Le Canard : journal humoristique, 26 octobre 1895, samedi 26 octobre 1895
[" ABONNEMENT \u2014 UN AN, 50 Oentins JOURNAL HUMORISTIQUE LUCIEN LASALLE, Redacteur CONFERENCE DONNÉE AU CABINET DE LECTURE PAROISSIAL « LE 27 DÉCEMBRE 1889, PAR HECTOR BERTHELOT La scène représente un jugement do la Cour Supérieure.A droite : $122.67.À gauche : 3 mois de prison.Au fond : une grande consternation.PERSONNAGES : HECTOR BERTHELOT, Journaliste bohême, déguisé en monsieur.ODILON GOYETTE, Député de Laprairie au parlement local (personnage muet).Mesdames et Messieurs, Personne ne m\u2019a présenté à ce sympathique auditoire pour deux raisons : 1° Je suis connu de tous et chacun de vous, 2° Je ne suis pas présentable.L'idée de présenter au public un individu flétri par un jugement de la Cour Supérieure, et cordamué à 3 mois de prison.| Allons donc! à la veille d\u2019être cueilli par le shérif ! Je suis résigné à aceepter l'inévitable.J\u2019ai fait tous mes préparatifs pour entrer comme pensionnaire à l\u2019Hôtel Payette, à telle enseigne que j'ai mis dans une boîte à pilule la grosse araignée quo j'avais au plafond.de ma chambre, pour l\u2019apprivoiser pendant mes longues heures de captivité.Petit à petit, je me suis habitué à me passer de dessert à mon dîner.Je ne touchais à aucun article recherché dans le menu de mon ami Joe Riendeau.En mangeant seulement du porridge an déjeuner, je m\u2019aguerrissait pour le skelly de la géole.Contre le- Rhumes obatinés, le Croup.l\u2019Asthime, la Grippe.etc.ete, donnez le BAUME RHUMAL Nn | LE FUN VA COMMENCER Laurier.\u2014 Il faut que ce Bowell là soit fou pour s\u2019imaginer qu\u2019il peut faire un pareil saut avec une vieille machine tout détraquée.S'il se décide à se lancer, attendez-vous À lui voir faire une culbute carabinée.\u2014 EXODE.Mesdames et Messieurs, Vous voyez devant vous, ce soir, un homme qui dans quatre jours sera mêr pour la prison.Si je ne paie pas d\u2019ici au 2 janvier $422 67, les huissiers du shérif pourront me cueillir et me retirer de la circulation, comme le billet d\u2019une banque en déconfiture.Tous les malheurs qui ont fondu sur moi depuis quelques années m\u2019ont été prédits lorsque je n\u2019avais que huit ans.Voici en quelles circonstances : À cette époque, mes parents me conduisaient tous les dimanches après - midi, à l\u2019Asile de la Providence, rue Sainte Catherine, pour faire visite à ma graud\u2019mère.Je manifestais toujours la plus grande répugnance pour ces visites.Je croyais qu\u2019une visite A mon aïeule tous les mois était euffi- sante et il m\u2019était arrivé plusieurs fois d\u2019échapper à ces visites et d'aller m\u2019amuser avec mes petits camarades, par- ceque je n\u2019aimais pas les sermons que me faisaient la bonne femme.Un dimanche, la grand\u2019mère me revoit aprèe trois semnines.J'étais accompagné de ma mère, lorsque j\u2019entrai la tête basse, m\u2019attendant à une homélie carabinée.Eu effet, la chose ne se fit pas at- tendre bien longtemps.La vieille dame sortit sa tabatière d\u2019argent de son réticule, renifla longuement une couple de pincées de tabac et s\u2019appuyant les deux mains sur les bras de son fauteuil, elle parla à ma mère en ces termes: MA GRAND MERE \u2014 \u201c E -oute, ma fille, il fuut qus je te le dise aujourd'hui.Je pric le bon Dieu tous les jours qu\u2019il t\u2019enlève ce garçou-là.Un enfant qui a si peu de naturel pour sa grand\u2019mère, qui ne va la voir que lorequ\u2019il y est forcé par ses parents, ne peut rien faire de bon daus le monde.de te le répète, ma fille, si cet enfant grandit, il ne fera qu\u2019un pendard.Il montera sur la potence ! \u201d Ma grand\u2019mère avait raieon.Ses prophéties se sont réalisées à la lettre.Tous ceux qui me connaissent le savent.Un jour, je suis devenu pendard et un autre jour je suis montéysur la po- wi EE ga Pmx.1 UN OENTIN A.P.PIGEON, ADMINISTRATEUR No 1786 Rue Sta-Cathorins tence., comme reporter, lorsque l\u2019on a oxécuté Burns à la prison de Montréal, en 1861.Il n\u2019y a que le premier pas qui coûte.J\u2019assistai ensuite, toujours sur la potence, aux exécutions de Meehan à Québec, et de Whelan, l\u2019assassin de McGee, à Ottawa en 1868, toujours comme reporter.Dites À présent que #'il m'est arrivé des malheurs, ce n\u2019est pas faute d\u2019avoir été averti dès mon bas Âge.Il y a deux émotions seulement que je n\u2019ai pas éprouvées dans ma vie.Ce sont deux émotions poignantes, empoignantes ; deux émotions si terribles qu\u2019à y penser seulement, je sens de gros mottous dans mon gosier, et j'ai la chair de poule sur tout le corps.Ces deux émotions sont celles du mariage et de l\u2019emprisonnement.Ainsi vous pouvez juger ei j'étais ému, l\u2019autre jour, au palais de justice, lorsqu\u2019un avocat de mes amis vint m\u2019annoncer que M.Goyette avait obtenu un jugement ordonnant mon incarcération au cas où je ne paierais pas, le 2 janvier, la somme de $422 67.Je me suis dit: En voilà un fameux coup de scie ! Ça, c\u2019est se faire passer au bob ! Il ne fait pas bon de me promener dans les corridors de cette maison, les avocats vont m\u2019ahurir, m\u2019abrutir avec leurs questions et leurs transqnestions.Je résolus de m\u2019enfuir au plus tôt du temple de Thémis.Je me retourne du côté de l\u2019ascenseur Qu\u2019est-ce que je vois?Une apparition qui produisit sur moi effet de la tête de Méduse.C\u2019était Payette, le propriétaire du célèbre hôtel au pied du courant.Ce n\u2019était pas un Payette ordinaire.Il me semblait qu\u2019il avait grandi de® plusieurs coudées.La peur grossit toujours les objets.Le gouverneur de la prison esquissa sur sa figure un sourire méphistophélique et levant l\u2019index vers le ciel, il prononça cette parole : ENFIN ! Est-ce le hasard qui a voulu que mon futur père nourricier fut ainsi mis -| subitement en ma préseuca à ce moment funeste, \u2014 où étaitce ce flair instinctif que l\u2019on voit chez le requin qui s'approche du steamer à bord duquel il y a un moribond, pour attendre sa mort et happer son cadavre lorsqu\u2019il sera lancé à la mer.Mystère ! ! C\u2019était tout de même une étrange coïncidence.(A suivre.) 94 ota LA-ROUTEILLE, Dane toutes los Pharmacior et Eptosries. LE CANARD Journal Humoristique Hebdomadaire A, P, PIGEON, Editeur.Propriétaire Bureau : 1786 Ste-Catherine, Montréal ABONNEMENT Un an (pour la ville, livré à domicile) - $1.00 Six mois o \" - 0.50 Un an (pour tout le Canada et Etats-Unis) - 0.50 Six mois \u201c of \u201c - 0.25 Strictement payable d\u2019avance.LE NUMÉRO : UN CENTIN Adressez toute correspondance ou envoi d'argent, timbres, etc, a A, P, PIGEON, éditeur-propriétaire.Ce journal est vendu aux agents & cts la douzaine, payable tous les mois, MONTREAL, 26 OCTOBRE 1895 DRAME MUNICIPAL Un soir que la lumière électrique ne fonctionnait pas, son honneur le maire Villeneuve fut abordé sous la portique de l'hôtel-de-ville par un homme coiffé d'un chapeau à larges bords et soigneusement enveloppé dans un manteau couleur de muraille.; L'inconnu, un bras étendu dans la i direction de la voute, dit au maire d\u2019une voix sépulcrale : Mon premier, veut dire en anglals, va t\u2019en, parce que QUOs £80.Mon second n\u2019a pas le défaut d\u2019un maire bavard, parce que Wunrcester, et M.Villeneuve ne sait pas se taire.Mon troisième\u2026 4 L'inconnu n\u2019en put dire plus long, car le maire épouvanté s\u2019enfuit en criant par trois fois : Quo warranto! quo warranto! quo warranto ! Alors l'inconnu entrouvrit son manteau et on put vuir l\u2019échevin Préfontaine se livrant à l\u2019agréable fonction connue en médecine sous le nom de dé- sopilation de la rate.\u2014\u2014e< NOS CRAVURES La police tire les vers du nez des accusés ; elle tire des jambes quand il y a du danger ; elle dit qu\u2019elle tire la langue, sous prétexte qu'elle est mal payée ; elle tire de grandes révérences aux échevins ; elle tire à gauche quand il faudrait tirer à droite ; en un mot, elle tire un peu partout.Il n\u2019y a qu\u2019une chore sur laquelle elle ne peut se décider à tirer, c'est sur le cable du \u201ctug of war.\u201d Depuis que le capitnine Loye et son \u201c team \u201d sont en possession de la coupe et du titre de champion, rien ne peut plus les décider à tirer.e Le \u201cteam\u201d du National et le *\u2018team\u201d du Téléphone Bell, leur ont lancé déf sur défi, mais ils ont perdu leur latin et leur temps.La police ne veut pas tirer.C\u2019est cettre brave attitude de nos policiers que l'artiste du CANARD & voulu illustrer dans notre caricature de la $me page.Il les montre sur la clôture, entourant leur précieuse coupe, et n\u2019osant pas descendre de peur de rencontrer leurs advorsaires.\u2014 Ee Deux sauvages de Caughnawaga se rencontrent aux alentours de la gare Bonaventure, et la conversation suivante s'engage : \u2014Komensavati ?\u2014Savabin étoué.\u2014Stafreu skifècho.\u2014Cépakroïnb astépokxi.\u2014Pétulatrette ?\u2014Jépalsou.\u2014Dimoépaça\u2026 j'toffuncou, mékikpa.\u2014Cébin alonzi.\u2014J'tostin\u2019ti ?Les deux sauvages entrent dans une buvette.Boulevard S6 Liunbert LE CANARD EEE __ _______________ _______ _ _____ _\u2014 _\u2014_ \u2014__ _\u2014\u2014 \u2014 _ __ _ __ _____ SERTHELOT ET ZOLA Notre ami, feu H.Berthelot, lors de son voyage à Lourdes, passant\u2019 par Paris, sollicita, en qualité de directeur du CANARD et d'homme de lettres canadien, une audience de l\u2019illustre éori- vain, Emile Zola.Devant le maître, Hector parla longtemps de son pays, il fit une description enthousiaste des grandes forêts lauren- tiennes où mille oiseaux divers célèbrent à l\u2019envie la gloire du créateur, etc.Lorsqu\u2019il eut fini, le maître prit la parole.\u2014C\u2019est très joli en effet, M.Berthelot, mais permettez-moi une critique à l\u2019homme de lettres ; je constate que vous n\u2019avez pas assez étudié le langage des oiseaux.HeorTor.-\u2014?171?1.LE MaîrrE.\u2014 Si j'avais eu votre des- crintion à faire, voilà comment je me serais exprimé : «\u201c Du milieu erténébré des sylvestres immensités (canadiennes, s\u2019élevait le concert céleste et mystique de 1'enharmonique ornithologie s\u2019éployant en sublimes accords, autour du chant chromatique du ténor philomélien : c\u2019étaient le léger grisollement de l'aloustte, le guisement aigu du chardonneret,le grin- gotement ivre et monotone da la grive, le sifflement mélancolieux du merle, le pisitement de l\u2019étourneau, le doux et réveur tintinement de la mésange, le joyeux pipiement du moineau, le cour- caillement gras de la caille et le cacas sement de la pie se fondant en un indéterminé gazouillis dans lequel vrillaient, comme des coups d\u2019épée, les trissements allongés et stridents de l\u2019hirondelle.\u201cTandis que grognaient les marmottes, grésillonnaient les grillons, glutissaient les aigles, huitaient les milans, glapissaient et miaulaient les éperviers et que chuintaient les chouettes, cacophonie d\u2019improvisions, hurlantes d\u2019être accouplées, contre la formidable et sublime eymphonie harmonique des chanteurs de air.\u201cEt au lointain village, barytonnant, c'étaient les canes, canquétant avec les jargonnantes oies, en attitudes confidentielles et gauches, les coqs piaffant et co- quelinant autour des gloussantes poules, tandis que roucoulaient les ramiers et que pupilaient les paons sur la tenue de tambour de basque des dindoniers gloussements, \u201cBasse unique et profonde, le butor bouffait, tandis que, cocassement, la cigogne glottorait, claquetant du bec comme une Sévillane de ses castagnettes de buis ou d\u2019ébène.\u201d Notre ami Berthelot complètement abruti, prit alors congé du maître, mais arrivé au seuil du salon, il se retourna et, se campant sur ses ergots, il lanca à toute volée en signe d'adieu, un \u201c coco- riko \u201d si claironant, que pendant cinq minutes on entendit tintiniabuler dans un carillon fou les pendaloques de cristal du lustre et des caudelabres, puis il ajouta, sofo-voce en forme de conclusion : \u2014Ah mais! c\u2019est qu\u2019on ne nous emplit pus, nous autres, cunayens ! C.B\u2014\u2014.\u2014 A PEU PRÈS \u2014Penses-tu que l'avocat de Demers va réusir à le \u2018\u2018 demarrer \u201d de là ?\u2014TIi a le * champ beau.\u201d LA GUERRE AUX ERREURS HISTORIQUES Ce n\u2019est pas Hercule qui a nettoyé les écuries d'Augias.C\u2019est Auzias qui a nottoyé les écuries de Beaubien.Sous presse : L'AFFAIRE DEMERS Roman palpitant d\u2019intérêt.Sera en vente partout.Prix, 15c.A TRAVERS LE- DICTIONNAIRE ET LA GRAMMAIRE CORRIGEONS-NOUS Désormais, c\u2019est-à-dire duraut le séjour de M, Fréchette en Europe, toute demande relative aux difficultés de la langue française devra être adressée à M, L\u2019Homond, bureau du OANARD.) À.L.N, E.\u2014 On ne dit pas un mo- nocliste, mais * un homme au verre 8o- litaire.\u201d Les abréviations sont-elles toujours convenables ?\u2014Pas quand il s'agit des jupes d\u2019une danseuse.\u2014T\u2019as fait un mistake! \u2014Mistake, c\u2019est anglais.\u2014Mais non, puisque on dit un bif- steak | L\u2019OURS ET L'INVITE MonsiEur.\u2014MADAME.\u2014UN INVITÉ L'invité, entrant dans le salon.\u2014 Pardonnez-moi, madame, si je viens un peu tard.J'ai été retenu par des clients et j'ai dû.Madame.\u2014 Vous n'avez pas à vous excuser.Vous arrivez très bien.Nous ne dinons jamais avant huit heures moins un quart.Monsieurs.\u2014 Voyong, assieds-toi là.Je suis sûr que tu mours de faim ?L'invité.\u2014 Mais oui, j'avoue.J'ai déj euné à dix heures.Ah | les affaires ! Et comment va votre tante, Mme Lapierre.Monsieur.\u2014 Elle a toujours son catarrhe ; le médecin prétend que c'est parce qu'elle prise trop; elle va partir pour la campagne.L\u2019invité.\u2014 Et votre cousin, monsieur Léon ?Madame, vivement.\u2014 Il est au Manitoba depuis un mois.Le pauvre garçon | Lui, si gai et qui aimait tant Montréal, comment va t-il faire, tout seul, dans ce pays perdu ?Monsieur.\u2014 Bah ! il s\u2019y habituera.Cela vaut mieux pour lui que de courir les cabarets, Madame.\u2014 Il est si bon! Vous ne vous figurez pas comme il est bon.et.avec cela, beaucoup d\u2019esprit.Monsieur, un peu agacé.\u2014 Bref, c\u2019est un merle blanc.(A sa femme.) Il est dommage que tu n\u2019aies pas pu le conserver sous un globe.Madame, à son mari.\u2014 Oh! vous, d\u2019abor.!, vo.« n'avez jamais pu le sentir] Pourtant, il nous aiwe tant! (A I'invité.) Croiriez vous monsieur, qu\u2019il nous a d6jd éerit deux fois.des lettres de huit pages! Monsieur.\u2014 Cela preuve qu\u2019il n\u2019a pas grand\u2019chose à faire.Madame, sans relever l\u2019observation \u2014 Et savez-vous ce qu'il nous annonce, en \u201c post-scriptum ?\u201d Ah! c'est bien une idée à lui.Il est si fou! Il nous annonce l'envoi d\u2019un ours.L'invité.\u2014 D'un ours ?vivant ?Madamo.\u2014 Mais oui, vivant.Un tout petit ours, gros comme un gros chien.Il paraît qu\u2019il y en à comme ça là-bas.On les apprivoise très facilement.Celui qu\u2019il nous expédie s\u2019appelle Boulotte.Ce doit être une fe- melle ; nous vous la montrerons.wr SL VOUS TOUSSEZ, prerez le BAUME RHUMAL 25 cts la Messieur.\u2014 Comment ! \u201cnous vous ls montrerons 1\u201d Tu n'a pas l'idée, je suppose, de garder un ours dans la maison ?Madame.\u2014 Pas toute l'année, mais au moins quelques jours.Le temps de le faire voir À nos amis.Monsieur, \u2014 C\u2019est de la folie pure | Cette bête n'entrera pas chez nous.Sitôt arrivée, je la fourre au Jardin Zoologique.Madame, très pincée.\u2014 À votre aise ! Il suffit que je manifeste un désir pour que vous fussiez précisémeat le contraire.MONSIEUR \u2014 MADAME Monsieur.\u2014 Mais réfléchis donc, ma bonne amie, un ours \u2014 c\u2019est-à-dire un fauve \u2014 car les ours sont des fa:1ves, un ours dans un appartement, au deuxième étage, cela ne s\u2019est jamais vu ! Madame.\u2014 Mais si ; pour-juoi pas ?Monsieur, ironique.\u2014 Et tu l\u2019intro- duirar dans ta chambre à coucher ?Ta lui offrirais ton lit ?Madame.\u2014 Non monsieur, ne me faites pas dire des choses ridicules.Je l'enfermerai tout simplement dans la chambre de débarras, Monsieur.\u2014 Dans la chambre de débarras! Oh! non, c\u2019est trop fort.Voyez-vous un ours dans une chambre de débarras ! Et puis, dis moi, il faudrait le nourrir.As-tu songé à cela, toi ?Pas commode à nourrir, hein | un ours ?Madame, avec un calme voulu.\u2014 C'est ce qui vous trompe : rien de plus commode, au contraire.Ces pauvres bêtes mangent de la confiture ; cela leur suffit ; je me suis renseignée.Monsieur.\u2014 Alors, deux fois par jour, tu irais porter un pot de confiture à M.ton ours ?Tantôr de la groseille et tantôt de la framboise ?Tu lui pas- gerais ça à travers les barreaux.A moins que tu n'entre dans sa cage, comme Mlle Pauline Levert.Quelque jour tu t\u2019exhiberas dans ton salon, costumée en dompteuse, avec un maillot rose et une cravache.Madame.\u2014 C'est absurde, ce que vous dites ! Je vous parle sérieusement, moi, et vous ne chercher qu\u2019à m\u2019exus- pérer.Monsieur.\u2014 Alors, tu t'imagines que tu parles sérieusement ?Madame, \u2014 Sans doute.Vous m\u2019avez fait des objections, j'ai répondu à toutes.Monsieur.\u2014 À toutes ! Voilà qui est raide, par exemple.Madame.\u2014 Oui, à toutes.Tiens, veux tu que je prenne monsieur à témoin ?\u201c S\u2019adressant à l\u2019invité: \u201d N\u2019est- C8 pas, cher monsieur, que j'ai répondu à toutes les objections de mon mari ?L'invité, trés embarrassé, \u2014 Maisen effet.je crois bien.il me se nble.Monsieur, à l\u2019iuvité.\u2014 Æh bien, oui, bouteille, Partout \u201cto réponds franchement.Ne trouves- tu | pas que c\u2019est une idée abracadabrante de vouloir prendre un ours en pension chez sui ?Madame, vivement.\u2014 Je n'ai pas parlé de prendre un ours \u2018\u201c\u2018en pension,\u201d comme vous dites.J'ai seulement demandé À le garder ici deux ou trois jours.Monsieur.\u2014 Deux ou trois jours.je connais ça |! Quand tu l\u2019aurais gardé deux ou trois jours, tu ne voudrais plus t'en séparer.Tu as une passion ridicule pour les bêtes, Madame, avec aigreur.\u2014 C'est de votre faute ; on s'attache à ce qu\u2019on peut.Il est probable que j'aimerais moins les bêtes si j'avais des enfants.Monsieur.\u2014® Si j'avais des enfants ! \u201d Je la connais cette phrase.Elle t'a été souffiée par mon aimable belle-mère, avoue-le.Madame.\u2014 Laissons-]là ma mère qui ne vous a rien fait et q «e vous attaquez toujours.Monsieur.\u2014 Je ne l'attaque pas.Peste ! je n\u2019oserais m'y hagarder | Elle a de quoi se défendre.J'aimerais mieux affronter.ton ours, tiens! avec ses pattes velues et ses crocs.Madame, \u2014 Voild qui passetoutes les bornes.Vous insultez ma mère, à présent | Monsieur.\u2014 Je ne l'insulte pas.Madame.\u2014 Si vous l\u2019insultez ! Vous la comparez à un ours.Monsieur.\u2014 Tu ne m'as pas compris, Madarne, à l\u2019invité \u2014 Vous l\u2019avez entendu, monsieur ?Comparer ma mère À un ours.et dire qu'elle a des pattes velues et des crocs! (Elle pleure.) N\u2019est-ce pas abominable ?L'INVITÉ Monsieur.\u2014 Mais non, ce n\u2019est pas cela.Ah! et puis, au fait, tu m'agaces ! Avec toi, ce sont des discussions continuelles.Aujourd\u2019hui pour un ours, hier pour des faux-cols.\u2026 Madame, re redressant.\u2014 Parlons en, des faux-cols | Tu as failli me battre\u2026 oui, me battre.alors que j'avais raison.Monsieur.\u2014 Tu oses dire que tu avais raison ?Tu as reconnu toi-mêma qu'ils n'étaient pas em pesés, Madame.\u2014 Pas empesés\u2026 tes faux- cols ! Tu ne sais plus ce que tu dis.C'est comme l'autre jour quand fu me soutensis que tu m'avais conné les clefs.Monsieure.\u2014 Hh bien ?Madame.\u2014 Eh bien, tu los avais dans ta poche.Monsieur, \u2014 Parce que tu me les avais rendues.Madame.\u2014 C'est trop fort! Je n'y avais pas touché.(A l\u2019invité.) Vous voyez comme il est de bonne foi ! Monsieur, à l'invité.\u2014 Soit ! j'accepte que tu sois juge entre nous.Réponds.Est-ce que j'ai tort, dis un peu, est-ce que j'ai tort ?L'invité, légürement al uri.\u2014 C\u2019est que\u2026 je ne vous comprend pas très bien, Vous parlez d'un ours.de faux-cols.\u2026 de clefs\u2026 Monsieur.\u2014 Oh! l'ours, c\u2019est entendu.11 ne mettra jumunis les pieds.c\u2019est-à- dire les pattes duns cet appartement.LE CANARD 2 die rude\u201d i = aR gd Ae LES CHAMPIONS Voyons, M.Loye, au lieu de vous tenir sur la clôture comme ça, allez donc tirer avec le National ou les hommes du Téléphone Bell.Madame.\u2014 Alors, c'est moi qui en sortirai, Monsieur.\u2014 A ton aise.Mais je t'avertis que tu n\u2019y rentreras plus.Madame.\u2014 Soit! ce sera fini entre | nous.Nous nous séparerons.! Monsieur.\u2014 Oui, rous nous separe- rons.C\u2019est absolument mon désir.L\u2019existence que tu me fais est un enfer.J\u2019en ai asgez, j'en ai trop ! Oh ! la tranquillité, mon Dieu! (Il sort à droite en faisant claquer la porte.) Madame.\u2014 Etre chassée aineil Au bout de deux ans de ménage ! Je n\u2019ai plus qu\u2019À me réfugier chez ma mèrel (Elle sort à gauche en faisant claquer la potte.) L'invité, resté seul, après un silence.\u2014 Sapristi! Et le diner?COUACS Le résultat de la réunion des délégués du comté Jacques-Cartier, au St- Lawrence Hall, n\u2019est pas de nature à déterminer quelle attitude indépendante le CANARD prendra dans cette élection.* x On prétend que M.J.J.Curran n'avait d\u2019amis, ni parmi les Canadiens, ni parmi les Anglais, ni parmi les Irlandais, Alors, on Yaurait nommé juge pour en débarasser tout le monde.\u201c Pacaud reproche à Taillon de prendre les gens à la gorge pour les faire dégorger.De son temps, lui les prenait à la po- che, pour empocher.Il n'y a pas de quoi faire tant de tapage.x Un journal que le CANARD n\u2019ose pas nommer, parce qu\u2019il n\u2019est pas en odeur de sainteté, nanpnce que deux bedeaux ont été pris en contre bande, Notre artiste est à préparer pour In semaine prochaine, un dessin d\u2019après nature, pris fagrante delicto.xx La prochaine fois que le CANARD paraîtra, M.J.J.Gurran sera monté sur le banc et personne ne pourra plus y toucher.Pendant qu\u2019il en est peut-être encore temps, hâtone-vous de faire connaître en dernière phrase aux électeurs du quartier Ste-Anne : \u2014Oui, messieurs ! un patriote doit toujours être prêt à mourir pour sa patrie, quand même ce sacrifice devrait lui coûter la vie.Vos enfants ont-ils la Coqueluche ou un Rhume obatiné, donnez leur le BA Ü 5 Dre L'ami Gonzalve qui est ENFIN parvenu à forcer les portes du barreau, plaidera demain pour la première fois.Un de ses bons camarades auquel il annonçait cette nouvelle, lui demandait hier : \u2014Plaideras-tu coupable, où non coupable ! x, Le CANARD avait d'aborl eu l\u2019idée de réunir en volume les œuvres posthumes de son regretté fondateur, mais comme il sait par expérience qu'il se vend en moyenne dix exemplaires d\u2019un ouvrage canadien et que l'agent garde invariablement l\u2019argent, il a renoncé à son projet pour ne pas nuire à Jean Badreux qui a actuellement sous presse un livre à sensation.a\" À ceux qui se plaignent de ce que les Français envahissent le journalisme Canadien.et prennent la place de nos compatriotes, le CANARD fera remarquer que c\u2019est le quatrième journaliste fran- cais qui meurt de faim à Montrédl, depuis quelques années.Tous les quatre ont été employés au Moniteur du Commerce.À La Patrie et au Mondeil y en a quel ques autres qui ne valent guerre mieux.ts À propos de l'hôtel que le gouvernement fait construire pour la résidence du gouverneur de la prison.Le CANARD à déjà annoncé que le procureur général, M.Casgrain avait fait \u201carrêter\u201d les travaux.Voici maintenant que nous apprenons que M.Vallée les a laissé * échapper.\u201d M.Viau doit instituer une enquête et si la chose est prouvée, M.Vallée peut s'attendre à recevoir son biscuit.«Fx Musset demandait À ses amis de planter un eaule au cimetière Berthelot qui croyait avoir à se plaindre de la manière dont le fameux À.Bd'harpagone mémoire, calculait les intérêts, avait l'habitude de dire : \u2014Ne m'\u2019enterrez pag près de lui, il serait capable de venir manger les pissenlits eur ma tombe.C'est la saison des partis d'huîtres et si vous voulez faire plaisir à vos amis, passez leur un *\u201c Rosebud,\u201d après leur avoir fait manger des huîtres, LE RESTAURANT COMMERCIAL 1612 RUE NOTREDAME, rest pas mort, ni Théothime, M.Lanctet à repris possession de son populaire établissement et Le CANARD à constaté avec plaisir qu'outre ses diners à la carte, comme parle passé, il donne tous les jours un véritable dîner de Sardanapale pour 25 vis, Cuisine française, personnel nombreux et salons paiticuliers, Entrees privées, 1620 Nutre Dame, et 46 &t-Gabriel, Allez-y ct vous serez convaincus un roman judiciaire palpitant d'actua- L'AFFAIRE DEMERS Notre confrère Jean Badreux achève lité.\u201c l'AppaiRE Demers,\u201d tel est le titre de cet auvrage que M.À.P.Pigeon, l\u2019éditeur, mettra en vente, vers la fin de la semaine prochaine, au prix populaire de 15 centins.Nous n'avons pas besoin de recommander la lecture de cet ouvrage, le sujet traité et le nom de l\u2019auteur le recommandent suffisamment.Les libraires et les depositaires de journaux peuvent dès aujourd'hui faire leurs commandes à M.A.P- Pigeon, au bureau du CANARD, 1786 rue Ste Catherine, Montréalmeet A me LA DAME AUX 7 PETITES CHAISES Mme \u2014 Mon mari m'a fait cadeau l\u2019hiver dernier d\u2019une superbe polisse d'opéra, doublée en vermine, mais, ima- ginez-vous que les mitres se sont mises dedans.Les meilleurs malpecques sont chez Joe Poitras, Les meilleures soupes sont chez Joe, Poitras, Les meilleurs patés sont chez Joe.Poitras, Ce populaire restaurant est ouvert jour et nuit au coin de la côte St-Lambert et de la rue St-Jacques, x\" Le plus riche de nos ministres provinciaux visitait la kermesse samedi der- pier et une jeune fille lui offrit un exemplaire du CANARD pour 5 cts.L'honorable n\u2019oga refuser et sortit une pièce de 25 cts, que la jeune fille prit toute joyeuse en disant : \u2014On ne rend jamais de monnaie à un ministre.\u2014Comment! repliqua ce dernier, est- ce que Ia charité doit vous empêcher d'être honnête ?Le CANARD est heureux d'ajouter que ce ministre n\u2019est pas M.Beaubien.GP LES VOILA LES BONNES HUITRES Ces intéressants mollusques, ont cessé de bouder.Ils ont fait leur apparition, non pas encore chez tous les spécialistes mais du moins chez les meilleurs, Parmi ces derniers, M.Henri Allard, 401 433 rue Craig, est un des mieux assortis et son établissement l\u2019un des mieux agencés pour la dégustation sur place.Les savoureuses malpe- ques vont être là immolées à la faiblesse gourmande des amateure délicats et les salons de M.Allard seront assiégés.Dans le but de satisfaire tout le monde, M, Henri Allard a établi des salons confor tables pour dames.C'est là una innovation galante dont M Henri Allard retirera certainements d\u2019ex cellents fruits.a+ Pharmacie Nationaie Cet établissement est sans contredit, la pharmaci modèle de la Puissance.Rien n\u2019a été épargné po rendre ses différents départements aussi complets qu possible.Parfuns, articles de toilette, nouveauté les plus attrayantes dans le genre, médicamment brevétés, etc, Prix très modérés, La Pharmacie se trouve dans le Monument Natio nal, No 216 Rue St-Laurent, LIBRAIRIE FRANÇAISE L.DERMICN 1615 Norre-Dame, G.Hurel, Gérant Seul agent du Petit Journal et journaux françai Romans nouveaux, publications diverses, artistiqu et populaires, Gravures, Chansons, ete.Nous importons de Paris, en trois semaines, tout les commandes qui nons sont faites.Prix spécia pour marchands, Maison Dermigny, No 126 West, 25th Stre New-York, Succursale : Montréal, 1615 Rue Ni tre.Dame, P.GAGNIE ie.À.R & Cie Peintres, Tapissiers, Décorateu 211 RUE STE-ELISABETH Toate commande faite avec soin, promptitude e des prix modérés, Boulevard St Emindben HHUMAL \u2014 25 cts la bouteilie.Purtout. w > | CORRECTIONNELLE LES ROMANS CORRUPTEURS Tel père tel fils, ou telle mère telle fille, ne peut être qu\u2019une citation À propos de ressemblances exceptionnelles, et ne sera jamais une locution pro vorbiale généralisée.Nous voyons fré- uemment des enfants qui diffèrent du tout au tout des auteurs de leurs jours L'éducation qu\u2019ils reçoivent influe, du reste, sensiblement sur la façon dont il so conduiront dans la vie, et ce n\u2019est pus eans raison, par exemple, qu\u2019on à dit d\u2019un livre: \u201cLa mère en permettra la lecture à ea fille.\u201d C\u2019est que les lectures peuvent avoir des effets salutaires ou funestes sur un j euno cœur.L'histoire des fillettes perdues par les romans est chose moins rare que les beaux jours en automne, et, commo le disait aujourd\u2019hui Mme Canadier au Tribunal correctionnel : \u201c Messieurs, c\u2019est les romans qui m\u2019ont fait faire des bôtises, et je ne veux pas que ma fille en fasse autant\u201d Voilà comment la brave dame, qui suit à quoi s\u2019en tenir, est allée simplement gifler en ploin bal public sa fille Alphoneine et Edouard Mabillon, cavalier de cette jeunesse.Edouard s\u2019est plaint À ses parents, ceux-ci sont allés faire une scdne A Mme Canadier ; In bonne mère prétend qu\u2019elle à été injuriée et frappée.En présence de In plainte portée contre eux, le père et ln mère Mabillon ont engagé leur fils À se plaludre reconven- tionnellement ; toile est l\u2019affaire de famille dont le Tribunal est eaiel.Comme première plaignante, c\u2019est à Mme Canadier la pose: \u201c Messieurs, dit-elle, si j'étais une de ses mères qui laissent leurs filles faire ce qu\u2019elles veulent, tout ¢n ne serait pas arrivé ; mais je sais par moi-même ce qui lui pendrait au nez, Eh bien ! croyez-vous, quand je vois que ce jeune homme (Mabillon) la guette et qu\u2019il lui tourne In tête, et qu\u2019il emmène au bal, et que si je n\u2019étais pas arrivée, il l\u2019aurait puat être ammenée ailleurs car, Messieurs, les puaronts de ce jeune homme, gu n'a aucune délicatesse sur cot égard.La mère Mabillon.\u2014 Serrez votre oule, mon cuq est fâché ; faut bien que es jeunes geus s'amusent.Mâtin !.si vingt et Un ans pnesés qu\u2019a Edouard.M.le président, à la plaignante.\u2014 ais les coups et les injures dont vous ous plnignez ?Le père Mubillon.\u2014 C'est faux, nons vons simplement été fire des repro- hes & madame.La plaiguante.\u2014 Oh! vous avez le upet de dire.M.le président.\u2014Enfin, ils nient.La plaignante.\u2014 Messieurs, c\u2019est les munis qui perdont ma fille, comme ça \u2018est arrivé ; munis elle, c'est encore re qua moi, vu que c\u2019est une dinde rnaturelle, munis çu n\u2019empôche pas \u2018encore wu jour d\u2019aujourd\u2019hui, je ré- ndrais d\u2019elle comme de moi.Les rires de l\u2019auditoire indiquent quo rsonne ne doute de ln vertu actuelle ln plaiguante.Ime Cunadier.\u2014 Seulement, A la dition qu\u2019un jeune homme ne lui rnern pns la tête.1, lo président.\u2014 Eu voilà assez ! [me Cunadier.\u2014 Et, monsieur, ce he homme lui prête des romans, c\u2019est urtout qui la perd comme moi ; j'en oujours, mais À mon fige, ça ne fuit [ le président.\u2014 Taisez-vous ! (A vard.) Lu plaiguante vous a pé?LE Edouard.\u2014 Des gifles en plein bal, monsieur, pour la chose que je dansais avec sa demoiselle.Mme Canadier \u2014 Parce que je suis une bonne mère et que vous donnez du vice à ma fille; oui, messieurs, même le goût des liqueurs ; qu\u2019il y à à la maison un bocal de prunes à l\u2019eau-de-vie, que je lui retire de la main toute la journée, qu\u2019à peine si j'ai le derrière tournée, elle a le nez dedans.Les rires de l\u2019auditoire couvrent la voix de M.le président qui prononce le jugement.Condamnation de part et d\u2019autre à 16 francs d\u2019amende.Fumez le Cigare \u2018 Rosebud.\u201d Devant la cour d\u2019assises.Le procureur général, terminant une éloquente péroraison : \u2014Enfin, vous ne vous êtes pas contenté d\u2019assassinerc ette pauvre femme.Vous avez odieusement piétiné son cadavre.\u2014Qa, vous exagérez, s\u2019écrie le criminel.Je me suis simplement assis dessus ! Boulevived 8t Lambert CANARD Bébé étudie son catéchisme.\u2014Voyone, lui demande la maman, sais-tu ce que c\u2019est qu\u2019un sacrilège ?\u2014Oui, maman.C\u2019est quand papa embrasse la bonne pendant que tu es à la mesee ! Bouwlevasd St Lamborsé As DANAIS, LCD, CHIRURGIEN DENTISTE 45 RUE ST-LAURENT, MONTREAL.3 Pos TU 28 y a + I \u201cON Dents extraites sans douleur par Ethyl-Ether, Chloroforme et Electr:cité, Dents sans palais, ainsi que Couronnes enor, posées sur de vieilles racines, Dentiers en Alluminium, une spécialité, J.M.RocHoN Marchand de CHAUSSURES 209 RUE ST-LAURENT Chaussures faites à ordre et réparées au No, 209 RUE ST-LAURENT Boulevard Sé Limbert Va sans dire que c'est \u201cavert tous les seirs.CIGARES DE L'ETI Tone Otçaer te auf vrnhene Sont reconnus par l\u2019Etiquette Bleue C\u2019est l\u2019emblôme du travail libre et du soul préventif contre les cigares roulés que vous soyez en faveur ou contre le votre santé, voyez À ce que l\u2019étiquette cigares.Un Menage Complet Pour 550.00 vous pouvez garnir un appartement de 4 pièces : salon, salle & manger, chambre à coucher et cuisine.Si vous voulez acheter à des conditions faciles il faudra payer un peu plus cher.Venez nous voir quand même vous n\u2019auriez pas besoin de meubles, afin de le dire à coux qui sont sur le point de prendre maison, F.LAPOINTE LES Fac-simile do L\u2019Etiquetto d\u2019Union, couleur bleuctpâle.Union-made Cigars, \"Thank Es Clgor aactuioadl Je Wal bax Sw boas Faby derscOenul Unies of Ancelas, Sirpienmty wpe Wir Lado! wil ba posietied Aowarilieg 3 Msi, Voyez à ce qu\u2019elle soit sur toute boite de cigares, pour argent comptant.1551 STE-CATHERINE QUETTE D\u2019UNION Union of Ameivaiy bya on ° ee vert qui est placée visiblement sur la boîte.cigare proprement fait.C\u2019est aussi le dans des conditions insalubres.Ainsi travail des Unions, dans l\u2019intérêt de ci-dessus soit sur toutes les boîtes de as DOMANS LIVRES OFFERTS 3 Martyr de Damour 4 La roche qui pleure 5 Le remords d\u2019un faussaire 6 Kêves dorés i Drame de Phôtel Woronzoff | postes, pour cha ançailles .; Les fiançailles de Lorette | choix, au bureau Le coureur de dot | Roman d\u2019une jeune fille | [pauvre Le roman d\u2019un crime | Trahison vaincue par | [l'amour | NOM.15 La vengeance du fiancé 17 Les deux Jeannes : 18 Misérable faussaire to Le Maityr d\u2019une mère | 20 La charmense 21 Mon oncle et mon curé OND ea \u2014- ue sirés par numéro 13 14 ADRESSE ~~ (COUPON DE PRIME © AUX LECTEURS DE CE JOURNAL .Détachez ce couron et remettez-le avec 9 cts, en timbres- Gabriel, Montréal, et vous recevrez les numéros demandés franco par la poste dans les huit jours qui suivront votre envoi, votre nom et adresse très lisiblement, et désignez les ouvrages dé- OUVRAGES DÉSIRÉS, Nes SHROHIES à à que volume désiré ou 25 cts pour 3 volumes au de LEPROHON & LEPROHON, 25 Rue St- Ecrivez seulement, ANR vauvcu aevsencacau aus senser anoscusaus DES ARTICLES Qui gardenttouiours leur haute reputation d\u2019excelience, ne s\u2019en deviant que pour progresser, inissent definitive« ment par etre apprecies.C\u2019est pourquoi nous vendons tant d\u2019Allumettes de E.B.EDDY Mere.LEFEBVRE & Cie, Vinaigres Purs et Conserves au Vinaigre Confitures, gelées et Marmelades 80 a 93 Avenue Papineau MONTREAL , .J.M.RocHON Marchand de CHAUSSURES 209 RUE ST-LAURENT Chaussures faites à ordre et réparées au No, 209 RUE ST-LAURENT HOTEL RIENDEAU La maison par excellence pour les touristes.Balcons et terrasse.Vastes salons, chambres richement meublées, Service de première classe.En face de l\u2019Hôtel-de-Ville et du Palais de Justice, À quelques pas des bateaux et des gares de chemins de ler, 88 et 60 Place Jacques-Cartier Foss Hiondeoue * .S.A, BROSSEAU, L.D.s, 7 Rue St-Laurent, Montréal L ] a NE Extrait les Dents sans Douleur par l'Electricitéet fait les Dentiers d\u2019après les procédés les plus nouveaux, Dents posées sans Palaiset Couronne de Dents en Or ou en Porcelaine posées sur de Vieilles Racines, NE MANQUEZ PAS DE SEMAINE I Histoire Illustrée de JEANNE D\u2019ARC DANS LE JOURNAL ILE SAMEDI Abonnemert d'un an,52.50 - 6 mois, S1.25 Payable d'avance.POIRIER, BESSETTE & Ci.516 Rue Craig, Montréal LABELLE & COURTOIS Manufacturiers de CIGARES Les célèbres Cigares Silk Lace, à 10 cts.Faro, Métropole, G.LL et Gold Dust, à 5 cts.sont faits par des membres de l'Union.4153 Rue CIEAMPL ALN MONTREAL LIRE CETTR vil La Société Artistique Canadienne 210 Rue ST-LAURENT Fondée duns le but de répandre et de développer le goût de In Musique et d'encourager les Artistes.CAPITAL-ACTION $50,000 2851 prix d\u2019une valeur totale de $5,800 sont distribués tous lea Mercredis.1 PRIX DE - - - .- $1,000 1,68 #.- - - 400 1.«$ #$ .-.-.150 Et une foule d\u2019autres Prix variant de $50 à $1.00 Biliet {0c Distribution: Tous les Mercredis.ATTENTION A LA GRANDE Distribution Specinle Prix Capital, $15,000 Billet complet - - - 8100 Demi-Billet - - - 0.50 sw S1 VOUS TOUSSEZ, prenez le BAUME RHUMAL 28 cts la bouteille.Partout -es ere IR GTE TES pe Te LE "]
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