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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 18 novembre 1944
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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  • Nouveau samedi
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Le samedi, 1944-11, Collections de BAnQ.

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[" 56e année L fÆ«.!?:! '¦ -, y'msM ÿÊ&Jmfà \t\t' : \u2022\t\t ' ' V^'v'S\t\tfÜ* , SqSsSi\t\t 5 26\tMontréal.18 novem\t\tcr :ki m-A ; USmÊm WmM rlvA < : ¦ \u2022*-.,\u2019 \u2022\u2022\u2022\u2022 ::\u2019,fe;;> ¦ iitilll .T^y»' \\/4j «!Sg8&$i®ESKj wi ' ; gwg^'trp.XHMM tBpjflgpgr r'*TlS35Sr.: siSBSfeSé^l mm U* I à i *«S*i *£*!£2£ àd&Sg^l! \u2022V^yg.fe *v Ceci se passe en France.Nous aurions pu en faire le dénouement plus romanesque ; mais par souci d\u2019authenticité, nous avons voulu respecter jusqu\u2019à la fin le récit qui nous a inspiré cette nouvelle.?Allégé de sa cargaison de munitions et d\u2019armes, parachutée au-dessus du refuge des patriotes savoyards une heure plus tôt, le grand avion canadien glisse à 25,000 pieds d\u2019altitude, nez à l\u2019est, vej-s l\u2019aérodrome anglais.Il porte à son bord le pilote Bernard Landry, le co-pilote Raymond Martineau, le navigateur Edouard Picotte et le mitranleur Serge Rainville.Mu par le puissant effort de ce quadruple cerveau, l\u2019oiseau métallique sépare l\u2019espace de ses flancs racés.Tout est si continu, si régulier, si constant dans cette chute horizontale que les aviateurs se croiraient dans quelque sous-marin aux formes bizarres filant dans une eau bleue où frétillent les poissons d\u2019or des étoiles plutôt que dans un bombardier survolant la France et les gueules des canons nazis Soudain une étrange discordance interrompt le ronron des moteurs.D\u2019un mémo mouvement l\u2019équipage se tourne vers le pilote, cet homme qui contrôle tous les réflexes de l\u2019appareil.Ils n\u2019ont pas peur, ils attendent simplement une explication.Landry, les deux mains sur la demi-roue, comme incorporé au fuselage, ne bouge même pas la tête, qu\u2019il tient engoncée dans son large col de cuir.\u2014 Qu'est-ce qu\u2019ils ont donc à tousser comme ça?demande Martineau.Sans ouvrir les lèvres le pilote indique d\u2019un mouvement des paupières le tableau fluorescent étoilé de cadrans.Une aiguille s\u2019appuie à gauche.ébuseule à Kécit bai Hue fâussièle \u2014 Plus d'essence ?.\u2014 Non.La monosyllabe, mêlée au bruit maintenant saccadé des engins, introduit un froid sous les cuirs.\u2014 La tempête nous a fait dériver ?\u2014 Oui, avec ça que le vent nous freine.Pendant les quelques secondes qu\u2019a duré ce dialogue, les hoquets des moteurs se sont espacés.\u2014 Vos parachutes, jette Landry.Les moteurs ont quelques soubresauts, se taisent ; les hélices s\u2019immobilisent.A 25,000 pieds dans les airs, le lourd avion est brusquement livré aux lois de la pesanteur.\u2014 Passe-moi les commandes et va mettre ton parachute maintenant, dit Martineau.\u2014 Non.Je continue de piloter.Si nous descendons tous en parachute, l\u2019avion s'écrasera près de nous, et se serait trop facile pour les Allemands de nous repérer, tandis qu\u2019en le maintenant à vol plané je puis le conduire assez loin.\u2014 Mais qu\u2019est-co que tu vas devenir, demande Picotte.\u2014 Oh ! ça, (et Landry hausse les épaules), ça fait partie du jeu.D\u2019ailleurs qui vous dit que je ne réussirai pas à me couler dans un bon vent qui me portera jusqu\u2019à la Manche.Rendu là j'amerrirai du mieux que je pourrai.Il y a toujours des embarcations pour nous recueillir.¦\u2014 Tout de même tu ne vas pas .\u2014 Pas le temps de discuter.Faites votre petite affaire et laissez-moi faire la mienne, coupe Landry, héroïquement entêté.Le ton n\u2019admet pas de réplique.Une porte est ouverte, blessant l\u2019oiseau d\u2019acier d\u2019un grand trou noir au flanc, et de cette plaie tombent comme trois énormes gouttes, les trois hommes.Les grandes fleurs de toile s'épanouissent, blanches pour la lune, noires pour la tête au-dessous.L\u2019esprit des aviateurs est concentré dans leur regard qui palpe à travers 1 obscurité cette grande tache noire qui monte, qui monte.Qu\u2019ils touchent.C\u2019était dans un champ en bordure d\u2019une route.Le saut n avait fait heureusement aucune victime.Après avoir dissimulé leurs parachutes dans un fourré, les trois aviateurs s\u2019apprêtaient à se diriger vers les lumières qui clignotaient là-bas, à moins d\u2019un petit mille, quand ils entendirent un pas grincer sur le gravier.Les mains se crispèrent sur les revolvers.Après s\u2019être rapidement concertés, Picotte appela : \u2014 Qui va là ?\u2014 Français, répondit l\u2019ombre.II y avait neuf chances sur dix que ce fût un ami.C'était en effet un vrai Français de France, ancien instituteur au village de X .I! avait vu atterrir les aviateurs et les pria de le suivre chez lui.Quelques minutes de marche prudente à travers les labours conduisirent le petit groupe à l\u2019arrière d\u2019une maisonnette, située à l\u2019écart du village, et dont une fenêtre était illuminée.Pierre Lescaut \u2014 c\u2019était Le Samedi, Montréal, 18 novembre 1944 le nom de l\u2019instituteur \u2014 referma soigneusement la porte derrière les trois Canadiens, et les fit pénétrer dans une pièce en retrait, afin d\u2019éviter les regards indiscrets des nazis ou des collaborationnistes.Il appela ensuite sa fille, Jocelyne, qui se trouvait à l\u2019étage supérieur.\u2014 Ma petite fille, lui dit-\u2019l en la voyant apparaître dans l\u2019escalier, je te présente trois aviateurs canadiens en panne.Mes amis, je vous ai dit que j\u2019étais veuf, mais je me suis réservé jusqu\u2019à cet instant le plaisir de vous révéler l\u2019existence de ma fille, Jocelyne, secrétaire, journaliste, et unique consolation de son vieux père .La conversation devint tout de suite très cordiale.Jocelyne Lescaut n\u2019avait pas pour plaire aux trois hommes que son caractère de Française et de patriote, elle y joignait une féminité qu\u2019il aurait fallu être insensible pour ne pas admirer.Sa réserve s\u2019accompagnait d\u2019une gentillesse charmante, et pendant que les aviateurs se restauraient, une petite rivalité surgit entra eux ; c\u2019était à qui s\u2019attirerait son regard ou son sourire.\u2014 Vous nous avez dit tantôt que Mademoiselle Lescaut était journaliste, fit remarquer Martineau.Je vous avoue que et titre m\u2019étonne un peu, en raison des circonstances.\u2014 Ah ! oui, c\u2019est vrai que je ne vous ai pas expliqué, dit Lescaut.Eh ! bien, si étrange que cela paraisse vous vous trouvez en ce moment dans la salle de rédaction d\u2019un journal clandestin français.C\u2019est ici que se fait, presque au nez des Verts, la feuille \u201cLibération\u201d, une réplique de celle des grandes villes.Vous êtes sans doute au concert de l\u2019existence de plusieurs centaines de ces journaux souterrains?\u2014 Oui, en effet, j\u2019ai même eu l\u2019occasion d\u2019en lire quelques numéros passés à Londres en contrebande.\u2014 Jocelyne s\u2019occupe des nouvelles de sabotage ou autres, et moi, je me charge de l\u2019article de fond.Pour ce qui est des presses, elles se trouvent actuellement dans la cave de l\u2019un de mes amis.Mais comme les nazis recherchent continuellement les sources de la publication, nous sommes obligés de déménager assez souvent.\u2014 C\u2019est vraiment admirable cette organisation à deux pas des Allemands, s'émerveilla Rainville.Mais, dites-moi, comment faites-vous pour communiquer avec les gens des presses ?\u2014 Je m\u2019arrange habituellement pour les rencontrer en quelque endroit public pour ne pas éveiller les soupçons.En cas d'urgence j\u2019ai ceci.Et le vieil instituteur allant au mur fit jouer un ressort secret dissimulé par une moulure.Une porte s\u2019ouvrit découvrant un téléphone.\u2014 Cela tient presque de l\u2019invraisemblable, dit Martineau.\u2014 Et pourtant cela est, puisque régulièrement tous les quinze jours un autre numéro de \u201cLibération\u201d sort des caves pour aller remonter le courage des patriotes.Quelques escarmouches isolées ont déjà éclaté dans les montagnes de la Savoie, comme vous le savez.L\u2019ardent patriote leur donna d\u2019autres détails du fonctionnement de la feuille clandestine.Mais le temps n\u2019était pas à la causerie.Tout près d\u2019eux l\u2019ennemi veillait et pouvait à tout moment les surprendre.Et alors .Lescaut, avec l\u2019assurance d\u2019un homme qui en a l\u2019habitude, établit leur programme.Ils iraient se reposer quelques heures au grenier, puis partiraient aux premières heures de la matinée vers la Savoie.\u2014 Mais qui nous conduira jusque là sans anicroche, demanda Rainville.\u2014 Ma fille.Mademoiselle ?\u2014 Oui, ma fille.Elle connaît tous les chemins écartés, et saura bien vous conduire jusqu\u2019aux patriotes.Ce n\u2019est pas la première fois, allez, qu\u2019elle joue ce petit jeu périlleux.Bien d\u2019autres avant vous ont passé sous ce toit, et aujourd\u2019hui ils doivent de nouveau combattre l\u2019ennemi dans les airs.Qui sait même s\u2019ils ne font pas partie des aviateurs chargés de pilonner les Verts du côté de la Normandie.\u2014 L\u2019invasion .l\u2019invasion, soupira le navigateur Picotte comme s\u2019il se parlait à lui-même.Dire que l\u2019invasion est commencée et que nous ne serons pas là pour le plus beau du bal.Moi qui me promettais d\u2019y décrocher à tout le monde la D.F.C.\u2014 Braves petits, murmura Lescaut, ému.Peut-être votre désir de gloire sera-t-il comblé plus tôt que vous l\u2019espérez.\u2014 Oh ! Dieu sait quand nous pourrons revoir l\u2019aérodrome, le mess, le camarade Landry .pauvre Landry.la bataille dans l\u2019espace.\u2014 Fiez-vous à ma fille, et je vous promets qu'il s\u2019écoulera peu de semaines avant que vous repreniez l\u2019air.Dès la frontière suisse franchie, des amis à moi auront tôt fait de vous faire passer en Angleterre.Et maintenant assez causé.Suivez-moi au grenier où vous passerez les prochaines vingt-quatre heures.Voies trouverez là tout ce qu\u2019il faut pour vous restaurer demain Je vous précède avec la lampe.S\u2019ils n\u2019avaient écouté que leur immense fatigue les trois héros de l\u2019air auraient suivi leur sauveur avec empressement, mais leur lassitude avait un contrepoids : leur cœur.En montant là-haut sous les combles, ils ne pourraient plus voir évoluer, légère et gracieuse, la fille de l\u2019ancien maître d'école.Aussi est-ce à regret, et presque à reculons, qu\u2019ils s\u2019engagèrent l\u2019un après l\u2019autre, à la suite de Lescaut, dans l\u2019escalier.Le jeune Picotte manoeuvra si bien qu\u2019il réussit à y monter le dernier, et encore s\u2019arrêta-t-il dès les premières marches pour sourire une dernière fois à la jeune fille, lui redisant bonsoir, oubliant qu'il l\u2019avait déjà fait à plusieurs reprises depuis quelques minutes.Rainville, qui le précédait, jaloux de ce qu\u2019il considérait comme une injustice, l'interpola : \u2014 Allons, suis-nous, pas plus à toi qu\u2019à nous! Les quatre hommes, silhouettés un moment sur le cercle lumineux de la lampe, se perdirent dans un détour de l\u2019escalier.Songeuse, Jocelyne rangea quelques chaises et commença de dénouer ses cheveux quand elle tressaillit et resta soudain figée dans son attitude, les bras levés.Un poing avait heurté la porte de la cuisine.Qui était-ce ?A cette heure avancée, on ne pouvait s\u2019attendre qu\u2019à une visite indésirable.Si les Allemands avaient aperçu le petit groupe ?Si c\u2019était eux qui venaient perquisitionner ?On frappa de nouveau plus impatiemment.\u2014 Qui est-ce, demanda la jeune fille d\u2019une voix qu\u2019elle fit le plus ferme possible.\u2014 C\u2019est moi ton cousin, Raymond Dumontier, répondit-on du dehors.Ouvre-moi, Jocelyne.Tu prends bien du temps.\u2014 Patience, je viens.Laisse-moi le temps de m\u2019essuyer les mains ; j\u2019étais à me les laver.La vérité est que Jocelyne Lescaut ne voulait oas recevoir son cousin pendant l\u2019absence de son père pour la raison que nous verrons plus loin.Elle cherchait donc à gagner du temps en invoquant ce prétexte.Les fenêtres avaient été naturellement bouchées avec soin et il était impossible, en regardant de l\u2019extérieur, de voir les gestes de ses occupants ; la tactique pouvait donc être soutenue.Cependant, au bout de quelques minutes, Dumontier réclama de nouveau l\u2019en'.rée.La jeune fille ne savait comment le faire attendre davantage quand enfin elle entendit l\u2019escalier gémir sous le pas de son pire.\u2014 Je n\u2019avais pas le dos tourné qu'ils étaient déjà endormis, de dire celui-ci en débouchant dans ia cuisine.Pauvres petits, pourvu que.\u2014 Chut ! s\u2019empressa d'avertir Jocelyne, en mettant son doigt sur sa bouche.\u2014 Quoi ! qu'est-ce qu'il y a ?demanda l\u2019instituteur à voix basse.\u2022 Le cousin Dumontier est là, à la porte.Il y a déjà quelques minutes que je le fais attendre.Tu comprends, je ne voulais pas le recevoir seule.\u2014 Raymond Dumontier, le collaborai ionniste ! Allons, qu\u2019est-ce qu\u2019il me veut encore celui-là, et à une heure aussi tardive ?La voix du cousin s\u2019éleva de l\u2019autre côté de la porte.\u2014 Jocelyne, vas-tu ouvrit?Tu vas finit de t\u2019essuyer les mains, oui ?\u2014 Qu\u2019est-ce qu\u2019il dit ?T\u2019essuyer les mains ?\u2014 C\u2019est un prétexte que j\u2019avais trouvé pour le retenir dehors en attendant que vous redescendiez de là-haut.\u2014 Bon, bon, je vais ouvrir.Lescaut tira les verrous, et ouvrit.Dumontiov ébaucha une grimace en apercevant son oncle ; il était évident qu'il aurait préféré avoir quelques mutants de tête-à-tête avec sa gentille cousine.Bien qu\u2019une certaine symétrie de tiaits pût le faire classer parmi les jolis garçons, la physionomie du nouveau venu laissait une impression désagréable.\u2014 Ah! tiens, vous êtes là, mon oncle, s\u2019exclama-t-il d\u2019un air narquois, une lois la grimace réprimée.Je vous croyais au grenier.J'ai vu comme une lueur à l\u2019œil-de-boeuf tantôt.\u2014 C\u2019était moi; mais je suis redescendu, voilà tout.Ça te déplaît que j\u2019aille dans \u201cmon\u201d grenier ?\u2014 Ça m\u2019est parfaitement égal.D\u2019ailleurs tout m\u2019est parfaitement égal .sauf une chose.Tu sais laquelle, coupa Lescaut.Mais laisse-moi te dire, mon garçon, que ma fille n\u2019est pas pour un collaboration-niste de ton espèce.Si tu es venu pour renouveler tes instances, je n\u2019ai qu\u2019un conseil à te donner.Celui de te retirer et d\u2019aller te coucher.Il commence à se faire très tard.Allons, qu\u2019est-ce que tu me veux ?\u2014 Tout simplement vous dire deux mots en particulier.\u2014 Tu sais que je n\u2019ai pas de secret pour ma fille, tu peux parler devant elle.\u2014 Vous pourrez raconter à Jocelyne ce que je vais vous dire, vous devrez même le lui rapporter.Mais il faut que nous soyons seuls d\u2019abord.[ Lire la suite page 111 ] J m*m \u2022œrjm \u2022&ss &¦'» :¦'¦ \\ SÎWfe $SjSp -Sk* Ér\t' a W,\ti»\t, ^\tv\t>\tV\tf\u2019\t-r\tt\tS -t.\\\t*\t-\t*\t\t K *> w \u2022\u2019>\t>\tV\t\u2022*!\tt \t_\t® y î.-\t\u2022r j > ¦ drftf- \u2022S » V »\t»\t\" i.\t'ÜH\t\t., \u2019fa*! Ci-contre, les terres arobles ondulées du comté de Surrey, à douze milles de Londres, soit environ la distance de Montréal à St-Vincent de Paul, Lontlres.la /dus grande ville du monde, n'a /ms sacrifié, tonte sa branle naturelle aux hr i (j a es et au mortier, car elle, a j.tarde beaucoup d espaces libres et de jardins publics, de parcs am bru fies et de part erres (le fleurs.Mal fire I étendue de ses jaubourfls, il est toujours fins-sible il atteindre la cam pu fine autour de Londres dans un rayon de moins de vinpt kilomètres dans n importe quelle direction.Les comtes avoisinant la capitale, Essex.Kent, Surrey, Middlesex, Buckingham, Hertford, offrent des paysages aussi ravissants que variés que l'on fient atteindre facilement grâce aux moyens de transport rapides dont dis-fiose la métropole.Bans ! article suivant, Augustus Muir fiarle de celte ceinture verte de Londres, de ses beautés naturelles et des souvenirs historiques qui s'y rat tachent.(fui en font run des plu s précieux héritages des Londoniens.ytjpsif?& V Le Samedi, Montréal, 18 novembre 1944 (c) Depuis que la guerre a imposé l\u2019occlusion des lumières après la tombée de la nuit, et que, vers minuit, tout rentre dans le calme même aux carrefours les plus ail'airés, tels que Piccadilly, ce n\u2019est que pendant les heures du jour que l\u2019on peut entendre la symphonie de la grand\u2019ville avec ses voix multiples et ses mouvements aussi divers que son architecture et aussi caractéristiques que sa ligne d\u2019horizon.Mais, si l\u2019on préfère le calme et le recueillement de la campagne anglaise, on pourra les trouver parmi les bois et la verdure qui environnent la métropole à moins de vingt kilomètres de son centre.Londres est la ville des surprises.Londoniens et étrangers s\u2019émerveillent d\u2019y découvrir constamment de nouveaux sujets d\u2019admiration, car il est impossible d\u2019épuiser le charme de cette cité pleine de recoins pittoresques et de ruelles romantiques.Mais il est tout aussi délicieux d\u2019en découvrir les agrestes environs immédiats.La métropole que nous connaissons n\u2019a pas été bâtie suivant un plan d\u2019ensemble préconçu : elle a grandi, et s\u2019est répandue de plus en plus loin dans les comtés l\u2019avoisinant.Elle a eu la bonne fortune de conserver ses espaces libres et ses parcs, qui sont nombreux et étendus.Rien qu\u2019au sud de la Tamise, on trouve les prés communaux de Woolwich, de Clapham, de Brixton, de Tooting et de Mitcham, le parc de Greenwich, Blackheath, le parc du Palais de Cristal, les espaces libres de Dulwich, où il y a même un terrain de golf enclos de terrasses de briques et de mortier.Un peu plus à l\u2019ouest, les prés communaux de Wimbledon et de Putney forment avec le parc de Richmond une verte oasis au sud-ouest de Londres.Si l\u2019on y ajoute l\u2019antique parc aux cerfs et les jardins de Kew, l\u2019on a un espace libre qu\u2019il faudrait longtemps pour explorer à fond.Mais ces jardins publics ne sont pas les seuls restes du vaste héritage de verdure que possède Londres à sa périphérie méridionale.Par le métro, le train, ou l\u2019autobus, l\u2019on peut se rendre à de vertes campagnes où l\u2019on peut se promener pendant des heures et oublier que le Parlement se trouve à moins de vingt kilomètres.Au sud - est, entre Erith et Croydon, on trouve des espaces boisés en quantité ; mentionnons seulement la forêt Joyden à Bexley, le district autour de Chislehurst, qui comprend le Bois de Pett.consacré aujourd\u2019hui à la mémoire de l\u2019hom- Par Augustus Muir me qui introduisit \u201cl\u2019heure d'été\u201d.Une des plus charmantes promenades que l\u2019on puisse faire dans tout le comté de Kent est une excursion au Parc d\u2019Addington, où les archevêques de Cantorbéry avaient autrefois leur résidence estivale, et où les bois de bouleaux et de pins offrent au voyageur une multitude de pittoresques tableaux.Un peu plus à l\u2019ouest, on passe près du domaine de High Elms, qui fut la propriété de Lord Avebury, le grand banquier auquel on doit l\u2019institution des fêtes légales, qui ont permis à des milliers de Londoniens d\u2019explorer la campagne avoisinante.Un peu plus loin de Londres, nous trouvons les pentes douces de ces hautes plaines crayeuses qu\u2019on appelle des Downs, où l\u2019on respire une atmosphère de calme et apaisante sérénité.Sutton, Epsom et Leatherhead sont en bordure des Downs.Entre Epsom et Weybridge, l\u2019on trouve des milliers d\u2019hectares de terrains boisés et de parcs.A l\u2019heure actuelle, toutefois, une bonne partie des herbages ont été transformés en terres de labour.Plus près de Londres, on rencontre les grands jardins de Hampton Court et de Bushey Park, célèbres pour leurs allées de marronniers et pour leurs troupeaux de cerfs timides.Hounslow a son pré communal, coupé par une route nationale toute bruissante du ronronnement des rapides automobiles qui la parcourent et des usines modernes qui y ont été récemment construites.La route de Slough est une sorte de Voie Appienne moderne ; c\u2019est une artère industrielle qui est bien de notre temps, avec ses nombreuses structures en style fonctionnel.Près d\u2019Ealing et de Brentford, nous voyons de nouveau de verts espaces libres, à Osterley, par exemple.Quelques kilomètres plus à l\u2019Ouest, à Uxbridge, nous nous trouvons à l\u2019orée d\u2019une région extrêmement variée, où les routes ondoient à travers la campagne et où toutes les paroisses ont leur tradition et leur histoire.C\u2019est Stoke Poges, où le poète Gray écrivit son Elégie sur un cimetière de campagne ; c\u2019est Jordans, avec son ancienne sépulture quaker et la tombe de William Penn, fondateur de l\u2019état américain de Pennsylvanie.Chalfont Saint Giles rappelle le nom de John Milton, dont la chaumière est devenue propriété nationale.Nous sommes ici près des collines des Chilterns, longue rangée de hauteurs qui dominent le nord-ouest de Londres.Entre cette région et la banlieue londonienne se trouve un district qui offre quantité de buts d\u2019excursions : les prés communaux de Ruislip, Bishop\u2019s Wood, la lande de Batch-worth, les bois d\u2019Oxhey, Barnet, joli centre de promenades, où, en temps de paix, avait lieu chaque année au mois de septembre une foire aux chevaux qui comptait parmi les plus importantes d'Angleterre Entre Enfield et Londres, c\u2019est la zone industrielle Mais, à deux ou trois kilomètres plus à l\u2019est, nous sommes au pays d'lsaac Walton ; c\u2019est sur les bords de la Lea que l\u2019auteur du Parfait Pêcheur à la Ligne trouva tant de plaisirs piscatoriaux et tant d\u2019accueillantes auberges.Les berges de la rivière ont beaucoup changé depuis l\u2019époque d\u2019lsaac Walton, mais il y existe encore beaucoup de coins pittoresques.Non loin de là se trouve la Forêt d\u2019Epping qui s'étend sur plus de 2,000 hectares de bois, de collines et de plaines Elle a été achetée pour £500,000 par la ville de Londres pour l\u2019agrément perpétuel des Londoniens.Dans les clairières de cette forêt, l\u2019archéologue découvre des ouvrages de l\u2019époque romaine et pré-romaine, et le naturaliste de même que le simple promeneur y trouvent également leur compte.J\u2019ai cherché à montrer brièvement à quel point la périphérie londonienne abonde en terrains de jeux aussi riches en charme qu\u2019en traditions historiques La pensée de ceux qui, ayant vécu au cœur de la cité, en sont peut-être éloignés maintenant, se retourne avec un plaisir nostalgique non seulement vers les rues familières de Cruyantes où la symphonie de la grand\u2019ville se tait rarement, mais encore vers ces paysages suburbains qui sont tout aussi mémorables par tout ce qu\u2019ils évoquent de sérénité au sein de la nature.'v; , U\t?\u2022 \u2022*- - ¦ 'ThlBi\t \t\tWUHjj \t\t \t\tI /\t\t\tJL \t\t^ I __ \u2022 'jSÜâ: .\u2019ilSSSr sJ yi -v j iit iï us»!* j : ! r h v.¦' \u2018I (Photon O.N.F.) : ve- *.- .\tae^.^u0'c,eS' ie -c' iu -'$* o,°\" C\\0n K.\t\t^ ¦ 9 *¦ ___ ^\tii i^\u2014 1 r s*z&ysfàSÊSÊ4ÊÊÊSÊt\tg|P^MP|Pff\t*4> \u2019\t- \u2019j \t\tbêêê**Ysjiï- 1 ^vR«m\t^kTtS» tiiBlÈfààxÀL'r1* -tâvïtïSÊæi\tJit- '\\% 7., ¦Kta-.V ' Li i**0* 1 JC*40^r}\t\t \t* i 9 4 i\tITTlWliiii i i *\t' f ÿlffi&fc* ty&V/: «t ^ p^nnB\tB f >à\tfgsmesw Le Samedi, Montréal.18 novembre 1914 7* Mes Recettes F Par Mme ROSE LACROIX Directrice de l'Ecole Ménagère Provinciale et de l'Institut Ménaqer de LA REVUE POPULAIRE, du SAMEDI et du FILM.?COTELETTES DE PORC FARCIES 6 côtelettes de porc 2\tc.à tl>.de (jraisse\t1 oignon moyen 1\ttasse de mie de jjain 1 œuf\t12 c.5; VfcV**«ï'$ ^-w ' \u2022.Wife****«?¦ d®\u201d*'***:\"J V .l'b ¦ \u2022 ' ;.& LE PASSE-PORT E NOS PENSÉES Le modeste timbre-poste fait l'objet de travaux d'une grande précision, non seulement pour la gravure qui est à la base de la fabrication, mais pour les autres services tels que l'impression, l'encollage et la perforation.Un grand nombre de ces services sont assurés par des femmes.\t(Photos O.N.F.) C\u2019est le timbre-poste, minuscule fragment de papier qu\u2019un chiffre, un ou deux mots et un dessin transforment en une sorte de talisman qui aura le pouvoir de transporter notre pensée écrite à des distances parfois très lointaines pour un prix vraiment populaire, c\u2019est-à-dire à la portée de toutes les bourses.Avant le timbre-poste si commode et dont nous ne pourrions plus nous passer, il y eut le système des billets de port payé, lesquels billets devaient être attachés de manière visible aux envois que l\u2019on faisait : le taux en était variable selon la distance et, de toute façon, toujours assez élevé.Ceci fut établi en l\u2019année 1653 par Velayer.maître des requêtes au parlement de Paris.Avant cela il n\u2019y avait rien, c\u2019est-à-dire que l\u2019envoi des messages ne pouvait avoir lieu que par l\u2019intermédiaire d\u2019une personne de volonté ou spécialement appointée pour la circonstance.Il en résultait que les relations épistolaires étaient extrêmement rares, sinon exceptionnelles.Aujourd\u2019hui nous pouvons, pour quelques sous, acheter des petites formules imprimées qui permettent à nos lettres de voyager rapidement, non seulement dans l\u2019intérieur de tout le pays, mais dans n\u2019importe quelle ville du monde entier si tel est notre désir Ce sont de véritables passeports de la pensée humaine écrite.La fabrication de ces timbres-postes est non seulement une industrie mais un art également : en premier lieu, ce sont les graveurs de la petite vignette à l\u2019habileté desquels on a recours et il y a ensuite les multiples services de la fabrication dont la plupart sont assurés par des mains féminines.C\u2019est un domaine de plus dans lequel la femme joue un rôle universel.v * GUERRE DES dc|o paru dans la presse clandestine de France pays par les armées américaines, britanniques sans CES quelques dessins ont avant la libération du et canadiennes, le maquis, et les forces françaises de l'intérieur oublier les contingents belges, hollandais, polonais et luxembourgeois.Ils illustrent les diverses phases de la guerre souterraine que les patriotes français firent pendant quatre ans, au prix de la torture et de la mort, Nos troupes ont sauvé la France ué magnifiquement à sa propre liberation.Sou-rays de nos ancêtres, se relève, forte et triom-rieuse et immortelle histoire.aux armées d'occupation allemandes mais lo France a contrib haitons que la France, p phante, comme aux grands siècles de sa glo (Photos Office Francois de l'InformotionI % \u2019\u2022 'i mm \u2022 m \tMr^\u2018 '-'M gjp A lÆ\tmut^-\t» ^Bt>f *#-\t|.1.,!2 r ¦\t.*\tf\t« '^r\t\tms- \\w \tv\tfBfcjf-v\t* ,n)i Le Samedi.Montréal.18 novembre 1944 ( h ) comme requis 25ç - Tissu filles, Si' dames et jeunes \u2022 31/4 v.de 39 \u2019 \u2018 Robe P°ur ¦randeur H andeurs la ( v.de 39 ) 41\".1 v- c fiUes, Si' dames et jeunes .C t»»e « :J.1:1, v.de ¦» deux-pieces 1\u2019 pour grandeur v.de 54\".U\u2018 .Robe requis Tissu Tissu requis -.4.Doublure grandeurs de 39\", 1 ¦ V dames et i^n^ .\t2r>» v.de 39 - 3 35\".P«* Robe PoUl Tissu requis v.de 54\".les P01 andeurs l\".1% v filles, S1' et jeunes m 35\".17« v dames :2v.andeur equis Tissu ideurs filles, fi' dames et jeunes 9Vu v.de 35\", 2 v Blouse ideur our gr: i 'Ty ¦ v \u201e Si vous ne pouvez trouver ces PATRONS SIMPLICITY chez le marchand de votre localité, commandez-les, avec le montant requis, à l'adresse suivante : Patrons du \"Samedi\u201d, Dominion Patterns, Ltd., 240 Richmond Ouest, Toronto, Ont.Si vous habitez les Etats-Unis, adressez-vous à Simplicity Patterns.200 Madison Avenue.New York City, U.S.A. Le Samedi, Montréal, 18 novembre 1944 33 Le Naufrage du Bonheur l Suite de la page 20 j Pouvez-vous dire la date de ces modes ?Complétez la date de chaque illustration, puis lisez le texte correspondant pour voir la date exacte.tout pour moi.Jeanne enfin !.Tiens, ne me fais plus parler de tout cela.Cela me fait trop de mal ! Et Maxence vit des larmes rouler sur les joues de son maître, qu\u2019il n\u2019avait encore jamais vu ému ou attendri.Fallait-il qu\u2019il l\u2019aimât, en effet, celle qui l\u2019avait trompé, et qu\u2019il souffrît.Le secrétaire n\u2019insista pas.Il avait fait son devoir, tout son devoir.Et il comprit que tout ce qu\u2019il dirait, en effet, ne servirait qu\u2019à raviver la rage du banquier.Il espérait bien d\u2019ailleurs, malgré les airs d\u2019assurance de Monistrol, que ceux qu\u2019il avait prévenus avaient suivi ses avis et qu\u2019ils étaient déjà loin.A onze heures du soir, Monistrol vint prendre M.du Pontavisse.Il l\u2019attendait tout habillé, prêt à partir.Maxence s\u2019était couché, son sans une pointe d\u2019inquiétude cependant.S\u2019ils n\u2019étaient pas partis.Mais il ne croyait pas pourtant qu\u2019ils seraient restés à attendre placidement les coups de revolver du mari.Mais si la dépêche ne leur était pas parvenue ! Quoi qu'il en fût, et bien qu\u2019il s\u2019efforçât de paraître calme, le secrétaire n\u2019entendit pas partir son maître sans un petit frisson intérieur et, quand il eût quitté l\u2019hôtel, il ne songea pas à dormir.Il attendait avec anxiété la fin de l\u2019aventure.Cependant M.du Pontavisse s\u2019était éloigné, guidé par l\u2019agent.La nuit était claire, le temps doux.Une lune splendide éclairait la mer au loin et baignait la colline, la dominant d\u2019une lumière argentée, La paix était profonde dans ce quartier où ne passaient guère de promeneurs nocturnes.Le banquier et son conducteur marchaient assez vivement sans parler.Le premier ne pouvait malgré tout, au moment de commettre peut-être un abominable crime, se défendre d\u2019un certain émoi.Il pensait malgré lui, malgré la soif de vengeance dont il était possédé, aux observations de son secrétaire.Il était évident, s\u2019il devenait meurtrier, qu\u2019il allait se lancer dans un tas d\u2019ennuis et de choses désagréables.L\u2019affaire ferait un bruit énorme d\u2019abord, et lui serait infailliblement arrêté.Combien de temps demeurerait-il en prison ?Il ne pouvait le prévoir.Il espérait que ce ne serait pas long, qu\u2019on le relâcherait.Mais rester enfermé quelques jours et quelques nuits seulement dans quelque prison fétide, cela n\u2019était pas drôle, pas drôle du tout.Et le financier était pris maintenant d\u2019une certaine hésitation.Mais il eut soudain devant les yeux l\u2019image de ceux qui le trompaient, qui s\u2019étaient si cruellement moqués de lui, et il chassa ces fumées, ces accès de faiblesse, comme il les appelait.Il marcha avec plus de résolution et, ayant vu Monistrol se glisser le long du mur d\u2019un jardin dominé par une terrasse, il lui demanda : \u2014 C\u2019est ici ?\u2014 Oui, monsieur.Nous allons passer par une brèche que j\u2019ai remarquée dans le mur et quelque peu élargie.Nous serons alors dans le jardin et nous n\u2019aurons plus qu\u2019à nous diriger sans bruit vers la maison.J\u2019ai fait faire une clef de la porte d\u2019entrée.Un dernier frisson traversa le corps de M.du Pontavisse, puis avec un geste de résolution.\u2014 Allons ! fit-il.Et il franchit la brèche.Le jardin était plongé dans un silence profond, tout inondé d\u2019une clarté douce, embaumé des émanations des mimosas des roses et des jasmins, alors complètement épanouis.Il devait faire bon s\u2019y promener en amoureux, les mains à la taille.Et, en pensant que sa femme avait sans doute parcouru ces allées au bras de son amant, les yeux dans le rayonnement de ses yeux; qu\u2019elle s\u2019était penchée sur ces fleurs dont le parfum le pénétrait pour les sentir ; qu\u2019elle en avait cueilli peut-être pour orner la boutonnière de l\u2019amant, le banquier fut repris de toute son ancienne fureur.Il s\u2019élança vers la maison si vite et avec si peu de précautions que son compagnon fut obligé de lui dire : \u2014 Prenez garde, monsieur, on va nous entendre ! Et M.du Pontavisse réprima sa violence.Ils étaient devant la maison, que précédait un perron de quelques marches, éclairé comme en plein jour.La maison était close et tout le monde semblait dormir.Pas un bruit.Pas une lumière.Monistrol s\u2019approcha de la porte, sortit une clef, ouvrit et fit signe au mari de le suivre.Celui-ci entra dans la maison et se trouva, le seuil franchi, dans une sorte de vestibule obscur.Et il resta quelques instants là à souffrir et à écouter s\u2019il ne se faisait pas de bruit en haut.Son cœur battait avec une telle violence qu\u2019on devait en entendre le tic tac, aussi fort que celui d\u2019une pendule.Enfin il les tenait ! Il tenait sa vengeance, et il n\u2019aurait pas su dire lui-même s\u2019il était heureux ou s\u2019il avait du regret, étant au moment d\u2019accomplir l\u2019acte définitif et suprême, d\u2019avoir si bien réussi.Cependant Monistrol avait allongé la tête du côté de l\u2019escalier, les oreilles tendues.Il dit à voix basse.\u2014 Je n\u2019entends rien.Us doivent dormir.Montons ! Et il monta le premier.L\u2019escalier était couvert d\u2019un tapis assourdissant le bruit des pas, mais de temps en temps une marche criait sous le poids de l\u2019agent et du banquier.Et ceux-ci s\u2019arrêtaient brusquement, la sueur aux tempes.M.du Pontavisse avait sorti à tout hasard son revolver, un revolver armé de six cartouches, et il le tenait serré en sa main crispée.Parvenus sans incident en haut de l\u2019escalier, ils demeurèrent encore un moment immobiles.Puis Monistrol se dirigea vers la porte d\u2019une chambre et dit : \u2014 C\u2019est là.Voici leur chambre! Quand le banquier entendit ces mots : Voici leur chambre ! Il fut pris d\u2019une sorte de commotion.Le sang afflua à sa tête et ses jambes chancelèrent.C\u2019était là, là, derrière cette porte ! Une rage folle s\u2019empara de lui.Et presque à haute voix, sans se préoccuper d\u2019être entendu ou non, car il était incapable de dominer sa fureur, il demanda: \u2014 Vous avez la clef?\u2014\tOui.\u2014\tOuvrez ! Monistrol ouvrit doucement et le mari pénétra dans la chambre.Elle était obscure, car les rideaux étaient baissés et on ne distinguait que 19___ Seules les femmes audacieuses se faisaient couper les cheveux à la nuque.On lançait les moteurs d\u2019autos à la manivelle et on chantait \u2019Over there\u201d.C\u2019était l\u2019ère des suffragettes.C'était en 1918 et les hôpitaux de France manquaient de ouate pour les pansements chirurgicaux .une nouvelle invention, Cellu-cotton \u2018absorbant, fut bien reçue.Les infirmières commencèrent de l'employer comme serviette périodique .cela créa l\u2019idée de Kotex qui devait être un si grand bienfait pour les femmes.19______ Les bas étaient noirs ou blancs.Les Jeunes filles portaient des couvrc-chaussures ouverts.Valentino Jouait \u201cThe Sheik\u201d.Les gens parlaient des merveilles de leurs radios .des lostes à cristal avec casque téléphonique.EM es femmes parlaient de la nouvelle idée en fait d'hygiène féminine .les serviettes périodiques Kotex*, confortables et vraiment hygiéniques.Des millions de femmes acceptaient alors ce produit nouveau qui était annoncé A 60c la douzaine en 1921.Le bord des robes faillit monter Jusqu'à la taille.Le vernis rouge à ongles était nouveau et audacieux.Le \"Desert Song\u201d.Les bracelets esclaves.C\u2019était en 1926 et des millions de femmes donnaient furtivement au commis le prix d\u2019un paquet de Kotex \"enveloppé d\u2019avance\u201d.La serviette était maintenant améliorée .plus étroite .et la gaze plus molle la rendait plus confortable.Les bouts arrondis remplacèrent les bouts carrés.Les blondes-platine et le golf miniature étaient en vogue.Les Jupes au bord Irrégulier.commencèrent à mouler le corps.Les fabricants de serviettes périodiques réussiraient-ils à adapter leur produit à la mode nouvelle de 1930 ?Kotex fit encore œuvre de pionnier.perfectionna les bouts plats pressés.De toutes les grandes marques, seule la Kotex offre cette caractéristique brevetée \u2014 des bouts qu\u2019on ne soupçonne pas parce qu\u2019ils ne sont pas volumineux \u2014 qui ne causent pas de lignes révélatrices.19 19___ \u2022Mar.dép.aux bur.can.des brev Les débutantes dansaient le \"Big Apple\" \"Gone With The Wind\u201d était le livre à succès.Une Américaine épousait l\u2019ex-monarque d\u2019Angleterre.C\u2019était en 1937, et 600 femmes, ayant fait un essai spécial de la Kotex, vantaient ses améliorations.Centre de sûreté à double effet \u2014 la meilleure caractéristique jusque-l.â pour empêcher la serviette de se tortiller \u2014 pour prolonger sa protection de plusieurs heures.Et les bords souples \"Wondersoft\" pour accroitie la mollesse de la serviette.Service est le thème du Jour.Les vêtements sont faits de lait, les chaussures de verre, et le Cellucotton absorbant est encore préféré par les grands hôpitaux.Il est encore employé dans la Kotex, la serviette que les femmes préfèrent à toutes les autres marques réunies.Car la Kotex est conçue pour le service \u2014 faite pour rester molle durant l'usage.Elle n\u2019est pas molle à la manière de la neige qui se tasse sous la pression.Et pas de mauvais côté pour causer des accidents ! La meilleure valeur du Jour \u2014 seulement 22c. 34 Le Samedi, Montréal, 18 novembre 1944 Comme «les Pétales fie Fleur püi pK soignée et A parfaite .tissu doux comme les pétales d\u2019une fleur .qualité toujours exceptionnelle.Recherchez la marque de commerce.VanRaafte Purée que vous aimez les belles choses.MERCURY MILLS LIMITED MONTREAL, QUEBEC vaguement la forme d\u2019un lit, un lit tout blanc enveloppé de rideaux de dentelle, dressé dans une alcôve.En voyant ce lit, M.du Pontavisse vit rouge.Instinctivement, sans raisonner, il pressa la gâchette de son revolver, et les six coups de feu, coup sur coup, allèrent trouer les rideaux du lit, emplissant la chambre de fumée et de bruit.Et le banquier attendit, terrifié.A sa grande stupéfaction rien ne bougea.Il n\u2019y eut pas un cri, pas un mouvement.Et cela était si étrange qu\u2019il eut peur.Il appela au secours.Monistrol accourut, enflamma une allumette et tous les deux se précipitèrent vers le lit, dont ils soulevèrent les rideaux pour regarder.Il n'y avait personne ! Le lit n\u2019avait pas été défait.Le traversin, les oreillers avaient été troués par les balles.\u2014 Ils n\u2019y sont pas ! fit M.du Pontavisse, ahuri.Et Monistrol, aussi hébété que lui, murmura : \u2014 Je n\u2019y comprends rien ! Cependant les coups de feu avaient réveillé la gardienne de la propriété.Elle accourait avec une lumière.\u2014 Fuyons ! cria l\u2019agent.Mais son compagnon était incapable de faire un pas, comme pétrifié par la surprise.Et il était encore dans la chambre, à la même place, quand Mme Lucas y fit irruption.En voyant deux hommes chez elle, dont l\u2019un tenait encore un revolver à la main, la propriétaire se mit à pousser des cris perçants : \u2014 Au voleur ! à l\u2019assassin ! Des cris capable d\u2019ameuter tous les voisins.M.du Pontavisse, dont ces clameurs perçaient les oreilles, sortit enfin de sa torpeur.Il se précipita sur la vieille femme.Et, lui saisissant le poignet avec une violence telle qu\u2019elle lui fit pousser un cri de douleur, il lui intima : \u2014 Taisez-vous ! Mme Lucas fut si saisie qu\u2019elle laissa tomber sa lumière, Monistrol s\u2019empressa de la ramasser.Et elle regarda les deux inconnus avec une expression de folie dans le regard.\u2014 Taisez-vous, répéta le banquier.Je paierai ce qu\u2019il faudra.Mais je ne veux pas de scandale ! \u2014 Mais, monsieur, s\u2019écria la femme, hébétée, qui êtes-vous ?Que voulez-vous ?\u2014 Je suis M.du Pontavisse.\u2014 Ah! cria la vieille, le mari.\u2014 Ce sont bien eux qui étaient là?Ma femme et son amant ?\u2014 Oui, monsieur.\u2014Et où sont-il ?\u2014 Ils sont partis.\u2014 Partis ?\u2014 Depuis deux jours.Monistrol bégaya : Et à la vieille : \u2014 Je n\u2019y comprends rien.\u2014 Mais ce matin encore vous m\u2019avez dit.Mme Lucas regarda plus attentivement l\u2019agent.\u2014 Ah ! c\u2019est vous ?\u2014Oui, c\u2019est moi.Pourquoi m\u2019avez-vous menti ?\u2014 Mais, monsieur.\u2014 Dites la vérité, ordonna M.du Pontavisse, vous ne vous en repentirez pas.Il sortit de sa poche un paquet de billets de banque.\u2014 Tout cela est pour vous si vous ne me trompez pas.Mme Lucas regarda les billets et les deux hommes.Ses yeux étincelaient de convoitise et elle murmura : \u2014 Je veux bien dire, moi, tout ce que je sais, mais, je vous en préviens, je ne sais pas grand\u2019chose.Ce monsieur et cette dame sont venus louer ici il y a quelques jours.Je ne les connaissais pas.Ils ont dit qu\u2019ils s\u2019appelaient M.et Mme Durand.Avant-hier seulement, ils m\u2019ont fait connaître leur véritable nom.La dame est venue chez moi et m\u2019a dit : « Je me nomme Mme du Pontavisse.« Mon mari a été averti que nous étions ici sous un faux nom.Il va arriver.Nous sommes obligés de fuir.« Nous partirons cette nuit, mais dites toujours que nous sommes ici.» J\u2019ai promis, n\u2019est-ce pas?Je n\u2019avais pas à me plaindre d\u2019eux.Ils m\u2019ont grassement payée et je n\u2019avais pas à m\u2019immiscer .\u2014 Ainsi, s\u2019écria le banquier, il y a deux jours qu\u2019ils sont partis ?\u2014 L\u2019avant-dernière nuit.Monistrol avait écouté attentivement ce récit.Ses yeux clignotaient à la façon des chats-huants se trouvant placés subitement devant une lumière.C\u2019était sa façon à lui de témoigner son émotion.Il était trop penaud de sa déconvenue.Et, tout à coup, il éclata.\u2014 Nous avons été trahis! \u2014 Par qui ?\u2014 Je ne sais pas.Mais si vous vous étiez hâté davantage.Si vous étiez venu à Lyon quand je vous appelais.Je les avais sous la main et vous ne bougiez pas.Le banquier regarda l\u2019agent.Une lumière venait de se faire en lui tout à coup.\u2014Vous n\u2019avez pas perdu la piste ?\u2014 Non, monsieur, jamais.Voici, d\u2019ailleurs leur copie des télégrammes envoyés à l\u2019agence.Et il tira de sa poche quelques papiers.M.du Pontavisse les parcourut rapidement, puis les rendant : \u2014 Je connais le traître, dit-il.Et j\u2019en fais mon affaire.Il se tourna vers Mme Lucas.\u2014 Une dernière question, madame.\u2014 Faites, monsieur.\u2014 Vous ne savez pas comment ils sont partis ?Quelle direction ils ont prise ?\u2014 Je n\u2019en ai pas la moindre idée.Ils sont partis de nuit, comme je vous l\u2019ai dit.Où allaient-ils ?Ils ne me l\u2019ont pas appris.\u2014 C\u2019est bien, madame, prenez votre argent.Et gardez-nous le secret sur ce qui s\u2019est passé ici cette nuit.-Monsieur peut être tranquille.Je ne dis jamais que ce que je veux per-dr .¦a vieille femme empocha avec une vi.' ible satisfaction ses billets de ban-qv î et reconduisit le banquier et son co apagnon jusqu\u2019à la porte de la villa en les éclairant.Puis, elle referma la porte sur eux en leur souhaitant bonne chance.M.du Pontavisse étoufTa un grognement de fureur.Le banquier avait été joué encore : et par qui ?Par l\u2019homme en qui il avait le plus confiance.Tout le monde se liguait donc contre lui ?Il rentra à l\u2019hôtel à côté de l\u2019agent, sans dire un mot à celui-ci.Puis, au moment de se séparer de lui.\u2014 Je puis toujours compter sur vous, Monistrol ?\u2014 Assurément, monsieur.\u2014 Servez-moi fidèlement.Vous n\u2019aurez pas à vous plaindre.\u2014 Dites-moi ce qu\u2019il faut faire.\u2014 Rien pour le moment.Allez dormir.Mais demain matin, à la première heure, mettez-vous en chasse pour retrouver la piste des fugitifs.^¦LE BOUCHON DE CONTRÔLE Empêche DE REPANDRE LA SAUCE, d'en trop Verser y?,* Rehausse la saveur des VIANDES POISSON SOUPES SAUCES ISF SAUCE WORCESTERSHIRE CROSSE & BLACKWELL le canon ¦ gravier\t1 nchanb^'\t| leli'e* et o''de ° .v oU hU® ¦ acletnen' o besoin propre,:iu Assurez TRAVAILLEZ A, iM.il Les heures de travail vous paraissent - elles terriblement longues à cause de la douleur presque insupportable d\u2019un cor sensible?Arrêtez cette douleur inutile .mettez un emplâtre anti-cors Hlue Jay qui vous soulagera vite! Mue Jay fait plus que de calmer la douleur, il ramollit la racine du cor pour que vous puissiez l\u2019arracher! 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Me venger ! Me venger ! Je ne me vois pas rentrant bredouille à Paris après ce que j\u2019ai dit, après ce qu\u2019on m\u2019a fait dire.Je serais ridicule pour le restant de mes jours.On ne pourrait plus me regarder sans rire et prononcer mon nom sans pouffer.Et je ne veux pas que l\u2019on rie de moi, entends-tu.Je ne veux pas q>:e l\u2019on rie ! \u2014 Bien, monsieur.\u2014 Et, pour me venger, retiens bien ceci, je sacrifierais ma fortune, ma considération, ma liberté et même ma vie ! Oui, j\u2019aimerais mieux mourir que de vivre sans vengeance ! Et si tu avais vraiment cherché mes intérêts.\u2014 Vous verrez plus tard, dit doucement Maxence Burgère, que tous ces éclats de voix n\u2019émeuvoient pas, quand votre fureur sera passée, quel était le dévouement le plus vrai.\u2014 C\u2019est celui, cria violemment le banquier, qui les mettra en ma présence.Ah ! je sais bien, ajouta-t-il, pourquoi tu ne veux pas que je tue Mme du Pontavisse, tu l\u2019aimes.Maxence pâlit.\t, H5 \u2014\tMonsieur ! \u2014\tDepuis longtemps je m\u2019en suis aperçu.Mais je ne m\u2019en suis pas offensé.Pouvait-on la voir sans l\u2019aimer ?Je sais d\u2019ailleurs que jamais tu n\u2019as laissé voir ta passion.\u2014 Jamais, monsieur.Je savais trop que Mme du Pontavisse n\u2019aurait fait qu\u2019en rire.\u2014 Mais c\u2019est pour ça, n\u2019est-ce pas, que tu voulais la sauver ?\u2014 Non monsieur, je vous le jure! C\u2019est pour vous, surtout pour vous ! \u2014 Je te remercie de ta sollicitude, mais je suis assez grand pour me guider et savoir ce que j\u2019ai à faire.D\u2019ailleurs, la jalousie ne raisonne pas.Adieu ! \u2014 Adieu, monsieur.M.du Pontavisse gagna sa chambre et Maxence Burgère rentra à Paris le lendemain.LE DRAME DE STAMBOUL MYSTERIEUSE DISPARITION C\u2019est du pas traînant d\u2019une biche blessée qu\u2019Huberte Rivard, ou plutôt Huberte Mélier, car elle avait repris, depuis qu\u2019elle avait quitté son mari, son nom de jeune fille, regagna, après avoir quitté Constant Rivard, venant de lui montrer la trahison de son amant, sa maison triste du quai d\u2019Anjou.Jamais elle ne s\u2019était vue si tard, seule, dans les rues de Paris.En toute autre circonstance, elle aurait eu grand\u2019peur, elle n\u2019aurait pas regardé sans frémir d\u2019épouvante les coins sombres des rues désertes.Mais elle était, cette nuit-là, trop absorbée en sa douleur pour éprouver d\u2019autre sensation que celle de la souffrance.Sur le quai, de grandes rafales passaient, soulevant des sarabandes de feuilles mortes, et le silence y était profond, troublé seulement par le bruit du vent.La lumière des becs de gaz, s\u2019éparpillant au souffle de la tempête, jetait par intervalles des lueurs vives qui s\u2019éteignaient presque aussitôt.Sur le ciel passaient des nuées tumultueuses laissant voir de temps à autre des éclaircies livides produites par la clarté de la lune.La Seine coulait entre deux rives sombres et prenait sous l\u2019obscurité des nuages des teintes sinistres.Par ce temps-là, à cette heure tardive, ce quartier de Paris était lugubre.Huberte n\u2019y prenait pas garde.Elle marchait machinalement, sans réfléchir, la pensée inerte.Elle se disait seulement : \u2014 Il ne m\u2019aime plus.Il en aime une autre.Il m\u2019a abandonnée ! Elle ne pouvait plus songer à autre chose, et ses phrases revenaient sans cesse, comme un refrain, dans sa tête meurtrie.« Il ne m\u2019aime plus ! Il en aime une autre, lui Silvère, mon amant, lui que j\u2019ai tant aimé et que j\u2019aime tant encore ! » Et ses bras se tordaient de douleur, et il lui semblait que la folie sonnait dans son crâne.« Il ne m\u2019aime plus.Il en aime une autre ! » Elle arriva devant sa porte, un de ces grands portails massifs comme il s\u2019en trouve aux maisons de ce quartier, encadrés dans des murs gris.Elle ne s\u2019était pas aperçue même qu\u2019elle était arrivée.Mais elle s\u2019était arrêtée d\u2019instinct et s\u2019était reconnue.Elle hésitait à sonner.Que ferait-elle chez elle, dans cet appartement où il ne viendrait plus ?Elle ne pouvait cependant rester là toute la nuit, et un bruit de pas s\u2019étant fait entendre au loin, elle fut prise d\u2019une frayeur.WMs,s\u2019ï vuws#' P tendant que mon Jean-Louis pilote un Lancaster, moi je pilote un autobus sur la route de la rive Nord.Le travail est dur mais pas sans intérêt.Ça va assez bien, sauf certains jours, toujours pénibles pour une femme.Ainsi, hier .J\u2019eus un monde fou à chaque voyage .les gens étaient serrés comme des sardines dans l\u2019allée et lorsque l\u2019équipe de nuit de l\u2019usine monta à bord, je crus que j\u2019allais étouffer.Heureusement que je pouvais compter sur le confort et la sécurité assurés par ma serviette Modess.A l\u2019heure du lunch, j\u2019eus plusieurs courses à faire\u2014à la banque, chez l\u2019épicier, le boucher\u2014mais je réussis à me débarrasser de tout, malgré le peu de temps à ma disposition.C\u2019est en pareille occasion que l\u2019on apprécie la protection efficace que donne la serviette Modess! J\u2019aurais bien voulu me reposer, le soir, mais c\u2019était mon tour de servir à la cantine et j\u2019y allai quand même avec Margot.Revenue à la maison, j\u2019écrivis à Jean-Louis.J\u2019ai bien bate qu il me revienne, mais je crois que le meilleur moyen de hâter son retour est de rester moi-même à mon poste.Grâce à Modess, c\u2019est ce que je parviens à faire, même les jours difficiles.1 - A- MPIfeàfj Besognez avec le Sourire Modess ! Jouissez du Confort assure'par Modems 36 Les MILITAIRES ADOPTENT Un autre membre réputé de la famille de Portefeuilles Perkins vous est présenté dans cette annonce.Fait de cuir véritable \" Morocco-Grain \u201d \u2014 noir, brun et bleu aviation \u2014 il possède tous les avantages réguliers des portefeuilles Perkins et, en plus, le nouveau \"Bill-guard\" exclusif à Perkins, un dispositif de sûreté pour votre protection.11 est aussi doté de dix étuis transparents pour photographies, laisser-passer et cartes d\u2019idendité, sans compter la fameuse \" Cashette \u201d \u2014 compartiment secret pour vos fonds d'urgence \u2014 présentée exclusivement par Perkins l'an dernier.Si vous désirez obtenir notre catalogue illustré, écrivez à H.Perkins tk Sons (Canada) Limited, 1191, rue Université, Montréal, Qué.Prix variant entre $1.15 et $8.25.6112 S $3.50 Le soldat JEAN VIGNEAULT, en service actif dans l'armée canadienne.Envoi de Mme J.-A.Vi-Vigneault, Montréal, P.Ç.Le Samedi, Montréal, 18 novembre 1944 :>,d i CLIFFORD CORMIER de la R.C.A.F., en service actif.Envoi de Mlle R.Deschênes, Chicoutimi, P.9.LAURIER PICARD de la R.C.A.F., en service actif.Envoi de Mlle Aline Desjardins, Cléricy, P.9- Elle sonna deux ou trois coups rapides.Et, avec un claquement sec, la porte s\u2019ouvrit, laissant à découvert les profondeurs obscures d\u2019un vestibule sans lumière.Elle entra, jeta son nom à la concierge.\u2014 Mme Mélier.Puis elle monta d\u2019un pas brisé son escalier de pierre, froid, humide, entre des parois glacées.Arrivée devant sa porte, elle l\u2019ouvrit, et elle se laissa tomber sur un fauteuil dans l\u2019antichambre sans avoir le courager d\u2019allumer une lumière.Elle resta là longtemps.Le froid la fit se remettre sur pieds.Elle enflamma une allumette et alla prendre une lampe dans son salon.En prenant la lampe, elle aperçut sur la cheminée le portrait de Silvère.Un long frisson la traversa, et il lui sembla qu\u2019elle allait mourir, tant cela lui avait froid au coeur tout à coup.Elle laissa retomber son allumette et fut obligée d'en enflammer une autre pour allumer sa lampe.Et elle contempla encore le portrait de l'aimé.Il semblait lui sourire, lui dire que tout ce qu\u2019elle avait vu était un mirage, un mensonge.Mais elle n\u2019y crut pas.Elle croyait ce qu\u2019elle avait vu.Et tout son chagrin creva devant cette image reproduisant les traits adorés.Elle se dit qu\u2019elle ne le reverrait plus celui qui était là, qu\u2019elle n\u2019entendait plus jamais parler de lui peut-être.Et que tout était fini ! Alors elle se mit à sangloter bruyamment.Ses larmes ruisselaient le long de ses joues.Elle ne le reverrait plus ! Et tout ce qu\u2019il lui avait promis, un amour sans fin, et tout ce qu\u2019elle attendait de lui, la délivrance de sa fille, de leur fille, tout cela ne se réaliserait plus ! Et il n\u2019y songeait peut-être plus à sa fille et à elle, pris tout entier par l\u2019autre amour, cet amour nouveau qui devait lui causer de plus âpres chagrins qu\u2019une passion déjà vieille.Ah ! misère ! Huberte était jeune encore, et belle.Elle avait une taille d\u2019une suprême élégance.Et elle ne pouvait passer dans les rues sans être admirée.Cette heure de douleur semblait l\u2019avoir vieillie subitement et courbée.Elle ne se reconnaissait plus elle-même dans cette femme éplorée qu\u2019elle venait d\u2019apercevoir dans la glace, les yeux rougis, les traits convulsés.Et elle comprit qu\u2019il eût cessé de l\u2019aimer s\u2019il l\u2019avait vue ainsi.Toute la nuit se passa dans les sanglots, et, au jour levant seulement, Huberte songea à se mettre au lit.Elle était glacée littéralement.Et, la tête lourde, brisée de douleur et de fatigue, elle s\u2019endormit d\u2019un sommeil agité et fiévreux.Elle se réveilla quand sa femme de ménage, Zélie, pénétra dans sa chambre, vers neuf heures.Elle croyait avoir fait un cauchemar, mais elle se rappela vite qu\u2019elle n\u2019avait pas rêvé.Que tout était vrai.Qu\u2019elle avait vu son mari, et qu\u2019il l\u2019avait emmenée.Alors, elle pensa à ce qu\u2019elle allait faire, à ce qu\u2019elle devait faire.Il y avait longtemps qu\u2019on lui proposait de partir au loin, à Constantinople, où elle donnerait des leçons d\u2019aquarelle aux femmes du sultan.Cela lui rapporterait beaucoup d\u2019argent et elle pourrait amasser une dot pour sa fille.Elle avait toujours refusé pour ne pas s\u2019éloigner de Silvère.Maintenant qu\u2019il l\u2019avait quittée, elle allait partir.Mais elle ne voulait pas partir seule.Elle voulait emmener sa fille avec elle.Elles vivraient toutes les deux là-bas, et elle pourrait peut-être goûter encore quelques jours de bonheur.Elle songea tout de suite aux moyens de s\u2019emparer de l\u2019enfant, et cela l\u2019occupa, put la distraire un peu de son chagrin.Elle ne devait plus penser qu\u2019à sa fille, maintenant, et puisqu\u2019elle était seule désormais pour songer à elle.Le soldat PIERRE CHASSE, en service actif dans l'armée canadienne.Le soldat EDOUARD VERVILLE, en service actif dans l'armée canadienne, Envoi de Mlle Marie-Claire Caron, Montréal, P.9- Le soldat EUDE EMARD, en service actif dans l'armée canadienne.Envoi de M.et Mme S.Emard, Val Barrette, P.9. Le Samedi, Montréal, 18 novembre 1944 37 pour l\u2019aimer, elle devait y songer cent | fois plus et l\u2019aimer davantage.L\u2019idée de sa fille à sauver, à arracher à l\u2019homme qui n\u2019était son père que de nom, et dans les yeux de qui elle avait lu de la cruauté et de la haine, lui avait rendu toute son énergie.Elle essuya ses yeux, sauta à terre et commença à s\u2019habiller.__Au moins, se dit-elle, j\u2019aurai ma fille, ma fille me consolera ! Elle la connaissait bien la maison habitée, rue Saint-Paul, par son mari et sa fille, une grande maison ancienne, ' avec une vaste cour encombrée de camions, avec des bruits de ferraille, i car un maréchal-ferrant occupait le rez-de-chaussée.Sur cette cour donnaient les fenêtres de l\u2019appartement occupé par son an- j cien mari et sa fille, et à l\u2019une desquelles elle avait espéré apercevoir autrefois sa petite Gisèle.Elle y était venue bien souvent, dans cette cour, habillée en pauvresse, le visage couvert d'une voilette épaisse, et jamais elle ne l\u2019avait vue, jamais! Elle y était venue jusqu\u2019au jour où, ayant été reconnue, elle en avait été, sur l\u2019instigation de Constant Rivard, honteusement chassée, jusqu\u2019au jour où, ayant été abreuvée d\u2019avanies, elle avait dû cesser complètement ses visites ! Depuis, elle ne passait jamais par là, car elle avait contre elle toutes les voisines à qui son mari avait monte la tête.A ce moment il avait comme femme de ménage chargée de veiller sur l\u2019enfant une rude Allemande qui la détestait et avait autrefois ameuté contre elle tout le voisinage.Si cette Allemande était toujours là, la pauvre mère ne pouvait conserver aucun espoir de revoir sa fille ! Mais peut-être était-elle partie depuis qu\u2019elle n\u2019était pas venue, peut-être la concierge avait-elle été changée, et peut-être ne la reconnaîtront-on pas, tant elle devait avoir vieilli.Elle se sentait, en effet, ce matin-là, si désemparée, si abattue, qu\u2019il lui semblait que des années et des années avaient passé sur sa tête et qu\u2019elle était devenue une vieille femme ! Et cela la préoccupait si peu d\u2019être enlaidie depuis qu\u2019elle n\u2019était plus aimée ! Quoi qu\u2019il en fût et malgré les causes de crainte lui restant de courir à un nouvel échec, elle s\u2019habilla très simplement, d\u2019une robe unie et noire, se couvrit le visage d\u2019une voilette sombre et partit.Elle n\u2019avait guère que la Seine à traverser pour aller de sa maison à la rue Saint-Paul.Elle s\u2019y rendit à pied, et en approchant de l\u2019endroit où vivait sa fille, elle était si émue qu\u2019elle avait peine à marcher, et quand elle déboucha au coin de la rue Saint-Paul, une rue populeuse et fréquentée, où tous les rez-de-chaussée sont occupés par des marchands de vins, de charbon, des merciers ou autres petits commerces, elle était si chancelante que les gens qu\u2019elle croisait la remarquèrent et crurent qu\u2019elle allait se trouver mal.Une femme du peuple se hasarda même à lui offrir ses services.Elle refusa avec un triste sourire, disant qu\u2019elle n\u2019était pas malade, et elle continua sa route, s'efforçant de dominer son émoi et de ne plus attirer l\u2019attention.Elle arriva à l\u2019entrée de la grande cour, toujours encombrée, et tout de suite ses yeux se portèrent sur les fenêtres qu\u2019elle connaissait si bien.Toutes étaient closes.Personne n\u2019avait paru la voir, et elle put rester quelques instants à les contempler, faisant des vœux tout bas pour que l\u2019une d\u2019elles s\u2019entr\u2019ouvrît et lui permît d\u2019apercevoir soit le visage, soit même la silhouette de l\u2019enfant adorée.am Wmm Qu\u2019on se le dise Vs' au cercle de couture, entre voisines, entre maman et fille \u2014 la lutte contre les maladies vénériennes est engagée Les MALADIES VENERIENNES ne constituent plus un sujet de conversation honteux.C\u2019est une question qui surgit partout où se rencontrent des femmes intelligentes .dans les groupes sociaux, les réunions de bienfaisances, ou à l'heure du thé.Et ce ne sont point des paroles oiseuses.La femme canadienne se rend compte maintenant que, lorsque les MALADIES VENERIENNES font leur apparition elles entraînent d'ordinaire le foyer dans leur sillage impitoyable.Le foyer .son domaine ! La femme canadienne veut savoir ce que l'on peut faire à ce sujet, et comment elle peut aider à enrayer cette menace de notre pays.Mais les femmes aidait.même si elles ne font que parler de cette question.Plus nous discuterons ce pro-blêmed\u2019une manière intelligente, plus nous acquerrons des connaissances, et plus la collectivité sera cil mesure de la résoudre.Voulez-VOUS savoir comment VOUS pouvez aider?Rien de plus simple.Premièrement, apprenez les faits concernant la syphilis et la gonorrhée.sachez ce qu\u2019elles sont.connaissez leurs effets sur l'individu .et apprenez comment on peut les prévenir .et les guérir.Ensuite prenez les moyens etc renseigner votre jeune garçon ou votre jeune fille, et de leur faire connaître la vérité.C'est votre tdche.Deuxièmement, que votre cercle discute franchement ce problème.Invitez votre médecin hygiéniste, ou quelqu'un qui est parfaitement au courant du problème .et qui en connaît la solution.Faites représenter gratuitement un film moderne afin de mieux faire comprendre ce qui se fait en ce moment, et l'œuvre qui reste à accomplir.Troisièmement, assurez-vous que les conditions dans votre milieu sont telles qu\u2019elles procureront à vos enfants .et à ceux de votre voisin .les meilleures chances de santé et de bonheur .Pas de maisons de prostitution .et pas d\u2019endroits louches où des jeunes gens sains peuvent facilement rencoymer des personnes contaminées.A titre de reine du foyer, vous ne sauriez rester dans l\u2019indifférence.La vie familiale au Canada constitue la base même de notre vie nationale.Nous devons la protéger.VOUS DEVEZ FAIRE VOTRE PARTI COMBATTEZ LES MM IL MOT ES VENERIENNES SUR ÈE FRONTAUX Tour voua renseigner nu sujet des maladies véné^ Tiennes, écrivez au Ministère Provincial de la Santé et demandez la nouvelle brochure gratuite intitulée \u201cvictoire sur la maladie\".SECTEURS v/ LA SANTE PUBLIQUE M LE BIEN-ETRE SOCIAl \\/ LA LOI V/ LA MORALE 7 Publié par le MINISTERE DE LA SAN! E NATIONALE ET DU BIEN-ETRE SOCIAL pour encourager la lutte contre le péril vénérien au Canada.Ne manquez pas de lire le roman complet dans La Revue Populaire de novembre \u2022 LE VOILE SUR L'AMOUR Par LOUIS DERTHAL En vente partout.15c.le numéro.COUPON D\u2019ABONNEMENT LA REVUE POPULAIRE (Canada seulement) 1\tan .$1.50 2\tans .$2.00 IMPORTANT \u2014 Indiquez d\u2019une croix (\t) s\u2019il s\u2019agit d\u2019un renouvellement.Nom .Adresse .Ville .Province .POIRIER, BESSETTE & CIE, Ltée.975, rue de Bullion,\tMontréal, P.Ç. 38 Le Samedi, Montréal, 18 novembre 1941 Vous êtes pressée \u2014 et c\u2019est justement à ce moment-là que votre lavabo se bouche! Cependant, il n\u2019y a pas lieu de s\u2019alarmer.Jetez simplement de la Gillett dans le lavabo; votre renvoi se débouchera et l\u2019eau s\u2019écoulera bientôt comme si rien n'était !\tt » Pensez toujours à la Gillett chaque fois que vous avez quelque nettoyage difficile à faire.Ce merveilleux nettoyeur sert à toutes sortes de choses \u2014déboucher les renvois d\u2019eau, nettoyer les bols de cabinets, désodoriser les poubelles, etc.Achetez-en dès aujourd\u2019hui.*Ne faites jamais dissoudre la lessive dans l'eau chaude.L'action de la lessive elle-même réchauffe l'eau.Fabrication canadienne out batuo n*\\mpor1e quoi STE* Contrôla automatin'19 do chalouf'* la Puto jiuïbeam _ iRONNi le con*«rV tftnbêam *UTONVMlQut Rie'91'19 \u201c\u2019-'/a.^o'et1 P'd,'JeeXuffo9eau,°- pértode a\tcontrôU«\u2018- no,iquXi-'-a»ab'e Tout COFFttWASTtR _____ UVUtode, It-f appareils électriques Sunbeam seront de nou-vcau fabriqués et garantis par Flexible Shaft Co.Limited, et vendus par les détaillants.Elle frémissait à l\u2019espoir qu\u2019elle verrait se soulever un rideau et apparaître deux yeux se fixant sur elle.Il n\u2019en fut rien.Rien ne bougea.Mais Huberte s\u2019aperçut du moins qu\u2019elle devait avoir été oubliée depuis longtemps des gens habitant autour de la cour et qui, autrefois, avaient été ses ennemis, car personne n\u2019avait paru la reconnaître.Alors elle s\u2019enhardit un peu et se dirigea vers la loge de la concierge pour interroger cette femme.Ce n\u2019était plus la même qu\u2019elle avait connue autrefois, et cela lui donna encore plus d\u2019aplomb.Elle osa demander si M.Rivard était chez lui.\u2014 Non, madame, lui répondit-on.Je crois qu\u2019il est sorti.\u2014 Et il n\u2019y a personne chez lui ?\u2014 La femme de ménage sans doute.\u2014 Mme Léonie Kalt ?\u2014 Non, ce n\u2019est pas ainsi qu\u2019elle s\u2019appelle.Ce ne doit plus être la même.La femme de ménage aussi était changée ! Un peu d\u2019espoir entra dans le cœur de la pauvre mère.Elle respira plus à l\u2019aise.En entrant dans la loge, elle était si oppressée qu\u2019elle avait de la peine à parler .Ce qu\u2019elle apprenait la rassura un peu.La concierge aussi ne semblait pas malveillante.\u2014 Si elle la dévisageait un peu, c\u2019était seulement par curiosité sans doute.Elle lui sembla plutôt sympathique.Il était probable, du reste, qu\u2019elle ne savait rien des démêlés de son locataire avec sa femme.Huberte demanda : \u2014 Je pourrais parler à cette femme ?-\u2014Je le pense, madame.Vous n\u2019avez qu\u2019à monter au troisième à gauche.Vous la trouverez sûrement.Huberte s\u2019engagea dans l\u2019escalier.Il était étroit et sombre, un peu raide.\t, Elle le franchit en quelques enjambées, prise d\u2019un espoir insensé.\u2014 Mais, arrivée devant la porte, elle fut obligée de s\u2019immobiliser un instant.Il lui semblait que son cœur s\u2019arrêtait ! Sa fille derrière cette porte ! Sa fille! Puis, saisie tout à coup de la peur de voir survenir son mari, elle sonna vivement.Gertrude vint ouvrir.En apercevant devant elle cette femme pâle comme une morte et paraissant si émue qu\u2019on eût dit qu\u2019elle allait s\u2019évanouir la vieille femme fut prise d\u2019une sorte de pressentiment.Et, d\u2019une voix bienveillante, elle demanda ; ¦\u2014Vous désirez, madame?Huberte allait répondre : \u2014 Ma fille! Je veux voir ma fille! Mais elle pensa qu\u2019elle allait tout faire échouer si elle se trahissait ainsi tout de suite.Et elle contint ses sentiments.\u2014 J\u2019aurais désiré parler à M.Rivard .\u2014 Il n\u2019est pas là, madame.\u2014Savez-vous s\u2019il sera longtemps à rentrer ?\u2014 Je ne pourrais pas vous le dire, madame.Avec M.Rivard, on ne sait jamais.On le croit loin, et il vous tombe dessus au moment où on s\u2019y attend le moins.Ah ! c\u2019est un drôle de personnage ! Ces quelques mots montrèrent à Huberte que la bonne de Constant Rivard n\u2019avait pas une grande estime pour son maître.Et elle se demanda si elle ne devait pas se faire connaître tout de suite.Elle crut plus prudent cependant d\u2019attendre encore.\u2014 Alors, vous pensez qu\u2019il vaudra mieux que je revienne ?\u2014 Oui, madame, ce sera plus sage.Mais Huberte ne s\u2019en allait pas.Huberte semblait clouée sur le seuil de cette porte, où elle était à quelques pas peut-être de sa fille.Et Gertrude soupçonnant, en la voyant ainsi, la personnalité de cette femme aux allures étranges, demanda: \u2014 Est-ce bien lui que vous désirez voir ?Huberte regarda la servante, très surprise de cette question.Et elle murmura, très émue : \u2014 Madame ! \u2014 Oh ! s\u2019écria Gertrude, ce n\u2019est pas la peine, allez, de faire la cachottière avec moi.Vous êtes la mère.\u2014 Madame ! \u2014 La mère de la petite.J\u2019en ai eu l\u2019idée tout de suite en vous voyant.Et maintenant je n\u2019ai plus l\u2019ombre d\u2019un doute.Vous êtes la mère, n\u2019est-ce pas ?Huberte inclina la tête.Et tout de suite : \u2014 Oh! je vous en prie, ne me perdez pas, si vous avez des enfants, pensez ! \u2014 Soyez tranquille, madame, interrompit la femme de ménage, ce n\u2019est pas moi qui vous trahirai Je suis assez outrée .\u2014 Outrée ?\u2014 Outrée de ce qui se passe ici Je le disais hier encore à Monsieur.Mais, sur ce carré, nous ne pouvons pas causer.Il peut arriver d\u2019un moment à l\u2019autre.Et s\u2019il me voyait avec vous ! \u2014 Oui, dit Huberte.Elle frémit en pensant que cola pourrait faire manquer toutes ses combinaisons.\u2014 Ah ! poursuivit la vieille femme, je ne ferais pas long feu dans la maison, et ce serait peut-être un malheur pour vous et pour la jeune fille que je m\u2019en aille.Sauvez-vous donc vite, mais venez ce soir, à huit heures, rue de l\u2019Ave-Maria, no 34, nous causerons d\u2019elle et de bien d\u2019autres choses.Huberte sentit son cœur se gonfler d\u2019une espérance folle.Elle comprit que cette femme était pour elle.Elle lui dit, toute tremblante d\u2019émotion : \u2014 Oui, madame, sûrement, j\u2019irai chez vous.Oh ! que vous me rendez heureuse ! Puis, montrant la porte : \u2014Elle est là?\u2014 Oui.\u2014 Je pourrais l\u2019entrevoir, ne fût-ce qu\u2019une seconde ?\u2014 Impossible.Elle est enfermée.Lui seul a la clef.\u2014 Enfermée ?\u2014 Oui, oui; je vous dirai tout ce soir.Je vous donnerai tous les détails.Mais partez vite.Je tremble qu\u2019il ne rentre.et tout serait perdu !.Huberte se ressaisit \u2014 Oui, je m\u2019en vais, à ce soir ! Elle descendit l\u2019escalier.Elle descendait vivement, ayant peur d\u2019être recontrée et de faire tout rater, comme le disait la femme de ménage.Mais elle put sortir de la maison sans avoir vu son mari.Et elle se dirigea tout de suite vers son domicile.Elle sentait en elle un bien-être infini, et ce bien-être lui faisait presque oublier la trahison dont elle venait d\u2019être victime.Elle allait entendre parler de sa fille, elle savait près de sa fille une personne sympathique, qui l\u2019aiderait peut-être à s\u2019emparer d\u2019elle.Et elle s\u2019imaginait que rien ne lui serait plus impossible désormais.Si elle partait, comme elle en avait l\u2019intention, elle ne partirait pas seule.Elle partirait avec sa fille ! A huit heures précises, après la montée d\u2019un escalier étroit et tortueux, aux marches boueuses et branlantes, Frictionnez- bien à l\u2019AbsortainS quelques \u2022 , n\tnr suffisent goutte Les muscles de la cuisse courbaturés?Appliquez quelques gouttes d\u2019Absorbine Jr.et frictionnez-vous.Ceci active la circulation dans les parties affectées et chasse les acides qui causent la fatigue.Le soulagement suit bientôt.Ayez toujours de l\u2019Absorbine Jr.à portée.S 1.25 la bouteille aux pharmacies.W.P.Young, Inc., Lyman House, Montréal, P.Q.ABSORBINE Jr.L\u2019acide du rein voleur de repos Bien des gens semblent ne jamais prendre une bonne nuit de sommeil; remuent sans cesse\u2014les yeux grands ouverts.Ils s\u2019en prennent parfois aux \u201cnerfs\" quand c\u2019est peut-être le rein.En santé il filtre les poisons du sang; malade, les poisons restent dans l\u2019organisme.Insomnie, maux de tête, courbatures font souvent suite.Si vous ne dormez pas bien, prenez les Dodd\u2014remède favori depuis plus d\u2019un demi-siècle.103-F Pilules Dodd pour le Rein ¦y\u2019S rT/)V;si RjmetCuill 1 Celui» C LE LAIT TERMINÉE \u2022 Des milliers d\u2019enfants se rebellent à boire leur lait.Leur attitude sera différente, si le lait leur est servi sous forme de délicieuses cossetardes-présure faites avec des TAIILETTES-PRESURI! \u201cJUNKET\u201d.Incorporez la tablette dissoute à du lait tiède.II suffit de quelques instants pour les préparer.Sucrez et aromatisez au goût.Le lait servi de cette façon est plus savoureux et se digère plus facilement.Chez votre épicier.Notre LIVRE do RECETTES est GRATUIT.Ecrivex-nous.\"THE 'JUNKET\u2019 FOLKS\u201d Toronto, Canada.\tÎ0F TABLETTES-PRESURE \u2014\"JUNKET\u201d\u2014 marque DE fabrique Le Samedi, Montréal, 18 novembre 1944 39 Huberte frappa à la porte de la petite chambre occupée par Gertrude dans une des vieilles maisons de la rue de l\u2019Ave-Maria.Pendant la journée, elle avait écrit à Constantinople et avait préparé son prochain départ, tour à tour désespérée ou heureuse, selon qu\u2019elle pensait à son amour perdu ou à sa fille qu\u2019elle allait peut-être retrouver.Au premier coup frappé dans la porte, Gertrude alla ouvrir : \u2014 Ah ! c\u2019est vous, madame ?Je vous attendais ! Et elle fit pénétrer la visiteuse dans une chambre mansardée, de quelques pieds de large, mais tenue fort proprement.Une petite lampe l\u2019éclairait, et un feu de coke se consumait dans une étroite cheminée, mettant dans la pièce une chaleur douce.Gertrude s\u2019était empressée de présenter une chaise à Huberte.Mais celle-ci, ayant enfin trouvé la force de parler, demanda avant de s\u2019asseoir.\u2014 Vous l\u2019avez vue?\u2014 Une seconde.J\u2019ai pu lui glisser à l\u2019oreille ces mots : J\u2019ai vu votre mère.\u2014 Ah ! fit Huberte, comme extasiée.La femme de ménage poursuivit : \u2014 Et si vous aviez vu sa figure à ces mots ! Comme elle s\u2019est illuminée ! On eût dit qu\u2019elle venait d\u2019être frappée par un rayon de soleil.\u2014 Pauvre chérie ! s\u2019écria la mère.Elle pense donc encore à moi depuis le temps que nous sommes séparées ?Et elle m\u2019aime toujours ?\u2014 Si elle vous aime ! D\u2019ailleurs n\u2019aime-t-elle pas tout le monde ?C'est un petit ange du bon Dieu ! Même pour son père, un véritable bourreau pour elle, elle a des mots si attendrissants et de tels accents de tendresse ! C\u2019est à pleurer, quoi ! Huberte avait les larmes dans les yeux, elle était si émue qu\u2019elle ne pouvait pas prononcer une parole.\u2014 Elle est si bonne ! si douce ! poursuivit la vieille femme.Je ne sais pas comment on a le cœur de faire du mal à ça ! \u2014 Il est dur pour elle ?demanda Huberte, dont le sang semblait pétrifié.Gertrude haussa ses rudes épaules.\u2014 Ça n\u2019a pas de bon sens ! C\u2019est-à-dire que ce n\u2019est pas croyable et que par moments, si je m\u2019écoutais, j\u2019ouvrirais toutes grandes les fenêtres et crierais aux voisins : « Venez fouetter ce monstre ! » Huberte était devenue livide.\u2014 C\u2019est à ce point?s\u2019écria-t-elle.Ah ! le misérable ! Il la bat ?\u2014 Il ne la bat pas, madame.Sans cela j\u2019aurais déjà prévenu la police.Non, il ne la bat pas, mais c\u2019est pire ! \u2014 Que fait-il donc?\u2014 Il ne la laissse jamais sortir d\u2019abord.Puis il la fait travailler.constamment.\u2014 Travailler ?\u2014 Des ouvrages stupides.Copier des bandes pendant des nuits entières, et sans feu, sous prétexte qu\u2019ils ne sont pas riches, qu\u2019il faut faire des économies et qu\u2019elle doit travailler pour l\u2019aider.Et le pauvre petit ange gobe tout cela.Elle croit son père très pauvre.\u2014 Et il n\u2019est pas pauvre?\u2014 Allons donc! Je le vois constamment détacher des coupons, qu\u2019il va ensuite toucher.Plus il s\u2019occupe d\u2019affaires auxquelles on ne comprend goutte.Il a un bureau dans le centre de Paris, près des boulevards, des manigances de je ne sais quoi.Il a de beaux revenus, j\u2019en suis persuadée .Mais il vit en grigou.Il est avare que c\u2019est une horreur ! Huberte était stupéfaite.\u2014 Avare ?Et elle ajouta pour elle-même : \u2014 Comme il a changé ! \u2014 Je ne sais pas, dit la femme de ménage, s\u2019il a changé, mais ce n\u2019est sûrement pas à son avantage.Et ours avec ça .toujours sombre, avec des yeux sournois qui m\u2019épouvantent.C\u2019est un homme né méchant ou il a dû beaucoup souffrir, et maintenant il paraît en vouloir à tout le monde.Huberte avait tressailli.Oui, en effet, il avait dû souffrir terriblement, l\u2019aimant comme il l\u2019aimait, et c\u2019était sa faute s\u2019il était devenu ainsi.Il avait eu autrefois des jours heureux, quand elle était près de lui.Il n\u2019était pas avare à ce moment.Il était plutôt prodigue, ne sachant pas résister aux plus fous de ses caprices.La trahison de la femme aimée l\u2019avait rendu ainsi, mais l\u2019enfant en était-elle la cause et devait-elle en subir les conséquences ?Et Huberte pouvait-elle pardonner les douleurs infligées à sa fille ?\u2014 Ah ! reprit Gertrude, il faut avoir bien envie de gagner sa vie pour vivre auprès d\u2019un homme pareil ! Quand j\u2019ai pénétré là-dedans pour la première fois, moi je ne savais rien.On m\u2019avait dit : C\u2019est un veuf vivant avec sa fille.La place est tranquille.Je m\u2019attendais à devenir pour la fillette une sorte de mère, à être chargée de la sortir, de la promener Et je m\u2019en réjouissais à l\u2019avance, car j\u2019adore les enfants.Mais, va te faire fiche! Quand j\u2019ai vu comment ça se manigançait là-dedans ! il m\u2019a fallu déchanter ! D\u2019abord l\u2019enfant je ne l\u2019ai pas vue.Il y avait plusieurs jours déjà que je faisais le ménage dans la maison et je n\u2019avais pas aperçu le bout de son museau.Je me disais : Elle est peut-être malade.Elle ne se lève pas.Mais pourquoi ne me laisse-t-on pas pénétrer dans sa chambre ?Je ne comprenais pas.J\u2019étais fort intriguée.J\u2019allais m\u2019informer près de la concierge .Cette femme venait d\u2019entrer dans la maison.Elle ne savait rien.Elle me dit : Paraît que c\u2019est un original; il est comme ça.Il enferme sa fille.Il ne veut pas qu\u2019on la voie.\u2014 A-t-il peur qu\u2019on la lui vole?\u2014 Je ne sais pas.Je n\u2019étais pas beaucoup plus renseignée.Alors je m\u2019efforçai d\u2019apprendre par moi-même ce qui se passait et de me rendre compte des raisons obligeant cet homme, ce père, à tenir son enfant séquestrée.Et bientôt je compris et je fus épouvantée.Le misérable détestait son enfant ! Pourquoi ?Je n\u2019en sais rien.Mais c\u2019était devenu évident pour moi, il ne l\u2019aimait pas.\u2014 Il était content de la voir malheureuse, ajouta Gertrude.Quand j\u2019eus fait cette découverte, je fus indignée et j\u2019aurais tout de suite rendu mon tablier à ce méchant père, mais un sentiment de pitié me retint.Je me dis que je pourrais peut-être un jour être utile à la pauvre enfant ef empêcher en tout cas qu\u2019on la martyrisât devant moi.Et, en effet, quand je suis là, il n\u2019ose pas trop la maltraiter.Mais il ne la laisse jamais seule avec moi, et quand il sort, il l\u2019enferme à double tour dans une pièce dont je ne puis pas approcher, car il condamne aussi la chambre précédant celle où est l\u2019enfant.Et je ne puis pas causer avec elle, même à travers la porte.Lorsqu\u2019il est là seulement, je peux quelquefois m\u2019approcher de la petite et quand il ne m\u2019observe pas lui glisser quelques mots.Et je ne me gêne guère pour dire au père son fait quand l\u2019occasion s\u2019en présente.Ne perdez pas de temps Aujourd'hui, alors que nous entrevoyons la Victoire, le temps est plus précieux que jamais.Faites que chaque minute compte.Assit re/.-v o us que votre lîijl lien est bien à l'heure, l\u2019orte/.-le à votre horloger, si le régulateur ne le garde tas bien règle.¦ 810 M* 7 a 5.I Le travail important que nous faisons pour la guerre nous empêche de fabriquer actuellement des lfig Heu; par conséquent, si vous avez la chance d\u2019en avoir un, prcncz-cn bien soin.BIG BEN Tllaurii&nt Ûkutœ-WL üwada.WESTCLOX G\"** western clock CO., UNITED, PEURBOI.OUGKONV .\" ^ '/jh.'ùwiWWW jzYÏÏ îMæ L\u2019antiseptique que le monde attendit près de soixante ans Depuis que les microbes sont connus, on a trouvé, pour les détruire, une foule de produits chimiques, mais presque tous toxiques.Fait étrange, les microbes qui engendrent les maladies sont d\u2019une substance cjuasi identique à celle des cellules qui entretiennent la vie.Trouver un agent destructeur des microbes qui laissât intact les tissus anatomiques, tel fut le problème qui dérouta le monde médical durant deux générations.Ce problème est maintenant résolu grâce à \u2018Dettol\u2019, l\u2019antiseptique moderne.Les microbes de l\u2019infection ne résistent pas à \u2018Dettol\u2019; cependant, \u2018Dettol\u2019 est doux et sans danger pour les délicats tissus du corps humain.5353485353535323235348534823230002010253 r i 40 Le Samedi, Montréal, 18 novembre 1944 BEAU JOUR LUIRA JpVT ' Superbes Dessins Mayflower et Inspiration Un jour il reviendra, votre futur époux Et réalisera vos désirs les plus doux \u2014 La guerre terminée, plus de vaines alarmes, Le monde libre enfin de carnage et de larmes.Préparez le trousseau tout en rêvant au jour Où s\u2019épanouira votre sincère amour ; Nous façonnons pour vous, avec soin et adresse L\u2019Argenterie King\u2019s Plate dont le charme ne cesse VÉRITABLE Ciïûenteiie KING\u2019S A PLATE McGLASHAN, CLARKE COMPANY LIMITED NIAGARA FALLS, ONTARIO n Protégée par la saillie visible d\u2019argent solide 1 Ceux qui s'abonnent à ces Trois Magazines s\u2019assurent une lecture abondante, régulière et variée.S\u2019abonner au SAMEDI, LA REVUE POPULAIRE et LE FILM, c\u2019est pour la somme modique de $5.00, remplacer, dans une large mesure, les sorties coûteuses, les distractions onéreuses, qu\u2019on doit éviter en temps de guerre.Bref, s\u2019abonner à nos trois magazines, c\u2019est s\u2019informer intelligemment tout en se distrayant.COUPON D'ABONNEMENT AUX TROIS MAGAZINES Ci-inclus veuillez trouver la somme de $5.00 (Canada seulement! pour un an d'abonnement aux TROIS magazines : LE SAMEDI.LA REVUE POPULAIRE et LE FILM.IMPORTANT : Veuillez indiquer d'une croix ( I s'il s\u2019agit d\u2019un renouvellement.Nom\t.\u2014 -.Adresse\t___ _.Localité\t.Province .- POIRIER, BESSETTE & CIE, Limitée 975, rue de Bullion, Montréal, (18) P.
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