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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 29 août 1914
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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  • Nouveau samedi
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Le samedi, 1914-08, Collections de BAnQ.

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[" 40 PAGES Lire: Notre Nouveau Feuilleton.40 PAGES Samedi VOL.XXVI, NUMERO 12 MONTREAL, 29 AOUT 1914 Journal Illustre Hebdomadaire Le Numéro 5 Cts JOUR DE RECEPTION Uh I 2 LE SAMEDI Vol, 26, No 12, Montréal, 29 août 1914 TTTT Vers Fadolescence StMic'hêl A L\u2019ÉPOQUE de la puberté, la jeune fille est exposée à des malaises, des troubles nerveux que la mère vigilante préviendra en ajoutant à son régime alimentaire l\u2019usage d\u2019un bon tonique comme le Anno MDÇLXI Christî ST-MICHEL qui combat la faiblesse, l\u2019anémie, enrichit le sang, régularise les fonctions digestives, réconforte tout l\u2019organisme, facilitant ainsi l\u2019oeuvre de la nature.LE VIN ST-MICHEL se prend à la dose d'un verre à vin avant les repas et chaque fois que le besoin s'en lait sentir.BOIVIN, WILSON & CIE, LIMITÉE, Seuls Agents.520 rue St-Paul, Montréal.EASTERN DRUG CO., BOSTON, MASS.Agents pour Us Etats.Unis.r r i tt ri 11111 r m 111 ! 11 m t t 111 j 11111 T'i tTTl i ?î La Beauté du Visage, du Teint et de la Peau Une des - raisons principales pour laquelle on rencontre si souvent, partout autant de jeunes filles, femmes et même des hommes avec un visage tout ridé, bourgeonné ou prématurément vieilli, c\u2019est que l\u2019on n'est pas assez particulier dans le choix des préparations que l\u2019on emploie pour sa toilette et les soins du visage, ce qui veut dire que vous vous laissez tromper par le pharmacien qui très souvent pousse des imitations ou des produits sans valeur parce que cela rapporte plus de profits.La seule préparation réellement efficace qui opère des merveilles depuis plus de 20 ans.comme embelllsseur du teint et de la peau, est sans contredit le LAIT DES DAMES ROMAINES surnommé \"Nourriture de la peau\".Les propriétés antiseptiques et dépura-tives de ce célèbre embelllsseur sont telles que les taches de rousseur, le masque, les rides, les boutons à tête notre et tout ce qui enlaidit le visage disparaît comme par enchantement, rendant la peau blanche et veloutée, le teint clair et couleur de rose.Méfiez-vous des nombreuses imitations offertes comme Lait ou Crème de beauté qui pullulent au Canada comme aux Etats-Unis et dont l\u2019effet pourrait être néfaste à la beauté de votre visage.Une bouteille d\u2019essai de Lait des Dames Romaines est envoyée gratis à tous ceux qui en font la demande.Vous n\u2019avez qu\u2019à nous envoyer votre adresse avec 10 cts pour frais de poste et d\u2019emballage, et nous vous enverrons une bouteille n\u2019importe oû, à nos propres frais.Adressez; Cooper & Co.DépL 5, No 219 rue des Commissaires, Montréal.Pathfinder Six $3,400 Description partielle de la Pathfinder Six\u2014Modèle Leather Stock Moteur\u2014 Six cylindres, coulés trois par trois, 4| par 5à, force 50 H.P.Carburateur\u2014Schebler R.Eclairage électrique \u2014Dynamo et batterie.A l\u2019avant, lumière blafarde (deux projecteurs); à l'arrière, une lumière réglementaire, éclairant la plaque de licence et une lanterne à extension.Démarreur électrique \u2014 Type de 6 volts tournant le moteur à une très grande vitesse.Transmission\u2014Quatre changements de vitesse.Freins \u2014 Deux freins intérieurs.Pneus \u2014 35 par 5, Kelly-j Springfield ou Goodrich.Pompe à air \u2014 Mue par le I moteur.Pour description plus cam-I plète demandez le catalogue.i_________________________ Une Maehine Exceptionnelle a nn Prix Exceptionnel PATHFINDER I MÜTUR CARS r\\ GEORGES POIRIER & CIE, 200, Blvd.St-Laurent, Phone Rock 74« \u2014\tMONTREAL.\t\u2014 Phone Main 2«80 ! % Vol.26, No 12, Montréal, 29 août 1914.LE SAMEDI 3 ABONNEMENT (Payable d\u2019avance) Canada et\tMontréal Etats-Unis\tet Europe Un an.$2.60\tUn an.$3.60 Six mois.1.26\tSix mois.1.76 Les abonnés changeant de localité sont priée de nous donner un avis de 8 jours, l'empaquetage de nos sacs de malle commençant 6 Jours avant de les livrer à la poste.(Fondé en 1889) LE SAMEDI JOURNAL ILLUSTRE HEBDOMADAIRE Organe du Foyer Domestique PRIX DU NUMERO : 5 cts HEURES DE BUREAU : De 8.30 a.m., à 6.45 p.m., tous les Jours, excepté le samedi, de 8.30 a.m., à midi.Tarif d'annonce fourni eur demande.POIRIER, BESSETTE & Cle, Tél.Main 2680,\tPropriétaires, 200, Boul.St-Laurent,\tMontréal.Entered March 23rd 1908 at the Post Office of St.Albans, Vt., as second class matter under Act of March 3rd 1879.Carnet Editorial )US nous subissons le prestige du passé.Chaque fois que nous ouvrons les portes de notre âme au souvenir des jours vécus, heures de joie et de tristesse se précipitent vers nous et nous entraînent dans les paysages révolus de notre existence; nous revivons les spectacles, les sensations et les sentiments qui nous semblaient morts et qui ressuscitent avec une intensité et une netteté merveilleuses.Mais une lumière nouvelle et plus douce que celle de la vie exacte enveloppe ces résurrections du \u201cmoi\u201d déjà passé et trépassé et de son histoire ancienne.De cet embellissement, il résulte en même temps des bénéfices et des désavantages.Que sont les bénéfices?Ils sont nombreux et admirables ; ils nous donnent de vastes magasins intérieurs que rien ne peut détruire et où nous possédons de précieux trésors.Lorsque l\u2019heure présente est vide, pleine de tristesse nous recourons à ces heures de jadis; tous les bons moments, les instants exquis surgissent l\u2019un après l\u2019autre devant nos yeux.Nous sommes, en même temps, spectateurs et acteurs des idylles et des fêtes d\u2019amour lointaines.C\u2019est un phénomène psychologique étrange et vraiment miraculeux; on se sent \u201cun\u201d et \u201cdouble\u201d tout là la fois, nous agissons et nous voyons agir.Le plaisir, comme la douleur aussi, hélas! sont augmentés malgré que certains philosophes modernes affirment que les états de conscience ne peuvent ni se mesurer, ni diminuer, ni s\u2019agrandir.Acceptons néanmoins cette théorie et admettons que le plaisir ne peut pas s\u2019accroître.Pourtant, il est incontestable que nous avons deux plaisirs 'à la fois: celui de l\u2019acteur qui s\u2019agite sur la scène et celui du spectateur qui s\u2019intéresse à ce qu\u2019il a sous les yeux.La personne la moins favorisée par le destin a toujours île belles réserves dans ses magasins à souvenir car les heures de lumière sont moins rares qu\u2019on ne le prétend; pas un jour ne s\u2019écoule, peut-être qui n\u2019ait au moins une joie s\u2019il a toujours sa peine.Et, comme je le disais, ces souvenirs sont toujours beaux, plus beaux que la réalité, parce que notre esprit y ajoute des splendeurs imaginées qui complètent et idéalisent la beauté des plus belles heures que nous avions vécues.Qu aime, on est aimé; mais, comme si le bonheur que 1 on tient en se mains\u2014telle une fleur merveilleuse\u2014ne suffisait pas, on veut y ajouter le bonheur d\u2019hier et des mois écoulés.On rappelle, par le souvenir, la vision des heures les plus mémorables de cet amour qui a bravé tous les obstacles, toutes les hostilités et qui resplendit, aujourd\u2019hui encore, aussi pur et, aussi vif qu\u2019à son aurore.Mais ces joies ressuscitées ont ce prestige indéfinissable et magique qui pare toutes les évocations, nous leur trouvons alors une beauté et une intensité supérieures à toutes nos joies récentes.O Cette comparaison nous désole, nous désespère.Nous devenons victimes d\u2019une erreur, d\u2019une singulière illusion d\u2019optique et voilà aussitôt ce que nous pensons \u2022 \u201cComme hier était beau et mon amour superbe.Aujourd\u2019hui, je m\u2019en aperçois, ce n\u2019est plus la même chose, plus de sublimes élans, de transports passionnés, d\u2019exaltation divine! Tout passe, tout s\u2019émiette, lentement mon ***** N*M ¦¦ ' rtÇ' ¦\u2022V.- H**,»'/\"''\"\"- Songeant au passé.bonheur se désagrège.C\u2019est la loi inexorable des choses.Après les belles journées arrive le crépuscule, puis la nuit et les ténèbres.\u201d Nous sentons aussitôt couler dans notre coeur le froid de l\u2019épouvante.On tremble, on pleure, on voudrait mourir.>>>» VAV< VWV VViV mss ?» O O Le souvenir, pourtant, a ses désavantages; il peut diminuer la job- de l\u2019heure présente et fausser notre notion des évènements actuels.Les âmes tendres et passionnées connaissent toutes ces heures d\u2019effroi où il leur semble brusquement, et sans raison souvent, que tout s\u2019obscurcit autour d\u2019elles, que le charme s\u2019éteint, que \u2019l\u2019allégresse se meurt.Défendons notre coeur contre cette illusion mauvaise que crée trop souvent le souvenir quand nous sommes heureux.Trop de richesse nuit.Quand nous avons les mains pleines ne soyons pas trop avides, cueillons le bonheur qui passe mais \u2019n\u2019y ajoutons pas l\u2019or qui sommeille aux magasins du souvenir.Fernand de Verneuil. 4 LE SAMEDI Vol, 26, No 12, Montréal, 29 août 1914 UNE BONNE IDEE Elle.\u2014Franchement, cette fourrure-là n'est plus mettable, il m\u2019en faudra une autre, tous les poils tombent.Lui.\u2014Avant d\u2019en acheter une autre, essaye donc de ce régénérateur de la chevelure que je viens d\u2019acheter, si ça ne vaut rien, on verra bien.l\u2019année prochaine.PRESENCE D\u2019ESPRIT /=-yJ\u2014 / Arrête, sacripant! Tu viens de briser une de mes vitres.\t.\u2014J\u2019sais bien, m\u2019sieu.Même, j\u2019me dépêchais d\u2019aller chercher de l\u2019argent pour vous la payer.DES FOIS!?PIECE A DIRE SI J\u2019ETAIS RICHE ! Si j\u2019étais riche, je voudrais Acheter le ciel plein d\u2019étoiles, Puis, à ma maman, je ferais Une belle robe de voiles ! Et j\u2019y sèmerais les fleurs d\u2019or Qui, dans l\u2019azur des nuits, fleurissent.Il me faut avoir un trésor Pour que mon désir réussisse.N est-ce pas, ce serait joli Une robe tout en lumière Qui déroulerait dans ses plis Les clartés de la nuit entière?Sur le corsage, on poserait Les étoiles les plus petites; Puis, on se servirait, après, Des plus grosses.Vite, bien vite, On en ferait pleuvoir des tas Sur les volants et sur la traîne.Habillée ainsi,\u2014n\u2019est-ce pas?\u2014 Maman aurait l\u2019air d\u2019une reine.Alors, quand on demanderait: \u20181 Cette belle robe de flamme, Qui vous la donne?\u201d Elle dirait: \u2018\u2018C\u2019est mon petit garçon, madame!\u201d Paul GRAVOLLET.AUTOMANIE La fillette.\u2014Maman m'envoie vous demander si vous voudriez bien lui avancer dix timbres d\u2019un sou.Elle voudrait envoyer des cartes postales avec la photographie de notre nouvelle automobile.PARAPLUIE EN VOYAGE \u2014Avez-vous ce parapluie que je vous ai prêté?\u2014Oui, en avez-vous besoin?\u2014Non, pas moi.C\u2019est l\u2019ami de qui je l\u2019ai emprunté qui dit que l\u2019ami dont il l\u2019a eu lui a dit que le propriétaire voudrait bien l\u2019avoir pour le prêter à un autre ami.r - -1 ¦ J |j|j| -o ECHO DES ELECTIONS \u2014C\u2019est un oeuf dur qui m\u2019a fait mal à la tête.\u2014Tl ne fallait pas en manger, c\u2019est lourd à digérer.\u2014Mais je n\u2019en ai pas mangé; c\u2019est à la réunion électorale que j\u2019en ai reçu un sur l\u2019oeil.La dame.\u2014C\u2019est pas parce que je pense que vous le méritez, que je vous ai donné deux sous, mais parce que cela m\u2019a fait plaisir.Le mendiant.\u2014Alors, madame, essayez donc de voir si vous n\u2019auriez pas encore plus de plaisir en me donnant un cinquante cents.\u2014-O- Il faut peu de fonds pour la politesse des manières.Il eii faut beaucoup pour celle de l\u2019esprit.SANS CONTREDIT Bob.\u2014Pour un beau tunnel, c\u2019est un rien beau tunnel quo la bouche à papa, quand il dort.LES TEMPS SONT DURS LA SCIENCE Un mendiant est posté à un endroit très fréquenté où il tend non sans succès sa sébile aux passants.Un monsieur, qui le voit là depuis de longues semaines, lui dit un jour: -\u2014Vous êtes encore jeune et bien portant .Pourquoi n apprenez-vous pas un métier ?\u2014Je l\u2019apprendrai avec plaisir, si vous pouvez m en indiquer un meilleur que celui-ci.Le docteur Diafoirus donne sa consultation.Paraît un pauvre diable, maigre, mal vêtu.\u2014Qu\u2019avez-vous ?fait le docteur.\u2014Oh ! je souffre de maux de tête, de crampes d\u2019estomac.\u2014Très 'bien, très bien, interrompt le prince de la science, je vois ce que c\u2019est : vous ne faites pas assez d\u2019exercice.\u2014Oli! docteur, voilà quinze ans que je suis facteur! L\u2019ESI\u2019I EG LE ROSETTE T\u2014Oh, se dit Rosette, je voudrais\t2\u2014 Heureusement que, comme\t3\u2014Je vous dis qu\u2019elle s\u2019en donne bien sauter à la corde, mais je n\u2019ai\ttoujours, Rosette est ingénieuse.\tdu plaisir tandis que le rémouleur personne pour tourner.\tComprenez-vous son plan?\test en train d\u2019aiguiser ses couteaux.,U J$k Vol.26, No 12, Montréal, 29 août 19 N.LE SAMEDI £ O 5/ PS 0 & IP f T O ÿ ïia&s r( V \"I y UN CYNIQUE affirme que nombre de jeunes gens épousent celles à qui ils ont promis le mariage parce que les frais de séparation sont moindres que ceux d'une rupture de promesse.^ -§- PLUS une automobile fait de bruit et moins, ordinairement, elle a de valeur.Que d'hommes sont de même! \u2014§\u2014 CE NE SONT souvent pas ceux qui sont le plus occupés qui occupent continuellement la ligne téléphonique.UN BON dîner suffit souvent à changer le plus pessimiste des hommes en optimiste convaincu .LE BUVEUR consomme de l'alcool.En revanche, l'alcool consomme le buveur.UNE JOLIE fille est, pour beaucoup, toute femme non mariée qui a plus de piastres que de rides.-§- 4 4 LES GRANDES INVENTIONS Le nouveau chapeau parasol-parapluie très commode pour le soleil et très apprécié en \u2018\u2018cas d\u2019eau\".IL Y A des quantités de choses que l\u2019argent ne peut pas acheter; à remarquer, toutefois, que les maris ne sont pas compris dans la liste.\u2014§\u2014 LES SEPT pires choses: Un bouillon sans sel, des -spaghetti sans sauce, un mariage sans amour, un danseur sans danseuse, une femme sans tact, un homme sans argent et la vie sans flirt.IL FAUT vingt ans pour devenir un homme, il suffit de vingt minutes pour devenir un fou.COMME TANT D\u2019AUTRES Encore un que sa famille fait vivre.-§- SI NOUS pouvions recommencer notre vie, nous ne ferions peut-être pas les mêmes erreurs.Ceci ne veut pas dire que nous n\u2019en ferlons plus.IL EST BIEN de croire qu'en règle généra-lo tous les hommes sont honnêtes mais il ne faut pas oublier qu'il y a des exceptions à toutes les règles.CEUX qui donnent aux autres le plus de conseils sont presquo toujours Ceux qui en ont le plus besoin eux-mêmes mais ne Veulent pas en recevoir.C\u2019EST une bonne chose d'être heureuse, mais c\u2019en est une meilleure de s'en apercevoir avant qu\u2019il ne soit trop tard.il LE PLUS GRAND CRIME La dame charitable.\u2014C'est vous qui êtes condamné à tO ans de pénitencier pour tentative de meurtre?Eh bien voilà quelques fleurs pour adoucir votre tristesse en prison.Le prisonnier.\u2014 Excusez, madame, mais vous faites une erreur: je ne suis condamné qu'à 15 jours pour avoir pris l\u2019ombrelle d'une dame.La dame.\u2014Oh! vilain! .-§- L\u2019HOMME qui se laisse gouverner par sa conscience a rarement besoin d\u2019un avocat.CEUX qui critiquent le plus les bonnes actions sont précisément ceux qui seraient incapables d\u2019en accomplir une seule.C\u2019EST une pauvre épouse que celle qui ne voit pas son mari meilleur qu\u2019il ne lui semble.IL PARAIT que Guillaume avait eu plus grands yeux que grand ventre; le repas qui lui est servi va être dur à digérer.L'AMOUR éternel, c\u2019est ce que ressent un jeune homme pour une jeune fille qui lui a donné un seul baiser mais pas plus.-§~ SE LASSER de soi est la pire des lassitudes.DEMOCRITE. 6 LE SAMEDI Vol, 26, No 12, Montréal, 29 août 1914 EXCUSEZ-MOI! Hiimiiiiiiiii i 1\u2014Jos?Voix de l\u2019autre côté.\u2014Oui! monsieur.2\u2014Jos, je vais me reposer dans mon fauteuil un instant ; si j\u2019étais tombé dans le sommeil à quatre heures, éveille-moi.\u2014Bien, m\u2019sieu, j\u2019ai compris.3\u2014Le boss, confiant dans la promesse du boy se laisse aller aux plus doux rêves, (l\u2019horloge sonne 6 heures et le réveille.) MMIMllllliïWï luwmiiMi'l 4\u2014Hein! Six heures.que fait le boy?Ici, Jos! 5-\u2014Vous m'appelez, m\u2019sieu?\u2014Je t\u2019ai dit de m'appeler à quatre heures et il en est six maintenant! 6\u2014J\u2019sais bien, mais à 4 heures j\u2019ai regardé si vous étiez \u201ctombé\u2019* dans le sommeil et vous dormiez bien tranquillement assis.\u2014Excusez-moi ! ! DE PLUS FORT EN PLUS FORT POESIE PRATIQUE A L\u2019ECOLE DE CUISINE Marius est allé voir son cousin du Poitou.\u2014Tu vois, lui dit son cousin en lui montrant un vieux château du douzième siècle, tu vois comme les 'habitants de mon pays ont toujours été en avance sur les autres: regarde en haut de la tour du château, ces petits mâts de pierre.Us prouvent que les Poitevins connaissaient déjà le télégraphe au douzième siècle.\u2014Penh! Ce n\u2019est que cela! a répliqué Marius.Quand tu viendras me voir à Marseille, je te ferai voir un vieux château sur le toit duquel il n\u2019y a aucune espèce de petits mâts ; cela prouve que les méridionaux du moyen âge ils connaissaient déjà la télégraphie sans fil.ERREUR DE MEDECIN \u2014Le docteur P.Yé s\u2019est trompé quand il a opéré P.Zible.\u2014Ce n\u2019était pas l\u2019appendicite.\u2014Oh si, P.Zible avait bien l\u2019appendicite.mais pas d\u2019argent.LES DISPARUS Docteur.\u2014J\u2019avais davantage de patients, l\u2019an dernier.Où peuvent-ils être allés?Sa femme.\u2014Au ciel, peut-être.Elle.\u2014Pourquoi n'entrez-vous pas en relations avec papa?Il vous donnerait une position dans ses bureaux.Lui.\u2014Mais, je suis poète.Elle.\u2014Justement, vous écririez des annonces en vers pour nos cornichons.CHANGEMENT ** vi-I*1' fî Elle.\u2014Avant que d\u2019être mariés, je restais dans le salon jusqu'à minuit, me demandant si tu partirais.Lui.\u2014Et puis?Elle.\u2014Maintenant je reste dans le salon jusqu\u2019à minuit me demandant si tu vas rentrer.\u2014Jeanne a reçu un prix à l\u2019école de cuisine.\u2014Quel prix?\u2014Un livre: \u201cSoins à donner en cas d\u2019empoisonnement ou d\u2019indigestion.MIEUX QUE CELA \u2014Ce prestidigitateur est vraiment extraordinaire.Que de choses il fait sortir d\u2019un chapeau! \u2014L\u2019éicier du coin est aussi capable: il fait sortir du beurre à tous les prix de la même tinette.LOGIQUE .ECRASANTE L\u2019apprenti emballeur gémit et se suce l\u2019index.\u2014Patron, j\u2019peux pas enfoncer un clou sans me taper sur les doigts.Comment faire?\u2014 Tu n'as qu\u2019as prendre ton marteau à deux mains.-o-¦ On pleure lorsqu\u2019on est malheureux ; mais on n\u2019est complètement malheureux que lorsqu\u2019on pleure seul.\u2014La comtesse Diane.09999354 Vol.26, No 12, Montréal, 29 août 1914.LE SAMEDI 7 CELLES QUI CROIENT! NOUVELLE INEDITE LA bise soufflait, âpre et mordante.Au ciel, de lourdes nuées couleur de suie, roulaient, s\u2019entrechoquaient, vague furieuse d\u2019un océan céleste.La froide horreur de la nature opposait, sa désolation muette au désordre d'en haut.Tout concourait â la sombre tristesse de ces lieux, coin perdu de la Marche, dont les maisons mornes et closes semblaient fermées sur la vie et où ne s\u2019indiçait la présence d\u2019aucun être humain.Deux femmes cependant parurent, cheminant parmi les sentes désertes.Le bruit de leurs sabots résonnait sur la terre gelée.Elles allaient, insensibles au froid cruel, aux impressions de l\u2019entour, sans prononcer entre elles d\u2019autres paroles que celles de la récitation de leur chapelet.A un brusque détour du sentier, elles virent se dresser en face un monticule, séparé de la lande par un ravin d\u2019une descente presque à pic.D\u2019un regard consterné, les deux femmes considéraient l\u2019abîme ouvert devant elles.\u2014\u2018C\u2019est le plus dur (jui reste là faire, dit la plus jeune.\u2014A peu près l\u2019impossible, ma pauvre Agathe, soupira l\u2019autre\u2014 une femme âgée, aux épaules voûtées sous le poids des ans.Pourquoi n\u2019avoir pas pris une carriole qui nous eût conduites par la grand\u2019route jusqu\u2019à notre but! \u2014Non! non! grand\u2019mère! interrompit Agathe.les peines de ce monde font gagner le Paradis, celles de notre voyagé nous mériteront mieux la grâce que nous venons implorer.Voyez ! nous sommes presque arrivées.Sa main désignait la montagne au faite de laquelle un modeste édifiée, en forme de chapelle, indiquait l\u2019endroit vénéré de tout le pays.\u2014'C\u2019est vrai, ma fille.saint Marien nous tiendra compte d\u2019aller le prier à son sanctuaire, au prix de nos fatigues et non pas en prenant nos aises.\u2014Ah ! fit Agathe, en levant ardemment les yeux au ciel, ce n\u2019est pas à pied mais plutôt sur les genoux que j\u2019irais demander la guérison de mon cher petit!.ces deux lieues que nous venons de faire, ce n\u2019est rien pour moi, mais c\u2019est trop pour vous, grand\u2019mère, et je m\u2019en veux d\u2019avoir cédé à votre désir de me suivre dans mon pèlerinage.\u2014Ne pas t\u2019y 'suivre, mon enfant!.te laisser seule, avec ton chagrin pour toute compagnie!.d\u2019ailleurs nos prières réunies ne vaudront-elles pas davantage, et n\u2019est-ce pas avec la même ferveur et d\u2019un coeur aussi affligé que le tien, que je supplierai le bon saint de nous accorder ce que chacune nous désirons autant?\u2014Hardi donc !.appuyez vos mains sur mes épaules.je vous empêcherai de tomber et de votre côté vous me retiendrez.L\u2019aïeule obéit au geste recommandé, et la descente commença, périlleuse, effrayante.A chaque Estant les malheureuses risquaient d\u2019être entraînées, précipitées à bas.mais que ne peut l\u2019énergie d\u2019une mère, soutenue par la Foi! Celle-la, héroïque, intrépide, dévalait la pente glissante, sans souci des pierres ni des ronces déchirantes, sans crainte d\u2019une chute, mortelle peut-être.Un mouvement de sa grand\u2019mè-re faillit la renverser \u2014Mon sabot!.j\u2019ai perdu mon sabot ! exclamait la pauvre vieille.\u2014Ne me lâchez pas, grand\u2019mère, ou nous allons rouler ensemble.je vous donnerai tout à l\u2019heure un de mes sabots.\u2014Et toi, ma fille, iras-tu donc pieds nus?\u2014J\u2019irais sans pieds.Le fond du ravin enfin atteint, il fallait remonter le versant opposé dont l\u2019ascension présentait moins de difficultés.Par malheur, le vent s\u2019était élevé et de minute en minute augmentait de violence.Bientôt il sévit avec rage; les éléments déchaînés se livraient entre eux une lutte effroyable, toutes les colères du ciel semblaient s\u2019être abattues sur la terre.La pauvre grand\u2019mère, asthmatique, courbée en deux, haletait.une poussée plus terrible de l\u2019ouragan la jeta de côté, comme un mince brin de paille.\u2014Etes-vous blessée, grand\u2019mère! demanda Agathe, s\u2019empressant à la relever.\u2014Je n\u2019ai plus de souffle.j'ai les jambes rompues.\u2014Encore un effort, bonne mère.nous voilà si près! \u2014Je suis épuisée.va seule et laisse-moi.\u2014Jamais!.je vous porterai plutôt jusque-là.\u2014Toi, ma fille!.regarde.ton pied déchaussé est tout en sang.\u2014-Qu\u2019importe!.ce qui me fait bien plus souffrir, c\u2019est de vous voir en pareil état, de penser que là-bas mon enfant se meurt, et que mon homme, à son retour avec les compagnons maçons, trouvera une fois de plus le berceau vide et qu\u2019il pourra encore m\u2019adresser ces mpts qui m\u2019ont crevé le coeur: \u201cTu n\u2019as donc des enfants que pour les laisser mourir?\u201d Elle se détourna pour cacher entre ses mains sa face douloureu- \u2014Tu as raison, Agathe, fit la grand\u2019mère en-se redressant, résolue.il ne faut pas que celui qui reste ait le sort des autres.allons ! du courage, et que le bon Dieu nous aide ! \u2014Saint Marien! saint Marien ! invoqua la jeune femme, faites un premier miracle.par grâce, fades cesser ce vent maudit! Enlacées l\u2019une à l\u2019autre, les vaillantes créatures gravirent le rude escarpement qui menait à la chapelle.Après avoir un peu repris haleine, elles s\u2019en firent ouvrir la porte par le gardien.Elles lui achetèrent deux cierges et firent, les tenant allumés, cinq fois le tour intérieur de la chapelle, en mémoire des cinq plaies de J.-C.Puis elles posèrent les cierges devant l\u2019autel de saint Marien et, pendant toute leur durée, restèrent agenouillées, sollicitant le secours du Bienheureux.Et quelles prières que celles de ces mères, au coeur également percé du même glaive!.prières arrosées de larmes d\u2019où germait la sainte fleur de l\u2019espoir.Les cierges lentement s\u2019éteignaient.La lueur tremblotante n éclairait plus que faiblement la chapelle, déjà remplie d\u2019ombre, car le ciel se faisait obscur comme à l\u2019approche de la nuit.( ette subite tombée du jour arracha les pèlerines à leurs oraisons.A regret, elles quittèrent .iga _y.H remarqua un amoncellement sur le bord du fossé Wm ¦mm 'Vf \"/¦'mm.ÉBm **mmm « LE SAMEDI Vol, 26, No 12, Montréal, 29 août 1914 cet asile où l\u2019action de la Foi avait à leur douleur apporté son apaisement.Ranimées au feu de la chambre du gardien, elles se remirent en route, par la grande cette fois, 'afin d\u2019éviter les perils de la traverse.Et dès les premiers pas.Agathe s\u2019écriait: \u2014Grand\u2019mère! Saint Marien a exaucé mon premier voeu.le vent a tourné.La vieille 'hocha la tête.\u2014Ma fille! il n\u2019est pas bon que pour notre plaisance nous nous mêlions de déranger les volontés de Dieu.à l\u2019aller tu as demandé que le vent tourne: si tu avais réfléchi, tu aurais prévu qu\u2019au retour nous le recevrions en face.et voilà qu\u2019à présent c\u2019est la neige qu'il nous amène.Elle commençait en effet.d\u2019abord menue, fine, aérienne, telle qu\u2019un léger duvet; elle devenait ensuite serrée, enveloppante, pénétrant à travers tous les vêtements, criblant le visage de ses flocons, et maintenant se changeait en raffale épouvantable.elle grandissait, silencieuse, opiniâtre, ensevelissant sous sa couche candide, les champs disparus, confondus en un même nivellement.\u2014Seigneur ! tout doit donc nous être contraire ! se désespère Agathe.\u2014Mon Dieu! mon Dieu! qu\u2019allions-nous devenir! gémit sa grand\u2019mère.Elles essaient de percer le voile qui de son enserrant réseau, dérobe à leur vue ce qui les entoure et s\u2019efforcent de retrouver le tracé delà route.vaine recherche! partout s\u2019étend le linceul immaculé sous qui s'effacent, s\u2019égalisent les aspérités du sol.Eperdues, accablées par le sentiment qu\u2019en cette solitude leur détresse restera sans secours, les infortunées s\u2019égarent de plais en plus.Leurs jambes raidies, enfouies dans la neige, ne peuvent s\u2019en dégager.elles trébuchent, chancellent.un engourdissement invincible paralyse leurs mouvements.leurs yeux brouillés s\u2019alourdissaient, et, vaincues dans cette lutte de l\u2019atome contre le formidable, elles s\u2019écroulent sur ce drap qui receouvre l\u2019angoisse de leur suprême étreinte.Une heure après un passant remarqua sur le bord du fossé de la route, un amoncellement de neige qui lui fit présager un des accidents fréquents en ce pays.Aidé d\u2019autres personnes qui arrivèrent, il enleva du blanc sépulcre\u2014tombe de sacrifice\u2014les corps des pauvres femmes qu\u2019il ramena à leur domicile.Aux tiédeurs du foyer, au sourire de son fils, miraculeusement guéri, la jeune femme revint à l\u2019existence.Mais les joies d\u2019ici bas s\u2019achètent par des larmes : la mort de l\u2019aïeule avait servi de rançon à la vie de l\u2019enfant.-'®- De toutes les habiletés, la plus grande est d\u2019être honnête.UNANIMITE Depuis deux heures, un conférencier prolixe et obscur initie l\u2019assistance à la félicité où vivaient les hommes des temps préhistoriques.L\u2019aiguille tourne, les heures fuient, mais l\u2019orateur parle toujours, sans interrompre son débit monotone et soporifique.Son auditoire est morne et assoupi.\u2014Oui, messieurs et mesdames, oes temps étaient heureux.< 'ombien je regrette, pour ma part, de n\u2019avoir pas vécu à cette époque bénie! Combien je le regrette! \u2014Et nous donc!.soupire un monsieur en s\u2019endormant tout à fait.IL PENSE A TOUT Ohopinârd est malade et croit qu\u2019il va mourir.\u2014Alors, j\u2019en reviendrai pas?gémit le poivrot.-T\u2019ai plus qu\u2019à dicter mes dernières volontés.\u2014-Tu n\u2019en es pas là, lui dit sa femme.\u2014Si, si, j\u2019y tiens.D\u2019ailleurs, c\u2019est bien simple; je ne désire qu\u2019une chose; c\u2019est que tous les gens qui assisteront à mon enterrement boivent une absinthe avant de partir.C\u2019est toi qui la leur serviras.\u2014Bien.C\u2019est entendu.\u2014Je compte sur toi.Mais j\u2019y pense: je serai le seul à ne pas boire l\u2019absinthe en question.Alors, sers-moi donc la mienne tout de suite.L\u2019ABANDONNE Madame a très bon coeur; (trop bon même, car, absorbée par ses occupations charitables, elle néglige son intérieur et même son mari.Celui-ci la regarder tricoter fiévreusement.\u2014Que fais-tu llà?\u2014Des bas de laine pour le \u201cVestiaire des Abandonnés\u201d.Monsieur réfléchit, puis il murmure en montrant ses chaussettes toutes trouées: \u2014Dis donc, si je donnais mon nom et mon adresse, crois-tu qu\u2019on m\u2019en enverrait une paire?DU TAC AU TAC Jean le mystificateur se promenait en compagnie de quelques amis.Vint à passer une voiture cellulaire vulgo: panier à salade.\u2014Hé! là! cria Jean, il n\u2019y a plus de place pour moi dans votre Palace Hôtel?\u2014Mais si, monsieur, fit le conducteur qui comprenait la plaisanterie, on vous a réservé une chambre, vous pouvez monter.\u2014La nourriture est-elle bonne étiez vous?\u2014Mon Dieu oui.Du reste, c\u2019est toujours la même.celle que vous avez connue dans le temps.Le mystificateur s\u2019avoua vaincu.QUI PEUT I.E PLUS Un pauvre hère aborde timidement un passant : \u2014Monsieur, auriez-vous la monnaie de dix sous?\u2014Oui, je crois.En effet, la voilà.Où est votre pièce?\u2014Ma pièce?J\u2019en ai pas.Mais puisque vous avez des sous, j\u2019espère que vous pouvez en mettre un ou deux là ma disposition.C\u2019EST SOUVENT LE CAS Madame et monsieur sont à table : Monsieur.\u2014 Elle est délicieuse, cette côtelette; tu n\u2019en as jamais lait d aussi bonnes.A quoi cela tient-il?Madame.\u2014 Tout simplement à C\u2019est notre unique moyen de salut, déclara la citoyenne Gohier.Le colonel Fourtin est le protégé de Bonaparte.Il mous protégera tous à notre tour.A votre place, général, j\u2019irais sur-le-champ trouver le citoyen Fourtin et je lui dirais : \u201c Votre fils est venu demander la main de ma fille.Je viens moi-même vous rendre la réponse.Je la lui accorde.\u201d , \u2014 Eh bien ! ce n\u2019est pas si bête, approuva Moulin, qui vit là une façon digne de se tirer du mauvais pas où il se croyait être.\u2014 Vous feriez cela ?dit Arsène insolemment.\u2014 Mais je vais le faire, et tout de suite, quand ça ne serait que pour vous apprends à me parler sur ce ton, jeune fuyard ! \u2014 Fuyard !.J\u2019aurais voulu vous voir à ma place.\u2014 J\u2019a i été dans des situations pires, en Vendée, à Brest, en bien d'autres lieux.Je n\u2019ai jamais fui ! \u2014 Je n\u2019ai plus rien à faire ici, je le vois.\u2014 C\u2019est mon avis, dit Moulin.Au fond, militaire de carrière, je me demande comment j\u2019ai pu avoir la sotte pensée de donner ma fille à un autre qu\u2019à un militaire.\u201d Arsène s,\u2019était levé.Il sortit satns saluer, en faisant claquer les portes.\u201cBon voyage X\u201d dit Gohier, Moulin était déjà retourné voir sa fille.Collier dit à sa femme : \u201cToi, de ton côté, tu devrais aller voir Joséphine et lui dire que je me rallie au pouvoir nouveau ; que si je n\u2019ai pas don-n ma démission plus tôt, c\u2019est que je ne savais au juste à qui la donner.Enfin, tu arrangeras quelque chose.\u2014\tTu as raison.J\u2019y vais, dit-elle.A cet instant Moulin, dans la chambre de sa fille, qui dormait d\u2019un sommeil agité, pnenait sur lui de la réveiller.Il lui disait alors à brûle-pourpoint.\u201cSais-tu où je vais ?\u2014 Non, père.\u2014\tDire au prie de ton sacripant que je ' ions rendre réponse à la demande de son fils, et que je lui accorde ta main.\u2019 \u2019 Emma poussa un cri, et retomba sur l\u2019o-!¦< illcr, inerte.Julie se précipite terrifiée.Elle dit au Directeur : \u2018Général, vous ne la ménagez pas assez.Vous voulez donc la tuer ! \u2014La tuer ! Allons donc !.On ne meurt pas de ees choses-là.\u201d Et i partit, alla droit chez Moreau, «8 1U qu\u2019il trouva tout botté, étendu sur un canapé et fumant une énorme pipe.\u201cMoreau, dit-il, suis-je toujours prisonnier ?\u2014 Tu ne l\u2019as jamais été.\u2014 Alors je peux sortir ?\u2014 Pour aller où ?lui demanda Moreau en se levant.\u2014 Tu vois bien que je suis prisonnier, puisqu'il faut que je rende des comptes pour pouvoir sortir.\u2014 Oh ! des comptes ! \u2014 Oui, des comptes.Eh bien ! je vais te dire la vérité.Il n\u2019y a plus de Directoire, je suis par terre avec Gohier.Bonaparte est chef du gouvernement, et moi je vais jusqu'à la rue Saint-Denis pour marier ma tille.Voilà !.Puis-je sortir ?\u2014 Certes !\u201d Il donna un sauf-conduit à Moulin et le regarda partir avec une commisération sincère.Il dit à un de Ses aides de camp : \"Le pauvre homme est devenu fou.Donnez ordre qu\u2019on le suive ; il pourrait faire un malheur, se jeter dans Li Seine, se jeter sous un fiacre, que sais-je \".Ah ! c\u2019est qu\u2019il tombe de haut !\u201d A ce moment, Fracasse et Poliu, retour de Saint-Cloud, rendaient compte à Fouché de l\u2019heureuse issue de la journée.Le ministre de la police leur faisait donner immédiatement une gratification, leur accordait un congé de quatre jours pour se remettre de leurs écrasantes fatigues, puis filait avec son secrétaire droit sur le Manège et donnait ordres aux troupes de débloquer la salle et de laisser les jacobins aller se coucher.Il était temps.On s\u2019entre-tuait dans la vaste salle avec d\u2019horribles vociférations.Deux clans s\u2019étaient formés : l\u2019un, qui affirmait avec Fourtin que Bonaparte faisait un coup d\u2019Etat à Saint-Cloud en faveur de la Constitution de 93 ; l\u2019autre qui affirmait le contraire et voulait qu\u2019on ¦marchât sur le Corps législatif pour le défendre contre l\u2019assaut de la tyrannie et de la dictature.Ces deux clans en étaient venus aux mains, et quand ceux qui voulaient descendre sur Saint-Cloud s\u2019étaient vus bloqués dans le Manège, ils avaient crié à la trahison accusé Fourtin de les avoir joués et avaient voulu le tuer.Ses ouvriers l\u2019avaient défendu.Des deux côtés, il y avait des morts et des mourants.Le propriétaire du \u201cVer à soie patriote\u201d avait reçu pour sa part des horions sans nombre.Son autre oeil était poché ,son nez tuméfié, ses vêtements cm loques.Et ce fut dans cet état que Fouché l\u2019aperçut lorsqu\u2019il sortit du Manège un des derniers les jacobins ayant été évacués rudement par la troupe dispersés et pourchassés afin d\u2019éviter des bagarres dans la rue.Fouché l\u2019appela et lui dit : \u201cAh ! citoyen dans quel état ils t\u2019ont mis ! LE SAMEDI \u2014 Et le pire, répondit Fourtin, c\u2019est que je ne comprends plus rien à la politique de mon pays.Bonaparte est-il pour ou contre nous ?Est-il vainqueur ou vaincu? voix.Fourtin alla enlever la barre de fer qu; fermait la porte de la boutique.Moulin entra en grand costume de général répn blieain.Le citoyen Fourtin, demanda-t-il.\u2014 C\u2019est moi, répondit Fourtin.\u2014- Vous ?\u2014\tMais oui.\u2014\tVous avez quelque chose de changé dans la figure.\u2014\tPeut-être.Je sors du club du Manège ; on s\u2019est expliqué un peu vivement \u2014\tDu club du Manège 1 II est rouvert * \u2014\tMais oui.\u2014\tAprès tout, ça m\u2019est égal.C\u2019est an nouveau gouvernement à s\u2019en arranger Il verra si c\u2019est si commode d\u2019administrer avec ces énergumènes.Et puis je np suis pas venu pour ça.Je n\u2019irai pas pan quatre chemins.Votre fils a demandé mp fille en mariage.Oui, dit Fourtin ; mais vous avez répondu non.\u2014 Provisoirement.\u2014\tVous dites ?.\u2014\tJe dis, citoyen Fourtin, que je vieDp vous rendre ma réponse définitive et qu** j\u2019accorde la main de ma fille à votre fils- \u2014 Oh ! général ! s\u2019était écriée la citoyenne Fourtin, dans un grand élan d\u2014- CANAOô ^ nVE ROSES < V-\ti CONFITURES GARANTIES PURES Exigez l\u2019Etiquette Xj.F.En vente chez tous les \t\t \tEMPLOYEZ TOUJOURS LA POUDRE A PATE \u201cCOOK\u2019S FRIEND\u201d et vous serez toujours certaine du résultat.Elle est sans égale depuis 50 ans\t \tISpNE CONTIENT PAS D\u2019ALUNIS\t \t\t ü PREMIERE QUALITE MANUFACTURÉ J OFFt&i LA femme de ménage intelligente qui tient au bonheur et au confort de sa famille prend un soin particulier au café qu\u2019elle sert.C\u2019est habituellement Seal JBrewd Coffee CHASE & SANBORN, Montréal.L RECETTES ET CONSEILS Le soin des mains.\u2014Vous pouvez fabriquer économiquement une pâte pour blanchir les mains.Faites bien cuire dans très peu d\u2019eau ou à la vapeur, des pommes de terre les plus blanches et les plus farineuses que vous pourrez trouver; pelez-les,^ ecrasez-les bien et délayez-les dans un peu de lait.La pâle d amandes n\u2019est pas meilleure que cette preparation.Simple procédé pour raviver les couleurs des tapis.\u2014On fait une infusion de thé et, lorsque les feuilles sont bien gonflées, on retire tout le liquide, on presse les feuilles entre les mains pour qu\u2019elles ne soient pas trop mouillées, et l\u2019on s\u2019en sert pour trotter le tapis.Si les couleurs ne se ravivent pas à la première opération, recommencer deux ou trois jours de suite.Entretien des gants.\u2014Voici un bon procédé pour le nettoyage des gants glacés.Mettez du lait écrémé dans une terrine, trempez-y légèrement une petite éponge, puis frottez-la sur un morceau de savon blanc ; eela fait, entrez la main dans le gant, pu.s frottez vivement l\u2019éponge dessus, principalement sur les parties les plus tachées; nettoyez de temps en temps 1 éponge pour qu il ne reste pas d\u2019impuretés après.Biscuit glacé au chocolat.\u2014Pilez au mortier une demi-livre de chocolat vanillé, passez la poudre obtenue à travers le tamis et mélangez avec une demi-livre de sucre en poudre et six jaunes d\u2019oeüfs ; remuez le tout assez longtemps et ajoutez trois quarts de livre de crème fouettée; mélangez assez doucement pour ne pas trop briser la crème; emplissez-en de petites caisses de papier et faites glacer.Crème pralinée.\u2014Faites un caramel très foncé, mettez-le dans une pinte de lait dans lequel vous faites bouillir ensuite des amandes coupées eu morceaux et fortement grillées; ajoutez du sucre, six jaunes d\u2019oeufs, passez au tamis et faites prendre au bain-marie.Croquettes de riz sauce groseille.\u2014Faites blanchir 3% onces de riz pendant 5 minutes à l\u2019eau ; égouttez-le, cuisez-le de nouveau dans trois quarts de pinte de lait, le parfumer, le sucrer avec 3% onces de sucre, lui ajouter 1% once de beurre frais.Quand le riz est cuit, le lier avec 8 jaunes d\u2019oeufs, le verser dans un large plat, laisser refroidir; quand il est froid, en faire des boulettes auxquelles vous donnez la forme de la poire, les passer là la panure, y placer une queue ou pédoncule, les tremper à la friture chaude, les tenir de belle couleur, les dresser sur serviette, servir séparément une sauce groseille.Côtelettes de porc frais en ragoût.\u2014Coupez vos côtelettes, battez et parez-les convenablement ; faites-les cuire avec un peu de bouillon, un bouquet garni, sel et poivre ; quand elles seront cuites, mettez-les dans une casserole avec des champignons et un peu de beurre; passez-les sur le feu; ajoutez-y une bonne pincée de farine \u201cFive Roses\u201d et mouillez avec du bouillon, un verre de vin blatte et du jus; mettez sel, gros poivre, un bouquet de persil, ciboule, une demi-gousse d\u2019ail, «deux clous de girofle \u2022 laissez cuire et réduire; dressez vos Côtelettes ; jetez dans votre sauce des cornichons coupés en tranches minces ; ôtez le persil, l\u2019ail, les ciboules, et arrosez vos côtelettes avec la sauee.Huitres au gratin.Les huîtres au gratin doivent être mangées au sortir du four, elles sont aussi bonnes mangées à point qu\u2019elles sont mauvaises mangées trop tard.Il faut au moins 12 huîtres par personne, si ces personnes en sont tant soit peu friandes.Les ouvrir, détacher totalement la chair de la coquille, replacer les chairs sur chaque coquille inférieure, placer toutes ces coquilles sur une grande plaque, les saupoudrer de persil dans lequel vous aurez ajouté une pointe d\u2019ail râpé; saupoudrez aussi avec de la panure toutes vos huîtres, arrosez-les avec quelques gouttes d'huile d\u2019olive ou de beurre fondu, poussez (à four vif, 10 minutes suffisent pour cuire les huîtres.Dressez-les sur serviette pliée sur plat rond, servir aussitôt.Cette manière de préparer les huîtres est à la fois très simple et très pratique.Petites timbales de truites.\u2014Prenez de la truite cuite et refroidie.Coupez-la en petits dés, que vous mettez dans une casserole.Versez par-dessus une sauce à la crème, mais cette sauce doit être un peu liquide.Faites chauffer sans laisser bouillir et servez votre ragoût dans de petites timbales de pâte cuites à l\u2019avance. Vol.26, No 12, Montréal, 29 août 1914.LE SAMEDI SI VOS VERBES SONT BIEN NETTOYÉS ET BIEN ECHAUDES, et si vous vous servez d\u2019une juste quantité de \u201cSUCRE ST.LAWRENCE\u2019\u2019 et de fruits, vos confitures ne fermenteront pas ni ne se gâteront, mais se conserveront pures et douces durant des années.Le SUCRE ST.LAWRENCE Extra Granulé est le Sucre par excellence pour les confitures étant fait du meilleur sucre de cannes choisi, et étant 99.91) % pur.Le SUCRE ST.LAWRENCE Extra Granulé se vend en paquets de 2 et 5 lbs et en sacs de 10, 20.25, 50 et 100 lbs et en trois qualités de grains, Fins, Medium et Gros.Ordonnez un sac de ST.LAWRENCE Extra Granulé \u2014 Etiquette Bleue \u2014 ou Grain Medium, le plus populaire.St.Lawrence Sugar Refineries Limited, Montréal.TTJST BOJST DESSERT Les ESSENCES Culinaires de JONAS sont recommandées par les chefs les plus célèbres; elles sont en usage dans les principaux hôtels et restaurants de l\u2019Atlantique au Pacifique.Si vous voulez un bon dessert employez toujours les' ESSENCES DE JONAS HENRI JONAS & CIE, Fabricants 391 rue St-Paul, Montréal.Examen des Yeux Gratis style à ORDRE, sont garantis PRES, tracer, coudre, lire et écrire.Guérlwon de» yeux sans médicaments, opération ni douleur.Nos \u201cVerres Toric\u201d, nouveau | bien VOIR de LOIN et de Consultez le Meilleur de Montréal, le Spécialiste Beaumier .i I,'institut\t144 rue Ste-Catherine Est Coin a.Hôtri-de-viiie u'Optiqi'k\tm i ue oie muihuic j»i>\tmontrkax.AVIS.\u2014Cette annonce rapportée vaut 15c par dollar sur tout achat en lunetterie.Spécialité.Veux artificiels.N'achetez Jama la des \"pedlers\u201d, ni aux magasins \"à tout faire\" xi vous tenez à voa yeux.EMBELLISSEZ VOTRE POITRINE EN 23 JOURS -\u2014o\u2014 Toutes les femmes doivent être belles Et toutes peuvent l\u2019être grâce au Réformateur Myrriani Dubreuil Succès assuré en 25 jours \u2014o\u2014 Avoir une belle poitrine, être grasse, rétablir vos nerfs, cela en 25 jours avec le Réformateur M.vr-riam Dubreuil, approuvé par les meilleurs médecins du monde, les hôpitaux, etc.Les chairs se raffermissent et se tonifient, la Poitrine prend une forme parfaite sous l\u2019action bienfaisante du Réformateur.Il mérite la plus entière confiance, car il est le résultat de longues études consciencieuses; approuvé par les sommités médicales.Le Réformateur Myrriam Dubreuil est un
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