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Titre :
La Paix : organe des intérêts de la région du Lac Mégantic
Éditeur :
  • Lac-Mégantic :Compagnie d'imprimerie de Lac-Mégantic,1902-
Contenu spécifique :
samedi 1 novembre 1902
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La Paix : organe des intérêts de la région du Lac Mégantic, 1902-11-01, Collections de BAnQ.

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[" ASP ere A NNÉE.LAC MEGANTIC, ler NOVEMBRE 19 0% ORGANE DES INTERETS DE LA REGION DU LAC MEGANTIC G.A.CODERE Directeur Lropi sélaire.LA PAIX Journul Hebdomudaire PUHLIE PAR LA Compagnie DIMPRIMERIE de LAC MEGANTI( tr.A.CODER, Ed teur-Propriéluire Agent général pour Montréal, abonne ments et Publicité EMILE LAVIGNE 85 rue St.Jacques, M ontréal.LA CRISE.Ja crise ministérielle bat son plein.Les journaux qui font une spécialité de la politique ergotent à qui mieux mieux, nals pas un n\u2019a même l\u2019idée d\u2019aviser aux moyens de mettre fin à ce ficheux état de choses.Cela parce que ces journaux sont des organes de parti, obéissant à un mot d'ordre sans se soucier le moins du inonde des intérêts du pays.M.l'arte n\u2019était pas un collègue commode, nous en conve- nony volontiers ; il savait impe- ser sa Volonté au Cabinet et im- pritier au ministère une activité qui ne lui était pas habituelle.De là, sans aucun doute, sont nées les inimitiés qui ont amené la retraite prématurée du ministre des Travaux l\u2019ublics.Qui va-t-on mettre à sa place ?Mystère.À part un seul, parmi les personnages mentionnés comme étant susceptibles de succèder à M.T'arte, nous ne voyons que des ministres-soliveaux.Ce n\u2019est pas cela qu\u2019il nous fau!.Nous avons bescin d\u2019un homme d'action, d\u2019un homme énergique et volontaire, capable de tirer l\u2019administration de sa torpeur.Ce n\u2019est pas seulement des discours qu\u2019il novs faut ; nous pouvons nous passer de la lecture des congratulations que ces messieurs échangent à la fin des innombrables banquets qu\u2019ils se donnent réciproquement ; nous nous soucions fort peu de la discipline de parti, et même de tous les partis.Ce qu'il nous faut, c'est une administration sage.éclairée, prévoyante et probe.À ce compte, il nous est bien égal qu\u2019un ministre s\u2019enrichisse.Du moment que nous profitons de son savoir, de son zêle et de son civisme, le reste nous importe peu.Or, il est constant que M.Tarte avait les qualités voulues pour faire un bon ministre On lui a fendu l'oreille, c\u2019est bien.Nous n\u2019avons rien à dire et nous ne dirons rien si on le remplace par un homme de sa valeur.Malheureusement, nous avons bien des raisons de craindre qu'on ne mette à ce poste important un créancier politique, n'ayant d'autre titre que son ambition, ses appétits et ses complaisances passées ©t futures.Qui vivra verra.| Abonnement: $1 par an L'AFFAIRE BÉLANGER Nous n\u2019avons pas cru devoir parler, la semaine der:iiére, de l\u2019affaire Bélanger, parce que les renseignements qui nous sont parvenus concernant ce procès étaient si contradictoires qu'il était impossible au plus fort déchiffreur de logogriphes de mettre de l\u2019ordre dans les multiples appréciations qui ont été faites {sur la marche du procès et sur le verdict.Aujourd\u2019hui, un peu mieux éclairée, nous pourrions donner à notre tour une opinion personnelle, qui n'aurait certes pas moins de valeur que les autres, mais nous abstiendrons parce que le verdict du jury est suspendu par l\u2019appel.Voici, en quelques lignes, la genèse de ce retentissant procès.Lin 1895, à la suite d\u2019un procès civil intentée par Me Bélanger au nom d\u2019une de ses clientes, un sieur Bresse, défendeur et perdant dans la cause, fut mis en demeure de rayer principal et frais de l\u2019action, soit $4,000.Or, le dit Bresse après sept ans de silence, poursuit aujourd\u2019hui, Me Bélanger au criminel, prétendant que cette somme de #4,000 lui aurait été arrachée à l'aide de manœuvres frauduleuses et que Me Bélanger se serait approprié tout ou partie de cette somme sans en rendre compte à sa cliente.Des détails assez compliqués et des complicités ou des complaisances coupables viennent embrouiller ce procès.Cependant les termes de l\u2019accusation sont formels: extorsion de fonds pratiquée dans des conditions qui aggravent singulièrement le délit.Me Bélanger à opposé a cette accusation les dénégations les plus énergiques et il s\u2019est défendu avec une certitude et un sangfroid remarquables.Au côté de l'accusation on a remarqué un acharnement anormal.Me Cabana, avocat du plaignant, a fait des efforts inouis pour enlever une condamnation et il a obtenu un verdict de culpabilité, mitigé par une imploration de clémence.Ce verdict nous paraît étrange.Ou l'accusé est coupable, et sa faute prenait un caractère particulier de gravité, en raison de sa position sociale et de sa qualité et une demande d'indulgence était au moins déplacée ; ou i est innocent, et le renvoi de la poursuite s\u2019imposait.La décision des jurés marque une incertitude qui s\u2019allie mal avec cette maxime de droit : le doute doit pro\u2018iter à l\u2019accusé.L'honorable juge qui a dirigé les débats a si bien compris cette incohérence qu'il n\u2019a pas hésité a passer outre, virtuellement, en autorisant le défendeur à se pourvoir en appel.Cette cause a jeté une profonde émotion dans le barreau.Elle intéresse deux avocats de réputation, Me Bélanger et Me Cabana, le premier accusé, le second accusateur par délégation.Au fonds, c'était un duel entre ces deux hommes, un duel judiciaire, plus redoutable qu'un duel à l'épée ou au pistolet.Le due: barbare met la vie des champions en péril ; le duel judiciaire expose leur honneur.Il est évident, et cela résulte des débats, que Me Cabana, pour des raisons étrangères et anté- Tleures au procès, a voué à Me Bélanger une haine dont nous RUE THIBODEAU - RÉDACTION ET ADMINISTRATION: n\u2019avons pas à apprécier les motifs.Cette haine s\u2019est manifestée à plusieurs reprises au cours des audiences et a donné un poignant intérêt à ce procès célèbre.Nous attendrons, pour en reparler, que le tribunal supérieur se soit prononcé.Il nous appartiendra peut-être alors de formuler le jugement de l'opinion publique, jugement qui n\u2019a pas moins de valeur ni de portée qu\u2019une sentence rendue par une cour de justice.CHRYSANTHEMES C'est la saison des chrysanthémes L\u2019épanouissement de ces fleurs mélancoliques vient changer une fois de plus le décor de nos jardins, frissonnants sans la brise mordante qui prélude au souffle brutal de l\u2019aquilon.C'est encore un hiver qui va venir, C\u2019est àdire un regret.Non pas que nos paysages de neige soient tristes ou que nos hivers soint lamentables; mais l\u2019accumulation des années sur nas têtes nous laisse, à l'heure du décompte, une sensalion de vertige qui fait tourbillonner nos existences en les précipitant.Les quelques feuilles qui restent aux arbres sont rouges comme du sang ou jaunes comme de l'or.Les étrangers qui, durant la belle saison, onk envahi le pays sout partis.La foule écoulée, les petits jardins arborent les signaux de l\u2019intimité obligatoire; les conversations habituelles, interrompues par les incidents de l'été, font de nouveau entendre leurs chers murmures, que l\u2019on n\u2019apprécie malheureusement pas comme 1l conviendrait.Au cours de la saison qui s'ouvre, que:ques uns peut-être s\u2019amuseron*, un plus grand nombre fera sem- hlant de s'amuser.On se réunira aux mêmes endroils pour dire les mêmes choses.Les fantaisistes apporteront dans leur fantaisie une régularité de comptables.Si, par hasard, il surgit de l\u2019inédit, il ne faudra pas y regarder de trop près, sous peine de découvrir du vieux remis à neuf.Ainsi vont les choses, absolument prévues, recommençant par périodes chronologiques, au point que l\u2019on pourrait dresser d'avance un calendrier de la vie sociale, où les événements seraient annoncés pour chaque jour de la semaine, avec l'heure du lever du soleil, de I\u2019apparition de la lune et la prévision du temps.| Une fois qu\u2019on a pris son parti de cetle succession invariable des jours el de ce tic-tac d'horloge, il reste, malgré tout, sur quelque travail que l\u2019on peine, il reste du temps à , Vivre, des yeux, une pensée et un cœur à occuper pendant les marches obligatoires et les promenades distrayantes.Certains s\u2019en vont, croyant qu\u2019ils trouveront de l\u2019inconnu, désireux de bondir par dessus les horizons qui leur barrent sans cesse le ciel.Ce n\u2019est pas une | mauvaise méthode, et certes, ceux qui peuvent l\u2019appliquer à loisir ne sont pas les nlus malheureux des hommes.Mais ils n\u2019ont pas tort non plus les tranquilles et les résignés, qui , savent s\u2019en tenir à leur lot, rester à la place que le sort leur a assignée, satisfaire leur vision de ce qu\u2019ils aperçoivent sur leur route, et trou- - LAG MEGANTIC Téléphone : No.3 | ver aux menus incidents de leur existence journalière prétexte à des départs suffisants de pensée.Pour ceux-là qui font tous les jours le même chemin au long des faubourgs de nos grandes villes, ils peuvent trouver en dehors des pas- sauts el des passantes, d\u2019anodines, charmantes et significatives distractions.La couleur du ciel, l\u2019aspect des maisons, le paysage de ville reflétant une saison et une heure, c'en est assez pour un seusitif qui rêve devant touws choses, qui fail se correspondre les nuances d\u2019'al- mosphere et les états d\u2019esprit.Geluila accepte les retours périodiques d'événements, les réappatitions de lignes el Je couleurs annuellement constalées.Il est à la fois subtil et croyant, réservé et badaud, il peul converser et garder le silence, de venir l\u2019homme des foules el rester solilaire.C'est cet errant de la ville qui note l\u2019arrivée de l\u2019automne en constalant la venue des chrysanthèmes, Les chrysanthèmes, les blanches et les roses, celles qui sont d\u2019un soufre clair ou d\u2019un pourpre som bre, fines corolles épanouies, colle- retles de Titanias mélancoliques, élégances de cimetières, douces ex- haleuses de parfums amers, elles emplissent l'atmosphère à celle époque de l\u2019année, elles sont les décorations des parcs et des jardins, et elles égayent le logis des pauvres fcmimes, lasses d\u2019un rude labeur, heureuses de donner des soins at tentifs el doux à ces dernières fleurs, bijoux vivants qui seuls sont accessibles à leurs moyens.Ce sont :es chrysanthèmes qui m\u2019ont fait songer, par je ne sais quelle correspondance d'idées, aux promenades sans cesse recommencées, aux régularités d\u2019existences, aux concentrations cérébrales.Un poète les a-t-il jamais chantées, ces chrysanthèmes fines et emblématiques qui chuchottent les confidences de fin d\u2019années ?Elles mériteraient pourtant d\u2019être transplantées dans des strophes désillusionnées et odorantes, qui donneraient la sensation d\u2019un parterre fleuri, jonché de feuilles mortes, mouillé des der nières pluies tièdes.Ici, à travers ces lignes imprimées, elles auront élé suffisamment évoquées si elles pouvaient appa- raitre en semis de hasard sur cette feuille de journal, comme elles apparaissent en taches légères au premier plan d\u2019une aquarelle japonaise, scène de mœurs en plein air, rue bariolée, paysage intime.HENr1 RouLLaU».Agents Provocateurs M.Calixte Lebeuf, chef du comité de police de Montréal, vient de faire une violente sortie contre le chef de police de cette ville.La chose, en soi, ne nous intéresse guère, mais elle touche à un système administratif trop hideux pour que nous laissions passer l'incident sans joindre nos protestations indignées à celles de M.Lebeuf.On sait que dans bien des circonstances les services publics, dans tous les pays, emploient des êtres abjects à des besognes avilissantes, afin de découvrir des délits ou des contraventions en matières fiscales.Si l\u2019on n\u2019employait que des inspecteurs ayant qualité pour pénétrer inopinément dans les maisons afin de constater la faute, il n'y au- H.ROULLAUD Rédacteur-en- Cheyrail rien à dire.En définitive, les fraudes commises au préjudice du Trésor le sont surtout au préjudice de ceux qui l\u2019alimentent, c\u2019est à- dire de tout le monde.Rechercher les coupables et leur appliquer une amende exemplaire, C\u2019est faire acte de bonne justice, et il ne viendrait à l\u2019idée de personne de protester contre la sévérité d\u2019une mesure si essentiellement protectrice des deniers publics.Malheureusement, les moyens mis en œuvre pour arriver à la découverte des crocs-en jambe donnés à la loi sont trop souvent et Lrop foncièrement immoraux.C\u2019est au point que, dans la plupart des cas, le coupable est sympathique, en dépit de la faute commise.Ce singulier sentiment tient à la scandaleuse méthode d'investigation employée ou tolérée par les services noliciers.Un ne se contente pas d\u2019exercer une surveillance, de rechercher légalement el loyalement ceux ou celles qui fraudent le Revenu ; mais on emploie Lous les tarés, embrigadés ou volontaires, qui vont provoquer le délit afin d\u2019en tirer un profit personnel.En un mot, on entretient ou on accepte n\u2019importe qui consent à faire la ténébreuse besogne d\u2019agent provocateur.C\u2019est contre cette immoralité courante qu'a protesté l\u2019échevin Lebeuf, et il a pour lui faire écho tous les honnêtes gens.Supposons un brave et bon hôtelier, un non moins brave et non moins bon petit épicier, ou méme un citoyen ne se livrant à aucun commerce.En raison de certaines circonstances particulières, un des mouchards officiels ou officieux croit pouvoir, à un moment donné, obtenir de la complaisance des premiers livraison d\u2019une bouteille ou d\u2019un verre de boisson en dehors des heures ou des jours où la vente des spiritueux est autorisée.L\u2019hypocrite jouera une comédie qui durera un temps plus ou moins prolongé, puis, un beau dimanche, il ira cauteleusement solliciter, sous un prétexte plausible, la vente d\u2019un peu de liqueur.Le marchand sait fort bien que la toi iui interdit cette complaisance ; mais allez donc refuser à un client le service qu\u2019il demande avec tant d\u2019insistance et auquel il paraît attacher tant de prix?Sur cette vente le bénéfice est nul, mais le marchand, qui, en somme, dépend de sa clientèle, consent afin de satisfaire une pratique qui va le trahir dans le but unique et malpropre d\u2019encaisser le prix de sa trahison.S'il s\u2019agit d\u2019un citoyen non étebli que l\u2019on veut faire \u2018casquer,\u201d on va chez lui tout amicalement, on s\u2019informe de l\u2019état de sa santé, on donne deux sous aux enfants et, finalement, on prie le naïf d'offrir un \u201cpetit coup.\u201d S'il consent, on trinque à sa santé, on met dans son toast toute l\u2019effusion menteuse dont on est capable, on laisse une pièce blanche sur la table, le plus souvent contre le gré du traitant, et le lendemain on le dénonce.Eh bien, je suis d'accord avec M.Calixte Lebeuf qu\u2019une telle ma- nœuvre indigne ; je suis d'accord avec veux qui disent que les services publics rte devraient pas recourir à des procédés aussi hideux.La moralité est une, et l\u2019adage qui prétend que la fin justifie les Po a J prete A Ca LS ia e EN [ES \u2014 2 nl + payes est l\u2019Adage des misera- \u201cnous inquiêler de savoir si notre blew! | victime serait tombée dans le piège Les mouchards et les espions que nous aurions pu lui tendre.sont des êtres vils.Ces sombres Datis ce cas, la victime plaidera agents sont toujours eb partout mé- j innocence.Tant mieux, morbleu ! prisés el méar* désavoués par ceux ; Gontre noire triple témoignage elle qui les emploient, 108018 liopuissantr et confondue.Elle Et cependant il «=L une calégorie paiera le maximum de l\u2019amende et de misérables pius infects encore notre part nen sera que plus grosse quels mouchards et les espions; Etallez douce! ce sont les agents provocateurs qui, | Pour jouir ici-bas, se disent les pour gaguer jeur vil salaire, pous- gredins, il faut mettre de côlé les au mal la malheureuse victime scrupules, sans cela on mangerait doivent vendre & leur profit.| toujours de la vache enragée.Or, l'iguoble brigade occulte du chef Legault ne mange que de la suite alin d\u2019encaisser le produil de gueau et du coclion de lait.çette trahison, c'est boul bonnement Jean BADREUX.un homme auprès duquel un [aux ; DES MOR IS litre ou une confiance usurpee VOUS: À l\u2019occasion de ly Commémoration des arcredhle, vous ghisser dans son in- goes défunts, nous ne croyons pouvoir limite, provoquer des acles défen , mieux faire que de détacher quelques dus mais que le mouchard élève Pages mélancoliques d\u2019un livre très éloquemment à la dignité de servi- Joux ee re rédacteur en chef, : ; ; - HENRI ROULLAUD, livre en voie de ces, puis aller sournoisement LouL publication qui ne contient que des rapporter, tout vendre à qui vous à choses aussi simples mais aussi élo- chargé de celte mission honteuse, quentes pour Fame que les lignes tel est le rôle de l\u2019agent yrovoca- , ÉMmouvantes qu\u2019on va lire.teur, Et ce role, tout le monde le G.À.COpèRE condamne.| 7 Mais quelle garantie a-t-on de la | A mon ami Charies Gill véracité d\u2019un mouchard provoca- sent qu'ils Pousser quelqu'un à comumettre | un délit pour aller le dénoncer en-, infâmne ! | Observer tout ce qui su passe chez LA C ITE 4 Elle est close par d\u2019épais rideaux d'arbres qui cachent jalousement la rétraite ultime des chers disparus.teur ?| La feinte, l\u2019astuce, l'hypocrisie étaut les qualités essentielles de ces Placée sur une cime, elle semble gredins, comment ne souge-L-On pas s\u2019exposer volontairement aux rafales, qu\u2019ils peuvent aussi facilement bra\u2019 comme si le vent aigu qui courbe les hir ceux qui les emploient que ceux saules lugubres avait pour mission contre qui on les lâche ?d'emporter au loin les râles étouffés de Montesquieu, dans * L'Esprit des ceux qui gémissent sous le poids de la Lois,\u201d se prononce ainsi sur le terre.compte de ceux qui vivent de la) Cette morne cité porte un nom gla- trahison : cial.Elle s'appelle la \u201cCôte des * L'espionnage n\u2019est jamais Lolé- | Neiges.\u201d .Ary PO ar d'haNnèles Le chemin qui conduit au champ be Gens; mais linfamie nécessaire d'asile est un chemin snueux, abrupt, \u201c de la personne fail jugar de l'in- pittoresque, mais sombre en dépit des \u201c famie de la chose.\u201d risettes du ciel bleu et du soleil ruti- Comprendra-t-on un jour que ces lant.manœuvres sont aussi dégradantes | Ah! c'est que ce chemin livre pas- pour ceux qui les encouragent ou les ordonnent que pour ceux qui les accomplissent Ÿ comprendra -t- on surtout le danger auquel chacun est exposée par le seul fuit de l\u2019existence de ces agents ?Puisqu\u2019il est admis, reconnu, avéré, que pour se livrer à ce métier honteux il faut être déchu à tous les yeux, ne peut-on admettre que ceux qui l'exercent sont capables de toutes les infamies, et que leurs déclarations n\u2019ont et ne peuvenl avoir aucune valeur.sage à une quantité de voitures noires, empanachées, garnies de fleurs mélancoliques, suivies d\u2019autres voitures qui perdent leur vulgarité parce qu'elles contiennent trop souvent des êtres au visage Llème, qui pleurent en hoque tant dans le fond des caisses roulantes et capitonnées.Les enfants du voisinage se cachent derrière les arbustes qui bordent ce chemin, et regardent furtivement, les innocents le défilé des voitures sombres.Chaque jour, les cortèges montent vers l\u2019imnfense clos qui domine un ; LA PAIX.\u2014 ler NOVEMBRE 1902, mes se rendent à la fois dans ce lieu mystérieux interdit à leurs ébats; ni pourquoi les voitures, tristes et lentes à la montée, redescendent toutes si légè- res-\u2014sauf une qui parait être une boîte à sanglots.Ft, après les midis accablants de l\u2019été, lorsque la brise dy soir incline plus bas encore les sombres feuillages du lieu de mystère, il tombe sur les enfants rieurs unc senteur oppressante et indéfinissable.Est-ce l\u2019âcre odeur des fleurs fanées?Est-ce la grande leçon de l\u2019infini qui hurle.dans.les âmes son cri fatal et destructeur ?\u2014 Mystère.Et pourtant, l\u2019enfance, si curieuse, si insubordunnée, si peu soumise à tout ce qui ressemble à une discipline, l\u2019enfance qui fréquente ces parages sübit une crainte vague et porte le deuil inconscient de tous ceux \u201c qui sont là- haut 1\u201d Avec un regard morne, un geste désolé, ils se montrent le grand clos de ce champ silencieux, dont l'inexplora- tion accroît pour eux le mystère, Quelques téméraires parmi eux\u2014des esprits forts, évidemment\u2014ont parfois tenté de pénétrer dans ce lieu sévère qu\u2019ils ont entendu appeler \u2018\u2018cimetière\u201d\u2019: toujours un vigilant gardien, muet mais implacable, leur en a barré l\u2019entrée.x*x Un jour l\u2019un d\u2019eux s\u2019est éveillé dans les bras de sa mère en larmes.Sur la chaise voisine de son petit lit, il a trouvé des vêtements tout noirs, dans lesquels on l\u2019a fait entrer.Puis, ainsi transformé, Hl a pénétré dans le salon, assombri par des tentures noires et envahi par des étrangers.Alors un ami de la famille, le prenant par la main, la momentanément éloigné d\u2019uné boîte étrange, d\u2019une belle boîte, oblongue placée au milieu de la pièce sur des trétaux garnis de drap sombre frangé d'argent.Toutes les personnes présentes s\u2019approchaient de cette boîte, se penchaient dessus, considéraient un moment ce qu\u2019elle contenait et se plaçaient à l'écart dans un religieux silence.Puis des hommes noirs sont venus, ont pris la boîte et l\u2019ont placée dans la voiture noire, empanachée, garnie de fleurs mélancoliques, et tout le monde a suivi le sinistre attelage qui, après avoir fait une longue station à l\u2019église, a pris le chemin sinueux, abrupt et pittoresque qui conduit au champ ténébreux, Alors l\u2019enfant est devenu inquiet : \u2014Est-ce que nous allons au cimetière?al il demandé à l\u2019ami attentif L'enfant s\u2019est mis à pleurer.\u2014Ne pleure pas, petit, tu éveillerais ton pauvre papa ! Et lorsque le lugubre cortège est arrivé à l'entrée du cimetière, l\u2019enfant a tressailli en reconnaissant le inuet gar dien qui lui barrait naguère l\u2019entrée de ce lieu de mystère.Mais, ce jour-là, le gardien ne s\u2019est pas opposé à son passage.Au contraire, en voyant le crêpe flottant qui coulait de sa coiffure, il lui a lancé un sourire triste et bienveillant qui voulait dire : \u2014Pauvre petiot! tu entres ici pour la première fois, en ignorant et en curieux; fasse le ciel que les voyages soient rares ! Et l\u2019enfant, au milieu du vaste champ désert, sans rien comprendre, a vu descendre dans un trou la boîte oblongue qui contenait le corps inanimé de son pauvre et cher papa.\u201c «Fx Les jours se sont écoulés, rapides.Chacun d'eux a apporté à l'enfant grandissant son contingent de douleurs.Après son papa, sa maman a pris place dans la belle boîte oblongue, dans la voiture sombre au marcher lent, et dans le trou béant dévoreur d\u2019affections.Puis, un à un, tous les êtres chéris qui embellissaient son existence ont subi un sort semblable, et l'enfant devenu homme, l\u2019enfant jadis curieux de connaître le mystère de la Cité des morts, redoute chaque jour l'obligation d\u2019y faire un nouveau voyage.x Il est vieux, aujourd\u2019hui, le pauvre enfant candide, et il n\u2019éprouve plus de crainte à se rendre là haut.Et pourquoi craindrait-il ?-\u2014 Tous ceux qu\u2019il aimait le plus ne reposent-ils pas là?Autour de lui, tout a disparu.Il ne compte plus les absences, et c\u2019est pres que journellement qu\u2019il se rend à ce lugubre pélerinage, Il ne porte plus que des vêtements de deuil.Et les voitures funèbres qui, jadis, se mouvaient si lentement au gré de ses membres alertes, vont trop vite aujourd\u2019hui pour ses jambes tremblantes, usées par le chemin pénible qu\u2019elles ont trop parcouru.Il connaît maintenant tous les gardiens qui le saluent tristement, comme un vieil ami sur le point de faire son dernier voyage dans la morne cité, mais placé, rigide et froid, dans son cu ir sangl.tte de ne pouvoir fi tre un nom ami sur les faces indu.:- rentes de ceux qu'il crois, en bas, dans le cloaque des rue, neuves où 1l ue retrouve pius son chen, Oh! le panvr _vieillard.L IL n\u2019a plus peur de la cité des riorts, et c'est hors d'elie mainteazat que pour lui plane l\u2019épouvante.OS Lon de cette \u201c Côte des Neiges\" redoutde dus jeunes qui ont la foi aveugle en un bonheur possible, il a la sensation poignante d\u2019avoir quitté un pays de repos, de sl'ence grave et de douce méditation, pour le trouble et le tu multe d\u2019un chaos ennemi.Ce n\u2019est plus qu\u2019un vieil étranger parmi des > jeunes hommes.Aussi lorsque le soir, * la brune, au seuil de :a cité des morts, il s'arrête pour écouter les rumeurs qui montent de la ville enfiévrée, il se demande pourquoi il ne demeure pas tout de suite sous les feuillages sombres, afin d'éviter aux autres la pénible montée.Less mme VITE.Si votre enfant a la coqueluche, soignez- ie avec du RAUME RKHUMAL qui arrdtera les quinies si doulou.euses pour le bébé et pour sa pauvre mère.\u2014 \u2014\u2014- Nous n\u2019avons pas hausse le prix de nos tabacs.Le tabac a fumer \u2018\u201c Amber,\u2019 le tabacs a chiquer \u2018\u2018 Bobs,\u201d \u2018\u2018 Currency\u201d et \u2018 Fair Play\u201d sunt de la meme dimension et les prix sont les memes pour le consommateur.Nous avons aussi prolonge le temps necessaire au rachat des petites Raquettes jusqu'au ler janvier 1904.The Empire Tobacco Co.Limited .J.A, SURVEYER IMPORTATEUR DE Ferronnerie, Coutellerie, Oulils de toutes sortes, Peintures préparées, Vernis, Pinceaux, etc., etc.Prix les plus bas et satisfaction garantie.S RUE ST-LAURENT MONTREAL.Zeme porte de la rue Craig.la boite oblongue qui lui est si fami lière.Et il se souvient de ses premières entrées en ce lieu.Autrefois, le vaste champ était désert ; aujourd\u2019hui, il n\u2019y a plus de place.Les monuments se #25 Les ordres par la malle recevront Lo une attention spéciale, LOUIS BÉCIGNEUL Importateur et marchand de Pour ma part, si j'étais assez avili pour tomber dans ce cloaque puant, je vous certifie que je ne me donnerais pas grand mal pour tendre mes pièges ; je m\u2019aboucherais avec une couple de coquins de mon calibre, et, digne trio, nous irions déposer contre Pierre et contre Paul, selon la caprice de notre imaginalion ou au hasard de nos rancunes, sans No, 12 : CHASSEURS - CANADIENS - - Par L.BOUSSENARD.(Suite.) Le directeur, un Russe ami d\u2019Alexis Bogdanoff, dont l'exactitude est proverbiale, ne se montre pas.Voilà qui est réellement étrange et semble déconcerter ces avanturiers qui réclament à cor et à cri, dans les idiomes les plus variés, monsieur Yvan ! Ils ont quinze jours à toucher, c\u2019est- à-dire, à une piastre en moyenne par jour, environ soixante-quinze francs.Quinze jours de travail, on pourrait dire de soif, car si l\u2019administration les nourrit copieusement, elle est parcimonieuse sous le rapport des boissons fermentées.Et qui bit avanturier, dit généralement homme atteint de pépie sural- guë \u2026 Aussi le jour de paye est jonr de chômage et d\u2019orgie monstre chez les bar-keepers dont ces agglomérations sont toujours amplement pourvues : \u2014 Monsieur Yvan Monsieur Yvan! .on est-il, ce coquin de directeur, .a-t-il enlevé la caisse 2.» Voyons, monsieur Yvan, il y a la de bons garçons dont le gosier desséché, ulcéré par les poussières schisteuses, a besoin d\u2019un bain réparaeur d'alcool.» Allons, coquin !.fils de louve ! nos piastres I.Tu n\u2019as donc jamais çu soif, toi ! .\u2026 panorama sublime.Malgré cela, ce qui, tout à l\u2019heure, l\u2019a éloigné du salon singulier jardin demeure triste parce et qui le tient en ce moment par la que, pareilles aux clôtures des prisons, main, derrière la voiture noire.des haies impénétrables le ferment de! \u2014 Oui, mon petit, oui, nous y allons.toutes parts, excepté sur un point où Mais sois sage, et nous monterons tout se dresse une entrée monumentale, à l\u2019heure dans une belle voiture.portique de l\u2019éternité.| \u2014Et mon papa ?.où est-il >.Les enfants qui guettent les cortèges ~~ \u2014Ton papa, cher enfant, il est dans ne devinent pas pourquoi tant d\u2019hom- la belie boite.il dort.Le tumulte va grandissant, et les| Un spectacle effroyable soffre sou- assoiffés, après s'être bousculés, astico- | dain à leur vue.tés pour s'amuser, perdent tout àfait| Sur son lit, complètement défait et patience et sortent de leurs haïllons : dont les draps sont rouges comme si pittoresques des revolvers avec les- | on les avait trempés dans le sang, est quels ils s'amusent à briser les vitres | étenbu le malheureux directeur, la Jean Jacques et François, moins | gorge ouverte d\u2019une oreille à l\u2019autre.alarmés encore qu\u2019ennuyés de ce tapa- Une plate affreuse sectionne le cou ge, ne peuvent Intervenir.Ils sont ab- | jusqu\u2019à la colonne vertébrale, qui seule solument inconnus des travailleurs, | maintient la tête au tronc.partant, sans la moindre influence.i A terre, un rasoir taché de sang et Mals, enfin, demonde à sou tour | tout ébréché.Jean, pourquoi M.Yvan est-il invisi-, peduis hier soir à dix heures ?\u2014 Nous avons pris un grog avec lui ; et il est rentré dans son appartement en fumant sa plpe, et à partir de ce moment .\u2014 Parbleu ! dit Jacques, moutons chez lui.au premiér étage.vingt marches à gravir.r \u2014 Et surtout veillons à ne pas nous faire éborgner par ces imbéciles qui prennent pour cible les fenêtre, ei tail- ieni dc la besogne aux vitriers de Bakerfield.- Jean frappe à la porte presque timidement.puis ne recevant pas de réponse cogne plus tort.Rien encore.François, en se baissant pour regarder dans le trou de la serrure, aperçoit entre deux lames du paquet, juste au dessus de la porte, une coulée noirâtre II \u2014 Voyez donc frères, dit-il à voix | Enirée en scène de Guillaume le ronge.\u2014 basse, avec un horrible serrement de | Deux heures de rapit.\u2014 Chez Sam l\u2019Emcœur, on dirait du sang ! poisonneur \u2014 Crédit inexplicable.\u2014 \u2014 Du sang !.c\u2019est vrai !.Pas d\u2019arzent.\u2014 Foule ivre et furieuse.\u2014 Enfonçons la porte.4 _\u2014 a Poe Le lourd panneau de cèdre qui eût| Haillons.\u2014 Les a dla caisse.\u2014 résisté à l'effort de quatre hommes Or-| «C'est vous l'assassin !.\u201d dinaires, s'effondre au premier choc, ' sous l\u2019irrésistible poussée de Jeancendre produites par la combustion de papiers.Un bureau-caisse sf Ouvert ; de nompreux dossiers posés sur le des sus, ou serrés dans lus tiroirs, et dont les jeunes gens connaissaient l\u2019existence, ont disparu.-\u2014\u2014 Mort !.monsieur Yvan, balbutie François tout saisi.\u2014 Assassiné, dit Jean\u2014 Tu crois ?.demande Jacques\u2014 J'en répondrais.» Ce rasoir est là pour faire croire à un suicide, comme aussi la porte fermée.» Mais voyez donc ces traces de pieds, dans l'âtre, et ces paquets de suie tombés sus les cendres \u2026 » Voilà le chemin pris par l\u2019assassin.n La nouvelle foudroyaute de l\u2019horri- touchent, les croix se joignent, les ar-, bres s\u2019étreignent comme des bras dé morts amis, comme des bras de morts.heureux de se trouver très proches ' BE ubouteilleur des célèbres BIERE- -L VINS et LIQUEURS.GROS ET DETAIL, et tous ensemble.Cercueil par cercueil, tous ceux de son tem Dans la cheminée, un monceau de! ble mort du directeur produisit une émotion bien naturelle dans le clan des mineurs.Puis, comme après tout ces déclassés sout des gens familiarisés avec la vue des cadavres, comme la plupart d\u2019entre eux ont fait « luire le soleil à travers une ou plusieurs poitrines » la sensation fut courte.\u2014 M.Yvan est mort, soit ! \u2026 très malheureux, surtout pour lui.» Mais cela n\u2019empêche pâs qu'on nous paye.» Là compagnie nous doit \u2026 Nous lui avons fait crédit pendant deux sec'est soif.«T1 nous faut de l'argent.\u2014 Mais, vint dire le commis tout troublé, les clefs de la caisse ont disparu \u2026 \u2014 Mauvaises raisons ! éurle un orateur coiffé d\u2019un immense feutre, et plastronné d\u2019une gigantesque barbe rouge ; il y a toujours plnsieurs clefsi.\u2014 Elles ne vont pas les unes sans les autres, larmoie le commis quicom- mence à trembler.\u2014 Qu\u2019on nous montre la caisse, noue nous chargerons bien de l'ouvrir.\u2014 Del\u2019argent !\u2026.de l'argent Ihurlent sur tout les tons les énergumènes en scrndant à pleln gosier les trois syllabes.\u2014 Attendez un peu ! \u2026 @Æ\u2014lOù est Perrot, l'Homme-Bisson ?\u201c \u2014 Parti avec un milord ! A\u2014 Perrot est un sans-cœur, de nous laisser sans le sou.\u2014 Mettons le feu à la maison, nous verrons après.: \u2014 Maisenfin, vocifére l'homme à venus là.Il ne peut faire un pas sans .i rencontrer dix noms qui sont de chers souvenirs.Et il songe, l'infortuné, et IG maines de notre labeur et de notre | PORTER d» la ps sont SILVER SPRING BREWERY (0), LIQUEURS DOUCE-.EAUX VINER LES el gaz-uses de J.H.BRYANT de Sherbrooke, Que.ANES domestiques et importés.5 la barbe rouge, il y a bien quelqu\u2019un pour remplacer Perrot\u2014 Oui, ses neveux.\u2014 Où sont-ils ?» Ont-ils peur ?.ils se cachent comme des soules mnuil\u2019ées.» Sommés pour ainsi dire d'intervenir, les trois jeunes gens, très calmes devant cette foule exaspéaée, sortent du vestibule et apparaissent sur lu purron dominant les énergu mènes qui pots- sent À leur vue des ah !.ah '\u2026 plein d\u2019ironie.\u2014 On dit que nous avons peur\u2026 que nous nous câchons, s\u2019écrie Jean d\u2019une voix dominant toutes les ca : meurs.» Qui prétend cela ?\u2014 Soit ! vous ne vous cachez pas .vous n'avezpas peur, répond l'o:a- teur barbu.» Mais, puisque vous rdprésentez la direction, payez-nous ou faites-nous payer.\u2014 Bravo !.Bien répondu, Red- Bill.J'ai essayé d\u2019ouvrir la caisse, \u2014 Eh bien ?\u2014 Impossible ; » Il faut le concours des deux clefs ; et celle du directeur, on vient de vous le dire, a disparu.\u2014 Tout ça, c\u2019est des histoires à mourir de soif, clame Red-Bill qu semble décidément vouloir prendre la tète de la protestation.\u2014 Oui L.oui 1.Guillaume le Rouge a raison I.nAssez de discours I.Au fait !.A bas la maison 1.A sac la caisse | \u2014 Et quand vous aurez teut déino- li, tout pillé,tout bu, obseve Jeau, serez-vous bien pus avancés ? ir = NOTES LOCALES LAG MÉGANTIC.Mme Néré Vasseur.mère de vd.5 N.Vasseur, est retournée à StI\u2019 ee Bagot après avoir passé une quinzalin chez son fils.\u2014 M, J.A Swan, de la mai.m W R.Webster et Cie, fabricants « ¢ ¢iga res de Sherbrooke, était ici jeri.ve nant de la Nouvelle-Ecosse.\u2014M.J.A Renaud, représentant de la ma\u2018son PP Gar eau fils et Cie ce Q -ébec, est passé à Megantic luni, et comme de coutume, il a fair a\u2019 x cellentes affaires.\u2014-Parni les nombreux repré:entants de commerce qui ont passé à Lac Mégantic cette sem ire, citons M.Hector Amyot, de la maison Jos.Amyot.= Québec.qui est venn chez nous avec sa gracieuse jeune femme.\u2014La vente aux enchères des lots au cimetière s\u2019est continuée dimanche dernier.Elle a rapporté plus de $100.On va maintenant fixer un prix régulier pour les lots restants.Ce prix variera selon la situation qu'ils occupent.\u2014Le Queen's Hôtel est en pleine prospérité.Lundi soir, en outre des voyageurs inscrits, quinze représentants de commerce y sont descendus.Il n\u2019y avait pas une chambre vide.Cela fait honneur à la sage direction de son nouveau propriétaire, MP.A.Leduc, \u2014Dimanche dernier, à la grand\u2019 messe, l\u2019orgue a été tenu par M.Edouard Codère, professeur de chant au séminaire de Sherbrooke.Après les vêpres, il y a eu une assemblée des dames zélatrices de l\u2019apostolat de la prière, sous la présidence de M.le curé.Au salut du Saint Sacrement, Mme Edouard Codère a chanté avec beaucoup d'âme et une maîtrise admirable le Salve Regina et le magnifique Benedictus de Gounod\u2014 Le tirage de la rafic au profit des élèves de l\u2019Académie d's Frères a eu lieu mardi dernier.À cet effet, les Frères et les élèves se sont réunis dans la salle de récréation de l\u2019Académie, et l\u2019opération du tirage eut lieu en présence de M.Alph.Cauchon, secrétaire d' s commissaires d'écoles.Sur l'invitation du Frère directeur, le jeune Roméo Bruneau est invité à tirer le premier numéro, donnant droit à la montre d'or.Ce numéro, c\u2019est le 313, appartenant à M.E.Leclerc, de St-Henry Jonction., Le deuxième lot, album photogra- | hique, est tiré par Jean M.Réné C\u2019est le no 67, à M.Philias Perrault, cle St-Alban.Vient le tour de l\u2019horloge.Arthur J.abrecque tire le no 312, qui favor.se M.S.Dion, de Lévis.Le no 43 est sorti par Joseph Lachance et fait de M.Jean Chervin, de Chesham,le propriétaire'du tableau Enfin M.Alph.Cauchon a extrart de l\u2019urne le no 405 qui fait de M.W.T, Duncan le légitime propriétaire d\u2019ur: très beau bénilier.Cette rafle a produit une soixantaine de dollars.Cette somme sera en partie affectée à la creation d\u2019une biblio thèque scolaire.Le Frère directeur est enchanté de ce résultat, et il no.:1s charge de remer- «ier en son nom toutes les personnes qui ont contribué au succès de cette intéressante opération.LA PAIX\u2014ler NOVEMBRE 1902 Les ils ont eu l\u2019idée de s'associer pour louer la salle des fêtes d\u2019Agnès, et y \u2014Samedi dernier, 25 octobre, notre iirecteur, le Dr G.A.Codère célébrait e dixième anniversaire de son mariage.e nom de \u201c noces de fer-blanc.\u201d Pour célébrer ces noces, une foule de parents des époux sont venus à Lac Mégantie apporter à M.et Mme G.A.Codère leurs vœux de bonheur.Ce sont : Mme Vve François Codère, nère du docteur Codère ; MM.Louis A Codère, L.J.Codère, Eugène Codère, Edouard Codère et J.H.D.Codère, ses frères, venus de Sherbrooke avec leurs dames- M.Edouard Larochelle et Mme Larochelle, de Québec, père et mère de Mme G.À.Codere.M.et Mme J.1.Blanchard ue Cookshire.Les cadeaux offeuris aux protago nistes de la fête ont été nombreux et riches.Parmi eux, on remarque un ot d'objets de circonstanc-, c\u2019est-à- 4 re un lot d\u2019ustensiles en fer-blanc.Cent seize pièces de ferblanterie ont été ainsi offertes, tant par les parents que par les familles Lespérance, Ber- | nier, Bureau, Letellier et autres amis.| Il y a dans ce lot un spécimen de tous | les objets qui se fabriquent en fer-b'anc C\u2019est au point que si !e Dr Codère se décidait à voyager pour une maison jui fabrique ces articles, sa collection \u2018 Péchantillons est au grand complet.Seulement, il paraît qu'il y a eu des richeurs parmi les donateurs, En fet, plusieurs de ces objets n'ont du fer blanc qu\u2019une vague apparence et ont en aluminum.Mais ce n\u2019était vas la peine de se fâcher pour si peu, , urtout un pareil jour, et le Dr Codère | 1 bien voulu fermer les yeux sur cette supercherie.: Il y a eu dimanche soir grande fête chez le docteur, et nous sommes sûr ! Jétre cru sur parole lorsque nous | affirmons qu'on s'est superlativement unusé.\u2014M.Laporte, de la grande maison Laporte et Martin, de Montréal, est -enu ici pour affaires dans le cours de : a semaine.I \u2014M.et Mme L.P.Villeneuve, sans souci désormais sur le sort du Queen's hôtel dont M.P.A.Leduc a iris la direction, sont partis faire un voyage d'agrément.Ils feront escale à Montréal, New York et Boston, puis | reviendront hiverner dans leur belle vropriété de Lac Mégantic.\u2014Dans notre numéro du zo septembre, nous avons signalé le départ de plusieurs de nos concitoyens, employés | du CPR.Ces messieurs étaient di- .igés sur Ir Nord-ouest et devaient convoyer des trains de blé sur différents points du Dominion.La com-' pagnie estime tellement leurs services qu'elle veut les garder tout Thiver et les envoyer à Winnipeg.Cela n'a pas l\u2019air de faire plaisir à tout le monde, \u2018 notamment à M.Arth.Roy, qui a: laissé sa famille croyant n\u2019être absent que six semaines.AGNES \u2014 Nous apprenons avee peine que M.Albert Andrews.parti au mois d\u2019août dernier, pour le Nord-Ouest sur a ligne du C.P.R.,est en traitement à Wennipeg pour la fièvre typhoïde.\u2014M.Jos.Roy, de Piopolis et M.Jos.Blais, de Lac Mégantic, se sont mariés lundi dernier Le premier a fpousé Melle Clara Turgeon ; le second, Melle Philomène Roy.Comme les mariés sont deux bons amis, et que leur maison était trop petite pour recevoir et recréer leurs nombreux invités, Jette étape de la vie conjugale donne , leu à une manifestation comme sous a lundi au mardi de cetle semaine Qualité et ouvrage garantis.donner un bai réunissant les invités des deux noces.; La fête a été charmante, et la nuit fera époque dans les souvenirs des invités autant que dans ceux desmariés.\u2018 \u2014 pere EE NRGLIGENCE INJUSTIFIABLE 11 a bien peu souci de sa santé, celui qui ne cherche pas ñ guérir sa baonchite avec le BEAUME LH UMAL.INSTRUMENTS MUSIQUE RepucTioN CONS.LUERABLE Sur Vi dons Vivlanewl'es Contre-bassee à cordes- Mandolines, Guitares\u201d Cornets, Fibtes, Clar'g j nettes, Accordéons, ¢ te, 250 Violons à rendre à partir de $1.50 chaque, à 8100.00.Cordes de violons 15, 20, 25 et 30c la pièce GHAND CHOIX de romarcrs, chanson- nelles, opereltes, etc, .Demandez le nouveau catalogua de musique vocals © instrumentale.EDMOND RARDY, 1676 rue Notre-Dame, Montréal.,ç EXAMEN DES YE2X Se A rm JgRATIS SPECIALISTE BEAU MIER A l'Institut d\u2019Optique Américain 1854 rue Sainte Catherine Coin Cadieux, MONTREAL Est le meilleur FABRICANT et AJUSTEUR de LUNETTES, LURGNONS yeux ARTIFÉCIELS, etc , de Montréal, pour ren- forcir 1es NERFS OPTIQUES et bien voir ds LOIN et PHES et guérison d YEUX.Ouvert jour et nuit.Le dimanche de 1 à 4 hrs p.m.AVIS.\u2014 Pas d\u2019Ag nts sur le chemin pour notre MAISON fondée et LESPON- SABLE, RG\" Assortiment au complet en Lunetteries, or, argent, nickel, acier, etc.Biendeau : Mgtel 58-60 Jacques-Cartier Square DODDECEC Opposite Lhe City Ha:l.J.A.TANGUAY, Prop.The most centrally situated Hotel \u2018in Montreal.LARMES ; et IN ET COR CTS oT RESETS Quebec Central Railway Service des trains entre Mégantic et Québec DEPART DE MEGANTIC.Le train d\u2019accomodation quittant Mégantic & 7 heures a.m.arrive a Lévis à ! 10 et à Québec à 1.15 heures.Le train mixte quittant Mégantic à 7.50 heures a.m.arrive à Lévis à 6.10 p.m.et à Québec à 6 heures 30 p.m.ARRIVEE À MÉGAATIC.Le train d'accomodation quittant Québec à 2.30 heures p.m., quitte Lévis à 3 hrs p.met arrive à Mégantic à » heures p.m.Le train mixte quittant Quebec à 8.3C heures a.m quitte Lévis * 9 heures a.met arrive à Mégantic à 8 hrs p.mn.Les trains da la division de Mégantic circulent tous les jours, excepté le dimanche.Pour les horaires, billets circulaires et autres informations, s'adresser aux agents de la compagnie.FRANK GHUNDY, Gérant général.J.H.WALSH, Agent gén.des passag.LA FONCIÈRE Compagnie d'Assurance Mutuelle contre le Feu.IAAL LA lONCIÈRE est incurporée d\u2019a- / Jrès les lois de la Proviuce de Quebec, et opère sous la contrôle du gouvernement.En s'ussurvut dans cette Compagnie, l'en épargnira de 20 à 30 p.c.sur les taux d'assurance, et l'on encouragera uve compagnie essentiel- BUREAU PKINCIPAL MONTREAL.68 RUE SAINT-JACQUES lement Canadienue, gardant ses capitaux dans la Province.T.etv.LACHANCE, acenTs, LAC MEGANTIC, GREBNLIESS Whisky Ecossais - - (EXTRA SPECIAL).DISTILLÉ ET EMKOUTEILLÉ PAR ARGYLLSHIRE, SCOTLAND.Recommandé par la y= COGNAC Espagnol PUR.JIMENEZ & LAMOTHE TROIS ÉTOILES (***) VIEUX DE 12 ANS Est le produit pur de la distillation du jus de raisins Espagnols Fraternité Médicale.En vente chez tous les Epiciers, Marchands de Vins, etc.LAUVRENGE A.WILSON CIE., AGENTS, Montréal.D.McMANAMY & Cie MARCHANDS DE Agents pour tout le Dominion des fameux Cocktails Saratoga.SHERBROOKE, P: Q.ya (EN GROS SEULEMENT.) Ferronnerie, Quincaillerie et Cuir dnotontontontontontretontratredootrete odenteotrotrotrotantrntaotretostooiont: ACTE REPAS PEINE ST DT ES RTE tout RUE FER ET ACIER en barre.* COURROIES, VERRES à Vitres, PEINTURES, HUILES POELES, Etemineux : sérefenie fosfente séosrrhoniangerfesdoniiesiesferfentende rfesferfs brad tentent E Le SL ME AML Me Mle SE Se Me A ME Me A Ae ME Se ME Ae Me Ne NL Se Ne suisse corporis § CODERE FILS & CIE, SHERBROOKE, - - Qué.: CHARBON Anthracite - Bitu-4 a ga Assortiment complet de Bois et Fournitures de Voituressages spfesfiopefifs dsafefesfepis deeds eels defi ge pb 161 Rue Wellington wn Sats os ole ake oka ok PHP SITE x v « Où sera le travail de demain, assuré, vous le savez, par la compagnie à ses ouvriers ?\u2014 Le blanc-bec est avocat !.\u2026 \u2014 .Ou prédicans.\u2014 .Il vaudrait mieux un financier.\u2014 Attendez, continue le jeune homme dont l\u2019énergie grandit avec le péril.\u2014 Quoi ?\u2014 Jusqu\u2019à préseut, la Russie Libre fidèle À ses engagements, n\u2019a jamais t.«it perdre un centime à personne.» Elle doit avoir et possède, j'en cuis sûr, bon crédit à fflakerville.» Laissez moi faire appel aux ban quiers de la place qui ronnaissent les re: sources de la compagnie.» Que vovs doit-on, en somme ?.votre salaire de qurnze jour, de 22 ¥| 25,000 francs ; je vais tâcher de les trouver, \u2014 Ça c\u2019est une idée.» Combien te font-il de temps ?\u2014 Deux heures.\u2014 Nous t\u2019accordons deux heures \u2026 Passé ce délai, nous bhamqardons tout et, si tu nous apportes rien, gare à ta peau.\u2014 Le métis se moque de nous\u2019 camarades, crie Guillaume le Rougeil reviendra sans le sou, et nous serons les dindons de la farce.\u2014 Il y a dans la caisse près de 8,000 piastres nous appartenah: ISi cette maudite porte atait ouverte, je vous les donnerais, \u2014 Va, prêche toujours, grogne Red- Bill, essaye de gagner du temps ct de nous monter le coup ; qui vivsa verra » Moi je rn\u2019en vais chez Sam l\u2019Empoisonneur\u2026 » J'ai besoin d\u2019un drink au jus de , Tarentutule .En vue de la paye, Sam doit en avoir préparé.\u2014 Le Rouge a raison.: chez Sam\u2014 Allons chez Sam.le temps pas sera.\u2014 Mais l\u2019Empoisonneur voudra-t il faire crédit ! i \u2014Nous le faisons bien à la compa | gnie nous ! » .Contre toute attente, le bar-keeper \u2018si pitoresquement dénommé ;\u2018\u2019Empoisonneur, ouvre tout grands son bar et «son crédit.De mémoire de mineur, et de mi- : neur altéré, on ne vit papeille condescendance et pareille profufion chez un | débitant de manières très rogues et de \u2018relateons difficiles avec les clients pourvus d,prgent, mais absolument inabordable pour les gens sans le sou.Chose extraordinaire, Ssm daigne entr'ouvrir ses lèvres énduites de jus | de tabac et montrer dans une grimace quia la préjention d'être un sourire, les chicots noirâtres, implantés dans sa mâchoire, comme des tessons sur un mur.Enfin, phénomène absolument ren- | versant, Sam l\u2019empoisouneur pousse à la consommation et verse à profusion \u2018les brinks les plus incendiaires.Aussi la bar plein, archi-plein, bé- borde-t-il jusque sur le trottoir en uois où sont installés provisoirement, à la diable, des tables, des bancs, des caisses, pes fûts vides.Les Ghinoes, dont Phabituelle rapacité s'allie à une incomparable sobrié- allons mander d'argent, s\u2019approchent, glissent cauteleusemeut leurs faces camuses de potiches incassables entre lcs torses haillonneux des aventuriers, et enten- nent gouluement les breuvages.Le bar-keeper pourra- -il reconnaître ces clidnts isolites ?C\u2019est peu probable Tous les Chinois s'appellent plus ou moins : Li, et semblent coulés dans un moule indentique.Peu importe à Sam qui ne leur demande mé.ue pas leur nom et verse toujours sans compter, sans regarder Mais, alors, qui donc apayé ou payera tout cela ?Peu à peu la gaieté monte, loquace, tumultueuse, exuhéranie Des rires, des exclamations, des jurons jaillissent de la foule, puis des tonnerres d\u2019applaudissements éclatent quand un Chinois, foudroyé en pleine absorption, s\u2019abat ivre mort.Les plus rudes buveurs se portent des défis stupides ac- ceuillis avec enthousiasme.On parie avec fureur, sur parole, naturellement, et l\u2019on en arrive, peu à peu, à oublier la compagnie Free-Russia, la mort horrible du directeur, la caisse close, comme un bastion de métal, et l'absence du numéraire.Qu'importe, du moins pour l'instant la paye, puisqu\u2019on boit à satiété, puis- qu\u2019on commence réellement à s\u2019amuser, sous l'œil paterre de Sam qui laisse casser, briser son matériel, sans seu lement faire : ouf ! Lui, qui jadis, pour un verre en morceaux, mettait la main au pistol-pockett et sortait le Smith et Wesson tout armé.Les deux heures accordées à Jean té, voyant que pr une étrange et peut- , sont enfin écoulées.L'assistance, très être unique pérogation à une habitude ! galamment allumée, ne demande qu\u2019à invétérée, on eonne à boire sans de- continuer cette aimable et peu coû- teuse absoi \u20181, Quelqu\u2019tn \u2019avise de demander \u2014 À propos, et notre argent ?.Le métis doit étre revenu de Bakerville.Ce quelqu\u2019un est peut-être Red-Bill \u2026 C\u2019est lui-mâme.\u2026 On lui répond : \u2014 Bah \u2018!\u2026.Laisse donc.nous avons le temps.puisque nous avons à boire tant que nous voulons.\u2014 Boire !.c\u2019est bien, riposte Guillaume le Rouge en grimpant sur une caisse, de façon à dominer l\u2019assistance devenue un peu houleuse, mais la fête sera incomplète si nous ne jouons pas .ne trouvez-vous qu\u2019un petit poker?\u2014 C\u2019est vrai.jouons.\u2014 Pour jouer il faut de l\u2019argent.» En outre, ce bon Sam se lassera peut-être, s\u2019il ne voit pas la couleur de nos piastres.\u2014 Oui ! fait le bar-keeper en dodelinant de haut en bas la tête, et en échangeant avec Bill un rapide coup d\u2019œil.\u2014 Alors, plus de crédit ?\u2014 Plus de crédit ! rugit Sam, tant qu\u2019on vous devra de l\u2019argent ; après, nous verrons.» Allons, camarades, faites payer ces mauvais riches qui laissent tirer la langue à de braves travailleurs comme vous.\u2014 Encore une rasade 1.\u2014 Pas une goutte !.Allez cher cher votre dû.Il est inutile d\u2019insister quand Sam a posé un ultimatum.On le sait, et l\u2019on ne discute pas.Le bar se vide en un clin d\u2019œil, afin de revenir le plus tôt possible, car la soif, loin d\u2019être calmée par cette absorption, a été plutôt augmentée.La foule des ouvriers, infiniment plus excitée que le matin, entoure pour la seconde fois le guichet toujours clos et accueille par un ouragan de malédictions le commis qui prononce quelques mots.Les premiers en tête ont distinctement entendu ; les plus éloignés ont vaguement saisi des lambreaux de la phrase.\u2014 Pas d'argent.prendre les travaux.\u2014 Fils de chien ! Faussaire ! Assassin ! Pirate ! On va te scalper ! Contre toute prévision, Jean a trouvé dans les banques de Baskerville un accueil glacial et éprouvé des refus obstinés, comme si la garantie de la mine #ree-Russia n\u2019était pas cent fois au moins suffisante.11 a fait valoir en vain les excellentes raisons tirées d\u2019un cas de force majeure, les valeurs enfermées, le directeur assassiné, las ouvriers près de se révolter, tout a été inutile.Il semble qu\u2019on mot d\u2019ordre ait été donné à chacun pour manifester la plus hautaine indifférence, jusqu\u2019au shérif, qui reçut par un haussement d\u2019épaules la nouvelle du crime et entendit en sifflotant la déclaration du jeune homme.Jean revint exaspéré à froid, rageant en dedans, et dit de sa voix tranquille contrastant avec les mouvements de ses narines et les froncements de ses épais sourcils.\u2014 Je crois que l\u2019oncle Perrot a eu tort d\u2019aller à la chasse au bighorn.»Il aurait fait un bon quatrième attendre.re- Ousser l'assaut qui se prépare ~~ depritutes £ | | Soil obese ile ile sds os od PIP II tr m2 SEE CAVE #2 Re pip UE LA PAIX\u2014ler NOVEMBRE 1902 LE CHOMAGE Le matin, quand les ouvriers arrivent à l'atelier, ils le trouvent froid, comme noir d\u2019une tristesse de ruine.Au fond de la grande salle, la machine est muette, avec ses grands bras maigres, ses roues immobiles ; et elles met là une mélancolie de plus, elle dont It souffle ct ie bianle anime la maison, d'ordinaire.du battement d'un cœur de géant, rude à la besogne.Le patron descend de son petit cabinet.H dit d\u2019un air triste aux ouvriers : \u2014 Mes enfants, il n\u2019y a pas de travail\u2026 aujourd'hui.Les commandes n\u2019arrivent plus ; de tous les côtés, je reçois des contre-ordres, je vais rester avec de la marchandise sur les bras, Ce mois de décembre, surlequel je comptais, ce mois de gros travail, les autres années, menace de ruiner les maisons les plus solides.Il faut tout suspendre.Et, comme ilvoit les ouvriers se regarder entre eux avec la peurdu retour au logis, la peur de la faim du lendemain, il ajoute, d\u2019un ton plus bas : \u2014 Je ne suis pas égoïste, non, ju vous le jure.Ma situation est aussi (errible peut être que la vôtre.En huit jours, j'ai perdu cinquante mille francs.J'arrête le travail, aujourd\u2019hui, pour ne pas creuser le gouffre davantage, et je n\u2019ai pas le premier sou de mes échéances du 15.Vous voyez, je vous parle en ami, je ne vous cache rien, Demain, peut-être, les huissiers seront ici.Ce n'est pas notre faute, n\u2019est-ce pas ?Nous avons lutté jusqu\u2019an bout.J'aurais voulu vous aider à passer ce mauvais moment ; mais c\u2019est fini, je suis à terre ; je n\u2019ai plus de pain à partager.Alors, il leur tendla main.Les ouvriers la lui serrent silencieusement.Et, pendant quelques minutes, ils restent là, à regarder leurs outils inutiles, les poings serrés.Les autres matins.dès le jour, les limes chantaient, les marteaux \u2018marquaient le rythme ; et tout cela semble déjà dormir dans ja poussière de la faillite.C\u2019est vingt, c'est trente familles qui ne mangeront pas la semaine suivante.Quelques femmes qui travaillaient dans la fabrique ont des larmes au bord des yeux, Les honimes veulent paraître plus fermes, Ils font les braves, ils disent qu\u2019on ne meurt pas de faim dans Paris.Puis, quand le patron les quitte et qu\u2019ils le voient s\u2019en aller, voûté en huit jours, écrasé peut-être par un désastre plus grand encore qu\u2019il ne l'avoue, ils se retirent un à un, étouffant dans la salle, la gorge serrée, le froid au cœur, comme s'ils sortaient de la chambre d'un mort.Le mort, c\u2019est le travail, c\u2019est la grande machine muette, dont le squelette est sinistre dans l\u2019ombre.xx L\u2019ouvrier est dehors, dans la rue, sur le pavé.Il a battu les trottoirs pendant huit jours, sans pouvoir trouver du travail.Il est allé de porte en porte, offrant ses bras, offrant ses mains, s\u2019offrant tout entier à n'importe quelle besogne, à la plus rebutante, à la plus dure, à la plus mortelle.Toutes les portes se sont refermées.Alors, l\u2019ouvrier a offert de travailler à moitié prix.Les portes ne se sont pas rouvertes, Il travaillerait pour rien qu'on ne pourrait le garder.C\u2019est le chômage, le terrible chômage qui sonne le glas des mansardes, Au bout des huit jours, c\u2019est bien fini L\u2019ouvrier a fait une suprême tentative, et il revient les mains vides, éreinté de misère.La pluie tombe ; ce soir-là, Paris est funèbre dans la bous.Il marche sous l\u2019averse, sans la sentir, n\u2019entendant que sa faim, s\u2019arré tant pour arriver moins vite.Il s\u2019est penché sur un parapet de la Seine ; les eaux grosses coulent avec un long bruit; des rejaillissements d\u2019écume blanche se déchirent à une pile du pont.Il se penche davantage, la coulée colossale passe sous lui, en Ini jetant un appel furieux.Puis, il se dit que ce serait lâche, et il s\u2019en va.La pluie a cessé.Le gaz flamboie aux vitrines des bijoutiers S'il crevait une vitre, il prendrait, d\u2019une poignée, du pain pour des années.Les cuisines des restaurants s\u2019allument et, derrière des rideaux de mousseline blanche, il aperçoit des hommes qui mangent.Il hâte le pas, il remonte au faubourg, le long des rôtisseries, des charcuteries, des pâtisseries, du tout-Paris gourmand qui s\u2019étale.Comme la femme et la petite fille pleuraient, le matin, il leur a promis du pain pour le soir.Il n\u2019a pas osé venir leur dire qu\u2019il avait menti, avant la nuit tombée.Tout en marchant, il se demande comment il entrera.ce qu'il racontera pour leur faire prendre patience.Ils ne peuvent, pourtant, rester plus longtemps sans manger.Lui, essayerait bien, mais la femme et la petite sont trop chétives.Et, un instant, il a l\u2019idée de mendier.Mais quand une dame ou un monsieur passant à côté de lui.et qu\u2019il songe à tendre la main, son bras se raidit, sa gorge se serre.Il reste planté sur le trottoir, tandis que les gens comme il faut se dé.ournent, le croyant ivre, A voir son masque farouche d\u2019affamé, * Fx La femme de l\u2019ouvrier est descendue sur le seuil de la porte, laissant en haut la petite endormie.La femme est toute maigre, avec une robe d\u2019indienne.Elle grelotte dans les souffles glacés de la rue.Elle n'a plus rien au logis; elle a tout porté au Mont de-Piété.Huit jours sans travail suffisent pour vider la maison.La veille, elle a vendu la dernière poignée de laine de son matelas ; le matelas s\u2019en est allé ainsi ; maintenant, il ne reste que la toile.Elle l\u2019a accroché devant la fenêtre pour empêcher l\u2019air d\u2019entrer, car la petite tousse beaucoup.Sans le dire à son mari, elle a cherché de son côté.Mais le chômage a frappé plus rudement les femmes que les hommes.Sur, son palier, il y a des malheureuses qu\u2019elle entend sangloter pendant la nuit.Elle en a rencontré une tout debout au coin d\u2019un trottoir; une autre est morte; une autre a disparu.Elle, heureusement, a un bon homme, un mari qui ne boit pas.Ils seraient à l\u2019aise, si des mortes-saisons ne les avaient pas dépouillés de tout.Elle a épuisée les crédits ; elle doit au boulanger, à l\u2019épicier, à la fruitière, et elle n'ose plus même passer devant les boutiques.L\u2019après-midi, elle est allée chez sa sœur pour emprunter vingt sous ; mais elle a trouvé, là aussi, une telle misère qu\u2019elle s\u2019est mise à pleurer, sans rien dire, et que toutes deux, sa sœur et elle, ont pleuré longtemps ensemble.Puis, en s\u2019en allant, elle a promis d'apporter un morceau de pain, si son mari rentrait avec quelque chose.Le marine rentre pas.La pluie tombe ; elle se réfugie sous la porte ; de grosses gouttes clapotent à ses pieds, une poussière d\u2019eau pénètre sa mince robe.Par moment, l\u2019impatience la prend, elle sort, malgré l\u2019averse ; elle va jusqu\u2019au bout de la rue, pour voir si elle n\u2019apercoit pas celui qu'elle attend, au loin, sur la chaussée.Et, quand elle revient, elle est trempée ; elle passe ses mains sur ses cheveux pour les essuyer ; elle patiente encore, secouée par\u2019 de courts frissons de fièvre.Le va-et vient, des passants la coudoie.Elle s& fiit'toute petite pour ne géner personne.Des hommes la regardent en face.Tout le.Paris; suspect, la rue avec sa boue, ses clartés crues, sesroulements de voitures, semble vouloir la prendre et la jeter au ruisseau.\u2018Elle a faim.En face, il y a un boulanger, et elle pense à la petitë qui dort, en haut.Puis, quand le mari se montre enfin.maisons, elle se précipite, elle le regarde anxieusement.\u2014Eh bien ! balbutie-t-elle.Lui, ne répond pas, baisse la tête.Alors, elle monte la première, pâle comme une morte.» Fu En haut, la petite ne dort pas.Elle s'est réveillée, elle songe, en face du bout de chandelle qui agonise sur un coin de la table.Et on ne sait quoi de monstrueux et de navrant passe sur la face de cette gamine de sept ans, aux traits flétris et sérieux de femme faite.filant comme un misérable le long des | Elle est assise sur le bord du coffre ( qui lui sert de couche.Ses pieds nus pendent, grelottants; ses mains de poupée maladive ramènent contre sa poitrine les chiffons qui la couvrent Elle sent là une brûlure, un feu qu\u2019elle voudrait éteindre.Elle songe.Elle n\u2019a jamais eu de jouets.Elle ne peut aller à l\u2019école parce qu\u2019elle n\u2019a pas de souliers.Plus petite, elle se rappelle que sa mère la menait au soleil.Mais cela est loin.Il a fallu déménager ; et, depuis ce temps, il lui semble qu\u2019un grand froid a soufflé dans la maison.Alors, elle n\u2019a plus été contente ; toujours elle a eu faim.C\u2019est une chose profonde dans laquelle elle descend sans pouvoir la comprendre.Tout le monde a donc faim ?Elle a pourtant tâché de s\u2019habituer à cela, et elle n\u2019a pas pu.Elle pense qu\u2019elle est trop petite, qu\u2019il faut être grande pour savoir.Sa mère sait, sans doute, cette chose qu\u2019on cache aux enfants.Si elle osait, elle lui demanderait qui vous met ainsi au monde pour que vous ayez faim.Puis, c\u2019est si laid, chez eux ! Elle regarde la fenêtre où bat la toile du matelas, les murs nus, les meubles éclopés, toute cette honte du grenier que le chômage salit de son désespoir.Dans son ignorance, elle croit avoir rêvé des chambres tièdes avee de beaux objets qui luisaient; elle ferme les yeux pour revoir cela ; et, à travers ses paupières amincies, la lueur de la chandelle devient un grand resplendissement d\u2019or dans lequel elle voudrait entrer.Mais le vent souffle, il vient un tel courant d'air.par la fenêtre qu\u2019elle est prise d\u2019un accès de toux.Elle a des larmes plein.les yeux.Autrefois, elle avait \u2018peur, lorsqu'on la laissait toute seule ; maintenant, elle ne sait plus, ça lui est égal.Comme on n'a pas mangé depuis la veille, elle pense que sa mère est descendue chercher du pain.Alors, cette idée l\u2019amuse.Elle taillera son pain en tout petits morceaux ; elle les prendra lentement, un à un.Elle jouera avec son pain.Pa La mère est rentrée, le père a fermé la porte.La petite-Jeur regarde les mains à tous deux, très surprise.Et, comme ils ne disent rien, au bout d\u2019un bon moment, elle répète sur un ton chantant : \u2014 J'ai faim, j'ai faim.Le père s\u2019est pris la tête entre les poings, dans un coin d\u2019ombre ; il reste là, écrasé, les \u2018épaules secouées par de rudes sanglots silencieux.La mère, étouffant ses larmes, est venue recoucher la petite.Elle la couvre avec toutes les hardes du logis.Mais l'enfant, dont le froid fait claquer les dents, et qui sent le feu de, sa poitrine la brâler plus fort, devient très hardie.Elle se pend au cou de sa mère ; puis, doucement : -Dis, maman, demanda-t elle, pourquoi donc avons-nous faini ?| EMILE ZQLA.Les POUDRES CEPHALGINES ne contiennent, ui Quinine; ni Morphine, ni Antpytine, \u201cceperidapt elles guérissent Loijours mr 70 Une aubaine sans égale.Recevoir pour cinq cent le numéro.ou $2.50 par année, un magazine illustré de.40 4 60 \u2018pagès, oû l'on reuve, entre apt attraits; \u2018uite\u2019 #bondante litteratire \u201cinstruc tive ou humoristique; deux grandes pages de modes pratiques aveé patrons à#b& prix .quatre pages d'excellente musique ; \u2018fin - feuiiléton toujours inédit-\"-patpitänt et dès'plus rirätiætiques : des concours avec: prix; 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LETTRES, ADRESSES, PETITIONS, SOUMISSIONS, | PAGES D'ALBUM, POESIES, CHANSONS, ACROSTICHES, MADRIGAUX, DISCOURS, TOAST, ETC, ETC.LA GREVE DES MINEURS EN FRANCE Le comité de la Fédération des mineurs français a décidé de déclarer la grève générale, qui a commencé vendredi matin.On estime maintenrat que 42,060 hommes sont déjà en grève dana.les charbonnages du Nord et que 5.000 out abandonné le travail dans les environs de St Etienne.Le comité a publié une proola- mation adressée aux camarades mineurs des Etats-Unis, d\u2019 Angleterre; d'Allemagne, de Belgique et d'Australie, et dans laquelle il dit : \u201c Ja cause quefnous défendons est commune à tous.Nous sommes poussés à la dernière extrémité en combattant pour obterir ane légère amélioration de notre misérable état, une rémunération plus équitable avec la réglementation, de noige travail pour le p'ésent et une législation qui nous mette À l\u2019abri des strictes nécessités de la vieillesse.« Nous somnies certains que vous comprendrez votre devoir.Nous vous laissons l'initiative de prendre telles mesures qui vous conviendront le mieux pour nous aider dans cette lutte.\u201d La proclarnation exhorte les troupes mobilisées contre les mineurs à se rappeler la conduite du colonel de St Rémy, qui a refusé d'\u2019obéir, pendant les troubles scolaires en Bretagne, à des ordrus qui étaient contre sa conscience.La proclama se termine par \u2018 Vivent lessmineurs de \"Union internationale ! \u201d La déclaration de gréve générale du comité de la Fédération des mineurs français rejelte la responsabilité de la grève sur les propriétaires de mines, parce que ces derniers ont refusé de discuter les ré- \u201d clamations des mineurs.Les p.opriétaires de mines ont assumé cette attitude sous le prétexte que la question de réglementation du travail el des pensions de vieillesse était déjà soumise aux commissions parlementaires et que la grève avail déjà éclaté sans Motifs et sans avertissement.Le Temps calcule qu\u2019il a environ 162,000 mineurs en France et que 60,000 d\u2019entre eux appartiennent à la Fédération.On commence à discuter sérieusement ici la probabilité d\u2019une hausse sur les prix du charbon pour l\u2019usage domestique et pour.l\u2019usage industriei.Le secrétaire du comité des propriétaires de mines, au cours d'une entrevue a prédit la cherté du charbon à Paris cet hiver.Il a dit que la grève de Pennsylvanie sera en partie responsable de cette hausse des prix, car les ordres ont été donnés en Angleterre de réduire les réserves de charbon qui y sont disponibles et d'augmenter ie prix du charbon exporté en France, qui en importe une grande quantité des charbonnages anglais, Ce faitet la hausse du chaibonu français, dû à la grève, amèneront certainement des prix de détail ex cessifs.NOTES.\u2014 Une correspondance de Saint- Pétersbourg nous apprend qu\u2019un vieillard, millionnaire, a été mis à mort par la populace pour avoir violé la loi du sabbat.Le malheureux avait osé allumer du feu quinze minutes avant le coucher du solcil, le jour consacré.Un rabbin, témoin de cetle iniquile, provoqua la colère des Juifs contre le malheureux qui fut lapidé.Ne nous plaignons pas de nos -| \u2018* leagues \u201d.\u2014 La ville de Boston est fortunée.Elle a regu, jeudi derifier;: 17,000 tonnes de charbon mow et\u2019 3,500 tonnes d\u2019anthracite,.,.\u2014 On a constaté que les cime- titres, dans le voisinage d\u2019Indianapolis, avaient été tous profané et quantité de cadavres volés.On estime que plus de 1000 corps morts ont été enlevés depuis deux ans.\u2014 M.A.Martin, représentant de la compagnis McPherson et Cie,.de Montréal, a acheté du révérend curé Audet, de St Fabien de Ri- , mouski, le fromage pour le resté de la saison,, à raison de 10 1-4c,, Les cultivateurs de St Fabien doivent se rejouir, car c\u2019est le plus gros prix qui a été payé à cette sai-\" son de l\u2019année.\u2014 Madame Henry Haubens, de .Omaha, Neb., qui appartient à l\u2019uve' des familles les plus en vue de la .région, s'est Ôôté, la vie, avec ses , deux fils, âgés de 10 et 12 ans, en ouvrant un bec de gaz dans sa chambre bien close.Mme Haubens était malade, et - \u2018Lestout au plus juste prix, i Pon croit qu\u2019elle avait esprit dé. LA PAIX.\u2014 ler NOVEMBRE 1902.5 Madame Picrre Lamothe, qui souffrait d\u2019Anémie, prend les Pilules Rouges et les forces lui reviennent comme par enchantement ** Plus que tout autre personne je crois à l\u2019efficacité des Pilules Rouges, car si ma sauté est si bouue c\u2019est dû à ce remède, \u2018Vous n\u2019avez pis oublié que j'étais malade depuis quatorze ans, J'étais grasse, mais je n'avais aucune force ; tous Jes jours j'étais obligée de me couchr À cause del.faiblesse.J'avais des douleurs duns les reins, un ri n me faisait vomir, je n'avais pas de courage et je pouvais toujours dormir.Jai pris eix Foîtes de Pilules Rouges, clles m\u2019ont fait tani de bien et j2 1ne suis trouvée si heureuse que j'ai continué à en prendre encore six autres boîtes, A présent, je suis forte, je suis toujours gaie, je n'ai plus-de douleur, et quoiqu'il y ait plus d\u2019un an que je n\u2019aie pas pris vos pilules, je re nic cuis pas sentie abattue une seule journée depuis.Je n\u2019ai pas besoin de vous dire, Messieurs, toutz la reconnaissance que je cônserve aux Pilules Rouges ct aussi aux Médecins Splcialistes de la Cie Chimique Francn-Américaine pour leurs bons renseignements et leurs nombreux.conseils.Je désirerais que l\u2019eflic-cité de votre tonique fût connue partout, et pour cela je vous autorire à publicr ma guCrison, \u201d MADAME PIERRE LAMOTHE, S:-Germain de Grantham, Que.BELLE GUERISON.\u201cJe suis aujourd\u2019hui en parfaite santé ct je tiens à faire connaître que ce sont les Pilules Rouges qui m'ont remise sur pieds.\u201cJe suis jeune encore, mais cependant je connais ct je sais tout ce qu\u2019une malaie lorgue o de pénible et d\u2019ennuyeux.J'ii souffert pendant trois s.1:5 d\u2019u1e faiblesse décourageante qui, ras mi\u20ac tenir nu lit, 11\u2019obligeait 4 me trainer et à 1cttre du côté tout ce qui aurait pu me procurer quelques plaisirs, Je prenais des to: iques de toutes sortes, j'avais eu les soins de deux médecir:s, mais Ten n\u2019y faisait, toujours je demeurzis faible et incapal.e du moindretravail, Je me croyais perdue ct je f-Cmicsais À l\u2019idée que bientôt la consomption couperait courtd ma viz, comme elle l\u2019avait fait déjà pour mon père, ma rière et une de 1::cs sœurs, Le dernier hiver, des irrégularités, un rhume opiniâtre et une toux fatiguante venaient encore ajouter À mes inquiCtudes, Depuis longtemps je remarquels sur les journaux les témoi- guages de beaucoup de personnes guérics par l'emploi des Pilules Rouges, ct je ne sais pourquoi l\u2019idée de les prendre ne m'était päs venue plus tôt.Je me décidci donc, après trois aunées de souffrances, À faire usage \u20ac ce remède que l\u2019on disait merveilleux ; j'écrivisaux Médecins Spécialistes de la Cie Chimique Iranco-Américaine, cor j'avais retenu que presque toutcs les personnes guéries avaieut beaucoup retiré de leurs avis.Après quatre ou cinq semaines de traitement, j'étais toute joyeuse de me sentir moins abattue et un peu plus forte; jo continuci alers rérulièrement I'usage de mon tonique, no négligeaut pas de m'entourer des scias qu\u2019on m'avait suggérés dans la répouse À ma lettre, ct au bout de quelques mois j'étais tout 4 fait bien.Ce n'est pos\u2019 seulement un mieux de quelques jours que j'ai obtenu, c\u2019est une guérison véritable, puisqu\u2019:1 y a plus d\u2019un an que je n'ai pas pris de Pilules Rouges ct que je me porte encore à merveille.\u2018ai déjà exprimé ma reconnaissance aux Médecins Spécialistes de la Cie Chimique Franco- Américaine, mais je ne veux pas que ce qu'ils ont fait pour mci reste inconnu, Il y a trop de jeunes filles qui souffrent et se désolent pour ne pas leur inspirer de la confiance envers le remède et es médecins qui m\u2019out sauvée,\u2019 MELLE ALINE MONETTE, Winooski, Vt.Les Pilules Rouges ne sont que pour les Femmes.Les Pilules Rouges ne sont que pour les femmes ; étant spécialement adaptées à la constitution des personnes du sexe, elles ne manquent jamais de guérir ies maux dont elles souffrent, comme le \u2018\u2018beau mal,'\u2019 les symptômes du retour de l\u2019âge, les dérangements, les irrégularités, les hémorragies, les troubles de la gestation ; elles soulagent aussi les douleurs de l'enfantement ct donnent aux mères la force de bien nourrir leurs enfants.Tin guérissant ainsi les différentes maladies de matrice auxquelles les femmes sont exposées, celles soulagent conséquemment les maux de tête ct d\u2019estomac, les douleurs de côtés et de reins et enfin toutes les autres souffrances qui sont la séquence naturelle de ces maladies, Les femmes qui souffrent de constipation devront prendré, en même temps que les Pilules Rouges, les Tablettes Purgatives qui sont, comme les premières, manufacturées par la Compagnie Chimique Franco-Américaine.Les consultations données au No.274 rue St-Denis, Montréal, par fes Médecins Spécialistes de la Cie Chimique Franco-Américaine, sont absolument gratuites.Ces messieurs donnent aus:i des consultations gratuites, par lettres, aux femmes malades qui, ne pouvant se rendre à leurs bureaux, veulent bien leur écrire et leur dire ce qui les inquiète.Les Pilules Rouges ne sont jamais vendues de porte en porte, et les Médecins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine ne donnent jamais de consultations en dehors de leurs bureaux.Les Pilules Rouges, \u201c de plus, portent toujours le nom de la Compagnie Chimique Franco-Améri- caine sur l\u2019étiquette rouge qui les entoure.Si votre marchand ne tient pas les véritables Pilules Rouges, nous vous les enverrons sur réception du prix, soc Fac-simile de la boite des Pilules Rouges.Eu 5 SAVE, 4 £ REMÈDE EFFICACE GUERIT TOUTES LES MALADIES | RVEUSES ET COMPLIQUEES PARTICULIERES AUX FEMMES RECONSTITUE LE SYSTEME ET EMBELLIT LE TEINT rx Pourtoules les informations Lire la circulaires _ CaixS50 Cents Six Boires $ 250.\u201c COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO AMERICAINE MONTRÉAL.c amnon PARIS.rrance BOSTON us a.A 1] faut eontinuellement se rappeler que les maladies ont bien sou de prise sur le système lorsque le sang est pur, et que les Pilules Moro, pour les hommes qui ont souffert de Clous, d\u2019Eruptions ou de toute autre maladie de peau indiquant un sang mauvais.sont le remède à prendre.\u201c Depuis hit ans je souffrais d\u2019impureté du sang qui faisait qu'À tout moment il me sortait des clous sur lc corps.Sept médecins différents que ji consultés, m'ont traité pendant des années, Les Pilules Moro m'ont guéri ; Je n'ei pas eu de mais sa3 résultat.j'en ci pris pendant cinq mois.clous pendant tout le traitement ; depuis longtemps déjà j'ai cessé da faire usage de ces pilules ct je suis encore parfaitement bien.\u201d AMEDEE SAUMUR, 47 Wilcox St., Springfield, Mass.\u201cJai pris les Pilales Moro pendant à peu près trois mois, j'étais Licn malade lorsque j'ai commencé à lcs employer et cependant, sous leur effet, ma santé s'est tout 4 fait rétablie.Jd beaucoup souffert d\u2019une maladie de rognons, j'avais une démangeaison, une maladie de peau, qui me torturait continuellement ct me rendait très nerveux.| J'ai consulté les Médecins de 1a Cie Médicue Moro, j2 m: suis rendu à leur bureau et je leur ai écrit plusieurs fois A chaque visite que.je leur ai faite 7t dans chaque lcttre que j'ai reçue j'ui trouvé beaucoup d\u2019encouragements Ces Médecins m\u2019avaient conseillé les Pilules Moro comme remède sûr dans mon cas ct c\u2019est avec plaisir que je déclare et une foule d'avis qui ml\u2019ont beaucoup aidé.aujourd'hui que je n\u2019ai pas été trompé.Sous l\u2019action de ce médicament puissant tous mes souffrances sont disparues, mes forces se sont doublées et ma guérison s\u2019est opérée d\u2019une manière parfaite.\u201d x JEREMIE LUSSIER, Chateauguay Bassin, Qué, Les Pilules Moro ne sont que pour les Hommes.\" Les Pilules Moro s'adressent à toutes les affections qui sont l'apanage de l\u2019homme et leur triomphe est surtout daus les maladies rebelles À tout traitement.Elles sont un Téparateur du sang, uu restaurateur de l\u2019estomac et de la nutrition, et leur emploi peut être indifféremment continué suns aucun danger ct avec le plus grand succès, par les hommes faibles ou souffrants.Elles s\u2019assimilent w.is¢ment, cont tolérées par les plus difficiles, et sous leur influence on voit le rapide développement des forces, la disparition des maladies ct l'accroissement de la santé générale.Les Pilules Moro guérissent à coup sur les \u201cefforts,\u201d le mal de rognons, les maux de tête, les affections de la vessie, la gravelle, ic rhumatisme et les névralgies, les scrofules, [le manque d\u2019appétit, la mauvaise digestion, la dyspepsie, la constipation et toutes les autres maladies si fréquentes chez les hommes Elles sont aussi un spécifique de l\u2019atonie et de 1a faiblesse des organes sexuels, les tonifient lorsqu'ils sont prématurément frappés d'impuissance et les mettent en état de remplir les fonctions si importantes de la procréation.Elles groupeut sous une forme agréable et sous un petit volume tous lcs agents capables de restaurer les forces.Les nerfs débilités et inactifs retrouvent en elles toute la puissance énergique de la jeunesse.Innocuité absolue, résultats curatifs, prompts ct complets, que faut-il de plus pour assurer le succès durable d\u2019une merveilleuse médication qui a guéri tant d'hommes souffrants.Les Médecins de la Compagnie Médicale Moro donnent, à leurs bureaux; au No.1724 rue Ste-Catherine, Montréal, des consultations gratuites sur toutes les maladies dont les hommes peuvent souffrir.Ils donnent aussi des consultations par lettres, et les hommes malades qui de- Fac-simile de la boite des Pilules Moromeurent au loin peuvent écrire et faire une description des symptômes qu\u2019ils endurent A Fo pour recevoir par le retour de 2 GE FAGRIQUES la malle des conseilset des avis PE 7 qui les conduiront à la santé.Les Pilules Moro se vendent 50c la boite ou six boites pour $2.50.Si votre marchand ne les tient pas nous vous les enverrons sur rècep- D Eu ES TOSNONS ET TOUS LES TROUBLES NER EUX, Al AINSI QUE CE: MALADIES COMPLIQUÉES ET PARTICULIÈRES ES, ET CONSERVE a le Circulnlro = L la boite ou six boites tion du prix.PR SG ER CL \u2019 a pour $2.50.Adressez : out ps Le papier de l'enveloppe est blanc, imprimé en rouge.Adressez : 2000 Le papier de l'enveloppe est blanc, imprimé en bien.COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, 274 St-Denis, Montréal.COMPAGNIE MEDICALE MORO 1724 rue Ste-Catherine Montréalmr ; a res x Pin it Bar dan is Atm mariiite, .rangé lorsqu\u2019elle a commis son acte de désespoir.\u2014 Un nouveau soulèvement de paysans s'est produit dans le gouvernement de Poltava, Russie.D'après des nouvelles envoyées au journal le Vorwaertz, des conflits sanglants ont lieu entre les paysans et les troupes qui, actnellement, reçoivent des renforts.Un annonce que plusieurs personnes ont été Luées ou blessées.\u2014 Quatre détenus se sout enfuis de la prison de Moundsville, après avoir scié un barreau d\u2019une fenètre du magasin aux outils.On s\u2019est aperçu de leur éva-ion dix minutes après qu\u2019elle a eu lieu et le shérif et un grand nombre d\u2019hommes sont partis a leur poursuite.\u2014 Une dépéche de Shamokin dit ue des grévistes se sont emparés \u2018un mécanicien ne faisant pas partie de l'union et qui travaillait pour la Reading Company\u2019s Henry Clay Colliery.Il a été jeté à terre et battu, et à la dernière heure son état était considéré comme désespéré.\u2014 Une jeune employée à l\u2019impri merie du gouvernement, à Washington, Melle Alice Fisher, a él, taée à coups de revolver par u nommé William Dougherty, égal ment employé à l'imprimerie.meurtrier a ensuite tourné son arm contre lui-même et s\u2019est tiré un balle dans la tête.Mobile : la jalousie.a Nous n\u2019avons pas hausse le prix de nos tabacs.Le tabac a fumer \u2018\u2018 Amber,\u201d les tabacs a chiquer \u2018\u2018 Bobs,\u201d \u2018\u2018 Currency\u201d et \u2018 Fair Play\u201d sont de la meme dimension et les prix sont les memes pour le consommateur.Nous avons aussi prolonge le temps necessaire au rachat des petites Raquettes jusqu\u2019au ler janvier 1904.The Enipire Tobacco Co.Les temoins \u2014Vous avez assisté à l\u2019accident ?de- : Le \u201cMatin\u201d cite un bel exemple de manda le président.la confiance qu\u2019on peut accorder aux émoignages en justice : | Hier, vendredi 8 janvier, comparaissait devant la roe chambre [correction telle sous l\u2019inculpation de blessures var imprudence, un cocher qui s\u2019était orné à écraser un seul passant.A quelle allure marchait le fiacre ?\u2014Oui, Monsieur.\u2014A quelle allure marchait le fiacre ?\u2014 Le cheval courait au triple galop.Un immense éclat de rire emplit aussitôt la salle d\u2019audience ; et le cocher, bénéficiant de \u2018l\u2019incertitude du témoignage humain\u201d, fut immédiate- Toute la question résidait en cet uni.Ment acquitte.que point ere ee eee Trois témoins, qui avaient assisté à Decisions Judiciaires concer- l\u2019accident, ont été bats, Le premier a fait cette déclaration : \u2014 Le cheval allais au pas.* Le second : Le cheval marchait au petit trot.Avant de faire traduire le troisième témoin, M.le président Fabre ne put s\u2019empêcher de dire : : \u2014 Pourvu que le dernier témoin n'aille pas affirmer que lè cheval coutrait au triple galop.= Le troisième témoin s'avanca à la barre.entendus aux dé- nant les Journaux .1.Toute personne qui retire régulièrement un journal du bureau de poste,gqu\u2019elle ait souscrit ou non,que ce journal soit adressé à son nom ou à celui-ci d'un autre est responsable du paiement.2.Toute personne qui renvoie un journal est tenu de payer tous les arrérages qu'elle doit sur son\u2019 abon.j nement, autremenl, l'éditeur peut continuer à le lui envoyer jusqu\u2019à ce qu\u2019elle ait payé.Dans ce cas, l\u2019a- bonné est tenu de donner en outre le prix de l\u2019abonnement jusqu\u2019au moment du paiement, qu\u2019il ait retiré ou non le journal du bureau de poste.3.Tont abonné peut être poursuivi pour abonnement dans le district où le journal se publie lors mème qu'il demeurerail à des centaines de lieues de cet endroit.4.Les tribunaux ont décidé que le fail de retirer nn journal du bu- reali de poste ou de changer de résidence et de laisser accumuler les numéros à l\u2019ancienne adresse cons: litue une présomplion et une preuve prima faeie d'intention de fraude.= lemme ee Les POUDRES CÉPHALGINES guérissent le Mal de l\u2019êis, Migraine, les douleurs rhumatismales, otc.Essayez-les.300 morceaux de savon de Pin parfumé, à dix cen- tins le morceau, à la Pharmacie du Dr.G.A.Codère. CORRESPONDANCE Monsieur le redacteur, Ne pouvez-vous pas protester dans votre intéressant journal contre l\u2019état de uos trottoirs.Il y a cependant un comité des chemins au Counse:l.De quoi s'occupe-t-il donc ?A cette époque de l'année ou \u2018es voyageur sont nombreux, c\u2019est honteux de voir une place de pro- gris comme la nôtre êlre ainsi néwlixée.Un mot dans La Paix dounerait pent-être l'éveil à ceux qui sont chargés de voir à la bonne Lenue de nos rues.Nous piyons assez de taxes pour avoir au moins des traverses (qui permeltent aux dames de passe l'a s'embourber.Ne serail- il pas temps d\u2019établir un trotoir partant de la maison de Ville jusqu\u2019à la Crossing, et augmenter l\u2019éclairage de ce point qui est insuffisamment éclairé.Voilà.monsieur le 1édacleur, quelques observations qui me pa- raisseul justes ; si vous en jugez de même je vous serais reconnaissant de les publier.Merci d'avance.Votre bien dévoué, i n ve Cette lettre, qui nous vient d\u2019un très honorable citoyen, n\u2019a pas besoin de notre approbation pour gagner en justesse.Elle ponvait aussi bien être envoyée au Conseil qu\u2019à notre journal.Les réclamations qu'elle contient sont si légili- mes que nolrs édililé ne penl man quer d\u2019y donner une suite favorable.Il est seurement regrettable qu\u2019ells n\u2019ait pas agi spontanément.s S | la curiosité, et ils voulurent savoir ch uns croyaient que le médecin ou le dentiste avaient mis velo a celle passion, pour empêcher les ravages physiques que la sacha- rine pouvait causer chez la malheureuse ; les aulres supposaïeut que son conlusseur lui avail impose, comme pénitence, une abstinence toute sucrerie.pothèses, loyen plus adroit que les autres vi je n'aurai mon goût.ul vœu est chose sacrée.notre héroïne faisait hotïneur à son : on fa vit, publiquement, croquer à pleines quenotles les bor.bons les pius variés et les plus parfumés, publiés.el rapideme L les affectihns de la gcrye et\u2018 des poumons.LA PAIX \u2014ler NOVEMBRE 1902 -\u2014 Parce que, na ! On wen put jamais tirer autre ose, On se perdait en conjectures.Les LAC MEGANTIC, GRAND CHOIX D'OBJETS POUR CADEAUX.leur savant Spécialité de réparations, travail garanti et à bas prix.Montres, Chaînes, Bagues, Horloges, Objets de fantaisie prolongée et radica le 5 adicale de Fssai gratuit du la vue à l'aide d\u2019uppareils ais PO , rar ect Ss.Mais ce n'étaient là que des hy.cane Un jour, enfin, un ci- : MAISON D% CONFIANCE JOS DION rracha cette confi lence : \u2014 J'ai fait vœu, de ne plus 1ême regarder un bonbon, tant que A AAA A A A A A A NE A A A A AE TS ce i.Sr 200000000800 000 00 COCO 000 200000000 00000001 009 .- .r | > pourquoi la belle friande avail re- Horloger, Bijouti 1, Opti Opticien.5\u201d eu : once à se sucrer lu langue.3 \u2014 Voyons, pourquoi ne croquez- J A BERN ER 3 vous plus de bonbons ?: \" * |; LEUR CONTRE CE: Grand Roman d\u2019amour par Pierre Mael ast maintenant Fl + \u2019 + .on Vente partou*, si votre fournisseur de journaux ne l\u2019a pas - } nous vous l\u2019enverrons franco sur réception de 20c.La Bibliothèque Moderne 387 RUE ST GABRIEL.MONTREAL.{@& P.S.\u2014 Demandez la liste de nos Romans à 20 cents.25S E O00 O0G 500000000 000000000 PEG, | , Ferblantier Plombier Pose les fournaises, éviers, hains, etc, sw charge de lots jus travaux qui concernant son étâl, à des prix qui déflent toute concurr=nas, Les jours suivirent les jours, et Marchand de fer.de pompes, de tuyaux de fer et de grès, de chaux, de ciment, de briques, ete.Entreprises de Pompes Funèbres l'oujours en magas'n d rs cercueils de toute grandeur, \u2019 ECURIE DE ! 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Et pourtant, les bans ne sonb pas Quel est donc ce mnyslère ?EN VÈHITÉ Le BEAUME RHUNAL guérit särentent Une mere de famille nous prie de lui indiquer la manière de faire un cataplasme sinapisé.Voici : Vous prenez de Ja farine de lin, et versez dessus de l\u2019eau tiède, mais peu à peu et en tournant jusqu\u2019à consistance de pâle liquide.Puis, vousm tiez cette bouillie sur le feu, e\u2019 la laissez bouillir en remuant pendant quelques minutes encore.Vous éiendez ensuite le tout dans une mousseline blanche, et satipou- drez d\u2019une large pincée de farine de moularde.Vous referniez la mousseline et, tandis que le cataplasme est encore chaud, le posez et l\u2019y laissez jusqu\u2019à rougeur de la peau.Pour éviter l'extrême brûlure, humeciez ensuite de vaseline boriquée.( ( UN vœu | A.BECIGNEUL, L.1 Commissaire de la Cour Supérivure Elestri> Brlls & Telsphone Gonnection T W.H.D.YOUNG AVOCAT Etude : RUE DES ERABLES En face de la Banque LAC MEGANTIC - .PROPRIETOR.! 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Les diggers commencent l'attaque, répond Jacques, ils en veulent à la caisse.\u2014 Et nous allons la défendre, proposa François-\u2014 Bien entendu, disent les deux ai- nés.\u2014 Nous avons une demi-donzaine de winchesters, un millier de cartouches, et ils ne sont guère que trois cents.\u2014 Il faudra donc tout tuer.\u2026 \u2014 Dam !.ça dépendra d'eux.qu\u2019ils s\u2019en aillent ou attendent.» Mais nous ne sommes pas d\u2019hu- leur à nous laisser massacrer.\u2014 Sûr.L'attaque est déjà commencée.Les pierres volent de tous côtés, crevant les carreaux étoilés par les balles et rebondissant dans les appartements.\u2014 Tout est barticadé ?demande Jacques\u2014 J'ai fermé en rentrant et mis les traverses.; Les domestiques sont dehors et! font chorus avec les braillards : » Le commis est seul en bas.\u2014 Toi, François, dit Jean, descends à la caisse, remonte avec les armes, amène le commis et allez vous installer dans la chambre du pauvre M.Yvan : elle fait face à deux côtés et domine la plaine, - » Je vais faire ume ronde, m\u2019assurer que tout est clos, et je reviens de suite avec vous.Au dehors, le tumulte est infernal.Les cris de bêtes, les hurlements d\u2019i- Vrognes, les imprécations, les coups de feu se mêlent au bruit des pierres lancées à toute volée et retentissant là exécutet pour ces infaillibles tireurs.\u2014 Capital payé.700,000 00 Fonds de réserve.280,000 00 ues Restaurant | BUREAU CHEF : HALIFAX, N.-B.I Département d'Epa-gnes : Nous payons 3 p.c.sur lous les depdts qui nous sont \u2014\u2014 onfiés depuis $4.00 en montant.Le meilleur diner à L'intérêt est calculé au moment mème , et 3 heures.Les Vins des meilleurs crûs du dépôt.Bières et Lager importes d'Allemagne et 1 de Milwaukee.13 LOUIS POULIN, Prop.MONTREAL.Vis-3-vis \u201cLa Presse.\u201d R.A, E, AITKEN: Go rant.Lac Megantic, Qué | urdement sur les madriers de bois.! les traîtrises.Il s\u2019efface vivement et la Jean vient rejoindre ses frères et le i balle, éraflant sa blouse en peau de commis, dans la chambre oli git le ca | cerf, va se perdre dans la boisserie.davre atrocement mutilé de l\u2019infortuné | En méme temps, Guillaume-le-Rou- directeur.; Les armes sont chargées.Six winchesters à répétition.Soixante-douze coups à tirer.Un effroyable feu de file sent étreint solidement, en écharpe, Du reste, ils attaqueront seulement à la dernière extrémité, pour se défendre, en cas de péril mortel.Jean veut parlementer.Il s\u2019avance bravement devant la fenêtre, ouvre le châssis veuf de ses vitres, se penche et prononce quelques mots.Un ouragan de malédictions accueille sa tentative.Cent revolvers sont braqués sur lui.Comme il est sans armes, -les 1vro- gnes, par un reste de cette générosité dont les êtres les plus dégradés ne sont pas dépourvus, ne font point feu.Un homme se détache de la foule main vigoureuse, après l\u2019avoir empoi- à demi étouffé sur le plancher.La foule brute et joviale éclate rire, à l\u2019aspect de ce rapt à la fois\u2019 audacieux, subtil et cocasse.Du reste, l\u2019aspect hétérociite de Red-Bill gigottant éperdument au bont du lasso que François vient de lui jetèr avec une dextérité de Peau- Rouge, suffit à justifier pleinement cet- accès d\u2019hilarité, Goin ST-JACQUES ET ST-LAMBERT | hommé boit jusqu\u2019au délire ; I\u2019 | heures et le guérit en huit jours{11 ne fait pas restituer, N'hésilez plus | si vous êtes désireux de vous gtbrir de l'Alcoolisme.Nous vous garantis- \u201c5 conts, entre midi | sons une cure complète à | ge, empêché par le flocon de fumée sorti de son arme, de voir distincte-, sonneur fait vaguement supposer ez ment ce qui se passe au-dessus de sa | Bill une puissance jusqu\u2019alors Ins@p- tête, perçoit une \u2018vague sifflement, se | çonnée.et enlévé avec une force irrésistible | gnent des voix bourrues ;ne le jusqu\u2019à l'appui de la fenêtre, où une, pas,on va peut-être s\u2019arranger.gné par la barbe, le terrasse et le jette riposte Françoisde nous le temps matériel d\u2019aviser aux DIPSONE.! .° - .L\u2019ADIPSONE est une cure centaine pour le s victimes de l\u2019Alco riisine L'Adipsone donne des forces pjur bien se porler sans stimulant, Un dipsone le met bien en moins de deux ns prix rfisonnable.Une cure certaine pour les victimes de l\u2019Alcoolisme.Pour pus renseignements adressez vo 1+ J.P.COUTLEE &CIE, 1345 RUE ONTARIO MONTREAL.dit inespéré ouvert par lv bar-keeler, » Si vous osiez, que feriez-vous ?les mutins se solidarisent volonters| \u2014 Je vous prierais de desserrer un avec lui, moitié par reconnaissancéde | peu ce lasso qui m\u2019étripe.l\u2019estomac, moitié parce que cettejal-| » Jen\u2019essayerai pas de fuir.du liance mystérieuse avec Sam l\u2019Emjoi- | reste, toute évasion serait impossible, a une pareille hauteur, et surveillé comme je le suis.\u2014 Qu\u2019à cela ne tienne, reprend le Bois-Brûlé en relâchant notablement la courroie, de façon à laisser au gredin une certaine liberté de mouvements.Guillaume-le-Rouge, déjà tout engourdi, s\u2019étire avec une évidente satisfaction en faisant craquer sa robuste musculature.\u2019 Ces mouvements un peu brusques- et convulsifs, agrandissent les trous des haillons épiques dont il est vêtu, et déterminent certaines solutions de, continuité dans l\u2019étoffe très mûre.Du reste, ces loques sordides, enduites de boue, de terre, de cambouis, élimées, lacérées par un contact perpé- \u2014 C'est bon 1.c\u2019est bon !., jro- ez * \u2014 L'arrangemert est bien simple, n Retournez au travail,- et donlez- -moyens de vous payer.Guillaume le-Rouge, ces escamotage accompli par un virtpse du lasso, jette autour de lui des ree de bête prise au piège, et très lhe, commele sont trop souvent les menfrrs, essaye de parlementer malgré Sa jrai.trise, - 4 tout abrut|de \u2014\u2014rcomme pour répondre à Jean qui vient de dire à ses frères et au commis : \u2014 Surtout ne tirez pas ! » Sile sang coule une fois, toute conciliation deviendra impossible.L'homme est l\u2019inévitable Red-Bill qui se met partout en avant, excite ses camarades et manifeste à chaque \u2018 instant son hostilité.Ç \u2018 Arrivé à cinq pas de la muraille, il met sans mot dire la main à sa poche et avec une rapidité inouïe, tire un revolver qu\u2019il décharge lâchement sur Jean.i Tout autre que l\u2019intrépide et prudent Bois-Brûlé serait perdu sans retour Mais Jean a l\u2019œil à tout, et son \\n- comparable expérience de la vie d'aventures le met en garde contre toute- \u2014Îl ne faut pas m'en vouloir, jelnes gens, si j'ai eu la main leste toit à l'heure.» Le jus tarentule mante vite À \u2018la tête, et souvent, quend on a bu
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