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Titre :
Le Canard : journal humoristique
Journal hebdomadaire humoristique et satirique qui a connu un vif succès en son temps. [...]

Le premier numéro de ce journal fondé par Hector Berthelot - qui en est aussi le principal rédacteur - paraît le 6 octobre 1877. Le succès est immédiat, comme en témoigne le tirage, qui passe du simple au décuple au cours des deux premiers mois. Berthelot n'est pas précisément un néophyte : il a été auparavant collaborateur à La Scie de Québec, une feuille humoristique, et reporter au Bien public de Montréal avant de passer à La Minerve, qu'il quitte en 1878, Le Canard lui demandant trop de travail.

Cet hebdomadaire humoristique changera plusieurs fois de titre. En août 1879, Berthelot cède son journal à Honoré Beaugrand pour fonder, le 23, Le Vrai Canard. Il le remplace, le 12 novembre 1881, par Le Grognard afin que le public ne confonde plus Le Vrai Canard et Le Canard, qui ne cesse de publier des âneries et des insultes qu'on ne manque pas, à son grand déplaisir, de lui attribuer. Des difficultés financières le forcent toutefois à se départir de son journal le 8 mars 1884. Le 25 septembre 1886, Le Violon est rebaptisé Le Grognard.

Quant au Canard, que Ladébauche (un personnage inventé par Berthelot) a popularisé, il continue son chemin avec son nouveau propriétaire, Honoré Beaugrand.

En 1888, Le Violon disparaît pour faire place à Passepartout jusqu'en 1893. En 1893, Berthelot reprend Le Canard, qui a cessé sa publication depuis le 24 septembre 1887. Le petit journal revient au titre premier, Le Canard, avec A.-P. Pigeon comme administrateur.

Le journal contient des textes et des chroniques féroces de satire politique, ainsi que des caricatures, des dessins humoristiques et des bandes dessinées, légendées pour la plupart, sous la plume de Berthelot lui-même ou sous celle d'Henri Julien (qui signe parfois Octavo ou Crincrin), d'Albert-Samuel Brodeur ou d'Arthur Racey.

En dépit de sa disparition en 1936, Le Canard ne cesse de fasciner les éditeurs. À preuve, ces trois tentatives de le relancer : une première a lieu le 21 septembre 1957 et indique une 85e année d'existence; une seconde, en date de mai 1973, fait mention de 96 ans d'existence et affiche l'épithète « québécois »; une dernière et éphémère reprise a lieu en 1976.

À noter que cet hebdomadaire est l'un des premiers journaux humoristiques à se doter d'une presse à vapeur et à publier des illustrations en couleur.

Il était tiré à 500 exemplaires en octobre 1877, à 10 000 en décembre 1877, à 15 000 en mars 1879, à 8 500 en 1910 et à 45 000 en 1933.

Principaux collaborateurs : Hector Berthelot, Henri Julien, Arthur Racey et Albert-Samuel Brodeur.

Sources

« Les journaux satiriques du XIXe siècle », Bibliothèque et Archives Canada,

http://www.collectionscanada.gc.ca/comics/027002-7100-f.html.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, vol. 2, p. 257-259.

BOIVIN, Aurélien, « Berthelot, Hector », Dictionnaire biographique du Canada,

[en ligne]

TASSÉ, Henriette, La vie humoristique d'Hector Berthelot, Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1934, p. 51-62.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1893-
Contenu spécifique :
dimanche 18 novembre 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Passepartout (Sorel, Québec)
  • Successeur :
  • Canard québécois
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Références

Le Canard : journal humoristique, 1917-11-18, Collections de BAnQ.

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[" TT _ Vol.XLI \u2014 No 3.H MONTREAL, 18 NOVEMBRE 1917.|- Cinq Centins | Humoristique \u2014 Satirique \u2014 Politique \u2014 Littéraire \u2014 Illustré \u201cLe vrai peut quelquefois wétre pas vrai sans blague \u201d \u2014 BOISL\u2019EAU, Rédigé en Collaboration.Administration: 105 à 109 rue Ontario Est.Devant le Comité Borden \u2014Votre vote vous sera payé.(coupé par la censure).(Voir en huitième bave.) - ~» 2 LE CANARD, Montréal, 18 Novembre 1917.Vol.XLI \u2014 No 3.UN CONTE PAR SEMAINE LE MIROIR De sa loge, la Veliola entendait avec gratitude le frémissement de la foule qui s\u2019écoulait après l'avoir quinze fois rappelée.Elle était rom- puc,, un châle croisé sur sa poitrine, dans son costume de paysanne sicilienne.Ses yeux caressaient, d\u2019un regard exténué, les corbeilles, les gerbes, les bouquets dont l'avaient fleurie ses admirateurs.Le coussin sous sa nuque, la chaise longue sous son corps lui semblaient durs tant elle était lasse.L\u2019habilleuse la déchaussait, silencieuse au contraire de son habitude.: \u201c'I'u ne dis rien, ce soir?Tu n'es pas contente?\u2014Ah! signora.\u201d Les paroles se précipitérent, comme l'eau dans une écluse qu'on ouvre.Elles couvrirent de leur bruit la pensée de la comédienne qui associait le lieu de cette représentation \u2014 Sorrente, le théâtre d\u2019été qui « pour plafond les étoiles \u2014 ct un visage rasé d'homme, un impassible et très beau visage marqué par la douleur ct volontaire, où la force remplaçait la jeunesse.La Veliola laissa tomber son miroir à main.\u201cS'il est brisé, ne me le dis jamais!\u201d s\u2019écria-t-elle, superstitieuse.Se détournant, pour ne pas voir, et les paumes contre ses orcilles par effroi d'entendre, elle ordonna : \u201cLt maintenant, tais-toi, bavarde!.Tu m'as étourdie!.C\u2019est ta faute, sotte!.Dépéche-toi!.que je rentrel.\u201d Elle craignait 'augure du miroir brisé, d'autant qu\u2019à la seconde même de la chute elle avait identifié le mystérieux spectateur pour Jequel, en vérité, elle avait dépensé cette passion qui avait communiqué un feu à toute sa compagnie.L'\u2019habilleuse se hâta.Le chauffeur eut l'or: dre de rentrer à l'hôtel, par la porte de derrière: la Veliola voulait éluder les hommages, être scule, très vite, en tête à tête avec son souvenir qui datait de dix ans et lui bralait ame, Au milieu de l'allée d'orangers et de colonnettes alternant qui portaient des fruits dorés et des bustes en marbre d'une clarté de ncige, elle dut s'arrêter, les deux mains sur son coeur pour y réduire, par la pression, une intolérable piqûre.Elle n'avait pas accompli quatre pas: d\u2019un banc, quelqu'un se leva, qu\u2019elle n'avait aperçu, et qui, d'un salut, lui barra la route.\u201cVous! murmura-t-elle.\u2014T'oi!\u201d répondit l\u2019homme.Entre eux, il y eut un silence profond comme le ciel ct aussi plein d'idées violentes que la coupe noire était pleine d\u2019astres.\u201cJe ne t'ai pas cherchée, je te le jure sur ma vie!\u201d La Veliola saisit le bras qui s\u2019était proposé pour la soutenir, car elle vacillait visiblement.Elle s'appuya sur l'autre bras qui lui entoura la taille aussitôt.Le couple, par la gloricuse nuit, était, à l'insu de ceux qui le formaient, d\u2019une incomparable beauté.Il disparut, chancelant, dans une des petites impasses courbes, hérissées de cyprès, dont chacune aboutissait à une tonnelle \u2018de vigne rouge.\u201cRepose-toi.Ne me parle pas encore.C\u2019est merveilleux, ce qui arrive.Si, je te le dis: c\u2019est merveilleux.et Dieu l'a voulu ainsi.\u201d 8 Comme elle allait parler, il lui pressa les épaules entre ses mains qui osaient à peine la toucher.C'était un effleurement.Elle était assise, les membres mous, battue des larges coups de son coeur et le passé devant elle, terrible et voluptueux.\u201cVous avez bien vu les affiches, pourtant?soupira-t-elle.\u2014Pas une.depuis dix ans.Depuis dix années, j'ai vécu sans rien savoir des choses du théâtre.sans entrer dans une salle de spectacle.pour respecter mon serment de ne jamais chercher à te revoir.Ce soir, j'ai subi la tentation d'un démon.J'ai fait louer cette loge où tu m'as vu seul.Je t'ai reconnue à ta voix, quand tu parles de la coulisse.Je voulais voir si tu me reconnaitrais.sans barbe ct tellement vicilli, après mes quatre années de prison.\u2014Mon Carlo! \u2014Oui, \u201cton\u201d Carlo.à toi seule! À toi, éternellement, par tant de solitaire souffrance après tant de joies partagées avec toi!.Je ne te reproche rien.que de ne m'avoir pas reconnu!.Une rage, alors, m'a pris.Je suis resté au théâtre.J'ai senti que tu avais remarqué cet homme tout seul dans une loge.quand la foule se pressait partout.et que tu jouais \u201cpour lui\u201d.Et j'étais jaloux de moi.plus que je ne l\u2019avais été de l'autre.que j'ai tué.\u2014Carlo, ne réveillez pas ce souvenir ! \u20141I1 a donc pu dormir en toi?.En moi, il a été ton unique rival.\u201d Le drame soudain, ils le revirent, dans la même épouvante.Le souper, chez elle, à Rome, après une représentation triomphale.Ils étaient deux jeunes hommes, joyeux.Ils s'aimaient l\u2019un l'autre, d'une amitié venue de leur enfance.Pour un mot, un geste mal interprétés, la dispute avait jailli.De la Louteille pleine prise dans le scau à glace, sur la table, Carlo Sampieri avait assommé Tommaso Glimonte.Au juge, au tribunal, à sa conscience, plus tard, dans la cellule où il était rendu, le coupable n'avait pu expliquer son meurtre.la peine purgée n\u2019avait pas, pour lui, arrêté l'expiation.Remis au milieu des hommes par la loi, il s'était longtemps retranché d'eux, jusqu'à ce que la nature cat raison de cet exil et Je mélât à l'humaine cole.It y faisait tout le bien possible par l'argent, sans permettre à l'ingratitude de le rebuter.\u201cOui, tu jouais pour moi sans m\u2019avoir reconnu.même à la fin, tu n'as pas eu, dans le regard, cet éclair que j'attendais comme un arrêt de mort ou de vie.\u201d, reprit-il ; et la voix lui manqua.La crainte et l'amour oppressaient le Veliola.Elle hésitait sous la double contrainte.Elle dit, enfin : \u201cJe n'ai vu que vous, & mon entrée en scène.Si vous aviez quitté la salle, j'aurais dû renoncer à jouer.\u2018Toute ma chair, toute mon âme vous avaient reconnu avant mes yeux et ma mémoire.C\u2019est quand vous vous êtes dressé devant moi, dans l'allée.\u201d Elle venait de mentir pour ne pas mettre en cause le miroir, qui était peut-être brisé.Carlo luttait contre un furieux désir de reprendre cette bouche qui avait été à lui.La femme devinait ce combat ct elle en était bouleversée.Leur destin était enfermé, sous cette tonnelle de vigne rouge, avec eux-mêmes, aussi présent, leur paraissait-il, que le souffle qui agitait les feuilles autour des grappes lourdes.Elle lui prit les mains, songea et, doucement : .\u201cVoulez-vous?.J'ai un caprice.\u2019Féléphonez de l'hôtel au théâtre.Mon habilleuse y est encore.Qu'on lui demande ce qui est arrivé à mon miroir.Allez.Oui, c'est un absurde caprice.Je vous attends ici.\u201d Le temps qu'il allit et revint, elle déchira ses gants.De l\u2019allée centrale, il annonça : \u201cLe miroir n\u2019est pas brisé !\u201d La Veliola s\u2019élança de la tonnelle pour se blottir dans les bras qui s\u2019ouvraient à sa rencontre.Et la nuit sorrentine bénit, de ses millions de feux, le baiser de ces amants sous les auspices d\u2019un heureux présage Charles-Henry HIRSCH. Vol.XLI \u2014 No 3.LE CANARD, Montréal, 18 Novembre 1917.3 INDISCRETIONS ET POTINS M.L\u2019MAIRE CRITIQUE.Un jour un certain maire de l\u2019Ile de Montréal visitait une galerie de tableaux, il demanda le prix d\u2019un tableau qui représentait un âne.On lui répondit qu\u2019il était estimé trois cents dollars., \u201cMais, dit-il, un âne vivant coûte beaucoup moins cher.\u201d Son cicerone lui donna courtoisement la réplique, par déférence.\u201cC'est vrai, dit-il; mais il ne mange ni foin, ni avoine.\u201d M.le maire, qui tenait à sa plaisanterie, reprit : \u201cEn revanche, il ne peut porter ni homme, ni fardeau !\u201d :0: LITTERATURE BAS-BLEU.Une dame-auteur qui signe O.G.(Oh! j'ai.quoi?) vient d'enfanter un livre \u2014 n\u2019avait-elle pas autre chose à faire?\u2014 plein de rimes qui ont pour titre: \u201cImpressions et Souvenirs\u201d.Ce titre est pour un confrère un \u201csouvenir\u201d et unc \u201cimpression\u201d dont voici un résumé qui intéresse particulièrement le \u201cCanard\u201d: \u201cImpressions et Souvenirs\u201d, ce titre infère plutôt une machine en prose ; madame en ayant jugé autrement, je n\u2019oserai mettre le doigt entre l'arbre et l\u2019écorce, ou, si on le préfère, entre la couverture de son livre ct le corps du délit proprement dit.Si j'ai au moins sous-entendu, plus haut, que le titre poéteresse était peut-être plus dans l\u2019ordre que poétesse, c'est qu\u2019un grand maitre en littérature inalysable, feu Hector Berthelot, fondateur du \u201cCanard\u201d, parqua, un jour, les dames sujettes à rimer en deux catégories : Celles qui riment en obéissant aux règles de la prosodie et expriment quelque chose, et celles qui planent au-dessus de ces élémentaires obligations.Les premières, au sens de Berthelot, étaient des poétesses.Les autres des poéteresses.Poéteresse étant à poétesse dans le cycle féminin, ce que poétereau est à poète dans le gourbi mâle.Madame O.G.\u2014 cela éclate dès la première page \u2014 a la rime sonore comme les cordes d\u2019une harpe italienne en forêt claire par grand vent.«0: UN BON TOUR Un journal de Sarnia, Ont, nous raconte la mésaventure suivante de deux officiers du revenu : Un bon tour a été joué à deux officiers du département des licences, lorsqu'ils vinrent ici, l'autre jour.Ils demandèrent à un chauffeur d'automobile de louage (un jitney), s\u2019il ne pourrait pas les conduire à un endroit où on leur servirait un verre de boisson.Le chauffeur avait été prévenu ct lorsque les deux officiers l'approchèrent et lui firent leur demande dans le tuyau de l'oreille, il répondit que oui.C\u2019est alors qu\u2019ils lui demandèrent s\u2019il voulait bien les conduire à cet endroit, qu\u2019ils le paieraient généreusement.Le chauffeur acquiesça, ouvrit ses portes et les deux officiers montèrent dans l\u2019auto en se frottant.Démarrage, petite vitesse, deuxième vitesse, grande vitesse, et tuf- teuf, teuf-teuf-teuf, ct fil sur un train de 30 milles à l\u2019heure.Il y avait bien une demi-heure que ça filait ainsi, lorsqu\u2019un des officiers demanda au chauffeur s\u2019il était sûr de leur procurer de la boisson.Et sur la réponse affirmative du chauffeur, les officiers se renfrognèrent de nouveau dans leur siège.Une nouvelle demi-heure s\u2019écoula pendant laquelle l'auto filait toujours.Les officiers s'impatientérent et demandérent au chauffeur: \u2014 Mais où nous conduisez-vous?Nous nous attendions que nous pourrions en trouver dans les environs de Barrie ou d\u2019Allandale ?\u2014Je vous conduis à Montréal.11 n\u2019est pas nécessaire d'apouter que le chauffeur reçut ordre de rebrousser chemin, Arrivé au point de départ, il réclama $6.00 pour sa course.Des gros mots furent échangés, mais les officiers durent payer finalement pour leur promenade à la recherche du jus du fruit défendu.:0: LA LUTH ELEKTORALI.Terre sicr, 27 novembre 1917.Mon cher Canor, Veuttu avoir la bonté de publier dans ton journal ce qui suit : Mon cher Canor, Jai a te communiquer que Mr Bolden et quelques-uns de ses assistants sont en trein d'organiser une campagne électorale qui aura pour nom Vin the Var voici leur programe ainci que quelques-uns de ceux qui vont y prendre part.Dabord Lolden capitaine Sivigny son ami Blondin en cas de besoin ainci que plusieur autres dont Mr Hanna Flavel Bob, Sam, etc, etc, etc.Leur programme est de se rencontrer à Montréal mais de nuit vue que c'est dangeureux de voyager de jour pour d'aussi bon monde.De là ils se garderont bien de prendre un taxi ou encore une voiture à joual parce qu'il n'a as de lieu d'aisance a dit Mr blondin il prendrons donc le trein pour Mille et Mille vache où Mr Sivigny compte rencontrer plusieur de ses amis et il continueront jusquau Sault au cochon où Mr Flavel a plusieur de ses enfants a voir mais chose curieuse il sc nomme point comme lui c\u2019est des Mr Gorett.Il fe- rat un discour pour encourager à manger c'est a mon avantage diratil.Mr Hanna ferat aussi un discour mais pour diminuer les appétits.Cest là aussi que Mr Bolden ferat aussi son premier discour de politique il y parlera de commerce mais tout de meme il va faire tout en son pouvoir pour trouver des veaux a acheter mais heureusement qu\u2019il n\u2019y en auras pas cette année et quand tous les discours auront été prononcer et que Mr Sivigny aura parcourru tout les champs pour dire Aurevoir a ses amis les Mr Lesben et Mr Flavel embrasser tout ses enfants les Mr Gorett.Le capitaine donneras ses ordre pour aller plus loin et ils passeront donc par St Pati St Etrette le C.de sac St Fuseaux St Amfler la pointe au C.ct traverseront sur l\u2019île à la M.ou Mr le colonnel P.Blondin se trouveras parfaitement chez lui c'est a dire qu\u2019il rencontreras peut etre des connaissance qu'il a déji vu sur le bateau a Québec.Donc c\u2019est dans cette parti du dominion que Mr Bolden et secs amis tenteront la victoire en tout les cas qu'il gagnent ou qu\u2019ils perdent ils finirons par y demeurer là tôt ou tort puisqu\u2019il n\u2019y a que cette place qui leur convienne maintenant jespère que vous voudrez bien publier cette lettre afin qu\u2019ils soient bien recuent partout là où ils irons.Signer d'un grand ami de Bolden et du Canor.G.E.H.CHIFER, Terre sier.| | ~~ 4 LE CANARD, Montréal, 18 Novembre 1917.Vol.XLI \u2014 No 3.IL (Suite) III LA GROSSE PICOTTE.Lorsque Ursule entra chez ses parents, aprés sa rencontre avec Bénoni au Jardin-Viger, deux heures venaient de sonner à une grande horloge au tic-tac monotone placée dans un coin de la salle à manger.Ursule fut surprise en entrant dans l'appartement de voir sa mère en grande conversation avec M.Cardinal, de la police sanitaire.La mère Sansfaçon hochait la tête et ne paraissait point partager les idées de l\u2019homme de police.\u2014Ecoutez-moi, lui disait l'inspecteur, c'est l'officier de santé qui m\u2019a envoyé ici.C'est la deuxième fois que je vous préviens en ami.Il faut que vous fassiez nettoyer votre cour pas plus tard que demain, sinon votre mari paraîtra devant le recorder ça lui coûtera joliment cher.\u2014Votre bureau de santé, disait la mère Sansfaçon, en a toujours Tipite Sansfaçon, contre les pauvres gens.Ÿ a pas de danger qu\u2019il fasse de misères à des gros comme Sir Louis Alaine.L'homme de police sanitaire renouvela sa menace, en griffonnant quelques notes sur une feuille de papier qu\u2019il avait tirée d\u2019un portefeuille gras, il dit bonjour à la dame et sortit de la maison.Après son départ, madame Sansfaçon së tourna du côté d\u2019Ursule et lui dit : \u2014Tu vois ce qui nous arrive.Je te gage que les Brind\u2019amour sont encore au fond de l'affaire.; Ursule, après s'être débarrassée d'une partie de sa toilette, s\u2019assit près d\u2019une table et se porta la main au front en disant qu\u2019elle souffrait d\u2019un violent mal de tête.Elle pâlit et parut sur le point de tomber en défaillance.Sa mère voyant que la maladie était grave la fit coucher sur son lit.Les services d\u2019un médecin étaient urgents.LES MYSTERES DE MONTREAL Roman de Mœurs \u2014 Par feu Hector Berthelot, fondateur du \u201cCanard\u201d Enregistré conformément à l'acte du Parlement du Canada, en décembre, mil huit cent quatre-vingt dix-huit, par A.-P.Pigeon, au bureau du Ministre de l'Agriculture, à Ottawa.La mère Sansfaçon alla sur sa galerie et appela Ti-Pite.Celui-ci ne tarda pas d\u2019arriver.Ti-Pite était le véritable type du gamin de Montréal.Outre la vente du \u2018\u2019Canard\u201d il exerçait le métier de cireur de bottes au coin de la Place Jacques-Cartier.Il portait un vieux feutre qui avait essuyé les ravages de dix automnes sur la tête de son père.\u2019 Ce feutre était percé à certains endroits et laissaient passer quelques mèches de ses cheveux mal peignés.Sa chemise bleue carreautée n\u2019avait pas'été changée depuis quinze jours, Ses pantalons étaient composés d\u2019étoffes aux couleurs et aux nuances les plus disparates.Les pièces s\u2019y appelaient légion.Les pantalons de \u2018T'i-Pite étaient retenus en sautoir depuis l\u2019épaule gauche jusqu\u2019à la hanche droite.Ses souliers craquelés et veufs de leurs lacets, n'avaient plus qu\u2019un rudiment de semelle.Le reste de son costume était à l\u2019avenant.\u2014Ti-Pite, dit Madame Sansfaçon, tu vas aller cri le docteur.\u2014Y a des imites pour courir au diable au vert.Le docteur dit qu\u2019il ne viendrait pas pour nous soigner parce que poupa a pas payé le dernier compte.\u2014Tu vas aller en cri un autre.Ça presse.Tu iras chez le docteur Bibaud.Hourra dépêche-toi.Boutonne ta bougrine, amarre ta cravate comme y faut et range ton caste pour avoir la palette par devant.Tâche de pas avoir l'air polisson.Amuze-toi pas en chemin.Ti-Pite détala en disant: Je cré ben que notre chien est mort chez le docteur.Une heure plus tard Ti-Pite rentra dans la maison paternelle tout beurré de sang.\u2014Qui est-ce qui t'a équipé comme ça?demanda la mère Sansfaçon.As-tu vu le docteur ?\u2014Oui, mouman, répondit Ti-Pite.Les petits Irlandais m\u2019ont attaqué au coin de la rue Lagrossechaudière et de la rue Jacques-Carquier, comme je revenais de chez le docteur.Je leur disais rien et ils ont foncé sur moi.Ils étaient trois et je les ai poqués l\u2019un après l\u2019autre.Une gang s\u2019est mise après moi et ils m'ont garoché des cailloux.Le docteur y dit qu'il viendra betôt.Madame Sansfaçon prit son garçon par le bras et Ie conduisit près de l\u2019évier et lui débarbouilla le visage.Quelques minutes après le docteur frappait à la porte de la cuisine.Madame Sansfaçon conduisit le médecin au chevet d\u2019Ursule qui paraissait en proie à une fièvre ardente accompagnée de délire.Le docteur prit le pouls de la malade et compta les pulsations.\u2026 Il hocha la tête et commença à interroger la mère Sansfaçon.\u2014Y a-t-il longtemps que votre jeune fille est malade?\u2014Ça lui a pris comme ça vers deux heures.Elle dit qu'elle sent des picossements dans le rintier.Elle a des points de côté dans l\u2019estomac et se sent le coeur comme s\u2019il nageait dans l'huile.\u2019 \u2014Vous l'avez fait vacciner sans doute?\u2014Oui, docteur, c\u2019est le docteur Larocque qui l\u2019a vaccinée avec la gale de la génisse de la Corporation.\u2014Hum, hum, dit le docteur, le cas est grave.Je vois tous les symptômes de la picotte confluente.Il lui faudra bien des soins.Vous devrez mettre de la chlorure de chaux dans tous vos appartements, Vous mettrez une once d'acide carbolique dans une assiette creuse que vous pla- Vol.XLI \u2014 No 3.LE CANARD, Montréal, 18 Novembre 1917.5 cerez dans la chambre de la malade.Je lui donnerai une petite poudre pour calmer sa fièvre.La mère Sansfaçon avait été atterrée par la déclaration du médecin, L'horrible maladie qui ravageait le faubourg Québec allait enlever Ursule à l\u2019amour de ses parents dont elle était l\u2019idole.Madame Sansfaçon resta comme foudroyée.Son sang se glaça dans ses veines et son coeur de mère battait avec tant de violence que les gros artères faillirent s\u2019en détacher.Lorsque Ursule se réveilla vers cinq heures du soir, elle eut des vomissements bilieux.Ses yeux, devenus vitreux et injectés de sang, étaient presque sortis de leurs orbites.Sa figure avait été envahie par la rougeur caractéristique de l\u2019infâme contagion.Sa peau se boursouf- fla.Des milliers d\u2019éruptions se déclarèrent sur tout son corps.De petites vésicules, qui venaient de pointiller, étaient rudes au toucher comme autant de grains de sable.Quelques jours plus tard les vésicules crevèrent et laissèrent sortir un pus abondant et infect.Ce pus en coulant de chaque vésicule, comme du cratère d'un petit volcan, se séchait et formait une gale hideuse.Les gales couvraient comme une lèpre le beau corps d\u2019Ursule.Son nez, sa gorge et ses yeux étaient bouchés par le développement des pustules.Ursule était brûlée par une fièvre des plus dévorantes.Elle avait vingt fois par jour des accès de délire pendant lesquels elle appelait Bénoni à grands cris.Bénoni passait les nuits au chevet de son idole.T1 suivait scrupuleusement les ordonnances du docteur Bibaud.Toutes les demi-heures il appelait des lèvres gercées de son amante un verre rempli d\u2019une limonade rafraichissante et une cuillerée à soupe de chlorate de potasse.Pour rester auprès de sa chère malade, Bénoni avait abandonné une magnifique position chez Boivin, où il gagnait sept chelins et demi par semaine en \u201cpunchant\u201d des renforts de \u201cbrogans\u201d.Pendant la quarantième journée de la maladie d\u2019Ursule elle eut une crise qui faillit avoir des conséquences fatales.Le mal était à son paroxisme, mais grâce au traitement habile du médecin, la patiente échappa à la mort.Malheureusement le cinquième jour il se déclara une conjontivite purulente dans l\u2019oeil gauche d\u2019Ursule.Le cristallin fut attaqué et coula.La pauvre jeune fille avait perdu un oeil.Bénoni, en apprenant que son amante était devenue borgne, tomba dans un état de prostration.Il ressemblait à la statue de la désolation sculptée par la main de la douleur.Cet état de morne abattement, ce mal de mer de l'imagination, devint un délire brûlant qui l\u2019étreignit pendant plusieurs heures.I! s\u2019assit au chevet de son amante, la tête dans ses mains, l\u2019oeil sombre et farouche.S\u2019il est vrai que la douleur mürit hâtivement les hommes, Bénoni avait vieilli de dix années en une nuit.La source de ses larmes était tarie.Insensible aux bruits extérieurs du mouvement qui se faisait autour de lui, il n\u2019attendait que les hoquets d\u2019Ursule pendant son sommeil fiévreux.L\u2019esprit de Bénoni était chaos.Il se livrait dans son coeur une lutte terrible entre son amour et le dégoût que lui donnaient les ravages de la hideuse maladie sur son ange adorée.\u2018 Ursule se réveilla.Elle comprit toutes les tortures qu\u2019avaient endurées son amant.Un flot de sang lui monta au coeur et le fit battre violemment.\u2014Comme tu m'aimes, mon chou, murmura-t-elle d\u2019une voix si douce qu\u2019on l\u2019eut prise pour un écho lointain du chant céleste des anges.Bénoni, d\u2019une voix entrecoupée par les sanglots, lui répéta à l\u2019oreille les paroles d\u2019amour qu'il lui avait adressées dans le Jardin-Viger : \u2014A qui c\u2019te belle gueule-là ?\u2014AÀ poué, cher, répondit la malade en laissant retomber sa tête sur l'oreiller.IV DESESTOIR.Cléophas, le conducteur des petits chars, en sortant du Jardin Viger, avait juré de se venger des mépris d'Ursule.La petite fortune dont il venait d\u2019hériter avait fait naître dans son coeur une ambition qui le dévorait.Il s\u2019acheminait rêveur vers la rue Sanguinet où était sa maison de pension tenue par Madame Deauchiard.Il entra chez lui et s\u2019enferma dans son appartement.Le père Sansfaçon.Il s\u2019assit au pied de sa couchette en bois mou et laissa tomber sa tête entre ses deux mains.La main de fer du malheur s\u2019apesantissait sur lui.Il sentit un frisson courir en lui de veine en veine.Une sueur glacée coulait le long de ses tempes.Les fantômes de sa jeunesse et la douce image d\u2019Ursule passèrent à chaque instant devant sa vue troublée, Il resta ainsi plongé dans sa noire mélancolie pendant environ une heure.Tout à coup il se leva et se mit à arpenter son appartement d'un pas saccadé, v (À suivre sur la 6e page.) | + t 1 Ths Le rept ww ESRI _ ue carre: rit ae: tee AE rf a - 6 LE CANARD, Montréal, 18 Novembre 1917.Vol.XLI \u2014 No 3.(Suite de la 5e page.) Il s'arrêta devant l'embrasure de-sa lucarne et se regarda dans un petit miroir félé dont une partie du vif argent avait disparu.Il était tellement pâle qu'il eut peur de lui-même.L'ange du désespoir l'avait touché de son aile lugubre, Sans l'amour d'Ursule la vie lui était à charge.Son âme avait maintenant soif du néant.Le malheureux voulait se suicider.11 chercha un moyen pour exécuter son funeste projet.11 se remémora plusieurs scènes de suicides qu\u2019il avait vues dans les romans de Trançon du Poitrail, d'Eugène Suc et d'Alexandre Dumas.11 y avait le suicide par asphyxie, mais ce genre de mort lui parut impraticable à cause des nombreux courants d'air et des ouvertures mal fermées de son appartement.La mère Sansfaçon.Le malheureux ne savait pas où aller pour acheter un réchaud.Il n\u2019y avait pas de charhon dans la maison de pension Beauchiard qui se chauffait pendant l'été avec de l\u2019épinette, de la pruche et des déchets de moulin à scie, Il songea à se donner la mort par la pendaison.Nouvelle anicroche ; il n\u2019y avait pas dans sa chambre une poutre à laquelle il pût attacher la corde.La corde à linge de madame Beauchiard était trop vieille et trop pourrie pour pouvoir être utile dans une pendaison bien réussie.L\u2019idéc lui vint de se flamber la cervelle d'un coup d\u2019arme à feu.Il chercha son revolver.Impossible de le trouver.Il se rappela de l'avoir prêté à un conducteur irlandais-orangiste qui s\u2019exerçait au tir en attendant le 12 juillet.Il ne restait plus à Cléophas qu\u2019à recourir au poison.Mais il est difficile de se procurer à Montréal un de ces agents de destruction.Un pharmacien ne lui vendrait pas un poison sans un certificat de médecin.Cléophas commençait à désespérer de son suicide lorsqu\u2019une idée lumineuse lui traversa le cerveau.11 venait de voir sur son chandelier une quantité assez considérable de vert-de-gris, un carbonate de cuivre hydraté.Il ouvrit son canif, et détacha le suif empoisonné qui adhérait à la tige du chandelier et le déposa sur le bout de sa table.Ce poison métallique étant très désagréable au palais et pouvant occasionner des nausées, lui inspira de la répugnance.Ce genre de mort lui parut prosaïque.Il renonça au vert-de-gris.Il se promena de nouveau dans son appartement la tête basse et les deux mains dans les poches de son pantalon.11 se dit: \u201cY a des imites à se faire mourir d'une manière aussi écoeurante.J'ai autant aquête de prendre une autre espèce de poison\u201d.11 ouvrit le tiroir de son secrétaire et en retira une petite clé avec laquelle il ouvrit une armoire à placard placée dans la muraille.En arrière d'un paquet de linge sale il trouva une bouteille de trois demiards aux trois quarts remplie d\u2019un liquide à couleur d\u2019ambre.11 déposa la bouteille sur la table.Il versa une roquille du liquide dans un verre crasseux ct le contempla pendant quelques instants.\u201cCa, s\u2019écria-t-il, ça c\u2019est de la poéson qui tue son homme coq\u201d.La bouteille fatale portait une étiquette avec l\u2019inscription suivante : \u201cOld Rye Whisky from Charles Meunier, grocer\u201d.Cléophas prit le verre à moitié plein et sans trembler le porta à ses lèvres.L'effet du toxique fut très lent.Cléophas prit une dose additionnelle.La mort ne vint pas encore, 11 se versa une troisième rasade, La tête commença à lui tourner.ll lui scinblait que les meubles de sa chambrette dansaient une sarabande fantastique.Un nuage lui voila les yeux et il tomba dans une douce somnolence, Il avait dormi pendant environ une heure lorsqu\u2019il entendit frapper à sa porte.Basilisse, la vieille servante de la maison, lui donna deux lettres qu'elle venait de recevoir du facteur.L'une des missives portait le timbre de Montréal et l\u2019autre celui de Québec.we I Basilisse, la vieille servante, lui donna deux lettres.= (à suivre.) Vol.XLI \u2014 No 3.LE CANARD, Montréal, 18 Novembre 1917, El MOTS D'ESPRIT ILLUSTRES 1%) \u2014Je vois que vous ne m'aimez pas, =-Vous ne voudriez pas que je vote pour Borden, \u2014Vous me dites que je suis le premier homine \u2014L\u2019hotel est plein.Tout est loué jusqu\u2019au mois qui ait mis le pied sur ce pic, et je ramasse une carte d'octobre.Mais pour l'an prochain, monsieur peut pustale ?retenir une chambre sur le plan de l'hôtel que nous \u2014 Elle sera tombée d'un ballon ! faisons construire ! \u2014Pour qui travaillez-vous ?\u2014Pour Concordia.\u2014Pourquoi bats-tu tou petit frère, voyous, \u2014M me semble qu\u2019on m'a dit que vous étiez Yvonne ?orphelin, \u2014Parce qu\u2019il y avait trois gâteaux; j'en ai mangé \u2014DMoi?madame !,,, non seulement je ne le suis \u2014Et puis, il sait ses lettres jusqu'à P.deux et le vilain gourmand u'a pas Inissé l\u2019autre pour \u2014Après l'air va bien, oui, je sais.matuan, pas, mais encore, je ne l'ai jamais été.[Estee que ma bonne amie du Théâtre X., est ic \u2014Oui, avec son amant du Journal Z, ., \u2014J'espère que ce n'est pas Ernest Tremblay.\u2014Mon bon monsieur, je suis amputé des deux bras et j'ai faim.\u2014Oh ! non, M, Tremblay, c'est pour la revue.C\u2019est bien, mon ami, venez avec moi jusqu'à la ferme, vous mangerez un morceau sur le pouce. 8 LE CANARD, Montréal, 18 Novembre 1917.Vol.XLI \u2014 No 3.Le Canard Devant le Comité Bleu \u2014Donjour, jeune homme.\u2014Bonjour, mon cher monsieur.\u2014J'suis un étranger icitte et j'voudrais savoir queuqu'chose.\u2014Parfait, donnez-vous donc la peine d\u2019entrer.\u2014Ah! non, pas si vite, on m'a dit de m\u2019méfier à Montréal, y paraît que le gouvernement est.(censuré).\u2014Alors, de quoi s\u2019agit-il ?\u2014Ben, j'viens de Sainte-Prohibition, en bas de Whisky Bleu, près de Baisémonkuville.\u2014AN! c'est loin.\u2014Oui, et on sait pas par cheu nous ce qui s\u2019passe par icitte, et j\u2019voudrais savoir, vu les élections, si jai l\u2019droit d\u2019vote et pour qui je dois faire ma croix.\u2014Ah! bien! bien! Vous votis adonnez all right, je suis justement un organisateur de la victoire.\u2014De la victoire?\u2014Du parti \u201cWin the War\u201d.\u2014Ah! la victoire des Alliés\u2014 Non, du parti.\u2014Oui, Laurier et la Victoire\u2014 Mais, vous n'y étes plus du tout.Laurier, ça n\u2019existe plus.Il a refusé l\u2019union ct maintenant c\u2019est le parti Bleu et le parti Unioniste qui sont en face l\u2019un de l\u2019autre.\u2014Vous n\u2019m\u2019dites pas?\u2014Et si vous voulez voter pour les rouges, il vous faut voter pour les candidats du gouvernement de coalition de Borden.\u2014Ah! comme ça, il y a des rouges là-dedans.\u2014Des masses, et les rouges qui n\u2019y sont pas, ce sont des \u201cindépendants\u201d et ces nationalistes.\u2014Ben, avec tout le respect que je vous dois, j'erois que c'est louche on cochon, car ça prend des cochons pour se coller à des bleus et c\u2019est justement en paccageant dans la même herbe et en se daupant dans le mème auge que ces rouges vont prendre mauvais goût.Mais, au faitte, quel est le programme de ces agrès-là ?\u2014Voici en cinq phrases.La conscription jusqu\u2019au bottom.La vie chère jusqu\u2019à maximum.Le pays comme Job sur son tas de fumier.La Province de Québec sur la bum.Et Laurier dans l\u2019opposition.; Mais, et ceci vous touche particulièrement, si vous avez un fils à exempter, si vous voulez travailler comme \u201cwin the war\u201d; si vous voulez souscrire à l'emprunt de la victoire ; si vous voulez voter bleu, votre vote sera payé.(coupé par la.sansgsue.) \u2014Vous m'faites c.suer que j'en suis constipé.La vie est chère, pourquoi ?Parce qu\u2019il y a des Boches en Allemagne et des bleus à Ottawa.Parce que c\u2019est la guerre entre les orangistes et les Canayens.Parce que c\u2019est la guerre des Vandales et des Flavelle.Parce que le peuple n\u2019économise pas, le gouvernement ne lui en donnant pas l\u2019occasion.Parce qu'il n\u2019en reçoit pas l'exemple des accapareurs, des faux riches et des mauvais riches.Parce qu\u2019il n\u2019y a plus d'équilibre entre l\u2019offre et la demande, à cause de la politique fiscale et douanière du gouvernement Borden.Parce qu\u2019il y a trop de consommateurs qui n\u2019ont pas des contrats du gouvernement.Parce qu\u2019il n\u2019y a pas assez de producteurs et trop de conscrits.Parce qu\u2019il y a trop de parasites et de blokes à rien faire au pays.Parce qu\u2019il y a trop d\u2019écumeurs, de boodlers, de \u201ccontracteurs\u201d et de faiseurs.Parce qu\u2019il n\u2019y a pas assez d\u2019honnêteté à Ottawa, à Toronto et dans \u201cl'Ouest\u201d, ma chère.Parce qu\u2019il y a trop de faillites causées par le régime-Borden.Parce qu\u2019il y a trop de crédit et qu\u2019on abuse des souscriptions au gouvernement qui gaspille ces emprunts.l\u2019arce qu\u2019il y a trop de dettes et que l\u2019on achète des chemins de fer qu'on aurait pour rien.Parce qu\u2019il y a trop de luxe et trop d'employés qui travaillent pour le gouvernement.Parce qu\u2019il y a trop de gourmandise et que M.Hanna ne veut pas qu\u2019on mange.Parce qu\u2019il y a trop d\u2019orgueil et pas assez d'esprit canayen.Parce qu'on ne distingue pas un serviteur de son maître quand le maitre veut que le serviteur soit bleu.Parce qu\u2019on ne distingue pas un employé de son patron.Parce que ma cuisinière travaille un mois pour s\u2019acheter un chapeau et que son cavalier la voit trois fois par semaine, Parce que votre sténographe travaille quinze jours pour le prix d\u2019une paire de bottines ou qu'elle fasse la rue.Parce qu'il y a trop de six cylindres et trop de \u201cFord\u201d et pas assez de machines à coudre.- Parce qu\u2019il y a trop de pianos dans les demeures et pas assez de chaux au dehors.Parce qu\u2019on brûle trop d'électricité et moins de chandelle.Parce que l'homme s\u2019habille trop et la femme pas assez.Parce que trop s'habiller pour l\u2019homme est dispendieux.Parce que ne pas s'habiller pour la femme coûte encore plus cher.Parce qu\u2019on n\u2019est pas riche mais qu\u2019on vit \u201cben\u201d, Parce que Laurier n\u2019est pas encore au pouvoir.\u201cPalais Iscariote\u201d, Sur les bords du Styx.SERVICE D'OUTRE-TOMBE.A l\u2019Hon.Albert.Sévigny, mon ami, le sort en est jeté ! Et je t'attends, sans faute, à partir de Novembre.Vers, oh! mais là, mon vieux, le 17 de Décembre?.Il sera fait honneur au très noble invité.Gare à toi, car tu sais, je t\u2019aime d\u2019amour tendre!.:.N'oublie pas d'apporter ton fameux \u201cVictrola\u201d, Y manquer, causerait plus que du brouhaha.JUDAS. Vol.XLI \u2014 No 3.LE CANARD, Montréal, 18 Novembre 1917.9 etree.Sus aux corrupteurs | xx Chou pour Borden et ses petits ! x = =x C'est comme Si Hanna n\u2019existait pas.** Qu'il est loin le Canal de la Baie Georgienne! * * * Hola, les cabaleurs pourris vendus au parti bleu! +x \u201cL\u2019Autorité\u201d est un journal qui a les pieds nickelés.* x x Souvenez-vous que le parti Borden c'est la conscription.** x Souviens-toi, Sévigny, 6 homme de peu de foi, que sans la catalogne, tu étais flambé dans Dorchesters*s Canadiens, en votant pour Borden, vous vous mettez dans la gueule du loup.\u201c*.Si on commettait l\u2019erreur de confier de nouveau le pouvoir à un gouvernement de bandits comme le gouvernement Borden, avant deux ans le pays serait ruiné de fond en comble.**.Et l\u2019on attendit Le Ministre Petit Qui a nom Sévigny Dans St-Henri.\u201c* Le Borden a refusé le referendum sur la conscription, mais les évé- nements se sont chargés de lui en donner un quand même.Et les demandes d'exemptions venues de toutes les provinces sont une réponse décisive du peuple.\u201c* C\u2019est comme pour le reste, on a nommé M.Hanna, contrôleur des vivres, avec une assurance que les prix allaient baisser.Et depuis qu\u2019il est nominé le beurre a monté à 50c et les oeufs à 60c.Cela promet bien pour l\u2019hiver prochain.\u201c+.\u201cIn the new cabinet there are only two French ministers, and these are among the least weighty of its members.\u201d Sévigny, Blondin, saluez ! Voilà comment on vous paie de votre trahison ! \".Après avoir laissé piller le trésor public et accumulé en quelques sessions les pires législations de notre histoire politique, M.Borden vient maintenant devant le peuple abrité d'un manteau de patriotisme.\u201cOubliez tout cela! dit-il ; il s\u2019agit de gagner la guerre\u201d.Et nous nous demandons ce que la guerre y perdra si M.Borden et ses complices sont chassés du pouvoir.# | TURLUPINADES | #4 On a donné à M.McGrath, le contrôleur du combustible, un assistant, M.McCue, qui aura un salaire de $25,000 par année.Un joli salaire pour un temps de guerre et le charbon ne diminue pas plus pour tout cela.Même quelques-uns parlent d\u2019une hausse des prix pour le mois de décembre.= * * Rien n\u2019est plus absurde que de se proclamer candidat \u201cWin the War\u201d et de se draper de ce titre comme d\u2019une distinction.Tous les candidats veulent que les alliés gagnent la guerre ; ce que l\u2019on discute c'est le mode de participation, et l\u2019administration intérieure du Canadass Ce n\u2019est donc pas le temps de nous diviser, et ceux qui, à cette heure de péril national, oseraient troubler cette harmonie par des candidatures aussi ridicules qu\u2019intempestives, ne mériteraient qu\u2019une chose, non seulement l'humiliation d\u2019une défaite écrasante, mais on devrait les conspuer, et les chasser comme on fait des animaux malfaisants qui détériorent les champs ensemencés.** Le maire Martin a si bien réussi à se créer une position de bouffon que des farceurs viennent de lui procurer une nouvelle occasion d\u2019ajouter un nouveau fleuron à sa couronne de clown.Et c\u2019est ainsi qu\u2019il a pris au sérieux la nouvelle qu\u2019on lui a communiquée que les députés, à la Chambre des Communes, seraient empoisonnés par le gaz.A moins que ce ne soit le propre gaz que dégagent des députés du genre du maire Martin, n* x Il aurait appartenu à nos sociétés nationales de mener le mouvement anticonscriptionniste.A Montréal, la grande partie a été jouée par des gamins et des apaches.A Québec, nous avons vu pérorer des jeunes gens en mal de notoriété, qui sont rentrés sous terre aussitôt que la loi a reçu sa sanction.Nous sommes loin des époques glorieuses de notre histoire.\u2014Tiens, mange ça.\u2014Drôle d\u2019endroit pour mastiquer ! 10 LE CANARD, Montréal, 18 Novembre 1917, Vol.XLI \u2014 No 3.\u201cLa Carotte\u201d.\u201cQue celui qui t'aime, te sacrifie son coeur\u201d.\u2026 Il avait bien soupé ce soir-là, le brave et bon ministre, d\u2019un excellent bouilli fait de mille choses délicieuses, mais où prédominait la carotte.Et dame! il faut l\u2019avouer, \u201cla Carotte\u201d, dans le sens ministériel du mot, soulève bien des tempêtes, agite les esprits et fait faire les rêves les plus fous.Or comme ce cher Sir, ct futur Lord peut-être, n\u2019est pas plus fort contre la tentation que ses collaborateurs et collègues, il abandonna les rênes à sa pauvre tête fatiguée, son imagination prit une course effrénée vers la région des rêves argentés, et il s'endormit dans un moelleux fauteuil pour que la digestion se fasse bien.Ce beau pays des rêves, tous nous le connaissons pour y avoir maintes fois voyagé.Nous y avons bâti des châteaux en Espagne, mais des châteaux où se passaient des choses honnêtes, et où le désintéressement était de mise.IMélas!!!! par quatre fois!!!! l\u2019esprit de ce bien-aimé ministre ne s'arrête pas à ces misères de demeures qui s\u2019écroulent vite: il franchit les limites que de pauvres bougres comme nous n\u2019osent dépasser et va se prosterner enfin devant une idole qui brille dans un ciel splendide.Et voici le rêve qu\u2019enfanta le cerveau laborieux: x * 0X Dans un pays de lumière, au sommet d\u2019une montagne d\u2019écus trone gravement un légume superbe : Une carotte énorme et du plus beau rouge étend ses verts pédoncules au-dessus du monceau d'or qui lui sert d'assises, et une voix clame très haut : \u201cApprochez, humains vils et rapaces, et adorez humblement le dieu de l\u2019or et des profits symbolisés sous l\u2019image vulgaire d\u2019un légume commun.Abandonnez religion et honneur pour vous faire les esclaves de ce tyran nouveau.Et soyez graves et respectueux ; ne méprisez pas la divinité qui se cache dans ce fruit: cette \u201ccarotte\u201d mérite vos égards, car son origine est grande.Son corps, il est vrai, peut renfermer des vices et des germes immondes de corruption vu qu'aucun sol n\u2019est pur.Mais elle est belle tout de même : le sang de milliers de braves Canadiens tombés \u2018\u2019là-bas\u201d pour l\u2019Empire, lui a donné cette couleur superbe et riche ; les larmes et les - sueurs du peuple pauvre cet laborieux ont arrosé son vert feuillage et l\u2019ont fait croître dans un sol mystérieux où l\u2019argent payé en surtaxes nombreuses a remplacé avantageusement un méprisable engrais.Cette \u201ccarotte\u201d qui règne si noblement sur les coeurs trop ambitieux est faite de produits infames, de sang répandu, de pleurs et d\u2019espoirs brisés ; mais elle n\u2019en garde pas moins son rayonnement divin, et l\u2019homme qui aura l'audace de monter jusqu\u2019à elle, et le courage de s\u2019en emparer pourra prendre sa place sur ce trône doré, et il sera le maître de tout et de tous\u201d.La voix se tit.Un vent de folie traverse alors l\u2019esprit du ministre rêveur, et l\u2019ambition de la richesse et de la domination lui fait oublier toute mesure: il se précipite, monte à l'assaut.Mais la pente est raide ; ses pieds glissent, ses mains ne trouvent aucun appui.Et peu à peu, craignant de ne pouvoir atteindre assez tôt l\u2019objet convoité, il se laisse tenter par l\u2019éclat et la chanson des pièces qu\u2019il foule; ses doigts plongent tellement que le poids de l\u2019or qu\u2019il n\u2019a pas encore gagné l\u2019entraîne fatalement et le fait retomber lourdement à son point de départ.Oh! stupeur ! Lui qui tout à l\u2019heure était le seul à contempler la di- vinit édorée, il sesretrouve environné d\u2019une foule immense formée de femmes affamées, de mères en deuil, d'ouvriers fatigués et de pauvres blessés.Cette foule le prie et le menace, lui demande de l\u2019or, du pain et du travail.Il tremble, le ministre craintif, et ses doigts crochus es- hg rg .th 4 y Maal] : pole.oe 4 se 7 \u2014La conpripion m'en fous! J'suis sans l'sou, malade ct âgé de 59 ans.saient de protéger les chers écus qu\u2019il a dérobés au cours de son ascer- sion malheureuse et qu\u2019on veut lui arracher.\u2026.Mais une clameur joyeuse s\u2019élève tout à coup ; les menaces cessent ; les pleurs se sèchent ; la joie et la confiance reparaissent sur les visages tantôt accablés et sévères, Un vieillard s\u2019avance noble et souriant, et l\u2019on s\u2019incline sur le passage de cet homme à cheveux blancs dont la physionomie respire la bonté et la franchise.On espère en lui!!! Et il dépasse la foule qui l\u2019acclame, pose son pied ferme \u2018et hardi sur le monceau d\u2019or qu\u2019il gravit avec assurance, la tête bien haute et !e regard fier.Il monte, monte toujours, et ses mains ne cherchent pas à ravir ce qui ne lui appartient pas encore.ll arrive enfin au sommet, et un cri de victoire s'élève quand tout un peuple le voit culbuter du pied \u201cla carotte\u201d qu\u2019adorait le vaincu de tout à l'heure.Or comme il a su parvenir à ce point, il est maître de cet or qu\u2019il foule dédaigneusement ; il peut l\u2019enfouir dans.Mais non!.Ses mains qui n\u2019ont jamais dérobé le sou du pauvre s\u2019emparent des pièces brillantes et les font retomber en une pluie d\u2019or bienfaisante sur le peuple indigent qui bénit ce victorieux et le proclame son chef.\u201c*.Une mouche que l'automne et les poisons n\u2019ont pas pu tuer encore s\u2019en vient alors caresser le nez de ce bon ministre qui sommeille pendant que la digestion s'opère laborieusement.Ce baiser indiscret le fait brusquer son rêve et l\u2019éveille.Se rappelant les émotions qu\u2019il vient d\u2019éprouver, et laissant la superstition envahir son âme peureuse, il se dit en tâtant jalousement son gousset: \u201cVais-je donc perdre \u201cla carotte\u201d pour prendre \u201cune culotte\u201d?.\u201d et il se rendormit en songcant aux prochaines élections.Bon sommeil, cher et gracieux ministre, et pensez bien qu\u2019il y a des rèves qui deviennent de cruelles réalités, quoi qu\u2019en disent certains sceptiques.Et je vous la souhaite humblement et fortement, le \u201créalité\u201d.et \u201cla culotte\u201d.JEAN-BART.Québec, le 5 novembre 1917.Quelle différence y a-t-il entre Borden et Votre Belle-Mère * \u201cLe Canard\u201d publiera les meilleures réponses. Vol.XLI \u2014 No 3.LE CANARD, Montréal, 18 Novembre 1917, 11 \u2014\u2014\u2014 \u2014 \u2014 Au Firmament Artistique \u2014 ET \u2014\u2014\u2014 Chez les Amateurs Potins, On-dits, Notes, Nouvelles et.Canards.N'est-ce pas qu'il était beau dans l'abbé Sintely ?* * * Grande nouvelle! Barré a fait presser son habit.*.Bella est la Dione du Chanteclerca ¥ a Reda n\u2019aime pas & manger de l\u2019avoine.* x Suzette cst contente.- \u201c* On dit que tous les pompiers seront exemptés.«*s Pourquoi Clémentine voyage toujours sur les chars Papineau?Je \u2019 : ; nen sais rien, *** Valeur, Valeur, je t'en conjure! * Est-ce vrai que Reda doit jouer Raymond dans le \u201cFemme X.?e .+ * * * Liliane était un peu la.* Ga y est, tu sais, Blanches%s Les trapèzes s\u2019en viennent.Avis aux intéressés.\u201c* Edouard veut fonder un hôpital.Pourquoi pas une morgue?x * * / \u2018Toine et Lucien font de la course sur la rue Notre-Dame à trois heures du matin.* Des montagnes de cadavres, des lacs de sang?'Tais-toi, Lucien, tu me fais ch.(coupé par la censure).** Quatre du \u201cSexo\u201d vont luncher chez le Chinois Chop Chopx x * Les machinistes du C.P.St-Z.vont flirter les filles de 12 ans au Parc Sohmer.«* x A Ste-Rose en Ford! Cheap, cheap, Gervais, prête-moi ta pipe.*« * * Au Fénelon, \u201cMonsieur l\u2019Aumônier\u201d, pièce nouvelle! * 3 .* * .oo.Avis aux artistes en draught: Jean Paul fait de la composition.Oh! papa, les jolis petits oiseaux ! » » .- .* \" * .Lucien y était, il a chanté comme un rossignol tout le temps.* .* * .Des chansons comiques il en a un assortiment.x \u201c : 124 î * ; * Les \u201ctragiques\u201d doivent pas aimer ça.* .5 x Il est si bouffe ! PA Une vraie face de singe, comme disait une demoiselle dans les tramways.Cn \u201d 11 ne faut pas confondre, il y avait des Lucien (pas tous du C.P.St-Z.), des Charles, Auguste ou non ça ne vous regarde pas.\u201c* Dans la figuration on voyait un jeune artiste à qui la fortune n\u2019avait pas souri.*¥ x Demandez à Gob quel rôle il joue ; il ne sait pas lui-même.* * * Mais ça ne fait rien, on fait de l\u2019annonce quand même.**.Le petit Lucien va à Villeray.Succès boeuf comme d'habitude.** x On parle d'un grand mariage dans le domaine artistique.Jeanne et Albert ou Simonne et Hector?* x # Au Cercle St-Henri, Ti-Louis est, pour la huitième fois, en bons termes avec sa brune blonde.** x L\u2019A.C.J.C.n\u2019est pas un cercle.** Et les 40 piastres de Jos.?(Cercle St-Henri) x * x Jean Mallet.\u2014 Que tu es assommante avec ton piano! Ah! tu n'as pas le talent d\u2019Orphée qui attirait les bêtes ! Simonne.\u2014 En effffet, moi, je les fais fuir ! NOS ARTISTES.Gustave Scheler, du Canadien. 12 LE CANARD, Montréal,-18 Novembre 1917.Vol.XLI \u2014 No 3.Courrier des Trois-Rivières (Comme d'habitude au \u201cCoin Flambant\u201d.) Cher \u201cCanard\u201d, J'ai lu ton manuscrit; c'est une page merveilleuse et si tu ne provoques pas l'admiration, au moins tu produiras un certain effet: c\u2019est qu\u2019on y rencontre des signes de la meiileure camaraderie, de sympathie même pour quelques-unes et d'antipathic pour les autres, Il y en a qui ont la figure toute émoustillée, ce qui fait contraste avec celles dont tu as affecté ce qu'elles ont de plus cher: \u201cleur orgueil\u201d.À celles-là donne-leur un peu de réconfort afin qu\u2019elle te garde l\u2019amitié, ct aux autres je te défends de leur dire: \u201cJe vous aime\u201d.Mon beau grand \u201cJ.Reviendrai\u201d, je veux que tu gardes pour mui seule ce délicieux sentiment.Trois-Rivières, 11 novembre 1917.BEBE.** Réponse au \u201cCourrier des Trois-Rivières\u201d: Récllement je me demande si ma plume est digne de vous répondre, mais tout du meme comptant sur votre indulgence je viens mc croyant au nombre de vos \u201cpetites amies\u201d.Je m'adresse au Cuin \u201cFlanant\u201d, oh! pardon! je me trompe, Coin \u201cFlambant\u201d.Si j'ai fait erreur, il ne faut pas m'en vouloir.Je dis \u201cflänant\u201d d\u2019après te que je vois lorsqu'on passe chez.mais il en est autrement quand je lis le \u201cCanard\u201d! Vos petites remarques sont pétillantes d'esprit, et surtout vous ne dites jamais la même chose deux fois.les renseignements me paraissent précis.Peut-être serait-il bon pour vous d'avoir un bureau d'informations; vous avez tellement de connaissances qu'il serait achalandé, et les petits détails qui vous échappent pourraient vous être donnés.Tant cu'à vos inquiétudes, vous n\u2019avez rien à craindre, je crois, car votre délicatesse surtout (pour nous) ne vous fera pas d\u2019ennemies.Vous serez absent cette semaine?C\u2019est regrettable.Je comprends qu'un courrier tel que celui de la semaine dernière demande du repos!!! Allez-vous à la kermesse?Cette fois, que de choses intéressantes vous aurez à nous dire! Surtout, n'oubliez personne, s\u2019il vous plait! JOSEPHTE.* \u2018 Respectueusement dédié au correspondant du \u201cCanard\u201d du \u201cCourrier des Trois-Rivières\u201d: Vous pensez peut-être qu'aucune jeune fille ne serait assez audacieuse pour vous répondre, mais détrompez-vous, cher ami, chaque torchon trouve su guénille.Germaine D.\u2014 Vous ne me voyez plus en auto.Mon Dieu, que vous l'avez pas bonne vue! Achetez-vous des lunettes au 15 cents.Gabrielle B.dit que les oeufs sont à 60 cents.Procurez-vous-en, car ils vont monter encore, d\u2019après.Cyprienne, \u2014 Oui, Cyprienne approuve que le Correspondant du \u201cCanard\u201d est fin, car pour écrire tant de sottises, il faut une bien grosse tète.Cécile (gélatine) demande quelle est la gélatine que vous préférez?Rita G.\u2014 Mind your own business and you will be rich.Berthe C: \u2014 Oh! là la! ça me fait rire.Croyez-vous qu\u2019il y a des jeunes garçons seulement au \u201cCoin Flammbant\u201d?Fabienne est flattée de votre admiration; mais sachez qu\u2019elle en a de bien plus fins que vous pour l'admirer.Germaine D.dit qu'elle regarde tous les gens bien élevés sur la rue, Thérèse A.dit de ne pas s'occuper, que son coeur est en sûreté.Valentine M.ménage ses beaux yeux pour des plus fins que vous autres.Marguerite G.dit que si le correspondant du \u201cCanard\u201d veut l'accompagner, elle se promènera tout l'hiver sur le boulevard.Hortense l\u2019.\u2014 Oui, c\u2019est regrettable de me séparer de mon auto; mais c'est mieux que de me séparer de mon amoureux.Bertha C.passe admirablement bien ses soirées avec ce cher \u201cDoc\u201d.En Étes-vous jaloux?Ce ne sont pas tous les amoureux qui sont aveugles.Bernadette C.à les yeux absolument secs.Marguerite D.dit qu\u2019elle a certainement un penchant pour le sexe fort, mais elle ne se prononcera qu'après la guerre.Florence F.dit que son étoile est toujours brillante et qu\u2019elle ne s\u2019obscurcira jamais.Angéline G.dit que l'étincelle de son amour n\u2019est pas éteinte, mais qu'est-ce que ça peut importer au représentant du \u201cCanard\u201d?-Marguerite T.\u2014 Tous les soirs de la kermesse j'ai dansé à la \u201cMaurice\u201d, Marguerite L.\u2014 Soyez sans inquiétude, à mon prochain bal vous screz invité.Marie-Jeanne G.dit que la conscription ne l\u2019affecte pas beaucoup parce que son \u201ccher\u201d est \u201cunfit\u201d.Yvonne M.\u2014 Non, je ne cherche pas à t'oublier, toujours je pense à toi.Bella L.\u2014 Oui, c\u2019est une toute petite étoile, mais Une étoile de première grandeur.Annette P.dit qu'elle s'en allait vous rencontrer tous les quatre.Sévérine J.\u2014 Chacun son affaire.Claire P.\u2014 Je trouve cela bien beau qu\u2019on admire ma voix ct qu\u2019on me mette au rang d'un tout petit oiscau.Alice L.\u2014 Soyez sans inquiétude, je vous enverrai des faire-part.Gabrielle D.\u2014 Chacun sa manière de voir.Cécile P.\u2014 Non, ce n\u2019est pas encore le cas, mais prenez patience.Marcelle M.\u2014 Un jour viendra qui n'est pas venu.Florence H.\u2014 Un de perdu, deux de retrouvés.Léda L.\u2014 Je fais tout mon possible pour épargner des cauchemars à Armand.A vous de m'aider, les \u2018\u201cflambeux\u201d.Vous êtes donc en repos cette semaine, cher reporter, ct j'espère vous voit revenir tout feu, tout flamme, la semaine prochaine.À bientôt donc.Recevez mes salutations empressées.Bien à vous, YEUX VERTS.x ¥ x Mon bien cher \u201cReporter\u201d, Savez-vous que vous étes fort gentil de demander des jeunes filles pour correspondre.Moi qui avais justement des conseils à demander à propos de mes amours et qui ne savais à qui m'adresser.Je me décide à ouvrir mon coeur pour qu\u2019il soit disséqué par le \u201cCanard\u201d.Vous m'avez l'air beaucoup pour le mariage puisque vous cherchez à réunir les jeunes filles avec les jeunes garçons, Moi, j'ai 19 ans, je suis en amour depuis Bfentot 2 ans (j'avais encore la robe de couvent).Trouveriezvous objection à ce que lc mariage se fasse quoique en temps de guerre?Ou bien trouvez-vous que nous sommes trop jeunes (lui, a 21 ans)?Sa position est assez bonne, sa conduite aussi, ct nous nous aimons tant! Maintenant il me ferait plaisir d'avoir unc réponse aux questions suivantes car ça me tircrait d'un grand embarras, 1° Est-ce permis pour un jeune garçon d'embrasser sa \u201cchérie\u201d de temps à autre ou bien si c\u2019est inconvenant?2° Une jeune fille reçoit un jeune garçon qui lui joue beaucoup de tours, Doit-elle l'avertir ou bien si clle doit agir comme lui?3° Une jeune fille doit-elle continuer ses amours quand clle s'aperçoit que l'élu de son coeur est jaloux?4° Les fiançailles sont-elles valides quand elles ne sont pas bénites par le prêtre?5° Pour voyage de noces en janvier, quel endroit serait préférable?6° Quand on a été en amour longtemps avec un jeune garçon, qu'on a beaucoup de correspondances de lui, qu\u2019on se brouille ct qu'il nous les redemande, est-on obligé de les lui rendre?7° Une jeune fille doit-elle continuer à recevoir un jeune garçon qui a été classé dans \u201cE\u201d au bureau médical militaire?8° Quels sont les moyens à prendre pour unc jeune fille qui veut connaître un jeune homme, le \u201cflirt\u201d n\u2019ayant pas réussi?9° Quelle est l'heure la plus convenable pour un garçon de se retirer, quand il va veiller chez sa blonde?J'ai peut-être été un peu longue, mais vous êtes si aimable pour les membres du beau sexe, que vous ine pardonnerez bien, n'est-ce pas, d'autant plus que ces questions intéressent bcaucoup d\u2019autres jeunes filles qui, comme moi, n'auront peut-être pas la hardiesse de vous écrire.Bien à vous, FLEUR DES BOIS.\u201c\" x \u2018Trois-Rivières, 12 novembre 1917.Cher inconnu, Je vous remercie de la délicatesse et même de la gentillesse que vous avez montrées envers la gent féminine dans votre dernier courrier, Vraiment vous savez apprécier les belles choses.(hum! hum!) et les manier avec précaution! Mais passons de suite à la partie qui m\u2019a le plus intéressée, Après avoir gratifié les jeunes Trifluviennes de remarques \u201cbien senties\u201d, vous nous avez présenté certains garçons comme plus ou moins bons Vol.XLI\u2014 No 3.LE CANARD, Montréal, 18 Novembre 1917.13 à marier.Ce n\u2019est pas que j'en suis arrivé à cet âge où l\u2019on peut désespérer, ni que j'éprouve le besoin intense d'entrer en ménage, mais des annonces de ce genre rendent toujours songeur tout célibataire à quelque sexe qu'il appartienne, C'est ce qui m'a déterminée à vous demander quelques renseignements au sujet de ceux que vous nous avez présentés, M.Armand G.\u2014 Savez-vous s'il.voyage souvent et si ses voyages durent longtemps?Il est si petit, voyez-vous, qu'au moins il devrait toujours rester à la maison, pour faire un bon mari.M.Conrad L.\u2014 Lui, il pourrait voyager un peu.Quant à sa constitution \u2018\u2019pas trop recommandable\u201d qui l\u2019a fait classer dans la catégorie \u201cE\u201d, cela ne lui enlève rien de ses charmes, il peut être impropre au service militaire ct être très propre au service matrimonial.M.Jules C.\u2014 Trop pesant.M.Georges L.\u2014 Trop grand.M.Tournouille D.\u2014 Trop vieux.M.Joseph L.\u2014 J'aime bien ses yeux et quoique son \u201cteint crevassé\u201d puisse enlever quelques douceurs dans le ménage, je crois qu\u2019il ferait un bon mari., mais, veille-t-il tard?M, Richard G.\u2014 Qu'il reste à Montréal! M.Henri L.\u2014 Tu es bien trop petit, mon ami.\u201d M.Aimé D.\u2014 Il aime trop à voyager lui aussi.M.Fernando H.\u2014 Je n'aime pas plus les marins que les militaires.M.Jules L.\u2014 Vraiment ce serait un charmant garçon, s\u2019il n'avait pas les pieds plats.M.Jules G\u2014Nous ne serions pas heureux ensemble, car nous n'avons pas les mêmes goûts; lui n'aime pas les salons, et moi je les aime.M.Plouffe.\u2014 J'aime à croire qu'il ferait une bonne catin de salon, mais serait-il fidèle?M.Antonio N.\u2014 Comme vous le dites, il est trop jeune.M.Joseph B.\u2014 Celui-là, si on en juge par les apparences, ferait le meilleur époux.Tout en lui respire douceur et bonté de coeur, depuis sa tête frisée comme celle de l\u2019agneau jusqu\u2019à ses pieds qui ne font qu\u2019effleurer 1c sol lorsqu\u2019il marche.Permettez-moi, cher inconnu, de vous demander quelques renseignements au sujet de deux garçons dont vous n\u2019avez pas parlé.Ce sont MM.Aurèle ct Georges (l\u2019associé de M.Joseph).On dit bien que le premier est un bon garçon, travaillant, actif, vif, affectueux, dévoué.mais est-il tempérant?Quant au second, je me demande pourquoi vous le laissez toujours dans l'ombre celui-là?Vous craignez peut-être qu\u2019en énumérant toutes ses qualités, il éclipse tous vos amis que vous nous avez présentés?En tout cas, ce n\u2019est pas juste.J'attends donc des renscignements sur son compte au prochain courrier.Au revoir, cher inconnu (connu).Votre dévoude, PAMELA.x * x Trois-Rivières, 11 novembre 1017.Le \u201cCanard\u201d, Montréal, P.Q.J'ai scruté soigneusement la liste des garçons que vous disiez plus ou moins bons à marier, et j'ai constaté que votre correspondant a fait un grand oubli, c\u2019est celui d\u2019avoir omis le nom de notre plus zélé ami T., opérateur du C.P.R.Voici le garçon que j'aime ct toujours aimé et encore beaucoup plus maintenant puisqu'il est devenu veui par la récente mort de sa fiancée.C'est un garçon aux beaux yeux doux, une figure élancée, mince, grand de corps, et \u201cfit\u201d pour la classe \u201cA\u201d et je vous dis que lorsque nous le rencontrons, nous, les demoiselles, il nous porte envie.et c'est un capable je vous le jure, et il est un garçon qui possède beaucoup d'expérience «dans les affaires cinématographiques, artistiques, et il s\u2019y connait en médecine.Veuillez en prendre note pour la prochaine fois.(Soussignée) VALENTINE.(Signée) GABRIELLE.Lisez \u201cLe Canard\u201d la semaine prochaine, il parlera de la Kermesse.HISTOIRE SANS PAROLES Ci-dessus reproduction exacte, authentique et véritable du texte sténographié du discours que Ti-Bert Sévigny a yrononcé dimanche dernier à St-Anselme, comté de Dorchester. 14 LE CANARD, Montréal, 18 Novembre 1917.Vol.XLI \u2014 No 3.DANS NOS THEATRES THEATRE NATIONAL FRANÇAIS.Le Théâtre National Français annonce pour la semaine du I9 novembre la première représentation de \u201cRip\u201d, opérette à grand spectacle en trois actes et six tableaux, de Planquette.: Tons les amateurs de bonne musique qui sont si nombreux & Montréal se réjouiront que la direction du Théâtre National ait eu l\u2019heureuse idée de représenter cette opérette qui est considérée comme une des meilleures du répertoire; en effet, elle est du compositeur Planquette et c\u2019est certainement parmi toutes les oeuvres délicieuses qu'il a composées celle qui a été la plus populaire ct qui a obtenu le plus grand succès partout où elle a été représentée.- Tout le monde connaît cette délicieuse opérette qui cst agrémentée de situations les plus bizarres qui se déroulent dans un cadre merveilleux.Ce sera unc grande satisfaction que d'aller entendre \u201cRip\u201d qui va certainement être un gros sticcès.Il n'y a qu\u2019à voir la distribution pour se rendre compte du soin avec, lequel cette brillante opérette va être montée.Monsieur Varillat, qui a fait ses débuts la semaine dernière dans \u201cLa Mascotte\u201d et qui s'est acquis la sympathie du public, jouera le rôle de Rip.Il y sera certainement très bien; ce rôle lui permettra de donner libre cours à sa jolie voix et à ses brillantes qualités de comédien.Il l\u2019a d'ailleurs joué à différentes reprises en Europe et chaque fois avec le plus grand succès.Il sera secondé par Mesdames Jeanne Maubourg, Simonne Rivière, Wood.Du côté des hommes, Messieurs Roberval, Pellerin, Delville, Descart, ctc.; le schoeurs ont été spécialement renforcés pour l'interprétation de cette brillante opérette et si nous ajoutons que tous les décors ont été faits spécialement pour cette pièce, l'on peut prévoir que la mise en scène sera superbe; elle a permis à M.Roberval, le sympathique régisseur général, de faire des merveilles dans les différents tableaux qui composent cette superbe opérette.La direction du Théâtre National annonce pour les semaines du 26 novembre, 3 ct 10 décembre, Monsieur Edgar Becman et sa troupe.Semaine du 26 novembre: \u201cL\u2019Epervier\u201d ct \u201cLa Tosca\u201d.Semaine du 3 décembre: \u201cLe Maitre de Forges\u201d et \u201cLa Dame aux Camélias\u201d.\u2019 Semaine du 10 décembre: \u201cL\u2019Aiglon\u201d, avec Monsieur Edgar Becman dans le rôle du duc de Reischtadt.THEATRE CANADIEN-FRANÇAIS.Représentation de l'Alliance Artistique: \u201cUne Femme Passa\u201d, pièce en 3 actes de Romain Coolus, Voilà une belle pièce, aussi puissante qu'un drame de Sardou aussi fortement charpentée qu\u2019une comédie de Dumas fils, Et c'est non seulement une étude de caractères très poussée, mais aussi un ouvrage où l\u2019action dramatique proprement dite se mêle fort heureusement à un très riche et noble fond\u2019 d'observation psychologique et morale.D'ailleurs M.Romain Coolus se plait aux conflits très simples, très violents où s'engagent volontiers les coeurs ardents et sincères.Il jette avec cruauté ses personnages dans la fournaise de la passion, mais dès qu\u2019il les y a jetées, il les plaint, il les console.Il semble même ne les aimer que lorsqu'ils souffrent.Jusqu'à ce moment ils paraissent lui être un peu indifférents, mais lorsque la jalousie les déchire, lorsqu'ils gémissent et pleurent, tordus par la rafale, on devine tant l'auteur sait les rendre proches de nous, qu\u2019il les accompagne d'une tendresse fraternelle.De là la pathétique ct l'émotion de ces grandes scènes passionnées que nous avons applaudies si vigoureusement dans \u201cCoeur à Coeur\u201d, dans \u201cLes Roses Rouges\u201d, etc.Ce qui plait et intéresse aussi dans l'oeuvre de Romain Coolus, c\u2019est son amour et son respect pour la vie.Vivre de tout son coeur, de toute son âme, de toute sa chair: telle est la grande ct simple volonté de ses personnages.Vivre plus fort, c\u2019est vivre mieux.La vic n'est pas mauvaise.il faut en suivre le large ct impétueux courant.Il ne faut pas essayer de l\u2019endiguer, elle briserait toutes les barrières, eË causcrait d'irréparables désastres, Et puis la vie c'est l'amour, profitons-en donc! En somme \u201cUne Femme Passa.\u201d est une pièce aimable et d\u2019une jolie couleur avec des détails pittoresques, très adroitement encadrée dans le développement du drame intime; le dialogue y est savoureux et bien théâtral, l\u2019action rapide et la moralité finale est prèsentée sans pédantisme moins comme une doctrine que comme un fait.Toute la troupe de l\u2019Alliance Artistique fait partie de la distribution.Nous pouvons citer: MM.Scheler, Pelletier, Filion, Gury, Valhubert, Girardin, Godeau, Cauvin, Mallet, Coutlée, ete.Mesdames Dione, Robert, Devoyod, Demons, Noggi, Thiery, Rhéa-Harmant, etc., Rien ne sera négligé pour donner à cette pièce un cadre et une mise en scène digne d'elle.On sait que l'Alliance Artistique est passée maître en cet art, et qu\u2019elle observe même les plus petits détails.\u201cCASQUE EN FER\u201d A L\u2019ARCADE.Tel est le titre de la pièce qui sera présentée à l'Arcade la semaine prochaine.C\u2019est l\u2019histoire d\u2019un magnétiseur qui est accusé du meurtre du père de sa femme.Condamné au bagne, à l'expiration de sa peine il se venge des misérables qui ont ourdi l'infâme machination dont il a été victime.L'un d\u2019eux est devenu le mari de sa femme, et l\u2019on voit d'ici les fluctuations dramatiques dont l\u2019auteur a su tirer un excellent parti.part de cela, il y a dans la pièce deux personnages bien typiques; un Borden et Belle-Maman Ainsi qu\u2019en tous les cas difficiles à résoudre : Achat d\u2019un livre en vogue ou de disques épatants Pour mon grafonola, le bon choix d\u2019une poudre Pour ma peau délicate, et de ma pâte à dents.Je cours trouver Juliette et lui dis: \u201cO ma chère, Toi dont l\u2019esprit très fin sait toujours déchiffrer Un problème embêtant, voudrais-tu satisfaire A mon désir très humble et vite déclarer Quelle est entre Borden et Bell\u2019Maman Clémence La différence?.Et ma femme adorée, abandonnant chiffons, Réfléchit un moment, et ses lèvres accouchèrent De cette vérité: \u201cPour augmenter ses fonds Ét sauver du péril un parlement vulgaire, Borden, Sir ord Robert, demande à tous la paix, Qu'on lui donne un coup d\u2019main et qu\u2019enfin l\u2019on s\u2019unisse.Mais Maman ne veut pas de ces conseils bien faits : Au lieu de \u201cl\u2019Union\u201d, entre nous elle glisse Le désaccord.Voici des deux le sentiment \u2018Très différent!!! JEAN-BART.Québec, le 11 novembre 1917.homme et une femme, qui s'allient au magnétiseur dans sa lutte contre les coupables.Ces deux droles, Ricochet (Villeraic) et Amour (Mme Tremblay) suffiraient i eux sculs A assurer le succés de la pice.] écors nouveaux, accessoires, costumes.nombreuse figuration, rien n'a été négligé pour faire un franc succès de la pièce.La distribution, comme toujours excellente, comprend MM.Petitjcan.J.R.Tremblay, Villeraie, Préville, Valeur, E.Daoust, Hervé, Valade, et Mmes Verteuil, Tremblay, Aurore Alys, Roll, Liliane, etc.Aujourd'hui, l\u2019Arcade offre le plus beau programme de tous les théâtres de la ville.On y voit des vues animées, du chant, du vaudeville et enfin le tirage d\u2019une somme de cent dollars, l\u2019après-midi et le soir.THEATRE CHANTECLERC.La semaine prochaine, au Chanteclerc, magnifique comédie dramatique intitulée: \u201cL\u2019Oïseau de Proie\u201d, en six tableaux.\u201cL'Oiseau de Proie\u201d, c\u2019est l'usurier qui, par vengeance, poursuit de sa haine un grand financier, l\u2019accule au désastre, à la ruine.Mais le vautour est lui-même puni dans son propre fils, qui, accusé de faux, jette le déshonneur sur sa famille.Le financier est définitivement sauvé par sa femme que, dans un moment de juste colère, il avait chassé de sa maison.Autour de cette intrigue se greffe un Cerrible drame de famille, où, dans des scènes splendides, nous apparaît l'amour dans tout ce qu'il a de plus grand ct fort.La note pathétique ct comique foisonne.dans cette belle pièce, qui a remporté à Paris un des succès les plus colossal.M.Duquesne, un de nos bons artistes canadiens, qui a déjà remporté de nembreux succès sur nos scènes nationales, a été spécialement engagé pour la circonstance, et jouera le rôle du grand financier; Mme Debreynne, si souvent applaudit par les abonnés du Chanteclerc, fera aussi sa rentrée dans le rôle de Madeleine.Cette belle pièce sera représentée pour la première fnis à Montréal, et sera sans contredit l'un des plus beaux succès de la saison.ELECTRA.Le populaire cinéma qui porte le nom de \u201cElectra\u201d (et à juste titre) a fait une belle semaine; mais si nous pouvons en juger par quelques notes qui nous sont parvenucs hier, le programme de la semaine prochaine sera doublement intéressant car il comprend des vues inédites ct de tout premier plan.D'abord, aujourd'hui et demain, la fameuse actrice \u2014 une artiste plutôt \u2014 qui porte le nom de Gail Kane, nous fera applaudir \u2014 car on applaudit maintenant au cinéma \u2014 un merveilleux film intitulé: \u201cL\u2019orgueil du Sud\u201d.Le spectacle sera de plus agrémenté de folles comédies, d'intéressants bulletins cinématographiques et d\u2019autres vues très dans la note.[Lundi et mardi, Sherly Masson apparaîtra dans le \u201cRéveil de Ruth\u201d, une vue toute nouvelle qui est en même temps un véritable chef-d'ocuvre, s\u2019il faut en croire Messieurs les critiques des grands journaux de New-York.On annonce aussi Luke dans \u201cThe Birds of a Feather\u201d, c'est tordant.YY ¥ Vol.XLI \u2014 No 3.LE CANARD, Montréal, 18 Novembre 1917, 18 THEATRE ARCADE ©\" Ste-Catherine ot Maisonneuve.T 292.EDMOND DESMARTEAU, Dir.-Prop.LEON PETITJEAN, Artistique.WILFRID VILLERAIE, Régisseur.JEAN, Dir sèque SEMAINE DU 19 SEMAINE DU 17 \u201cCASQU E EN FER\u201d Drame en 5 actes et 7 tableaux, mere ticoch par Edouard Philippe.eraie, dans Ricochet.Mme Tremblay, dans Amour, , Mercredi et Vend \u2019 _J.R.Tremblay, dans Raymond.Mme Verteuil.dans Marthe.I Soirée d'amateurs DIMANCHE, 18 NOVEMBRE \u2014 Le plus beau Programme en ville.Le Coffre-fort Peint\", le 11me épisode de \u2018\u2019La Bague Fatale* : Charlie Chaplin, 2,000 pieds de comédies : \u201cLeShérif\u201d\u201d, 10e épisode du \u2018Sentier de la Bataille\u2018 ; Mlle Anita Stewart, dans \"\u2018Claver's Rebellion\", 5,000 pieds : Oscar Valade chantera deux fois : Le professeur Cardin présentera 12 numéros de Vaudeville.DIMANCHE, ADMISSION CENLRALE 15 CENTS Théâtre Chanteclerc 1274 St.Denis.Tél, St-Loule 7274 Che.Farhood & ¢o., Props.H.Palmiéri, Dir.SEMAINE DU 19 NOVEMBRE L\u2019OISEAU DE PROIE Grand comédie dramatique en six actes, de Alexis Martin.PRINCIPAUX TABLEAUX Faute et Déshonneur.Les Serres de l'Oiseau de Proie.Double Désespoir.Le Vautour Enchaîné.SPLENDIDE COMEDIE SOCIALE.DRAMATIQUE.COMIQUE.Un Drame d'Amour.Triomphe de l\u2019Honnêteté.1ère FOIS A MONTREAL.EMOUVANT.THEATRE CANADIEN-FRANÇAIS Semsine du 19 Novembre 1817.L'ALLIANCE ARTISTIQUE présente Une Femme Passe de Romain Coolus.THEATRE National Français SEMAINE DU 19 NOVEMBRE M.VARILLAT dans le rôle de Rip.\u201cRIP\u201d Opérette en 3 actes ct 6 tableaux, .de Planquette.TOUTE LA TROUPE EN SCENE Mat.: Mardi.Mercredi, Jeudi ot Samedi.PARC SOHMER OUVERT TOUS LES DIMANCHES Dimanche\u2014Vues Animées.ELECTRA 570 SAINTE-CATHERINE EST TOUJOURS UN PROGRAMME DE VUES DE TOUT PREMIER CHOIX.Admission semaine, 10) La Taxe Comprisel'imanche seulement, (5c a LE SIROP GAUVIN \"1\" RHUME Est composé des meilleurs remèdes pour les maladies de la orge, des bronches et des Prenez-en au premier symptôme du mal, : ar un fu E, si léger qu'il vous poumons, e le terrain aux de la CON iOMPTION \u2018i \u2019 affection FA où ancienne, vous vous Buérirez arec le NOP CAT pee d'une E.Prix t 25c Le bouteille.- ne .Le Sirop d\u2019Anis Gauvin 3 Les Cachets Gauvin pour les Enfants pour le Mal de Tête soul: t et guéri t Soulage coliques, douleurs de la promptoment dentition, indigestion, diarrhée, et |: Maux de Tête, Migraines, assure au bébé un sommeil naturel.Ÿ Névralgies, et toutes les douleurs.2 PRIX: 28 cents Ja bouteille.PRIX: 285 cents la bolte.Er \u2014 \u2014 EXAMEN DES YEUX Guérison des yeux sans médicaments, opération, ni douleur.Nos \u201cverres toric\u201d nouveau style \u201cà ordre\u201d, sont antis pour bien \u201cvoir de loin et de près\u201d, tracer, coudre, lire et écrire.Consultez le meilleur de Montréal Le Spécialiste BEAUMIER DE L'INSTITUT D'OPTIQUE 144 Est.rue Ste-Catherine, G245.22$R5° Montréal.AVIS Cette annonce rapportée vaut 15 seus par dollar sur tout chat en lunetterie.Spécialité \u2018Vaudeville et Attractions Heures de bureau.Extraordinaires.| DOCTEUR J.-E.BOIVIN 30 Artistes.Chirurgien-Dentiste Pr Gradué des Universités de Admission, 100.Baltimore et New-York Tél.Est 2418 La Bande du Parc.3 et 8 Hrs P.M.101 rue ST-DENIS Têl., Est 2807 (entre Lagauchetière et Dorchester) Stanton\u2019s Epilepcure Spécialités : Le seul remède pour cette Ponts en or et couronnes terrible maladie L'EPILEPSIE (Tomber d'un mal) Devenue si commune de nos jours.$1.00 Ls Bouteilte Agents: 635 St-Hubert, MONTREAL Montréal A CANADIENS ET CANADIENNES Collaborez au \u201cCanard\u201d.Envoyez-nous des articles, des dessins, des bons mots.Posez-nous des questions! 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