans ies aflor dinner speeches, maïs\u2019 Tialisme brétisher qui ne nous dit rien quand, en fait, cile ne tourne qu\u2019à l\u2019é- de tout cela.crasement des petits et au triomphe nous y arrêter.Passons notre chemin, temps facteur menaçant, mais elle (te ans à été \u201cle Canada pour les Cana-| 1559 alors que l'Impérialisme n\u2019était Pépouvante à Québec à la dernière ses- ana- | vraiment qu\u2019une ombre, un fantôme Ision et ce qui suffit pour valoir des: \u2018qui s'est vite évanoui sous l'effet des \u201clouanges du .So/e:/ égales à celles qu'il ; | déceruerais à un Parlement conduit À écouter un trop grand nombre de par un d'Israchi, un Gladstone, un mes d\u2019Htat cassadicns, Macdonald, Lan- .nr , .\" Macdonald, un Thompson ou un Laugevin, Chapleau et Laurier même, si dor Pourtant ce seul fait de brasser \u201cautant c'intérêts privés en un si court espace de temps et avec si pen de réflexions dunneruit le vertige à tout électeur qui voudrait y réfléchir un peu.Sous le rapport de la législation d\u2019ordre et d'intérêt public, nous l\u2019avons- , déjd di, il n'y a rien qui se soit passé le\u201d * Son œuvre ct ses résultats\u201d, Le: 3 ! ; I Soi pass .- .à Québec digne de mention ; mais Soleil de Québec, nous entretient des\u2019 , .| beaucoup peuvent s'alarmer de la lége- faits et des gestes de nos législateurs diens* ct \u201cavant Lout sovons C diens.\u201d déclarations catégoriques de nos hom- | qu'un objectif aux yeux d'un patriote | seu bi ; saunir : {je me souviens bien, digne de ce nom : c'est l\u2019empire bri-|} Ç ; a glori- | G, A, NANTEL.tannique, l\u2019unité de l'empire, | | 7 avril 1902.Du Canada, em- = \u2014 ee an Sus aux endormeurs chose À dire, c'est histoire du passé et! fication de l\u2019Empirepire par lui-même, il n\u2019y a pas grand\u2019 ansformation a obtenir aujourd'hui .Lo la transformatio aw Sous le titre * La session provincia-i même, demain le plus tard, c'est la fusion de toutes les dépendances colo-| niales dans le grand tout britannique, 3 , * Q ès : l\u2019on veut une allégean- formelle du Bureau de la guerre avant: C'est à cela que lo acc ce immédiate, sans laquelle tout colo- de donner la permission de recrute- .Lu ment, Les racontars vont leur train et | niste, le Premier Ministre du Canada d'aucuns soutiennent qu\u2019il pourrait n'y! d'abord, devient Ces jingoes vont bien trop vite en auté au Canada suspect.avoir pas de contingent du tout.Ce West pourtant pas parceque la guerre; besogne et la loy est finie ou achève, mais le Canada y; d\u2019abord, avaut tout, par-dessus tout, Mettrait tant de façons que M.Cham- restera encore longtemps l'apanage de berlain préfèrerait se passer de nos so]! notre population et des hommes d'Etat dats plutôt que d'en passer par notre! dirigeants.libre direction dans cette affaire, toute: Le Canada ne se trouve pas dans la \u201ctre journal.\u201d .reté désolante avec laquelle notre et il proclame leur grandeur devant la \u2026 ., | Chambre basse s'est occupée, pour les tourbe des naïfs et des badauds qui le .y: .,\u2026 |sacrifier, des questions comme celles.croiront parce qu\u2019ils ne lisent pas d\u2019aude notre autonomie judiciaire et du rajustement du subside fédéral.De l'exposé budgétaire, il ressort \u2018 ¢ .\u20ac\u2018 clairement que nous n\u2019avons auctuine jours examinés, pesés, modifiés, TEVi-| ressource cn rapport avec les exigences se adoptés ou rejetés par nos légisia-| de l'instri:ction publique, de l'agrieul- eurs.\u201c Plus de deux cents projets de loi, dit le confrère, ont été, en quarante | ture ct de la colonisation.Aurions-nous.Quarante jours! sur lesquels pas besoin de preuves à cet effet autres que: moins de vingt ont été employés à nel les chiffres et les aveux de M.Duffy rien faire du tout ou à des discussions Jui-même que mous en trouverions oiseuses, cela fait exactement vingt! abondamment dans les discours de M.Impériale à ses yeux, mais toute cana-! même position que les colonics 1m- dienne aux nôtres.; portantes, il est vrai, mais désespéra- les journaux tories proprement dits | men/ isolées, comme l\u2019Afrique Austra-.Voient d'un œil très rechignard lesile et l'Australie, Il vit au milieu d\u2019un lenteurs et les réserves du gouverne-' monde puissant, je dirai plus puissant Ment canadien et ils dénoncent comme | À bien des points de vue que la Grandespect son refus de discuter, À la pro-! Bretagne même, le monde américain.chaine conférence des Premiers-Minis-| Est-il raisonnable que s'il nous faut re- tes toloniaux, tout dessein d\u2019altérer le -oncer à former par nous-mêmes une jours de travail pour 200 bills, soit une: Perrault et autres sur les résolutions \u201cmoyenne de dix par jour ! ! de ce dernier.Lon y a là quoi causer de la frayeur: La Commission sur la colonisation \u2018aux contribuables de cette province, jest A la fois un aven de culpabilité et \u201cnon de quoi les remplir d'admniration.de faiblesse vis-à-vis les colons ; ce se- \u2018Malheur 2 qui se trouve pris dans cet-!ra peut être pire s'il est vrai qu'au fond \u2018te machine humaine que l\u2019un peut ap-|de ce travail, il y a tout un plan de \"veer Ja machine à leis de Québec.(racé pour couvrir de sa protection of- I'l n'en sort pas moulu, meurtri,|ficielle les concernes américaines qui | Cchoppé il peut se déclarer heureux.| servent si bien les intérêts de gros bon- LA NATION.\u201412 AVRIT, 1902.nets mais non du menu peuple qu'est celui des colons.infin Ze Soleil s'aplatit devant Pimprimeur et le distributeur officiel de \u201c Mon Premier Livre\u201d et il range le| hors d'œuvre de M.Turgeon parmi les | résultats de la session dont l'histoire parlera.Brr, brr ! l\u2019histoire ne jascra pas autant que cela sur la dissertation, injuste vis-à-vis ; ses adversaires, terre À terre au point de vue des idées, et venant comme cheveux sur soupe, de M.Adélard Turguon.La reculade de M.Lane mettait; fin À toute comédie montée antour du : nouvel impérialisme et qui devait, dans l'esprit des ministres provinciaux, faire croire aux populations de la cité del- Québec que Ze Soleil n'a jamais avo-| \u201ccassé la guerre pro-boëre et n\u2019a jamais défeudu le projet d\u2019impérialisation du \u2018Canada autant qu\u2019il l'a pu pour cour- \u201ctiser le patronage anglais.Il n\u2019y avait pas besoin de motion Lane pour cette \u2018farce que les conclusions de la corres- -pondance Laurier\u2014Chamberlain ren- wlaient oiscuse et inopportune.Que reste-t-il donc de la dernière ses- \u2018sion pour justifier l\u2019optimisime du Sodeil, 1e grand rôle du leader de la Chambre et du gouvernement, M.Parent, et l'amour du bien public que ce journal prête trop volontiers aux tants él de la Rien do représen- \u2018rovince de Québec ?Législation publique nulle ; tout le monde est d'accord là- dessus : iéyrislation privee affreusement légère et dictée par le plus étroit esprit de parti et de camaraderie\u2014pour Ne pas dire plus\u2014-; adurinistration désastreuse au point de vue de la dépense puisque celle-ci dépasse de $300,000 i $qoo,outr lit miovenne des dépenses ordinaires des administrations conserva- drices ; désastreuse également an point «de vue du progres.La Province rétro- rien.grade au lieu d'avancer, en instruction \u2018 publique, en colunisation ct eu agri-, culture, : Pendant qu'Ontario prend sur ces charges la construction du chemin de fer du Téniscamingue et son exploitation, nous voyons que le cabinet Parent se décide à voter quelques mille piastres à 20 milles de chemin de fer de Labelle au Nominingue, quand il fandrait prolonger cette ligne de Labelle au \u2019l'émiscamingue.Sait-on le! résultat de cette initiative d'un coté et «de cette inertie du nubtre?Le développement de la vallée de l'Outaouais supé- itieur va se faire au bénéfice d\u2019Ontario et non de Québec.C'est simplement nu désastre pour nous.Non, le cabinet n'est pas à la hauteur de son rôle, la législature n\u2019a pas l'esprit public qu'il faut À un vrai parlement, elle n\u2019est plus qu\u2019une serre chande où germent tous les ferments de disputes locales et de vengcances de clocher.Pourtant elle est responsable du sort de toute tine race qui se débat pour la vic et de toute une province qui s\u2019étiole, languit et dépérit à côté du go- hheadisme américain et de l'initiative ontarienne.Aussi bien, notre population ne fait- elle plus que 10 °,, d\u2019augmentation au lieu des 25 °,, qu\u2019elle a montré jusqu'en 1870.Les organes de publicité chargés d'éclairer lc public, grassement payés soimes rien Moins gue tory.seme par le gouvernement pour rem- LES CONNAISSEURS DEMANDENT LE Pur Brandy Esp JIMENEZ & LATIOTHE DISTILLATEURS PIERRE SIMARD, MALACA ESPACNE + + + vieux de 12 ans.St-Jérôamne.plir cette fonction, devraient sonner \u2018l'éveil au lien de verser le soporifique qui endort notre population.C'est un gouvernement qu\u2019il faut à ia Province, non un bureau inerte de comptabilit!; c'est de la politique qu'il faut, non un programme de lais- »r faire, à l'abandon, un laisser-aller à a dérive pourvu que les salaires soient Lien payés: enfin, c'est un Parlement cotiscient de ses devoirs, de ses hautes responsabilités que chacun des citoyens de cctié Province demande, non un conseil municipal où tout s'achète, tout se vend, se brocante, se pèse et se livre au scandale de os voisins et au prix de nos plus c! tionaies.© Le 15703 aspirations n= \u2014 \u2014\u2014 TORY Le Soleil et La Pairie trouvent loyal d'appeler LA NATION un journal tory, quand iis savent tres bien que nous ne Mais cela fait leur affaire pour combattre les journaux tories de l'opposition : un tory dénonçant d'autres tories ! Imaginez donc !! Nous n'avons jamais {cessé, pourtant de comhattre le torysme sous toutes ses formes : Le Soleil lui, n'a cessé de l'uxaiter, depuis 1897 aussi bien au Canada qu'en Angletere ; il a'été longtemps le seul organe attitré de l'impérialisme militaire qui est par essence du torvsme des plus dangereux.La Patrie a été plus libre dans ses allures envers l'imnérialisme, i mais elle a plié le genoux maintes fois et il ne Ini sied en rien de jeter la pierre à ses contrères quand elle habite la fragile maison de verre où il est si facile de l\u2019atteindre.LA NATION est un journal libéral- conservateur par ses attaches aux traditions de Lafontaine, Cartier et Chapleau.Pour nous cette politique repré-: sente la politique canadienne et en maintes occasion Laurier l\u2019a exaltée dans des discours qui resteront.Laurier est-il tory pour cela ?Et M.Tarte donc ?Lefranc n\u2019est pas franc M.Letranc de l\u2019Avenër du Nordne pas confondre avec les autres\u2014nous montre.reculant devant ses terribles accusations.Or, les tunes après les autres, ces accusations je les ai repoussées preuves et faits officiels, indéniés et indéniables en mains.Et Lefranc persiste à me les lancer À la figure.rs Cela devient un enfantillage bien} Tous les chèques, mandats d'argent, ete, « digne d'écrivaillenrs d\u2019 pecasion.{ paiement partiel où entier de toutes aunonçe Que j je signe G.A.N.ou G.A.Nau-; abontiements-ou iupressions, doivent être faits tel, peu importe : je me livre par là, la payables au pair.À l'ordre de La Cle d\u2019Impri face découverte, À ces accusateurs, | Merle de St-Jérome, «1 adressés _directemen Qu'ils déchirent donc leur masque, eux, \u2018ALaNation Stedisome, Co.Terreboane, P) s'ils l'osent ! Ils ne le feront pas pour\u2019 .tout au monde.Imagine-t-on ia f.' , L'wsage immodéré de Bière, Whisky etc.est radicalement quéri par ?'ADIP.gure que ferait sur la rue l'auteur des : i SONE (extrait Li wide Concentré), Faarticles de I,cfranc, tissus de menson- tes-en l\u2019 essai, Dépôt chez M.J.P.Couges ct d'erreurs grossières.|e & Cie, 1345 rue Ontario, coin S:- Ale lire, je wai rien expliqué dep =\" Bh l'affaire Raza.Lefranc ne sait donc pas| DONAT CODON lire.MAGASIN GENERAL «gai rip ; l'affaire Charle.Je n'ai rien dit de 1 affaire Charle- STE-AGATHE-DES-MONTS .bois que j'ai prouvée m'être 00000 élrangere qu'a Lelrane lui-même.Marchandises séches et I \u2014 = aussi | ! \\ ; picsrics.1 .{ Assortiment d'INDIENNES, d'ETOF- i lt M.Beemer ! je lui ai fait un CA FES A ROBES de tous prix et de tous W dean de $609,000!!! genres.SUCRES, CASSONADES de toutes Or $609,000 c'est uit yros montant, \u201cne grosse somme d'argent qui figure.\u201cles qualités.| Nos prix ne craignent aucune cou- currence.rait avec avantage dans la caisse de Escompte pour du Comptant Plrentr du Nard à côté des cadeaux 5-9-01-1ü du Grand et du Petit Père et des bincfs| FERRONNERIE des cigarettes de contrebande: cela doit se trouver quelque dans les comptes, Jos.Morin Publies de la Province ! Eh bien! \\ Lefranc, feuilletez ces comptes et de STE-AGATHE-DES-MONTS (Jncien magasin Chalifoux) Moi quand et pourquoi jai payé, « cadeau ces $609,000 à M.Beemer.| 9.\u2019 | M.Jos.Morin.déjà avantageusement cou: \u201cdu aublie, vient d'ouvrir un magasinde Feroz \" nerie À Ste-Agathe.SPECIAL IIE Vous ne le ferez pas parce que vous ne le pouvez pas, puisque ce fait n'existe nulle part.Ignorance crasse, et entrepreneurs.N'est-ce pas, ou mauvaise foi sans nom! Vitres, Huîles.Ete.: = \u201cne visite est sollicitée *enez voir nos pri Et \u201cces $35,000 gonflant mon gous-| Une visite est sollicitée, Venez voir pa set, dans une spéculation lieurense, par | la vente du chemin de fer du Nord, Louis Labelle -construit avec l'argent du peuple ! \u2014HUISSIER.COLLECTEUR, Ere- Lefranc veut-il encore spécifier.ST-JE RON = Je n'ai jamais pris part à aucune transaction concernant la vente du chemin de fer du Nord.Celle-ci eut lieu, en 1882, avant que j'aie été dé- !puté et ni de proche ni de loin ne nous a rapporté un sou.N'est-ce pas, M.Lefranc que vous êtes, dans ce cas-ci comme dans tous iles autres, l\u2019ignorant et le menteur que j'ai déjà dit.| Et vous ne parlez donc plus du scandale du Palais de Justice de Ste-Scho- lastique ! Pourquoi ce silence quand vous étiez si sûr de votre fait ! G.A.NANTEL.A) \u2014Guérit les béhée | SIROPD'AMIS_GAUVIN\u2014Guérit tes bes i senterie, dentition douloureuse, etc.\u2014Procure Ve sommeil.Mn vente partout 25c.la bouteille.CHEZ TOUT LE MONDE Le coqueluche chez les enfants, la bronchite, la grippe chez tous, sont guéris par le BAUME RHUMAL.- 43 ANNONCEZ dans GA NATION, c'est : Fournitures pour forgeon Cha.Ed.MARCHAND -AVOCAT ST-JEROME W.B.NANTEL, C.R HVOCAT ST-JEROME, Co.TERREBONNE \u2014_\u2014\u2014 Camille de Martigny Ancien Magish all AVOCAT ST-JEROME, Co.TERREBONS M.JOS.CORBEIL AGENT D'ASSURANCE ST-JEROME, P.Q.Coin des rues Labelle et ste-Marie B.P., Borr: 130.\u2014 M.CoxBEIL représente toute le | le meilleur médium pour atteindre In famille.| 'meilleures Compagnies d Ants Plusieurs milliers de lecteurs dans les comtés | la Vie, contre le Feu, les Acci | de Terrebonne, Argenteuil, Deux-Montagnes, | Garanties.1-4 ! Montcalm.1879 amm\u2014 Laferme canadienne ui done, n\u2019a pas r.marqué une ferme ne de nos campagnes, sans se seins ut da sans doute, ces tir quelque peu joyeux : ut peautés rustiques he présentent point ua idéal aussi partait que dans les villes, mais elles ont, je ne sais quel don d'élever l'esprit vers l\u2019auteur de toutes cho- * paberd.faisons tine visite à une ferme, et parcourois-en tous les alentours : une maisen proprette,blanchie à la chaux.s'offre à 110% regards, ses Volets verts for- \u2018ment tn contraste frappant avee la blancheur des murs : devant la maisonnette, - une longue clôture défend les jardins cultivés contre les animaux errant.Puis autour de la maison, à une distance peu, éloignée, des granges nombreuses, ren- plics jusqu au fuite, du blé de l'année.Tout annouce que le propriétaire est un fermier à l'aise, uni flomme soigneux, car pas un brin de paille ne git autour de son domaine : Lont est en ordre.Apres avoir traversé un ple.exhalant encore le parfum des foins coupés, et que tes troupranx out déjà cnvahi, nous sommes rendus à une petite forêt d'érables : c'est là que, pendant la fin de l\u2019hi- veret le commencement du printemps, Une petite cabane en bois rond Fe trouve sur entroils et cotitentons le cultivateur porte tous ses soins.motte passage notre curiosité.De grands chaudrous sont tout autour de l'appartement rustique, et attendent que les rigueurs de l'hiver soient passés, pour recevoir dans leur suiv l'eau d'érable, qui deviendra bientôt grâce à l\u2019action dus fem, un sirop exquis.le sirop d'érable canadien.C'est dans cette maisonuette que la: jeunesse joyeuse du village va s\u2019égayer, les dimanches.et savourer la fameuse \u201ctrempette\u201d* si funeste parfois aux gourmands, Sortons maintenant el retournons à la ferme, car la nuit commence déjà à s'étendre sur les champs ; le fermier, avec cette hospitalité proverbiale chez tous les Canadiens, nous « invité à passer la nuit sous son toit.Le grand'père s\u2019avance en tremblant, appuyé sur sa canne, il examine si tout Gt en ordre, car, bien qu'il ne s\u2019oceupe- plus des travaux manuels, il a encore l'œil aux affaires, pour que tout marche bien, donnaut à ses fils des conseils Lasés ar l'expérience, Les chevaux s'en reviennent d'un pas leut du labour, où ils ont priné pendant tout le jour : leurs harnais culevés par le garçon de ferme, ces bètes de somme) S'enpressent vers l'abreuvoir, atin de! ranimer leurs furces épuisées.Poyée, que tous les mets disparaissent les : us aprés Jes autres, avec unedtonnante ra.Pidité, si bien que la fermière et ses filles suffisent À peine à servir les tables.Le souper fini, la pipe s'allume et l\u2019on | \u2018ause ; le grand\u2019 père a toujours quelque | Touvelle du bon vieux temps, le vieillard Selon son habitude commience toujours Par les mêmes paroles et finit par une Eur montre souvent, quänd il parle des défendre les p lui demander Vieux i ; Souvenir encore, lui rappelant son pe ppe nistre asile et protection.| .' Te, qui s'en servit lui aussi, cn: LA NATION.\u201412 1812, pour défendre la frontière canadienne envahie par l'ennemi.Le grand\u2019.pére raconte ainsi, et parfois de grosses larmes coulent sur ses joucs amaigries, quand il rappelle à sa mémoire les souvenirs d'autrefois, Après le grand'père c'est le tour des jeunes : alors les histoires de lonp-garou, de chasse-galerie, et autres propres à fai- | tre dresser les cheveux sur la tête, se sue- cèdent sans interruption.Alors, commie toute chose prend fin ici-has, la ferimière annonce que l'heure de sé Coucher est sonné.Sans doute que la nuit n'est pas.avancée, car il n'est que huit heures et demic, mais c'est l'habitude à li ferme de se coucher à cette heure, } tions.Selon la noble et pieusc couture trans- wise par les aucétres, tout le monde, grands comme petits, se mettent à gee noux, et la fermière récite pieusement les prières du soir, Cu devuir rempli, tous se couchent con- tenits et vont jouir d'un repos bien mérité : la nuit se pusse sans qu'aueun bruit ne vienne interrompre le sommeil réparateur : :nais, malheur aux paresseux, car dès les quatre heures, la fernie se réveille avee le chant du coy, et il faut que tous soient debout : tous le sont en effet ti prêts à se remettre au travail.Voilà la vie que l'ou meute Gans une de nos fermes canadiennes, voilà con- ment Jo temps se passe, temps agréable s'il en fut, et propre à faire des gens heureux.Le grand pore.lui, malgré soi grand âge, ne tire pas en arrière ; debout à la même heure que ses enfants, i se rend parfois sur le bord de la rivière : Id, contemplant les flots qui viennent mourir à ses pieds, il songe à l'avenir.â cet avenir que ses fils verront, pendant que lui dormira ae son dernier sommeil.Pensant alors à ce que scront ses cn- fants ct petits-enfants, il prie Dieu, lui pour que ces êtres chéris deviennent de vrais patriotes, comme lui ct ses pères l'ont été, toujours prêts à défendre la Religion et la Liberté.Crrs, MAVER.Sault-au-Récollet, 3 avril 1502.Pour la paix , - .La déclaration que AM.Brodrick, mi- de ln guerre, a «faite à la Chambre des Communes est venue, fort heurensement, donner quelque pré- - + 1 - .\u201ccision 4 1a nouvelic que nous cnregis-, aurait suffi pour faire comprendre que les trions en en faisant remarquer le lord Kitchener.C'est en réponse à une question de sir Henry Campbell-Banner- man que M.Brodrick a déclaré que, il y a environ quinze jours, M.Schalk- Burger.président intérimaire du Transvaal, avait fait savoir à lord Kitchener qu'il désirait se voir accorder un sauf- conduit qui lui permettrait de franchir les lignes anglaises afin de conférer avec Morale qu'il adresse à ses petits-fils ; il! M.Steyn, président du l\u2019Orange, au su-i jet de la possibilité de proposition des Buerres d'autrefois, un vieux mousquet | paix.Lord Kitchener, 2 ajouté le minis-, suspendu au-dessus de la cheminée ; c\u2019est | tre de la guerre, a accédé à cette deman- Uh Vieux souvenir qui lui a servi pour | de avec l'approbation du gouvernement atriotes de 37, venus pour | anglais.\u2018Telle est la version officiclle de incident.Ajoutons qu'\u2019ell: est dé- mentic de différents cotés, non seule: «t l'on ne déroge point aux tradi-\u2018 AVRIL 1902.| ment sur le continent.dens les milieux 1boérs de Belgique ct de Hollande.mais laussi en Angleterre, dans les milieux | Pro-boërs et dans les sphères de l'opposition.On y assure que c'est de l'Angleiterre elle-même que serait partie l'initia- jtive des démarches nouvelles en vue de \u2018la paix, le gouvernement ayant, sous jcouleur de montrer sa gratitude aux | Boérs pour la mise en liberté de lord Melthuen, renouvelé ses anciennes proposi- \u201csitions, ou même fait des offres nouvelles.Dans ce cas.c'est la théorie de sir Henry Campbell Bannerman qui l'aurait emporté sur celle de lord Roscbery, ce dernier ne voulant pas qu'on fit de nou- Velles propositions aux Boërs, tandis que sir Henry prétendait que l'Angleterre devait faire savoir clairement aux républiques sud-africainez quels sacrifices elle exigenit d'elles.Si donc il est vrai \u2014 ce «qui n'est nullement prouvé\u2014que le gou- ; vernement anglais ent fait des avances à ses adversaires, il serait tout naturel que les membres des deux gouvernements sud-africains ¢prouvassent le besoin den conférer entre eux.Mais, dans l'absence de toute autre information précise, force Hous est de nous contenter, pour le moment, de l'explication du gouvernement anglais.Au demeurant, de quelque cù- té qu'en soit venue l'initiative, les démarches nouvelles en vue de la paix doivent étre accucillies avec joie, mais aussi avec quelque prudence, Eu effet, les es pérances qu'on à déjà cues souvent de Voir se terminer le conflit actuel ont été si généralement déçues, qu'ilest prudent de su garder de trop» d'optimisime.De différents côtés parviennent des dépêches annonçant que impression produite a été partout la même: ç'a été une surprise générale d'entendre parler de {nouvelles négociations après l'insuccès \u201crécent de la médiation hollandaise, Cette | surprise.nous Li comprenons, pour ne pas dire que nous la partageons.Etant donné, ets cffet, de quelle manière intran- ! pauvre vieillard dont la dépouille bien-\\siseantz Boërs ct Anglais ont pris posi- .: .sui qe \u2018 ver .\u2018tôt sera la proie de la mort, il pric Dieu; tion, on conço.t difficileme::: qu'ils puissent désormais.à moins d'évantualités qui ne sont pas encore pro iites, revenir en arrière.: Pour ce qui est de l'Angleterre, nous avons toujours pensé qu'elle avait Iniss¢ s'échapper la meilleure occasion de faire la paix d'une maniere Honorahie pour \u2018elle et juste pour les Républiques sud- africaines.C'était après ia mar hie vieto- \u2018rieuxe de lord Roberts dans FGrange et le Transvaal, alors qu'il ne pouvait plus l'être question de venger l'honneur des armes anglaises, puisque cela Cait fait, et que, d'autre part, un peu de perspicacité | Républiques boêres n'étaient pas encore \u201ccaractère encore vague et inconsistant.; domptées.Du moment que ie gouverne- \u201cIl est officiellement établi, aujourd'hui, ! ment anglais à laissé s'échapper cette oc- Enfin, tout est prêt pour le souper, on | que c'est en vue de négociations que MM.: casion, qu'il s'est raidi dans su résolu- sattable, le grand\u2019 pre dit pieusement le Schalk-Burger, Reitz et autres membres tion de ne pas vouloir laisser aux Répu- ; \u201cBenedicite \u2019, puis les machoires com-|du gouvernement du \u2018Fransvaal se sont bliques une parcelle de leur indépendan- Mencent leur œuvre.On se sent d\u2019un sil rendus dans l'Orange en passant par Pré- *ce, il ne peut pas revenir sur celte réso-' bon appétit après une journée bien em-{toria, où ils ont eu une entrevue avec) 5 \"lution sans s'avouer vaincu.Sur la question de l\u2019amnistie à accorder aux colons révoltés du Cap, il peut beaucoup plus facilement transiger ; il ferait preuve à \u2018la fois de générosité et de prudence politique en accordant cette concession.Pour :Ce qui est de l'indépendance des Républijques, personne, même parmi les libé- |raux, ne veut plus cn.entendre parler en Angleterre.Certes, ce pays donnerait \u2018une preuve de haute moralité et de vertu, s'il reconnaissait qu'il s'est engagé i dans une voie injuste et qu\u2019il y renonçat.Mais ce n'en serait pas moins, en même temps, une preuve d'impuissance, aves .que l'empire britannique conlisé a été vaineu par les deux Républiques boëres.Or, comme le respect, en toute circonstance et surtout en politique, va plutôt à la force qu\u2019à la vertu, il y a lieu de croire que le gouvernement anglais ne consentira À accorder aux Boërs leur indépendance que lorsque l\u2019Angleterre sera hors d'état de continuer la guerre.Faut-il croire que les Républiques boûres soient plus disposées À renoncer à leur indépendance que l'Angleterre ne l'est à la leur reconnaître?= Dans lce cas, il deviendrait très facile de conclure la paix, Mais, étant donné les derniers succès remportés par les Boërs, étant donné que la campagne d'hiver, plus dangereuse pour leurs adversaires- que pour eux-mèmes, va bientôt com- meneer, on comprendrait difficide- ment que les Burghers fissent preuve d'un découragement qu'ils n'ont pas éprouvé même dans des circonstuices plus critiques.Certes, personne ne serait en droit, s'ils se rendaient, de les accuser de pusillanimité, étant donné de quelle quanière ils ont resisté pendant près de trois ans.Mais cette éventualité nous paraît encore aussi problématique que la renonciation de l'Angieterre À son entreprise.C'est pourquoi, tout en désirant vivement que ies négociations actuelles aboutissent à un plus heureux ré- sultal que les précédentes, la crainte d'une nouv.fie déception doit porter les gens praslents à ne pas s'abandonner à un trop complet optimisme, Arce Epray.CAISSE d'ECONOIMIE es GARTORS du NORD St-Jérome, P.Q.lait toutes sortes de transactions d'argent, FEscompte les billets de commerce et les billets d'encan.lait toutes espèces de collections.\u2018Traites émises sur toutes les parties de l'Amérique.Traite des : pays étrangers encaissées au taux le plus ; bas, Intérêt alloné «ur dépôts.R.DESCHAMBAULT, _ GÉRANT.18.7-01\u20141a, | COMPAGNIE D\u2019ASSURANCE MUTUELLE .| oo | | CONTRE LE FEU DE LA CI E DE \u2014\u2014 : FONDEE EN 1859 9, COTE ST-LAMBERT Cette compagnie d'assurance, appréciant les ncrifices que la ville de St-Jérôme s'est impo- «és pour se protéger contre le feu, la classe dans e tarif D moins 20 0j0, c'est-à-dire de 25 à 35 ; ujo plus bas que les taux orclinaires des autres compagnies.\u2019 Placez donc vos risques sur meubles et bâtisse s duns la Mutuelle de Montréal, Placez-les dans son département à systèmne ordinaire d'assurances de dépôt, sans aucune responsabilité de la part de l'assuré.À taux fixe, sans mutualité, sans billet Vous économiserez considérablement, votre argent restera dans le pays et vous développe- fient toute compétition.N'assure à échéauce, du règlement de vos sinistres.anglaise J.B.Lafleur, ; Secrétaire, Montréal .8-8-01\u20141 8 rez une bienfaisante institution pour la province, Indépendante de toutes les compagnies d\u2019assurances, elle fixe elle-même ses taux qui dé les stocks de marchandises, ni les moulins et mantfac- tures.Un soin tout particulier sera pris de le régularité de vos polices, de leur renouvellement Alf.A.Laviolette, Agent à Saint-Jérôme. LA NATION.\u201412 AVRIL 1902.93393533333333332333232, 5 'OHOSESSDELA SEMAINE\u201d CECEEEEELEEEEEEECELECEE A OTTAWA 11 est difficile d\u2019imaginer une semaine plus maigre en événements caradiens que la dernière.A Ottawa, les Communes ont repris le monotone et sempiternel débat sur le budget.On espère en finir l\u2019un de ces jours mais on ne sait pas lequel.Le vote sera ensuite pris sur l'amendement de M.Borden dont nous avons parlé dans notre dernier numéro.La grande sensation au milieu de nos législateurs a été la nouvelle du désastre arrivé aux Canadiens, à la Rivière de Kleinhart, Suc-Africain, le 31 mars.4 ¢ & nérer notre grande ceuvre n'est pas encore constituée.On conçoit les tiraillements qui précèdent le choix des titulaires.Les députés besogneux \u2014 et ils sont nombreux \u2014 prétendent avoir le premier droit au plantureux gâteau ; certains\u2019 ministres chercheurs de popularité aux dépens de leurs collègues encouragent les ambitions de leurs collègues de la députation.mais d\u2019autres plus sou- Chambre et composée d'hommes compétents qui feraient leur travail d'enquête lonisation mêtm : sans se préoccuper des exigences politiques d'aucun de nos par- Nous en avions bien l\u2019annonce, il y a déjà quelques jours; mais c'est lundi que tous les détails ont été connus.tis.Qui vivra verra si MM.Déchène et ministre de Ja Milice les a fournis à lajet Gouin.Chambre avec quelques mots de sympa-\" thique admiration pour ces disparus du continent noir et des consolations bien : méritées aux parents des victimes.Chambre est restée vraiment en proie à une indicible douleur et c'est peut-être la première fois que nos jingoes intraita-' bles et nos conmuérants implacables d'un d'une intelligence vraiment 1erritoire qu'ils n'avaient pas le droit de à la moyenne et Lailanges à après une courte maladie, | Jeune homme encore, à idées Vnenanee parlementaire ! M.A.G.Bourhonnais, député de Sou- Québec, est mort à Quebec, C'était un singulières mais doué supérieure ; possédant une popula- parfois, à principes variés, chose cruelle, cunibien coûte cher la con- | comité.| quête d'un pesple de cœur qui lutte, Nous offrons à sa mémoire, cette note - la même inculpation et ont été condamnés à diverses peines graves pour divers méfaits au cours de la campagne.Ces australiens auraient tué de sangfroid, d'après un dernier rapport, de tren- le-cing à quarante prisonniers.Comme exemple de leur cruauté de sang-froid, on cite le cas de trois enfants boërs, deux frères de dix et douze ans, et leur petite sœur, qui se constituèrent prisonniers au camp des carabiniers australiens, deman- et leur rapport au point de vue de la co- | cieux de l'intérêt public et de la faveur {dant en même temps à manger.La fillet- de la saine opinion sont d'un avis con- {te et l'un des garçons furent blessés par traire :\u2014 ils veulent une comunission in- ; des coups de carabines : le garçon qui dépendante du gouvernement et de la {n'avait pas été atteint prit son petit frère sur ses épaules pour l'emporter quand tous deux furent tirés à mort : de même la mêtne la filiette.\\ Pour ajonter à ces horreurs.le bureau boër d'Amsterdam donne, le même jour, sept du courant, un rapport du général Delarey a Kriiger, remontant 4 janvier Le\u2018 T'argeon vont l'emcortersur MM.Parent dernier.Ce rapport contient de nombreuses accusations d'atrocités commises par les Anglais et soutenues par des dépositions assermentées.Outre l'accusation générale de placer cn rideau autour des camps des femmes et des enfants boérs pour! cinpéeher les guerriers bhoérs de tirer sur les camps anglais aussi entourés,\u2014ce qui Tut cause qu'un grand nombre de femmes botres furent tués, Delarey cite des cas.toucher ont réalis¢ combien ln guerre estirité gui ~emblait invincible dans son\u2018 spécifiques ou des prisonnie rs et des blessés boërs furent tués délibérément et il se plaint que, grâce à la persécution de : - .2 .+ .+ pour sa Hlerté.Ces leçons sont pési- de bon souvenir et à sa famille, l'expres- , Methuen, sa propre femme ct ses six en- bles me's +i elles pouvaient ouvrir les!sjon de nos sincéres condoléances.yeux à quelques-uns de nos farouches! impérialistes, il faudrait s\u2019en consoler, comme d'un mal qui tourne à bien.Onze crnadicus ont Cté tués au der-| nicer engagement et quarantessix - Llessés! plus ou moins sérieusement, | t La vacance créée dans Soulange ne se- | ra pas remplie, sans doute, avant Bauqui a vu se passer la dernière session sans député.A quoi bon, au demeu- | rant?Un de plus ou de moins dans le; fants ont erré pendant un an de par le veld.Le général Delarey se plains aussi que sa mère, âggée de 83 ans, a été con- « 1 .a - .|romne non plus que celle de Stanstead duite à Klerksdorp après que ses troupeaux eussent Été enlevés et sa maison brûlée.Van der Merwe, ci-devant contunissaire Les ééy êches de conduléances officiel-|troupeau ministériel, quelle différence des mines daus le Rand.en service ae- les n'ont pas manque, cela va sans dire, (cela peut-il faire à la chose provinciale ?tucliement sous Delarey, ajoute au rap- et c'est bien le moins que les autorités! l'as de députés du tout, pas de ministres port de ce dernier une longue liste d'u- impéricles nous doivent pour les enfants mêmes, M.Parent tout seul, avec un {trocités commises par les troupes anglai- , .| enlevés à notre soi colonial qui en a tant besoin.[Les principales sont venues de Chamberlain, l'hommne néfaste de l'Anyleterre et de Lord Roberts qui sait cel que veut dire tomber sous les balles boëres sur le veld sud-africain.Le contingent On annonce, t:ardi, que les permis du recrutement ont été accordés à Ottawa pour le contingent africain, mais nous ne voyons encore rien d'officiel, à cette date, sur ce sujet.Tout semble prèt à la -capitale pour l\u2019organisation et l\u2019équippe- ment du contingent et sur un signe du War-Uffice tout sera commencé et fini en peu de jours.Nouvent wardinat On annonce maintenant que Mgr Falconio sera créé cardinal aussitôt qu\u2019il aura été promu à Washington en remplacement du cardinal Martinelli.Rien d'officiel cependant n'a été reçu À la capitale fédérale.A Quéree On est en pleine vacance, c'est-à-dire que les membres du Cabinet sont retournés chacun à son affaire et que la chose puvlique est entre les mains des officiers administratifs ; elle ne s\u2019en porte pas plus mal, tout au contraire, les contribuables respirent plus à l\u2019aise.M.Parent est à New-York pour pousser les affaires du pont de Québec et -on annonce qu'il Assistera au couronnement du Roi Edouard faisant partie de la suite de Sir Wilfrid.Si cette fois, il ne nous revient pas siré jusqu'aux oreilles c'est qu\u2019il a un dédaiu vrais des honneurs impériaux.C'est une bonne note que nous lui décernons avec plaisir.La Commimion de coloninntion Cette grave institution appelée à régé- bon assistant ct un prompt sténographe.! n'est-ce pas l'idéal de notre gouvernement provincial, aux yeux des hommes! d'affaires anglophones de la Province ?- Cela n'existe-t-il pas de fait et M.Duffy n'est-il pas parfaitement heureux de cet\u2019 état de choses ?EUROS i La guerre i Lord Kitchener a fait connaître avec un soin tout particulier les pertes des\u2019 Boërs au combat de Kleinhart's River, : ses sur les femmes et Jes enfants, à la liste déjà passable de Delarey lui-siéine, | Voilà ce que nous transmettent les dépêches des journaux anglais eux-méres.Comment ne pas croire à ces rapports quand ils viennent de Delarey.ce uoble général dont l'éioge est dans la bouche de tous ses ennemis, FM n'est plus question des négociations de paix, depuis ces jours derniers.Sontelles ronipues de nouveau ?la chose ne {saurait vous surprendre en face de l'at- NE LETTRE D CLAN A Edouard Vi (De La Croix de Paris) Ce document intéressant n entre les mains, haut?l'est tombé Si nous le lisions tout » .En vérité, mon oncle et cousy avouez que vous avez de la chance, Ce Français, aimables papillons de la polit.que, vous rendent un fier service, Ils a ratent pu suivre d'un peu près l'exécution de votre plan »- impérialiste ae rlez-vous emb .nuyé s\u2019ils avaient autant.de mémoire que d'esprit ! Voyons, entre parents, pourquoi dix.muler ?N'est-il pas vrai que votre gy.\u2018vernement est bien contrarié par les \u2018désagréables\u2019 dépêches de ford Kitchener?Lorsque Londres célébra\u2014et tout Venpire britannique en même temps\u2014le Ju bilé de Sa Gracieuse Majesté, mon aîeule votre ministre des Colonies laissa voir l'intention de fédérer fortement avec la Métropole le Canada, l'Australie et même le Sud-Africain.Et, de fait, n'est-ce point dans cette vue que votre gouvernenient poussa ÿ (fort a I'union fédérale des Etats Australiens?Avant de resserrer la solidarité entre la Grande-Bretagne et l'Australie, l fallait sans doute la créer entrele Stats Australiens eux-mêmes, Au reste, avec tin art exquis, lord Chamberlain à ; tout de suite accepté le concours militaire de la jeune Fédération contre ces affreux Boërs.Pour ce qui regarde ces derniers, je n'ai aucune raison de vous cacher ce que disent, ici, des gens plutôt mal intention- és pour le gouvernement de Votre Majesté.Ils insinuent que la guerre du Transvaal n\u2019aurait jamais éclaté si le parti afrikander n'avait pas battu le parti anglais au Parlement du Cap.Ib rappellent avec insistance une particularité fort suggestive : au début de cette guerre, répètent-ils, sir Milner a déclare - qu\u2019elle était indispensable pour briser la force de l \u2018* afrikandisme\u2018*.Votre gouvernement a voulu broyer la race de Boërs, et étoufler ainsi dans son principe lun mouvement tout contraire à la grande concentration impérialiste.\u2026.Ma foi, je ne blame pas votre gouvernement, Vous savez, mon oncle et royal : cousin, que j'emploie, moi aussi, visd .; ga .- .ik Re ate ont 5 ces JE a H semble mieux renseigné là-dessus que titude de la presse jingoiste britannique VIS des Polonais des méthodes de germs sur les autres pertes.Pourtant le malheur des Boërs ne peut consoler l\u2019.A\\nyle- terre des désastres qui assaillent successivement ses armées.Il n'y aurait plus en campagne quel 8,000 où 10,000 soldats boërs et on en serait enfin rendu au vrai commencement de la vraie fin.C'est avec ces nouvelles d'un optimisme démenti constamment par les événe- ments que les généraux anglais et leur censeur de dépêches ont endormi l\u2019opinion publique en Angleterre depuis près de trois ans.On sait à combien l'heure se paie en goûtes de sang et en milliers de louis cette épouvantable guerre qui prend de plus en plus les aspects d\u2019une boucherie en règle et d'une tragédie infernale.£t de plus en plus aussi le beau rôle revient aux républicains boërs, à leur généraux, à leurs burghers, aux femmes héroïques qui les soutiennent.Kritzinger accusé de mille atrocités a été honorablement acquitté après un procès minutieux.Par contre deux officiers australiens ont été fusillés après avoir été convaincus du meurtre de prisonniers boërs et plusieurs autres ont subi leurs procès sur et coloniale.Elle a crié si fort qu\u2019il ne fallait accorder aucune concession aux Boërs que Chamberlain, aussi aveuglé que les autres et ne demandant pas mieux qu'on s'obstine dans la guerre, aurait donné instruction de tenir pour non avenues les négociations entamées.C'est là une version qui a cours parmi les belliqueux quand même.L'autre c'est que Wolseley, l'envoyé direct pourvu de tous les pouvoirs du Roi lui-même, aurait mission de couclure une paix honorable par tous les moyens humains.Il n\u2019est pas encore rendu en Afrique mais aussitôt arrivé au cœur de la guerre, il prendra lui-même les choses en main et règlera tout d\u2019après certaines instructions secrètes et royales acceptées d'avance par les chefs boërs actuellement en Europe autour de Krüger.Un homme qui boit jusqu\u2019au délire : l'ADIPSONE le met très bien en moins de deux heures ct le guérit en huit jours.T1 ne fait pas restituer.J.P.Coutlée & Cie.1345 Ontario.VICTOIRE COMPLETE Le croup, les affections de la gorge ct des poumons trouvent un adversaire vic- | nisation un peu.vives.| Mais il faut que je vous communique des informations fort intéressantes que mon frère, le prince Henri, m'a envoyés d'Amérique.\u2018 Les Franco-Canadiens se plaignent que votre gouvernement méconnaisse les droits de la langue française.Ils on remarqué, par exemple, la répugnanc avec laquelle le sous-ministre de la milice au Canada leur communiquait la version française des \u2018ordres généraux relatifs à l'organisation des clubs de tir\u201d.Av raient-ils entendu parler des ordontancé que lord Chamberlain a feint de retirer $ Malte?Et s'inquiéteraient-ils des pen sées que votre ministre des Colonies gar derait par devers lui ?.Après tout, leurs plaintes sont und tail.Ce qui est peut-être plus gravé c\u2019est que le \u2018\u2018Dominion'* perd de ao fiance dans la puissance militaire de Grande-Bretagne.Et les Canadiens ai glais sont gens pratiques.Figurez-vots chez oncle et cousin, que le \u201cCitizen d'Ottawa a imprimé, en ces dere temps, des lignes comme celle-ci: Now faisons à l'Angleterre plus de bien ae l'Angleterre n\u2019en a jamais fait au Cana torieux dans le BAUME RHUMAL.\u201445 da depuis un siècle.Quoique ras LA NATION.\u201412 AVRIL 1902.+ A jeterre n'ait jamais, depuis la dernière pu [ris une attitude ferme, pour nous protéger contre la rapacité de nos voisins, les Canadiens ont risqué leur vie, versé leur sang, et contribué de leurs deniers avec joie pour maintenir le pres ive Pom, Je ee fort \u2018encore ! Le Hamilton He paid trouve que les relations actuelles entre le Canada et l\u2019Angleterre ne peuvent subsister telles qu'elles sont : + Qu (les doivent être plus étroites, ou elles doivent être plus laches,\u201d dit-il.Et le Truro Searchlight va plus loin : ** Ne vous ¥ 1rompez point, la lutte est désormais entre l'impérialisme et l'indépendance, et cette lutte est beaucoup plus imminente que plusieurs semblent le croire.\u201d J'avoue qu à la lecture de ces choses, quérant s'exerçait dans un rayon de plus intéressantes, je n'ai pu m'empêcher de[en plus étendu.Aujourd'hni, à la veille rite : Votre ministre Chamberlain est un; maître éfagiezer : il a le toupet de soulever encore la question de Terre-Neuve tl 11 fait les gros yeux aux Français parce\u2018 qu'ils maintiennent leurs droits sur le, chemin de fer de Djibouti-Addis-Abbaba! Si j'étais à leur place !.comme je fortifierais les Franco-Canadiens en tournant vers le Canada un fort courant d'émigrants bretons .Je eréerais méme à votre gouvernement quelques autres petits ennuis, Mais ces bons Français ont un ministère qui fait à souhait vos affaires \u20ac les miennes.Ne vous en inquiétez donc point.Pour moi, cher oncle ct impérial con- sit, je ne vous taquincrai pas.Je sais que vous connaissez mes projets : vous; voyez que je connais votre situation : il vant mieux, some toute, pour vous, que nous restions bons amis.Pour copie non conforme.B.SIENNE.P, S.\u2014Félicitez l'ambassadeur d'Italiè de l\u2019habilité de son gouvernement vis-à- vis de la France.La France resserrant ! ses liens avec l'Italie, dans le temps où | celle-ci se brouille avce I\" Australie, c'est charmant ! Il suffira que les Italiens, nos \u201cbons amis et alliés \u2018\u201d à l\u2019un et à l'autre, \u2018 lachent les Français au bon moment .| Vous aurez les mains libres! .Ce bon! moment se produira à l'heure où je ferai éclater la crise germano-autrichienne.Les Boers On affecte en Angleterre de traiter la démarche du président de la république sud-africaine.M.Schalk-Burger, qui va tenir conseil avec le président de l'Orauge, M, Steyn, comme l'aveu de la position désespérée des Boërs, - C'est une fiction diplomatique.Sans se faire d'illusions dangereuses, sans commottre la faute inexcusable d\u2019exciter dans l\u2019âme des héroïques défenseurs de la cause des Boërs des espérances nou fondées, un observateur impartial et de bonne foi doit constater que la situation des républiques sud-africaines, loin de s\u2019empirer par la prolongation des hostilités, s'est amé- livrée sensiblement au point de vue militaire, depuis un an, et qu'au point de Yue politique, elle offre des périls et des iconvénients tout à fait nouveaux pour d'Angleterre.; ,Ç Assurément pour apprécier sainement l'état présent de I' Afrique australe, sans vies, peut, sinon écraser toute résistance, du moins imposer à de petits pays le joug de la conquête et les dépouiller de l'indépendance nationale et des franchises civiques.Ces deux points une fois hors de cause, il n'en demeure pas moins que la politique d'extermination pure et simple, d'annexion brutale, peut coûter bien cher à la nation qui la pratique et que, d'autre part, bien loin de diminuer avec le cours du temps, ces inconvénients ne font que se multiplier et s'aggraver.Que l'on compare la position militaire il y a un an et maintenant ! À cette époque le découragement régnait dans les rangs boërs, l'artillerie des républiques était aux mains de l\u2019ennemi.De Bloemfontein et de Prétoria, l'autorité du con- % payer de mots et sans se jouer des in- tirêts les plus secrés, il convient de com- Mencer par reconnaître que le rétablissement pur et simple du régime antérieur la guerre est impossible.Il faut également admettre qu\u2019à la longue un em- Pire de plusieurs centaines de millions £ sujets, s'il applique toutes ses forces, de l'automne sud-africain les commiandos ont déployé une activité étonnante.Ils ont remporté une foule de succès dont la prise de lord Methuen n'a été que le couronnement.Le plan des colonnes volantes et du balayage, mis à exécution à plusieurs reprises dans des aires encerclées de blockhaus, n'a pas donné les effets attendus.Une expérience fréquemment rénouvelée a démontré le ridicule Directeurs 3 MM.F.X.ST-CHARLES Président R.BICKERDIKE, M.P.Hon.J.D.ROLLAND, J.A.VAILLANCOURT, A, TURCOTTE.Gérant Général : M.J.A.PRENDERGAST Asst.Gérant : C.A.Giroux Inspecteur : O.E.DORAIS BANQUE D\u2019HOCHELAGA Capital payé 81,500,000, Fondn de Réserve 8230,000, Bureau principal : Moniréal.Bureaux de Quartiers : Hochelaga Rue Notre-Dame Ouest Vice-Prés, | Rue Ste-Catherine Centre Rue Ste-Catherine Est Sucoursales : Joliette, Louiseville, Québec, Sorel, Sherbrooke, Saint-Menri (Montréal), St-Jérôme, \u2018Trois-Rivières, Valleyfield, Vankleek Hill, Winnipeg.( Man.) Cue nouvelle succursale de cette banque est maïntenant en opération à SAINT JEROME, rue Labelle, près du pont de jer, J.C.GAGNE, Gérant pro-tem.LABELLE 2.7 \u2014Boir: px rosT No.91.J.D.GURY IMPORTATEUR Marchandises sèches, Chapeaux Chaussures, Fourrures, etc.\u2014 St-Jérome cc0ceo
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