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Titre :
Le Populaire : journal des intérêts canadiens
Opposé à Louis-Joseph Papineau, Le Populaire se fait l'avocat de la modération et de la prudence.
Éditeur :
  • Montréal :H. Leblanc de Marconnay,1837-1838
Contenu spécifique :
mercredi 26 avril 1837
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par mois
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Références

Le Populaire : journal des intérêts canadiens, 1837-04-26, Collections de BAnQ.

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[" | lère Année.LÉON GOSSELIN, Propriétaire.Numéro 8.H.LEBLANC pe MARCONNAY.Editeur en Chef.LE POPULAIRE, JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.MONTREAL, MERCR \u2014 \u2014_ p= EDI, 26 AVRIL, 1837.my fr POÉSIE.L\u2019AMOUR DE LA PATRIE.Pourquoi suis-je amoureux du sol de ma patrie ?Pourquoi le préféré-je au pays le plus beau Et pourquoi mon désir que la même prairie Où jous mun enfance acceuille mon tombeau ?\u2014 = ne es z\u2014 Pourquoi mon âme est-cile abattuc, alarmée Quand je quitte à regret la ville ou je suis né 2 Que je n'apergois plus endoyer la fumcée .Du toit qui me prêtait son ubri furtuné ?Et si j\u2019ai terminée ma course aventurière, Que inon œil voit déjà les bords du St.Laurent, L'aspect des tristes licux où repose ma mère Pourquoi ! pour m\u2019attendrir, est-il un talisman ?Pourquoi, si des amis stimulant ma paresse Me disent :\u2014\u201c Yoyagez pour former votre gout\u201d À suivre ce conseil qui me chusse ct me presse N\u2019éprouvé-je jamais que tiédeur ct dégout 3 C\u2019est que je ne suis bien qu\u2019au foyer de mes pères, Lä ma vie est plus doucc et mes destins meilleurs ; Je ressemble à cus fleurs qui n\u2019ont de jours prospèree Qu\u2019au lieu de leur nuissance et qui meurent ailleurs.J'y trouve les objets de ma première ivresse, L'arbre qui me donnait son ombrage ct ses fruits Le beau fleuve où, nageur, j\u2019exerçai mon adresse ; Le col.ége où couluient mes jeux et mes ennuis.Là j'eus les compagnons de mes belles années L'absence, dans mon cœur, n\u2019a point versé l'oubli, Chaque jour j'uime à voir leurs têtes fortunées, Leur nom daus le passé n\u2019est point enseveli.J'aime à vivre avec cux.Sur Un autre rivage Je ne pourrais fixer mes pas et mon séjour : Mon âme, loin d\u2019ici, languit dans Je veuvage Et ne saurait se plaire aux amitiés d\u2019un jour.Je vivrais au vallon où Dicu m\u2019a donné l\u2019être, Mon pays est si bean ! que chercherais-je ailleurs ?Quel air serait plus pur, quel site plus champêtre, Quelle terre embaumée étale plus de fleurs ?J'aime à voir l\u2019horison bordé de ces montagnes Que gravissaient mu course et mes pas enfantins ; Jaime à rêver, au sein de ces mêmes campagnes , | Où les jeux du bas Âge ont bercé mes destiiis.\u2014 ' Tout vient y réveiller ma penséo endormie Le lieu le plus aride est un doux souvenir, .Même un roc décharné, sur cette terre amie, \u2018 D\u2019un bonheur qui n\u2019est plus, me peut entretenir.| Je mm\u2019y sens imprégné d\u2019une tendre atmosphère Où respirent pour moi lu paix et Pamitié, Le bonheur que j\u2018éprouve, ou bien le sort contrairé Y trouvent tour-ü-tour la joie et la pitié.Voilà pourquoi mon cœur sera toujours fidèle À la terre udoréc où coute mon destin ; Voilà pourquoi ma vie, enchaînée auprès d'elle, Veut s\u2019endormir le soir où brilla son matin ! N.A.(Nota) Nous devons ces vers élégants et faciles à 1 5 \u2019éditeur du Télégraphe, Me.N.NS et faciles à la muse féconde de l\u2019édi LITTÉRATURE.EDMUND KEAN.Le sort d\u2019un enfant nourri par la charité publique et plus heureux que ne fut celui du jeune Kean dans ses premières années.\u2014 Londres fut pour lui un vaste hôpital, où personne ne se croyait obligé de l\u2019uimer ni de lui donner des svins.Un voile qu\u2019on ne pourn jamais soulever couvre encore son origine.\u2019l'out ce qu\u2019on sait, c\u2019est qu\u2019il naquit dans la honte, pour tomber onsuite dans les bras de la misère.Les uns le font venir au jour en 1759, les autres deux ans plus tard.Sa mere supposée, miss Carey, figurait au nombre des derniers comparses du théâtre de Londres, et celui que la chronique scandaleuse lui assigne pour père, et dont il a conservé le nom, était employé derrière les coulisses comme ouvrier machiniste.Une autro version le ferait fils de miss Fidswell et du duc de Norfolk.Mais Fa seigneurie, tout en reconnaissant qu\u2019elle aurait été flattée d\u2019avoir un pareil fils, disait à l\u2019époque ou le nom de l'acteur Kean avait acquis la célébrité curopéenne, qu\u2019il ne pouvait en conscience prendre sur lui les honneurs de la paternité.\u2014 \u201c Vous m'assurez que c'est mon fils, répondit-il un jour à lord Essex, à la bonne heure, je le veux bien : mais vraiment c\u2019est lu première fois que j'en entends parler.\u201d On le mit en nourrice ou pour mieux dire on l\u2019abandonna à la farde d\u2019une femme sans âme, qui par l\u2019excès de son insouciance en fit un être rachitique aux membres difformes et contournés.\u2014 Lorsqu'on le retira, il fallut enserrer co corps dans des bracelets de fer pour rétablir les formes gracieuses qu\u2019il avait reçu do la nature ; car il avait apporté en naissant les germes d\u2019une phy- stonomie heureuse et poétique où devaient se réfléter avec une admirable vérité toutes les nuances des passions humaines.De beaux cheveux noirs naturellement bouclés, encadraient une figure délicate et faisait ressortir le vif éclat ct l\u2019intelligence précoce de son regard.Peut-être qu\u2019il faut attribuer ln petitesse de sa taille, qui souvent nuisit \u2018à l'illusion de son jeu, aux mauvais &railemens qu'il avait éprouvés dans son enfanco.4 Or, voila cette nature privilégiée, en qui le sublime Shakespeare evait trouver un de ses organes les plus religieux, cette poéti- \u2018ue figure qui devait revêtir comme un vêtement fait pour elle, les curactères dramatiques enfantés par l\u2019imagination du poète, ot rendre tour à tour et avec un\u2019 naturel,merveilleux l\u2019astucicuse é- nergic du roi Richard, la froide vengeanco dn juif Shylock, l\u2019a- mour passionnée et la sombre jalousie d\u2019Othello, et les ambitieuses machinations de sir Charles Overreach ; le voilu, disons-nous, ce bizarre enfant du huzurd, lancé à l\u2019aventure dans le monde avec les penchans et sous les haillons d\u2019un gamin! Tandis que sa mère coure les provinces comme actrice et comme marchande .| ambulante (elle avait imaginé de réunir à sa profession un petit commerce de parfumerie), le jeune Kean dissipe sur le pavé de Londres les journées qu\u2019il aurait dû passer à l\u2019école.Encore enfant, par son regard expressif, ses gestes animés et sa beauté remarquable, il avait attiré lPattention d\u2019un directeur de théâtre, qui le fit paraître dans quelques rôles enfantins.Plus tard, une vieille dame de lu religion catholique, séduite aussi par son extérieur intéressant, le fit recevoir comme enfant de chœur : mais sa mere ne tarda pas à l\u2019enlever à cette sage existence, et à l\u2019associer à sa vio vagabonde, comptant sur sa jolie figure pour exciter l\u2019intérêt ct la pitié du monde.Son talent, sans le tirer de l'obscurité ni do la misère, se produisait sous mille formes ingénicuses, et sc prêtait à tous les emplois.Sa mère le prodiguait, l\u2019oxploitait, le rançonnait avec une avidité toujours croissante, et comme une chose curieuse qu\u2019elle aurait promenée de foire en foire.Miss Carey, en femme habile, avait ajouté une nouvelle corde à son arc : celle s\u2019était faite diseuse de bonne aventure, ct sa main, si preste à munier les cartes, s\u2019exerçait quelquefois sur d\u2019autres objets.Elle donnait au pauvre enfant des exemples qu\u2019il no suivit point fort heureusement pour lui, et qui auraient pu le conduire à une fin plus tragique que celle des héros de théâtre.Un beau jour, il secoun ce joug pénible, humiliant et dangereux, prit la clé des champs, et se trouva maître de sa petite personne.* Elle me prend tout mon argent, \u201c s\u2019écriait-il le cœur gonflé de dépit ct navré par la douleur.Sa mère, si âpre au gain, ne parait pas avoir compris qu\u2019en développant son talent, il pourrait produire beaucoup plus.Miss Fidswell, sa véritable mère, selon quelques-uns, cultiva ses heureuses dispositions pour le théâtre.Sans lui avoir jamais donné des marques d\u2019une tendresse bien vive, elle lui rendit d\u2019inappré- ciubles services, en dirigeant son instinct puissant dans l\u2019étude de Part.Ces leçons qu\u2019il reçut dans l'intervalle de ses visites à Londres, portèrent les fruits les plus heureux, et long-temps avant qu\u2019il fût deviné par le public, Edmond Kean fut un grand acteur.Nous regrettons de ne pouvoir suivre le jeune artiste dans lex- centricité de ses courses vagabondes, ni à travers la multiplicité de ses bizarres transformations.Sachant qu\u2019il était allé à Bristol s\u2019embarquer pour l\u2019Amérique, su fumille le croyait de l\u2019autre côté de l'Océan Atlantique, quand elle le trouva un jour à Londres, couché sur un tas de fumier dans une écurie.Cependant, entrainé par l\u2019activité de son caractère et la force de l'habitude, il disparait encore, reprend le chemin de la mer, se fait recevoir sur un vaisseau, on ne sait comment, et va tomber malade à l\u2019ile de Madère, d\u2019où il revient dans son pays à l\u2019âge de 17 ans.Avant son voyage d\u2019outrc-mer, il avait déjà figuré dans la pantomince, pirouetté en arlequin, déclamé des vers en présence du roi à Eton, joué la tragédie à Windsor, chanté dans les rues, vagué avecune troupe de Bohémiens, dansé surla corde, voltigé comme un écuyer sur un cheval de manége, et fait cent autres tours de force, de prestessc ct d\u2019agilité, selon le temps, l\u2019occasion et le besoin.Rccommençant ses campagnes, il parcourut l\u2019Angleterre, l\u2019Ecosse, l'Irlande, se réunit à des troupes de comédiens am- bulans, aussi pauvres et aussi mal équipés que lui, parut sur le théâtre de Belfast, dans la tragédie de Douglas, avec la célèbre actrice mistress Siddons, qui ne vit guère en lui qu\u2019un mauvais sujet doué de quolques talens heureux ;.dégouté de la vie et tourmenté de la triste pitance do baladin, il s\u2019attacha en qualité de groom au service d'un riche gentleman qui avait la passion des extrémités auxquelles il était souvent réduit dans le cours de ses pérégrinations.Etant arrivé sur les bords de la \u2018T'amise et voulant gagner l\u2019autre rive, il attacha sa chétive garde robe sur son dos et traversa la rivière à la nage, faute de pouvoir acquitter le droit de péage d\u2019un pont voisin.Après voir fait une courte apparition à Londres sur le théâtre de Hay-Market, dont miss Fidswell lui avait ouvert l\u2019entrée, ct où il ne joua que des rôles subalternes, il repartit pour la province, ot se fixa à Gloucester.Jusqu\u2019a ce moment, ses efforts les plus heuroux ne lui avaient rapporté tout au plas\u2018Qu\u2019une guinée par semaine.Ce fut vers ce temps qu'il rencontra miss Chambers, et qu\u2019il forma la résolution de la prendre pour femme.Attachée comme lui au théâtre de Gloucester, à titre de surnuméraire, clic vivait d'espérance.Ello prenait part à la répétition d\u2019une comédie, quand elle aper- cut Kean pour la premidre fois : Quel est cet homme aux yeux étincelans et si pitoyablement vêtu ?dit-elle.Pendant ln répétition il se trompa, elle le reprit; le jour suivant elle fut en défaut à son tour, et il lui fit la leçon.Les voilà qui ss comp en- nent merveilleusement et qui sont attirés l\u2019un vers l\u2019autre\u201dpurune commune sympathie.Cepandant, piqué de voir donner à un autre le rôle d\u2019Hamlet daus lequel il \u2018devait \u2018paraître, tandis qu\u2019on vent lui imposer le personnage inférieur do Laërte, il s\u2019évade, sc jette au hasard à travers les champs et les bois, et, faute de mieux, se nourrit pendant deux jours des navets et des choux qu\u2019il rencontre sur son chemin.Enfin il revient et va droit à miss Chambers * Vous voyez ce quo je viens de faire, lui dit-il ; eh bien ! j'en ferai autant chaque fois que j'aurai à me plaindre d\u2019un pareil passe-droit.\u201d Puis il Ajouta, et ce mot nous révèle qu\u2019il eut de bonne heure le sentiment et la conviction intime de son génic dramatique : \u2018 Ils ont beau faire ot beau dire, comme acteur je ne cédorai pas le pas à homme qui vive, si ce n\u2019est à John Kemble.\u201d Kemble était le plus grand acteur de l'Angletorre, et alors à l\u2019apogée de sa gloire.Biontôt, sans s'inquiéter de l'avenir, los deux artistes se mariè- \u2014 me mare sera rent.Nous ignorons si cette union uventureuse eut sa lune de miel, mais mistriss Kean ne dût pus être long-temps sans s\u2019apercevoir que les habitudes vicicuses et les passions désordonnées de son mari lui préparaient de grands chagrins.Allant de ville en ville, et jouant pour l\u2019amour de l\u2019art ou pour un misérable salaire, ils arrivèrent à Birmingham.La, le directeur du théâtre de Swansen, qui sans doute avait entendu parler de son talent, lui fit des ouvertures, et chercha à l'attirer à lui par lP\u2019appas de vingt-cinq schellings par semaine.C'était beaucoup daus la position fort précaire où se trouvait le ménage.Mais Swanseu était à une distance de cent quatre-vingt milles.Mme Kean étuit à la veille de tomber malade, et ils devaient une somme de 15 livres sterling à Birmingham.Le directeur leur fait l\u2019avance de deux livres storling,ils paient leur loyer, acquittent quelques dettes criardes et puis, sans tambour ni trompette, ils quittent la ville à pied par une matinée de juillet.\u2018Tout compte fait, il leur restait encore vingt schellings pour faire les frais du voyage.A.G.UNE LEGENDE PICARDE.Au commencement du dix-septième siècle, J.éopold Nielsen, d'Oxford, architecte de l\u2019église de Saint-Asaph, ayant presque achevé son magnifique ouvrage, s\u2019embarqua sur la Tamise aGreen- wich, pour aller demander aux sculpteurs italiens un maître-autel digne du temple qu\u2019il venait d\u2019élever.Avant d\u2019entreprendre ce voyage dont il ne pouvait prévoir ni la durée ni l\u2019issue, Nielsen de- jà vieux et veuf depuis long-temps, s\u2019était donné mille peines pour marier son enfant unique, Mary, une belle jeune fille, que les étu- dians avnient surnommée la Perle d'Orford.Le bon père n\u2019eut voulu partir que tranquille et dégagé de toute inquiétude sur l\u2019avenir du seul être qu\u2019il eût désormais à aimer dans le monde.Mais aux efforts réitérés de Niclsen, Mary avait opposé ses pluintes et ses larmes ; et lo vicil architecte Ja voyant à genoux lui demander comme une condition d\u2019existence de le suivre partout, l'entendant réclamer au nom de sa mère sainte et bien aimée, le droit imprescriptible de le servir, de le soigner jusqu\u2019à son dernier jour; le vieil architecte, que l\u2019idéo de quitter Mary épouvantait au fund, avait consenti à faire ce que Mary voulait.Hs partirent done tous \u2018deux, ctarrivèrent à Gânes après une fort heureuse traversée.Long-temps Nielsen chercha vainement à Gênes l\u2019homme qu\u2019il lui fullait.Prêt à donner sa vice pour que l\u2019église de Saint- Asaph fit la plus belle et la plus complète de l\u2019Angleterre, il eût donné son âme pour que ce chef-d'œuvre ne rappelât au monde qu\u2019un seul nom, le sien : et la renomimnée des grands sculpteurs de Gênes le menaçait d\u2019une concurrence dangéreuse.Il cût voulu trouver un homme aussi puissant, aussi fort que ceux-là, mais jeune, obscur, inconnu, qui ne l\u2019éclipsât point, qui ne le tuât point, en un mot.C\u2019étuit difficile.Un soir, il revenait chez lui, se demandant avec anxiété si l\u2019artiste avait le droit de faire ainsi taire le citoyen, ct s\u2019il ne devait point sacrifier sa vunité personnelle au bonheur de donner à son pays quelque merveille vraiment céleste, comme les grands maîtres de Gênes lui en avaient montré.Il ouvrait sa porte, après avoir jeté, comme toujours, un dernier regard d\u2019admiration à deux statues de snint-Simon et saint-Jude, choefs-d\u2019œuvre anonymes placés à côté de sa demeure, quand il vit un jeune homme assis à l\u2019attendre dans la première pièce, et qui so leva en silence lorsque Nielsen fut entré.Co jeune homme était d\u2019une chétive apparence, grand, maigre, mince, gauchement ct'misérabloment vêtu.Sa figure expressive, mais pleine de souffrance, faisait peine à regarder.Chucun, en le voyant, eût dit :\u2014II nr faim, etn\u2019a pas de quoi manger.\u2014Et cependant, personne n\u2019eût osé peut-être lui offrir un repus ou de l\u2019argent, tant il était clair qu\u2019à la moindre parole humiliante ce long corps tout penché sc fût redressé d'indignation, tant les deux yeux de cet homme, qui roulaient presque éteints sous leurs cils noirs, semblaient prêts à déchirer ses paupières.Nielsen s\u2019aperçut bien un peu de tout cela, et il ne savait cors- ment s\u2019y prendre pour faire agréer au pauvre étranger l\u2019offre d\u2019u: secours quelconque.Celui-ci, après avoir long-temps attendu qu\u2019on lui ôtât l\u2019embarras des premières paroles, se décida enfin à expliquer le motif de sa visite.\u2014Je sais, monsieur, dit-il en tremblant, que depuis un mois vous cherchez dans Gênes un sculpteur qui puisse travailler pour vous.\u2014 Etsavez-vous aussi que jo n'ai trouvé personne ?interrompit vivement l\u2019architecte.\u2014 Oui, seigneur.\u2014 Est-ce que, par hazard, vous pourriez m'indiquer quelqu'un, mon aini?\u2014 Oui, seigneur.\u202677-Alors, conduisez-moi vers cet homme à l\u2019instant! dit le saxon.Je vous-récompenserai, ct richement, soyez-en sûr ! * \u2014 TI est inutile de vous déranger, répliqua le jeuno homme dont la figure s\u2019était allumée comme un volcan aux dernières pu- roles de Nielsen ;, éet homme gt venu lui-même, cet homme.c\u2019est moi.Ca L'architecte, tout honteux, tendit la-mein, au jeune hommo, en lui demandant pardon ; puis il réfléchit cependant, ci d\u2019un air de défiance, il reprit :\u2014Où est votre atelier 7 où demcurez-vous ?\u2014 Je n\u2019ai pus d\u2019atclier, pas de demeure, répondit l'artiste en souriant tristement.Le jour, je vais où l\u2019on veut bien de moi, la nuit, je partage lu paille d\u2019un pauvre peintre français, Lesueur\u2014 Ah! Et quel maître avez-vous eu ?\u2014 Michel-Ange Buonarotti.L\u2019Anglais s\u2019inclina d\u2019abord, sans songer quo le géant de qui on parlait était mort depuis longtemps.Cela lui revint, et, regardant le Génois avec colère, il reprit brusquement :\u2014Vous êtes bien jeune pour railler une barbe gris! \u2014 Sur mon âme, seigneur, dit l\u2019étranger avec onction, depuis more LE POPULAIRE.que j'at eu dix ans, et j'en ui ving-deux à cette heure, mes seuls modèles sont les œuvres de Michel-Ange, mes seuls leçons, mes prières à l'ombre de Michel-Ange ; jumuis la bouche d'un homme ve m'a soufflé un précepte, jumais la main d\u2019un homme n\u2019u dirigé mon ciscuu, \u2018 + Nielsen hochu lu tête assez déduigneusement.! \u2014 Qu'avez-vous fuit comme celu! demanda-t-il au bout d\u2019un moment.' \u2014 Peu de chose, mais jo puis faire beaucoup, et micux ; j'ai du couruge et de lu volunté, \u2014 Connuissez-vous bien Gênes ?\u2014 d'y suis né.\u2018 \u2014 Suvez-vous de qui sont ces deux statues de saint-Simon et saint-Jude que je vois tous les jours cn sortant d'ici et en y rentant?\u2014 Elles sont de moi, répondit timidement le jeune homrne.\u2014 Comment donc vous uppclez-vous ?s\u2019écriu Nielsen, en se levant stupéfait.\u2014 Pietro \u2018T'adolini.Jumais l'architecte n\u2019avait entendu dire qu\u2019il y eut un seulp- teur du rom de Tadolini.Ainsi ces deux belles statues, que leur pesrnt d'or n\u2019eût point trop puyées, ces deux métamnorpho- ses sublimes de la pierre eu nature animée, ces deux révélations divines devant lesquelles l'Anglais\u2019 étuit chaque jour tenté de s\u2019agenouiller en passant, un inconnu, un pauvre enfant en haillons les avait faites! It ce statunire ignoré, cet artiste sans nom, à qui les maîtres de la ville jetaient lu litière de leurs chevaux pour st coucher, lietro T'udolini, plus grand que tous ces insolens, Pietro Tadoliui, l\u2019auteur de Saint Simon et saint Jnde, cherchait de l\u2019ouvrngo pour vivre, et sachant que Nielsen l\u2019angluis en avait à lui donner, il était venu se livrer à Nielsen l\u2019angluis.C\u2019étuit à cn dovenir fou de bonheur.Le jeune sculpteur ne quitta plus Nielsen.On fit venir de Carrare et de Volterre les blocs de marbre et d'albâtre les plus beaux, les plus purs ; Pargent donné par les foudatetrs de Saint- Asaph permettait de ne rien épargner.Un vaste atelier fut loué.Tadolini s\u2019y enferma pendant deux ans et travailla sans reliche pour mériter ln main de Mary.Cnril aimait Mary, car c'était son amour pour Mary qui l'avait fuit ainsi se donner à Nielsen.Au bout de deux aus l\u2019œuvre était complète, grande, sublime, monu- wentale; un maitre-autel de ln Reconnaissance, orné de dix-huit statues suaves et grucicuses comme des anges, et de quatre bus- reliefs comparables à ce que l'antique nous a lnissé de plus beau.Lo toit de l\u2019utelier fut enlevé, entre quatre grands murs le sculpteur dressa son travail, le couvrit «an voile, et le 1G août 1628, Jour do lu fête do Mary, il fit tomber le voile aux yeux du père ct de lu fille qui se jetèrent à genoux duns leur ravissement.Le soir inême, chez Nielsen, on célébra les fiançailles de Piétro et de Mary et trois jours après, un vaisseau frété pour Londres reçut lu précieuse cargaison démontée, encnissée pièce à pièce, accom- pngnée par les trois amis.Lo muriage devait so faire à Oxford, le jour où l'on aurait inauguré dans l'église de Niclsen l\u2019autel de T'adolini, A CONTINUER.CORRESPONDANCES.Mn.L'EpiTEUR, Les fureurs et l'illibéralité des principes de la Minerve lui méritent à juste titre le dégoût et ka désapprobation générale ; le soutien et l\u2019appui des vrais nmmis du pays doivent lui être retirés ; en couséqugneo je viens de renvoyer ma souscription i cetle Jeuille pestiférée du l\u2019upas, dont les condnmnés et les criminels souls peuvent supporter Podeur et la présence.Des hommes suges ct constants dans l\u2019umour do la patric m'ont honoré par l'envoi du Populaire que vous n'aviez pus pris ln peine de m'adresser ; lo Populaire ne peut manquer d'acquérir Pestime ot affection du pays, car il parait dirigé dans un patriotisme pur.Je vous promets d'avance la confiance ot l\u2019admiration d'une population dont vous entreprenez uvec tant de dignité de consorver tous les intérdts et les droits.Duns lo voisinage, deux ou trois patriotes égurés ne veulent plus faire usage d'articles qui payent des droits,et cherchent à pa- valyser ainst les mesures de ceux qu\u2019ils appellent leurs ennemis ; muis les hommes prudents, qui n'entendent point ruiner le pays, p'enrent bien différemment ; en sorte que, ces derniers étant beaucoup plus nombreux que les premiers, les agitateurs n'iront pas très loin.Ces mossieurs les extrèmes disent * qu\u2019ils sont déterminé à faire usnge seulement des liqueurs fabriquées ici: wisky, bierre, ete.\u201d Et notez qu\u2019il existe une fabrique de wisky dans le comté, tenue pag un patriote agdent ; ce qui prouve quo le patriotisme peut avoir quelquefois un petit grain d'intérêt personnel.Ils ajoutent *\u201cqu\u2019il faut remplacer le thé par le café d'orge,de fêves,de croutes de pain, quo lo médecin les assure être plus sulutnires quo le thé, lequel les bonnes dames, d\u2019après une longue épreuve, affirment avoir l'effet de creuser l'estomac, d'affaiblir les nerls et le teinpéramment.\u201d ll n\u2019y avait quère besoin de la décision des médecins pour préconiser lc cufé d'orge, de fèves, de croute de puin, car nos braves habitans, grâce aux mauvaises récoltes et au défaut de cireulation d'argent, en sont réduits dopuis longtemps à ces ingrédiens ; mais comme dans un état libéral la majorité tait la loi, je puis vous affirmer que la mnjorité de nos bonnes dames se prononce contre les substances tant vantées, et qu'elles assurent toutes que leur estomac se trouverait bien mieux de café et de thé, si leur bourse de s\u2019eu trouvait pus plus mal.Ils ajoutent encoro * que le sucre du pays seul doit entrer chez les raTRioTES; que la providence nous en a accordé une excel- lento moisson cette année, commo si c'était fait à dessein.\u201d On dirait que ce discours a 616 fait par un Suisse, car er langue fran- «aise on fuit récolte et non moisson de sucre.Cependant, malgré l'assurance do ces deux ou trois messieurs, personne ne croit qu'il y ait assez de sucro pour la consommation, et s'il n'en existe pas suffisamment dans le pays, il faudra Bien qu\u2019on en prenne ailleurs, nonobstant l'envie qu\u2019on peut avoir d'être compris dans la catégorie des patriotes.Ç Ç \u2018 Le tabne du pays et du FTaut-Canada, continuent-ils, est plus snin que celui qui passe par In douane.\u201d Cela peut-être : mais les gens qui réfléchissent ne comprennent guère ce que la douane peut faire à la qualité du tabac : ct comme il est reconnu que le tabac des îles est le meillour qui soit au monde, it faudrait autant conseiller à nos habitans de fumèr des feuilles d'arbres ou de se déshabituer tout-à-fuit de la pipe, (ce qui sans doute serait le vieux de tout), pour fuire preuve de patriotisme.** Nos marchands ont juré, disent-ils encore, une guerre à mort a cette méme infame douâne, source féconde de nos maux et qui alimente nos persécuteurs.Ils vont encourager les actifs et intrépides trafiquans qui franchissent la ligne 450.Ces jours derniers, comme en anticipation de la tyrannie d\u2019outre, mer, fs nous ont importé une bonne quantité de thé et de tabac, dont ils peuvent disposer à bien plus bus prix que leurs confrères les marchands (et 10n marchants) en gros.Au lieu d\u2019être rogardé commune ci-devant de mauvais œil, ils ont un droit maintenant bien établi à notre appui et à notre protection, nulle clusse d'hommes ne peut rendre d'aussi grands services dans les circonstunces uctuelles que ces messieurs trafiquans.\u2014Conjoncture qui mettra à l'épreuve les hommes de caractère et de nerfs.\u201d Ceci n'est ni beau ni bon à dirc, car les honnêtes lrafiquans dont on parle sont des scélérats de contrebandiers, et il n\u2019y a aucune raison reli- gicuse ou politique à protéger des voleurs.D'ailleurs, s\u2019ils fraudent la douune, ce n\u2019est pas le gouvernement britannique qu\u2019ils trompent, c\u2019est le pays qu\u2019ils dépouillent, car les dépenses de la Province pour l'éducation et les améliorations sont prises sur les produits des dounnes ; puis, quand on reçoit si bien ces contrebandiers qui apportent du thé et du café, on oublie sans doute qu\u2019ils fournissent ces ingrédiens funestes que nos bonnes dames auraient déclaré \u201cavoir effet de creuser Pestomac, d\u2019affaiblir les nerfs ct le tempérament.\u201d \u201cL'on est aussi déterminé, continuent-ils de n\u2019user que de l\u2019é- Ioffe du pays, en tout genre ! et nos femmes patriotes s'occupent a nous fuire des hnbillemens d'été.On pourrait approuver cette détermination si l\u2019éloffe du pays, pouvait être de mise en été ; mais À part l\u2019impuissance où l\u2019on est d\u2019avoir recours à cette ressource, il serait à propos qne les messieurs de la ville nous donnassent les premiers l'exemple de ce genre d'habillement.Ia été un temps où ils avaient commencé à le faire ; mais cela wa guère duré, et encore leurs capots, taillés d\u2019une mode toute particulière, enjolivés de funferluches, paraissaient plutôt une distinction que l\u2019expression du système d\u2019égulité qui doit régner dans le patriotisme.« Il faut punir nos ennemis ici et leurs dupes li bas, par le seul puint où ils sont vulnérables ; lu bourse.\u201d Voilà, une belle sentence ; et le peuple finira par croire que les chefs du patriotisme le traitent en ennemi, cur grâce à eux, depuis quatre ans, su bourse a été furicusement sevrée des argens dont on u empêché la circulation.\u201c Appuyons de toutes nos forces les institutions canadiennes ot libérales,\u201d disent-ils ensuite ; et c\u2019est justement ce que vous fuites uvec le plus de soin, Mr.l\u2019éditeur du Populaire.* N°oublions pus lo lariEn BLEU, il nous a rendu des services incalculables, mais gardons nous du Juur bleu dont nous somines mena- Cés ; souvenons nous que des intrigues de tous genres sont en opération contre nous.\u201d \u2018l'out cela veut dire sans doute qu'il faut prendre les billets de la Banque du Peuple et rejeter tous les nutres; c'est bien ce qu\u2019on cherche à mettre dans la tête de nos habitans ; mais il serait peut-être tout aussi prudent de les engu- ger à ne faire affaire qu\u2019avec de l\u2019argerit dur ; car toutes les banques sans exception émettent des billets pour plus qu\u2019elles n\u2019ont d'argent, et les billets bleus ne sont pas supérieurs aux autres sous ce rapport.Au surplus si l\u2019on cherche à perdre le crédit de nos banques, on se retire toutes les ressources dont on peut disposer ; on met dans le plus grand .cémburras unc foule de cana- dicns qui sont dans le commerce.C\u2019est là ce qu\u2019on devrait examiner avant de dire de semblables choses, qui ne peuvent être inventées que par ceux qui n\u2019ont rien à perdre.Défendons notre cause héroiquement, reprennent-ils.Les yeux du monde sont fixés sur nous, méritons son approbation, ses prières ; peut-être rencontrerons nous leurs secours.(Est-ce le secours des prières du monde ?) Diou ct les circonstances feront le reste.\u201d Dicu ne fuit rien en faveur de ceux qui prennent les armes sans nécessité absolue.Dieu ne protège point les résistances contre l\u2019autorité du chef de Pétut, à moins que ce chef n\u2019abuse des pouvoirs qui lui sont confiés ; quant aux prières du monde celles peuvent accompagner les peuples opprimés, mais jamais des hommes qui se révoltent sans rime ni raison.« Momme de quelque origine, langue et religion que tu sois, poursuivent-ils, qui u identifié ton sort avec celui du sol, rappelle ti que sa cause est la tienne propre, c\u2019est celle de ta postérité, de tout ce que tu us de plus cher, tu dois être prêt à repousser avec vigueur les violences dont on veut l\u2019accabler.L'esprit inné chez homme de résister au mal, t'ordonne de te fortitier avec détermination et courage pour rencontrer lu lutte actuelle ; tu as Ja justice, le droit et l\u2019équité pour toi.\u201d Ce sont là des mots qui veulent dire beaucoup, mais qui ne disent rien, et nos habitans ne vont pas quitter leurs labours, qui sout leur fortune domestique, pour se rendre sur les places pusliques, afin d'entendre aboyer deux ou trois hurangueurs politiques, dont lu langue cst le refuge.Quant aux étrangers, ils seraient bien fous de se jeter dans une voie qui n\u2019a d'autre but que de troubler la terre sur la- quello ils vivent heureux et libres.\u201cFu es heureux JoNaTHAN, finissent-ils par s\u2019écrier, tu marches lu têto levée avec toute lu fierté, avec toute la dignité qui ap- partieut à l\u2019homme libre.Tu as résisté à tes oppresseurs, tu les as vaincus, tu les as couverts de honte, d'ignominic, de dettes et do disgrâce ; tu es sorti majestueux et vainqueur de lu dispute, tu es le premier de la terre! La nature l'a désigné comme seul maître du nouveau monde.Souffrirns-tu que les pratiques qui ont failli faire de toi um esclave, soient porpétuées à ta porte, chez toi-même ?\u2018l'a prospérité et ta gloire ne doivent pas te faire aublier tes voisins, tes frères.\u201d Quel est l'être assez dépourvu de bon sens pour se laisser prendre à un semblable discours inflamatoire ?Quoi! on veut appeler des voisins sur ce sol pour leur cwrlivrer la propriété ; on Ose dire qu'on ne veut pas de maitre, et on reconnait que l'américain Jonathan est le seul mailre du nouveau monde; on veut conserver dans ce pays la religion, la langue, ct les droits des descendans do Français, et on veut y introduire un peuple dont la religion, la langue et les lois sont en opposition directe avec les nôtres?11 faudrait bion compter sur la bonhomie de nos habitans pour les croire susceptibles de se laisser prendre à un semblable piège.Le fatras dont je viens de vous entretenir, Mr.l\u2019Editeur, doit paraître dans la Minerre de lundi prochain, sous In signature de VIVE LA LIBERTE.J'ai présumé que l\u2019éditeur de ce journal, si par hazard il en a un avoué, ne permettrait pas une semblable insertion, qui tenteruit à constituer le libelle le micux caractè- risé contro lo roi ot la nation.Je persiste à croiro que certain honorable qui ost propriétaire de ce journal, qui en dirige en par- tic la politique, qui parle sans cesse de son amour pour lo pays, et qui recommande toujours en apparence lu paix et l\u2019union, sen- tira combien cet écrit est incendiaire et qu\u2019il n\u2019on permettra pas l\u2019insertioi.Nous verrons si l\u2019on \u2018été assez Obé pour le faire.: \u2018 : UN ErkcTEuR.Comté de Richelieu, 19 avril, 1837.Par une coincidence bien singulière, cette lettre nous est parvenue du même lieu et de là même date que celle insérée dans la Minerve de lundi dernier ; cite contient les snémes paroles ; mais mitigées pur des ruisons qui nous semblent assez satisfaisantes.Le correspondant de la Mfinerre rabonnait à cette feuille et maudissait le Populaire ; notre correrpondant réprouve la Minerve et s\u2019abonne au Populaire; c\u2019est le système des compensations bien établi.Nous regrettons que notié correspondant ait fait un contre sens en disant que lUpus avait une odeur qui ne pouvait être supportée que par les condamnés et les eri- miriels; mais il faut avouer qu\u2019il n\u2019a fait qu\u2019imiter Je style boursoufilé du cor respondant de la Minerve: l\u2019Upos est uu grand arbre de Vile de Javu, célebre par le poison actif qu\u2019il recèle; les criminels sont les seuls qu\u2019on emploie à cueillir ce poison et tous meurent dans cetle cruelle occupation ; donc, aucun d\u2019eux ne supporte l\u2019odeur ni la présence de l\u2019upas.Note de l'Editeur.AFFAIRES DU CANADA.AMarlentent Xmperial.CHAMBRE DES COMMUNES.Suite des débats.M.Roebuck\u2014Hl y a quelques jours, je demandais avec le ministère justice pour l\u2019Irlande.J'en agivsuis ainsi, et je me fattais que Jos ministres eux memes agissuient, pour obéir i l\u2019exigence de ces grands et universels principes de législation qui sont immuubles.Ces principes nous enscignent que lc peuple pour être bien gouverné, doit se gourerter lui même.Mais ectle espérance n\u2019u lui que pour être détruite, une semaine à suffi pour détruire mon illusion, et ju suis lorcé d\u2019 uvouer que parini nous il n\u2019est pas d\u2019hommes au puuvoir qui nous garantissent une Lelle conduite, car ils n\u2019ont ni la capacité nile courage d'être consistants.(Applaudissemens.) Nousavons maintenant devant nous une question dans son ensemble ¢t dans tous les détails impor.taus semblable à celle de l\u2019Irlande.Nous avons, comme je vais le prouver, les mêmes difficultés à surmonter, les mêmes préjugés à combattre, el cependant Je vois qu\u2019on s\u2019appuie sur d\u2019autres principes ct qu\u2019un adopte une autre politique.L\u2019Angleterre, disait le noble lord dans une autre séance, obtient justice parce qu\u2019elle est hubitée par des Anglais, l\u2019Ecosse parce qu\u2019elle est habitée par des Ecossuis.Luissez-moi terminer la sentence, le Canada ne doit pas obtenir justice purce qu\u2019il est habité pur des Canediens.1 n\u2019y a pas quant au Cunada pour le gouvernement la même nécessité de justice que pour l\u2019Irlande.Ia fuit Justice purce qu\u2019il y était forcé, ct maintenant, sans ecuinte d\u2019une semblable cuer- cition de la part d\u2019une colonie éloignée, les ministres suivent leur habitude ac- coulumée, le penchant naturel de leurs inctinations, et refusent justice au Caneda.J'en appelle cependant au peuple d\u2019Angleterre de In décision du gou- vernewent.J\u2019en appelle uu peuple de Irlande, à Phonoruble membre pour Kilkenny et i ses amis.Nous avons soutenu lu lutte de Pirlande, avec courage et sans léchir.Cette lutle se continue.Si nous devons espérer la victoire, il faut prouver par notre amour constant et notre désir de justice que nous lu méritons.\u2014Si nous voulons justice pour l'Irlande, nous devons nous montrer dispusés à l\u2019uecorder à une colonie souffrante.Nous devons faire YO.r que nous sommes audessus des mesquins prejugés d\u2019une hostilité nationale.Si nous demandons justice cn faveur des Irlandais, qui sont nos sujets, nous ne devons pus la refuser aux Canadiens qui le sont aussi.La cause du Canada cat celle de Pirlande, c\u2019est fn cause .du gouvernement responsable et de la liberté religieuse ; c\u2019est la cauge du grand nombre contre l\u2019insolence outrageun'e \u201c d'une minorité misérable de munopoleurs.\u201d\u201d d\u2019en appelle à tous ceux qui ont combattu pour nos 1nalheureux compatriotes, vu-delà du canal irlandais, pour les engager à étendre leur bienveillance el à prouver que #i nos possessions s'étendent au-delà de l\u2019Atlantique, notre justice s\u2019y étend aussi, et que notre désir d\u2019un Lon gouvernement est co-extensif avec notre empire.Jai dit que la situation du Canada et celle de l\u2019Irlande étaient semblables.Je vais prouver cette ussertion, et fuire voir que dans les deux pays les ennemis de la majorité marchent d\u2019aprés les mêmes principes, ct ont les mêmes dusscins, et que les peuples qu\u2019ils veulent opprimer sont partout luttunt contre les mêmes diflieuités.Le Canada et lirlande ont tous deux été conquis par PAngleterre\u2014le plus grand nombre dans les deux pays est de la religion romaines ct dans les deux pays une petite minorité, qui s'appelle anglaise, n jusque à présent dominé ct insulté le peuple, qu'elle a stigmatisé du nom d'étrangers, d'aubains.Cette minorité de monopoleurs a été soutenue par la puissance de l'Angleterre.On a implanté la religion de Fétat et on a essayé de créer des dissensions religieuses aussi Lich que nationales.Quand enfin la reforme a été demundée trop fortement, on à opposé à ce cri de justice les intérêts de la minorité.On u appelé faussement cette minorité anglaise, et on u identifié ses intérêts avec ceux de PAngleterre.On a stigmatisé la majorité enmme étrangère et on à placé ses intérêts en butte au préjugé ct n lu hnine, ct on les - représentés dangereux à ceux-d\u2019Angleterre.Dans un cas le ministère demande qu\u2019on le soutichne duns ses voics de justice, dans l\u2019autre il les oppose lui même.Lu seule raison que je puisse trouver pour celte différence est, qu\u2019il n'aime pas'la justice pour elle-même, mais qu\u2019il nen est Pani el le soutien que par nécessité.Maintenant je vuis vous soumettre la question du Caradu.Aussi brièvement que possible, je vuis vous détailler l\u2019histoire de ses maux, vous expliquer les dernundes qu\u2019il fait pour obtenir justice, et répondre aux raisons qu\u2019on allègue pour lui refuser ses justes réclamations et si souvent répétées.La chambre ne doit pas oublier que la discussion s\u2019occupe du Bas Canada.Le Maut-Canuda pourra, devra plus tard vous occuper séparément.En 1791 la province de Québec [ut divisée en deux colonies distinctes, le Haut et le Bus Canada.Ce dernier était alors comme aujourd\u2019hui principalement habité par des personnes d\u2019origine lrur:çaise, et possédait les lois civiles d\u2019après la coutume de Paris, Par.la 31 Gco.Ît.c.31, une constitution fut accordée au Bux- Canadu ressemblant duns la forme À la nôtre, mais au fonds entièrement différente.Le gouvernement étuit divisé en trois parties.ler.Il y avait un gouverneur représentant le roi, mais de fait n\u2019etant que le lieutenant du ministre colonial, el en rien ne ressemble-t-il au roi d\u2019Angleterre.11 était simplement le licutenant du ministre colomul.Je ne veux pas parler de Lord Glenelg, mais d'un certain burcau dans la rue Downing, et probablement que sous cette galerie il y à une personne qui est le vrai ministre des colonies.(Ecoutez, on rit.) 2.11 y avait un conseil legislutif appelé la chambre haute; mais ne représentant point autrement la chambre des Lords, ne possédant ni puissance, vi propriétés et choisi parmi les oflicicrs du gouvernement.Par là ses membres constituent une fuction, sans influcuce ct sans intérêts naturels dans le pays ; et troisièmement cnfin, on créa une chambre d\u2019ussemblée,qui représente toute la population.Tell¢ était la constitution, et je vais maintenant vous en développer les conséquences.La véritable histoire des mécontentements présents, el les grands principes que renferme la discussion, ont Été soigneusement éloignés par les amis de la politique du ministre.Je vuisessayer de développer brièvement mais avec clarté, j'espère, la vérituble histoire du cette longue et dangereuse lutte.(Ecoutez.) Les Canadiens furent reconnaissants du don qu\u2019on leur avait necordé par la.constitution, et voulurent l\u2019appliquer aux fins de son établissement.Cette volonté fit bientôt connaitre les erreurs commises duns la constitution de leur gouvernement.De suite on s\u2019aperçut des intérêts sinistres du conscil, ct de sn puissance pernicicuse de les avancer avec succès.La chambre d'assémblée voulut oter à In môre patrie tous les far- dcaux inutiles, et prendre soin des affeires intérieures.Pour cela en 1810 clle demanda de pourvoir aux dépenses civiles.La chambre des Communes ignore que durant lu vie de presque lous ses membres, des Commandans anglais commirent dans le Cunadu des ucles semblables à ceux que celte chambre eut à souffrir sovs Charles premier.A cause de cetle demande trois membres de l\u2019ussemblée furent jetés en prison par Sir James Craig ct furent honteusément remis en liberté, sans aucun procès ni explication.On me demandera pour- qui cet outrage fut commis Ÿ La réponse à cette question cet la clef de toutes les discussions et les querelles futures, et explique la présente situation de la province.La gent officirlle ernignait In responsabilité à la chambre d'assemblée.C\u2019est pourquoi de suite ces hommes s\u2019opposèrent violemment aux demandes qu\u2019ils prévoyaient de voir comme cette désagréable condition.Les dépenses considérables de l\u2019Anxleterre, et les difficultés pressantes de notre position durant notre grande lutte contre Napoléon, forcèrent cnfin le ininistre colaniul d\u2019acquiescer aux demandes des représentans canadiens ; mais la gent officielle ne perdit pas de vue son terme de responsabilité, et s\u2019efforça d\u2019amoindrir le mal qu\u2019it ne pouvait éviter.Trois différens plans furent proposés et ces trois plans encore en agitation, sont sur le point d\u2019être mis à cffet par le noble lord.L'an fut de demauder que les deniers pour payer les dépenses du gourerne- ment fussent votés onune scule somme c\u2019est äsdire en blacllaissant la distribution des divers salaires et items à PExécutif, La chambre d'assemblée refusa cette demuude, ct ce refus fit connaitro le caractère vrai du conseil législatif.Ce corps refusa tout hilt appropriation dans lequel les deniers n'étaient pas votés en bloc.Une lutte honteuse tut soutenue par le parti officiel, aidé du min'stre colonial, qui [oo verviront-du conseï comme de leur arme d\u2019attaque et de défense ; à la fin cepen \u2014 LE POPULAIRE.dant la justice des demandes de l'assemblée prévalut et les dépenses civiles furent votées par items.Après cette défaite le plan qui suivit lu: un peu wicux arrangé.On résolut de demunder une liste civile permancate pour la vie du roi.La chambre s\u2019y opposa encore et réussit, Il fut alors proposé de voter une Liste civile pour un certain nombre d'années.La chambre d assemblée a plusieurs luis refusé d'ucquiescer d'eette demande, el sa determination sur ce sujet cst aussi ferme que jamais.La chambre vit distiuctement quel était le véritable but du plan proposé; et comme elle resolut de rendre les officiers publics responsables aux représentans du peuple, elle refusa sagement de per- Dette que ce plan fût mis à effet.J'aurai occasion de discuter ce sujet plus taïd en parlait du plan du noble lord, Le troisième plun auquel j'ai fait ullu- sion tendait au même hut, c\u2019est-à-dire à échapper à la responsabilité désagréable & la chambre d\u2019assemblée qui menagait le purti officiel.Ce plan consistait à scparer en deux calsses distinctes les revenus de la province, et à cn enlever une classe au contrôle de l\u2019assemblée.La chambre s\u2019aperçut aussi de la tendance de cette séparation, et résolut sagement d\u2019umener sous sun contrôle chaque portion du revenu prélevé sur le peuple.Lu lutte des partis sur ces deux points fut continuée entre les représentans du peuple, fermes à défendre les intérôts du peuple et à rendre respousables les serviteurs publics: et lu gent officielle s\u2019effurçant de combattre celle pénible investigation, ct de conserver leur indépendauce de tout contrôle si ugréable cl si louglems conservé.Que cette chambre n'oublie pas qu\u2019elle est appellée à décider lequel des deux partis a la justice de son côté.En mettant à execution leur détermination de rendre les officiers publics responsables, la chambre d\u2019assemblée demunda à voir les comptes du receveur-général de la province.Je demande une attention sérieuse à cette histoire, parce q\u2019clle montre les principes des deux partis.On ne pourra pas croire que pendant plusieurs années on refusa constamment de montrer ces comptes.À la in cependant lu chambre à déterminée d\u2019uncuer ta question à une issue, et refusa les subsides.Ce procedé força le gouverneur- général, Lord Dalhousie de tirer, en dépit de lui meme, sur le receveur-général qui fut alors reconnu banqueroutier pour lu somme de £100,000.Pengage ln chambre à examiner les particularités de ectie affaire.Yous voyez un seevileur public refusant de montrer ses comptes.Qui l\u2019a supporté duns ce refus 1 Les conseils exéeutif et législatif, le parti officiel avec le gouverneur à leur tête.Jt en quoi le supportêrent ils?cn cachant sa banqueroute, en Paidant à voler le public.Je puis informer la chambre que cette dette se montait à L150,000 et que le principal et intérêts n°étaient pas encore payés.(Ecoutez, Écoutez, écoutez.) Voila nssez pour un de cvs kezorubles 8: ns tache de la gent officielle du Bas-Canada.Cette lutte contre le receveur-général, le vote d\u2019une liste civile permanente en bloc demandé & la chambre d'issemblée qui refusait de voter les subsides autrement qu'unnuellement et par items et d\u2019ovoir l'inspection des comptes firent que lord Dalhousie resta sans argent légalement à su disposition : lui néamnoins mit la main dans les coffres publics et s\u2019en servit sans ordre légal.Cet outrage, qui l'ut alors regardé te , quoique depuis les derniers tems la répétition ait fuit disparaitre l\u2019idée d\u2019ur vutrage, irrilu l\u2019assemblée à un tel dégré qu\u2019elle résolut de petitioner le Parlement Impérial, lui détaillant ses gricfs ct lui demandant justice.En 1828, en conséquence de cetle pétition, Un comité fut nommé pour s\u2019enquérir de ln situation du Bas-Cunads, et cc comité quoique dans un parlement irréformé approuva entièrement la chambre d\u2019assemblée, réprimanda sévèrement le gouverneur, et proposa de faire ce que le noble lord aujourd\u2019hui\" propose, de réformer le conseil legistatif, À cette époque eut-on inis honnêtement à exécution Jes réformes proposées, ce changement dans ls caractère du conseil législatif eut contenté le peuple du Bus-Canadu.Muintenant un tel- pullistif-ne serait pus suffisant.Ils ont vi par l\u2019expérience qu\u2019ils ne doivent pas attendre de réforme de la rue Down ing ct dans leurs pétitions suivantes ils ont demandé un ehungement radical dans la constitution de cette seconde chambre.La cause de cette demande était lu non exécution de la part du gouvernement de ses promesses de réforme dans Pzdministrution coloniale.\u2018Tous les abus existans continuérent, devinrent plus grands, et de nouveaux furent ajoutés.Encore une fois la chambre j'étitionna et n\u2019obtint aucune justice.Alors elle refusa mc seconde fois les subsides, elle résolut de wuccorder nueun argent jusqu\u2019au redressement de leurs griefs.Je vais maîteenant développer en peu de mots quels sont ses griefs, ct quel est le mode qu\u2019elle proposait pour remède, ct le faire contruster avec le plan que nous propose le noble lord.Ces griefs lurent énoncés avec soin dans les 92 résolutions de l\u2019aa emblée.Judinets quelles sont trop nombreuses ; leurs pluintes eussént pu se renfermer dans ces deux mots : \u201c* mauvais gouvernement.\u201d (On rit.) La chambre adhère encore à ces résolutions, de sorte u\u2019on ne peut dire que jen parle sans autorité.lcr.La première classe de ces griefs a rapport aux finances.Lu chambre d\u2019assemblée se pluint qu\u2019on prelève un revenu sur le peuple saus son consentement, que la connaissance du revenu provincial est cuchée à l\u2019ussemblée et que les comptes sont refusés.2.Ju seconde classe des griefs n rapport à administration de In dustice.Les juges sont sans aucune responsabilité, et la honteuse situation des juges actuels démontre la nécessité d'une réforme promple et soigneuse.Les Canadiens se plaignent de plus que toutes les réformes Judiciaires, qui tendaient à reudre la justice, peu coutense et d\u2019un accès facile, ont été refusées par le conseil législatif, 3.Lu chambre se plaint que les revenus qui auraient du être employés pour promouvoir l\u2019éducation l\u2019ont été pour d\u2019autres fins.Les biens des Jésuites, appartiennent au pablie, mais ils ont Été usuc- pés par le parti officiel, et appliqués à leurs besoins.La chambre so plaint amérement d\u2019un abus aussi énorme, et que 1600 écoles élementaires ont été fermées par le conseil législatif sur des motifs d\u2019animosité personnel et de parti (écoutez.) 4.On se plaint de plus que le parlement impérial est intervenu dans Îcs affaires Incales de la colonie ; et 5, la chambre déclare que l\u2019ud- tministration générale dt gouvernement est propre à créer des jalousics,des mé- flances ct des alarmes, en ne faisant point ce qu'il est obligé de faire.En un mot clic se plaint d'être privée du souvernemer:! de leurs propres uffaires, et le peuple déclare qu'il est lu proie d\u2019une faction, qui eujole le peuple d\u2019Angleterre et vole celui du Canuda (cris bruyans d\u2019écoutez, écuutez.) Contre une telle nuisance la chambre crut nécessaire de proposer un remede.Contsaissant parfaitement le siége du mal, leur remède s'applique à la partie vicieuse, et déteuirait, s\u2019i} était adopté, le mal complètement.Le mal est dans lirres- p'onsabilité des serviteurs publics.Les causes qui out maintenu celle irres- jronsabilité sont dans le conseil.Le conseil n\u2019est responsable à personne, ct poursuit effrontément Pavancement de ses propres intérêts, et truite avec mépris ceux de la province.C\u2019est pourquoi lu chambre propose de rendre le cons«il électif, et de le rendre par là responsable au peuple, ct de lui ôter ce caractère danzereux et audacieux qui fe disingue maintenant.(applaudisse- mens.) Elle propose de plus à cette chambre de rappelter l\u2019uele des Tenures ct de In compagnie des terres, parceque ces actes sont une intervention dans leurs affaires intéricures.\u2014(Ecoutez, écoutez.) Et ils exigent que les revenus de la province soient mis sous le contrôle de lu législature provinciale.\u2014 (Ecoutez, écoutez.) Je vais immédiatement discuter tes objections qu\u2019on a futtes contre ce plan, mais avant de le frire, je prie la chambre de comparer la grandeur des difficultés de la question avec la valeur des remèdes proposés far le noble lord.JOURNAUX DE- LA PROVINCE.Extraits du Canadien du 21 avril.Le lecteur trouvera dans la feuille de ce jour, le manifeste de la Minerve et du Findicator sur le purti qui reste à prendre au pays dans les circonstances setucHes.Nous n'avions vu nous que deux voies ouvertes devant nous, la rÜsistauce, où lu capitulution.Nos deux confrères ne veulent, ceux ni combattre en ruse compagne, ni capituler ; ils proposent un parti qui n\u2019est ni la Auerre, ni la puix, muis qui tient des deux, une espêce de demi-guerre ou de demi-paix.Nous ne fcrons pas In guerre proprement dite an gouvernement, à Angleterre, mais nous agirons à leur égard comme si nous étions en guerre buvcrie avee eux 3 en un mol nous ferons de \u2018la farce d'inertie.™?Conforinétuent au conseil du Vindicator nous nous sommes fuit un Jevoir do parler du toureau plan de campagne à tous ceux que nous avons eu occusion de voir, trais, helus ! le dirons-nous à nus confrères de Montréal, leur \u201cforce d'inertie\u201d he Nous puruit pas devoir prendre de fortes racines dans ces cantons.Comment ( rait-on qu\u2019on a accucifli partout la panacés universelle pour tous nos maux politiques ?s\u2019est-on récrié sur \u2018le dérungement que le rouveau projet allait swener daus les habitudes de la vie privée ?c\u2019est pire que cela.A-t-on frémi (! prévoyant les laince, les progeriptions, la rupture des liens sociaux qui J'ourrnient être la suite d\u2019une pareille mesure ?Pire que cela encore.A-t-un reculé devant les bouleversemens qui survicndraient dans le cominurce, ct les sacrifices pécuniaires énormes que le plan proposé entrainerait ?Non, non ; rien de tout ccla 3 pire que tout cela.Tous ces obstacles-ld ne sont rien en comparaison de celui que rencontre ici la proposition de nos deux confrères ; le dirons-nous Ÿ on en a ri! on cu a ri! ! répétons-nous.Les femines on ont ris les hommes cn ont ris tout le monda en un mot enari.Quelques-uns ont même été jusqu'à dire que le Vindicator et la Minerve, prévoyant que leurs concitoyens scraient tristes en apprenant les derniè es mauvaises nouvelles, ont voulu par une petite farce faire diversion à In tristesse publique.Quoiqu\u2019il en soit, nous n\u2019avons pas ri, nous, nous l'assurons à nos deux confrères.Certcs, Nous qui par état, sommes obligé de jeter les yeux cu dchors et au delà du plan qui a paru si ridicule, nous n\u2019avons pas ri, bien au contraire, c\u2019a été pour nous le sujet de bien sérieuses ot bien t Gui provoquent depuis lengtetps des mesures encore plus rigourcuses que cles ristes réflexions, de voir deux Journaux |.que l'Angleterre adopte à notre égard, offrir aujourd'hui à leurs pour résister À une acle d'oppression qu\u2019ils auraient pu prévenir, excile lu risée générale.C\u2019est bien le cas de dire : La montugne en travail enfante une souris, À entendre nus confrères depuis un an, qui ne les vurait cru préparés à frapper de grands coups à la première occusion?Eh quoi ! tout ce tintamare se réduit à dire à nos hubitans qu\u2019ils doivent se priver de leur petit coup d\u2019appé- Lit, ct à payer plus cher aux Américains des articles que les Angluis peuvent leur vendre à un quart meilleur marché Ÿ articles que les Américains vicnnent eux-mêmes acheter dans nos villes, el qu\u2019ils peuvent vendre avec avantage chez, eux.Lit c\u2019est d'une pureille mesure que dépend notre salut; et c'etait pour en venir là qu\u2019on n fourni aux autorités impériales le prétexte de mettre ln main dans nos coffres! l2t c\u2019est pour une semblable mesure qu\u2019on va proba- Llemeut continuer, euvenimer davantage peut-être lu division walheureuse qui s'est déclarée duns les rangs patriotes.Nous en conjurous nos deux confrères dans l'intérêt du peuple Canadien, s'ils ne peuvent le sauver par des moyens énergiques, jrompts, décisifs, de ne pas exposer le Bas-Canuda à la risée même de ses ennemis.Mais il y a plus, cur ce plan de demi-guerre, comme nous auruns peut-être oceution de le faire voir, aura l\u2019eflet assuré de nous faire perdre les avantages que nous pouvons encure retirer de l\u2019etat de choses que nous offrent les ministres, et nous lera perdre d\u2019une manière aussi assurée tout ce fue nous risqueriuns de perdre pur la résistance ouverte.En un mot, ous avons tout à perdre et riex à gagner par le plan du Vindicator et de la Minerve, concitoyens us plan qui mr tt ee PROSCRIPTION ! PERSECUTION !!\u2014Lu Minerve ot te Vindicator publient les noms de plusieurs personnages de Montréal qui ** se sont empressés de sig- \u201c nier leur refus d\u2019uppuyer l'entreprise du Populuire, fuite par des hommes qui \u201c* ont perdu tout titre à la confiance conne au tespeet public.\u201d D\u2019un autre côté nous avous ici la Gazette de Québce, (feuille anglaise,) qui rappelle à ccux \u2018 qui sont fidèles à leur allégeance et à leurs serments de veiller \u201c\u201c certains hommes parmi nous qui méditent'la trähison.Leurs criminelles \u201c machinations, ou leurs actes publics,\u201d dit-elle, \u201cdoivent dtre rencontrés et \u201c\u201c frustrés, par la ferme détermination de tous les hubitans loyaux ct paisibles * de La province.\u201d ; La proscription de la pensée d\u2019un côté, Pespion tique de l'autre, voilä certes une belle pe vince.Nous espérons que ni le gouve reille à des conseils aussi odicux, aussi Jamais le peuple du pays ne fut plus intéressé à Pexpression de ln pensée qu\u2019il Pest aujourdhui, et l\u2019on yu,-de tout le puids de noms respectés, faire peser lu proscription sur cette expression de lu pensée! Quoi! est-cu le régime de la censure que lu Minerve et le Vindicator réservent au pays, si leur politique vient jumais à triompher / Qu\u2019il soit bien entendu que ces remarques ne s\u2019uppliquent pas aux Messieurs qui n\u2019ont pas eru devoir s'abonner au nouveau Journal: personne west oblixé de lire un journal qui ne lui plait pus 3 mais ce qui nous fait peine, c\u2019est de voir des journaux qui prêchent les doctrines libérales, appeler la proscription contre un autre journal, avec l'appui des noms de citoyens considérés.age et la persécution poli- rspective pour les habitants de lu pro- rnement ni le peuple ne prêteront lo funestes.q nd À LB POPULAIE MONTREAL, 26 AVRIL, 1837, DERNIERES NOUVELLES.Le paquebot Burgundy, co nous & apporté nos journaux que celles déji données.pitaine Rocketl, qui fit voile du Hâvre le 19mars, de Paris, qui contiennent peu de nouvelles, autres Nous en Lirous cependant les extruits suivants : \u2014 FnanceE.-Les journaux de Paris donnent à leurs Iccteurs des extraits des débats du parlement impérial{ relatifs aux affaires du Canada, mais ne les accompagnent d'aucun commentaire.- Les officiers du G2e regiment, qu'on avait accusé d\u2019avoir pèllé les\u2018 vivres lors de l\u2019expédition de Constantine, ont adressé au ministre de lu guerre ct à tous les journaux, une protestation contre l\u2019imputotion infâme faite contre leur régiment ; le ministère de In guerre n\u2019a répondu qu\u2019en référant les signataires à la justice Militaire, comme ayant violé lu discipline par cette démarche.\u2014 Le procès de Meunier n\u2019était pas encore commence, il ne blement que le ler.mui 5 les arrestations et les visites domiciliai ent leur cours.\u2014 Le docteur Dcfaneumberge, de Gien, avnit été destitué de se de médecin de Phospice de 1a prison de celte vitle, pour avoir aidé d'un membre du conseil général opposé au ministère.EsPAGNE i\u2014Les Cortés disculaient Ia loj concernant qui ne contiendra pas une aussi large portion de liberté qu\u2019on s\u2019y était atteu- due.Les journaux seront astreints à fournir un cautionnement.\u2014 Les communications étaient interceptées par suite d\u2019une faute faite par le Général Saursfickd\u2014 On assure que le célèbre père Gyrelle, archevêque de St.Y s\u2019est rendu auprès de Don Curlosle sera proba- res continuui- s fonctions à l\u2019élection la liberté de la presse, ago de Cuba, \u2014 Les Carlistes continuaicnt à manœuvrer en ra leurs bataillons de la Navarre, suns doute ils y ticnnent Evans\u2014 Il résulte d\u2019un rapport du géséral Cabrera qu\u2019il a battu plusieurs fois Pennemi dans le royaume de Valence.Suivant ce rapport, les constitutionnels auraient perdu 800 homrnes : on leur uuruit aussi enlevé 350 chusseurs et 8000 têtes de bétail.\u2014 Le comte Almodovar vient d'être nommé ministr nomination à Été reçue (uvorablement, ALLEMAGNE :\u2014Des lettres de Mayence apprend que les détenus politiques y sont arrivés ; qu\u2019ils ont été conduits à Ja citadelle, où ils seront détenus ; chacun d'eux aura une chambre d\u2019une grandeur convenable.ITALIE :\u2014Les classes ouvrières sont à Iome dans un profond dénuement, qui peut être attribué en partie à l\u2019absence des étrangers.Les Transtérevins voulaient se rendre dernièrement auprés du pape, pour lui exposer leurs griefs, muis ils ont cédé aux instances de Pantorité, qui a promis d\u2019intervenir en leur faveur.Les boutangers sont obligés de se faire escorter de soldats, parceque le peuple les attaque et leur enlève le pain quis portent.\u2014 Le 18 février au soir il y cut à Rome une aurore rare pour l\u2019Italic.RusstE :\u2014On a appris que d* _ropprochant une partie de pour (cuir Suursficld en échec comme e de la guerre 5 cette boréale, phénomène énormes dépots de toute espèce sont organisés, surtout dans le sud de Ja lussie, de manière qu\u2019une armée de 250 à 300,000 J hommes serait en état d\u2019être pourvue d'approvisionnemens en trés peu de temps.Au reste, une guerre ne scrait possible qu\u2019à l\u2019occasion des questions qui s'agitent dans l\u2019Orient ; elle ns pourrait venir des étuts de l'Occident de l\u2019Europe qui n\u2019inspirent aucune crainte 4 la Russie\u2014 Me.De Barrente, ambassadeur de France, a demandé un congé à son gouvernement jusqu'au mois de ecplembre.A cette époque l\u2019empereur fera un voyage dans les provinces méridivnales.\u2014 Le Tines assure que la meilleure intellizence ré ne entre les cabinets de France et de Russie, et que l\u2019empereur en donne les preuves les plus positives à Mr.de Barrente.Tunerre :\u2014Le pacha d\u2019Egypte a envoyé à Coustantinople une dame qui lui est alliée, ainsi qu\u2019au sultan, dans le but de se réconcilier avec sa hautessc, Cette dame a été comblée di: présens et fort bien reçue.\u2014 Le sullan a accordé une amnistie aux insurgés Albanais ; Mehemet-Ali son portrait enrichi de diamants.\u2014 L'affaire du Vixen est actuellement considérée comme arrangée, quoique les purtisaus de Angleterre veulent faire croire le contraire.\u2014 L'ardeur du grand seigneur pour tes innovations semble s\u2019ôtre ralentie.Le ministre de l\u2019instruction publique contribue beaucoup à ce changement.+.; ©o, Dcjà lc portrait du sultan à disparu de.l\u2019amirauté.Le turban et lu pipe reprennent faveur.Gr£cE :\u2014Le roi Othon est arrivé vers le 35 de fév compagné de sa jeune épouse.- Le ministre de l\u2019intérieur, Dorsvs-Mansclvas, a rendu des ordonnances qui ont pour objet, Ia.d\u2019annuller les pouvoirs extraordinaires conférés lors du départ du roi.Po.De dispenser Mr.D'Armansperg de l\u2019exercice de ses fone.tions.3v.D'abotir la charge d'archi-chanealicr, >t Je prescrire au conseil un travail sur la compétence des ininistres.4o.De nommer Mr.Niso ministre de lu justice, des affaires ecclésiastiques, et de l\u2019instruction publique.5o.Enfin de nommer Mr.Rudhart (arrivé de Basiére) ministre des affaires étrangères, de Lx maison du roi, ct président du conseil des ministres.= Le renvoi de Mr.d\u2019Armansnerz a comblé Ic peuple de joie, ct a fuit re- naitre PespGrance duns tous les clare.\u2019 \u201cT'RTPOLT:\u2014I.n peste a éclaté daus cette régence barbaresque, ct menacè d\u2019être fatale à la population, ' \u2019 + il a envoyé à ricr dans sa capitale, ac- ve \u2014 Le pacha s\u2019est engagé d\u2019une manière formelle vis-à-vis du enpitaine El- Lot, commandant trois bricks de guerre anglais envoyés à Tripoli, à ne plus donner à l\u2019avenir aucun sujet de plaintg au commerce de ta Grande-Bretagne.DU DANGER DE CHOISIR DE MAUVAIS MODELES.En politique, très souvent, les choses les plus indifférentes aménent les résultats les moins attendus ; tandis que les systèmes adoptés pour atteindre à ui but se détruisent par l'application qu\u2019on en fait.Nos meneurs patriotes avaient pensé qu\u2019en vantant outre mesure la douceur de vivre sous les Vois de l'indépendance, en représentant l\u2019avantage qu\u2019on retire à se gouverner soi-même, en inspirantau peuple des sympathies pour les institutions des Etats-Unis, ils en tirernient un avantage immense.D'une part, ils tentaiens de semer parmi notre population des germes de désallection vis-à-vis du gouvernement britannique ; d'autre part, ils comptaient faire naitee, chez les Américain, des scutimens d\u2019ambition, de cupidité, ou de compassion pour des maux si réité- rément exprimés, qui portassent ces derniers à rompre les liens d'intelligence avce la Grande-Bretagne pour aider à la conquête du sol canadien.Enfin, ils s\u2019imaginaient que cette expression ouverte du désir de joindre une république, fondée sur la ruine d\u2019une partie de ln domination auglaise, où de lu possibilité d'être soutenue par cette république dans une rébellion spontanée, ferait tretr- bler la métropole et lu porterait aux concessions los plus humitiantes.Tout eclu eut été bien, si notre population eut été prête à secouer le joug ; et si ce joug eut continué à être insupportable, car alors les hommes deviennent des héros, et l\u2019oppression engendre le courage désespéré d'y résister.Mais à coté du bien s\u2019est rencontré le mal.M a fallu, pour soutenir ce - systéme, vanter à toute outrance le bonheur de nos voisins, préconiser leur législation encore informe, dresser des autels à leur administration souven*.perverse, pallier leurs torts dans une infinité de circonstances ; dire que l\u2019attaque des propriétés était un chose perinise à un peuple souverain 5 que la destruction des couvents n\u2019était qu\u2019un événement fortuit, qui ne tirait point à conséquence, que l'inertie des magistrats, dans ces attaques impies contre le cutholicisme, était acte de prudence.De véritables patriotes auraient flétri le crime partout où il se serait présenté, auraient frappé d\u2019anathèmes les impies qui portaient le fer et le feu au milieu des maisons du Seigneur, et plus le patriotisme eut fait Lattre leur cœur, plus îls cusssent frappé sur des putriotes qui deshonoraient ve noble titre.Cette indulgence pour les désordres engendrés par la trop grande licence de la liberté, à produit les fruits les plus amers; elle a gâté lc cœur de quelques uns de nos jeunes citoyens ct leur à foit regarder conune une gen tillesse des excès qu\u2019on aurait dû leur peindre sous leur véritable couleur.Hier, notre ville a failli être au moment de toucher à l\u2019une de ces scènes de désordre qui, depuis deux ans, se sont si souvent renouvellées chez nos voisine, Des filles du Seigneur, des femmes hors du monde, que leur vie exemplaire, leurs vertus angéliques, et leur bienveillance envers l'humanité auraient dû placer pour toujours so:ts l\u2019égide de la plus profondes vénération, ont été ine- nucées et pour uinsi dire nesiégées dans leur sninte maison.L'origine de cot événement est tellement en dchors de la politique, est d\u2019une nature tellement particulière, que nous ne concevons point encore comment de semblables suites ont pu en résulter.Nos sœurs de ln congrégation afin de donner un aspect plus uniforme à la principale rue de notre ville sur laquelle leur couvent fait fuce, se sont décidées à faire abuttre le sur sur la rue Notre-Dame jusqu\u2019au coin de la rue St.Jean- Baptiste, pour y construire des propriétés particulières qui se trouvassent en hurino- nie avec celles qui avoisinent.Aussitôt que celte détermination fut*connue les propriétnires de la rue St.Jean-Buptiste demandèrent qu\u2019elles consentissent à agrandir cette ruc en abattunt le mur du couvent qui la longe d\u2019un bout ü l\u2019au- autre, ct en cédant plusieurs pieds de leur terrain.Ces demandes ne furent point necuciflies.On eut recours ulors à monscigneur l\u2019évêque de Montréal, qui renvoya les requérants au supérieur du séminaire ; ce dernier examina Popportunité d\u2019une semblable concession, la possibilité de In faire, ct tout se termina par un refus unpératif.\u2018Toutes les parties élaient dans leurs droits et aucune loi ne commande de dépouilier un propriétaire, parecqu\u2019il convient À quelques voisins d\u2019avoir tine rue plus large.Si cette concession eut été cousentie, il n\u2019y avait pæs de raison pour que, plus tard, les propriétaires de la rue SL Lambert ne vinssent à prétendre qu\u2019il était convenable que le fauboure St.Laurent eut un débouché sur la rivière, et qu\u2019on ne fut venu exiger que les révérendes dames séparassent en deux portions le terrain de leur couvent, déjà trop exigu, pour le traverser dans toute sn longueur pur une ruc beaucoup plus utile que l\u2019élargissement de la rue St.Jean-Baptiste, qui nu aucune issue sur lo quai.Dimanche matin Un grand nombre de placards éfaient affichés dans In ville, portant en tête le mot \u2018 charivari,\u201d et invitant à se réunir sur In place d'armes, mardi soir, i neuf heures, afin de faire un charivari en aide des améliorations publiques.Ces affiches nous pururent au tour d\u2019écolier, ct nous n\u2019en parlames point à nos lecteurs, parceque nous ne voulions pus clfrayer suns certitude.Les journaux de Montréal reléverent cette manifestation d\u2019hostilités.La Minerve expliqua clairement les prétentions émises ct les motifs qui pouvaient justifier le refus ; muis elle accusa les journaux constitutionnels d\u2019avoir provu- qué cet événement, ct en cela elle a peut-être eu tort; car il ne faut pas uceu- scr dans un cas aussi gruve sans uvoir des preuves certaines, el les accusulions n\u2019aménent jamais qu\u2019à des récrininations désagréables.Des la première nouvelle de ces intentions pervurses, les Irlandais catholiques s\u2019élaient réunis, et avaient pris la délermination de faire payer cher aux chari- varisics l\u2019exécution de leurs infumes desscins.Nos magistrats à leur tour ne sont point restés en arrière de leurs devoirs 5 ils curent an assemblée, firent but- tre un banc pour inviter les gens paisibles à rester chez eux, ct réclumèrent, sans doute, les secours des troupes.Hier soir, les rues de la ville étaient encombrées de curicux, qui venuient pour assister aux éÉvénemens dont ou était ménucé, cl, sais doute, aussi, pour prêter main forte aux magistrats.On remarquuit de distance en distance des groupes d'Irlanduis armés du redoutable instrument appelé manche de hache, avec lequel ils étaient cerlains d'opérer une diversion favorable aux manœuvres de la troupe.Un compagnie de soldats britanniques stationnait dans la première cour; l\u2019église était ouverte, resplendissante du luminaires ; une foule de fidèles et quelques prêtres prisient aux picds des autels, suns doute pour ceux qui mé- naguient ainsi un asyle sacré.La soirée se passa sans le moindre trouble, ct les charivaristes ne se montrèrent point.Maintenant les bruits les plus contradictoires circulent sur cette affaire.Les uns disent qu\u2019elle est la conception d¢eervelés, qui méritent non seulement le blime des honnêtes gens, mais le châtiment le plus sévere pour s\u2019être permis de se jouer du public, de mettre ainsi une ville en émoi, et de porter la désolation duns le sein d\u2019une des plus respectables congrégations.D'uutres accusent quelques imprudents fanatiques des croyances opposées, ce qui n\u2019est guère croyuble duns notre proviuce, od jurnais le moindre germe de disputes religieuses ne s\u2019est élevé, où l\u2019on à vu les proiestans des autres dénominutions être les pre- Iniers à repousser ouvertement les horreurs uccréditées contre notre respectable clergé pur nos voisins des Etats-Unis; d\u2019autres enfin prétendent que quelques patrioles ont inventé cctle comédie pour inspirer à nos habitans des duutes sur les intentions des constitutionnele ct essayer de les faire sortir de leur caractère paisible et pour les amener à sc compromettre avec les Bretons.Nous devons diro que celte pensée serait trop hypocrite ou trop deshonorunte pour que nous no lu repoussions point de toute notre énergie.Quoiqu'il en soit nous serons les premiers à demander \u2018que nos Magistrats employent toute l\u2019activité possible pour découvrir les autours d\u2019une semblable tentative.Il est impossible que cs manœuvres restent longlemps cachées.Le nombre des imprimerivs «st circonserit duns cette ville et il est de toute probabilité que les affiches doivent sortir dc l\u2019un de ces atteliers.Ou n°u pu afficher LE POPULAIRE.TTT vcla sans se sctvir d\u2019intermédiaires, et d'ailleurs il est Un moyen dont il convient de solliciter l'emploi, et que nous nous empressons de auggérer: la chosc est assez importante pour que Son Excellence le Gouverneur en Chef lance une proclamation, uffrant une récompense assez forte à celui ou ceux qui pourront metue l'autorité à même de faire découvrir et convaincre les coupables.ere mr EEE New-York commence à sc remplir d'étrangers de distinetion, qui viennent de toutes les parties de l'ancien monde ; la France, l'Italie, l\u2019Angloterre, ral- lemagne, ont rempli les poches de leurs comtes, baronets, barons, ct officiers, ur les envoyer étonne Je nouvean monde par Jeur magnificence, | Cependant ils ne portent point tous profit aux ouvriers qui les fournissent, Dernièrement, un jeune comte ne put payer à sa blanchisscuse quatre chelings qu\u2019il lui devait pour l'avoir mis à même de paraître dans les cercles de la grande société en linge un peu plus blanc que de coutume.Tandis que les étrangers arrivent eu foule à New-York, les New-Yorkais eux-mêmes quittent Jeur ville pour émigrer vers le sud; tous les jours les meubles des famille les plus fashionables se vendent à l'encan, les maisons se dégarnissent, cl les propriétés de campagne sc meublent pour y passer la belle saison.Le prince Louis Napoléon est à New-York ; on dit que c\u2019est le Napoléon du beau monde, ct que toutes les dames meurent d'envio de le voir.Ce jeune Lomme est d\u2019une charmante tournure, et parait s\u2019oceuper beaucoup plus de aes plaisirs que de dessins politiques.Le prince sc propose de visiter Rockaway, Saratoga, el toutes les autres villes qui réunissent la bonne société.Un Journal de New-York lui conseille de rester une nunée en Amérique, parce- qu\u2019il pourrait y avoir la chance d'y rencontrer Louis Philippe, dans une seconde tournée aux Etats-Unis.Monseigneur l'Evêque catholique ENGLAND, est arrivé à Baltimore le 16 avril, venant du Port-au-Prince, sur le schooner Octavia.Le Diario del Gobieno annonce que Pindépendance du Mexique a été à la fin reconnue par le pape.Ie pontile était sur le point d'envoyer un nonce dans la république.\u2014 fa Gazette de Québec, daus un article où son éditeur examine l\u2019opinion de ta presse patriote sur In mesure ministérielle, s'exprime ainsi : \u201c Le Populaire.-Ce journal, tout en adhérant aux 92 résolutions, et aux doctrines de lu majorité, accepte, avec joie, lu mesure ministérielle.\u201d Nous pensons qu'il y a erreur de la part de notre confrère.Ce n\u2019est pas de Sa joie que nous avons éprouvé dans cette pénible circonstance 3 c'était le regret de voir adopter de semblables mesures et de les savoir justifiables par la résistance intempestive que nos meneurs patriotes ont upportée dans leurs relations avec l'exécutif.Nous n'avons pas DIAmé ces mesures, parceque nous les attendions beaucoup plus ncerbes qu\u2019elles ne le sont, ct parceque le pays peut encore être snuvé si nos représentans conçoivent que les véritables intérêts Canadiens sont muintenant attachés à l'attitude calme qu\u2019ils prendront lorsqu\u2019ils scronl appelés à siéger.Notre confrere de In Gazette nous semble encore se tromper dans le même article, et user de moyens peu généreux lorsqu'il dit : * Le Canadten.\u2014Cet organe de la iminorité patriote, après avoir consulté un conseil de guerre, s\u2019est décidé à \u2018capituler.\u2019 Probablement que le désir de lâcher un sareasme sera arrivé, dans celle circonstance, à lu traverse de la justice et de la raison.Le Canadien n\u2019a pas dévié de In politique qu'il n suivie avee tant de constance et au milieu de tant de persécutions, depuis pres de deux ans.Organe de ln minorité, si l'on veut, il n\u2019a pus dû vouloir autre chose que ce que cette minorité prévoyante envisa- geail dans l'avenir de nos démélés poliques.Tous les membres de ta minorité prétendirent qu\u2019il fallait voter les subsides et procurer au gouverneur les moyens de mettre à exécution les bonnes dispositions qu'il paruissait avoir envers les Canadiens; tous réclamérent nu nom de In prospérité du pays ln sortie des argents enfouis dans ses coffres; lous prévirent que lu résistance aurait les plus l'uncates résultats.Le premier, le Canadien murchn duns In voie où nous rutnimes engagés, et seul il eut la gloire de soutenir la lutte du patriotisme suge contra le patriotisme égaré 3 mais, tout en épousant le langage de la concitin- tion, À ne voulait point abandonner les intérêts qu'il était churgé de défendre, ilne s'en montra pas plus ami des prétentions oxagérés des constitutionnels, el l'on devrait aujourd'hui, tout en reconnuissant combien su position était péril- lense, avouer qu\u2019il sut la conserver avec franchise et honneur, Le Vindicator (ait tout ses elTorts pour tenter de ruiner le crédit du pays à l'étranger.Dans un paragraphe, sur la position des opérations financieres de Ia Province, qui se trouve dans son numéro de vendredi dernier, il annonce que des traites tirées par l'une des banques en Canada sur Londres, au montant de £,10,000, ont été protestées par défaut d'acceptation, quoiqu'une autre maison soit intervenue pour l'honneur des tireurs.11 njoute : qu\u2019ils est évident que ces protèls doivent augmenter lo manque de conliance général, et rejaillir particuliérement sur la place de New-York, où il est probable que la plupurt des traites furent négociés.Cet article est encore une infamie de plus inventée par le Slagri gymnasium du Canuda ; elle démontre qu\u2019il est un Âne dans les affaires de commerce aussi bien qua dans une foule d'autre chose ; muis il espère eu tirer un triple profit pour prumouvoir son funeste désir d'eutretenir le fou dans le pays.D'une part, th peut parvenir i faire croire à Londres que l\u2019esprit public ici n\u2019est pus en faveur de In solvabilité do nos banques, et par conséquent engager les correspondants de ces maisons à devenir discrêts avec elles ; d\u2019autre part, il peut produire le même effet À New-York où ln gône financière donne déjà tant de déii- ances sur les institutions financières ; enfin, il peut (aire soupçonner à nos habi- taus que nos banques manquent de crédit et qu'il faut se hâter de leur retirer ln confiance ; comme il ne désigne point les banques, il s'ensuit que toutes sont comprises dans cette manœuvre et que la Banque du Peuple n\u2019en est pas exempte plus qu\u2019un autre.Si lo saigneur du Findieator l\u2018ignore un protût faute d'acceptation ne veut rion dire, car il n\u2019est point l'effet d'un manque de confiance dans la maison qui tire ; mais peutètre In suite de circonstances souvent tout-à-fait étrangères à celte maison; et lorsqu'une autre maison intervient pour l'honneur des tireurs, c'est Une preuve que ces derniers ont des atnis et jouissent d\u2019un excellent crédit.En définitive nus banques sont dans une situation bien Plus prospère que celles des Etats-Unis et de l\u2019Europe, car la crise Gnancière qui s\u2019est répandu dans tous les pays do l\u2019ancien et du nouveau monde n\u2019a point atteint cette Province, Les faillites qui ont eu lieu sont moins l\u2019effet de ta réaction opérée par les négociations étrangères, que celoi de l'obstination apportés par quelques weneurs politiques à ne point faire distribuer depuis plusieurs années les fonds qui s\u2019encombrent dans les caisses du l'état; mais ces faillites ne sont point assez considérables pour nffecter les opérations des banques, et les me- aures prises par In métropole pour payer les officiers publies feront rentrer nos batiques dans des fonds considérables avancés par elles pour soulager les besoins des employés du gouvernement.Ce qui vient encore prouser jusqu'à la dernière évidence In bonne situation de nos banques, est In rapidité avec laquelle elles ontdoublé leurs capitaux pour être À même de continter les affaires sur une plus grande échelle à l'expiration de leur charte.Les bains de vapeur dont nous avons parlé dans notre numéro de samedi dernier, sont également bonus pour une infinité d'autres maladics, entre autres pour les rhumatismes aigues, pour les froids rentrés, et pour les maladies de peau.Nous ne saurious trop exciter nos habitans à faire usage de ce mode si facilo et si peu couteux de se traiter eux-mêmes, car nous sommes persuadés, qu'ils en éprouveront les effets les plus salutaires.Le Herald anuonce à ace lecteurs, comme une chose fort intéressante, que ford Aylmer juuissuit à Buth le 3 mars dernier, de la plus brillante santée.Grand bien lui fasso ct à tous ceux qui peuvent s\u2019embarasser de cet administra- wur ; quand À nous, sn seigneurio n'a pas laissé des impressions assez favorables dans l'esprit de nos concitoyens pour que nous nous occupions beaticoup d\u2019etle.Ce que nous avions dit des intrigues do l'éditeur du Vindicator pour tenter de créer une apparence d\u2019agitation dans le comté de Richelieu, vient de se justifier.Les deux personnes que nous avons signalées virent, il y a quelques jours le docteur, qui tomba d'accord avec elles qu\u2019il y aurait une assemblée de ce comté dans quinze jours.Avis de ce mssemblement, doit être inséré dans la Minerve et le Vindicator ; et dans une réunion composé de cinq à six personnes qui aura lieu samedi prochain, on préparera ics résolutions qui doivent être sou- tmises à la sanction do ceux qui se présenteront à la grande assemblée et qui seront censé former le peuple du comté.Tout porte à croire que la majorité de nos concitoyens du Richelicu ne sc laisseront pas prendre à une semblable escobarderie ct que le petit nombre de ceux qui seront entraînés sur la place publique, tournera à la honte des agitateurs imprudens.La fête de St.Georges a été célébrée lundi dernier, par les membres de cette société, assistés par les autres sociétés de celle ville.La procession était aussi brillante que de coutume : Un sermun a été prêché dans l\u2019église anglaise par le rév.Mr.Bethune, Le soir un banquet eut lieu à Vhôtel Rasco.Tout s\u2019est passé avec ordre et décence ; et quoique nous soyons pa- trivtes, nous n'inimiterons pas nos confrères qui ne parlent qu\u2019avec mépris de cette sollennité.Nous éprourous du plaisir à chômer la St.Jean Baptiste, et nous ne devons point désapprouver que chaque origine nime à conserver les traditions de sa nationalité.L'un de nos correspondants de la rivière Chambly nous écrit que fe blé valait de 9 à 10 francs le minot ; les pois 8 francs ; l\u2019uvoine de 2 ch.1 d.à 2ch.6 d.; l'orge 5 fr.Le Morning Courier annonce qu\u2019une nouvelle barque, étant sur les chantiers de Mr.MERRITT, à la Croix, sera lancée à l'eau demain à deux heures.Nous avons reçu les Fleures du \u201coir ; l\u2019auteur voudra bien nous accorder jusqu\u2019à lundi pour examiner ce morceau littéraire.NOUVELLES DIVERSES.\u2014 Il est arrivé depuis trois jours deux goelettes chargées de bois, venant de Sorci; ce combustible s\u2019est vendu cing pastres la corde, et a été enlevé de suite.Il ne reste presque plus de bois dans les clos.\u2014 Le Herald annonce que les prix suivant furent obtenus hier dans une vente d\u2019épiccries : the twankay en boites 2ch.6d.la liv.; sucre rafûné 7d.à 7j la liv; poivre, en sucs Gd.à 6j la liv; café en suc rétiré de la vente à Sd § Ia liv.; vin sherry Zch.&d.à Zch.2d.le gallon ; vin de Porte par barrils £8-5ch.; vin de Béncearlo, par pipe £11 12ch.64.par gallon.\u2014 L>Ami du Peuple pense que l\u2019on era entrer l\u2019eau dans le canal de Lachine aujourd\u2019hui et que la navigation recommencera immédiatement sur ce point.\u2014 Le pont de glace tenait encore devant la ville de Québec ct au Carouge le 22 du courant.\u2014 On essaye à New-York la méthode de paver les rues avec des blocs de granite.11 faut espérer que nos voisins finiront par trouver un moyen de donner quelque consistunce sux voies publiques de leur ville capitale.\u2014 leu farine est à 25 pour cent plus bas qu\u2019avant, à New-York ; mais le pain n\u2019y est pus à meilleur marché.\u2014 Le président des Etats-Unis, Yan-Buren, a commandé à la maison Wilson et cie.de Philadelphie, un service d\u2019argenterie pour sa maison de la valeur de 4,000 dollars; c\u2019est un peu plus de dépense que n\u2019en a fait le général Juckson pendant tout sun exercice.Un bill à pussé à la chumbre des représentans du Massachusetts, rappelant la charte de la Bunque Nattant.Un autre bill a passé duns le même corps, prohibunt les banques de cet état de souscrire aucuns billets,autrement que pour une circulation immédiate.\u2014 La législature du Mussachusetts a passé un bill pour porter lu paye des membres de la législature à 2 dollars et 50 cents par jour 5 ce qui est une augmentation d'un demi dollar.Avec le temps ces messieurs arriveront à quelque chose de micux.\u2014 De grandes uppréhensions™taient entretenues à Metamoras,au sujet d\u2019une invasion des Indiens.8000 hommes appartenants à ces tribus errantes étaient dans les environs de la ville avec des intentions hostiles.\u2014 Un grand feu s\u2019était déclaré dans les bois de Sandwich.L\u2019étendue ravagé par cette triste conflugration était de six milles de long sur 2 ou 3 de large; les dommages étuient estimés à 75,000 dollars.VARIÉTÉS.SOUVERAIN DE L'ANCIEN MEXIQUE :\u2014Le Te empereur du Mexique fut Axajuth, deuxième fils de Montézuma 11; il monta sur le trône en 1464, agrau- dit par la conquête le territuire de Tanochtilan, étendit les limites du Mexique, y it fleurir l\u2019agriculture et mourut en 1477.Il eut pour successeur Ahuitzol, \u2018 SORT DES SOLDATS CRIMINELS EN COCHINCHINE :\u2014Lorsqu\u2019un soldat cochinchinois à mérité la mort pour crime de lèze-mujesté, on l\u2019atlache nu à un poteau, el chacun de ses camarades lui coupe un morceau de chair, DUELS S1AMots :\u2014Chez les Siamois, presque tous les duels ont lieu à coup de cvude, ce genre de combat s'il satisfait lhonneur ne met pas en péril du moins Pexistence de toute une famille, qui repose très souvent sur le travail de ! une des victimes de ces lunestes usages qui veulent du song pour venger une injure.FEMME QUI TUE SON MARI EN CHINE :\u2014Le supplice qui lui est appliqué est l\u2019un des plus horribles.On l\u2019étend sur une planche, ct le bourreau, armé d'un croc de fer rouge, lui arrache un nombre infini de morceaux de chair qu\u2019il déchire avee son couteau.Le premier coup ne doit pas ôter la vie ; ce serait un crime qui la ferait perdre au ministre sanguinaire de la vengeance des lois ; mais quand l'exécution est finie, on laisse au bourreau le droit de donner à sa malheureuse victime l\u2019adoucissement de la mort.PRIVILEGE DES BRAMINEs :\u2014Ces ministres Indiens ont la prérogative de ne pouvuir être punis de mort pour quelque crime que ce soit ; mais on peut leur crever les yeux.PRIVILEGE DES EVEQUES DE CAHORS :\u2014Un évêque de Cahors en France, ayant été insulté et maltraité par des dissidens, pendant qu\u2019il disait la messe, les évêques, ses successeurs, eurent depuis le privilège d\u2019oflicier avec des pistolets chargés sur l\u2019autel, CoNTRESENS :\u2014L\u2019autcur du chrétien.L01 DES DOUZE-TANLES:\u2014Cette loi était des plus sévères pour les débiteurs, var elle permettait de déchirer en pièces le débiteur, et d\u2019en distribuer les membres aux créanciers ; cette loi leur donnait aussi l'option d'envoyer vendre, hots du pays, leur débiteur comme esclave, et d\u2019en partager le prix; s\u2019il n\u2019y aruil qu\u2019un créancier, il ne pouvait ôter la vie à son débiteur, ni même la liberté.Ces romuins étaient bien moins indulgens qu\u2019on ne Pest de notre temps.DETTES D'HONNEUR CHEZ LES RHODIENS:\u2014Un Rhodien devait payer les dettes de son pare, lors même qu\u2019il renonçait à sa succession, et sa personne restait engagée.Louis Philippe, roides Français cut (ait une mauvaise figure 1 à de semblubles lois.SINGULIÈRE MANIERE DE FORCER A PAYER :\u2014À Ceylan on deshabille un débiteur, et on lui donne des gardes; on lui met sur le dos une grosse pierre, dont on augmente le poids de jour en jour, jusqu\u2019à ce qu\u2019il paie son créancier ; d'autre fois on entrelace d\u2019épines ses jambes nues; enfin le créancier le menuce de s\u2019empoisonner, si on ne le satisfait pas ; et si récHement il s\u2019empoisonne, le débiteur est misä mort.Avec de telles lois le débiteur de mauvaise foi doit toujours finir par payer.SECOURS AUX PoLONAIS :\u2014Le Conseil Municipal de la ville de Londres, réuni en cours de justice, à vôté une somme de 500 livres sterlings, pour venir au secours des Polonais les plus nécessiteux qui se trouvent netuellement dans cette capitale.premier traité sur la date est un prêtre NAISSANCE.Ce matin, Madame Joseph Baby, à mis au monde un fils.MARTAGES, A Et, Denis, le 24 courant, par Messire Cusson, Mr, Georges St.Germain, d Madémoiselle Julie Beauregard, tous deux de cette paroisse.DECES.En cette ville, lo 25, Mademoiselle Elizabeth Burket, âgée de 88 aus, belle mère de Mi.Isaac Jones.Lo 24, François Paul, fils unique de François d\u2019Assive Leclaire, sculpteur.Le 21, Mr.Joseph Donegani, négociant, âgé de 37 ans.Le 22, Dame Josephte Mathieu, épouse de Mr.Joseph Brassard, âgée 72 ans.À la Banlieu des Trois-Rivières, le 4 courant, Mr.Cadet Mondin, Agé de 73 anis, micien guide pour les canots de la compagnie du N.O.ANNONCES.VIS.\u2014On agbesoin, au bureau de ce journal, de TROIS CANADIENS, pour porter la feuille À ses différens abonnés.Montréal, 14 avril, 1837.VIS.\u2014On a besoin de suite, au bureau de ce journal, de DEUX CO POSITEURS CANADIENS.J Te W L'INFLUENCE D'UN LIVRE, Roman Historique, PAR PHILIPPE A.DE GASPE>, Fizs.ETrOUYVRAGE paraîtra au commencement de Mat prochain; Pax, Cinq Chelins, payables lors de la livraison, La Souscription est ouverte au buredudu POPULAIRE, ct à la librairie canadicnne de C.P.LErnoHoN.Montréal, 2 avril, 1837.: : LIBRAIRIE CANADIENNE.C.P.LEPROHON, Libraire, Papetier, Relieur, ete.Ruc NOTRE DAME, près la porte des Sœurs de la Congrégation, FEUENT MAGASIN de LIVRES RELIGIEUX, de PAPIER, de FOUR NITURES de BUREAUX, de GRAVURES, ct de toutes sortes d'objets nouvellement importés.1-Montréal, 10 avril, 1837.BANQUE DE LA CITE\u2019.VIS est donné par ces présentes, qu\u2019en conformité des résolutions, paseëce dans l\u2019assemblée générale des actionnaires, tenue à la Banque de la Cité, le ler décembre dernier, un REGISTRE sera OUVERT, à cette BANQUE, le ler DU MOIS PROCHAIN, à l\u2019effet de recevoir lee SOUSCRIPTIONS pour continuer les opérations de cette institution, après le ler juin prochain ; le dit régistre de souscriptions, en conséquence de la Be résolution, scra ouvert aux porteurs d'actions actuels seulement, du 5 au 10 avril m- clusivement, ct subséquemment sous la direction du comité des directeurs.Par ordre, C.H.CASTLE, Cajssiesmn 34 m 3-1 2t-Montréal, 23 mars, 1737.BANQUE DE LA CITE.TN DIVIDENDE ET UN BONI DE SIX POUR CENT, sur le mon- / tant du Capital des Actions de cette Institution, a été déclaré aujourd\u2019hui, payable à son bureau, en cette ville, lc et après le JEUDI, fer JUIN prochain, ct les bénéfices en réserve, dans le cas où la charte ne serait point continuée, seront divisés parmi les actionnaires, aussitôt après qu\u2019il le sera pensé convenable.Par ordre, C.H.CASTLE, Caissier.20-Montréul, 27 mars, 1837.mj-4 BANQUE CANADIENNE.ES actionnaires de la Banque d\u2019Archambaull, Pacaud, La Brutre $ Cie, sont prévenus qu\u2019un DIVIDENDE de TROIS PAR CENT sur le capital souscrit et payé a été déclaré pour les six mois finissant le ler Mars,et qu\u2019il sera payable au Bureau de ln Société, le ou après le ler Avril prochain.ARCHAMBAULT, PACAUD LABRUERE & Cir.S .Hyacinthe, 10 mars 1837.3 BANQUE CANADIENNE.Neus soussignés, fapres avoir vu et examiné les livres et comptes de la Bunque Cunadicnne et les documens et toutes choses servant à l'appui, explication et justification d'icoux, certifions que le Dividende de \u201cTrois par Cent\u201d pour les six derniers mois, que les Gérans viennent de déclarer, est pleinement justifié par l\u2019état des affaires de la dite Banque.(signé) H.L.DEMARTIGNY,: D.G.MORRISON.Auditeurs.LOUIS POULIN.St.Hycinthe, 10 mars 1837.3 CHATEAU SAIN'T LOUIS.QuEsec, 22 Février, 1837.ES réclamations des OFFICIERS ct SOLDATS, qui ont servi dans ln MILICE INCORPOREE, durant la dernière guerre Américaine, ayant té soumises au Gouvernement de Sa Majesté, par le Gouverneur en Chef, et ayant gracieusement plà à Sa Majesté d\u2019ordonner, que tels des officiers et soldats qui ont déposé leurs reclamations avant le premier d\u2019 Août, mil huit cent,trente, (étant compris dans les deux premières classes mentionnées de Son Excellence à là Chambre d'Assemblée du vingt-septième Septembre dernier,) obticndraient des terres, selon leurs rangs respectifs ; el qu\u2019il était émané des lettres patentes pour icelles contenant 128 reserves ordinaires, CL sans autres conditions ultérieures que le travail public et conjointement requis par les loix de cette Province :\u2014Son Excellence a ordonné, qu\u2019un officier de chacun des bureaux de l\u2019arpenteur général des terres, de l\u2019Adjudant Général des Milices ct de département des Terres de la Couronne, s\u2019assemblerait aux BATISSES DE L\u2019UNION, les MARDI et VENDREDI, dans chaque semaine, à UNE heure, aux fins d\u2019examiner et faire rapport, pour l\u2019information de Son Excellence, de telles réclamations qui pourraient se trouver entrer dans les deux premières classes sus mentionnées ; etil a aussi plü à Son Excellence de noin- mer JEAN LANGEVIN, écuyer, pour agir comme Secrétaire dans tels investigntions ; toutes communications cn Écrit doivent lui être adressées, sous envelopp® au Secrétaire Civil.- Par ordre, .S.WALCOTT, 9 y-1 Secrétaire Civil.AVISE Soussigné a nommé ct duement autorisé B.C.A.GUGY, écuyer avocat et solliciteur, pour régler toutes sortes d\u2019affaires dans laquelle il peut être intéressé, et afin d'opérer ces réglemens, le dit B.C.A.Guxy, aprés une absence de quinze jours, ouvrira un bureau dans cette ville.Il saisit cette vecasion pour faire remarquer que les circonstances dans lesquelles il se trouve placé, l'empêchent de continuer à ses débiteurs l\u2019indulgence qu\u2019il s'est toujours fait un plaisir de leur accorder.Des évênemeus récents, qui affectent ses revenus, produirent nécessairement leur effet auprès de Loutes personnes réflechies; et s\u2019il s'en rencontrait qui ne comprissent point sa position, il se venait obligé, contrairement à la pratique qu\u2019il a toujours suivie, de charger son avocat de ses réclamations.Ls.GUGY.8-Montréal, 10 avril, 1837.j-1 L\u2019ALLIANCE.SSURANCE BRITANNIQUE ET ETRANGERE SUR LA VIE ET CONTRE .LE FEU, COMPAGNIE DE LONDRES, CAPITAL CINQ MILLIONS STERLING.ASSURANCE CONTRE LES ACCIDENTS DE FEU.ASSURANCE SUR LA VIE.Par la dite Compagnie, au bureau du soussigné, Agent à Montréal.C.TAIT.tn h- 6-Montréal, 10 avril, 1837 CONDITIONS DU POPULAIRE.Ce journal se public trois fois la semaine: les LUNDI, les MERCREDI, et les VENDREDI, à CINQ heures de l\u2019après-midi.Le prix de l'abonnement est de VINGT CHELINS par année, payables par semestres; non compris les frais de poste.Les souscriptions ne sont pas reçues pour moins de six mois.Ceux qui veulent discontinuer doivent en done ner avis, par Écrit, un mois avant l\u2019expiration du semestre.PRIX DES ANNONCES: Six lignes et au-dessous, ler insertion, = < .2 64.Chaque insertion subséquente, = + « .74d.Dix lignes et au-dessous, ler insertion, .3a.dd.Chaque insertion subséquente, .+ + 2 2 2 © 10d.Au-dessus de dix lignes: Jer insertion, parligne, .4d.Chaque insertion subséquente, par ligne, .1d.Les annonces sc publient tant qu\u2019on ne donne pas ordre de discontinuer, ebs- que fois que le nombre d\u2019inscrtions qu\u2019on requiert n\u2019est point exprimé sw \u2018ordre.Le BUREAU DU POPULAIRE est établie ruc ST.FRANCOIS XAVIRR, vis-à-vis la Banque du Peuple.On y trouve l\u2019éditeur depuis dix heures du matin jusqu\u2019à quatre heures après-midi.Les correspondances doivent être adressées, ct toutes réclamations faites, franc de port, à H.LEBLANC de MAncoNNaY, éditeur du Populaire.Les abonnemens sont reçus, les ordres ct les lettres, peuvent être loissées à la Librairie Canadienne de C.P.LEPROHON, rue Notre Dane, à côté de la Congrégation.; L\u2019imprimerie du POPULAIRE se charge de In confection de toute - espèce d'ouvrage aux prix ordinaires des autres établissemens de cette ville.Agent à Québec, T.A.DoUCET, étudiant en droit.Montréal, 13 avril, 1837.Agent aux Trois-Rivières, E.Boovazay, étudiant en médecine.Agent à Loprairie, CAMILLE LACOMBE, marchand.{ Ar hes a PE.Sep ppm Se mE maT ema ear \u2014_\u2014.EE CE ET meer were TPE "]
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