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Titre :
Le Canard : journal humoristique
Journal hebdomadaire humoristique et satirique qui a connu un vif succès en son temps. [...]

Le premier numéro de ce journal fondé par Hector Berthelot - qui en est aussi le principal rédacteur - paraît le 6 octobre 1877. Le succès est immédiat, comme en témoigne le tirage, qui passe du simple au décuple au cours des deux premiers mois. Berthelot n'est pas précisément un néophyte : il a été auparavant collaborateur à La Scie de Québec, une feuille humoristique, et reporter au Bien public de Montréal avant de passer à La Minerve, qu'il quitte en 1878, Le Canard lui demandant trop de travail.

Cet hebdomadaire humoristique changera plusieurs fois de titre. En août 1879, Berthelot cède son journal à Honoré Beaugrand pour fonder, le 23, Le Vrai Canard. Il le remplace, le 12 novembre 1881, par Le Grognard afin que le public ne confonde plus Le Vrai Canard et Le Canard, qui ne cesse de publier des âneries et des insultes qu'on ne manque pas, à son grand déplaisir, de lui attribuer. Des difficultés financières le forcent toutefois à se départir de son journal le 8 mars 1884. Le 25 septembre 1886, Le Violon est rebaptisé Le Grognard.

Quant au Canard, que Ladébauche (un personnage inventé par Berthelot) a popularisé, il continue son chemin avec son nouveau propriétaire, Honoré Beaugrand.

En 1888, Le Violon disparaît pour faire place à Passepartout jusqu'en 1893. En 1893, Berthelot reprend Le Canard, qui a cessé sa publication depuis le 24 septembre 1887. Le petit journal revient au titre premier, Le Canard, avec A.-P. Pigeon comme administrateur.

Le journal contient des textes et des chroniques féroces de satire politique, ainsi que des caricatures, des dessins humoristiques et des bandes dessinées, légendées pour la plupart, sous la plume de Berthelot lui-même ou sous celle d'Henri Julien (qui signe parfois Octavo ou Crincrin), d'Albert-Samuel Brodeur ou d'Arthur Racey.

En dépit de sa disparition en 1936, Le Canard ne cesse de fasciner les éditeurs. À preuve, ces trois tentatives de le relancer : une première a lieu le 21 septembre 1957 et indique une 85e année d'existence; une seconde, en date de mai 1973, fait mention de 96 ans d'existence et affiche l'épithète « québécois »; une dernière et éphémère reprise a lieu en 1976.

À noter que cet hebdomadaire est l'un des premiers journaux humoristiques à se doter d'une presse à vapeur et à publier des illustrations en couleur.

Il était tiré à 500 exemplaires en octobre 1877, à 10 000 en décembre 1877, à 15 000 en mars 1879, à 8 500 en 1910 et à 45 000 en 1933.

Principaux collaborateurs : Hector Berthelot, Henri Julien, Arthur Racey et Albert-Samuel Brodeur.

Sources

« Les journaux satiriques du XIXe siècle », Bibliothèque et Archives Canada,

http://www.collectionscanada.gc.ca/comics/027002-7100-f.html.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, vol. 2, p. 257-259.

BOIVIN, Aurélien, « Berthelot, Hector », Dictionnaire biographique du Canada,

[en ligne]

TASSÉ, Henriette, La vie humoristique d'Hector Berthelot, Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1934, p. 51-62.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1893-
Contenu spécifique :
dimanche 3 novembre 1907
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Passepartout (Sorel, Québec)
  • Successeur :
  • Canard québécois
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Références

Le Canard : journal humoristique, 1907-11-03, Collections de BAnQ.

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[" DEUX SOUS XXIX ANNEE.\u2014 No 52 MONTREAL, LE 3 NOVEMBRE 1907 HUMORISTIQUE \u2014 HEBDOMADAIRE \u2014 ILLUSTRE Le vrai peut quelquefois n'être pas vrai sans blague \u2019\u2014BOISL'\u2019EAU.REDIGÉ EN COLLABORATION.\u2014_\u2014 BUREAU ET IMPRIMERIE : 105 A 109 RUE ONTARIO EST, MONTREAL LE FANTOME DE PAPINEAU ET BOURASSA SN 7 in \\ ~ N rl iy \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 TE ho\" \u2014 A TUE ~~ nt ~ D m D > t \\N L ™m FANTOME-PAPINEAU.\u2014Mon cher petit-fils, tu as encore besoin de ton grand-père pour te donner une bonne râclée. LE CANARD ~~ \u2014 f= = Vanité filiale.Au collège.Ou parle des plaisirs de vacances.\u2014Moi, dit l\u2019un, mon plus grand bouheur est de dormir st r la pelouse, à l'ombre des grands arbres qui la bornent.Oui, dit un autre, seulement il tombe des bétes des branches.\u2014Oh ! mais, cher papa.les ar bres sout propres ! +.* A un ami qui est à la veille de se marier ?\u2014Quel est le petit nom de ta fiancée?\u2014Clémence.\u2014 Oh! oh! Tues un homme de précauti: n.\u2014Comment cela ?-Ce choix prouve assez, mauvais sujet, que tu comptes avoir plus tard bien des choses à te faire par- douner.Set En cour.Le président à l'accusé.\u2014 Votre femme jure que vous l'avez frap X.entre dans un magasin de mercerie et achète une paire «de b'e- telles, pée.Qu'avez-vous à répondre ?\u2014Ët avecga 2.lui demanda le L'accusé.\u2014Je ne lui ai donné mercier.qu'un petit coup de mouchoir.\u2014 Avec ça, je ferai tenir mon pan-| 1 a femme de l'accusé.\u2014C'est vra- talon.mou président, mais 11 ne vous dit ¢ ps qu'il se mouche toujours à poii Un Gascon et un Provençal van- gnée.tent A envi la fertilité de leur pays | natal \u2014.\\ Bordeaux, dit l\u2019un, si vous liassez tomber une allumerte das un champ.vous êtes sûr lun we suivante d'y trouver une épaisse fo rêt.\u2014 \\ \\N'arseille, s'écrie lautre | t-il encore quelque chose que je puis- .nee EE .ate | : à vous laissez tomber un boutou de st cesser de faire pour vous être brete.le ; buit joursaprès, vous avez agréable ?hi un pantalon tout £-it.| Mme X.promptement.-= Oh ! 0.oui, Vous pourriez casser de vivre.Heureux couple.M.X.d'un air furiboud.\u2014J'a- renoncé au vin, j'airenoncé au jeui au tabac, À mio cercle, aux belles depuis que je vous ai épousée, Y a- - Le corniste Vivier eutre un jou: dans un magasi de vêtemetits con foo ionnés ayant pour enseigne : ** Aux cent mle paleto.s.\u201d\u2019 \u2014 Vous avez cent mille palctots ?dit al au patron.\u2014Oui, monsieur.\u2014Eat-ce que vous êtes occupé eu ss Hyjr 1bole gastronomique : \\iur-us (de Marseille) a invité Futaillac (de Bordeaux).\u2014 Eh bien mon vieux, que dis-tu de ce vin-là ?-Un beurre, un volours,\u2018un nectar ! c'est-à ire que pour le déguster plus longtemps, je voudrais avoir le cou aussi long que la jambe.ce minuit.\u2014Non, mousieur ; je suis tout à vous, \u2014Eh bien, je vais les essayer.| .et * Sur le to :levard : - Vous savez qu\u2019il y a eu du ta page hier au Cercle des Athé, eus?jt \u2014Quoi done ?- On a surpris le l'aro: en tain! de tricher.\u2014Et.?\u2014Etil aregu une gréle de gifll parbleu ! \u2014lsh bien, mus.1 a dû être puisqu'il cherchait des Calino causant dans la rue avec un député r çoit une tuile sur la tê- e Son c' apeatt haut de forme a heu- rensement amorti le choc, qui ue lui a fait qu'une assez forte bosse.\u2014UC'est égal, dit-il au député, vous devriez biin demander a la Chamdre l'abrocation de certaines lois.\u2014 Lesquelks ?\u2014 [Les lois de la pesanteur, To rv a\u2014\u2014\u2014\u2014T\u2014 content, atouts, +1 Vous qui êtes sensibles de la gorge er des J À bronches, qui êtes cnroués, qui crachez et ÿ qui êtes oppressés, prenez les Capsules ÿ Crésobène (produit Français).Elles préviennent et guérissent infailliblement les 4} Laryngites, Rhumes, Grippes, Influenza, Bronchites, Catarrhes, Asthme.Prix: 5oc le flacon.Dépôt: Artuur Déicary, Pharmacien, 1688 Ste-Catherine et toutes autres pharmacies.Nous .envoyons gratuitement sur demande unlivres * Comment lutter contre les maladies des poumens.\u201d het \u2019 | = | > - se).OPTIC - 4 - : Lo, à ¢ ; .B ' v Of \\ » » \u2018 vi v » an 8 » et 8|* ) \u2018 Ut K ey : .WI, , 9 2 Le Célébre Régénérateur des Cheveux Avez-vous des cheveux gris ?Avez-vous des Pellicules ?| | Vos cheveux sont-ils faibles ou tombent-ils ?Employez la CAPILLINE qui rend aux cheveux gris la couleur et la beauté naturelles de la jeunesse.Elle arrête la chute des cheveux et fait disparaître les Pellicules.\u2018.\u2018.*, Résultats inespérés.Vente toujours croissante.SE VEND PARTOUT en FLACONS de 50 CENTS.DE POS ITA IFR ER : Laboratoires S.LACHANCE, 87 rue St Christophe, MONTREAL Cizare Special sur commande Bell Téléphone Main 2168.PAS DE MACHINES.PAS D'ENFANTS.PAS DE FILLES.Tous nos Cigares sont faits par des ouvriers ca \u20181- pétents, et chaque ouvrier fait son cigare seul pour chaque commande, c\u2019est-à-dire qu\u2019un ouvrier commence et fini son ciz-:e sans le faire passer par 5 ou 6 mains.Cela est plus propre et mieux fait.Grand MOTHER CIGARE valant roc, pour sc, en tabac de la Havane La Champagne Cigare à 10c.n\u2019a pas d\u2019égal, en pur tabac dela Havane.Ulgares de l\u2019Union ! A CHAMPAGNE OIGAR FAOTOKY 199 Rue Notre-Dame Est. ee LE SCAPHANDRIER COMEDIE EN UN ACTE La scéne se passe dans un restaurant de Ia rue Ste-Catherine, 3 Montréal, PERSONNAGES 1.\u2014Un scaphandrier.2.\u2014Timothée.3 \u2014Ladébauche.Scène Ière Timothée, Ladébauche et le Scaphandrier avant son départ.le scaphandrier\u2014Adieux! mes bons amis, je pars pour ne jamais revenir peut-être.Je vais, en scaphandre, faire une excursion au fond des caux du Saint-Laurent, pour le bénéfice de la science ct de l'humanité.Timothée.\u2014Bravo! ton nom va figurer parmi les immortels.Ladébauche.\u2014Gloire à toi! Les ca- nayens ne sont pas des poules mouillées; moi pour un, je souscrirai bien un écu pour t'ériger, sur les bords du grand fleuve, une statue en costume de plongeur.Mais je tremble pour toi à la pensée que tu veux te promener sous l\u2019eau à cent quatre-vingt pieds de profondeur; j'en frémis d'horreur! Je me rappelle que.dans mon jeune âge, moi et Timothée nous allions nous baigner sur les battures; on plongeait juste a la ceinture; c'était moins dangereux.Une fois en plongeant j'aperçus quelque chose ressemblant un rubis, mais un pép(re de rubis; j'en avais des battements de coeur.Hélas! trop courte joie, illusion! J'avais vu ni plus ni moins que le nez de Timothée, plongeant à côté de moi.Timothée.\u2014Et moi, dans mes plongeons de baigneur, unc fois je crus voir un serpent joliment long, à la peau rouge ct bleuatre.Rassurezvous, c'était une erreur, je n'avais vu que les reflets de la ceinture de Ladébauche.Ladébauche et Timothée \u2014Il nous tarde d'entendre, à ton retour prochain, raconter tout du long ton exploit sous-marin.Oh! ce serait bien fin, bien gentil, si tu pouvais nous envoyer de tes nouvelles par le télégraphe sans fils.[.c scaphandrier.\u2014~Impossible.Ladébauche\u2014Hé bien! file, file, Au revoir, 1 Scène II Le seaphandrier, après son Ladébauche et Timothéeretour, Ladébauche.\u2014Réjouissons-nous! \u2018Te voici revenu vivant, bonguenne! Timothée \u2014Alleluia! Qu'as-tu vite, conte-nous ça.Le scaphandrier (sur un ton solennel)\u2014Je suis descendu dans une profondeur de pas moins de douze pieds d'eau, et j'ai plongé à pas moins de six pieds.J'avais les mains crispées à une échelle.(bravement).Et je levais le pied légèrement.Ladébauche\u2014Ça me rappelle une chanson de mon jeune temps: vu?LE CANARD AU SECOURS! BUREAU AHLITARÉ DE LA PLACE SY FE VRC, Eel ny 4 ii) \u20142REe Ie Colonel\u2014Qu'est-ce que vous demandez?M.Fourno.\u2014\\'c¢\"i'lez donc envo- vez vos pious-pious dans Bellechasse où on se hat avec acharnement, Le vous à la police!!! mas See Se ~\u2014\u2014 \u201cLève ton pied légere bergere, \u201cLève ton pied légèrement.\u201d Le scaphandrier\u2014Comme = j'étais novice dans le métier de plongeur, sans avoir la peur, j'avais le frisson une peu, morbleu! Un moment, jai cru que j'allais mourir; et j'avais hâte d'en sortir.Dans ce terrible plongeon d'au moins cing minutes, jai vu, de mes yeux vu, ce qui s'appelle vu des choses horribles, informes, épouvantable, monumentales, des objets divers, uoirs, bleus, gris, rayés, irrisés, verts, jaunes.J'ai ressenti des frôlements, des balancements, des piquements, des chatouillements, des vibrations, des crispations, enfin des coliques aigues auxquelles je dus apporter quelque soulagement.L'ocil de l\u2019homme n'a jamais vu.L'orcille n'a Mais je m'\u2019arrête, trop vous énerver.Ladébauche \u2014As-tu serpent de mer?Le scaphandrier \u2014I1 m'a semblé voir un gros serpent noir, mais c'est peut-être la chaîne et l'ancre du chaland qui m'accompagnait.jamais entendu.car je crains de vu le fameux Timothée.-J'ai déjà entendu parler de sirène, tn être marin très curieux, moitié femme et moitié poisson, en as-tu vu?Le scaphandrier\u2014J'ai cru entendre une sirène, mais j'ai pu faire erreur; et ç'aurait pu n'être que le sifflet d'un bateau à vapeur, passant dans les environs.° Ladébauche.\u2014Je reviens de mes émotions; j'ai plus envie de rire que de pleurer.Bonguenne de honguen- nel tu as dû aller à Québec en passant par Marseille, pour avoir vu tant de merveilles.Timothée (prenant une prise de tabac).\u2014Saperloitte! je crois, après tout, que tu n'as pas vu plus long que mon nez.Colonel\u2014HErreur! ee 7 - SN UNE TROUVAILLE Maman\u2014Au secours! Au\u201d meurtre! J'me pame.\u2026.Adresse\u201d Toto\u2014Ce ne sont pourtant tes cheveux.que Maman\u2014lls coûtent si chers.et ton père qui ne le sait pas.Ladéhauche \u2014Tu as dû voir, sinon In tête, au moins la queue d'un poisson étrange et trés rare, ressemblant beaucoup au poisson d'avril.Le père Ladébauche n\u2019est pas né d'hier, et n'est pas facile à emplir.Je ne suis pas choqué tout memez: allons prendre un coup.C'est Ladébauche qui paie la traite.Mais, j'ai un conseil à vous donner, mon ami, scaphandrier.Ne plongez plus, car on part héros et l'on revient zéro, parfois.de BASIBINO.Montréal, 20 septembre, 1907.\u20180: BIBLIOGRAPHIE LE LIVRE PE LA MAITRESSE DE MAISON par Paul Combes \u20141 vol.in S Couronne de la Bibliothèque Aubanel Frères, \u2014 Broché 3 fr.Relié percaline tranche rouge 4 fr \u2014Aubanel ireres, éditeurs, Avignon.11 est visible qu'en entreprenant d'écrite Les Quatre Livres de la Femme, dont Le Livre de lu Maîtresse de Maisou constitue le deuxième volume, l'auteur a obéi à une préoccupation qui se fait jour presque à chaque page de ses Ouvrages.Déjà, dans le Livre de l'Epouse, premier volume de cette Tétralogie, il écrivait : *De tous les actes de la vie humaine, le mariage et, contrairement à ce qu\u2019exisgerait la logique des choses, celui auquel l\u2019un et l'autre sexe songe le moins à se préparer, \u2014cejui au sujet duquel les parents eux-mémes se préoccupent le moins d'instruire leurs enfants.\u201d Or, l'esprit qui se dégage de l'ensemble de l'œuvre de Paul Combes \u2014c'est que Ton apprend tout aux enfants: sauf la vie, et que c'est à cette lacune extraordinaire qu'est due la détérioration continue que les hommes d\u2019Etat et les moralistes constatent d'un œil navré, dans la famille et dans la société.M a pris à tâche de remédier à cet état d'esprit et il le fait avec une vigueur et une logique que l'on avait rarement apportées dans de semblables sujets.Fn ces matières, il v a eu de nom- hreux théoriciens, peu d'esprits pratiques, M, Paul Combes est tout le contraire: il éprouve, pour les théories, une répugnance visible, et c'est de l\u2019observation des faits qu\u2019il dégage les préceptes de la vie pratique.Il regarde ce que sont les épouses, les muitresses de maison, les mères, les éducatrices, qui vivent et agissent autour de lui, et il examine avec soin les causes pour lesquelles les unes réussissent et les autres échouent dans leur tâche.De là.ces pages si précieuses du Livre de l'Epouse, où rien n\u2019est emprunte à l'ideal, mais où la vie de chaque jour est sérutée avec une pénétrante sagesse, De là, ce nouveau Livre de la Maitresse de Maison qui plane au-dessus des Manuels d'économie - domestique, comme un phare où tous les foyers de jamille peuvent puiser lumière et chaleur.C'est la science du \u201chome\u201d élevée au plus haut degré d'analyse psychologique of, en même temps, de portée pratique.L'auteur posséde, au plus haut point, les qualités de l'éducateur.11 sait la vie, et il enseigne la vie avec un art qui n'apparaît pas dans la simplicité élégante du style, mais qui devient visible pour l'observateur attentif.11 s'attache à montrer combien notre comuissance des réalités de l'existence est défectuense,\u2014et comme nous nous leissons leurrer par des illusions, des craintes ridicules, des espérances vagues, des rèves irréalisables, au lieu de regarder purement et simplement la réalité, telle qu\u2019elle existe sans fard et sans masque, en nous ct hors de nous.C'est lui qui a écrit à un jeune.homme: \u201cLa vie n'est ni aussi facile, ni aussi difficile que le croient les jeunes gens.\u201d ll aurait pu généraliser ct dire \u201cque le croient tous les humains.\u201d Il ajoutait: \u201c Les événements ne réalisent presque jamais nos craintes exagérées ct nos folles espérances.la vie est faite de petites choses.\u201d Les conseils qui s'inspirent de sem- hlables principes ont une valeur dont on ne saurait trop tenir compte, Les lecteurs du Livre de l'Epouse ont pu le constater.Cette constatation sera faite également par ceux qui liront le Livre de la Maîtresse de Maison.(Ce livre sera publié dans Le Bulletin aussitôt après la publication du présent feuilleton.) :0: Une belle-mère a Intenter un procès au mari de sa fille.Le nrésident à l\u2019incufpé : \u2014Votre profession ?T,ui.d'un air morne et d'une voix éteinte : \u2014(Gendre ! de Canard Journal Humoristique Hsbdomadaire Faraissant tous les Dimanches Publié et imprimé par us CU HITHK DY COLLA BÔKATEURS.Au No 103-109 rue Ontario - Est MONTREAL, Téléphone Bell, Ent big).ABONNNEMENT Un an (pour le Canada) .$1.00 Six inois \u201c ieee -\" \u2019 .i fve lc.ma Chef, et vous prudes échevins, vous tenez à faire de nous des hypocrites, des sournois, des sou- \u2014 Tonnerre! mam\u2019zelle Victoire, vous EE ee ee a a by que ce mioche-là À a déjà la connaissance de connaître que Fale vol'connalssancet ~ - à la franchise, à lu gaieté et au bonheur.Continuez à nous serrer la ceinture de chasteté, mais prenez garde qu'elle casse, et alors en avant la musique! ys Vous bafouillez S.Pl\u2019.Rantovous .vous démentissez.Continuez à lire les annonces et surtout je vous conseille de lire l'annonce de Beaumier, pour soigner votre vue, car vous voyez tout mal.Prenez des tablettes purgatives pour = éclaircir vos idées.Prenez du Sirop d'Anis Gauvin si je vous empêche de dormir, buvez les aumers indigé- nes de S.Lachance, pour pouvoir digérer mes articles, allez au parc Sohmer pour vous chassez les idées noires que je vous mets dans la tête.Allez chez Reneault acheter votre papier à lettre pour écrire au \u201cCanard\u201d et allez rendre visite à mon ami Lecompte pour avoir une chaussure à votre goût, pour mieux me marcher sur les pieds après cela, les annonces étant épuisées, regardez les caricatures de Ryan et endormez-vous en me lisant.°° DERNIERE HEURE Malgré le gros succès obtenu à Québec sous la direction Dhavrol, le Théâtre Populaire a fermé ses portes hier soir.M.Bourque n\u2019a donc pas pu se re mettre complètement du départ subit de la Belle Magda.+ Mile Ninove Amiens (France) est actuellement a avec \u201cLa Fran- } çaise, | .» » MM.Harnïant, Dhavrol (seront à Montreal demain.| Férule MENDES.et Nyms 6 LE GANARD LA TETE DU LAPIN \u2014Mon cher ami, j'aimais beaucoup le lapin, mais on m'en a dégoûté.\u2014Allons donc, à force de t'en poser, sans doute, \u2014Pas du tout, tu n'y es pas.\u2014Voyons, conte-moi ça.Et, lui prenant le bras, René eu- traina son ami Gontran un peu à l\u2019écart, pensant qu'il y avait peut-étre quelque chose de confidentiel dans la narration qu'il demandait à son ami, \u2014Figure-toi que, lurs de ma période (d'instruction, j'avais été placé dans un service qui nous laissait pas mal de liberté et où je rencontrai un charmant camarade avec lequel nous allions presque chaque jour faire unc excursion à cheval, Nous avons visité ainsi environs.Un beau jour la promenade ayant été plus longue que d'habitude, nos estomacs commiençaient à réclamer, lorsque nous aperçumes l'enseigne d'une auberge proprette: tous les UN VRAI LAPIN \u2014Tiens si nous mangions un lapereau sauté, fait mon camarade.\u2014J'en suis.Et nous sautons à terre; en un clin d'oeil nos chevaux sont attachés à un arbre et nous faisons dans l'établissement une entrée sensationnelle en frappant l'air de nos cravaches et le sul de nos talons, ce qui fait ferrailler nos éperons et trembler le plancher.Mon camarade crie: \u2014Patron?du lapin saute! Une servante, charmante ma fui, accourt, le rouge au front, surprise d\u2019une entrée pareille et se disposant sans doute à réprimander les visiteurs pour unc entrée aussi cavalière, lorsque, vers la porte de la salle où nous étions, elle se voit en face de deux figures guerrières; faisant lion- neur à nos galons, elle se trouve toute décontenancée et barbotte: \u2014Que désirent Messieurs.les officiers?.\u2014Nous voudrions déjeuner, ma charmante, et manger du lapin sauté, du vrai lapin, comme il est dit sur l'enseigne.Nous avions mis la maison eu ré volution.Sur les talons de la bonne arrive un homme ventru, en bras de chemise, avec un grand tablier bleu.Nous avons pensé que c'était le patron.Quand il nous voit, il essaie un salut militaire, manière de se donner du ton, et, comme il avait entendu la demande, il s'adresse au camarade qui paraissait plus âgé que moi.\u2014Je vous demande pardon, mon lieutenant, je n'ai pas de lapin sauté, mais on peut vous en préparer, ce qui demanderait une petite heure.Si vous vouliez être servi de suite, on pourrait vous offrir du civet, qui justement est cuit à point.\u2014Va, pour le civet! Moi, je me hasarde: Ce n'est pas du civet de lièvre?\u2014Mon lieutenant, fait le type en esquissant une manière de sourire qui donnait à sa figure bétasse une expression dc gourde, la chasse n\u2019est pas encore ouverte, c\u2019est du lapin, ct du lapin élevé à la maison.C\u2019est la bourgeoise qui les élève et lorsqu\u2019ils savent parler, ou les envoie à la pension où tous les pensionnaires font féte aux arrivants dont aucun ne retourne au parc.Le mastroquet a l'air de rechercher l'effet produit par sa répartic, pendant que la boniche met le couvert, \u2014Ces messieurs désirent rouge ou du vin blanc?\u2014Du blanc, on sera sûr qu'il n'y « pas de fuschine dedans.\u2014C'est bien pensé, mon lieutenant, moi je n'y mets pas de la fuschine, c\u2019est du sang de boeuf.du vin Et là-dessus, le bonhomme, qui commençait à mous embêter avec ses tirs de gargotier gras, tourne les talons et va à sa cave, tandis que la servante installe une serviette en guise de nappe sur une petite table qu'elle garnit en un clin d'ocil.Nous nous asseyons et on nous sert.D'abord: beurre, radis, saucisson.C'est fixe et invariable, Pour essayer une conversation, j'interroge la bonne qui est tentante.-\u2014l.e beurre est frais mademoiselle?\u2014Oui, monsieur.je l'ai fait matin, \u2014Ah!' mademoiselle re?\u2014DParfaitement, tous les mardis ct les samedis.Si ces messieurs viennent quelquefois nous voir, ces jours-là, ils seront sûrs d'avoir du beurre frais.\u2014Elle n'a l'air d'avoir pour deux sous de malice, cette fille-là, fait mon camarade, pendant que la servante va à la cuisine.\u2014Mon cher, ça vous donne des envies de revenir.\u2014Nous reviendrons.Le patron revient, tenant à la main une bouteille poussiéreuse qu\u2019il W'essuic pas.Il enfonce son tire- bouchon et, après un effort qui paraît violent, on entend: Cloc! Le bouchon est sorti, le type dépose la bouteille sur la table.\u2014C'est du bon: bon appétit.messieurs, et il se retire à notre grande satisfaction.Un instant après, la bonne apporte un plat dans lequel fume un civet au parfum délicieux.Flle dépose lc plat et fait, en accompagnant sa phrase d'un sourire parfait: \u2014Ft il y a la tête.\u2014Ça c\u2019est parfait, moi qui aime la tête, je vais pouvoir la sucer à l'aise.\u2014Comme il vous plaira.Ët pour retenir la jeune fille un inftant en notre compagnie, le camarade entame une conversation.\u2014C\u2019est vrai.mademoiselle, que votre patron met du sang de boeuf dans son vin pour lui donner de Ia couleur?\u2014Ça, c'est son affaire.\u2014Chacun a ses affaires, je comprends, vous avez aussi les vôtres?\u2014Bien sûr, fait la jeune fille, et ce fait son beur- pits _\u2014 comprenant qu\u2019on lui a dit une bè- tise, elle pique un fard et s\u2019esquive.\u2014Je prends la tête.\u2014Tiens, c\u2019est drôle, il n'y a pas de cervelle?\u2014Elle aura fondue à force de cuire, répond le camarade.Je suce, et machinalement, pour ne pas tenir l'os avec les mains, j'y enfonce ma fourchette, qui s\u2019y place en faisant quatre petits trous bien alignés.Le repas terminé, nous remuntous eu selle, et la route nous parut courte, tellement nous causames de la bonne, du patron ct du civet.Le mardi suivant, nous revinmes pour manger du beurre frais du civet.et Nous fümes reçus en habitués, avec la figure riante de la Lbobonne et fa bedaine redondante du patron.Sans rien nous demander, où servit, comme la semaine passée, du beurre frais avec radis et saucisson, et du vin blanc, pendant que nous nous lavions les mains dans un grand seau: d'eau fraiche.On offrit de mettre nus chevaux dans l'écurie du patron, en ce moment veuve de la ponnette qui était en course.ensuite pas la le civet traditionnel fut servi, et comme il n'y avait tête, je protestai.La bonne courut chercher la casserole et tirant un morceau de la tête le mit directement dans mon assiette.Encore pas de cervelle! \u2014Zut! je suis volé, Tant pis, je prends La tête entre le pouce et l'index et je suce à plaisir.Un moment après, tu ne sais pis ce que je remarque, quatre trou bien alignés, comme ceux que ma fourchette avait tracés mardi avant.Je fais remarquer cela à mon camarade, qui éclate de rire en criant: le \u2014C\u2019est du chat, et nous ne nous en étions pas douté! Parbleu! c'est toujours lu même tête qui sert.Lui, qui n'avait pas sucé la tête, riait comme un bossu, mais moi j'en faisait une tête! Ft René se mit aussi à rire en disant, pour essayer de remettre Gontran d'aplomb: En voilà-t-il pas une affaire, du moment que la tête était vide et qu'on n'avait pas mis de cervelle ar- tificiclle! Raymond BOUCHARD, :0: L'ALMANACH DU MONDE QUI CHANTE L'Almanach du Monde qui Chante pour 1907 vient de paraître.C'est un joli recueil noté de soixante-dix pages contenant trente-deux nouvelles chansons, tous les derniers succès.PRIX, 25 cts.En vente au bureau du Cunard, 109 rue Ontario Est, Montréalt IR PARC SOHMER SAISON D'HIVER 1907-1008 ouvert le Dimanche Seulement À 3 et 8 hrs.p.n.Nouvelles attractions chaque Dimanche Admission - - 10 cts J.E.RENEAULT 262 rue Ste-Catherine-Est, Montreal Le Rire, 5c.Le Sourire, 3c.Le Bon Vivant, sc.Le Pêle-Mêle sc.L'Album Comique, sc.Fantasio 13c Par la poste, 1c de port.Dépôt général pour journaux et revues de toutes sortes.Specialite: PAPETERIE a EE Sirop d\u2019Anis Gauvin Pour une guérison rapid dans tous les cas d'Insomnie enti- tion douloureuse, Rhume, Diarrhée, Coliques, etc.Demandez toujours le ° Il soulagera le Bébé dès la pre- miière dose et le guérira plus vite et plus sûrement que n'importe quel autre remède, En vente partout a 23e, vooc7 mme SI VOUS SOUFFREZ DE MALADIES DE L'ESTOMAG Aigreurs, Manque d\u2019appétit, Mauvaises digestions, Migraines, Constipation LES AMERS INDIGENES Vous guériront assurément Fin vente partout, 25\u20ac.le paquet ffrasico par malle sur réception du miontant.Laboratoires S.LACHANCE 87 rue St-Christophe, MONTREAL. LE CANARD LA PEINE DE MORT ET.LA RECLAME Petits Dialogues des Vivants M.de Pressensé, Président de la Ligue des Droits de l'Honime, a été demander au Président de la République la grâce de Soleilland.Le cabinet de travail de M.Hault de Pressensé, Le sympathique député est occupé à extraire de son appendice nasal les tannes qui le déparent.Planté devant une glace, il presse son nez entre ses pouces, \u2014Satisfait quand, des pores de sa peau, il parvient à expulser les fâcheux points noirs.On frappe.Pressensé, déjà de mauvaise meur\u2014.Trez! Un domestique, remettant Une car- te-\u2014Ce monsieur désire parler à Mle député.Pressensé.\u2014 C\u2019est inouïl.On ne peut pas être un instant tranquille! (Jetant les yeux sur la carte.) Ernest Durand!.Connais past Dites à ce monsieur que je ne peux le recevoir.ue je sums débordé de besogne.u'il m'écrive ce qu\u2019il désire.Le domestique.\u2014M.le député, c'est la deuxième fois que ce monsieur revient.Pressensé.\u2014Eh bien! 11 reviendra, une troisième! Jamais deux sans trois! M ne faut pas faire mentir le proverbe.Et M.le député continue son petit travail d'épuration fasciale.Le domestique\u2014C'est que monsieur à beaucoup insisté.m'a dit qu\u2019il s'agissait de la vie d'un homme! Pressensé\u2014La vie d'un homme?Qu'est-ce que.Enfin! Faites entrer.l'arait Ernest Durand, un petit homme souffreteux.Des yeux brillant de fièvre dans un visage blème.\u2026.Mise très propre mais qui dénote la gêne.Pressensé, cordial \u2014Bonjour.citoyen! Vous m'\u2019excuserez de ne vous accorder que quelques minutes, mais je suis en ce moment _ particulièrement harcelé par les affaires.Durand.\u2014Celles de l'Etat?Pressensé\u2014Bien centendu!.Les miennes.ah! il y a beau temps que j'ai renoncé à m'en occuper.Durand.\u2014Eh bien, citoyen-député, je n'abuserai pas de vos instants.Voici ce qui m\u2019amène; il y a vingt- quatre heures, j'ai été condamné à mort! Je viens vous demander de me sauver la vie.Pressensé, ébaudi.\u2014Vous dites?Durand, devinant sa pensée.\u2014Je ne suis pas fou! rassurez-vous.Je m'explique.J'ai été condamné à mort par mon médecin qui m'a dit teztuclle- ment ceci: \u201c Vous êtes tuberculeux.Il vous faut passer six mois dans le Midi, ect partir de suite.Vous mangerez des viandes saignantes, boirez du bon vin et, entre vos repas avalerez au moins douze jaunes d\u2019ocufs.Si d'ici huit jours vous ne vous mettez pas à ce régime, dans trois mois vous n\u2019existerez plus.\u201d Il n'a oublié qu'une chose, ce brave docteur, c\u2019est de me donner les moyens d\u2019exécuter son ordonnance.Pressensé.\u2014Et vous avez sur moi?.Durand.\u2014Oui, citoyen.J'ai compté sur vous, sur votre grandeur d'âme, sur votre générosité.Je me suis dit: \u201cJe vais aller exposer la chose au citoyen-député.Je lui dirai que je suis un bon socialiste, un vrai, un sincère.Pressensé, approuvant de la tête \u2014 Bien cela.très bien.Durand.\u2014Un militant!.Je prouvé.Pressensé.\u2014Parfait.Durand.\u2014Je lui dirai que j'ai quatre enfants.i hu- ce 11 compté l\u2019ai CANDIDATURE! L'USAGE! PRERECrURE oc Pov.Le Candidat\u2014Croyez à mon dévouement sincere ct désintéressé.Le Bourgois\u2014Pourriez-vous payer ma taxe d\u2019eau et faire diminuer mon compte de gaz?I e Candidat\u2014Avec plaisir, mon très cher, après mon élection ! \u2014 Pressensé.\u2014Ah pardon! Cet argument regarde mon collègue, Piot! , Durand \u2014.quatre enfants que J'élève dans nos idées et qui seront un jour les rudes soldats de la révolution sociale.Presseusé \u2014 Parfait! Parfait! Durand.\u2014Et quand enfin j'aurai appris au citoyen-député que je gagne, à faire des écritures, cent vingt franes par mois, je suis certain qu'il me tendra une main fraternellement secourable,\u2014une main socialiste.Pressense\u2014 Evidemment! livi- demment!.(Il lui sert la main.) Je vous remercie, Je suis très flatté.oui, très flatté de la confiance que vous avez placée cn moi.Pour ceux qui, comme moi, se sacrifient à la chose publique, c\u2019est une récompense bien douce qu'une démarche comme la vôtre.On se sent aimé peuple.On se sent compris.Seulement.Durand.\u2014Seulement ?Pressensé \u2014Seulement hélas! Notre bonne volunté se heurte à des obstacles terribles!.Vous n'imaginez pas mon cher ami, ce qu'un député reçoit quotidiennement de demandes de secours! Durand.\u2014Pardon, citoyen! Mais comme après tout, c\u2019est la vie d'un honnête homme qui est en jeu._ Pressensé.\u2014Oh! oh!.d'abord, ¢tes-vous bien certain d'être si mala- ec.Durand.\u2014Si je suis.(Une quinte de toux l\u2019interrompt.) Tenez, citoyen- député, voici la réponsel Pressensé.\u2014Je ne nie pas que vous soyez souffrant, mais de là à être perdu! Vous n\u2019ignorez pas que les médecins exagèrent volontiers.lls déclarent morts leurs clients, pour tirer vanité de leur résurrection! Durand.\u2014Hélas! Je suis exactement renseigné sur mon état!.J'ai consulté trois docteurs.Tous trois se sont trouvés d'accord., Pressensé\u2014Alors, mon pauvre ami, je regrette.\u2026.Je regrette de ne pouvoir vous offrir que ma compassion.Car le secours que je pourrais me permettre serait si léger! si léger que je n'ose.Durand.\u2014Mais, citoyen-député, je ne suis pas venu vous demander de l'argent! Pressensé.\u2014 Vraiment?Alors j'espère pouvoir vous rendre service] Durand \u2014Je l\u2019espère aussil.Il s\u2019agirait de me faire entrer au sanato- du bré chez quartier.lez! rium de Bréville-les-Champs, que subventionne l'Etat.Une démarche auprès du docteur Vannier, qui le dirige.Pressensé\u2014Très bien!.Je vais *vous donnez un mot.Durand, doucement.\u2014Non, citoyen- député, pas de mot.Un mot, ça ne suffirait pas.Tandis que si vous voulez bien aller vous-même.Pressensé.\u2014Mon cher ami, je vous l'ai dit, je n'ai pas une seconde à moi.Durand.\u2014Le Dr.Vannier habite à deux pas.Voyons, citoyen, il s\u2019agit de la vie d\u2019un honnète homme.Pressensé.\u2014Je ne dis pas!.Mais vous m'accorderez que s'il me fallait remplacer par des visites les apostilles que quémandent mes électeurs.Durand.\u2014Mais je ne suis pas votre electenr!.Je le regrette du reste.Pressensé.\u2014Eh bien alors, il me semble qu'il serait plus logique de vous adresser à votre député.Durand.\u2014Ah! mon député! un farceur.quoique socialiste! Pressensé, impatienté \u2014 Enfin, écoutez! Voulez-vous une recommandation?.,.Décidez-vous!.Une affaire me réclame.Durand.\u2014Vos affaires?.Celles de l'Etat?Pressensé.\u2014Bien entendu! Durand, se croisant les bras.\u2014 Alors, citoyen-député, vous avez pu distraire quelques heures de votre précieux temps pour aller demander à M.Fallières, la grâce de Solcilland, et vous ne trouverez pas quelques minutes pour une démarche, dont la vie d'un honnête homme dépend?C'est Pressensé \u2014l'ermettez! .Permettez! Durand, élevant la voix.\u2014I1 faut donc être un monstre pour vous intéresser! Pressensé \u2014Vous avez mal compris mon intervention.Soleilland m'indiffére.C'est pour combattre la peine de mort.Durand \u2014Ce serait la combattre \u2018encore que de vous occuper de moi.| Pressensé \u2014Mais sapristi! M y a cent mille individus dans votre cas! Durand.\u2014Parfait!.Tandis ui n'y a qu\u2019un Soteilland!.Voilà donc le fond de la chose.Ernest Durand.Qu'est-ce qui connaît ça?.Tandis que Soleilland.il est célèbre, luil.Une démarche pour Soleilland, quelle belle réclamel Le Préfet\u2014l\u2019ortez ce papier tim- l'échevin de votre L\u2019employé.\u2014Drôle \u2018le bulletin de vote, ça encore.Le Préfet\u2014Ca «devient d'usage, Pressensé.\u2014Ah! mais, vous m'em- bétez a la fin! CL _ Durand.\u2014La vérité jours!.Farceur val.(Une quinte le secoue.) Pressensé.\u2014Allons! Allez dehors!.Durand \u2014Tu as peur des microbes, citoyen-député?.Tiens! Voici des bacilles.Il éternue.Pressensé.\u2014Sortez! Sortez! Durand \u2014Adieu!.(Avec mépris.) Faiseur! Co (11 sort.Pressensé s'éloigne avec terreur de sa place et sonne.Le domestique paraît.) Pressensé.\u2014 Vous, la première fois que vous laisserez entrer des voyous dans mon cabinet, je vous flanquerai à la porte! Tenez! Regardez! 11 a éternué ici, votre protégé! Le domestique \u2014Mais.\u2026.Pressensé.\u2014Je dis bien: votre protégé!.Vous avez insisté pour que je le reçoive!.Et c'est un tuberculeux!.Encore si c'était un monsieur dont le nom fasse réclame! Maintenant, c\u2019est plein de microbes ici!.Il va falloir désinfecter!.Encore des frais! Toujours des frais! Et l\u2019on nous reproche nos pauvres quinze mille francsi.Jean THOMMERY.embete tou- Espèce de\u2026 tousser 20° POTING UNIVERSITAIRES Comme Jean Pic est en vacances, nous renvoyons nos lecteurs à notre prochain numéro pour les potins et la critique du fameux concert des E.E.D. On se demande souvent : Pourquoi nos journaux, en général, \u2018ont-ils inférieurs! Répondez que la faute en est à nos directeurs- gérants qui sont eux, très infé- \u2018ieurs.° .° M.C.A.Wilson est de retour au pays.\u201cLe Canada\u201d nous l'annonce à chaque page.Entre frère, pourquoi pas étre gentils! , Une bataille intéressante sera sûrement la rencontre de N.K.Laflamme et C.A.Wilson.Chacun s\u2019y entend à \u2018léfendre un où des criminels.+ 4 » Bourassa, dit-on, à dans sa suite des détectives de New-York.Serait-ce pour capturer Pierre \u2018eaudry?LL Plusieurs étudiants de Laval sont allés dans Bellechasse.C'est beau! Mais (ous ont-y fait ce ce qu'on attendait d'eux?x,\" M.P.E.l.eblane trouve plus facile d'aller dans Nicolet que d'entrer au Conseil-de-Ville par le quartier Ouest! * * * Il nous fait plaisir de voir M.Lasalle entièrement remis de sa petite indisposition.+ Ils sont impitoyables les poli- tf'eiens.Le jour d'Action de Graces ils se sont donnés des tri- rotées dans les quatre comtés, les boutons de culottes en volaient partout.Montréal, 28 oct.1907.Mon cher Canard, Permettez-moi de vous adres ser mes sincères félicitations pour lc beau concours dont vous venez de prendre linitiative.Pour moi, le meilleur artiste canadien, est M.J.P.Filion, dn Théâtre National Français.En effet, ne voit-on pas en lui LE CANARD 0LOMBIE We LAISE.LAURIER.\u2014 Je vais envoyer quelques bons Canayens a la Colombie Anglaise et la population va augmenter en de telle proportion qu'il n\u2019y aura plus de place pour les Japonais.NOUS AVONS L'ATELIER D\u2019IMPRIMERIE LE MIEUX «OUTILLE DE LA VILLE« TIE POUR == GARTES D'AFFAIRES BLANGS DE COMPTES LIFTETES DE LETTRES MEMORANDUMS LIVRES ET BROGHURES AFFIGHES, ETG., ETC.ffrix Modérés ct Matisfaction Garautle un artiste accompli, possédant la belle voix, la force, et le talent de remplir n'importe quel rôle, qu\u2019il soit grand, petit, noble, traître, vieux, amoureux, il les remplis avec une égale force, et c'est pourquoi je mets aujourd'hui vote en faveur de ce sympathique artiste qu'est M.Filion du Théàtre National Français.Votre dévouée, Eglantine G.Hel CORRESPONDANCE Montréal, 29 Oct.Ma chére Mimi, Merci de vos aimables paroles de dimanche dernier.J'ai lu avec joic vos lignes encourageantes, et si vous voulez mettre à exécu- [tion votre désir de m\u2019embrasser, je me tiendrai à votre disposition, quand?ou?je vous en laisse le choix.Nous causerons de choses.théâtrales.nous discuterons.la mise en scéne.et nous f.à la porte votre gouvernante em- bétante.Hamel vous remercie de votre choix, et Filion désire aussi faire votre connaissance.Passez lui Miss Katleendes chaines de montagnes?mon ! Férule MENDES.| ~\u2014\u2014\u2014 A.P.Pigeon 105-109 ONTARIO EST Angle Avenue Hotel-de- Ville Tel.Est 1121 Petit Bob après sa leçon de mythologie: \u2014Dites, M\u2019sieu l'abbé, alors les Tetans attachaient leurs montres avec CHANSONS à SUIS 624 ST CATHERINE \u20ac ur VUE S NOUVELLES TOUS LES [23-3 DEUX REPRESENTATIONS PAR R.I PEITE (ILES RO SOIREE « & 15 HAS Pax ry PR Gd TE EE TT) JOLIES CHAUSSURES D'AUTOMNE D'UN STYLE TRES ELEGANT (Lo TOUS LES CUIRS $3.50 a $7.00 Pour Messieurs À.LECOMPTE FIL 241 STE-CATHERINE EST Coin Sanguinet, Montréal Ordre par la malle sollicité, "]
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