La tribune, 31 décembre 1990, Cahier 2
[" - La Tribune Sherbrooke lundi 31 décembre 1990 CAHIER Vivre Arts Général OU FAIRE GARDER SON ENFANT?en milieu scolaire bientôt fournie en été?Le reçu d'impôt, un avantage non négligeable Risque énorme pour certaines gardiennes, en cas d'accident tion (200 $ par place pour le démarrage), les parents les moins bien nantis ont droit à l\u2019aide prévue par le programme d\u2019exonération d\u2019une partie du tarif.«Et, évidemment, le reçu d\u2019impôt est remis à tous les parents, sans exception; ce qui revient à coûter moins cher qu\u2019avec la garde au noir», devait-il aussi soumettre.«La garde non reconnue est florissante, et l\u2019Office des services de garde à l\u2019enfance n\u2019ouvre pas assez de places.C\u2019est malheureux, on se retrouve dans un cercle vicieux et je pense que ça va prendre bien des années avant qu\u2019on en sorte», devait-elle conclure.La garde François G0UGE0N\tSherbrooke Il n\u2019est pas impensable qu\u2019un jour, les services de garde en milieu scolaire accueillent des enfants à l\u2019été; une période très préoccupante pour les parents, alors que cette ressource qui comble bien des besoins durant l\u2019année scolaire n\u2019est plus disponible en période estivale.D\u2019ailleurs, explique un responsable à la Direction régionale de l\u2019Estrie du ministère de l\u2019Éducation, Jean-Luc Bombardier, des expériences-pi-lotes en ce sens ont été tenues ces deux dernières années, dont une dans une école de la région de Magog.L\u2019idée consiste à jumeler à l\u2019école offrant un service de garde en milieu scolaire un organisme de loisir ou une municipalité.Cela apparaît tout simple, d\u2019autant plus que les parcs de loi sirs où se déroulent les activités des jeunes à l\u2019été sont généralement situés à proximité d\u2019une école.«Il faut bien comprendre, expose M.Bombardier, qu\u2019il s\u2019agit présentement de projets expérimentaux, pour lesquels des crédits ont été débloqués.Il ne faudrait pas s\u2019attendre à ce que tous les services soient admissibles.» Quant à l\u2019autre lacune relevée par des parents au sujet de la garde en milieu scolaire, soit l\u2019absence de service lors de journées de congé, de planification des enseignants ou de relâche, M.Bombardier signale que les opérations demeurent toujours possibles.«Cela dépend de chaque école, qui détermine à sa guise si le nombre d\u2019inscriptions lors de ces journées justifie ou non de laisser les portes ouvertes», précise-t-il.Véritable explosion Quoi qu\u2019il en soit, et malgré ces réserves, qui forcent les parents à se tourner vers une autre ressource, la garde en milieu scolaire a connu une véritable explosion en quelques années seulement: pour la seule Commission scolaire catholique de Sherbrooke, 23 des 36 écoles desservies offrent un gîte de quelques heures à plus de 900 élèves.Et cinq autres projets sont en voie de réalisation.Pierre Dugré, attaché d\u2019administration et responsable du dossier à la CSCS, n\u2019est pas peu fier des résultats.Bien que ce n\u2019était pas le but recherché, il reconnaît que ce service a néanmoins permis de faire le «ménage».«Au moins, dit-il, on offre une alternative aux parents, à ceux qui n\u2019avaient pas le choix autrefois Sherbrooke (FG) 1 est dommage que les parents soient si peu informés sur les avantages de la garde subventionnée et reconnue.Ne serait-ce que pour le reçu d\u2019impôt, ça vaut la différence!» Coordonnatrice de l\u2019agence L\u2019Enfantillage qui dessert la région de Coaticook, Carmen Giroux ne tente aucunement de vendre sa salade: cette ressource de quelque 30 familles offrant 110 places est utilisée à près de 100 pour cent et la liste d\u2019attente est très longue pour le groupe des moins de deux ans.Son intervention, ce n\u2019est donc pas pour trouver des clients à ses familles de garde mais sensibiliser les parents à l\u2019importance de la garde reconnue.«C\u2019est bien sûr que tout ce qui se fait en dehors de la garde reconnue n\u2019est pas forcément mauvais, dit-elle.Loin de là.Mais dans nos familles, l\u2019encadrement est le même pour tout le monde: le ratio adulte/enfants est fidèlement respecté, nous faisons des vérifications régulières, même à l\u2019im-proviste, pour s\u2019assurer que les foyers rencontrent les différentes normes (hygiène, santé, sécurité).On veille à ce que chaque responsable respecte un programme de développement intellectuel de l\u2019enfant (par exemple, la période d\u2019écoute de la télévision est limitée à un temps donné et à un type précis d\u2019émissions).No- de confier leurs enfants, avant ou après la classe, à une personne qui garde à la maison (souvent à proximité de l\u2019école) et dont le service n\u2019était pas à la hauteur de leurs attentes.» Précisant bien qu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019une garderie, le responsable auprès de la CSCS note que, sans dénigrer ce qui se fait dans les maisons privées, tre rôle est aussi d\u2019offrir la formation pour les responsables de famille, portant aussi bien sur les premiers soins, l\u2019alimentation, la psychomotricité.» Reçu obligatoire Si elle admet que dans bien des familles non reconnues il se fait aussi d\u2019excellentes choses, Mme Giroux porte son propos sur l\u2019aspect fiscal.«Avec la garde reconnue, précise-t-elle, les parents ont droit au programme d\u2019exonération, qui est très avantageux pour les faibles revenus, comme les familles mono-parentales.En plus, le reçu d\u2019impôt est obligatoire et là, l\u2019avantage est indéniable pour tout le monde: des gens qui acceptent de payer quelques dollars de moins que le tarif régulier en pensant faire une bonne affaire se trompent.C\u2019est incroyable le manque d\u2019information.Qu\u2019on en parle à un comptable!» Tarifs aussi élevés D\u2019abord, il est très rare que les responsables d\u2019un service non reconnu chargent moins cher.«Dans la région de Coaticook en tout cas, comme il y a tellement de besoins, des femmes exigent un tarif aussi élevé, sinon plus, que dans les familles reconnues.Et en grande majorité, elles ne donnent pas de reçu d\u2019impôt.Les parents sont alors doublement pénalisés», fait valoir Carmen Giroux, «le service de garde en milieu scolaire offre non seulement la sécurité mais tout l\u2019encadrement requis».Ainsi, évoque-t-il, le personnel est qualifié et dispose d\u2019un budget permettant l\u2019utilisation de matériel didactique.«L\u2019école, dans notre vision d\u2019aujourd\u2019hui, n\u2019a pas qu\u2019une mission strictement éducative.C\u2019est le prolongement de la famille, un véritable mi- Cette situation fait justement en sorte qu\u2019il est si difficile pour un organisme comme L\u2019Enfantillage de recruter de nouvelles familles.«Dans le secteur de Compton, où la demande est très grande, nous avons déjà tenté de réunir des femmes qui gardent à la maison pour les intégrer à notre réseau.Mais sans Sherbrooke (FG) Bien des femmes gardant des enfants à la maison ne le savent pas mais elles vivent avec un «risque potentiel énorme» en cas d\u2019accident.Ce risque, c\u2019est celui d\u2019une condamnation à l\u2019issue d\u2019une poursuite et ce, en regard de la responsabilité civile que l\u2019assureur refuserait de couvrir.Même si, à sa connaissance, aucun événement de cette sorte n\u2019est encore survenu, le directeur général adjoint au Bureau des assurances du Canada (BAC), Marcel Tassé, admet qu\u2019en matière de garde non régie, «certaines personnes vivent avec un lieu de vie pour les jeunes», ajoute-t-il.Le gros de la clientèle se situe entre cinq et huit ans et sert essentiellement pour les enfants qui n\u2019ont pas à prendre l\u2019autobus scolaire.Pierre Dugré fait aussi remarquer qu\u2019au chapitre des avantages de ce système rendu possible grâce au financement du ministère de l\u2019Éduca- succès», déplore-t-elle en pensant aux parents qui tireraient un «avantage financier certain» d\u2019un tel service.Mais ceci étant dit, Mme Giroux reconnaît que ce n\u2019est pas demain la veille qu\u2019on arrivera à corriger la situation.risque qu\u2019elles ne soupçonnent pas.« Le fait est que bien des femmes, en lançant leur petit commerce, n\u2019ont pas pris soin au préalable d\u2019en informer leur courtier.«Du moment qu\u2019une activité lucrative ou commerciale s\u2019exerce dans une résidence privée, il faut en aviser son assureur.A partir de quatre enfants, et si cela se fait sur une base régulière, nous estimons qu\u2019il y a là activité professionnelle.C\u2019est une aggravation du risque qui doit être signalée au courtier», explique M.Tassé.Or, malgré la meilleure surveillance, et surtout avec des enfants, on sait qu\u2019il s\u2019agit souvent d\u2019un instant d\u2019inattention pour qu\u2019un bête accident survienne.Qu\u2019arrive-t-il alors si un enfant déboule l\u2019escalier et subit des lésions corporelles permanentes le rendant handicapé pour le reste de ses jours, alors que l\u2019assureur n\u2019a pas été avisé de l\u2019activité professionnelle qui se tient dans la résidence privée de la gardienne?«C\u2019est un beau cas.Mais je ne suis pas avocat.Il faudrait voir les circonstances.Il est sûr que ça pourrait poser de sérieux problèmes en cas de poursuites légales.Sans dramatiser, je pense que la meilleure chose à faire pour la personne exploitant un petit service de garderie privée à la maison serait d\u2019en référer sans tarder à son courtier», a finalement suggéré Marcel Tassé.QvdaPTiX VONT DE PAIR CHEZ MAT EXPERT CENTRE DE RENOVATION N'OUBLIEZ PAS NOS Escabeau domestique en aluminium Haut 18m (0790) Scie circulaire 80 mm Moteur 10 A 4 600 r/m Protecteur en tonte d'aluminium Isolation double Prof de coupe réglable Comprend lame universelle et dé d'arbre #5150 (0642) O Æ paire Jeu de 2 supports de chevalet (0113) CHOIX DE REMISES 8' x 8' 8' x 10' 8' x 12' 8' x 14' 10' x 12' Robuste pistolet agrafeur T 50 (0030) Pince à blocage à bec long avec coupe til (0147) Pince blocage à mâchoires ncurvôes et coupe fils incorpore Long 18 cm (0139) fS*4r 1 10' x 14' \\ 10' x 16' | Chalumeau -Bernzmate Bec mmce en laiton Bouieilie de propane de 400 g incluse (0571) AVEC SI Pince a long bec en acier au chrome vanadium Long 20 cm (0626) Pince d électricien en acier au chrome vanadium L ong 18 cm (0634) \u2022 LA TOUCHE FINALE A L'EXTERIEUR \u2022 -35&W - \u2014., Jj sma Pince à tranchant diagonal en acier au chrome vanadium Long 17,5 cm (0618) lu In * i*n In * fc.n gq&fgsp\tm « l SUK» (MAU IIHLANt X&8& Sun» aikyoi nsitiD iroirw iüSâg nnuusni\tnw«ui\trmuusm fOUt PUIKHIIS\tIUN< 1140-1101\tILAIK (740-1101\tIUIK iîM IIOI ch.::isuM»umi m3\"\t'J~~-^~sun« umx ftlSItVATIF fOUt KMS Vl»T (774-470) C-.OAIt (774-124) IMTt«IIU»/mt«lfU»\t^\tn_c^' g fz bM } nn rf Wfinnrinnnpop^^i jjffTîi JulQu I tpu tt\u201d\"?d» il mirchinfl.»» Un Wui M' C tent Nous nous réservons le droit de limiter les quantités CENTRE DE RENOVATION 1151 King Est SHERBROOKE 821-2334 116 rue Principale ST FRANÇOIS XAVIER 845-4444 B 2 Lo Tribune, Sherbrooke, undi 3i décembre 990 Forum L'année 1990 au Canada, au Québec et en Estrie Jeon-Guy Dubuc, resident e Édite,' Jean Vigneault, rédacteur en cher Roth Bilodeau, EditoriaiisTe-adioinr Echec du Lac Meech, affrontement d\u2019Oka, fouillis dans l\u2019application de la TPS, marasme économique, enfantillage sénatorial: toutes ces crises qui ont marqué 1990 au Canada ont un dénominateur commun.Elles ont résulté directement de la faiblesse ou de l\u2019absence du leadership de Brian Mulroney.En faisant la rétrospective de l\u2019année qui s\u2019éteint, impossible d\u2019échapper à cette constatation: le Canada a été mal gouverné en 1990.Les conservateurs blâmeront Sharon Carstairs, Clyde Weills et Jean Chrétien pour l\u2019échec misérable de Meech, et ils auront partiellement raison.Mais ces petits politiciens n\u2019auraient pas saboté l\u2019Accord constitutionnel si M.Mulroney avait été plus vigilant, moins imbu de lui-même, plus à l\u2019écoute.Un véritable chef de gouvernement n\u2019aurait pas permis qu\u2019un Clyde Wells donne pareil croc-en-jambe à tout le pays et qu\u2019un Jean Chrétien orchestre son retour en politique en travaillant en coulisses pour que les autochtones du Manitoba, Elijah Harper en tête, créent une telle confusion.Pendant que l\u2019Europe évolue vers le fédéralisme, le désintéressement apparent du premier ministre et les intérêts à courte vue des Carstairs, Wells et Chrétien ont conduit le Canada, en pleine crise économique, à bousiller du moins temporairement, un système politique théoriquement adéquat.Ce n\u2019est pas le fédéralisme qui a échoué au Canada, ce sont les politiciens qui l\u2019ont mal compris et qui ont trop cherché à l\u2019adapter à des sauces partisanes.Ca se comprend! Deux événements ont directement découlé de cet échec, soit la formation du Bloc québécois et la création de la Commission Bélanger-Campeau.Le premier aura un impact semblable à l\u2019émergence du Crédit social sous Réal Caouette.Lucien Bouchard n\u2019a qu\u2019un seul discours et ce n\u2019est pas celui d\u2019un chef de parti, c\u2019est celui d\u2019un tribun.On doit respecter son choix de la souveraineté, mais ce n\u2019est sûrement pas à partir d\u2019Ottawa que le Québec y accédera.Et ce n\u2019est pas en décriant le fédéralisme que le Bloc québécois, tout populaire qu\u2019il soit, rendra service au Québec.Ca peut défouler certains députés frustrés ou déçus, mais concrètement, ce n\u2019est pas le Bloc québécois qui négociera soit la souveraineté, soit une association avec le Canada: La création de ce parti marginal n\u2019est pas le résultat des efforts et de la passion de certains politiciens québécois qui avaient auparavant choisi le parti conservateur, c\u2019est un phémonène marginal et passager imputable à l\u2019opportunisme des uns et à la faiblesse des autres.La Commission Bélanger-Campeau, malgré l\u2019absence déplorable de Robert Bourassa, malgré le caractère répétitif des mémoires et malgré les divergences de certains commissaires dont plusieurs ne sont là qu\u2019en raison de leurs fonctions officielles et non de leurs qualités personnelles, devrait permettre au Québec d\u2019exprimer clairement ses choix d\u2019avenir.Elle devrait surtout grâce à ses deux présidents et au ministre Rémillard, éviter au Québec d\u2019agir simplement sur le coup de l\u2019émotion.On ne refait pas un pays avec des drapeaux, des chansons et des manifestations, mais avec des idées et des propositions claires qui tiendront compte des avantages et des désavantages.A côté de la crise d\u2019Oka, présage d\u2019affrontements aussi intenses dans les années à venir, la crise du Sénat est bien pâle.Elle a simplement prouvé une fois de plus que cette institution est inutile dans sa forme actuelle et que plusieurs de ses membres, le sénateur de Wellington Jacques Hébert le premier, devrait jouir immédiatement d\u2019une retraite à vie.L\u2019obstruction à la TPS fut non seulement risible, elle a été une véritable insulte à la démocratie.La crise d\u2019Oka a été provoquée par l\u2019indécision chronique des gouvernements Mulroney et Bourassa et par leur incapacité presque congénitale à mettre un frein à des débordements exagérés.Prendre plus de deux mois pour régler, de façon non définitive, un tel incident, ce n\u2019est pas seulement de la prudence, c\u2019est de l\u2019incompétence.Dans toute cette saga, on retiendra que l\u2019armée a gagné des points en empêchant que le sang soit versé.Mais on notera aussi que les stratèges gouvernementaux connaissent bien mal les Indiens et que ceux-ci ont une très piètre notion de leur appartenance au Canada et du respect des lois en général.Cela augure plutôt mal pour les négociations à venir.Si le ministre Jean Charest a été contraint à démissionner pour une peccadille, on doit constater que Brian Mulroney a fermé les yeux avec une complicité coupable sur l\u2019inertie et l\u2019impuissance de son ministre des Finances Michael Wilson.L\u2019économie, comme nous le constatons dans les paragraphes qui suivent, a vogué sur un bateau sans gouvernail et sans capitaine.Notre économie nous a donné quelques sérieux maux de tête en 1990; et si l\u2019on se fie aux prévisions, 1991 nous réserve encore pire.Pourquoi la récession?Pourquoi ces problèmes?Impossible ici de faire le tour de la question.Mais on peut certainement pointer du doigt nos principales faiblesses.Celles qui sont structurelles, d\u2019abord: nous ne dominons presque aucun secteur industriel sur la scène internationale; notre productivité laisse à désirer dans plusieurs domaines; et notre main-d\u2019oeuvre n\u2019est pas adéquatement formée pour remplir les fonctions dans nos industries de pointe.Bref, notre économie n\u2019est pas sans défaut, loin de là; et cela tient à bien des facteurs, notamment notre petit bassin de population.Ajoutons à cela les effets de la crise du Golfe et on a une partie de l\u2019explication.Reste que nous devons affronter la concurrence des géants que sont les Etats-Unis, le Japon, et bientôt la grande Europe.C\u2019est pourquoi il est si important d\u2019avoir des politiques économiques efficaces.Elles devraient même l\u2019être davantage que celles de nos concurrents: pour compenser nos désavantages comparatifs.Or, l\u2019année 1990 a été cruellement révélatrice sur ce plan: la plus grave faiblesse du Canada, c\u2019est précisément que notre gouvernement n\u2019a pas de politique économique d\u2019ensemble.Bien sûr, il y a le libre-échange.Mais il s\u2019agit d\u2019une mesure, pas d\u2019une politique globale; sans coordination économique adéquate, aucun résultat n\u2019est garanti.D\u2019ailleurs, on le voit bien: la hausse du dollar a totalement annulé l\u2019effet positif que nos exportateurs attendaient des réductions tarifaires, et toute notre économie en souffre.En fait, tout au long de l\u2019année, nos agents économiques n\u2019ont jamais pu compter sur le gouvernement Mulroney; au contraire, ils ont dû constamment lutter contre lui.Contre sa politique monétaire, car ce sont les taux d\u2019intérêt élevés qui ont provoqué la récession; qui ont étouffé une activité économique vigoureuse.Tout cela sous prétexte de combattre une inflation qui n\u2019est pourtant plus inquiétante depuis belle lurette.La récession 1990-91 n\u2019a donc rien de «naturel» contrairement à ce que le ministre Wilson voudrait bien faire croire; elle est la création de son gouvernement.Parce que ce gouvernement n\u2019a qu\u2019un seul et unique levier économique: la variation des taux d\u2019intérêt.Résultat: les meilleures intentions engendrent les pires contradictions.On a déjà évoqué le cas de nos exportateurs qui se retrouvent avec un libre-échange qui ne signifie plus rien.Mais il faut surtout insister sur l\u2019épouvantable cercle vicieux du duo Wilson-Crow: on veut réduire le déficit et contenir l\u2019inflation; or, avec les taux d\u2019intérêt élevés, on accroît le déficit et, du même coup, les pressions inflationnistes.On peut qualifier la situation de différentes manières: absence d\u2019imagination, manque de vision d\u2019ensemble, incohérence, égarement, etc.Mais tout cela peut aussi se résumer comme ceci: faiblesse du leadership.Et dans cette perspective, on ne doit pas s\u2019étonner de l\u2019état de notre économie: il ressemble à l\u2019état du pays en général.Dans un contexte économique frôlant le désastre et un climat politique incertain, l\u2019Estrie n\u2019était pas promise à des miracles.Et pourtant nous avons été témoins de réalisations impressionnantes.Si certaines industries ont éprouvé des difficultés majeures, si le libre-échange n\u2019a pas été apprivoisé aussi rapidement que souhaité, si le dossier de l\u2019usine Lowney n\u2019a pas été mené très habilement, certains dossiers font espérer que l\u2019avenir soit moins sombre ici qu\u2019ailleurs.Signalons d\u2019abord les effets visibles d\u2019une grande concertation des forces économiques et politiques du milieu.Kruger construira finalement une usine de désencrage à Bromptonville.Sans la poussée politique de la ministre Monique Gagnon-Tremblay et sans l\u2019appui de plusieurs organismes de l\u2019Estrie, dont la centenaire Chambre de Commerce de Sherbrooke et l\u2019Assemblée de concertation de l\u2019Estrie, l\u2019encre qui aurait coulé aurait peut-être été rouge dans l\u2019industrie du papier.Nous avons vécu là une situation qui se reproduira sans doute et qui exigera des leaders qu\u2019ils sacrifient parfois à leurs intérêts personnels pour appuyer la cause d\u2019un voisin ou même d\u2019un adversaire politique.L\u2019industriel Dennis Wood s\u2019est manifesté avec beaucoup de dynamisme dans deux entreprises importantes pour le développement de la haute technologie en Estrie.D\u2019abord en se portant acquéreur de C-Mac qui avait fermé ses portes, puis en prenant la tête d\u2019un mouvement pour sauver l\u2019existence de la SMIS, mouvement appuyé avec succès par le député Jean Charest.La campagne de souscription de l\u2019Université de Sherbrooke, même si elle a débordé à travers tout le pays, a révélé à la fois la forte volonté des administrateurs qui ont recueilli plus de 16 millions de dollars et l\u2019attachement des Estriens à cette institution qui reste le moteur du développement économique régional.En période de récession et de resserrement des dépenses, cette manifestation tangible de foi dans l\u2019avenir de l\u2019Université est source de fierté et d\u2019espoir.La défaite du maire sortant Jean Paul Pelletier aura marqué l\u2019année politique en Estrie.Dans une lutte où cinq candidats briguaient avec sérieux la charge de premier magistrat, on se serait attendu normalement à une victoire facile de celui qui avait dirigé Sherbrooke durant huit ans.Probablement que ses organisateurs ont eux aussi cru que la partie était gagnée d\u2019avance.Avec le résultat que l\u2019on connaît.Sans doute que toutes les discussions entourant l\u2019achat et la conversion de l\u2019usine Lowney ont pesé lourd dans la balance, tout comme le désir de l\u2019électorat de vouloir du sang complètemnt neuf à l\u2019orée d\u2019années économiquement difficiles.Deux députés de l\u2019Estrie, le conservateur François Gérin et le libéral Jean Lapierre, ont été séduits par l\u2019aventure du Bloc québécois.Le premier après avoir échoué dans sa tentative louable de rendre moins hermétique le financement des partis politiques, le second après avoir vu Jean Chrétien triompher de son favori Paul Martin dans la course à la direction du PLC.Dans un contexte nationaliste très chaud et très propice, leur geste a été vivement acclamé.Il faudra attendre au moins un an pour connaître les effets de ces démissions spectaculaires sur les décisions gouvernementales touchant leurs comtés respectifs.Roch BILODEAU\tJean VIGNEAULT NDLR - Le professeur Julio Rodriguez dans la chronique Fenêtre sur le Monde de samedi, a signé une rétrospective des événements internationaux de 1990. La Tribune, Sneftjroone.lundi 3: jece^cre :ddC Le personnel et la direction profitent du temps des Fêtes pour dire MERCI à toute leur clientèle pour son encouragement au cours de l'année 1990 Et à tous MEILLEURS VOEUX pour l'année 1991.TAPIS COUTURE.TOUTE UNE AVENTURE! #\u2022.&¦'**** 'll*.fc.Aïé I ÿ'.vt.f .\\l DECORATION Fernand Scalabrini directeur général Stéphane Couture directeur des ventes Claude Couture président ADMINISTRATION Huguette Labrie contrôleur Josée Hamel gérante de crédit Réal Benoît gérant div.décoration Martine Trachy décoratrice Lyne Picard designer d'intérieur Josée Beaudoin conseillère en décoration CONSEILLERS TAPIS, PRÉLART Réjean Picard gérant division des contrats Louise Campagna service i la clientèle Josée Fontaine service i la clientèle Albert Nadeau Michel Bourbeau Robert Chartier directeur du personnel SUCCURSALE DE C0ATIC00K * Pascal Perreault conseiller Gérald Deslandes Sylvain Boutin Gaétan Demers directeur de la publicité CÉRAMIQUE CONTRATS Denis Couture directeur Jacqueline Riendeau conseillère en décoration Mario Smith responsable des commandes * Dany Martel conseiller * * / Mario Hallée gérant div.céramique Gilles Caron estimateur EQUIPE DE SOUTIEN Mario Guarnaccia gérant d'entrepôt Marc Bergeron Marcel Bisson Mirko Bendo Jean-Rock Fortier camionneur Francis Bergeron Éric Deflandre EQUIPE D\u2019INSTALLATION Claude Gosselin Danny Camden Sylvain Deslandes Gaby Simard Michel Thibeault ^ Mario Thibeault ^ Réjean Préfontaine ^ Denis Préfontaine ^ André Tremblay % Raymond Couture % Rock Breton (Coaticook) ¥ Alain Gagnon (Coaticook) Jfr André Lachance (homme de serviceI *1?CENTRE OU mpo %- COUTURE Ça c\u2019&t du tapit / Mise de côté Estimation gratuite Sherbrooke 820, rue Wellington sud 566 7111 % Coaticook 196, rue St Jean Baptiste 8497927 -S£ B 4 La Tribune, Shemrooke unci 31 décembre 1990 Vivre Maths et sciences au banc des accusés Un étudiant du Collège de Sherbrooke à la découverte de la Nouvelle-Zélande Montréal (PC) La survalorisation des mathématiques et des sciences de la nature dans le système scolaire québécois, au détriment des sciences humaines, des lettres et des arts, contribue à maintenir le «déséquilibre entre les valeurs liées au progrès scientifique et celles qui sont rattachées au progrès social».C\u2019est ce qu\u2019écrit le Conseil supérieur de l\u2019éducation dans son long rapport sur «l\u2019état et les besoins de l\u2019éducation» consacré, cette année, au «développement d\u2019une conscience éthique» dans les établissements d\u2019enseignement.«C\u2019est là un débat d\u2019ordre éthique qui nous situe au coeur même de la mission éducative et auquel devraient s\u2019attarder les établissements d\u2019enseignement», prévient le conseil.«Le système scolaire a consacré, d\u2019une certaine manière, écrit-il, l\u2019étude des mathématiques et des sciences comme voie royale de formation, par la place qu\u2019il leur accorde dans les curriculums, par leur statut de préalables à la poursuite d\u2019études supérieures et par la valorisation des méthodes quantitatives qui prévaut dans le champ de la recherche.» Le développement intégral de la personne et sa formation fondamentale, qui inclut une compétence éthique, se trouve en partie «mise en veilleuse par la survalorisation de la connaissance scientifique et la disqualification des autres formes de connaissance».Par ailleurs, la recherche de l\u2019«augmentation du niveau de vie» fondée sur la croissance éco- nomique et l\u2019avoir s\u2019oppose a la recherche de la «qualité de la vie» fondée sur le développement durable.En termes éducatifs, affirme le Conseil supérieur de l\u2019éducation, la réconciliation de ces deux pôles se traduit par le débat sur l\u2019accessibilité et la qualité de l\u2019éducation.«Concilier une logique de l\u2019égalisation des chances et une logique de la réussite éducative pour le plus grand nombre constitue un défi éthique de taille lié à la mission éducative des établissements.» Elle fait face aussi au défi du développement personnel et de la solidarité.Pourtant en regard du premier terme, on assiste à une homogénéisation de plus en plus poussée des curriculums, le programme d\u2019un ordre d\u2019enseignement étant assez directement déterminé par les exigences de l\u2019ordre d\u2019enseignement suivant.Enfin, se pose pour l\u2019école «le dilemme éthique sur l\u2019identité et l\u2019ouverture».Au premier pôle, se rattache les valeurs «d\u2019affirmation de soi, d\u2019enracinement et d\u2019appartenance, aussi bien pour les individidus que pour les collectivités».Au pôle de l\u2019ouverture sont affirmées les valeurs «d\u2019accueil de l\u2019autre».En éducation, ce dilemme éthique se traduit par un débat sur l\u2019école «comme lieu de transmission de l\u2019héritage ou levier de changement».Le conseil québécois propose ensuite que l\u2019école développe «une compétence éthique pour aujourd\u2019hui».Elle devrait permettre le développement des «aptitudes à la recherche au dialogue», des «habiletés à exercer un esprit critique et créatif», des «dispositions à l\u2019autonomie et à l\u2019engagement».Une petite entreprise du Séminaire porte fruits Sherbrooke (MR) Un groupe de 2e collégiale du Séminaire de Sherbrooke, qui s\u2019était fixé comme objectif de recueillir 3750 S pour préparer des paniers de Noël destinés à 25 familles, a réussi à amasser 7250 S qui ont permis d\u2019offir des paniers de Noël plus imposants encore, et à 30 familles au lieu de 25.C\u2019est ce qu\u2019a révélé l\u2019un des étudiants du cours d\u2019économie de la pro-fesseure Louise McGregor, du Séminaire de Sherbrooke, M.Nicholas Roy.«On nous avait dit que nous étions audacieux de viser à préparer des paniers de Noël pour 25 familles, raconte M.Roy.Finalement, notre succès nous a même permis d'offrir des paniers d\u2019une valeur d\u2019environ 175 S à chaque famille, alors que nous visions, au point de départ, une valeur d\u2019environ 125 $ par panier.» Selon Nicholas Roy, le groupe de près d\u2019une trentaine de jeunes du collégial avait créé une petite entreprise dans le but de mettre en pratique la théorie du cours d\u2019économie.«Notre projet avait comme objectifs de relever le défi de la gestion d\u2019une campagne de financement, de sensibiliser les participants à la pauvreté et de développer chez eux la conscience sociale.» Au terme d\u2019une tournée effectuée par toute la classe à travers Sherbrooke, le groupe avait réussi à amasser 7250 S de dons en argent, en nourriture et en cadeaux divers, signale M.Roy.Aux personnes qui faisaient des dons en argent, les étudiants ont donné des reçus pour fin d\u2019impôt.Les femmes doivent apprendre à croire en leur potentiel Montréal (PC) «Personnellement, cela me surprendra toujours de constater à quel point les femmes ont une mince opinion d\u2019elles-mêmes.» Depuis des années, Suzanne Proulx s\u2019occupe d\u2019orientation professionnelle.Auprès des femmes surtout, car elle a constaté que l\u2019expertise en ce domaine se faisait très rare tandis que le marché était, de ce fait, on ne peut plus ouvert.Face à un échec professionnel, hommes et femmes réagissent d\u2019une façon totalement différente, affirme-t-elle.«Alors que ia femme se dit: \u2018Je ne suis pas bonne.Qu\u2019est-ce que je pourrais faire?\u2019, l\u2019homme tient exactement le langage contraire: \u2018Je suis bon.Comment se fait-il que ça ne marche pas?»\u2019 Quand les gens, hommes ou femmes, aboutissent dans le bureau de Mme Proulx, la détresse est toutefois généralement ia même.Mais la manière d\u2019approcher le problème doit encore là différer: «Il faut mettre les hommes en contact avec leurs émotions tandis qu\u2019il faut forcer les femmes à rationaliser.» De toutes sortes Des cas, Mme Proulx en a vus de toutes sortes: des femmes qui, après avoir éduqué leurs enfants, veulent maintenant retourner sur le marché du travail; des adolescentes tentées de décrocher ou qui ne songent qu\u2019a se caser en trouvant un bon parti; des jeunes filles qui adoptent une attitude complètement opposée et qui ne veulent pas d\u2019homme dans leur vie pour ne pas nuire à leur carrière; et même des femmes qui sont des symboles de réussite, mais qui, à 35 ou 40 ans, ont une impression de vide et se retrouvent à envier leur secrétaire qui quitte le bureau à 17h pour aller retrouver mari et enfants.«Des femmes de 37-38 ans qui ont réussi mais qui sont seules, j\u2019en vois de plus en plus, admet Mme Proulx.Elles ont une BMW, un superbe appartement, elles voyagent, mais elles veulent revenir aux sources.La solitude ne devrait jamais être le prix à payer pour la réussite.Les hommes, d\u2019ailleurs, n\u2019ont pas ce sacrifice à faire.» L\u2019équilibre, et surtout l\u2019organisation, représentent, pour Mme Proulx, les clés du succès.Mais dans cette recherche du succès professionnel, les femmes ont encore, selon Mme Proulx, un ennemi à vaincre: elles-mêmes.Elles doivent apprendre à croire en leur potentiel: «Les femmes doivent apprendre à croire en elles-mêmes.Prenez les femmes d\u2019âge mûr qui tentent de percer le marché du travail.Regardez leur attitude souvent défaitiste.L\u2019orientation, chez un individu, n\u2019a pas d\u2019âge.Le changement d\u2019orientation encore moins et lorsqu\u2019une femme me dit qu\u2019à cinquante ans, elle est trop vieille pour entreprendre quelque chose, ça me fait frémir car j\u2019ai l\u2019impression qu\u2019elle m\u2019annonce, en termes voilés, son attente de la mort.» BURGER KING VOUS PROPOSE.LE HAMBURGER A Une vraie bonne offre.Un vrai bon hamburger.Du boeuf Je ketchup Limite 5 Michel RONDEAU\tSherbrooke «Je pars en Nouvelle-Zélande en me disant que je laisse les amis derrière moi pour aller à la découverte d\u2019un pays; ça compense pour la tristesse que m\u2019inspire cette séparation.Pour ceux qui restent ici, notamment ma mère et ma copine, il n\u2019y a pas cette compensation et c\u2019est peut-être plus difficile à accepter.» Jordi Quintin, un élève du Collège de Sherbrooke, a décidé d\u2019aller étudier un an en Nouvelle-Zélande, dans le cadre du programme d\u2019Interculture Canada.Il partira le 16 janvier et ne reviendra qu\u2019à la mi-décembre l\u2019an prochain.«11 est certain que je vais m\u2019en rappeler jusqu\u2019à la fin de mes jours, lan-ce-t-il.Je me souviens d\u2019une expérience que j\u2019avais vécue, en 6e année, avec mon père: nous étions remontés en bateau de la Floride jusqu\u2019à Québec.Je ne l\u2019oublierai jamais.» Par contre, laisser des proches derrière soi ne se fait pas sans peine, avoue Jordi.C\u2019est même un peu inquiétant en ce qui regarde une copine: «Je suis triste de quitter ma mère, mais, à mon retour, elle sera encore ma mère.Ma copine sera-t-elle encore là?Nous pouvons nous faire des promesses, mais qu\u2019arrivera-t-il en un an?Nous aurons probablement beaucoup changé quand nous nous reverrons.» Jordi laisse aussi ses études collégiales.«Je perds un an», fait-il remarquer, mais il estime qu\u2019il a bien droit à une année de répit, compte tenu du fait qu\u2019il fréquente l\u2019école depuis l\u2019âge de 5 ans.Il abandonne aussi un travail régulier à temps partiel, mais son patron l\u2019a encouragé à vivre cette expérience, souligne-t-il, lui disant même, pour le jour de son retour: «Tu rentres à 5 heures!».Un gros parc Jordi Quintin imagine la Nouvelle-Zélande comme un «gros parc», une île au climat amical et familial.\u201e Au sud, il fait froid, note-t-il, mais | au nord, près d\u2019Auckland, où il se J trouvera, il y a des palmiers.\td Mais pourquoi donc avoir choisi la 1 Nouvelle-Zélande, alors qu\u2019il pouvait o aller à peu près n\u2019importe où dans le g.monde?«Je n\u2019aurais probablement | jamais connu ce pays, dit-il, mais le ~ ?O O LE MONDE SCOLAIRE Le Collège de Sherbrooke a rendu hommage à deux de ses professeurs, Christine Breton et Jacques Fournier, auteurs d'un logiciel appelé «Campagne électorale», qui permet aux étudiants de se trouver dans la situation d'un candidat au cours d'une campagne électorale.Professeurs de Sciences sociales, Mme Breton et M.Fournier ont, grâce à leur logiciel, reçu un prix de la ministre de l'Enseignement supérieur pour l'outil pégagogique qu'ils ont développé.Jordi Quintin, étudiant au Collège de Sherbrooke, part le 16 janvier en direction de ia Nouvelle-Zélande.père d\u2019un de mes amis est originaire de Nouvelle-Zélande.» À quelques images qu\u2019il s\u2019en est fait à partir de cette relation, s\u2019est ajouté l\u2019attrait d\u2019un pays qu\u2019à peu près personne ne connaît, à l\u2019envers de la terre, si loin que Jordi devra affronter un décalage horaire de 18 heures.Le jeune homme se retrouvera à l\u2019école James Cook High School, dans une classe équivalant à une 6e ou 7e année secondaire, qui, là-bas, précède les études universitaires.11 vivra dans une famille d\u2019accueil monoparentale, où il se trouvera en compagnie de la mère et de la jeune fille de la maison.«Comme j\u2019ai vécu moi-même avec ma mère, je me retrouverai dans une situation qui m\u2019est familière.» La famille avait marqué sa préférence pour accueillir un jeune de langue anglaise, mais, comme Jordi se débrouille bien en anglais, il a écrit à la famille en anglais, pour établir la communication avec elle, tout en signalant que sa langue maternelle est le français.«Mon anglais parlé est moins bon que mon anglais écrit, dit-il, mais je ne crois pas que les gens seront déçus, compte tenu du fait que nous pourrons quand même communiquer assez facilement.» Jordi s\u2019est informé s\u2019il allait pouvoir faire du sport et il a décidé d\u2019apporter sa planche à voile, ajoute-t-il.En janvier, c\u2019est l\u2019été en Nouvelle-Zélande.Jordi échappera donc à une bonne partie de l\u2019hiver québécois.L\u2019été prochain, quand ce sera l\u2019hiver là-bas, il pleuvera et la température baissera à.16 degrés environ.PÉDIATRE AVIS Le bureau du DR MARIE BESMARGIAN, pédiatre, sera dorénavant fermé.Pour référence aux dossiers, votre médecin communiquera au numéro: 819-564-3226.«8ass»; achat KitchenAid est appuyé de notre garantie Eaton: argent remis si la marchandise ne satisfait pas 859 99 Vendu à ou par touB les magasins Eaton.Rayon 556.« >«*
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