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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 18 octobre 1958
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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Le samedi, 1958-10, Collections de BAnQ.

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[" 70e année, No 24 Montréal, 18 octobre 1958 LE MAGAZINE NATIONAL DES CANADIENS cents m-mm SfeiS! 8 \"y'{ !.Ç VV$«t**** ÉINsfei iS&yVt.mm éWïim^ ?*¦ £, P >' mm t'rs < mm *\u2022«»**\u2022» \"\u2022cui:;+v' .-:¦¦¦;¦ ¦ ' \u2022 .\t\t y\t\t/fy< \t\t jfljÉjMMjrtjl iÉfeïl! 4:.ï*yji!a -.1059, UN PRESTIGIEUX I )\u2019É Ut GANCE S\u2019O UVRE ROYAUME DE LUXE AVEC LA NOUVELLE 14 À AN N.lAA : ¦ mhkhi yû/'/y///J.Uv/ŸJ (7^ r/s/e mm Un seul coup d\u2019oeil .et vous serez fasciné! Noblesse oblige .hnuois encore Cadillac n\u2019a créé pour vous de voitures aussi féeriques ! D\u2019une beauté éblouissante, d\u2019une grâce exquise, d\u2019un style enchanteur.parées du luxe Fleetwood qui s\u2019impose \u2014 elles vous ouvrent un prestigieux royaume de luxe et d\u2019élégance.Lin seul parcours au volant .et vous serez convaincu! Jamais encore Cadillac n\u2019a créé pour vous de voitures capables de telles performances ! 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Les nouvelles OBLIGATIONS DU CANADA SONT EN VENTE Bon intérêt: 3}4% la première année et 4> Une fillette de 11 ans, Kathleen Spong, de Southend, Angleterre, avait eu la cornée entièrement et l'iris partiellement écrasés à la suite d'un coup, et elle risquait de rester borgne et défigurée.Un jeune chirurgien, le Dr Peter Choyce, l'opéra et remplaça les membranes détruites par une lentille en matière plastique fabriquée selon ses indications par des opticiens de Londres.Après trois interventions, Kothleen jouit à nouveau \u2014 et se réjouit \u2014 d'une vue à peu près normale.Le Dr Choyce a déjà rendu la vue à 36 personnes, enfants et adultes, ayant eu un oeil gravement blessé et devenus borgnes.Un quotidien parisien avait publié récemment cette petite annonce « Nus, belles photos à bas prix ».L'annonceur reçut, paraît-il, de très nombreuses demandes et autant de mandats de 300 francs.Les amateurs reçurent ensuite un choix de vues d'un pittoresque village du département de la Loire, appelé NUS.Une constatation faite par les coiffeurs pour hommes allemands : les jeunes filles qui ont fait leur apprentissage (lavage, coupe, barbe, etc.) dans un salon pour hommes acceptent de plus en plus une place comme coiffeuse dans un salon pour dames.Pour recevoir le diplôme de « coiffeuse professionnelle qualifiée », les jeunes filles doivent faire également un stage chez les coiffeurs, depuis deux ans, et les coiffeuses commencent à regretter cette initiative qui les prive de recrues.Celles-ci déclarent que « les clients masculins sont bien plus gentils et plus généreux ».Mlle Lily Biardot, une jeune cavalière française, avait quitté Paris à cheval le 12 Mai pour se rendre à Istanboul, par étapes journalières de 25 milles.Elle ne connut qu'une seule difficulté : l'interdiction, par les autorités bulgares, de traverser ce pays à cheval. Le Samedi, Montréal, 18 octobre 11)58 9 Un fiancé de Liège est arrivé en pyjama et avec un gros retard au bureau de l'était-civil où l'attendait la fiancée inquiète, habillée de blanc.Il s'excusa en disant que les enfants qu'il avait eus d'un premier mariage étaient opposés à son remariage et ils avaient caché tous ses vêtements.La fiancée essuya ses larmes et retourna chez elle avec ses parents.Le mariage n'a pas eu lieu.Une femme américaine voulait se suicider, et elle se coucha sur la voie du chemin de fer d'une ligne de montagne, dans l'Etat du Wisconsin.Mais à la suite de violents orages, la voie était encombrée de nombreux obstacles : troncs d'arbres, boues, objets divers que le torrent y avait déposé.Et le mécanicien avait placé devant la locomotive une charrue à neige qui souleva la désespérée un peu brutalement, mais sans la blesser.Elle décida aussitôt de continuer à vivre.A Brooklyn (New-York) un épicier voyait un bébé s'accrocher au rebord d'une fenêtre de l'immeuble situé en face de sa boutique ; il traversa la rue en courant, le bébé lâcha prise et tomba, dans les bras tendus de l'homme.Le bébé n'a pas eu une égratignure, mais son sauveur \u2014 54 ans \u2014 a eu une commotion .A Los Angeles, une « petite vieille » paraissant avoir au moins 80 ans enlace nerveusement un passant, et lui crie : « Vous êtes l'image de mon fils disparu depuis des années.» Puis, elle disparut en s'excusant de l'erreur qu'elle avait commise.Plus tard, le passant constata la disparition de 22 dollars d'une de ses poches.Mais il a déclaré avoir admiré la voleuse, « car tous les autres vieillards dans le besoin attendent du gouvernement leur pain quotidien ».Dans une luxueuse garderie pour chiens du Texas \u2014 le pays aux 15,000 millionnaires \"Sauvageonne\" à la ligne \"clocheton\", est une haute toque de renard roux.Création Rose Valois.producteurs de pétrole \u2014 des haut-parleurs font retentir des voix humaines à intervalles réguliers, pour que les précieuses bêtes ne s'ennuient pas pendant l'absence de leurs maîtres .L actrice Jo Ann Scherer a demandé le divorce, pour la raison suivante qu'elle a exposée au juge : « Mon mari est entré dans une véritable rage et il a quitté le domicile conjugal pour n'y plus revenir après que je lui eus dit : « Il me semble que tu étudies plutôt dans les bars que pour le barreau ».Dans l'Etat de Nebraska, centre d\u2019élevage de bovins, de nombreux restaurants servent depuis quelque temps leur fameux steak grillés aux initiales du client .Pendant deux ans, l'actrice Agnès Moore-head recevait en moyenne trois coups de téléphone de son mari lui demandant de divorcer, et d'autres appels de femmes qui la mettaient en demeure de « libérer » son mari.Et Agnès a enfin donné son accord à la séparation définitive de l'acteur Robert Giat, qui a 36 ans.*¦ Un industriel de Détroit a remis à tous ses employés et ouvriers une gratification de 5 dollars, « à dépenser immédiatement pour rendre la confiance aux commerçants découragés par la récession ».Le personnel a dû promettre que les 5 dollars seront dépensés dans le délai d'une semaine pour l'achat d'un objet dont ils n'ont pas absolument besoin .La tasse de café légale : un tribunal du Massachusetts a accordé 2,000 dollars d'indemnité à une employée blessée en tombant dans l'escalier alors qu'elle se rendait à la cantine pour chercher la tasse de café matinale.Les employeurs avaient fait valoir qu'il ne s'agissait pas là d'un accident de travail.\"Faisons des rêves\" est un chapeau de cocktail : turban de renard bleu de ciel et fond de satin créé par Achille.F#\\i mm *¦ Un facteur du New-Jersey demanda 25,000 dollars de dommages-intérêts à un couple de rentiers parce qu'il aurait été empoisonné par le lierre épais qui recouvre le jardin et les murs de leur villa.1 personne seulement sur 4 peut cligner également bien des deux yeux, a constaté le Dr en psychiatrie P.R.Sutton, de Londres.Pour en être sûr, il avait patiemment observé plus de 800 personnes, pendant de longs mois.Il a constaté également qu'une personne sur 10 est incapable du moindre clignement, de quel-qu'oeil que ce soit.La plupart des humains ne savent cligner que d'un seul oeil, qui est généralement le gauche.Les hommes ne clignent pas mieux que vous, Mesdames, alors que le contraire est généralement admis.Les conclusions du Dr Sutton sont dignes de croyance, car ses expériences ont eu lieu dans plusieurs universités .*¦ Une commission d'enquête de l'aéronautique américaine a donné aux épouses des aviateurs américains stationnés en Grande-Bretagne un recueil de directives dont l'observation peut, selon ces experts, éviter des accidents en vol : il faut entourer votre mari de tous les soins, ne pas le préoccuper des questions de votre ménage ni même de vos petits malaises et, surtout, lui accorder à terre le repos le plus complet ».Et les navigants auraient déclaré que, depuis, « ils vivent chez eux comme des Rois ».> Les tailleurs pour hommes britanniques, dont les créations ont été passablement remplacées sur le continent par les créations italiennes, ont présenté au Pavillon britannique de l'Exposition de Bruxelles la « nouvelle » mode masculine pour l'exercice 1958-59.Elle s'inspire de la ligne « évasée » et les complets présentés rappellent un peu ceux que portaient nos grand-pères.Les pantalons descendent bas sur la chaussure (ce qui ne facilitera pas leur entretien), la ligne évasée donne une silhouette mince et allongée, les pantalons serrent les jambes dont la finesse est ainsi relevée, la taille du veston « creuse » sans marquer le pli, les manches et les basques sont également évasées.L'adoptera-t-on, cette ligne ?\"Empire du soleil\" est une coiffure de tulle noir encadrant le visage et bordée de plumes du mémo ton.Création Rose Valois. 10 Le Samedi, Montréal, 18 octobre 1958 ET SECRET GÉRARD PHILIPE par Gérard FRESTE ieA grahdA récitA du Çamedi LE DÉROUTANT I \u2014 Le plus comblé des acteurs H demeure le plus insatisfait On apprit à Gérard Philipe que la italienne de Livourne boudait Montparnasse 19 parce que la jeunesse li-vournaiso de Modigliani avait été omise dans le film, comme présentant peu d\u2019intérêt pour la compréhension du grand artiste.Les journaux locaux avaient annoncé que la population boycotterait le film dès sa sortie.\u2014 Puisqu\u2019il en est ainsi, j\u2019irai présente!* le film à Livourne, s\u2019écria le célèbre acteur.Tel est Gérard Philipe, encore prêt à tous les dévouements pour les causes qu\u2019il estime justes.Et il est vrai que le seul prestige de sa personnalité peut sauver la cause d\u2019un film, servir de drapeau artistique et intellectuel à des opinions politiques, attirer les grandes foules aux pièces les plus difficiles du Théâtre National Populaire, qui n\u2019a pourtant pu devenir un théâtre vraiment populaire.Le dernier rôle de Gérard Philipe, celui de Modigliani dans Montparnasse 19, lui a valu moins de succès personnels que ses rôles passés.Il est vrai que cette création était une gageure pour lui.Si Gérard Philipe possède 1 a même allure romantique que Modigliani, il n'est lui-même un passionné qu\u2019en apparence.Son propre royaume est celui du cynisme enjôleur, du charme teinté d\u2019ironie.La désinvolture de Pot-Bouille et des Grandes Manoeuvres, le cynisme de grande envolée du Rouge et le Noir et de La Beauté du Diable.Il a voulu être Modigliani par gageure de grand acteur.Parce que les rôles qui semblent faits pour lui finissent par lui peser comme une tâche monotone et facile.Pour ce rôle, on avait songé à Daniel Gélin, à Yves Montand.C\u2019est Philipe qui l\u2019emporta, grâce à son physique d\u2019ange à peine déchu, à son air de miraculeuse jeunesse, à sa distinction princière jusque dans le négligé.A tout ce qui faisait l\u2019attrait irrésistible de « Modi », et qui ne court pas les rues, ni même le monde du spectacle.Mais dans le film, il y a divorce, Lorsqu'il le faisait tourner La Beauté du Diable, René Clair disait de l\u2019acteur : \u2014 Gérard Philipe, dans ce film, c\u2019est le miracle de l\u2019intelligence.René Clair est bon juge.Cette intelligence, cette lucidité servent Philipe dans tous les rôles où ces qualités dominent sur celles du coeur.Mais chez Modigliani, le génie, la passion, les démons intérieurs commandaient.Gérard Philipe fréquente-t-il les démons ?Il est difficile de le savoir, car il n\u2019est pas d\u2019artiste plus secret.Mais ce que l\u2019on sait de lui permet d\u2019en douter.Depuis qu\u2019un assistant de Marc Alle-gret le remarqua alors que pour la première fois il disait des vers en public, il a admirablement organisé sa vie.On pourrait presque dire qu\u2019il l\u2019a planifiée.Il n\u2019a guère commis d\u2019impairs dans sa carrière.Il n\u2019a rien laissé filtrer de sa vie privée.On lui a connu plus d\u2019élans intellectuels que d\u2019élans affectifs.Les rares femmes qui ont compté dans sa vie ne sont pas de grandes beautés, alors qu\u2019il fut longtemps le prince charmant, le plus beau parti du cinéma.Danielle Delorme, Bernadette Lange, Maria Casarès, sont des filles d\u2019un grand talent, d\u2019une grande intelligence, avec précisément sur le visage ce qu\u2019un écrivain appelait « les stigmates de l\u2019intelligence » : cette intense personnalité qui détruit en partie le charme de la parfaite féminité.Sa grande amie depuis ses débuts est l\u2019énergique Simone Signoret.Et sa femme, Nicole, une jeune femme mince aux traits fins et un peu secs, un peu plus âgée que lui, passionnée de politique, est, comme on l\u2019a définie dans les milieux du cinéma, « le double parfait de Gérard Philipe ».Certains pensent que Philipe est un être assez froid, intellectuel presque à l\u2019état pur.Mais cet être lucide qui a si pleinement réussi sa carrière et son existence n\u2019est pas pour autant étranger aux tourments.Il n\u2019y a pas si longtemps, il traversait une crise grave, mais nul n\u2019a rien su, car il n\u2019est pas de ceux qui clament leurs ennuis, s\u2019enivrent ou tentent de se suicider lorsque les choses ne tournent pas comme ils le désirent.Son rêve, depuis le début de sa carrière, était la mise en scène.Elle devait être pour lui la sanction et l\u2019aboutissement de sa réussite, mais aussi le point de départ d\u2019un plus vaste épanouissement.Or sa première mise en scène, d\u2019ailleurs en collaboration avec Joris Ivens, metteur en scène officiel de l\u2019Europe de l\u2019Est, n\u2019a pas été une pleine réussite.Till l\u2019Espiègle n\u2019a pas été le F an fan la Tulipe chargé d\u2019un message social, qu\u2019il a voulu en faire.Il a compris qu\u2019il lui fallait attendre avant de tenter à nouveau une telle aventure.Il n\u2019a pas renoncé.Dans son silence orgueilleux, il se prépare.Ceux qui le connaissent bien doutent qu\u2019il soit heureux.Il a tout pour l\u2019être : la beauté, le talent, le succès, la richesse.Non pas qu\u2019il semble malheureux, mais perpétuellement insatisfait.Don Juan incontesté du cinéma français, il déclare : \u2014 Je suis un lunaire qui manque de femmes.L\u2019une des vedettes les mieux payées, il paraît y avoir gagné une mauvaise conscience, qu\u2019il aurait tentée de compenser par des idées d\u2019extrême-gauche.Quand il parle de la vie, c\u2019est avec une certaine rancoeur, comme si elle ne lui avait pas tout donné.Il aime à rappeler certains souvenirs pénibles, il conserve de vieilles rancunes, il méprise beaucoup de choses et beaucoup de gens.Tout cela répond sans doute chez lui à une soif d\u2019absolu toujours inassouvie.Peut-être, s\u2019il l\u2019avait connue, aurait-il compris cette malheureuse Nicole Ladmiral, la jeune interprète du Journal d\u2019un curé de campagne, qui se tua pour n\u2019avoir pas admis les compromissions de l\u2019existence.Elle était, au féminin, le sosie de Gérard.S\u2019il n\u2019avait été si riche de la volonté qui manquait totalement à la jeune femme, qui sait s\u2019il n\u2019eût pas terminé de la même manière ?Un souvenir qui doit l'obséder puisqu\u2019il l\u2019évoque chaque fois qu\u2019on lui demande une anecdote de son enfance symbolise assez bien cette désillusion permanente qu\u2019est la vie quotidienne pour Gérard Philipe.Il était au seuil de l'adolescence quand un jour à la mer, s\u2019étant aventuré dans un mauvais courant, il manqua se noyer.Une femme le sauva, qu\u2019il vit lui sourire alors qu\u2019il était encore à demi conscient.Elle disparut dans l\u2019eau avant qu\u2019il ait pu lui parler.Il la revoyait, belle, jeune et mystérieuse, et il la baptisa La Sirène.Il en devint amoureux avec tout le romantisme de son âge.Un jour qu\u2019il voguait en pirogue, il aperçut sa sirène qui nageait.Elle le vit aussi et prit la fuite.Il la poursuivit.Cette course éperdue dura une demi-heure, puis la jeune femme, s\u2019avouant vaincue, rejoignit la plage et s\u2019y effondra, épuisée.Gérard vit alors qu\u2019elle n\u2019avait qu\u2019une jambe.Dégrisé, effrayé même, il s\u2019enfuit à son tour.Gérard Philipe a gardé beaucoup de l\u2019intransigeance de l\u2019adolescence, de ses idées préconçues.Il a aussi sa cruauté, son manque de tendresse.C\u2019est cela sans doute qui lui a fait manquer Till l\u2019Espiègle, qui comportait pourtant d\u2019indéniables qualités.Il est compliqué et déroutant comme la jeunesse.Il donne l\u2019impression d\u2019être encore en pleine évolution.Lui Le Samedi, Montréal, 18 octobre 11158 11 qui a réussi tellement vite offre peut-être ce retard de l\u2019évolution affective que l\u2019on observe chez beaucoup de grands acteurs.\u2014 Pour bien jouer, les acteurs doivent être de grands égocentriques et de grands enfants, dit Orson Welles, qui sait de quoi il parle.Peut-être n\u2019est-il pas souhaitable que Gérard Philipe mûrisse vraiment.11 y perdrait ce charme, cette fascination qu\u2019il exerce sur tous les publics du monde, et précipitent sur lui, lorsqu\u2019il s\u2019y rend, les foules de San Francisco et de Tokyo comme celles de Moscou.Il lui suffit sans doute d\u2019être habité d\u2019une ambition farouche, qui se décèle sur ses traits charmants lorsqu\u2019il ne sourit pas.Dès l\u2019époque où il était le bel ange de Sodome et Gomorrhe, il s\u2019est juré de devenir l\u2019un des hommes les plus complets de la scène et de l\u2019écran.\u2014 Je me donne du temps, disait-il à ses amis, pendant le tournage de Till l\u2019Espiègle.J\u2019ai trente-deux ans.Je veux avoir achevé à l'âge de trente-cinq.Il se rajeunissait à peine.En fait, il est né le 4 décembre 1922, à Cannes.Selon lui, sa vie devrait être achevée.En remontant le cours de la carrière de Gérard Philipe, on découvre une régulière alternance entre les activités théâtrales et cinématographiques, et parfois ces deux activités vont de pair : il tournait le jour et affrontait le soûles feux de la rampe.Un de ses amis a dit de lui : \u2014 Gérard avance vers son but avec la lenteur, la prudence et la grâce du félin.Pour rester dans les comparaisons animales, un critique étranger le compara un jour à ces pur-sang qui arrivent toujours vainqueurs au poteau d\u2019arrivée, et dont les courses ne sont jamais laissées au hasard.Tout y est étudié et prévu.En général, ces réussites sans faux départ ont à l\u2019origine une enfance heureuse.On l\u2019a vu pour une actrice qui par la beauté et la maîtrise de soi, le talent et l\u2019art de forger sa propre réussite, n\u2019est pas sans offrir des ressemblances avec Gérard Philipe : Grace Kelly, devenue princesse de Monaco.Gérard ne fait pas exception à la règle.Sa mère fut l\u2019inépuisable enchantement de son enfance et de son adolescence.Aujourd\u2019hui encore elle semble sa soeur aînée, avec sa minceur, son beau visage presque sans rides, son grand front lisse.Gérard naquit dans un monde facile, au seuil de la folle première après-guerre.Son vrai nom de famille est Philip, sans e final, et il a du sang tchèque dans les veines, mais son père fut Consul de Roumanie à Nice, faute de Tchèque pour tenir l\u2019emploi.Sous le beau soleil de la Côte d\u2019Azur, son enfance fut très sage et paisible.Ses parents, industriels, exploitaient également un hôtel à Grasse : le Parc-Palace-Hôtel.Toutefois, si Gérard fut choyé par ses parents, son bonheur n\u2019était pas complet.Les obligations professionnelles des Philip les obligèrent très tôt à mettre Gérard en pension, en même temps que son frère, d\u2019un an son aîné.Celui-ci exploite aujourd\u2019hui, dans l\u2019Eure, le domaine agricole appartenant à Gérard.Par la suite, les parents reprirent leurs garçons avec eux.Est-ce dans cet univers un peu factice qu\u2019est un palace que Gérard prit le goût d\u2019un monde plus factice encore ?Il se trouvait cette fois au coeur de tourbillon de la folle époque, juste au grand rendez-vous des milliardaires en vacances.Tous ceux qui le voyaient trottiner à travers les salons et le jardin s\u2019écriaient : \u2014 Quel beau petit ange ! Peut-être Gérard y puisa-t-il cette adoration de soi que connaissent tous La première vocation de Gérard Philipe, alors en plein âge ingrat, fut de fuir l\u2019existence fausse et frelatée qui l\u2019environnait dans le palace paternel, pour une ambiance austère, pour un climat plus dur, pour une vie plus exigeante : il voulait devenir médecin aux colonies.A présent il s\u2019en moque en disant d\u2019un ton désinvolte : \u2014 J\u2019étais sous la magique impression des images d\u2019Epinal ! A New-York en compagnie de Françoise Arnoul, Micheline Presle et Jean Marais.Mais il semble ignorer, ce disant, qu\u2019aujourd\u2019hui encore il révèle des aspirations à une existence plus exigeante et plus rude.Tant qu\u2019il avait été petit, le mouvement du palace l\u2019avait prodigieusement amusé.Plus tard, il lui devint insupportable.Les manières et les petites manoeuvres des jolies filles trop riches n\u2019échappaient pas à son intense esprit d\u2019observation, et allaient sans doute contribuer un jour à le rendre insensible aux avances non dissimulées de quelques-unes de nos plus affriolantes vedettes, lui faire rechercher des qualités plus profondes que la beauté.De même que son dégoût pour le trop-plein de luxe allait aider plus tard son orientation, assez abstraite d\u2019ailleurs, vers la gauche politique, et son besoin d\u2019une intimité très simple.Dès qu\u2019il eut dix ans, il prit l\u2019habitude de se réfugier dans sa chambre ou dans un coin tranquille avec un livre.Sa grande distraction était le cirque.\u2014 Quant au cinéma, avoue-t-il, je n\u2019y faisais guère attention, et les seuls films qui me plaisaient étaient ceux de Chariot et les westerns.Sa vie changea par un soir de l\u2019hiver 1942.Il avait dix-huit ans, et venait de décider de faire son droit, ayant de longue date renoncé à devenir un médecin colonial (personnage qu\u2019il incarnerait un jour dans Les Orgueilleux).Ce soir-là, il avait seulement eu l\u2019envie de s\u2019amuser en participant, au titre d\u2019ami des organisateurs, à un gala organisé à Cannes par la Croix-Rouge.Il récita une fable de La Fontaine et une poésie de Charles Trenet.Et il les récita, déjà, avec tant de naturel et de talent, que le metteur en scène Marc Allegret, au nombre des invités, décida de lui offrir sa chance.De ce jour-là, Gérard Philipe ne perdit jamais sa confiance en lui-même.A dire vrai, il avait bien sa petite idée derrière la tête en « s\u2019amusant » à dire des vers au gala de Cannes.Un an auparavant, il avait déjà tenté les acteurs, en même temps que le désir de montrer au monde qu\u2019il pouvait être tout autre chose qu\u2019un ange.sa chance en ce domaine, dans l\u2019émission radiophonique La chance aux débutants, à Nice.Mais Robert Beauvais, le responsable de l\u2019émission, fit cette remarque : \u2014 Celui-là, il ne fera jamais rien ! Gérard Philipe n\u2019a pas oublié ces mots, ni pardonné à Robert Beauvais.Il se plaît à les rappeler.Marc Allegret conseilla au jeune homme d\u2019entrer au Conservatoire.Re- Gérard Philipe et Michèle Morgan dans le film de Jean Renoir, \"Les Grandes Manoeuvres\".nonçant au Droit d'un coeur léger, Gérard entra donc au Conservatoire, dans la classe de Mme Dussane.Dès le premier concours, la critique le remarqua.Mme Dussane s\u2019inquiétait alors de l\u2019avenir de son poulain.Elle avait trop vu de jeunes premiers brûlés par la soudaineté même de leurs premiers succès, cessant de travailler, profitant à longueur de journée et de nuit de leur prestige auprès des apprenties comédiennes.Elle n\u2019avait rien à craindre.Ce garçon qui semblait dévoré de passion était en réalité solide comme un roc.Rien ne paraissait le dérouter.La première fois qu\u2019il était entré dans son cours, il avait soulevé un immense éclat de rire en se lançant, sans même l\u2019annoncer, dans la célèbre tirade du Cid au retour de son combat avec les Maures, « comme un match de football ».Il était entré, beau comme le Cid même, dans son imperméable un peu grand, avec son air de tellement y croire.Devant les rires qui déclencha son entrée, il hésita une seconde, eut un charmant sourire d\u2019enfant., puis reprit de plus belle.La petite assistance, subjuguée, avait renoncé à son chahut, et observait du coin de l\u2019oeil Mme Dussane qui ne dissimulait pas son approbation.Quand Gérard eut terminé, elle s\u2019écria d\u2019une voix vibrante : \u2014 C\u2019est comme cela, mes enfants, qu\u2019il faut jouer Le Cid ! Gérard se trouvait encore au Conservatoire, quand le décorateur Dou-king songea à lui pour le rôle de l'Ange dans Sodome et Gomorrhe de Jean Giraudoux.Tout Paris admira alors, et n\u2019oublia plus, sa prestance et sa beauté.\u2014 Mais comme il est pâle ! s\u2019attendrissaient les dames.Il ne doit pas manger à sa faim.Plus d\u2019une dizaine d'années plus tard, un grand homme de théâtre allait répéter ces paroles, et permettre à Gérard Philipe d\u2019en faire l\u2019éblouissante démonstration devant tous les publics de France et de Navarre: Jean Vilar, le maître du T.N.P.Gérard mangeait plus ou moins à sa faim, car sa mère comblait par des Dans le film \"Pot Bouille\" entouré de ces jolies femmes parmi lesquelles Dany Carrel.colis les vides du régime parisien du temps de guerre.Mais il ne dormait pas à sa faim, si l'on peut dire.Jusqu\u2019au petit matin, il demeurait penché sur les livres.\u2014 La pâleur va à mon type, répondit-il en riant à sa mère qui s\u2019inquiétait des effets de ce rythme de vie-sur sa santé.Venue lui rendre visite, elle s\u2019inquiéta même tellement qu\u2019elle décida de s\u2019installer à ses côtés pour le soigner comme par le passé.M.Philip était mort, et plus rien ne la retenait sur la Côte d\u2019Azur.En fait, Gérard connaissait ses possibilités et se fatiguait moins, au fond, que la plupart de ses camarades qui partageaient leur temps libre entre les cocktails, les bars et les aventures sentimentales.\u2014 Tu as tort de vivre en ermite, lui disaient-ils.Tu n\u2019assureras jamais ta publicité.Pour toute réponse, Gérard haussait les épaules.Il avait raison : loin de le desservir, son austérité a contribué a sa légende.Mais alors que les potins foisonnaient sur les autres premiers, les chroniqueurs en étaient réduits avec lui à se moquer de sa sagesse.On alla même jusqu\u2019à le surnommer « le fils à maman » parce que la seule femme que l\u2019on pût découvrir dans son existence était sa mère.(Suite et lin dans le No du 1er novembre 19.r)8J Le meilleur remède contre la grippe ?Un bon match de football ! Un médecin anglais de Chelsea a découvert un remède révolutionnaire pour lutter contre la grippe, qu\u2019elle soit asiatique ou autre.C\u2019est du moins ce qui ressort d\u2019une lettre qu\u2019il vient d\u2019envoyer au très sérieux British Medical Journal.Sa salle d\u2019attente était régulièrement pleine de gens au nez rouge, aux yeux pleurants, manifestement atteints de la grippe.Or, un grand match de football fut annoncé ; résultat : « Hier soir écrit le médecin \u2014 Chelsea rencontrait l\u2019équipe de l\u2019Armée Rouge à Stanford Bridge.Le match était télévisé.Résultat : salle d attente absolument vide.Deux' docteurs \u2014 moi-même et mon assistant, lisant un journal du soir.L epidemie de grippe avait été miraculeusement jugulée ! » Il \u2014 Il n'a jamais pu supporter les séductrices 12 Le Samedi.Montréal, 18 octobre 1958 Au village d'enfants de Doréa les petits orphelins sourient à la vie Pour chacun d'entre nous, le mot orphelinat a le plus souvent une consonance lugubre qui cache de multiples misères.Il évoque une bâtisse austère, une grille, des enfants en uniforme gris.Une retraite morose que l'espoir et la joie ne visitent plus.Il est assez rare qu'une maison d'accueil pour les orphelins ne porte pas sa marque et, bien que chez nous les institutions charitables s'occupant de l'enfance malheureuse soient nombreuses et bien organisées, elles n'échappent malheureusement pas à cette règle générale.Vue générale du village d'enfants de Doréa.L'édifice en construction, au centre, est le gymnase-école \"Maurice-Richard\".-v- ^ frx-f ¦**,*{»*ï v;; - -V Sü - ' .4 Une nourriture saine et abondante est préparée par les religieuses du village.«SS®?3 A Doréa, le manque de place se fait sentir malgré tout.Cette salle de classe, trop petite, a été installée dans un sous-sol mal éclairé.^ ¦ 5 ' ?\t\u2022* '»\t- n n\u2014tt?Or, voici que des religieux ont réussi à créer dans la province de Québec, à une cinquantaine de milles au sud de Montréal, un asile pour enfants abandonnés qui ne porte pas son nom.Ce centre d'accueil, que l'on a baptisé du mot grec de « dorea » \u2014 don, car en fait l'entreprise vit surtout de charité \u2014 est situé à Franklin Centre, non loin de la frontière américaine, au coeur d'une région agricole admirable, toute de collines, de bois et de riches pâturages.Le projet, en réalité, n'est pas tellement nouveau.Il date de 1938, époque à laquelle plusieurs Dominicains reconnurent l'urgent besoin de fonder, dans la province, une école-cité pour la jeunesse déshéritée ne ressemblant en rien à l'orphelinat classique et déprimant.Des initiatives semblables avaient pleinement réussi dans d'autres pays du monde et, présentement, il existe un peu partout, depuis les pays Scandinaves jusqu'en Amérique du Sud, en Suisse, aux Indes et à Cuba, plus de 25 cités libres de ce genre où les enfants sans famille reçoivent une éducation complète, humaine et bienveillante.Le village de Doréa, que dirige actuellement le Révérend Père Gabriel M.Lussier, dominicain, fut occiellement fondé en 1950 et reçut, l'année même, ses six premiers pensionnaires.Depuis lors, plus de quatre cents enfants ont bénéficié, pour une durée plus ou moins longue, des soins de cette insittution et, présentement, elle loge 90 élèves et les travaux d'agrandissement en cours permettront d'y accueillir plus de 200 enfants.Car le grand problème qui se pose à Doréa, et seulement après huit années d'existence, c'est déjà le manque de place et de locaux d'habitation assez vastes.De plus en plus, les autorités du village d'enfants refusent des cas pitoyables et pourtant dignes d'attention à cause justement de l'exiguité des lieux.La plupart des enfants qui y sont hébergés viennent de Montréal et de la proche banlieue, mais un certain nombre, tendant constamment à augmenter, appartiennent à d'autres villes de la province telles que Valleyfield, St-Jean, Sherbrooke, St-Césaire, Drummondville, St-Hyacinthe, Ri-mouski, etc.En principe, le village d'enfants de Doréa est accessible à tous, selon les places disponibles naturellement, et aussi lorsque le candidat, qui doit nécessairement avoir droit à une protection de l'état, répond à certaines exigences d'ordre intellectuel et moral.A Doréa, tout le monde respire la bonne humeur et la joie de vivre.L'atmosphère est celle d'une colonie de vacances bien que l'emploi du temps comporte pour chacun une bonne part d'études dirigées et de travail manuel.Le village proprement dit est établi sur un versant boisé du mont Hemmingford.Il occupe le domaine d'une ferme en pleine exploitation, dont l'étendue dépasse les 600 acres.L'air, le soleil et l'eau s'y trouvent à profusion et stimulent la santé et les facultés intellectuelles.Plusieurs bâtiments de ferme sont actuellement en voie de modernisation : on y donnera des cours d'agriculture expérimentale et d'élevage, car l'un des buts de l'institution est de susciter un mouvement de retour vers l'agriculture, l'artisanat et les métiers ruraux.Le village de Doréa comprend un vaste bâtiment abritant un cafétéria, une salle de couture, les bureaux administratifs, les cuisines, etc.Les enfants logent dans quatre grands chalets confortablement aménagés et l'on a construit une petite chapelle mariale, d'une originalité frappante, capable d'accueillir quelque 200 personnes.D'autres chalets sont actuellement en construction ainsi qu'un gymnase-école qui portera le nom de Maurice Richard, instigateur d'une campagne de souscription publique en vue de son parachèvement.Cet édifice très moderne comprendra entre autres huit classes spacieuses et bien éclairées, une clinique médicale, un atelier de travaux manuels, des salles de jeux, etc.Deux prêtres, cinq religieuses, cinq éducateurs laï- par JACQUES COULON ques et six employés gèrent le domaine de Doréa.Depuis sa fondation, le village d'enfants de Doréa a hébergé pour des périodes plus ou moins longues, un peu plus de 400 orphelins ou enfants abandonnés.La vie quotidienne, au village, ne se déroule pas dans l'inaction ou la flânerie, bien au contraire.Les pensionnaires sont habitués à se lever tôt, et le coucher a lieu vers 9 ou 10 heures, selon l'occasion et la saison.Le samedi soir est un moment de détente pour tous : on regarde les émissions de télévision, on écoute des disques ou l'on se réunit, par petits groupes, autour de jeux de société, cartes, domino, etc.Quant au dimanche, c'est le jour de repos par excellence, des sports organisés ou des loisirs personnels.Durant l'année scolaire, la journée ordinaire comporte des périodes d'enseignement, d'étude surveillée, de récréation et de travaux manuels.Les cours se donnent suivant un programme semblable à celui des Commissions Scolaires de la Province.Toutefois, l'enseignement évolue graduellement vers l'école active, avec diminution des cours oraux laissant à l'élève une certaine initiative dans la direction de sa propre éducation.Pour se défendre, on joue en plein air, on pratique l\u2019équitation et la natation dans une piscine naturelle.L'hiver, le ski et le hockey rallient la faveur de tous.A Doréa, les enfants apprennent aussi l'importance et la valeur sociale des travaux manuels qu'on leur enseigne.Ils participent activement à l'amélioration, la décoration et la propreté de leurs chalets.C'est un devoir mais aussi une fierté pour chacun, de contribuer, selon ses capacités, au confort et à l'agrément de toute la communauté.Us prennent part, également, aux travaux de la ferme, mais consacrent jamais plus d'un tiers de leur temps à ces occupations.Afin de développer chez l'enfant un sens social et civique averti, les dirigeants de Doréa ont formé un « Conseil de Ville » où les enfants proposent des lois régissant certaines disciplines ou des détails du fonctionnement administratif.Il existe aussi une « Cour de Justice » où les enfants accèdent à tour de rôle aux fonctions de juges, avocats de la défense, etc.Les sentences dont on punit les coupables ne sont jamais bien sévères : elles consistent généralement en privation de spectacles de télévision ou de sorties .Contrairement à ce que l'on pourrait parfois penser d'une communauté d'enfants aussi librement dirigés, la discipline librement consentie, la bonne tenue morale et le goût de l'étude que l'on constate chez presque tous les élèves et que les éducateurs se plaisent à signaler, dépassent les espoirs les plus optimistes.Dans notre monde en perpétuelle instabilité, il est réconfortant de constater que des hommes se sont dévoués et se dévouent encore chaque jour pour faire vivre une oeuvre aussi noble que Doréa.Ce village modèle est né de rien, sinon d'une compassion infinie pour l'enfant privé des douceurs d'un foyer digne de ce nom, et du désir ardent de donner à chaque élève, quel qu'il soit, les plus gxandes chances possibles de s'épanouir dans la vie qui l'attend.Pour préciser plus complètement l'esprit qui anime l'entreprise de Doréa, il serait bon, je crois, de rappeler les paroles mêmes du Père Lussier, directeur du village : « Donner aux jeunes le plus possible de tout ce qui peut accroître leurs chances de succès sans jamais croire que la mesure ait été atteinte, voilà l'inspiration qui a présidé à la fondation de Doréa. Le Samedi, Montréal, 1S octobre 1958 13 Une enquête amusante jardins zoologiques dans les divers du monde Quoi qu'on en panse, le poste de directeur de Jardin Zoologique n'est pas une sinécure, dans aucun pays du monde.Bien souvent, en effet, ces fonctionnaires sont pris entre les exigences des curieux et des amis des bêtes qui veulent toujours voir les animaux en bonne santé et heureux, et leurs pensionnaires qui, comme tout le monde, sont parfois malades, de mauvaise humeur, supportent mal la captivité, ne peuvent s'acclimater et poussent le manque d'égards envers le public jusqu'à se permettre de mourir.La « légende noire » du Zoo de Barcelone C'est ainsi que ce qui a été dénommé d'une façon abusive « les mystères du Zoo de Barcelone » a provoqué une grande émotion non seulement parmi les zoophiles mais même dans le grand public espagnol.Suivant la rumeur publique, ces « assassinats d'animaux » oeuvre d'un sadique, auraient coûté la vie à trois des hôtes du « Parc de la Citadelle » : un buffle bleu, victime d'une forte dose d'arsenic, un chameau, empoisonné au mer- cure (!) et un lama qui, disait-on aurait succombé à la suite de l'ingestion de feuilles de laurier-rose (!!) A ces attentats criminels perpétrés au cours de cinq mois \u2014 dont on aurait pu rapprocher le cas d'un hippopotame, assassiné au verre pilé, il y a cinq ou six ans, les racontars ajoutaient la « disparition » pendant le même laps de temps, d'une soixantaine d'animaux dont trois ours (l'un dut être empoisonné à la suite d'accès de fureur au cours desquels il tua une ourse et un ourson) un phoque, mort d'une insolation, une vingtaine de singes, etc .La direction du zoo de Barcelone, a dissipé cette « légende noire » en établissant que si, effectivement, un chameau et un nilgaut, c'est-à-dire une grande antilope des Indes, avaient été malgré toute la surveillance possible, les victimes d'un dessin criminel, tous les autres animaux étaient morts de mort naturelle, et que loin d'avoir été dévasté par une épizootie désastreuse, le zoo de Barcelone grâce à une habile politique d'échanges avec d'autres jardins zoologiques euro- péens, avait acquis au cours des cinq ou six mois en question plus de nouveaux sujets qu'il n'en avait perdus.Les soucis que ses pensionnaires procurent au directeur du zoo de Barcelone ne sont en effet ni plus ni moins grands que ceux de n'importe quel directeur de jardin d acclimatation des autres pays.La mort de Brumas prive le Zoo de Londres de 120,000 dollars de recettes par an Au célébré zoo de Londres, notamment, l'un des plus grands et des plus riches du monde, on a dû enregistrer la mort de la célèbre ourse polaire Brumas qui, il y a huit ans et demi, lors de sa naissance avait été l'idole du public londonien au point qu'elle avait été honorée d'une visite royale.Comme les deux éléphants « Noia » et « Linda » décédés à Barcelone, Brumas a été victime d\u2019une infection bacillaire provoquée par le « bacillus coli » qui envahit les reins et provoque ensuite un empoisonnement du sang.Sa disparition constitue une grosse perte, non seulement morale, mais financière.On a en ef- fet constaté que la seule présence de Brumas avait rapporté au zoo de Londres, 120,000 dollars d'entrées supplémentaires.Les ours restent toujours les grands favoris du public anglais, surtout quand ils sont encore tout petits.C'est ainsi qu'actuellement les deux oursons « syriens » Grow-la et Natta, âgés de six mois sont l'objet d'une popularité pres-qu'aussi grande que celle de Brumas, autrefois.Popularité qui n est pas sans danger.C'est ainsi du reste qu'est mort, il y a quelque temps déjà, le jeune ours blanc, Spitfire, rival de Brumas, à la suite d'une intoxication alimentaire, ce qui prouve que les empoisonnements d'animaux ne sont pas toujours l'oeuvre de sadiques, mais simplement d'imprudents.Deux des ours du zoo de Londres qui obtiennent également un grand succès sont les deux ours bruns Nikki, cadeau de Krouchtchev à la petite princesse Anne d'Angleterre, et Rusk, son compagnon de jeux.[ Lire la suite page 38 | \u2022A****» 9 «sa»® HiHI *\t\u2014 V < , pi 14 Le Samedi, Montréal, 18 octobre 10ÔS DANS LE MONDE SPORTIF par OSCAR MAJOR Font-ils du sport sans le savoir P ® Voulez-vous un spectacle sportif aussi passionnant et bien plus vertigineux qu'un touché au football ?Lorsque l\u2019occasion se présentera, observez bien les charpentiers et les électriciens, qui se promènent sur des poutres à 100 ou 150 pieds de hauteur, (le sont des maîtres du jeu de construction.Leur savoir s\u2019étend plus loin que vous ne pouvez vous l\u2019imaginer, (le n\u2019est pas sans risques, voire même sans dangers, qu\u2019ils arrivent à l'accomplissement de leur oeuvre.Ils sont et ne peuvent être que des sportifs.Ils viennent de construire sous nos yeux une sorte de portique qui traverse, à .5.5 pieds de hauteur, le terrain dans toute sa largeur d un édifice en construction, ouest rue Dorchester.A les voir ainsi perchés, travaillant la plupart du temps à plat ventre, cela vous fait froid dans le dos.liien sûr, ces gens-là sont des sportifs.Nous le leur avons demandé.Parmi eux se trouve le jeune Arthur Dupré.qui n\u2019a pas encore vingt ans.li se promène sur cet étroit portique, la cigarette aux lèvres, aussi facilement que vous au bord du trottoir.Il a fait de la boxe, chez les amateurs.Quant au vertige, c'est aussi une chose qui lui était aussi étrangère que la peur.Son compagnon.F red Dozois.33 ans, nous dit : « Je n\u2019ai jamais fait que le sport du posage des fils électriques.à certaines hauteurs.Cela a suffi à mes ambitions sportives.Aussi souvent que possible, j\u2019assiste aux joutes des Royaux et à celles du Cil- millieu, lorsque je puis me procurer des billets, rares comme l\u2019or.Tous ces braves gens sont sous la surveillance de M.Jean Foisy qui, malgré ses 50 ans, ne craint pas de temps en temps, pour prêcher d\u2019exemple.de grimper sur les poutres étroites et d\u2019y circuler debout, d\u2019un pied ferme et sûr.M.Foisy en a vu bien d\u2019autres.Français d\u2019origine, il est naturalisé canadien depuis 1937.Son père, décédé en 1951.fut parmi les ouvriers qui participèrent à la construction de la grande Tour Eiffel, en 1889.A titre d électricien, il travailla une douzaine d\u2019années sur cette Pour parisienne.Nous avons profité du fait qu\u2019on vient de trouver une bombe à retardement, près du sommet de la Tour Eiffel, à 900 pieds d\u2019altitude, pour lui faire revivre ses souvenirs, parfois tristes, parfois heureux.avant que le grand coup de sifflet résonne, annonçant la fin de I heure du casse-croûte.« Ab ! les salauds ! » poussa-t-il spontanément.-Ces électriciens de la Tour Eiffel font quotidiennement du sport à 30 ou 600 pieds de hauteur, monsieur ?Il faut gagner sa vie à la sueur de notre front.Pour nous, ce n\u2019est pas un sport, mais un gagne-pain.Sur la Tour Eiffel, il y avait, dans mon temps, 69,555 lampes électriques de différentes couleurs.Aujourd'hui, 25 ans plus tard, il doit y en avoir plus de 7.5.000.Nous commençons notre journée, parfois notre soirée de la manière suivante : quatre hommes prennent l\u2019ascenseur, chacun portant sous le bras un gros panier de lampes, paisibles mais se méfiant des chocs, comme des femmes qui viennent d\u2019acheter une douzaine d oeufs.On en dépose un à 300 pieds, un autre à 600 pieds, un troisième % \u2019 ffi Lors de sa récente visite, au Stade du Montréal, Buzz Bavasi, le jovial gérant-général des Dodgers de Los Angeles, nous confia que, tout probablement, Clay Bryant, gérant des Royaux, remplacera CHUCK DRESSEN, à gauche, comme assistant du gérant WALLY ALSTON, à droite, dès la saison prochaine.Il nous fit promettre de n\u2019en souffler mot.Nous avons tenu promesse.a 750 pieds et le quatrième atteint le sommet de l'édifice.Parfois, il fait un peu de vent.La Tour vibre sourdement.N\u2019importe, nous traversons les poutres qui n\u2019ont qu\u2019un pied et demi de largeur, du même pas qu on se promènerait sur les boulevards.\u2014 D en bas, on doit vous voir gros comme des poux dans une chevelure d\u2019acier ! -\tOn s\u2019en fout, comme de l\u2019an 40 ! Nous posons les lampes, une à une.Nous vérifions, du doigt ou du regard.les plombs.Il n\u2019est pas un point escarpé que nous n atteignions.Tout se passe à 1 extérieur.Ou se promène sur les flancs de l\u2019édifice, vide dessous, vide dedans, vide à droite et a gauche, parfois en sifflotant la chanson du jour.Et vous dites que vous ne faisiez pas du sport ! \u2014 Lâchez-moi donc avec votre sport.On travaille parfois, la tête en bas, les pieds accrochés à une poutrelle, le panier suspendu entre les dents.Ce n\u2019est pas une besogne pour un homme de 50 ans ! Voilà deux lampes posées.I n rétablissement.une petite marche rampante à 900 pieds du trottoir.En voilà encore deux qui luiront ce soir., une petite glissade sur la corniche, l\u2019appui des pieds assuré sur deux rivets, une flexion du tronc, les mains en l\u2019air.-\tII doit y avoir des visiteurs qui tournent la tête pour ne pas voir ça.Vutrement dit, la galerie doit avoir le vertige, selon l\u2019expression de notre Emile Genest qui, comme saint Antoine, a le nez fourré partout.Il a tout vu cela, l\u2019été dernier, à Paris.¦\u2014 Il y a un tas de gens qui regardent.Ce sont eux qui, pour nous, semblent des poux \u2014 je n\u2019ai pas dit pouilleux ! Voilà encore quatre lampes vissées.S\u2019il y a encore des ampoules grillées dans le bas, nous les remplaçons, la nuit, alors que l\u2019obscurité est refoulée par cette myriade de lampes.Ce n\u2019est pas parce qu\u2019on est aveuglé par l\u2019illumination ou que la ville, au-dessous, a sombré dans l\u2019ombre qu on s\u2019arrête.Même dans le brouillard, quoique ce soit plus glissant, nous y allons.Ce (pii em-bête, c\u2019est quand les curieux nous disent : agiles comme des singes.Ils vont fort, quoi ! Les singes ont quatre mains et la queue prenante.Nous n\u2019avons (pie deux mains et encore il y en a une qui tient le panier.Comme exercice, c\u2019est tout de même supérieur aux fantaisies d\u2019un ouistiti.n\u2019est-ce pas ?Pour la troisième fois, monsieur, je vous répète que vous faites du sport.Ce qu\u2019il y a de plus beau, c\u2019est (pie.vous autres, mousquetaires du vertige, vous ne vous apercevez pas que vous êtes admirables.\u2014 Vous allez un peu loin, monsieur Major ! Nous ne faisons que notre devoir, aussi dangereux soit-il.pour subsister jusqu\u2019à la saison voisine et mettre de côté quelque argent pour les journées pluvieuses.Je vous ai raconté des souvenirs heureux.En voici un autre, un triste souvenir.Il y a près d\u2019une trentaine d\u2019années, on a eu un coup dur.Un orage de grêle est tombé sur notre petite affaire.Il nous a bouzillé plus de 5,100 lampes, en un petit quart d\u2019heure, si la mémoire m\u2019est fidèle.Nous avons passé sept jours et sept nuits à réparer les dégâts.Ce n\u2019était pas drôle du tout ! Ça.cétait du sport, monsieur, (pie vous le vouliez ou non ! Vous étiez même surentraînés, celle semai-ne-là ! M.F ôisy reprit son poste, le plus simplement du monde, en nous disant, d un ton rassuré : « Vous avez peut-être raison ! » La chasse aux étoiles et les bons Samaritains ® La petite mésaventure (oh ! mésaventure n\u2019est peut-être pas le terme qui convient : mettons que l\u2019expression est provisoire) qui arrive, aux Rangers de New-York et aux Leajs de Ioronlo illustra, de façon fort convenable, une vérité dont les clubs majeurs font généralement trop bon marché.Les bons Samaritains du Canadien et du Détroit apportent du renfort efficace à l\u2019attaque dps Eper-viers de Chicago au détriment des Rangers et des Leajs, voués d\u2019avance aux deux dernières places du circuit Campbell.Oh ! nous ne sommes pas en peine sur le sort de ces deux derniers clubs, au point de vue financier.Les moguls de la N.ILL.divisent les tranches du gâteau, d\u2019une manière impartiale, à la fin de la saison.C\u2019est pourquoi les proprios des Rangers et des Leafs ne poussent pas les hauts cris.Quant à leurs partisans, c\u2019est une autre paire de manches.Déjà, bon nombre d\u2019entre eux sont mécontents de se voir traités en parents pauvres, contraints de ramasser les casquettes.Ça fait montre que le recrutement est un problème difficile pour les équipes professionnelles, tenant à renforcer l\u2019équipe du Chicago dont l\u2019amphithéâtre sportif peut contenir un peu plus de 17,000 personnes payantes.Les gros bonnets de la N.H.L., par le fait même qu\u2019ils ont le droit de vendre et d\u2019acheter des joueurs, profitent largement de cette autorisation au commerce.Ils ont une tendance très marquée à en abuser.On change des joueurs, non pas pour le plaisir d\u2019en changer, mais parce qu\u2019on croit que la nouveauté est une promesse de réussite.La vérité du hockey majeur est tout autre.C\u2019est un sport d\u2019équipe.Qui dit équipe dit constance et tradition.Si, chaque Le Samedi, Montréal.18 octobre 11)58 15 saison, vous chambardez profondément votre équipe, comment voulez-vous qu\u2019elle obtienne le caractère et l\u2019homogénéité, qui lui sont indispensables ?C est pourquoi un trop grand nombre de transferts sont contraires à l\u2019esprit même du hockey majeur.Un transfert devrait être une opération exceptionnelle, mûrement réfléchie et bien raisonnée.Nous avons cité le cas des Rangers, non pas qu\u2019on puisse reprocher à ce club d\u2019agir en cette matière au petit bonheur, mais parce (pic cet exemple nous paraît, par son éclat même, illustrer le problème tout particulièrement.Leur quatre ou cinq nouveaux joueurs, venant d\u2019une ligue mineure, seront-ils de taille ?Ou alors, s'ils furent obligés de bouleverser leurs formations, après avoir terminé la saison dernière en seconde position, qu\u2019ils n\u2019attendent pas de ces opérations des résultats immédiats !\t11 faut savoir attendre.Hé- las ! de nombreux partisans sont pressés, surtout à New-York, où les sportifs ne souffrent pas la médiocrité.Ce sont les exigences de la \\ ie qui commandent ! lit le bouillant, le loquace, le rusé Phil Watson remportera-t-il les succès de l\u2019an dernier avec sa nouvelle équipe ?Si non, il devra prendre le chemin de l\u2019oubli.Ce serait dommage, car Phil est un atout formidable, dans la N.II.L.Notre courrier ® VI.L.Véronneau.un vieux piqué du baseball, nous posa récemment cette question : « Je trouve étrange que les joueurs d\u2019intérieur de la Ligue Internationale n\u2019échappent pas intentionnellement, de temps à autre, la balle sur un infield-fly, lorsqu\u2019il y a un coureur au second et un autre au premier, ou trois coureurs sur les buts, aucun joueur retiré ou un seul homme hors-jeu.Alors, I arbitre-en-clief déclare le frappeur hors-jeu et les joueurs peuvent avancer d\u2019un but, a leurs risques et dépens.Pourquoi ne prennent-ils pas une chance que I un des coureurs, dans un moment d inattention, prenne ses jambes à son ci u et se rende à un autre but ?» Il faut croire qu\u2019ils n\u2019y pensent pas ou qu'ils aient bonté d\u2019échapper un coup facile, sous les yeux de leurs partisans.Doc Gautreau, du Montréal, et Specs Toporcer, du Rochester, l\u2019ont déjà fait, il y a un quart de siècle, au Stadium.Lorsque nous jouions à l\u2019arrêt-court que vous ai-je fait, ô jeunes années, pour avoir fui si vite et vous être éloignées ?\u2014 nous eûmes souvent l\u2019occasion d\u2019échapper expressément un coup en l\u2019air, dans le champ intérieur, alors que deux coureurs occupaient les premier et second buts ou que trois coureurs étaient nichés sur les trois coussins, aucun joueur hors-jeu ou un seul homme retiré.Kn ccs deux circonstances seulement, I arbitre déclare le frappeur hors-jeu.même si le joueur d\u2019intérieur échappe la balle, intentionnellement ou non.Nous n aimons pas trop ce besoin vaniteux que nous avons tous, certains jours, de monter sur une chaise pour y prêcher aux autres le patriotisme.la sagesse, la finesse ou la ruse.Qu'importe ! Nous ne voyons pas pourquoi, dans une situation semblable, les joueurs d\u2019intérieur n\u2019échappent pas ces balles, de temps à autre, avec trois coureurs sur les buts particulièrement.Nous avons réussi, une dizaine de fois en trente ans, à inciter le coureur du troisième but de commettre une bévue, un manque de jugement, celui de se diriger en vitesse vers le marbre, à ses risques et dépens.Alors, c\u2019est chose facile de le mettre hors-jeu au plateau.si vous ne perdez pas le nord ! Tout en voulant le bien, on réussit souvent le contraire de son désir.Possible ! Mais si vous n\u2019essayez pas.vous resterez avec une chandelle dans les mains ! Vous dites : les joueurs de baseball professionnels ne sont pas victimes de semblable manque d\u2019attention.Généralement, non.Tout peut arriver sur un losange, même dans les ligues majeures.Un exc \u2019 , entre autres, il y a quatre ans, à Kansas City, le jeune second-but de Lou Boudreau.Clctis Boyer, était neihé au sac initial, après avoir obtenu un but gratuit.Le frappeur suivant.Joe De Maestri, cogna un coup en l\u2019air à Andy Carey, jouant au troisième pou r les Yankees.Alors, le rusé Phil Rizzuto.l\u2019arrêt-court légendaire du New-York, courut rapidement à sa droite, fit semblant d\u2019arrêter difficilement un roulant, pivota et lança au second-but la balle-fantôme.Evidemment.Boyer, croyant (pie Rizzu-to avait arrêté la balle, prit une longue glissade au second but.Remis sur pieds, Boyer, à sa courte honte, se vit victime d\u2019un double-jeu facile, de Carey au joueur de premier but.Sur son front, perla une sueur froide.* Réponses à il/.R.Vallée : Les arrêts-courts Eddie Joost, du Cincinnati de 1941, cl Don Richardson, du IVashintgon de 1892, détiennent le record suivant des ligues majeures.Ils acceptèrent 19 chances en une seule joute.George Sisler.alors (ci\u2019il jouait au premier but pour les défunts Browns de St-Louis, réussit le plus grand nombre de coups sûrs, soit 257.au cours de la saison 1920, en 154 joutes.Un record solidement assis pour longtemps.Une cuisinière électronique.La cuisinière électronique qui vient de voir le jour aux Etats-Unis va transformer totalement la vie des ménagères.Qu\u2019on en juge par cet aperçu : vingt secondes pour cuire un oeuf dur, quatre minutes pour rôtir des pommes de terre, sept minutes pour dorer à point un poulet.Mais la particularité la plus étonnante de cette invention, est de cuire les aliments sans chauffer les plats qui les contiennent.Ainsi, on ne risque plus de se brûler en sortant un plat du four.La rapidité avec laquelle la cuisinière électronique prépare les légumes, leur conserve humidité et fraîcheur.Plus rien ne se dessèche.Le prix de cet appareil qui ressemble à un poste récepteur de télévision est encore très élevé, mais ses fabricants espèrent le livrer dans quelques mois pour un prix avoisinant celui des cuisinières électriques habituelles.Photographie Comment choisir le film voulu Toute personne qui a déjà regarde travailler un charpentier, sait quil a tout un jeu d'outils: un pour chaque genre de travail.S\u2019il doit enfoncer un petit clou dans le bois.il emploie un marteau léger.Il ne se sert évidemment pas d'une masse.La photographie demande le même choix judicieux.Ainsi, les appareils qui servent en studio et pour les portraits sont faits spécialement.La camera destinée an photographe amateur est bien différente : légère, dun usage facile, elle permet un réglage simplifié du temps de pose et du degré d'aperture.Dans le domaine du film, la spécialisation est encore plus mangiéc.Pour l\u2019oeil du profane, toutes les pellicules ont la même ujipareuce, surtout à cause des boites (pii 1er.contiennent, mais les émulsions de chacune sont appropriées à des emplois différents.Le choix du film requis pour réaliser de bonnes photos ne doit pas être basé sur les préférences dun ami ou sur la résonnance du nom.Il faut choisir les pellicules suivant le genre de photos qu'au désire.Ainsi, par exemple, on trouve sur le marché des films très ranidés conçus spécialement pour donner d'excellents résultats à la lumière naturelle de l'extérieur ou avec un éclairage intérieur, sans illumination auxiliaire.La texture de ces films à haute vitesse comporte un grain moyen : autrement dit.l'agrandissement et les impressions qu'on en tire sont de bonne qualité : leur précision est excellente.On ne s'en sert, néanmoins, que lorsqu'il faut des films très rapides.Viennent ensuite les films «moyennant lents, pour le photographe dont la camera est munie d'une fine lentille et qui avoir des photos de la plus haute qualité.Dans ce cas.l\u2019émulsion est très mince.La plupart des films sont alors panchromatiques, pour assurer une meilleure transposition des couleurs en une échelle de tons blancs et noirs et aussi parce que le grain très fin est plus approprié aux bons agrandissements.La précision des photos prises avec ce genre de film est un antre actif pour le photographe sérieux.Mais les photographes amateurs qui s'intéressent à de bonnes photos sans cérémonies, dans des conditions d'éclairage moyennes, doivent souvent choisir un film panchromatique i'i vitesse moyenne, qui conjugue les meilleurs avantages des émulsions «lentes» et «rapides».Ils obtiennent ainsi une clarté p>ec.sc, de la penetration dans les ombres et toute une gamme de temps de pose.Ces films panchromatiques s\u2019adaptent à presque tons les appareils d'amateurs et fournissent d\u2019excellents résultats avec ou sans éclair synchronisé, que la journée soit ensoleillée, nuageuse ou pluvieuse.La photographie à l\u2019intérieur est simple, avec un film panchromatique ultra-rapide de ce genre.On trouve un exemple de ces pellicules panchromatiques, pour amateurs, dans le nouveau Verichrome Pan, en rouleaux, de Kodak.Voilèi les trois types de films sans doute les plus en usage paruti les amateuis.Ils ne sont cependant (pie des specimen des noitibrettx genres de films manufacturés et améliorés chaque année pour répondre an.r besoins de tous les photographes, suivant les conditions variables, et pour produire des résultats à l\u2019avenant.En plus des résultats, le choix du film doit tenir compte des dimensions des appareils.Certaines caméras sont conçues pour le film en paquet tandis que d autres exigent la pellicule en feuilles.Les rouleaux varient également j de grosseur mais l\u2019assortiment actuel répond presque toujours aux différents ' modèles sur le marché.£! - .Pour avoir une photo comme celle-ci vous devriei choisir votre film en fonction de votre caméra.Un film très rapide est indiqué pour les poses instantanées avec un appareil rudimentaire.Un film en vitesse moyenne est approprié à l'appareil qui offre de plus grandes ouvertures de lentille.4 16 Le Samedi, Montréal, 18 octobre 1958 te tc\\nan d'amour du Çawdi La chanson du printemps par MAURICE D'ANYL CHAPITRE PREMIER 11 ! BIEN.I*\u2019anri11111 «Nil.Sedan' «port Holiday Super 88, 4 d\u2019allure sportive pour toute la famille dans les séries Dynamic 88 (au fond, vingt-dix-huit.i modèle \u2022gaiement t Quatre- droite) accrus de l\u2019OLDSmobilisme Voyez les avaptag BBSS IftfMMWHimR B Tllno^r./^t -.tf-jj '¦! \u2019Tfmv \u2022.«SSi mtœ&t.Oui, l\u2019avènement d\u2019un style nouveau! Le style d\u2019une harmonie aux dimensions généreuses .le style distinctif de toutes les Oldsmobile 1959.Un nouvel intérieur plus spacieux .rehaussé par un cadre somptueux de larges baies vitrées! Davantage de place partout .pour les jambes .pour les bagages! El de nouveaux moteurs Rocket silencieux, doux et économiques! Examinez l\u2019Oldsmobile dans ses moindres détails \u2014vous trouverez à coup sûr les avantages supplémentaires que vous cherchez .des invulnérables finis Magic-Mirror aux freins de sécurité refroidis à l\u2019air.A l\u2019avant-garde de la qualité dans la catégorie à prix moyen .la sensationnelle Oldsmobile 1959.en montre chez votre dépositaire ! \\ ScéniCoupé Holiday Quatre-vingt-dix-huit\u2014avec la nouvelle vitre arrière pour protéger de la chaleur et garantir un maximum de visibilité.Le ScéniCoupé figure aussi dans les séries Dynamic 88 et Super 88.Totalement neuve.typiquement Olds 22 Le Samedi, Montréal, 1S octobre 1!)5S \t\t>\t| Suite\tde\tla liago\t1!) | | (al-\t1 alcool.\t\trelrom a\t-i\t\u2022- -«\u2018n- r|\teut la r\tt»rrr 1\tîle d\tlire :\t\t\t \tOh\t! r\tli eu -i\tpeur ! (Les\t\t1 nf- fieux !\t\t\t\t\t\t 1\tIII' III\t\u2022LSI \\\tait des\tmots sans s\t\tuitc.\tDit.\tj
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