Le Populaire : journal des intérêts canadiens, 15 octobre 1838, lundi 15 octobre 1838
[" LE POPULAIRE, JOURNAL DES INTÉRÉTS CANADIENS.3ème.Année.RÉDIGÉ ET PUBLIÉ PAR SP yarinthe ES eblane se EF sesonnay, Ecuyer.; Demeurant rue St.Charles Boromée, Faubourg St.Laurent, À EPHEMERIDES D'OCTOBRE.13 Oztobre 1797.\u2014 Benjamin Hammot fuicondamné à une amende de £1000 | pour refuser de servir comme Maire de Londres, office auquel il avait été élu.| 14 Octobre 1771.\u2014La plus grande inondation, de mémoire d\u2019homime, arrive 4 Canlun, dans le Lancashire; plusieurs personnes périssent.13 Octobre 1768.\u2014Le comte de Chatham résigne sa situation de Lord du\u2019 sceau privé, trouvant son influence, dans le cabinet, diminuée et ses avis, tou- : chant l'Amérique, totalement dédaignés.Le comte de Bristol est nommé à sa place.| 4 POÉSIE.INVOCATION.De profundis clamavi Ad te, Domine, et exaudi Orationem meam.Immensité sans borne, Océan sans rivages, Par de là tous les cieux, par de là tous les âges, De tout être vivant fin, principe et milieu, Eternel, incréé, seul, immuable .Dieu! C\u2019est toi seul, qu\u2019à genoux, le front dans la poussière, Abimé sous tes flots de céleste lumière, Replié dans mon cœur, étouffant sous ma main Tout ce qui bat encor de mortel et d\u2019humain.» C'est toi seul, 6 mon Dieu, que j'ôse en ma misère, Comme un fils repentant vient implorer son père, Des larmes dans la voix, des larmes dans les yeux, Implorer à genoyx, mon Père dans les cieux ! J'ai passé par le monde, Qui, de sa boue immonde De ma blanche tunique a terni la fraicheur : Puis la pauvreté, mère De tout vice sur terre, En sillonnant mon corps a déchiré mop cour.Dans cette nuit obscure Errant à l\u2019aventure d\u2019ai senti de la (oi vaciller le flambeau ; EL repliaat mes voiles, Sous un ciel sans étoiles, J'appelle de mes vœux l\u2019éclut d\u2019un jour nouveau: Pourtant, qu\u2019ils étaient doux les chants de mon enfance * Tout y parlait d'amour ; tout disait: espérance.Ma voix, écho lointain affaibli par les airs, Bulbutiuit le nom, qu\u2019en leurs divins concerts, lentement balancé sur des notes étranges, Font retentir aux cieux les cohortes d\u2019archanges.la nature à mes yeux décourrait ses trésors : Et m\u2019expliquant ses lois, m\u2019indiquant les ressorts Par les quels tout se meut, tout vit, tout doit renaître Aprés avoir vécu .m\u2019apprenait à connaître Comme éternel principe, et souverain môleur, Lans chaque être créé le doigt du créateur.| Heureux temps, où mon Ame Vers toute nobles flamme, Suivant l\u2019instinct du vrai, l\u2019ardent amour du beau, S\u2019élaaçait emportée Par la douce pensée Que quelque chose encor doit survivre au tombeau ! Dans cette sainte ivresse J'avais alors sans cesse, Avant que le bonheur m\u2019eût dit un long adieu, Un accord sur ma lyre, Sur ma bouche un sourire, Un baiser pour ma mére, une prière à Dieu.Heureux temps! aujonrd\u2019hui, sur des plages lointaines, Je n\u2019ai plus qu\u2019au milieu des lueurs incertaines Qui d\u2019un pâle reflet colorent avepir, Pe mes beaux jours pussés Je poignant souvenir, EL quand, dans le désert de mon cœur, j'ôte encore Interroger du doigt quelque note sonore, Vagues soupirs d\u2019amour modulés autrefoir, Et qui, comme un parfum, monteient avec ma voix.Ce n\u2019est plus qu\u2019une rude et sauyage harmonie, - Un cri du désespoir, un rêle d\u2019agonie, Seublable au grincement échappé de l'enfer, D'une curde de fer sous un archet de fer.C\u2019est ainsi qu'en un rêve Le cauchemar soulève, Comme le vent les flou, votre sein agité ; Et sous sa main puissante Votre chair palpitante S\u2019épuise, lutte et tombe après avoir lutté : Ainsi je vis ma vie Désotée et flétrie ; Et pour reconquérir des jours qui ne sont plus, Ainsi je lutte et tombe Epuisé dans la tombe, Où j'ai perdu la foi, seul trésor des élus.O Dies ! Dieu de bonté ! Providence infinie ! Toi, qui répands d\u2019en haut la grâce avec fa vie! eat cr, pe | MONTRÉAL, LUNDI, 15 OCTOBRE, 1358.\u2014_\u2014 a No.76._ Dunt le nom est amour, dont l\u2019amour est la Joi, Daigne rouvrir ton cœur au eœur qui vient à toi ! Soit souventr d'un monde où nous vivions peut-être, Ou soit pressentiment d\u2019un jour qui nous doit naître, \u201cTraits gravés qu\u2019en sqn cœur l'homme apporte en naissent, Feuiance à l\u2019infini, saints désirs.qu'en passant iDa:s mon sein lo malhaur efMeurs de son aîle 3.Tous ces gages cerlaine.d\u2019une vie étemelle Qu'il est si doux de croire, et qu\u2019aimer est si doux, Oh, cends-les-moi, Seigneur ! je l\u2019en pric à genoux! Quand le sombre nusge, Qu\u2019avait grossi l'orage, En #\u2019effuçant du ciel a fait place à l'ezur ; La nature se lave Forte avec plus.de sève, L'oiseau des chants plus.doux, l\u2019air un parfum plus pur.\u201c Ainsi quand dans mon âme \u2018Ta vivifante flamme Seigneur, aura chassé tout penser ténébreux, Ma voix plus assurée, Dans sa langue sacrée, (Chanteca.\u2026 - Dieu partout, Jehoyah dans les cieux, - CL.ARBAN, Montréal, sctobre 1838.- TRIBUNAUA.De l\u2019Abeille de la Nouvelle-Orleans.PAROISSE DE ST.BERNARD.\u2014COUR CRIMINELLE.PRESIDENCE DU JUGE CANONGE.Le lecteur se rappelle sans doute le crime affreux qui, il y a quelque temps, a jeté l\u2019épouvante dansla paroisse Saint-Bernard, | et dont nous avons relaté les détails les plus minutieux dans notre numéro du 21 juillet 1838.Ce crime était celui qui avait été commis eur la personne de Gespi Barba le 13 juillet: Des circonstances peu ordinaires se | rencontraient dans cet attentat qui dénota/.do la part de ses auteurs une audace et une férocité inouies.Ils avaient joué aux car tes l'heure du crime! avec la même tran- quilité que s\u2019il s'agissait d\u2019une partie de plaisir, et le soir mème du meurtre et encore tachés du sang de Barba, ils avaiont projeté un nouveau crime sur une gouvelle victime.D'autre part il ya quelque chose de providentiel, dans la circonstance, banale parence, qui les a livrés à la justice et l\u2019on est tenté d'y voir une main divine, En vérité, devant la perversité de tels h permis qu\u2019elle restât impunie.l\u2019activité et au zèle des agents de la police de la 3me municipalité, le tribut d\u2019éloges qui leur était dù ; aujourd'hui il nous reste à remercier, au nom du public, le zèle infatigable, l\u2019ordre et prisonniers.Les nouveaux détails que nous allons donner sont d'une exactitude rigoureuse.Ils ont été pris sur les lieux par un rapporteur capable et intelligent, envoyé par nous à cet effet.Ces détails le pre- infortuné Gespi et dont le dénouement forment la dernière partie de ce drame monstrueux dont mier acte fut la mort de I\u2019 sera l\u2019exécution de ses assassins.Le 13 du courant, à dix heures ct demie, la Cour se forma.Elle était était présent en personne, comme l\u2019organe de la partie publique.M.Carrière, nommé par l\u2019Etat, défense des acgusés, rent sous les armes pendant toute la séance.Le jury, qu\u2019on parvint à former, fut composé des personnes suivantes : Santiago Nihes, \u2018Théophile Wili, Simon St.Germain, Francisco Sanchez, Ramou Serpa, M.Villavaso, Antoine Chaler, Sylvain Peyroux, Albert Beinvenu, François Languille, Pedro Hernandez fils, Pierre Reaux.M.Sylvain Peyroux fut nommé chef du jury par la Cour.Quand le jury fut assermenté, le greffier lut A haute et intelligible voix l\u2019acte d'accusation; après quoi, il demanda aux accusés, s\u2019ils étaient préts à procéder à leur défense.Un des accusés (O®Neil) répond qu\u2019un de ses témoins n\u2019est pas présent.Le Président.\u2014 Nous voulons une réponse cathégorique : êtes- vous prêt à vous défendre, ou ne cour demande.O'Neil.\u2014J\u2019informerai !a cour que je tiens d\u2019une source certaine que fous les habitans de cette paroisse se sont déja formé une opinion qui nous est tout-à-fuit défavorable.Le président.\u2014Non, détrompez-vous il y a justice égale pour tous.Les jurés qui sont préposés pour vous juger, ces jurés qui qui sont ici devant vous, ont prêté le serment, devant Dieu qui les a entendus, de vous juger consciencieusement et avec impartialité.Si les preuves ne leur montrent pas votre \u2018crime dans tout son jour, ils vous renverront absous devant les hommes ; mais si les faits vous condamnent, ils vous puniront ä:: nom de la société qu\u2019ils représentent ici.Il ne peut avoir d\u2019autre justice devant ce tribunal.L\u2019avocat-général.\u2014Je voudrais que l'accusé nous dit où se trouve maintenant le témoin dont il nous a parlé tout-à-lheure ?O'Neil\u2014il est en ce moment hords de I\u2019 Etat.L'avocat général.Alors il ne faut plus y penser.Après quelques réflexions de l\u2019avocat général et le narré du l\u2019êtes-vous pas ?Voilà ce que la J suit: J\u2019étnis commis chez M.Barba.| tolet dans la chambre a coucher.en ap- ommeilya de quoi frémir comme aussi de quoi remercier Dieu qui n\u2019a pas À cetle époque, nous payâmes à déployé par les soldats citoyens de la paroisse Saint Bernard, dans l'intérêt de pour éviter toute tentative de fuite de la part des présidée par l\u2019honorable juge Canonge.M.Mazureau devait prendre la parole pour la Les cazadores de San Bernardo accompagnèrent les accusés de la prison à la maison de Cour et se tin- crime, tel qu'il lui était parvenu, la Cour procède à l'audition des témoins.Le shérif appelle le premier témoin, M.Ramon Pô.Sur l'invitation de M.lPavocat général, il dépose ainsi qu\u2019il Le 13 de juillet dernier, je vis arriver cing'homines en voiture.Quatre descondirent dans le cabaret ; un seul resta daus la voiture, Ce dernier avait une jambe de bois; c\u2019est celui qui s\u2019appelle Thomas Welsh.Ils demandèrent de quai déjeûner, ce que je leur donnai de suite.Puis ils demandèrent à boire, et de plus un cinquième verre qu\u2019ils apportêrent à celui qui était resté duns lu voiture, Ds le commencement, je m\u2019étais aperçu qu'ils regardaient avec attention de tous côtés.1ls parcouraient les galeries ot semblaient | épier tous les mouvemens de M.Barba, qui venait de se retirer duns sa chambre, en me disant de faire attention à la boutique pendant qu\u2019il allait dormir.:Soudain jentendis un coup de pis- Effrayé, jo cherche à m\u2019onfuir quand, sur une des galeries, celui des accusés que vous appelez Jamais Tobin, m'arrête en me mettant un pistolet sous la gorge, tire sur moi, mais sans effet, car la capsule brûla, et le coup ne partit point.C\u2019est alors que je m'esquivai et que j\u2019allni chorcher M.Ducros, qui revient immédiatement avec moi sur les lieux.] C\u2019est Welsh qui était dans la voiture : c\u2019est O'Neil que je vis | entrer dans la chambre ; c\u2019est Adums qui tira un second coup de \u2018pistolet sur lu négresse, et c\u2019est Tobin qui ze mit aussi le pistolet sous lu gorge.Lo président\u2014Aviez vous vu les accusés avant le jour où ils commirent 1e meurtre ?.Le témoin.\u2014Oui, monsieur, ils étaient venus au cabaret deux jours auparavant, en voiture ; ils avaient un nègre pour cocher.Îls me demandèrent aussi à déjoûner.Le président.\u2014Ne firent-ils rien alors ?\u2014-Le témoin.\u2014fls ne firent rien rouis je remarquai qu\u2019ils rogar- daient attentivement toutes les localités.Le président\u2014Que faisait l\u2019accusé Welsh, lors de l'assassinat?Lu temoin\u2014-Il était resté duns lu voiture, regardant de tous côtés.Je dois avertr la cour qu\u2019il y avait un nègre sur ls galerie, qu\u2019ils chassèrent, en lui disant que ce n\u2019était pas là sa place, et qu'il devait se rendre immédiatement chez son muître.L'avocat général\u2014Reconnaissez vous ce poignard ?- Le témoin-\u2014Oui, monsieur: On en trouva la lame tachée de sang dans la cour, près de la galerie, et le fourreau au milieu de la chambre.L'avocat général\u2014Et cette montre ?Le temoin\u2014Je la reconnais pour celle de M.Barba.Le sherif appello le second témoin M.Gabriel Villers.L'uvocat général\u2014Dites à In cour tout ce que vous savez, comme témoin de cette affaire ?Le témoin\u2014Quand je me suis rendu sur le lieu de l\u2019assassinat, les assassins s\u2019étaient déja évadés.Je vis le cadavre de M.Barba ; toutes ses blessures semblaient avoir été faites avec uno arme tranchante.Le président\u2014Vous souvenez vous du jour?Le témoin\u2014C\u2019était le 13 juillet dernier.L'avocat général\u2014Lui montrant le pistolet déposé à la cour ; Est-ce là lo même pistolet que vous avez vu dans Ja chambre de Barba ?Le témoin\u2014Oui monsieur.L'avocat général\u2014Le poignard, était-il tâché de su Le témoin\u2014Oui monsieur.et le fourreau dans la chambre.Le shérif appelle le troisiètne témoin, M.Landier.M.Landier\u2014En arrivant, je trouvai Barba expiré.Je comptai aix profondes blessures, dont une était de trois doigts et demi.Une blessure lui avait été faite au nombril, deux autres au sein, une quatrième à l\u2019œil gauche, et deux autremaus la (ête.L'avocat géuéral\u2014Croyez vous que Barba soit\u2018 bis mort de ces blessures ?CT Le témoin\u2014Oh! bien mort, assurément ! ; L'avocat général\u2014Reconnaissez vous cette balle ?Le témoin\u2014Oui monsieur : C\u2019est celle qui travers la lit ot que nous trouvâmes sous le matelas.M.Ducron, quatrième témoin, est dispensé de donner son témoignage, attendu qu\u2019il n\u2019avait à déposer que sur les mémes circonstances ci dessusrelatées.: Le shérif appelle le cinquième témoin, M.Harperngl La lume fut trouvée dans la.covr, CORRESPONDANCES.çÇ Pour le Populaire.Mr.LEpiTRUR, Les amateurs de changements, nommément d\u2019anglification vont donc se réjouir de tout leur cœur, si l\u2019ordonnance qui plane sur nos tôte devient loi.Tout le monde s\u2019empresse de lire ce Labyrinthe, n\u2019y pouvant presque rien comprendre, si ce n\u2019est la subversion de nos loix municipales,garanties par les actes les plus solennels,on so demande mutuellement, \u201cquels maux incalculables en résulteront! et la réponse unanime\u201d désordre, confusion, esclavage sera prochain.L\u2019embarras, les difficultés sans fin qu'offre ce projet de loi ; le changement soudain, inoui, que l\u2019on apporte on changeant nos loix, nos coutumes et nos usages, dans un ternpe si inopottun, accroîtront sans doute le mécontentement, l\u2019exaspération dans\u2019 les esprits, encore enflammés des troubles récents.Accoutumés à un système de loix simples, propres à un pays tout agricole, les canadiens pourront-ils bien 50 soumettre à tant de minuties, dont l\u2019objet principal et ostensible est la création d\u2019édits burseaux, pour engraisser, des sueurs du peuple, des con- \u2014\u2026 LE POPULAIRE.taines de gene qui n\u2019ont rien à faire, importés, étrangers à nos mœurs, coutûmes et usages ; et qui, en reconnaireance des sommes immenses qu\u2019ils auront tirées du peuple, lui déverseront des torrents d\u2019injures et d'imprécations, selon la coutume ordinaire de tous nouveaux venus.Il y a des gens qui se consolent,las d\u2019espérer,sous l\u2019expectative que le pouvoir de faire des loix cessera en 1840, mais nous n'y sommes pas rendus.C'est beau de faire des loix, d'y assujettir les peuples, on en peut faire beaucoup et en peu de temps ; puis, jusqu\u2019à quel temps seront nous sous le provisoire, sans provisions ?; L'art de la tantalogie est au grand complet dans ce projet de loi, vffrant une mine inépuisable au barreau.Mais les membres rospectables et consciencieux de ce corps éclairé prendront la plume pour faire voir ot pour repousser le déluge de maux qui nous menacent si cette ordonnance devient loi.Une de ses clauses intime aux actes tournés à l\u2019anglaise, et sous sceau, de venir prendre place en Canada.Nous lisons quelque fois dans Blackstonc que les actes doivent être rédigés dans les formes voulues par la loi.Mais si les officiers pnblics sont forcés de prendre le syle de la loi, il faut convenir que leurs actes seront inintelligibles.Nos commerçants, artisans ct laboureurs sont-ils bien versés dans la science du droit?l\u2019enrégistrement de leurs actes sous seing privés purgera-t-il les vices de rédactions, de mauvaises oxpressions, de non sens, et de conventions illégales que comporteront ces actes?Ln création de bureaux d\u2019enrégistrement créera donc en même temps des procès, des difficultés, des dis- sentions et des inunitiés interminables, dont le résultat assuré sera lu ruine totale des parties contendantes.D\u2019autres prendront la place officiellement.Ces pauvres malheureux ruinés, que feront- fa ?ce que font les pauvres en Angleterre ; ils resteront sous la protection des tribunaux.Co i Cette nouvelle constitution a pour objet principal la destruction des droits des feinmes, résultants de leurs contrats de wnariage, le changement de nature de certains biens inaliénables, soit par lu convention de l\u2019homme ou par l\u2019opération de la loi sagement existante.Lorsque vous contractez mariage, vous vour engagez à pourvoir à la subsistance de votre femme et de vos enfuns, vos biens deviennent garants de cet engageinent le plus solennel de votre vie, puiaqu\u2019il intéresse l\u2019état même.Votre femmo et vos enfans sont vos créanciers, même d\u2019après le droit de nature.Pourquoi, pourquoi donc les frustrer de leurs justes droits, achetés et payés par le patrimoine apporté pur la fomume,venant de ses pères qu\u2019elle voudrait conserver à ses descendants ou dans sa famille.Quel mal y a-t-il donc là ?On n°a point de suretés, dites-vous, en plaçant des capitaux sur des fonds.N\u2019achetez que ceux qui peuvent se vendre; laisez-là ceux que des loix de famille ont rendus inaliénables.Vous découvrirez cela facilement; exigez le contrat de mariage, les titres de famille, consultez la matière des biens; vous aurez toute sureté possible.Vous avez les sécrêts volontaires; ser- vez-vous en.Une loi infligeant une peine au vendeur et à l\u2019emprunteur do mauvaise foi, qui connaissant leurs héritages chargés de quelque droits ou hypothèques ne le déclareraient pas, serait nécessnire; mais toute simple, comme nos loix en usago,et dont ln mise en opération et à exécution ne causerait pas la ruine entière du pays, officiellement.; Lo projet de loi publié réfère à la loi à chaque instant ; c\u2019est un moyen snfaillible d\u2019en ventr au détail que l\u2019on ignore étrangement.| Si cette ordonnance deviont loi; une autre tombera aussitôt sur În têto du bon peuple ; ce sera celle, sans doute, pour lever dos taxes pour les pauvres; il y ena en Angleterre.De droit commun, sur les deniers levés sur le peuple, on préleveru le coût dos diners et bal, nécessaire aux officiers philanthropes chargés du pieux ministère, tel qu\u2019il so pratique er: Angleterre.Les pauvres, après longue épreuve, de faim,de souffrance,toucheront le reste sur certificats en triplicata dûment assermentés et enré- gistrés.Votre zèle pour In causo canadienne ne vous laissera pas passer lo fameux projet de loi en spéculation, sous silence.Le Canadien de Québec u déjà savamment fait entrevoir les résultats funestes de lu mise en loi de cette ordonnance intempestive.UN QUI AIDE LES LOIX SAGES DE SON PAYS.Octobre, 1838.= LS POPULAIES.rm MONTREAL, 13 OCTOBRE, 1838.A NOS SOUSCRIPTEURS.Nous provenons nos nbonnés que nous mettrons incessamment en recouvrement leur souscription.Ils doivent penser qu\u2019an établissement comme le nôtre n besoin du secours de ceux qui l\u2019hounurent de leur confiance, et que lo secours qui peut nous convenir le mieux, est [n ponctualité dans les engngemiens contractés.Nos abonnés sont priés du ne pas s'acquitter entre d'autre mains qu\u2019en celles des collecteurs qui leur présenteront uno quitlance signée de l\u2019Editeur, ou entre les mains des agents reconnus par nous et autorisés à toucher dans la province.DERNIERES NOUVELLES.Le paquebot a vapeur Royal TVilliam, parti de Liverpool lc 20 Septembre dernier, est arrivé à New-York le 10 Octobre, après un passage de 20 jours, Ce bâtiment gui portait 60 passagers de cabine, manqua d\u2019eau et de combustibles quilques jours avant son arrivée et fut obligé de bruler lesbarres, les caisses, les paniers et tout ce qu\u2019on put trouver à bord.Le paquebot Erie, arti du llavre le 25 Août, est aussi arrivé dans la même ville, le même jour.cs arrivages nous fournissent les nouvelles suivantes : GRANDE-BRETAGNE :\u2014Il y eu une grande assemblée radicale le 17,à Londres ; le Herald dit que ce fut une chuto cumplette, le nombre des présents étant de 5 à 6000, au lieu de 200,000 quo l\u2019on espérait.P \u2014 Un noureau traité de commerce a été négocié entre la Grande Bretagne et la Turquie\u2014 Le roi de Belgique était encore à Londres lo 18 Septembre, jour où il était présent, avec la Reine à une grande revue à Windsor \" \u2014 Le question Hollando-Belgiqne, malgré tous les efforts de Léopold était encore in sfaiw quo.\u2014 Lo Général Adye, de l\u2019artillerie royale, était mort subitement le 13 Septembre, à Wolwich\u2014 Fe bateau à vapeur Farflushire, de Holl pour Dundee, fut perdu dans une tempéte, sur les Iles Ferne.Tous les passagers, au norabre de 2), périrent, excepté un ; le capitaine et 10 hommes composant l\u2019équipage furent aussi noyés.Beaucoup de passagers élaient des dames.\u2014 Le route en fer de Londres à Bermingham cst définitivement terminée 3 la distance est parcourue en quatres heures et un quart.\u2014 Du 14 Septembre, tous les détachemens pour le Canada avaient été em.Erqués à bord de 1\"4tholl ; ceux pour In Nouvelle Ecosse el pour le Nouveau Brunswick étaient transport és par l\u2018Aigle\u2014 O'Connell n commencé à publier nne rvvrelle série de lettres agitatives au peuple d'Irlande.Sv1ss& :\u2014La Diète a différé jusqu\u2019au ler.Octobre la considération finale de la demande d'expulsion du jeune Louis Bonaparte, par la France\u2014 Plusieurs lettres de Suisse annoncent que les cantons font des préparatif- militaires pour résister à la demande imperalive de la France, au sujet de l\u2019expulsion de Louis Bonaparte.Esraone :\u2014Le Cabinet espagnol est enfin tombé pièce À pièce.par suite de la défaite d'Oras et de la difficulté de se proeurer vu nouvel emprunt.Le Due de Frias est arrivé à ia tête du nuuveau cabinet.On pense que Tacou, l\u2019ancien gouverneur de la Iavune, aura le département de la guerre.\u2014 Des nouvelles furent reçues à Londres, le 18, qu'Espartero avait retraité de devant Estalla et que les Carlistes se préparaient à investir Bidbon.EGYFTE :\u2014Des lettres de cette contrée disent que la longue luite eutre le Pacha et les rebelles Druses, en Syrie, à élé Lerminée par ua arraigement ; les Druses se sont souris el ont douné des ôtages.\u2014 ll parait ge Méhémet à enfin consenti à payer les arrérages du tribut au Sultan, et que son indépendance de la Porte n\u2019est pas encore une chose définitivement arrêtée.DEMONSTRATION-ULTKA-Duntam :\u2014 Les hommes qui se trouvent haut placés dans Péchelle sociale devraient avoir constamment auprès d\u2019eux un allaché, dont ln misssion unique serait de leur rappeler quelque sentences de nos tmeilleurs auteurs, appropriées à chaque action qu\u2019il sont près d\u2019accomplir ou de laisser accomplir aux autres.Un semblable officier, aux talons du lord Durham, vaudrait mieux qne tous les plumassiers dont il est entouré ; car depuis que sa Seigneurie a mis le pied en Canada, il aurait pu empêcher une foule d\u2019uctes qui ont furieusement disloqué Ja réputation de capacité du premier radical de la Grande Bretagne.Nous convenons qu\u2019un semblable conseiller eût été entièrement à la charge du lord Durham et qu\u2019il n\u2019eût pas été décent de le placer, sur le lourd état des dépenses d\u2019une mission entièrement graluile ; mais, ce petit inconvénient eut été bien compensé par les écueils qu\u2019il lui eût fuit éviter.S°il edt été trop courtisan pour dire à son noble maître : \u201c Danda est ellebori mulls pars mazima avaris.\u201d Il lui eùt probablement répété mille fois : ** Souvent notre bon sens malgré nous s\u2019évapore Et nous aurions besoin tous d\u2019un peu d\u2019ellébore.\u201d\u201d Cette sentence eût été merveilleusement appliquée à tout ce qui s\u2019est passé duns l\u2019intérieur du Chateau St.Louis, depuis que la nouvelle des procédés du Parlement Impérial y est parvenue.Son Excellence, en se décidant à aller à l\u2019Île d\u2019Anticyre se serait dispensée de retourner à Londres, et n\u2019en eût que mieux fait our le reste de son existence publique.La réflexion fut venue ui démontrer tout le ridicule, pour ne pas dire toute l\u2019indécence de ses accès de colère éclatante, qui pourront, plus tard, être futale, à sa constilution politique.ETIENNE PASQUIER a dit que \u201cles trois bourelles de notre esprit sont l\u2019amour, l\u2019ambition et l\u2019avarice ;\u201d il est affigeant que notre gouverneur général nous ait donné la preuve de la justesse d'observation de ce grand moraliste.Comme représentant de sa souveraine, dans ce pays, nous ne pouvons concevoir co qui peut induire le lord Durham à gouffrir, Sinon a sourire, aux excès que se permettent de prétendus sujets loyaux, contre les premiers conseillers de sa Majesté.C\u2019est bien mal reconnaitre la sollicitude de ces conseillers,dans le choix de l\u2019administrateur de ces importantes colonies ; car si le noble comte fut investi de la confiance de sa souveraine, ce fut sur la recommendation et d\u2019après le consentement des mêmes hommes qu'une populace de gentlemen traine dans In boue et voue aux flammes.En vain viendra-t-on nous soutenir que ces démon- strationa sont l\u2019effet d\u2019un élan spontané, que le chef du gouvernement n\u2019en est pas instruit et ne peut l\u2019ermpêcher, nous répondrons qu\u2019un administrateur vigilant doit être continuellement sur l\u2019alerte et qu'il est responsable de tout le mal qu'il w\u2019empéche point ou qu'il ne tente point d\u2019empêcher.Nous répondrons, que s\u2019il s\u2019était agi de brûler en effigie le lord Durham, la police du lord Durham eut bien su intervenir dans un aussi grave attentat ; mais que lorsqu\u2019il s'agissait seulement de faire rôtir les ennemis du dictateur en exercice, les valets ne devaient pas avoir les yeux plus ouverts ni le nez plus fin que leur maître.C\u2019est un compte de plus que notre gouverneur aura à rendre en Angleterre, et nous aimerions à voir diminuer la masse des reproches qui pourront lui être fuits, parce qu\u2019il en restera toujours assez pour lui susciter des embarras inextricables.Ce qu\u2019il y a de plus affigeant, dans ces scènes qui sentent la vengeance autant que la folie, c\u2019est qu\u2019elles partent toujours de Quebec et qu\u2019elles sont ensuite machinalement imitées par les ultra-loyaux de Montréal ; ce qui porterait A croire que les alentours du noble comte ne sont pas étrangers à ces gentillesses désordonnées.Ainsi: on n commencé à faire bruler les ministres et le lord Brougham, à Québec ; le second tome de cette mascarade s\u2019est répété à Montréal.Adam Thom, qui malgré son prénom ne sera jamais le premier homme du monde, s\u2019il n\u2019en est pus le dernier caméléon, s\u2019est empressé de venir à Montréal, se prétendant à Ja demi-solde, pour pousser les frères et amis à tenir une assemblée, afin d\u2019exprimer au lord Durham le désir de la population bretonne de le voir conserver les rênes de l\u2019admi- nistrution ; d\u2019autres missionnaires, attachés à la religion Durham, ont excité les mêmes manifestations dans le Haut-Cunadn ; on savait bien que tout celà ne devait pas changer la détermination de l\u2019irrascible potentat par représentation, mais on voulait qu\u2019il revint dans ia métropole armé d\u2019une espèce d\u2019assentiment public, qui lui serve de cuirasse contre les attoques de ses adversaires.Il y a dans tous ces faits un défaut de calcul, une précipitation qui dépouille celui qui en est l\u2019objet et le sujet de tout le prestige de capacités qu'on s\u2019était complu à lui attribuer ; ce n\u2019est pas ainsi que les grands maîtres en diplomatie ont conduit leur nu- vire pour lui faire surmonter les écueils sans nombre opposés à leur marche ; il faut en être encore à l\u2019A.B.C.politique pour s\u2019inaginer arrivor sous de semblables auspices.Tout ce que nous venons de détailler se rattache encore plus particulièrement à la démarche qui fut faite par les ultra.Durham pour présenter l'adresse d\u2019une fraction de la population.La faction avait déployé toute sa splendeur pour faire croire à l\u2019unanimité de son admiration ; elle avait appelé le banc et l\u2019arrière banc de ses sectaires pour grossir un cortège qu'il fallait rendre nombreux à tout prix.Pas un canadien ne s\u2019y trouvait; mais, dans le siècle où nous vivons et sous l\u2019heureuse égide d\u2019un radicalisme ultra-tory à la Durham, doit-on s\u2019embarasser des masses qu\u2019on désire asservir sinon anéantir?ces sgnoranis canadiens, selon l\u2019éxpression classique de Mr.Buller, doivent-ila compter pour quelque chose dans un Palais Vice-Royal où l\u2019aristocratie d\u2019hier ne reconnait d'autre démocratie que celle qui vise au despotisme ?Les placards posés en différentes parties de la ville sont une preuve de l'esprit qui présidait à cette honorable députation.Nous allons donner une idée de l\u2019amertume et du fanatisme qui régnait dans ces écrits, en traduisant celui fourui comme modele par le Mercury, journal sémi-officiel, qui, comme de raison, applaudit à des faits qu\u2019il censurerait s'ils étaient l\u2019œuvre d'une autre section des citoyens du pays.DIEU ET MON DROIT ?Le Hêche et mal intentionné Brougham est résolu à ce que ces provinces, la patrie de dixaines de milliers de Bretons et d\u2019Irlandais et de leurs descendants, ue s0ient point tranquillieées, s\u2019il peut l\u2019empêcher.Le eomte de Durham,qui vint parmi nous pour faire sortir l\u2019ordre du chaos, et qui aurait réussi dans l\u2019objet de sa haute et importante mission, est forcé de nous quitter, et pourquoi ?Parce que la force morale de son gouvernement « élé détruite par notre ar- chi-ennemi et ses confédérés 5 Que fait à Brougham, pourvu qu\u2019il sc gorge de vengeance sur son grand adversaire politique, de nous substituer l\u2019anarehée, la guerre civile et l\u2019eBlusion de sang Ÿ quels soins prend-il pour ses braves et malheureux compatriotes ?Le comte de Durham part en Angleterre pour défendre sa conduite d\u2019une injuste et fiche aggression.La population Britannique et Irlandaise,cunfiante dans ta justice de sa cause, a tous à espérer de ses talens, de son intégrité et de sa fermeté, lorsqu'if aura rencontré ses ennemis sous les murailles du Parlement, Nous nous assemblons aujourd'hui, mardi, 9 octobre à 4 heures à la Bourse des Marchands, pour présenter notre adresse à nutre noble Gouverneur.Qu'aucun ne VE NOTRE SAKG ne soif absent EN AVANT A NOTRE POSTE d celle heure, ER AYANT! EN AVART!! Eh, c'est cette poprilace de gentlemen.qui secoue et remue les passions d\u2019un autre genre de populuce que le lord Durham n accueilli avec des paroles flatteuses, «quil a semblé enhardir au désordre par des explications propres à exciter, peut-être d\u2019avantage, une frénésie désorganisatrice?Nous hésiterions à le croire si le Mercury ne contenait le récit sérieux de ces préliminaires, qu\u2019on veot faire passer pour des démonstrations d\u2019attachement flatteusea, et ne pabliant l\u2019adresse et la réplique de son Excellence.Les insensés qui s\u2019expriment ainsi dana leurs placards, s'imaginent certainement s\u2019adresser ¥ des ignoran/s,quoiqu\u2019ds n\u2019entendent point être compris par les Canadiens, et ils viennent représenter lelord Brougham comme opposant politique du lord Durham tandis qu\u2019il fut toujours son partisan, et qu\u2019il ne s\u2019est prononcé contre lui que dans cette dernière circonstance.Mais, Jorsque le lord Durham, dans co nouveau monde venait de déserter aussi ouvertement ses promesses solennelles, de ne reconnaître nueun parti, en avounnt \u201c qu\u2019il avait soumis son premier acle au parti britannique,\u201d n\u2019y avait-il pas consistance au lord Brougham de se prononces contre son noble ami 7 L\u2019ex-chancelier ne devait-il pas dire : ** mon émule, dans le radicafisme, vient de passer dans le camps tory, je trahirais les radicaux en ne le combattant pas de toutes les forces de mon influence ?\u201d En y réfléchissant micex, le lord Durham pourra se convaincre que le crime du lord Brougham n\u2019est pas aussi énorme qu\u2019on le pense, et qu\u2019il fut, dans sa conduite nu gouvernement du Bas-Canada, la première cause, le premier artisan de sa propre chute dans In chambre des lords.Les ultra-tories se taisent sur les lords Lyndhurst, Ellenborough, ct surtout sur le lord Wellington, qui partagèrent, avec lord Brougham, la gloire d\u2019avoir enfoncé un aussi redoutable adversaire que le lord Durhzm ; ces hauts tories n\u2019ont pas voulu abandonner un principe d\u2019opposition contre le ministère au' désir d'accueillir dans leurs rangs un adversaire qui venait s\u2019y présenter avec tant de confiance et avec Je sacrifice de là race canadienne, comme garantie de sa sincérité ; nous devons les louanger de cette action, car ils nous ont proové que les teries de la Grande-Bretagne ont plus consistance que leurs tmanequins ici n\u2019en auront jamais.Si le lord Durham s\u2019était rappelé les paroles qu\u2019il prononça dans la chambre des lords, en expliquant lu politique qu'il entendait suivre dans les Canadas, il dédaignerait aujourd\u2019hui les applaudissemens qu\u2019il reçoit d\u2019un parti, au moment où il vient de déclarer explicitement qu\u2019il s\u2019est rendu l\u2019esclave de ce parti; il penserait que cette faction l\u2019abreuva d\u2019injures dans les commen- cemens de son administration, et que son admiration actuelle n\u2019est pas plus sincère que désintéressée.Que sont ces ovations partielles pour un homme qui devait emporter l\u2019amour général ?que veulent dire ces acclamations, poussées par quelques inilliers d'individus, quand des centaines de milliers se taisent et protestent, par un silence énergique, contre des adulations courtisan- nières, qui ne seront jamais celles de la multitude ?Le lord Durham n\u2019a-t-il de fermeté que contre ceux qui le contrarient personnellement ?N°a-t-il d\u2019attachement que pour ceux qui l\u2019adulent ou dont il redoute l\u2019influence ?Cruit-il que cette poignée d'hommes, qui le cajolent aujourd\u2019hui parce qu\u2019il leur a promis un triomphe complet, auront assez d\u2019empire dans la métropole pour augmenter le nombre de ses partisans où diminuer celui de ses opposans et.par là conjurer l\u2019orage dont il est menacé ?L'avenir saura le déttomper bien déplorablement, et il s'apper- cevra trop tard que ses vrais amis ne furent pas toujours ceux dont il s\u2019entoura.Nous avons acquis le droit d\u2019être sévère vis-à-vis du lord Durham, parce que nous (âmes, peut-être, trop indulgens envers lui, dès le commencement de son administration.Nous n\u2019avons pas voulu lui faire une opposition inutile, parce qu\u2019on nous eût cru prévenus, parce qu\u2019on nous eût accusés de juger l\u2019homme avant ses œuvres.Nous aimions à penser que le règne du dictateur serait celui de la justice, de la répression de toutes les factions ; ultra-patriotes, ultra-loyaux, devnient être mis sur le même pied, car si les uns s\u2019étaient lnissés entrainer à la révolte, les autres les y uvaient poussées par leurs prétentions despotiques ; si les uns conservaient encore les gerines de mécontente- mens, les autres réchauffaient la sémence de la tyrannie ; tous devaient être comprimés, tous devaient être tenus en respect.tous devaient rester dans de justes bornes, et nous nous sommes trompés, ou que le lord Durham s\u2019est égaré lui-même dans sa vuürie carrière administrative qu\u2019il vient de parcourrir : nous avions espéré que le grand réformateur préluderait par la pack fication des Canadus,à des destinées beaucoup plus élevées, qui donnerait la mesure du bien qu\u2019il serait capable de promouvoit a la tête des affaires de la Grande-Bretagne, et Pessai qui vient d\u2019avoir lieu, est de nature a nous donner la certitude que Jamais on ne voudra confier les rennes de l\u2019état en des mains qui seraien sous l\u2019impulsion d\u2019une imagination assez susceptible pour tou renverser alors qu\u2019un obstacle se présenterait.TRIBULATIONS D'UN JOURNALISTE :\u2014Personne ne se doute des peines que donne la profession d\u2019éditeur, surtout dans ue pays où, comme celui-ci, celui qui tient le fautevil éditoria = obligé de parler de toutes sortes de choses, même de celles a ce lesquelles il est peu familier; mais le pu grand embarras it réside pas souvent dans la composition de la matière qui remp le papier, il s\u2019élève presque toujours dans la manière de se P curer le papier, de payer les imprimeurs, et d'entretenir le até riel.Le lecteur se miontre ordinairement indifférent a toutes c\u20ac>. =\" LE POPULAIRE.détails, et la plupart du temps il est encore plus insousciant sur l'exactitude du paiement.Voici un article que nous puisons dans un journal américain, et que nous recommandons à nos lecteurs de inéditer, car c\u2019est l\u2019histoire de tous les éditeurs : * Nous arrétons la presse pour informer nus lecteurs, que nous n\u2019avons plus de papier, et que notre encre est toute usée.Si nos souscripteurs délinquents ont quelques entrailles de compassions, Îls solderont immédiatement ce qu\u2019ils nous doivent, afin de nous mettre à même de continuer nos afluires.S\u2019ils ne le font pas, c\u2019est la dernière feuille que nous sommes capables de leur envoyer, car nous sommes fatigués d\u2019écrire pour rien, et sans nous y retrouver.Nota bene : Le fubricant de papier ne veut pas nous confier une autre rame, à moins que nous ne payons l\u2019ar- tièré.Second nola bene : ce journal sera publiée pour chacun, aujourd'hui, et jusqu\u2018à avis ultérienr.Troisième nota bene : Le shérif nous attend dans la chambre voisine, en sorte que nous n\u2019avons pas le temps d'être pathetiques.Le major Muben dit que nous avons manqué de payer, et que nous devons le suivre.Oh! souscripteurs délitiquants, générations de vipèrez, pensez à nous, qui sommes obligés de marcher au pas précipité pour aller nous faire incarcérer duns la prison du comté, et le tout pour n'avoir pas payé à nos apprentis ce qui leur est dû.Dieu peut vous pardonner ; mais nous ne vous pardonneront jamais.\u201d \" ENCORE UN CONTE :\u2014Cette fois-ci ce n\u2019est pas peu de choses, et le Herald\u201d malgré toute sou assurance en auru le frisson de la peur, car il est impossibl que son ultra-loyauté puisse valocre la multitude dont on nous menace ; nou nous attendons donc à l\u2019entendre s\u2019écrier,comme à un autre Waterlon,où il n\u2019eut jamais l\u2019honneur de se trouver : \u2018 les ultras meurent, mais ne se rendent pas.\u201d Le Courier de veudredi dernier, qui est d\u2019un libéralisme, auprès duquel son ancien antagoniste, le Herald, n\u2019est que de la St.Jean, le Courier nous annonce, du plus grand serieux du monde, qu\u2019il a vu un extrait de lettre qui venait d\u2019être reçue de New-York, avertissant les loyaux du Canada, (nous ne disons pas les loyaux Canadiens) d\u2019être sur l\u2019éveille l'hiver prochain, car une force de 160,000 hommes se préparait à envahir tes Canudas.L'attuque commencerait par le Maine et serait soutenue tout le long de la frontière : une somme de 15,000 dollars avait déja été recueillie à cet effet, ce qui formait environ 12 sous par homme.Malgré tout ce que nous savons des projets entretenus par quelques insensés pour essayer une nouvelle tentative aussi fatale qu\u2019inutile, nous devons rire à l'énumération des forces que la peur Ou l'envie de faire peur, ct peut être tous deux ensemble, mettent en avant.Nous serions curieux de savoir où les sympathistes des Etate-Unis pourraient trouver une armée aussi respectable, lorsque le gouvernement lui même peut à peine rencontrer assez d'hommes de bonne volonté pour completter l\u2019augmentation ordonnée dans ses forces de terre ?Les braves qui se proposent d'envahir le Canada, seraient sans doute tout aussi dévoués pour aller terminer la guerre de Ja Floride, où ils peuvent espérer une bonne paye, et s'ils se trouvait 160,000 gaillurds, capables de tenir un (usil chez nos voisins, ils se destineraient probablement à la gloire de leur pays bien plutôt qu\u2019au Don Quichotisme.en faveur d\u2019une poignée d'individus qui peuvent maintenant rentrer tout à leur aise dans leur loyers et y vivre en paix, s'ils ne s\u2019amusent point à troubler In prixdes autres.Il serait assez curieux de savoir où ces hommes ce rassemblent, car ilsne sont point certainement de l'essence des êtres invisibles, ct il faut bien qu\u2019ils se rencontrent quelque part ?160,000 hommes ne se cachent point dansle trou d\u2019une souris ; et l\u2019on ne met pas sur pied une semblable bande sans pourvoir à tous res besoirs, sons s\u2019occuper.de son organisation, sans la mettre en ligne pour la faire manœuvrer provisoirement.Est il probable que les Etats-Unis, maintenant si dévoués pour le gouvernement britannique, maintenant si désnbusés sur la situation des Canadas et surtout sur les hommes qui furent les moteurs maladroits de nos derniers troubles, laissassent se réunir des forces aussi considérables, sans s\u2019en inquiéter, sans prendre des mesures pour cn connaître les projets 7 Tifaut s\u2019avouer que ceux qui écrivent des lettres dans le sens de celle dont nous venons de faire mention, ensemble ceux qui en colportent le contenu, sont les plus grands niais que la terre puisse supporter, puisqu\u2019ils se montrent dispo- aés à l\u2019adoption de semblables absurditée.rt LES RICOCHETS.\u2014Il (ut un temps où les papiers raisonables étaient obligés de contredire à chaque instant le nombre des individus que les journaux révolutionnaires prétendaient avoir assistés à chaque assemblée agitative.\u2014 Les choses sont retournées, et ce sont les assemblées manifestatives, en faveur de la présente administration, qu'il s\u2019agit de reduire à leur valeur intrinsèque.Des renseignements sur lesquels nous pouvons compter, nous affirment qu\u2019il y aurait un zéro à diminuer dans le nombre des personnes qui se présentérent devant le Gouverneur en chef pour lui offrir l'adresse des amateurs d\u2019Autodafé.1 est vrai aussi de dire que la soi disant réunion Drolet, au faubourg St.Roch, n\u2019était qu\u2019une farce dans laquelle le Jupiter Canadien remplit tous les rôles, faute d'acteurs en goût de le seconder.Mr.Louis PERRAULT, l\u2019un des réfugiés aux Etats-Unis est arrivé hier ; on attend, sous quelques jours, MM.Ep.E RoDIER et GEORGE CARTIER.1 est probable que beaucoup d\u2019autres vont également revoir leur patric.Sin GEonGE Antuun.\u2014Le Lieutenant Gouverneur du Haut-Cansda est revenu de as visite d\u2019adieu au noble lord Durham ; il a passé par cette ville vendredi dernier et est reparti de suite pour le siège de son gouvernement.AnTILLERIE.\u2014Le bruit court que des ordres ont été donnés pour reformer le corps de l'artillerie volontaire de Québec.On dit aussi que les corps volontaires de l\u2019année passée vont être remis en activité.L'INCONSTANT :-Son Excellence visita l'Inconstant, qui doit la transporter en Angleterre.Le nom de ce bâtiment à une curieuse coincidence avec les motifs du retour du noble Lord.EMANCIPATION DES ESCLAVES ;:\u2014Cette grande mesure, réclamée par l'humanité et avocussée par tous les philantropes, deviendra la solution d\u2019une question importante pour les colonies anglaises, qui servira sans doute de leçon à tous les autres gouvernemens.Ou a toujours prétendu que l\u2019émancipation des noirs serait la perte des colonies, et nous ne serions pas trop éloignés de partager ce sentiment, quoique nous rendions hommage au Parlement Impérial pour avoir décidé cette mesure humaine, quelqu\u2019en puisse être l'issue.Les dernières nouvelles de Ia Jamaïque sont d\u2019une nature sérieuse.Pas un tiers des apprentis libérés n\u2019est relourné à ses Lravaux ; ceux qui ont consenti à travailler reçoivent I chelin 8 d.par jour, avec tous les avantages et privilèges dont ils jouissaient durant l\u2019apprentissage.Quelques hommes demandent 10 chelins par jour pour leurs travaux ; ce taux équivaut & une cessation totale de toutes les plantations, car aucune d'elle ne peut payer une somme aussi énorme, et il est des terres qui ne pourraient rapporter que 10 d.par jour à leurs propriétaires.Les femmes sont les principales causes de ces demandes exagérées, car elles tournent en ridicule tous ceux qui s'occupent à des gages raisonnables.Les nègres subsistent actuellement sur les terres dont ils ont Ja jouissance pendant trois mois ; mais cet étatde choses ne peut durer, et il est probable que la Jamaïque sera réduite à la misère, si un remêde n\u2019est apporté à sa situation actuelle.Conszir Sekcrat COLBORNE :\u2014Nos les lecteurs doivent se souvenir que, dans un article à ce sujet, dans notre numéro du 8 courant, nous exprimimes notre surprise de voir que nonobstant l\u2019adoption tacite d\u2019une motion faite à l\u2019effet de publier les procédés dans les deux langues, le journal du conseil spécial n\u2019avait été imprimé qu\u2019en Anglais.Nous sommes charmés d'apprendre que nos observations ont donné lieu à une espèce de justification qui se trouve consignée semi officiellement dans la Gazetle de Québec, du (1 courant, en ces termes : Relativement à un article qui a paru dans le Canadien d'hier au soir, comme un extrait du Populaire sous le titre ** Du Conseil Special Colborne.\u201d Nous sommes autorisés à dire que le journal de ce conseil est presque tout imprimé en langue française, el sera bientôt distribué aux personnes y ayant droit.La version française n\u20193 pu Ôtre imprimée en môme temps que l'anglais, en conséquence de qu\u2019ila été fait plusicurs ametdemens aux ordonnances, qui ne pouvaient être traduits en français jusqu\u2019à ce que les ordonsan- ces clles-mêmes l'eussent été.\u201d Cette excuse nous semble bien puérile, car y il à plus de trois mois que les ordonnances ont élé (raduites en français, et publiées dans la Gazette par Autorité, ce qui n\u2019aurail duuc pas dù empêcher la version française de paraitre en regard de lu version anglaise.Au surplus, nous ne nous amuserons point a chicaner sur les mots ; le jirincipal pour nous est que la langue française soit reconnue officiellement, en concurrence avec la langue anglaise ; car nous désirons que nos habitaus te suient pas dépuuillés de leur langue materuelle, comme un farceur d\u2019administrateur a tenté de le fuire à Ste.Lucive REruoies.\u2014Plusieurs journaux loyaux se déchainent ce matin sur Ja rentrée dans le pays, des relugiés ; il nous semble qu\u2019ils ne font pas plus preuve de loyanté que de bonne volonté envers le gouvernement.Qu'ils relisent la dernière prucla:nation de son excellence le Comte de Dunnam, et ils sc persuaderont que les re(ugiés reviennent sur Une perole tellement puissante qu\u2019il n\u2019est a donné à personne d'agir eu opposition.Reronse.\u2014Le Herald de ce matin nous fait l'honneur de dire que ie Populaire \u2018 n\u2019est qu\u2019à moitie rebelle.\u201d Nous scrions charmés qu\u2019il ne fut lui- même qu\u2019à moitié ultra tory, car ngus pourrions espérer qu\u2019il n\u2019exciterait pas nos habitans, plus que nous ne le fesons, à une révolte désespérée.CA1ssE PUBLIQUE.\u2014La Gazelle de Québec dit que tous les officiers publics seront payés jusqu\u2019à la fin d'octobre, avant le départ du lord Durham, et qu'il restera encore une forte somme dans la cuisse du Receveur Général.\u2014 Ceci parlera toujours cn faveur de l\u2019administration du noble Comte, LE COMTE DE SUrviLLERS.\u2014Les affuires locales nous ont empêché jusqu\u2019ici de mentionner l\u2019arrivée à New-York de l\u2019ex- roi de Nuples, pnis ensuite d'Espagne et des Indes, JosEri NAPOLKON, accuellement citoyen des Etals- Unis, qui après un séjour de plusieurs années en Europe, revient en Amérique.MANGEUR DE TOUT BIEN.\u2014Le Comte de Lamberg, dans sa correspondance parluit d\u2019un grand seigneur qui enrageuit de ne pouvoir manger que son bien.John Bull, (nous n\u2019entendons pas parler du bateau à vapeur ve ce nom,) cuntiait un grand seigneur qui ne sera jamais affecté d\u2019une semblable hydrophobie.ADRES5E DE ToRONTO.\u2014Voici l\u2019adresse présentée à son Excellence le lord Durham, par les habitane de Toronto, en conséquence des derniers pro- cèdés du Parleinent Impérial.A son Excellence le très honorable Jeun George, Comte de Durham, etc.Nous fidèles et luyaux sujets de sa Majesté, habitans de la ville de Toronto, approchons respeotueusement voire Excellence nvec «es assurances renuu- vellées de dévotion et d\u2019attacheineut à sa ruyale personne et à son gouvernement.Nous conservons un souvenir vif et recontaissant de la visite de votre Excellence par les habitans de cette ville el des environs, el de 1a replique courtoise et satisfaisante de votre Excellence aux adresses de félicitations qui lui furent alors présentées, et nous demandons maintenant à réitérer nos expressions de confiance, contenues dans ces adresses à l'administration de votre Excellence, ainsi que celle de la satisfaction de votre nomination au gouvernement de l\u2019Amérique Septentrionale Britannique.À cette crise tu-portante, toute circonstance publique teudante à détruire la confiance dans l\u2019habileté et la puissance du gouvernement, hie peut manquer de produire les résultats les plus désastreux, d'encourager les factions, et de paralyser l\u2019industrie ainsi que les entreprises du pays.Mais, par ces sentimens, nous regarderons touts circonstance qui pouce avoir effet d'induire votre Excellence à se retirer du gouvernement de l\u2019Amérique Septentrionsie Britannique, comme une grande calamité publique.Les difficultés particulières, et sans précèdent, dans lesquelles les affaires de l\u2019Amérique Septentrionale Britannique étaient enveloppézs lorsque votre kx- cellence assuina fe gouvernement, doivent avoir assuré pour les actes de voire administration, la plus libérale construction, et devraient avoir ubtenu le soutien cordial et ferme de tous ceux qui sont intéressés a la paix et à la prospérité de ces colonies et à l\u2019intégrité de l\u2019empire Britannique, et nous avons ap- ris, en conséquence, avec intérêt, aussi bien qu\u2019avec de justes appréhensions, a position que certains nobles lords, dans la chambre des Pairs Britanniques, ont pensé qu\u2019il était convenable de prendre, par rapport à l\u2019administration de votre Excellence.Profondément et immédiatement intéressés dans ces mesures, qu\u2019il est l\u2019objet de votre Excellence de murir, nous nous trouvons impérieusement appelés, dans celte conjoncture, à exprimer publiquement notre confiance dans votre Excellence, et pour vous donner de nouveau les assurances d\u2019un soutien actif et cordiale dans toutes les mesures qu'il vous paraitra convenable d'adopter, ayant par objet l\u2019avantage de toutes les classes de la société, et cette expression de notre foi, dans la sagesse et l\u2019intégrité de l\u2019administration de votre Excellence, s\u2019éleve de la conviction que les mesures de votre Excellence serunt dirigées au maintien des droits justes et eoustitutionnels des loyaux sujets de sa Majesté, dans les deux provinces, et nous avons confiance que votre Excellence, si elle n'eut pas été deconragée par l'opposition ou la mauvaise conception, de la part de ceux qui ne connaissent point les vrais intérêts du pays, aurait procédé à l\u2019accomplissement des grands objets de sa mission ; ls Lranquilisation de l\u2019Amérique Septentrionale Britannique et l\u2019avancement de sa prospérité général.COMITE\u2019 MEDICAL DU HauT-CANADA :\u2014Les membres nommés par Sir George Arthur, lieutenant gouverneur, pour former le comité sous l\u2019acle provincial 59 George IN, chap.13, sont : Christophe Widner, membre du collége royal des chirurgiens de Londres, et chirurgien d\u2019état major à demi paye des forces de Sa Majesté.William Warren Baldwin, docteur en médecine de la faculté d\u2019Edinbourg.Robert C.Home.membre du collège royal des chirurgiens de Londres, et ex-assistant chirurgien du régiment des Glengarry Fencible infanterie légère.moines Sampson, ancien assistant chirurgien, à demi poyc des forces de Sa sjesté.Peter Diehl, membre du collège royal des chirurgiens de Londres.John King, docteur en médecine de l\u2019Université d\u2019Edinburg.J George Nerville Ridicy, membre de collège royal des chirurgiens de Lonres.: Samuel John Stradford, dito.Lucius O\u2019Brien, dito.: Rohert Hornby, docteur en médecine de l\u2019Université d\u2019Edinbourg.William Durie, assistant inspecteur du département médical de l\u2019artillerie, à demi payc.Joseph Hamilton, docteur en médecine, de la faculté d\u2019Edinbourg.Walter Telfer, chirurgien du collège royal des chirurgiens d\u2019Edinbourg.Jamos Hamilton, docteur en médecine, de l\u2019Université d\u2019Edinbourg.William G.Groynn, Bachelier en médecine, du collège de la Trinité à Dublin.Et Robert Douglas Hamilton, ancien chirurgien de la marine royale.ACTES OFFICIELS.Province DU M BAs-CANADA.DURHAM.Attendu que par le cent douzième chapitre du Statut du Parlement du Royaume Uni de ln Grande Bretagne et d'Irlande, intitulé, \u2018 Acte pour indemniser ceux qui ont rendu ou mis à exécution certaines parties d\u2019une certaine Ordonnance faite soux couleur d\u2019un Acte passé dans la présente session du Parlement, intitulé, Acte pour faire des dispositions temporatres pour le gouvernement du Bas- Canada,\u201d pussé dans les première et deuxième années du règne de notre Souveraine Dame la Reine Victoria, il est entr\u2019autres choses statué que le dit Acte sera proclatné dans la dite Provinec du Bas-Canada, par le gourertieur où la persoune autorisée à exécuter la commission de Gouverneur de la dite Province, aussitôt qu\u2019il en aura reçu copie d\u2019un des principaux Secrétaires d'Etat de sa Majesté ; Et attendu que je, le dit JEAN GzonGE GOMTE DE DURHAM, étant Gouverneur de la dite Province du Bas-Canada, ai reçu copie du dit Acte d\u2019un des principaux Secrétaires d'Etat de sn Majesté.A ces causes, sachez que, par la présente Proclamation, je, le dit Jean GronGE, COMTE DE DURHAM, en vertu des pouvoirs et autorité en moi reposés par sa Majesté, et du dit Acte du dit Parlement, étant Gouverneur comme susdit, proclame le dit Acte du dit Parlement du Royaume Uni de hh Grande Bretagne et d'Irlande, intitulé, \u2018\u201c Acte pour indemniser ceux qui ont rendu ou mis À exécution certainea parties d'une certaine Ordonnance faite sous couleur d'un Acte passé dans la présente session du Parlement, intitulu, Acte pour fuire des dispositions lemporaires pour le gouvernement du Dus- Canada :\u201d de sorte que le dit Acte peut cummencer ct commencera d\u2019avoir effet dans la dite Province, à compter du jour de ln date des présentes.Donné sous mon seing et le sceau de mes armes, au Château de St.Louis, en la Cité de Québec, dans la dite Province du Das Canada, le huitième jour d'Octobre, dans l\u2019année de Notre-Seigneur mil huit cent trente huit, et du Règne de Sa Majesté lu deuxième.D.DALY, Secrétaire de la Prorince ANNO PRIMO ET SECUNDO VICTORIÆ REGIN Æ vo CAP.CXII, \u201c Acte pour indemniser ceux qui ont rendu ou mis À éxéculion cortaines parties d\u2019une certaine Ordonnance fuite sous couleur d\u2019un Acte passé dans ks présente session du l\u2019ariement, intitulé, \u2018\u201c Acte pour faire des dispositions temporaires pour le Gouvernement du Bas-Canada.*\u201d [Ge.Août, 1839.] Attendu qu\u2019il a été passé, dans la présente session, un Acte intitulés \u2018 Acte pour faire des dispositions temporaires pour le Gouvernement du Bas-Oanada 3\u201d Et attendu qu\u2019il a été fait et publié par le Gouverneur de la dite Province, de l\u2019avis et consentement du Conseil Spécial, une certaine loi ou ordonnance, en date du vingt-huitième jour de Juin dernier, intitulée : *\u201c Ordonnance qui pourvoit à lu sûreté de lu Province du Bas-Canada.\u201d laquelle Ordonnance ne peut être justifiée par la loi, muis avait pour objet la sûreté de la dite Province à un tel point qu\u2019il est expédient que toutes les personnes qui ont conseillé icelle ou agi en vertu ou en exécution d'icelle, en autant qu\u2019elle a rapport à l\u2019envoi à la Bermude de certaines personnes qui sont déclarées ca icelle avoir l'ait certaines confessions, et à la sujett on de telles persomies à des restrictions soient indemnisées parJe Parlement en la manière et jusqu\u2019à l\u2019étendue qu\u2019il y est pourvu ci-après: Qu\u2019il soit statué par sa Très-Excellente Majesté la Reine, par ot de l\u2019avis et consentement des seigneurs spirituels et temporels, et des communes, en co présent parlement assemblées, et par l\u2019au- twwrité d'iceux, que toutes actions personnelles, accusations, informations, et toutes poursuites ct procédures quelconques, qui ont cu où qui auront lieu dans aucune cour ou devant aucun tribunal, en aucune partic des possessions de sa Majesté, contre aucune persanne ou personnes, pour ou à raison, d\u2019aucun acte ou chose conseillé, commandé ou fait à l'égard de co que dessus, avant la proclamation de cet auto en la dite province du Bas-Cenada et dans les Îles de lu Bermude respectivement, où ailleurs, ainsi qu'il y est pourru ci-après, suient, sont el scront nulles et de nu! effet, en vertu de cet acte ; et que si aucune action ou poursuite a lieu contre aucune personne ou personnes pour aucun acte ou chose ainsi conseillé, commandé ou (uit, ln dite ou les dites per- sounes pourront plaider issue générale et donner cet acte et la matière spéciale en preuve ; et si le demandeur on les demundeurs en aucune action où poursuite qui aura ainsi lieu, excepté en cette partie de la Grande-Bretagne appelée l'Écosre, après le premier jour d'Octobre prochain, est où sont déboutés ou cessent de'poursuivre où Inissent périmer l\u2019action ou poursuite, ou s\u2019il est rendu un verdict contre tel demandeur ou demandeurs, le défendeur recouvrera ou les défendeurs recouvreront le double de ses ou de leurs dépens, pour quoi it aura ou ils auront même recours que dans les cas où les dépens sont par la lui accordés aux défendeurs ; et si aucune action où poursuite, comme susdit, à lieu après le prersier jour d\u2019Octobre prochain dans cette partie da la Grande-Bretagne appelée l\u2019Ecosre, la cour, devant laquelle aura lieu telle ne- tion ou poursuite, alloucra au défendeur lo bénéfice de la décharge et indemnité à laquelle il est ici pourvu, ot lui alloucra de plus le double de ses dépens dans tous les cas tels que susdit.Et qu'if suit statué que cet acte sera proclamé dans la dite province du Bas- Canada ct dans les dites Wes de la Bermude par le Gouverneur, ou par la personne uutorisée à exercer ha commission du Gouverneur de la dite province ct des dites Iles respectivement, aussilôt qu\u2019il aura reçu copio d'icelui d\u2019un des principaux secrétaires d\u2019état de sa Majesté.HyDrorsHoniE.\u2014Une jolie petite fille de 7 ans, enfant de Mr.Jamieson, rue Campcau, décèda jeudi dernier dars la soiréé, des suites de cette cruelle maladie.Il y nvait 28 jours qu\u2019elle avait été mordue pur un chien qu\u2019on supposait être enragé.Les blessures, dans le temps, avaient été pansées par le Dr.M\u2018Culloch, et elle avait été soignée subséquemment par le soldat Hughes,\u2019 des Royaux.Elle buvait bien et aucon symptôme extérieur ne se montra avant lu soirée du 9 courant.Les Docteurs Arnoldi, père et fils, furent appelés, mais l\u2019un et l\u2019autre ne furent pus convaineus qu\u2019il y eut synptômes d\u2019Hydrophobie, tandisque que le soldut Hughes, qui avait positivement affirmé le cas être celui de lu rage, (ut cependant ébranlé par l\u2019autorité des deux médecins.Cette indécision ne fut pas suns doute fatale à l\u2019infortuné, qui était arrivée à la dernière période peut-être du mal; mais donna litu de regretter que le remède du soldat Hughes n\u2019ait pu être appliqué à temps.Le premier signe non équivoque qu\u2019elle donna de lu maladie fut le jeudi à 4 heures du malin $ elle eut encore le courage de boire, en se forçant, une gorgée de vin dans la journée, mais elle inourut à cinq heures do l\u2019après-midi.Le docteur F.C.T.Arnoldi déclara que, comine le soldat Hughes n\u2019a pas eu l\u2019opportunité d\u2019administrer son remède à temps, on ne peut raisonablement juger de son efficacité.Fausse MoNNAIE.\u2014Vendredi matin, selon ce que nous apprend le Herald, un homme nommé Papin, qui tient une boutique de tabac, dans la rue St.Paul, fut arrêté et consigué en prison, accusé d\u2019avoir altéré les billets des Banques de Montréal et de la Cilé, en coupant les numéros 5 et 10 de mauvais billets et en les collant sur des billets d\u2019un dollar.Lorsqu'il fut arrêté, un nombre considérable de ces chiffres prêts à être mis en usage fut trouré aur lui.Noye.\u2014Il y a eu samedi huit jours William Croft, maître d'hote! à bord du British América, s\u2019est noyé par accident.11 était de Kamouraska, ct laisse une veuve ainsi que de nombreux enfants.EFFET DE LA FoUDRE.\u2014Samedi, 6 du courant, un orage à éclaté sur In paroisse de PAssomplion ; le tonnérre et les éclairs étaient fréquents ; la (ou- dre est tombé sur une grange plein de grains et de foins, appartenante à un nommé Alexis Gour, Haut Assomption ; le tout a été la proie des flammes.Statistique religieuse des habitans de la terre de Van-Diémen, au ler Janvier 1838.Église d\u2019Angleterre, .15,228 | Baptistes, .01 Eglise d'Ecosse, .2,352 Indépendans, .553 Eglise de Rome, .1,883 Quackers, .69 Wesleyans, .1,399 Juifs, .+ .134 Total des habitans, .21,649.GuEnisoxs DES VERRUES :\u2014Un habitant du Haut-Canada, écrivit derni- êrement, à ce sujet, les circonstances suivantes au Genesee Farmer : ** Lorsque j'alluis à l'école, j'eus une large verrue sur mon pouce ; mon maître me dit de frotter cette verrue contre mes dents d'en haut, aussitôt que je m\u2019éveillerais te matin, pendant plusieurs jours ; j\u2019exécutai l'ordonnance, et ma verrue dispa- cut entièrement au bout de quinze jours.J'ai maintenant 54 ans, ec je nai vil, dans ina vie, aucune verruc résister à celte recette bien simple.NOUVELLES DIVERSES.\u2014 La plus grande partie de la bibliothèque de Talleyraud, à été acnetée par Mr.White, de la Floride ; les américains commencent à savoir le prix des connaissances utiles.\u2014 Tout le monde condamne le scandale ; mais cependant rien ne circule d\u2019avantage que cette mauvaise monnaie ; Por même ne roule pas autant, et n\u2019est pas recueilli avec plus d\u2019avidité.\u2014 Le Great Weslern i son dernier voyage, de Londres à New-York, a fait une recette de 27,850 dollars, et a apporté 6750 lettres.\u2014 La Gazette Nationale au fait Je calcul des profits des voysgesdu Great Western, qui présente, pour quatre vingt douze jours, les résultats suivants; produits, 78,858 - 50 ; dépenses, 40,578 - 06 ; profits nets, 32,285 dollars 44 cens.C\u2019est une entreprisejaussi,bardie que fructueuse.DECES.A Gedmanchester, Bas Canada, le 6 courant, zprès une courte maladie, Mr.John Gibson, natif de Gallowayshire, Ecosse, ancien marchand de ce lieu, universellement regretté par ses nombreuses connaissances pour l\u2019urbanité de son caractère et Ja pureté de sa conduite.: N.B.Les éditeurs des Etais de l\u2019Ouest sontpriés de donner insertion à cette notice, le décédé ayant un grand nombre do parens et d\u2019smis dans ces différentes eections.serge era - MAL LI Pea te =.+e jy + at ap { H f eee regs re LE POPULAIRE.ANNONCES.8 re w .VIS :\u2014On & besoin à celte imprimerie, d'un APPRENTI qui sache lire le Français.DuTRICT DX NE SESSION GENERALE DE QUARTIER DE LA MONTREAL.PAIX ayant JURISDICTION CRIMINELLE duns et pour le District de Montréal, aura licu au PALAIS DE JUSTICE Gus la : ville de Me ntréal, LUNDI, le YINGT-DEUXIEME tour d\u2019OCTOBRE courant, à DIX heures du matin ; en conséquence, je donne avis publ.c à tous ceux qui out des poursuites à Cuire contre quelques prisonniers enfermés dans la prison commune du districtou autre, qu\u2019ils soient là el slors présents ; et je donne aussi avis u tous Juges de Pais, Corounires et Officiers de la Paix dans et pour le dit District, de se rendre alors avec leurs recors, regt.res, indictements ct autres papiers, afin de faire les diverses choses qu\u2019il leur convient de faire suivant leurs Charges respectives.ROCH DE Sr.OURS, Shérif.194-Bureau du Shérif, 12 Octahre, 1838.M.-75.ASSURANCE DE QUEBEC.E.soussigné ayant été nommé agent de l'ASSURANCE DE QUEBEC BL CONTRE LE FEU, POUR MONTREAL, prend In liporté d\u2019apnon- cer au public qu'il a ouvert son BUREAU, chez MM.R.F.MAITLAND et Cie, rus do I'H pital, ct priv les personnes qui désirent assprer ou dont les polices d\u2019assurance cxpirent de g'udresses comme ci-dessus.J.11.MAITLAND, Agentde I'A.ge Q.C.Ie F.N.B.\u2014Les taux d\u2019Assuragce sont les mêmes à cette compagnie d\u2019asqu- rance, qu'aux autres compagoies dans cette cité.193-Montréal, 10 octobre, 1838.\u20ac PORTEFEUILLE TROUVE.l.a été Trouvé ces jours derniers, sur les bords du Luc S:.Pierre, UN PORTEFEUILLE en Maroquin Noir, contenant des BILLETS DE BANQUE de différentes valeurs.Les personnes qui pourraient l'avoir perdu, pourront le recouvrer en s'adressant à MAXIME PICOTTE, Ecuyer, Rivière du Loup, et en lui donnant les renseignemens nécessaire pour justifier de leur propriété.192-Rivière du Loup, le 9 octobre, 1838.AVIS OFFICIEL.BUREAU DES TERRES DE aa, NE} QuEcec, Je.octobre, 1838.L est & désirer quo toutes Communications Officielles destinées pour ce Département, ayant rappart aux Terres de la Couronne et du Clergé, et aux Bois de Charpente, sgjent adressées \u201c Commissuires des Terres de la Couronne, Québec.\u2019 ipo 6.mj-73 N desire trouver une personne qui veuille se charger de l'AGENCE du FANTASQUE, à MoNTREAL.S\u2019adresser à l\u2019Éditeur du Populaire, Montréal, 5 octobre, 1838.72 6.m-74 6.mj.74 ° À VENDRE.Fe en barre et en paquets, ; Chalnes avec certificuls de leur épreuve au moyen de la machine, fucres el ancres & touer, 3lous et longs clous, Dôchcs ct polles, Poôles patentds du Dr.Nott, ; \u2018 Noir à soulivrs liquide de Warren on pintes, chopines et demi-chopines.Mo en pate do on do do du, Chapeaux de Wilson de Londres, Articles menus de (crronnerie, Canevas, Toile à poche, Toile grise, Huile ds graines de lin, Prunes d' Ente, gros choix et autres, Montréal, 17 avril, 183K.DEBARQUANT DE L\u2019OCEAA-QUEEN.MITATION du droguet du pays.\u2019 I Imitation d\u2019Etoffes du pays.Etoffe pour les Colliers de Chevaux.Chemises tricotées, No.à à 5.Bonnets rouges.Grands Das gris, ATKINSON & Cie.\u2019 mi-2.A vendre chez ATKINSON ET CIE.180-Mratréal, 12 Sapt.1818.mj-62.CHEMINS DIVERS.F.Capitaine B.8.SHILLER se propose d\u2019vatreprendre, durant lu saison de l'Hiver, depuis le Premier Décembre jusqu'au Promier Mai, d\u2019abattre los Cahots, enlever los Glaces, applunir les Chemins, et éclaircir les Trottoirs ; le tout nu prix de Douze Sous le pied, payables savoir : moitie au ler.Décembre ot l\u2019autre moitie au ler.Mars.Il capère que ses amis voudront bien lei continuer l\u2019encouragoment dont ils l'ont toujours (avorisé depuis dix-sept ans qu\u2019il exerce.\u2019 187-Montréal, 5 octobre, 1838.mj-72 AVIS.TTENDU que j'ai quelques raisons de me refuser À PAYER les DETTES .qui pourraient être contractées pur PRECILLE CHARPENTIER, ma lemme, je (ais savoir, par ces présentes, que je ne puyerai aucuno dette contrac- 1de par elle, que je ne repondrai de rien de ce qu\u2019elle pourrn emprunter À qui wc Ce soit 5 el que personne no doit rien recevoir d'elle des effets qui m\u2019appar- tieñnent, ni lui payer ce qui m'est dû.BAPTISTE BRIEN DESROCHERS FiLs.177-St Henry de Maschiche, du Grand Côteau, le 10 sept.1838.12 mj-62.BANQUE LU PEUPLE.ES ACTIONNAIRES DE LA BANQUE en Commandite, de VIGER DEWITT & C1K, soot prérenus qu\u2019un DIVIDENDE semis-annuel de de \u2018Trois par cent sur le capital souscrit et payé,a été déclaré et sera payable, a Bureau de la dite Banque, le PREMIER jour de SEPTEMBRE prochain, Co ' Par ordre des Gérants, BH.LEMOINE, CAISSIER.151-Montréal, Rue Si.François Xavier, ?14 Août, 1838.: y - CUIRS A SEMELLES.CUIRS A EMPEIGNKS ET PEAUX DE VEAUX.LE SOUSSYGNE a un bon assortiment des articles ci-dessus À vendre avec un court crédit.J.D.BERNARD.S8&\u2014Montréal, 16 juin, 1838.DISSOLUTION DE SOCIETE, À Société qui a ci-devant existée entre les soussignés, sous le nom et rai- L son de LAROQUE, BERNARD & Cie, est dissoute ce jour, de consente- »e mj.-50 AGENT.mn.j.-26.ment mutuel.Les affaires de cette société seront liquidées par l\u2019un ou l\u2019autre des sousei- gnés, au Bureau accoutuimné de la dite raison, sur la ruc des Commissuires, vis.ii-vis les quais de débarquement du Steamboat.Signé, { FRS- ANT.LAROQUE, 1306) 2J.D.BERNARD.Montréal.1 Mai 1838.mj-10.AMERICAIN HOTEL.A BUFFALO.E SOUSSIGNE a l'honneur d\u2019avertir lo public voyageur qu\u2019il vient de L prendre l\u2019Américain Hotel, dans la Grande Rue (Afcin-Sireet) de la ville de Buffalo, et qu\u2019il est prôt à recevoir toutes les personnes qui l\u2019honoreront de Jeur confiance.Cet Hôtel est tenu sur un très grand pied ; il contient 16 salons pacticu- liers, uné'salle 4 manger de 100 pieds de long sur 3U de large, une autre salle à manger de 50 pleds eur 20; quatre-vingt seize chambres à coucher, deux salons publics et une salle de lecture publique ; Ia miifon est surmontée par un Dôme très élevé, duquel ou peut adegirer le lac, 1a'ville, le port et la cam: pagn ironnante.! o oon BN LEWIS L.HODGES.107.-Bufalo, \u20ac Juillet, 1938.* mj.-37.CILAMBLY, et dans une très belle Yue, pros de l\u2019Eglise el IMPRIMERIE DE LIVRES ET DE JOBS, Rue St.Nicolas.E soussigné ayant repris les affaires, dans l\u2019établissement qu\u2019il occupait anciennement, annonce respectueusement au public, qu\u2019il s'engage à en- reprendre, à des conditions raisonables, lout espèce d'ouvrages désignés ci- dessus.En reconnaissant le généreux patronage dont sa première entreprise à été favorisée, il demande humblement qu\u2019il lui suit continué, s\u2019engngeant lui- même à remplir toutes les commandes qui lui gerout fuites avec.autant d\u2019activité que de ponclualité.JOHN LOVELL.y 189-Montréal, 6 octobre, 1838.mj-75 « THE LITERARY GARLAND.\u201d ES arrangements préliminaires pour {a publication de cet ouvrage étant\" L terminés, les souscripleurs sont respectueusemeat informés, que le pre- taier numéro paraîtra le premier Décembre prochain.to : Des ligtes de souscription sont ouvertes aux magpsips des fifférents Libraires, et au bureau de la publication, Rue St.Nicolas.Conditions : 15s.par an, et 17s.8d.par la poste, 188-Montréal, 6 octobre, 1838.JOHN LOVELL.\u2018 mj-73 AVIS.| Ph ERIE du Populaire, rue St.Nicolas No.3, se charge, à des prix modérés, de loutes espèces de Jobs et notamment de BLANCS pour les différentes Cours.Elle a constamment prêts: Sommations, Subpæré, Baisies-Gageries, Saisies-Arrêts, Exécutions, Progés-Verbaux, Actes de No-! tires, Actes de Procédures ; le tout en français el ep anglais.Montréal, 12 Avril, 1838.0.A VENbue où à LQUER op à ECHANGER pour une TERRE, une BELLE MAISON, bien aituée pour le commerce, au BASSIN DE du Collège.Les conditions scront faciles.S\u2019udresser à H.J.HAMILTON ou à Avo.GAUTHIER, écuyers, & St.Lue.163.-81.Luc, 12 Aodit, 1838.m.j.-51 VIENNENT 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ordonne, sur ln motion de Mr: BENDER, Avocat du requerant ; que chacun des Créanciers respectifs du dit GUY WanwicK, et toutes el chacunes des personnes ayant des réclamations contre sa succession, soient duement notifiés et enjoints par un uvertissement inséré durant six insertions consécutives, en langue anglaise dans le papjer nouvelle nommé \u2018 The Morning Courier.\u201d et en langue française dans le papier nourelle nommé \u201c Le Populaire,\u201d* publiés en la cité de Montréal, de produire et filer chacune de leurs réclamations respectives, avec les documens nécessaires à l'appui d\u2019icelles, au Burcau du Protonotaire de cette Cour, le dix-sept du courant, provisoirement à lu distribution des deniers en mains du dit JAMES COURT, cn sa qualité sus- dito, et à défaut par eux dits réclamations de filer leurs réclamations respectives contre le dit Guy WARWICK, dans le délai susdit, ils seront forclos de co (aire.- = De par la Cour, MONK & MORROGH.6.mj.-71 M\u2019: BERNARD prend l\u2019occasion présentée par l\u2019annouce de la dissolu- I tion de lu société LAROCQUE BERNARD ET C1£., pour offrir ces services à ses amis, en qualité d\u2019'AGENT dans la COMMISSION EN GENERAL.Mr.Bernard a,dans les marchés du Canada, Vexpérience de beaucoup d\u2019années, durant leaquelics il est devenu trés famillier avec les productions du pays et les diverses articles d'importation.Jouissant de la conflance d\u2019une nombreuse clientelle, il pense qu\u2019il est en situation de faire justice aux consignations de coux qui pourraient lui confier la disposition Ce leurs marchandises.Mr.Bernard a loué une partie des Magasins dans lesquels la société de Larocque Bernard et Cie.couduisaient leurs affaires, et dans lesquels il conduira les siennes.Des arrangemuens sont pris pour le mettre à même de faire de libérales ayances sur les marchandises qui lui seront consignées.Entrée par la rue S?.Paul.Montréal, te 7 Mai, 183R, GRAINE DE LIN.L5 SOUSSIGNES payeront le prix du MARCHE\u2019 185 mj.-10, pour la GRAINE A.H.VASS, & Cie.Rue St.Paulm.j.-59.VINS, BRANDY, GENIEVRES.&c.DE LIN.171-Montréal ls 5 Septembre 1828.LE SOUSSIGNE a reçu en consignation, et offre à vendre ayec un court crédit :\u2014 Eaux de vic de Cognac, de Rotherdam, de Genièvre, Vieux Rum de la Jaet Champagnes ; Moutarde, Piertes bleves ; Huiles de Lin bouillie et non bouillie ; Peintures, Savons, chandel- maïque vins de Porto de Benccarlo, de l\u2019Hermitage Claret cassonnade ct sucre blanc raffinés ; thés, cafés, Empois, les et une variété d\u2019autres articles dans la même ligne.Le soussigné entend être toujours bien approvisionné des meilleurs sortes de vins, et préyient les familles privées et les Messieurs du Clergé qu\u2019il esten son tout aussi bicn qu\u2019en pouvoir de leur fournir des articles naturels en vins, toute autre choses.J.D.BERNARD, AOERT.91\u2014Montréa!, 16 juin 1838.nt, jo 26.UNION BANQUE, ECHANGES SUR NEW YORK, AUX TAUX COURRANTS DE CETTE VILLE, THE UNION BANK.Au coin de la Place d'Armes et de la Petite rue St.Jacques HEURES D'AFFAIRES, de DIX heures du matin à QUATRE heures de l\u2019après midi.H.GRAY & Cie.| DE HAYS.conclusives et convainquantes.|] dé plaisanteries et les muqueries de le 1 tip AVIS L' ENGINS du BATEAU à VAPEUR les ©\u201c SOURCES pp.VARENNES,\u201d seront vendus par Encan public le 26ème OCTOBItE prochain, à l'office des soussignés.JOHN MOLSON et Fils, Vieux Marchém.j.-70, Hemorrhoides, Hydropisie, Tus meurs, Ulceres, Rhumatisme, 9)\" affirme absolument, sur la preuve Ja plus positive, que les maladies ci dessus sont urçôtées et guéries par l'emploi fuit à temps de PONGUENT M est impossible de trouv.r ici place puur les preuves qui sont On peut les voir au long plus bas.: FAT IMPORTANT.\u2014Toule personne qui, après s'être servie d\u2019unc bdu- teille de POnguent de Hay pour les Hémorrhoïdes n\u2019uura pas été guérie, scru remboursée d\u2019une piastre eu la rapportant vide.Tels sont les ordres pusitifs donnés aux agents par le Propriétaire, et ce remède n\u2019a jamais manqué l\u2019effet siré.L'article able une, superbe Shree gravée avec je nom des agents et du propriélaire.ydresser à CARTER & McDONA Wu.L & Cie, eau MEDICAL HALL.7 LD, Wa.LYMAN ! - m.j.-60 UX CHAUVES.UND BELLE C HEVLÉ URE, EX le plus grand ornement du corps humain.Comme la perte des cheveux change étrangement in contenance et donne prématurément l\u2019apparence d\u2019un âge avaticé ! ce qui fait que beaucoup de personnes ont de la régu- gnance à se montrer découvertes, et évitent même lu société puur Éviter les .urs connaissances ; ells passent en conséquence le reste de leur vie dpns Pisolement.En un mot, je perte même des biens afllige moins une jepne Personne, pleine d'énergie, que la jerte de ses cheveux.Pour détoufner,ces désupréments, il faut se servir du BAUME de COLOMBIA, préparé par OLDRIDGE, qui dès la première applicution, empêche les cheveux de tomber, «t dont quelques bouteilles les funt repousser, II produit aussi des sourcils et des moustaches 3 empêche les cheveux de dlan- chir, les fait (çiser admirablement, el chasse les suletés de la tate, Ses propriétaires peuvent produire de nombreux certificats de la premiere respectubilité à l\u2019appui des vertus du Baume d\u2019Oldridge.K7\"Lisez ce qui suit.RopERT WHARTON, Ecr., ci-devant Maire de Philadelphie, a certifié la haute respectabilité des messieurs ci-après : {Nous soussignés certifions pur les présentes Que tous nous sommes servis du Baume de Colombia découvert par J.OLDRIDGE, et que nous l\u2019uvons trou- { vé très utile, non seulement comme préservatif, pour empêcher la perte des Ÿ cheveux, mais aussi comme un spécifique pour les faire croître.W.THATCHER, denr., Ministre Méthodiste, Eglise St George, No.86, 5e rue Nord.JoHN P.INGLIS, 331, Arch Street.Joun D.THomas, M.D., 163, Race Street, JoHN S.Turey, 101, Spruce Street, Huon McCurpy, 243, 7e rue Sud.JoHN GARD, Junr., 123, Arch Street.Le public se focmern certainement une opinion plus favorable de ses vertus en apprenant que trois des signataires ci-dessus ont plus de 50 ans, et que les autres u'en ont pas moins de 30.{ Du Maire.] ETAT DE LA PENNSILYANIE, .Cité de Philadelphie.Je soussigné, ROBERT WHARTON, Maire de ln dite cité de Philadel- .phie, certifie par les présentes que je connais bien MM.J.P.INGLIS, JOHN S.FUREY, et HuoH McCyrpy, dont les Noms sont apposés au certificat ci- dessus, qu\u2019ils sont des messieurs d\u2019un caractère Ués-respectable, et qu'ainsi on doit ajouter une foi entière au dit certificat, En foi de quoi j'ai donné lu présente déclaration revêtue de m du sceau de la dite cité, ce sixième jour de décembre, &e.[L.S.] \u201cROBERT WHARTON, Marre.ATTENTION.\u2014Remarquez que chaque bouteille du Baume véritable cst accompagnée d\u2019une superbe enveloppe gravée, représentant les Chutes de Niagara, le nom de Poagent, &e.A vendre en gros et détailà New York, par COMSTOCK & Co, seuls Agents pour l\u2019Amérique, et par un ou plusieurs droguistes dans presque toutes les villes des Canpdus.& McDONALD, Wn.LYMAN & Cie, et au 183-20 Septembre, 1838.a signature ct A vendre par CARTER MEDICAL HALL.47, m.j.-60 ROBES DE BUFFLES DU NORD-OU EST, PEAUX PASSEES EN CHEVREUIL ET PARCHEMIN.LA SQUSSIGNE offre à vendre à des termes avantageux .\u2014 1300 des meilleures Robes de Bufltes du Nord-Ouest.160 peaux d\u2019Orignul et de Chevreuil pussées.300 do.de Bufiles 0.480 do.de Caribou passées en Parchemin J.D.BERNARD, AGENT.89\u2014 Montréal, 16 juin, 1838.m.j.-26 MARCHANDISES SÈCHES.NDEPENDAMMENT des ventes par Encans, le soussignés sera cons- famment et abondumment fourni d\u2019un assortiment de MARCHANDISES DE GOUT et D\u2019ENTREPOTS, pour être vendues en ventes privées, ces marchandises provenunt de consignations 3 elles scront données à des prix réduits, et avec un court crédit .J.D.BERNARD, AGENT.$0\u2014Montrèal 16 Suin 1838.m.j.-26.DEBARQUEMENT DU TORONTO.TONNES de vrai GIN de Hollande, à vendre pur , .ATKINSON et Cie.52-Montréal, 18 mai, 1838.me jee 85 COMMISSION D'INDEMNITE».VIS PUBLIC est donné.par ces présentes que les COMMISSAIRES À.nommés par suite de l\u2019ordonnance de la première année du règne de Sa Majesté, chapitre septième intitulé ordonnance Pour autoriser la nomina- lion de commissaires pour examiner les réclamations de certains habitaus loyaux de celle Province au sujet des pertes soutenues pendant la dernière rebellion, ont ouvert leur BUREAU dans la maison formant le coin des rues GRAIG et 87.GABRIEL, dans celte ville, pour les effets coptenus dans la dite ordonnance; et que les heures d\u2019ouverture du Bureau sont He DIX heures du matin à TROIS de l\u2019après midi.Les commissaires gont autorisés à ajourner leur siège à telles parties du pays qu\u2019ils penseront convenable de visiter dans l\u2019exécution du pouvoir dont ils soht investis ; Il sera donng duc notice de ces ajournemens aux parties intéressés, ainsi que des lieux où ils tiendront leurs sièges subséquents.Par ordre des commissaires J.CHARLTON FISHER.Greffier de la commission.154-Montréal, 2 août, 1838.mj-45 _ TS à BLUTEAUX, HOLLANDAISES ct ANGLAISES PATEN- & TEES, d vendre à N © 47, rue des Commissaires sur le bord de l\u2019eau.ALFRED LAROCQUE.65-Montréal, 28 mai, 1838.mj-18, \u2014 CONDITIONS DU POPULAIRE.Ce journal se publie trois fois la semaine : les LUN DI, les MERCREDI et les VENDREDI, soir.Le prix de l\u2019abonnement est de VINGT CHELINS par année, payables par semestres ; non compris les frais de poste.Les souscriptions ne sont pax reçues pour moins desix mois.Ceux qui veulent discontinuer doivent ex donner avis, par écrit, un mois avant l\u2019expiration du semestre.PRIX DES ANNONCES : 162-Montréal, le 25 Août, 1838.m.j.-55.Six lignes etau-desens, ler insertion, .\u2018.2s 6d.- - \u2014 *_ Chaque insertion subséquente, .74d.EBARQUEMENT des Hamsphire et Capitaine Ross Dix lignes et au-dnssous, ler insertion, .3s 4d.Valentias, Larrés et cruisés, \u2018 Chaque insertion subeéquente, .104.Cordes à Câbles, nr Au-dessus de dix lignes : ler insertion par ligne, dd.Mérinos, > Chaque insertion aubséquente, par ligne, .1d Habillemens d\u2019été, Les annonces se publient tant qu\u2019on ne donne pas ordre de discontinuer.Luslings, chaque (ois que 16 nombre d\u2019insertion qu\u2019on requiert n\u2019est point exprimé sur \u2026 Crêpes de coton, l\u2019ordre.\u2019 .Morcens et Damas, ATKINSON & Cirmj-22, 72-Montréal, 6 juin, 1838.\u2014 ee Imprimé pour le Propriétaire, rue St.Nicolas, Nodomicilié rue St.Charles Boremée.: \u2014 1.4, par Jomx Levsui, "]
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