Le samedi, 1 avril 1950, samedi 29 avril 1950
[" HWIIUUJ, LM, Notre roman policier : \u2022 Le Sorcier de la falaise Par ERICK i.CERTOH DANS CE NUMERO LE BALLET AU CANADA LÀ GASPÉSIE UN GRAND MUSÉE DE FRANCE NATIONAL DES CANADIENS : %y\\ ^ l ¦gHjHp y& %ï'.: - M-f; W'ik-h .ki Ln.ïè ¦ IPp ÉSii* N B w » WHI wHHHR Je suis seule ce soir \u2022 ¦ t .ue l.setous les soils ¦J7 lle peut toujours attendre .en écoutant son petit disqne ! Son amoureux de la veille ne reviendra jamais.Et elle ne connaîtra peut-tre jamais la cause de son abandon*.Comment est votre haleine aujourd'hui ?Vos autres charmes, si captivants soient-ils, comptent pour bien peu quand vous souffrez d'halitosis (mauvaise haleine)* Pourquoi encourir ce risque?Qui vous dit que votre haleine est fraîche?Pourquoi vous fier uniquement à des préventifs de fortune qui ne durent lu\u2019un moment?Kecourez plutôt à l\u2019Antiseptique Lister ne, le préventif par excellente connu la mauvaise haleine.Faites-vous un Jesoir de vous en servir avant chaque o te et chaque fois que vous voudrez e.a votre avantage.Rafraîchit instantanément l'haleine L'Antiseptique Listerine rafraîchit et adoucit l'haleine, instantanément.Et il la garde ainsi.non pas seulement pour quelques secondes ou minutes.mais le plus souvent pendant des heures.Bien que certains cas d'halitosis soient d'origine organique, la plupart, au dire des autorités, proviennent de la fermentation microbienne d'infimes parcelles de nourriture logées sur les parois de la bouche L Antiseptique Listerine arrête rapidement cette fermentation, puis dissipe les odeurs qu elle provoque.Lambert Pharmacal Co (Canada) Ltd.ANTISEPTIQUE LISTERINE le préventif idéal contre la mauvaise haleine « i «VI \u2022 *I*V \u2022 \u2022\u2022« Ci-contre, M.FRANK J.HUTCHISON récemment appointé par la Studebaker Corporation of Canada Limited au titre de gérant de district pour notre province.Très avantageusement connu dans les milieux de l'industrie de l'automobile, M.Hutchison, qui est originaire de Québec, est conséquemment bilingue, et ce qui ajoute à l'importance de cette nomination, c'est qu'il est nanti d'une vaste expérience en ce domaine comme ex-vendeur d'accessoires d'automobiles et ex-directeur d'un poste de service réputé.M.Hutchison a servi outre-mer dans l'Armée et fut instructeur à la réparation des moteurs.Photo Cary Studio, Hamilton.LO.N.F.A L'ETRANGER DES CENTAINES DE FILMS PRODUITS AU CANADA Dans un récent no de la Revue Internationale du Cinéma, publiée par l\u2019\u201cOffice Catholique International du Cinéma\u201d qui a son siège en Belgique, on pouvait lire, sous la signature de Jacques Giraldeau, l\u2019article que voici : Avant la Ile Grande Guerre, où il a pris figure de puissance internationale, le Canada n\u2019était dans l\u2019esprit de l\u2019homme de la rue, que \u201ctrente arpents de neige\u201d, selon la calembredaine de Voltaire.Malgré son prodigieux essor économique, social et militaire, mesuré à l\u2019échelle de l\u2019évolution de son voisin les Etats-Unis, il reste relativement en arrière dans le domaine du cinéma.Il ne souffre aucune comparaison avec des pays beaucoup plus petits, comme le Mexique, la Suède, le Danemark qui, à lui seul, au début du siècle, alimenta durant dix ans les salles germaniques.Pourtant, si l\u2019on sait que les Canadiens dépensent plus de cent millions de dollars chaque année dans les quelque trois mille salles obscures du pays pour voir des films étrangers \u2014 surtout américains et français \u2014 je ne sais quel phénomène expliquera l'inexistence d\u2019un cinéma national.Il ne faudrait pas pour cela conclure qu\u2019au Canada le cinéma est une réalité méconnue.Au contraire.La culture filmologique se propage de plus en plus dans les milieux intellectuels qui cherchent, au moyen de ciné-clubs, à étudier le cinéma comme créateur d\u2019une esthétique nouvelle, \u201ccomme agent capable, par son action sur les facultés intellectuelles et affectives de modifier l\u2019attitude humaine\u201d.Lorsque plus haut j\u2019ai parlé de l\u2019absence d\u2019un cinéma national, je n\u2019entendais pas ignorer l\u2019excellent travail de l'Office National du Film sur le terrain des films documentaires.\u201cCet office rend service à la population canadienne au moyen de l\u2019interprétation visuelle sur les écrans canadiens de phases de la vie et de la culture du pays, de ses problèmes sociaux, de ses ressources nationales et de ses industries, de ses réalisations dans les arts,- les sciences, les recherches et la médecine.Il sert le Canada à l\u2019étranger en le dépeignant dans les autres pays et il fait connaître aux Canadiens plusieurs aspects des affaires internationales qui sont d\u2019intérêt public\u201d.(Annuaire du Canada, 1946).Depuis sa création en mille neuf cent trente-neuf, l\u2019Office National du Film produit et distribue environ quatre cents films de court-métrage chaque année.Ces films sont édités en français et en anglais, car, comme on le sait sans doute, le Canada est un pays bilingue.Les films en 35mm des séries En avant, Canada et Le monde à l\u2019oeuvre sont projetés dans les grands cinémas, tandis que les bandes en 16mm sont montrées par les unités mobiles à plus de 400,000 spectateurs des milieux ruraux chaque mois.Les citoyens peuvent en outre se procurer les films de leur choix dans les cnémathèques locales ; la plupart des centres canadiens d\u2019au moins 5,000 habitants possèdent en effet leur propre cinémathèque.En plus des films en français et en anglais, l\u2019Office Nntional du Film en distribue dans les langues nationales d\u2019à peu près tous les pays du monde.La méthode de travail de cet organisme du gouvernement canadien, par les immenses moyens matériels qu\u2019il fournit à ses techniciens, par le vaste champ de travail qu\u2019il leur procure, par la liberté dont il les gratifie, s\u2019avère fort intéressante et contribue à former, avec l\u2019Angleterre et peut-être l\u2019U.R.S.S., une des seules véritables écoles de documentaristes au monde.Les travaux de 1 Office National du Film tendent d\u2019ailleurs à englober tous les genres.Il me faudrait souligner les oeuvres de Palardy, de Ladouceur, de McLaren .Celui-ci dirige la section des dessins animés ; plusieurs de ses films dans la série Chants Populaires, en marge d\u2019airs de folklore du Canada Français ont été remarqués dans plusieurs festivals internationaux, notamment au Festival du dessin animé tenu à Paris l\u2019an dernier.NOTRE COUVERTURE P.S.Avez-vous essayé le nouveau Dentifrice Listerine à la Menthe, prescription dentaire à triple effet ?Toute à la joie du printemps, Lisette fait risette de toute la blancheur de ses quatre dents.Papa et maman sourient tendrement car bébé Lisette sème le bonheur dans la maison.Son babil ressemble à celui des oiseaux qui ont réintégré leur nid dans le voisinage apportant avec eux les chansons et les rires du printemps tout neuf.\t(Photo Harold M.Lambert) Fabriquée au Canada Montréal, 29 avril 1953 3 LES PUBLICATIONS POIRIER, BESSETTE & CIE, LIMITEE Membres de l\u2019A.B.C.et de l'Association des Editeurs de Magazines du Canada Le Samedi La Revue Populaire Le Film 975-985, RUE DE BULLION MONTREAL \u2014 CANADA \u2022 Xéil PLoteau 9638 * * FRED & GEORGES POIRIER Propriétaires e JEAN chauvin Directeur Rédacteur en chef : GERALD DANIS Chef de publicité : CHARLES SAURIOL Directeur artistique : HECTOR BRAULT Chroniqueur sportif : OSCAR MAJOR Chef du tirage : ODILON RIENDEAU NOS REPRESENTANTS : WILFRID DAOUST 20, Onxième Avenue, Lachine (Ottawa, Hull, Sherbrooke, Drummondville, Saint-Hyacinthe, Sorel, Granby, Farnham, Saint-Jérôme, Joliette et les environs.) \u2022 ADELARD PARE 6, rue du Pont, Québec (Québec et Lévis) \u2022 PAUL LARIVIERE 1710, rue St-Philippe, Trois-Rivières ( Trois-Rivières et Cap-de-la-Madeleine ) Autorisé comme envol postal de la deuxième classe.Ministère des Postes, Ottawa.\u2022 Entered at the Post Office of St.Albans.Vf., as second clast matter under Act of March 1879 ABONNEMENT CANADA Un an.$3.50 Six mois.2.00 ETATS-UNIS Un an.$5.00 Six mais.2.50 \u2022 AU NUMERO : 10 cents * o HEURES DE BUREAU: 9 h.a.m.à 4.45 h.p.m.du lundi au vendredi.\u2022 AVIS AUX ABONNES \u2014 Les abonnés changeant de localité sont priés de nous donner un avis de huit jours, l'empaquetage de nos sacs de malle commençant cinq jours avant leur expédition.61e année, No 50 \u2014 EDITORIAL D\u2019UN SAMEDI A L\u2019AUTRE En marge du \"picto\u201d On a eu raison de dire autant de mal que de bien de la langue, cet outil, ce moyen de communication, cette combinaison qui permet d\u2019ouvrir le coffre-fort de la pensée, selon le mot de Georges Duhamel.Pour toutes les raisons, pour tous les motifs, avouables ou inavouables, tous et chacun, collectivement ou individuellement, en usent et en abusent.Plus puissante encore que la bombe à l\u2019hydrogène, elle procure à l\u2019homme la possibilité de son plein épanouissement comme de son autodestruction.Fluide, insaisissable, mystérieuse dans le lent processus de ses transformations, l\u2019infinité de ses impondérables fait qu\u2019elle n\u2019atteint jamais à un caractère défini d\u2019universalité, et c\u2019est là que réside sa terrible rançon.La Tour de Babel n\u2019a rien de mythique, et le philosophe moderne n\u2019y voit pas plus goutte que le sage antique, résigné depuis plus d\u2019un millénaire à cette idée d\u2019une pactical joke inventée par quelque dieu malin pour mieux se rire de nos futiles prétentions.Toutefois, il faut bien convenir que la linguistique, formulant ses lois à la lumière de patientes recherches, aura fait un pas en nous donnant une démonstration rationnelle de l\u2019insolubilité du problème ainsi que de l\u2019utopie qu\u2019est et qua sera toujours le rêve d\u2019une langue universelle.Mais l\u2019homme, qui n\u2019est que bigarrure et rapiéçage, n\u2019en est pas à un paradoxe près.Non content de s\u2019embrouiller dans son idiome, la chimère d\u2019un verbiage international le haute toujours.Loin de le décourager, la faillite de l\u2019esperanto, suivie de celle du basic english, l\u2019inciterait encore à jeter les bases d\u2019une nouvelle Tour de Babel.C\u2019est l\u2019agence Reuter qui nous apprenait la nouvelle ces derniers temps, et s il faut 1 en croire, un certain John Williams, de Leamington, en Angleterre, aurait trouvé le parfait Sésame ouvre-toi de l\u2019esprit.Ce M.Williams, qui est un ardent propagandiste de l\u2019union mondiale, affirme que l\u2019on peut apprendre la nouvelle langue, qui a nom picto, en une heure et qu\u2019elle est bien supérieure à 1 espéranto.Un homme d\u2019affaires, assure-t-il, peut écrire une lettre en picto à l\u2019aide de cent mots-clef à une firme étrangère qui serait au courant de la langue (va sans dire !), et que, (chose merveilleuse) il sera compris.Vous voulez un échantillon du picto ?En voici un qui taquinera votre perspicacité : Longidstansful, in noinkitlturjul nationland, ex viva un nocivilisful sortovpublic.Traduite, cette phrase veut dire : Dans une terre inconnue et lointaine, vivait une race sauvage (pour un peu, on pourrait continuer en ajoutant : qui parlait le picto).N\u2019importe qui connaissant les 600 mots-clef dont 500 sont anglais, français, allemands et russes (une bagatelle puisque cela s apprend en une heure !) pourrait lire tout charabia du genre à vue de nez.Bien entendu, il resterait 50,000 mots à se bourrer dans le crâne, mais il appert que ça n\u2019a aucune espèce d importance.Les chances étant grandes que ni vous ni moi n\u2019apprenions jamais le picto, contentons-nous de considérer les dangereuses chausse-trappes de notre propre idiome.On sait trop, par exemple, que le mensonge, la mauvaise foi, la flagornerie s\u2019y accomodent à merveille.C\u2019est ainsi que deux parfaits lettrés glissant dans la phase d\u2019un profond désaccord couperont court à leur entretien sur ces mots : \u201cNous ne nous entendons plus : nous ne parlons plus la même langue !\u201d Vous entendrez encore dire : \u201cJe me défie de cet homme : il parle trop bien.\u201d On le voit, subtil ou grossier, le langage peut être un instrument de camouflage tout aussi bien que de révélation, et c est ce qui fait dire au philosophe que mentir, c\u2019est souvent renoncer à exprimer une vérité impossible et se servir des mots non pour se faire connaître, mais pour se faire accepter, pour \u201cse faire aimer\u201d.Le Prince de Talleyrand qui fut le plus brillant causeur de son siècle aura probablement été l\u2019homme le plus habile à manier le dangereux artifice, et ce \u201cdiable d\u2019homme\u201d y aura montré tant d\u2019art, tant de finesse, qu\u2019il aura fallu le recul du temps pour pénétrer les secrets de son ingénieuse virtuosité.Il n\u2019est pas jusqu\u2019au paysan qui ne sache se montrer matois dans sa parlure (M.Grignon l\u2019avouera), à preuve : le maquignon.Que ne pourrait-on dire du politicien ?mais ce serait là une tout autre histoire, et bien longue, encore.A la réflexion, cette idée de picto n\u2019est peut-être pas si bête que ça.Si, par un décret-loi, elle était imposée à nos ministres et députes, grand Dieu que les sessions s\u2019en trouveraient abrégées ! Et quel remède radical cela ferait aux projets alambiqués, aux mauvais calembours et aux méchants discours (sens ancien et nouveau).Mais il faut nous arrêter, nous revoilà partis en pleine utopie Mettons le point final à ce bavardage avant que le picto ne tourne contre nous, car l\u2019ire des politiciens est particulièrement chatouilleuse.\u2014 G.D.Tout le monde et son père.Le phénoménal virtuose, Vladimir Horowitz, est passé parmi nous, tel un magicien, le 31 mars dernier.L\u2019événement remontant à trois semaines, les commentaires qui vont suivre (bien que rédigés au lendemain du récital) n\u2019ont aucune prétention à la critique, d\u2019abord, parce qu\u2019ils commenceraient a dater, et ensuite, parce que les \u201cautorités\u201d en la matière se sont prononcées, et assez bien, à ce qu\u2019il a semble.On pourrait y voir plutôt un compte-rendu aussi fidèle que possible, non pas du récital en soi, mais de quelques reactions et impressions entendues à l\u2019intermède et à la sortie du concert.Une fois de plus, votre serviteur a pu noter que chez les gens bien les gens bien nés, eût-on dit au grand siècle (ah, cette démocratie !) \u2014 il est toujours de bon ton de freiner son enthousiasme, et que si l\u2019on doit applaudir, on doit le faire avec parcimonie et correction, comme une old british lady.Si le virtuose est transcendant, comme c\u2019était le cas, la convenance exige que vous trouviez à tout prix la petite bête noire.Le choix des pieces inscrites au programme, par exemple, s\u2019y prête admirablement.Les formules sont classiques, faciles ; il suffit de dire : \u201cOn n a pas idée de donner un récital Chopin-Liszt !.\u201d Ou encore : \u201cQuel dommage, un artiste si doué faire tant de concessions au mauvais goût!.\u201d Et pourtant, on avait reproché au même artiste, à son concert précédant, d\u2019avoir choisi une oeuvre trop \u201cavancée\u201d (la dernière sonate de Prokofiev) comme pièce de résistance.Il est vrai, par contre, qu\u2019à ce même concert, le même artiste avait inscrit les Variations sérieuses de Mendelssohn, ce qui permit à un industriel de mes connaissances (qui fait sa fortune dans tout autre chose que la musique) de dire qu\u2019Horowitz avait donné, cette fois, un récital de province.Parmi ces gens bien du 31 mars dernier, j\u2019ai entendu dire par une jeune femme, par ailleurs charmante, et qui a l\u2019innocente habitude de commettre des billets précieux, qu\u2019Horowitz grandirait dans son admiration s\u2019il se montrait moins parfait et plus humain.Une autre, plus mûre, plus blasée, ou du moins affectant de l\u2019être, avouait franchement avoir perdu sa soirée.Et ce ne sont là que quelques échantillons.Chose curieuse, que le même pianiste revienne à la même date l\u2019an prochain et Ton retrouvera ces mêmes gens.Et Dieu sait qu\u2019il faut s\u2019y prendre de bonne heure pour retenir ses places, qui ne se donnent pas, soit dit en passant ! Tout de même, ce que le manager d\u2019Horowitz doit en entendre de ces réflexions au cours d\u2019une tournée ! Evidemment, il y a ceci qu\u2019un bon manager doit savoir depuis longtemps qu\u2019il est impossible de plaire à tout le monde et à son père.Autrement, ce ne serait pas un bon manager.Exceptions faites de ces restrictions, il a paru que la \u201ctourbe\u201d était bien satisfaite du concert, les critiques officiels y compris.\u2014 G.St-O.Un Doinl d'honneur Les pèlerins de l\u2019Année Sainte qui font un arrêt au Mont-Cassin sont bien étonnés d\u2019apprendre que la célèbre abbaye bénédictine fut pulvérisée, au cours de la guerre, par des bombardements alliés pour des raisons qui paraissent aujourd\u2019hui non fondées.Dans le feu du combat, il est de ces erreurs qui s\u2019expliquent, à plus forte raison quand on a affaire à un ennemi réputé pour couper court à tout scrupule.Cependant, ce qui s\u2019explique beaucoup moins facilement, c\u2019est la promesse non tenue qui aurait été faite dans une émission de la \u201cVoix de l\u2019Amérique\u201d, promesse à l\u2019effet de laquelle, l\u2019historique monastère devait être reconstruit à l\u2019aide de fonds américains.Or, d\u2019après le R.P.Girolamo, seule une somme de $7,000, provenant d\u2019ordre de bénédictins, aurait jusqu\u2019à maintenant été perçue aux fins de reconstruction.On conçoit qu\u2019au lendemain de la tourmente, il y avait une infinité de problèmes à régler, mais on reconnaîtra aussi que les moines du Mont-Cassin ont su attendre.Ne serait-il pas tant qu\u2019on songeât à eux ?Et cela, non seulement aux Etats-Unis, mais dans toute la chrétienté ?\u2014 L.S. ¦ RYTHMES ET COULEURS L\u2019ESSOR DU BALLET AU CANADA V».N \u2022 ; I\" .UN groupe de savants français, dirigés par le Dr Un Tel, viennent de découvrir dans une caverne de la Dordogne des dessins préhistoriques du plus grand intérêt archéologique.Ces dessins gravés dans la muraille de pierre représentent des poses de danses primitives.Le Dr Un Tel affirme qu\u2019ils jettent une lumière nouvelle sur les moeurs de l\u2019homme des cavernes.De temps à autre, des dépêches de ce genre se glissent dans les entrefilets des journaux.Chaque découverte des hommes de science précipite de nouvelles controverses acerbes qui pourtant ne dépassent jamais les cadres des doctes revues et des savantes académies.De poignants problèmes surgissent à chaque découverte.Qu\u2019on en juge plutôt : lequel des arts s\u2019est manifesté le premier dans l\u2019histoire de la race humaine?Nos ancêtres primitifs ont-ils dansé avant de dessiner ?N\u2019ont-ils pas d\u2019abord chanté ?Ou serait-ce dans la construction de leurs habitations que leur sens du beau s\u2019est révélé ?On cherchera encore longtemps, semble-t-il, la réponse précise à ces questions.Mais ce qui est certain, c\u2019est que tous les peuples primitifs, ceux d\u2019autrefois comme ceux qui ont échappé jusqu\u2019à nas jours à la civilisation, s\u2019adonnent à la danse et en font une partie intégrante de toutes leurs manifestations collectives, joies, deuils, guerres, chasses, noces et cérémonies religieuses.Autant certaines de ces danses indi- gènes sont barbares \u2014 ronde de guerre chez les Indiens \u2014 autant d\u2019autres sont raffinées \u2014 danses hindoues, cambodgiennes ou hawaïennes.Pour la danse comme pour bien d\u2019autres arts folkloriques, la civilisation a joué le rôle lamentable d\u2019un éteignoir.Toutefois, il faut lui connaître le mérite d\u2019avoir très tardivement transformé la dame populaire en un art suprêmement raffiné, le ballet, qui gagne en splendeur ce qu\u2019il a perdu de pittoresque.Les grands danseurs de l\u2019histoire, de Diaghileff à Lichine Slavenska, ont eu le souci d\u2019introduire dans leur art des éléments nouveaux tirés d\u2019une source inépuisable, la danse populaire.Ainsi, la choréographie stéréotypée et rigide du ballet classique de Saint-Pétersbourg a été assouplie et enrichie, et cet art, le dernier-né des grands arts, a trouvé sa voie.Le ballet n\u2019est pas, au Canada, un art méconnu, loin de là.D\u2019excellentes troupes, à Montréal, Ottawa, Toronto, Hamilton, Winnipeg, Vancouver et ailleurs ont mis leurs efforts en commun et, à deux reprises, ont monté des festivals nationaux de ballet.Le premier eut lieu en 1948 à Winnipeg ; le second, tout récemment ,à Toronto.Ballet canadien, un réalisation récente de l\u2019Office national du film, fait voir les plus beaux moments du festival de Toronto.Certains des ballets présentés à un public enthousaiste étaient entièrement canadiens, conception et réalisation; leur succès fait entrevoir un avenir prometteur pour l\u2019art de la danse au Canada.Photos du haut, de gauche à droite.KATHERINE WICKSON, du Ballet Mildred Wickson de Toronto dans une scène de \"The Shoes that Danced\".\u2014 Deux danseurs de la troupe de Ruth Sorel répètent une scène de \"Mea culpa, mea culpa\" dans les coulisses.\u2014 RUTH SOREL dans un bollet de son cru, \"Mea culpa, mea culpa\".\u2014 Plus bas, photo de gauche, \"Visages\", un ballet entièrement canadien, musique de Walter Kaufman, monté par le Ballet de Winnipeg.\u2014 Ci contre, à gauche, le Ballet d'Ottawa dans une scène de \"Sonate\".\u2014 Ci-dessous, de g.à d.ANDREE MILLAIRE, ballerine de la troupe montréalaise de Ruth Sorel, profite d'un entr'acte pour téléphoner aux siens.\u2014 Le Ballet de Hamilton dans \"Campus Love\".\u2014 Là où il est vu qu'une introduction au ballet complète l'initiation à la musique.\tPhotos O.N.F.jg*p
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.