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Titre :
Le Canard : journal humoristique
Journal hebdomadaire humoristique et satirique qui a connu un vif succès en son temps. [...]

Le premier numéro de ce journal fondé par Hector Berthelot - qui en est aussi le principal rédacteur - paraît le 6 octobre 1877. Le succès est immédiat, comme en témoigne le tirage, qui passe du simple au décuple au cours des deux premiers mois. Berthelot n'est pas précisément un néophyte : il a été auparavant collaborateur à La Scie de Québec, une feuille humoristique, et reporter au Bien public de Montréal avant de passer à La Minerve, qu'il quitte en 1878, Le Canard lui demandant trop de travail.

Cet hebdomadaire humoristique changera plusieurs fois de titre. En août 1879, Berthelot cède son journal à Honoré Beaugrand pour fonder, le 23, Le Vrai Canard. Il le remplace, le 12 novembre 1881, par Le Grognard afin que le public ne confonde plus Le Vrai Canard et Le Canard, qui ne cesse de publier des âneries et des insultes qu'on ne manque pas, à son grand déplaisir, de lui attribuer. Des difficultés financières le forcent toutefois à se départir de son journal le 8 mars 1884. Le 25 septembre 1886, Le Violon est rebaptisé Le Grognard.

Quant au Canard, que Ladébauche (un personnage inventé par Berthelot) a popularisé, il continue son chemin avec son nouveau propriétaire, Honoré Beaugrand.

En 1888, Le Violon disparaît pour faire place à Passepartout jusqu'en 1893. En 1893, Berthelot reprend Le Canard, qui a cessé sa publication depuis le 24 septembre 1887. Le petit journal revient au titre premier, Le Canard, avec A.-P. Pigeon comme administrateur.

Le journal contient des textes et des chroniques féroces de satire politique, ainsi que des caricatures, des dessins humoristiques et des bandes dessinées, légendées pour la plupart, sous la plume de Berthelot lui-même ou sous celle d'Henri Julien (qui signe parfois Octavo ou Crincrin), d'Albert-Samuel Brodeur ou d'Arthur Racey.

En dépit de sa disparition en 1936, Le Canard ne cesse de fasciner les éditeurs. À preuve, ces trois tentatives de le relancer : une première a lieu le 21 septembre 1957 et indique une 85e année d'existence; une seconde, en date de mai 1973, fait mention de 96 ans d'existence et affiche l'épithète « québécois »; une dernière et éphémère reprise a lieu en 1976.

À noter que cet hebdomadaire est l'un des premiers journaux humoristiques à se doter d'une presse à vapeur et à publier des illustrations en couleur.

Il était tiré à 500 exemplaires en octobre 1877, à 10 000 en décembre 1877, à 15 000 en mars 1879, à 8 500 en 1910 et à 45 000 en 1933.

Principaux collaborateurs : Hector Berthelot, Henri Julien, Arthur Racey et Albert-Samuel Brodeur.

Sources

« Les journaux satiriques du XIXe siècle », Bibliothèque et Archives Canada,

http://www.collectionscanada.gc.ca/comics/027002-7100-f.html.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, vol. 2, p. 257-259.

BOIVIN, Aurélien, « Berthelot, Hector », Dictionnaire biographique du Canada,

[en ligne]

TASSÉ, Henriette, La vie humoristique d'Hector Berthelot, Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1934, p. 51-62.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1893-
Contenu spécifique :
dimanche 4 juin 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Passepartout (Sorel, Québec)
  • Successeur :
  • Canard québécois
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Références

Le Canard : journal humoristique, 1911-06-04, Collections de BAnQ.

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[" XXXIV Année \u2014 No 31 HMomtréal, 4 Julia 1911 + 1\" FF Denx Nous e ÿ I : .7 és Ha A re \u201d ! o .CA y - B .p 74 py F / £ i iY st | 3 === f d Lo JASE 4 Ze \u20ac = HUMORISTIQUE \u2014 HEBDOMADAIRE \u2014 ILLUSTRE \u201cLe vrai peut quelquefois n'être pas vrai sans blague*\u2014BOISL'E AU, REDIGÉ EN COLLABORATION.\u2014 BUREAU ET INPRIMÉRIE: 105 À 109 RUE ONTARIO EST, MONTREAL LE RECENSEMENT woz Lx.RECENSEUR :\u2014Madame, j\u2019suis celui qui est envoyé pour savoir si vous êtes séparée de votre mari, si vous gardez des cochons ou si vous avez des idiots dans la famille.NOTEZ LES AMELIORATIONS QUE NOUS APPORTONS TOUTES LES SEMAINES A NOTRE JOURNAL sar.wv. \u2014\u2014 eV emp een cr Te a\u201d : amer SES us PA TT LA POIGNEE DE MAIN I Un jour\u201cun bon papa brave homme Dit à son fils : \u201cComm'\u2019 t'as vingt ans, File à Paris, prends cett\u2019 p'tit\u2019 somme, Et ce carnet que je tends ; \u2018I'u trouv'ras d\u2019dans plusieurs adresses De gens qu\u2019ont rien à me r\u2019fuser Si un jour t'es dans la détresse Va les voir sans en abuser.Ft maintenant adieu ! I'ravaille mon p'tit gar, N'oublic pas ton vieux Quand tu scras là-bas Et le cœur bien gros Il part pour Paris S'rappelant les mots Qu'son pdr\u2019 lui a dit : Fu arrivant dans un hotel I prend un\u2019 chambrett\u2019 près du ciel Avec un lit d\u2019fer, pour cinq francs, C'était un peu exhorbitant\u2026: Mais l\u2019patron gentiment le l'lendmain Lui donua un\u2019 bonn\u2019 poignée de main.II Puis 11 battit la capitale l\u2019endant un mois sans résultat Et sa p'tite bourse filiale Etait dans un piteux état.Se rapp'ant les conseils du père, l' s'rendit chez un d'ses amis : \u201c -Quoi! vous êtes le fils de c'vieux frères Lui dit cet homme d'un air exquis Iit not\u2019 pr\u2019 v a bien ! -\u2014\"lrès bien, j'vous r'imercie ! Oh ! quel bon copain ! Jui dois tout\u2019 ma vie ! J'suis content d'vous voir | -Moi aussi Monsieur 1.\u201d Puis il le fit asseoir Sur un banc moelleux lt par son air encouragé H lui dit : \u201c\u2014M\u2019 sieu, suis trés géné ! l'homme répondit : \u201d\u2014C\u2019est embétant J'suis justement à court d' argent ! \u201d Mais cu partant ce brave copain Lui donna.un\u2019 bonne poignée d'main ! III En r\u2019lisant l'carnet d\u2019son vieux père, 11 eut une douce exclamation : «\u2014J\u2019'vais aller voir M\u2019sieu Exupére Dont mon papa fit l'élection ! À l\u2019adress\u2019 de ce quinze mille l\u2019s\u2019rendit à l'heur\u2019 de son r\u2019pas \u201c-Comment, vous êt's le fils d'Emile, Jui dit-il cu ouvrant ses bras, Lt vot\u2019 pire va bien ?\u2014\u2019Très bien j'vous r'mercie \u2014 Oh ! quel brave copaiu ! J'Ini doit tout\u2019 ma vie ?J'suis content d\u2019vous voir | \u2014-Moi aussi, monsieur ! Puis il l'fit asseoir Sur un bauc moelleux, I pauv\u2019 gar ajouta très gêné : \u201c\u2014NM\u2019sieu, y a deux jours qu'jai pas mangé ! \u2014 Comment dit-il, faut pas fair\u2019 ça ! C'est très mauvais pour l\u2019estomac,*\u201d Pour le sout\u2019nir ce brave copain, Lui douna.un\u2019 bonne poignée de main.IV Tant bien qu\u2019mal i's\u2019tira d'affaire Et deux ans après, il revient Au pays pour voir son vieux père Dont les jours allaient vers la fin.Après de tendres embrassades Il lui dit les yeux dans les yeux.\u201c\u2014Caus\u2019 moi d\u2019 Paris, d'ines camarades Et de leur concours précieux Exuper va bien ?\u2014Très bien cher papa | \u2014En v'la un copain ! \u2014Oh! ne m'en parle pas ! \u2014 Et ce brave Untel ?~\u2014Oh ! il t\"aim\u2019 beaucoup ! \u2014Et pour ton casuel ?\u2014Je joins les denx bouts ! N'voulaut pas sur toutes ces questions Détruire ses chères illusions, Il lui dit : \u201c\u2014Vois-tu dans Paris Tout est à présent hors de prix Y a qu'deux choses que l'on donne pour rien: Les grands mots et les poignées d\u2019main !\u201d ARSENE LUPIN \u2014 \u2014 \u2014\u2014\u2014 LA LEGON DE MORALE \u2014 On doit être très bon, faire profiter autrui de ce que l'on possède.Maman fait répéter sa leçon à pe-| Et puis, du reste, on a encore bien tit Paul et la Ini explique.C\u2019est très | plus de plaisir à donner qu'à recevoir! sérieux: une leçon de morale, et maman se donne beaucoup de peine pour faire comprendre à petit Paul les règles d'une vie sage et comment on doit agir pour gagner le ciel, Petit Paul a compris, sa figure s'illumine, ses veux brillent et, vivement: \u2014 Oh! c'est bien vrai, ¢a, petite mère, surtout pour les giffles! EXAMER DES YEUX GRATIS x à Ne Négligez aucun mal de Yeux la Vue est trop Préclon | Toute lunetterie non faite our commande est toujours uisible- N'achetez | | des Ve 1 A lants, ui aux seu Rien ne remplace l'Examen des eue r en savant a péolalist e.81 vous tenes À Quécie vos Youx sans drogues, opération ni douleur ALLEZ Anema.1 'INS TIT UD D'OPTI *eesaier 1, Specialiste BEAUMIER \u201c mi 144 Est, rue Ste-Catherine, Près Ave Hôtel-de-Ville.Il reeherche les Cas difficiles, Désespérés : Poss Yeux pouce Ë Naturels à se tromper.Fabrique et ajuste 1oi-m depuis 3s ans, 1unettes, lorgnons, ete, Ses nouveaux \u2018\u2018 Verres Toric à ordre\u201d sont garantis pour wk Voir de Lein et de Près, pour tracer, coudre, lire et écrire, > avis Cette Aunonce ry tbe wat Te\u2019 12 par dollar sur tout achat en lunetterie.enes e \u2018agents sur le pour 20 maiseu ces ns ° : } EE bureau: Tous les jeuru de 9 À 9 Pere.(Dimanche de PA à bre - _ \u2014 CONSERVEZ LES BANDES DU CIGARE LA CHAMPAGNE Pour 100 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succès de la montée de \u201cRaffles\u201d.La fin couronne toujours l'ocuvre.eq , Nous, les amis d'été de Crépeau, avons commencé notre premier campement dimanche dernier sur la Pointe-aux-Citrouilles.Les grenouilles, les maringouins ct les sauterelles abondent dans ces parages.aussi, nous nous somes procurés de bons tire-pois pour la pêche et la chasse.syn Notre ami Mazurctie se promène en yacht tous les dimanches en recherche d'une place silencieuse, rustique et convenable pour établir sa \u201cmazure\u201d afin d'éveiller en lui les souvenirs d'une méditation hivernale.\u201cee PETITES NOUVELLES Lionel Raysiond, ex-gérant du feu journal \u201cLe Hamateur,\u201d pratique à marcher sur les mains, ll n\u2019y a rien comme ça, dit-il, pour économiser sur les chaussures, og \u2018 On m'a dit que J.V.Pagé avait acheté.une \u201cautomobile\u201d, Après informations prises, il ne s'agissait que d'un \u201cauto\u201d en carton pour le jeune.a, A mes amis, Skeen, Collerette ct Champagne \u2014 ce dernier de Sainte- Cunégonde \u2014 toutes mes félicitations à l'occasion de leur entrée dans le conjungo, J & tae + tes nil itl Une demoiselle (célibataire) de la rue Amherst, m'a fait parvenir au bureau du \u201cCanard\u201d unc boite de graisse, avec ces miots: Moi, \u201cJoscphine Plumepetite Chapeaubas de la Momt-Royal\u201d avant de mourir lègue à l\u2019Association Dramatique Ste-Brigide, Inc, cette dite boîte de graisse aux seules fins d'en faire usage à l'égard de la plaque de cuivre portant le monogramme ci-dessus désigné qui git dans un état déplorable à la porte du No civique 260 Amherst.Mec souvenant de mon jeune temps, je ne voudrais pas qu\u2019elle se fane com- ve 3 I me \u201cLa Fleur\u201d au soleil, sans qu'aucun jardinier ne \u201cLa Rose\u201d, 0,8 On cst un peu désillusionné des premières lueurs d'espérance qui semblaient luire relativement au succès financier de notre dernière soirée.Les jours se succèdent, mais ne se ressemblent pas.og La fameuse pièce qui sera jouée l'automne prochain et qui doit faire courir tout Montréal à la salle Ste- Brigide, est: \u201cLes Catins de la rue Craig,\u201d drame inédit en 5 actes et 6 tableaux dû à la plume de Bébé Bournot.Le premier rôle sera tenu par Barry dit Sarahbini.\u201cLes deux orphelines\u201d: Le Cercle St-Henri a obtenu dernièrement un brillant succès avec ce mélo.eo, Carnet mondain: On annonce le prochain mariage de M.Roméo Collerette.M.À.Gariépy partira bientôt pour un voyage dans le bas du fleuve.M.A.Gosselin qui était retenu à sa chambre par la maladie, est maintenant rétabli.MM.R.Leblanc et A.Laprade ont passé le dimanche à Joliette dans l\u2019in- térét de \u2018La Dramatique\u201d.h Ce qu\u2019ils fonts M.J.V.Pagé, m:mbre honoraire de l'Association Dramatique Ste Brigide, souflleur au Théâtre Natioual Franç ais.Mot de la fin: Daoust nous a apporté la corde du Les diffé- vent, lundi à l'assemblée.rents discours ont eu pour effet de l'émouvoir tellement, qu'il fut obligé d'une main tremblante de s'éponger le front avec son mouchoir, tandis que de l'autre il essuyait les sueurs qui perlaient au bout de sa moustache en balai; et moi JE RIS IT.0g NOTES D'AMATEUR Notregcaricature: Assclin nous présentera la semaine prochaine M.J.-V.Pagé, amateur bien connu dans l'un de ses meilleurs rôles: \u201cLe souffieur.\u201d La Dramatique répète.La Ste-Brigide se vante.L'Indépendant est mort.Le National dort toujours.Le Molière joue à la crosse.Le Paroissial se repose dans le carré, Le St-Henri est en vacance.a « .La Ste-Brigide veut mettre à l\u2019affi- the une pièce dont le succès dépassera ceux de Napoléon, Le Bossu et Michel Strogoff.C\u2019est là une ambition bien louable, mais auparavant il faut éclipser \u2018\u2019les succès\u201d de La Main de Singe et de la Bête Féroce.Paris ne s'est pas fait d'un jour! .A.MATEUR.IL FAUT UNE ORDONNANCE Le colonel F., du 17¢ zouaves, sort brusquement de son cabinet ct appelle son ordonnance: \u2014 Dumanet! A \u2014 Mon colonel! \u2014 Allez m'acheter immédiatement chez le pharmacien un flacon de laudanum, pas gymnastique aller et retour! -\u2014 Bien, mon colonel, Et voilà Dumanet parti, Il entre comme une flèche chez le pharmacien cn répétant tout haut le \u201claudanum\u201d pour ne pas l'oublier, et, son tour venu, fait sa commande: \u2014 Du laudanuml \u2014 On n\u2019en donne pas au premier venu, dit le pharmacien, \u2014 Mais je ne suis pas le premier venu, puisqu'il y avait ici trois personnes avant moi.Le pharmacien hausse les épaules.\u2014 Je ne dis pas non, mais il faut une ordonnance, comprenez-vous?Alors Dumanet, rouge de colère, croise les bras sur sa poitrine,toise le pharmacien d'un regard menaçant et, d'une voix de tonnerre: \u2014 Ah ça, s\u2019pèce de pékin, vous payez vous ma téte?Puisque c'est Moi l'ordonnance du colonel! LE SECHOIR À GLISSOIRE HA.3j.Ratéesc.GARANTI POUR 20 ANS.Ce Séchoir, d'un fini irréprochable, fait en bois franc, rend malgré son prix modique, des services inappréciables.Grâce à son système patenté, 11 peut conteur autant de linge que quarante pieds de corde et a l'avantage de pouvoir se placer à deux pouces du plafon t dans les cuisines ou passages, Pour faire sCcher le linge, il suffit de faire descendre la glissière À votre portée, d'étendre le linge sur les baguettes et de remonter la gllssiè- re jusqu'à deux pouces du plafoud, le passage est de cette façons absolument libre, En outre, vous Évitez l'inconvénient de faire séeher votre linge dchors en hiver, En effet, le linge étendu sur des cordes gêle et ne sèche pas et lorsque vous voulez l'enlever, vous le déchirez et vous vous gelez les doigts, De nlus, vous risquez, en sortant d'une place chauffée, de contracter nne grave maladie, en ramassant votre linge À l'air froid.LE SECHOIR RATELLE supprime tous ces inconvénients en séchant 100 pieds de linge dans votre maison en 24 heures.Le prix est de $5.0c, minis dans le but de le faire connaître, il sera vendu d'ici au 1er février seulement 3.00.A.M.A.J.RATELLE \u201c11 me fait plaisir de dire que votre séchoir est cequ'ily a de mieux sur le marché, et à aucun prix je ne voudrais nt'en dispenser\u2019, Tout À vous.Mme J.BROUSSEAU, 740 Chaussé Toute commande par carte postale ou lettre romptement exéculée et livrée à domicile prêt l'fonetionner, en s'adressant à A.J.RATELLE, FABRICANT DE SECHOIRS No 1066 Dorion, Delorimier.AGENTS DEMANDES.En écrivant meutiouuez ce journal, LA SEMAINE PROCHAINE PEUT-E TRE, LE \u201cCANARD\u201d INSTITUERA UN CONCOURS ORIGINAL 102 4 mor Le Canard | Journal Humoristique Hebdomadaire Paraissant tous les Dimanches Publié et imprimé par un COMITE DE COLLABORATEURS Au Nos 105-109, rue Ontario-Est, Montréal.Téléphone Bell: Est 1121, Un an (pour le Canada).$1.00 Six mois tees 50 Un an (pour les, Etats- Unis).1.50 ix mois su 75 Strictement payable d'avance.TARIF DES ANNONCES.Contrat pour un an 1,000 à 2,000 lignes.3c la ligne 3,000 à 5,000 lignes.24c \u201c 6,000 à 10,000 lignes.2c \u201c Annonces à court terme, Premiére insertion.I0c la ligne Insertion subséquente\u2026 se LE CANARD est est vendu aux agents 16c la douzaine, payable strictement sur réception du compte.Le numéro, 2 cents, Adressez toutes correspondances ou envoi d'argent à Le Canard, Montréal, P.Q.Montréal, 4 Juin 1911 LA LOCOMOTIVE DE BECAS- SEAU C'était un dimanche; il était quatre heures de Paprès-midi, Bécasseau et son ami Verduree, sortis depuis le matin de la caserne, avaient épuisé toutes les distractions qu\u2019une ville comme Blois peut offrir à deux trou Piers munis chacun d'environ 25 cen times.C'est dire qu\u2019ils ne ralement plus que faire.Ces deux intéressants se trouvaient à ce moment aux envi- vons de la gare de Blois et causaient politique.Une machine qui chauffait, attira leur attention.Cette locomotive avait l\u2019air de s'ennuyer profondément, conme eux, et c'est évidemment par sympathie qu\u2019ils s'aprpochèrent d\u2019el- Je et la considérèrent assez longtemps dans un respectueux silence.\u2014 Hein!.fit Verdurec.Y a tout savaient litté- tourloureus de même rudement du métal, dans c't'affaire-là1.\u2014 J'te crois, répliqua Bécasseau d'un air connaisseur, Fives-Lille! qu'elle s'appelle la locomotive!.ajouta Verdurec, les yeux dilatés par l'admiration.Ce qui m\u2019épate, moi, vois-tu, c'est que ça soye si gros ct que ça marche tout seulf.Alors Bécasseau, voyant la bétise de son vicil ami Verduree, éprouva immédiatement le besoin de passer pour un aigle, chose qui ne lui avait pourtant jamais réussi.11 se lança dans une explication fort tongue des détours que faisait la vapeur pour arriver à pousser la loco motive, et voyant que Verduree buvait ses paroles avec extase, il grimpa sur la machine, et se mit à indiquer du doigt un tas de petites roues, leviers, robinets, ete, \u2014 Ca, vois-tu, c'est pour arrêter: On ouvre le robinet, y coule de l'eau chaude, et, crac.ça s'arrête; l\u2019'horla- ge du chauffeur: \u2014 et il montrait le manomêtre, \u2014 ça, c\u2019est pour décro- cher les wagons, quand la locomotive elle veut s'ballader toute seule.Mais voilà que Bécasseau, s'enhardissait, poussa un levier, et la locomotive se mit en branle, tout doucement, Verdurec poussa un cri d'étonnement: Bécasseau, un peu pâle, voulut le rassurer: \u2014 T\u2019effraye past.J'vas Parrêter.Mais ce soldat très malin eut beau tourner un tas de roues, ouvrir des robinets, puis les fermer, la locomotive accentua sa marche d\u2019une façon très rapide, si rapide que Verdurec dut se mettre à courir à toutes jambes pour la suivre.La locomotive alla tamponner une demi-douzaine de wagons chargés de boeufs et de vaches qu\u2019elle poussa devant clle sans paraître éprouver aucune fatigue.Et tout cela se passa devant la gare avec un tintamarre infernal, composé des hurlements des bestiaux, des cris de terreur de Bécasseau juché sur la machine, et des vociférations de Verdurec qui courait derrière elle, affolé.Te chef de gare, les employés, un moment stupéfaits, tentèrent de se jeter à la poursuite de ce singulier convoi, mais ils furent forcés d\u2019y renoncer, à cause de la vitesse toujours croissante de la locomotive de Bécasseau, Ils revinrent alors vers la gare, ramenant le pauvie Verduree tout en larmes, qui se lamentait en disant: Mon pauv, Bécasseau.Mon léciusseaut.Mon seul amit pauv\u201d Qui qui me Prendra?Le chef de gare télégraphia dans toutes les directions qu'une tive s'était échappée, qu\u2019il ne fallait qu'aucun train s'aventurât dans les parages où elle promenait son humeur aventureuse: il terminait en promettant une bonne récompense au chauffeur ou mécanicien qui la lui ra- ménerait, Verduree, navré, regagna le quartier, où il raconta au sergent de garde ct aux copains de sa chambre la pitoyable aventure arrivée à son ami.Et pendant cc temps, Bécasseau roulait à toute vapeur précédé de ses bestiaux, ahuri, fou de désespoir et de peur.\u2014 Au secours!.Au secours! leur criait-il.Arrètez-làl Mais il était déjà loin d'eux, et ces braves gens restaient pétrifiés, leur bouteille à la main, se demandant s\u2019ils n'étaient pas l'objet d\u2019une hallucination; car on a beau appartenir à un siècle qui produit tous les jours quelque chose de nouveau, il est toujours étonnant de voir passer sur une locomotive de grande vitesse, un soldat en tenue, le shako en arrière, les cheveux hérissés, agitant ses bras ou joignant ses mains gantées de blanc, Il faut que vous sachiez, en effet, que Bécasseau, dans son désarroi, oubliait de quitter ses chaussettes blanches dé- ja salies au contact de la machine; je crois d'ailleurs que si vous aviez été à sa place, vous auriez fait comme lui.Cependant, Ia locomotive, non entretenue de combustile, ralentit sa marche et finit par s'arrêter aux environs d'Orléanslocomo es Tata re ES = Bécasseau descendit au plus vite, alla s'asseoir au bord du fossé et pleura amercment, Un garde-barrière le consola par de bonnes paroles, écouta ses explications et lui promit que l'affaire s'arrangerait.\u2014 Ça arrive tous les jours, ces aventures-là!\u2026 ajouta l'excellent homme.L'autorité militaire et la compagnie s'entendront pour ramener la locomotive ia son mécanicien, et les bestiaux à leur propriétaire, Mais que les suites malheureuses de cette petite folie de jeunesse vous servent de leçon!.Vous en êtes encore quitte à bon compte!.Uni train passait à ce moment; l\u2019excellent garde-barrière le fit arrêter.aida Bécasseau à y monter, lui offrit de quoi bourrer une pipe et s\u2019éloigna, laissant l\u2019ami de Verdurec pénétré de reconnaissance, \u2014 Ahl.Qu'il y a de braves gens sur terre, tout de mémel.s\u2019écria-t- il.Le train allait à Bloisput être ainsi rentré à la caserne avant l'appel.Inutile de vous dire qu\u2019à la gare, en arrivant, il avait offert su montre en gage, en racontant qu'il avait perdu son porte-monnaie à Orléans.Inutile de vous dire qu\u2019il W'uvait point insisté sur cette circonstance que le soldat mystérieux de la locomotive, dont tout le monde parlait à la gare, c'était lui-même, Bécasseau, J.e conducteur, le mécanicien et le chauffeur du train qui l'avait ramené avaient également retenu leur langue, en dignes copains du bon garde-barrière.Mais le lendemain, ccla se sut, et Bécasseau fut carrément accusé par le chef de gare d'avoir voulu lui voler une de ses meilleures locomotives.Et Bécasseau passa au conseil de guer- rel.Heureusement qu\u2019il eut comme témoin à décharge.\u2014 C\u2019est pas Bécasseau qu'à voulu voler la locomitive, mon colonel, dé clara Verdurec au président du conseil de guerre, c\u2019est bien plutôt la lo- Bécasseau Verdurec comotive qu'à emporté Bécasseau, à preuve qu'il a fait tout ce qu\u2019il a pu pour l'arrêter, Le rapport du major était également favorable à l'accusé: \u201cL\u2019accusé, avait écrit le savant docteur, est sain d\u2019esprit et capable de discernement jusqu\u2019à un certain point, mais le quatrième lobe du côté gauche du cerveau, celui qui est, comme chacun sait, le lobe gaffeur, récemment découvert par la science moderne, est particulièrement développé chez le sujet, développé au point, ajou- terons-nous, que le sujet n'a presque pas le pouvoir de se soustraire à la détermination la moins conforme au sens commun.\u201d Grâce à ces excellentes déclarations, Bécasseau fui acquitté, JEAN DRAULT.-_ EN VOULEZ-VOUS DES LIVRES ?Le plus bel assortiment de livres : littéraires, scientifiques, historiques, etc, etc.Spécialité : Romans et revues illustrées, journaux humoristiques, journaux quoti- dieus, français, etc, etc.Toutes les nouveautés de Paris.3 J.PONY 8 8370 Rue Ste-Catherine Est PRIX MODKRRS TÉLÉPHONE, EST 2855 Sirop d'Anis Gauvin Pour une tous les cas douloureuse, Coliques, etc.Demandez toujours le uérison rapide dans Étnsomnie, Dentition Rhume, Diarrbée, Il soulagers le Bébé dès la première dose et le guérira plus vite et plus sfirement que n\u2019'imper\u2019e quel autre remède, En vente partout à £5e A LOUER Un Grand Magasin 26 x 70 AVEC CAVE EN CIMENT lola RUE ONTARIO - EST Près Avenue de l\u2019Hotel de Ville S\u2019adresser à A.P.PIGEON, 109 ONTARIO EST.VOUS NE VOUS ENNUIEREZ PAS EN VILLEGIATURE SI VOUS LISEZ LE \u201cCANARD\u201d - ue jo CHAPITRE Il Le parfum de la Dame en noir ou le Chloroforme vaincu par l'Oignont ÉtroiT MOUSQUE Taipe GRAND ROMAN HEROÏ-COMIQUE DE CASQUE MAIS PAS DEPEE JEAN PICK ENRÉGISTRÉ CONFORMEMENTA LA LOI DES DROITS D'AUTEUR -PAR- retrouvé duns une circonstance si so- tennelle.Le jeune Saint-Eloisien avait une bien mauvaise mémoire, sans cela il st serait souvenu que son unique frère La nuit était tout à fait venue lors- avait quitté cette vallée de larmes et que Tartagnan nouissement; gnon l'avait rappelé à ses sens.Où était-il?Depuis quand y était-il?Voilà autant de questions et beau- cuup d'autres encore auxquelles Lésime aurait été bien embêté de répondre.Il se leva lentement ct tâta son coeur afin de s'assurer si l\u2019existence ne lui avait pas faussé compagnie.À st.grande joie, il constata qu'il était bel et bien vivant et nullement endommage.Vivant?Oui.Mais bel est peut- Être un peu exagéré! Que s'était-il donc passé?Lorsque Tartagnan s\u2019élança sur l\u2019étranger pour lui faire ravaler son insulte, un cri de rage s\u2019échappa de sa poitrine: d'un coup d'oeil il avait vu le guet-apens qu\u2019on lui tendait.A droite, le canon d'un revolver était braqué à la hauteur de sa tempe; à gauche, une masse en tournoyant allait le réduire en miette et en face un poignard élégamment ciselé faisait luire mille feux assassins.Que vouliez-vous que le pauvre Lésime fit?Qu'il mourut?Non, n\u2019est- ce pas, sa vie nous est trop précieuse et si nous assassinions notre héros dès le premier chapitre, où en serions-nous avec notre roman?Poser la question c\u2019est la résoudre, a dit avant nous Harris Totte, Lésime fit ce qu'il devait faire.Prompt comme l'éclair, il fouilla dans sa poche de pantalon de droite et dans sa poche de pantalon de gauche, puis dans ses deux poches de derrière, ensuite dans ses six poches de gilet et dans les quatre poches de son veston, enfin il trouva et sortit le plus beau jour de la vie de son père\u2014nous voulons parler du couteau à ressort que lui avait donné le paternel M.Tartagnan, \u2014 ct il ouvrit la lame.Mais 6 prodige! à miracle! L\u2019étranger se mit à se curer les ongles avec son poignard, puis s'approcha du jeune homme et le prit par le cou en lui disant: \u2014O mon frère, je te retrouve enfin! Ce doux nom de frère évoqué dans un moment si tragique désarma tout à fait l\u2019intrépide Lésime.Il s'empressa, rempli de joie, auprès de ce parent revint de QUE TOUS CEUX QUI AIMENT LE FRANC RIRE, LISENT LE \u201cCANARD\u201d Comment y était-il?,lain tour à notre héros.sun éva- de tramway où l\u2019on paie en entrant, une forte odeur d'oi- \u2018depuis l'année du choléra.Ce manque de mémoire joua un vi- En l'enla- cant, l'homme qui se disait son frère lui avait mis subrepticement sous l'organe olfactif une fiole contenant un liquide incolore.C'était du chloroforme.Lésime se porta la main à la tête, vacilla puis sans dire un mot tomba de tout son long sur le plancher nu et froid, à deux pas même de la trappe qui s'était ouverte comme par enchantement.\u2014Voilà qui est bien, dit l'inconnu, nous sommes maintenant débarrassés de cet intrus; lorsqu'il se réveillera ma mission sera accomplie.En se tournant du côté de l'aubergiste qui avait laissé tomber sa masse, il ajouta: \u2014Fouillez ce jeune fou, c\u2019est peut- être un espion lancé à mes trousses.Aussitôt le maître de la \u201cBelle Etoile\u201d retourna les poches de Lésime.Il y trouva la Loite d'onguent gris, le cinquante cents pluggé et la lettre adressée au chef de police Quenpo.11 laissa l'onguent et l\u2019écu, mais donna la lettre à son hôte.\u2014Une lettre, s'exclama celui-ci en fronçant les sourcils, nous avons peut- être là la clef de l'énigme.\u2014Ah! fit-il aussitôt après avoir lu l'adresse, j'avais raison; M, Cardinal sera content, car ce pli était destiné à son plus grand ennemi, ON ILLUSTRATIONS Le nes bseLi 7 A ce moment les honks-honks d'un automobile se firent entendre sur la route.\u2014I1 est neuf heures, c'est elle.Allez, fit l'étranger en s'adressant à son compagnon, seller les chevaux.Sans plus se préoccuper de Lésime, l'homme qui avait si traitreusement réussi à se débarrasser d'un adversai- muet acolyte se dirigeait en hâte vers l'écurie.Celui qui avait parlé en maître arriva à la porte de l'auberge juste à temps pour recevoir une grande dame \u2014elle mesurait cinq pieds huit pouces \u2014toute de noir habillée, qui descendait de la voiture dont un bruit de moteur ct une odeur aussi nauséabonde que malodoriférante de gazoline, avait annoncé l\u2019approche.\u2014C\u2019est vous Cheldon?s\u2019exclama la dame en donnant sa main à baiser.\u2014Oui, Malady, répondit l'homme en s'assurant qu'il n\u2019était pas épié, mais de grâce ne m'appelez pas Cheldon! vous allez me faire pincer, \u2014C\u2019est vrai, j'oubliais mon cher Chavard.\u2014Voilà qui est mieux, fit le faux frère de Lésime, le temps est mal choisi pour me donner mon véritable nom, car je crois quon a lancé des espions à ma poursuite; j'ai même cru en voir un il y a un instant, mais je me suis rassuré depuis.\u2014Comment cela?demanda la Dame de l'auto, je suis anxieuse de savoir.Pour satisfaire la curiosité de son interlocutrice, celui qui répondait au double nom de Cheldon ct de Chavard raconta ce qui venait de se passer entre lui ct notre héros.Vers la fin de ce récit palpitant, Léhdd ent 5 sime fut tiré du sommeil dans lequel le puissant narcotique de son insulteur l'avait plongé.Près de la fenêtre, la dame en noire, en écoutant Cheldon, ne cessait de pousser des soupirs, et chaque fois un parfum pénétrant et suave d\u2019oignon s'échappait de ses lèvres incardines pour monter vers l'appartement où gisait le rejeton d: la race des Tartagnan.Peu à peu et trés doucement, les fosses nasules de Lésime furent enva- ies par le subtil parfum de la dame en noir, Le chloroforme qui pensait bien être maitre du cerveau de sa victime pendant de longues heures encore fut repoussé, harcelé, jusque dans \u2018les plus profondes cavités cérébrales de Lésime et là, enfin, il fut défait: l\u2019oignon était vainqueur du chloroforme et Tartagnan ouvrit les yeux.Le jeune homme rassembla ses esprits un peu éparpillés par la lutte qui venait d\u2019avoir lieu dans sa caboche, et il se scuvint.La voix de sun insulteur, quoique tres basse, se frayait facilement un chemin vers ses oreilles; : | il s'approcha de la fenêtre et vit, de re, sortit à la course pendant que son ses propres yeux vit, malgré la demi obscurité, le Judas qui avait profané le nom de son frère.Il aperçut aussi la dame qu\u2019un rayon de lune illumi- : nait, et sa beauté \u2014 celle de la dame, pas celle de la lune \u2014 faillit lui faire commettre une bévue; il allait s'écrier hors de lui et pâmé: Viande, c\u2019est un beau pétard! Heureusement, il se retint ct préta ce qu'il avait le plus: l'oreille.T La dame de l'auto était vraiment belle et nous, du mâle sexe, comprenons le cri que Lésime avait été bien prét de faire retentir.C'était une personne qui avait atteint trente printemps et qui avait su, à l\u2019instar de plusieurs de ses conseurs, en rester là.Elle était péroxydement blonde, tels les blési.d'inde, et son teint était polychrome comme le crépuscule d'un soir d\u2019été.Ses joues plutôt maigres étaient couvertes d\u2019une couche de vermillon et ses cils étaient noircis au bouchon grillé, Ajoutons que la noble personne machait de la gomme avec beaucoup de chic et d'élégance.\u2014Et, demanda-t-elle après avoir écouté le récit de Chavard jusqu'à la fin, qu'est devenu le jeune homme?\u2014 1 dort; il en a pour au moins deux jours, répondit l'homme en riant à la mode des traitres du théâtre Royal: Ah! An! Al \u2014Viens-y voir, murmura Lésime \u201cin petto\u201d quoi qu\u2019il n\u2019eût jamais appris le latin.Commie ces sortes de conversations intimes n'étaient pas entendues des autres, Malady continua: \u2014Quelles sont les Instructions de M.Cardinal?\u2014Rendez-vous sans tarder à Buckingham et avertissez-le si Leduc en part.\u2014Très bien, fit la dame en étirant sa gomme comme de la babiche, mais parlons un peu de nos petites affaires.\u2014Chut, pas maintenant, répliqua son interlocuteur d'une voix mysté- ricuse.Prenez plutôt ce coffret: vous y trouverez une part de l'argent qui vous revient de notre dernière petite \u201cexpédition\u201d.Ce mot expédition n'avait rien de 6 bien drélatique, il amusa cependant beaucoup Malady.\u2014J'ai ajouté, continua Cheldon, une lettre avec les indications qui vous permettront de retrouver \u201cce que vous savez\u201d (ces deux derniers mots furent prononcés très bas).La clef est conune d'habitude en chiffres.\u2014Je comprends, reprit la dame redevenue sérieuse, ct prestement elle fit disparaître le précieux coffret dans sa sacoche en imitation de peau de crocodile.(A suivre.) :0: Aviateur il était MONOLOGUE (Répugnament dédié aux canardistes évudits.) A minuit d\u2019un beau jour, Un jeune aviateur, Planant comme un vautour Sous l\u2019intense froldeur D'un soleil trop ardent, À la clarté de l'ombre Entrevit un moment L'éclat sourd d'une bombe.Ne comprenant la cause De la perturbation, Il accusa de la chose Son imagination.Debout sur sa machine, y Comtemplant à l\u2019écart Une verte colline, E Eu lançant un regard S'Versl'azur étoilé, Comme un joueur de polo, BR D'un geste inanimé fiStoppa son aéro.Mais au prix de sa vie Notre jeune vieillad, Coutemplant son envie, Dât payer ce retard.Malgré l'obscurité, Vous devez concevoir, Non sans difficulté, Ce qu'il n'a pas dû voir ; Puisque d'une vitesse D'un pas à la minute, Il descendit en liesse Suivant une volute.Mais la terre, avec joie, Reçut l\u2019aviateur, Et pour plus d\u2019une fois, L'exempta d'un malheur.Holleau disait vraiment : \u201cCe que l\u2019on conçoit bien \u201c\u201cS\u2019énonce clairement\u2019.Et ne compilenant rien De cette simple htstoire, De mon cerveau sortie, Malgré tout mon savoir J'abandonue la partie.Tout fuit sauf le présent Avec l'aviation, Où parfois l'on ressent La plus forte émotion, RASCO Dx NIUGES.Montréal, Mai 1911.(1) \u2018\u2018canardistes\u2019\u2019, lecteurs du Canard.R.de N.En Revenant de la Jolie Rochelle Jul En re-ve-nant de la jo.li\" Ro-chel-le, ren-con-tré = truis jo - lies do - moi-sell\u2019s, La voi- ree NEE AN ee 5-0: 5_ TE tee Jà ma mi?qu'\u2019inon cœur aime tant, La voilà ma mi?qu\u2019nron ca-ur ai - mel J'ai renco :tré troie jolies demoiselles ; (bis) J\u2019ai point choisi, mais j'ai pris lu plus belle La voilà ma mie, etc.J'ai : o'nt choisi, mais j'ai pris la plus balle ; (bis) J\u2019ly fis monter derrièr, moi, eur ma selle, voilà ma mic, etc.J\u2019ly fie monter derrièr\u2019 moi sur ma eelle ; (bis) J'y £e cent lieues sans parler avec elle.La voilà ma mie, etc.J'y Bs cent lieues sans parler avec elle ; (bis) Au bout des cent lienes, ell\u2019 me d\u2019mandit à boire.La voilà ma mie, etc, Au bout des cent lieues, elle me d'mandit À boire; (bis Je l\u2019ai menée auprès: d\u2019une fontaive.La voil\\ ma mie, etc.Je l\u2019ai monéo anprès d'une fontaine ; (bis) Quaod ell\u2019 fat là, cll\u2019 no voulut point boire.La voilà ma mie, etc.Quaad ell\u2019 fut 13, ell\u2019 ne voalut point boire ; (bis) Je l\u2019ai menée au logis de son père, La voilà ma mie, etc.Je l\u2019ai menée au logis de son père ; (bis) Quand ell\u2019 fut 13, ell\u2019 bavait À pleins verres.La voilà ma mie, etc.Quand ell\u2019 fut 13, el\u2019 buvait à p'eins verres ; (bis) A |a eanté de son père et de sa mère.La voilà ma mie, etc.A la santé de son père et de sa mère ; (bis) À la eanté de ses cœurs et ses frèros.La voilà ma mie, etc.À la eanté de ses eœurs et de ses frères ; (bis) A la santé d'calai que son cæœar aime.La voilà ma mi\u2019 qn\u2019mon cœ1r aime tant, La voilà ma mi\u2019 qu\u2019mun cœur aime ! FHEPEE eee ¥LA CRITIQUE A+353 5353333 Monsieur Réné se repose assez souvent dans un élégant café de la rue X.La, il a le loisir de lire son \u201cDevoir\u201d et hebdomadairement le \u201cCanard,\u201d de feuilleter les revues, de faire sa correspondance, bien attablé et en savourant le breuvage qui lui convient.Tout dernièrement, le rencontrant, il me fixa rendez-vous pour le lendemain: \u2014Demain, à huit heures, je vous, ou plutôt je t'attendrai au restaurant de la rue X., chez M.\u2014Je trouverai bien, ct j'y serai à l'heure convenue.Le lendemain, à l'heure fixée, je passe devant le café où se trouvait M.René et continuait mon chemin sans m'arrêter.Quand M.René m'aperçut et m'appela.\u2014Eh bien, dit M.René, vous passiez tout droit?\u2014J'allais au restaurant que vous m'aviez désigné.\u2014Mais c'est ici, \u2014Îci.1 \u2014 ui, \u2014 Mais ce n'est pas un restatrant.-Qu'est-ce que c'est donc?\u2014 C'est un café.\u2014Quelle différence y a-t-il entre un restaurant et un café?\u2014Voici: Un \u201crestaurant\u201d est un endroit où l'on sert des repas.On peut, en mangeant, y consommer du vin, de la bière, du cidre, des liqueurs, du café, du lait, du thé, et généralement tout ce qu\u2019on sert dans les cafés, mais, sauf des exceptions très rares, on n'y sert pas de consommations liquides en dehors les repas.Ce n\u2019est pas la loi, c\u2019est l'usage qui s\u2019y oppose.Un \u201cCafé\u201d est un endroit où l\u2019on sert des boissons de toute espèce: On s\u2019y donne rendez-vous; on y joue aux dominos, aux dames, aux échecs, au euchre, au billard, etc, etc.On y lit les journaux, on y fait sa correspondance, on y cause, mais on n'y mange pas.Celui qui tient un café se nomme \u201ccafetier\u201d ou \u201climonadier\u201d, Un café est un établissement de limonade.Excuse, mon ami René, je comprends que tu le savais, mais.C.du PATOIS.:0: UN RASEUR.RASEI Les jours de réception, le directeur du \u201cCanard\u201d n'est pas toujours au comble de ses voeux.Il lui faut accueillir parfois des personnages ridicules qui lui font perdre son temps sans profit.Isidore Latourte est un de ces raseurs que rien ne rebute, L'autre jour, il proposait pour la centième fois sa collaboration.\u2014Que diriez-vous d'un article sur le roi Salomon?faisait-il de sa voix la plus engageante.\u2014Par exemple, voilà une idée de génie! s'écria notre directeur, \u2014 Seulement il faudra me fournir avec cela la série complète des portraits de toutes ses femmes.Isidore Latourte n\u2019est pas encore revenu LE \u201cCANARD\" OFFRE DES AVANTAGES SPECIAUX A TOUS SES AGENT $ A L\u2019'ETRANGER PC EEA [EIR TE EE \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 L'ECOLIER ANGLAIS, LE PROFESSEUR ET LA GRAPPE DE RAISINS Un jeune écolier anglais qui revenait de l'église, où il avait entendu le prêtre publier les banes de mariage, eut l'occasion de passer par le réfectoire de son institution, et, voyant plusieurs belles grappes de raisins sur le buffet, il ne put tésister à la tentation violente, Pensant n'être pas observé, il prit la plus grosse des grappes et, l\u2019approchant de ses lèvres, il répéta la formule de la publication des bans de mariage en Angleterre: .Ey \u201c_Je public les bans de mariage en- \u201ctre.cette grappe de raisins et ma bou- \u201cche; si quelqu'un peut donner une rai- \u201cson pour empêcher leur union, qu'il \u201cparle maintenant, ou qu'après il se taise \u201cpour toujours.\u201d Les.raisins et la bouche furent immédiatement unis; mais, malheureusement pour le petit gourmand, le maître l'aperçut et l\u2019entendit: cependant il ne dit rien jusqu'au jour suivant, Alors, appelant l'écolier devant tous ses camarades, il prit un bâton dans la main et se prépara äl\u2018en frapper, disant: \u201c_Je public les bans de mariage entre ce bâton et fe derrière de ce garçon; si quelqu'un peut donner une raison pour empècer \u2018leur junion, qu'il parle maintenant ou qu\u2019il se taise pour toujours.\u201d Le petit polisson comprit de suite de quoi il s'agissait et immédiatement il s\u2019écria avec une grande présence d'\u2019esprit: : \u2014J'interdis la publication des bans! \u2014Quel est l'empêchement?\u2018demanda le maître, ~\u2014arceP que les partles ne sont pas d'accord! ! \u2014Oh! répondit le maître, charmé de la prompte réponse de l'enfant, s'il en est ainsi nous devons différer le mariage.I~ LV :0: UNE BONNE REPLIQUE Savez-vous l'endroit le plus gai de Paris?Non?Vous donnez votre langue au chat?C\u2019est le Palais de Justicel Entrez un jour dans une des chambres correctionnelles, \u2014 micttons la trente-septième pour ne fâcher personne, \u2014 vous rirez comme de petites folles.Ainsi, mercredi, maître K.Olin plaidait dans une vague affaire d'abus de confiance, Il plaidait depuis plus de trois quarts d'heure et n\u2019avait pas envie de finir, Et l'éloquence de matre K.Olin ne ressemble que très loin à ceîle de Mirabeau.Aussi, après avoir longtemps lutté contre le sommeil, un des juges assesseurs s'endort, le nez sur son rabat.Dans la salle, tout le monde, même les gardes publicains, en faisait autant.Il n\u2019y avait guère que l'avocat qui ne s\u2019abandonnait pas à une douce rêverie.Soudain, maître K.Olin s\u2019arrete net au beau milieu d\u2019une phrase.\u2014 Eh bien! maître?fait distraitement le président en carcssant sa toque posée devant lui, \u2014 Monsieur le président, répond I'avocat d'un ton rogue, j'attendrai pour finir que M.le juge se soit réveillé.Alors le sourire: \u2014 C'est que, maitre K.Olin, il attend peut étre pour s'éveiller que vous ayez fini! président, avec son fin «0: SUPREME RECOMMANDATION Mardi soir, au coin du faubourg Montmartre.La trogne écarlate, la casquette en arrière, les bras ballants, un bon ivrogne zigzague en hurlant à tue-tête le refrain populaire: Viens, poupoule, viens.Les passants se retournent, l'interpellent, le blaguent.\u2014 Hé! mon vieux, la terre tourne, pas?A moi les arbres! le trottoir m\u2019abandonne! Mais l'ivrogne, dédaigneux des quolibets, continue ses \u201cfestons\u201d et sa chanson, Viens, poup.Tout à coup, patatras! Is s\u2019allonge dans le ruisseau et ne bouge plus, le visage rouge comme un homard cuit.On se précipite, les gamins, les petits trottins, les sergents de ville accourent, Un rassemblement se forme.\u2014 C'est une attaque d'apoplexiel \u2014 Faut le débontonner! \u2014 Non, faut le porter chez le pharmacien! Soudain, le pochard fait un mouvement, ses lèvres remuent, tout le monde écoute.\u2014 Surtout qu'on ne me porte pas à la Morgue! dit-il, faiblement de sa voix pâteuse.Je ne veux pas être à côté de gens qui ont pu de l\u2019eau! Hs LE MEILLEUR LAIT Depuis près d\u2019une heure, une jeunt cliente qui n'avait pas grand\u2019chose à faire entretenait le Dr V.dans son cabinet.La jeune femme décrivait minutieusement au médecin les symp- tomes d'un mal imaginaire ct, malgré les affirmations réitérées de celui-ci, se croyait malade, voulait être malade, exigeait des remèdes.T.e docteur, lui, que de vrais malades attendaient, ne savait comment faire partir l\u2019intruse, il bouillait, se levait, se rus- seyait, répondait à sa cliente par monosyllables: rien n\u2019y faisait, la dame persistait, Elle parla de son mari, de sa belle-mère, de ses enfants, de son dernier-né.\u2014 Je le nourris moi-même, docteur, mais mes forces s'épuisent maintenant que je suis mafade; que faire?\u2014 Prenez l'aflaitement artificiel.\u2014 Oh! non, docteur, pas le biberon.Mais si j'employais le lait d'ânesse?Alors le Dr V.se lève, s\u2019incline profondément et, avec son plus gracieux sourire: \u2014 C'est celui qui ressemble le plus au vôtre, chère madame! LA BROSSE A DENTS D'HONNEUR \u2014 En 1852, à El-Kantara (Algérie) existait une méchante bâtisse pompeusement décorée du nom d'hôtel où les hôtes de passage étaient mal logés mais fort bien accucillis par les propriétaires, un ménage d'anciens caniniers militaires, Un matin que le coloned Devaux du 3e spahis descendait de la chambre où il venait de passer la nuit, la maîtresse de maison s'empressa toute souriante au devant de lui: \u201cComment mon colonel a-t-il trouvé notre aménagement?\u2014Tout à fait grandiose, Madame.\u2014Oh! petitiose, ropartit modestement la brave femme.\u2014Ah! à propos, qui donc a occupé le dernier ma chambre?\u2014Le commandant Collineau, mon colonel.| \u2014Eh bien, il a oublié sa brosse à dents sur la table de toilette, Vous ferez bien de la lui faire vivement parvenir, \u2014Pardon, mon colonel, cette brosse n'est pas à lui, elle appartient à l'hôtel, nous la sortons pour toutes les personnes de distinction ! L'ACCIDENT M.Calino est chez lui, très inquiet, Mme Calino partic depuis trois heu- tes au moins, n'est pas encore rentrée; M.Calino ne sait que penser.Enfin, un violent coup de sonnct- te, c\u2019est Mme Calino qui rentre cn proie à un trouble violent, toute pâle, toute émuc, \u2014 Qu'est-ce que tu as?demande son mari.\u2014 Ah! ne m'en parle pas! J'en suis toute retournée! \u2014 Mais encore?\u2014 Eh bien!.Je viens de voir an flacre écrasé, aplati, mis en micttes par un tramway! \u2014 Ah! mon Dieu! Et les voyageurs qui était dans la voiture?\u2014 Il n'y en avait pas, \u2014 Ah! Tant mieux pour cux! soupire l\u2019excellent homme, :0: PENSEE Réflexion d\u2019un docteur concernant les fines tailles: \u2014Plus le buste de 1a femme ressemble à un sablier, plus le sable de sa vie s'écoule rapidement! ment de nomie.Les nouveaux mariés ont tous intérêt à venir choisir leurs Ameublements.Rien ne manque à notre superbe assorti- Meubles et Tapis que nous vendons à 20 pour cent d\u2019éco- N'attendez pas plus longtemps sivous avez besoin Salon, Salle à Manger, Chambre à coucher ou un Ameublement complet.Ne restez pas en arrière si vous n\u2019ave/ pas tout l'argent, venez nous voir sans fène, votre crédit est bon.J.A.MAROIS, Gérant de la maison | F.LAPOINTE 625 SAINTE-CATHERINE EST de meubler votre - - ANCLE MONTCALM QUELLES SERONT LA SEMAIN E PROCHAINE, LES CARICATU RES DU \u201cCANARD\u201d \u201cod ebb POTINS RAGOTS CANCANS \u2014 pa LE COURONNEMENT C'est décidé, Le maire Guerin peut aller au Couronnement, si l'envie lui en prend, et M.Boyd pourra l'accompagner, mais il est bien entendu que la ville ne leur paiera pas ce petit voyage d'agrément.M'sieu l'Maire ne se rebute pas cependant et il réplique : \u2018\u201cJ'm'en fous comme de l'an quarante, j'ai de l'argent daus ma poche, je vais me la payer cette promenade \u201d.On se demande qui, en l'absence du Maire, va se charger de faire la guerre aux mouches.Que n\u2019appelle-t-on pas au secours de la ville, M.Roberts de la Dominion Alliance ?L'PERE TAILLON C'était touchant de voir le Père Taillon au ralliement nationaliste mercredi soir.Depuis longtemps le bonhomme désirait voir quel air ça avait un patinoir en été, et pour se payer cette naïve fantaisie, le glorieux invalide se fit inviter à l'assemblée des jeunes.M.T'aillon a parlé mais il n'a pas dit grand'chose en some.On n'est pas jeune à son âge, et quand on a fait des discours par centaines dans son enfance, on n\u2019ose trop parler à soixante-dix ans, de peur de dire des choses en lair.N'impoite, la présence du Père T'aillon à l'assemblée du Patinoir Ontario, était touchante à voir.LE RECENSEMENT Le recensement est commencé depuis quelques jours et une foule de gens sont fort embarrassés quant aux questions qu'ils auront à donner à l'énumératcur.Ainsi il y a de petites femmes qui n'ont pas vu leurs chers époux depuis quelques années, et elles ne sauront comment confesser la chose au monsieur du recensement.D'autres s\u2019imagineront que cet homine qui se présente chez elles pour les.questionner sur tous leurs secrets de famille n\u2019est que l\u2019émissaire de quelque mauvais sujet.Le recensement va certainement donner lieu à des scènes hilarantes et il est dommage que LA GAFFE \u2014 On nedit pas vous : on parle à la troisième personne.\u2014Mais oui, Madame, c'est.Savez-vous seulement ce que c'est que la troisième personne ?.c'est le cousin de Madame.le Canard ne puisse se payer le luxe d'attacher un de ses collaborateurs à chacun des énuméra- teurs.Nous ne mauquerons cepeu- dant pas de recueillir pour nos lecteurs les farces de cette période.EXCURSION ANNUELLE DES TYPOS.C'est le 9 juillet prochain qu\u2019a lieu à Saint-Hyacinthe l'excursion annuelle des typos.Nous aurions mauvaise grace 4 ne pas donner tout notre encouragement à cette journée d'amusements des typos.Lestypos ne sont pas des êtres ordinaires.Ils peuvent envoyer à l\u2019échafaud un journaliste, s'ils leur prend, par exemple, la fantaisie de dénaturer un mot ou d'intervertir un phrase.Le rédacteur du \u201cCanard\u201d a toujours tenu à entretenir des relations d'amitié avec le typo, aussi lui donne- t-il aujourd'hui la main en souhaitant que la température et le public favorisent l'excursion de l'Union à Saint- Hyacinthe, le 9 juillet prochain.PRETENTIONS YOUPINES Il n'y a pas a dire, nos concitoyens originaires de Jérusalem ne sont pas des enfants ordinaires.Ne voild-t-il pas que l\u2019un d\u2019entre eux demande que sa langue soit mise à l\u2019officielle comme la langue française.Nous en sommes, mais puisque le youpin demande ce privilège, nous demanderons À notre tour que l'hébreu soit tenu d'être propre au sens littéral comme au sens figuré du mot, ct nous ne lui reconnaîtrons plus le droit de vendre de la marchandise fre- latéc à ses concitoyens d'autres ori- gites, Nous prions Messieurs les Contrôleurs de s\u2019observer un peu avant de rendre officielle le Laragouinage du juif-errant.RENSEIGNEMENTS UTILE Exercice hygiénique avant de se mettre au lit Se tenir appuyer contre le mur, le buste légèrement penché en avant, les pieds joints, les yeux clos, la bouche ouverte, les bras en croix et demeurer un quart d'heure daus cette position.après quoi on fait aussi vite que possible l\u2019exerci ce suivant : I\u2014Lever le pied gauche et abaisser la main droite.II\u2014Laissez retomber le pied gauche et relever Ja main droite.IlI-Lever le pied droit et abalsser la main gauche, IV\u2014 Laisser retomber le pied droit et relever la main gauche.V\u2014 Lever le pied gauche etc.etc.Quand on est certain d'avoir sué abundamment on peut se coucher, oy RECETTE POUR LE MAL DE DENTS Introduire d\u2019abord 15 gouttes de saumure dans la dent malade puis rester à l'air froid, la bouche ouverte, jusqu\u2019à ce que la dite ssumu- re soit complètement gelée : à ce moment la dent ne fait plus mal.Le traitement bien sulvi donne des résultats prodigieux.\u201cgt LIQUEURS RECOMMANDABLES POUR LA DYSPEPSIE Une Chopine d'huile de clous de girofte.Un tirebouchon.15 verres de yeast, Un couvre-pieds.6 semelles de bottes.Un paquet d\u2019épingles.Un seau d\u2019eau.Laisser bouillir pendant huit jours, faire bouillir et servir chaud.\u201c.ORIGINE DU \u201cREÉQUIESCANT IN PACE\u201d.Lorsque Saint-Pierre reçut les clefs du paradis, il dit à sa femme: \u201cTu sais Cantine (elle s'appelait Cantine), quand tu mourras, si tu veux pénétrer dans le ciel, tu n\u2019auras qu\u2019à dire \u201cRe\u201d ct je te laisserai passer.\u201d \u2014\"C'\u2019est bien,\u201d dit son épouse, \u201con s\u2019en souviendra.\u201d Quand Cantine mourut et qu\u2019elle se trouva devant la porte du ciel, clle dit \u201cRe\u201d, \u201cQui est-ce,\u201d demande Pierre.\u201cCantine,\u201d répondit sa femme.\u201cPassez,\u201d répliqua le Saint.Et c\u2019est depuis ce temps qu\u2019on ré- péte ces paroles sur le cadavre de tous les humains qu\u2019on veut faire entrer dans le ciel.Re.Qui est-ce?Cantine, Passez, (Requiescant in pace.) ! °°.La première parole d'Adam après son expulsion du paradis terrestre, fut de dire à sa femme: \u201cEve, pour ce soir, tu me feras de la soupe aux pois.\u201d Ça a du bon pour les canayens, s\u2019pas.°° A ceux qui cherchent des places: On demande un jeune homme qui désirerait se faire tuer.Pas d\u2019expérience nécessaire; devra savoir le chinois et l\u2019allemand.S'adresser personnellement aux Abattoirs de l\u2019Est, a, ! On demande un avocat, ne pratiquant pas, pour annoncer la marchandise ct faire les commissions dans une \u201cpawn-shop\u201d.Cinquante centins par semaine.l'as \u201cd'over-time\u201d; devra avoir une apparence distinguée et con- naitre le juif ainsi que l'anglais.S\u2019adresser par lettre affranchie à Abraham T'ournevitch, coin Craig et Dorchester.ESSAM RUHTRA.Parc Sohmer Ouvert tous les jours Représentateurs à 3 ot 8 p.m.Attractions, Musique, Etc Tout pour 10c HYPNOTISME VOULEZ VOUS tfevanir hypnotiseur ?dominer vos som- blables et révesir en tout?Noue donnons gratuitement pour quelques jours 1000 petite traitée.Ecrire à L'INSTITUT HYPNOTIQUE CANADIEN 03 rue Blenv lle, Dépt J Montréat 45-1-wil CHAQUE CHAPITRE DE NOTRE NOUVEAU ROMAN PRESENTE UN INT ERET PALPITANT "]
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