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Titre :
Le Canard : journal humoristique
Journal hebdomadaire humoristique et satirique qui a connu un vif succès en son temps. [...]

Le premier numéro de ce journal fondé par Hector Berthelot - qui en est aussi le principal rédacteur - paraît le 6 octobre 1877. Le succès est immédiat, comme en témoigne le tirage, qui passe du simple au décuple au cours des deux premiers mois. Berthelot n'est pas précisément un néophyte : il a été auparavant collaborateur à La Scie de Québec, une feuille humoristique, et reporter au Bien public de Montréal avant de passer à La Minerve, qu'il quitte en 1878, Le Canard lui demandant trop de travail.

Cet hebdomadaire humoristique changera plusieurs fois de titre. En août 1879, Berthelot cède son journal à Honoré Beaugrand pour fonder, le 23, Le Vrai Canard. Il le remplace, le 12 novembre 1881, par Le Grognard afin que le public ne confonde plus Le Vrai Canard et Le Canard, qui ne cesse de publier des âneries et des insultes qu'on ne manque pas, à son grand déplaisir, de lui attribuer. Des difficultés financières le forcent toutefois à se départir de son journal le 8 mars 1884. Le 25 septembre 1886, Le Violon est rebaptisé Le Grognard.

Quant au Canard, que Ladébauche (un personnage inventé par Berthelot) a popularisé, il continue son chemin avec son nouveau propriétaire, Honoré Beaugrand.

En 1888, Le Violon disparaît pour faire place à Passepartout jusqu'en 1893. En 1893, Berthelot reprend Le Canard, qui a cessé sa publication depuis le 24 septembre 1887. Le petit journal revient au titre premier, Le Canard, avec A.-P. Pigeon comme administrateur.

Le journal contient des textes et des chroniques féroces de satire politique, ainsi que des caricatures, des dessins humoristiques et des bandes dessinées, légendées pour la plupart, sous la plume de Berthelot lui-même ou sous celle d'Henri Julien (qui signe parfois Octavo ou Crincrin), d'Albert-Samuel Brodeur ou d'Arthur Racey.

En dépit de sa disparition en 1936, Le Canard ne cesse de fasciner les éditeurs. À preuve, ces trois tentatives de le relancer : une première a lieu le 21 septembre 1957 et indique une 85e année d'existence; une seconde, en date de mai 1973, fait mention de 96 ans d'existence et affiche l'épithète « québécois »; une dernière et éphémère reprise a lieu en 1976.

À noter que cet hebdomadaire est l'un des premiers journaux humoristiques à se doter d'une presse à vapeur et à publier des illustrations en couleur.

Il était tiré à 500 exemplaires en octobre 1877, à 10 000 en décembre 1877, à 15 000 en mars 1879, à 8 500 en 1910 et à 45 000 en 1933.

Principaux collaborateurs : Hector Berthelot, Henri Julien, Arthur Racey et Albert-Samuel Brodeur.

Sources

« Les journaux satiriques du XIXe siècle », Bibliothèque et Archives Canada,

http://www.collectionscanada.gc.ca/comics/027002-7100-f.html.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, vol. 2, p. 257-259.

BOIVIN, Aurélien, « Berthelot, Hector », Dictionnaire biographique du Canada,

[en ligne]

TASSÉ, Henriette, La vie humoristique d'Hector Berthelot, Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1934, p. 51-62.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1893-
Contenu spécifique :
dimanche 22 juin 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Passepartout (Sorel, Québec)
  • Successeur :
  • Canard québécois
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Références

Le Canard : journal humoristique, 1913-06-22, Collections de BAnQ.

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[" B Cents XXXVIe Année No 34 a Amr A AE AE A COR A Montréal, 23 Juin 1913.bed 5 M sx 4 S N + NS SANE S S / J W \\ \\ À ¢ a é ) IN J (NT i / \\ my 3 A S ZA Za Ed Z (ES A \"ZZ 5 2 24 & 5 = = i N\\ us AA A0 Z pas ON A = ar) LC j NS y =0 HUMORISTIQUE \u2014 HEBDOMADAIRE \u2014 ILLUSTRE \u201cLe vrai peut quelquefois n'être pas vrai sans blague*\u2014BOISL'EAU, \u2014 A.P, PIGEON, Editeur-Propriétaire.Administration : r05 à r09 rue Ontario Est ee \u2014 Les Colporteurs et le Règlement 432.\u20ac i ke ov A N Ls 7 8% 17 NASA a TN rm A SEN CE 7 jà es me Ce an mt rm re nt te A pr re te mar an A = \u2018ph 0 dE AE) ¢ Vr tea, ne ZH ge = S | Nh > 1 NOR A \u2014\u2014\u2014\u2014m 1e M Ÿ (| 22 \u2014| === TA | Flv td Ad inter à Z \u2014 5 = Z = | EC = = E : == ÿ = ih \u2014\u2014 =; Xe 5 7 5 r N - és) F< (es = {/ i = a = 7 Le Garmin, au Camelot : \u2014 Ferme-la ou je saute dedans | ! NOS AMIS DE LA STE-BRIGIDE Avec qui te balladais-tu mardi soir, Craig, rue Ste-Catherine Est?) a * * Barry est à l'herbe de ce temps-ci dans les environs de Maskinongé, «te Phrases célébres: Poupart, avez-vous payé cher taûre, avant-hier?\u2014 D, Leblanc, Je ne crois pas que ma susceptibilité soit blessée.les * .Comment aimez-vous les discours prononcés contre vous, lundi soir dernier, M.LE VEILLEUR, D'après votre dernière chronique, vous faussez votre signature.* + * Pourquoi chercher si loin pour me trouver?je suis avec vous presque tous les soirs; ' Je vais jouer aux anneaux aujour- d'hui; : Je serai à l'assemblée lundi soir; J'irai voir ma blonde mari soir; J'assisterai à la répétition mercredi soir; oo J'écrirai ma chronique jeudi soir.Avec tous ces petits détails, je crois que vous ne serez pas plus avancés d'ici à dimanche, parce que je désire toujours signer JE RIS IL + \u201c ASSOCIATION STE-BRIGIDE Étaient de passage au parc Sohmer: MM.Daigrault, Roy, Sauviat, Bélanger, Brais avec la reine des Andouiltes, Bleau avec sa blonde.4 + Ale, Roy, les connais-tu les demoiselles à qui tu as parlé au parc Sohmer?Celui qui m'a dit cela prétend que tu avais l'air à les connaitre, » » * De beaux amusentents à l'Association, surtout quand on jouc aux \u2018trois pas\u201d, N'est-ce pas, Gagner?Roy et Daignault étaient assis sur la clôture, occupés à faire pst.aux demoiselles, * * * Ale, Robert, est-ce que cela fait longtemps que tu n'as pas été Mile C.?Depuis quand?ment?., Pourquoi?.» chez Com- Leurs désirs: Authier: Prendre un pompier, Gagner: Travailler, Daignault: Savoir se contrôler, Brais: En vouloir autant que dernier.Guilbault: Aller au Dominion Park avec les Créoles, Mazurette: Prendre un bain les matins, Bélanger: Etre sur le perron.ce tous Chaput: Devenir frais comme Robert.RY Gagner: Connaitre les demoiselles d'en haut.Brisebois: Etre capable d'en faire autant.» + Pour savoir tous ces détails, G.E.T.LA.* * EXCELSIOR A.A.A, Edmond s'est fait bluffer de nouveau chez lui dimanche soir; on s\u2019est tout de méme bien amusé.» Aurcle paya le champagne, Raoul les cigares, Edmond les cartes, et Rolland les fiches, * .* .Le champion Raoul a de nouveau défait ses adversaires, Inutile de vous présenter à l\u2019avenir si vous n'avez pas de certificat comme \u201cfutur champion\u201d, Avis aux prétendants.2 © .L'équipe de Roland a encore perdu par 2 à I; c\u2019est un peu mieux.Patience.Roland, avec le temps ça viendra.* ° hd * Rencontre Aurèle en m.Est-ce d'avoir perdu aux courses qui te vaut cette humeur, mon cher ami?* - * Cinq membres ont pour grand désir de voir leur nom paraître dans le \u201cCanard\u201d.Ne dites rien, les amis.votre tour viendra, Bien à vous, PASSE-PARTOUT.* .POUR NOS AMIS Robert a fait erreur en disant que c\u2019était moi-même qui le traitait de morvoyon; j'ai seulement répété les paroles des membres, ct je crois qu'ils te se trompent pas beaucoup, * .+ * .Mon vieux Ritchot, il parait qu'il l'était resté un gâteau ct une boîte de cigares dans l'armoire.Ceux qui l'ont mangé l'ont trouvé excellent (ton gâteau), et non pas les cigares.+ * * Quand même on te donnerait 15 jours pour me trouver, je crois que cela serait peine inutile, mon vieux Robert, * * Je demanderais aux membres de se rendre à l'assemblée de lundi, parce qu'il y aura des affaires importantes à discuter.* * * Il y en à peut-être un ou deux qui saveñt que j'écris; mais je suis persuadé qu'ils ne parleront pas, Ce n'est pas de ton calibre.Robert.j'ep suis sûr.bi * Robert, tu sais pourtant que JE ME MOQUE Il.LE CANARD, Montréal, 22 Juin 1918.DANS L'OUEST, MA CHERE! A la St-Zotique l'on a décidé de fonder une section sportive vendredi dernier, On dirait que cela à encouragé notre club de baseball qui à vamcu les Laviolette dimanche dernier, C'est très bien, continuez, *.Oscar a donne un parti de euchre dimanche soir, 11 faisait chaud, mais on s\u2019est amusé quand même, Cela me rappelait le temps où il portait le sobriquet de Trognon, ce cher Oscar.FA Que pensez-vous d'un garçon comme Plamondohn qui se promène le samedi soir avec un chapeau de paille de 10e sur la tête et une paire de bottines de 75c dans les mains?Mais je dis que c\u2019est l'acte d'un fou ou quelque nouveau genre d'annonce, \u201c .Il serait bon de faire noter à Ed.Lapierre qu'une annonce dans le \u201cCanard\u201d ou ailleurs, faite par moi 1 ou un autre, vaut bien une rémunération, Mais je n\u2019en vois pas la nécessité avant qu\u2019il puisse satisfaire la déjà nombreuse clientèle qui se presse chez lui, En tout cas, dans l'en- tete d'une des pages du journal il verra le tarif des annonces et il pourra agir à son gré.ll y a peut-être mieux, mais c\u2019est plus cher, x * Aurons-nous un directeur-artistique ou un instructeur?Un directeur artistique est préférable, M.le président.Et puis, la charge vacante au conseil, qui va la prendre?\" Dans mon article des contracteurs de dimanche dernier, j'ai omis le nom de Veaudry comme contremaitre d'un groupe composé d'un employé, et il fait partie de son orchestre par-dessus le marché.* Phrases célèbres: \u2014Âs-tu gagné mon cocur?\u2014Non, mon chou! (Charlie et son époustoire.) Jos.Restera à la St-Zotique et n\u2019abandonnera pas la Dramatique Incc\u2019est décidé, \u2014 Par lui.Puisque tu y es, restes-y.pas que tu y ailles, * * Combien gagnes-tu par mois, Paul, à l\u2019Hôtel de Ville?A.L.C.CRITIQUE.at A LA STE-BRIGIDE fallait Étaient de passage à l\u2019Association, en auto: MM, Larose, Bélanger, Bleau, Laliberté, Brissette, Chaput, Robert.après avoir montré une foule de.8\" Est-ce que Mlle Léda est ici?You got the wrong number.L _ + + + oe .Moé, je rentre pas.j'aip uer d'être vu.Tout à coup la porte s\u2019ouvre! Ah! que ça \u201cpompait\u201d! - + * w .* Vendredi passé au soir.Brisebois et Bélanger étaient en grande conversation avec deux demoiselles du même pays, Je crois qu'ils parlaient XXXVIe Année \u2014 No 34.de la caérmante pièce \u201cRoméo Juliette\u201d, et \u2019.* * * .Six, c\u2019est trop, je suis pas coupable Bleau et Robert étaient à Québec, dimanche passé, avec quelques-uns de leurs amis, et mon stock était 13.«a L\u2019on demande un bon ncaux.Avis 3 Georges, «a Bleau a été prendre le bateau en voiture, Ah! la poire! «a Il y avait un certain morceau sur le \u201cCanard\u201d qui disait que Bleau était dans le comité et que c'était O.K.: je crois que l'on ferait mieux de dire O.T.Le.No small head there! * * * Si vous faites quelque chose qui n\u2019est pas à sa place, vous serez pincé par le jeu d'an- Q.RIEUX.+ + * A.A, I.(Association des Amis Inséparables) l'rofitant de leur passage à Notre- Dame du Cap, Omer, Georges, Eugéne et Arthur ont pris un bain de pieds.Après avoir nettoyé leurs âmes, ils voulaient aussi nettoyer leur corps, Fallait Lien faire quelque chose pour passer le temps, c'était assez ennuyant, \"a Georges cst reçu des boutons jaunes! II n'est pas \u201cpoliceman\u201d, mais employé au département des maladies contagieuses, Désinfectera quiconque en fera la demande sur avis de 24 heures, PA M.Minou doit avoir une adorée dans le moment (le coeur doit lui battre), car on le voit le soir, habit neuf endossé, démarche saccadée, se balançant harmonieusement les bras, quitter le foyer paternel! Comme c'est beau d\u2019être et de savoir plaire! aimable * + Hervé a pris le diner avec Renaldo dimanche dernier, mais je pense, et vous devez tous penser avec moi, qu'il aurait préféré avoir pour lace compagner celle qui lui fait battre le coeur lorsqu'on lui en parle! Tu fais bien, mon vieux! Ton goût n'est pas mauvais du tout! \"a Eugène cest encorc feune, On demande quelqu'un pour le faire manger, afin de l'empêcher de renverser de la soupe aux huîtres sur lui, **.Hervé.où donc es-tu?Nous te voyons bien rarement.Crois, mon cher, \u2018que nous nous ennuyons beaucoup, * » * Phrases belles et grandes: Ce th.là, pour parler de même, il ne connaît pas grand'chose! Omer.Il est plat avec sa chronique jourd\u2019hui, \u2014 Armand.T1 a bien oublié de parler de moi dimanche dernier.\u2014 Charlesau- XXXVIe Année \u2014 No 34.Ce matin, l'assemblée a lieu dans les salles du Cercle St-Stanislas, Rendez-vous tous, afin d\u2019y rencontrer HA! HAI HII «ve A VERDUN Je connais un Québecois Qui porte ses pantalons Très longs.Demandez-lui donc pourquoi?\u2014C'est la mode chez Gagnon, Crénom! PE 110 ve Soi-disant gérant (sic), il lui faut donner l'exemple, et ça lui convient si peu que JEAN E.PITIE.Crainte Justifiée Comme tous ses pareils, Biboulo, nègre de la plus belle.encre, est un chapardeur émérite, Autour de la maisonuette qu'il occupe avec sa femme, Il a construit une espéce d'enclos grillagé dans lequel il ne tarde pas à réunir une douzaine de poules qu\u2019il a \u2018\u2018empruntées\u2019\u2019 Aux poulaillers du voisinage.Un soir, en rentraut, il s\u2019aperçoit que sa femme a laissé ouverte la porte de l\u2019enclos.Les poules, cela va sans dire, se sont enfules jusqu\u2019à la dernière, Grande fureur de Biboulo, que Biboula cherche à consoler : \u2014Ne t'inquiète pas, va.Tu sais bien que le soir, les poules rentrent toujours à leur poulailler, \u2014C'est bien ça qui me désole, 10: LES MINUTES FEMININES \u2014 Monsieur et Manome vont au théâtre.Monsieur est prêt et fume son cigare taudis que Madame achève sa toilette.Survient un ami, \u2014Bonsoir, mon cher.Tu es en habit?Tu sors, peut-être?Al | comme c\u2019est ennuyeux | Ce que j'ai à te dire prendra bien une demi-heure.\u2014Nous avors grandement le temps : ma femme vient de me dire qu'elle n'en avait plus que pour cing minutes.202 LES TROIS CADEAUX \u2014 Trois jeunes lurons de la campagne sout venus faire un tour à Montréal.Après avoir visité la métropole \u2014 et fait un tantinet la fête \u2014 ils regaguent leur foyer, Il y a loin de Montréal A X., même en express.Ils dînent longuement dans le wagon spécial et ensuite épuisent tous les sujets de conversation.\u2014Tout de même, on va en avoir À raconter aux amis, \u2014\u2014Pas moins que je rapporte au- LE CANARD, Montréal, 22 Juin 1913.EEE re EE EEE EEE tre chose que des histoires, moi.Regarde un peu ce rond de serviette que je vais donner à ma femme, avec écrit dessus : \u2018\u2018 Souvenir de | Montréal.\u2019 \u2014Hé | J'ai mieux que cela, moi, pour ma bionde; que dis-tu de ce vase, et de son inscription: \u2018\u2018 À mon Alice'\u2019?\u2014Tonnerre! J'al mieux que vous autres! Jugez un peu de la joie de belle-maman en voyant ce beau .|couverr! Et ce qu'il y a gravé sur le manche : \u2018\u2018Compagnie des Wagons Lits Pullman.\u2019' :0> LE REPAS ECONOMIQUE Durapiat a quatre enfants.Le matin il part À son travail.À midi il trouve ses enfants qui reviennent de l'école.Il sort alors de l'armoire un pain et en coupe un morceau pour chacun, \u2014 Maintenant, dit-il, voici quatre saucisses.Que celui qui préfère un sou À sa saucisse lève la main.Quatre malns se lèvent, car les enfants de Durapiat aiment l'argent tout comme leur père.\u2014Voici un sou chacun, soir ! Le soir, le père fait ranger sa petite famille : \u2014Que ceux qui veulent une saucisse me donnent Un sou.Les enfants, qui ont faim, remboursent et dévorent auec un admirable appétit.Durapiat a gagné ainsi un repas sur deux.A ce HH POUR CHANGER \u20140 Un ménage de deux bons vieillards va célébrer ses noces d'or.Cinquante ans de mariage ! Que d'événements résument ces quatre mots, que de joies, que de tristesses aussi | A cette occosion, ie couple patriarcal veut offrir un repas à sa nombreuse descendance.La confection du menu absorbe les denx vieillards.\u2014Voyons, dit Philémon ; au milieu du repas, si l\u2019on faisait apporter sur la table un gigantesque buisson d\u2019écrevisses ?\u2014T'u crois?remarque Baucis.Je ne suis pas de ton avis.Nous avons déjà fait cela lors de nos noces d'argent.Il faut bien varier un peu.$0 Yrnsmmt\u2014 LE TAUREAU ET LA MODE \u2014\u2014} Une jeune fille, en villégiature À la campagne, se promenait à travers champs.Tout à coup elle poussa un cri effrayé et se réfugia dans une ferme.\u2014Qu'y a-t-il donc, mademoiselle?\u2014C'\u2019est un taureau, là, dans le champ, qui m'a regardé d\u2019un drôle d'air.\u2014CÇa doit être à cause de votre corsage rouge.\u2014 Comment, de mon corsage rouge! Ça, c'est trop fort.Je savais bien qu'il était uu peu passé de mode ; mais je ne me serais jamais doutée qu\u2019un taureau s'en apercevrait.30: Par pure amitie \u2014 Eutre Cleveland et Chicago un train lourdement chargé roule péniblement.Le convoie s'arrête de temps à autre pour reprendre haleine sans doute.A l'une de ces haltes forcées, le chef de train et le conducteur per- goivent soudain un léger bruit qui leur fait dresser l'oreille.Ce bruit provient sans contredit du réduit rérervé au serre-frein.Or, le train n\u2019en comportait pas.Ceci explique l\u2019Émoie des deux fonctionnaires.Il arrivait fréquemment que quelque vagabond se hissit au moment du bépart d'un train dans la cabine vide du serre-frein pour y accomplir confortablement et a peu de frais un voyage plus ou moins long.Il obéissait ainsi à un souci d\u2019économie que la morale approuve, mais que les compagnies se refusent À admettre.\u2014Jimmy, old boy, va vite voir de quoi il retourne, et si c'est un de ces lascars qui s'offrent un voyage gratuit sur le sommet des trains, fais-le déguerpir en deux temps et quatre mouvementi.'\u2019\u2019 Aiusi parla le chef de train.Jimmy sauta sur le ballast et se précipita vers l'endroit d\u2019où venait le bruit.Il ne fut pas long à reconnaître le bien-fondé de la supposition de son chef hiérarchique.En effet.dans la cabine du serre-frein, un quidam se prélassait\u2019 insoucieux des règlements élaborés par les compagnies de chemin de fer.Jimmy, fort de son droit, se mit en devoir d'apostropher vertement l'intrus, mais aux premiers mots qu'il prenonça, l\u2019autre sortit de sa poche un révolver de gros calibre qu'il braqua si délibérément sur le conducteur que celui-ci se hâta de rebrousser chemin, \u2014Eh bien Jimmy, questionna le chef avais-je raison de croire à un vagabond ?\u2014Oui, chef.\u2014Vous l'avez dûment fait déguerpir ?\u2014Je vals vous dire, balbutia Jimmy penaud, j'allais le déloger, quand j'ai reconnu en lui un camarade d'école nommé.heu !\u2026.nommé John Jack.Je n'ai pas eu le cœur de le chasser.\u2014Hum | grogua le chef de train .voulez-vous mon opinion, Jimmy, eh bien, vous n\u2019êtes qu\u2019un capon, qu'une poule mouillée, qu'un froussard.Et puisqu'il en est ainsi, je vais moi-même chasser l'indésirable.Résolument le chef se rendit a l'endroit oû trôcait le faux serre- frein, Il lui intima résolument l'ordre de descendre de son perchoir.Mais loin de s'émouvoir, le voy- 3 ageur à bon marché exhiba à nouveau son révolver d\u2019imposante dimension, Le chef de train sentit un petit frisson lui courir le long de la colonne vertébrale- Il jugea prudent de ne pas insister et se retira précipitamment.\u2014Eh bien, chef, demanda Jimmy en le revoyant, avez-vous réussi à le faire partir ?\u2014Je vais vous dire, Jimmy, fit celui-ci décontenancé, je n'ai pas voulu me montrer intraitable ; figu- rez-vous que dans la conversation que j'ai eue avec lui, nous avons découvert soudain que, Jobn Jack et moi, nous sommes frères de lait.:0: ROSSERIE.\u2014 Roger, dans sa jeunesse, fut pendant un temps employé à la vente chez un cordonnier.dI y trouva déjà le moyen de faire voir toute l\u2019ingéniosité de son esprit.Un client de passage entra un jour dans le magasin et fit l\u2019acquisition d\u2019une paire de bottines.\u2014Combien ?\u2014$5, répondit Roger\u2014 Parfait.Veuillez me les envelopper.Puis, après avoir fouillé toutes ses poches, \u2014Ah | sapristi I.Je n'ai sur moi qu'une pièce de $4.Qu'd cela ne tienne : faites-moi un paquet des chaussures; je vais vous donner ce que j'ai et je vous rapporteral tout à i\u2019heure ce qui manque.\u2018 \u2014Comme vous voudrez, monsieur.Roger prit les $4, et remit les chaussures au client, qui s\u2019éclipsa.\u2014Eh bien, vous en faites de belles, Roger, fulmica le patron.Coc ment, vous donuez pour $4 des.bottines ce $5.à un client de passage ! Vous pouvez bien compter que uous le reverrons jamais.Alcrs, Roger, avec une calme assurance, \u2014Si, patron, nous le reverrons : je lui ai mis dans son paquet deux bottines du pied gauche.10: GRAVE ERREUR \u2014\u20140 \u2014Quand nous serons a cent.Eucore un chirurgien qui vient de se tromper | \u2014Quoi, celui qui a opéré ce brave Ladèche ?\u2014Celui-là même.Ladèche n\u2019avait pas ce que le chirurgien croyait qu\u2019il avait.\u2014Ladèche n'avait pas l\u2019appendicite ?\u2014Si.Mais il n'avait pas d\u2019argent.NOUVEAUX MARIES.\u2014Alors, mon ami, quand vous serez mort, tout ça sera à moii LE CANARD, Montréal, 23 Juin 1913.XXXVIe Année \u2014 No 34.Le Canard \u2014\u2014\u2014 tr Journal Humoristique Hebdomadaire, paraissant tous les dimanches.Publié et imprimé par A P.PIGEON, aux Nos.105-109, rue On- tario-Bet, Montréal, Téléphone Bell: Est 1121, Un an (pour le Canada) $1.00; Six mois (pour le Canada) soc.Un an (pour les Etats-Unis) $1.50; Six mois (pour les Etats-Unis) 75c.Strictement payable d'avance, TARIF DES ANNONCES\u2014Contrat pour un an: 1,000 À 2,000 lignes Be la ligne, 3,000 A 5,000 lignes 234e la ligne, 6,000 à 10,000 lignes 2c 1a ligne, Annonces à court terme: Première insertion, 10c la ligne; Insertions subséquentes Sc la ligne.Le \u201cCanard\u201d est vendu aux agents 16c la douraine, payable striete- ment sur réception du compte, Le numéro, 2 cents \u2019 Adressez toutes correspondances ou envoi d'argont à Le \u201cCanard\u201d, Moatréal, P.Q.Montréal, 22 Juiu 1913 L'HYPOCRISIE DE PELLETIER M.Bourassa.\u2014 J'avais déjà parlé à Verchères en faveur de Jos, Rainville mais Rainville rencontra Lavergne dans le bureau du \u201cDevoir\u201d, et s'accrochant aux pans de son habit, le supplia de venir à une autre réu- pion, \u201cArmand, cria-t-il avec des larmes dans la voix, vous savez bicn que je suis le seul sincère entre tous.Vous savez bien qu'il faut absolument que j'aille à Ottawa pour empêcher la trahison\u201d, Et L.P, Pelletier (aujourd\u2019hui ministre des Postes dans le cabinet de M, Borden), indépendant de tous les partis, qui nommait Lavergne son chef, m'appela par téléphone avec des cris de désespoir: \u201cDites à Bourassa que c\u2019est à genoux que je le supplie de venir parler cn ma faveur à Charlesbourg.Oui, à genoux!\u201d LES CONSERVATEURS FOURNISSENT LES FONDS Puis vint la question des fonds, Les Nationalistes, dit M, Bourassa, pouvaient fournir l'enthousiasme, les idées, la popularité, mais d'argent, ils n\u2019en avaient point, Parmi les gens qui désiraient ou qui pouvaient souscrire aux fonds électoraux de f'Opposition (le parti conservateur), il y en avait un certain nombre qui partageaient les idées de M.Monk sur la politique navale; d'autres pour qui la réciprocité était fa seule question importante et qui s'inquiétaient peu de à couleur politique des candidats, pourvu que ceux- ci fussent prêts à combattre la réciprocité; d'autres encore qui ne demandaient que Îc renversement du ministére, quelles que fussent les idées des candidats de l'Opposition sur la marine ou sur la réciprocité.Tel est le groupe hétérogène qui 8, je crois, fourni les premiers fonds; mais lorsque la grande lutte fut engagée, lo désir de vaincre, chez les l'Alliance Nationaliste-Conservatrice (Suite.) tre considération.Ils n\u2019hésitèrent pas à verser dans la caisse électorale \u201cautonomiste\u201d une partie, sans exiger la moindre promesse ou la moindre garantie des candidats de 'Opposition, réciprocité ou anti-réciprocité, qui combattaient le gouvernement en haine du bill naval, et qui défendaient la politique non moins néfaste de M.Borden, .LES ARTIFICES DE SIR HUGH GRAHAM Mais les fonds s'épuiséreut, alors Sir Hugh Graham (propriétaire du \u201cMonrteal Star\u201d) et champion principal de l\u2019idée d\u2019une contribution navale, entra en scène, Il offrit de fournir les sommes finales, pourvu que chaque candidat signât un billet qui ne devait être payable qu'en cas de défaite.Espérait-il ainsi s'assurer la main-mise sur les candidats heureux?Je sais qu'au moins deux de ceux qui passèrent par ses griffes, refusèrent carrément d'engager leurs principes pour ses dollars, Il n'en souscrivit pas moins.Mais les autres candidats nationalistes furent-ils plus dociles ou plus faibles?Ne peut-on voir dans ces négociations secrètes dont je ne me proposais de parler que longtemps après les élections, l'origine et la cause de certains revirements.Se peut-il que dans ces entrevues secrètes, un certain nombre d'ardents adversaires de toutes sortes de contributions impériales commencèrent à croire qu\u2019ils pourraient faire \u201cquelque chose\u201d pour la mère-patrie de l\u2019Empire.L'avance de ces fonds faite par Sir Hugh Graham a-t-elle contribué à ouvrir les yeux de quelques- uns de ces patriotes sur l'existence du péril allemand?Tout cela est possible mais rien ne transpira avant le 21 septembre 1913, Une chose est bien sûre, dit M.Bourassa, cest que les fonds du parti conservateur et du trésor impérial chefs conservateurs, prima toute au- | ont aidé à défrayer les dépenses élec- torales de ternte ou quarante candidats, reciprocistes ou anti-réciprocis- tes, qui denonçaient la loi navale et ia politique * non moins néfaste\u201d de M.Borden, et qui s'étaient solennellement engagés 4 voter contre tout gouvernement qui refuserait un plébiscite sur cette question, BORDEN ETAIT DANS LE COMPLOT La preuve la plus concluante que M.Borden désirait entrer en ligne avec les nationalistes, dit M.Bourassa, nous est fournie par son manifeste du 15 aout 1911, publié à l\u2019ouverture de sa campagne réelle, Les trois quarts de ce volmineux document sont consacrés à la réciprocité; le seul paragraphe qui traitait de la question navale, condamnait formellement la loi navale Laurier, mais ne disait rien de plus, et sur la contribution d'urgence, pas un mot; pas plus du reste que sur les plans du parti tory, relativement à cette question; pas un mot non plus sur a distinction entre l'urgence et la politique permanente, FOURBERIE M.Bourassa conclut: \u201cM, Borden et ses collègues trompent délibérément le public aujourd'hui, lorsqu\u2019ils prétendent que le chef du parti conservateur a fait accepter au peuple ses résolutions de mars 1910 en faveur d\u2019une contribution = d'urgence.Son manifeste électoral montre, au contraire, qu'il avait rengainé ses résolutions et déclarations, et qu\u2019à l'exemple des nationalistes et des autonomistes, il s'était borné à condamner la loi navale Laurier.\u201d Nous avions donc le droit absolu d'affirmer comme nous l'avons fait, et nous avons aujourd'hui le droit de répéter que le seul mandat direct que le chef du parti conservateur ait sollicité du peuple, était à l'effet d\u2019abroger la loi navale.LE TRIBUT EST NE DE LA TRAHISON Dans un autre article en date du 3 juin, Bourassa déclare: \u201cLa contri- tribution sans un plébiscite est un produit purement tory.Elle n'a pu être votée que grâce à la trahison d'une vingtaine de ministres ou députés, Et l'engagement que ces ministres et ces députés ont violé, ils l'avaient souscrit à la pleine connaissance des chefs du parti tory qui en profita pour monter au pouvoir\u201d, MEMES MACHINATIONS DANS L'ONTARIO Comment l'honorable M, Cochrane a obtenu l'appui de Bourassa M.Bourassa nous montre également que la conspiration s'est étendue jusquà l\u2019Ontario.Dans une nouvelle lettre du 3 juin, il déclare que plusieurs conservateurs et nationalistes du nord de l'Ontario assistaient à la fameuse réunion du 13 août à St-Hyacinthe.Ils y étaient allés tout spécialement pour demander à M.Bourassa qu\u2019il parle à deux ou trois assemblées dans le nord de l'Ontario.Je ne crois pas me tromper en disant qu'ils avaient une lettre de M.Cochrane qui est aujourd\u2019hui ministre des chemins de fer, Quoi qu\u2019il en soit, c'est en son nom que l\u2019on m'invitait.Je répondis qu\u2019il ne me semblait pas du tout possible d'accéder à leur requête et que, dans tous les cas, je ne soutiendrais que les candidats qui s'étaient engagés à demander un plébiscite sur la question navale.Un peu plus tard, je reçus une nouvelle requête de ce district accompagné du télégramme suivant: Chas, Macrea, Sudbury, Ont.\u2014 Je suis certainement opposé au pacte de la réciprocité et à la politique navale du gouvernement et j'appuierai une requête pour le rejet de la politique navale et plébiscite, peu importe qui soit premier ministre, \u2014 Geo, Gordon.Providence Bay Ont., 8 sept, 1912.Chas.Macrea, Sudbury Ont.\u2014 Je suis opposé à la politique navale du gouvernement libéral, J\u2019appuierai requête pour rejet de cette politique et un plébiscite sur la question navale, peu importe qui soit premier ministre.\u2014 W.A.Smith, Ces deux messieurs Gordon et Smith étaient candidats conservateurs et tous deux furent élus après avoir obtenu l'appui de M, Bourassa.Bientôt après, M, Gordon fut appelé au Sénat car il fallait un siège pour I'hon.M.Cochrane, ministre des Chemins de fer, Et voilà expliquées par M.Bourassa les fourberies et les perfidies par lesquelles le parti conservateur est arrivé au pouvoir.Le peuple du Canada et de l'Empire Britannique sait maintenant pourquoi M.Borden a proclamé une urgence; il s'agissait tout simplement de passer une contribution spéciale afin de n'avoir pas à adopter une politique permanente de dépenses navales.Il voit maintenant pourquoi, ayant été contrarié dans cette politique de compromis et d'expédients, il ne veut plus rien faire pour l'Empire, Telle est la conception du patriotisme par M.Borden.Y eut-il jamais trahison plus noire envers le roi et la patrie?CE QUE LE GOUVERNEMENT A REFUSE Le gouvernement Borden a proposé, par loi spéciale, d'accorder plus de $15,000,000 en subsides au Canadian Northern.Voici les amendements qui ont été proposés à cette loi le 4 juin et que le gouvernement a repoussés: L'Hon.M.Oliver, \u2014 Que l'égalisation des taux de transport entre l'Est et l'Ouest soit une condition de cet octroi, M.FE.M.Macdonald.\u2014 Que le tarif du transport des marchandises sur tout le réseau soit laissé à la discrétion de la Commission des chemins de fer et que le tarif, pour les marchandises à destinations des ports canadiens, ne soit pas plus élevé que XXXVIe Année \u2014 No 34.PETER S MAMIE BAISE SN SUTY a BT LITLE AMET, er Pmt ALI LE CANARD, Montréal, 22 Juin 1913.a CSA IONATIS ME * Rien de tel que LUI pour inspirer la \u2018Pensée Française |! | pour celles allant au port américain.M.German, Que toutes les avances de fonds remboursables semi- annuellement avec intérêt de 4 pc, par la compagnie principale et les compagnies subsidiaires, et par des actions privées, jusqu'à concurrence de $15,000,000, de montant du prêt.Tous ces amendements ont été défaits, M.W.F.MacLcan votant avec les libéraux et les nationalistes avec le gouvernement, On voit clairement par le résultat de ces votes quel parti est pour le peuple, et quel parti est pour \u201cla haute finance\u201d.0: HISTOIRE DE.LUNE Le lieutenant B., en garnison à Alger, passait pour le plus beau et le plus chanceux parieur de tout le régiment, Son colonel, le colonel X., vexé de ce que souvent il lui avait gagné de l'argent, mais qui au fond I'aimait beaucoup, résolut de l'envoyer dans une autre garnison, et écrivit à cet effet à son ami le colo- nef Z., à Constantine, lui disant qu'il lui envoyait un excellent offi- CLAIR DE gnait à tout coup, Il lui demandait surtout de ne jamais rien parier avec | mp cier, mais un pañieur enragé qui e- | pour cette fois, je maintiens le pari, |n\u2019ont altéré ni sa belle humeur ni vous avez perdu\u201d., { Le colonel, le lieutenant et deux ' sa vaillance ; elle a dit qu'elie ne voulsit pas mourir sans avoir vu son futur lieutenant, attendu que ce- \u2018autres officiers comme témoins, pas- ! Montréal.et il à fallu qu'on l\u2019y lui-ci avait une chance exceptionnelle, Le jour de son départ d\u2019Alger, le licutenant alla dire adieu à son colonel, et lui dit: \u201cMon colonel, un dernier pari, voulez-vous?\" \"Lequel?repartit le colonel.\u201cEh bien, je parie avec vous 2,000 louis que votre ami le colonel Z.me montrera devant | deux autres personnes, son.son.clair de lune\u201d.Le colonel X., se mit à rire, accepta le pari, disant au lieutenant que cette fois il avait bien perdu.A Constantine, à l'occasion de son arrivée, le lieutenant fut invité avec les officiers de la garnison à un bal donné chez le colonel Z.Dans la soirée, le lieutenant qui causait avec son supérieur, finit par lui dire: \u201cMon colonel, je voudrais faire un pari avec vous, Je parie 500 louis que vous avez un grain de beauté placé sur., votre clair de lune\u201d, \u201cAh! par exemple, elle est trop forte, s\u2019exclama le colonel; mon ami m'avait prévenu que vous étiez un parieur enragé, gagnant À tout coup, mais sèrent alors dans une chambre, et le colonel fit constater de visu qu'il n'y avait à la place indiquée aucun grain de beauté.\u201cJ'avoue que j'ai perdu pour cette fois, dit le lieutenant, Mon \u2018 colonel, voici vos s00 louis.\u201d Le lendemain, le colonel Z.n\u2019eut : rien de plus pressé que d'écrire à son ! ami X.qu'il avait gagné soo louis au fameux lieutenant B.Mais jugez de sa stupéfaction quand il reçut de son ami X., le laconique billet suivant: \u201cMais, bougre d'animal, si tu as gagné soo louis, tu m'en as fait perdre quatre fois autant, parce que le lieutenant B.avait parié avec moi 2,000 louis que tu lui montrerais devant deux témoins ton.ton fameux clair de lune, J.D.:0: La Vieille et le Tableau sp) La mère Toinet est bien ridée, bien cassée, elle n'entend presque plus ; maïs ses quatre-vingts ans menât.La voilà au musée des Arts.Toute ébahie, elle passe lentement devant les toiles, en prenant bien garde de ne pas glisser sur les beaux parquets cirés, elle pousse de sa voix tremblante des exclamations admiratives : \u2014Ohl c\u2019est-y beau, c'est-y beau! Tous les beaux messieurs, toutes les belles madames!.Sont-y pas en vie?On essaye de lui expliquer que ce sont drs portraits, mais elle n\u2019en veut rien croire.Sa vieille cervelle ne comprend pas ce que c'est qu\u2019un tableau.Elle s'arrête longuement devant les \u2018\u2018 Noces de Cana,\u2019 où de nombreux personnages ont l'air de parler entre eux avec animations'approche du tableau le plus qu'elle peut, tend l'oreille, puis dit en hochant la tête : , \u2014-Décidément j'suis bien sourde: je n\u2019entends pas un mot de ce qu'ils disent. BETISE HUMAINE panne Les records absurdes ont toujours existé ; en voici puelques-uns dans le domaine de la goinfrerie : Tout New-York, il y a quelques années, s'intéressa au concours de mangeurs de biftecks, Patrick Diwes y dévora, en un seul repas, 7 kilogrammes de bœuf, mais son principal concurrent, Charles Obram, battu sur la quantité, se ratrrapa sur la vitesse: 3 minutes lui suffirent à absorber 3 kilos.Frédérick Mackey, de Kansas, goba 300 huîtres en 8 minutes.Sam Suffern, de New Jersey, ingurgita 30 bouchées à la reine en 180 secondes, Williamsburg, de Rotterdam, em- piffra 50 œufs à la coque en une heure.Charles Pcarsall, un Ecossais, pena.it 60 jours, avala quotidiennement 5 douzaines d'œufs durs, à raison de 30 le matin et 30 le soir.Charles Westwood vida un baril de pommes en une semaine, M.Finck, un Suédois, dégusta go abricots en 7 minutes, Franz Wœwermauns absorba 14 demis en 3 minutes.Arrétonsnous là.Auprès des badauds, de telles sottises s'appellent de la gloire.Ne les chicanons pas.\u2014{ jante QUE D'EAU! \u2014\u2014 Deux campagnards américains contemplent les chutes du Niagara pour la première fois.\u2014Merveilleux ! Féérique ! s'écrie l\u2019un.Qui pourrait dire combien de gallons d\u2019eause déversent là dans l'espace d\u2019une seconde?L'autre, comme écrasé de stupéfaction, réfléchit profondément ; puis, d\u2019une voix timide : -Est-ce qu'on laisse aussi couler comme ¢a la nuit ?HH RESURRECTION \u2014 Un de nos éditeurs de musique les plus connus et célèbre par la petite calotte noire qu'il ne quittait jamais, travaillait ua jour dans son bureau lorsqu'on lui annonça la visite d'un jeune compositeur.\u2014 Faites entrer.\u2014Monsieur, annonça l'artiste, permettez moi de vous soumettre la partition d\u2019un opéra dont je suis l'auteur.\u2014À merveille.Asseyez-vous et donnez moi votre musique.Le compositeur remit à l'éditeur un important rouleau de papier noirci.Sans dire mot, l\u2019éditeur, excellent musicien lui-même et fort érudit, feuilleta avec attention la par- titlon puis, la posant sur sa table, \u2014C'est magnifique, cela, monsieur.Tous mes compliments.Vous avez du génie.Dites-moi : vous avez tait cela tout seul?Personne ne vous a aidé?\u2014Personne.\u2014Vous me l'affirmee ?\u2014Je vous l'affirme.Alors, se levant et ôtant respectueusement \u2014\u2014 Événement rarissime \u2014sa petite calotte noire, l'éditeur dit en s\u2019inclinant profondémeut : \u2014 Monsieur Meyerbeer, enchanté de faire votre connaissance.Mais je vous croyais mort depuis long- tampa.20: FLEGME Alignés le long du quai de la gare, les porteurs attendent I'arrivée du train, Le voilà, fumant, crachant, qui pénètre sous le vaste hall dans un grand fracas de plaques tournantes.Les porteurs se précipitent.À la portière d\u2019un compartiment, une dame passe la tête et pousse des cris effarés.\u2014Porteur ! Nonchalamment, un des porteurs s\u2019avance.\u2014Porteur ! Porteur ! \u2014Ben quoi?- On m'a pris ma valise ! Le porteur reste impassible.\u2014Vous ne m'\u2019enteudez donc pas : je vous dis qu'on m'a pris ma valise | \u2014Ben alors, vous n'avez pas besoin de porteur.trang Jr Ga BEATITUDE Prmse\u2014 Un doux bohême, dès qu\u2019il vit arriver les premiers beaux jours, résolut de réaliser un rêve longtemps caressé : passer vingt-quatre heures au grand air.Par un beau dimanche de mai, il mit son projet à exécution et\u2026 alla, dès le matin, s'installer dans un square, Il y déjeuna, sur un banc, de va- | 4 gues charcuteries ; il y fit la sieste, car il aimait prendre ses aises, et il y dina, de pain sec.Le soir descendit, calme et serein.Notre rêveur s\u2019allongea sur son banc et se prépara à passer la nuit dans cette posture.À peine fermait-il les yeux que le gardien du square vint le secouer rudement par l'épaule.\u2014Hé là, l\u2019homme, il est huit heures.Je vais termer la porte, Le bohéme soupira ; \u2014Bien, Mais ne la faites pas claquer trop fort.\u2026 CADEAU LOUCHE sent On sait que dans nombre de villages, une charmante coutume veut que les parents des écoliers fassent de temps à autre quelque cadeau à l'instituteur.Un enfant dit un jour À son mat- tre: \u2014M\u2019sicu, papa va bientôt tuer notre cochon.Alors il m'a dit de vous demander si ça vous ferait plaisir d\u2019avoir Un bon morceau de lard.\u2014Trés volontiers, mou petit ami, Tu remercleras ton papa en lui disant que j'accepte.Une semaine se passe, puis deux, puis un mois entier.Le maître d'école ne voyait toujours pas arriver le lard promis.\u2014Eh bien, demande-t-il à son élève, je croyais que tu devais m'apporter un morceau de lard.Ton papa n'a donc pas tué son cochon?\u2014Nonu, m'sieu.\u2014Pourquoi.\u2014Il est guéri.:0: EDUCATION ttn Madame et Monsieur ont la déplorable habitude de se disputer souvent, sans se soucler de la présence de leur domestique.Madame finit par craindre que sa bonne ne révèle ce qui se passe chez ses maîtres, Elle l\u2019interroge.\u2014Justine, j'espère que vous ne répétez jamais rien de ce que vous nous eutendez dire, Monsieur et moi,[quand nous avous une petite.\u2026 différence d'opinions?\u2014Oh! non, Madame! J'ai été élevée à ne jamais dire de gros mots.Historiettes et Fantaisies \u2014 PAR BENJAMIN SULTE \u2014 BROCHURE DE 96 PAGES fran Sommaire : La Guignolée\u2014Les Pierres qui Chantent\u2014Le Nom -des Mois \u2014 Tous Chinols\u2014A d\u2019Anciens Amis Eloignés\u2014Les Encans\u2014Les Rêves du Capitaine\u2014Le Rôti Sanspareil \u2014Voyage de Noce\u2014Depuis Cinuante Ans\u2014L\u2019Esprit Frappeur\u2014 Artilleur dela Garde\u2014La Banlieue de Parls\u2014Hommes Forts.Prix 15 cts.En vente au bureav du \u2018\u201cCanard\u2019 et dang tous les de- pôts de Journaux.XXXVIe Année \u2014 No 34.ATTENTION! ! ! 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On ferme les portid-es.Le train va partir dans une minute.Il eat bondé.A ce moment arrive Tito.Tout courant, il passe rapidement en revue chaque wagon cl ne trouve de place nulle part.Il finit par aviser un compartiment dent neuf p:aces seulement sont occupées, Il y monte et s'aperçoit que la dixième place \u2014 un confortable coim \u2014 est prise aussi, non par un vcyageur, mais par un sac de cuir.\u2014Ce sac appartient à un de mes amis, qui I'a mis 13 pour retenir sa place, et qui va arriver d'un moment à l\u2019autre.Ces paroles sont débitées avec aplomb par un monsieur assis dans le coin en face.Tito le regarde de travers, prend le sac, s'asseoit, met le sac sur ses genoux et réplique ; \u2014Je vais toujours m\u2019asseoir.Das que votre ami aarivera, je lui rendrai sa place, Mais il fera bien de se dépêcher s'il ne veut pas manquer son train.Nous partons dans vingt secondes.Le monsieur ne dit rien, se lève se periche à la portière, regarde en tous sens .L'auri annoncé ne vient toujours pas \u2014 et pour cause.\u2014Plus que cipq secondes! annonce Tito, sa montre à la main \u2026 Monsieur votre ami ne se presse guère | Coups de sifflet.le train s\u2019ébranle.Point d\u2019ami ! \u2014Quel dommage | soupire hypocritement Tito.Ce pauvre monsieur qui a manqué son train!,.Mais j'y pense, votre ami doit avdir besoin de tout ce qu'il y a dans son sac, Il ue faut pas l\u2019en priver.Et d'un geste rapide, Tito lance le sac par la portière.:0: Amphibologie stef Dernier vestige du moyen-fige, le vieux château appartient à deux sœurs très âgées, descendant:s des marquis, seigneurs du lieu.L\u2019antique manoir renferme de fort belles choses: armurex d.1 qua- torzidme sidcle, aries 34nd g, tableaux anciens, Vases gallo-romains.souvenirs des trans passés, signets du Livre de | \u2026ist-sire, Pendant longtemps, les deux vieilles dames ont vécu daus ! : château fermé à tous.Mais, sur des demandes pressantes, elles ont consenti à ce que le manoir et se?collections fussent accessibles anx curieux, un jour par semaine, Un visiteur se préseut il pé- ndtre dans le château.Pn coatem- ple les murailles épaisse\u2026, :xamine une grande salle vide, puis demande au gardien qui le conduit: \u2014Peut-on voir les antiquités | \u2014Impossible ; Mme la marquise douairière et sa sœur sont se:ties.Reucontré l\u2019excellent ami Jos.Tartarin\u2014 Comment va ?fit-il.\u2014Peuh ! tu me vois inquiet.Avec Ces grèves permanentes on n\u2019est ja- mdis sûr du lendemain.~Bah | répliqua Tartarin en haussant lea épaules, ce n'est rien encore.Que dirais-tu si tu vivais dans un pays que je connais et où non seulement les hommes, mais les choses elles-mêmes, se mirent en grève un dimanche.~Les choses! Mon cher Tartarin, tu exagéres, \u2014Moi, j'exaglre?Mais non.Et la preuve, c\u2019est que pendant un jour les bateaux à voile ne mar chaient plus.Ils jetaient le foc aux orties.Les parapluies, sous le pré texte que c'était dimanche, refusèrent d'ouvrir.Désirant savoir quel jour du mois on était, je voulus consulter le calendrier.Impossible, ce dervier avait donné ses huit jours.Je tâchai de traverser la rivière pour me rendre sur l'autre rive.Pas moyen : les ponts rendaient leurs tabliers ! * \u2014 Assez ! assez ! fis-je en me sauvant.:0: LEQUEL DES DEUX Un tribunal vient d'allouer cing cents dollars d'indemnité à uv maçon qui, en tombant d'un échafaudage, s'était rompu deux côtes.Après l'audience, l\u2019avocat s\u2019approche de son client.\u2014Eh bien, vous êtes content ?\u2014Erclianté, maître, enchanté \u2014Bien.Maintenant, parlons de mes hunoraires.Je vous al fait avoir cinq cents dollars: il y en a 300 pour mol, \u2014Trois cents?Le brave homme se gratte la téte et semble réfléchir profondement, \u2014Eh bien?Qn'\u2019est-ce que vous cherchez?Je suis en train de me demander.lequel de nous deux est tombé de l'échafaudage?0: RAPPROCHEMENTS \u2014 Deux anciens auteurs dramatiques dout les pièces ennuyeuses avaient lassé les directeur de théa- tre aprés avoir lassé le public, déambulaient lamentablement dans les squares.Ils caussaient du passé, de l'intelligence des acteurs qui les avaient mal interprétés et des spectateurs qui les avaient mal compris.Ils avançait lentement, traînant leurs savates éculées dans les parcs \u2014si on se reposait un instant ?proposa l\u2019un.L'autre acquiesça.Mais tous les bancs étaient encombrés de promeneurs fatigués qui somnolaient à l\u2019ombre des mar- rouniers.LE CANARD, Mentréal, 23 Juin 1913.== SOHMER OUVERT TOUS LES JOURS Représentation 4 sg et 8 p.m.YVaudeoeUillS Concert sur la promenade tous les soirs.ADMISSION 100 A L'INSTITUT @ /'\u2018à D'OPTIQUE AVIS.\u2014Cotte annonee rappertée vaut 1Be Epécialité: Yeux artifieiels.N'acheten jamais faire\u201d ai venus tomes A ves yeux.EXA D Y 6 TIS Guérisun des yeux sans médica- (AMEN DES YEUX BRATIS ©.eperativae ni douleur, Nos 1 Cerres Tor ¢'\u2019, nouveau style A ORDREK, sant garantis pour Lien VOIIL de LOIN et de PRES, tracer, soudre, lire et écrire Gonauitaz 1s moilesr LE SPECIALISTE BEAUMIER 144, rue Ste-Gatherine Est 05 AUTRE AE Enfants, Matinées de Semaine, Be ar dellar sur tout achat en lunstistie.o8 \u2018\u2019peodlers;\u201d m aax magasins \u2018» °° \u2014Cela rappelle le théâtre un jour de succès, fit l\u2019un des géniaux auteurs toujours hanté par le wira- ge d'une salle comble.Tous les fauteuils sont pris, la salle est archi- pieine.\u2014C\u2019est vrai, repliqua l\u2019autre tristement, mais de billets gratuits.\u2014Gratuits ou pas, qu'importe, pourvu qu\u2019on tienne le succès ! Un pli d\u2019amertume se creusa sur sur les lèvres du confrère désabusé.\u2014Le succès, murmura-t-il en s'accompagnant d'un large geste circulaire.regarde.ils dorment tous ! 10: LOUFOQUERIE \u2014\u2014 Il s'est fondé à Londres un hôpital dont le besoin se faisait vrai- ment sentir.On n'y traite ni tuber-' culeux, ni scrofuleux, ni phtisiques, ni anémiqnes ; on y soigne les petits\u2026 oiseaux, Parfaitement.La directrice-fondatrice do cette hospice est aidée dansson œuvre d.- bienfaisance o:nithologique par une demi-douzaine \u2018 d\u2019assistantes\u2019\u2019, des médecins et des chirurgiens.\u2018Le tritement, écrit un journal anglais, de ces petits malades ailés, dont la vie tendre exige de grandes précautions et beaucoup de patience, est des plus malaisés.Aussi, l'institution répond-elle à toutes les nécessités : instruments d\u2019une finesse extrème pour réparer des pattes ou des ailes cassées pharmacie contenant des médicaments pour toutes les affections dont peut souffrir Ja gent ailée, des lits composés de minuscules paniers garnis de flanelle et de bassinoires (ne riez pas), tout y est.\u2019 Le nombre des pensionnaires est en ce moment de plusieurs centa- nes.Attendons-nous à voir créer, un de ces jours.une maison de santé potir cochons d'Inde.A VENDRE Pour faire place à une plus Grosse Machine | on MOTEUR À GAZ DUPLEX DE 15 FORCES Et un Gazogène Pierson avec tout le Tuyautage nécessaire.Est considéré comme le pouvoir le plus économique.Ce Moteur a seulement que trois années d'usage.A couté $4,000.Sera vendu $1,500 a bord des chars a Montréal.Conditions faciles.Pour plus amples détails, s'adresser à A.P.PIGEON 105-109 ONTARIO EST, TEL.EST H21 MONTREAL pA A \u2014Dire qu'avec Lambert je ne con- sentiruis pas à faire vingt pas à pied! tandis qu'avec toi.\u2014T'oujours prète à marcher!.A la campagne: \u2014Qu'il ferait bon vivre ici, seule.avec quelqu'un! .+ \u2014 Savez-vous, ma chère, que gue.\u2014Vous faut-il des références qui vous convaincront du contraire?\u2014 II vient de ns dire qu'un amateur avait payé deux danseuses $r00,000! \u2014Nous avons eu tort de ne pas entrer à l'Opéra.+ + + Divorce, Le maître, \u2014 C\u2019est très joli de vouloir divorcer, mais encore faut-il un motif: Elle.\u2014 Je compte bien pour m'eu trouver un.sur vous .Leçon de latin.\u2014Ju'est-ce que ça veut dire: \u201cvice versa\u201d?\u2014Çu veut dire: Le vice vous fiche par terre.» ; a \u2014Moi, les chutes me font peur.Je ne sais pas tomber, \u2014Venez donc chez moi, je vous apprendrai.Li R .* * Antithèse.Pensée d'un livreur lue sur les murs de l\u2019escalier de service d'un immeuble du faubourg de Québec: \u201cPlus les étages sont hauts, plus les pourboires sont bas\u201d, » * * La fête de la douairière.\u2014Mes voeux les plus chers.Voyons, que désirez-vous le plus?.,.\u2014Vingt ans de moins.* + Espérances, \u2014Je tiens à vous dire, jeune homme, que si ma fille n\u2019a pas de dot, elle a quelques espérances, \u2014Ah! Et puis-je vous demander?.\u2014Ben, peut-être dix mille dollars, peut-être cent mille, peut-être plus, même.\u2014Quel écart! fixer un chiffre?\u2014Voilà.c'est que nous ne savons pas encore: c'est un billet de loterie.Ne pourriez-vous + + + Obsession.Le poète, \u2014 Puis-je vous lire mon dernier poème?L'éditeur, \u2014 Oui, à la condition que ce soit vraiment le dernier, * * * \u2014Tu es heureuse d'être à la campagne avec moi?\u2014Oh oui, mon chéri.j'aime tant [es bétes!., vous ! - .i passez pour être assez mauvaise lan- LE CANARD, Montréal, aa Juin 1913.XXXVIe Année \u2014 No 34.L'anglais rue Vitre.\u2014AÀ moi! au secours! \u2014AoH! prononcez plus distincte- ; ment, que je trouve sur mon diction- ; naire quoi vous demandez.' » + * Précaution.Après son déjeuner, un célibataire appelle sa cuisinière et lui donne ses ordres pour le diner.\u2014Rosalie, pour ce soir, vous me fe- tez une côtelette et un oeuf.\u2014Pour ce soir?Mais Monsieur suit bien qu\u2019il dine chez des amis.\u2014C'est vrai, je n\u2019y pensais plus.Alors, deux côtelettes et deux oeufs.* [rréfutable, \u2014Comme vous avez aujourd\u2019hui, M, Boireau! \u2014C\u2019est tout naturel, madame: n'ai jamais été aussi vieux.ets \u2014Depuis trois mois, je vous aime sans rien dire! \u2014I fallai tcontinuer! * * * \u2014Et vnus vous êtes laissée prendre par cet éternel trompeur?\u2014Îf faisait si beau ce soir-là! * .* \u2014Coumme vous êtes pâle çe soir!.\u2014Essayez de me faire rougir! * * = l'air vieilli, je Pudeur.\u2014Vous n'alez pas venir chez Dubois, aussi décolletée?\u2014Je mettrai un peu de poudre, * * * Défiinition, \u2014 Soirée de contrat.\u2014Maintenant, beau vainqueur, plus moyen de vous échapper: vous êtes bien à moi.\u2014Je ne suis encore qu'un fiancé.\u2014Eh bien! un fiancé est un prisonnier sur parole.les + * * \u2014Oh! madame.une mauvaise nouvelle.si vous saviez.votre mari.Mme Econome.\u2014 Un instant.laissez-moi changer de corsage; vous me direz la mauvaise nouvelle après, car celui-ci déteint quand on pleure dessus, » ° + Pour avoir la paix.Le jaloux.\u2014 Me diras-tu qui offert cette perle?Elle.\u2014 Une huitre, idiot, * .» \u2014En voilà un qui est mort de chagrin des infidélités de sa femme, \u2014.il y ena tant qui en vivent! ta Au café.Lui.\u2014 Ça doit vous peser veuve! Elle.\u2014 Non, ça me rend légère! * d'être * * \u2014Sôrement, la vie serait plus gaie, si l\u2019on n'était pas toujours obligée de s'amuser! ponsable des accidents.Mauvaise cachette, \u2014Je mets ses lettres dans ma poitrine.\u2026.\u2014Imprudente!.peut les trouver! * le premier venu , .+ Pas fixée.Elle.\u2014 11 est en retard.Le garçon.\u2014 Qui donc?Flle, \u2014 Oh! N'importe qui! * * * \u2014Monsieur le directeur, je viens vous demander une augmentation, je viens de me marier et.\u2014Désolé! mais je ne suis pas res- + * [1 Time is money, \u2014Mademoiselle j'ai l'honneur vous demander votre main?\u2014Vraiment monsieur, je ne tendais pas.laissez-moi minutes de réflexion.\u2014Dépèclhez-vous.la porte, de m'at- quelques j'ai un taxi à » .* \u2014Toi, maman, lorsqu'il y aura les invités de mon amant.si tu viens dire: la soupe est servie! je te fiche à la porte! J'ai le droit d\u2019avoir une mère mal élevée, mais non une domestique mal stylée!.\u2026.* * * L'une.\u2014 Aïe, aïe.j'ai perdu mon talon! L'autre.\u2014 Crie pas comme ça, c'est pas la première fois qu'tu perds quèque chosel!! * * * La langue française, Les journaux canadiens ne dédaignent pas de faire paraître, à la qua- tritme page, des annonces rédigées en français.Un quotidien de Québec publiait récemment cette brève information: \u201cMlle Emma B., française, 18 ans, instruite, prendrait toutes les positions susceptibles de montrer lc français.Donnerait leçons de langue.Cuit et prépare les enfants.\u201d On ne saurait mieux défendre.au Canada, la cause de la langue française.* * = \u2014Rosette, ma petite, retourne seule à Î'telier, voilà un monsieur qui certainement désire me parler, \u2014Pensez-vous, Mam\u2019zelle.vous l'avez pas regardé: vous êtes bien trop vieille pour lu.lorgne! ciest moi qu'il * \u2014Tiens, le va.\u201d Penses-tu que c\u2019est un type chic?\u2014J'sais pas.J'suis pas dans son porte-monnaie, * .* \u2014Que représente cette statue?\u2014C'est un satyre.\u2014Alors, pourquoi les condamner de leur vivant, puisqu\u2019'on les statufie \u2014 en UN MOT MAL INTERPRETE Dialogue entre deux jeunes aspirantes au brevet élémentaire: Germaine (très sérieuse).\u2014 Qui est-ce qui a dit: \u201cApres nous le déluge?\u201d Suzanne (distraite et d'un air de- taché).\u2014 Je ne sais pas, Je ne crois.pas aux prévisions météorologiques.10: CHARADES EXPRESS EN VERS ET EN PROSE Devant ses bons parents, qui restaient bouche bée, Un enfant de cing ans dragées, avalait des Morale: L'avaleur n'attend pas le nombre des années, » .Annibal, César, puis Alexandre le Grand Sont morts il y a bien tout près de 3,000 ans, Morale: Quand on est mort, c'est pour longtemps.PE Une jeune fille un peu bébéte, correspondait si souvent par téléphone avec messieurs, jeunes ou vieux, qu\u2019un beau jour un malheureux se décida à l'épouser.Morale: Tant dit la cruche Allo! qu\u2019à la fin elle se casef * Un eunuque, furieux, prit un grand coutelas, Et, frappant, il ouvrit le ventre d'un pacha, Morale: Frappez, et l\u2019on vous ouvrira.» * * Un pauvre paysan qui avait placé son champ au haut d'une carrière, le vit un jour disparaître à la suite d\u2019une explosion de dynamite.Morale: Il ne faut pas jucher les sur la mine.champs Heb, HISTOIRE NATURELLE D.\u2014 Qu'est qu\u2019un éléphant?R.\u2014 L\u2019éléphant est un animal qui est aveugle et qui par suite ne fait que des bétises, D.\u2014 Comment cela?R.\u2014 Bien, oui, il a défense d'y voir; alors quand il veut se moucher, il se trompe! :0: COEUR D'ARTICHAUT.\u2014 Madame, c\u2019est encore luil.quand ils sont morta?\u2014Lequel?."]
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