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Titre :
Le Canard : journal humoristique
Journal hebdomadaire humoristique et satirique qui a connu un vif succès en son temps. [...]

Le premier numéro de ce journal fondé par Hector Berthelot - qui en est aussi le principal rédacteur - paraît le 6 octobre 1877. Le succès est immédiat, comme en témoigne le tirage, qui passe du simple au décuple au cours des deux premiers mois. Berthelot n'est pas précisément un néophyte : il a été auparavant collaborateur à La Scie de Québec, une feuille humoristique, et reporter au Bien public de Montréal avant de passer à La Minerve, qu'il quitte en 1878, Le Canard lui demandant trop de travail.

Cet hebdomadaire humoristique changera plusieurs fois de titre. En août 1879, Berthelot cède son journal à Honoré Beaugrand pour fonder, le 23, Le Vrai Canard. Il le remplace, le 12 novembre 1881, par Le Grognard afin que le public ne confonde plus Le Vrai Canard et Le Canard, qui ne cesse de publier des âneries et des insultes qu'on ne manque pas, à son grand déplaisir, de lui attribuer. Des difficultés financières le forcent toutefois à se départir de son journal le 8 mars 1884. Le 25 septembre 1886, Le Violon est rebaptisé Le Grognard.

Quant au Canard, que Ladébauche (un personnage inventé par Berthelot) a popularisé, il continue son chemin avec son nouveau propriétaire, Honoré Beaugrand.

En 1888, Le Violon disparaît pour faire place à Passepartout jusqu'en 1893. En 1893, Berthelot reprend Le Canard, qui a cessé sa publication depuis le 24 septembre 1887. Le petit journal revient au titre premier, Le Canard, avec A.-P. Pigeon comme administrateur.

Le journal contient des textes et des chroniques féroces de satire politique, ainsi que des caricatures, des dessins humoristiques et des bandes dessinées, légendées pour la plupart, sous la plume de Berthelot lui-même ou sous celle d'Henri Julien (qui signe parfois Octavo ou Crincrin), d'Albert-Samuel Brodeur ou d'Arthur Racey.

En dépit de sa disparition en 1936, Le Canard ne cesse de fasciner les éditeurs. À preuve, ces trois tentatives de le relancer : une première a lieu le 21 septembre 1957 et indique une 85e année d'existence; une seconde, en date de mai 1973, fait mention de 96 ans d'existence et affiche l'épithète « québécois »; une dernière et éphémère reprise a lieu en 1976.

À noter que cet hebdomadaire est l'un des premiers journaux humoristiques à se doter d'une presse à vapeur et à publier des illustrations en couleur.

Il était tiré à 500 exemplaires en octobre 1877, à 10 000 en décembre 1877, à 15 000 en mars 1879, à 8 500 en 1910 et à 45 000 en 1933.

Principaux collaborateurs : Hector Berthelot, Henri Julien, Arthur Racey et Albert-Samuel Brodeur.

Sources

« Les journaux satiriques du XIXe siècle », Bibliothèque et Archives Canada,

http://www.collectionscanada.gc.ca/comics/027002-7100-f.html.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, vol. 2, p. 257-259.

BOIVIN, Aurélien, « Berthelot, Hector », Dictionnaire biographique du Canada,

[en ligne]

TASSÉ, Henriette, La vie humoristique d'Hector Berthelot, Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1934, p. 51-62.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1893-
Contenu spécifique :
dimanche 1 juillet 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Passepartout (Sorel, Québec)
  • Successeur :
  • Canard québécois
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Références

Le Canard : journal humoristique, 1917-07-01, Collections de BAnQ.

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[" Vol.XL \u2014 No 36.\u2014 MONTREAL, ler JUILLET 1917.H Cin q Cen tins | Humoristique \u2014 Satirique \u2014 Politique \u2014 Littéraire \u2014 Illustré \u201cLe vrai peut quelquefois n\u2019être pas vrai sans blague \u201d \u2014 BOISL'EAU.Rédigé en Collaboration.Administration: 105 à 109 rue Ontario Est.SEVIGNY-CRAMPON > ] R PLU M 1 Les phrases célèbres: \u201cJ'y suis, j'y reste\u201d.Oui, mon portefeuille je le garde pour faire plaisir aux 25,000 Canayens de la Province de Québec que je désire envoyer à la guerre malgré eux. 2 LE CANARD, Montréal, 1er Juillet 1917.Vol.XL \u2014 No 36.I UN CONTE PAR SEMAINE Une Chinoiserie Dès qu'il eut clos la porte de son appartement où il rentrait d'une expédition heureuse, M.Drossin n'éprouva plus la fatigue d'avoir monté les cinq étages de l'escalier, avec la charge du paravent chinois qu'il rapportait, en auto, d'une boutique de la Glacière.Le double tour de clé donné à la serrure, il tendit la chaine de sûreté contre les voleurs, mü par cette instinctive méfiance propre à l'homme qui vient, lui-me- me, de voler quelqu'un, \u201cVoyons ça!\u201d dit-il aux bibelots de l\u2019antichambre.C'étaient, autant dire, pour lui, des personnes.Le moindre lui avait coûté une bribe de sa vie, tellement collectionner le passionnait.A travers les glaces convexes de sa vitrine d'ivoires et de jades, il caressa de l\u2019ocil sa *Léda au cygne\u201d, une pièce obtenue, moyennant peu, d'un matelot samosate, ivre, dans un bouge de Marseille.Le paravent valait cent fois et plus, cette \u201cLeda\u201d qui semblait frissonner de joie.L'amateur alluma toutes les lampes aux trois lustres et aux appliques de l'atelier où il entassait ses acquisitions.Les quatre volets du meuble déployés dans l'éclatante lumière, il jouit du beau décor.Ensuite, penché dessus, accroupi, se relevant peu à peu, les cils de son ocil droit arrêtés par la lentille du cristal, il promena la loupe devant la merveilleuse laque, avec méthode.Le rouge, l'or.le noir, des verts de bronze d\u2019une chaleur aussi riche qu'on la voit sur la carapace des plus beaux scarabées, contaient, daus une très harmonieuse splendeur, l'aventure d'un guerrier au masque atroce comme la guerre, d'une cigu- gne très digne, d'un dragon à la langue de feu, d'une lourde tortue.H v avait aussi, par milliers, des fleurettes présentées dans l'écrin d'une prairie; un arbre, pavoisé d'oiseaux et d'insectes plus près de repre- senter la variété des couleurs ou l'infini des formes, que le fond de l'immense coffret des mers.M.Brossin coupa court à l'excès d'éclairage électrique: une seule ampoule brûla, En lui, était la jubilation d'avoir payé vingt-cinq louis, à un brocanteur qui encaissait rarement pareille somme, un paravent de laque capable de réaliser le centuple, après une ou deux ventes publiques consacrées par les experts.Sur un coin de table, dans son atelier sombre, le connaisseur dina de sardines à l'huile, d'un croûton de pain et d\u2019une orange.Il fuma une pipe, non sans revenir à sa belle emplette, de temps à autre, pour la palper, pour sentir le glissement de la matière polie sous ses phalangettes qui la parmouraient amoureusement.Le sommeil le surprit dans un fauteuil, face au paravent, éclairé de la seule lampe qu'il avait maintenue en incandescence, Et voici que la lourde tortue se prit à folitrer, comme le peut une tortue chinoise, écrasant des fleurettes qui s'en plaignaient à petits soupirs parfumés, Daus l'arbre, tes oiseaux pourchassaient les insectes, à grand bruit d'ailes, de branches, de gosiers qui lançaient des notes pures stridentes, féruces.La cigogne fléchissait sur ses longues jambes, pour aller de l'un à l'autre des quatre volets du paravent, très digne et sans desscin plus élevé que d'être toujours en vue, où que se portassent les yeux, Celui qu\u2019elle montrait, car elle avait la vie réduite au profil, trahissait la satisfaction d'une grande dame contente de son couturier, de sa modiste, de son amant, de son mari et de l'univers que ce petit lot figure pour son inconscience.La langue Haunbovante du dragon n'était plus qu'un organe débonnaire et pacifique dont il usait à lisser les écailles de son corps déroulé et de ses pattes torses de basset, Seul, le guerrier s'obstinait dans l'immobilité d'une chose, le sabre haut à sa droite levée pour un massacre, la bouche, le regard, les joues saisies d'une exaltation sauvage qui ne produisait rien.11 sauta du paravent, parce que l'ame de M.Brossin endormi lui reprochait, avec une insultante véhémence, de ne point prendre les mé- mes libertés que son entourage.\u201cJe suis le dieu de la guerre!\u201d hurla-t-il au nez de M.Brossin qui ronflait.Déjà celui-ci déplorait de l'avoir mis en action.Il pensa mourir d\u2019asphyxie, les narines et la gorge infectées de vapeurs puantes et corrosives.Je sabre du guerrier décrivit d'immenses moulinets, au cours desquels l'amateur d'antiquités éprouva plusieurs fois le tourment de la décollation et le supplice de se croire, dans les intervalles, la tête reposée à l'envers, 11 demanda grâce, avec cette énergie désespérée que le rêve octroie à la faiblesse, et il obtint de son bourreau de n'avoir, à tout cela, perdu qu\u2019une oreille.\u201cMisérable curiosité de l'homme!\u201d gronda le sabreur.Au vent de son souffle, M.Brossin trembla au point de se figurer qu'une puissance néfaste l'avait changé en une toute petite feuille perdue à la cime de l'arbre le plus haut et le plus dépouillé, dans une plaine où siffle rageusement l'hiver.\u201cL\u2019artisan qui m'a entouré de cette cigogne, de ces bestioles, de ces fleurs et de cette tortue a mis en moi toute sa peur de la guerre.et tu prétends me voir agir !\u201d Avec une très ingénue mauvaise foi, M.Brossin dlémentit, d'un misérable dodelinement du chef, qu\u2019il cût jamais souhaité un tel spectacle.D'un foule de mots que lui débita le Chinois de paravent, il ne retint d'abord que ceux qui en dataient la fabrication au NVIIIe siècle de l'ère occidentale, et donnaient pour son auteur, un nommé 'ao- Li-Ping qui pratiquait la philosophie autant que l'art et savait que, la mort venue, tout est néant après avoir été vanité.Cependant, le ton grave du guerrier contraignit M.Drossin à mieux écouter.\u201cMalheur a celui qui me déchaine! Il ne sait ce qu'il fait.faute de connaitre où je le conduirai.Moi-même, je ignore.Le sang des hom- nes me fortifie ct excite l\u2019appétit que j'en ai, Moi, qui suis un dieu et le dieu de la guerre, je n'envisage ni la victoire des uns, ni la défaite des autres: je me gorge de sang frais, sans pouvoir jamais m'en rassasier.J'ai vu toutes les guerres à travers les siècles et sur le globe universel.l\u2019artout, toujours, d\u2019humbles hommes se sont entre-tués, par milliers et milliers, sous l'impulsion de quelques douzaines hommes orgueilleux : et c'est toujours le soldat qui fait la victoire.\u201d M.Brossin n'en croyait la seule oreille que lui eût lnissée en place le Chinois de paravent qui se donnait pour le dieu de la guerre, Humanis¢ par sa propre harangue, celui-ci rattacha où il fallait, sy métrique- ment, l'orcille dont il avait émondé l'amateur de laques, et il réintégra le paravent et le silence.Le calme et l'objet accuciltirent ensemble lc réveil de M.Brossin au petit jour.Le bonhomme était tout courbaturé d'avoir dormi sur un fauteuil ; mais il avait l'esprit gaillard, pour avoir trouvé, dans un songe, une parcelle de vérité, et parce que son beau paravent n'était pas une chimère.CHARLES-IMENRY HIRSCIL LE COUPABLE (Air: \u201cOn est Canadien\u201d) Sir Robert Borden veut nous cuvoyer en guerre, Il veut nous imposer la conscription.Mais on lui cassera la tite Avant de partir pour le front.Sir Robert Borden a présenté son projet.On va maintenant étudier la situation, Que tes libéraux veulent jeter aux déchets Avant d'avoir cu des élections Tout lc peuple demande des élections genérales Avant que Borden devienne trop furieux, Que tous les libéraux punissent le coupable.Et que lc peuple en soit heureux.L'hon.Blondin, ainsi que Sévigny, Voujait nous faire tués comme des meules ; Mais on lui montrera qu\u2019on a pas peur de lui, Parce que on saisira tous les meubles ! BISOUAC. Vol.XL \u2014 No 36.LE CANARD, Montréal, ler Juillet 1917.3 Anecdotes et Récits Canadiens M.JULES BOIS \u2014 EMMA CALVE.\u2014\u201cQuel âge a-t-il?demandait une jeune femme en sortant d'une conférence de M.Jules Bois à l\u2019Institut Canadien\u2014\u201cMoi, ma chère,\u201d dit une de ses amies, je lui donne trente-sept ans.\u201d \u2014\u201cMoi aussi,\u201d ajouta la jeune admiratrice du missionnaire français.Evidemment, l'amour est aveugle! Ces deux charmantes personnes nc sc trompaient que de dix ans: M.Lois est né en 1870, à Marscilles.\u2014\u201cComument le savez-vous ?\u2014\"Mais tout simplement parce que je le lui ai demandé.\u2014\u201cOh! moi, je n'aurais pas osé!\u201d Il n\u2019était pas nécessaire d\u2019ailleurs de le demander à M.Bois, on n\u2019avait qu\u2019à ouvrir Larousse, car on parle de M.Bois dans Larousse, et on y lit, en effet, que l'auteur d'Hippolyte couronné est né en 1870.Ce qu'on ne dit pas dans Larousse, c'est que M.Jules Bois doit tous ses succès\u2014voilà qui devient intéressant\u2014à une femme.\u2014\u201cUne femme?\u2014\u201c Mais oui, parfaitement, une femme.Et c\u2019est sans doute ce qui a fait de M.Jules Bois un féministe si acharné.Il y a quelque chose comme trente ans, Emma Calvé, la grande cantatrice française \u2014qui a créé Carmen et que des Québecois ont sans doute applaudice à Paris ou en Amérique\u2014lEmma Calvé, done, était au théâtre ce qu\u2019est Caruso de nos jours.Elle ne touchait peut-être pas des cachets de trois ou quatre mille dollars mais enfin elle était riche.Or, Calvé eut un jour l'idée d'être utile à quelque chose, ou plutôt à quelqu\u2019un.Et elle offrit à un grand lycée français une bourse qui servirait à payer l'instruction d'un jeune homme.L\u2019un des premiers, sinon le premier, à bénéficier de la générosité de Madame Calvé, fut un jeune homme du nom de Jules Bois, qui devait être un jour un des plus grands orientalistes de l'Europe, un des plus distingués littérateurs de France.ct que le hasard.de la guerre devait conduire à Québec.Un dés plus distingués littérateurs de France! Oh oui! car M.Jules Bois a fait autre chose que son Hippolyte couronné et.ses conférences de Québec.Outre deux volumes de vers, nous apprend Larousse: \u2018Il ne faut pas mourir\u201d (1894) et \u201cPrière\u201d, il a donné \u201cl'Eternelle Poupée\u201d (1894) où il expose ce qu'il y a de plus artificiel dans la vie soctale.l\u2019uis vinrent: \u201cLa Douleur d\u2019Aimer\u201d (1895), confessions d'un jeune homme: \u201cle Satanisme et la Magie\u201d (1895), ouvrage mis à l'Index, interdiction que Léon XIII leva depuis; \u201cl'EEve nouvelle\u201d (1896), premier et retentissant appel littéraire en faveur de l'égalité sociale et morale de la femme avec l\u2019homme, suivi de \u201cla Femme inquiète\u201d (1897) où l'Eve nouvelle apparaît, en tune série de petits récits, tourmentée par sa propre conquête ; \u201cune Nouvelle Douleur\u201d (1899) qui est celle de l'homme trouvant en la femme qu\u2019il aime un être intelligent et moral égal à lui et rebelle à son joug; \u201cl\u2019Au-delà et les Forces inconnues\u201d (1902) \u201c\u2019opition de l'élite sur le Mystère\u201d, \u201cle Monde invisible\u201d, critique énergique des spirites, occultistes, théosophes ou mages ; \u201cle Mystère et la Volupté\u201d (1yo1), recueil de nouvelles écrites en Syrie, au cours d'un voyage en Asie et en Egypte, dont Jules Dois a, en partie, fixé les impressions dans \u201cVisions de l'Inde\u201d (1903) ; le Miracle Moderne\u201d et un volume où l'auteur a réuni quelques-unes des conférences qu'il a faites à l'étranger et dont le titre: \u201cUne seule morale pour les deux sexes\u201d, résume la nature et les limites de son féminisme.Ajoutons une petite pièce philosophique en prose: \u201cla Taube\u201d; un poème dramatique: \u201cles Noces de Satan\u201d, nris à la scène par Lugué loc: et \u201cla Porte héroïque du Ciel\u201d, \u2018drame isotérique\u201d joué sur te théâtre Antoine de la Rochefoucauld\u2014\"Et quel âge a Madame Calvé:\u201d dira-t-on.\u2014\"Oh! rassurez-vous, Madame Calvé a 56 ans.\u201d \u201c0: BOYCOTTE.La Ligue des Ménageres \u2014 \u2018Ligne l'in-ti Noir\u201d comme on l\u2019appelle en certains quartiers \u2014 a décidé de boycotter les tomates en boite jusqu'à ce qu'on les vende deux boites pour 25 cents.La Ligue a réussi, du moins en partie; quelques épiciers donnent pour 25 cents deux boîtes ; mais celles-ci sont plus petites et équivalent juste à l'une des anciennes grosses boites.On avait aussi décidé de hovcotter le sirop d'érable jusqu'à ce que les épiciers le vendent à $1.50 au lieu de $1.75.Résultat: Deux jours après le sirop d'érable était marqué à $2.00.:0: ORIGINALITE.Le \"Saint John's Jobs Store\u201d et non le \u2018Quebec Jobs Store\u201d, comme nous avions dit cuis un autre numero, est fermé.La dernière installation était formée d'exemplaires du \u2018\u201cCanard\u201d qui était très touché de se trouver parmi les bottines, les jupes, les \u2018\u2019satchells\u2019\u2019 et les corsets de l'établissement.Son propriétaire, flatté de notre attention à son égard n'a pas voulu abandonner le commerce où il brillait d'un éclat vraiment cblouissant, sans manifester un dernier côté de son originali- te :0: UNE ERREUR.La petite femme qui est allée, dimanche après-midi, déposer dans l\u2019une des nouvelles boites à déchets un colis destiné à la poste croyant qu'il s'agissait d'une boite postale, a-t-clle, depuis ce jour-là, reconnu son erreur?.En ce cas, nous avons le plaisir de fui annoncer de ne plus pleurer sur son colis qui parviendra à destination car un monsieur charitable est allé le chercher du lieu de sa fausse destination pour le remettre dans la bonne voice. 4 LE CANARD, Montréal, 1er Juillet 1917.Vol.XL \u2014 No 36.Au Firmament Artistique \u2014 ET \u2014\u2014 Chez les Amateurs \u201cPaul Cazeneuve et la Bombe\u201d \u2018 On dit \u2014 dame.c'est.dame rumeur qui le dit \u2014 que M.Paul Cazeneuve sera l'an prochain directeur d\u2019un théâtre à Montréal avec comme élément de succès Roberval, Miral, Robi, Dhavrol, Filion, Hamel, Julien Daoust, Louis Labelle, Petit-lean, Palmicri, Darcy, Cartal, Harmant, Louis Vérande, et autres anciennes et nouvelles célébrités.Ce potin nous rappelle \u201cCazeneuve et son temps\u201d et, comme par hasard, cet article de Ja \u201cBombe\u201d, dirigée alors par le rédacteur actuel du \u201cCanard\u201d, nous tombe sous la main, En ce temps-là, août 1909, les théâtres étaient prospères à Montréal, messieurs les \u2018\u201cM'as-tu vu\u201d avaient tous leur engagement en poche, et messieurs les directeurs ne \u2018\u2019kikaient\u201d pas pour payer des cachets fabuleux (demandez à.ceux d'alors).Aussi le chroniqueur théâtral pouvait, sans se faire \u201cconter ça\u201d, dauber MM.les artistes.Celui que nous reproduisons ci-dessous en est un échantillon.CHEZ CAZENEUVE, STRACHAN & CO.Théâtre National Français mis en cause.INTERVIEW.A L'OEIL.Il y a longtemps que je cultivais cette idée d'aller interviewer le Méphistopliélés du Théâtre National Français, sur ses projets artistiques pour la prochaine saison.Avec l'aide des dieux, et grâce à l'influence d'un grand manitou, j'obtins le mot de passe sans lequel aucun mortel ne peut frôler ce grand admirateur du grand Lassalle, qu£est le non moins grand directeur du National.AN Comme j'arrivais devant l'entrée montimentale de notre vieille institution mélodramatique je compris bien vite l'importance de la révolution qui s'était accomplie dans le vieil immeuble.Le gardien, non costumé, était confortablement assis au milieu du \u201clobby '\u2014pour dire comme Paul\u2014dans l\u2019attitude de la sentinelle qui dit: \u201cVous ne passerez pas!\u201d Impressionné, je franchissais le seuil quand sa voix me cria: \u2014Quoi t'est-c\u2019 qu\u2019 vous v'lez, m'sieu?Et l'air impératif du fonctionnaire non costumé me barra le passage.Timidement, je tendis ma carte.Le fonctionnaire, toujours non-costu- mé, l'examina longuement, puis, d'une voix polie mais sévère, daigna me dire, en w'indiquant son propre siège: \u2014Assisez-vous don\u2019, j'va\u2019s voire.Et, effectivement, il alla voir.Je ne sais pas ce qu\u2019il vit, mais j'entendis ceci: \u2014G.! je vous avais dit de me sacrer la paix.\u2014C'est un journaliste.\u2014The devit with him! \u2014Ben, quoi t'est-ce qu'voulez qu\u2019 j\u2019y répondes?Un tramway payez cash en entrant qui passait m'empêcha d'entendre la suite.Le fonctionnaire reparut; il allait me dire quelque chose d\u2019un air narquois, quand une voix se fit entendre dans les ténèbres: \u201cLaissez entrer; vous savez bien que je suis aux ordres de la \u201cBombe\u201d et de son rédacteur.\u201d Puis, l'air se remplit de fumée, de souffre ct de lueurs phosphorescentes\u2026 M.Paul Cazeneuve, en chair et en os (en chair surtout) venait d'apparaître par une trappe.Lui.\u2014How do you do?Moi.\u2014Pas mal, merci.Lui\u2014I am very glad to see you.Moi.\u2014Et moi.donc; j'avais hite de vous revoir en bonne santé.Lui.\u2014Oh! don't talk about santé! trop de santé est cause que mon ventre se refuse à faire le jeunc premier.Moi\u2014Oh! vous exagérez.Lui.-\u2014Not a dan\u2019 bit.Mais entrez donc.Et, très courtois, selon sa coutume, l\u2019éminent directeur me fit déposer ce que vous savez sur un fauteuil qui, malheureusement, ne l'était que de nom.Puis, trouvant enfin le tour de causer en français: Lui\u2014En quoi, cher monsieur, puis-je vous être utile ou agréable?Potins, On-dits, Notes, Nouvelles et.Canards.Voulez-vous que je vous donne unc annonce?Moi.\u2014Non, maitre.Je viens vous interviewer.Lui.\u2014All right, go on.Moi.\u2014Votre ténacité à demeurer cramponné au National est un événement important.Lui.\u2014Dites considérable! rougit-il modestement.Moi.\u2014Les lecteurs de la \u201cPresse\u201d ont les yeux sur vous.Lui\u2014I know.Moi.\u2014Ah! vous savez! Lui\u2014Oui, mais allez toujours.Moi \u2014On est impatient de connaître vos projets pour la nouvelle saison.Lui\u2014Mes plans; mes projets, ce sont des \u201cschemes\u201d genre concours de cercles, soirées d'amateurs, tournées aux States, etc, etc.Moi.\u2014Si nous parlions théâtre, plutôt.\u2026.Lui\u2014Ah! mon programme le voici \u2018\u201cstiké\u201d au mur.Je lus: \u201cDécret de Chambly.Nous, Paul Cazencuve, âgé de.(illisible) diree- teur du théâtre National Français, auteur de plusieurs versions françaises (!) de pièces américaines, et de petites combinaisons directoriales, membres de la congrégation des hommes et de plusieurs autres sociétés agréables à \u201cLa Croix\u201d, avons décrété ce qui suit, pour avoir force de loi, à dater du 16 août 1909.Article ler.\u2014 Le National cesse d'être une scène de sanglots et de grincements de dents; il devient le plus Home Sweet Home des théâtres.Article I.\u2014 Tout ce qui a été fait par nous ct pour nous reste en vigueur.Article 1144.\u2014 Tout ce qui a été fait avant nous par Daoust et Dhavrol est aboli.Article IIT.\u2014 Le National sera avant tout moderne.Les acteurs devront y être modernes: c'est-à-dire jouer de dos, sans articuler, sur une scène obscure, Article IV.\u2014 On n\u2019y ioucra que des pièces géniales (genre: \u201cI'Epée de Damoclès\u201d) d'auteurs géniaux (comme Alfred Descarries) interprétées par des artistes géniaux (tel que Faguy) dans une scène géniale faite par MOI, avec des décors peints par des décorateurs géniaux., Article V.\u2014 Lassalle sera obscure comme la scène.Mais pour permettre au public de voir commodément le jeu des acteurs, les dames qui voudront faire comme la Françoise du journal du même nom, scront strigte- ment interdites.Les dames devront donc venir en cheveux, Les veufs aussi.Tout crane poli, ressemblant à celui de M.Larose, sera poliment refusé au contrôle, dans la salle.et dans le trou du souffleur.Article VI.\u2014 Les critiques désirant être admis au National, rédigeront unc demande sur papier timbré, signature légalisée par Charlebois, et apostillée de la griffe de Willy.Leurs articles devront avoir l'enthousiasme de Godcau.Tout manquement à cette règle scra puni: la première fois, d\u2019une amende; la seconde fois, d'un emprisonnement de six mois; la troisième fois, ils seront condamnés à assister à une représentation du conservatoire Lassalle.Comme j'achevais de prendre copie de ce document, M.Cazeneuve poursuivit: Lui\u2014Telles sont les bases immuables sur lesquelles j'entends continuer mon directoire.Je vous le répète, je poursuis parallèlement trois buts: moderniser la bâtisse; moderniser la troupe; moderniser le répertoire.\u2026 Moi\u2014Et ta soeur?.(fis-je presque malgré moi?) Lui \u2014Plait-il?Moi.\u2014Oh! rien, une réflexion.tinuez, je vous prie.Lui.\u2014Qu'est-ce que je disais.Ah! oni.je défonse la salle, je supprime un rang d'orchestre.et celle de Roy, je descends le balcon afin qu'il ne descende pas de lui-même, si nous rejouons Ernest.\u2014 Ah! à propos, vous savez, n'est-ce pas, que moi et Ernest, c'est tout comme; nous sommes maintenant de vieux copains.Moi.\u2014En effet.il ne vous em.bête plus?Lui\u2014Non, c'est fini.11 a reconnu, enfin, que je ne suis pas ce que jeune simple réflexion anodine.Con- Vol.XL \u2014 No 36.LE CANARD, Montréal, 1er Juillet 1917.5 CRUELLE ENIGME, | le.=r \u2014Je ne sais vraiment pas ce qua ce sale fusil, me joue le méme tour.suis.Et moi, en bon prince, je lui ai pardonné son erreur de jeunesse.Moi \u2014Oui, vous avez hien fait; il faut passer l'éponge sur tant de choses, lorsqu'on s'appelle Cazeneuve.Lui\u2014Mais je poursuis donc.j'éventre les loges; je bouleverse la scène.Où régnaient la poussière et les microbes, je fais ruisseler l'or.De l\u2019or! De l\u2019or partout et surtout dans ma caisse.Telle est ma devise! Pour la réaliser, je veux que les spectateurs du National trouvent chez moi le summum du luxe et du confort.Les loges seront munies de cabinets de toilette; je fais construire des baignoires avec robinets d\u2019eau chaude, froide et douches à volonté; dans le \u201clobb\u201d, j'installe un bar américain où l\u2019on pourra lire la \u201cBombe\u201d tout en la faisant.Je remplace les placiers idiots et niais par de belles et grandes Irlandaises.vous m'en direz des nouvelles.J\u2019établis un \u201celevator\u201d desservant la salle de l'orchestre au poulailler.Voilà pour l\u2019immeuble! Moi.\u2014Vous êtes extraordinaire! ! ! Lui.\u2014Des fois.Mais, passons à la troupe.Je ne veux plus d\u2019artistes ronronnants, ronchonnants, claironnants, pleurnichants ou gémissants, ça c\u2019est bon pour le bonhomme lLassalle avec ses petits.Du moderne! encore du moderne! toujours du moderne! J'ai engagé Boissonnière, Béné, Leurs, Faguy, Durand, etc, ete, J'engagerai Vérande, Delville, Cantal, Harmant, Fertinel, Neuillet, etc.; j'engagerai Blanche de la Sablonnière et Blanche Gauthier, Mme Durouvray et Sarah Bernhardt; j'engagerai Louis Labelle et l\u2019échevin Proulx, j'engagerai s\u2019il le faut l'homme qui a inventé la ficelle à couper le beurre et celui qui a fait rire J.À.Rodier.Voilà pour la troupe! Et moderniser la troupe, n\u2019est-ce pas moderniser le répertoire?Certes, le mélodrame aura toujours sa place au \u201cpremier\u201d théâtre français.construit à Montréal, mais rajeuni, transformé, méconnaissable.Je ferai jouer \u201cL'Aiglon\u201d, avec Mallet dans Flambeau, \u201cLa Dame aux Camélias\u201d avec Mme Soulier dans Camille, vous vous en lècherez les babines.Mme Allicita sera une Athalice idéale; M.Boissonnière, un l\u2018\u2019élix Poutré étonnant.Que diriez- vous de Faust interprété par Godeau, avec Palmieri en Méphisto et Hamel en Marguerite innocente, puis avec tâche?Je rajeunirai aussi la mise en scène, En un mot, je veux du modernisme et de la vérité, et Le plus beau jour de ma vie sera celui où je pourrai réaliser ce rêve, faire jouer \u201cChanteclair\u201d avec Marie Caspulaire en travesti.Moi.\u2014C'est très bien.Mais ne croyez-vous pas que ces innovations n\u2019indisposent le public et la critique?.Lui.\u2014Le public sera enchanté.Ça le changera.Quant à la critique, je la tiens à l'ocil.J'ai des traités de publicité avec les grands journaux et je dors tranquille.Pour eux commuc pour moi, d\u2019ailleurs, l\u2019art n\u2019est rien, c'est Jor qui est tout.Moi.\u2014Mais les petits journaux; les hebdomadaires?Lui\u2014J'm'en fous.Et puis, qui est-ce qui lit ça?Voyons, franchement\u2026 avez-vous déjà lu le \u201cBulletin\u201d, vous, vous qui êtes journaliste?Moi\u2014J'avoue que.mais ce n\u2019est pas une raison.Et je vous garantie que la \u201cBombe\u201d va faire un peu de potin.Lui.\u2014Non.Au contraire! Moi.\u2014Comment, au contraire?Lui\u2014Vous verrez.j'ai mon truc.Ici il est interrompu par Godeau, l'excellent régisseur, qui s'améne précédé de son éternel sourire.Et, voyant qu\u2019il paraît en avoir pour toute la semaine, je trouvai prudent de briser là ma conversation avec Cazeneuve.D lle rd C\u2019est la seconde fois depuis le matin qu\u2019il Le directeur de prison.\u2014 Je viens vous rendre votre liberté, votre temps est terminé et vous pouvez partir.Votre femme vous attend.Le prisonnier.\u2014 Mon Dieu, mon Dieu.et c\u2019est ça que vous appelez me rendre la liberté?- \\) ~% a a Moi\u2014Je vous quittes, je vois que vous en avez par-dessus la téte au- jourd'hui, je reviendrai un autre jour.C\u2019est ça, fit Paul, venez un jour ou l'autre.plutôt l'autre; en attendant, dites bien à vos amis que s'ils veulent avoir des billets de faveur, ils ont besoin de ne pas faire leur petit Rhéault Bayrdt, vous comprenez?Moi.\u2014Parfaitement.Lui\u2014Au fait, vous pourriez, vous, pour commencer, par ne pas publier la conversation que vous venez d\u2019avoir avec moi.Je fis la promesse de ne pas en souffler un mot, et M.le directeur, ayant pressé sur un piton électrique, disparut avec Godeau par une trappe aussi rapidement qu\u2019il était entré un quart d'heure auparavant.Et, comme je me retirais, émerveillé, j'entendis une voix qui me criait, venant des dessous: \u2014Hein! est-ce machiné, en maudit?Suis-je assez moderne?\u2014Modern-style, concluais-je en mon fort intérieur.RAYON Xx *.Charley disait: Juliany ne rentrera pas! Pitt a gagnél! Qui qué boss?Pitt disait: Juliany va rentrer! =x La famille de Juliany augmente.\u201c* Wilbrod veut savoir comment ça se fait! = x Xx Louis IF, est dans le commerce, y paraît que ça marche.«x Le \u201cCordon Bleu\u201d est aperçu dans tous les magasins, = * x Pitt a demandé une job à Hull, ensuite il a changé d'idée.JAvait-il peur que L.F.revienne?Dort tranquille, vieux Pitt, y a pas de'danger, si tu savaisi ! ! * \u201c.Bouchard ne va plus dans le nord.Naturellement! \u201c Laura est dans les drogues.* Et puis, la tournée d\u2019opérette?+x \u201cCastel est.toujours gras.x * x Petit-Jean est toujours maigre.x\" Delbé maintenant fait dans les gigots.\u201c* On demande des artistes au théâtre Chanteclerc non sujets aux rhumatismes. 6 ( LE CANARD, Montréal, ler Juillet 1917, Vol.XL \u2014 No 36.COUACS & COUACS \u2014Pierre, sais-tu pourquoi qu'on fait très bien d'appeler Borden: \u201cLord Rubert\u201d?\u2014Pousse-toi, hein?et ne dis pas de betises.\u2014C'est parce qu\u2019un \u201clord\u201d après tout, ça n'est rien qu'un \u201cpore frais\u201d.l'as vrai.\u201c* Les bleus, préparez vos banderolles de coton sur lesquelles étaient écrit: \u201cA bas la Marine\u201d.\u201cAll the people could not be fooled all the time\u201d, doit se dire Sir Robert Laird Borden.#\" Dans l* \u201cEvénement\u201d, M.Léo Claretie verse un peu de littérature sur les ruines de Coucy: \u201cGaston d'Orléans y chanta sa douce villanelle : manteau.\u201d \u201cLe Temps a laissé son * * * Du \u201cJonurnal\u201d.Visite à la butte de Warlencourt : \u201cUn noir bois de temps de paix, avec de beaux arbres vivants, feuillus.\u201d L'auteur a la berlue; il confond probablement le bois de Boulogne avec la fameuse hutte oft d'arbres fevillus il ne subsiste que le souvenir.surtout en Mars.* * * Entre deux bons canayens du Fort à la Mélasse: \u2014Cout\u2019 don\u2019 Joe, quoi c que c\u2019est don\u2019, qu'cett\u2019 dette flottante qu\u2019on parle toujours?\u2014Flottante?ça doit être le budget de la Marine pour acheter les Drett-noff.* * * _ M.de Brissac, chambellan de l'impératrice Joséphine, se présenta un jour devant elle avec les insignes d'un ordre de nouvelle création où étaient figurés le \u201clion de Cassel\u201d, le \u201ccheval de Brunswick\u201d, le \u201cdragon de Danemark\u201d et d'autres emblèmes empruntés au règne animal.\u2014Bon Dieu! s\u2019écria naïvement l'impératrice, 1 n'y a done que des bé- tes dans cet ordre-là?* La scène se passe dans un concert Derlinois: \u2014Quel son mélodieux! \u2014Oui, c\u2019est dommage qu'avec ce son-là, on ne puisse pas faire du pain! \u201c+ \u2014Au fond, quelle est la politique du chancelier ?\u2014Elle est renouvelée de la stratégie d\u2019Hindenburg.C'est la \u201cligne de sûreté\u201d de la diplomatie.\u2014Puisse-t-elle être plus solide que l\u2019autre! \u2014_\u2014 0 POESIE Sans rime ni bon sens.L'autre jour j'ai rencontré, sans le faire exprès, croyez-moi, le député de Charlevoix, se balladant en chair et en os sur la rue Saint-François- Xavier.na Il m'a paru en bonne santé avec sa figure resplendissante d\u2019une triple couche de bonne humeur \u2014 effet de lard, probablement.Les journaux \u2014 grands et petits \u2014 l'ont tant noirci d'encre pendant la dernière campagne électorale que je me figurais \u2014 au figuré \u2014 que Forget (me not) était an homme atroce (à trust, pour les abonnés du \u201cBulletin\u201d).Mais avec sa bonne \u201cmine\u201d, il a plutôt l'air de spéculer sur la bêtise humaine que de faire peur aux petits enfants qui se baignent dans l'étang au parc Lafontaine, Je le crois cependant capable d\u2019accaparer bien des choses, à commencer par la recontaisance de notre régiment canadien-français.ENVOI.Ohl toi, prince de la haute finance, Prêtes-moi trent\u2019 sous au nom d'la France, FIDELITE (Petit Conte Naif.) M.Pomme était le bon gros possesseur d'une gentille crémerie ; cette crémeric se trouvait malheureusement sur la route de la Ferté- sous-Jouarre, à Château-Thierry ; malheureusement, car les vilains soldats boches firent un jour leur apparition dans la paisible localité que M.Pomme avait choisie pour y faire son commerce de lait, beurre et fromage.Oh! les fromages fondant sous la langue et \u201cfaits\u201d à souhait, les beaux, les excellents fromages de Brie que vendait le bon M.Pomme! A dix licues à la ronde leur renommée s\u2019était répandue, I aimait bien ses fromages, le digne crémier.Mais les méchants Boches les prirent tous et les fourrèrent dans leurs musettes.M.l\u2019omme pleura très fort en voyant sa vitrine vide et il alla se coucher, le coeur bien gros, malgré la joie qu'il avait ressentie en voyant les envahisseurs fuir en désordre une heure après leur arrivée.Non! ça lui faisait trop de peine de penser qu'on lui avait volé ses jolis fromages.\u2018\u201c\u2014Je ne les reverrai plus!\u201d se lamentait-il.Le gros M.l\u2019omme se trompait.En effet, en ouvrant son magasin le lendemain matin, il trouva devant sa porte tous ses fidèles fromages qui avaient échappé à leurs ravisseurs ct étaient revenus chez leur bon maître.André J.RENARD.HH LE GENDARME EST SANS PITIE.Dans la région de V.se trouve un chemin exposé à la vue des Doches ; ils le tiennent sous leurs canons et le bombardent dès qu'ils aperçoivent un gibier digne d\u2019une marmite.Le général commandant le secteur ordonne des mesures de précaution :il rédige une note ainsi conçue : \u201cNe pourront s'engager sur le chemin de.homme i pied a la fois.\u201d Le respect de la consigne est assuré par la présence d'un gendarme qui veille à son exécution rigoureuse.Un jour, un poilu se présente: il est à pied et il est seul.Le gendarme l\u2019arrête : \u2014Ifalte! On ne passe pas.\u2014 Pourquoi ?\u2014l\u2019our lors parce que vous n\u2019avez pas de cavalier avec vous, Le poilu dut faire demi-tour.30: L\u2019ANE VETU DE LA PEAU DU LION.qu'un cavalier et un Pour effrayer l\u2019Europe, un jour, l'âne Teuton Se présenta vêtu de la peau d'un lion.Il croyait, en menant un grand bruit à la ronde, Qu'il ferait trembler tout le monde.Mais le bout de l'oreille, échappé par la peur, Fit découvrir bientôt le mensonge ct l'erreur.Le bâton des Alliés fit alors son office.Bien des gens ignoraient la ruse et la malice, Et ce fait en surprit plus d\u2019un Que, faisant du bruit comme quatre, Ce fier lion se laissät battre À la Marne ainsi qu'à Verdun! Beaucoup de gens ont l'apparence D'étre d'invincibles guerriers, Leurs équipages cavaliers Font les trois-quarts de leur vaillance! .RENE P.REPRESAILLES.\u201cEn Allemagne, les femmes mobilisées doivent le salut militaire.\u201d (Les Journaux.) \u2014Vous avez beau être ma mère, vous devez me caluer.\u2026 \u2014Tu as beau être sous-lieutenant, cela ne t\u2019empêchera pas de recevoir une paire de gifles, en rentrant ce soir A la maison! Vol.XL \u2014 No 36.LE CANARD, Montréal, ler Juillet 1917.33) MOTS D'ESPRIT ILLUSTRÉS | & \u2014Tu sais, mon oncle, le polichinelle incassable que tu m'as donné?.N dé .T7NC Nous decourageons pas pour si peu, nous n\u2019avons plus que 35 milles à faire.c'est \u2014Eh bien?1 \u201c \u2014Je suis arrivé à le casser!.tout de méme une jolie promenade, il y a eu une bonne demi-heure de soleil ce matin!.À.\u2014Mais certainement, madame, que la justice , .; est gratuite.Vous n'avez, en somme, à payer \u2014Qu est-ce que vous faites là depuis deux heures à gaspiller le papier de l'administration?\u2014J'écris aux grands journaux que le citoyen Parapoil n\u2019a rien de commun avec le sénateur du que les frais d'huissier, les honoraires de l\u2019avo- ; ux ls ! cat et mes consultations d'avoué.\u2026.même nom qui vient d\u2019être nommé ambassadeur.\u2014Si je me plais dans mon ménage?.Mon \u2014Vous vous baignez au moins trois fois par \u2014Quand il vient vous rendre visite, il ne + c pl ; À jour, monsieur Pingre?peut plus s\u2019en aller! mari pars dès l'aube ct ne rentre qu à minuit.\u2014Eh oui, pendant ce temps-là mes habits ne \u2014C\u2019est un drôle de pistolet! .Je suis presque aussi heureuse que si j'étais \u2014En effet, il est impossible de le faire partir.veuvel.s'usent pas. 8 ; LE CANARD, Montréal, ler Juillet 1917.Vol.XL No 36.Le Canard SIR ROBERT \u201cL.ORD\u201d BORDEN La Carrière d\u2019un Judas Quand Dieu créa le monde avait-il bien prévu qu'it y auraient des Kaisers, des John H.Roberts et des Borden?Nous ne faisons que poser la question.Ah! si l'animal gentleman était roi, c'est lui qui nous serait posé non pas les bords du Pü.mais dedans \u2014 Il s'agit ici d'un pot de chambre \u2014 chambre parlemenatire.** Nous centreprenons aujourd'hui de poser notre objectif biographique sur ce pantin de la politique pour l'avantage du publie qui sera heureux de connaître un peu ce nouvel échantillon, cause de regrets pour les êtres nés au Canada.Les auteurs des jours de ce valet de Downing Street, espéraient que la Providence ne leur donneraient jamais de fils; ils se réjouirent donc médiocrement de son entrée dans le monde.L'enfant, dit la chronique, se présenta fort mal, \u2014 c'est pour cela qu'il nous représente aussi fort mal à Ottawa.11 fut dès l\u2019âge le plus tendre, destiné au barreau.de chaises.Et, un jour qu'il n'avait rien à faire, il se fit recevoir avocat, Allez done maintenant vous.enrôler sous la bannière de Thémis! Quand naquit Borden, Jules César, Napoléon, Thibault les Grands-Pieds et Gamache étaient morts \u2014 il fut donc la nouvelle étoile destinée à éclipser celles de Crassepard Piti et Mary Kaspulair.Lt il est actuellement en train de ne pas faire mentir le proverbe que nul n\u2019est plus bête en son pays.Rien de bien erispant (ne pas confondre avec conscription) ne vient trou- Ller le cours de son adolescence.Mais laissons de côté la banale première période de sa vie ct arrivons tout de suite à la partie de son existence qui nous intéresse plus particulièrement: sa carrière de \u201cpot\u201d liticien.Lorsque le Canada, par une jambette bien garochée sacra Soeur Charley Tupper sur le cul en 1900, ce heavy weight vétéran se ramassa, se frotta vivement ct remit non moins promptement la direction du parti conservateur à Robert Laird Borden, Tous les autres leaders possible avaient trop d\u2019accrocs à leur passé.Lui, Borden, était trop nul pour avoir qué'qu'chose a son crédit, C'était un bon garçon qui n\u2019avait pas cncore frayé avec les nationalistes.Pendant onze années, M.Borden, chef de l'opposition, attendait impatiemment que l'heure sonnât de la mort ou de la retraite de Sir Wilfrid Laurier.Ce fut bien long, ct le parti conservateur commençait à se fatiguer de son chef Borden, présenté au début comme un gentleman accompli et un grand avocat constitutionnel Avec lc temps les choses changèrent et, après onze années la réputation de Borden, sous ces deux titres, commençait quelque peu à s'émousser.Ses partisans auraient préféré moins de décorum ct plus d'action, si nous pouvons en croire Henri Bourassa.Ils ne craignaient pas de le dire entre eux \u2014 surtout ceux de la Province de Québec.On appelait \u201crabâchage\u201d ses excursions fréquentes dans l\u2019Acte de l'Amérique Britannique du Nord.On commençait à lui souhaiter un peu plus d'initiative, car il est notoire que l'esprit d'initiative manque totalement à M.Bordeu.Au premier rang de ceux qui voulaient un changement se trouvait Rufus Pope.Ce fut lui qui clama le plus fort parmi tant d\u2019autres pour remplacer par un individu chevelu de Victoria, C.-A., répondant au nom de Richard MeBride, cet autre individu chevelu d'Ottawa qui s\u2019appelait R.L.Borden.Depuis lors, Rufus a été étouffé sous les bienfaits, il est maintenant sénateur.Les autres conspirateurs ont été comblés également.Néanmoins, ils ne sauraient nier qu\u2019il y a près de sept ans, leur plus ardent désir était de voir Robert Borsen descendre du trône.Dans l'intervalle, le 27 mars 1909, M.Robert Laird Borden ouvrit solennellement la bouche et prononça un grand discours où non moins solennel il mit les quatre pieds dans le plat.Il s\u2019évertua à expliquer, en donnant trente-quatre raisons à l'appui, pourquoi le Canada devrait avoir une marine à lui, du modèle de celle de Laurier.Incidemment il se prononçait contre la contribution et autres choses anti-patriotiques.Trois ans plus tard, le premier-ministre Borden renia\u2019 complétement son discours, du premier mot jusqu'au dernier, TI fit entièrement peau neuve.On n'avait jamais vu au Parc Sohmer un contotionniste aussi accompli., Le 25 septembre s911, M.Borden, chef de l'opposition, devint le premier ministre par la défaite «de Laurier.Vive Laurier! Sur la réciprocité, Sir Wilfrid aurait pu éviter tout risque; en bon sportsman, il dédaigna de le faire.Pas pour lui le plébiscite! Il jugea qu\u2019une saine politique libérale comportant l'élargissement du commerce suffisait pour une élection générale.Borden avait pour lui l'argent et le drapeau, Du côté de Sir Wilfrid se trouvaient la bonne cause, les arguments et les statistiques.Mais comme le faisait remarquer, non sans raison, George M.Cohen, le drapeau a sauvé plus d\u2019une piètre représentation.Borden gagna.Dans l\u2019Ontario, M.Borden s'associa à ceux qui ont le monopole des denrées alimentaires et cria: \u201caugmentons la marine\u201d 11 prétendit également que Sir Wilfrid Laurier n\u2019était pas assez Anglais.Ce qui ne pouvait être dit sur la plate-forme à propos de la race et de la religion de Sir Wilfril Laurier fut répété en sourdine, Dans Québec, M, Borden fit cause commune avec les nationalistes, Henri Bourassa devait lui servir d\u2019instrument.I! détestait la marine parce que c'était la marine à Laurier.Borden invita donc Henri à se joindre à lui pour renverses Laurier.Aux nationalistes qui voyaient en Bourassa et qui détestaient la marine parce que c'était la marine, ils dirent: \u201cNous n\u2019aurons pas de marine tant que vous n'aurez pas voté sur la question.\u201d Les nationalistes le crurent.C\u2019est à Henri Bourassa qu\u2019échut la tâche de choisir les ministres du cabinet pour Québec.Après une session pour la forme en 1911-12, M.( Borden se rendit en Anfileterre, accompagné de Pelletier et Hazen.De bien loin, les \u201ccentralisateurs\u201d les aperçurent, se précipitérent à leur rencontre, se jetèrent à leur cou, les étreignirent avec effusion, leur montrèrent la carte de l'univers, toute en rouge naturellement, et leur offrirent un diner où le vin coula (aujourd'hui, c\u2019est du sang).Ils savent recevoir, ces cochons-là.Ce sont, pour la plupart, des Lordstorys, des propriétaires aristocrates, tout prêts à partir en guerre, à mettre à feu et à sang, pourvu que ça paye cn argent ou en \u201chonneurs\u201d, Sir Wilfrid les avait déjà rencontrés, mais il ne s'était pas laissé emplir.A toutes leurs offres, il avait répondu: \u201cJe crois en l'autonomie du Canada\u201d, M.Borden était un homme différent.M fut tout de suite séduit.De retour au Canada, M.Borden fut austère, silencieux et hypocrite, Que de fois dans cette longue lutte sur la question navale il renonça à discuter.I fut fort, en fait il le fut irrésistiblement jusqu\u2019à ce qu'il se fût heurté à un corps inamovible qui s'appelle le Sénat.Silencieux, qui pourrait en douter, mais il fit mieux, il voulut imposer le silence aux autres, à preuve le bille de la clôture.+ +.+.+» ++ va es ve 0» 40 Un beau jour (jour néfaste), la guerre éclate.Borden, sans consulter son confesseur \u2014 le peuple \u2014 envoya des soldats en Europe.Borden, sans discuter avec le peuple, son maître, promit un demi-million, Puis it alla chercher son titre de Baron à Londres, Là-bas, on lui dit, pas encore.Faites voter la conscription et vous l'aurez.Borden qui, pour faire mousser ses petites affaires, avait formellement promis, solennellement affirmé, positivement juré que la conscription était.hors d'ordre après l'effort du Canada, nous arrive \u2014 silencieux \u2014 et quand, pour la première fois il ouvrit la bouche, ce fut pour imposer la conscription sans en demander la permission au peuple.sans se demander à lui-même si ce n'était pas une mesure pour mettre le Canada en faillite ct au suicide de la race.Judas à vendu le Christ pour trente deniers.Ce ee esl cr ae «ee +0 00 00 00 05 40 Borden, lui .Ce se se se es © se se se 02 se as ee POUR PARAITRE PROCHAINEMENT : Par la Tête Par la Gorge Par la Poche La Conscription - VIOLENT PAMPHLET CONTRE LA CONSCRIPTION ru ze \u2014 Vol.XL \u2014 No 36.LE CANARD, Montréal, ler Juillet 1917.9 URLUPINADES| @ \u201cM'as-tu vu\u201d, Borden?** x Connaissez-vous Borden?Co * * Quoi qu'c\u2019est ga, Borden?* Le serpent a montré la tete.ss = Le peuple s\u2019agite et gronde, x Balfour est \u201cat home again\u201d.\u2018 \u2018 * Avez-vous planté vos patates?\u201cx Les Canayens bougent et grognent.*.Borden a déposé.le long du mur.*.Prenez garde au microbe conservateur.La jeunesse libérale est contre la conseription.x Borden a promis la peau avant de tuer le loup.* Les ouvriers devront s'opposer à la conseription.Tout de même, qui aurait pensé ça de Patenaude ! x Xk ; Il y a un noeud dans la ligne de M.von Hindenburg.* \u201c x , Ne pas confondre Sam Hughes avec le Maréchal Joffre.* * * .* \u2018 Québec rit de Trois-Rivières et Montréal sourit à Québec * * .C'est décidé, Borden videra les fermes de la Province de Québec.* .Dix billions! C'est ce que les Etats-Unis mettront dans l'enjeu! *\u2026 On dit que le Kaiser a failli sauter.Hélas!.- .ce n'est qu'un \u201cCanard\u201d.« = \u2019 ; \u201d Entendu au bureau de poste, hier soir: \u201cLaurier est encore le meilleur.\u201c*.Ceux qui aiment à voyager en première classe pourront partir les premiers.= x * ., \u201cMessines\u201d devra être inscrit en lettres d'or sur la liste d'honneur des victoires de l\u2019Union Jack.* * * .MM.Blondin, Sévigny, Patenaude et Borden voudraient-ils faire quelque chose pour abaisser le coût de la vie?*.La famine est à nos portes.Sévigny a du \u201cfront\u201d mais pas de toupet.se i Les \u201cpurs\u201d comme des flocons de neige de 1911 sont-ils encore dans la confiance du peuple.* Co Au lieu de conscription que l'on taxe donc les profits de guerre au bénéfice des agriculteurs.+ ° += , .Du train où vont les choses, avant peu la population sera face i face avec la famine.+ * * ° \u2018 .90 .Un citoyen de Montmagny qui, er 1911, disait que le \u201cNiobe\u201d, vaisseau de guerre canadien était un \u201ctinpot\u201d est maintenant à bord, Le voyez-vous ce citoyen à bord d\u2019un pot de fer-blanc naviguant sur l'Océan.Laurier, c\u2019est la démocratie, Borden, c'est l'autocratie.\u201c * Les bleus n\u2019ont pas l'air à voulair se Lattre autant qu'en 1911, pourtant les rouges les invitent.s a Toronto est, dit-on, en faveur de la conscription.Alors que l'on la lui donne et qu\u2019on f.la paix à Québec.\u2018 * Peut-on espérer que le gouvernement Borden va tenter une solution sérieuse au problème de la vie chère?Non, ma chère.= * \u2014Caocher, êtes-vous libre?\u2014Oui, \u2014Alors, vive la liberté.* On a dit dans Dorchester il wy a pas longtemps: \u201cIl n'y aura pas de conscription\u201d, et on achetait les catalognes à $5.00 la verge et on payait les veaux $300.00.* * e Le gouvernement crampon Borden recommande l'économie au peuple en ce temps de guerre, bien; mais vous, citoyens, entrez dans les bureaux publics fé- deraux et comptez les employés à ne rien faire, = LE La Province de Québec n'aurait pas consentie à voir Quéhee pour Ottawa, car ça va trop bien.Borden avait le geste transi-comique.Aujourd'hui, il bouge mais son geste n'est que tragi-comique.$ * * Avis affiché dans les couloirs de la caserne du .\u2026e, à L.: It est interdit de cracher et de jouer aux cartes ailleurs que dans les crachoirs.\u201d Dans ces conditions on est excusable de refuser aux copains de faire le quatrième à la manille.* * * Une dame dont te mari a été récemment \u201csiré\u201d est très fière de s'entendre appeler: Lady; mais elle regrette que ce titr honoritique qui a été conféré à son mari ne puisse se transmettre à \u2018\u2019ses postérieurs\u201d (textuel).Il a peut-être plus de nobless à cet endroit qu\u2019il n\u2019en a au coeur ou au cerveau, \u201c* Plus de sentiment populaire, plus d'opposition, plus d'élections ! Il faut dire oui et sans une minute d\u2019hésitation ! Heurcusement que les libéraux veillent, qu'ils sont prêts à faire la lutte de la démocratie; et qui sait si Ie} jours du tsar Borden ne sont pas déja comptés ! » * % Les démèlés du Maire Martin avec certains fonctionnaires de l'Hôtel-de- Ville passeront à la postérité avec le souvenir de ses excentricités et de ses fanfaronnades, et ce sera là son unique gloire, Cet homme n\u2019a rien fait comme les autres, pour la bonne raison que s'il eit agit comme tout le monde, il cût été un insignifiant.xx Dans Ontario, on a recours à toutes sortes de manoeuvre pour forcer les jeunes gens à s\u2019enrôler.Des soldats revenus du front, sous la conduite d'officiers de la classe des \u201cSauves-tes-fesses\u201d, se permettent d'attaquer les jeunes gens sur la rue.Ne feraient-ils pas mieux de monter la garde À la frontière pour empêcher les \u201cfils à poupa\u201d de se sauver aux Etats-Unis ?\u201c*.Laurier n\u2019a jamais organisé les contingents pour la guerre Africaine, ce sont des groupes de canadiens qui se sont formés et sont allés soumettre leur plan à Ottawa, d'aller prêter main-forte.La réponse de Laurier alors fut celle- ci: \u201cVous êtes des gens libres dans un pays libre, si vous y allez le gouvernement tâchera de voir à votre confort\u201d; mais les bleus disent que c'est Laurier qui les y a envoyés.Oh! les bleus ! 10 LE CANARD, Montréal, ler Juillet 1917.Vol.XL \u2014 No-36.Voyez Moi ca.\u2014\u201cMon petit chien tout blanc.\u2019 \u2014\"Ma petite chatte toute blanche.\u201d \u2014\u201cAh! bien, Jean, t'es pas poli de m'appeler comme ça, moi, tu petite femme qui t'adore.\u201d \u2014\u201cMais que veux-tu, Juliette, ne m'appelles-tu pas ton chien blanc?Est-ce qu\u2019à mon tour je ne peux pas.\u2014\"Oh1 toi, t'es mon mari et je peux te dire toutes sortes de choses, tu comprends, tandis que tu devrais ménager un peu tes mots, mon bon loup, et ne pas me dire des noms.\u201d \u2019 \u2014\"\u201cTonnerre! Encore ménager.Et sur les mots, cette fois-ci.Ce n\u2019est pas pour des prunes que tu fais partie de la Ligue des Dames Ménagères, femme, et j'attends le jour où tu jetteras mes pipes au feu, par économie.\u2014\u201cOui, mon trésor, j'ai pensé à cela parce que je voudrais que tu ménages un peu.Et quand tu rôdes avec cles amis et que tu dépenses quelques sous, ta petite Loulou assiste à des assemblées de la Ligue, même qu'hier soir je.\u2014*\u201cTiens! unc assemblée hier soir.Ce qu'il a dit s'en passer de belles.Quel spectacle extraordinaire de toilettes, de chapeaux de figures et de.beautés j'aurais pu contempler avant de bâiller aux longueurs des discours ou de frissonner de frayeur au bruit terrible de mer en furie que présente une réunion de femmes parlant toutes à la fois.Chère, tu aurais dû m'inviter.\u2014\"Moqueur, va!.Mais veux-tu m'aider à mettre mes bottines : elles sont tellement étroites, et mon corset ne me permet pas de me courber.\u2018l'u vois, c\u2019est ta faute encore: tu veux que je sois toujours à la dernière mode, quand bien méme je n'aime pas cela.\u201d Et penché sur les adorables petits pieds de ma compagne, prenant toutes les précautions pour ne pas froisser le bas de soie ni déchirer le \u2018\u2019kid\u201d délicat, je me fis sermonner de la belle façon.Des défauts, des mauvaises habitudes, mon Dieu, ce que j'en ai!!! Jamais je n'aurais cru être un mouton si noir.Et quand mon cher bijou de fenune termina mon triste panégyrique, j'eus la force de la remercier de sa charité, ce à quoi elle répondit naïvement : \u201cIl n\u2019y a pas de quoi, Jean, c'est parce que je t'aime que je te dis ça.\u201d La toilette s'achève enfin; on sort, on enfile une rue étroite, les rues de Québec, hein?.on en traverse une autre et finalement on arrive sur la \u201cSt.John Street\u201d, comme disent nos gentilles Québecoises, ct Juliette, ravissante dans sa toilette rose et blanche, ne cesse pas de me parler de \u201csa Ligue\u201d, tout en critiquant par ci, par là, le chapeau \u201cancienne mode\u201d d'une dame agée ou le corsage trap \u201cvoyant\u201d d'une grisette.Où est la femme qui peut lui jeter un reproche à la figure?\u2014\u201c D'abord, tu sais que toutes nos assemblées s'ouvrent par une prière à Dieu pour lui demander de nous éclairer.\u201d \u2014\" Mais l'éclairage?.Est-ce que l'électricité ne suffit pas?.Il doit y en avoir parmi vous qui ont la cervelle épaisse et dure pour.\u2014\"\u201c Méchant, laisse-moi parler.La prière faite, il y a une dame qui lit un rapport ou un discours sur j'ne sais pas quoi, parce que j'examinais alors la tournure de ma voisine, et j'étais absorbée, tu comprends.J'ai compris toutefois qu\u2019on parlait de tomates et de vues animées, de beurre et de charbon.\u2014\u201cDes beurrées de charbon!!! Ce que ça doit être délicieux !.Et avec ça on n\u2019aura plus besoin de chauffer la fournaise, attendu que notre estomac renfermera de ce précieux combustible: c'est le chauffage individuel que vous avez découvert, braves Dames de la Ligue.Continue, Juliette.\u201d \u2014\u201cEnsuite une autre dame a dit qu\u2019on aurait un j\u2019ne me rappelle CRAINTE ! ! ! 3 Un homme, condamné à être pendu Dans un village où il n\u2019y avait bois debout, Fut amené au premier pont venu, Pour y être pendu dessous.Le bourreau attacha une corde, Mais le condamné, l'arrétant : \u201cMiséricorde ! \u201cDit-il, cette corde est-elle garantie?\u201cCar si elle venait à casser, \u201cJe vous l'avoue, mon ami: \u201cJe ne sais pas du tout nager.\u201d J.G.PANSOEUR.Plus: agronome, économe, astronome?Tu dois le savoir, instruit, ce qu'on va avoir?.\u2014\u201cBien, ma chère, un économe aurait sa place vu que vous payez une contribution mensuelle.Un homme préposé à cette charge devra avoir à faire fructifier votre argent, et de temps en temps, avec les revenus il pourra se payer quelques petits verres de \u201cbrandy noir\u201d ou un voyage au Sault.Et c\u2019est peut-être un agronome qu\u2019il vous faut avoir: il vous démontrera la différence qui existe entre une botte d'oignons et la botte d'un pompier, et habituellement fort versé dans la science des grains et graines de semences, il vous dira si une demoiselle conumence à monter en graine.rien qu'en lui regardant les dents.Quant à l'astronome, en consultant les astres, il pourra prévoir les séances orageuses et réquisitionner des parapluies et des hommes de police.\u2014\"Oh! comme t'es savant, mon chéri.à la prochaine assemblée, je proposerai qu'on fasse venir ces trois précieux personnages : je crois qu'ils nous seront d'une grande utilité.Mais je ne peux pas te dire tout ce qui s\u2019est passé hier soir, ce serait trop long et j'ai peur que tu me trouves bavarde.Puis j'ai tant parlé pendant les discours à cette séance, que j'en ai la gorge encore fatiguée.lt pour que Juliette se fatigue à parler, je vous assure!!! Nous arrivions à une salle de rafraichissements; la musique tapa- geusc nous caressait horriblement les oreilles au milieu des joyeux propos et des rires, et nous entrâmes.Juliette se fit servir un \u2018\u2019American Sundea Cup\u201d et je me contentai d'un petit verre de \u201ccream soda\u201d Economie toujours.\u2018Tout en savourant I'appétissante crème à la glace, ma compagne trouve moyen de me confier: \u2018\u2019l\u2018u sais, Jean, on a promis, nous les Dames de la Ligue, de ne plus manger de crème à la glace, pour sauver de l'argent, mais je m'en £.un peu, moi: je ne suis pas obligée de remplir toutes ces promesses que je fais.La Ligue! pffft!!! \u2014\u201cFemme, qu'oses-tu dire?.\u2014\u201cFemme!.Pourquoi que tu m'appelles : femme.C\u2019est froid ce mot-là.Tu sais bien que j'adore quand tu me dis: Mon loup, ma chatte ou ma poupoule.Allons, mon chien, appelle-moi vite ta petite \u201cprune\u201d.\u2014\u201c Prune.\u201d murmurai-je passivement, en songeant que les femmes c'est tout de même fort embétant à comprendre.pour la plupart.toi qu'es ta > Et ce soir-là, avant de me mettre au lit, je n\u2019embrassai Juliette que sur la joue gauche, pour ménager la droite.Dites que les bons conseils et les exemples ne profitent plus aux honnmes, maintenant.Je vous tire mon salut, et que Dieu bénisse la Ligue, ct ma femme aussi!!! JEAN BART.Québec, le 22 juin, 1917. Vol.XL \u2014 No 36 La singulière Aventure de Fritz Busch Tous les matins, vers neuf heures, avait lieu à Montfaucon, dans les bureaux de la Kommandatur, la lecture du rapport journalier émanant des chefs de secteurs.Elle était faite par un secrétaire, en présence d'officiers de l'État-Major réunis autour du général de brigade Von Charmer, un ivrogne aux yeux exorbités dans une face bestiale.Le matin du ler mai dernier, la lecture d'un de ces rapports fut particulièrement intéressante, passionnante, et même stupéfiante pour les auditeurs présents, Son auteur, l'oberleutnant Fritz Busch, y relatait en un style nerveux, et d'une écriture trembiée qui témoignait de son trouble lorsqu'il l'avait écrit, des faits d'ordre plutôt surnaturel que militaire, dont il avait été témoin la nuit précédente alors qu'il était de service sur la cote 217.\u201cHier soir, vers neuf heures, écrivait-il, revenant d'une visite aux tranchées de première ligne bombardées depuis trois jours par les batteries françaises, je remarquai dans la direction de Vauquois une lueur étrange qui semblait découper dans l'uniformité noire de l'horizon un rectangle de clarté blafarde.Dans ce rectangle de lumière, apparaissait une tache noire de forme elliptique et de la dimension d'une grosse fève.Intrigué par cette lueur insolite, j'ordonnai au feldwebel Konrad, du groupe électrogène, de fixer, dans cette direction, le rayon lumineux de son projecteur ; puis braquant ma jumelle Roengten sur le point visé, j'examinai attentivement la tache noire qui avait attiré mon attention, Elle m'apparut considérablement grossie, mais soit à cause de l\u2019état de l'atmosphère, soit en raison de l'aberration de sphéricité de mon instrument d'optique, je n\u2019en ai pu déterminer la nature exacte.J'eus alors recours au télescope de Gregory (à verres grossissants perfectionnés par Herr professor Roechter).A ce moment, Ia lune, une lune énorme et rouge sang, se leva derriére les coteaux ct sa lumière atténua nettement la clarté rectangulaire.Cependant, grâce à l\u2019achromatisme parfait de ma lunette, j'y distinguai \u201ctrès nettement\u201d, mais avec une véritable stupeur, l'imposante silhouette d'un vaisseau de haut bord.À ces mots, le général Von Charmer arrêta d'un geste le lecteur et dit : \u2014Je crois avoir mal entendu, veuillez répéter la dernière phrase.Le secrétaire reprit : \u2014L'imposante silhouette d'un vaisseau de haut bord.\u2014Et ceci sur les hauteurs de Vauquois?fit le général.Etrange! Etrange! Enfin, continuez.Et le lecteur continua : - \u2026 L\u2019étonnement ct la stupeur produits dans mon esprit par cette constatation contre laquelle s'insurgeaient toutes les possibilités permises et qui bouleversaient non seulement mes notions géographiques, mais ma connaissance parfaite de la région, me firent un instant douter de la lucidité de ma raison.Et j'eus peur.j'eus peur d'être le jouet d'une hallucination qui m'aurait fait voir un navire, là, où il n'y en avait peut-être pas, où il ne pouvait y en avoir.Pour ne pas qu'on me croie fou, pour ne pas que moi-même je me croie le jouet d\u2019une hallucination, je voulus avoir un témoin de cette constatation déconcertante.Je dis à Konrad de regarder avec le télescope de Gregory dans la direction indiquée, et de me rendre compte de ce qu\u2019il y voyait.Haletant d'angoisse, j'attendis sa réponse.Elle fut celle que j'espérais.D'une voix altérée par la stupeur, le feldwebel me déclare qu\u2019il voyait \u201cun navire sur les hauteurs de Vauquois\u201d.Je respirais! comme moi Konrad avait vu l\u2019étrange navire, le vaisseau de haut bord.Je n\u2019étais donc pas victime d\u2019une hallucination.Cette constatation calma efficacement mes craintes.Revenant au juste sentiment LE CANARD, Montréal, ler Juillet 1917.11 de ma situation, et émergeant de la stupeur qui avait absorbé toutes les facultés de mon cerveau, je voulus continuer mes observations pour tâcher d'en tirer toutes les déductions possibles.Je repris la lunette de Gregory, et je remarquai que le navire était chargé de troupes.À leur équipement, à leur casquette plate, je reconnus des troupes Tusses.Le général Von Charmer arrêta cette fois encore le docteur.\u2014Vous avez bien dit.des troupes russes?\u2014Oui, mon général.des troupes russes.\u2014De plus en plus étrange! s'exclama-t-il, mais continuez.secrétaire.continuez.Le secrétaire continua : \u2014Ce n\u2019était cependant pas un navire de guerre, Sa structure, son gréément rendaient inadmissible une supposition de cette nature.Il avait trois mats, les vergues en croix et deux cheminées crachant une fumée noire ; une large pavillon flottait à la proue, l\u2019ar sa forme, il se rapprochait du \u2018Vaterland\u201d lancé en 1910 à llambourg par les chantiers Blohm et Voss.Il était moins Kolussal.I pouvait cependant jauger 5,000 tonnes, au minimum.Mais comment expliquer la présence d'un transport de cette importance dans l'intérieur des terres, en Argonne, sur une hauteur, loin de toute rivière, de tout canal qui aurait le tirant d'eau nécessaire à sa navigation?Si on consulte, en effet, la carte de la région, on ne remarque en fait de rivière qu'un mince ruisseau coulant au fond de la vallée.Dans l'impossibilité où j'étais de trouver une explication plausible à ce fait d'ordre surnaturel et même fantastique, je résolus de m'en tenir à la constatation pure et simple du fait en lui-même, fait positif, évident, matériel! J'avais devant moi un transport ennemi chargé de troupes russes.Mon devoir était de le couler par tous les moyens, C'est ce que je fis.Téléphoniquement j'avisai le chef artificier Frantz Kapper d'avoir à lancer des torpilles aériennes, à la distance et au point que je lui indiquai.L'ordre fut exécuté.J'entendis le vrombissement, puis l\u2019éclatement de la torpille; mais la première n'atteignit pas le but, la seconde le dépassa, la troisième torpille dut certainement l'atteindre, car le transport sombra dans la nuit que déchira une rouge fulguration.Vu l'heure tardive à laquelle j'écris ce rapport, je n'ai pu encore me remire compte des dégâts, mais j'ose espérer qu'ils sont considérables et que nombreuses sont les victimes.Tels sont les faits clont j'ai été témoin dans la nuit du 30 avril, vers neuf heures du soir, et que je porte & votre connaissance.Fait à Montfaucon, le ler mai 1915.Fritz BUSCH, oberleutnant.\u201d \u2014La conclusion de ce rapport étrange, dit alors le général Von Charmer, la voici: Fritz Busch est fou.le seul transport que l'on puisse signaler dans la région de Vauquois est le transport au cerveau de l'oberleutnant dont la raison a sombré dans la nuit du 30 avril, vers neuf heures du soir.Il faudra enfermer ce gaillard-là.Ce qui fut fait.Cependant Fritz Busch n\u2019était pas fou, son rapport exprimait la vérité même, Dans la soirée du 30 avril, il y avait en effet sur les hauteurs de Vauquois, dans la cour d'une ferme, une séance de \u201ccinéma\u201d, et sur une vaste toile (la clarté rectangulaire) se déroulait un film sensationnel : \u201cLe transport de l\u2019Orénoque à la Joliette, Arrivée de troupes russes à Marseille\u201d.Et c\u2019est le \u201ccinéma\u201d que des hauteurs de la côte 217, l'oberleut- nant avait vu au bout de son télescope Gregory (à verres grossissants) perfectionné par le professeur Roechter et d\u2019un si parfait achromatis- melll GUY PERON. 12 LE CANARD, Montréal, ler Juillet 1917, Vol.XL \u2014 No 36.ne > | COMMENT FAUT-IL MANGER?/ Comment faut-il manger?En dépit de son apparente banalité, la question mérite examen.Il faut, pour bien manger, mâcher soigneusement ses aliments, même ceux divisés par nature comme le sont les purées de légumes.En effet, comme le disent très justement MM.Le Gendre et Martinet, \u2018\u201cl\u2019analyse clinique la plus élémentaire permet d'établir les deux lois suivantes : - .\u201cCelui qui castique correctement ses aliments n'est presque jamais un dyspeptique (exception faite des écarts trop manifestes de régime).\u201cCelui qui mastique insuffisamment ses aliments est toujours un dyspeptique.\u201d Manger lentement, mastiquer longuement, insaliver avec soin les aliments, telle est donc la triade de recommandations.Par malheur, cette triple prescription n\u2019est point toujours aisée à suivre, C\u2019est que, pour bien mastiquer, il faut réunir quatre conditions : 1° une bonne mâchoire ; 2° l'habitude de s'en servir; 3° une force suffisante; 4° une bonne respiration.Les sujets porteurs de mauvaises dents doivent donc sans tarder se faire arranger les mâchoires; ceux dont le nez est obstrué par le coryza, par des polypes ou des végétations doivent au préalable soigner ces lésions qui, en les empéchant de respirer par le nez, les obligent à garder la bouche ouverte au cours même du repas et de ce fait s'opposent à une mastication prolongée les lèvres closes.Pour les sujets trop faibles: enfants, vieillards ou convalescents, ils doivent recourir, pour suppléer à leur désavantage, à divers artifices qui se résument en dernière analyse en le choix d'aliments liquides ou semi-liquides nécessitant une moindre mastication préalable.Reste, enfin, le groupe considérable des sujets capables de manger correctement, mais ne le faisant point par suite de mauvaises habitudes prises.Pour ces derniers, la réduction masticatoire s'impose ct celle-ci est soumise aux trois conditions suivantes : \u201c1° Il faut convaincre l'intéressé de l'importance de la mastication en lui exposant sous la forme qui frappera le plus son intelligence l'importance qu\u2019il y a à mastiquer ; si l\u2019on parvient à fixer suffisamment son attention sur cet acte, s\u2019il y pense seulement pendant son repas, au moins pendant quelques jours, il reprendra facilement l\u2019habitude perdue.\u201c2° Il faut aussi obtenir de lui qu\u2019il donne à ses repas la place qui leur est due parmi ses occupations, en d'autres termes qu'il consacre à son repas, et dans les conditions d\u2019un calme au moins relatif, le temps minimum nécessaire à qui veut manger comme il faut, savoir au moins vingt-cinq à trente minutes.\u201c3° II faut enfin entrer dans quelques détails précis d\u2019alimentation qui contribueront singulièrement à faciliter cette seconde éducation.\u201d Le secret de la guérison de bien des maux cruels est, on le voit, à la portée de tous, Il suffit, pour l\u2019utiliser, d'un peu de bonne volonté.\u201cManger trop est père des maux ; le régime est père des remèdes.\u201d Contentez-vous du tiers de votre appétit.il ne faut pas s\u2019épuiser par la nourriture et la boisson.\u201d Nous mangeons pour ne pas mourir, mais nous mourons de trop manger ; car nous nous moquons de la mesure.Il y a régime pour tout.Je ne saurais dire combien, de page en Apage, du livre du docteur Labbé on devient savant, ni contre combien de dangers on est instruit à se prémunir, ni encore de combien de préjugés on revient, En somme, une alimentation surabondante, voilà pour tout le monde l'un des principaux dangers de la vie.Autre chose.Si nous mangeons trop, au contraire, nous ne buvons pas assez, Entendons-nous ; il y a boire et boire.Ne parlons pas du vin: on en boit assez quand on en boit modérément; le docteur Marcel Labbé sait ce qu'il faut quand il est bon et se garde bien de Petites Lectures pour Tous \u2014 \u2014\u2014\u2014 \u2014 \u2014 tt LA PERTE DE L'APPETIT.Nulles personnes aussi tristes que celles qui, ayant perdu l\u2019appétit, se mettent à table sans plaisir, voient manger les autres avec dégoût, et semblent même ne pouvoir comprendre la gourmandise innocente de leurs commensaux plus robustes.La perte de l'appétit peut dépendre de deux causes fondamentales qui nécessitent autant de traitements spéciaux : 1° Le malade n\u2019est atteint d'aucune affection organique.Il a seulement l'estomac paresseux, ou bien est accablé de chagrins d\u2019affaires, ou enfin a de la constipation habituelle.L'exercice, l'hydrothérapie froide, la régularité absolue des repas sont alors tout indiqués.Il y aura trois repas par jour, entre lesquels le malade ne devra prendre quoi que ce soit.On fera bien de ne pas lui laisser le soin de choisir ses menus, mais lui présenter chaque jour un mets revenant d'après une série invariable, l'extrême diversité de la nourriture incitant au dégoût, contrairement à ce que l\u2019on croit communément.En outrc boire un laxatif léger recommandé par son médecin.On obtiendra ainsi certainement une parfaite régularité des évacuations intestinales, et très probablement l'excitation des fonctions de l'estomac., 2° La perte d'appétit provient de l'existence d\u2019une maladie chronique (phtisie, hydropisie, cancer, etc.)., \u2026 Le traitement est alors tout le contraire de celui que nous avons indiqué pour le premier cas.On ne saurait, en effet, astreindre un phtisique à limiter le nombre de ses repas.Dans ces circonstances difficiles, le mieux est de tenir constammient quelque chose de prêt, hors des rê- gards dirmalade : lait froid, bouillon, jus de viandes, crème, oeufs, etc, etc, et de lui offrir ces nourritures légères de temps à autre, sans insister s\u2019il y a refus formel, mais en revenant alors à la charge après un quart d'heure ou une demi-heure écoulés.Ne jamais oublier, d\u2019ailleurs, que le lait supplée n\u2019importe quel aliment solide, et qu\u2019à la dose de trois pintes par jour, il suffit pour soutenir les forces.0: JEUNES FILLES.Leurs mains ont très souvent le geste de se prendre, Ke, les doigts enlacés, elles s\u2019en vont ainsi, Et l\u2019ombre du jardin unit leur groupe tendre Aux formes des buissons entremélés aussi.Le front touche le front et l\u2019épaule l'épaule ; Entre elles passe un nom, deux noms entre elles deux, Et, dans le vent subtil et tiède qui les frôle, Palpitent mollement des songes amoureux.Elles vont, sans savoir rien d\u2019autre que leur rêve Et l\u2019horizon doré du bonheur ingénu ; Et leur marche, parfois, s\u2019interrompt et s\u2019achève, Comme hésitent des pas sur un seuil inconnu.2 Elles vont, sans rien voir des choses de la vie, Elles qui sauront plus qu\u2019un homme les douleurs ! Et leur âme légère et jeune, heureuse, envie L'aube du jour obscur où couleront leurs pleurs ! Mme FERNAND GREGH.nous l\u2019interdire.Il s\u2019agit ici de l\u2019eau.Croyons cela et buvons de l\u2019eau.car ce remède, ce régime qui fut un peu aussi, il nous semble, celui de Voltaire\u2014Voltaire et Latour ont vécu quatre-vingt-quatre ans l\u2019un et l\u2019autre\u2014ce régime, dis-je, le docteur Marcel Labbé nous le recommande avec l\u2019autorité d\u2019une science qui donne ses raisons, Vol.XL \u2014 No 36.LE CANARD, Montréal, ler Juillet 1917.13 Derniers Potins du Broadway Aujourd'hui dimanche, féte de la Saint-Jean-Baptiste, comme il fait très chaud, mes très chers frères, je vais typewriter mes \u201cPotins\u201d à Brighton Beaché en manche de chemise.- \u201c*.Pour nous, le Broadway, c\u2019est un peu la rue Sainte-Catherine par les choses qu'on y entend: ainsi, voici la dernière.On parlait des \u201cFils de la Liberté\u201d.\u201cLesquels?\u201d demandait-on, \u201cceux du grand marchand de fourrures de Qué- Les?\u201d \u201cNon, la Liberté de Tancrède.\u201d \u201cTancréde, ancien head waiter du Parisien\u2014\u201d \u201cNon, non, Tancrède Marsil\u201d.\u201cAh! oui, celui qui croit que c'est arriver\u2019.\u201c* Notre imprésario canadien, Arthur Lamalice, (Langys), était sur le Broadway la semaine dernière, en quête d\u2019un soprano et d'un ténor, pour sa troupe d'opéra de Montréal, ** Wilfrid Viau, notre millionnaire \u201ccanadien\u201d, comme les journaux mont- réalais se complaisentsa l'écrire, passa la plus grande partie de son temps dans ses appartements princier de Madison Avenue.Un millionnaire au Canada, ça peut épater les Canayens, mais ici \u201cy en mouille\u201d comme dirait Ladébauche.C\u2019est parce qu'il passe presque tout son temps a New-York qu'il a été \u201caéqualifié\u201d sur les champs de courses canadiens.On ne peut pas prétendre être \u201ccanadien\u201d ct \u201caméricain\u201d en même temps, \u201cNotre millionnaire canadien\u201d doit le savoir maintenant.Pa Le Broadway vient encore d'avoir une visite d'un autre \u201cnoble\u201d canadien qui a la manie de vouloir se faire gober pour Français: je veux parler de J.Edouard de la Ramée, baron de la Réserve de Napierville, d'où ses ancêtres, d'anciens croisés, viennent directement.Il est vrai, comme dirait Machin, qu\u2019ils n\u2019avaient que les jambes de croisées, La semaine dernière il a assisté au show du Winter Garden, ganté, la canne à la main, le panama sur les genoux et il suait À grosses gouttes, Il a fini la soirée dans Chinatown dans un \u201csight-seeing car.\u201d Quand donc les Canayens du faubourg Québec finirontils de faire ridiculiser les nôtres.Est-ce donc un déshoneur d'être Canadien-Français?J'aimerais à avoir votre opinion sur ce sujet.Allons! tas de frais, n'écrivez pas tous ensemble.FL Les slackers du Broadway s'enrégimentent en si grand nombre que les autorités militaires nous ont envoyé le major Gingras pour donner un coup de main aux \u201ccockneys de London, don't you know\u201d d'ici.Tant micux, c\u2019est une belle job pour l\u2019un des nôtres; bien payé, pas grand\u2019chose a faire.\u201c* M, Arthur Plamondon, de l'Ecole Plamondon-Michaud, que j'ai rencontré sur la Cinquième Avenue, vient d'ouvrir un studio sur la 45ème Rue Ouest.\u201c* \u2019 Alban Gagnon, ingénieur civil, le plus \u201ctom cat\u201d de nos broadwayistes quand il était sur la Great White Way, il y a six Mois, est maintenant à Maisonneuve où il fait dans les munitions, 11 se méle de m'écrire que je néglige ma \u201cchronique\u201d.Donne-moi anne p'tite chance Alban.On prend te temps de se coucher, nous autres.* * * Le professeur Laing, de l'Auditorium de Montréal, doit bientôt faire son apparition sur le Broadway avec sa Ford.En voilà un au moins qui n\u2019a pas peur du travail.Aussi, je lui recommande d\u2019emporter son wrench (clef anglaise, pour les puristes).*e Le vicomte de Castagner a dù écourter sa villégiature d\u2019Atlantic City, d\u2019où il nous est revenu lundi dernier avec une appendicite qu'il s\u2019est fait rogner au St.François Hospital de la 148ème Rue.Je suis allé le voir mercredi dernier ct ses nombreux amis apprendront sans doute avec plaisir qu'il se porte lien sous les circonstances.Castagner a dû s\u2019apercevoir qu\u2019il avait de bonnes amies qui ne l\u2019oublient pas quand il est malade, car sa chambre était pleine de fleurs qui répandaient une odeur de printemps jusque dans les corridors avoisinants.* * Mille Tremblay, de la maison Lewis Bros.de Montréal, était à New-York la semaine dernière.On a organisé une petite fête intime au Tokio dont clle sc souviendra longtemps, et j'ai même eu le plaisir de mettre à épreuve ses qualités LE PENDU (La scène se passe \u2014 ici ou ailleurs \u2014 dans la cour d'une prison.) STENE PREMIERE.Le shérif, consultant sa montre.\u2014 Cinq heures moins cinq; datiné ne peut tarder à venis, Le bourreau.\u2014 Je lui ai donné rendez-vous ici, à cinq heures, pour le pendre; il ne peut tarder, en cffet.Un spectateur.\u2014 11 se serait attardé dans quelque restaurant.Le bourreau, spirituel.\u2014 Mais je lui aurais bien donné un \u201clong neck drink\u201d, moi! le con- SCENE IL Le shérif, apercevant le condamné.\u2014 Enfin! ce n\u2019est pas trop tôt, nous allions nous retirer! Le bourreau, aimable, \u2014 Cinq minutes et vous ne trouviez personne.Le spectateur, rassuré.\u2014 Et je me serais dérangé pour rien.j'aime mieux perdre vingt dollars.Le condamné, correct.\u2014 Excusez-moi, de grâce pas de sursis, et fi- nissons-en une fois pour toutes.Que faut-il faire?\\ Le bourreau, lui montrant l'échafaud.\u2014 C\u2019est bien simple, il s'agit de grimper là-dessus.Le condamné, \u2014 Sur ce phare?Le shérif, à part.\u2014 Il est spirituel, ce type-là.Le bourreau, au condamné.\u2014 Vous permettez que je détourne la tête?Je n'aime pas voir ces choses-là! Le condamné, aimable.\u2014 Faites donc! SCENE III.Pantomine d'une pendaison, mais la corde casse et on télégraphie à Ottawa pendant que le rideau tombe.Applaudissements (avec rappel).ROBESPIERRE.:0: CANADIENS ET CANADIENNES Collaborez au \u201cCanard\u201d.Envoyez-nous des articles, des dessins, des bons mots.Posez-nous des questions! Faites-nous des suggestions! Le \u201cCanard\u201d est votre journal favori, aidez-nous à le rendre plus intéressant.Tous les articles, dessins, etc, doivent porter les noms et adresse de l'expéditeur.Une enveloppe affranchie et adressée doit accompagner \"haque envoi.PROCHAINEMENT DANS LE CANARD 1° Le fameux roman \u201cdramatique\u201d du grand \u201ccomique\u201d Hector Berthelot.2° Organisation du club du \u201cCanard\u201d.3° Concours des dessinateurs canadiens, 4° Enquête sur les cartomancicnnes, etc.de bonne danscuse, et je puis dire qu'elle one-step ct hésite divinement.x + A Joseph Etienne Gauthier, assistant-grefficr à l'hôtel-de-ville de Médéric, j'adresse mes plus sincères salutations.Vailà un de mies bons \u201cchums\u201d de qui j'ai toujours gardé un excellent souvenir, et il me fait grand plaisir d'entendre parler de lui sur l'impériale de l\u2019omnibus de la Cinquième Avenue, l\u2019autre soir, par Mile Tremblay.Tout a bien changé depuis les Béaux jours de l'école Ste- Brigide, mon vieux Gauthier.Grimpes-tu encore le Parnasse à tes heures?.\u2026.* Le bon poilu Maillard, bien connu à Montréal, ainsi que Mlle Suzanne Vennant, de passage ici en rout pour la France, ont été fêtés dimanche soir, par les copains Desjardins ct Morency de la 63ème Rue Ouest.Les deux hôtes de nos deux amis se sont embarqués lundi dernier à Lord du \u201c\u201cRochambeau\u201d.PA J'ai entendu parler d'un autre poilu, un \u201ctanant\u201d celui-là.Je veux parler du lieutenant Maurice Genin qui à fait parler de lui lors de la traversée New- York-Bordeaux, d'après ce que m'ont dit des gens qui étaient à bord.Je suis certain qu'avant six mois, Maurice va nous revenir \u201cplein\u201d de médailles.; TIZOUTE. 14 LE CANARD, Montréal, 1er Juillet 1917.Vol.XL \u2014 No 36.CHRONIQUE de TIZOUTE Pendant la production de \u201cWild and Woolly\u201d, pièce cinématographique, dont Douglas l\u2019airbanks a joué le principal role, le Rialto Theatre ouvrira ses portes chaque matin, à 0 heures, excepté le dimanche.Nous apprenons que la Rialto Theatre Corporation vient de verser une somme de $300 au fonds de la Croix-Rouge.= x Xx La princesse Wenona, champion féminin du monde pour le tir au fusil, est une des plus intéressantes attractions du spectacle \u201cPioncer Days\u201d que Pawnee Bill donne à Luna Park.Wenona est une Sioux authentique, recucillie par des blancs lorsqu'elle était en bas-age, ct élevée à l\u2019Américaine, Mais l\u2019appel de la prairie fut plus fort que toute éducation ct clle retourna vers les siens, Wenona a vainement proposé un défi de $10,000 aux imcilleurs tireurs- femme.Jusqu'à ce jour, le gant n'a pas été relevé.* x *x La suppression des petits gâteaux a inspiré au chansonnier Baltha une série de petits couplets qui se chantent sur des airs connus et que publie \u201cl\u2019Echo des marmites\u201d.En voici deux au hasard: Petit baba, non ce n'est plus ta fête C\u2019est bien dommage que tu ne soics plus la; Fallait du rhum pour arroser ta téte Ou bien du Kirch pour embaumer ton coeur Te v'la baba, petit baba! C\u2019est fini le temps des tart\u2019s aux cerises Avec leurs noyaux sournois ct moqueurs : Ell* n\u2019s\u2019ront plus permises.Les bateaux de frais's aux senteurs exquises Et pour du papier conjurer la crise Les mill\u2019 feuill\u2019s iront chez les imprimeurs.x * Si l\u2019on en juge par le temps qu\u2019elle a tenu l'affiche, \u201cTurn to the Righg\u201d qui se donne au Gaicty Theatre, est sans aucun doute la pièce à succès de la saison, Elle entre dans sa quarante-sixième semaine ct, chaque soir, l'assistance est aussi nombreuse qu'aux premières représentations.\u201cTurn to the Right\u201d est le plus franc éclat de rire de la saison.» x Xk Unc charmante opérette de MM.Oscar Strauss et Sigmund Romberg vient d'avoir sa premiére représentation au Lyric Théitre, Le libretto de \u201cMy Lady's _.Glove\u201d a été écrit par MM.Edgar Smith et Edward A.Paulton.Les 3 actes de cette opérette sc passent dans une ville de garnison de France ct la plupart des personnages du sexe fort appartiennent à l\u2019armée française.La musique en est pleine de charme et l'intrigue fort amusante.* x % Charpentiers ct machinistes construisent cn toute hâte une salle de théâtre qui pourra contenir 2,100 personnes ct où les \u201cétudiants d'été\u201d pourront applaudir les chefs-d'ocuvre de Ia musique moderne.Des places scront, en outre, laissées à la disposition du public qui peut, dès maintenant les réserver, Les pièces seront données deux fois de suite.Le répertoire comporte \u201cFaust\u201d, \u201cLa Bohème\u201d, \u201cLa Tosea\u201d, \u201cCavalleria Rusticana\u201d et \u201cPaillasse\u201d.* I n'y eut qu\u2019un nuage pour assombrir la belle soirée qu'avait organisée, au Carnegie Hall, la comtesse de Bois Hébert Gast de Tilly, notre compatriote, en l'honneur des missions italienne et russe, et c\u2019est que les dites missions n'as- sistérent pas à la représentation.Le public en fit vite son deuil, pris qu'il fut par le programme, merveilleusement choisi ct exécuté, dans tous ses détails, par des artistes consommés.Une grande part des honneurs de la soirée revient au chevalier Luigi Roversi, qui dirigeait l'orchestre avec une sûreté impeccable ct un réel sens artis- rique.Les \u201cImpressions d'Italie\u201d, du maitre Charpentier, furent tout particu- fièrement applaudics.La jolie voix, les qualités très naturelles - d'émotion, qui sont les caractéristiques du récl talent de Mlle Madeleine d'Espinoy, se sont fait apprécier dans - Au.film de l'Ecran THEATRE ELECTRA.L'été cst arrivé; il fait chaud! Les pares sont ouverts, le monde cst à la campagne.Bref, ce n\u2019est plus, direz-vous, la saison du cinéma.Profonde erreur, monsieur, détrompez-vous, madame, c\u2019est toujours la saison des vucs animées.Du moment que vous donnez un bon spectacle, Que vous le renouvelez souvent et que votre théâtre est confortable, condition \u201csine qua nun\u201d, éte comme hiver vous avez du monde tant que vous en voudrez.LL Le confort en été signific une salle fraiche, bien ventillée, aérée scientifiquement.Et si vous voulez en avoir un beau modèle, allez passer une soirée à I'Electra.Ce théâtre est, sous le rapport du confort comme d'ailleurs au point de vue spectacle, le meilleur du genre.Aussi, ce n\u2019est pas étonner nos lecteurs que de leur dire qu\u2019il fait des salles combles tous les jours que le bon Dieu amène.et il en amène 365 par année.THEATRE FAMILY.Voulant toujours faire de mieux en mieux pour satisfaire la nombreuse clientèle qui fréquente le théâtre Family, M.Edmond Desmarteau, propric- taire de ce populaire lieu d'amusements, a mis à l'affiche pour la semaine prochaine \u201cLa Soeur du Forçat\u201d.Cette pièce, qui n remporté un si éclatant succès au Théâtre Arcade, a été mise en scène par M.Julien Daoust, qui a sous sa direction une excellente troupe d'artistes.Il est certain que cette pièce sensationnelle ct qui renferme une morale des plus pratiques, sera interprétée d'une façon magistrale.Dimanche, un magnifique programme de vues ct de chansons sera donné.Paraitra sur l'écran: Earl Williams et Edith Storcy dans une grande vue en 5 parties intitulée \u2018\u2019Apartment- 29\u201d; le Sième épisode de la \u201cVoix au Téléphone '; le 4ième épisode de la série \u201cBlack Cat\u201d et l'incomparable Charley Chaplin dans une de ses meilleures comédies.Au programme de chant, nous remarquons M.Hector Pellerin qui chantera les plus belles chansons de son répertoire.THEATRE ARCADE, Jusqu'à nouvel ordre, les portes du Théâtre Arcade ne seront ouvertes que les samedis et dimanches de chaque semaine.Il y aura à cette occasion de magnifiques représentations de vues, de comédies ct de chants.La soirée d'amateurs qui, pendant la saison de drame avait lieu le mercredi soir, sera donnée le samedi soir.Comme très peu de théâtres sont ouverts à cette saison-ci, les meilleurs amateurs pourront y prendre part, à l'avantage du public qui s'amuse énormément de ces genres de spectacles.La prochaine saison de drame commencera vers le 6 du mois d'août prochain.Le programme de vues ct de chansons sera magnifique.Unc vue en 5 parties, intitulée \"Money Magic\u201d; Sième épisode de la série \u201cBlack Cat\u201d et Charley Chaplin dans une de ses meilleures comédies.M.Hector Pellerin dans les meilleures chansons de son répertoire.\u2014 LIBRAIRIE FRANÇAISE JULES PONY 374 RUE STE-CATHERINE EST, MONTREAL.Prix des revues et journaux français adressés par poste: Panorama de la Guerre, La Guerre de 1914, par G.Hanotaux, La Guerre du Droit, Je Sais Tout, 27 cents.\"7 Lectures pour tous, Lisez-moi, Bleu et Rouge, 17 cents.Annales, Le Miroir, J'ai Vu, Sur le Vif, 8 cents.Jeunesse Hlustrée, Les Belles Images, Illustré National, Semaine de Suzette et Petit Journal, 4 cents.La Croix d'Honneur, Cri-cri, Petit Mlustré, Intrépide, L'Epatant, 3 cts.Grand choix de romans à 12 cts, 18 cts, 30 cts et 85 cts.Toute commande est payable en donnant l\u2019ordre.sun l'aria \u201cDepuis le jour où je me suis donnée\u201d, de \u201cLouise\u201d.M.Léon Rothier a enlevé la salle avec le \u201cCor\u201d, de Flégier, ct la \u201cMarseillaisc\u201d.La partic russe a été très remarquée.Les marins du croiseur \u201cVariag\u201d ont chanté des airs populaires de l'Ukraine, étranges et prenants, et Mile Thamara Swirkkaia, avec pour partenaire M.Papatovich, a été l'objet de nombreux ct enthousiastes rappels.La sculpturale beauté de Mlle Andrée Barlette accompagnait à souhait la bonne récitation qu'elle fit du poème les \u201clemmes françaises\u201d.Mlle Emilie Haugmart, l\u2019infatigable secrétaire de la comtesse de \u201cTilly, a multiplié ses efforts au cours de la soirée ct mérite les plus sincères éloges., Vol.XL \u2014 No 36.3-8PM PARC 10: SOHMER RTE EN DE VERT TETE pp 30 Abt \u201d SAISON D\u2019ETE Ouvert tous les Jours à 3 b's et s hrs P.M.ATTRACTIONS EY LA BANDE DU PARC ADMISSION - .- 1C¢ cts.EE THEATRE FAMILY 7% inten cures EDMOND DES MARTEAU, Dir -Prop.RENE DARCY, Régisseur JULIEN DAOUST, Direoteur-Artistique \u201cLA SOEUR DU FORCAT\u201d Vendredi: Soirée d'Amateurs.\u201cDIMANCHE, 1er JUILLET : $100.00 DONNES EN CAD! AUX DE $10.10, $5.00, $1.00.16,000 pieds de vues: Earl Willlam dans un grand feature en 5 parties ; \u2018\u2019Apartement 20°: le 13ième épisode de \u2018La Voix au Téléphone\u201d'; le 14ième épisode de la série \u2018Black Cat\u201d: Charly Chaplin dans sa meilleure comédie; Un Weekly\" illustré: Une comédie de la Mutual en 2 parties.Numéros de chant spéciaux : Mr.Hector Pellerin et plusieurs autres.PRIX : Semaine, 10c, 16c, 25e.Dimanche, 15c, 20c.Grand drame à sensation SEMAINE DU en 5 actes.2 JUILLLET \u2014 Tél, Bell Est 292 \u2019 THEA TRE ARCA DE Edmond Desmarteau, Dir-Prop.SAISON D'ETE Ouvert le SAMEDI et DIMANCHE seulement.Samedi; Soirée d'amateurs.DIMANCHE $100.00 dounés en cadeausx de $10, 0, $5.00.$1.00, , ds de vues; \u201cMoney Magic\u201d, Feature en 5 parties: Charly Chaplin, comédic en 2 15,000 pieds de parties; Série \u2018Black Cat\u2019, 5ième épisode.HECTOR PELLERIN, dans son répertoire.ADMISSION CENERALE 1Scents, I \u2014 I EXATIEN DES YEUX Guérison des yeux sans médicaments, opération, ni douleur.Nos \u201cverres toric\u201d nouveau style \u201cà ordre\u201d, sont garantis pour bien \u201cvoir de loin et de près\u201d, tracer, coudre, lire et écrire.Consultez le meilleur de Montréal Le Spécialiste BEAUMIER DE L'INSTITUT D'OPTIQUE 144 Est, rue Ste-Catherine, S8L1a2$hié Montréal.AVIS.\u2014Cette annonce rapportée vaut 16 sous par dollar sur tout achat en lunetterie.Spécialité Yeux artificiels.N'achetez Jamais des ped/ers ni aux magasinsd-lfoul/atse, si vous tenez à vos yeux LE CANARD, Montréal, 1er Juillet 1917.15 Promener ou bercer l\u2019enfant ne guérira pas son mal.\u2019 L'enfant pleure parce qu'il souffre et ses douleurs sont causées soit par l'indigestion, la dentition difficile, les coliques ou d'autres maladies particulières à l'enfance.Vous le soulagerez immédiatement en lui faisant prendre quelques gouttes de Sirop d\u2019Anis Gauvin Un remède précieux qui calme la douleur, guérit le mal et assure à l\u2019enfant un sommeil naturel et réparateur.Les mères prévoyantes en ont toujours une bouteille à la maison.EN VENTE PARTOUT: 25 cents LA BOUTEILLE.Le Sirop Gauvin LeCachets Gauvin POUR LE CONTRE LE Soulage dès la première dose et Soulagent promptement rit promptement Maux de Tête, Toux, Rhumes, Bronchites, Migraines, Névralgi Sciatique, Enrouement.et toutes les douleurs.a PRIX : 25 cts la bouteille.PRIX : 28 cents la boîte.LE CANARD Journal Humoristique Hebdomadaire, paraissant tous les dimanches.Publié et imprimé par A.-P.PIGEON, Limitée, aux Nos 105-109, rue Ontario Est, Montréal.Téléphone Bell: Est 1121.Un an (pour le Canada), $2.00; Six mois (pour le Canada), $1.25.Un an (pour les Etats-Unis), $2.50; Six mois (pour les Etats-Unis), $1.50.Strictement payable d'avance.TARIF DES ANNONCES.\u2014Contrat pour un an: 1,000 lignes, sc la ligne; 2,000 ou 3,000 lignes, 3%c la ligne; 4,000 ou 5,000 lignes, 3c la ligne; 10,000 lignes, 2c la ligne.Annonces à court terme: Première insertion, 10c la ligne, subséquentes, sc la ligne, \u201cLE CANARD\" est vendu aux agents 48c la douzaine, payable strictement sur réception du compte.Les numéros non vendus ne sont pas retournables.Adressez toute correspondance ou envoi d'argent à \u201cLe Canard\u201d, Montréal, P.Q.° insertions Apprentis Demandés E LE eT R A TOUJOURS UN PROGRAMME DE VUES DE TOUT PREMIER CHOIX.Admission, 10c, COMPRIS LA TAXE.On demande des Apprentis-Pres- siers 4 I'Imprimerie A.-P, Pigeon, Limitée, 109 Ontario Est.S'adresser à M.Jos.Allard.Impressions Générales \u2014\u2014DEPUIS LES \u2014\u2014 Cartes de visites jusqu'aux plus eraodes fiche AU PLUS BAS PRIX DU MARCHE.Nous n'avons pas la prétention de faire mieux qu'ailleurs; mais ce qui est certain, c\u2019est que nous garantissons faire aussi bien qu'aucun autre atelier à Montréal.Nous achetons DE PREFERENCE les papiers de nos MOULINS CANADIENS de la PROVINCE DE QUEBEC et recommandons particulièrement l'emploi de leurs produits.| Nous encourageons nos industries afin que le même principe soit appliqué en notre faveur.Quelle que soit la DATE ou l\u2019'HEURE que votre ouvrage doit être livré, nous l'acceptons toujours avec la garantie de remplir notre engagement.NOUS NE REFUSONS JAMAIS DE COMMANDES, AYANT LA FACILITE DE REPONDRE A TOUS LES BESOINS.Si vous n'êtes pas déjà un de nos heureux clients, veuillez bien nous confier votre première commande, afin de vous rendre compte de la satisfaction que nous pouvons donner.\u2014\u2014\u2014\u2014 IMPRIMERIE \u2014 | A.P.PIGEON, Limitée 105 à 109 ONTARIO EST.Tél, Est 1121.PE) ES \u2014\u2014 Vol.XL \u2014 No 36.16 LE CANARD, Montréal, ler Juillet 1917.S» A Z NS N SN S SN 2 N PA CG y S % > À i \u201c iL SS \\ J 9 gh (i N y /i «a [2 =P (ff dk or, | if) 5 7 \\ 22 7
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