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Titre :
Le Canard : journal humoristique
Journal hebdomadaire humoristique et satirique qui a connu un vif succès en son temps. [...]

Le premier numéro de ce journal fondé par Hector Berthelot - qui en est aussi le principal rédacteur - paraît le 6 octobre 1877. Le succès est immédiat, comme en témoigne le tirage, qui passe du simple au décuple au cours des deux premiers mois. Berthelot n'est pas précisément un néophyte : il a été auparavant collaborateur à La Scie de Québec, une feuille humoristique, et reporter au Bien public de Montréal avant de passer à La Minerve, qu'il quitte en 1878, Le Canard lui demandant trop de travail.

Cet hebdomadaire humoristique changera plusieurs fois de titre. En août 1879, Berthelot cède son journal à Honoré Beaugrand pour fonder, le 23, Le Vrai Canard. Il le remplace, le 12 novembre 1881, par Le Grognard afin que le public ne confonde plus Le Vrai Canard et Le Canard, qui ne cesse de publier des âneries et des insultes qu'on ne manque pas, à son grand déplaisir, de lui attribuer. Des difficultés financières le forcent toutefois à se départir de son journal le 8 mars 1884. Le 25 septembre 1886, Le Violon est rebaptisé Le Grognard.

Quant au Canard, que Ladébauche (un personnage inventé par Berthelot) a popularisé, il continue son chemin avec son nouveau propriétaire, Honoré Beaugrand.

En 1888, Le Violon disparaît pour faire place à Passepartout jusqu'en 1893. En 1893, Berthelot reprend Le Canard, qui a cessé sa publication depuis le 24 septembre 1887. Le petit journal revient au titre premier, Le Canard, avec A.-P. Pigeon comme administrateur.

Le journal contient des textes et des chroniques féroces de satire politique, ainsi que des caricatures, des dessins humoristiques et des bandes dessinées, légendées pour la plupart, sous la plume de Berthelot lui-même ou sous celle d'Henri Julien (qui signe parfois Octavo ou Crincrin), d'Albert-Samuel Brodeur ou d'Arthur Racey.

En dépit de sa disparition en 1936, Le Canard ne cesse de fasciner les éditeurs. À preuve, ces trois tentatives de le relancer : une première a lieu le 21 septembre 1957 et indique une 85e année d'existence; une seconde, en date de mai 1973, fait mention de 96 ans d'existence et affiche l'épithète « québécois »; une dernière et éphémère reprise a lieu en 1976.

À noter que cet hebdomadaire est l'un des premiers journaux humoristiques à se doter d'une presse à vapeur et à publier des illustrations en couleur.

Il était tiré à 500 exemplaires en octobre 1877, à 10 000 en décembre 1877, à 15 000 en mars 1879, à 8 500 en 1910 et à 45 000 en 1933.

Principaux collaborateurs : Hector Berthelot, Henri Julien, Arthur Racey et Albert-Samuel Brodeur.

Sources

« Les journaux satiriques du XIXe siècle », Bibliothèque et Archives Canada,

http://www.collectionscanada.gc.ca/comics/027002-7100-f.html.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, vol. 2, p. 257-259.

BOIVIN, Aurélien, « Berthelot, Hector », Dictionnaire biographique du Canada,

[en ligne]

TASSÉ, Henriette, La vie humoristique d'Hector Berthelot, Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1934, p. 51-62.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1893-
Contenu spécifique :
dimanche 23 janvier 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Passepartout (Sorel, Québec)
  • Successeur :
  • Canard québécois
Lien :

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Références

Le Canard : journal humoristique, 1916-01-23, Collections de BAnQ.

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[" | Vol.XXXIX \u2014 No 13.| MONTREAL, 23 JANVIER 1916.= Cinq Centins \u201cy TN \\ 2 ONS A PY tt \u201c G =) ls 7 À er A U bo) rN KAAS A HUMORISTIQUE \u2014 HEBDOMADAIRE \u2014 ILLUSTRE \u201cLe vrai peut quelquefois n'être pas vrai sans blague \u201d \u2014 BOISL\u2019EAU.Rédigé en Collaborations Administration : r05 a 109 rue Ontario Est .Deux Célébrités Canadiennes = | 7 \u2014Moi, je \u201cdéchainerai\u201d la paix à ceux qui font la guerre aux \u2014Moi, je ferai la guerre à ceux qui ne veulent pas la paix Canayens d'Ontario.dans Québec.A lire aujourd\u2019hui: \u201cLES MEUBLES QUI PARLENT\u201d BOURASSA | LAVERGNE 2 LE CANARD, Montréal, 23 Janvier 1916.Vol.XXXIX \u2014 No 13.Les Meubles qui Parlent M.Langue n\u2019écouta point ce que lui disait sa concierge.Il se rua vers l'escalier et son pas joyeux avala d\u2019un trait les premières marches.Au second étage, sa corpulence lui conseilla doucement de faire une halte, Au troisième, il souffla un peu, ct au quatrième, il s'arrêta afin de préparer les phrases qu\u2019il allait prononcer devant su femme pour lui expliquer les raisons de ce retour inopiné.Au cinquième, il hésita.Quelle surprise cela allait être pour [sabeltel.Enfin, d\u2019un geste audacieux il allait insérer la clef dans la serrure lorsqu'il se ravisa.Au lieu d'ouvrir il sonna, pour augmenter encore la surprise d'Isabelle.Rien! Personne!.Torce lui fut done de s'introduire lui-même.\u2014Isabelle, c\u2019est moi!.C\u2019est moua ! Pas de réponse.11 crut entendre du bruit dans la cuisine, Il y courut.Cela sentait la fonte chaude.Il regarda le fourneau à gaz, il regarda le bec.ct le bec le regarda, gavroche, portant son abat- jour penché, tel un gai compagnon qui a mis son chapeau sur l\u2019oreille, Des plats fumaient encore.Un tablier de soubrette, inusité à l\u2019ordinaire, montrait sur une chaise le sourire de ses dents brodées.M.Langue sourcilla.H fut à la salle à manger.Oh! Ja table n\u2019était point desservie ; il s\u2019en fallait.Des assiettes, des coupes, des bouteilles grandes, des bouteilles petites, des verres tout coquets, très fripons, paraient la nappe.Et tout cela, deux par deux, ou quatre par quatre! Accouplés meme parfois! M, langue n'ayant que deux orbites les écarquillaient immensément.C'était moins le désordre des chaises qui le frappait que cette orgie de la vaisselle, que la vue de ces fourchettes enlacées par les pointes, de ce quadrille faubourien des bouteilles dont les goulots veufs de bouchons, étaient autant d\u2019yeux qui le contemplaient, avec quelle ironie! Très troublé, il se risqua dans le salon.Une lampe fumait consciencieusement sur la cheminée, lLes coussins du divan s\u2019échafaudaient en piles, les durs dans les mous, ou jonchaient le tapis, combattants déjà las.Le piano exhibait ses touches où, selon la forte expression du poète, les mains d\u2019un homme avaient posé le pied, laissant de ces empreintes graisseuses si estimées du service anthropométrique.Des partitions de valses aux titres sensuels chaviraient sur le pupitre et une mule mordorée \u2014 n\u2019était-ce pas la couleur des bas d'Isabelle?\u2014 saisie entre les deux pédales, montrait l\u2019effarouchement approximatif d\u2019une grisette par trop courtisée.Voulant quand même conserver le sourire, M.Langue franchit la porte, du reste ouverte, qui menait à la chambre conjugale.Mais sur le seuil il se figen.Là, comme partout, if y avait de la lumière et cette lumière éclairait des choses! [les draps du lit et la courtine de dentelle subissaient le joug des orcillers déplacés.De larges ornières sinuaient de babord à tribord.La petite table ne se contentait plus d\u2019être de nuit: clle était le socle de Pédredon, aérostat navré d\u2019une chute sans noblesse.Et ses pantoufles, ses pantoufles à lui M.Langue, chevauchaient la tête de tigre de la descente de lit qui rugissait d'indignation.Mais ce n'était pas tout! Car, en reportant les yeux dans le salon, le maître de maison frémit.Ce qu'il n'avait pas vu tout d\u2019abord était ce qu'il y avait peut-être de plus symptomatique: Ce pot de fleurs qu\u2019Isabelle soignait avec tant de sollicitude ct qu\u2019une vasque en porcelaine de Chine au trépied de bronze élevait en trophée près de la fenêtre.ch bien, ce pot de fleurs avait été mis sur une étagère ! Quant au trépied, très lourd, une main impie l\u2019avait trainé jusqu\u2019à la porte de l\u2019escalier de service dont, renversé, il barrait stratégiquement le passage.M.Langue vit cela.Ét il fut alors convaincu de son infortune.ARMORY.+: PARCSOHMER :.: Ouvert tous les Dimanches à 3 hrs et 8 hrs P.M.ATTRACTIONS ET LA BANDE DU PARC ADMISSION, 10cts 22 EEE ETES mateurs.\u2014 Dimanche: Programme spécial.\u2014 Les prix restent les mêmes, \u2014 _ I Jullen Daoust et Ed.Desmarieau, Dir.-Propriétaires.Tél.Est 202 THEATRE ARCADE Semaine du t4 Janvier LES ROMEO BLANCS ET UN REVE DU JOUR DE LAN Mme BELLA OUELLETTE secondée par unc troupe de premier ordre.\u2014 Deux pièces et 6,000 pieds de vues.\u2014 Mercredi: Soirée d\u2019a- MONUMENT NATIONAL \u2018ét ientn st Direction F.DHAVROL MERCREDI 26 - JEUDI 27 - SAMEDI 29 (Samedi, Matinée à prix populaires) Une Nouveauté pour Montréal MAITRE GUERIN Comédie en 5 actes par Emile Augier PRIX DES PLACES : fofiNéts, 18: 25: 5001 doc BUREAU DES BILLETS : Phone Main 1247 EXAMEN DES YEUX Guérison des yeux sans médicaments, opération, ni douleur.Nos \u201cverres toric\u201d nouveau style \u201cà ordre\u201d, sont garantis pour bien \u201cvoir de loin et de près\u201d, tracer, coure, lire et écrire.Consultez le meilleur de Montréal Le Spécialiste BEAUMIER DE L'INSTITUT D'OPTIQUE 144 Est, rue Ste-Catherine, 5914.02 Vince Montréal.AVIS.\u2014Cetteannonce rapportée vaut 15 sous par dollar eur tout achaten lunetterie.Spécialité : Yeuxartificiels, N'achetez jamais des /cd/ers niaux magasins à-foul-faire, si vous tenez À vos yeux, \u2014mt \u2014 = Faites \u2018\u2018plus d'argent\u201d avec vos Fourrures Si vous avez des Fourrures on Lynx, Belette blanche, en Martre, en VISon ou toutes autres sortes, faites-en un paquet ot ENVOYEZ-LES DIRECTEMENT à SHUBERT\", la plus grande maison de l'univers, faisant le commerce des fourrures.D'une réputation inattaquable, \u2018\u2019existantdepuis un tiers de siècle'*; possédant un casier enviable, cette maison offre des remises BATISFAISANTRS et PROFITABLES.Fctivez pour avolr \u201cThe Shubert Shipper\u201d le seul journal digne de foi et consciencieux, qui publie la liste des prix, Koriver\u2014MAINTENANT\u2014I est GRATUIT.25-27 A.B.SHUBERT, Inc.Gépt c.06, ChicAGO, EÙ mr En vente dans toutes les pharmacies.Dépôt général, ror rue St-Denis, Montréal, Tél.Bell Est 3418.- à Vol.XXXIX \u2014 No 13.LE CANARD, Montréal, 23 Janvier 1916.MONTREAL LA NUIT RUE CRAIG.Le fumiste.\u2014 Qu'est-ce que vous prêtez sur une conversation?L\u2019employé.\u2014 l'oreille, mon bon monsieur ! * x * PARVENUE.\u2014Que diable est ce papier que Madame Lapose porte épinglé à son corsage?\u2014Les diamants de cette dame ont, paraît-il, un prix tel qu'elle n\u2019ose les mettre sur elle dans les bals de sociétés.Alors, elle épingle à son corsage un certificat constatant qu\u2019elle possède des diamants ayant la valeur indiquée.x *# + TERROIR.\u2014Ce vin n\u2019est peut-être pas très frais ; que voulez-vous?n'ayant pas de cave, nous le mettons dans le bas de notre commode.\u2014C\u2019est donc cela! je lui trouve en effet un petit goût de tiroir.+ + * EXCUSE.\u2014Te vlà encore en ribote!.feignant ! prop\u2019 à rien! - \u2014Pisque j'te dis que c\u2019était du vin de propriétaire ! * + x ELLE AUSSI., see .\u2014I! n\u2019y a pas à dire, je serais belle, moi aussi, avec un chapeau de dix dollars! SAFETY FIRST.; ene vite, père Benoit : vot\u2019 belle-mère qu\u2019a tombé dans puits \u2014Y a pas de mal : elle sait nager.\u201c+ * AUSSI., .\u2014Ah! m\u2019ame Béju, mon maître vient de se brûler la cervelle dans son bain ! \u2014 Fallait pas lui faire prendre si chaud ! EN BRETAGNE.Dernièrement en Bretagne un détachement de prisonniers allemands était conduit par un territorial.Un commandant les croise sur la route.\u2014Où menez-vous ces prisonniers?demande-t-il au Français.Point de réponse.L'officier réitère sa question, mais le territorial reste muet.Alors un des Allemands, s'exprimant en français avec aisance : \u2014Pardon, mon commandant.Il ne vous répondra pas.II est Breton.Il ne sait pas le français.Nous allons à la métairie là-bas pour y battre le seigle.\u2014Ce chapeau est une merveille, il vous va comme un gant Une vieille chanson française par semaine LA BOULANGERE.La boulangère a des écus Qui ne lui coûtent guère : Elle en a, car je les ai vus, J'ai vu la boulangère Aux écus, J'ai vu la boulangère.\u201cD'où te viennent tous ces écus, Charmante bonlangère ?\u2014lls me viennent d\u2019un gros Crésus.Dont je fais bien l'affaire, Vois-tu ! Vois-tu! Dont je fais Lien l'affaire.A mon four aussi sont venus De galants militaires; Mais je préfère les Crésus A tous les gens de guerre, Vois-tu! A tous les gens de guerre.Des petits-maitres sont venus, En me disant: \u201cMa chére, Vous êtes plus bell\u2019 que Vénus;\u201d Je n°\u2019 les écoutais guère, Vois-tu ! Je n\u2019 les écoutais guère.Des abbés coquets sont venus : Hs m'offraient, pour me plaire, Des fleurettes au lieu d\u2019écus ; Je les envoyais faire.Vois-tu 1 Je les envoyais faire.~\u2014Moi, je ne suis pas un Crisus, Abbé, ni militaire; Mais mon talent est Lien connu : Joulanger de Cythere, Vois-tu! Boulanger de Cythère! Je pétrirai, le jour venu, Notre pâte légère, Et la nuit, au four assidu, J'enfournerai, ma chère, Vois-tu ! J'enfournerai, ma chère.\u2014Eh bien! épouse ma vertu, Travaill\u2019 de bonn\u2019 manière, Ft tu ne seras pas.déçu, Avec la boulangère, Aux écus! Avec la houlangère.\u201d\u201d GALLET to: PRESCRIPTION.Certains fonctionnaires sont souvent peu aimables et se font même un malin plaisir d'embèter le pauvre public.Mais ils trouvent parfois à qui parler.Un percepteur voit entrer dans son bureau un monsieur à l'air bougon.\u2014 Attends un peu, pense-t-il.Je vais t'apprendre.\u2026 Puis, à haute voix et le regard soupçonneux : \u2014ÂAvez-vous renouvelé la déclaration de votre chien?\u2014Non.\u2014Vous avez eu tort et je vous dresse contravention: le délai de déclaration est expiré.\u2014Mon chien aussi. 4 Î LE CANARD, Montréal, 23 Janvier 1916.Vol.XXXIX \u2014 No 13.Le Canard Journal Humoristique Hebdomadaire, paraissant tous les dimanches.Publié et mprimé par A.-P.PIGEON, aux Nos 105-109, rue Ontario-Est, Montréal.Téléphone Bell: Est rr21.ABONNEMENT.\u2014 Pour la Ville, un an, par la malle, $2.50, Hors de la Ville, en Canada, un an, $2.00; six mois, $1.25.\u2014 Un an, pour les Etats-Unis, $2.50; six mois, $1.25.Strictement payable d\u2019avance.TARIF DES ANNONCES.\u2014 Contrat pour un an: 1,000 à 2,000 lignes, 4c la ligne; 3,000 à 5,000 lignes, 344c la ligne; 6,000 à 10,000 lignes, 2c la ligne.Annonces à court terme: Premi quentes, 5c la ligne.\u201cLE CANARD\u201d est vendu aux agents 48c la douzaine, payable strictement sur réception du compte.Les numéros non vendus ne sont pas retournables, Adressez toute correspondance ou envoi d'argent 3 \u201cLe Canard\u201d, Montréal, re insertion, Ioc la ligne; insertions subsé- Montréal, 23 Janvier 1916 Les Gaietés du Tribunal Château-d\u2019Eau ! les boulevards ! Tout, dans la vie, n\u2019est qu\u2019une affaire d'appréciation et telle chose qui prend un aspect injurieux pour certains n\u2019est, pour d'autres, qu\u2019une simple banalité; cela dépend uniquement du jour sous lequel on envisage ladite chose.Une caresse devient une brutalité, un compliment peut avoir l'apparence d\u2019une injure.Moulinet à sa façon à lui d'expliquer ses manières d'agir ct surtout ses façons de parler.Si vous êtes Parisien ou si vous habitez la capitale depuis un certain temps déjà, vous n'êtes pas sans avoir remarqué ces grandes guimbardes qui longent les boulevards entre midi et demi et une heure et demie; ces tapissières racolent les clients qui ont de l'argent à perdre ct qui sont les habitués de la pelouse dans nos hippodromes suburbains.L'attelage est superbe, cinq chevaux trainent généralement le véhicule; le cocher, costumé en postillon, fait claquer son fouet avec toute l'énergie dont il peut disposer, tandis qu'à l\u2019arrière un garçonnetou bien une femme invite la clientèle à grimper dans le char qui doit mener à la fortune.Pauvres aveugles! Combien donnent dans le godant qui, le coeur plein d'espérance, se dirigent vers Longchamp, Auteuil ou Saint-Ouen et qui reviennent l'oreille basse et bourrelés de remords, après avoir perdu sur la chance d\u2019un cheval les deux ou trois louis qu\u2019ils avaient en réserve pour se refaire; trois louis qu'ils gardaient précicusement avec l'espoir de gagner avec cette mise de quoi payer leur terme ou les notes des fournisseurs chez lesquels la ménagère a pris à crédit depuis le commencement du mois.À quoi bon essayer de moraliser?Vous n'empécherez jamais le joueur de jouer et par conséquent de perdre.Moulinet est, de son état, commis d\u2019un de ces loueurs de voiture, ct à l'appel de son nom on le voit s\u2019avancer au banc des prévenus sur lequel il ne veut pas s'asscoir; il n'est pas fatigué, du moins il le prétend; il aime mieux rester debout; seule, sa casquette sera déposée par lui sur ce banc, tandis que les deux mains dans les poches d'un ample pantalon en velours marron, il virevoltera de côté et d'autre, faisant tantôt face au tribunal, tantôt face au public pendant toute la durée de sa petite affaire.L'agent qu\u2019il a injurié est à la barre ct commence sa déposition.L'Agent.\u2014 J'étais de service à la porte d'Auteuil le 3 novembre dernier; j'appartiens à la brigade des voitures: on nous avait donné une consigne très sévère; il y a un tas de racoleurs qui viennent dans les champs de courses avec des voitures et qui n\u2019ont pas l\u2019autorisation de la Préfecture.Nous devions donc, de temps en temps, exiger les papiers des conducteurs, et à la sortie des courses il y a un encombrement de tous les diables.Moulinet.\u2014 J'te crois! Y avait eu une réclamation pour la dernière, René Sanval avait coupé Parfrement au bull-finsch, on était'en retard.Le Président.\u2014 Laissez parler le témoin ! Moulinet.\u2014 Soyez tranquille, monsieur le président, j'lui couperai pas la chique, au contraire, j'dis comme lui.D'abord, moi, j'suis pour qu\u2019on n\u2019aye jamais d\u2019affaires avec messieurs les agents, je sais qu\u2019on leur-z-y doit le respect.Le Président.\u2014 Alors, taisez-vous ! Moulinet.\u2014 Je n\u2019fais qu\u2019ça | Le Président, à l'agent.\u2014 Continuez ! L'Agent.\u2014 J'avais déjà laissé passer trois ou quatre voitures sans leur demander quoi que ce soit, lorsque j'aperçois un char-à- bancs de ma connaissance dont je doutais un peu.Je lève mon petit bâton blanc pour faire comprendre au cocher qu\u2019il ait à obtempérer à mon ordre de s'arrêter ; celui-ci tourne la tête pour faire comme celui qui n\u2019a rien vu.C\u2019est alors que je lui ai intimé l\u2019ordre de ne pas aller plus loin sans exhiber ses papiers.Le cocher se décide et arrête ses chevaux en maugréant, il fouille dans sa poche et en tire le portefeuille où se trouvait ce qu\u2019il avait à me faire voir ; c\u2019est à ce moment que Moulinet qui était occupé à faire la recette à l\u2019intérieur de la voiture, en descend et.Moulinet.\u2014 J\u2019m'avance poliment à côté de monsieur l\u2019agent pour savoir cc qui se passait, tout en criant: \u201cChâteau-d\u2019Eau! les boulevards!\u201d Le Président.\u2014 Laissez donc le témoin continuer sa déposition! (A l\u2019agent.) Continuez, agent! L'Agent.\u2014 Et alors, il se met à me jeter à la tête tous les vocabulaires de la création.(Moulinet lance un regard indigné.) Il me traite de sale tante! de flic! de vache! etc, etc.Moulinet, avec stupéfaction.\u2014 Ah! m.! Eh ben, elle est raide, celle-là! Qu'est-ce qu\u2019i raconte?Ah! non, m.! elle est forte! Mais, mon président, vous n\u2019avez qu\u2019à me regarder, j'suis un homme incapable de dire un gros mot.J'ai crié : \u201cChâteau-d\u2019Eau ! les boulevards! 1\u201d et pis v\u2019là tout.Le Président, à l\u2019agent.\u2014 Vous êtes sûr que c'était Moulinet qui proférait ces injures ?L'Agent.\u2014 J'ai juré de dire toute la vérité, monsieur le président, tout ce que je pourrais dire en dchors de ma déposition, qui est faite sous la foi du serment, ne serait que mensonge ct pure calomnie, Le Président.\u2014 C\u2019est bon, vous pouvez vous retirer.Moulinet.\u2014 Ah! bien, n.de Dieu de n.de Dieu! ! Elle est raide, celle-là! Je vous jure, aussi vrai que j'm\u2019appelle Eusèbe Moulinet, que j'suis tout à fait incapable de dire un gros mot.Non, mais vous savez, entre nous, c\u2019est rudement emm.de s\u2019entendre accuser de choses pareilles! ! Moulinet attrape cinquante francs d'amende, et c\u2019est de bonne foi qu\u2019en sortant de la salle d'audience, il dit à qui veut l'entendre qu\u2019il est la politesse même et qu'il en remontrerait à un professeur de beau langage.D\u2019Aprés M.Bourassa Ce serait exactement comme ça.Et pourtant le Canayen n\u2019a pas l'habitude de se laisser faire! Vol.XXXIX \u2014 No 13.PRIX: 25 Cents.LE CANARD, Montréal, 23 Janvier 1916.5 L\u2019EXTRA | tidien paraissant le dimanche.Seu Quote RA UCHE, Directeur GRATIS avec Le CANARD Vol.2, No 31.MONTREAL, Aujourd'hui 1915.Adresse CANADA.Nous dirigeons cette feuille importante avec toute la gravité possible.ECHOS.Les critiques militaires constatent que, d\u2019une manière générale, le tir de notre infanterie est un peu bas.Ils ignorent sans doute que ce prétendu défaut est voulu.Pourquoi, en effet, supprimer définitivement de parti pris les hommes de l\u2019armée adverse?Mieux vaut les mettre seulement hors de combat en les privant de l\u2019usage des membres inférieurs.Nos commis-voyageurs pourront ainsi, au lendemain de la victoire, vendre à ces mutilés des jambes articulées dont la marque \u201cMade in Germany\u201d sera un sûr garant de l\u2019excellence de leur fabrication.* x * Prochainement il sera remims a chacun de nos soldats un morceau de \u201cpâte au sabre\u201d.Cet ingrédient ne servira pas, comme d\u2019aucuns pourraient le croire, à l\u2019entretien des armes blanches; son but sera tout autre, puisqu\u2019il devra permettre à nos vaillants défenseurs de \u201cfaire\u201d les cuivres avec plus de facilité.Tous les moyens sont bons à l\u2019heure actuelle pour se procurer le précieux métal.Et celui-ci est particulièrement ingénieux.* x Le Syndicat des Dentistes de Berlin fait remarquer, dans son organe, qu \u2018il y aurait un gros intérêt, au lieu d\u2019aurifier les dents mauvaises, à les remplacer par des dents prises aux morts.Le Syndicat ajoute que celles des Slaves sont particulièrement saines et blanches.L'idée est excellente.Mais pourquoi attendre la mort de nos ennemis pour utiliser leurs mâchoires?Arrachons donc à nos prisonniers la quantité de dents nécessaire aux besoins de tous les dentistes de l\u2019Empire.Ainsi, nous garderons une dent \u2014 et même plusieurs \u2014 contre nos adversaires ! :0: POURQUOI 500,000 SOLDATS ?Sam Hughes vient de déclarer que l\u2019on demandera au Canada un nouveau sacrifice de 500,000 hommes pour les envoyer à la guerre.Les journaux crient au patriotisme ; ils flattent le courage et la bravoure de nos soldats.Ils ont raison.Il faut avoir plus que du patriotisme pour abandonner la famille, et aller se risquer sur les champs de bataille, mourir pour la patrie, quand en Angleterre même les ouvriers anglais refusent non seulement de s\u2019enrôler, mais méme de travailler à la fabrication des munitions de guerre, quoique grassement payés, si on leur donne des non-unionistes dans leurs rangs.Et pendant que la patrie est meurtrie, ensanglantée, on travaille, là-bas, à la fabrication des lainages, ete.Tandis que l\u2019on cherche ici à affamer les ouvriers pour les forcer à s\u2019enrôler, les Anglais, en état de porter, les armes, font du \u201cBusiness as usual\u201d.Paul VIGILANT, LE CHAPITRE DES FOURRURES.La guerre, qui fait sortir beaucoup de gens de leur caractère, a fait sortir des bois énormément d\u2019animaux.Est-ce le bruit des batailles?Est-ce ce mot magique de poilus?Mais il nous faut réapprendre toute notre zoologie.La leçon est agréäble, comme on chante au Canadien.Pour avoir envie de relire Buffon, il nous suffit de regarder les Montréalaises.Elles portent en haut de leur cou, au bas de leur menton, au bout de leurs mains tous ces animaux qui se retrouvent, comme à leur sortie de l'arche à la fin du déluge.Ainsi le castor nous est revenu, l\u2019industrieux castor industrialisé.Il est revenu en bons cols épais et pelucheux, de son poil dense et doux.On l\u2019emploie en garnitures et même en manchons, tout petits, du modèle que préféraient nos aieules, selon la mode qu\u2019on portait au temps lointain où l\u2019on parlait des demi-castors.La marmotte est aujourd\u2019hui canadienne, Elle n\u2019a plus cet air québecois qui aurait pu la condamner à ne servir qu\u2019aux romans de Rodolphe Girard.Jadis elle mourait de faim, comme le disait ce bon Fréchette à nos grands-mères, quand nos grands-mêres étaient des petites filles.Maintenant, la marmotte ne dort plus, mais elle tremble de ses poils soyeux aux collets des manteaux.L\u2019opossum d'Amérique est une des exportations prospères que la guerre vaut à nos amis Yankees ; si toutefois cet opossum si poilu vient bien du grand pays de la neutralité juridique.On peut en douter quand on voit les miraculeuses transformations des lapins.Nous avons le lapin rasé et le lapin à grands poils argentés.C\u2019est la fourrure de la guerre ; elle est douce, elle est seyante et bon marché, ce qui est fort agréable.La zibelinette est d\u2019une race aussi entrecroisée, mais il n\u2019est pas besoin d'avoir des yeux perçants pour retrouver le véritable lynx.Feu le boche Hagenbeck de Hambourg ne nous tromperait plus, tellement nous sommes expertes aujourd\u2019hui.Toutes ces fourrures se portent en cols très hauts qui montent jusqu'aux oreilles; ce sont, en somme, les vrais manchons, car les manchons sont si petits, vous ai-je dit, qu\u2019ils serviraient à peine de tour de cou.Garnitures de fourrure aux chapeaux ct bord de fourrure au bas des manteaux et des jupes si larges: silhouettes 1830, silhouettes 1915.Voilà, en une formule, toute la mode de la fourrure en cette année qu\u2019est l\u2019année des poilus.:0: LA GUERRE MORALISATRICE.Nos lectrices sont prévenues qu\u2019elles ne doivent pas lire cet écho.Dans l\u2019armée, on veille non seulement à la santé de nos soldats, mais encore à leur hygiène morale, à leur vertu, à leur pudeur.Témoin ce \u201cmotif\u201d de punition infligée à un homme d\u2019une formation toute voisine du front : Quatre jours de salle de police au soldat X.pour avoir, dans le bureau du Trésorier et en son absence, favorisé l\u2019a.plement d\u2019un chien et d\u2019une chienne plus petite, en plaçant sous cette dernière des registres de comptabilité. LE CANARD, Montréal, 23 Janvier 1916.Ah! Rosette! Mais, ce que vous en avez une santé! © « Madame Robert est de plus en plus blonde.Madame Dorgeval a des yeux qui m\u2019embrouillent, disait l\u2019autre jour, un cabot qui voudrait bien se laisser aimer.eo + « M Cauvin n\u2019écrit plus?» * * Chez Dhavrol le succès suit le succès malgré les \u201cmarches\u201d du Monument.+ .° On demande des nouvelles de Pitt et de ses acteux.Le maire Martin aurait voulu empé- cher 1a représentation des \u201cAvariés\u201d de Brieux au Majesty, sous prétexte que la pièce est immorale.Pourquoi tant de zèle contre l\u2019immoralité \u2014 surtout une immoralité aussi morale que cette oeuvre théâtrale \u2014 et si peu de zèle contre le \u201cgraft\u201d?« Rencontré, à Québec, l\u2019Idiot.Nous causions de théâtre, et je fis Téflexion que certaines actrices sont des tigresses.\u2014Celles-là ne sont pas des pommes La prohibition n\u2019empêchera pas le Canayen de baptiser le whisky.* * * Mme Pankhurst cst en Safety first.Amérique.« .* Québec est à la mode, il a sa petite tragédie italienne.» * + A quoi servirait les tire-Louchons de Sorel?* * * L'Italie n'est pas cn faute, nous dit M.Edmond Chasséx = * Le 150¢ et le 163e1 Les deux font la paire.Li * « On demande des nouvelles du contro- leur Primeau.* * * Ne pas confondre le Monténégro avec Monte-Carlo.* M.Armand Lavergne est un militaire en robe de chambre.comme César.* + * M.Paul Morin sera-t-il I'Oiseau Bleu de la Bibliothèque Municipale ?«+ M.Bastien et M.Rodrigue Langlois sont en guerre.l'un contre l'autre.Oliva Assclin a tappé sur Fréchette; il bichera ,en beheron, sur les Teutons.,* Qui?Hercule Barré ou Olivar Asselin, * * * Sir Robert Borden! Lt-Col.Armand Lavergne?* * * Pourquoi dire Sam, quand il est si facile de dire Sir Samuel Hughes?x\u201c x * Et la France prête des millions à la .Grèce, \u201c + * M.Ford prête.à rire, s\u2019il ne prête pas son argent aux Alliés.* * * H y a encanteurs ct encanteurs, comme il y a fagots ct fagots.* * * M.Jules Fournier est le Grand Inquisiteur de I'Hétel-de-Ville.ays M.Zéphirin Ilébert est un Canayen qui a du poil aux pattes.*,* Armand Lavergne préche dans le désert.* * * Hourra! pour le maire d'Outremont : \u201cJoc\u201d Beau-Bien.* Bourassa et Lavergne.Les deux font font la paire.\u201c+ * La prohibition empéchera-t-clle le.vice honteux?* * * Ils sont dans la dèche noire, ces pauvres Teutons.LUPINADES \u2018 Non! C\u2019est pas possible, on parle de voter la prohibition à Longueuil.Non! Mais c\u2019est extraordinaire!!! \u201c+ Le licutenant-colonel Hercule Barré après avoir travaillé pour la \u201cPatrie\u201d, se bat pour la patrie.* * + Le cancer de Guillaume II (et dernier du nom) n\u2019est pas, heureusement, le concert curopéen, \"yn On parle toujours du blocus de I'Angleterre.À quand donc le blocus de Bourassa.*.* Rien de nouveau sur le front, disait l'autre jour ia \u201cPatrie\u201d.Mais sur quel front?.Troublante énigme.* * * Esioff-L.Patenaude n\u2019est pas un Russe, mais un \u201cIndigo\u201d du gouvernement de Monsieur \u201cSir\u201d Robert Borden.\u201c,* Quand il s\u2019agit de commencer l\u2019attaque, il n\u2019y a pas un Boche qui bouge.Mais ils sont toujours, pour l'assaut, six! *.* On a tort de croire que les tranchées ne rappellent pas les rues de Paris.Toutes les trois minutes, après un obus, c\u2019est un aut\u2019 obus qui passe.* * * Et maintenant, Canayens, vous savez pourquoi Assclin (nationaliste our sang) s\u2019est enrôlé ct veut faire enrôler les autres \u201cPoil-aux-Pattes\u201d.\u201c.* Monsieur Cousineau dit: \u201cOh!\u201d Monsieur Sauvé dit: \u201cHé!\u201d Mais les deux ne peuvent dire que ça.Hélas! téressante La Semaine Prochaine Nous continuerons l\u2019inde Mademoiselle Marie Kaspulaire la première Evaseline de la saison et du siècle.Biographie Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté: Les colporteurs pourront encore crier leurs marchandises dans les rues de Concordia.+ .La Grèce proteste contre la destruction des ponts du chemin de fer à De- mir-Hissar par les Alliés.Elle proteste mais sa protestation ne peut que fondre devant la civilisation.* + Eucore un aéro boche capturé par nos aviateurs.Pas la peine que \u201ctaubes\u201d veuille dire: \u201cpigeons\u201d.Puisque c\u2019est eux qui sont pigés! « * \u201cVotre mari est-il mieux, la purge a-t-clle produit son effet?\u2014Oui, m'sieur le Docteur, il a quasiment rendu autant de bile que vous avez de soupe dans votre assiette.* * * Echo de l'élection de St-Jacques : Le chien de Ti-Georges cst mort.Consoles-toi, 6 peuple de St-Jean-Bap- tiste, Car il était aimé du maire Martin! * * * Savez-vous pourquoi un officier prussien qui conduit une patrouille réalise la quadrature du cercle?Parce que c\u2019est une tête carrée à la tête d'une ronde.' * x * \u2014Papa, demande le jeune Château- Buzard, est-ce que les crocodiles peuvent supporter notre climat?\u2014Sans aucun doute possible, mon jeune ami, mais de préférence quand ils sont empaillés.+ * * M.Robert Bickerdikc est en faveur de \"abolition de la peine de mort ou du \u201cmeurtre légalisé\u201d, pour employer les mots de Bob.Mais si MM.les Assassins commençaient les premiers?\u201c+ Dans la tranchée.En hiver : \u2014Combien de degrés, ce matin?\u2014Deux francs cinquante ! \u2014Comprends pas.\u2014Bédame!.Cinq en dessous (cinquante sous) ! * * * \u201cLe style est l\u2019homme même\u201d, a dit, à peu près, M.de Buffon.Or, si au lieu de se vouer aux études zoologiques, le célèbre écrivain s'était spécialisé dans celles de la mode \u2014 et il ne devait pas en être éloigné si l\u2019on en juge par le goût quasi féminin qu\u2019il montrait pour les abots et les manchettes \u2014 ne doutez pas qu\u2019il n'eût ajouté: \u201cLe chapeau, c\u2019est la femme même!\u201d "]
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