La tribune, 6 juillet 1991, Cahier 5
[" Magazine Un monde de rythme et de tradition .il.im.\u2014.in.¦mu.¦¦¦¦\t(pages 2 et 3) LaTribune Weekend La Tribune, Sherbrooke, samedi 6 juillet 199] Photo Lo Tribune par Claude F Les passions de Jacques Routhier Jacques Routhier interprète le rôle de Diogène, un comédien chanteur qui se double d'un vieux crooner, dans la production «Cabaret clandestin» que présente la compagnie l'Aire de jeu tout l'été au théâtre du Psrc Jacques-Cartier à Sherbrooke.C'est un rôle qui exprime à merveille ce que l'homme, partagé entre deux passions, est dans la vraie vie.Il se raconte à Pierrette ROY en page 4. LaTribune au Festival mondial de folklore ,\\ 11 f, »t**4 Rachel LUSSIER Drummondville Pays de plateaux et de montagnes, forêts et pâturages, nature immense, vie nomade, peuples de souches fort anciennes, Orient.Elles se prénomment Dolana, Luba, Lucie.Pour le mieux! Enfin, on entrevoit les multiples couleurs, la très grande variété des spécificités culturelles propres aux nombreuses \u2018nations\u2019 qui, outre la Russie, forment l\u2019Union soviétique.Et ça n\u2019est pas moins spectaculaire.«Nous vivons maintenant une renaissance des cultures traditionnel- res de chasses, rythmes effrénés ou mélopées qui évoquent de longs et lents déplacements.Les gens de «Si-bérian souvenir», autant par leurs musiques que par leurs chorégraphies, placent le spectateur dans une sorte d\u2019état d\u2019envoûtement.La diversité est telle que, contrairement à bien des folklores, les gens d\u2019Union soviétique ne laissent pas d\u2019impression de redites.Costumes d\u2019apparat: fastes d\u2019Extrême-Orient.Costumes sombres et fourrures: avancée dans la froidure des steppes.Sons gutturaux, tribals, percussions sourdes, cordes pincées ou frottées, d\u2019une région à l\u2019autre, des différences subtiles auxquelles il vaut la peine de s\u2019attarder.Car les rapports à la musique sont intenses Les chorégraphies ne manquent pas d\u2019humour, les amateurs de performances sont servis, les férus de beauté plastique aussi.Enrichir la culture La troupe «Sibérian Souvenir» (traduction du groupe), formée en 1983, regroupe des artistes venus de cinq républiques de l\u2019Union soviétique, dont trois de la grande région sibérienne.Ils sont ou ont été formés à l\u2019Institut de la culture de la Sibérie de l\u2019Est, en Buriatie, à Oulan Oudé.Étudiants ou jeunes professeurs à la faculté de'culture populaire, ils s\u2019appliquent autant à travailler l\u2019art dans ses formes plus académiques qu\u2019à effectuer des recherches, «dans leurs périodes de loisirs», explique Mme Prodaïvoba, sur les folklores spécifiques de l\u2019extrême Est, plus précisément des régions de Tuva, du Buriat et de Iakoutie.Ces derniers sont généralement axés sur la vie nomade, le respect de la nature, l\u2019effort physique, le sens de l\u2019hospitalité.«Tous ont en commun un attachement profond à la terre qui a fait vivre les peuples voyageurs», commente l\u2019interprète.Incidemment, il est intéressant de noter que les jeunes artistes agiront en quelque sorte comme multiplicateurs dans leur propre pays dans un futur rapproché puisqu\u2019ils sont appelés à devenir «chef de groupes amateurs».«Nous espérons enrichir notre culture, dit Lucie Prodaïvoba en précisant que le groupe s\u2019intéresse également au répertoire international.LES TEMPS FORTS DU FESTIVAL Gérold PRINCE Drummondville Ils s\u2019appellent Orlan ou Sergui.Tous, ils étudient ou enseignent la science des traditions, des us et coutumes, de l\u2019art populaire de leur pays.Si l\u2019on retrouve chez certains d\u2019entre eux blondeur, carnation pâle, yeux bleus et charme slave, bon nombre des quelque 50 musiciens, danseurs et chanteurs venus de l\u2019Union soviétique pour participer au 10e Festival mondial de folklore de Drummondville portent, bien marquée, l\u2019empreinte orientale Sibérie de l\u2019Est.Frontière de la Mongolie.Autour de nous, un public vaguement étonné.Si on s\u2019attendait exclusivement au son des balalaïkas et aux «grands écarts», il y a en effet de quoi être surpris.les, nous cherchons à retrouver des racines», explique Lucie Prodaïvoba en n\u2019omettant pas de mentionner que cet éclatement, en même temps que cette percée vers l\u2019extérieur, est dû à l\u2019ouverture de l\u2019actuel gouvernement.Madame Prodaïvoba agit à titre d\u2019interprète officielle.Qu\u2019à cela ne tienne, ils sont là.Et leur folklore se révèle d\u2019une richesse et d\u2019une complexité inouïe si tant est qu\u2019il nous apparaît riche d\u2019un mélange d\u2019influences ethniques: Mongolie, Chine, Russie.Apparat et fantaisie Danses de couple, rondes fantaisistes, rappel par des mouvements athlétiques du quotidien traditionnel ou charme gracieux tout à fait oriental, histoires d\u2019amour, histoi- Les temps forts du Festival mondial de folklore sont nombreux pendant les 10 jours d\u2019activités de cette année.L\u2019événement à surveiller, ce sera ce soir, samedi, le défilé de nuit, suivi d\u2019un feu d\u2019artifice au Parc Woo-dyatt.Le défilé se met en branle à 21h30 précises, au Parc Ste-Thérèse, et franchit trois kilomètres, juqu\u2019à Woodyatt où est prévu le feu d\u2019artifice.C\u2019est la première fois que le défilé de nuit, comprenant toutes les troupes participantes, est présenté un samedi.Les années passées, c\u2019était toujours un jeudi et des foules atteignant près de 100 000 personnes, ont été recensées.La journée de dimanche a pour thème le déguisement.Les visiteurs sont invités au Parc Woodyatt et aux spectacles, de midi à minuit, avec des accoutrements de Mardi-Gras.Comme c\u2019est la coutume, la journée de mardi est consacrée aux personnes âgées: plusieurs initatives sont prises pour les aînés, dont un spectacle-concept au Centre Marcel-Dionne, en après-midi, comprenant les troupes du Mexique, d\u2019Italie, d\u2019Espagne et de Tchécoslovaquie.La journée de mercredi est toute consacrée au folklore québécois, ce qui constitue tout un défi pour les organisateurs du festival.La participation des troupes de Mackinaw et des Sortilèges, avec le concours de la Bottine souriante, permettent de prévoir un succès.Le jeudi, les visiteurs sont invités, revêtus en noir et blanc seulement, à un Jam session folklorique, dans le style qui a eu tant de succès dans le passé.Le vendredi 12, c\u2019est la soirée des 1001 nuits et les visiteurs sont invités à coiffer le turban ou d\u2019autres attributs des peuples du Moyen-Orient.Le thème du samedi 13 porte sur le folklore bavarois d\u2019Allemagne.Encore là, les spectateurs sont invités à porter les bretelles et les bermudas.Finalement, le dimanche 14, l\u2019intérêt porte sur les cérémonies de clôture en apothéose, avec toutes les troupes participantes au Centre Marcel-Dionne.De Russie, visages de de saisissants type oriental :S Plus haut, une danse de salutation ^ Tout le charme de l'Orient.O O -§ Musiciens, chanteurs et danseurs, ils sont une cinquantaine, venus de | la Sibérie de l'Est.Diversité des -a rythmes, diversité des costumes, .2 un folklore riche marqué par de J multiples influences ethniques. De Roumanie souffle un vent de solidarité N!S!fc Rachel LUSSIER\tDrummondville & I otre folklore a gardé tou-// lu te son authenticité, il ex-I u prime le coeur même du peuple Roumain, l\u2019un des plus ancien d\u2019Europe.Nos racines sont si profondes dans le temps qu\u2019on ne peut plus les retrouver toutes.» Quand ils parlent du folklore de leur pays et, par ricochet, de l\u2019histoire de leur peuple, Maria Muntea-nu et Marcel Stancu le font avec une ferveur émouvante.D\u2019avoir vécu pendant des lustres dans un pays menacé, d\u2019avoir connu maintes expériences sanglantes, d\u2019avoir été forcés de développer des solutions de survie ont créé entre les Roumains, selon M.Stancu, une solidarité exceptionnelle qui expliquerait assez bien l\u2019attachement que jeunes et vieux gardent encore aujourd\u2019hui à la culture populaire.«Comme dans beaucoup de pays, notre folklore est de souche essentiellement paysanne, mais il ne se passe pas un mariage à Bucarest (la capitale), sans que la joie soit exprimée par la musique et par la danse, qui nous sont propres.» Le folkloriste rappellera également que, contrairement à d\u2019autres pays d\u2019Europe, on parle en Roumanie une langue unitaire.«Roumains du nord et Roumains Maria Munteanu et Marcel Stancu: «L'espace folklorique roumain est parmi les plus intéressants.» du sud se comprennent, c\u2019est certainement un grand avantage.» Malgré tout, il a fallu de l\u2019acharnement pour maintenir ces traditions.Répression, territoire occupé, portes de l\u2019Orient: frontières politiques, frontières culturelles.S\u2019il n\u2019est pas question de pratiques interdites à proprement parler, M.Stancu et Mme Munteanu se souviennent de ces temps où le théâ- tre populaire, par exemple, tenait un discours imposé.«C\u2019est terminé maintenant.» Le véritable sentiment national naît-il en partie de ce que l\u2019on est menacé de perdre?L\u2019Amérique n\u2019est pas particulièrement bien placée pour comprendre.M.Stancu, d\u2019ailleurs, admet franchement qu\u2019il est un peu déçu.DE PORTO RICO, DES DANSEURS ULTRA-NATIONALISTES Pierre MAILHOT\tArthabaska 1 e folklore portoricain s\u2019inspire de il danses et de musiques africaine, Jpbgnole et indienne, lesquelles figurent d\u2019ailleurs bien en évidence dans la prestation qu\u2019offre, durant le Festival mondial de folklore, la trentaine de membres des Ballets de Porto Rico.vation de son folklore demeure l\u2019unique objectif de la troupe.Anthropologue, Joaquim Nieves s\u2019est intéressé à cet aspect de la culture portoricaine, il y a une quinzaine d\u2019années, en visitant différents petits villages.Ainsi, de par sa profession, M.Nieves a été conquis par la vie quotidienne et simple des gens, leur musique et leurs danses.«Cette fête «\u201c«v» L'interprète Orlando Gonzales et le directeur artistique de la troupe Joaquim Nieves sont fort honorés de présenter leur spectacle au Festival mondial de folklore, a Drummondville.La troupe qui a débarqué à Drummondville, séduit les publics depuis déjà 15 ans et compte près d\u2019une dizaine de folkloristes qui sont du tout premier groupe.Aucun membre de la troupe ne vit de son art.Le directeur artistique, Joaquim Nieves, ne cache pas que la conser- quotidiennc faisait également place aux grandes fêtes dont, notamment, celle de la récolte du café considérée comme l\u2019un des événements importants dans la vie de ces petits villages», mentionne-t-il.Cette prise de conscience a finalement abouti à la création de la troupe de folklore.Joaquim Nieves est très fier d\u2019étaler les racines de son peuple, sur scène, lors d\u2019un festival aussi réputé que celui de Drummondville.Le directeur artistique ne définit pas le spectacle à partir des costumes, de la danse ou de la musique.«Notre spectacle forme un tout.C\u2019est la joie, la couleur de notre pays, le rythme, la vitalité.Cela vient de l\u2019âme.C\u2019est un spectacle simple et très gai où l\u2019on met beaucoup d\u2019énergie», confie-t-il.En amour Agée de 29 ans et mère de deux enfants, Gladys Rivera est toujours aussi passionnée quand elle parle du folklore portoricain.Membre de la troupe depuis 11 ans, Gladys avoue qu\u2019elle aurait pu faire partie d\u2019une troupe de théâtre ou de jazz.«J\u2019ai toujours aimé danser et ce, depuis que je suis toute petite.Et le folklore a été finalement l\u2019occasion de me réaliser.Lorsque j\u2019ai vu le spectacle de la troupe, il y a 11 ans, je me suis dit que je me devais d\u2019être là pour garder notre culture», affirme-t-elle.Aujourd\u2019hui encore, elle ne regrette rien.Au contraire, elle a gagné son mari et ses deux enfants à la cause.Par la simplicité mais aussi la chaleur de la musique et des danses, la troupe qui participe pour la première fois au Festival mondial de folklore, a agréablement surpris les gens d\u2019Arthabaska plus tôt cette semaine, alors qu\u2019elle donnait un avant-goût des charmes du festival.«C\u2019est difficile de nous comprendre vraiment.» Force de caractère Marcel Stancu est ingénieur, il travaille pour la compagnie nationale d\u2019électricité, s\u2019exprime dans un excellent français.Clarinettiste, il s\u2019est joint à la troupe «par passion.«Une des façon de juger un peuple, c\u2019est à travers ses manifestations artistiques.Notre folklore exprime la variété dans l\u2019unité.11 est révélateur de notre force de caractère, de la qualité de notre instinct de survie, de notre sens de l\u2019hospitalité.Il rappelle que jamais, au cours des siècles, nous n\u2019avons été des attaquants.» Ils sont venus 38 de la république socialiste de Roumanie.Danseurs, chanteurs et musiciens forment la «Dumbrava Sibilui» (petite forêt lumineuse).La troupe promet une performance joyeuse, colorée.«L\u2019espace folklorique roumain, en raison des spécificités géographiques et culturelles de notre pays, est parmi les plus intéressants.» C\u2019est vrai! Laïribune au Festival mondial de folklore TOMBER^UMOUR PAWÔ W/Æ MjplAWCE avec les 5 et 6 juillet du 9 au 13 juillet du 16 au 20 juillet Salle Maurice-O'Bready Centre culturel Spectacles: 20h30 RÉSERVATIONS: 820-1000 LaTribune l\u2019union «Ne Con/fctefcôrfoiA V TËIÉ7 SHERBROOKE © CHLT63AM CjU La Tribune, \u2014 Magazine Weekend \u2014 Sherbrooke, samedi 6 juillet 1991 20 ans de théâtre et d'amour de la musique ?Jacques Routhier «attaque» l'été sur les deux fronts à la fois theatre Pierrette ROY Jacques Routhier ne le cache pas: sa grande passion dans la vie, c\u2019est la musique.C\u2019est pourtant au théâtre, où il célébrera dès l\u2019an prochain sa vingtième année de carrière, qu\u2019il s\u2019est surtout fait connaître, assumant au fil des ans de nombreux rôles pour la plupart des compagnies sherbrookoises, depuis l\u2019Union théâtrale à l\u2019Aire de jeu, en passant par la Bébelle, le Sang neuf et Entre chien et loup.Et, s\u2019il reconnaît que s\u2019il devait choisir entre ses deux pôles d\u2019inté- Et, dans la pratique de ces deux métiers indissociables pour lui, plusieurs choses en commun pour Jacques Routhier dont, d\u2019abord et tout particulièrement, son approche autodidacte dans un cas comme dans l\u2019autre, mais également le plaisir que tous deux lui procurent de faire équipe et d\u2019apporter quelque chose aux gens.«Je ne suis pas un «loner».J\u2019ai du mal à être seul, sinon quand ça brasse en moi et encore.! Je suis un gars de gang, d\u2019équipe, même toute petite, car le fait de travailler avec d\u2019autres me stimule énormément.La musique et le théâtre se rejoignent pour moi car ils me permettent le contact direct avec le public.Ils me donnent l\u2019opportunité de lui donner quelque chose, de simplement le faire rire ou de lui changer les idées.Et c\u2019est ça qui compte.» M m\\ 7- Jacques Routhier: au théâtre, je retrouve des complices, le défi d'être sur scène et d'incarner un ou plusieurs personnages.rêt, il se dirigerait sans aucune hésitation vers la musique, il admet cependant volontiers que le théâtre lui _ a apporté, au fil des ans, les plus S grandes joies et les plus belles satis-jg factions.ÜL «La musique constitue assuré-~° ment mon stimulant le plus fort et \"g me suit tout le temps.Mais c\u2019est le o théâtre qui me permet de vivre mon a, art, de vivre tout court et de faire vi-8 vre mes deux fils.D\u2019ailleurs, il \"g m\u2019apparaît difficile de me placer en ^ situation hypothétique d\u2019avoir à | choisir entre la musique ou le théâ-a tre puisque le milieu théâtral fait J constamment appel à moi pour de g nouveaux contrats.Et, si je refusais, 5 j\u2019ai le sentiment qu\u2019il me manque-c rait quelque chose.» \u2019n a a Une attaque sur deux fronts * C\u2019est d\u2019ailleurs sur les deux I fronts à fois que le Sherbrookois £ «attaque» cet été, assumant le rôle § de Diogène dans la production «Ca-baret clandestin» que présente tout \u201e l\u2019été la compagnie sherbrookoise \u201c* l\u2019Aire de jeu au théâtre du parc Jacques-Cartier et offrant deux concerts, Place de la cité les 1er et 2 août, avec son groupe «Les cadets de l\u2019espace».Vivre sa marginalité Jacques Routhier vivra d\u2019ailleurs presqu\u2019au même moment sa rencontre avec le théâtre qu\u2019avec la musique.C\u2019est à la suite d\u2019une invitation lancée en 1972 par son copain Normand Labelle à venir jouer dans «La marraine de Charlie», un boulevard que présentait l\u2019Union théâtrale, qu\u2019il découvrait le théâtre, alors qu\u2019un autre complice, Dominique Lasalle, l\u2019introduisait au merveilleux monde de la musique.«Dès ce moment, j\u2019ai découvert le théâtre et j\u2019ai senti que j\u2019allais aimer cela.D\u2019ailleurs, tout tombait bien puisque je n\u2019aimais pas l\u2019école, à cause de sa structure, et c\u2019est comme si je trouvais au théâtre une réponse à ma marginalité.J\u2019y retrouvais l\u2019esprit dont j\u2019avais besoin et j\u2019étais encouragé dans cette voie par mes parents qui constataient que j\u2019avais enfin trouvé en endroit qui me correspondait, où j\u2019étais bien.» Parallèlement à ses activités théâtrales, Jacques Routhier, alors guitariste, mettait sur pied, notamment avec le musicien Gérald Côté, le groupe Syphonik auquel il a participé pendant deux ans et demi, une expérience qui lui a permis de toucher à la composition.Il quitte pour poursuivre son cheminement musical personnel, fait la connaissance de la troupe La Bébelle, y travaille pendant un autre cycle de deux ans et demi avant de collaborer pendant une dizaine d\u2019années aux production du théâtre du Sang neuf.«Puis, j\u2019ai eu le goût d\u2019autre chose car les tournées, c\u2019est extrêmement exigeant et difficilement conciliable avec une vie familiale.J\u2019ai décidé d\u2019être comédien à la pige, ce ( qui m\u2019a amené à travailler deux fois avec l\u2019Aire de jeu dans «Le petit .Prince» et, cet été, dans le «Cabaret clandestin».A l\u2019automne, je serai aussi de la distribution de la nouvel- .le production de la troupe Entre 1 chien et loup «Olmo».» De plus, converti aux claviers de-.puis huit ans, Jacques Routhier a formé avec son frère d\u2019armes Jacques «Coco» Roy et deux autres musiciens le groupe «Les cadets de l\u2019espace» qui lui donne l\u2019opportunité de s\u2019adonner à plein au blues et au jazz.Rôle sur mesure «Si j\u2019avais l\u2019opportunité de faire davantage de musique dans le cas où le groupe allait bien, c\u2019est sûr que j\u2019aimerais beaucoup ça.N\u2019empêche qu\u2019au théâtre, je retrouve la complicité qui m\u2019est si précieuse, de même que le défi d\u2019être sur scène, dans la Une scène de la pièce «Cabaret clandestin» que présente l'Aire de jeu au théâtre du Parc Jacques-Cartier cet été, une production qui exploite la formule cabaret des années 50 et qui réunit une distribution composée de 11 comédiens et danseurs.peau d\u2019un ou de quelques personnages, selon le cas.» A cet égard, il faire remarquer que le rôle de Diogène qu\u2019il tient cet été dans la production de l\u2019Aire de jeu, un rôle écrit sur mesure pour lui \u2014 comme les autres l\u2019ont été aussi pour ses collègues comédiens \u2014, par l\u2019auteur Hervé Dpuis, lui permet de concilier ses deux affections.Car il y interprète un personnage de comédien-chanteur, ce qu\u2019il est dans la vraie vie, qui se double d\u2019un vieux crooner, ce qui lui correspond à moitié car, il ne le cache pas, il aime les femmes.«Les personnages que l\u2019on interprète partent toujours un peu de soi.Et, c\u2019est vrai, je pense que je suis un charmeur! disques ft?Kace, Lussier Pour un été tout léger.trois compilations qui valent leur prix c.o a* le*» » *- - LOG IMT Al\u2019SI DU HUMOUR: ROCK ET BELLES OREILLES, ANTHOLOGIES DU PLAISIR, Audiogram, CD 10059 Non, contrairement à ce que le manque d\u2019imagination de certaines radios a pu laisser croire depuis la sortie de l\u2019anthologie \u2014 pourtant le mot le disait! \u2014 il n\u2019y a pas que la version remixée, fort bien au demeurant, de la fameuse «Arrête de boire», sur ce disque.21 chansons.Cinquante deux minutes vingt-cinq secondes bien comptées d\u2019humour et de bonne musique.Même option pour ce quatrième album que pour le précédent: ici, l\u2019humour se chante et se danse autant qu\u2019il se rit et voilà bien la grande force du phonogramme.En aucun cas on a l\u2019impression de se farcir les restes réchauffés d\u2019un spectacle en se demandant ce qui a bien pu nous faire rigoler.Six chansons extraites des deux premiers albums «The disque» et «The spectacle», enfin sur laser et débarassées des sketches, une sélection des meilleures pièces écrites pour la série télévisée, GO LES JAMBES, «une chanson originale avec des vieilles paroles« et, bien sûr, la joyeuse version disco de «Arrête de boire».C\u2019est irrévérencieux, c\u2019est vicieux, c\u2019est délicieux.C\u2019est RBO.A consommer seul ou avec d\u2019autres, l\u2019«Anthologie du plaisir» devrait faire partie de nos parties d\u2019été.Entre autres pièces à remarquer, «La chanson du crastillon» (série télé \u201989) qui nous vaut le retour du chef Groleau, «Medley rétro» (série télé \u201988), pour l\u2019exercice de style, «Le feu sauvage de l\u2019amour» (album The disque), pour la poésie et pour le souvenir et la «Chanson du pardon», juste parce que! CHANSON: JEAN LAPOINTE, 15 ANS D\u2019ÉMOTIONS EN 21 CHANSONS, Distribution Trans Canada, Coffret deux disques, CD 109 10-1, 109 10-2 On avait glissé un petit mot trop discret sur 15 ANS D\u2019EMOTIONS EN 21 CHANSONS au moment de la sortie de cette compilation.Monsieur Lapointe nous fait l\u2019honneur de passer l\u2019été dans la région et nombreux sont les amateurs qui en redemandent après avoir entendu le pot-pourri de chansons qu\u2019il offre à l\u2019intérieur de son spectacle LE PIANISTE DU RAINDROP.Or, dans ce coffret de deux disques, on retrouve les meilleurs moments que l\u2019artiste nous ait donné en chansons.Rien d\u2019ampoulé, rien d\u2019ultra-so-phistiqué.11 y a les tendres.Il y a les drôlettes.Il y a Jean Lapointe, nature.Depuis «Mon oncle Edmond» jusqu\u2019à «Les fleurs malades», en passant par les classiques «C\u2019est dans les chansons», «Rire aux larmes», «Modem Hôtel» et «Chante-la ta chanson», le tour d\u2019horizon de ce qui a été enregistré sur vinyle au fil des ans est complet.Seules sont absentes les chansons du tout dernier album, édité en 1990.Un morceau de choix pour tous ceux et celles que l\u2019attachant personnage émeut ou fait sourire.Incidemment une belle idée cadeau si vous connaissez des \u2019fans\u2019 de Lapointe.Et ils sont nombreux.CHARLEBOIS EiST ARRIVÉ.Une compilation attendue depuis longtemps.«Charlebois, 1ère période» réunit, en un coffret trois disques, 33 classiques de Garou.Du nouveau sur laser.Une excellente sélection.Avis aux nostalgiques.El à ceux qui s\u2019intéressent aux époques marquantes.«Lindberg», «Dolores», «Ent\u2019deux joints», «Avril sur mars».Certaines chansons n\u2019ont pas d\u2019âges. Une critique de Pierrette ROY Sans la présence du comédien Guy Mignault, incomparable comme à son habitude, la nouvelle comédie de Marie-Thérèse Quinton, «Tuxedo Palace», que présente cet été le théâtre de la Chèvrerie de Saint-Fortunat tiendrait à bien peu de choses.Et, si l\u2019on doit se rendre à ce théâtre cet été, c\u2019est assurément pour assister à la performance du comédien qui sauve, de justesse, la pièce.L\u2019auteure, qui est aussi la fondatrice du théâtre, nous avait pourtant habitués à des textes beaucoup plus solides et consistants qui, tout en ayant comme point de départ un thème de base tout aussi farfelu que celui qu\u2019elle exploite cette année, n\u2019en étaient pas moins exploités avec beaucoup plus de bonheur qu\u2019elle ne le fait cette année.Que l\u2019on se souvienne notamment des «Beaux-frères», du «Grand traitement», ou de «Tel père, telle paire».Avec «Tuxedo Palace», elle nous entraîne dans un lieu tout à fait exotique, une île du Pacifique, l\u2019île Ma-hibo, où règne un prince dominateur, le prince Makoumbé Bozo, et où l\u2019on parle un dialecte très particulier, le .libalu.S\u2019y retrouvent un gérant d\u2019hôtel, typiquement québécois qui tient à bout de bras son entreprise qui tombe en décrépitude, une étudiante-femme de ménage qui s\u2019intéresse tout parti- Jean-Pierre Gonthier et Guy Mignault, dans leur décor paradisiaque de «Tuxedo Palace».Encore une fois, on mise ici beaucoup sur le comique des personnages, et ceux de Ernest Maloin, du Prince, du cuisinier Paolo Rochon et de Raymond (le mari de Si.si.si.si-.mone) qu\u2019interprète le comédien Guy Mignault sont tout à fait désopilants, chacun en leur genre.Comme à son habitude, il offre dans «Tuxedo Palace» quelques superbes numéros d\u2019acteur.Les autres comédiens qui composent la distribution et qui sont Janine Mignolet, Jean-Pierre Gonthier et Sylvie Dubé (une comédienne qui manifeste ici un très joli talent) ne sont absolument pas mauvais, bien au contraire, mais sont carrément éclipsés par un Mignault dans une forme terrible.On mise aussi sur le rire déclenché par les «running gags» comme celui de l\u2019ascenseur et du téléphone détraqués, mais tellement lourdement qu\u2019ils appesantissent plus la pièce qu\u2019ils ne lui servent de ressorts.«Tuxedo Palace» comporte cependant quelques moments très réussis et tout particulièrement celui mettant en vedette Raymond et sa.TPS (je vous laisse le plaisir de découvrir le sens de ce sigle désopilant) qui constitue assurément le temps le plus fort de la production.La mise en scène, que signe Guj Mignault, est alerte à souhait et ten te, tant bien que mal, de faire oublie! les faiblesses d\u2019un texte qui aurait tout intérêt à être davantage resserré, d\u2019autant plus qu\u2019il dure plus de deux heures.Le décor, très soigné cette année, est impressionnant et contribue à créer efficacement une mise en situation pleine d\u2019exotisme.Mais la douzième saison du théâtre la Chèvrerie de Saint-Fortunat n\u2019est définitivement pas sa meilleure! culièrement à une espèce d\u2019animal spéciale, le Barbourulas à tête verte, une pensionnaire énigmatique et un nouveau propriétaire complètement fauché.Trop de rebondissements Autant d\u2019ingrédients de hase qui se prêtent aux rebondissements les plus inattendus qui, pour dire vrai, ne manquent pas dans cette production à un point tel que, au-delà de la vraisemblance que l\u2019on ne peut pas exiger d'un tel type de comédie, finis- sent par la faire déraper.La deuxième partie tout particulièrement donne lieu à des scènes d\u2019une longueur interminable, celle notamment au cours de laquelle Louis-Georges Parenteau tente de séduire Eléonore Fairmount pour des fins bassement mercantiles, et ne suscite qu\u2019une envie chez le spectateur: que le dénouement, très, mais très laborieusement préparé, survienne au plus vite.Et, là aussi, celui-ci est tellement étriqué qu\u2019il finit pas tomber à plat.Service de AcnuMâitteà \u2022\tLocation avec chauffeur \u2022\tNoces et toutes autres occasions \u2022\tExcalibur blanche 4 Portes I5c Route 141 nord\t^ Direction parr\tO du Mont Orford 1.1» 1 Pierre Flynn 8 juillet Marie-Philippe 14-15 juillet à 20h30 MARIEUSE PILOTE La fille du Groupe Sanguin Du 2 juillet au 27 juillet à 20h30 PARENT BARRETTE 30 juillet au 1er septembre AU VIEUX CLOCHER DE MAGOG\t\t Billets en vente au restaurant 3 Marmites à Magog et au Vieux Clocher LaTribune\t^T)\tRÉSERVATIONS: 847 0470 \t\t^cFks.\t
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