Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Populaire : journal des intérêts canadiens
Opposé à Louis-Joseph Papineau, Le Populaire se fait l'avocat de la modération et de la prudence.
Éditeur :
  • Montréal :H. Leblanc de Marconnay,1837-1838
Contenu spécifique :
lundi 10 avril 1837
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par mois
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le Populaire : journal des intérêts canadiens, 1837-04-10, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 1ére Année.LÉON GOSSELIN, Propriétaire.JOURNAL D \u2014 LE POPULAIRE, ITS CANADIENS.ES INTER MONTRÉAL, LUNDI, 10 AVRIL, 1837.Numéro ler.H.LEBLANC pr MARCONI Editeur en Chef.VAY.La Presse est la tribune des temps modernes ; fille ainée des nations elle ne doit point accroître ses connuissunces avec celles de la famille ; mais c\u2019est elle, au contraire, qui reçut la noble mission de concourrir à l\u2019éducation des enfans et d'éclairer lu religion de leurs pères.Trois choses lui sont indispensables peur- atteindre ce but avec efficacité : L\u2019INSsTRUCTION, LA SAGESSE ET L\u2019INDEPENDANCE.L\u2019INsrRUCTION est son premier élément ; car la presse est lu véritable Ecole Normale où tous les citoyens, de quelque rang qu\u2019ils soient, viennent puiser la science comme la conscience du leurs devoirs politiques et privés.L'intelligence est beaucoup alors qu\u2019elle se rapporte aux objets personnels ; mais elle ne peut remplacer l\u2019instruction quand il s\u2019agit de guider les autres, Cette condition surtout est de règle étroite pour la confection des papiers publics ; car l\u2019homme instruit ne saurait recevoir avec plaisir la leçon qui lui est faite dans un jargon bas et désordonné, tandis que l\u2019hommo illétré ne peut tirer une salutaire étude qu\u2019à ln source d\u2019un langage noble et pur, d'un raisonnement solide, démonstratif et convaincant.La SaGEssE est le flambeau denné à la presse pour éclairer les peuples ; mais pour inculquer la sagesse aux autres, il est essentiel d\u2019en être pourvu soi-même, et la sagesse politique ne s\u2019acquiert qu\u2019à l\u2019aide d\u2019une instruction profonde, résultat de la connaissance du passé, de l\u2019examen du présent et de In prévision sur l\u2019avenir.La sagesse comprend à ln fois: la prudence, la modération, la pudeur, lu science des choses soit nuturelles soit acquises, les lumières de l\u2019esprit, et une foule de circonstances qui en font unc vertu aussi rare que difficile, aussi utile que profitable à In généralité des hommes.Ceux qui acceptent la fonction d\u2019entretenir cette lumière parmi leurs concitoyens, doivent être pourvus d\u2019une prudente réserve ; ils doivent faire leurs eflorts pour ne point transformer le flambeau qu\u2019ils portent en une | torche incendiaire, capable d\u2019embrâser l\u2019édifice social et d\u2019en détruire la solidité.L'INDEPENDANCE enfin est cette liberté qui met l\u2019écrivain à l\u2019abri de toutes suggestions étrangères, et qui lui permet de marcher d\u2019un pas assuré dans la carrière qu\u2019il est chargé de parcourir.Millevoie a dit : * La noble indépendance est Pâme des talens.\u201d _ Mais il est prouvé que, sans l\u2019instruction, l'indépendance est un vain mot chez l\u2019homme qui se voue à l\u2019éducation ou à la direction politique de ses semblables.La véritable indépendance , consiste à pouvoir se passer des autres pour exprimer sa pensée ; y comme uussi à distinguer ce qui peut être bon ou mauvais dans ln conduite, les discours ou les écrits des autres.L'indépendance dépend encore de la situation où l\u2019on se trouve placé : l\u2019homme qui, par intérêt privé, doit spéculer sur la crédulité de ses concitoyens, n'est pas indépendant, car il est Pesclave de tous ceux qui peuvent le secander dans ses vues ; celui qui se passionne pour tel ou tel parti, pour tel ou tel personnage, ne peut se prétendre libre ; celui qui a besoin de son voisin dépend de son voisin ; celui qui vise à une place, dépend des circonstances qui doivent servir à la lui assurer ; celui qui veut conserver son poste, dépend du \u2018ceux qui peuvent le lui retirer ; à plus forte raison, celui qui West pas en état de confectionner l\u2019œuvre qu\u2019il a entreprise, dépend de tous ceux que son incapacité le force à employer.La véritable indépendance est celle qui permet de dire la vérité, quand même, à toute une population ; de faire abnégation des hommes et des affections particulières, pour n\u2019envisager que les } choses dans leurs rapports avec la prospérité générale ; d\u2019aimer ses compatriotes, d\u2019honorer sa patrie et de s\u2019en reposer sur le | AUX HABITANS DU BAS-CANADA.we bon seus public pour recucillir une juste approbation de ses 5 à travaux.Ces trois qualités indispensables manquent à la plupart des feuilles publiques qui existent maintenant dans la province du Bas-Canada ; beaucoup pêchent par la bâse ; quelques unes sont : placées entre les mains d'hommes impropres à leur donner une impulsion favorable à la\u201dpropagation des connaissances utiles & parmi le peuple; et la funeste conséquence qui s'ensuit est .qu\u2019elles sont incapables d\u2019obtenir la confiance des personnes éclairées.En Europe et duns les Etats-Unis, los journaux sont 4 dirigés par des hommes de lettres, des publicistes, des économistes, dont tes talens deviennent une garantie suffisante aux doctrines qu'ils émettent ; ils peuvent se proclamer hardiment les échos du peuple, l\u2019expression d'un parti ou l'expression d\u2019une pensée.En Canada, ce ne sont, pour la plupart, que des spéculations particulières, qui, pour se soutenir, sont sans cesse dans la néeessité de recourir aux souscriptions de ceux qu\u2019elles servent ; ertore cette imposition n\u2019est elle presque toujours qu\u2019un leurre, car les efforts financiers des protecteurs ne leur donnent pas même In satisfaction d\u2019avoir favorisé une entreprise utile au pays, ou capable d\u2019avancer son éducation politique.À part la funeste ignorance de quelques propriétaires de journaux, où peut-être en raison de l\u2019absence de leurs facultés intel- lectueiles, leurs papiers deviennent sans cesse la proie des intrigants et des ambitieux, qui s\u2019en font les autels où ils s\u2019encensent mutuellement ct sur lesquels ils trônent avec impudence leur réputation usurpée.C\u2019est de là qu\u2019ils dictent leurs arrêts, qu\u2019ils prétendent faire parler le peuple, qu\u2019ils lancent la calominie ot l\u2019injure sur ceux qui diffèrent d'opinions avec eux, qu\u2019ils perpétuent les divisions, qu\u2019ils fomentent les haines, qu\u2019ils proscrivent la liberté du raisonnement, qu\u2019ils foulent aux pieds le droit sacré de la défense, qu\u2019ils propagent la érédulité et éteignent la lumière de la vérité.Ils ne sont à vrai dire que les trompe:tes d\u2019une coterie privée, ot non l\u2019expression sincère des besoins d\u2019une po- putation parmi laquelle il s\u2019agit de propager une saine éducation - morale ct politique.Qui pourra nier que l\u2019état de la presse patriote, même, n\u2019aît pour unis du peuple?Quelques uns de nos jourgaux n\u2019ont-ils point forfait à la mission qu\u2019ils étaient chargés de rmplir?Nont-ils pas, taillé l\u2019arbre avec une maludresse capable d'en arréter la sêve féconde?N\u2019u-t-on pus eu In douleur Jo; voir naître des dissidences, des querelles déplorubles entre} des feuilles d\u2019une même couleur, comme entre des hommes qéi ont toujours tra- vailé a la mine vigne, mais qui polrvaientf différencier sur la manière de la cultiver fructueusement ?Au flicu de chercher 2 rallier les opinions, au lieu de tenter de jconvainere par la solidité du raisonnement, ces journaux ne se bont appliqués qu\u2019à envenimer le mal, qu\u2019à aigrir les passions, queà détruire les rapports sociaux, qu\u2019à dénoncer, qu\u2019 proscrire.Ces attaques, aussi injustes que multipliées, ne peuvent-elles pus avoir, ne doivent-elles pas avoir et n\u2019ont-elles pas eu pour résultat infuil- lible, de dégouter les amis sinceres du pays de faire de nouveaux sacrifices pour assurer sa prospérité future ?! H est de fait que les doctrines libérales n'auront bientôt plus d\u2019organes mesurés, purs, sages ct désintéressés dans ln province; que les feuilles publiques deviennent unc arépe dans laquelle les passions descendent pour s\u2019entrechoquer, lgs patriotes se présentent pour s\u2019entredéchirer, et les hommes se heurtent pour se dégrader à l\u2019envie.Il est temps qu\u2019on apporte un nouveau rouage a cette machine qui se détraque, si l\u2019on ne veut pas qu\u2019un embrâ- sement général ne surgisse d\u2019un volcan qui semble no s\u2019êtreallumé que pour ensevelir la société toute entière sous ses laves dévorantes.Quand bien même les crreurs que nougsignalons n\u2019auraient pas appelé l\u2019apparition d\u2019un nouveau papier, fl est unc autre considération qui devait rendre sa naissance indispensable a la fois aux besoins et à honneur du pays.Il y a une disproportion honteuse entre les journaux qui s\u2019imprimenten Françuis et ceux qui s\u2019impriment en Anglais dans Ja Province du Bas-Canada.Si l\u2019on considère l\u2019immense majorité de cep qui revendiquent l\u2019usage de la langue française, cette inégalité devient encore plus frappunte Jb étranger ne pourra jamais coucevoir que qualre feuilles publiques puissent suffire à 400,000 descendans de Français, tandis que 100,000 Anglais trouvpnt le moyen de sou- ténir.dix écrits périodiques ; ou, si cette férité cxpressive sc présente à sa pensée, quelles inductions n'en devrait-il pas tirer sur l\u2019indifférence apportée par nos habitans à s\u2019occuper des affaires publiques ?.«Les.idéos libérales-etsle Patriotisme sont prédominants parmi les Canadiens qui parlent le \u2018 français, et cependant deux journaux, dans cette lungue, sqnt les seuls qui soutiennent ces idées, qui entretiennent ce patriotisme.Chacun devra done se convaincre que la nouvellé publication est à la fois uno œuvre de nécessité, de raison, d\u2019utilté, d'énergie, d\u2019amélioration, de libéralité, de politique, d\u2019honteur et de gloire nationale.C\u2019est dans de telles circonstances qué beaucoup d\u2019amis du pays se sont\u2019réunis pour approuver lu création d\u2019un papier qui semble être appelé à redoter le pays d\u2019une presse véritablement indépendante, réformatrice et libérale.LE l'oruLAIRB est un tire qui annonce, d\u2019un seul mot, les pringipes du nouvel écho des doctrines démocratiques : PoruLaire bignifie ce qui est du PEUPLE, Ce qui concerne le PEUYLE, Ce quiappartient au PEUPLE.Cette appellation devient caractéristique, bar tous les citoyens d\u2019un état en forment le peuple,et c\u2019est annoncer qu'aucune classe de lu société ne sera exclue des intérêts dbnt lo PoruLaiRE devient l\u2019ardent avocat.Le Porucaire offre des avantages quijne manqueront point sans \u2018doute d\u2019être appréciés par nos a mbioyeus.I paraîtra trois fois par semaine, les Luxbi, Mencéepi ct VENDREDI, au même prix dos autres journaux, qui ne sortent quo deux fois ; quoique cette multiplicité dans l'émission sec supporter au propriétaire une augmentation de frais d\u2019impression et de poste, les lecteurs resteront étrangers à ce surcroit de dépenses.Le prix eu demeure donc définitivement fixé à QUATRE PIASTRES pour la ville eta cinq pour toute lu Province.Si les autres journaux désirent prendre cette marche, nous pouvons assurer au public que nous ne restcrons point en'arrière de leurs sacrifices, at que nous nous réjouirons sincèrement d\u2019une concurrence dont le pays devra profiter.Le surcroit dé périodicité que nous udoptons procurera la facilité de publier des nouvelles plus frai- ches, et, Montréal recevant les journaux étrangers avant les autres villes, Le PoruULAIRE nura nécessairement le mérite de propager ces nouvelles plus rapidement.D'ailleurs, il sera beaucoup plus agréable à nos habitans de lire trois journaux au lieu de deur, et cette facilité exercera son influence indispensable pour répandre davantage le goût de la lecture.Déjà notre feuille a reçu un généreux patronage de ln part des citoyens les plus marquants de Montréal, de Québec ct des autres parties de ln Province, qui se sont empressés de concourrir à la prospérité du nouvel établissement, en se faisant inscrire parmi ses souscripteurs.Des mesures sont prises pour étendre In circulation du PorULA1RE dans le Haut-Canada, duns les autres provinces Britanniques de l\u2019Amérique du Nord, dans les Colonies, dans les Etats-Unis ct même-en Europe, où des correspondances suivies sont assures, On voit que rien n\u2019a été négligé pour concourir à l\u2019illustration du pays, en donnant une extension toute nouvelle à la publication des événemens qui s\u2019y passent.Le POPULAIRE, tant par son émission plus fréquente, que par la grande circulation qu'il est certain d\u2019obtenir,offrira des chances hors de doute pour TOUTES soR¥Es D\u2019ANNONCES ; mais, iL part cette perspective, il assure aussi uno économie certaine .pour ces sortes de publications, car le format du journal réduit le prix des.annonces AU TIERS de coux fixés jusqu'à ce jour.Nous, ne nous étendrons point à faire l\u2019éloge des principes ct des moyens d\u2019oxécution de notro nouvelle entreprise, ce serait tomber dans le défaut que nous avons reproché aux autres ; mais nous pouvonidire que c'est dans la vie passée qu'on doit chor- 7 répuitat d'introduire chaqué jour la désunion dans les rangs des Nein pee Le hte cher des eng® Rnomens moins illusoires pour l\u2019avenir.heal ides F J aan.i Notre propriétaire a continuellement marché dans le sentier du patriotisme ot se confie trop à l\u2019impartialité de ses compatriotes pour redouter qu'aucun d'eux puisse intérieurement peuser qu\u2019il u dévié aux doctrines qui fondèrent su réputation, alors qu\u2019il rédigeait la Minerve.ll est enfunt;du sol et allié aux familles dont les noms résonnent harmonieusement aux oreilles du peuple ; il\u201dpossèdo une instruction çt exercu uno profession sociale qui doivent donner toutes sécurités sur ses aflections, son intelligence et son indépendance.Ce n\u2019est point lappas d\u2019une spé- culution, dont il peut se passer, qui le porte à créer un nouveau Journal ; les soins exigés par cetle opération sont au contraire un fardeau qu\u2019il s'impose ; mats il a senti que, dans les momens de crise, il pouvait être d\u2019un devoir impérieux de sc sucrifier aux intérêts publics, et que tout citoyen doit compte à sa patrie de \"activité qu'il est propre à déployer.Notre Editeur en chet est un homme qui se flatte de n\u2019être hi étranger ni inconnu dans cette Province.Une origine commune, ses aflections et des liens de fumille Pont fixé dans ce pays ct Ini inspirent un attachement invariable pour tout co qui porte le nom canadien.Pendant plus d\u2019une année, qu\u2019il rédigea la Minerve, les journaux patriotes duignèrent lui accorder des capacités,ceux contraires le combattirent comme un adversaire hono- ruble, et les hommes les plus influeus lhonorent de leur confiance.Fa apporté avec lui: l\u2019expérience des vieux puys, les principes libéraux qui fleurissent duns la mère-patrie des ancêtres do ln majorité de nos habitans, les doctrines que sanctifièrent les trois mémorables journées de Juillet, et une haine profonde contre toute oppression des peuples ou de la pensée.\u2019Telles sont les sentimens qu\u2019il offre à une population dout il s\u2019est fait le concitoyen, parmi laquelle il a vécu sans tache depuis plusieurs années; il ôse espérer qu\u2019ils militeront en sa faveur ot lui gagneront Festime de ses frères d'adoption.: Concourir à l\u2019éducation politique, en ne prêchant que des idées de suges réformes, sans commotions, suns secousses, sans proscriptions d\u2019origines; promouvoir l\u2019éducation populaire, eu donnant de justes notions sur les droits et les devoirs d\u2019un peuple ; affermir Péducation religieuse, en consacrant une partie du journal à signaler les progrès de la roligion ; seconder l\u2019éducation générale, en fournissant des matières propres à instruire les habi- tans et & leur inspirer le goût de l\u2019étude ; telle est la marche que nous nous proposons de suivre, ct qui attachera au succès de notre entreprise l\u2019immensité de citoyens qui en pressentent lu nécessité.Nulle considération pour l\u2019individu, dans sa carrière politique ne nous empêchera de proclamer la vérité ou de combattre l\u2019erreur.Demosthène dans se première Philippique, nous à dicté la règle que nous entendons suivre, en adressunt ces paroles au peuple : « Si pour anéantir une vérité désagréable, il suffisait de se tuire, nous ne devrions vous parler que pour vous flatter ; mais si au contraire, cette fausse douceur devait vous perdre, Athénicns ! vous dirais-je, il est honteux de vous tromper vous-mémes.\u201d Cependant nous remplirons cette\u2019 tâéhe avec dignité, sans calomnies ni passions, de manière à ne jamais introduire la vie privée dans des discussions de principes.Cette impartialité amenera également la publication des écrits qui pourraient contrarier nos vues, nous réservant seulement le droit de leur adjoindre nos observations critiques ; elle nous conduira surtout à publier toutes les actions vertueuses, n\u2019importe l\u2019origine de celui qui s\u2019en sera honoré.Rendre justice à tous est un devoir qu\u2019on n\u2019a guère rempli dans ces temps de passions haineuses, ct nous ne nous associcrons certainement point aux écarts que nous déplorons.L\u2019équité et lu justice veulent que tout homme attaqué dans une feuille publique ait le droit de défense assuré ; une réponse insérée dans un journal étranger à l\u2019attaque ne produit jamais un effet salutaire, parceque ce ne sont point souvent les mèmes lecteurs qui examinent et peuvent décideravec connaissance de causs un point controversé.Nous nous ferons un devoir comme une règle de ne jamais proscrire une réponse, lorsqu\u2019elle sera consignée dans des termes convenables à ne point allumer les passions, et que nous en connaîtrons l\u2019anteur.Les actes de ceux qui diffèrent avec nous en politique seront fidèlement rendus; car nous voulons en appeler sur toutes choses au jugement du public, et pour le mettre à même de décider, il nous semble indispensable qu\u2019il soit instruit de tout ce qui se passe dans tous les partis.Du moins cette marche nous mettra à couvert de toute idée de vouloir substituer nos propres inductions aux faits, et ceux que nous désirons loyalement combattre ne pourront pas nous accuser de chercher à abuser ce maître commun, LE PEUPLE, dont la majorité doit prescrire km loi immuable.Nous tiendrons nos lecteurs au courant de tout cc qui se passera en Europe, ainsi que dans les autres parties du monde ; car l\u2019analogie, en politique, peut aider à la pensée, et les prévisions ou les fautes des autres'deviennent des leçons à ne point dédaigner.Nous accompagnerons souvent les événemens étrangers de nos propres réflexions ; car nous n\u2019entendons pas les accepter avec sorvilité, ni les appliquer à notre propré pays sans balancer les entravos qu\u2019ils pourraiont rencontrer, ou les inconvéniens qui pourraient en résulter pour le bien public.| La politique coloniale et les progrès de nos sœurs colonies ne scront point négligés ; ces provinces se trouvent placées dans la même position que nous vis-à-vis de leur métropole respective, aucunes de leurs phases ne saurait nous être indifférente, et il nous importe particulièrement d'être instruit de co Qui se passe dans leur sein.Ln liberté de conscience est, sans doute, la premire des libertés de existence des hommes ; elle est indispensable surtout dans notre province où des religions différentes doivent exercér en paix, sans entraves st sans jalousie, leur bénigne influénéo\u201d sur leurs divers cathécumènes.Rien dans- notre poléinique ne viendra troubler cette heureuse harmonie, dont nous'sentons le ; TES UN , - ais Ot ions.haat Mtns begs ye SORA iy |, 1 .a po 2.À . LE POPULAIRE.maintien indispensable.Aucune croyance ne sera uitaquee ; mais la langue dans laquelle nous nous exprimons don fire pressentur quesle eatholicisme seru l'objet de notre principale attention.: L'AGRICULTURE ne sera pas négligée, car nous sommes persuades que lu plus noble comme lu plus utile des professions est celle qui contribue sur ln terre aux développemens des dons que Dire lui a départs, D'ailleurs, nos habitans, pour be plupart agriculteurs, oNt besoin, non pus qu'on stimule leur zèle, non pis qu\u2019on les excite au travail, mais qu\u2019on ide i leur intelligence, qu'on leur démontre l'avantage des unéliorations, et qu\u2019on seconde, pour ainsi dire, leur désir de ne point rester en arriere des autres peuples agricoles.Nous leurs ruppellerens suns cesse ces paroles d'un grand orateur de Pantiquité : Omnium autem rerum, ex quibus miquid acquiritur, nil eal agriculturd meliusy nial uberius, nihil dulcius, nihil homine, nihil Libero dignius, .(Crcrno, de officiia, lib, ter, 151.) \u201cDe toutes fre sources de richesses, aucune ne l'emporte aur l'agriculture, aucune n\u2019est plus féconde, plus attrayante, plus digne de l'homme vruiment libre.\u201d Le Commence tiendra su place parmi les objets sur lesquels nous Étendrons nos investigations.Nous n\u2019oublierons pas que c\u2019ost l\u2019Ame commo lu richesse des nations, et que notre populu- lon est appelée à partager les immenses avantages qu\u2019en retirent les autres peuples du nouveau monde.Ce ne sern pus en pre- chant des restrictions commerciales propres à détruire l\u2019élan de cette source de prospérité, en dénigrant le marchand étranger que nous nous efforcerons de prouver combien le négoce donne de preponderance A celui qui l\u2019exerce ; mais c\u2019est en excitant nos concitoyens à ke lancer eux-mêmes duns lu carrière, à imiter les efforts avantureux de nos voisins, que nous essaycrons de de.verser sur Penfunt du sol une partie des trésors que le commerce promet, apporte et assure, l'IspusTiiE, cette mère de tous les hommes, cette brunche si vaste d'améliorations intérieures etde prospérités générales,tiendra aussi sa place dans notre feuille.T\u2019uncien monde doit, à l\u2019extension de ses etablissemens industriels, su prépondérance sur toutes les autres parties du Globe ; et les Etats-Unis ont su ime primer au nouveau monde une activité de productions manutuc- lurières qui les met à même de soutenir une heureuse rivalité.Le Bas-Canada n\u2019a point une population moins active, moins intelligente, moins ambitieuse d'augmenter son aisance particulière, moins désireuse du bonheur général, moins ardente à concourir à l'honneur national ; il ne s\u2019ngit que de la diriger sagement Vers ce noble but, de lui en faire pressentir l'avantage, de lui en indiquer les moyens ; enfin de lui ouvrir les voies, en excitant les véritables unis du pays à faire de nouveaux efforts pour acclimater Pindustrie sur le sol féeond du Canada.A Lirrenaterre, Lis SCIENCES, LES Aivrs, auront des droits assures a notre attention.Depuis long-temps notre jeunesse a prouve qu\u2019elle était propre à cultiver ces branches de connais- sunces élevées, qui font le délussement comme la reputation des autres peuples, Nous nous empresserons de stimuler Ces heu- veuses dispositions et d'en accueillir les produits.tons beaucoup sur cette brillante jeunesse a laque n'a pus eté refusée, mais que la modestie l'écart : nous osons compter qu'ello nous favorisern du fruit de ses veilles Inborieuses, et qu\u2019elle seconderu l'essort des sciences et des arts dans une patrie qui lui est chère à tant de titres.La LrGistat10N intérieure sera l'une de nos plus pressantes occupations, parceque nous sommes convaincus que des béne- fices incaleulables doivent résulter d\u2019une épuration indispensable dans les lois qui régissent le pays.Plusieurs de nos lois ont été rejetées par In France elle-meme, comme incompatibles avec l'esprit du siècle, le progres des lumières, ct le systôme de liberté.IT existe un amalgame monstrueux entre des édits incompatibles, dont beaucoup sent étrangers À nos habitans et les abusent Jouruellement sur les droits qu'ils out à exercer.Nous sommes loin de prétendre vouloir être exclusifs, ni dominer en mitres absolus sur les populations ; aussi c\u2019est avec le sentiment profond des devoirs Qui nous sont Inposés que nous sollicitons vivement les conseils et le concours de tous les citoyens, do quelque classe qu'ils se trouvent.Nous recevrons Avec reconnaissance les avis qui nous seront donné ouvrirons avec joie nos colonnes à toutes les opinions, pour fidire
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.