Le Canard : journal humoristique, 7 mai 1916, dimanche 7 mai 1916
[" Vol.XXXIX \u2014 No 28.- MONTREAL, 7 MAI 1916.\u2014 Cinq Centins HUMORISTIQUE \u2014 HEBDOMADAIRE \u2014 ILLUSTRE \u201cLe vrai peut quelquefois n'être pas vrai sans blague \u201d \u2014 BOISL'EAU.Rédigé en Collaboration.Administration : 105 a 109 rue Ontario Est COUSINEAU SE FAIT TAILLER UNE VESTE LADEBAUCHE.\u2014Vous avez vu la veste que j'ai faite à votre ami Tellier, c'est\u2018y un beau morceau de butin?Ben, j'vas vous en tailler ann pareille.Elle sera prête le 22 Mai. LE CANARD, Montréal, 7 Mai 1916.Vol.XXXIX \u2014 No 28.Et tout ga, devinez.La rue était d'un sale!.Presque aussitôt quelqu'un Et me remet sur pied.Je rentre.Comment on Trouve un Fiancé Monologue pour jeune fille Depuis hier, mes amis, je suis tout en émioi, A ce point que j'en suis encor bouleversée : J'ai beau me raisonner, non, c'est plus fort que moi, Le sort en est jeté, car je suis fiancée, Et cela s'est passé, s'est fait si drôlement, Vous ne le croiriez pas tant la chose est étrange Mais mon âme enchantée exulte assurément; pour une peau d'orange.C'étais le mois dernier, vers quatre heures du soir, J'allais chez ma mercière acheter quelque chose; il venait de pleuvoir, Je marchais lentement, vous pensez, ct pour cause.À peine dans la rue, arrive un ouragan; Je veux m'en retourner, lorsque, sous la rafale, Je glisse tout à coup, je heurte quelqu'un.pan! let dans la boue en plein de mon long je n'étale, me saisit par le bras doucement, Je regarde: Un jeune homme! Crotte, gran Dieu, du haut en bas! Je l'avais en virant culbuté par mégarde : \u201cLa cause du malheur, me dit-il, voyez-vous, C'est celte peau d'orange.El bien! je la ramasse Et l'emporte chez moi; puisse-t-elle entre\u2019 nous Etre de mon bonheur la modeste préface!\u201d Sur ce, clopin-clopaut, marchant à ses côtés, heureusement peu de chemin à faire; Nous étions frais tous deux: dégofitants, tout crottés, Sales à faire peur: les deux faisaient la paire.Nous nous sommes quittés.Le jeune homme est vent preudre de mes nouvelles.Discrétement; cela m'a fait plaisir, ma foi! Parcils égards toujours plaisent aux demoiselles, Puis il est revenu, deux, trois, quatre, cing fois.\u2018Foujours discrètement ; et de fil en aiguille Il s'est fait présenter, si bien qu'au bout d'un mois [1 était agréé par toute ma famille, N'avais-je pas raison de vous dire tantôt Que l'aventure était drôle, bizarre, étrange\u201d Un mari, par hasard, qui me tombe d'en faut Parce que j'ai glissé sur une peau d'orange ! Pour obtenir du ciel le même résultat, Pour un pareil bonheur, combien de demoiselles, Lasses de supporter un trop long célibat, Brüleraient de glisser! Et si chacune d'elles, Au risque de se voir jambes et bras meurtris, Etait sûre d\u2019avoir un époux en échange, On pourrait sans tarder voir dans tous les pays Et trottoirs et pavés remplis de peaux d'orange.Le lendemain, chez moi, J.BALDRAN.ELECTIONS PROVINCIALES LE 22 MAI Division Saint-Louis A.P.PIGEON CANDIDAT Tous les Contribuables de la Division Saint-Louis qui se sont inscrits sur les Listes Electorales en Décembre 1914, et qui ont changé de résidence depuis le 1er Mai 1915, m\u2019obligeraient beaucoup en m\u2019envoyant leur || ancienne et nouvelle adresses, et en m\u2019informant en méme temps ou nous pourrons aller les chercher le jour de la votation le Lundi, 22 MAI 1916.A.P.PIGEON, Candidat.109 Rue Ontario Est Tél., Est 1121 LA VIE CHERE La vie chère a provoqué bien des discussions au sein des familles parfaitement unies par le passé.Il est étrangement difficile, en ct fet, de faire comprendre à nos aimables maitiés que le renchérissement de toutes choses a bouleversé bien des budgets particuliers.Si vous essayez de leur démontrer la nécessité de ramener les dépenses à un chiffre plus restreint, elles vous répliquent, non du reste sans Une apparence de logique, que si tout augmente, il n'y a aucune raison que vos revenus ne suivent pas le mouvement de hausse générale.Chez mes amis, les Dulci, la question a pris une importance et une acuité qui tendent à tourner à la fà- cheuse crise, Tous les jours maintenant la vie chère fait l'objet des conversations et des controverses suivies généralement d'une bouderie plus ou moins longue.La situation se tend de plus n plus.Un jour la querelle s'étant envenimée, Dulci s'est levé de table et s\u2019est ratiré dans sa chambre.Mme Dulci, qui aime son mari, l'a suivi tout en larmes, implorant une réconciliation.\u2014Voyons, dit-elle.tu sais taut combien est grande ct absolue ma tendresse envers toi, Au besoin, s'il le fallait.je saurais mourir pour toi.\u2014Parbleu, fit alors le mari bougon.ce serait encore un moyen de faire de la dépense.pour- Le meilleur Remède contre la Dyspepsie est En vente dans toutes les pharmacies.Dépôt général, 101 rue St-Denis, Montréal, Tél.Bell Est a4xB.A LOUER Entre Bernard et Yan Horse.2681 Rue Jeanne Mance, Un TROISIEME, contenant 4 pièces, Bain et W.C, bouilloire à eau chaude et appareils électriques.Pour autres informations, s'adresser à A.P.PIGEON, Tél, Est 1121.109 ONTARIO EST. Vol.XXXIX \u2014 No 28.LE CANARD, Montréal, 7 Mai 1916.LES \u201cARGUMENTS?\u201d BLEUS SIR LOMER GOUIN.\u2014Voilà comment on doit traiter la calomnie bleue.LA GANDIDATURE DE M.A.P.PIGEON \u2014 A peine le directeur-propriétaire du \u201cBulletin\u201d a-t-il annoncé sa candidature dans l'élection provinciale de St-Louis, que déjà certaines personnes s'empressent de faire courir le bruit que cette candidature n\u2019est pas sérieuse.C'est de bonne augure, surtout quand nous savons que ceux qui dou- nent libre cours à ces rumeurs sont intéressés à ce que la belle division de St-Louis passe aux mains d\u2019un étranger.En donnant un démenti formel à ces rumeurs, M.A.-P.Pigeon nous fournit la plus belle occasion que nous avons de confier la tâche de représenter St-Louis à l\u2019un des citoyens les plus représentatifs de la division.M.Pigeon a établi dans St-Louis un négoce qu\u2019il a fait prospérer, et il est aujourd'hui à la tête du plus vieux journal dominical de cette ville, en même temps que son atelier d'imprimerie est l'un des plus considérables que nous ayons à Montréal.La part active qu'il à toujours prise aux mouvements de la politique fédé- rule, provinciale et municipale, le désignait à l'avance au rôle important qu'il entend jouer à Québec, et c\u2019est pourquoi nous sommes heureux de savoir qu\u2019il a l'intention d\u2019être candidat jusqu'au bout et contre tout ve nantit vela avec d'autant plus de raison qu'il se rend à la demande de plus de 1,500 citoyens de diverses nationalités qui lui ont présenté une requête à cet effet, :0: De \u201cMes mémoires\u201d par Emilienne Moreau: (1014-1013), \u201cPendant ce temps, toujours de son ton impassible, il questionna mon père.la demi-heure \u201cqui s\u2019envola\u201d nous parut un siècle.\u201d C'est très curieux! la demi-heure que j'ai consacrée un jour à la lecture du \u201cPetit Parisien\u201d n\u2019avait point d\u2019ailes et ne s'envola pas, oh! non, mais cHle me parut d'une durée presque aussi longue.UN PARIEUR Les journaux français nons rapportent l'anecdote suivante qui, bien que vraisemblablement faite à plaisir, ne manque pas de piquant: Ceci est la légende du lieutenant Verdier (du ter fusilier canadien) qui gagnait tous ses paris.Elle est bien connue dans le contingent canadien, mais N'a pas encore, ecroyons-nous, couru parmi nous.Done le lieutenant Verdier gagnait tous ses paris et personne ne voulait plus, au régiment parier contre lui, lorsqu'il fut appelé à propos à chan- rer de garnison, M arrive à son nouveau corps où, par mallieur, sa réputation l'a précédé, et le soir, à diner, le colonel lui dit: \u2014C'¢st done vous, licutenant, qui gagnez tous vos paris?\u2014Oui, mon colonel! \u2014Et comment faites-vous done?\u2014Mon Dieu!.je suis physionomiste et je ne parie qu'à coup sûr.\u2014Ah! vous êtes physionomiste?\u2014 Oui, mon colonel, \u2014Eh bien! dites-moi un peu ce que vous voyez sur ma physionomie?Hae zt = \u2014Je vois que votre blessure à la cuisse s'est rouverte.\u2014Je n'ai jamais été blessé à la cuisse, \u2014Pardon, mon colonel.\u2014Quand je vous le dis.\u2014Sans doute avez-vous sons?\u2014Nom de D.\u2026.! voulez-vous parier?\u2014Je veux bien.Vingt livres?\u2014Vingt livres.\u2014Cette fois, vous avez perdu, lieutenant! s'écrie le colonel en mettant son pantalon en bas.constatez! \u2014C'est vrai, mon colonel.J'ai perdu.que voulez-vous?On peut -e tromper, Voilà vos vingt livres.Le colonel tout joyeux empoche le gain, demande du papier, et écrit immédiatement à son collègue de l\u2019autre régiment ce billet laconique: \u201cLieutenant Verdier vient de parier vingt livres avec moi que j'avais une blessure à la cuisse: il a perdu.\u201d Mais il fut renversé lorsqu'il reçut cette réponse: des rai- \u201cLieutenant Verdier avait parié cent livres avec moi qu'il vous ferait baisser culottes.Vous m'apprenez vous-méme qu'il a gagné.\u201d LE CANARD, Montréal, 7 Mai 1916.Vol.XXXIX \u2014 No 28.Le Canard ournal Humoristique Hebdomadaire, paraissant tous les dimanches, publié ct imprimé par la Compagnie d'Imprimerie A.-P.PIGEON, Limitée, aux Nos 105-109, rue Ontario-Est, Montréal.Téléphone Bell: Est 1121.ABONNEMENT \u2014Pour la Ville, un an, par la malle, $2.50.Ville, en Canada, un an, $2.00; six mois, $2.50; six mois, $1.25.Strictement payab Hors de la $125.\u2014 Un an, pour les Etats-Unis, e d'avance.\u201cLE CANARD\u201d est vendu aux agents 48c la douzaine, payable strictement sur réception du compte.Les numéros non vendus ne sont pas retournables.Adressez toute correspondance ou envoi d'argent à la Cie A.-P.PIGEON, Limitée, 105-109 Ontario Est, Montréal, P.Q.Montréal, 7 Mai 1916 Les Gaietés du Tribunal LE CARDE-PECHE Etes-vous pécheur?Si vous l\u2019êtes, il a dû vous arriver d'avoir maille à partir avec le préposé qui porte le titre de garde-pêche; personnage important, assermenté et par conséquent bien supérieur à vous.quel que soit le degré d'intelligence que vous possédiez.Cet homme est votre maître, il est assermenté, vous lui devez respect et obéissance, il a le droit de vous dire toutes les Ancries qui lui passeront par ce qui lui sert de cervelle; tout comme Pandore, il ne vous reste qu'à murmurer: \u2018\u201cGarde-pêche, vous avez raison!\u201d Les juges doivent également prêter une oreille complaisante aux racontars de ces fonctionnaires ct ils condamnent quand l'être assermenté a dit: \u201cL'inculpé était en défaut!\u201d Il a done toujours raison; mais, par extraordinaire, aujourd\u2019hui, il a eu tort.Pourquoi?\u2014 Vous allez le savoir.Le prévenu est un parfait galant homme doublé d'un artiste, il est dessinateur et se nomme Baudricourt, il a la douce manie de se livrer à la pêche à la ligne, plaisir simple s'il en est, et s'il prend du poisson, ce n'est pas pour le manger, il n'en peut supporter le goût.Non, il pêche pour le plaisir de pécher.Il est accusé d'avoir usé de la pelote pour satisfaire sa passion, ce qui est un délit puni et prévu par le Code: il se défend comme un beau diable de l'accusation qui pèse sur lui.Baudricourt.\u2014 Je vous jure, monsieur le président, que je péchais tout bonnement comme on a le droit de le faire; le garde prétend que j'avais amorcé à la pelote, j'affirme le contraire, on ne m'a jamais pris à pêcher en dehors des usages permis.Mais, depuis longtemps j'avais remarqué que ce garde me voyait d'un mauvais oeil, il me cherchait une affaire.c'était indubitable; quant à moi, je ne lui ai jamais adressé la parole.J'étais sur mon bachot, en pleine Marne, lorsque j'ai été interpellé grossièrement par cet individu qui me somma de venir à la rive pour qu\u2019il pat me dresser procès-verbal.Je n'ai pas voulu l'écouter, je suis resté bien tranquillement jusqu\u2019à la nuit sur mon bachot; lui, me connaissait bien, il n\u2019a pas eu besoin de m'interroger pour savoir mon état civil et dresser sa contravention.Cependant, il me trai- ne ici pour un délit que je n\u2019ai pas commis, ça, je l'affirme, je suis assez homme d'honneur pour ne pas affirmer une chose qui ne serait pas, je vous prie de le croire.Le Président\u2014C'est bien, asseyez- vous! Le témoin est à la barre.Nous apprenons, c\u2019est lui qui le dit, qu'il se nomme Moulard, Séraphin-Adonis, qu'il est âgé de quarante-quatre ans et qu\u2019il est garde-peche sur les bords de la Marne.Sur l'invitation du président, il commence sa déposition, après avoir juré devant Dieu et devant les hommes de ne dire que la vérité.Avant de déposer, il jette un regard foudroyant sur l'infortuné Baudricourt qui réprime une forte envie de rire.Moulard.\u2014 Le 18 juin dernier, le soleil venait de montrer le bout de ses premiers rayons, il pouvait être quatre heures quinze minutes du matin et cependant, me trouvant encore au lit avec ma femme, je présumais qu'au dehors le temps devait être plutôt à l'humidité.Ma femme.qui est toujours très prévoyante et qui craint pour moi les accidents que peut causer une température inclémente, me dit: \u201cAdonis!\u201d Ma femme préfère ce prénom à celui de Séraphin que je porte également.\u201cAdonis, me dit ma femme, prends bien tes précautions, mets un caleçon de laine et emporte ton passe-montagne.\u201d Le Président.\u2014 Tout cela nous est égal, arrivez au délit, ce que vous nous racontez n'a aucun intérét pour nous.Moulard.\u2014 Au contraire, monsieur le président, si je me plais à donner des détails précis, c\u2019est qu\u2019ils ont leur importance et que je n'avance jamais une chose sans être sûr de la pouvoir prouver, car il faut vous dire que j'ai toujours sur moi un petit calepin où j'écris tous les faits de mon existence; c'est très détaillé, deux fois par jour, je passe une bonne demi-heure à consigner mes notes, ainsi je ne peux jamais me tromper: quand j'avance quelque chose, c'est que j'en suis sûr.Avant de venir ici, j'ai repassé ma journée du 18 juin, mes impressions toutes fraiches ont Été apposées sur mon calepin, il ne peat done y avoir d'erreur.Le Président.\u2014 Mon Dieu! quel verbiage inutile! Passez sur vos impressions intimes et dites-nous ce que vous voulez nous dire du délit.Moulard, reprenant le fil de son dis- cours-\u2014Ma femme venait donc de me faire ses recommandations et, à part moi, je me disais: J\u2019écouterai ce que me dit lérnestine, parce que Lirnestine a toujours raison, Je passai donc la jambe gauche hors du lit et je m'aperçus à l'instant que le caleçon de laine était indispensable.Je me dirigeai vers mon armoire à glace: c'est dans ce meuble que se trouve renfermé mon linge; les trois planches du haut sont réservées au linge de corps de ma femme, les deux du bas sont pour mon propre linge: quant au linge de ménage, draps, torchons, serviettes, taies d'oreiller, ete, nous les mettons dans le tiroir de la commode, une superbe commode en acajou massif qui nous est vente d'un héritage que nous avons fait: c\u2019est un oncle de ma femme, qui est décédé en Bretapne et qui avait acheté cette commode quand il était venu à Paris pour visiter l'Exposition de 1867.Le Président.\u2014 Voulez-vous nous faire le plaisir de passer sur tout cela et d'arriver à ce qui vous amène ici?Moulard, que cette injonction du président laisse tout à fait indifférent.\u2014 Au lieu de mettre un pantalon de toile comme j'ai l'habitude d'en porter au mois de juin.je passai un pantalon d'hiver que j'avais déjà mis en réserve pour les mauvais jours et mon gilet de chasse sur le dos, un veston par-dessus, Mon passe-montagne sur la tête e\u20ac un foulard au cou, je me préparais à sortir.Le Président.\u2014 Enfin, vous voilà dehors.Moulard.\u2014 l'as encore, monsieur le président.Ma femme ne voulut pus que je sorte sans avoir quelque chose de chaud dans le corps.\u201cC'est de cette façon, me dit-elle, qu'on attrape une congestion; on sort à jeun, une fois dehors le froid vous saisit.le sang vous monte à la tête et l'on tombe comme une masse.\u201d Elle est vaillante, ma femme, elle ne fit qu\u2019un bond hors du lit pour me retenir et elle me dit que le café qu'elle avait préparé la veille ne serait pas Tongtemps à réchauffer, que j'arriverais toujours assez tôt à mon service, que de si bon matin les fraudeurs ne se hasarderaient pas, et patati ct patata.Tout en s\u2019habillant, elle jacassait pour me faire prendre patience, Le Président.\u2014 Si vous continuez sur ce ton, vous allez lasser la nôtre.Voulez-vous, une honne expliquer sur les faits M.Baudricourt?Moulard, qui se fiche de tout cela comme de l\u2019an quarante \u2014Ma femme fois, vous reprochés à \u2014 Sophie, m'aîmes-tu toujours?\u2014Jusqu'à la mort, mais fais-moi le plaisir d'enlever ton chapeau.sait me prendre: quand elle veut me retenir près d'elle un peu plus longtemps, cle sort des chatteries; c'est ainsi qu'avec mon café, elle me con- [cetionna une excellente tartine de beurre, du beurre merveilleux que Nous recevons de son pays et que nous ne payons que vingt-deux sous la livre au lieu de trente-quatre sous qu'on nous le vend au marché du Pare.Le Président, impératif.\u2014 En voilà assez! Moulard.\u2014 Or, de fil en aiguille.Le Président.\u2014 la cause est entendue.Moulard.\u2014 Mais, monsieur le président, je n'ai rien dit.Le Président \u2014Et cela nous sufüt; le tribunal est fixé.Allez vous asseoir.Moulard se retire très vexé.Le Président.\u2014 Attendu qu'il résulte de l'instruction et des débats que les faits reprochés à Baudricourt ne sont pas suffisamment établis, le tribunal le renvoie des fins de la plainte sans dépens.laudricourt, exquis de politesse.\u2014 Je vous remercie, monsieur le président.Il salue et se retire.) .Semaine prochaine: \u201cLes objets trouvés\u201d so: Aux femmes de Londres le Pére Vaughan conseille d'élever moins de tou-tous et plus d'enfants.D'autres Gilles d'Eve pourraient aussi tirer profit de l'enseignement chrétien donné par le savant Jésuite.Poilus et braves 3 trois poils. Vol.XXXIX \u2014 No 28.LE CANARD, Montréal, 7 Mai 1916.33 MOSAÏQUE GB MUNITIONS DU PARTI BLEU lo f NN ISON ad NN DUNE MN \u2018« , \\ 1 \u2018 .t .Nd fl nue, NN 4 1% XK \u2014 7% T + 3 = - + a TV.i Te - .wee i 0 2, AT WE ste = 22) To \u2014 2h.Cass A2 = a L\u2019ORGANISATEUR CONSERVATEUR.\u2014 Voilà toutes les armes que j'ai pour mes candidats.C\u2019est pas riche.NOS ENFANTS \u2014Est-il instruit, ton flancé?\u2014Pas précisément; mais, ti sais, c\u2019est un homme qui a des lettres.\u2014C'est un écrivain?\u2014Non, c'est un facteur.L'oie ct la grue.\u2014Je vous dis que le kaiser est un homme à part.\u2014Comme Bourassa, alors! Un Poilu de Théâtre. LE CANARD, Montréal, 7 Mai 1916.NOS ARTISTES Interview\u2014Biographie par téléphone sans filles (Système patenté par le \u2018\u201c\u2018Canard\u201d\u2019) M.ARMAND ROBI (Qui apparaîtra en personne lundi sur la scène du Canadien) \u2014Alloh! Robi?\u2014Oui! .\u2014Comment va?- Mal! \u2014l\u2019ourquoi?\u2014 Par principe.\u2014Ce sont de mon vieux Robi.\u2014Les mauvais principes pas les meilleurs?\u2014Est-ce du pessimisme?\u2014Au contraire, c\u2019est de l'optimisme.Mais c\u2019est pas tout ça.ce n'est pas pour me demander comment je vais que vous me téléphonez?Je suis \u201cbusy\u201d.Qu'est-ce qu\u2019il y a?\u2014list-ce vrai que vous donnez un hénétice?\u2014C'est vrai.\u2014 Avez-vous donc besoin d'argent?\u2014Non, voyons, tout le monde sait bien que Rockfeller n\u2019est que mon homme de paille.Seulement, j'ai envie de m'acheter une auto, et mes artistes, mes musiciens ct tout mon personnel me prétent leur gracieux concours, jouent pour rien lundi prochain, afin de payer mes frais de gazoline pour tout I'¢té.\u2014Vous etes chanceux! 1! mauvais principes, ne sont-ils \u2014Pas mal, je vous remercie.C'est tout?\u2014Non! Peut-on vous demander un interview?\u2014Zut! ça fait le troisième de l\u2019année!!! \u2014C'\u2019est la célébrité! \u2014Non, c\u2019est la barbe.\u2014Quand êtes-vous né?\u2014J'ai toujours vécu.Les méchants prétendent qu'ils ont vu un acte de waissance daté de septembre 84 et confectionné en Egypte.Mais c\u2019est faux.M y a cu un Armand Robi, qui jouait la comédie du temps de Sophocle, c'est moi.Le nom ne s\u2019écrivait pas tout à fait la même chose, il s\u2019écrivait: \u201cAgathos\u201d, mais il se prononçait Armand Robi.\u2014-Votre nationalité?\u2014Les joueurs de cartes prétendent que je suis Francais, les autres disent que je suis Grec\u2014l'arlez-vous le grec?\u2014Comme je cause français, italien, anglais, arabe, et même le boche, mais je cherche à oublier cette dernière langue.\u2014Pourquoi?\u2014Parce qu'elle écorche la gorge.\u2014Quelle est votre carrière?\u2014Sans remonter aux temps de Sophocle.voici les 16 dernières années: Tournées avee Sarah Bernharddt, Chatelet (Paris), Matharins (Paris), Populaire (Paris), Vaudeville (Bruxelles), Athambra (Bruxelles), Folies- Bergères (Bruxelles), Mger, Lausannes, Nancy, Tours, etc.Depuis quatre ans, tous les théâtres de Morial.\u2014Comme auteur?\u2014Ce serait trop long.\u2014Vos projets?\u2014Ça c'est indiscret! Mais dites que l'opérette brillera d'un éclat extraordinaire l\u2019année prochaine.\u2014V'os auteurs préférés?\u2014 Verlaine, Alexandre Dumas (le père), Anatole France, et quelques autres, \u2014Vos musiciens?\u2014Je n\u2019ose pas le dire, le Canada est = guerre.\u2014lumeur?\u2014l'resque pas, à peine Go à 70 cigarettes par jour.\u2014Votre cuisine préférée?La cuisine grecque.\u2014Vos mauvaises habitudes?\u2014Je n\u2019en ai pas, je ne me connais aucun défaut; mais j'ai quelques vices, par contre.\u2014Quel est votre tic?\u2014Je me gratte la tête quand je suis préoceupé.\u2014Votre devise?\u2014Tout se fout de moi, moi je me fous de tout.\u2014aAimez-vous les bêtes?\u2014Beaucoup, car j'y ai trouvé de véritables affections.malgré le vieux proverbe qui dit: \u201cOn est jamais trahi que par les chiens\u201d.\u2014Votre politique?\u2014Une utopie.je la voudrais honnête.\u2014Vos voyages?\u2014I1 faudrait que je vous dessine la carte du monde.\u2014Vos rôles favoris?\u2014N'importe lequel, à condition qu\u2019il me plaise.\u2014Votre sport favori?\u2014La femme.\u2014Votre signe caractéristique?\u2014J'étais né pour ne rien faire, pour ne pas travailler, \u201csic transit\u201d.\u2014Votre portrait.\u2014Allez le demander à un graphe.\u2014Non, votre portrait physique?.\u2014Un monstre! \u2014lt au moral?\u2014Pire.\u2014Votre fortune?\u2014Je n\u2019en connais pas le chiffre! \u2014A.quelle heure vous couclez- vous?\u2014 \\ l'heure où se lèvent les poules! \u2014 A quelle heure vous levez-vous?\u2014.\\ celle où se couchent les noctambules.\u2014.\\imez-vous dormir?\u2014J'adore ça, mais je n\u2019ai pas le temps.\u2014Quelle est la plus grande hétise que vous ayez faite?\u2014Je ne peux pas répondre, car ma hétise est encore en vie.\u2014Qu'est-ce que vous avez fait de micux dans votre vie?.\u2014Tout cc que je fais est bien.\u2014C'est tout.merci.Heureusement que photo- vous n'avez téléphoné pour me parler de mon.bénéfice de lundi.\u2014Voulez-vous m'en parler?\u2014Non, merci, j'ai affaire.\u2014Un dernier mot: Comment trou- vez-vous notre public?\u2014Je scrais le dernier des ingrats si j'en disais du mal.Et là-dessus, au revoir.:0: DANS NOS THEATRES THEATRE NATIONAL.Ce sera une agréable surprise pour le public que la rentrée, la semaine prochaine, au Théâtre National, de Mme Rose DeLuys, qu'une absence prolongée de la scène ne nous a pas fait oublier, cependant.Qui donc ne se souvient de la verve extraordinaire de cette splendide artiste, de son entrain trépidant, de sa joie si spontanée et si naturelle?Parmi les artistes qui ont su nous charmer ct nous faire passer d\u2019agréables soirées, Mme Rose DeLuys occupe une place bien à part ct elle vient au premier rang de celles que nous avons le plus admirées et le plus applaudies.La rentrée de Mme Rose DeLuys sera d'autant plus sensationnelle qu'\u2019elle se fera dans le rôle de Mme Sans- Gêne, qu\u2019elle jouera pour la première fois au Théâtre National et où elle sera tout simplement stupéfiante de comique débordant.Le public saisira avec empressement cette occasion de revoir une artiste dont il a regretté l'absence et il ne manquera pas de venir au National pour ce spectacle unique qui sera monté somptueusement.Bien entendu, toute l'excellente troupe du Théâtre National sera de la distribution: M.Raymond l\u2018aure nous campera un maréchal Lefebvre de grande.allure, M.Chs.Shauten un Napoléon typique, M.Roman un Fouché fin et rusé.Mmes Devoyod, Robert, Guérande, Noggi, etc, MM.Cauvin, Valhubert, Duquesne.Legrand, ete.feront partie de la distribution, les décors seront splendides ct les costumes merveilleux.C'est dire que Mme Sans-Géne fera salle comble, et comme Mme Del.uys n'est que pour une semaine au Théâtre National, la direction a décidé de donner des re- \u201c présentations tous les jours en matinée ct en soirée.:0: GALA ARMAND ROBI.C'est lundi prochain qu\u2019.A\\rmand Robi, le sympathique directeur artistique du Théâtre Canadiden-Français, donne ses deux représentations* de Gala au théâtre de la rue Ste-Cathe- rine Est.Après la merveilleuse saison d\u2019opérette que nous a donnée ce sympathique et adroit directeur, tous les artistes, employés et musiciens du théa- tre ont tenu à lui donner une marque de leur amitié ct ont organisé deux représentations de grand gala, avec un programme extraordinaire qui sera Vol, XXXIX \u2014 No 28.LA DERNIERE NOTE AMERI- CAINE Wilson ne plaisante note à l\u2019encre rouge.\u2014Cette fois, plus; il écrit sa rehaussé par les meilleurs artistes de Montréal.Armand Robi a fait ce qui n\u2019avait jamais été fait cette année: donner trente-huit semaines d'opérettes, en faisant apprendre une oeuvre par semaine, était un tour de force qui semblait impossible, et cependant jamais jusqu'à la dernière minute l\u2019entrain n'a cessé d'exister dans sa troupe.jamais son énergie ne s\u2019est démentie un instant, ct c\u2019est ce qui lui a permis de venir au bout d\u2019une saison qui était si dure à conduire, et cela dans une année où tous les théâtres de notre ville out été plus ou moins dans le marasme, changeant de genre ou de direction.Armand Robi, cette année, s'est classé comme le meilleur directeur artistique que nous ayons encore cu; et le public qui a été à même d\u2019apprécier ce qu\u2019il a fait, le lui a bien prouvé durant toute cette saison, en assistant en foule à chacun de ses spectacles.C\u2019est pourquoi nous sommes certains qu\u2019en matinée, comme en soirée, le Théâtre Canadien-Français se remplira lundi, surtout lorsque l\u2019on considérera le merveilleux programme annoncé: Un acte du \u201cPetit Duc\u201d, un acte de \u201cLes Saltimbanques\u201d, ct un acte de \u201cBoccace\u201d.Et quels interpré- tes: Thérèse Dorgeval.Simonne Rivière, Blanche Beaumont, Manche Dubuisson, Gaston Rudolf, Armand Robi.Hector Pellerin, André Descart, Fleury Delville, ete, cte.Armand Robi sera fêté lundi et tout le monde pourra lui témoigner ainsi tout l'estime qu'il s'est acquis comme artiste et comme directeur.Le reste de la semaine est consacré au bénéfice des employés, musiciens et artistes, avec \u201cUne Ecole de Jeunes Filles\u201d, apérette inédite en 3 actes, de Disson, :0: Dimanche dernier, on a vu un artiste avec une femme qui n\u2019est pas la sienne, dans une attitude qui n\u2019était pas excessivement.artistique.* * * Au Canadien, fundi, hénéfice Robi.Spectacle extraordinaire 2ème du Petit Duc, Ter de Docasse, ct ler des Saltimbanques, Afin de ne pas laisser une minute de repos aux spectateurs, 11 y aura des intermèdes par toutes les célébrités (ct autres) théâtrales de Montréal. Vol.XXXIX \u2014 No 28.LE CANARD, Montréal, 7 Mai 1916.7 PRIX : 25 Cents.Seul Quotidien paraissant le dimanche.LADEBAUCHE, Directeur RA GRATIS avec Le CANARD Vol.2, No 42.MONTREAL, Aujourd\u2019hui 1916.Adresse CANADA Nous dirigeons cette feuille importante avec toute la gravité possible.POUR ETRE PARFAITES, MESDAMES.Voici, du temps des fabliaux, un petit cours de morale à l'usage des épouses qui désirent atteindre la perfection.Il a le mérite d\u2019être très complet dans sa concision et vaut d\u2019être tenu par nous en haute estime, comme il l\u2019était par nos bons aïeux.11 est trois choses auxquelles une femme doit et ne doit pas ressembler : 1° Elle doit ressembler à l\u2019escargot, qui ne quitte jamais sa maison; mais elle ne doit pas, comme l\u2019escargot, mettre sur son dos tout ce qu\u2019elle possède.2° Elle doit ressembler à l\u2019écho, qui ne parle que si on l\u2019interroge; mais elle ne doit pas, comme l\u2019écho, chercher à avoir le dernier mot.3° Elle doit être comme l'horloge de la ville, d\u2019une régularité parfaite; mais elle ne doit pas, comme l'horloge, se faire entendre de toute la ville.10: DEBOUT LES MORTS ! On a bien raison d'admirer le sous-officier qui, dans une tranchée, cria à ses soldats renversés par un obus: \u201cDebout les morts!\u201d Mais il ne faudrait pas se méprendre sur le sens de cette expression.qui a pris une si belle place dans notre anthologie guerrière.Ce cri n\u2019a rien de littéraire et n\u2019est pas un pendant épique au \u201cQu'il mourüt !\u201d de Corneille.- la formule \u201cDebout les morts!\u201d est depuis longtemps une plaisanterie courante, banale méme, à la caserne ; le chef de chambrée l'emploie chaque matin pour faire lever les malades du jour ct les envoyer à la visite du major.Les malades se nomment \u201cles morts\u201d, ou \u201cles élèves morts\u201d, de même que les élèves caporaux se nomment les \u201célèves martyrs\u201d.Il n'en est pas moins beau d\u2019avoir répété cette plaisanterie sous les éclats d\u2019obus.CHACUN SA CROIX.Un de nos plus résolus conducteurs d'automobiles militaires est affecté à un service qui ne l\u2019éloigne pas de la banlieue parisienne et lui permet de rentrer le soir chez lui.ll trouvait la vie encore belle quand, il y a quelques semaines, sa belle-mère, évacuée d'un département envahi, vint lui demander l'hospitalité.Cruelle répercussion des événements! TI disait l'autre jour à un ami: \u2014Je porte aussi ma croix, ma croix de guerre.LES DETECTIVES DE L\u2019'ONCLE SAM.Encore une réputation qui sombre pendant la guerre: celle des détectives américains.Dieu sait! si la littérature des Etats-Unis nous a inondés des tours de force de ses détectives.Or, voici que depuis plus d\u2019un an, les incendies y succèdent aux explosions et cependant la police de 1'Oncle Sam n\u2019a pu encore arrêter aucun des malfaiteurs.Alors, c\u2019est qu\u2019elle est incapable.à moins qu\u2019elle ne soit composée que de Boches ou que, comme cela s\u2019est manifesté à diverses reprises, elle se soit laissée séduire par les \u201carguments con- vaineants\u201d chers à Basile et à Bernstorff.10: ANNONCES.\u201cOn demande une ouvrière ayant travaillé sur les vestons pour hommes comme tourneuse de fourneaux.\u201d Il n\u2019y a pas de sots métiers, soit, mais il y en a d\u2019étranges ! * x \u201cNourrice.\u2014 Mme Claude Bonnefoy, à Longecourt, meilleures références, plusieurs récompenses, demande nourrissons \u201cde tout âge\u201d.On croit cependant généralement que c\u2019est le vin qui est le lait des vicillards.* * * Voici une bien jolie annonce trouvée à la devanture du magasin de vente d'une ocuvre charitable de Dijon.\u201cNos objets sont vendus au profit des soldats blessés.Les personnes charitables qui nous achéteront en seront récompensées dans l\u2019autre vie.Que celles qui ne croient pas achètent tout de même, car la charité n\u2019a pas de religion.\u201d On ne saurait mieux faire fraterniser la foi et le scepticisme.* + * Tu à la devanture d\u2019un magasin : \u201cPendant les très grandes chaleurs, les étalages de la rue seront à l\u2019intérieur.\u201d *,>* * Affiche officielle : Vente de mobilier de l\u2019État.Trois vaches pleines provenant du service de ravitaillement de l\u2019armée.\u2014 0 MESSIEURS les CANDIDATS \u201cLE CANARD\u201d n\u2019est pas à vendre Cependant, ceux qui veulent annoncer sous ses ailes sont les bienvenus, du moment qu\u2019ils ont du p'tit change. 8 LE CANARD, Montréal, 7 Mai 1916.Vol.XXXIX \u2014 No 28.Pour Rire La loi qui m'inspire le plus d\u2019estime, en ma qualité de gourmand, est I'\u201caloyau (la loi yau).x * * \u2014Quel est le fruit qui, lorsqu'on le mange, entre en convalescence?\u2014C'\u2019est le melon, parce qu\u2019il relève de couche.* * * \u2014Quelles sont les femmes les plus recherchées?\u2014Ce sont les dames de (corps doux).Cordoue * * * Record: \u2014J'ai tant mangé, hier, que de la table à ma bouche, ma fourchette a fait environ deux kilomètres trois cent metres! * * * Le libraire X., a publié une fournée de volumes \u2018que l'épicerie revendique, afin de leur décerner les honneurs du sac.X.désabusé, disait l\u2019autre jour: \u2014Je ne me laisserai plus apporter de manuscrits sans les avoir lus.* * * \u2014Jeanne, qu'est-ce que tu as fait à ta poupée?\u2014Je lui ai ôté ses dents pour mettre dans un verre d'eau comme toi tous les soirs! * * * \u2014Eh bien, docteur, quelle sera la maladie à la mode cet hiver?\u2014Toujours la même! \u2014Comment!.Vous en êtes réduit à l'appendicité! * * * A jeune homme, vieux cheval; a jeune cheval, vieil homme, * * * Au cours de physique, Le professeur explique le phiéno- mène des marées: \u2014Avee le reflux, la mer Laisse.Toute la classe.\u2014 C\u2019est le moment d'acheter! * + * Bébé récite sa leçon d'histoire sainte.\u2014Quand Noë vit apparaître.vit apparaître tune colombe qui.qui.qui tenait en son bee.\u2014FElh bien, voyons, reprend la maman, qu'est-ce qu\u2019elle tenait en son bec?\u2014Un fromage glacé! *« * * X.est bien le solliciteur le plus tenace et le plus assommant qui existe sous la calotte des cieux.H pénètre, de vive force, Écrivain bien connu, = qui mettre à table.\u2014Mon cher monsieur, fait ce dernier, je regrette infiniment.Mais voici l'heure de mon déjeuner, et j'ai use faim.chez un allait se Alors X., avec un sourire jaune: \u2014Une faim.de non-recevoir, alors?On fait ce qu\u2019on peut À \u201coy, A GO \u2014Vous voulez qu\u2019on vote pour un bleu, \u2014DBeaucoup de choses.Wi I ly \u2018 \u2014Oui,., scandales.taxes.boodlage., THEATRE NATIONAL.Spectaclé du dimanche.L'énorme succès remporté dimanche dernier par la distribution des prix qui s\u2019est faite au Théâtre National pendant le spectacle de vues animées, a encouragé la Direction à faire mieux pour aujourd'hui.C'est donc dire que les prix qui seront donnés aux heureux gagnants qui assisteront au spectacle d'aujourd'hui seront plus nombreux, plus riches, plus variés et d'une grande valeur.Quant au spectacle lui-même, il sera de beaucoup supérieur.Un choix spécial et très varié a été fait dans le but AU COMITE CONSERVATEUR LANA Ba 0 ns ] \u2014Coûte que coûte, à n\u2019importe quel prix, meme s\u2019il faut calomnier, médire, mentir ct promettre pour ne pas tenir.il faut battre au moins trois candidats du gouverne- met AWN N mais quand il tenait le pouvoir, que faisait-il?4 de satisfaire la nombreuse clientéle qui fréquente le Théâtre National le dimanche.Un rideau neuf peint spécialement pour donner plus d'effet aux vues a été installé.C'est done dire que rien n\u2019est négligé pour plaire au public et lui donner un spectacle de tout premier ordre.Comme vues spéciales mentionnons: l\u2019inimitable Chaplin dans \u201cLe matelot malgré lui\u201d, en deux rouleaux, \u201cLa maison à surprise\u201d, splendide vue en deux rouleaux, \u201cPique\u201d, drame en 3 actes, \u201cHoyden\u201d, comédie dramatique en deux rouleux, ainsi que plusieurs autres vues des plus nouvelles.Donc, aujourd\u2019hui, en matinée ct en soirée, il y aura un tirage au sort de $2.50 en or et plusieurs magnifiques prix seront distribués aux personnes favorisées d'un numéro chanceux, Fn foule au National, assister à un spee- tacle très joli, très intéressant et des plus nouveaux.Le prix d'entrée reste le méme: 5 et 10 cents.:0: Les accents étrangers ont souvent des traîtrises.Ce n\u2019est pas, croyez-le, pour le Plaisir d'écrire une phrase qui ressemble à un vers, que j'épingle cett: pensée en tête de ma boutade.Je prouve ce que j'avance.Oyez plutôt: Le gros baron X.Teuton teu- tonnant ct bedonnant, fait son entrée dans un salon, et à la maîtresse de céans, qui lui souhaite la bienvenue: \u2014Gère matame, fus ne jangez cha- mais; fus êdes tujurs en peautéd!,. Vol.XXXIX \u2014 No 28.LE CANARD, Montréal, 7 Mai 1916.9 MONTREAL LA NUIT Petites scènes de la vie après 9 heures p.m.\u2014 loi, la, partout et.ailleurs.PRECAUTION.\u2014Dépéchez-vous de venir vous Laver les pieds, l'eau de la vaisselle est encore chaude.« * x REFLEXION.\u2014Je l\u2019aime un peu, beaucoup, passionnément.j'en suis sûre.Son petit doigt me a dit! * * PENSEE COCHONNE.\u2014 Lamour?c'est le silence et l'action.* * * ARRIVISTES.\u2014Si, comme tit Salomé, je lui coupaiis quelque chose pour me faire remarquer.COCHON ! \u2014Sale cochon! tu te paies ma tête! \u2014Tu préfèrerais que je m'offre le reste.* * * LA GAFFE.\u2014Je n'ai pas réussi au théâtre, parce que ie n'ai jamais pu dire \u201cJe t'aime\u201d à quelqu'un que je n\u2019aimais pas.#*, LES BONNES AMIES.\u2014Les hommes! Ah! j'en suis revenue! \u2014Ça prouve que tu y es allée.* * * PRECAUTION.\u2014 Voici dix sous, Mon ami.Ne les gaspillez pas.\u2014Oh! ma bonne dame, soyez tranquille, je n'en perdrai pas une goutte.* * + L\u2019ANGLAIS TEL QU'ON LE PARLE.\u2014\\Will you foire por mon la tableau des septe vaches maigres et des septe vaches grasses.* * * SANAGRA.\u2014Oh! avoir l'ivresse sans le flacon ! ; x\", VIRAGO.\u2014Si vous continuez à m'badrer comme ça, je mettrai des culottes et j'irai vous sacrer une claque sur la gueule.\u2014El ben, moé, c\u2019est all right, j'ôterai les miennes et.je vous attendrai, * * LES DEUX MAINS.\u2014Je regrette infiniment, mon cher cousin.mais je n'ai que deux mains et.je les ai promises toutes les deux.x\" A LA RUINE.\u2014Dire qu\u2019autrefois je me suis ruiné pour une grande blonde ! \u2014Hein!.Et si c'était à refaire?\u2014Ah!.si c\u2019était à refaire, je crois que je me ruinerais pour une grande brune.DU TAC AU TAC.\u2014Je saurais bien vous prendre par la douceur.\u2014 Mais qui vous à dit que j'aimais la douceur.ne * * FRANC ET LOYAL, \u2014Avoue que ça te coûterait de me quitter?\u2014Certes, mais comme ça me coûte bien plus de te garder! * * * LE BRIGAND ET LE MONSIEUR EXACT.7 \u2014Votre dernière heure est sonnée.\u2014Si elle est sonnée, je men vais.Avant tout, je suis exact, x\" PECHERESSE.Ça mord pas, c'est la dèche, Ft je crois qu'en fait d\u2019pêche.C'est celle de mon p'tit vieux Sur.que j'attrape le mieux! * \u201c ON VERRA.\u2014\\lons, mes petites chattes, ne me parlez pas de la question d'argent.J'en ai horreur.Aimons-nous d\u2019abord, et on verra ensuite.x + * UP-TO-DATE.\u2014Comment, vous acceptez encore les faveurs de cette vieille maitresse ! \u2014J'te crois! blancs! Elle a un chic pour arracher mes cheveux * x VOYAGES.\u2014Moi, je compte aller jusqu'au bout.En ai-je encore pour longtemps ?\u2014Oh! chère madame, il ne tient qu'à vous d'arriver tout de suite.* x * DIPLOMATIE.\u2014C'est à nous, diplomates, qu'il appartient de faire apprécier à l'étranger les raiîfinements de la civilisation et de la langue fran- aise.\u2014Joli métier!.Et on vous paye pour gal.* x x TANGO ! \u2014Oui, ma chère, j'avais trouvé un cavalier épatant, je danse toute la soirée avec lui: à minuit il me réclame cent sous!!! J'avais dansé avec le professeur! * ok * STOCK.Les gogus.\u2014 Vous êtes un filou, un voleur.Votre \u201cMine de Gruyère\u201d le prouve bien, \u2014Messieurs, vous savez bien qu\u2019on ne doit jamais juger un homme sur sa mine.* Lx DEUX APPELS.\u2014$20,000! Mais, ma chére, comment espérez-cous les trouver?\u2014Oh! en cherchant bien.à droite, à gauche. LE CANARD, Montréal, 7 Mai 1916.Bastidon Permissionnaire Quand au mois d'avût, Bastidon reçut sa permission, de la main du fourrier, il it un tel saut de joie que sa tête et une bonne muitié de son corps dépassaient d'au moins quatre- vingt-cinq centimètres le bord supérieur du parapet.Bastidon était de la classe quand la guerre avait été déclarée, etat y avait, à ce moment-là, tout juste un semestre qu\u2019il n\u2019était pas revenu u pays, Six et douze, dix-huit, cela fait un bail, pour sûr, on n\u2019ullait plus le reconnaitre.ll ne l'avait d'ailleurs pas cette permission de huit jours, voyage compris, qu'on lui octroyait gé- nereusenient, Deputs le 3 août, il était volée, aux premières loges, d'abord dans les Vosges, puis dans la Some, maintenant en Argonne, ct depuis un un qu'il en mettait, il avait eu cette veine de se faufiler à travers les balles et les éclats d'obus: pas une égratignure! l£t pourtant, ça avait chauffé autour de lui, et il en avait vu tomber de pauvres copains, ct il y était allé de tout son courage, la bajon- nette en avant, et il en avait descendu de ces Boches, mais comme on di sait à la ge, Bastidon avait la veine, il était verni! Enfin, il allait se payer huit jours de bon temps; il allait voir s'il savait encore se tenir à une table, dormir dans un bon lit de plume et se comporter honnêtement au milieu des ces humanités oubliées l\u2019on des civils! Et ce qu'on allait le soigner.là- bas, 4 Chantepie!.H n'avait plus ni père ni mère.mais if ui restait encore sa soeur lFi- net, qui était mariée au gros Truphéme qui vendait des grains, des fourrages ct des issues dans cette grosse bourgade méridionale où il avait vu le jour.Des gens fort à leur aise, la Finet et le gros Truphème, gagnant que nonune HR =a.150 PS NN 4 MET | oy LL Sea A Sas AN $ - Nhe wo , = ds Là 76 | a re Sores CarDina, = \u2014Si vous ne remplacez pas bien- tot le petit chien Dick qui est mort, Je ne pourrai plus rester chez vous.\u2014Je vois avec plaisir que vous aimiez mon chien, moi aussi je le regrette, mais enfin, pas à ce point.\u2014Naturellement! Ce n'est pas vous qui êtes chargée de nettoyer les assiettes! gros ct se la coulant douce.l\u2019our sûr, à l'uccasion de la permission du petit frère, ils allaient mettre les petits plats dans les grands et ç'allait être huit jours de nuces et de festins! Bastidon, daus le train qui l'emportait, en avait déjà l\u2019eau à la bouche.Sur le quai de la gare, Pinet ct Truphème l'attendaient et ils n\u2019avaient pas changé: l'inet était toujours la petite femme maigre et jaune, qui se mange les sangs et a toujours peur que la terre lui manque, et Truphème, le gros réjoui-bon- temps, la face large comme une lune et rouge comme un poivron, qui trouve (ue tout est bien et qui n'a encore rien découvert de plus agréable que de vivre.Il était, d'ailleurs, plus hilare de coutume, le gros Truphème, car.depuis la guerre des grams, les jour- rages et Jes issues avaient prospére, et il avait gagné de l'argent plus gros que lui, ce qui n\u2019est pas peu dire.Le soir, comme Bastidon = l'avait prévu, on avait mis les petits plats dans les grands pour fêter le poilu.et on avait tiré de la cave les vieilles files poussiéreuses qui ne sortent que pour les grandes occasions.Mais, à peine la Lonne soupe grasse avalée, l\u2018inet demanda: \u2014Alors, qu\u2019est-ce que tu en penses.toi, de la guerre?.\u2014Ca va.,, ça va.tidon.\u2014Tu vois!,,, clama le gros Truplième., Figure-toi que ta soeur ne fait que se lamenter!., Et ça dure, et ci et ça!.A l'en croire, nous en aurions pour deux ans au moins!.\u2014Dame,,.fit Bastidon, il faut le tempsi.\u2014Tu vois!.clama i son tour Finet.Je ne lui fais pas dire.Et qui sait comment ça finira!.Qui sait\u2026 \u2014Tais-toi, vieille chèvret., hurla Truphème.\u2014Pardine!.Toi qui es tranquille au coin de ton feu.engraissant comme un porc à l'engraisi.\u2014Porc,., tu as dit porc.\u2014Oui, je l'ai dit! \u2014Répète un peu, pour voir!.\u2014Oui, je le répêterai!.Pant,.Truphème envoie une pi- fle à Finet.,, Pan! Finet saisit une assiette et la lance à la figure de Truphème, mais elle le rate et c\u2019est Bastidon qui reçoit les éclats.\u2014Hée la., hé la!., fait le poilu; vous n\u2019allez tout de même pas vous battre, aujourd'hui que j'arrive! \u2014Aussi, on a jamais vu une vieille bourrique semblable!., Toujours à pémir., toujours.\u2014Et ce gros fainéant, qui passe sa vie au café et qui.\u2014La paix.la paix!.ordonna Bastidon qui voulait manger tranquille.Le repas s\u2019acheva paisiblement.Mais le lendemain, au déjeuner, que répondit lhas- quand les deux époux se trouvérent encore réunis, voilà Truphème = qui dit: \u2014Ahl!l.,.Finet.,, si tu avais entendu Bastidun nous raconter, à l'apéritif, la bataille d\u2019Arrast,., On les tient.,, on les tient.,, Je ne leur donne pas quinze jours.\u2014Tais-toi, fit la Finet., Tu ne sais pas ce que tu dis!,,, Pas, Bastidon, que nous en avons pour plus de quinze mois?., \u2014Dame, fit le poilu, il est un fait qu'ils sont solidement établis; mais, tout de méme.\u2019 \u2014Tu vois!\u2026, cria Finet en foudroyant son mari de son regard.\u2014Mais attends la suite\u2019.hurla Truphème, Il te dira.\u2014C\u2019est toi qui le dis., Cette guerre est un malheur., Jamais on n\u2019en verra le bout.Et l'hiver qui arrive.\u2014La ferme.beugla Truphéme, \u2014Ce n\u2019est pas toi qui me fera taire, espèce de.\u2014De quoi?.\u2014D'embusqué !.\u2014Embusqué?., Moi?.Truph¢me vit rouge, il saisit le saladier et le lança à la tête de Finet;- mais, dans sa trajectoire, le saladier rencontra la suspension, la réduisit en miettes, puis, détourné de son but, vint frapper en plein visage ce pauvre Bastidon qui déjà se levait pour séparer sa soeur et son beau-frère.\u2014Nom d'un pétard!., poilu.hurla le Un centimètre plus luin et le saladier, lancé d'une main sûre lui cer- vait l\u2019oeil droit; il n'en était quitte, pour cette fois, que pour une déchirure profonde du cuir chevelu d'où le sang coulait abondamment; il courut à la pompe pour se laver, puis chez le pharmacien qui lui fit un pansement rapide.Mais il en avait assez; les voisins l'avaient renseigné depuis le commencement des ostili- tés, la guerre était déclarée entre Finet ct le gros Truphéme, et il ne se passait pas de jours qu'ils ne sc lançassent la vaisselle à la téte pour la plus grande joie du marchand de faïences de Chantepie.Aussi, quand il revint de chez le pharmacien, la téte enveloppée de coton hydrophile, il monta à sa chambre, fit son baluchon, ect se dirigea vers la gare pour prendre le train de quinze heures dix-huit, \u2014Où vas-tu, Bastidon?lui crièrent à la fois Finet et Truphème.\u2014Je retourne au front!\u2026.\u2014Mais ta permission n\u2019est pas terminée?\u2014Merci bien.Jai fait un an de guerre sans une égratignure, et il suffit que je sois ici depuis deux jours pour avoir le crâne en compo- tel.Je tiens à mes abatis, moi, et je retourne dans les tranchées.c\u2019est moins dangereux! Et Bastidon partit par le train de quinze heures dix-huit.RODOLPHE BRINGER.d'ailleurs.Vol, XXXIX \u2014 No 28.L'obstacte.Les commandes sont remplies à 4 semaines d'avis.Tél.Est 2855 JULES PONY LIBRAIRIE FRANÇAISE Publications et journaux français.\u2014 Un grand choix de livres en tous genres.\u2014 Revues modes et broderies .Spécial; \u201cLe Miroir\u201d, le meilleur illustré sur la guerre 374 rue Ste-Catherine Kst MONTREAL.Votre Médécin vous prescrira Le Nouveau Spécifique des Maladies de Poitrines SIROP GAUVIN Pour le Rhume Compsséd'Hucalyptol, Menthol, Chlorodyne, Bromoforme, Gomine d\u2019Rpluctte et Cerlsier Sauvage.Ce nouveau spécitique com rend les mé dicaments reconnus par la Profession Médicale comme étant les plus actifs et les plus efficaces dans le traitement des Maladies de la Gorge, des Bronohites ct des Peumona\u2014Toux, Enrosement, Rhume, Brenchite, Grippe, COQUELUCHE.11 vous guérira.En Vente Partout : 280 In Boutellle J.A.KE.GAUVIN, I'harmacien-Chi- miste 880, rue Ste-Catherine Est, MONTREAL, Canada.THEATRE CANADIEN-FRANCAIS LUNDI, LE 8 MAI Matinée et Soirée UN ACTE DU \u201cPETIT DUC\u201d UN ACTE DE \u201cLES SALTIMBANQUES\u201d UN ACTE DE \u201cBOCCACE\u201d Thérèse Dorgeval, Simonne Rivière, Blanehe Beaumont, Blanche Dubuisson, Gaston Rudolf, Armand Robi, Hector Pellerin, André Descart, Fleury Delville, etc., etc.MARDI, LE 9 MAI Et tout le reste de la semaine Bénéfice des Employés, Musiciens et Artistes.\u201cONE ECOLE DE JEUNES FILLES\u201d Opérette inédite en 3 Actes, de Bisson. Vol.XX XIX \u2014 No 28.LE CANARD, Montréal, 7 Mai 1916.I Les vieilles habitudes Je ne pouvais faire autrement que d'inviter le sergent Cabassol a passer ses quatre jours de permission dans ma maison de campagne; Marius Cabassol était le fils unique des Cabassol-Delattre, une vieille famille lilloise et amie, retenue là-bas par l'invasion.Lorsqu'il descendit du train à la halte de Folleville-sur-Odon, je fis approcher la voiture, mais l'autre refusa net.\u2014Vous n'y pensez pas: Ça changerait mes habitudes.Nous allons faire la route à pied.Tandis que je suais les huit kilo- mêtres sous le soleil méridien, les chaumières délabrées \u2014 il y en a tant dans notre Normandie qui se dépeuple \u2014 excitaient son admiration.\u2014Quel délicieux pays! Regardez cette masure sans toit., et cette chapelle en ruines.Voilà comme je comprends le paysage! Nous arrivames à la maison un retard sensible.avec l'endant que je m'épongeais, Marius, escorté de ma famille, faisait le tour du jardin ancestral, Je l'entendais daus la hasse-cour, démontrant à ma femme que les fils de fer protecteurs étaient disposés en dépit du bon sens.Mais au moment de passer à table, le poilu se révolta.\u2014Vous plaisantez! Jamais je ne pourrais manger là-dedans.Ça bouleverserait mes habitudes! Et ce n\u2019est qu'après s'être creusé une tranchée dans un carré de pois que Marius consentit à attaquer la blanquette desséchée et le poulet sans sauce.Il déclina l'invitation de mon pro- brictaire à une promenade = dans sa limousine.\u2014Pensez-vous, me confiait-il, une auto qui n\u2019est même pas blindée! Je vais faire faire l'exercice aux gosses, ça sera mieux dans mes habitudes.11 accepta pourtant un lit, mais modifia la disposition des meubles et se coucha dès lit heures, en nous suppliant de le hercer des bruits du front.Au troisième jour, je rappelais suffisamment.sur une bassinoire.le bruit see du 73.et Toto, à l'aide d'un moulin à café, imitaïit à s\u2019y méprendre le crépitement de ln mitrailleuse.Mais le temps passe vite et Marius dut nous quitter dans l« consternation générale.Comme je venais de le conduire à la gare, je trouvai le Père Anatole qui sonnait à la grille.-\u2014Îl est parti?interrogea le hirbe.\u2014Hé oui, vieux, parti depuis une heure: tu avais affaire à lui?It le mendigot.tirant de sa peche une boite où grouillait des insectes innommahbles: \u2014C'est que tous les jours il m'en achetait pour quatre sous.vu qu'il n'avait pas l'habitude de dormir sans un peu de compagnie.RENE GILLY.Une vieille chanson française par semaine Plus on est de Fous PLUS ON RIT Des frelons bravant la piqûre.Que j'aime à voir.dans ce séjour, Le joyeux troupeau d'Epicure Se recruter de jour en jour! Francs buveurs que Bacchus attire Dans ces retraites qu\u2019il chérit, Avec nous venez boire et rire: Mus on est de fous (bis), plus on rit.(Bis) Ma règle est plus douce ot plus prompte Que les calculs de nos savants: C'est le verre en main que je compte Mes vrais amis.les hons vivants! Plus je bois, plus leur nombre aux- mente.Et quand ma coupe se tarit.Au lieu de quinze j'en vois trente.Plus on est de fous (his).plus on rit.(Bis) Si j'avais une cave pleine Des vins choisis que nous sablons.Et grande au mains comme la plaine De St-Denis ou des Sablons, Man pinceau, trempé dans la lie.Sur tous les murs aurait écrit: Entrez.enfants de la folie, \"lus on est de fous (his), plus on rit.(Bis) Entrez.soutiens de la sagesse.Apôtres de l'humanité, Entrez, amis de la richesse: Entrez, amants de la beauté: Entrez, fillettes dégourdies: Vieilles qui visez à l'esprit: Entrez.auteurs de tragédies: Mus on est de fous (bis).plus on rit.(Bis) Puisque notre vie a des bornes, Aux enfers un jour nous irons: Et, malgré le diable et ses cornes.Aux enfers un jour nous rirons:; L'heureux espoir! que vous en sem: ble?Or.voici ce qui te nourrit: Nous serons là-bas tous ensemble: Plus on est de fous (his), plus en rit.(Bis.) ARMAND GOUFLE, 1: PARC SOHMER :-: Ouvert tous les Dimanches à 3 hrs et 8 hrs P.M.ATTRACTIONS ET LA BANDE DU PARC ADMISSION, 10cts THEATRE NATIONAL FRANCAIS EST 1780 DIRECTION, CHS.SCHAUTEN SEMAINE DU 8 MAI 1916 ROSE DE LUYS DANS MME SANS GENE La Célèbre Comédie de Victorien Sardou TOUTE LA TROUPE EN SCENE Matinée et Soirée Tous les Jours THEATRE NATIONAL AUJOURD'HUI DIMANCIIE GRAND SPECTACLE DE VUES ANIMEES DISTRIBUTION DE 25 PRIX 2 \u2014 82.50 EN OR \u2014 2 EN MATINEE ET EN SOIREE CHAPLIN\u2014dans \u2018\u2019Le Matelot Malgré Lui\u201d LA MAISON A SURPRISE\u2014En deux Rouleaux PIQUE\u2014En trois Rouleaux HOYDEN-\u2014En deux Rouleaux BT PLUSIEURS AUTRES VUES 5 ot 10 Cts PRIX 5 et 10Cta \u2014Alors, votre mari est invalide.\u2014Non, il a perdu quelques membres à la guerre, mais grâce à Conrad Martin, il est rafistolé.\u2014Gomment, Conrad Martin?\u2014Oui.36-38 rue Craig Est, MONTREAL.ou l'on trouve toujours un assortiment de bandages herniaires, appareils orthopédiques, membres artificiels, supports, bas élastiques, etc, EXAMEN DES YEUX Guérison des yeux sans médicaments, opération, ni douleur, Nos \u201cverres toric\u201d nouveau style \u201ca ordre\u201d, sont garantis pour bien \u201cvoir de loin et de près\u2019, tracer, coudre, lire et écrire, Consultez le meilleur de Montréal / Le Spécialiste BEAUMIER 3 ih DE L'INSTITUT D'OPTIQUE 144 Est, rue Ste-Catherine, Fétet-cevite Montréal.AVIS.\u2014Cetteannonce rapportée vaut 15 sous par dollar sur toutachaten lunetterie.Spécialité: Yeux artificiels.N'achetez jamalsdes/jed/ers niaux magasins à-l0oul-/aire, si vous tenez À vos yeux RUE MANCE Près Van Horne MAISON A VENDR SIX LOGEMENTS 4 pièces chacun.Améliorations modernes.Chambre de Bain, W.-C., Cave cimentée, Fixe tures Electriques, Bouilloires à eau chaude, Ete.Prix, $11,000.Peu de comptant requis.S\u2019adresser au Journal \u201cLE BULLETIN\u201d 109 Ontario Est. LE CANARD, Montréal, 7 Mai 1916.Vol.XXXIX \u2014 No 28.| Sir Sam fuse! * + * Vive le 150ëme! + .Borden ne dort plus.Aurons-nous une grève?* * ° Le 22ème fat parler de lur » + Les Boches Argonn.isent.* + * Sir Lomer Gouin et la prospérité.* » » On parlait trève\u2026 on perlera grève.M.Sauvé ne sauvera pas sou dépôt, » + + l\u2019artons-en de la propreté des rues.* .Le rideau de feu de Verdun est un peu là, à ce qu'il paraît.* À Mire Charles Laurendeau à le bon motif! * +.M.Pigeon demeure depuis plus de 40 aus dans la division St-I.onis.* * + Sir Lomer Gouin est le Wiltrid laurier de la province de Québec.* \u201c 0» M.A.-1P.l'igeon est \u2014 depuis longtemps \u2014 avec Sir Lomer Gouin.Votez pour Gouin, si vous voulez voter contre Borden, * +.est contre l'instrue- le JALOUX.* On ne dira pas que 1910 \u201cboom\u201d du couservatisme.» + .Hy a des socialistes a Montréal, 1 y a aussi des gens sociales.+ * ° Le roi Ferdinand de Bulgarie un peu dans la m.outarde.° * » Entin, le service militaire est complet.M.Cousineau tion publique.sera le est ° .+.Cousineatt et Sauvé, Voilà toute l'opposition.+ +.Les libéraux déploient partout une ardeur enthousiaste.» * + La société \"Sinn lFein\u201d est une plaie irlandaise.+ * * Les Russes sont en france.Les Canayens itou! + * * Mais les Allemands finiront par.COMPRENDRE.TURLUPINADES Le colonel Allison est toujours ma- Lule.diplomatiquement.* + * M.Blumenthal en veut encore a la police.Mais Péchevin Turcot fui fait houcher son coin.de houche.+ + + \\-F.l'igeon, c'est votre homue, c'est notre donne, cest l'homme de tout le monde.* + Li Mais Bourassa ne dit rien \u2014 ne peut rien dire \u2014 contre le gouvernement Gouin.+ * * A Pâques il a plu.Il a même tant pli qu\u2019on ne sait plus dans quel pays il a le plus plu.* * * Cousineau se f.de ta question bilingue, Mors, qu'il reste chez lui \u2014 an plutôt à Toronto.«ta le consul de Russie est décoré, mais le consul de France Fétait bien longtemps avant, * \u201c+ Toute la province de Québec \u2014 TOUTE \u2014 sera pour les candidats de Sir Loomer Gouin, * * * Washington se prépare à la guerre.Mais auparavant, il y aura une der- mère, dernière, dernière note.* a Prochainement le \u201cCanard\u201d aura une interview à l'oeil avec M.Bourasst et Marie KRaspulaire.* * + Tous les propriétaires d'automobile voteront pour les candidats de Sir Il y a une raison.* » + * St-Louis à choisi son futur député.\u2018Fout Je monde dit que c'est M.A-P.Pigeon.Loomer Gouin.+ .Le programme de M.Cousineau c'est: Je veux le pouvoir pour pouvoir l'offrir à Borden, * rr 0» M.A.-1'.Pigeon et tous les candidats libéraux seront élus.car le peuple est là, * * > Uoy a des conservateurs honnêtes.Le 22 mai, ces bans citoyens seront\u2014 ponr une fois \u2014 de bons libéraux, car ils voteront pour Gouin, * * * A vendre, a bon compte, une ha- lance de stock d'un tas de détritus de toutes sortes.S'adresser à Concordia & Co, Médérie Martin, Mer.* * * Les libéraux sont des patriotes.On peut être Anglais, Ecossais, Juif, Italien, mais pas \u2018bleu\u2019 dans la province de Québec.Aux femmes de Londres.le l'ère GE, parce qu'elle est \u201ccanayenne\u201d et patriote, parce que (aussi) elle est bien gouvernée.* + Le peuple allemand volte.a faim et se ré- Le peuple de la province de Québec a le ventre plein, grâce à Gouin.» .4 Sides conservateurs n'ont pas de confiance en Cousineut, comment voulez-vous que les électeurs votent bleu?* «0s Votre médecin, \u201cil est patriote.vous preserira de voter \u2014 deux fois plutôt qu'une \u2014 pour les candidats de Sir Lomer Gouin.» + + .« + .Nous pardonnerions à Cousineau d'ètre un bouffon s'il avait de l'esprit.Les bouffons des anciens France étaient intelligents.rois de +e M.Philémon Cousineau devra expliquer, dit-on, devant le Barreau de Montréal, certaines paroles qu'il a prononcées à Sherbrooke.* * * \u201csupplémentaires conservateurs\u201d demandés aux munes s'élèvent à S28.282087.Que pensez-vous des amis de M.Cousineat, le plus bleu des bleus?des com- Les crédits PE En temps de guerre, il ne faut pas badiner.Le mieux done est de voter (deux fois plutôt qu'une) pour le parti de Sir Wilfrid Laurier.en votant pour son lieutenant, Sir Lomer Gouin.» * * Villa est un boche.Cousineau est un bleu.lavergne est un rouge.Ce que c'est, tout de même, que le monde! + Jusqu'au grand chef nationaliste.oui, parfaitement, même lui \u2014 qui critique tout, qui veut tout démentibuler \u2014 ne peut rien dire contre Sir Lomer Gouin.C\u2019est désolant.pour eux.* Un problème est à résoudre.ll! y aura une disette de papier! Voilà pourquoi le \u201cCanard\u201d qui devait pa- raitre sur 30 pages ne le pourra pas.faute de papier.+ * + Rajuster les finances de la Ville: tel est le premier but que notre nouvelle administration municipale juge à propos de poursuivre.Qui veut la fin doit prendre les moyens.* * * On dit, sans médire.ni \u201cmot dit\u201d.que Herr Von Bourassa est parti pour I'lrlande.A Dublin, Toronto ou Québee le grand t'Henri est toujours chez lui.Le gouscrnement Gouin a.du poil aux pattes \u2014 comme le plus brave des poilus.L'image est un peu risquée, mais elle est la vraie photographie de la situation.» .De la \u201cPatrie\u201d: \u201cJ'ai là, dans mon tiroir, un millier de \u201cfilleuls\u201d qui attendent\u201d La mère Gigogne ue logeait dans son tiroir qu'un polichinelle à la fois, M.Téry est plus fécondd.+ + * C onservateur O rgueilleur, c\u2019est U n type qui S ¢ fait rare.11 est comme le chef ationaliste: on n parle pour rire! u 22 mai on dira nanimement NON pour Cousineau.* * + Dans St-Louis, M.A.-P.Pigeon sc présente comme candidat libéral: \u201cSt- Louis devrait être représenté par un Canadien-français, dit-il; nous avons déjà deux Juifs qui représentent les quartiers St-Louis et St-Laurent à Phôtel de ville\u201d.M.Pigeon demeure depuis plus de 40 aus dans la division St-Louis.c»uz .2 De la \u201cPresse\u201d, un article intitulé: \u201cLe ravage du zeppelin à Salonique\u201d: *.on n'entend que des cris et des lamentations.Tous les pauvres gens surpris dans leur sommeil \u201cpar la mort brutale\u201d fuient en désordre.ete.\u201d Fuir après avoir été surpris par la mort brutale! On a bien raison de dire que les morts vont vite.«oe En ce siècle de record, M.Hilaire St-Pierre, de Québec, en détient un qui n'est pas ordinaire: celui de faire baptiser son 33ème enfant.M.St-Pierre n\u2019a que 56 ans.D'un premier mariage, en 1882, il eut 13 enfants, et sa seconde femme vient de lui offrir son zoëme.Voilà une famille qui a noblement fait son devoir envers la patrie canadienne.M.St-Pierre aura bien gagné les $30 que le gouvernement Gouin donne aux familles de 12 enfants et plus.,* M.Philémon Cousineau parcourt actuellement la province pour critiquer le gouvernement Gouin et se plait, dans un but uniquement politique, à dénaturer l'ocuvre éminemment progressiste ct nationale de la création de l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales ct de Penseignement technique.Pendant ce temps, la France s'cc- cupe, malgré les graves soucis de l'heure présente, de réformer et d\u2019améliorer son système d'enseignement technique et professionnel."]
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