Le samedi, 1 décembre 1935, samedi 28 décembre 1935
[" 47e année, No 30 Montréal, 28 décembre 1035 Le Samedi _ NOTRE ROMAN COMPLET: 11 était une lois .Par Marcel [disks ?N * H RE I EUILLETON : Le Suprême Amour Par K Mil i Rjcheboürc ?Chronique documentaire : L\u2019Inerte Maya Par LOUC IIiimmi ?Nul \\ HJ.K : Le Noël de Solanges Par J e a n nu i M a ru ?/ SliplP smmm.il j.LE MAGAZINE NATIONAL DES CANADIENS II iHShïï» jiSÜiîfc ma w&m WmÈÈSÈmfi SOUS LA LAMPE Photu «e ta Cent»! Electric ms* - æ Ce qu\u2019est le TERRAPLANE 1936 La Qualité d\u2019une Voiture de Grande Classe à un Prix Modéré Le Terraplane marque un pas eu avant dans tout sauf dans son prix et se classe par sa qualité parmi les voitures qui se vendent des centaines de dollars plus cher.Aucune des voitures bon marché ne peut lui être comparée et il faut chercher bien au delà de la catégorie des bas prix pour trouver une voiture qui lui soit comparable.Tout d\u2019abord, aucune autre voiture, quel qu'en fût le prix, n\u2019a jamais offert garantie de sécurité égale à celle que donne le Contrôle de Sûreté Radial, principe de construction nouveau d\u2019où est sorti le premier châssis entièrement protégé, que complète la carrosserie tout acier du Terraplane.Sécurité dans la direction, dans la tenue de route et sécurité dans le freinage, car le Terraplane est pourvu des nouveaux freins hydrauliques Duo-Automatiques, les seuls freins hydrauliques supplémentés par un système de freinage de réserve, qui agit automatiquement.En élégance et en grosseur, le Terraplane déclasse même des voitures deux fois plus chères, avec son empattement de 115 pouces et sa carrosserie de 20 ' c plus spacieuse.Le confort et la douceur de marche sont assurés par la tenue de route rythmique, une innovation en fait de suspension, et par la direction infaillible, qui vous donne aisance de manœuvre et maîtrise complète de votre voiture.La Main Electrique, qui simplifie le changement des vitesses, vient compléter cette supériorité inconstesta-ble, qu\u2019appuient la résistance, l\u2019économie et la performance reconnues du Terraplane.Si vous voulez marquer un pas en avant, mais sans payer plus cher, le Terraplane est votre voiture, Faites-en Fessai et vous déciderez ensuite qu\u2019il vous faut un Terraplane.HUDSON MOTORS OF CANADA LIMITED \u2022 Tilbury, Ontario t I i a \u2022 GIN ' «2.65 KUYPER /\".\u2014.COUPON D\u2019ABONNEMENT LE FILM Ci-indus le montant d\u2019un abonnement au magazine de vues animées LE FILM \u2014 50 cents pour 6 mois ou $1.00 pour 1 an.Nom\t.Adresse Ville\tProvince POIRIER, BESSETTE & CIE, LIMITEE 975, rue de Bullion,\tMontréal, P.Q., Canada.v COUPON D\u2019ABONNEMENT LE SAMEDI Ci-inclus la somme de $3.50 pour 1 an, $2.00 pour 6 mois ou $1.00 pour 3 mois (Etats-Unis : $5.00 pour 1 an, $2.50 pour 6 mois ou $1.25 pour 3 mois) d\u2019abonnement au Samedi.Nom .Adresse _____________________________________ Ville .Prov________________ Poirier, Bessette & Cie, ltée, 975 de Bullion.Montréal 40 LE SAMEDI ment était-elle?Et puis, à quoi bon se casser la tête, elle la rencontrerait sans doute.Décidément, elle ressentait plus fortement sa solitude.Malgré l\u2019épaisse brume, les lumières de Montréal apparurent.\u2014 A quel hôtel descendez-vous?demanda-t-il.\u2014 Oh! Je n'ai pas de préférences.Descendez-moi n importe où .Il sourit dans l\u2019obscurité.11 connaissait un joli petit hôtel assez chic, près de la montagne.Les habitués étaient tous des étrangers.Comme ils entraient dans le vestibule, un incident amusant eut lieu.Le portier, s\u2019emparant de leurs valises demanda avant que b un d eux eût le temps d expliquer: \"Chambre double?\" \u2014 Un instant, s\u2019il vous plaît.La voix de Solanges était cassante.Puérilement elle expliqua pendant que l'homme dissimulait un sourire: \u2014 Monsieur est un parfait étran ger.Je ne le connais pas.Une chambre simple, s'il vous plaît.Très digne, elle s'engageait déjà dans l'escalier suivie humblement par le portier qui se désolait d'avoir gaffé.Malgré tout, ils se retrouvèrent à l'unique table libre de la salle à manger, cinq minutes plus tard.\u2014 Il y a plusieurs hôtels à Montréal, commença Solanges, vous auriez pu .De nouveau elle s\u2019arrêta.Elle ne pouvait continuer sur ce ton, il paraissait si triste.Il pensait à sa fiancée, sans doute, il s ennuyait.Comme elle le comprenait.Puis, elle ne connaissait personne.Tous ceux qui étaient là étaient réunis par petits groupes.Il y avait des Anglais, des Français, des Italiens, s\u2019efforçant de parler fort et de paraître joyeux.Il y avait à côté de leur table un monsieur et une dame de nationalité chinoise, des gens très bien, qui considéraient d'un oeil surpris l'agitation fébrile de l'assistance.On aurait dit qu'ils se demandaient: \"C est ça un Noël?\" Solanges et son compagnon ne disaient mot.Parmi l'agitation générale, leur silence n\u2019était pas remarqué.A d'autres tables, il y avait des couples d\u2019amoureux qui parlaient bas.Petit à petit, la chaleur, l'entrain de la salle les gagna.Après une demi-heure, humblement, il se hasarda à demander.\u2014 Ce serait plus charmant si vous vouliez me dire votre nom .\u2014 Mon Dieu, oui! dit-elle, distante.Je m\u2019appelle Solanges, Solanges Lo-ranger.\u2014 Joli nom.Et moi, Jack Gomer.Heu .merci de l'avoir demandé.Elle sourit.Enfin! Elle était très jolie quand elle souriait.Sa figure en était complètement changée.On ne remarquait plus le nez retroussé, la bouche quelconque mais seulement les grands yeux verts, candides.\u2014 le ne suis pas très polie, admit-elle.Excusez-moi.Elle se leva et monta à sa chambre qu'elle arpenta assez longuement, la tête bourrée de pensées plus ou moins tristes.Sa robe traînait sur un fauteuil.\"Mon Dieu!\" fit-elle en haussant les épaules.Nuit de Noël.Involontairement elle pensa à la \"maison \", à la route brumeuse, à l'accident, puis au jeune homme qui voulait.Elle éclata de rire et devant la grande glace, essaya sa robe.Comme elle l\u2019avait supposé, il l\u2019attendait dans le grand salon du premier étage.En silence, elle accepta le fauteuil qu'il lui offrait.Silencieux lui-même il s'assit près d'elle.Elle pensait que l'autre jeune fille pouvait être orgueilleuse de lui.Elle aimait ses cheveux un peu grisonnants et sa bouche au dessin ferme.Mais Le iN^oël de Solanges (Suite de la page 38J ses yeux T inquiétaient.Ils étaient pleins de mélancolie, de désillusions.Cependant, en la regardant, il sourit timidement.Cela troubla un peu So-langes .L'orchestre jouait.Ils dansèrent plusieurs fois.Ils s\u2019accordaient bien.Le temps passait .Les propriétaires de l\u2019hôtel avaient fait tout leur possible pour que chacun eût l\u2019illusion de s amuser follement.Ils n'avaient pas épargné les ballons, les confettis, les jouets, les flûtes, les chapeaux ridicules .Des yeux.Solanges fit le tour de la salle.Tous parlaient beaucoup, riaient nerveusement et essayaient trop de s'amuser comme des enfants.Il manquait quelque chose.Soudain, Solanges comprit qu'ils s'en rendaient parfaitement compte mais ne pouvaient définir ce qui leur manquait.Elle aurait voulu leur dire: \"Mais non! Ce n\u2019est pas un vrai Noël, ça.Vous devriez voir à la maison comment on .A la maison! Elle ne se sentait plus le courage de continuer à masquer sa peine.Dans un regard éloquent et désolé elle dit adieu à son compagnon et se sauva plus qu\u2019elle ne sortit de la salle de danse.11 réussit à la rejoindre au deuxième étage seulement, dans un petit salon très calme qu'on appelait la bibliothèque.\u2014 Solanges, qu\u2019est-ce qui se passe?demanda-t-il.Pour toute réponse elle éclata en sanglots .\u2014 Vous allez bien penser que je ne sais que pleurer, dit-elle, et ne peux me contenter de ce que j'ai.Tout à coup, j'ai senti que tout ce monde, en bas, faisait de grands efforts pour s'amuser.Quel vide! Quel bruit pour rien! Et c\u2019est cela que je suis venue chercher si loin .Elle pleurait silencieusement.\u2014 Racontez-moi tout?demanda-t-il simplement.Sans doute parce que la \"bibliothèque étais dans l\u2019obscurité, elle parla du réveillon, des invités de son père, des fiancés de ses sœurs, du curé, des oncles et des tantes, enfin, de tout ce qu\u2019elle avait fui.\u2014 Eh! bien! dit-il d' une voix étrange, pour voir tout cela, moi j\u2019arrive de Floride en avion! \u2014 Ah! murmura Solanges.Elle l\u2019aimait beaucoup plus parce qu il était malheureux.Sous prétexte de le consoler, elle pouvait être triste à la fois et pour lui et pour elle; ainsi, elle conciliait son égoïsme et le besoin qu\u2019ont les femmes d\u2019obéir à leur instinct maternel.\u2014 Vous êtes malheureux.A votre tour, racontez-moi .Alors il raconta que ses parents venaient de la même région qu\u2019elle.Lui-même était né au Canada, dans un petit village des Laurentides.Mais il n avait pas deux ans quand son père émigra en Floride où il avait acheté une plantation d\u2019orangers.Les affaires prospéraient.Ils étaient très heureux quand la guerre éclata et leur enleva le fils aîné.Avec cette perte, le malheur entra dans la famille et y tint longtemps ses assises.Deux ans plus tard, sa tendre mère mourait.Et puis son père se remaria.La vie à la maison n\u2019était plus la même.Et puis .il hésitait.\"Je vous embête?\" demanda-t-il.\u20141 Non.Allez, mon ami, dit doucement Solanges.\u2014 Il y eut aussi.\u2014 Une femme, dit-elle.\u2014 Oui.Je croyais qu elle m\u2019aimait.Un jour, en dansant, je lui glissai une bague de fiançailles au doigt.Elle accepta, Seulement, quand je lui dis que je voulais venir m\u2019établir ici, au pays \u201d, elle refusa de me suivre.Par orgueil, je restai encore quelque temps là-bas, mais ça ne marchait plus Sachant que je ne l\u2019épouserais pas, Sally ne se gênait pas pour se laisser faire la cour.Ma mère m\u2019avait souvent parlé de la beauté des Noëls canadiens.Depuis longtemps, je voulais assister à une messe de minuit à la campagne, dans une toute petite église; là où il y aurait une pauvre crèche et des chantres qui chanteraient faux: Nouvelle agréable.Les anges dans nos campagnes et les autres chants de Noël.La semaine dernière, je me décidai, enfin! de venir.Quand .Il hésitait .\u2014 Quand vous m\u2019avez rencontrée, aida Solanges.\u2014 Oui.Je me rendais au village de mes parents.Il y eut un court silence.\u2014 Eh! bien! dit subitement la jeune fille, votre voiture peut-elle aller à cinquante milles à l\u2019heure?\u2014 Facilement, dit-il surpris.\u2014 Combien de temps vous faudrait-il pour refaire votre valise?Oh! je ne l\u2019ai pas défaite.\u2014 Voulez-vous me rencontrer dans le hall dans cinq minutes?Je peux vous faire vivre un Noël canadien, chez nous.\u2014 Chez vous?Vous ne vous payez pas ma tête?\u2014 Non, cria Solanges.Mais elle ne pouvait pas s\u2019empêcher de rire tant elle se sentait joyeuse.Malgré sa grande envie, elle ne pouvait pas encore pleurer .\u2014 Alors, en route, dit-elle.La porte de l\u2019hôtel se referma sur eux; ils s arrêtèrent, surpris.Tout était blanc! \u2014 C\u2019est comme si on était passé de l\u2019autre côté de la glace d'Alice in Wonderland, dit-il .Gee! Isn't it great! Frost!?Ils rirent, .Solanges releva le collet de son manteau.Le vent \u2014 un beau norroit.s était élevé.\u2014 Dépêchons-nous, dit la jeune fille.Quelle heure est-il?\u2014 Dix heures et demie.\u2014 Si nous arrivons chez moi pour onze heures, mes parents n\u2019auront pas eu le temps de s inquiéter.Ils croiront que j\u2019ai passé la soirée chez une de mes amies.Et nous assisterons à la messe de minuit .Elle se tournait vers lui.les yeux illuminés.L\u2019air était pur.On eut dit que les arbres, la route, les clôtures étaient recouverts de cristal.La lune jaune éclairant la nature en accentuait le côté féerique.Au tournant de la route, la vieille maison, recouverte de givre, apparut, accueillante.Une lumière brillait à chaque fenêtre.On eut dit des sentinelles munies de torches, interrogeant la route pour voir si la \"jeune fille prodique\" ne revenait pas au bercail.\u2014 Vous voici à Saint-J .dit Solanges.\u2014 Saint-J .! s\u2019exclama le jeune homme.Mais c\u2019est aussi mon village.C\u2019est ici que je venais .Vous connaissez la Villa des Erables?\u2014 Si je la connais! ne put s\u2019empêcher de dire la jeune fille.\u2014 Elle appartenait à mes parents, expliqua-t-il.\u2014 Entrez chez moi, alors.Mon père vous remettra les clefs.C\u2019est lui qui en a la garde.\u2014 Votre père n\u2019est pas le notaire Loranger?\u2014 Oui.\u2014 Comment n\u2019y ai-je pas pensé quand vous m\u2019avez dit votre nom! \u2014 Vous étiez triste, dit-elle.\u2014 Je ne le suis plus maintenant Leurs yeux se rencontrèrent.Ils disaient tant de choses! \u2014 Que le monde est petit, dit-elle.Elle ouvrait la porte.\u2014 Papa, maman, cria-t-elle, je vous amène un invité.C\u2019est un vieil ami.A la radio, on chantait: Les anges dans nos campagnes .Dehors, il commençait de neiger.Jeannot Marli Le Pardon de Robert (Suite de la page 5) \u2014 Tu vas mieux, ma chérie?lui demande sa mère, la voix gonflée d\u2019angoisse.\u2014 Oui.mais j\u2019ai mal à la tête.Pourquoi cette glace sur mon front?\u2014 Il faut la garder encore un peu, ma petite enfant, lui recommande son père, éminent médecin.Tu seras parfaitement remise dans quelques instants.Si tu essayais de dormir! \u2014 Cela m\u2019est impossible, après ce que je viens de vivre! \u2014 Ne t\u2019agite pas ainsi, je t\u2019en prie.Le danger n\u2019existe plus.Ne sommes-nous pas là, ta mère et moi?L\u2019assurance d\u2019une telle vigilance calme les nerfs de la malade, qui s\u2019endort bientôt d\u2019un sommeil réparateur.\u2014 Si elle repose paisiblement jusqu\u2019au matin, elle est sauvée, affirme le docteur.Et la nuit s\u2019achève, bienfaisante, comme l\u2019avait pronostiqué M.Du-breuil.Lise termine la lecture d\u2019une missive qui la laisse dans un étonnement inqualifiable.Elle ne peut détacher ses yeux des lignes qui dansent devant elle une folle sarabande.Les feuillets tremblent entre ses doigts, et soudain un sanglot lui déchire la gorge.Mme Dubreuil accourt aussitôt: \u2014 Tu reçois des mauvaises nouvelles, ma Lison?En guise de réponse, la jeune fille tend la lettre à sa mère, afin qu\u2019elle en prenne connaissance.\"Mademoiselle, \"Un misérable ose venir quêter votre pardon et votre pitié.\"Votre pardon d\u2019abord pour le mal que je vous ai causé, il y a à peine quelques heures, en pénétrant dans votre chambre dans le but de vous dévaliser.Je n\u2019ignore rien des suites de mon intrusion chez vous .J'en étais à ma première tentative.Dieu, dans sa miséricorde, a permis que vous fussiez ma victime, afin de m'arrêter au bord du gouffre qui m'aurait peut-être conduit au crime: votre portrait d\u2019enfant a suffi pour opérer ce miracle.En me retrouvant en face de cette fillette, tout mon passé s\u2019est levé devant moi.En un clin d'œil, je revécus mon enfance choyée, je revis mes parents bien-aimés.A ces réminiscences, je rougis de moi-même.Et quand j\u2019ai été convaincu de votre identité avec celle de ma chère petite amie d autrefois, toute mon audace est tombée.Emu plus profondément que vous ne pourriez le croire, je me suis enfui, sachant à peine ce que je faisais.Démasqué, j'ai achevé la nuit dans vos parages, guettant autant qu'il m'était possible, les allées et venues dans votre chambre.En face de votre fenêtre, j\u2019ai connu le remords.Je vous jure sur la mémoire sacrée de mon père et de ma mère, que jamais plus je ne risquerai pareille aventure Avant de me condamner, auriez-vous la patience d\u2019écouter mon histoire, qui me vaudra, j\u2019ose l'espérer, votre pitié.Vous vous rappelez la catastrophe financière qui a ruiné mes parents?Du jour au lendemain nous étions sur le pavé.Mon père, de santé débile, ne put surmonter cette 2 8 décembre 19 3 5 41 \u2022 «C-vi* Buvez'vous ce PORTER fortifiant ?Boire 11NVALID STOUT fie Carling est un PLAISIR UTILE ! Faites bénéficier votre organisme de l'heureux apport fie ce tonique puissant.Dès aujourd'hui, buvez 1TNVALID STOUT de Carling.UN PRECIEUX RECONSTITUANT pour toute la famille Tonique nutritif et fortifiant à contenance élevée d\u2019extrait de malt, tel est 1\u2019INVALID STOUT de Carling que la profession médicale prescrit aux débiles et anémiques.épreuve.Ma mère, veuve et pauvre, se demandait avec angoisse ce qu\u2019il adviendrait de nous deux, quand une amie, restée fidèle malgré notre dénuement, lui trouvait un emploi comme dame de compagnie, chez un couple âgé, très riche.\" Apitoyées sur notre malheur, et se prenant d affection pour nous, ces charitables personnes se chargèrent des frais de mon instruction.Je poursuivis de belles études classiques; à vingt ans.j'embrassais la carrière du génie civil \"Le bonheur semblait enfin vouloir nous sourire, quand l\u2019inlassable Faucheuse vint me ravir ma mère.Mon chagrin fut du désespoir.Mes bienfaiteurs tentèrent l\u2019impossible pour me consoler.Peu à peu, je reprenais goût à la vie.quand quelques semaines plus tard, ils mouraient dans un accident d\u2019automobile.\"Sans famille, presque sans le sou, je dus sans tarder pourvoir à mes besoins.\"Je me trouvai une position, pas très rémunératrice, mais qui m\u2019éloignait de la misère.Je me comptais heureux de ma situation lorsqu\u2019il y a huit mois, mon patron fut forcé de me congédier, faute de besogne suffisante.\"Courageusement, je me mis à la recherche d\u2019un autre emploi, résolu à accepter quoi que ce soit Je me présentai partout où l\u2019on demandait quelqu'un par voie des journaux, mais chaque fois, j'avais été devancé dans mes démarches.Un jour vint où le léger pécule que j'étais parvenu à économiser, s épuisa.Je me vis alors aux prises avec la faim.Non sans que ma fierté en fût vivement piquée, je me décidai à aller quêter ma part de nourriture dans les refuges.\"Puis, un soir, désemparé, presque fou, je pris la honteuse détermination de m'adonner au vol.Coûte que coûte, il me fallait de l'argent! \"C'est alors qu'en cette veille de Noël, sachant nombre de demeures inoccupées, je tentai ma funeste expérience de cambriolage.Et, vous savez le reste .Le chef Joseph-François Chevalier célébrait, le 18 décembre, l\u2019anniversaire de sa naissance.Il n'appartient plus maintenant à la brigade des incendies de Montréal, mais son souvenir y demeure encore.Le 23 décembre 1890, il entrait comme pompier sous les ordres du Chef A.Bertram qui n avait dans le temps que 70 hommes; le chef Chevalier, comme on l\u2019appelle encore, fut de tous les métiers, ce qui explique la grande diversité de ses connaissances.Après avoir gagne une médaille d'argent au Conseil des Arts et Manufactures de la Province, il devient, en 1902.professeur à cette même institution.En 1918, il est nommé Chef de la brigade des incendies de Montréal au moment où éclatèrent les différends entre les autorités civiques et les pompiers.Après cinq années à la Direction suprême de la brigade le chef Chevalier a dû démissionner pour cause d épuisement nerveux.Nous pouvons dire sans erreur que le chef Chevalier fut un vrai \"papa\" pour ses hommes; plusieurs n oublieront jamais ses grandes qualités de cœur et d esprit.Aujourd\u2019hui, nous le saluons au Commissariat des Incendies de la Province, occupant la belle position Encore une fois, je promets de ne plus renouveler semblable action.\"Votre souvenir sera ma sauvegarde, comme Noël a été mon régénérateur.\"Avant même d'avoir terminé la lecture de cette confession, vous aviez reconnu dans le bandit d\u2019hier, votre petit compagnon de jadis, n\u2019est-il pas vrai?\"Au nom de cette ancienne affection, puis-je attendre votre pardon et peut-être aussi un peu de sympathie?\"Humblement, je vous présente mes respectueux hommages.Robert de Monvilliers Devant cette signature, Mme Du-breuil reste un long moment songeuse.Puis, en hochant la tête: \u2014 Le pauvre enfant, murmure-t-elle.\u2014 Son cas est bien lamentable, approuve Lise, en baissant le front, afin de dissimuler de nouveaux pleurs.\u2014 Il faut mettre ton père au courant de cette triste affaire.Je crois qu'il pourra trouver une situation à Robert \u2014 Oh! alors, ce serait les plus belles ctrennes jamais reçues! s'écrie Lise soudainement enthousiasmée.Du travail pour Robert, c'est la régénération, c'est le chemin qui le maintiendra dans celui de l\u2019honnêteté.Il reviendra ce qu\u2019il était.\u2014 Ce qu\u2019il n'a jamais cessé d'être, s'empresse de rétracter la mère.La tentation n\u2019est pas la chute! \u2014 Tu as raison .Alors, il a droit à notre estime, ce jeune homme.\u2014 Surtout à beaucoup d\u2019indulgence et de sympathie.Quand il viendra ici il faudra qu'il trouve une atmosphère familiale, un affectueux accueil qui lui feront comprendre que tout est pardonné, oublié même! \u2014 Je t'y aiderai de tout mon cœur, je te le promets, maman.Le cœur étreint d'une joie indicible, Lise se renferme dans un mutisme absolu.En certaines circonstances, le silence n\u2019est-il pas plus éloquent que la parole?\tMarie-Rose Meunier d inspecteur instructeur de tous les départements de feu Nous formulons pour lui des vœux de bonheur et de longue vie.Le Chef Joseph-François Chevalier GRATIS Toutes les femmes doivent être belles et vigoureuses, et toutes peuvent l\u2019être grâce au Traitement Myrriam Dubreuil Vous pouvez avoir une santé solide, une belle poitrine, être grasse, rétablir vos nerfs, enrichir votre sang avec le Traitement Myrriam Dubreuil, approuvé par des sommités médicales.Les chairs se raffermissent et se tonifient, la poitrine prend une forme parfaite sous l\u2019action bienfaisante du Traitement.Il mérite la plus entière confiance, car il est le résultat de longues études consciencieuses.Le TRAITEMENT Myrriam Dubreuil est un tonique reconstituant et possédant la propriété de raffermir et de développer la poitrine en même temps que sous son action se comblent les creux des épaules.Seul produit véritablement sérieux, bienfaisant pour la santé générale.Le Traitement est très bon pour les personnes maigres et nerveuses.Convenant aussi bien à la jeune fille qu\u2019à la femme.Engraisse rapidement les personnes maigres GRATIS.Envoyez 5
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.